Le mois dernier, l’ARAU, le Bral et IEB ont introduit un deuxième recours contre la démolition du Palais du Midi. Les associations demandent au Conseil d’État de suspendre et d’annuler le permis délivré par la Région en juin. Pour rappel, le premier permis, délivré en août 2025, a été suspendu par le Conseil d’État, et le gouvernement a fait le choix de retirer l’acte attaqué et d’introduire un nouveau permis.
Entre la délivrance du premier et du deuxième permis, le contexte a pourtant fortement évolué : le nouveau gouvernement ayant décidé de mettre le projet de métro 3 « au congélo », le tunnel projeté sous le Palais du Midi ne servirait donc plus à faire circuler des rames de métro mais bien des trams. Ce changement remet en question toute la motivation du permis et implique que l’alternative de mise en surface des trams 51 et 82 doit plus que jamais être prise en compte.
Ce recours repose sur trois arguments : l’illégalité de la décision du gouvernement de ne pas classer le Palais du Midi rejaillit sur le permis autorisant la démolition-reconstruction ; le permis ne respecte pas le contenu de l’ordonnance « fast track » dont l’objectif est d’accélérer les procédures urbanistiques liées au Palais du Midi ; l’alternative tram de l’étude d’incidences a été écartée sur base d’éléments erronés.
À travers ce recours, l’ARAU, le BRAL et IEB poursuivent le combat pour la préservation du Palais du Midi et la mise en œuvre d’une alternative au métro 3. La destruction du Palais du Midi, qui implique plus de dix années de chantier supplémentaires, constituerait un acte irréversible, une perte irréparable pour le patrimoine architectural et social de Bruxelles.
Si nous regrettons profondément la « judiciarisation » de l’action associative, nous profitons de cette annonce pour réitérer l’appel à celles et ceux qui estiment qu’il est important pour la démocratie urbaine bruxelloise que nous puissions continuer à agir par voie de recours. Rappelons ici que notre action judiciaire est financée par nos fonds propres et jamais par des subsides.
En attendant la transparence dans les procédures d’urbanisme, un accès complet à l’information (en amont des décisions) et l’implication des habitant·es dans les processus décisionnels qui contribuent à dessiner leur ville et leur environnement, faites un don pour nous aider à financer nos recours !