Inter-Environnement Bruxelles

Enquêtes publiques

IEB référence l’ensemble des enquêtes publiques des 19 communes bruxelloises, ainsi que des avis les concernant sur lafficherouge.ieb.be. Le site reprend les enquêtes en cours, et remonte jusqu’à 2003. Vous avez également la possibilité de recevoir, en vous créant un compte, chaque semaine par e-mail, les enquêtes publiques en cours, selon vos critères pré-établis.

Un hôtel dans la barre du Midi

Début 2020, suite au choix de la SNCB de regrouper ses bureaux dans un nouveau siège établi dans l’ancien centre de Tri Postal de l’avenue Fonsny, on apprenait que la SNCB attribuait un marché immobilier massif au consortium privé composé d’Immobel, Besix et BPC/BPI. Celui-ci se voyait confier la rénovation du bâtiment abritant le Tri Postal situé aux 47, 48, 49 avenue Fonsny et de construire environ 80.000 m² de bureaux pour le siège de la SNCB. Il s’agirait du plus long bâtiment bruxellois ! L’investissement du consortium est compensé par l’acquisition en échange des superficies d’environ 200.000 m² de bureaux de la SNCB répartis sur 4 sites et représentant un chiffre d’affaires estimé à plus de 350 millions d’euros.

Le 8 février a démarré l’enquête publique pour une première partie du projet, le consortium ayant déposé une demande de permis (ou certificat) pour un projet d’hôtel de 231 chambres au 49 avenue Fonsny. Il est regrettable que cette demande soit introduite indépendamment de celle concernant le futur siège SNCB alors que les deux permis sont intimement liés puisqu’ils concernent des fonctions destinées à atterrir dans le même bâtiment. Par ailleurs, ces opérations sont censées être cadrées par un Plan d’aménagement directeur (PAD) qui est toujours en gestation et n’a même pas encore été mis à l’enquête publique. Enfin pourquoi affecter un cinquième du bâtiment à une fonction hôtelière alors que le bâtiment actuel (51.700 m²) n’offre pas de superficies suffisantes pour le futur siège de la SNCB (72.000 m²) ?

Dé-tour à Colonel Bourg !

Le 18 février 2021, la commission de concertation de la Commune d’Evere se penchait sur un projet de démolition d’un immeuble de bureaux en vue de construire à sa place 141 logements et une tour de 15 étages. Le projet fit l’objet d’une volée de bois vert par les riverain·e·s (112 réclamations !) s’inquiétant des hauteurs excessives du projet qui dépasse la moyenne des hauteurs des constructions voisines, et de l’impact de celui-ci sur l’environnement immédiat (densité, ombre, tourbillons,..). La commune a entendu les réclamant·e·s et a rendu un avis défavorable en raison du nombre de dérogations urbanistiques, de la perte de luminosité pour le voisinage et de l’inconfort pour les piétons lié aux tourbillons. Les administrations régionales se sont abstenues. Questions : qu’est-ce qui distinguent les inconvénients de ce projet de tours de 15 étages d’autres projets de tours, souvent encore plus hauts et qui bénéficient d’un avis unanime favorable de la commission de concertation ? Une tour à Biestebroeck (voir notamment le projet Key West de 84 m de haut à Anderlecht) causerait-elle moins de nuisances qu’à Reyers ?

© IEB

Villa Dewin : le patrimoine à préserver

Le projet modifié prévoit la construction de 30 appartements et de 33 emplacements de parking en sous-sol, répartis en deux immeubles, entraînant la démolition de la maison adjacente à la villa classée et l’abattage de 21 arbres à haute tige, et par conséquent la destruction de l’ensemble paysager de ce jardin centenaire et de sa riche biodiversité. Après deux demandes de permis refusées à l’unanimité par la commission de concertation de Forest en 2016 et 2019, la société IMMOGRADA s’entête. La Région soutiendra-t-elle son projet de destruction de ce petit coin de nature qui écrasera un patrimoine immobilier classé ?

City Dox : le grand rêve de la Petite île

En 2011, Atenor rachetait le terrain de l’ancienne entreprise chimique Univar, dit de la Petite île entre le bvd de l’Industrie et le canal à hauteur du bassin de Biestebroeck. Une terre de 5,4 hectares, ancienne zone d’industrie urbaine, passée en ZEMU en 2013 ce qui autorise la fonction résidentielle. La zone fait l’objet d’un PPAS adopté en 2017 largement favorable à la spéculation immobilière. Atenor a déjà développé les parcelles le long du bvd de l’Industrie et s’attaque aujourd’hui à la première parcelle en front de canal. Il y prévoit la construction de 171 logements répartis sur 3 bâtiments dont un de 14 étages et 132 places de parking ainsi que des surfaces productives. Étrangement, le rapport d’incidences ne fait pas état de l’annulation récente du PPAS par le Conseil d’État le 17 juin 2020. Or ce dernier annule les prescriptions sur lesquelles repose le présent projet. À voir la date de la commission de concertation, on croirait à un poisson d’avril.

Non au projet rue de la Rive, 77 !

Un projet de démolition d’une villa Art Déco de la fin des années 30′ afin de faire place à deux immeubles totalisant 29 logements est à l’enquête publique. Des habitant·e·s se mobilisent contre le projet et lancent une pétition.

Une éolienne de 150m le long du canal... pour Coca-Cola !

Une première en Région bruxelloise : Luminus a introduit un permis de bâtir pour installer une éolienne rue du Zuen à Anderlecht, à l’angle du Canal et du Ring. Haute comme la tour du Midi, elle couvrirait 70% des besoins énergétiques du bâtiment de Coca Cola, alors que les 30% restants seront réinjectés dans le réseau. Une opération qui répond à la dynamique du Plan Canal et à des objectifs "verts" de transition énergétique, et dont la dimension publicitaire questionne. L’absence ou l’insuffisance, à ce jour, de règles spécifiques pour l’installation d’éoliennes en Région bruxelloise invite aussi à prendre connaissance de l’étude d’incidences et des choix proposés.

Place Sainctelette : Bruxelles Mobilité demande votre avis

La place Sainctelette est amenée à évoluer. Bruxelles Mobilité informe, via ce site web dédié, de ses intentions et sonde les habitant·e·s quand à leur utilisation et souhaits pour cette place. Vous pouvez répondre à ce sondage d’ici le 28 mars 2021.

  • À l'enquête jusqu'au 28 mars.

Le Boulevard Clovis réaménagé de façade à façade

La Ville de Bruxelles demande un permis d’urbanisme pour réaménager de façade à façade le Boulevard Clovis à la suite des travaux réalisés dans le cadre du tunnel ferroviaire. Il s’agit ici d’un projet qui vise notamment à rajouter des pistes cyclables, installer des bancs, limiter la circulation de transit et aménager une allée piétonne centrale dans cette zone où il y a plusieurs écoles. Ces objectifs sont louables et nécessaires, toutefois à en croire l’avis de la Commission régionale des Monuments et des Sites, le projet ne brillerait pas par son respect du patrimoine existant.

La Toison d’Or réaménagée de façade à façade

Bruxelles-Mobilité demande un permis d’urbanisme pour réaménager de façade à façade, et dans le prolongement des aménagements déjà réalisés sur la petite ceinture, les espaces publics situés entre Louise et la Porte de Namur. Le projet prévoit notamment la création de pistes cyclables, un élargissement des zones piétonnes, la création d’un parvis reliant les deux côtés du boulevard et la plantation de 47 nouveaux arbres (pour 18 abattus). Alors que l’enquête publique a débuté le 27 janvier dernier, les documents n’ont été postés par le demandeur sur la plateforme régionale Openpermits que le 2 février. Or, la publication des documents en ligne est une obligation régionale ! Malgré qu’un quart du temps imparti pour prendre connaissance des documents ait été perdu, la Ville de Bruxelles n’envisage toutefois pas de prolonger le temps de l’enquête.

Contrat de quartier Midi pour une gare habitante ?

Si le quartier Midi fut un quartier « habitant », il y a longue date que ce territoire est malmené par la spéculation immobilière publique et privée générée par l’arrivée du TGV annoncée au début des années 90. Depuis, les plans, schéma directeur et autres master plans se sont succédés et un plan d’aménagement directeur (PAD) est en cours d’élaboration. Au milieu des plans mastodontes qui se dessinent, le contrat de quartier dont le programme vient d’être mis à l’enquête publique fait figure de petit poucet. Quelles sont ses chances de donner une place enviable aux habitants dans ce quartier sous pression depuis 30 ans ?

Consulter le diagnostic et le programme du contrat de quartier.

  • À l'enquête jusqu'au 21 février. Concertation le 2 mars.
  • Claire Scohier