Inter-Environnement Bruxelles

Manquer d’un chez-soi est mortel

Publié le mardi 24 mars, par IEB
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L’impossibilité du confinement des sans-chez-soi rappelle par l’absurde que manquer d’un chez-soi (ou disposer d’un chez-soi insalubre et/ou surpeuplé) n’est pas qu’invivable : c’est mortel !

Manquer d’un chez-soi est mortel ·

Depuis un an, le Syndicat des immenses – c’est-à-dire des « Individus dans une Merde Matérielle Énorme mais Non Sans Exigences » − fait entendre une fois par mois dans l’espace public la voix et les revendications des sans-abris, SDF, sans-papiers et autres mal-logés à Bruxelles.

Il n’était pas possible de rester silencieux en cette période de confinement obligatoire… mais impraticable pour les sans-chez-soi et dangereux pour ceux dont le chez-soi est insalubre et / ou surpeuplé. Du point de vue des immenses, la crise sanitaire que nous traversons est aussi le tragique révélateur d’une situation de mal-logement systémique politiquement inacceptable, d’autant que la fin du sans-abrisme est non seulement techniquement possible mais économiquement rentable !

C’est pourquoi une manifestation solitaire – pour respecter la distanciation sociale – a été improvisée dans le centre de Bruxelles le dimanche 20 mars.

Voir en ligne : syndicatdesimmenses.be


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