Inter-Environnement Bruxelles

[vidéo] 5G : le meilleur des ondes

Publié le mardi 3 mars, par Stéphanie D’Haenens
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Les campagnes publicitaires orchestrées par les industriels du numérique et des télécoms, largement relayées par les médias, présentent la 5G comme la suite logique des 2, 3, et 4G. Tout se passe comme si nous avions tout à y gagner... Tout, c’est-à-dire la vitesse !

Or, il s’avère, au contraire, que nous aurions tout à y perdre : santé, libertés, biodiversité,... La 5G est aux antipodes des choix que nous devons opérer pour la sauvegarde du vivant à l’échelle planétaire.

La 5G condense à elle seule les enjeux sociétaux auxquels les programmes politiques DOIVENT répondre aujourd’hui : épuisement des ressources (extractivisme), pollutions (des eaux, des sols, de l’air, de l’espace), consommation énergétique (comment le numérique bouffe de l’énergie et comment cette énergie est produite), exploitation de l’humain (conditions de travail des hommes et des femmes qui œuvrent loin de nous à notre transition numérique), géostratégique (conflits, guerres), effondrement de la biodiversité, mutation du travail et de l’emploi, privatisation des communs, restriction des libertés individuelles,...

La 5G est, en fait, une technologie de rupture qui augure le basculement de l’humain dans l’hyper-connexion permanente avec des objets, des lieux, des machines, des animaux,... Pour ce faire, la 5G utilise un nouveau type d’ondes, des ondes millimétriques, et un déploiement spatial via le lancement de milliers de satellites.

  • L’ensemble des équipements informatiques (qui permettent de traiter, stocker, communiquer à distance par voie électronique) représentent entre 2 à 10% des émissions de dioxyde de carbone, avec un consensus autour de 4-5%. En comparaison, l’aviation représente 2% des émissions de dioxyde de carbone. Or, les technologies de l’information et de la communication (TIC) croissent bien plus vite que l’aviation. La consommation d’énergie du numérique mondial croit de 10% par an. Avec la 5G, la consommation énergétique va exploser.
  • En 2017 il y avait 5,9 milliards d’objets connectés dans le monde ; en 2018, 15 milliards ; en 2025, il devrait y en avoir 21,5 milliards.
  • En 2019, la consommation moyenne _individuelle_ de données mobiles était de 5.6 Go/mois soit environ 60 heures de streaming. En 2025, la consommation individuelle atteindra 200 Go/mois soit environ 2000 heures de streaming.
  • Les métaux rares sont essentiels à la fabrication des technologies numériques (tablettes, PC, éoliennes, voitures hybrides, smart TV, ...). Pour obtenir 1 gramme de néodyme (élément qui permet, entre-autres, au téléphone de vibrer) il faut déployer le même effort que pour obtenir 1kg de fer.
  • Le nombre et la quantité de métaux utilisés dans nos smartphones ne cessent d’augmenter à mesure qu’ils deviennent de plus en plus performants. Aujourd’hui pour fabriquer un smartphone, il faut assembler plus de 40 métaux rares contre une vingtaine à peine il y a dix ans. Le recyclage des métaux rares est rendu impossible et fort coûteux, tant les alliages sont infiniment concentrés.

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Un film de Stéphanie D’Haenens, Gaetan Saint-Remy & Andreas Stathopoulos.

Réalisation : Gaetan Saint-Remy
Image : Antoine Brynaert
Images additionnelles : Corentin Adolphy, Gaetan Saint-Remy

Opérateur Osmo : Antoine Brynaert
Montage : Aurélie Redouté
Graphisme et Motion Design : Boris Wilmot (collectif REANIMATION)
Étalonnage : Claire Beunckens

  • Bruxelles en mouvements, c’est une série de capsules vidéo réalisées pour informer les Bruxellois·es sur une série de sujets particulièrement importants.
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  • Pour plus d’informations, consultez le dossier « Le meilleur des ondes ».

▪ Contact : Stéphanie D’Haenens


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Dernier ajout : 31 mai.