Pour une cartographie sensible du territoire

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18 novembre 2025 • Stéphanie D’Haenens

En mai 2024, le Gouvernement bruxellois donnait son feu vert pour la mise à jour de l’Atlas du réseau hydrographique de la Région bruxelloise. Une cartographie attendue et essentielle alors que la dernière version datait de 1956. La consultation citoyenne en amont de cette actualisation atteste la fine connaissance du cheminement des eaux de surface et souterraines par les collectifs d’habitant·es et les défaillances des cartes pour le représenter.

Loin d’être un épais volume de cartes reliées par une couture, l’Atlas hydrographique de la région bruxelloise est un outil numérique, en ligne, accessible via le portail geodata.environnement.brussels [1] qui regroupe quant à lui plus de 50 cartes et applications interactives.

Classées par thématiques, ces cartes agrègent des données sur le sous-sol, les espaces verts et la biodiversité, le bruit, l’air et le climat, la mobilité, les bâtiments et l’énergie…

La thématique « Eau » reprend à elle seule 14 cartes  : les cartes d’aléa d’inondation, des captages d’eau souterraine déclarés, des infrastructures hydrauliques souterraines, des surfaces imperméables… et, parmi cet ensemble d’outils cartographiques, l’on trouve l’Atlas du réseau hydrographique de la Région de Bruxelles-Capitale [2]. Il comprend, en une seule carte, « le classement des cours d’eau non navigables, la désignation des étangs régionaux et de certains fossés au sens de l’ordonnance du 16 mai 2019 relative la gestion et à la protection des cours d’eau non navigables et des étangs ».

Que nous montre l’Atlas ?

62 cours d’eau (non navigables), 59 étangs régionaux de plus de 100 m² (surface minimale pour être reconnu comme étang régional), 29 fossés. Précisons que les fossés sont une nouvelle donnée importante qui ne figurait pas dans les anciennes versions de l’Atlas. Ce sont des aménagements paysagers ou tranchées destinés à collecter, stocker et évacuer les eaux pluviales par infiltration ou rejet dans un cours d’eau. L’Ordonnance du 16 mai 2019 les définit comme étant « une voie naturelle ou artificielle d’évacuation ou de drainage d’eau pluviale non qualifiée de cours d’eau non navigables ». Les fossés peuvent être temporairement à sec et jouent un rôle clé dans la prévention des inondations comme régulateurs des eaux de ruissellement. Ce sont de véritables corridors écologiques pour la faune et la flore. La loi interdit de procéder à tous actes et travaux amenant à la suppression des fossés ou à la réduction de leur débit sans permis d’urbanisme délivré conformément au Code bruxellois de l’aménagement du territoire (COBAT). Le permis doit démontrer l’absence d’impacts hydrauliques et écologiques du projet.

On se référera aux différentes annexes de l’arrêté bruxellois [3] – qui met en œuvre ce nouvel Atlas – pour une lecture sous forme de listes  : les cours d’eau non-navigables classés (ceux qui sont soumis à la gestion d’un pouvoir public régional ou communal), les communes traversées par ceux-ci, le gestionnaire responsable (l’administration bruxelloise de l’environnement, les communes, l’agence flamande de l’environnement), la longueur du cours d’eau à ciel ouvert et en pertuis (enterrée), et les étangs en relation avec ces cours d’eau ; les cours d’eau non-navigables et non-classés (ceux qui sont soumis à la gestion du (des) propriétaire(s) privé(s) ou public(s) du terrain délimité ou traversé par le cours d’eau) et les communes concernées ; les fossés bénéficiant d’un statut de protection et les communes concernées ; les étangs régionaux par bassin versant, les communes concernées, le nom des étangs et leur superficie.

Une mise à jour des différentes annexes de l’arrêté – et donc de l’Atlas – est prévue par le législateur tous les 6 ans. La prochaine est donc planifiée pour 2030 !

Pour les cours d’eau non-navigables classés, l’Atlas mentionne leur point d’origine (soit la source, soit le point d’entrée sur la frontière régionale avec la Flandre), leur largeur et leur profondeur sous forme de « profils en travers » (une notion très technique désignant une coupe transversale perpendiculaire à l’axe d’un cours d’eau. Ouf !) et les « crêtes de berges » (point de rupture de la pente de la berge, autrement dit, de manière imagée, l’endroit où l’on s’arrête si l’on ne veut pas glisser ou tomber à l’eau). Il localise en outre l’axe d’écoulement des cours d’eau et les ouvrages d’art qui y sont liés et identifie qui en est leur gestionnaire.

Les cours d’eau sont représentés de façon linéaire par des segments hydrographiques subdivisés en segments à ciel ouvert et segments voûtés. L’Atlas mentionne également les ouvrages d’art (voûtement, pertuis, pont, passerelle, ponton, barrage, cascade…), et les cours d’eau en Flandre (des tracés sans précision géographique soutenue par un fond de carte qui situerait quelques vallées, villages et villes). Il est complété par des fiches qui offrent des descriptions claires de la légende et des objets qui apparaissent sur les cartes et renvoient à une information détaillée sur la gestion et la protection des cours d’eau et étangs ainsi que les obligations et autorisations imposées aux gestionnaires [4].

Bruxelles Environnement (BE) et les communes sont chargées de l’entretien et de la protection des cours d’eau non-navigables classés, des étangs et fossés qui se trouvent en domaine public. Afin de prévenir les infractions et les pollutions, l’administration régionale déclare disposer d’agents qui assurent l’entretien des cours d’eau et sillonnent quotidiennement le réseau hydrographique de Bruxelles. À l’heure des coupes budgétaires, des douzièmes provisoires, du moratoire à l’embauche pour remplacer les personnes qui partent à la pension ou celles qui partent ailleurs, dans cette attente infinie d’un gouvernement bruxellois, quels sont les services à la nature que l’administration à dû sacrifier ?

Le territoire n’est pas la carte

Fin 2023, en amont de l’adoption définitive de l’arrêté de classement des cours d’eau non-navigables – sésame de l’adoption du nouvel Atlas –, les citoyen·nes ont été invité·es à participer à une enquête publique pendant laquelle iels pouvaient faire part de leurs observations en consultant une version provisoire de l’Atlas. Plusieurs collectifs et associations, dont IEB, ont salué l’important travail d’inventaire de la situation existante dont l’ajout des fossés, mais ont regretté son manque de précision et d’exhaustivité. Pourtant, des données existent et ne s’y retrouvent pas. La carte « L’Eau à Bruxelles », par exemple, qui n’a hélas qu’une valeur indicative, recense toute une série d’éléments du riche patrimoine hydrographique bruxellois non repris à l’Atlas tels que les sources, les fontaines, les étangs non régionaux et autres marais et zones humides. Or, les intégrer à l’Atlas leur aurait donné une reconnaissance légale et une protection juridique.

Et puis, cet Atlas manque farouchement de mémoire. Où sont les cours d’eau aujourd’hui détournés, disparus, asséchés, enterrés, les sources taries, les puits bouchés… ? Il est comme amnésique de son territoire. Il ne permet pas, en effet, de superposer la carte du réseau actuel avec des relevés plus anciens. Ce jeu de cartes rendrait compte de l’histoire du réseau hydrographique bruxellois et de son évolution qui pourrait même offrir une lecture prospective au vu de la réhabilitation projetée de certains cours d’eau (remise à ciel ouvert et restitution des berges d’une section de la Senne dans le quartier Nord – PAD Max, remise à ciel ouvert du Molenbeek…). Pour se plonger dans les Atlas des Cours d’Eau de 1882 et 1956, il faut passer par le site de la Coordination Senne… et se rendre compte du rôle de la Senne comme marqueur de frontière entre communes.

Et puis, BE dispose d’une somme impressionnante de données accessibles sur le géoportail de la Région, mais elles ne sont pas mises en relation avec l’Atlas. Intégrées à ce dernier, les carte des îlots de fraîcheurs et des zones inondables, celles des espaces verts ou encore des risques de pollution aux PFAS permettraient une lecture croisée avec les aléas climatiques (canicule, sécheresse, inondations) auxquels la région est exposée et le sera davantage dans les décennies à venir.

Il ne permet pas non plus une connaissance fine du réseau existant, de son état sanitaire et de sa protection juridique. Pour être effectivement complet, l’Atlas devrait reprendre tous les cours d’eau, tous les étangs, les zones humides, toutes les sources dont celles qui depuis la Flandre donnent naissance à des cours d’eau qui irriguent la région bruxelloise.

Sa cohérence avec différents plans et stratégies régionaux tels que le Plan de Gestion de l’Eau (PGE) ou la stratégie Good Soil n’est pas explicite.

En rassemblant ces différentes informations, l’Atlas permettrait de se forger une vision moins parcellaire, moins déconnectée, des données hydrographiques. Cela est d’autant plus important que la révision en cours du PRAS (Plan régional d’affectation du sol) devrait intégrer – et donc protéger – des zones humides ainsi que leurs plans d’eau, dont certains figurent dans l’Atlas, mais pas dans le PRAS actuel. Plus l’Atlas est complet, plus il est précis, plus il devient un outil de compréhension sensible du territoire et de son réseau hydrographique et de la sorte permet sa protection légale.

L’exemple du Marais Wiels

La protection relative du Marais Wiels – aujour-d’hui inscrit à l’Atlas et géré par l’administration régionale de l’environnement – est un bel exemple de ce manque de cohérence entre ce que la cartographie dit du territoire et la réalité du terrain. Alors qu’il occupe un fond de vallée à un jet de pierre du lit de la Senne, sa reconnaissance est partielle puisque sa grande roselière nord, le plus souvent inondée, en est exclue. Elle est pourtant un maillon essentiel à l’écosystème du Marais et au développement et à la pérennité de sa biodiversité intrinsèque aux « zones humides ». Le marais est donc plus qu’un « plan d’eau ».

Sur la carte des « îlots de fraîcheur », les alentours directs du site du Marais ont été catégorisés comme « zone les plus chaudes » de la ville. La présence de ce point d’eau contribue à réduire cet effet d’îlot de chaleur urbain dans un quartier très imperméabilisé. De même, la prise en compte de la totalité de la superficie du Marais contribuerait au maintien d’une zone d’infiltration. 73 % du territoire forestois [5] est imperméabilisé. Plusieurs quartiers du bas de Forest sont classés en « zone inondable » et la nappe phréatique y est affleurante. La préservation des espaces perméables est un réel enjeu, à la fois dans une perspective de résilience du territoire mais également dans celle d’une justice environnementale, le bas de Forest étant habité par des ménages aux indices socio-économiques faibles dont la vulnérabilité face aux aléas climatiques est accrue.

La stratégie Good Soil prévoit de porter une attention non plus focalisée sur les sols pollués, mais sur la vie des sols et leurs fonctions écosystémiques (cycle de l’eau, fonction socio-culturelle…). Le Marais Wiels remplit ces fonctions sous sa forme actuelle et certaines d’entre elles seront inévitablement affaiblies si le périmètre reconnu ne correspond pas à la totalité de la zone humide – alors que nombre de travaux scientifiques démontrent les propriétés des roselières en terme de phytoremédiation [6].

Il est aussi devenu un endroit de sensibilisation à la thématique de l’eau grâce à l’exploration de son écosystème typique.

Enfin, le Marais Wiels est repris en « zone constructible » dans le PRAS actuel. Sommet de la hiérarchie des plans réglementaires, outil essentiel à l’aménagement du territoire, le Plan détermine pour chaque parcelle de la région bruxelloise laquelle est constructible (zone bâtissable, zone verte…) et quel type de construction (logement, bureaux, commerce, services…) y est autorisé. Il définit donc les affectations du sol avec force obligatoire tant pour les autorités que pour les particuliers. Chaque demande de permis d’urbanisme doit s’y conformer. Si le PRAS, aujourd’hui en révision, doit adapter la ville aux évolutions sociales et environnementales en cours et à venir, il est essentiel que l’Atlas hydrographique soit un outil exhaustif pour y contribuer.

Pour toutes ces raisons, les zones humides doivent être considérées comme des éléments clefs du réseau hydrographique, et de ce fait, inventoriées dans l’Atlas. Si un certain nombre d’entre elles sont protégées comme site et/ou comme réserves naturelles, d’autres, à l’instar du Marais Wiels, ont encore un statut incertain (Bois de l’Azur à Berchem-Sainte-Agathe…) ou sont fortement menacées (Marais Biestebroeck, zones humides au Bempt à Forest). Quoi qu’il en soit, les cartographier avec précision contribuerait à une meilleure compréhension du maillage écologique et hydrologique au sein du tissu urbain. La nomenclature du futur PRAS devrait attribuer aux zones humides une couleur ou une trame spécifique afin de les cartographier et ainsi de les reconnaître en tant que telles.

Aux sources citoyen·nes !

Le collectif Tuiniersforum des jardiniers (TFJ), qui fédérait une cinquantaine de potagistes et jardiniers solidaires, avait soumis un avis très fouillé lors de l’enquête publique sur l’Atlas [7], déplorant que la Région sollicite des dérogations aux objectifs fixés par la « Directive Eau » [8]. La Région peine en effet à satisfaire aux obligations relatives à la bonne qualité des masses d’eau de surface, et au bon état qualitatif et quantitatif des eaux souterraines. Le dernier Plan de Gestion de l’Eau bruxellois (2022-2027) y déroge une nouvelle fois, comme c’est le cas depuis 2012. Dès lors, ce n’est qu’à la condition que le réseau hydrographique bruxellois soit documenté dans toute sa complexité et sa richesse qu’il pourra être valablement protégé et développé, sans quoi les objectifs fixés par l’Europe risquent très fortement de ne jamais être atteints.

À l’heure d’écrire ces lignes, le futur Plan de Gestion de l’Eau 2028-2033 est soumis à une pré-consultation citoyenne qui se
clôture le 15 novembre. L’administration de l’environnement a en effet lancé une première consultation publique qui nous adresse des « questions importantes qui se posent dans la partie bruxelloise du district hydrographique international de l’Escaut » sur la problématique des substances émergentes préoccupantes (dont les PFAS), sur les traitements des eaux usées, sur le financement du secteur de l’eau, sur l’approvisionnement en eau potable de la région bruxelloise, sur la lutte contre la vulnérabilité et la précarité hydrique, et sur les réponses à apporter aux aléas climatiques.

L’Atlas a tendance à proposer des définitions restrictives des éléments hydrographiques (sources, fossés, étangs, zones humides). La protection d’une source implique, par exemple, la définition a priori d’une zone où l’on ne peut pas imperméabiliser les sols, au risque sinon de tarir la source. L’Atlas ne reprenant pas les sources, a fortiori ne mentionne aucune zone de protection attenante à celles-ci. Il en va de même pour les étangs. Le collectif TFJ demande que l’arrêté, comme pour les cours d’eau, en donne une définition incluant l’ensemble des éléments écologiques qui façonnent leur hydrographie  : leur alimentation (source, résurgence, cours d’eau ou fossé), leur lit et leur profondeur, leurs berges, la zone non constructible de 4 mètres à partir de la crête de berge, la zone tampon pour l’usage de pesticides, ainsi que les zones humides qui y sont reliées.

Dans le même ordre d’idées, quel peut être le statut des noues et autres ouadis… qui ont été créés au cours de ces dernières années, ou qui ne manqueront a priori pas d’être créés dans l’avenir.

Hélas, l’Atlas ne recense que les étangs « régionaux ». Pourtant, ceux qui sont gérés par les communes jouent souvent un rôle important sur les plans hydrologique, biologique, paysager, etc. Il en va de même d’étangs se trouvant dans des domaines privés, comme celui de l’ancien château Rivieren à Ganshoren.

Tout comme les étangs, les zones humides sont bien évidemment interconnectées avec les eaux souterraines, mais aussi avec les cours d’eau, fossés, sources…

Autant d’éléments du réseau hydrographique qui devront être pris en considération dans le PRAS « réformé ».

Cascade institutionnelle

In fine, l’on peut voir L’Atlas comme la clef de voûte d’une cascade institutionnelle  : outil de la mise en œuvre de l’Ordonnance bruxelloise de 2019, elle-même pensée dans le grand tout du Plan de gestion de l’eau de la Région, lui-même transposition de la Directive européenne établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau. De nombreuses rivières et lacs d’Europe sont partagés par plusieurs pays, ce qui rend la gestion transfrontalière de l’eau essentielle. Bruxelles est reprise dans « le district hydrographique international de l’Escaut ». Un fleuve de 350 km de long qui traverse la France, la Belgique et les Pays-Bas pour se jeter en mer du Nord.

Chaque État membre régule comme il l’entend pour répondre aux exigences attendues et soumet des rapports circonstanciés à l’Europe sur les efforts fournis, tous les six ans. Une temporalité à laquelle adhèrent les plans successifs de gestion de l’eau de la Région bruxelloise. Dans ce cadre très institutionnel, l’Atlas recueille et porte les savoirs expérientiels du territoire pour instruire de façon sensible le futur plan de gestion (2028-2033). Plus il les intégrera, plus l’Atlas apportera des éléments de réponse aux différentes problématiques auxquelles les autorités doivent faire face, telles que la qualité des masses d’eau sortant de la Région bruxelloise ou encore les aléas climatiques, pour ne citer que ceux-là.


[1Depuis novembre 2010, le Centre d’informatique pour la région bruxelloise (CIRB) [qui a changé de nom en 2023 et s’appelle désormais Paradigm.brussels] développe un « géoportail » dans le but de recueillir toutes les données géographiques officielles relatives à la région. Il a été créé conformément à la directive européenne INSPIRE (établissant une infrastructure d’information géographique dans la Communauté européenne), destinée à soutenir les politiques environnementales communautaires en imposant au secteur public de fournir et de partager ses données géographiques.

[2Lien vers l’Atlas : geodata.environnement.brussels

[3Par l’adoption le 23 mai 2024 de l’Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles- Capitale opérant le classement des cours d’eau non navigables, la désignation des étangs régionaux, déterminant le contenu, la portée ainsi que les modalités et délais afférents à l’établissement de l’Atlas du réseau hydrographique de la Région de Bruxelles-Capitale et adoptant cet Atlas – 31.07.2024 – Moniteur Belge.

[7Lire l’avis sur tuiniersforumdesjardiniers.be

[8Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau (DCE pour les intimes). Les mesures phares de la Directive incluent la restauration du bon état des masses d’eau, la protection contre la pollution, la réduction des pertes dans les réseaux d’eau potable, le contrôle des substances dangereuses, l’amélioration de la qualité des matériaux en contact avec l’eau, et la garantie d’un accès universel à l’eau potable et aux services d’assainissement tout en rendant l’information plus transparente pour les consommateur·ices.