Bruxelles en Mouvements n°132 — 11 novembre 2004

https://www.ieb.be/805
11 novembre 2004

DOSSIER “Zone confort” : c'est le pied ?

Un centre-ville accueillant où la qualité des espaces publics permet un développement harmonieux de toutes les fonctions. Un centre où chacun se retrouve : piétons, cyclistes, automobilistes, chalands, habitants, navetteurs, touristes. Cela fait longtemps qu’on en rêve. La Délégation pour le développement de la Ville a élaboré un projet de zone confort. Explication et interview de Marie Demanet, auteur du projet.

Enjeux
- Les castors à l’ouvrage au parc Maximilien

À l’enquête
- Boulevard Jacqmain : des logements et une frite de bureaux ?

Actualités
- Bidonville-mobile : maisons en carton et slogans en béton
- Un sursis pour Morichar

Habitants en action
- Ixelles : mauvaises vibrations rue de la Brasserie
- Le Pesticides Action Network (PAN) dit NON aux substances toxiques

Éditorial
- Le Gouvernement fédéral voit l’avenir en vert

Et aussi
- Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°133 — 25 novembre 2004

Bruxelles en Mouvements n°133 — 25 novembre 2004

https://www.ieb.be/802
25 novembre 2004

DOSSIER Quartiers Verts 2004 : Bruxelles encore plus verte !

Au printemps dernier, Inter-Environnement Bruxelles lançait, pour la quatrième année consécutive, l’appel à projets « Quartiers Verts ». Cette opération est destinée à aider les habitants pour la verdurisation de leur quartier. Pas moins de 22 projets émanant de comités de quartier ou de quelques habitants, nous sont parvenus. Dix d’entre eux sortent du lot. Nous vous les présentons !

Habitants en action
- Les comités ucclois : avancées vers la mobilité durable
- Du balai la saleté !

À l’enquête
- Un nouvel art de vivre dans le logement social

Actualités
- Le territoire urbain : ressource pour le développement durable
- Aarhus : consultation sur l’application de la convention
- The sky has a limit
- Conseil associatif “mobilité” d’Inter-Environnement Bruxelles

Vidéo et livre
- Wieleman’s : un projet mis en bière ?
- Les richesses du Quartier Nord

Éditorial
- Ne pas brader les terrains de Delta et de Schaerbeek-Formation

Et aussi
- L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°134 — 9 décembre 2004

Bruxelles en Mouvements n°134 — 9 décembre 2004

https://www.ieb.be/800
9 décembre 2004

DOSSIER Plans de Mobilité : vers une nouvelle participation !

La participation citoyenne est trop souvent assimilée à une réunion d’informations. C’est bien plus riche que cela. Il y a quantité de manières de donner la parole aux riverains. En 2004, Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu ont mis sur pied un processus de participation pour les Plans Communaux de Mobilité. Détails des actions dans les communes de Jette et Evere.

Enjeux
- Molenbeek : la cellule propreté en expansion
- Les bruits qui courent

Suite d’enquête
Atmosphère, atmosphère…

À l’enquête
Michel-Ange/Stévin : îlot en perdition

Livre
Que faire pour notre planète ?

Éditorial
Une maison de retraite européenne : utopie ou apartheid ?

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°135 — 23 décembre 2004

Bruxelles en Mouvements n°135 — 23 décembre 2004

https://www.ieb.be/798
23 décembre 2004

DOSSIER Les chancres à Bruxelles : pour un traitement de choc

Jusqu’à présent, la Région de Bruxelles-Capitale a mené, avec un succès mitigé, une politique de contrôle et de taxation sur les chancres. Il apparaît donc qu’avant d’engager des actions répressives, des mesures préventives doivent anticiper le phénomène. Les angles d’attaque de ce travail sont la coordination des acteurs et la sensibilisation des propriétaires.

Habitants en action
Les 10 ans du Comité « Le Maritime »

Suite d’enquête
- Rue de Witte de Haelen : feu vert pour les logements sociaux
- Projet Cortange : victoire au premier round

À l’enquête
Enquête publique discrète à Koekelberg

Enjeux
Inventimmo en 20 ans : comment valoriser l’immobilier pour entreprises

Livre
- Le véritable état de la planète ?
- Le guide pratique de l’environnement

Éditorial
Tour et Taxis : nouveau départ prometteur

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

EN SUPPLÉMENT
Action-Compost, le journal des maîtres-composteurs


Bruxelles en Mouvements n°136 — 6 janvier 2005

Bruxelles en Mouvements n°136 — 6 janvier 2005

https://www.ieb.be/796
6 janvier 2005

DOSSIER Convention d'Aarhus : passeport pour la participation

La Convention d’Aarhus engage les États signataires à renforcer les droits des citoyens en matière d’environnement. Les pouvoirs publics belges ont soumis à une consultation publique leurs initiatives concernant la Convention. Malgré un bilan positif, Inter-Environnement Bruxelles estime que la Région de Bruxelles-Capitale a encore du travail devant elle pour respecter l’esprit d’Aarhus.

Habitants en action
- « Zone confort » : l’avis des associations
- Flagey : place à la communication

Livres
- L’aventure de la Maison Autrique
- Changer Bruxelles

Éditorial
Les riverains gagnent la première manche contre le plan Anciaux

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°137 — 27 janvier 2005

Bruxelles en Mouvements n°137 — 27 janvier 2005

https://www.ieb.be/794
27 janvier 2005

DOSSIER Les nouvelles voies de la mobilité

Dans sa déclaration politique, le nouveau Gouvernement bruxellois s’est engagé à prendre des mesures ambitieuses : priorité aux usagers doux, réduction de 20% de la circulation, ordonnance stationnement, plans vélo et piétons… Autant de projets que les Bruxellois attendent avec impatience. En effet, la Région ne manque pas de plans mais rares sont les réalisations concrètes. Rencontre avec le Ministre de la Mobilité, Pascal Smet.

Habitants en action
Quand il reviendra le temps des moineaux…

Bon à savoir
Devine qui vient manger dans notre jardin ?

À l’enquête
- Trouver chaussée à son pied ?
- “Truck” et dentelles sur le Quai au Foin

Livres
- Bruxelles de tour en tour
- STOP

Éditorial
Dépollution des sols : on gère…

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°138 — 10 février 2005

Bruxelles en Mouvements n°138 — 10 février 2005

https://www.ieb.be/791
10 février 2005

DOSSIER La Belle au Bois de la Cambre

Le Bois de la Cambre va faire l’objet d’une restauration. Cette entreprise délicate devra respecter le caractère historique, paysager et naturel du site. Après avoir examiné le projet, les habitants demandent l’élaboration d’un plan de gestion et la mise en valeur des fonctions de promenade et de récréation. Ils s’inquiètent du manque de préoccupation pour l’impact de la circulation.

À l’enquête
L’avenue Louise à rebrousse-poil

Habitants en action
Pas de bruit d’eau ni de nains de jardin au « Jardin des Sources »

Actualité
- Stop Bush !
- L’écotaxe sort de l’ombre

Bon à savoir
- Écotaxe… Écoboni…
- Comment ça marche ?

Livre
Culture sans frontières

L’invité de la quinzaine
Pierre Thonon

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°139 — 24 février 2005

Bruxelles en Mouvements n°139 — 24 février 2005

https://www.ieb.be/790
24 février 2005

DOSSIER Horizon 2020 : la STIB rêve son avenir

En septembre 2004, la STIB présentait un catalogue de propositions pour l’avenir des transports publics à Bruxelles : le projet « STIB 2020 ». Près de 6 mois plus tard, le Gouvernement régional ne semble pas pressé de se prononcer sur ces différentes propositions… Les associations présentent leur point de vue et leurs 5 priorités.

Habitants en action
Chlorophylle ta rue

Actualité
Centre de compostage : plus de participation, s’il vous plaît !

À l’enquête
- Rouge-Cloître : l’enceinte avance, le reste pas
- Le RER file le bourdon aux Ucclois

Bon à savoir
Car-sharing : où je veux, quand je veux !

Livre
Une ville et des toiles

Éditorial
Le piétonnier, c’est chic

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°140 — 10 mars 2005

Bruxelles en Mouvements n°140 — 10 mars 2005

https://www.ieb.be/788
10 mars 2005

DOSSIER Jamais sans mon GSM !

Les études scientifiques n’ont pas donné de résultat probant tendant à démontrer un effet des GSM et des antennes relais sur la santé humaine. Mais elles n’ont pas prouvé le contraire non plus… Face à l’offre exponentielle des opérateurs de téléphonie mobile, le Gouvernement fédéral s’apprête, sans aucune évaluation, à réactiver une norme maximale d’émission pour les antennes relais, trop peu exigeante pour les associations.

Habitants en action
Un village à Ixelles

Bon à savoir
Sur la piste de l’empreinte écologique

Actualité
- Sous le soleil de Kyoto
- La fédération lance sa lettre d’information

À l’enquête
- Îlot 68 : le dégel
- L’ULB remet le couvert

Livre
En avant pour le suffrage universel

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°141 — 31 mars 2005

Bruxelles en Mouvements n°141 — 31 mars 2005

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31 mars 2005

DOSSIER Le 3e âge a la pêche

Le troisième âge dynamique est annoncé ! Plus en forme et plus nombreuses que jamais, les personnes âgées seront demain de plus en plus représentées. Mais pour vivre vieux et en bonne santé mieux vaut être bien logé. Que propose Bruxelles pour adapter ses logements aux séniors et pour les maintenir dans leur domicile ? Réponses dans ce dossier.

Habitants en action
- Place aux jeunes
- La difficile reconversion des vieux quartiers industriels

Actualité
Le bruit à Etterbeek : une cellule pour mieux s’entendre

À l’enquête
Koekelberg : plus hautes les grilles, plus sage la jeunesse

Bon à savoir
Les aventuriers du réseau perdu(s)

Éditorial
Borschette : régularisation d’une infraction !

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°142 — 14 avril 2005

Bruxelles en Mouvements n°142 — 14 avril 2005

https://www.ieb.be/784
14 avril 2005

DOSSIER Ikea : une mobilité douce en kit ?

Encore Ikea ? Vous me rétorquerez que cela fait des semaines que la presse et la pub vous rebattent les oreilles avec ce nouveau magasin… L’installation du géant suédois en région bruxelloise est cependant l’occasion rêvée pour examiner l’impact en matière de mobilité des grandes surfaces périphériques.

Habitants en action
Jardinets ou parkings de façade ?

À l’enquête
- Les terrasses de l’écluse : séduire et regagner de nouveaux habitants
- Le Bois de la Cambre sera rénové

Actualité
- 10 000 € d’appels !
- Des SUL qui pullulent…

Livres
- Flagey : la plateforme se livre
- L’impact du RER sur Bruxelles

L’invité de la quinzaine
Bond Beter Leefmilieu

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°143 — 28 avril 2005

Bruxelles en Mouvements n°143 — 28 avril 2005

https://www.ieb.be/782
28 avril 2005

DOSSIER Kyoto : aller de l'avant, d'urgence

En signant le protocole de Kyoto, la Belgique s’est engagée à une réduction de 7,5 % de ses émissions de gaz à effet de serre pour 2012. Mais Bruxelles par sa situation a obtenu de les accroître de 3,5 % jusqu’en 2012. Analyse et critiques de cette approche qui, au prix de compensations, comme les puits à carbone au Congo, reporte la mise en œuvre de solutions efficaces.

Jeunes habitants en action
Schaerbeek : La Vallée pour une rue Josaphat plus propre

Enjeu
Yaqua : le site de l’engagement citoyen

À l’enquête
- L’Impératrice s’offre un lifting
- Un point d’info ou point d’info ?

Bon à savoir
- Vélo et commerce : des intérêts communs !
- Maître–composteur : pourquoi pas vous ?

Livre
La ville, lieu de cohésion sociale

L’invité de la quinzaine
Disturb

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°144 — 12 mai 2005

Bruxelles en Mouvements n°144 — 12 mai 2005

https://www.ieb.be/780
12 mai 2005

DOSSIER Porte de Namur : le noyau commercial et ses petits pépins

Pour dynamiser le commerce, la Région a lancé en 1998 les contrats de noyau commercial et créé les TCM (town center management). 104 quartiers ont bénéficié du label de « noyau commercial ». Cette politique de revitalisation n’a pas encore produit pleinement ses fruits. Examen des résultats obtenus à la Porte de Namur.

Habitants en action
Petite histoire du Comité Lenoir

À l’enquête
Vol au-dessus d’un permis de lotir

Enjeux
Precare : une solution à l’abandon temporaire des biens

Livres
- Concerts de couleurs dans la ville
- Si votre jardin a soif

Éditorial
Les écobonis donnent le tournis au Gouvernement fédéral

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°145 — 26 mai 2005

Bruxelles en Mouvements n°145 — 26 mai 2005

https://www.ieb.be/778
26 mai 2005

DOSSIER Il était une fois la Gare de l'Ouest

Située à Molenkeek, cette friche, aujourd’hui en déshérence pourrait un jour devenir un nouveau pôle d’activité de la ville. Inter-Environnement Bruxelles a été chargé par la Région de développer la participation des habitants dans le quartier.

Habitants en action
Alhambra : un quartier en mouvement

Actualités
- L’avenue Louise à rebrousse-poil : suite et... fin ?
- Trois baromètres pour établir la météo du logement
- L’Europe s’expose au Berlaymont
- Un joker pour Haren

Bon à savoir
Primes à l’énergie : tenez-vous au courant

Enjeux
- Les SUL : mettre le grand braquet !
- Portes ouvertes sur compostières

Livres
- Qui protège le patrimoine ?
- Englishmen à Bruxelles

Éditorial
Plans de mobilité, échec, frilosité, détermination...

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°146 — 9 juin 2005

Bruxelles en Mouvements n°146 — 9 juin 2005

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9 juin 2005

DOSSIER Cinq printemps pour « Quartiers Verts »

Anderlecht, Uccle en passant par Jette et Ixelles, « Quartiers Verts » s’est propagé de-ci de-là, semant au vol les graines d’une nouvelle participation à l’environnement urbain. L’édition 2005-2006 se prépare. Présentation d’une campagne qui mobilise les habitants depuis quatre ans.

Habitants en action
- Les habitants s’attachent à la place Morichar
- Flagey-Malibran : « Le Vide technique » fait le plein de collectifs

Enjeu
L’îlot Comines-Froissart et le quartier européen : un edelweiss au milieu des glaçons ?

Actualités
- Bruxelles-Ville voit la vie « Côté Soleil »
- La propreté sur la place publique

Éditorial
Le Point Info Flagey est enfin sur les rails

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°147 — 23 juin 2005

Bruxelles en Mouvements n°147 — 23 juin 2005

https://www.ieb.be/774
23 juin 2005

DOSSIER Le gaspillage à la poubelle !

12 à 18% de notre poubelle contient des aliments non entamés ou périmés… C’est le gaspillage alimentaire. Comment réduire cette part dans nos déchets ? Pendant trois mois, Inter-Environnement Bruxelles a mené avec six ménages bruxellois une étude sur le gaspillage. Cette expérience riche en enseignements dégage des pistes nouvelles qui auront un impact sur notre production de déchets.

Actualité
- Un super-architecte pour la Région bruxelloise
- Un capital logement aux étages
- Le climat bat de l’aile

Avancées
STIB : le prix à payer du vandalisme

Courrier des lecteurs
« Quand l’imbécillité des réglements régionaux et communaux l’emporte sur la démarche citoyenne... »

Livres
- La boîte à idées de la participation
- Balades au nord de la ville

Éditorial
Biocaburants : un (tout) petit pas vers l’essence verte

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°148 — 7 juillet 2005

Bruxelles en Mouvements n°148 — 7 juillet 2005

https://www.ieb.be/772
7 juillet 2005

DOSSIER La participation à toutes les sauces…

Comment réussir la mayonnaise bruxelloise ? Comment impliquer davantage acteurs, usagers et habitants dans un projet de mobilité ? Durant le mois d’avril, quelques membres de l’équipe d’Inter-Environnement ont joué les envoyés spéciaux, à la découverte de « recettes » participatives menées à l’étranger…

Actualité
- Une écluse à bus vivante pour le plan de mobilité !
- La demande de bureaux se tassera demain
- Remue-ménage rue des Vierges

Bon à savoir
Incendies : sonner l’alarme

Enjeu
Sauvegarde et existence durable de la cité d’artistes Mommen

Livres
Un livre blanc pour la ville

Editorial
La participation sous toutes ses formes

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

EN SUPPLÉMENT
Action-Compost, le journal des maîtres-composteurs


Bruxelles en Mouvements n°149 — 8 septembre 2005

Bruxelles en Mouvements n°149 — 8 septembre 2005

https://www.ieb.be/770
8 septembre 2005

DOSSIER Plan régional de la propreté : l'affaire est dans le sac

Sous l’impulsion d’Emir Kir, la Région a adopté le plan quinquennal 2005-2010 pour la propreté publique. Invité le 20 juin par la Plateforme « Haro sur les déchets » , le Secrétaire d’État a présenté les objectifs, les moyens et les innovations prévus pour rendre Bruxelles plus propre. Le débat fut l’occasion pour les citoyens de présenter leurs attentes et de poser leurs questions.

Débat
Les tags, la STIB et la ville

Habitants en action
- Quartier Midi : la Région perd le Nord ?
- Reconversion du Who’s Who… How ?
- Négociations pour la rue des Vierges

Actualité
- Une semaine pour se dégourdir les idées !
- Le Point Info Flagey chez vous

L’invité de la quinzaine
Alain Lefèbvre

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°150 — 22 septembre 2005

Bruxelles en Mouvements n°150 — 22 septembre 2005

https://www.ieb.be/767
22 septembre 2005

DOSSIER Les bailleurs détiennent les clefs du logement

La méconnaissance du marché locatif privé empêche l’adoption de mesures claires pour lutter contre la crise du logement à Bruxelles. Les propriétaires immobiliers sont des acteurs-clefs de ce marché. Analyse de leur diversité et appel à cibler les mesures en fonction du type de bailleurs.

Actualité
Multijobs : une réponse pour le logement social

Enjeu
Cureghem reprend du poil de la bête

Habitants en action
- Sauvegarder un coin vert de Molenbeek
- Plan communal de mobilité d’Uccle : la commune manque-t-elle d’ambition ?

Bon à savoir
La seconde main, une nouvelle vie

Livres
- L’or bleu, une ressource à respecter
- Le patrimoine en capitales

L’invité de la quinzaine
Denis Grimberghs

Et aussi
Le relevé mensuel (juin-juillet-août) de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°151 — 6 octobre 2005

Bruxelles en Mouvements n°151 — 6 octobre 2005

https://www.ieb.be/764
6 octobre 2005

DOSSIER A vos journaux, citoyens !

Inter-Environnement Bruxelles a mené son enquête sur les journaux communaux. Que contiennent ces publications ? Comment communiquent les pouvoirs publics ? Le point sur ces journaux censés informer les citoyens.

Actualité
- Parking fait moi peur !
- De la voie ferrée à la voix de la culture

À l’enquête
- Le Pentagone, c’est la zone ?
- Une rocade à Ganshoren ?
- Le RRU à l’enquête

Enjeu
Les onze travaux de la conférence interministérielle du logement

Livres
- Saint-Pierre sur la Woluwe
- Visite guidée en solo

Éditorial
Chère énergie : le jour d’après

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°152 — 20 octobre 2005

Bruxelles en Mouvements n°152 — 20 octobre 2005

https://www.ieb.be/761
20 octobre 2005

DOSSIER Exproprier les chancres pour loger les Bruxellois

En 1999, l’ARAU a recensé 29 chancres dans le Pentagone. Six ans après, il en reste encore 15. Une étude a mis en lumière les lenteurs et les blocages que subit la rénovation des immeubles abandonnés. L’ARAU a relevé les instruments législatifs pour agir contre les chancres.

Actualité
Un centre à Watermael-Boitsfort ?

À l’enquête
- Meylemeersch : petit à petit, la Région défait son nid
- Du Who’s Who au Magh, l’histoire se répète ?

Enjeu
Encore un tunnel… laisse béton !

Bon à savoir
Toitures végétales : le by-pass des égouts

Livre
L’art du bronze

Pollution de l’air
Un dimanche pour prendre l’air

L’invitée de la quinzaine
Françoise Dupuis

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°153 — 3 novembre 2005

Bruxelles en Mouvements n°153 — 3 novembre 2005

https://www.ieb.be/757
3 novembre 2005

DOSSIER Une semaine pour prendre l'air

La Semaine de la Mobilité, ce n’est pas que le Dimanche sans voiture ! Les activités organisées du 16 au 22 septembre étaient nombreuses et variées. Témoins, près d’une vingtaine de projets associatifs et citoyens subventionnés par la Région.

À l’enquête
De Léopold à Léopold, petit tour d’un contrat de quartier

Enjeu
La BEI et le PEI : pour financer le logement social

Actualité
- Saint-Josse se fait une place au soleil
- Coté Soleil : le retour du naturel !

Éditorial
Erasme : que veulent les acteurs publics

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°154 — 17 novembre 2005

Bruxelles en Mouvements n°154 — 17 novembre 2005

https://www.ieb.be/754
17 novembre 2005

DOSSIER 10 ans pour sortir de la crise du logement

Espace Citoyen et le Forum Nord-Sud ont réuni en quatre colloques les acteurs concernés par la création et l’accès au logement. Ces rencontres ont dégagé de nouvelles pistes pour relancer l’offre locative et pour trouver de nouveaux moyens de financement.

Habitants en action
- Quartier Malibran : des trottoirs pavés de bonnes intentions
- La Gare de l’Ouest : un quartier qui se creuse

Enjeu
Menu du jour : métaux lourds et hydrocarbures

Bon à savoir
Habitats écologiques en ville : portes ouvertes pour des logements bien isolés

Livre
L’eau, passez à l’action !

L’invité de la quinzaine
Philippe Moureaux

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°155 — 1er décembre 2005

Bruxelles en Mouvements n°155 — 1er décembre 2005

https://www.ieb.be/751
1er décembre 2005

DOSSIER Qualité de l'air : du discours aux actes !

Le 8 novembre, le Bureau Européen de l’Environnement organisait à Bruxelles une journée de réflexion sur l’amélioration de la qualité de l’air des villes. Une urgence au moment où la Commission européenne se contente d’un discours technocratique et lorsque les villes peinent à concrétiser leurs Plans air.

Habitants en action
Une petite promenade, Monsieur l’Échevin ?

Enjeux
- A l’école de la participation
- Pas encore nés, déjà contaminés

À l’enquête
Rénovation pour familles nombreuses aux Minimes

Livre
Agenda 21 : guide de bonnes pratiques

L’invité de la quinzaine
Antoine Boucher

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


La participation au service de la mobilité

La participation au service de la mobilité

https://www.ieb.be/481
14 décembre 2005

Inter-Environnement Bruxelles présente le résultat de la participation menée avec les habitants d'Anderlecht, Evere et Jette autour du plan communal de mobilité.

« Mobilité & Participation » ?

Il s’agit d’un projet pilote de participation citoyenne destiné à stimuler l’implication des habitants dans l’élaboration des Plans Communaux de Mobilité (PCM). Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL) ont conduit, pendant deux ans, ce projet (de fin 2003 à fin 2005) dans les communes d’Anderlecht, Evere et Jette.

La « participation » s’entend ici non seulement comme une information de la population et la récolte d’avis mais aussi comme un processus pédagogique qui permet de faciliter la compréhension et l’acceptation d’un projet. Pour être soutenu, un plan et/ou les aménagements qui en découlent gagnent à être compris et appropriés par les habitants ou, pourquoi pas, construits avec eux dès le départ.

Pour ce faire, tout le processus d’élaboration doit être jalonné de moments d’information et d’écoute des citoyens, et ce à chaque phase de l’étude et de la réalisation du projet : la description du problème, le choix d’un scénario, la mise en œuvre de celui-ci et enfin le chantier.

L’objectif était donc de travailler, dans le cadre des plans de mobilité, en relation avec les services communaux et le bureau d’études en charge du PCM afin d’organiser une stratégie de diffusion de l’information et de consultation et ce à chaque phase de l’élaboration du plan. Ce projet-pilote de deux ans permet de souligner l’intérêt d’une démarche participative avec les habitants concernant les projets de mobilité à plusieurs niveaux :

Impliquer davantage les riverains dès l’élaboration d’un projet constitue la piste à suivre à Bruxelles. Cette implication peut revêtir différentes formes, du moment que les règles du jeu « participatif » sont respectées. Imagination et simplicité, outils adaptés, volonté politique... à vous de jouer !


Bruxelles en Mouvements n°156 — 15 décembre 2005

Bruxelles en Mouvements n°156 — 15 décembre 2005

https://www.ieb.be/748
15 décembre 2005

DOSSIER Réserves foncières : le tour du propriétaire

Où sont les terrains nécessaires à la construction des 5 000 logements promis par le Gouvernement bruxellois ? Une recherche menée dans le cadre de l’ULB évalue les réserves foncières des différents acteurs publics et relève des potentialités pour accueillir entre 14 000 et 20 000 nouveaux logements si la volonté politique appuie sur l’accélérateur.

Enjeux
- 129 points noirs défigurent la STIB
- L’emploi sur les rails
- Réformer la réforme

Habitants en action
Le Dimanche sans voiture se met à table

À l’enquête
Rénovation pour familles nombreuses aux Minimes

Livre
Mémoire des bancs d’écoles

Éditorial
Zaventem : le nouveau carrousel belge

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°157 — 29 décembre 2005

Bruxelles en Mouvements n°157 — 29 décembre 2005

https://www.ieb.be/745
29 décembre 2005

DOSSIER REACH les intérêts industriels face au bien-être collectif

La réglementation sur les substances chimiques (REACH) est en discussion au Parlement européen. L’enjeu est de réglementer l’usage de substances potentiellement nocives pour la santé et l’environnement. Les organisations de citoyens espèrent que le Parlement adoptera en 2006 une législation ferme alors que les ministres européens ont accepté une réglementation moins contraignante pour les industriels.

Enjeux
- Architecture : les bénéfices de l’approche environnementale
- Empreinte écologique alimentaire : sommes-nous des Robinson Crusoé bruxellois ?

À l’enquête
Plateau Engeland : la ville à la campagne

Livres
- Molenbeek : récits de ville
- L’audio-visuel au service des déchets

Éditorial
Tour Madou : auditoire mixte

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°158 — 12 janvier 2006

Bruxelles en Mouvements n°158 — 12 janvier 2006

https://www.ieb.be/478
12 janvier 2006

DOSSIER Vent d'inquiétude autour de l'arrivée du RER à Schaerbeek

Le RER (Réseau Express Régional) tisse sa toile dans notre région. De communes en communes, les dossiers et chantiers RER parcourent leur petit bonhomme de chemin. Focus sur Schaerbeek avec le cas de la rue du Progrès.

Actualités
- Au menu de la conférence interministérielle du logement : lit d’inertie au parfum de désinvolture...
- Le quartier de la rue du Bailli fait peau neuve

Livre
Le sourire des façades

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

EN SUPPLÉMENT
Action-Compost, le journal des maîtres-composteurs


Bruxelles en Mouvements n°159 — 2 février 2006

Bruxelles en Mouvements n°159 — 2 février 2006

https://www.ieb.be/474
2 février 2006

DOSSIER Gare de l'Ouest : la participation est sur les rails

Durant cette année 2005, Inter-Environnement Bruxelles a participé à la préparation du réaménagement de la Gare de l’Ouest à Molenbeek. Deux priorités ont été suivies : une réflexion sur l’avenir de la zone et la rencontre avec les habitants. Bilan de cette expérience qui, à travers diverses actions, a réuni les acteurs concernés.

Enjeu
- Le Kauwberg définitivement protégé

À l’enquête
- La petite dernière du Quartier Nord
- Dommages collatéraux au futur siège de l’OTAN

Livres
- Ça tourne à la cité Volta
- Promenades bruxelloises

Éditorial
- Mobilité, énergie et... Salon de l’auto...

Et aussi
- Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°160 — 16 février 2006

Bruxelles en Mouvements n°160 — 16 février 2006

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16 février 2006

DOSSIER La Senne sauvée des eaux usées

Début 2007, la station d’épuration de Bruxelles-Nord ouvrira ses collecteurs aux eaux usées bruxelloises. En renforçant la station Sud, Bruxelles sera la première Région du pays à épurer la totalité de ses eaux urbaines. Après des siècles d’asphyxie, la Senne retrouvera-t-elle sa qualité d’antan ?

Enjeu
- Ixelles : Solvay cède la place à 178 logements

Actualité
- Découvrez notre brochure « La participation au service de la mobilité »

Enjeu
- Face à face bruxellois avec le gaspillage alimentaire

Livre
- Belgium New Architecture 3

Qualité de l’air
- Très médiocre

L’invité de la semaine
- Pascal Smet

Et aussi
- Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°161 — 2 mars 2006

Bruxelles en Mouvements n°161 — 2 mars 2006

https://www.ieb.be/468
2 mars 2006

DOSSIER Partenariats public/privé : un montage pour l'avenir du logement

Le développement de partenariats public-privé intéresse de plus en plus les instances politiques et les entrepreneurs wallons. Francis Carnoy, Directeur général de la CCW, a analysé les objectifs de cette approche mise en œuvre dans la politique du logement en Wallonie.

Enjeu
- L’ARAU lance un débat sur le tourisme culturel
- Bilbao, de l’ombre à la lumière

Habitants en action
- Les jardiniers citoyens des immeubles Esseghem

Actualité
- Hôpital militaire : deux pavillons à soigner

Livres
- Les avancées du droit à la participation citoyenne
- Un jardin en ville

Éditorial
- Qualité de l’air : alerte à l’urgence

Et aussi
- L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°162 — 16 mars 2006

Bruxelles en Mouvements n°162 — 16 mars 2006

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16 mars 2006

DOSSIER La vie de ville en vert

L’initiative « Quartiers Verts » entre dans sa sixième saison. Depuis 2001, 37 projets ont été encouragés. L’objectif : donner un coup de verdure sur la grisaille, et un coup de main aux relations de voisinage.

Habitants en action
- 37e École urbaine de l’ARAU : « Révolutionner nos modes de ville »

À l’enquête
- L’îlot Comines-Froissart par l’autre versant
- Ixelles : Contrat de quartier Blyckaerts
- Haren sur le fil du Diabolo

Enjeu
- Un Cinquantenaire sur le retour

Habitants en action
- Habitat & Participation : En Quête, Public !

Livre
- Un avenir pour la Région de Bruxelles ?

L’invité de la quinzaine
- Laurent Schiltz

Et aussi
- Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°163 — 30 mars 2006

Bruxelles en Mouvements n°163 — 30 mars 2006

https://www.ieb.be/462
30 mars 2006

DOSSIER Sortir du nucléaire

La catastrophe de Tchernobyl, il y a vingt ans, a ébranlé la confiance dans l’énergie nucléaire. Chère, dangereuse et sans solution pour ses déchets, la voie du nucléaire n’est pas une réponse durable pour la production d’énergie. Le gouvernement belge a d’ailleurs décidé en 2003 de sortir du nucléaire. Greenpeace analyse cette décision et appelle à des actes forts pour développer les énergies renouvelables.

À l’enquête
- Avenue de Kersbeek : des petites maisons mal loties

Enjeu
- Simplicité volontaire... et campagne Ecoteam Alimentation : chou vert et vert chou !
- Construction durable : initiatives publiques

Habitants en action
- Quartier du Midi : proposition indécente

Bon à savoir
- Châssis de fenêtre : le grand écart entre passé et présent

Livres
- Pour une architecture dans son contexte
- L’engagement citoyen pour le patrimoine

Éditorial
- Du logement dans des bureaux

Et aussi
- L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°164 — 13 avril 2006

Bruxelles en Mouvements n°164 — 13 avril 2006

https://www.ieb.be/459
13 avril 2006

DOSSIER Palmes et Chardon de l'Environnement 2005 : bons et mauvais points pour 2005

Ce 28 mars, Inter-Environnement Bruxelles remettait ses Palmes et Chardon 2005. Philippe Touwaide, Directeur du Service de Médiation de l’Aéroport de Zaventem, a reçu la Palme pour son dynamisme et son engagement depuis la création de son service en 2003. La mauvaise note, le Chardon, a été remise à la politique du gouvernement bruxellois pour la protection du patrimoine. Enfin, une Palme d’Honneur a été remise à Guido Vanderhulst pour son engagement de 40 ans dans, notamment, la sauvegarde du patrimoine industriel.

Enjeu
- Colloque : deux jours pour changer les comportements...

Habitants en action
- La Semaine de la Mobilité ? L’occasion de prendre son pied !

À l’enquête
- Evere, cités jardins, cités vergers

Bon à savoir
- Primes à l’énergie : quoi de neuf sous le soleil ?

Éditorial
- Heron : les limites de la planification basée sur les dérogations

Et aussi
- Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°165 — 27 avril 2006

Bruxelles en Mouvements n°165 — 27 avril 2006

https://www.ieb.be/456
27 avril 2006

DOSSIER Repenser le train-train urbain

373 000 mètres carrés de nouvelle ville à bâtir. Ce joli paquet de terre a été acheté par la Région bruxelloise à la SNCB en 2005. Comme le soulignait un colloque sur les mutations des territoires ferroviaires, ces terrains acquis représentent « un des enjeux les plus importants pour le devenir de la Région bruxelloise ». Raison de plus pour ne pas faire comme d’habitude...

À l’enquête
- Saga Tour et Taxis, xe épisode : la menace parking
- RER : le Réseau Environnemental Revendique
- Police fédérale réaménagée sans audition des témoins

Habitants en action
- Soirée-débat : « Quelles réponses aux incivilités quotidiennes ? »
- SOS Kauwberg organise ses États générEux !

Livres
- Vivre sa ville
- Fais de ton jardin ton royaume

Éditorial
- Et sans RRU où va-t-on ?

Et aussi
- L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°166 — 11 mai 2006

Bruxelles en Mouvements n°166 — 11 mai 2006

https://www.ieb.be/453
11 mai 2006

DOSSIER Plan du logement, mythe ou réalité ?

Des 5 000 logements publics annoncés en 2004 par le Plan du logement, on ne verra en 2007 que la construction d’environ deux cents logements sociaux. Qu’est devenu ce projet ambitieux ? Analyse d’un processus qui a pris beaucoup de retard.

Habitants en action
- Voyage en intérieurs d’îlots

Avancée
- Pentagone : fumée blanche pour la zone confort ?

Suite d’enquête
- Le Diabolo : en train de prendre son envol ?

Livres
- Leçon d’urbanisme
- Bruxelles face aux façades

Éditorial
- Faire du canal, un lien dans la ville

Et aussi
- Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Bruxelles en Mouvements n°167 — 25 mai 2006

Bruxelles en Mouvements n°167 — 25 mai 2006

https://www.ieb.be/449
25 mai 2006

DOSSIER L'écoconstruction, avenir du bâtiment

Batibouw 2006 se choisit comme thème « la construction durable », l’entrepreneur clé-sur-porte Thomas et Piron construit des logements écologiques. Des investisseurs privés chantent dans des magazines de papier glacé (La Libre Essentielle) la pertinence de leurs appartements haut de gamme et à « haute valeur environnementale ». Pas de doute. L’écoconstruction a le vent en poupe.

Habitants en action
- Avec Pro Velo, voir la ville autrement !

Enjeu
- Antennes GSM : l’info ne passe pas...

Suite d’enquête
- Extension ferroviaire dans le quadrilatère

Livres
- Les deux vies de l’abbaye de Dieleghem
- L’abc du rucher bio

L’invitée de la quinzaine
- Marie-Laure Roggemans

Et aussi
- L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Aéroport de Zaventem  : Ne pas brader les normes bruxelloises

Aéroport de Zaventem  : Ne pas brader les normes bruxelloises

https://www.ieb.be/511
6 juin 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Demain (mercredi 7 juin) débutent les négociations entre gouvernements bruxellois et fédéral afin de dégager un projet de loi définitif (?) sur les procédures aériennes en application pour l’aéroport de Bruxelles-National.

Un des compromis annoncés serait l’allongement de la nuit d’une heure, conformément aux normes européennes (de 23 à 7h) contre la révision des normes de bruit bruxelloises. Lors de l’audition des experts au sujet du projet de loi du ministre Landuyt sur la procédure des vols à Bruxelles-National, IEB a rappelé par l’entremise de Bruxelles Air Libre Brussel sa position : plafonnement des activités, réduction puis suppression des vols de nuit, nuit allongée de 6 à 7h, concentration sur des routes identifiées et évitant les zones les plus peuplées, expropriations volontaires, vocation de Bruxelles City Airport, etc.

A la veille d’importantes négociations pour le sommeil des riverains bruxellois, IEB encourage le gouvernement à ne pas brader l’arrêté de lutte contre le bruit des avions. Cet instrument juridique est essentiel pour faire respecter les droits des habitants bruxellois. Prétendre que ces mesures castrent le développement de l’aéroport est sans fondement. La violation de ces normes ne représente qu’un pour-cent des vols, dont plus de la moitié entre 6 et 7 heures. L’application de cet arrêté serait donc indolore pour l’aéroport belge, mais capital pour le sommeil des Bruxellois.

IEB appelle donc le Gouvernement bruxellois à maintenir l’Arrêté bruit dans sa forme actuelle.

Contact   :
Secrétaire générale, Jacqueline Gilissen, 0485/893 871, 02/223 01 01.


Bruxelles en Mouvements n°168 — 8 juin 2006

Bruxelles en Mouvements n°168 — 8 juin 2006

https://www.ieb.be/446
8 juin 2006

DOSSIER Campagne Ecoteam Alimentation : les carottes — bios — sont cuites !

Quarante ménages bruxellois ont participé à la campagne Ecoteam Alimentation menée par Inter-Environnement Bruxelles. L’expérience pilote s’est terminée en avril de cette année. Cette campagne visait à diminuer la part alimentaire de l’empreinte écologique des ménages qui s’étaient lancés dans l’aventure.

Habitants en action
Le réaménagement de la Gare de l’Ouest enfin sur les rails

Enjeu
Végétal et minéral : opposition ou apposition ?

Avancée
L’AuCo-mobile

Bon à savoir
Construction écologique : cycle d’information pour tous

Livre
Bruxelles en questions

Éditorial
Entrer en campagne...

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Quartiers Verts 2006  : un bout de terre et d'humanisme

Quartiers Verts 2006  : un bout de terre et d’humanisme

https://www.ieb.be/510
15 juin 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Sixième édition de l’appel à projet pour habitants et associations.

Pour la sixième année consécutive, Inter-Environnement Bruxelles, soutenu par la Ministre de l’environnement, Madame Huytebroeck, garni la ville d’une conscience verte via son appel à projets « Quartiers Verts » .

En avant la nature !

Envie de fleurs entre les briques et le béton  ? D’adopter un bout de terrain « oublié » pour en faire une oasis de verdure  ? D’autres idées encore pour que règne le végétal dans votre rue ou même votre quartier  ?

L’appel à projets « Quartiers Verts 2006 » est lancé !

Destiné aux comités de quartiers ou à tout autre groupement d’habitants, l’initiative se veut être le point de départ non seulement d’une conscientisation écologique mais également d’une convivialité de quartier.

Car le projet, outre son aspect d’éducation permanente à l’environnement,  peut être le prétexte à des activités d’entraide, des activités culturelles ou festives entre habitants : repas entre voisins, bourses aux plantes, fêtes de quartiers lors des plantations, conceptions d’affiches...

« Quartiers Verts », à la conquête de la ville

La qualité de vie des gens est directement liée à l’amélioration du cadre de vie et de la qualité de l’environnement. Les Bruxellois l’ont compris et sont de plus en plus nombreux à vouloir répandre des graines de fleurs et de solidarité.

Depuis 2001, 48 initiatives subventionnées se sont concrétisées d’un bout à l’autre de la ville sur 86 projets proposés.

Dans certaines communes, c’est devenu une tradition qui se propage d’une rue à l’autre, contaminant ainsi les esprits.

Anderlecht reste de loin la commune la plus motivée, même si dans certains quartiers cela reste un véritable défi ! Les habitants ne sont pas toujours convaincus de l’utilité de fleurir les rues : la peur de ne pas maintenir le projet dans le temps, la crainte du vandalisme freine parfois les initiatives. Cependant Anderlecht persiste et sème avec et pour tous sans se décourager.

Dans le même esprit, Etterbeek s’inscrit dans la liste des habitués, embarquant dans l’aventure les locataires des logements sociaux de la Société Sorelo et du Foyer Etterbeekois.

A Jette, un petit projet joliment discret a été récompensé pour la deuxième fois.

Pour Laeken et Koekelberg en revanche c’est une première ! Souhaitons leur la bienvenue et nos meilleurs vœux de réussite pour de nombreuses années vertes et fleuries.

Cinq critères pour fleurir le béton

Pour améliorer la qualité de vie en ville il suffit parfois d’un rien : quelques fleurs aux pieds des arbres et aux fenêtres, des plantes grimpantes le long des façades. C’est encore plus amusant lorsque les voisins, les commerçants et les associations locales du quartier  participent à l’action. C’est d’ailleurs un des premiers critères de sélection.

Participation  : un gage de réussite ! Parce qu’à plusieurs il est plus facile de se répartir les tâches, cela permet également d’élargir ses connaissances par un partage de compétences et surtout cela développe les contacts entre voisins.

Durabilité  : certaines variétés de plantes et d’arbustes sont suffisamment robustes pour s’installer plusieurs années voire définitivement... Jouez sur les multiples possibilités pour varier les plaisirs et les couleurs, été comme hiver.

Originalité et diversité : laissez germer la fantaisie et développez la créativité.

Partenariats : n’hésitez pas à solliciter le soutien des institutions et des collectivités locales : commune, écoles, associations ou autres partenaires privés comme les commerces ou les entreprises du quartier. Cela élargira vos possibilités d’actions et pourra même ouvrir d’autres perspectives quant à l’aménagement de l’espace public.

Intérêt « nature »  : votre premier partenaire sera Dame Nature ! La priorité sera donnée aux espèces indigènes, sauvages, celles qui invitent oiseaux, chauve-souris, abeilles, papillons et autres petits animaux à s’établir en milieu urbain.

Inter- Environnement Bruxelles vous accompagnera dans la formulation de vos idées, ainsi que dans les éventuelles démarches administratives. La Région soutiendra financièrement la réalisation concrète des projets sélectionnés.

Comment participer  ?

  1. La brochure « Quartiers Verts 2006 »
    Disponible gratuitement chez Inter-Environnement Bruxelles (Isabelle Hochart au 02 223 01 01, Isabelle Hochart). Cette brochure détaille les modalités de participation, reprend différents trucs « pratiques » pour guider la conception de votre projet, ainsi que des témoignages d’habitants et associations ayant déjà participé. Vous pouvez également télécharger ici la brochure « Quartiers Verts 2006 » (format pdf - 520 Ko) et le formulaire de participation (format pdf - 16 Ko).
  2. Conseil et accompagnement
    Si vous le désirez, vous pourrez vous adressez à IEB pour recueillir aide et conseil dans la conception de votre projet. Nous pourrons également aiguiller vos démarches envers d’autres acteurs (partenaires, autorités communales...).
  3. Agenda
    La date limite pour introduire votre projet est le 15 octobre 2006. Après remise des projets, une sélection sera opérée par le comité d’accompagnement. Les projets retenus seront concrétisés printemps 2007.

Contact  :
Delphine Termolle ou Isabelle Hochart - Inter-Environnement Bruxelles - Tél : 02/223 01 01.


Bruxelles en Mouvements n°169 — 22 juin 2006

Bruxelles en Mouvements n°169 — 22 juin 2006

https://www.ieb.be/443
22 juin 2006

DOSSIER Avenue Buyl : la consultation citoyenne prend les devants

Inter-Environnement Bruxelles et le BRAL ont démarré début 2005, en collaboration avec la STIB, un projet de « consultation préalable » des riverains. L’expérience menée à l’avenue Buyl a révélé l’importance d’une procédure transparente dès le départ pour les projets qui touchent à l’espace public.

Habitants en action
- Flagey : un an sur le terrain
- Quartiers de vie
- Quartiers Vert : les boutures 2006

Actualités
- Bureaux : un baromètre pour un marché en berne

Livres
- Méthodes participatives, un guide pour l’utilisateur
- La construction bioclimatique dans les règles d’art

Éditorial
- Avions limités, aéroport élargi...

Et aussi
- L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Projet Watan  : les habitants de la Porte de Ninove sortent de leurs gongs

Projet Watan  : les habitants de la Porte de Ninove sortent de leurs gongs

https://www.ieb.be/509
26 juin 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

En février 2003, la société Watan obtenait un permis l’autorisant à ériger 9 étages de bureaux sur l’îlot triangulaire de la porte de Ninove. Et ce malgré l’opposition des associations et habitants du quartier.

Aujourd’hui, le promoteur, qui n’a pu mettre son projet sur pied dans les délais, désire renouveler son permis. La commission de concertation examinera sa demande le 27 juin à la maison communale de Molenbeek.

Inter-Environnement Bruxelles y soutiendra l’asbl La Rue et les riverains, dénonçant la balafre supplémentaire d’un mastodonte de bureaux dans le paysage urbain bruxellois.

Et un projet alternatif incluant des logements à cet endroit stratégique accompagnerait le redéploiement de la trame urbaine entre quartiers habités, aujourd’hui déconnectés.

Intégration urbanistique

  Alors que Bruxelles manque toujours de logements accessibles, l’offre de bureaux augmente sans pour autant trouver acquéreur.

- IEB propose une mixitéde fonctions , en remplaçant une partie des bureaux par du logement, et des fonctions accessoires telles que les commerces et équipements.

Les liaisons de part et d’autre du site peuvent être améliorées.

- IEB propose d’ouvrir les volumes en dégageant les constructions vers l’extérieur, en les aérant et en diminuant les gabarits.

Mobilité

Ce projet offre l’occasion aux pouvoirs publics de démontrer la volonté qu’ils ont de diminuer la pression automobile à Bruxelles.

Enfin, la pertinence d’un tel projet doit être évaluée au regard des futurs aménagements voisins : petite ceinture, Zone d’Intérêt Régional « Gare de l’Ouest », STIB-SNCB.

Aussi et pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, Inter-Environnement Bruxelles s’oppose, une nouvelle fois, à cette construction.  

Pour plus d’informations

Contactez Sarah Duray - email : sarah.duray chez ieb.be - tél. : 02/548 39 45.  


Rue Belliard – Rue Froissart – Chaussée d'Etterbeek - Au pays du surréalisme...

Rue Belliard – Rue Froissart – Chaussée d’Etterbeek - Au pays du surréalisme...

https://www.ieb.be/508
28 juin 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Mercredi 21 juin s’est tenue à la Maison Communale d’Etterbeek la Commission de concertation relative au réaménagement d’une portion de l’îlot situé entre la rue Belliard, la rue Froissart et la chaussée d’Etterbeek, le bloc 533.

Le projet présenté par Allfin consiste à démolir et reconstruire une partie de l’îlot en vue de réaliser un projet mixte comprenant 110 logements, des bureaux, des services intégrés aux entreprises en intérieur d’îlot ainsi qu’un parking de 158 emplacements en sous-sol.

Si la construction de nouveaux logements dans le quartier ne peut qu’être accueillie positivement, Inter-Environnement Bruxelles, l’ARAU, Pétitions-Patrimoine et le BRAL ont néanmoins demandé à la Commission de concertation d’émettre un avis défavorable à la demande de permis. Les raisons invoquées sont les suivantes :

Pour toutes ces raisons, Inter-Environnement Bruxelles, l’ARAU, Pétitions-Patrimoine, le BRAL, l’AQL et le GAQ réclament que l’enquête publique relative au projet Allfin soit reportée après l’adoption du projet de PPAS pour le Bloc 533 actuellement à l’enquête.

Contacts :
- IEB : Sébastien François - 0496/67 80 60 - sebastien.francois chez ieb.be
- Bral vzw : Hilde Geens - 02/217 56 33 - hilde chez bralvzw.be
- ARAU : Isabelle Pauthier - 02/219 33 45 - arau chez swing.be
- Pétitions-Patrimoine : Raphael Rastelli - 02/217 89 81 - r2 chez belgacom.net
- AQL : Henri Bernard - 02/648 89 38 - 02/237 69 51 - aql chez brutele.be
- GAQ : Jacqueline Gilissen - 0485/89 38 71 - gaqne chez hotmail.com


Un quartier à l'échelle humaine ?

Un quartier à l’échelle humaine ?

https://www.ieb.be/2962
28 juin 2006

Comment imaginer le quartier européen autrement qu'une accumulation de bureaux dans la citadelle Europe ? Au-delà de la machine européenne cachée derrière les promoteurs, les habitants continuent à penser et parfois même à rêver leur quartier.


Bruxelles en Mouvements n°170 — 6 juillet 2006

Bruxelles en Mouvements n°170 — 6 juillet 2006

https://www.ieb.be/440
6 juillet 2006

DOSSIER Balades au fil de l'eau

Les beaux jours sont de retour. Sortons les sacs à dos, bottines de marche et en route ! Partons à la découverte des ruisseaux sinueux et flânons dans les paysages bucoliques le long des vallées de Bruxelles !

Suivi d’enquête
Lifting à Haren

Habitants en action
Bruxelles, on ne peut pas vivre sans toit !

Enjeu
Les infractions d’environnement : les réponses judiciaires, administratives et politiques

Suite d’enquête
Logements sous conditions au Moensberg

L’invité de la quinzaine
Géry Le Grelle

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

EN SUPPLÉMENT
Action-Compost, le journal des maîtres-composteurs


Du Parlement Européen et de son parking

Du Parlement Européen et de son parking

https://www.ieb.be/507
14 juillet 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Inter-Environnement Bruxelles et le BRAL ont décidé de se joindre au recours introduit, le 3 juillet dernier par l’Association du Quartier Léopold, auprès du Collège de l’Environnement de la Région de Bruxelles-Capitale. Ce recours réclame l’annulation de la décision rendue le 10 avril 2006 par Bruxelles Environnement (IBGE) qui prolonge pour quinze ans le permis d’environnement du parking du Parlement européen situé au n° 60 de la rue Wiertz à Ixelles.

Les raisons qui motivent ce recours sont les suivantes :

  1. En vertu du permis d’environnement du 23 mai 1997, le Parlement européen était tenu de mettre en place un plan de déplacement d’entreprise qui devait aboutir à une réduction de 15% de la capacité de son parking, de 1 800 emplacements à 1 530. Près de dix ans après, ce plan de déplacement n’a non seulement pas été mis en œuvre mais Bruxelles Environnement (IBGE), au moment de prolonger le permis d’environnement, n’a absolument pas tenu compte de ce fait. Bruxelles Environnement (IBGE) a estimé que vu qu’aucun changement n’avait été apporté dans l’exploitation du parking depuis 1997, le permis pouvait être prolongé automatiquement.
  2. Il est impensable qu’un permis d’environnement relatif à un équipement d’une telle importance (rappelons que la capacité totale de ce parking est de 2 300 places) puisse être reconduit de la sorte. Il s’agit, 10 ans après la délivrance du premier permis, de réévaluer les conditions d’exploitation de ce parking et de donner toute la publicité nécessaire à ce renouvellement et ce dans la plus grande transparence.

Inter-Environnement Bruxelles et le BRAL réclament l’annulation du présent permis, le réexamen de la demande du Parlement européen et l’adoption rapide d’une nouvelle procédure régionale encadrant la prolongation des permis d’environnement relatifs à des parkings de grandes capacités.

Pour plus d’informations :
- Inter-Environnement Bruxelles asbl : Sébastien François – 02/223 01 01.
- Brusselse Raad voor het Leefmilieu vzw : Hilde Geens – 02/217 56 33.


L'autre Foire, à Bruxelles-Midi… Expropriation d'urgence après dix années d'incohérences

L’autre Foire, à Bruxelles-Midi… Expropriation d’urgence après dix années d’incohérences

https://www.ieb.be/506
26 juillet 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Après dix années d’application aléatoire, le plan d’expropriation concernant les quartiers de Bruxelles-Midi a pris fin ce mardi 18 juillet. Dix années de discussions  ? De concertation  ? Et de vision commune pour reloger le plus humainement possible les personnes déplacées  ?
Non. Dix années de tension, de combat, de spéculation pour décourager les riverains de s’accrocher à leurs droits.

Aujourd’hui, évoquant une extrême urgence décidemment à long terme, et une utilité publique surtout privée, la Région de Bruxelles-Capitale et la Commune de Saint-Gilles poursuivent leur rapport de force devant les prétoires. Premier résultat : deux immeubles (dont un est habité depuis 17 ans par une famille qui y tient son commerce) expropriées en « extrême urgence ».

   Afin de dresser une évaluation de 10 années d’un projet mal ficelé, afin de faire le point sur les derniers événements (expulsion judiciaire, fin légal du plan d’expropriation, etc.) et d’envisager une issue acceptable pour les propriétaires et occupants des trente maisons encore concernées par ces expropriations, le Comité du quartier Midi, le BRAL et Inter-Environnement Bruxelles ont donné une conférence de presse ce mercredi 26 juillet 2006.

Après dix années de procédures chaotiques, le projet immobilier de la Région bruxelloise dans le quartier du Midi soulève de nombreuses interrogations. Tant sur la procédure que sur la pertinence du projet en lui-même.

En six interrogations, IEB et le Bral font le point de la situation et prennent position.

L’utilité publique  ?

Le plan d’expropriation a été approuvé par un arrêté du 18 juillet 1996 qui stipule qu’il est indispensable pour cause d’utilité publique de prendre immédiatement possession des parcelles figurant au plan. Un arrêté de 2001 confirme les expropriations liées au plan, toujours au nom de l’intérêt public. Toutefois cette notion reste vague et n’est pas définie plus avant par les arrêtés.

La réalisation d’un plan d’urbanisme ne constitue pas en tant que telle une cause d’utilité publique. Qu’est-ce qui amène la Région à invoquer l’utilité publique alors que l’îlot dont l’immeuble de certains expropriés fait partie est destiné à recevoir des logements et des commerces de détail  ? L’autorité publique a choisi de procéder à la rénovation du quartier en mettant tout le monde dehors alors que le projet aurait parfaitement pu se réaliser en rénovant les maisons. Concernant les bureaux, ceux qui sont déjà construits se remplissent avec difficultés, les promoteurs ne se bousculent pas au portillon pour la construction des autres immeubles et les caisses de la SA Bruxelles-Midi restent vides.

Jusqu’à quel point peut-on sacrifier les intérêts des citoyens sur l’autel de l’intérêt public surtout lorsque celui-ci est défini de façon aussi vague  ? Les expropriations pour cause d’utilité publique doivent être réalisées en préservant une proportionnalité entre la mesure adoptée et l’objectif poursuivi. Un rapport raisonnable doit exister entre l’expropriation envisagée et le but visé  ; il doit apparaître que les options politiques prises ont été évaluées. Le principe de proportionnalité exige en effet que soient examinés l’ensemble des moyens alternatifs possibles pour atteindre l’objectif visé : il faut maximiser la réalisation du but tout en minimisant les inconvénients. Or c’est au nom de cet intérêt public malmené que la Région passe aujourd’hui à la vitesse supérieure en recourant à des expropriations judiciaires forcées.

L’extrême urgence  ?

Tant l’arrêté de 1996 que celui de 2001 qui confirme le plan d’expropriation, invoque l’extrême urgence qu’il y a à procéder aux expropriations. Nous sommes en juillet 2006 et une trentaine de personnes doivent être encore expropriées. L’arrêté de 2001 invoque, à l’appui de l’urgence, la sauvegarde de la sécurité et de la salubrité publique dès lors que certains immeubles constituent de véritables chancres urbains. La faute à qui  ? La Région peut-elle invoquer l’urgence d’une situation qu’elle a créée par sa propre inertie  ?

De plus, l’extrême urgence sur laquelle se fonde la Région doit exister au moment de la requête en expropriation. Est-ce encore le cas lorsqu’on attend 10 ans  ? Le recours à cette procédure doit demeurer exceptionnel et ne peut être admis qu’en cas d’imminence du péril qu’elle a pour objet de prévenir. Peut-on parler d’extrême urgence lorsque, dès l’origine, le pouvoir expropriant ne dispose pas des moyens financiers pour réaliser son programme  ? Certaines voix n’hésitent pas à affirmer que le plan d’expropriation a été reconduit jusque 2011. Quid de l’extrême urgence  ?

La juste indemnité ?

Les retards démesurés pris dans ce dossier ont eu pour conséquence première le dépérissement du quartier et la diminution drastique de la valeur de ses immeubles. La commune a interdit tous nouveaux aménagements immobiliers à partir de 1996. Suffit-il au pouvoir public de faire preuve d’inertie pour réduire le montant des indemnités qu’il a à payer à des habitants expropriés au nom de la préservation de l’intérêt public  ? C’est au pouvoir public qu’il appartient d’offrir une indemnité juste et suffisante et non aux habitants de se battre pour arracher ce qui leur revient de plein droit. De plus, dès le départ, les dés étaient pipés dès lors que le montant des indemnités proposées allaient être cadenassé par les moyens très limités mis à la disposition de la SA Bruxelles-Midi et par la dépendance des capacités d’expropriation ultérieure aux résultats des opérations financières antérieures. Signalons que la législation est muette sur le calcul des indemnités et facilite ainsi la tâche du pouvoir expropriant dans ses offres au rabais. Les montants initialement proposés par la SA Bruxelles-Midi (80 000 à 125 000 €) étaient largement inférieurs aux prix du marché. Face aux refus de certains habitants, les offres ont quasiment doublé (autour de 170 000 €), preuve de l’indécence des montants initiaux, sans compter que ces offres révisées restent nettement en deçà de la réalité moyenne du marché qui flirte avec les 300 000 € pour un bâti similaire dans le quartier. Rappelons qu’entre 1990 et 2005, le prix des maisons à Bruxelles a connu une hausse de 125%. Rappelons également que, si la valeur d’une maison à démolir tend vers zéro, la valeur de remplacement pour celui qui est exproprié suit bien le cours du marché.

Les indemnités doivent permettre aux personnes expulsées de trouver un autre logement qui convient à leurs besoins à Bruxelles.

Des conditions humaines d’expropriation ?

Ne relève-t-il pas également de l’utilité publique que les personnes expropriées soient relogées dans des conditions décentes  ? Les propriétaires dont les maisons sont devenues invendables en raison du pourrissement du quartier se sont retrouvés acculés à vivre pendant des années dans un environnement ravagé. Les dommages subis depuis 10 années par les expropriés n’ont à ce jour pas fait l’objet du moindre dédommagement. Les propriétaires et locataires subissent non seulement les dommages de l’expropriation mais également les manquements des autorités publiques. Les initiatives prises par la SA Bruxelles-Midi dans ce domaine sont loin d’être satisfaisantes et ne s’adressaient qu’à certaines catégories de locataires. A plusieurs reprises le Comité Midi et les habitants ont revendiqué la création d’un groupe permanent de concertation associant les pouvoirs publics, les promoteurs et les propriétaires, sans résultat. Il n’y a jamais eu de réelles concertations sur les indemnités. Les offres faites aux habitants ont toujours été trop peu motivées pour permettre d’apprécier in concreto si le montant proposé correspondait à la juste indemnité exigée par la loi.  

Le rôle de la SA Bruxelles-Midi  ?

La SA Bruxelles Midi s’est vue attribuer un double rôle : gérer le projet de réaménagement du Quartier Midi selon les prescriptions du PPAS Fonsny 1 tout en permettant le relogement des habitants du périmètre, le tout en étant doté d’un objectif lucratif. Il semble que face à ses obligations cornéliennes (réparer intégralement les dommages causés par les expropriations tout en cherchant à maximiser ses bénéfices), la SA Bruxelles-Midi ait donné en pâture le chou à la chèvre en acquérant les immeubles à bas prix pour faire augmenter ses plus-values immobilières.

Et pour l’avenir  ?

Au vu des résultats décevants concernant la demande très faible de bureaux dans le quartier, ne serait-il pas temps que la Région prenne ses responsabilités et requestionne l’utilité publique qu’il y a encore à exproprier 10 ans après des habitants alors que Bruxelles connaît une crise du logement sans précédent  ?

En admettant que cette utilité publique existe encore, celle-ci devrait être plus clairement explicitée quant aux projets envisagés sur les îlots concernés et la notion d’extrême urgence considérée comme obsolète au regard des délais écoulés. Il serait pertinent, en tout état de cause, de maintenir et rénover les maisons situées dans les superficies affectées au logement.

Les expropriations encore à venir devraient faire l’objet d’une réelle concertation sur le montant juste des indemnités à proposer en tenant compte de l’entièreté du préjudice subi depuis 10 ans par les propriétaires du lieu et en partant des conditions réelles du marché immobilier bruxellois.

Pour l’historique : http://www.quartier-midi.be/?p=65  

Contacts :
- Pour IEB : Jacqueline Gilissen, Secrétaire générale - 0485/893 871 - 02/223 01 01
- Pour le Bral : Steyn Van Assche - 02/217 56 33 - 0498/13 25 86
- Pour le Comité Quartier Midi : comite chez quartier-midi.be


Semaine de la Mobilité …du 16 au 22 septembre 2006...

Semaine de la Mobilité …du 16 au 22 septembre 2006...

https://www.ieb.be/504
11 septembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

 Prendre son pied à Bruxelles !

Du 16 au 22 septembre, avec ou sans voiture, ça « marchera » aussi à Bruxelles : les projets « piétons » dans le cadre de l’appel lancé par IEB et BRAL se déploieront d’un bout à l’autre de la Capitale tout au long de cette semaine. Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, 12 projets axés sur la mobilité piétonne ont été subsidiés.

A Bruxelles, un déplacement sur quatre fait moins d’un km, or il est souvent effectué en voiture, au détriment de la marche à pied ou d’autres modes. Les comités de quartier et associations qui ont répondu à notre appel veulent renverser cette tendance et partager davantage l’espace public au profit du piéton. « Une rue accueillante au piéton favorise la rencontre, la solidarité, la convivialité... mais les piétons sont peu organisés et donc aussi peu écoutés » explique un auteur de projet.

Sensibiliser aux bienfaits et à l’efficacité de la marche à pied mais également à la nécessité d’une infrastructure adaptée sont les objectifs de cet appel à projets. La promotion de cheminements oubliés, la sensibilisation au respect d’une zone 30 ou d’une rue piétonne, le marquage d’itinéraires sécurisés, la mise en évidence d’incohérence piétonne par un concours photos,...sont autant d’actions qui répondent à ces objectifs.

Au-delà de l’aspect piéton, de nombreuses autres actions auront lieu tout au long de cette semaine afin de promouvoir une mobilité durable et un meilleur partage de l’espace public entre tous les usagers.

Contact :
Marie-Claire Schmitz,
chargée de mission en mobilité
Inter-Environnement Bruxelles
02/2230101

Aperçu des projets 2006

Auderghem (16/09)  : « La rue, c’est le pied ! » : rendre la rue aux piétons dans le quartier Sainte-Anne par diverses animations et ateliers. Info : Alice Olbrechts, 02 673 82 30, alice.olbrechts chez belgacom.net

Bruxelles-Ville (16/09)  : Jeu de piste instructif dans les Marolles : le Comité Général d’Action des Marolles asbl organise le samedi 16 septembre un rallye pédestre dans les rues de la ville. Info : Naïma Nassir, 02 511 25 03, info.cgam chez skynet.be.

Bruxelles-Ville (expo 19/09 au 22/09)  : Concours « Je m’y prends les pieds » : exposition photos aux Halles Saint Géry pour dénoncer les pièges à piétons que recèle la Région. Info : Dominique Baecke, 0479 34 36 30, d.baecke chez tiscali.be.

Forest (16/09 au 22/09)  : Création de marquages piétons à Forest : réalisés par les enfants d’une Maison en Plus pour sensibiliser le quartier aux dangers rencontrés par les piétons. Info : Eloy Alexandre, 02 349 82 40, unemaisonenplus chez hotmail.com

Molenbeek (17/09)  : Rendre le site de Tour et Taxis accessible aux piétons : promenade guidée sur le site pour réaliser un diagnostic sur l’accessibilité et la problématique piéton. Info : buurtcomité Maritime, Sarah Hollander, 0475 36 55 96, sho chez ibgebim.be

Schaerbeek (17/09)  : « Le lièvre et la tortue » dans le quartier Terdelt : une fable pour sensibiliser au respect de la zone 30 par des actions ludiques et citoyennes (dessin, chansons, PV factices, jeu-promenade-découverte...) avec les enfants de l’école. Info : Pierre Dewinter, 02 241 33 45, dewinter.pierre chez skynet.be

Schaerbeek (17/09)  : « Quartier Brabant bouge” : sensibilisation à la circulation piétonne des PMR. Info : Opbouwwerk Brabantwijk, Geraldine Bruyneel, 02 219 22 27.  geraldine.bruyneel chez samenlevingsopbouw.be

Uccle (16/09 au 22/09)  : « Uccle... c’est le pied ! » : diagnostiquer, cartographier, baliser et promouvoir les cheminements piétons à partir d’un ensemble de points focaux dans le sud-ouest de la commune. Info : Nicole Dussart, 02 374 23 00, nicole.dussart chez skynet.be

Uccle (16/09 au 22/09)  : Trajets doux dans le nord-est d’Uccle : recenser et promouvoir les petites voiries et cheminements piétons existantes dans le nord-est d’Uccle. Info : Jacques Dekoster, 02 345 62 92, ddekoster chez yucom.be

Watermael-Boitsfort  (16/09 au 22/09)  : En marche vers Comobil : améliorer l’entraide et la convivialité entre piétons et conducteurs du Coin du Balai à Watermael, par le système Comobil. Info : Bernadette Van Zuylen, 0494 54 98 82, bernie_vanzuylen chez yahoo.com.

Région (16/09)  : « Le jour des Crash-test Dummies vivants » pour sensibiliser les conducteurs sur les dangers de la voiture pour les piétons. Info : Actiegroep 4x4 Info, Joeri Thijs, 0495 78 55 84, joerithijs chez yahoo.com.

Région  (16/09 au 22/09)  : Les personnes avec un handicap visuel dans la circulation : organisation de formation dans l’enseignement secondaire pour sensibiliser les étudiants. Info : Zicht op Cultuur Licht en Liefde, Rieke Jacobs, 02 230 90 66, zoc chez blindenzorglichtenliefde.be


Bruxelles en Mouvements n°171 — 14 septembre 2006

Bruxelles en Mouvements n°171 — 14 septembre 2006

https://www.ieb.be/437
14 septembre 2006

DOSSIER Participation dans les Contrats de quartier : les habitants montrent la voie de l'expérimentation politique

Les Contrats de quartier ont été conçus par les autorités régionales pour revitaliser les quartiers socialement et économiquement fragilisés. Originalité de cette politique de rénovation urbaine : la reconnaissance officielle de la concertation à l’échelon local. Mathieu Berger, chercheur, pose un regard sociologique sur la nature de cette participation.

Enjeu
- Semaine de la mobilité 2006 : « Sans voiture, ça marche aussi »... pour les piétons !

Habitants en action
- Chronique d’une expropriation « d’extrême urgence » au quartier Midi

Actualité
- La ligne de bus 41 se Cambre ?

Suivi d’enquête
- Îlot Belliard-Froissart-Etterbeek : un projet vraiment « juste et bon » ?

Éditorial
- Parking du Parlement européen : IEB, BRAL et AQL demandent une diminution du nombre d’emplacements

Et aussi
- Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Inter Environnement Bruxelles demande le maintien de logements sociaux rue des Palmiers

Inter Environnement Bruxelles demande le maintien de logements sociaux rue des Palmiers

https://www.ieb.be/501
19 septembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Lors de la commission de concertation du 21 septembre la société de logements sociaux ASSAM SORELO demandera la démolition de deux immeubles de logements sociaux rue des Palmiers à Woluwé–Saint-Pierre. A leur place, elle demandera d’ériger un autre bâtiment en maintenant le nombre de logements (15) mais en construisant en sous-sol un parking de 15 emplacements. De bien maigres changements pour justifier la disparition de cet ensemble patrimonial.

Cet ensemble qui date de 1923, s’intègre très bien dans la topologie existante des maisons de la rue des Palmiers et possède des façades en bon état ornées de modillon à tête de lion.

Les appartements n’ont plus été rénovés depuis longtemps et certains logements ont déjà été évacués. Il n’y avait pas de salle bain à l’origine et les habitants ont bricolé des douches dans les petits espaces cuisine.

Un vaste jardin commun à l’arrière du bâtiment est plus ou moins entretenu, sans structure aucune pour inviter les locataires à profiter de l’endroit pourtant agréable.

Le dossier soumis à l’enquête publique nous renseigne aimablement sur la couleur des futurs châssis en aluminium. Pour le reste il est difficile de se faire une idée. Aucune explication sur l’état du bâtiment actuel, très peu de renseignements sur la composition et la superficie des nouveaux logements. Les plans ne présentent que les façades extérieures d’un futur projet très banal.

Le dossier ne nous révèle pas clairement les motivations qui justifient une démolition totale.

Le bâtiment actuel est constitué de 15 logements. Le nouveau en comptera autant mais de quelle superficie et pour quel type de ménage ? Aucun élément ne permet de dire que les principes de l’éco-construction seront pris en compte dans la nouvelle construction. De même, rien ne nous renseigne sur la manière dont seront traité les déchets de construction après démolition. Seule nouveauté : la construction d’un parking pour 15 véhicules (1 voiture par logement), alors que la station de métro Pétillon est à moins de 500mètres et que les tram 23 et 90 sont à proximité sans compter les nombreux commerces. Là encore, la décision manque de pertinence.

Les quelques locataires encore présents sont inquiets de leur avenir. Certains envisagent avec angoisse de quitter ce quartier où ils ont toujours vécu et se demandent où, dans quelles conditions ils seront relogés et à quel prix. Là encore pas une ligne dans le dossier concernant l’accompagnement social des locataires.

Par ailleurs, la démarche est en parfaite contradiction avec la présentation du budget 2006 de la Région Bruxelles-Capitale qui prévoit « La mise en place, dès 2006, d’un nouveau programme quadriennal qui permettra de poursuivre la rénovation du patrimoine social, déjà entamée en 2002-2005. A ce titre, il sera mis l’accent notamment sur les aménagements permettant des économies d’énergie ou permettant la réaffectation des logements sociaux inoccupés. » La démolition des logements rue des Palmiers élimine d’office la décision budgétaire gouvernementale.Ce 21 septembre, IEB demandera le maintien et la rénovation du bâtiment actuel dans le respect de sa qualité patrimoniale et des principes de l’éco-construction. Le Foyer Bruxellois dans les Marolles et Lorebru rues Marconi et Rodenbach ont déjà ouvert la voie.Contact : Isabelle Hochart - Inter-Environnement Bruxelles - 02/223 01 01


Les habitants oubliés à l'ombre des tours à Rogier

Les habitants oubliés à l’ombre des tours à Rogier

https://www.ieb.be/399
21 septembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Le Quartier Rogier ne se limite pas à la place Rogier et ses alentours continuent à subir de profondes mutations laissant ses (nouveaux) habitants dans de multiples interrogations. Le 22 septembre à

9h, Inter-Environnement Bruxelles et le BRAL seront à la commission de concertation pour y soutenir les habitants du quartier Rogier dans leurs demandes concernant les réaménagements de surface. En effet, la commune de Saint-Josse a mis à l’enquête un nouveau projet visant à réaménager les voiries qui entourent la place : la rue Bertulot, la portion de la rue du Brabant entre la place et la rue Bertulot et ainsi que la rue Gineste jusqu’à la Place Saint-Lazare.

Rétroacte. Cet espace avait déjà fait l’objet d’un permis d’urbanisme délivré en septembre 2004 qui s’inscrivait en contradiction avec l’arrêté du Gouvernement de la Région bruxelloise relatif aux charges d’urbanisme. Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et l’ARAU avait dénoncé à l’époque l’affectation des charges d’urbanisme à la construction d’infrastructures de parking - à savoir l’interconnexion des 4 parkings entourant la place Rogier, lesquels représentent quelques 1.100 emplacements - alors que ces charges auraient dû être affectées en priorité au logement.

Aujourd’hui, les aménagements sont présentés comme étant à l’avantage des riverains or une lecture plus approfondie du projet montre qu’il n’en est rien.

Plusieurs éléments viennent à l’appui de cette interprétation :

En conséquence, Inter-Environnement Bruxelles, le BRAL et le Comité du quartier Rogier souhaitent que le projet soit revu afin de mieux intégrer et préserver l’intérêt des habitants tant en ce qui concerne les aspects liés à la mobilité que ceux liés au développement d’un espace public agréable et convivial. Enfin, la pertinence du projet doit être évaluée au regard des futurs aménagements de la Place Rogier laquelle pourrait englober des espaces piétonniers plus réalistes que ceux proposés et assurant une liaison claire avec le jardin Botanique via la rue Saint-Lazard.

BRAL - Le Comité du quartier Rogier - Inter-Environnement Bruxelles


Le retour

Le retour

https://www.ieb.be/2856
21 septembre 2006

Remise au goût du jour par les aménageurs et les promoteurs, la tour est censée répondre aux nouveaux défis urbains : démographique, environnemental, social,... Signal urbain certes, mais ne révèle-t-elle pas aussi la partie visible de l’ambition de nos décideurs, dévorés par le city-marketing ?


Le plan Bruxell'Air : L'air d'y toucher, mais surtout l'air de rien

Le plan Bruxell’Air : L’air d’y toucher, mais surtout l’air de rien

https://www.ieb.be/402
26 septembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Ce premier octobre se met en route une des actions du plan « Bruxell'Air » : échanger sa plaque d'immatriculation contre un abonnement de transports publics.

Bruxell’Air est ce plan sorti en avril 2006 pour améliorer la qualité de l’air à Bruxelles. Il vient après une ordonnance sur l’évaluation de la qualité de l’air de mars 1999. Il vient après le "Plan d’amélioration structurelle de la qualité de l’air et de lutte contre le réchauffement climatique" étalé entre 2002 et 2010.

Et depuis toutes ces publications, respire-t-on mieux à Bruxelles ? Il y a beaucoup de vent en tout cas...

Inter-Environnement Bruxelles vous propose de faire le point sur les diverses mesures envisagées pour améliorer l’air bruxellois, un des plus pollués du monde. Et surtout, pour proposer de vraies mesures...

Contact :
Anne-France Rihoux
Secrétaire générale d’Inter-Environnement Bruxelles
Tél. : 02 223 01 01 - 0495 831 544


Élections communales  : quatre matières, six ans, dix-neuf communes

Élections communales  : quatre matières, six ans, dix-neuf communes

https://www.ieb.be/392
27 septembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Quatre matières.
Six ans.
Dix-neuf communes.

A l’approche des élections, Inter-Environnement Bruxelles a voulu le plus concrètement possible dresser un bilan des actions communales en matière de mobilité, participation citoyenne, espaces publics et logement. Questionnaires aux bourgmestres et échevins, réactions des comités de quartier par rapport aux réponses des communes, documentation et analyses complémentaires ont permis de réaliser ce travail de fond entamé en mars 2006.

Vous trouverez la version intégrale de la conférence de presse en consultant le document suivant : Bilan de la législature communale 2000 - 2006


Bruxelles en Mouvements n°172 — 28 septembre 2006

Bruxelles en Mouvements n°172 — 28 septembre 2006

https://www.ieb.be/434
28 septembre 2006

NUMÉRO SPÉCIAL ÉLECTIONS COMMUNALES Mobilité, participation, espace public et logement : 4 thèmes pour 19 communes

A l’approche des élections communales du 8 octobre 2006, Inter-Environnement s’est engagé dans une action originale d’évaluation des politiques communales. Cette évaluation poursuit comme objectif de mesurer la capacité des communes à s’inscrire dans le cadre régional et à développer des actions spécifiques. L’enquête prend en considération les attentes des habitants et l’aboutissement de certaines promesses.

- Mobilité : les plans stationnent !
- Des habitations peu « communes » ?
- Espaces enchantés ou en chantiers
- La participation citoyenne ou le miroir aux alouettes ?
- Le budget régional ou comment financer une politique « commune »
- Conclusion générale : cohérence durable es-tu là ?


Bruxelles en Mouvements n°173 — 12 octobre 2006

Bruxelles en Mouvements n°173 — 12 octobre 2006

https://www.ieb.be/431
12 octobre 2006

DOSSIER Les intérieurs d’îlots bruxellois : à (re)conquérir, à améliorer, à préserver

Les intérieurs d’îlot sont une richesse indéniable pour Bruxelles.
Ils offrent des fonctions diverses : espaces verts, lieux de calme, mais aussi lieux où se confrontent diverses activités. Ils sont également victimes de pressions immobilières.
Une étude d’IEB en collaboration avec trois comités de quartier et le séminaire du 13 juin 2006 ont permis de pointer les enjeux qu’ils représentent : le maillage vert, la perméabilité des sols et... la qualité de vie des habitants en termes de bruit et de pollution.

Habitants en action
- Avenue Albert : squat en règle
- Mais où est donc passé le Plan Logement ?

Actualité
- Quand la chaussée d’Etterbeek se pare de nouveaux bureaux
- Point Info Flagey : le retour 2

Enjeu
Emissions de CO2 : la Belgique fuit ses responsabilités

Éditorial
Les habitants à l’ombre des tours à Rogier

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Au secours, le projet de réforme du COBAT revient !

Au secours, le projet de réforme du COBAT revient !

https://www.ieb.be/390
19 octobre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Un grave recul de la protection du patrimoine et de la participation citoyenne.

Au mois de novembre dernier, les comités d’habitants et les associations cosignataires prirent connaissance et s’opposèrent au projet de réforme du Code Bruxellois d’Aménagement du Territoire (COBAT).

Téléchargez ici le communiqué de presse cobat


Analyse du projet de réforme du COBAT

Analyse du projet de réforme du COBAT

https://www.ieb.be/566
19 octobre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Un grave recul de la protection du patrimoine et de la participation citoyenne

Les associations tirent la sonnette d’alarme :
ARAU, Association des Comités de Quartier Ucclois, ASEPRE (Association pour la Sauvegarde de l’environnement et la promotion du réseau écologique), Association du Quartier Lorraine, Brusselse Raad voor het Leefmilieu Bral VZW, CCN Vogelzang CBN, CEBE, Comité de Défense de Bruxelles-Centre, Comité de quartier du Coin du Balai, Comité de Quartier Gisselaire-Versé, Comité de Quartier Victoria Roosevelt, Comité du quartier Schuman-Bouleaux-Peupliers, Comité Général d’Action des Marolles, Comité Général d’Action des Marolles,Comités de Quartier en Réseau de Watermael-Boitsfort (CQRWB), Comités Dries, Commission de l’Environnement de Bruxelles-Ouest, Groupe d’Animation du Quartier Européen de la Ville de Bruxelles, Inter-Environnement Bruxelles, La Fonderie, La Rue Asbl, Laeken Découverte, NoMo, Parc d’Egmont Asbl, Pétitions-Patrimoine, Pro Velo Service Tourisme, Quartier des Arts Asbl, Woluwe-Inter-Quartiers.

Conférence de presse - 19 octobre 2006

Les comités d’habitants et les associations cosignataires ont pris connaissance et se sont opposés dès avril 2005 au projet de réforme du Code Bruxellois d’Aménagement du Territoire (COBAT). Suite à la levée de boucliers qu’avait suscitée ce projet controversé, il semblait avoir été mis en veilleuse par le gouvernement. C’est donc avec une certaine consternation que les associations voient aujourd’hui réapparaître ce projet de réforme sans que les points les plus litigieux aient été revus, bien au contraire. Ce projet prévoit donc toujours la disparition de l’avis conforme de la Commission Royale des Monuments et des Sites (CRMS) pour l’immense majorité des biens classés (sauf quelques-uns jugés « exceptionnels ») et annule l’effectivité du droit de pétition citoyenne prévu par la législation de 1993. Pour les associations, il s’agit du plus grave recul législatif depuis la première loi sur la protection du patrimoine en 1931.

1. Suppression de l’avis conforme de la CRMS, sauf sur une nouvelle catégorie de biens

Aujourd’hui, l’avis conforme (=contraignant) de la CRMS concerne tous les biens classés et inscrits sur la liste de sauvegarde. Toute demande de travaux sur les parties classées d’un bien doit être approuvée par le collège d’experts qui compose cette vénérable institution statutairement indépendante du pouvoir politique. Il s’agit du gage pour que la valeur du bien, reconnu d’intérêt public et protégé comme tel, ne soit pas réduit par les travaux entrepris. C’est la sage prise en compte de l’intérêt patrimonial sur le long terme face à l’éventuelle courte vue d’un projet immobilier ponctuel, généralement guidé par la rentabilité économique.

A Bruxelles, l’indépendance de la CRMS est cruciale car la spéculation immobilière y est beaucoup plus forte que dans les deux autres régions du pays. Pire encore, de tout temps, l’État fédéral a, d’une manière générale, utilisé sa capitale en la réduisant à sa seule fonction administrative sans tenir compte de ses habitants et encore moins de son patrimoine. A titre d’illustrations, pensons aux autoroutes de pénétration (réalisées ou non), au projet « Manhattan », au projet de destruction d’une partie des Marolles pour le Palais de Justice et extensions, et plus récemment à la démolition du plus vieil aérodrome de Belgique à Haren... Face au poids politique de l’Etat fédéral et au contexte de la « bruxellisation », le législateur bruxellois a eu la sagesse, en 1993, d’attribuer à la CRMS un avis qui doit être suivi obligatoirement pour l’obtention du permis d’urbanisme.
Demain, cet avis ne sera plus obligatoire que pour une liste de quelques biens jugés « exceptionnels ». Ce sera la subjectivité d’un ministre(1) qui choisira ces biens ‘vraiment protégés’, et on peut craindre que ceux-ci ne soient pas ceux qui en auront le plus besoin. L’immense majorité des classements ne bénéficiera que d’une protection « au rabais ». Pour eux, l’avis conforme n’existera plus. Le ministre compétent tranchera en fonction de l’opportunité du moment. Il s’agit d’une fragilisation sans précédent du classement. A part la démolition pure et simple, un bâtiment classé n’est plus à l’abri de rien. Rappelons que les biens actuellement classés l’ont tous été dans une perspective de PROTECTION c’est à dire de conservation de leurs caractéristiques remarquables pour les générations futures en les mettant à l’abri des spéculations du moment. C’est pour cette raison que le législateur a décidé en 1993 que l’avis de la CRMS devait être contraignant pour que la volonté du législateur de protéger un bien ne soit pas anéantie par des travaux.

A Bruxelles, aucun outil urbanistique tels que PPAS ou ZICHEE ou autre n’est en mesure de compenser la perte de l’avis conforme. Ces outils se sont montrés largement inopérants pour protéger le patrimoine.

Notons qu’il s’agit d’une modification significative de l’accord de gouvernement qui prévoyait « un recours » contre l’avis de la CRMS. Ici, plus besoin de recours puisque l’avis conforme disparaît(2).

2. Atteintes au droit de pétition populaire inscrit dans l’Ordonnance de 1993

Le patrimoine est encore fragilisé par un autre changement : le retrait de la force contraignante du droit de pétition. Alors que l’Ordonnance de 1993 avait accordé un droit de pétition aux asbl spécialisées qui obligeait le gouvernement à entamer une procédure de classement, le nouveau code modifie le texte en supprimant l’obligation d’entamer la procédure. Soyons clairs : le poids d’une telle pétition, malgré la lourdeur de sa mise en œuvre, sera exactement le même qu’une simple demande par lettre. La pétition de classement devient de la sorte une mesure-gadget vidée de sa substance.

Au passage, le projet de réforme du Secrétaire d’Etat Emir Kir ajoute encore des obligations pour la validité de la pétition : l’objet principal de l’asbl doit être la défense du patrimoine et elle doit prouver des actions concrètes l’année précédent la demande. Ainsi, les comités d’habitants et leurs fédérations ne pourraient plus déposer de pétitions. « Le gouvernement voudrait-il se prémunir d’avance d’un refus sur le fond, auquel il répugnerait, en préparant des refus sur la forme ? » se demandent les signataires. Aussi, alors que le patrimoine est une compétence régionale, le gouvernement introduit une contrainte localiste dans les pétitions en obligeant à ce que la moitié des signataires des résidents de la commune où est situé le bien à classer. Sachant qu’un bien est supposé être classé en fonction de son « intérêt régional », les associations ne manquent pas d’y voir un élément symptomatique de plus pour rendre la pétition de classement tout simplement plus difficile à mettre en œuvre. Quoi qu’il en soit, la recevabilité des pétitions sera très aléatoire, en fonction des intérêts du gouvernement. Les citoyens bruxellois perdent ainsi un des rares outils de réelle participation qui leur était accordé. Ici aussi, seul l’avis du gouvernement, en fonction de l’opportunité du moment, sera déterminant. Pourtant le programme du gouvernement régional prévoit « d’impliquer toutes les Bruxelloises et tous les Bruxellois chaque fois que c’est possible », de « créer les conditions d’une citoyenneté active, développer, encourager cette citoyenneté et placer la culture du débat au centre du processus démocratique ». Les associations ne peuvent que constater que les actes sont exactement à l’inverse des intentions.

Conclusion

La réforme proposée n’est en rien une simplification mais bien un refus du débat démocratique et l’introduction d’une pure subjectivité dans la gestion du patrimoine. Les signataires du présent appel demandent donc de maintenir l’avis conforme de la CRMS et d’éclaircir la portée des pétitions en précisant l’obligation pour le gouvernement d’entamer la procédure d’enquête préalable au classement. Il en va de la sauvegarde du patrimoine de Bruxelles et de la participation citoyenne. Toutes les deux doivent être développées, non restreintes !

Annexe 1

Liste des demandes de pétitions restées sans réponse de la part de la Région 120 et 124 av de Tervuren immeubles importants de Paul Hamesse démolis nuitamment à l’instigation de Willem Draps, à l’époque échevin , alors qu’ils étaient en procédure de protection. Cet incident a provoqué la mobilisation de citoyens qui ont créé l’association PP

Place des Martyrs

Éternelle abandonnée des pouvoirs publics sous la pression d’abord des banques voisines puis de la Communauté flamande et du promoteur DEKA. Le PPAS qui prévoit l’affectation de grands côtés en logement et des petits côtés en bureaux est péniblement en voie de concrétisation mais le patrimoine a été sacrifié par des rénovations lourdes successives qui n’ont sauvé que les façades écrans.

Tour et Taxis

Du fait du laxisme et de l’impuissance des pouvoirs publics, les promoteurs ont mis une demi-douzaine d’années à comprendre que le patrimoine majeur présent sur le site pouvait - et devait - être le point de départ d’une mise en valeur immobilière (devant laquelle tout le monde aujourd’hui s’extasie à bon droit). Ce sont les associations, et en particulier la Fonderie, qui ont mené cette bataille de réhabilitation culturelle. Reste que la gare maritime tombe en miettes faute de vision régionale...

Rue Scailquin et Ch. de Louvain à St Josse

La réhabilitation de la tour Madou (avec extension et parking géant) a entraîné la création d’une voirie de service destinée à éclairer les bureaux situés à l’arrière de la tour. La construction de cette voirie a entraîné la destruction d’un îlot comprenant la plus ancienne maison de Saint-Josse et d’une dizaine de maisons éclectiques fatiguées mais d’un certain intérêt patrimonial. Les associations furent confrontées à la stratégie du pot de fer. La tour est aujourd’hui convoitée par la Commission européenne (pas de taxe sur les bureaux pour la commune).

Brasserie de Boeck

Un ensemble industriel méconnu à Koekelberg qui aurait pu être rénové et converti à une autre affectation comme le logement mais la Commune et la Région ont préféré construire des logements moyens neufs (intitulés « résidence brasserie »...à vérifier) sur base de la stratégie de la tabula rasa.

Heron Plaza

Un îlot entier de commerces et de logements dont certains remarquables qui n’aurait jamais du être démolis. La Commune a imprudemment délivré le permis d’urbanisme. IEB, le BRAL et PP ont introduit deux recours devant le Conseil d’État sur base de l’utilisation hasardeuse de la prescription 44 du PRAS qui permet d’organiser de chancres et du non-respect de la pétition de classement. Le Conseil d’État vient d’annuler le permis d’urbanisme. Tout est à recommencer, le patrimoine est perdu.

Aérogare de Haren

Des vestiges de l’épopée aéronautique, qui encore une fois, auraient pu être conservés et mis en valeur. La Région a préféré autoriser leur démolition pour la construction du siège de l’OTAN.

Les ateliers Citröen

L’ARAU, IEB, Pétitions-Patrimoine, les Archives d’Architecture Moderne, La Fonderie ont convoqué les archives d’époque pour démontrer l’intérêt historique, esthétique - et urbain- des anciens ateliers Citröen situés à front du canal qu’un projet de 16.000 m² de bureaux menaçait. Une pétition de classement, toujours sans suite, fut introduite en 2000. Ce bâtiment, mis entre les mains d’architectes talentueux, pourrait accueillir un pôle mixte de développement.

Le 6 place Stéphanie

Cet hôtel de maître est contemporain de la création de l’avenue Louise et a été surhaussé par M. Polack. Les travaux sans permis ont commencé à vider les intérieurs. Pétitions-Patrimoine a demandé le classement en 2002. La commune d’Ixelles a exigé un permis pour la régularisation des travaux mais la Région n’est pas intervenue.

L’hôtel Wittouck

L’hôtel Wittouck, dans une ville consciente de son patrimoine, serait ravalé et mettrait en valeur ses hôtes, logements et commerces. L’Échevin de l’Urbanisme de la Ville de Bruxelles a décidé de céder aux sirènes de la spéculation immobilière et d’accepter un projet qui globalise des parcelles, qui crève les plafonds de surfaces admissibles de commerces, qui réduit le logement à la portion congrue et qui, last but not least, « découpe les façades au laser » (sic), ce que l’ancien Secrétaire d’État au patrimoine, W. Draps considérait comme un must en matière patrimoniale. Aujourd’hui une demande permis modificatif menace d’installer dans cet îlot un supermarché automobile. Oh tempore o mores...

Annexe 2

Inventaire des pétitions déposées par des associations entre 1995 -2005

Pétitions + respect de toute la procédure

Immeuble Strauven (Rue Joseph II, 148)
Presses Socialistes rue des Sables (1905 - Architecte Pringiers)
292, Avenue de Tervueren (1937 - arch. A et Y Blomme)
Ecole de la Roue (cité-jardin 1930 à Anderlecht)

Pétitions qui ont connu une procédure informelle (modification de la demande, non respect des délais ou repris au compte du Cabinet)

Alignement 143-169 rue Belliard (classement seulement de la Maison Dillens n°161 et sauvegarde des 143, 147, 149)
Villa Palladienne (c.1777 - rue Docteur Jacobs à Anderlecht)
Pavillons Meudon (Chaussée de Vilvorde, 144)
Ancienne clinique Depage, Place Brugmann (1905 et 1925 - Arch. JB Dewin)
41, Avenue Hamoir à Uccle (1907 - arch. Dewin)
Ancienne grande Triperie Saint-Gilloise (Art Nouveau - 1905)
+ décors de céramiques

Pétitions sans suite  :

Ateliers Citroën (1934 arch. Dumont et Van Goethem)
Hôtel Wittouck (1873 - néo-Louis XIV)
124, Avenue de Tervueren ( 1907 - arch. Jules Rau)
Piscine Neptunium à Schaerbeek (Modernisme 1957 - arch. Senterre)
Place Stéphanie, 6 (Hôtel de maître néo-classique - 1875)
Site du Val d’Or
Aérogare de Haren (Art Déco - 1928)
Ecole Avenue Houzeau à Uccle (1921 - arch. H. Jacobs)
Entrepôts Delhaize, Place des Armateurs (1912 - déco. P. Cauchie)

Bâtiments démolis malgré pétition

26 Toison d’Or (1853 - Hôtel de maître)
Brasseries De Boeck de Koekelberg (ensemble 1877)
22- 32 Rue Scailquin à Saint-Josse (Néo-Renaissance flamande 1884 +bâtiments éclectiques)
Tour Martini (1958 - archi. J. Cuisinier)
Tour Botanique (1964)
Librairie Moresco (1846 - Immeuble classique place du Sablon)

[1] « Le Gouvernement distingue les biens classés en plaçant les biens exceptionnels dans la catégorie particulière du patrimoine immobilier exceptionnel classé. » (projet de révision du COBAT)
Relèvent de cette catégorie les biens classés dont la notoriété est internationalement reconnue, qui constituent un exemple particulièrement remarquable d’un courant architectural, d’une technique ou d’un événement historique de première importance et qui, par leur intégration dans le contexte urbain, leur style ou leur caractéristiques propres, sont généralement et directement associés à la Région et qui, à ce titre, méritent une reconnaissance particulière et des aides renforcées à la conservation et à la restauration ». Ainsi aucun avis d’expert n’est requis. Remarquons que presque tous les bâtiments actuellement classés pourraient répondre à cette définition. Cela démontre bien que le choix opéré sera largement subjectif.

[2] Rappelons que lors des auditions parlementaires TOUS les parlementaires et personnes auditionnées (administration, IEB, BRAL, Pétitions-Patrimoine, CRMS) se sont prononcées pour le maintien de l’avis conforme et la publicité des avis de la CRMS SAUF l’Union des Entreprises de Bruxelles et Philippe Moureaux pour la Conférence des Bourgmestres (décision prise en l’absence de Bernard Clerfayt).


Tout ce que vous pensez de la chaussée d'Ixelles sans jamais avoir osé le dire

Tout ce que vous pensez de la chaussée d’Ixelles sans jamais avoir osé le dire

https://www.ieb.be/388
23 octobre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

La chaussée d’Ixelles est une voirie régionale, connue pour son noyau commercial sympathique mais aussi pour ses embouteillages aux heures de pointe et la dégradation de son espace. A plusieurs reprises, la Région bruxelloise, en collaboration avec la commune, a tenté de repenser l’aménagement et la mobilité de cet axe vital et commerçant de la commune ixelloise mais sans succès ! Des blocages et des réticences diverses notamment de la part d’habitants et de commerçants y sont sans doute pour quelque chose. Pas simple, en effet, de trouver un équilibre au sein des différents usages de la chaussée.

C’est pourquoi la Région a confié à Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et au Brusselse Raad voor het leefmilieu (BRAL) la réalisation d’un large processus de consultation auprès des habitants, commerçants, chalands, conducteurs et usagers des transports en commun afin de permettre aux différentes voix de s’exprimer.

Cette consultation se fera en plusieurs phases. A ce stade-ci, tout reste ouvert. Aucun projet ou scénario n’existe, aucun bureau d’étude n’a encore été désigné. Plantés en différents endroits du périmètre concerné, IEB et BRAL récoltent depuis la mi-septembre les avis, réflexions, mots d’humeur ou d’humour de tout ce qui vit et bouge sur la chaussée. Les derniers jours de permanence se tiendront ces lundi, mardi et mercredi de 11 à 18h, place Fernand Cocq.

Dans un second temps, sur la base des avis ainsi récoltés des ateliers de réflexion et de discussion seront organisés dans le courant du mois de novembre en présence d’experts afin d’analyser plus en détail les différents points « chauds ». Y seront conviées toutes les personnes ayant émis en avis et ayant laissé leurs coordonnées.

A partir de 2007, ce travail et les résultats qu’il produira serviront de point d’encrage pour l’élaboration de scénarios réalisés avec l’aide d’un bureau d’étude désigné par la Région. Le travail de participation se poursuivra ! Un panel de citoyens représentatifs des différents usages de la chaussée sera constitué et invité à se pencher sur les scénarios proposés.

Mais dans l’immédiat, faites vagabonder votre imagination et informez-nous de vos cogitations ! Tout reste possible...

Contacts :

Inter-Environnement Bruxelles :
- Claire Scohier - 02/548.39.46 - courriel

BRAL :
- Ben Bellekens - 02/217.56.33 - ben chez bralvzw.be


Bruxelles en Mouvements n°174 — 26 octobre 2006

Bruxelles en Mouvements n°174 — 26 octobre 2006

https://www.ieb.be/156
26 octobre 2006

DOSSIER Partenariat Public-Privé : comment y arriver à Bruxelles ?

Quand pouvoirs publics et acteurs privés unissent leurs forces, les partenaires obéissent à certaines règles. Christian Lasserre, consultant en immobilier, analyse les méthodes, les enjeux et les conditions d’efficacité des partenariats public-privé. Son étude donne un éclairage particulier sur l’effet des PPP sur le marché du logement.

Enjeu
Un parc 100% nature à Neder-Over-Heembeek

Avancée
Du compost, oui, mais du collectif !

Actualité
- Le Pentagone à deux roues
- Une voiture pour ne pas se faire rouler

Enjeu
Midis de l’urbanisme 2006 — Fonder l’autonomie de Bruxelles

Éditorial
Élections communales : accorder plus d’attention aux programmes

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°174 — 26 octobre 2006 (pdf)


Viaduc des Trois Fontaines : les voitures individuelles restent prioritaires

Viaduc des Trois Fontaines : les voitures individuelles restent prioritaires

https://www.ieb.be/386
7 novembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Rétroactes

Le 6 décembre 2003 , un incendie accidentel dans un local sportif situé sous la Viaduc rappela que l’administration nationale des routes avait bâti l’ouvrage sans permis en 1968-1970 . La Région se serait contentée d’une remise en état et d’une autorisation provisoire pour permettre la réutilisation de cet axe de pénétration dans Bruxelles qui voyait défiler quelque 60 000 véhicules matin et soir. C’était sans compter avec l’ARAU. L’association introduisit une action devant le Tribunal de première Instance de Bruxelles pour que la Région, gestionnaire et propriétaire, remplisse ses obligations et demande un permis d’urbanisme en bonne et due forme. La Région demanda une conciliation et l’ARAU accepta de suspendre son action, les pouvoirs publics s’étant engagés à respecter les procédures de délivrance d’un permis d’urbanisme assorti d’une étude d’incidence. Après enquête publique sur le cahier de charges de l’étude d’incidence, la Commission de concertation remit en septembre 2004 un avis positif tout en demandant d’analyser des scénarios alternatifs au viaduc par la suppression de ce dernier et le réaménagement sous forme d’un boulevard urbain. Inter-Environnement et l’ARAU insistèrent pour que la réduction des flux autoroutiers soit posée comme critère de base.

Les enjeux

Le plan communal d’Auderghem prévoyait de rendre à cette autoroute un profil de boulevard urbain. Le plan régional de développement prévoit de créer une porte de ville. Ces deux recommandations visent à marquer l’entrée de la ville et le changement de mode de conduite motorisée. L’étude d’incidence propose-t-elle de solutions favorisant cette conduite urbaine et en diminuant le nombre de voitures entrantes ?

La protection de l’environnement et du bien-être des riverains constitue le second enjeu. L’autoroute traverse la forêt de Soignes, zone Natura 2000 et site classé. L’eau de ruissellement se déverse directement dans les étangs du Rouge-Cloître. Le bruit et la pollution de l’air gênent les riverains et les usagers de la zone. Le projet à l’enquête répond-t-elle à ces nuisances ? Enfin, il s’agit de diminuer l’impact de la barrière urbaine sur les déplacements doux et de rendre l’ouvrage moins agressif visuellement parlant. Qu’en est-il dans la demande de permis ?

Ce que propose la Région

L’étude d’incidence a étudié trois alternatives à savoir :

  1. l’aménagement d’un boulevard urbain sur le viaduc ;
  2. l’alternative dite « zéro plus » qui correspond à l’aménagement d’un boulevard urbain en l’absence de viaduc ;
  3. une alternative prévoyant un nouveau système de gestion de la circulation conduisant à des répartitions différentes du trafic sur le profil en travers des chaussées existantes (sic).

Le bureau d’étude marque sa préférence pour l’aménagement d’un boulevard urbain sur le viaduc c’est-à-dire un aménagement cosmétique (lampadaires urbains, berme centrale élargie, plantations...) sans réduction de la capacité entrante.

Ce que demandent les associations

Ce 9 novembre 2006 , la commission de concertation réunie à Auderghem entendra les associations et les riverains sur la demande de permis relative à cet axe majeur. Ces dernières estiment que la Région, si elle délivrait le permis tel que demandé, ne changerait rien à la situation existante. Les mesures proposées tentent de remédier aux seules nuisances environnementales sans s’attaquer à la cause de ces nuisances, le flux trop important de véhicules.

La porte de ville proposée se réduit à un léger dévoiement de la bande d’entrée. Tellement léger qu’il en deviendrait dangereux. Cette intervention n’est pas lisible dans l’espace public et n’est pas de nature à réduire significativement la vitesse. Cette intervention se situe déjà trop en aval dans la ville et reporte le problème plus avant dans la ville au carrefour de Delta et sur les chaussées de Wavre et de Watermael. La porte de ville devrait se situer à la frontière de la Région, être marquante et obliger les conducteurs à réduire significativement leur vitesse. La diminution de la vitesse entraîne une diminution importante du bruit et de la pollution de l’air. Autant de nuisances qui ne seraient pas générées alors que le projet soutenu tente de les diminuer grâce à des murs anti-bruits.

La priorité donnée aux transports en commun doit être renforcée. Une bande de circulation leur est consacrée à l’entrée de la ville. L’étude d’incidence présente des chiffres intéressants en matière d’utilisation des trains et des bus De Lijn sans en tirer des conclusions novatrices. Durant la période de reconstruction du viaduc, plus de 20% des automobilistes avaient trouvé une autre solution pour entrer dans la Région et ceci durant trois mois. Il est donc tout à fait possible de diminuer le flot de voitures en augmentant la capacité et la fiabilité d’horaires des transports en commun. Au minimum, les associations demandent de consacrer aussi une bande sortante aux transports en commun.

Il manque à l’étude de la seconde alternative (le boulevard urbain sans viaduc) une présentation des coûts et des nuisances dues aux travaux qu’entraînerait la suppression du viaduc. Signaler que les coûts seront importants et les délais très longs sans apporter d’autres précisions réduisent l’analyse de l’hypothèse zéro 0 à rien. Il manque aussi un début de balise pour aborder la Région flamande. Or celle-ci s’apprête à modifier substantiellement la circulation au niveau du carrefour Léonard et a conclu un accord de coopération avec la Région de Bruxelles-Capitale en ce sens. N’était-ce pas l’occasion de tester la valeur de cet accord et l’engagement des pouvoirs publics flamands en faveur de la mobilité durable ?

Les associations ne peuvent se contenter de la solution proposée qui ne diminue pas le nombre de véhicules entrant dans la ville . La demande de permis constitue un statu quo qui tente de diminuer les nuisances alors que la source de pollution reste stable.

L’étude d’incidences ne cherche qu’à fluidifier le trafic au niveau des Trois Fontaines, alors qu’elle aurait dû prendre en considération les effets en aval : le report dans la ville des bouchons et des 60.000 véhicules. Pour les associations, c’est à l’entrée de la Région et donc au carrefour Léonard que la réduction des flux entrants doit se faire. L’argument qui consiste à dire que tous attendent le RER pour réduire réellement les accès à la ville n’est pas valide. Le RER se construit lentement et ligne par ligne. Le jour où toutes les lignes seront réalisées, la Région se réveillera et ne pourra plus rien demander. C’est chaque fois que la capacité d’un transport en commun augmente que la Région doit agir sur les axes de pénétration de la ville. Le report modal observé lors du chantier en 2004 est la démonstration que la réduction de la capacité entrante pour les voitures est un puissant adjuvent au développement des transports en commun. La mise en concurrence de la route et des transports en commun est une logique dépassée car létale pour ces derniers. Le dossier du viaduc des Trois Fontaines est une opportunité unique pour la Région d’aller dans ce sens. Elle ne doit pas la laisser passer, d’autant plus qu’elle s’est fixée des objectifs en terme de réduction de flux (le PRD prévoit en effet la réduction de 20 % du trafic automobile dans les relations domicile-travail d’ici 2012, la Belgique s’est engagée à réduire ses gaz à effet de serre au niveau de 1990 sans résultats jusqu’ici...). C’est par des aménagements concrets à l’entrée de la Région et que les pouvoirs publics atteindront ces objectifs et non par des discours incantatoires...

L’ARAU et Inter-Environnement Bruxelles demandent que l’AED (Administration régionale de l’équipement et des déplacements) retire sa demande de permis et complète la seconde hypothèse (coût et durée des travaux, organisation des déplacements pendant et après les travaux) pour déposer le plus rapidement possible une demande de démolition du viaduc et son remplacement par un boulevard urbain. En même temps, la Région de Bruxelles-Capitale doit prendre contact avec la Région flamande pour définir une stratégie commune sur cet axe. Les associations demandent également à la Commune d’Auderghem d’être cohérente avec elle-même en remettant un avis négatif sur cette demande de permis de régularisation. La Commune ne peut pas à la fois prôner un boulevard urbain, se désoler à maintes reprises de la coupure urbaine générée par l’ensemble des viaducs sur le territoire communal et de l’envahissement des voitures en transit dans les rues sans agir concrètement.

ARAU - Inter-Environnement Bruxelles


Une passerelle au-dessus de la gare d'Etterbeek : passera ou passera pas ?

Une passerelle au-dessus de la gare d’Etterbeek : passera ou passera pas ?

https://www.ieb.be/387
7 novembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Dans le cadre des accords de coopération, le Service Public Fédéral mobilité et transports a introduit une demande de permis d'urbanisme pour la création d'une passerelle piétonne et cyclable.

Cette passerelle, longue de 166 mètres et large de 6 mètres, relierait l’avenue de la Couronne et le site universitaire de la Plaine en enjambant le site de la gare d’Etterbeek et le boulevard de la Plaine. Des accès aux quais de la gare seraient prévus mais avec une hauteur à franchir de plus de 8 mètres.

IEB demande que l’amélioration de la mobilité piétonne et cyclable, qui est un enjeu majeur, s’accompagne d’une diminution de la pression automobile.

La fédération n’est pas favorable à la création de cette nouvelle passerelle pour les raisons suivantes :

Créer de nouvelles voiries (ici aériennes) pour ne pas empiéter sur l’espace réservé à l’automobile n’est pas une solution à long terme ni en faveur d’une mobilité durable. Telle est la position qu’IEB défend devant la Commission de Concertation qui aura lieu ce mercredi 8 novembre à 15h00 à Ixelles.

Contact :

Marie-Claire Schmitz
Chargée de mission en mobilité
Tél : 02/2230101 ou 0478/743226


Performance énergétique des bâtiments : mettre le gaspillage au pas

Performance énergétique des bâtiments : mettre le gaspillage au pas

https://www.ieb.be/150
9 novembre 2006

Performance énergétique des bâtiments : mettre le gaspillage au pas
Le concept de performance énergétique des bâtiments s’apprête à déferler sur le monde de la construction et de l’immobilier. Outre les professionnels du secteur, nous serons tous, particuliers compris, confrontés à cette nouvelle réalité. Voici pourquoi et comment.

A l’enquête
Sacré îlot !

Habitants en action
- Semaine de la mobilité 2006 : les Bruxellois ont « pris leurs pieds »
- « La rue, c’est le pied » au quartier du Vieux Sainte-Anne à Auderghem

Actualité
Vogelzang : un classement à recommencer d’urgence

Bon à savoir
Tout connaître sur vos droits à l’environnement

Livres
- Vade-mecum des personnes à mobilité réduite dans l’espace public
- Gratte-pieds de Bruxelles

L’invité de la quinzaine
José Garcia

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°175 — 9 novembre 2006 (pdf)


Toits et façades vertes pour prévenir les débordements climatiques

Toits et façades vertes pour prévenir les débordements climatiques

https://www.ieb.be/147
23 novembre 2006

La minéralisation des sols entraîne de plus en plus de perturbations dans le cycle de l’eau : ruissellement des eaux de pluies, inondations et même dérèglements climatiques. Des solutions existent pour mieux gérer l’eau de pluie en milieu urbain. L’alliance entre l’eau et la végétation sur les toitures et les façades offre de nombreux avantages pour votre bien-être et pour l’environnement.

Actualité
- Sols pollués, on recommence...
- La consommation durable, au cœur de l’existence

Enjeu
La Cité administrative de l’État restera moderniste

Habitants en action
- Des pots de peintures pour verduriser Rogier
- Une passerelle au-dessus de la gare d’Etterbeek : passera ou passera pas ?

Livres
- Bruxelles, style paquebot
- Mini-trip dans le secteur du tourisme bruxellois

Éditorial
Viaduc des Trois Fontaines : les voitures individuelles resteront prioritaires

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°176 — 23 novembre 2006 (pdf)


La zone confort piétine  !

La zone confort piétine  !

https://www.ieb.be/376
4 décembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Lors de la commission de concertation du mardi 5 décembre à 18h à la Ville de Bruxelles, Inter-Environnement Bruxelles (IEB), le BRAL et le Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre s'exprimeront sur la demande de permis d'urbanisme relative au réaménagement de la rue de la Fourche, de la rue Gretry, de la rue Marché aux Poulets, de la rue Marché aux Herbes, de la rue des Fripiers et de la rue Tabora. Contrairement à la Ville de Bruxelles, les associations demandent un piétonnier, seul à même d'assurer une véritable zone confort. Les associations produiront pour l'occasion quelques exemples visuels illustrant dans d'autres villes belges et étrangères de zones confort dignes de ce nom.

IEB, le BRAL, le Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, le GRACQ et le Fietsersbond soutiennent pleinement l’idée d’une zone confort dans le centre du Pentagone. Néanmoins, ils considèrent que le périmètre de l’actuelle zone confort est trop limité et que le projet présenté ne va pas assez loin dans les attributs indispensables à la réalisation pleine et entière de ce concept. Le projet doit être sensiblement adapté afin de redonner un élan au centre historique et surtout de conférer aux piétons et aux cyclistes un espace public convivial libéré de l’emprise de la voiture. D’autres villes belges et étrangères ont devancé Bruxelles avec succès. Il est temps d’aller de l’avant !

Nous plaidons pour une approche intégrée

La Ville de Bruxelles peine à développer une vision globale et novatrice pour la mobilité dans le centre. En l’état, le projet initial de zone confort prévu dans le Plan des déplacements du Pentagone accouche d’une souris. La zone confort doit être intégrée dans la réflexion plus globale sur l’ensemble du Pentagone ainsi que sur le réaménagement des boulevards du centre en vue de supprimer le trafic de transit et de réduire cette fracture urbaine.

Qu’en est-il de la décision du Collège du 19 octobre 2006 ?

IEB et Bral s’attendaient à un projet plus consistant menant à une refonte claire et fondamentale de l’espace public dont a besoin la zone confort. De ce point de vue, le projet mis à l’enquête ne va pas assez loin et est même en deçà de la décision du Collège du 19 octobre 2006 qui entérinait la mise en piétonnier définitive de la rue de la Fourche, ici mise en zone 30 et à sens unique. Le piétonnier devrait être la règle !

Plus de piétonniers, moins de parking

Les pouvoirs publics doivent mettre fin au parking en voirie dans la zone confort. Les associations plaident pour que seules les voies d’accès aux parkings publics situés dans la zone soient autorisées à la voiture. Ceci vaut également pour les habitants qui disposent d’une bonne desserte des transports publics et ont la possibilité de garer leur voiture dans les nombreux parkings publics du centre. Un tarif préférentiel doit être prévu à leur bénéfice. Les livraisons des commerces peuvent être autorisées moyennant le respect d’un horaire strict. Il va de soi que la zone confort doit être « cyclistes admis ».

Sus aux pseudos-piétonniers !

Quant à la nature du piétonnier, il convient de lui conférer une lisibilité sans faille. Or les plans laissent la plupart des rues avec des tracés délimités pour chaque usager organisés autour d’une voie centrale carrossable, comme si la Ville de Bruxelles ne souhaitait apporter que des changement réversibles. La phase de test a pourtant déjà eu lieu. Les associations défendent un vrai piétonnier aménagé sans différence de niveaux, sans trottoirs, d’un seul tenant de façade à façade.

En bref, Inter-Environnement Bruxelles, le BRAL, le Comité de défense des habitants de Bruxelles-Centre, le GRACQ et le Fietsersbond souhaitent que le projet soit revu afin de réaliser les conditions de mise en œuvre d’une zone confort digne de ce nom. La Ville de Bruxelles doit assurer le développement d’un espace public agréable et convivial dans le centre historique rehaussant la qualité de vie des habitants et l’attractivité des commerces. Enfin, le projet doit être intégré dans la réflexion plus globale sur la mobilité dans le Pentagone.

BRUSSELSE RAAD VOOR HET LEEFMILIEU - FIETSERSBOND BRUSSEL - Le Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre - INTER-ENVIRONNEMENT BRUXELLES - GRACQ - Les Cyclistes Quotidiens asbl

Contacts :
IEB : Claire Scohier - 02/548.39.46 - courriel

BRAL :
Joeri Thijs - 0478/99.97.07 - mailto:an chez bralvzw.be

Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre :
Burckhard Doempke - 02/217.93.42 - b.doempke chez aiic.net

GRACQ :
Bernard Dehay - 0498/20.47.21 - Bernard.Dehaye chez dexia.be

Fietsersbond :
Roel De Cleen - 0486 306 604 - roel chez fietsbrussel.be


La route industrielle nord ou comment doubler le ring à l'intérieur de la région

La route industrielle nord ou comment doubler le ring à l’intérieur de la région

https://www.ieb.be/369
7 décembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

L’ARAU, BRAL, IEB, Fietsersbond, GRACQ, Coordination Senne, Un cœur pour Haren, le Comité de quartier Marie-Christine/Reine/Stéphanie, l’ensemble des comités représentatifs de Neder-Over-Heembeek (1), s’étonnent de découvrir au gré d’enquêtes publiques ou de demandes d’avis à la Commission régionale de la Mobilité les prémices de la création d’une route industrielle Nord qui entérine la localisation du Brussels International Logistic Center (BILC) sur le site de Tour et Taxis. Concrètement, les associations demandent au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale d’être cohérent et de s’inscrire dans la politique régionale de diminution de 20% de la pression automobile voulue par le PRD. Concrètement de renoncer à doubler le ring à l’intérieur de la Région, d’entamer une réflexion sur l’implantation du BILC et de développer réellement un plan de déplacement des « marchandises » pour l’ensemble de la Région.

Durant l’été 2006, l’Administration de l’Equipement et des Déplacements (AED) a élargi la chaussée de Vilvorde entre le pont Jules Van Praet et le pont de Laeken. Ce réaménagement a ensuite fait l’objet d’une demande de permis. La Commission de Concertation, réunie à Bruxelles-Ville le 27 septembre 2006, a remis un avis favorable moyennant l’élargissement de la piste cyclable côté canal à 2,20 m. La Ville et l’IBGE se sont abstenus. Les associations pensent que l’élargissement de la chaussée est illégal et constitue le premier élément de l’établissement de la « route industrielle Nord ». La Région s’engage par là dans une pente dangereuse qui vise à fluidifier la circulation des poids lourds dans la ville.

Les associations ci-dessus partagent un avis unanime pour dénoncer cinq points inacceptables :

  1. l’accord du 31 mars 1999 entre la Ville de Bruxelles, la Région, le Port de Bruxelles et les comités de Neder-Over-Heembeek n’est pas respecté. Ce texte précise entre autres que la Ville et la Région doivent fournir toutes les informations sur les activités et les projets sur les terrains industriels de Neder-Over-Heembeek qui peuvent causer des nuisances aux habitants. Les comités signataires, Un cœur pour Haren, Heembeek blijft-Heembeek reste, Promenades Vertes de Neder-Over-Heembeek, n’ont pas été mis au courant des changements. Se basant sur cet accord, les associations exigent un débat ouvert et clair dans lequel toutes les cartes seront mises sur la table.
  2. l’élargissement de la chaussée de Vilvorde est illégal puisqu’il a été réalisé sans permis . C’est un exemple de la politique du fait accompli et un déni de démocratie : comment comprendre autrement le mépris à l’égard de la procédure d’enquêtes publiques ? L’Administration doit respecter la législation en vigueur au même titre que n’importe quel citoyen et a un devoir d’exemple.
  3. cet élargissement risque d’en entraîner d’autres . L’élargissement de cette voie préfigure le réaménagement de l’axe qui relie le centre TIR à la sortie n°6 du ring de Vilvorde. L’élargissement de la chaussée de Vilvorde est le premier domino d’une longue chaîne pour élargir d’autres voiries vers le centre de la Région.
  4. cet élargissement entérine, sans aucune consultation publique, la localisation du Brussels International Logistics Center (BILC) à côté du centre TIR sur le site actuel du Port à Tour et Taxis. Or cette localisation est un contresens puisqu’elle vise à implanter un centre logistique dans des quartiers densément peuplés à proximité immédiate du centre-ville. L’extension des activités existantes n’a pas de sens à cet endroit et entraînera de nombreuses nuisances : les accès à l’eau et au chemin de fer sont inexistants. Seuls les poids lourds pourront atteindre l’endroit. Pour laisser passer les camions alimentant ce centre, la Région devra augmenter le gabarit d’autres voiries. Le risque reste grand de voir les camions continuer à envahir les quartiers résidentiels à proximité que ce soit pour rejoindre le centre logistique ou pour se parquer. Arrivées à cet endroit, les marchandises seront transbordées dans de plus petits véhicules pour desservir le Pentagone et ses quartiers avoisinants qui seront, eux, protégés du trafic des camions. Du moins si la volonté politique actuelle de protéger le Pentagone du trafic de transit et des grands gabarits se maintient. Par contre, pour desservir les deux tiers de la Région située à l’Est du Canal, les camions ou les camionnettes (2) sur lesquels les biens seront transbordés devront reprendre leur itinéraire en sens inverse pour se réengager sur le boulevard Lambermont, et rejoindre les boulevards Léopold III et de moyenne ceinture. La création de la nouvelle voirie ne déchargera en rien ces axes et le trafic de marchandises continuera à traverser ces quartiers densément habités. Pourquoi protéger le seul Pentagone et pas les autres quartiers habités ?
    La localisation du BILC sur le site de Tour et Taxis répond-t-elle aux conditions de succès d’un centre logistique de cette ampleur ? Quelle sera l’activité réelle du BILC ?
    Un centre logistique nécessite la proximité des grands axes de communication, la possibilité de transfert modal vers le rail et l’eau et enfin une superficie importante. Aucune de ces conditions n’est réalisée à Tour et Taxis. D’autres entreprises présentes dans la zone portuaire, telle Mabru, cherchent au contraire à accroître la part des marchandises transportées par chemin de fer, ou, mieux encore, le transport par voie d’eau ce qui leur permettrait d’enrayer la croissance du nombre de camions par jour (mille camions par jour pour le marché matinal), qui leur pose des problèmes de coûts et d’impact environnemental de l’aveu même de leurs responsables ( La Libre Belgique du 29/09/2006).
    Les associations demandent la présentation d’un projet global pour l’implantation d’un BILC (3) qui prenne en compte les besoins de mobilité d’une telle infrastructure. Avant de prendre une décision, les associations demandent au Gouvernement d’étudier d’autres alternatives telles que l’occupation du terrain Shell de l’autre côté de la rive en aval, Schaerbeek Formation ou d’autres terrains industriels en voie de mutation .
  5. le projet ne prend pas en compte l’usage du canal et de son évolution. L’itinéraire cyclable le long du mur du Palais royal deviendra très dangereux à cause du déplacement d’air généré par la vitesse et la charge des camions. Aucune des deux rives n’est réservée à la mobilité douce contrairement aux plans alors que le canal fait partie d’un itinéraire plus important, le Rever ou Réseau européen des voiries vertes reprises au PRD, qui en Belgique devrait relier Anvers à Charleroi. Le BRYC a déjà empêché, il y a deux ans, le passage sous le pont Van Praet et le Port veut aujourd’hui obliger les cyclistes à contourner les installations de Carcoke. Il n’y a pas encore de décision quant à l’affectation d’une partie de la zone du canal à la création d’un pôle de loisirs. Néanmoins les associations souhaitent que le développement de la zone du canal n’hypothèque pas cette fonction.

Des nuisances dans toute la Région

Les associations s’inquiètent aussi du projet de route industrielle Nord, reliant le boulevard de la Woluwe à l’avenue de Vilvorde, sur lequel le Ministre Smet a demandé l’avis de la Commission régionale de mobilité en octobre 2006. La justification de la création de cette voirie dépend aussi de la localisation du BILC . La rapidité avec laquelle le Ministre cherche à avancer sur ce dossier vient du fait que la Région souhaite profiter des travaux ferroviaires pour la réalisation du Diabolo — boucle ferroviaire reliant l’aéroport de Bruxelles aux lignes Bruxelles-Liège et Bruxelles-Anvers — pour créer à moindre frais cette nouvelle voirie. Les associations rappellent que la création de cette voirie n’a pas été retenue dans le PRAS (4). Elles demandent que l’étude d’incidence prévue pour la création de la route industrielle Nord envisage l’alternative zéro autrement dit de ne pas créer cette route . Les associations insistent sur le fait que la réflexion sur la circulation des poids lourds dans la Région doit être globale et reposer notamment sur les mouvements routiers liés au port et à l’avant-port qui devraient être explicités.

Les effets indésirables tels que la fréquentation de cette route par des voitures privées seront inévitables. Telle quelle, la route industrielle n’offrirait pas que des avantages à la Région. Elle ne déchargerait pas automatiquement le boulevard Léopold III, le boulevard Lambermont et le Pont Van Praet qui doivent, au contraire, être réaménagés pour diminuer le flot de voitures et de poids lourds et augmenter l’attractivité résidentielle de ces axes. La route industrielle Nord ne résoudrait pas non plus automatiquement la question de la circulation des poids lourds dans les quartiers et ne serait d’aucune utilité pour régler la question de leur stationnement. La solution ne peut être uniquement technique, elle doit aussi être organisationnelle.

En conclusion, l’ARAU, Fietsersbond, GRACQ, Coordination Senne, Un cœur pour Haren, le Comité de quartier Marie-Christine/Reine/Stéphanie, l’ensemble des comités représentatifs de Neder-over-Heembeek, BRAL, IEB demandent au Gouvernement de suspendre les projets d’élargissement qui se préparent sur la chaussée de Vilvorde au-delà du pont Van Praet et de lancer un débat public sur ses intentions concernant le projet d’établissement du BILC à Tour et Taxis et les projets d’infrastructure qui y sont liés.

  1. Soit Promenades vertes de Neder-Over-Heembeek, Comité Pagodes-Beyseghem-Albert, Comité Faines, Heembeek blijft-Heembeek reste, Gementeschapcentrum De Kleun
  2. Or il s’avère que les véhicules utilitaires légers (camionnettes) sont des plus polluants (voir par exemple
    http://www.econologie.com/les-utilitaires-legers-articles-922.html
    ou
    http://www.b-rail.be/corp/assets/mobilys2006/theme_B/de_ceuster_fr.ppt).
  3. Deux plans font référence aux ouvrages d’art et infrastructures nécessaires au développement du BILC sur le site de Tour et Taxis : le plan pluriannuel des travaux publics régionaux (p. 58 et 140) et le PRD (priorité 8, p. 31) concernant l’amélioration de l’accessibilité du site depuis le ring.
  4. Il y a deux projets, l’un présente la création d’une voirie au sol (PCD de Bruxelles-Ville), l’autre une voirie aérienne qui prolongerait la sortie de Machelen via le Pont de Buda vers l’Hôpital militaire (PRD). Le Diabolo n’est pas repris dans le PRAS : son éventuelle création supposerait une modification de ce plan.

Signataires

1. ARAU - Isabelle Pauthier 02/219 33 45 — 0477/33 03 78
2. BRAL — Ben Bellekens 02/217 56 33
3. IEB — Anne-France Rihoux 02/223 01 01 ou 0495/83 15 44
4. Fietsersbond — Roel De Cleen - O486 306 604
5. GRACQ — Bernard Dehaye 0498/20.47.21
6. Coordination Senne - Dolores Baïta 02/201 08 08
7. Un cœur pour Haren - Jean Dochy 02/705 25 24
8. Comité de quartier Reine/Marie-Christine/Stéphanie — Jean-Louis Smeyers 02/428.75.27

9. ensemble des comités représentatifs de Neder-Over-Heembeek :

- Benoît Elleboudt, Président, GSM 0475/77 05 63

- Ghislain Debongnie 02/262 0068


Heurs et malheurs de l’espace public bruxellois

Heurs et malheurs de l’espace public bruxellois

https://www.ieb.be/141
7 décembre 2006

Sacrifiés par la modernisation de Bruxelles, les espaces publics sont redevenus un enjeu central pour la reconquête de la ville. En réponse à l’opposition des habitants à la défiguration de leur ville, les autorités publiques ont élaboré un projet de ville pour réhabiliter les espaces publics. Première partie d’un état des lieux pour faire le point sur les priorités et les évolutions de l’action publique.

Enjeu
Quel avenir pour la vitrine européenne de Bruxelles ?

Habitants en action
Sonder les voix pour qu’Ixelles trouve chaussée à son pied

Enjeu
En plein cœur (vert) de Ganshoren

Enquêtes publiques
- Batraco dans l’impasse de l’Îlot Sacré
- La fin d’un site : punt aan De Lijn

Bon à savoir
Votre maison où il fait bon vivre

Livre
Radioscopie de la Région

Éditorial
Polluer au nord et investir au sud. Kyoto, Nioki et Bruxelles

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°177 — 7 décembre 2006 (pdf)


Elections communales 2006 : quatre matières, six ans, dix-neuf communes...

Elections communales 2006 : quatre matières, six ans, dix-neuf communes...

https://www.ieb.be/676
15 décembre 2006

Tous les six ans, Inter-Environnement Bruxelles met les communes sur la sellette pour dresser le bilan de leur législature.

A l’occasion des élections communales de 2006, des comités d’habitants ont passé l’action des 19 communes au crible.

Le résultat de ce travail : une brochure qui présente le bilan des communes bruxelloises en mobilité, logement, espaces publics et participation, et vous invite, à l’aide de questionnaires, à évaluer la nouvelle législature.


Ilot Van Maerlant : les bonnes résolutions, c'est pour les autres ?

Ilot Van Maerlant : les bonnes résolutions, c’est pour les autres ?

https://www.ieb.be/368
18 décembre 2006 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

(ou : un nouvel acte manqué pour le Quartier Européen)

Ce mardi 19 décembre, l’Etat Fédéral présentera pour la deuxième fois à la Commission de Concertation de la Ville de Bruxelles sa demande de certificat d’urbanisme pour l’aménagement de l’îlot Van Maerlant. Le projet prévoit 21 690 m², 1 600 m² de commerces, 950 m² d’équipements et 195 emplacements de parking.Inter-Environnement Bruxelles demande premièrement que le projet soit à nouveau revu et corrigé parce qu’l ne tient aucun compte des remarques et manquements soulevés lors de la première demande en juin 2006. Ceux-ci portaient notamment sur la mauvaise relation entre les fonctions implantées et l’espace public. Un des axes prioritaires de l’accord tripartite sur le quartier européen est l’implantation de commerces sur la chaussée d’Etterbeek. Mise à mal depuis l’arrivée massive des bureaux sur le quartier, elle doit retrouver l’animation d’un axe rendu aux habitants. En bref, logements pour les étages, commerces pour les rez-de-chaussée. Dans cette optique, l’îlot Van Maerlant est une opportunité unique pour la chaussée d’Etterbeek. Par son ampleur et sa situation stratégique puisqu’il borde la place Jean Rey. Le projet de l’Etat Fédéral offre aujourd’hui un équipement sur la chaussée d’Etterbeek. Le commerce se retrouve du coté de l’autoroutière rue Belliard. Pour y accéder : un trottoir étroit surplombant la trémie du tunnel. La tête à l’envers ?Inter-Environnement Bruxelles demande ensuite que le dossier soit reporté pour respecter les objectifs de l’accord tripartite. Et rappelle que l’Etat fédéral en est signataire. La chaussée d’Etterbeek et l’espace public en général dans le quartier européen requièrent des soins indispensables. Ceux-ci passent par une vision d’ensemble cohérente et mûre. Il faut donc freiner les initiatives ponctuelles qui les déterminent au coup par coup. Tout le monde avait pourtant l’air d’accord. La déléguée de la Région de Bruxelles-Capitale au développement du Quartier Européen se charge de cette cohérence ; son schéma directeur est presque prêt. De l’autre côté de la place Jean Rey, la Ville et la Région ont montré leurs efforts sur l’îlot Comines-Froissart. Quant à l’Etat Fédéral ? Dispensé de ses engagements ?

Personne de contact :
Jacqueline Gillissen, présidente IEB
0485/89.38.71


À quelle mode rhabillera-t-on la chaussée d’Ixelles ?

À quelle mode rhabillera-t-on la chaussée d’Ixelles ?

https://www.ieb.be/134
21 décembre 2006

Pour l’heure, la chaussée d’Ixelles n’a pas d’urbanité ni de plan de mobilité adapté à sa fonction spécifique. La voiture y reste reine. Pour prendre le pouls de cet espace complexe, Inter-Environnement Bruxelles est descendu dans la rue écouter les voix de ses usagers. Un processus de consultation ouvert, hors des rails institutionnels.

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Un rapport pro-nucléaire aux arguments partisans

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L’insécurité ne niche pas dans les arbres

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Développer un réseau d’ambassadeurs de l’environnement à Bruxelles ?

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VW : l’investissement public doit soutenir l’économie durable

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°178 — 21 décembre 2006 (pdf)


La Tour des Finances : du logement sur le toit de Bruxelles ?

La Tour des Finances : du logement sur le toit de Bruxelles ?

https://www.ieb.be/79
11 janvier 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

La vente des immeubles des pouvoirs publics est devenue une habitude de notre gouvernement pour arrondir ses fins d’année...
En 2001, la Tour des Finances et la Cité Administrative furent un bel exemple de cette politique précipitée et à court terme, dépourvue de vision urbanistique. Dans l’urgence d’un budget à boucler, l’État avait vendu la Tour des Finances, située en face du boulevard du Botanique à 1000 Bruxelles, sous le principe de « sell and lease back » . Cette opération fut réalisée sans concertation avec la Région bruxelloise.

Cette vente a déjà fait couler beaucoup d’encre et a essuyé beaucoup de critiques.
Comment développer une vision cohérente de Bruxelles si le gouvernement fédéral ne considère pas la Région comme interlocuteur lors de pareilles transactions immobilières ?
Cette vente a aussi privé le gouvernement bruxellois d’un droit de regard sur l’avenir urbanistique de cette partie du site puisque la vente a divisé l’entité de la Cité administrative en deux, abandonnant une vision homogène du lieu. Résultat : la Tour des Finances ne fut intégrée ni dans la ZIR, ni dans le schéma directeur. La Région perd ainsi au moins 77 000 mètres carrés de logements puisque le PRAS prévoyait que les logements ne pouvaient pas représenter moins de 35% de la superficie totale des planchers. 77 000 mètres carrés de logements envolés, au centre d’une ville qui pleure son manque de logement. Une occasion de mixité manquée...

Autre épisode de la saga de la Tour : l’étude d’incidence, obligatoire (norme européenne) pour les bâtiments d’une surface de plus de 20 000 mètres carrés (la Tour en représente 220 000...), une étude à laquelle le promoteur immobilier croyait au départ échapper, avant de voir in extremis une ordonnance adapter la directive européenne.

Enfin, de nombreuses voix s’étaient élevées pour décrier le principe même de la vente, qui apporte un cash immédiat au gouvernement mais endette l’État à moyen terme par la location de ses anciens bâtiments. Ce procédé est choquant parce qu’il consacre une vue à court terme que même la Cour des Comptes condamne, jugeant que le gouvernement fédéral faisait preuve d’ « obsession budgétaire » en vendant son patrimoine. Cet empressement eut un coût puisque la valeur des biens n’aurait soit pas été évaluée, soit été sous-estimée.

Dans pareil contexte, faut-il s’étonner qu’un nouvel épisode vienne émailler l’histoire de la vente de la Tour des Finances ? La société néerlandaise Robelco (via sa filiale la société Immobilier de Bureaux Bruxellois) intente aujourd’hui une action en justice contre l’État belge concernant la procédure de vente de la Cité administrative de l’État et de la Tour des Finances, dénonçant des irrégularités.

La société néerlandaise Breevast qui a déboursé plus de 300 millions d’euros pour obtenir la Cité Administrative et la Tour des Finances, perdra-t-elle le marché ? Elle a déjà entamé des travaux de rénovation, de désamiantage. Comment le gouvernement la dédommagera-t-elle ? Et que vise Robelco dans cette action en justice ?

Mais quelle que soit l’issue de cette action en justice, Inter-Environnement Bruxelles et le Bral vzw apprécient l’indépendance et le travail de fond de la Cour des Comptes, mais s’étonnent de la lenteur de ses productions. Son rapport, très critique, sur la vente de la Cité Administrative et de la Tour des Finances a été publié en octobre 2006 alors que la vente a été réalisée en fin décembre 2001 ! Ce laps de temps fait perdre au rapport de sa pertinence et de son utilité. Alors que la société Breevast a entrepris des travaux de rénovation dans ses nouveaux bâtiments, annuler la vente devient de plus en plus complexe. Inter-Environnement Bruxelles et le Bral vzw demandent une analyse plus rapide, voire plus contraignante des actes immobiliers du gouvernement. La réalité du marché ne permet pas de renégocier le montant d’un contrat cinq ans après sa signature...

Ensuite, le dossier de la vente témoigne de la négligence et de la précipitation de l’État dans cette vente. Prix sous-évalué, mauvaise évaluation du dossier de désiamantage, marché expédié pour l’orthodoxie d’un équilibre budgétaire, absence de vision urbanistique du site, renégociation des contrats et location, imprécision quant aux destinataires finaux des différents bâtiments impliqués dans le dossier.

Si l’action en justice de Robelco devait aboutir et malgré les difficultés qu’elle engendrerait, elle peut également être l’occasion de réinventer au niveau de l’urbanisme un projet cohérent.

Ainsi, Inter-Environnement Bruxelles et le Bral vzw soulignent que l’exclusion de la Tour des Finances du schéma directeur du Botanique a pour conséquence de manquer un des objectifs principaux de l’opération : le développement d’une vision cohérente, globale et transversale de la zone. IEB et le Bral demandent notamment le principe de mixité des fonctions et de répartition de logement sur l’entièreté de la zone. Du logement pourrait voir le jour en haut de la Tour des Finances. Ce type de mixité, prisé dans d’autres capitales, est peu utilisé à Bruxelles.

Alors que s’annonce Batibouw et son éternelle vision du logement traditionnel, privé, cloisonné et séparé d’autres fonctions, IEB et le Bral vzw encouragent la Région à innover en la matière, notamment en logement modulaire, en locaux à fonction interchangeable, etc. pour développer un quartier animé et convivial dans le quartier du Botanique et de la Cité Administrative.

BRUSSELSE RAAD VOOR HET LEEFMILIEU
INTER-ENVIRONNEMENT BRUXELLES

Contact presse :
Anne-France Rihoux, Secrétaire générale
Inter-Environnement Bruxelles
Rue du Midi, 165 - 1000 Bruxelles.
Tél. : 02/223 01 01. Fax : 02/223 12 96. GSM : 0495/831 544.
anne.france.rihoux chez ieb.be


Espaces publics : une culture à construire et à partager

Espaces publics : une culture à construire et à partager

https://www.ieb.be/131
11 janvier 2007

La première partie de ce dossier (BeM n°177) a présenté la mobilisation des habitants et la prise de conscience de la Région pour la réhabilitation des espaces publics. Le dossier d’aujourd’hui analyse les interactions entre les acteurs régionaux et communaux. Questions-clés : comment sont mis en œuvre les programmes régionaux, quels sont les écueils sur le terrain, quelle coordination entre les acteurs ?

Habitants en action
Le Comité de Quartier « Emile Max » : un mois pour sauver ses cerisiers du Japon et préserver le caractère de son avenue

Enjeu
Le centre logistique peut se développer sans camion !

À l’enquête
Un projet citoyen à l’ombre du Parlement européen

Livre
L’envers du décor bruxellois

Éditorial
RRU enfin le bout du tunnel

EN SUPPLÉMENT
Action-Compost, le journal des maîtres-composteurs

Téléchargez ici le supplément Action-Compost n°15 — Décembre 2006 (pdf)

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°179 — 11 janvier 2007 (pdf)


Hommage à l'environnement, victime des 4X4

Hommage à l’environnement, victime des 4X4

https://www.ieb.be/80
13 janvier 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Au premier jour du 85ème Salon des Utilitaires légers, véhicules de loisirs et motos, le groupe d’action 4X4info(1), soutenu dans sa démarche par Inter-Environnement Wallonie et Inter-Environnement Bruxelles, a organisé une « cérémonie funéraire » d’hommage au climat et à l’environnement victimes de l’usage inapproprié du 4X4. Vêtus de noir en signe de deuil, les militants ont déposé une couronne mortuaire à l’entrée du Salon et distribué aux visisteurs un tract expliquant leur condamnation des 4X4 et autres SUV (Sports Utility Vehicles) mis à l’honneur dans les allées du Heyzel.

Pour 4X4info, Inter-Environnement Wallonie et Inter-Environnement Bruxelles, la promotion des 4X4 et SUV (Sports Utility Vehicles) témoigne de la non-volonté des constructeurs automobiles d’œuvrer en faveur de véhicules écologiquement responsables. L’exposition « SUV Forever », qui célèbre le 4X4 de ses origines à nos jours, constitue l’illustration flagrante de l’aveuglement d’une industrie qui continue à promouvoir des engins en contradiction totale avec les exigences de l’époque. « Malgré les alternatives existantes et l’urgence des changements de comportement pour lutter contre le réchauffement global, l’industrie automobile persévère à produire et promouvoir les véhicules les plus polluants » déplore Liévin Chemin de 4X4info.

Si l’usage (purement utilitaire !) du 4X4 en milieu agricole ou forestier est justifiable, la dérive qui en a fait un objet de prestige et d’affirmation de soi doit par contre être dénoncée et combattue. Car en sortant de leur vocation première pour envahir le réseau routier et les centres villes, ces engins lourds, gourmands en carburant(2) et gros producteurs de gaz à effet de serre vont à l’encontre des principes élémentaires de mobilité, de sécurité routière et de protection de l’environnement. Surdimensionnés, ils amplifient la congestion du trafic. Lourds et massifs, ils mettent en danger les autres usagers. Particulièrement énergivores, ils contribuent gravement au phénomène de réchauffement global à l’origine des changements climatiques. Le couplage de leur usage en agglomération et de leur forte consommation en fait en outre d’importants émetteurs de polluants locaux, plus particulièrement de particules fines et de COV connus pour leurs effets hautement dommageables pour la santé.

En portant le deuil de la voiture « propre » et en rendant hommage au climat, à la qualité de l’air et aux autres victimes de ces engins anachroniques, les militants rassemblés ce samedi sur le lieu même du culte qui leur est rendu voulaient dénoncer ce qui constitue une aberration environnementale mais aussi sociale. « Nous sommes en deuil à cause des dégâts infligés quotidiennement par ces voitures. Les fortunes déboursées par les acheteurs ne sont rien au regard des coûts exhorbitants que les 4X4 et autres SUV font peser sur la société. »

« La popularité des 4x4 est le symbole d’une tendance obsolète à des voitures toujours plus grosses, plus lourdes et plus puissantes.. et donc, in fine, plus polluantes. L’industrie de l’auto met toute la responsabilité sur le consommateur en répétant : « Le client est roi ». Ce qu’elle oublie de dire, c’est que le consommateur est harcelé par les publicités pour ce type de véhicules mais très peu averti de l’intérêt d’acquérir des véhicules plus sobres. C’est un constat affligeant alors que le réchauffement climatique frappe à la porte » constate Liévin Chemin.Le manque de volonté des constructeurs face aux enjeux du réchauffement global se retrouve d’ailleurs dans leur incapacité à respecter les accords volontaires de réductions des émissions moyennes de leurs voitures(3). Il apparaît ainsi évident que des normes légalement obligatoires d’émissions de CO2 devront leur être imposées, une décision en ce sens de la Commission européenne étant attendue très prochainement.

(1) 4X4info est un groupe d’action militant en faveur de véhicules écologiquement responsables, dénonçant la promotion du 4X4 et appelant à ce que la capacité d’innovation technologique des constructeurs automobiles soit tout entière tournée vers la production de modèles moins énergivores.

(2) Un simple exemple, éloquent : le véhicule illustré sur l’annonce de l’exposition « SUV Forever », une Jeep Wagon de 1946, consommait près de 20 litres au 100 km. L’actuelle Jeep Commander, le modèle de Jeep le plus récent, consomme toujours plus de 15 litres...

(3) L’industrie automobile européenne, représentée par l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles), a conclu en 1998 un accord volontaire avec la Commission Européenne. Les constructeurs s’engageaient à réduire pour 2008 les émissions moyennes de leurs voitures à 140g de CO2 par kilomètre. Engagement que, de leur propre aveu, ils ne tiendront pas, comme l’atteste un classement établi par le fédération européenne Transport & Environment : www.transportenvironment.org/docs/Publications/2006/2006-10_how_clean_is_your_car_brand.pdf

Contacts :
Pierre Titeux, Attaché de presse IEW : 0479.497.656 — p.titeux chez iewonline.be
Pierre Courbe, Chargé de mission Mobilité IEW : 0477.495.434 — p.courbe chez iewonline.be
Claire Scohier, Chargée de mission Mobilité IEB : 02.548.39.46 — courriel
Liévin Chemin, 4X4 Info : 0486.335.444 — lievin.chemin chez webage.be

4X4INFO
INTER-ENVIRONNEMENT WALLONIE
INTER-ENVIRONNEMENT BRUXELLES


Mobilisation contre le Réchauffement Global

Mobilisation contre le Réchauffement Global

https://www.ieb.be/81
23 janvier 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Le 1er février entre 19h55 et 20h00, on éteint tout !

« Eteignons l’éclairage et les appareils électriques pendant 5 minutes pour montrer symboliquement au monde politique l’importance que nous accordons à la problématique du réchauffement global »  : tel est, en substance, le message lancé en France par l’Alliance pour la Planète (groupement d’une centaine d’ONG environnementales). Diffusé via Internet, cet appel a été spontanément relayé en Belgique où l’action fait boule de neige.

Inter-Environnement Wallonie, Inter-Environnement Bruxelles, les Amis de la Terre Belgique, Espace Environnement, Natagora, Réseau IDée, l’Apere, 4X4info, Oxfam-Solidarité, Group One, ATD Quart Monde et l’Institut Eco-Conseil soutiennent cette démarche citoyenne et ont, entre autres, pris les mesures pour prévenir tout impact négatif de l’action sur le fonctionnement du réseau électrique belge.

L’appel lancé en France visait à adresser un message symbolique fort aux candidats à l’élection présidentielle. En Belgique, ce message est destiné aux partis préparant l’échéance législative de juin prochain. Dans les deux cas, il s’agit de faire savoir l’importance accordée au problème du réchauffement global et la volonté de voir la lutte contre celui-ci figurer au centre des programmes politiques.

L’action doit également permettre de sensibiliser chacun et chacune au problème du gaspillage énergétique et au fait qu’il existe des gestes simples permettant de le réduire (voir www.energivores.be, www.defi-energie.be, www.energie.wallonie.be) La date du 1er février a été choisie car les experts des Nations unies présenteront ce jour-là à Paris leur nouveau rapport sur les changements climatiques en cours.

Le monde associatif belge se réjouit de ce mouvement spontané ; il atteste en effet de la capacité de tout un chacun de mobiliser autour d’un enjeu de société majeur. Les associations soutiennent l’initiative et activeront leurs réseaux afin d’en renforcer la dynamique. Elles veilleront par ailleurs à prévenir tout impact négatif que le succès de l’action pourrait avoir sur le fonctionnement du réseau électrique belge. Celui-ci est en effet susceptible d’être affecté en cas de chute brutale de la demande. Des contacts ont dès lors été pris avec Elia, gestionnaire du réseau de transport de l’électricité, afin de s’assurer que toutes les mesures seront prises pour éviter des problèmes.

Par ailleurs, les associations invitent les communes à se joindre à la mobilisation en éteignant l’éclairage public pendant ces cinq minutes ; elles affirmeront ainsi leur volonté de mesures fortes et concrètes permettant de lutter contre le réchauffement global qui menace tous les équilibres de la planète.

Contacts :
Pierre Titeux, Attaché de presse IEW : 081/255 284 — 0479/497 656.
Jean-Yves Saliez, Secrétaire général IEW : 0476/999 603.
Anne-France Rihoux, Secrétaire générale IEB : 0495/83 15 44.

Inter-Environnement Wallonie - Inter-Environnement Bruxelles - les Amis de la Terre Belgique - Espace Environnement - Natagora - Réseau IDée - Apere - 4X4info - Oxfam-Solidarité - Group One - ATD Quart Monde - Institut Eco-Conseil


L’impact du logement sur la santé

L’impact du logement sur la santé

https://www.ieb.be/129
1er février 2007

Une étude sur la santé, entreprise dans le cadre de la politique des grandes villes, a fait apparaître d’importants écarts entre les niveaux de santé des populations des quartiers urbains. Une recherche universitaire plus spécialisée a été lancée pour mettre au point un modèle permettant la détection et l’analyse de la transmission des problèmes de santé liés aux problèmes de logement. Présentation de cette démarche et de la table ronde du 30 mai 2006 impliquant les acteurs de terrain.

À l’enquête
Une cité-jardin durable à vocation sociale... c’est Versailles, deux fois !

Enjeu
- Consommer contribue à diminuer la pollution, qu’ils disent !
- L’intérêt collectif, appelé à la barre

Actualité
Marche funèbre pour ouvrir la Grand-Messe de l’automobile

Habitants en action
Une boulangerie cheval de Troie des terrasses-jardins clandestines

Livres
- Tram de vie : la ligne 55
- Ne laissez pas la planète sur sa faim

Éditorial
Bruit des avions : les Bruxellois en appellent au gouvernement fédéral

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°180 — 1er février 2007 (pdf)


Squat : sans titre mais pas sans droit !

Squat : sans titre mais pas sans droit !

https://www.ieb.be/127
15 février 2007

Les actualités ne cessent de présenter les actions des sans-abri que ce soit sous les tentes, dans les squats ou au Palais de Justice. Nicolas Bernard, professeur de droit, inscrit l’occupation de logements vides dans le conflit entre le droit au logement et le droit de propriété. Démystification d’un phénomène qui aiguillonne la politique du logement.

Habitants en action
Les Bruxellois sont demandeurs de changement

Avancée
Le sentier Sebrechts trace sa route

À l’enquête
Plateau Engeland : sentiers vicinaux en péril !

Suite d’enquête
- Principe de précaution pour la réserve du Kinsendael à Uccle
- Ils ont dit « oui » à Mettewie

Bon à savoir
Gestion de l’eau : promotion des techniques alternatives

Éditorial
Churchill : 1 / Région : 1

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°181 — 15 février 2007 (pdf)


Rapport d'activité 2006 d'Inter-Environnement Bruxelles

Rapport d’activité 2006 d’Inter-Environnement Bruxelles

https://www.ieb.be/351
28 février 2007

Inter-Environnement Bruxelles présente en ligne son rapport d'activités 2006.

Au programme, nos divers secteurs d’activités à la loupe : urbanisme, mobilité, environnement, patrimoine et bien sûr nos outils d’information, Bruxelles en Mouvements, la lettre d’information électronique.

Abonnez-vous !


Vivre et circuler chaussée d'Ixelles : premier écho des citoyens

Vivre et circuler chaussée d’Ixelles : premier écho des citoyens

https://www.ieb.be/377
28 février 2007

Vous avez probablement aperçu quatre jeunes enthousiastes en septembre et octobre en différents points de la chaussée.

Ils n’étaient pas là pour vous enquiquiner, ils étaient là en mission pour Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral). Les avis récoltés ainsi que les grandes options pour la chaussée ont fait l’objet d’une première lettre d’information diffusée auprès des personnes interrogées.


Développement durable : un avenir très « commune »

Développement durable : un avenir très « commune »

https://www.ieb.be/120
1er mars 2007

La commune constitue un des maillons essentiels de la vie publique. Aujourd’hui, elles se retrouvent au centre de nombreuses sollicitations pour devenir des acteurs plus « durables ». De placements éthiques à l’achat de produits verts en passant par une méthodologie pour appliquer l’Agenda 21, les pistes ne manquent pas pour encourager une commune à se soucier des générations futures. Catalogue non exhaustif des propositions durables.

Avancée
En Brik ? Le logement en question

Actualité
Une Assemblée pour le droit à l’eau

À l’enquête
- Rue de Stalle : reconversion d’une friche industrielle
- Rénovation de l’îlot Louvain

Livres
- Jardins écologiques dans tous leurs états
- Images de la nature à Bruxelles

Éditorial
L’intérêt collectif reconnu à la barre

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°182 — 1er mars 2007 (pdf)


Flagey : une place en plan

Flagey : une place en plan

https://www.ieb.be/87
6 mars 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Alors que les riverains et usagers de la place Flagey aperçoivent enfin le bout d'un tunnel long de 5 années de chantier, le Collège des Bourgmestre et Echevins d'Ixelles retarde les futurs travaux de surface.

La commune a, en effet, introduit un recours auprès du Collège de l’urbanisme, contre le permis délivré le 19 janvier à l’Administration des Equipements et des Déplacements (AED) de la Région de Bruxelles Capitale.

Les 4 moyens de recours :

  1. Le permis ne permet pas de comprendre les raisons pour lesquelles les remarques formulées par la Commune ne sont pas prises en compte = Absence de Motivation :
    • Les notes techniques (éclairage scénographique - dépôts calcaires) n’apportent pas de réponse satisfaisante ;
    • La note technique relative au traitement de la trémie d’accès précise que la demande (couverture des rampes d’accès) que l’IBGE a formulé dans le permis d’environnement du parking souterrain n’est pas rencontrée ;
    • La demande de vérification de compatibilité du revêtement choisi avec l’usage polyvalent de la place n’a pas eu de suites.
  2. Les modifications apportées aux plans sont telles qu’elles nécessitent une nouvelle demande de permis = Modification substantielle, sans nouvelle demande de permis :
    • Le périmètre du permis a été prolongé sous forme de pointe dans l’av. de Gaulle ;
    • La suppression du dévoiement le long des quais (à hauteur de l’av. de Gaulle) n’est pas réalisable, au motif qu’elle impliquerait une largeur de trottoir réduite à 1,19 m le long de l’établissement sis au coin de Vleurgat/Flagey. Or, un plan avait été remis plus tôt, qui le permettait en supprimant les escaliers inutiles à l’accessiblité du lieu.
  3. L’aménagement compromet la sécurité des lieux : L’aménagement prévu pour l’accès aux véhicules (de certains maraîchers quotidiennement, des camions lors d’évènements) sur la place compromet :
    • la sécurité des piétons & PMR,
    • la mobilité des trams (« pointe » des maraîchers).
      Le projet met en péril l’accessibilité de la place, et dès lors, son caractère polyvalent
  4. Le permis ne répond pas au principe de « bon aménagement des lieux ».
    Le principe énoncé dans le projet était de limiter le nombre de places de parking en surface tout en maintenant sur le site un nombre de places équivalent grâce au parking souterrain.

Or, il apparaît dans l’étude hydroscan (juin 2006), qu’aucune solution technique n’empêchera l’immersion dudit parking lors de pluies de 29 mm/demi-heure, entraînant la fermeture de l’ouvrage pour plusieurs mois.

L’accessibilité multimodale de la place ne sera pas garantie...

Cette information modifie considérablement le principe de limiter l’accès des véhicules pour les marchés, cérémonies & manifestations culturelles.

Proposition :

L’accessibilité des véhicules serait garantie par la suppression des bancs situés le long du site propre du tram, la place Sainte-Croix étant accessible par des plots amovibles.

Par cet acte, le Collège d’Ixelles exprime sa volonté de remonter, en surface, le parking souterrain, inutilisable en cas de fortes pluies.

Dans l’attente d’une décision, le projet restera en plan.

En effet, le recours postpose le chantier de réaménagement de la place Flagey :

La loi donne 60 jours, (ou 75 jours en cas d’audition des parties) au Collège de l’Urbanisme pour se prononcer. Le titulaire du permis (en l’occurrence l’AED).

Si sa décision ne satisfait pas une des deux parties, elle peut être attaquée, dans les trente jours, devant le Gouvernement régional. La loi donne à celui-ci 60 jours (+15 en cas d’audition des parties) pour se prononcer.

Une fois ces recours épuisés, le Conseil d’Etat peut être saisi.

Inter-Environnement Bruxelles condamne cette action à plus d’un titre :

Prolongation des nuisances assurée

D’abord parce que les riverains sont les otages du chantage qu’exerce la commune sur la Région. Ils font les frais d’un chantier interminable, stoppé net. Le sort de la place devient nébuleux.

Processus de consultation balayé

Ensuite parce que le projet de réaménagement de la place Flagey a fait l’objet d’une concertation soutenue d’une année. Ce processus, dans lequel sont impliqués les acteurs locaux, habitants, usagers ET COMMUNE D’IXELLES a abouti à la proposition d’une place Flagey SANS parking en surface. Les protagonistes ont exprimé leur volonté de fouler une place conviviale et sans voiture. Le Collège a, hélas, décidé de contrarier l’opinion publique.

Pression automobile encouragée

Force est, pourtant, de constater que le quartier fonctionne depuis cinq ans sans le parking Flagey. Alors, pourquoi ne pas en profiter pour débarrasser cette place, une fois pour toutes, du stationnement automobile ?

Et demain

Inter-Environnement Bruxelles refuse le retour du parking en surface, option contradictoire avec la volonté unanime de transformer la place Flagey en lieu de rencontre et de convivialité ouvert à tous.

Inter-Environnement Bruxelles condamne l’attitude du Collège des Bourgmestre et Echevins et lui demande de retirer son recours, qui contrarie le bon avancement du chantier, au détriment de tous les usagers.

Contacts :
Sarah Duray - 02.548.39.45
Anne-France Rihoux - 0495.831.544


Touche pas à mon tram 18

Touche pas à mon tram 18

https://www.ieb.be/93
8 mars 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Chaque jour, la ville change. De nouveaux quartiers se développent et les habitudes de déplacement évoluent. Répondre à cette mutation et aux nouveaux besoins des habitants, c’est un des objectifs du plan de redéploiement du réseau de la STIB qui a démarré en 2005 et s’étalera jusqu’en 2008.L’ambition de la Région de Bruxelles - Capitale est de réduire de 20% d’ici 2010 le nombre de kilomètres parcourus en voiture et d’augmenter de 60% l’utilisation des transports publics.

La STIB précise que, entre 1999 et 2005, sa clientèle a augmenté de plus de 60%.La société bruxelloise de transport public a donc entrepris de restructurer son réseau à l’horizon 2008 pour, dit-elle, le rendre plus performant, plus lisible et plus cohérent.

Plusieurs modifications sensibles vont intervenir dans les réseaux métro, tram et bus.

C’est aussi le cas à Saint-Gilles, commune qui a déjà, dans le passé, subi de nombreux travaux qui ont défiguré la commune et rendu les déplacements de plus en plus compliqués.

Ces changements vont modifier sensiblement la mobilité à Bruxelles et singulièrement à Saint-Gilles.

Incapable d’améliorer la régularité de ses lignes et le respect des horaires, la STIB démantèle donc le réseau en supprimant des lignes ou en redessinant leur tracé.

La STIB veut ainsi faire disparaître le 18 et le 82 de la rue Théodore Verhaegen !

Le 81, quant à lui, n’ira plus en ville ! Il sera dérivé dans un premier temps depuis Lemonnier vers le Heyzel. Dans un deuxième temps il se dirigera vers Marius Renard

Non content de cela, l’arrêt Guillaume Tell sera tout simplement supprimé.

Voulant restructurer ainsi son réseau, la STIB sert de moins en moins bien les usagers de nos quartiers.

Les habitants des quartiers de la barrière, de la place de Bethléem et de l’avenue du Parc, les travailleurs, les usagers du CPAS ou de la commune, les écoliers et étudiants qui, quotidiennement empruntent ces lignes, seront obligés de multiplier les correspondances. Ou de trouver des itinéraires alternatifs.

Alors que l’objectif annoncé est un gain de temps, les usagers vont en perdre.

Que voulons-nous ?


Comité de Défense de Saint-Gilles asbl - Rue Dethy 79 - 1060 Bruxelles - 0497/64.17.07
Inter-Environnement Bruxelles asbl - Rue du Midi 165 - 1000 Bruxelles - 02/548.39.32

Comité de Défense de Saint-Gilles asbl
Inter-Environnement Bruxelles


IEB et Bral certifient que l'incinérateur n'est pas vert

IEB et Bral certifient que l’incinérateur n’est pas vert

https://www.ieb.be/88
13 mars 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Une installation de biométhanisation ? Bravo. Mais en valorisant écologiquement un incinérateur, une entreprise hautement polluante et sans avenir ? L’histoire d’une bonne fin qui ne justifie pas les moyens.

Les deux fédérations bruxelloises d’associations et de comités de quartier, Inter-Environnement Bruxelles et Bral, se réjouissent de la volonté de créer une installation de biométhanisation dans la région. Tout en produisant compost et électricité verte, cette nouvelle infrastructure permettrait, selon les deux fédérations, de traiter en priorité les déchets organiques importants générés dans des institutions publiques (cantines des écoles et CPAS par exemple) et chez des partenaires privés.

Emir Kir, Secrétaire d’Etat à la Propreté Publique, propose de financer un centre de biométhanisation en permettant à l’incinérateur de déchets de Neder-Over-Hembeek d’obtenir le « label » nécessaire pour profiter de certificats verts. Pour rappel, les entreprises productrices d’électricité peuvent, moyennant le respect de plusieurs critères environnementaux, valoriser certaines de leurs installations. Ces installations bénéficient alors tous les trois mois des « certificats verts ». Comme le gouvernement régional impose aux fournisseurs d’électricité un quota de certificats verts en fonction des quantités d’électricité vendue (2.5 % pour la Région Bruxelles-Capitale), les certificats verts représentent à la fois une avancée écologique et une certitude économique (la vente de sa production verte).

Selon le Secrétaire d’Etat à la Propreté Publique, une telle certification rapporterait trois millions d’euros à l’incinérateur par an, ceci pendant dix ans. L’incinérateur étant propriété à 80 % de l’ABP (Agence Bruxelles-Propreté), elle-même institution publique, le gouvernement déciderait de réinvestir cette somme dans une installation de biométhanisation. Et le tour est joué.

Cependant, si le projet d’une installation de biométhanisation est jugé de manière très positive par les deux fédérations, le moyen de financement évoqué en réunion du gouvernement, et largement diffusé dans la presse, est moins pertinent.

Au niveau technique,

L’incinérateur ne rentre pas dans les conditions requises pour bénéficier des certificats verts. Il devrait pour ce faire émettre moins de 5% de CO2 que des installations de production de référence (à savoir les meilleures installations classiques de production séparée d’électricité, de chaleur et de froid). Dans les faits, l’incinérateur en émet 5% de plus ! Pour qu’il remplisse les conditions d’obtention de certificats verts, il faudrait modifier l’arrêté du 6 mai 2004 et revoir les critères d’exigence à la baisse. Inacceptable pour les fédérations environnementales. IEB et Bral rappellent que le principe des certificats verts est de privilégier les entreprises moins polluantes et de promouvoir les énergies renouvelables.

Au niveau éthique,

L’incinérateur est un « moindre mal » dans la gestion de la propreté publique. Brûler des déchets reste une solution par défaut, inappropriée pour les défis environnementaux qui nous attendent. Cette solution est une étape dans l’attente de solutions plus respectueuses de l’environnement. Aujourd’hui, les fédérations actent la présence de l’incinérateur, tout en ayant longtemps combattu pour obtenir la diminution des nuisances importantes (bruit et pollution de l’air notamment) qu’une telle infrastructure génère. Cependant, IEB et Bral refusent qu’une forme de bonus écologique soit octroyée à une entreprise hautement polluante et symbolisant une solution du XXe siècle, à abandonner progressivement.

Par ailleurs, le quota de certificats verts (2.5%) sera probablement atteint en 2008, ceci grâce à divers projets en gestation. Octroyer à l’incinérateur la certification verte ferait que ce quota de 2.5% serait atteint avant 2008. Or, sans cet incitant économique, l’émergence d’installations plus respectueuses de l’environnement serait de facto mise en péril. Par ailleurs et sur base de ce constat, il sera nécessaire d’augmenter le quota des certifications vertes après 2008 afin que le centre de biométhanisation puisse en bénéficier.

Au niveau financier,

Les certificats verts rapporteraient 7 millions d’euros par an. Mais cette somme serait allouée à l’entreprise productrice d’électricité. Or, cette recette serait à diviser entre partenaires, Electrabel et les propriétaires de l’incinérateur. Et ceux-ci sont à 80 % l’ABP, les 20% restants appartenant à la société Sita (groupe Suez). Résultats des courses : pour 100 euros de certificat, l’ABP en toucherait 40.

De plus, rien ne prouve que la somme récoltée par l’incinérateur serait forcément réinvesti, de manière transparente, dans une installation de biométhanisation. Comme rien n’obligerait légalement le conseil d’administration de l’incinérateur à le faire, l’échange de certificats verts à l’incinérateur contre la biométhanisation ne tient que sur la parole de ceux qui privilégient cette piste. Léger pour un investissement de cette ampleur.

Selon la Ministre de l’Environnement, le centre de biométhanisation pourrait bénéficier de 2 à 2.5 millions d’euros en certificats verts. Le coût de l’installation avoisinant les 20 millions d’euros, le projet est rentable après 10 ans, ce qui n’est pas négligeable.

Pour financer la construction du centre de biométhanisation, et avant que les certificats verts entrent en compte, IEB et Bral préconisent que des solutions, comme le système de concession, soient explorées.

Au niveau politique,

Le lien entre une installation de biométhanisation et l’incinérateur de Neder-Over-Hembeek n’existe que dans les notes gouvernementales. Rien ne lie les deux dossiers. Inter-Environnement Bruxelles et Bral plaident pour que la piste d’une installation de biométhanisation soit maintenue, mais découplée de l’enjeu des certificats verts, qui en n’aucun cas ne devraient revenir à un incinérateur de déchets.

Inter-Environnement Bruxelles et Bral rappellent que l’objectif global des « certificats verts » est avant tout environnemental. Et l’enjeu du dossier est bien le traitement plus écologique des déchets et la production d’électricité verte.

En vue du quatrième Plan Déchets, IEB et Bral attendent du gouvernement une politique appuyée en termes de prévention, de réutilisation, de recyclage. Si cette fois-ci l’accent est mis sur une vraie politique de prévention de déchets, nous pouvons diminuer la quantité de déchets et ainsi réduire la capacité de l’incinérateur.

Par ailleurs, les deux fédérations s’attendent à présent à retrouver en priorité le centre de biométhanisation dans le Plan Déchets 2008.

Enfin, IEB et Bral en appellent à plus de concertation et de collaboration au sein même des partenaires du gouvernement. Ni le centre de biométhanisation, ni les certificats verts, ni la gestion des déchets ne sont la propriété d’un ministère.

Contact :
Bral vzw : Piet VAN MEERBEEK - 02/217 56 33, 0478/999 707 - piet chez bralvzw.be
INTER-ENVIRONNEMENT BRUXELLES : Catherine Maréchal - 02/223 01 01 - courriel

Inter-Environnement Bruxelles
BRAL (Brusselse Raad voor het Leefmilieu)


Le Smog démontre l'urgence de la mise en œuvre du RER

Le Smog démontre l’urgence de la mise en œuvre du RER

https://www.ieb.be/94
14 mars 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Alors que le smog plane sur la Belgique, le Plan d’investissement 2008-2012 de la SNCB va être présenté aux Ministres compétents fin de ce mois. Les associations environnementales prennent la balle au bond pour rappeler que la réalisation du Réseau Express Régional (RER) doit se faire sans délai.

14 mars 2007 — Le smog est responsable ces jours-ci de l’augmentation des concentrations en particules fines dans différents endroits du pays. Pour les associations environnementales, le phénomène illustre encore une fois le besoin de limiter sérieusement la circulation automobile dans notre pays. Elles regrettent que les améliorations de première nécessité dans le domaine des transports en commun, tels le Réseau Express Régional, soient d’une telle lenteur. Il est primordial que les travaux liés au RER ne soient plus retardés par les discussions sur le Plan d’investissement 2008-2012 de la SNCB qui sera soumis fin de ce mois aux ministres compétents.

Les conditions atmosphériques sont sources de concentrations accrues d’oxydes d’azote, d’oxydes de carbone, de benzène et surtout de particules fines dans l’air. Ceci est particulièrement problématique pour les catégories de personnes plus sensibles à la qualité de l’air (les jeunes enfants, les personnes âgées, les personnes touchées par les maladies cardio-vasculaires...). La Belgique est le pays d’Europe où la pollution atmosphérique fait le plus de dégâts. Le nombre de décès prématurés et la perte d’espérance de vie dus aux particules fines y sont les plus élevés d’Europe. En Belgique, environ 13 000 personnes meurent chaque année prématurément uniquement à cause des particules fines et la perte moyenne d’espérance de vie due à la pollution par les particules les plus fines y atteint 13,6 mois par personne, soit la valeur la plus importante de l’Union Européenne [1]

CELINE (la Cellule Interrégionale de l’Environnement), l’organe qui quotidiennement nous informe sur la qualité d’air dans notre pays, est formel : l a circulation routière est une des sources les plus importantes de pollution atmosphérique . Le message habituel de CELINE dans ces circonstances est donc : "Limiter autant que possible l’utilisation de la voiture et faite usage si possible des transports en commun. Les courts déplacements doivent se faire à pied ou à vélo".

Pour résoudre le problème des particules fines, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère qu’une combinaison de mesures est nécessaire. Ainsi il existe divers moyens techniques susceptibles d’améliorer les émissions liées à la circulation routière, par exemple le placement de filtres à particules sur les voitures diesels. De semblables moyens techniques ne suffiront toutefois pas à eux seuls. Les bénéfices pour l’environnement sont rapidement absorbés par la croissance de la circulation automobile. Pour cette raison, des mesures permettant la maîtrise de cette croissance doivent être adoptées telles que l’amélioration des transports publics.

Le RER représente, dans ce contexte, une solution parmi d’autres pour un air plus respirable à Bruxelles . Cependant la planification des travaux s’enlise et les discussions relatives au plan d’investissement de la SNCB pour 2008-2012 sont un facteur supplémentaire de risque d’accumuler encore du retard. Ce plan doit être soumis au ministre fédéral de la mobilité, M. Landuyt, et au secrétaire d’État pour les sociétés publiques, M. Tuybens, pour le 31 mars 2007. Le RER ne sera pleinement opérationnel que lorsque tous les projets d’infrastructure projetés seront réalisés dans leur intégralité. Les associations souhaitent que les engagements financiers prévus pour la réalisation du RER soient fermes et suffisants et respectent le timing prévu pour la réalisation du projet, au-delà de cette fin de législature. Les quatre fédérations environnementales insistent aussi pour que les mesures d’accompagnement qui doivent aller de pair avec le RER soient mises en œuvre sans délai. A savoir notamment l’adoption de mesures fiscales et une politique de stationnement volontariste dissuasive de l’usage de la voiture, un meilleur partage de l’espace public au profit des usagers doux et des transports en commun ainsi qu’ une amélioration des conditions d’intermodalité afin d’assurer le transfert de la voiture vers les modes de transports plus soucieux de la qualité de l’air.

Contacts :

Ben Bellekens (Brusselse Raad voor het Leefmilieu) : 0486/18.06.19
Claire Scohier (Inter-Environnement Bruxelles) : 02/548.39.46, 0473/66.75.05
Erik Grietens (Bond Beter Leefmilieu) : 0474/40.63.94


[1] Source : Particulates : small but dangerous in Stop Acid Rain, Environmental Fact sheet No. 20, April 2006, Sweden.


Mémorandum des associations

Mémorandum des associations

https://www.ieb.be/92
15 mars 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Mémorandum des associations pour la nouvelle législature communale en matière de transports en commun

Les associations signataires estiment qu’à l’heure où la nouvelle législature communale débute, elles se doivent de rappeler leurs priorités en matière de transports publics à l’égard des collèges échevinaux, du gouvernement régional et de la STIB. La prochaine conclusion du futur contrat de gestion de la STIB pour la période 2007-2011 fournit une occasion supplémentaire aux associations de rappeler leurs revendications.

Vous trouverez l’intégralité du mémorandum de l’ARAU, d’Inter-Environnement Bruxelles, de la Ligue des Familles-Régionale de Bruxelles, de NoMo, de Wolu-Inter-Quartiers et des Comités de Quartier Réunis de Watermael-Boitsfort en cliquant sur le lien suivant : Mémorandum Shadow Trafic (pdf - 408 ko).

ARAU - Inter-Environnement Bruxelles - La Ligue des Familles-Régionale de Bruxelles - NoMo - Wolu-Inter-Quartiers - Comités de Quartier Réunis de Watermael-Boitsfort


Un péage urbain à Bruxelles comme à Londres, Stockholm,...

Un péage urbain à Bruxelles comme à Londres, Stockholm,...

https://www.ieb.be/2737
15 mars 2007

Editorial paru dans Bruxelles en Mouvements n°183 — 15 mars 2007.


Inter-Environnement Bruxelles

Inter-Environnement Bruxelles

https://www.ieb.be/2
15 mars 2007

Inter-Environnement Bruxelles est une association fédérant des habitant·e·s de la région bruxelloise actif·ve·s sur des questions urbaines, écologiques et sociales. IEB se compose principalement de groupes d’habitant·e·s constitués sous forme de comités de quartier, d’associations et de collectifs qui pensent et agissent selon les objectifs et principes définis ci-dessous. IEB s’ouvre également à l’émergence de dynamiques naissantes ou plus éphémères ainsi qu’à des personnes actives dans des luttes locales, développant une expertise située, pour autant que les un·e·s et les autres s’inscrivent dans une dynamique collective.

L’action d’IEB s’inscrit dans une perspective de transformation sociale selon des principes de solidarité, d’émancipation sociale et de démocratie urbaine. IEB revendique pour tous le droit à définir et à défendre collectivement son environnement (social, écologique, économique, politique, culturel, ...)

Ancré dans les principes de l’éducation permanente, IEB pense et agit à la fois comme une force collective de réflexion, d’information, d’expérimentation, de proposition et de contestation dans une volonté de débat et de délibération entre ses membres et avec la société, mais aussi d’analyse critique, d’évaluation, d’échange de savoirs, de mise en mouvement et en réseau, de création d’alliances avec d’autres acteurs sociaux.

IEB considère la multiplicité des points de vue de ses membres comme une force et cherche à défendre l’intérêt collectif plutôt que des intérêts particuliers.

Qui sommes-nous ?

La Charte

La Charte fournit les balises de l’engagement d’Inter-Environnement Bruxelles en tant que fédération de comités de quartiers, d’associations, de collectifs et d’habitant·e·s. Elle pose des constats, des principes, des thématiques et des terrains d’actions. Elle servira de guide à l’action d’IEB pour les années à venir. Cette charte a été adoptée par l’Assemblée générale du 7 juin 2022.

Charte – 07.06.2022

Les statuts

Les statuts de l’association - dont la dernière version a été approuvée par l’Assemblée générale du 2 juillet 2020 - sont consultables via le Moniteur belge et téléchargeables ici.

Statuts d’Inter-Environnement Bruxelles - 2020 – PDF, 02.07.2020

À propos de ce site web

Ce site web est développé en interne et hébergé à Bruxelles par Domaine Public. Il utilise les logiciels libres suivants : le CMS SPIP, le framework CSS Bulma, le bandeau dynamique Tiny Slider et les icônes Fork Awesome.

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Projet de schéma directeur du quartier européen : 4e édition

Projet de schéma directeur du quartier européen : 4e édition

https://www.ieb.be/119
15 mars 2007

Habitants en action
- Changement climatique : l’union fait la force
- Création d’une nouvelle Régionale Natagora Bruxelles

Actualité
- Des points vélos aux abords des grandes gares bruxelloises
- Parrainage de logements vides
- Appel à l’associatif pour améliorer l’espace public
- Pour Auderghem, les « Euro-dateurs solaires » c’est du luxe !

Livres
- Encyclopédie du savoir vivre écologique
- Les secrets des jardins

Éditorial
Un péage urbain à Bruxelles comme à Londres, Stockholm,...

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


L'avant-projet de schéma directeur du Quartier européen. La suite...

L’avant-projet de schéma directeur du Quartier européen. La suite...

https://www.ieb.be/373
20 mars 2007

Ce mardi 20 mars s'est tenue la quatrième et dernière soirée-débat (culture, patrimoine, tourisme) organisée par Inter-Environnement Bruxelles autour des options de l'avant-projet de schéma directeur du Quartier européen.

Ces rencontres ont été riches et ont permis à chacun de poser des questions, de faire des propositions. La matière ainsi récoltée sera transmise à la Région et viendra nourrir le schéma directeur qui sera présenté dans le courant de l’année 2007. Si vous avez encore des remarques à formuler, vous pouvez les communiquer jusqu’au mercredi 28 mars 2007 à l’adresse suivante : info chez ieb.be

L’avant-projet de schéma directeur reste consultable sur le site suivant : www.quartiereuropeen-europesewijk.be


Soutenez le Pacte écologique Belgique

Soutenez le Pacte écologique Belgique

https://www.ieb.be/95
21 mars 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Ce mercredi 21 mars, Nicolas Hulot présentait le Pacte écologique Belgique proposé par le monde associatif francophone, les Amis de Terre, Natagora, le WWF, Greenpeace, Inter-Environnement Wallonie et Bruxelles, l’Apere,... S’adressant tant aux citoyens qu’aux candidats, le Pacte écologique vise à placer les enjeux écologiques et climatiques au cœur des préoccupations politiques en vue des prochaines élections législatives de juin.Vous aussi, soutenez le Pacte écologique belge en signant la lettre ouverte aux futur(e)s élu(e)s à l’adresse http://www.pacte-ecologique.be/

Les Amis de la Terre, Apere, Fondation Nicolas Hulot Belgique, Free, Greenpeace, Groupe One, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Natagora, WWF.


La vignette autoroutière collée ? Tant mieux !

La vignette autoroutière collée ? Tant mieux !

https://www.ieb.be/96
29 mars 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Carte blanche — journal Le Soir — 29 mars 2007

« La vignette autoroutière n’est sans doute pas la meilleure méthode de faire payer aux étrangers les coûts de la mobilité  ». En une visite en Hollande et une phrase lapidaire, Monsieur Yves Leterme coule l’instauration d’une mesure qui faisait pourtant l’objet d’un accord entre les trois régions de Belgique. Et Inter-Environnement Bruxelles dit « tant mieux !  »

Taxer les véhicules utilisant le bitume belge était une idée séduisante. La mesure permettrait de renflouer les caisses des trésoriers régionaux tout en ménageant l’usager belge. En effet, par un tour de passe-passe fiscal, cette vignette n’aurait pas coûté un franc aux automobilistes du Royaume. Seuls donc auraient payé les routiers (du coup très sympas) venus de l’étranger. Forcément, nos voisins n’applaudirent pas la mesure et le Premier Ministre hollandais, M. Balkenende, ne se fit sans doute pas prier pour le signaler à M. Leterme. Qui tout de go a enterré la vignette avant qu’elle ne voit le jour. Détail amusant, le Ministre-Président flamand coule un accord régional le lendemain du bulletin environnemental de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique demandant plus de coordinations entre les différents niveaux de pouvoirs et l’élaboration d’un plan national de mobilité. Soit...

Monsieur Leterme détricote une taxe routière et Inter-Environnement Bruxelles le soutient ? Ceci demande quelques éclaircissements...

Nous l’avons déjà souligné, la vignette autoroutière tant prônée par la « star politique » Daerden a l’immense avantage de ne pas plomber le portefeuille de l’usager belge. Or, s’il y a bien un utilisateur des routes belges, c’est lui ! L’effet de la vignette en termes de réduction de pollution et de circulation risque donc bel et bien d’être marginal. Or il est établi que l’augmentation des émissions de Gaz à effets de serre en Belgique (+34% entre 1990 et 2004 pour le secteur des transports) est principalement causée par l’accroissement du nombre de kilomètres parcourus par le transport routier. Le récent smog qui s’est abattu en Belgique nous confirme que la circulation routière reste une des sources les plus importantes de pollution atmosphérique. Et que dire de la qualité de vie des citoyens face à l’insécurité routière, l’occupation de l’espace public, ou encore la pollution sonore. La vignette, pour ces maux, n’a pas de solution. En fait, elle n’est un avantage que pour le budget des régions. L’environnement et la qualité de vie resteront les parents pauvres des gouvernements belges, tandis que la mesure de la vignette brûlera inutilement la carte de la « taxe » dans les leviers disponibles pour infléchir le comportement des automobilistes. A ce prix-là, autant ne rien faire du tout...

Par contre et puisque nous sommes proches des élections fédérales, Inter-Environnement Bruxelles appelle le futur gouvernement fédéral à prendre ses responsabilités. Nous citerons deux mesures parmi d’autres.

La fiscalité des déplacements doit être revue en profondeur avec notamment l’adoption d’une taxe kilométrique intelligente. Elle permettrait de faire payer l’automobiliste en fonction des distances parcourues, des lieux, du caractère plus ou moins polluant du véhicule et des moments de la journée où la voiture est utilisée. Elle pourra également varier en fonction du caractère plus ou moins polluant du véhicule.

Les avantages liés aux voitures de société (la moitié des 500.000 immatriculations enregistrées chaque année en Belgique concerne des voitures de société qui bénéficient d’un régime fiscal extrêmement avantageux) pourraient être échangées contre d’autres avantages sociaux (abonnements de transports en commun, abonnement Cambio, mise à disposition de vélos,...).

Par ailleurs, d’autres mesures, incitatives (pour les transports en commun ou dits « doux ») ou contraignantes (péage urbain, l’augmentation de l’accise sur les carburants les plus polluants) existent.

Mais pour y parvenir, il faudra qu’un (ou plusieurs) gouvernements énoncent clairement l’objectif principal de la politique de mobilité : assurer la mobilité de tous dans le respect de l’environnement et de la qualité de vie. Et les moyens pour y parvenir : passer de l’automobile à la mobilité « douce » et « commune » (cette mobilité étant bien moins socialement injuste que la voiture). La vignette était collée aux deux tests. Il est bon qu’elle soit recalée. Et maintenant place au courage politique.

Anne-France Rihoux Secrétaire générale d’Inter-Environnement Bruxelles anne.france.rihoux chez ieb.be
Claire Scohier Chargée de mission « Mobilité » d’Inter-Environnement Bruxelles courriel


Stop à la pub pour les voitures et les voyages en avion  !

Stop à la pub pour les voitures et les voyages en avion  !

https://www.ieb.be/97
2 avril 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Pétition à l’attention des candidats et futurs élus fédéraux et des dirigeants des partis politiques démocratiques de Belgique.

Bouleversements climatiques, épuisement des ressources naturelles (dont le pétrole), pollutions excessives, problèmes de santé publique, détérioration de l’habitat, avenir bouché de la mobilité, autant de nuisances majeures dans lesquels le développement des transports joue un rôle important.

Quelques chiffres significatifs pour la Belgique :

Si des mesures fortes ne sont pas prises sans plus attendre, Bruxelles risque de n’être plus qu’un gros embouteillage tous les matins et tous les soirs.

Devant ce constat accablant, les experts de tous bords s’accordent pour dire qu’il faut moins d’émissions de gaz à effet de serre, moins de consommation de pétrole, moins de véhicules, et vite !

Le secteur des transports, en très forte expansion, est l’un des principaux facteurs de cette double crise énergétique et climatique. Le défi est tel qu’il faut non seulement des véhicules moins polluants et moins énergivores, mais surtout moins de transports et moins de véhicules tout court.

Pourtant, la publicité commerciale pour les voitures et les voyages en avion impose à tous des images et slogans incitant foncièrement à consommer plus de ces produits et services, pour le plus grand profit d’un tout petit nombre de personnes et au prix incalculable de milliers de morts par an et de la destruction de la planète. La publicité commerciale ne souligne pas les conséquences désastreuses du développement de l’usage de ces types de transports. Pire, elle associe souvent voitures et voyages en avion à des ambiances « nature » et des comportements « respectueux de l’environnement » , alors que chacun sait qu’utiliser sa voiture ou prendre l’avion consomme des énergies fossiles et pollue.La publicité pour ces moyens de transports, sources de nuisances considérables, est indéfendable.

Nous en demandons donc l’interdiction et invitons chacun et chacune à signer la pétition en ce sens.

Cette pétition N’EST PAS une pétition pour l’interdiction des voitures et des avions. Nous pensons qu’il y a trop de voitures et trop de voyages en avions, mais diminuer fortement leur nombre prendra du temps et demandera des adaptations profondes de nos modes de vie (cela demande une réorientation politique majeure).

Or, les adaptations nécessaires sont extrêmement difficiles tant que nous sommes soumis à un matraqage publicitaire permanent pour les transports polluants.

Cette pétition concerne la publicité pour ces produits et services. L’interdiction de ce type de publicité est une condition nécessaire pour mettre en oeuvre une société durable, une étape dans la « décolonisation de nos imaginaires » .

Il est en effet indispensable d’arrêter le discours qui prétend que l’on peut consommer sans limites, d’arrêter la manipulation des esprits qui fait croire que la voiture serait synonyme de confort, de puissance et de liberté plus que de nuisance, de dépendance et de destruction. A l’heure de la crise environnementale que nous vivons, il serait fou de continuer à afficher partout que l’avenir est à plus de voitures et plus de voyages en avion.

Cette pétition pour l’interdiction de ce genre de publicité commerciale est adressée aux élus et aux futurs élus fédéraux, ainsi qu’aux dirigeants des partis démocratiques. Elle est accompagnée d’une proposition de loi pour l’interdiction de ce type de publicité, proposition concrète que nous espérons voir discutée par les élus fédéraux et le gouvernement dès le début de la prochaine législature.
www.stoppubauto.be


Réchauffement climatique : une avancée européenne

Réchauffement climatique : une avancée européenne

https://www.ieb.be/117
5 avril 2007

Le Sommet européen des 8 et 9 mars a marqué une avancée dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les 27 pays de l’Union se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à améliorer l’efficacité énergétique et à développer les énergies renouvelables. Ces engagements devraient ainsi ouvrir la voie à l’augmentation de la production d’énergie par des technologies durables et non polluantes.
Un tour d’horizon en Belgique et à Bruxelles.

Enjeu
Les priorités des associations en matière de transport public

Habitants en action
Touche pas à mon tram 18

Avancée
Economies d’énergie dans les bâtiments publics : l’exemple saint-gillois

Actualité
Flagey : une place en plan

Éditorial
IEB et Bral certifient que l’incinérateur n’est pas vert

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°184 — 5 avril 2007 (pdf)


Les grandes options pour la Gare de l'Ouest

Les grandes options pour la Gare de l’Ouest

https://www.ieb.be/371
18 avril 2007

Mercredi 18 avril, Inter-Environnement Bruxelles a organisé une réunion d'information à destination des habitants des quartiers bordant le site de la Gare de l'Ouest à Molenbeek.

Cette soirée, qui s’est déroulée à l’Ecole Communale n° 5 en plein cœur du quartier, a été l’occasion de présenter les premières réflexions quant au futur réaménagement de la ZIR Gare de l’Ouest. Chacun a pu poser ses questions et formuler ses remarques par rapport aux options présentées. Le schéma directeur Gare de l’Ouest définitif est attendu à partir de juin 2007.


Les CoCoLos : histoires d’engagements citoyens

Les CoCoLos : histoires d’engagements citoyens

https://www.ieb.be/115
19 avril 2007

Mis en place en 2004, les deuxièmes Conseils Consultatifs des Locataires ont été élus par les habitants du secteur du logement social en janvier 2007. Une enquête du Centre d’Études sociologiques des Facultés universitaires Saint-Louis a fait le bilan de ce nouveau dispositif de participation.
Quatre représentants de CoCoLo racontent leurs expériences et leur motivation pour l’action collective.

À l’enquête
- Des nouveaux jardins au Hunderenveld... avec ou sans jardiniers ?
- Vers une privatisation progressive du Résidence Palace ?
- Classement du Vogelzang : la saga touche — presque — à sa fin

Actualité
- « A Vision for Brussels » : une autre vision de Bruxelles
- Nucléaire : IEW combat les idées reçues

Habitants en action
- Le Pacte écologique à la sauce belge est lancé !
- Portes ouvertes sur le compostage et la nature au jardin...

Livres
- BrU / UrB
- Cosmétique bio « fait maison »

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°185 — 19 avril 2007 (pdf)


Présentation du pacte écologique belge

Présentation du pacte écologique belge

https://www.ieb.be/143
24 avril 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici la présentation du pacte écologique belge

Les Amis de la Terre, Apere, Fondation Nicolas Hulot Belgique, Free, Greenpeace, Groupe One, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Natagora, WWF.


Les associations s'opposent au transfert du stade à Neerpede

Les associations s’opposent au transfert du stade à Neerpede

https://www.ieb.be/151
24 avril 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Il est question de l’implantation d’un stade de football sur le site "jesse-owens" à Anderlecht, Neerpede. (Plan + photos stade Neerpede)

Le stade, pris comme exemple, est celui de l’Amsterdam Arena : 50.000 places, 78 m de hauteur sur une surface au sol de 235 x 210 mètres. Afin de donner une idée : 1,5x plus haut que l’hôpital Erasme. A côté du stade lui-même, des zones de circulation et de parking doivent encore être prévues.

Le bâtiment est estimé à 200 millions d’Euros. Pour rentabiliser un tel investissement, un match toutes les deux semaines est insuffisant. Un évènement quasi toutes les semaines doit avoir lieu (concert ou autres). L"Amsterdam Arena" a accueilli ces 10 dernières années 500 évènements (principalement football et concerts).

L’implantation d’un stade de football aura donc un impact énorme sur Neerpede et ses environs. Ce n’est pas seulement le stade et ses environs immédiats qui en souffriront, mais également ses environs plus larges. Nuisances de bruit et problèmes de parking dans un rayon de 2 km autour du stade.

Qualités intrinsèques de Neerpede pour Anderlecht et la Région Bruxelles Capitale :

Après la Forêt de Soigne, Neerpede est la plus vaste "zone régionale naturelle".

Neerpede fut promu ces dernières années comme poumon vert de Bruxelles. De nombreux sentiers pour promeneurs furent réinstallés et la « récréation douce » y est pratiquée massivement.

De nombreuses associations sportives sont présentes à Neerpede et forment un réseau eco-récréatif avec sports, promenades et expérience de la nature.

En bref : les Bruxellois apprécie Neerpede.

Prescriptions urbanistiques :

Sur le plan régional d’affectation du sol, la zone est coloriée comme " espace vert " avec en sous-titre " espace pour sport et activités en plein air "

Des mégas infrastructures comme des stades de sport pour 50.000 spectateurs n’y sont pas à leur place.

A supposer que le stade s’y installe, il faudra faire appel à des mesures d’exceptions dans la législation urbanistique qui dit que "les activités d’intérêt collectif peuvent être implantées quasiment partout". Ce qui est comparable à démolir le Quartier Européen pour y implanter un aéroport ou construire un Hôpital Universitaire dans le parc du Palais Royal.

Impact sur les environs :

Le stade se situe à proximité immédiate de zones de logements denses comme les buildings de l’avenue Marius Renard, les nouveaux immeubles à l’avenue Maurice Carème, le building Quartier Chant d’Oiseau et le futur quartier face à l’Hôpital Erasme. Il y aura donc plus de personnes qui habiteront autour du nouveau stade qu’autour de l’actuel.

Le stade et toutes les activités générées auront un impact irréversible sur la nature, la faune et la flore.

Le stade est anti-social :

Après l’implantation du centre de formation de la jeunesse du RSCA et de la "foot-academy", Neerpede se fait monopoliser par le football élitaire . Les structures du RSCA ont l’ambition d’élever des joueurs hyper performants sans tenir compte du joueur moyen.

Suite à l’implantation du stade certaines associations sportives disparaîtront .
Le sport récréatif disparaîtra, 1400 membres à Neerpede voient la fin de leur club, et 4500 participants annuels à des stages devront trouver une alternative.

Problématique de parking :

Mobilité :

Intérêt Régional :

En bref :

BRAL - Steyn Van Assche steyn chez bralvzw.be 02/217 56 33
IEB - Anne-France Rihoux anne.france.rihoux chez ieb.be 02/223.01.01
Neerpede Blijft ! - Steven De Ridder steven chez neerpede.org 0497/82.11.60


La chaussée d'Ixelles : un point de vue « commerçant »

La chaussée d’Ixelles : un point de vue « commerçant »

https://www.ieb.be/362
24 avril 2007

Le mardi 24 avril, Inter-Environnement-Bruxelles, le Bral et Atrium Porte de Namur ont organisé une soirée d'information et de consultation des commerçants de la Porte de Namur afin d'avoir un premier débat ouvert sur le réaménagement futur de la chaussée d'Ixelles par la Région de Bruxelles-Capitale.

Cet échange a permis de passer en revue une multitude de questions touchant directement les commerçants lors du réaménagement d’un espace : l’accessibilité aux commerces, les zones de livraison, l’attractivité de l’espace pour les chalands,...


Le BEM, c'est pas un cadeau !

Le BEM, c’est pas un cadeau !

https://www.ieb.be/61
25 avril 2007

Lire Bruxelles en mouvements est un plaisir - voire une consolation - qui se partage ! Une information située, des dossiers fouillés sur l’actualité bruxelloise en urbanisme et environnement, une lecture sociale de la ville, une collaboration étroite... Soutenez-nous en vous abonnant ou en abonnant un·e ami·e : cadeaux d'anniversaire, de famille ou tout simplement d'amitié !

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Inventaire des enquêtes publiques du 02/05/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 02/05/2007

https://www.ieb.be/236
2 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 02/05/2007 (pdf)


Reconversion de l’école des Cadets : l’escale européenne de Laeken

Reconversion de l’école des Cadets : l’escale européenne de Laeken

https://www.ieb.be/112
3 mai 2007

Dès 2009 et élargissement de l’Union européenne oblige, une école européenne verra le jour à Laeken. Contrairement à ses trois prédécesseurs bruxellois, l’établissement n’ouvrira donc pas ses portes au Sud-Est de la capitale. Un atout pour la place Bockstael et les environs ? A voir.

Suites d’enquête
Les Boitsfortois donnent de la voix et le RER reste sans voie

Actualité
Le vélo a le vent en poupe à Bruxelles

Habitants en action
Semaine de la Mobilité 2007 : appel à projets « La rue pour tous ! »

Agenda
Maillages bleu et vert : perspectives pour la Senne

Éditorial
Le retour des tours

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Flagey : le réaménagement prend l'eau

Flagey : le réaménagement prend l’eau

https://www.ieb.be/364
6 mai 2007

Le Collège d'urbanisme de la Région vient d'annuler le permis de réaménagement des places Flagey et Sainte-Croix, à la demande de la commune d'Ixelles.

L’Administration de l’Équipements et des Déplacements va introduire, à son tour, un recours auprès du Gouvernement bruxellois à l’encontre de cette décision...

En attendant, les habitants ont les boules. Ils ont investi spontanément la place Flagey ce dimanche 6 mai pour une partie de pétanque,... et en fanfare !


Inventaire des enquêtes publiques du 09/05/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 09/05/2007

https://www.ieb.be/225
9 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 09/05/2007 (pdf)


Remise des Palmes et Chardon de l'Environnement 2006

Remise des Palmes et Chardon de l’Environnement 2006

https://www.ieb.be/160
15 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

1. Palme et chardon ?

Inter-Environnement Bruxelles décerne depuis 1987 ses Palme et Chardon de l’environnement pour l’année écoulée.

Ces prix récompensent et stigmatisent des actions, des réalisations, des projets ou des personnes en rapport avec le développement urbanistique, la défense de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie à Bruxelles.

La Palme est attribuée à un acteur, une personnalité ou une institution publique ou privée qui s’est particulièrement distinguée dans la défense ou l’amélioration de la ville telle que nous la concevons.

Le Chardon est décerné à une personnalité ou une institution qui a contribué de manière significative à la dégradation de l’environnement urbain.

Occasionnellement, une palme d’honneur ou un prix Iris récompense une personnalité, une œuvre ou une institution qui a contribué à mettre en valeur l’image de la Région de Bruxelles-Capitale.

2. Chardon 2006

Didier Reynders et les voitures de société

Inter-Environnement Bruxelles remet le Chardon 2006 au Ministre des Finances du gouvernement fédéral pour sa politique fiscale incohérente par rapport aux enjeux environnementaux.

Alors que le dernier conclave budgétaire de la législature actuelle annonçait de nombreuses mesures de « fiscalité verte », force est pour nous de constater que le bilan environnemental de M. Reynders en cette matière est très décevant.

IEB aurait pu cibler l’impréparation de ses « écotaxes » (annulés par la cour d’arbitrage), la vision purement budgétaire de la fiscalité verte (qui sert, selon M. Reynders, à remplir les caisses de l’Etat, et non pas à modifier des comportements polluants). Mais pour IEB, la politique du Ministre des Finances par rapport aux voitures de société est l’exemple le plus parlant de sa politique

Le nombre de voiture est en augmentation permanente en Belgique. Pour l’année 2006, 633.570 immatriculations de véhicules neufs sont comptabilisées, ce qui représente une augmentation de 7.8% par rapport à 2005 et... 34.4% par rapport à 1995 !

Et si en 1990, seuls 48.433 véhicules étaient enregistrés sous le modèle de leasing, ils étaient au nombre de 235.874 en 2005. Puisque les immatriculations sont relativement stable année après année (environ 480.000)[1], les voitures de société représentent donc approximativement la moitié des nouvelles voitures immatriculées chaque année.

Comme le signale un récent document d’Inter-Environnement Wallonie[2], « Le secteur des transports « nationaux » (route, chemin de fer, voie d’eau, aéronautique) était responsable, en 1990, de 14% des émissions totales de gaz à effet de serre de la Belgique... et 18,5% en 2004. Cette évolution s’explique par la « remarquable » (et trop peu remarquée...) croissance des émissions du transport, qui sont passées de 20,4 à 27,3 millions de tonnes équivalent CO2 sur cette période, soit +34% ».

Partant de ce double constat, l’augmentation du parc automobile (dont un nombre important de voitures de société) et l’augmentation des gaz à effet de serre, rendant impossible la réussite national d’un Plan Kyoto, l’option de la voiture de société pour des entreprises devrait être découragée par les autorités publiques. Cette opinion est défendue jusque dans les rangs du parti de M. Reynders. Ainsi, dans la synthèse du débat organisé par le MR sur la « mobilité durable », « pour les participants, les voitures de société font partie intégrante du problème de mobilité. Actuellement, elles représentent 45% des immatriculations de véhicules neufs. Le bénéficiaire est tenté d’en profiter étant donné qu’il s’agit d’une part de sa rémunération. »

Si l’on souhaite réduire l’impact environnemental du parc automobile belge, il faudra passer par une réduction du nombre de voitures (parallèlement au développement de techniques moins sales et d’incitants à un usage modéré du véhicule). Comme le souligne la Commission européenne (cité par la FEBIAC) : « D’après la Commission ces voitures (Note d’IEB:entendez « de société ») ont tendance à être 8 à 10% plus grandes et plus puissantes que la moyenne du parc automobile national et par conséquent plus polluantes en termes de CO2 ; ont, en principe, un kilométrage annuel plus important que la moyenne du parc et contribuent davantage au volume total de trafic, aux émissions polluantes et à la consommation moyenne du parc ; sont moins sensibles aux fluctuations des prix de détail que les voitures particulières privées. »

Eléments de plus en plus représentés dans le parc automobile belge, les voitures de société contribuent donc bel et bien aux problèmes et enjeux de Kyoto.

Or, quelle politique fiscale M. Reynders a-t-il menée pour contrer cette profusion de voitures sur les routes belges[3] ? A ce jour, aucune.

Actuellement, chaque entreprise déduit fiscalement 75% de la valeur de la voiture, que celle-ci soit achetée ou « leasée ». C’est un avantage salarial qui ne produit pas de charges sociales et qui est encouragé par l’Etat. Après quatre ans d’inaction en la matière (ou d’aberration comme des 4x4 qui une fois légèrement remaniés, sont enregistrés comme véhicules utilitaires légers, avec d’autres avantages fiscaux encore à la clé), un conclave budgétaire du gouvernement fédéral a décidé, fin mars, de modifier cette fiscalité : la déductibilité fiscale d’une voiture de société sera liée à son taux d’émission de CO2. Une mesure qui s’étendra à toutes les voitures existantes à partir d’avril 2008[4]. Un geste dans le bon sens qui est annihilé par une autre mesure : les entreprises sont autorisées à déduire 100% du coût d’achat des carburants.

Par ailleurs, une taxe compensatoire des accises était applicable depuis 1996 aux véhicules alimentés au diesel. Elle était calculée selon la puissance du moteur exprimé en chevaux-vapeur (CV). Dès l’exercice d’imposition 2008, cette taxe disparaîtra. Un cadeau d’un montant pouvant aller jusqu’à 2500 euros par an pour les voitures qui roulent au diesel. Soit la grande majorité des voitures de société.

Toujours dans les mesures encourageant l’usage des voitures de société, l’avantage est depuis 2004 imposable sur une distance forfaitaire, 5000 ou 7500 kms selon la distance entre le lieu de travail et le domicile. L’automobiliste n’est pas sanctionné selon ses kilomètres parcourus (et donc la pollution engendrée), peu importe qu’il laisse de temps à autre sa voiture au garage au profit par exemple d’un co-voiturage. Difficile avec de telles mesures d’encourager des comportements plus durables.

Un bon point malgré tout : une cotisation CO2 a été mise sur pied. Un bon point, vraiment ? Cette cotisation ne signifie en rien une pression fiscale sur les voitures. Cette taxe CO2 remplace la cotisation de solidarité payée par l’employeur et basée sur les avantages en nature du travailleur. Cette cotisation, qui représente un montant versé à l’ONSS de 33% de la valeur de l’avantage (avec un plafond à 1000 euro) tente de récupérer une partie des cotisations sociales perdues par la rémunération « en nature » (ou plutôt contre la nature dans ce cas-ci...)

Cette cotisation posait un problème : seulement un tiers des sociétés s’en acquittaient. Les autres la contournaient par une facturation de l’avantage au travailleur.

Ainsi, la cotisation CO2 en évince une autre dont la logique était pertinente, mais qui fonctionnait mal. Pour les entreprises qui payaient la cotisation de solidarité, la cotisation CO2 ne change rien (voire elle diminue l’impact fiscal). Pour les autres, l’Etat les invite simplement à enfin payer cette taxe de solidarité par un autre biais (le biais environnemental). En clair, la cotisation CO2 ne signifie pas une nouvelle taxe pour les voitures de société, mais plus simplement l’application d’une cotisation de solidarité à laquelle la plupart des sociétés rechignaient. L’Etat se roule lui-même car l’aspect social est évincé au profit de l’environnemental, alors que les deux dimensions loin de s’exclure, se complètent ! Il aurait fallu appliquer la cotisation de solidarité et en plus, taxer l’impact polluant des voitures de société.

Mais Monsieur Reynders préfère réduire à une peau de chagrin la « solidarité » de personnes profitant déjà d’un avantage estimé à 500 euro par mois et faire d’une pierre trois coups :

Faut-il supprimer les voitures de société ? Il faut globalement réduire le nombre de voitures sur nos routes, c’est certain. Mais étant donné que ces voitures représentent un réel outil performant de travail pour certains, un principe de « voiture de société » doit être maintenu et réservé exclusivement à certaines professions pour lesquelles l’usage du véhicule est indispensable (médecin, délégué commercial, etc.)

Etant donné également que ces voitures représentent des avantages sociaux acquis, IEB propose que progressivement, l’avantage financier de la voiture de société se transforme en un autre avantage en nature, plus respectueux de l’environnement. Cet avantage pourrait s’inscrire dans la mobilité (accès gratuit aux transports publics) mais pas uniquement (appui au télétravail, matériel de bureau éco-labellisé, etc.)

En conclusion, IEB rappellera au nouveau Ministre des Finances ses demandes, déjà exprimées en 2003, en matière de mobilité :

3. Palme 2006

À AulaMagna, Manifesto et BruXsel.org
Pour l’appel « Bruxelles Nous existons / Wij bestaan »

Fin 2006, trois associations lancent via Internet un appel : « Bruxelles Nous existons / Brussels Wij bestaan ». Manifesto, Aula Magna et BruXsel vont récolter plus de 9000 signatures. A quelques mois des élections législatives, elles ont replacé dans le débat fédéral les Bruxellois, trop souvent objet plutôt que sujet dans les négociations au niveau fédéral.

La dynamique [5]

L’appel de Bruxelles est la résultante d’une dynamique créée par les trois associations. Celles-ci étaient chacune pré-existantes à l’appel. Leur engagement pour renforcer la considération et l’autonomie de Bruxelles dans les structures institutionnelles les a naturellement rapprochées.
Outre l’appel, un colloque (qui s’est tenu en mars 2007) et un manifeste participent à la sensibilisation et au lobby mis en œuvre par les trois associations.
Si chacune d’elles participe aux trois actions, chacune prend en compte l’organisation d’une action particulière en fonction de sa nature.

Ainsi, BruXsel.org , collectif d’une dizaine de Bruxellois plutôt issus de l’associatif, se mobilise surtout sur Internet. Très actifs, très productifs, les membres alimentent de manière régulière le site www.bruxsel.org en commentant l’actualité en français, néerlandais et anglais. BruXsel a pris en charge l’Appel (qui se retrouve d’ailleurs sur son site Internet).

Aula Magna est un groupe d’intellectuels et de décideurs (surtout dans le milieu académiques et des affaires) réuni par Alain Deneef, administrateur de sociétés et Président du Fonds Quartier Européen. A l’inverse de BruXsel.org, Aula Magna ne veut pas diffuser ses idées. En tout cas pas avant d’avoir pris le temps de la réflexion. Comme le précise la présentation de leur méthode de travail sur leur site, « l’exigence en matière de contenu est maintenue à un niveau élevé afin de garantir la légitimité de la démarche auprès d’un groupe de personnalités importantes dont le temps est sévèrement compté. » Aula Magna a notamment organisé dix rencontres pour autant de thèmes présentés par des experts à une assistance composée d’une trentaine de privilégiés. Aula Magna a organisé début mars le colloque « Défis et ambitions pour une Région capitale ». La qualité des interventions et des débats était remarquable. La presse ne s’y est pas trompée en relayant les discussions des participants.

L’association Manifesto se présente comme « une association de Bruxellois qui souhaitent favoriser l’échange d’idées sur la place de Bruxelles dans le cadre fédéral belge et européen ». Elle a déjà lancé en février 2003 un Manifeste de Bruxelles qui « demande à l’ensemble des responsables politiques du pays de mieux prendre en compte les spécificités de Bruxelles et les besoins des Bruxellois ». Manifesto a également organisé en 2004 un colloque « Quelle(s) Communauté(s) pour les Bruxellois ? ». Dans le cadre des élections législatives 2007, Manifesto publiera un nouveau Manifeste sur l’avenir de Bruxelles.

Le propos

L’appel[6] des trois associations commence par ces termes : « Nous Existons ! »

Dans un premier temps, 200 premiers signataires (dont la Présidente d’IEB) ont apporté leur soutien immédiat à la démarche. Aujourd’hui, plus de 9600 personnes ont adhéré aux propos de l’appel.

Les signataires refusent que leur sort se décide entre Flamands et Wallons « parce qu’il est grand temps d’affirmer que la population bruxelloise ne se laisse pas réduire à deux groupes, « Flamands » d’un côté, « Francophones » de l’autre. » Insistant sur les origines multiples des Bruxellois, sur l’aspect cosmopolite des habitants de la ville, sur le décalage entre la réalité sociologique bruxelloise et le prisme institutionnel binaire.
L’appel souhaite voir se remodeler « les compétences des communes et des Communautés. Nous devrons mettre en place, avec les deux autres Régions, un organe capable de repenser en profondeur la répartition de l’emploi et du logement entre la Région bruxelloise et sa périphérie brabançonne, et d’organiser en conséquence l’affectation du sol et la mobilité dans l’ensemble de ce territoire. Nous devrons amplifier les efforts déjà entrepris pour réhabiliter l’espace public dans toute la ville, pour y développer l’habitat, pour y promouvoir la mixité des fonctions et le mélange des populations, pour y domestiquer la circulation automobile et y favoriser les déplacements doux. Nous devrons prendre à bras le corps les problèmes particuliers et les inégalités énormes qui caractérisent l’enseignement bruxellois et y associer tous les réseaux d’enseignement. »

L’appel souhaite également le multilinguisme pour les jeunes « kets » et veut voir essaimer des initiatives comme la Zinneke Parade ou les journées sans voiture.

En conclusion, les signataires « invitent tous les participants aux négociations institutionnelles qui s’annoncent à faire droit aux revendications exprimées dans cet appel et à accorder à Bruxelles, comme aux autres Régions, le pouvoir de forger son avenir. »

Le soutien d’IEB

Inter-Environnement Bruxelles soutient depuis sa création la demande d’autonomie accrue pour Bruxelles. Or, cette autonomie est loin d’être acquise, la mainmise fédérale sur les finances de la Région étant toujours bien réelle. Parce que cette revendication est toujours au cœur de son action, Inter-Environnement Bruxelles remet sa Palme aux trois organisations de l’appel car elle lui reconnaît plusieurs qualités :

Pour les raisons évoquées ci-dessus, Inter-Environnement Bruxelles (IEB) souhaite apporter un nouvel éclairage à l’Appel des Bruxellois et remettre à ses initiateurs la Palme d’IEB 2006.

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[1] « La location continue à progresser » , Entreprendre Aujourd’hui, n° 85, page 33 — Mars 2006
[2] « Taxes sur les véhicules automobiles. Pour une modulation des taxes de mise en circulation et de circulation sur base des émissions de CO2 des véhicules » , document de réflexion d’Inter-Environnement Wallonie, 8 mars 2007
[3] Lire à ce sujet « Sale voiture propre ! », carte blanche d’Anne-France Rihoux et Jean-Yves Salliez, la Libre Belgique, 19 janvier 2007
[4] Des mesures environnementales sont à souligner, notamment l’obligation de filtres à particules sur toutes les voitures.
[5] A lire sur l’action des trois associations et sur le sujet en général : le dossier de la revue POLITIQUE n°49, « Le retour des Bruxellois », avril 2007
[6] Disponible en... huit langues(!) sur www.bruxsel.org


Un Mardi de la Senne débordant d'idées

Un Mardi de la Senne débordant d’idées

https://www.ieb.be/360
15 mai 2007

Ce mardi 15 mai, en collaboration avec la Coordination Senne, IEB a organisé pour la première fois de l'année 2007 son Mardi de la Senne, qui n'a jamais porté aussi bien son nom.

En effet, cette journée a débuté par une promenade découverte de la Senne à ciel ouvert. Animée par Bruxelles Environnement - IBGE, la soirée-débat qui a suivi a porté sur les maillages bleu et vert. La mise en évidence par Madame Huytebroeck, ministre de l’environnement, de l’intérêt de « valoriser ce trésor qu’est la Senne » a confirmé la réussite de cette journée, qui a accueilli plus de 70 participants.
Il nous a été permis de rêver à un avenir plus beau pour les berges de cette rivière, à des aménagements rendant la Senne aux piétons et aux vélos, à un espoir de voir la biodiversité y augmenter et simplement à une amélioration de sa qualité pour les populations animales qui y vivent. Une gestion de ce patrimoine naturel permettrait de passer du rêve à la réalité. Nous aurons l’occasion d’y revenir cet été et nous ne manquerons pas de vous tenir « eau courant ».


Bruxelles se noie sous ses intérieurs d’îlots sans verdure

Bruxelles se noie sous ses intérieurs d’îlots sans verdure

https://www.ieb.be/109
17 mai 2007

DOSSIER Bruxelles se noie sous ses intérieurs d'îlots sans verdure

La pression urbanistique sur Bruxelles s’en prend à nos intérieurs d’îlots au point de réduire leur potentiel en espaces verts. De plus la perte de ce patrimoine naturel s’accompagne de l’imperméabilisation des sols.
IEB a relevé les mesures nécessaires pour arrêter cette tendance et prévenir les risques d’inondations qui menacent la région.

Enjeu
Antennes GSM : la réponse d’IEB

Actualité
- L’OTAN traverse le boulevard Léopold III
- Solvay sous conditions

Culture
L’asbl CFC Éditions-Quartiers Latins fête son vingtième anniversaire

Livre
Bruxelles sous les tabatières de zinc

Agenda
Les toits verts : un cocktail d’actions sur l’écologie urbaine

Éditorial
La Belgique peine à soutenir l’envol de l’éolien

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°187 — 17 mai 2007 (pdf)


Inventaire des enquêtes publiques du 21/05/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 21/05/2007

https://www.ieb.be/229
21 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 21/05/2007


L'Otan a besoin d'espace. Et de parkings

L’Otan a besoin d’espace. Et de parkings

https://www.ieb.be/161
21 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

LA SITUATION
L’OTAN est actuellement basée au Boulevard Léopold III. L’organisation entend déménager de l’autre côté du boulevard, sur l’ancien Quartier Roi Albert Ier, qui sera rasé l’année prochaine.
Ce mardi 22 mai à 15h, la Commission de Concertation de Bruxelles-Ville examinera le projet que l’Organisation souhaite réaliser d’ici 2013-2015.
Les installations proposées seront plus vastes. Elles permettront d’accueillir les membres actuels et futurs de l’OTAN. Bureaux, salles de conférences et d’information, restaurants, banque, boutiques et installations sportives sont au programme.
L’Organisation désire 3331 emplacements de parking pour ses 4700 employés et 400 visiteurs dans une première phase. La seconde phase envisage l’extension de cette installation à 3751 unités (5550 employés et 480 visiteurs).

LE PROBLÈME
Inter-Environnement Bruxelles juge cette option peu convaincante : même si l’OTAN promet qu’en 2013, la part du personnel qui se rend sur le site en voiture descendra à 73% (contre 78% aujourd’hui), cette proportion reste trop importante. C’est aussi l’avis du bureau d’études chargé d’estimer les incidences (et d’émettre des propositions pour les minimiser). Cette part peut, en effet, atteindre 65%, compte tenu du seul développement des réseaux de transports publics d’ici 2013-2015[1]. 300 emplacements de parking deviennent, dans ce cas, inutiles.

LES SOLUTIONS
Initiatives publiques
Au-delà du développement des transports en commun, IEB demande aux pouvoirs publics d’encourager les modes de déplacements doux, en leur facilitant l’accès au site. La réhabilitation des sentiers voisins (Harenweg, chemin de Woluwe-Saint-Etienne), associée au réaménagement du boulevard Léopold III (à l’étude), y contribueront sans aucun doute.

Initiatives propres
En complément aux initiatives publiques, Inter-Environnement Bruxelles invite l’OTAN à prendre des dispositions qui permettront d’encore baisser les besoins en parking :

  1. Organiser des navettes d’entreprise, permettant au personnel d’adapter son comportement et d’évoluer vers l’usage des transports publics, au fur et à mesure du développement des réseaux
  2. Finaliser son plan de déplacement d’entreprise, pour augmenter les modes de déplacements doux, et développer le co-voiturage. Un potentiel important de déplacements à vélo existe puisque 30% des employés habitent dans un rayon de 7km du site.

CONCLUSION
Ainsi, IEB demande que le nombre d’emplacements de stationnement, pour la phase 1, soit revu à la baisse.
IEB demande aux pouvoirs publics de ne pas accorder le certificat pour la seconde phase du projet (qui prévoit l’extension du parking de 420 unités), pour réévaluer la demande quand l’OTAN aura réalisé son plan de déplacement d’entreprise.

Contacts :
Sarah Duray : 02/548 39 45.
Marie-Claire Schmitz : 02/548 39 37.

[1] Développement du RER, prolongation du tram 55, aménagement d’une ligne reliant Bordet à l’aéroport.


Inventaire des enquêtes publiques du 23/05/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 23/05/2007

https://www.ieb.be/231
23 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 23/05/2007 (pdf)


I.E.B. adresse son mémorandum au prochain gouvernement fédéral

I.E.B. adresse son mémorandum au prochain gouvernement fédéral

https://www.ieb.be/162
25 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Inter-Environnement Bruxelles (IEB) est une fédération, de près de 80 comités de quartiers et groupes spécialisés dans la Région de Bruxelles-Capitale. Depuis près de 30 ans, Inter-Environnement Bruxelles agit pour améliorer la qualité de la vie à Bruxelles. La fédération défend et promeut une ville qui permet à la fois émancipation et solidarité. Son fonctionnement et son évolution doivent garantir le bien-être des générations actuelles et à venir. Une perspective urbaine et humaine.

Inter-Environnement Bruxelles défend la mixité sociale et des actions dirigées vers l’ensemble de la population de la région, le choix de politiques d’amélioration du cadre de vie en matière de logement, de diminution de la pression automobile et d’environnement. De plus, évidemment, la fédération est particulièrement attentive à la participation des habitants à ces débats.

Pour encourager l’implication citoyenne, Inter-Environnement Bruxelles s’est donné pour tâche de rendre les enjeux plus compréhensibles dans tous les domaines qui touchent au cadre de vie en ville.

Pour rencontrer ces objectifs, l’action propre des pouvoirs publics des communes et de la Région ne suffit pas. Le Fédéral garde un rôle important notamment en matière de fiscalité, de définition des normes et de justice. Sans en être constitutionnellement chargé, le Fédéral peut développer aussi un rôle de coordination et d’arbitrage de politiques aux côtés des autres niveaux de pouvoir.

C’est pourquoi, à la veille des élections fédérales du 10 juin 2007, la Fédération adresse un mémorandum pour que le prochain gouvernement fédéral se rappelle que son action doit aussi améliorer les finances, l’accès au logement, la mobilité et l’environnement en Région de Bruxelles-Capitale.

I. Financement public et gouvernance : le couple impossible ?

  1. Le refinancement :
  2. Les processus actuels et leurs dérives :

II. Durable, la mobilité fédérale !

  1. Une fiscalité qui pénalise les pollueurs :
  2. Une répartition de la charge des transports en commun sur tous ses usagers :
  3. Un réseau ferroviaire bien maillé :
  4. Une maîtrise des nuisances du transport aérien :
  5. La sécurité des usagers doux et le partage de la voirie :

III. Le logement : le fédéral doit encadrer les loyers.

  1. La réduction à 6 % le taux de TVA sur la construction de logements sociaux :
  2. L’encadrement des loyers par la construction d’une base de données objective sur le prix des loyers et leur évolution pour permettre un encadrement réel des loyers du marché privé :
  3. La définition d’une fiscalité immobilière plus équitable :

IV. L’environnement : vers une production d’énergie et une fiscalité vertes.

  1. La formation d’un « gouvernement du climat » :
  2. Le maintien de la loi sur la sortie du nucléaire :
  3. L’instauration d’une fiscalité plus verte :
  4. L’accès des associations environnementales à la Justice :

I. Financement public et gouvernance : le couple impossible ?

Alors que peu d’observateurs croyaient en la viabilité de la Région en 1989, celle-ci parvient aujourd’hui à stabiliser son budget essentiellement en limitant ses dépenses et en limitant les dépenses des communes. Les pouvoirs locaux peuvent-ils continuer dans cette voie ? La question fondamentale est de savoir comment articuler les revenus générés par l’activité économique et internationale qui place la Région en 3ème position des régions les plus riches d’Europe et le bien-être de ses habitants dont les revenus ne cessent de diminuer. La richesse produite ne finance que très partiellement les pouvoirs locaux qui eux-mêmes rencontrent de plus en plus difficilement les besoins sociaux. Or le revenu de l’impôt sur les personnes physiques continue à diminuer : en 1994, il était supérieur à la moyenne nationale de 6,4%. Aujourd’hui l’IPP bruxellois est inférieur de 10,05% à cette moyenne. C’est une question d’équité sociale que de réconcilier les fonctions de capitale économique (670 000 emplois) et politiques (Europe et Belgique) avec les citoyens qui vivent en RBC.

1. Le refinancement :

Les pistes traditionnelles de demande de refinancement de la fonction politique et symbolique des besoins de la ville-région sont :

2. Les processus actuels et leurs dérives :
La fédération demande une augmentation des moyens de la Région au prochain gouvernement fédéral et dans le même temps, demande une amélioration des procédures et de la concertation avec le Fédéral.

Les mécanismes actuels présentent tous des caractéristiques qui ne satisfont pas les Bruxellois à savoir :

L’idée de créer un fonds alimenté par les institutions européennes pour le développement de la Région pose les mêmes questions de gouvernance. S’il devait y avoir poursuite de cette idée, la fédération demande que le gouvernement définisse des objectifs rencontrant les besoins des Bruxellois et des règles démocratiques de choix, d’information et de gestion des projets ou programmes.

A l’occasion des élections fédérales et à la veille de négociations que l’on dit importantes pour la Région, Inter-Environnement Bruxelles demande au gouvernement fédéral :

II. Durable, la mobilité fédérale !

A l’heure où le changement climatique frappe à notre porte, il est certain qu’aucun programme politique ne peut se permettre de faire l’économie d’un volet consacré à cette problématique. Toutefois, il n’est pas sûr que toutes les mesures classées dans la catégorie, souvent fourre-tout, développement durable méritent l’octroi du label de durabilité. Inter-Environnement Bruxelles s’est penché sur la question pour proposer aux partis des objectifs et des mesures présentant une cohérence avec la philosophie d’une politique de mobilité durable et équitable.

Si la politique de mobilité est fortement régionalisée, différents pans sont néanmoins restés dans le giron fédéral : la fiscalité, la réglementation, la sécurité, le chemin de fer et l’aéroport national. Ces éléments restent des leviers importants pour le développement d’une politique de mobilité.

Encore tout récemment, l’OCDE a pointé les larges insuffisances de la Belgique en la matière dans son rapport 2007 sur l’examen des performances environnementales de la Belgique.
Le rapport pointait notamment le manque de coordination entre l’échelon fédéral et régionale en matière de transport et invitait la Belgique à l’adoption d’un plan national de mobilité.
Inter-Environnement Bruxelles invite le gouvernement fédéral à prendre ses responsabilités en articulant sa politique de mobilité autour des cinq axes suivants :

1. Une fiscalité qui pénalise les pollueurs :

Les mesures fiscales peuvent permettre de réduire l’usage de la voiture et de l’avion. La fiscalité des déplacements doit être revue en profondeur pour assurer un transfert modal et une prise en considération de l’internalisation des coûts. Les autorités politiques doivent résolument opter pour une politique qui pénalise l’usage de la voiture plutôt que de se focaliser sur des incitants à l’usage de voitures soi-disant « propres ». IEB propose :

2. Une répartition de la charge des transports en commun sur tous ses usagers :

La situation de Bruxelles comme capitale nationale et européenne dotée d’une centralité géographique en fait un nœud de mobilité nécessitant la prise en compte de sa situation paradoxale résultant du déséquilibre entre l’usage de ses infrastructures par de nombreux navetteurs et le financement de celles-ci par les seuls bruxellois. Le niveau fédéral doit mener une réflexion pour que les grosses agglomérations du pays ne soient pas les seules à supporter les charges d’un équipement dont les usagers débordent leur territoire. IEB propose que :

3. Un réseau ferroviaire bien maillé :

L’amélioration de l’offre ferroviaire peut être la source d’un important report modal de l’avion et de la voiture vers le train. Il est établi que l’augmentation des émissions des gaz à effet de serre en Belgique (+34% entre 1990 et 2004 pour le secteur des transports) est principalement causée par l’accroissement du nombre de kilomètres parcourus par le transport routier et aérien.
Le réseau ferroviaire doit se développer de façon à devenir une alternative crédible au transport par route ainsi qu’au transport aérien pour les courtes distances. IEB propose :

4. Une maîtrise des nuisances du transport aérien :

L’aviation ne peut plus bénéficier d’un traitement préférentiel : aucune TVA ne s’applique à lui et les fournitures de carburant sont exonérées de toute accise. L’internalisation des coûts doit permettre un transfert du transport aérien vers le train pour les distances inférieures à 800 km.
IEB propose :

5. La sécurité des usagers doux et le partage de la voirie :

Il est temps de couler clairement dans le Code de la route que la voirie appartient à tous ses usagers et non aux seuls automobilistes. C’est pourquoi IEB défend la philosophie d’un Code de la rue.
Les prochains changements du code doivent prendre en compte la sécurité des usagers « doux » dans l’idée d’un équilibre réel du partage de la chaussée. A cette fin, IEB propose notamment :

III. Le logement : le fédéral doit encadrer les loyers.

En 1994, le parlement fédéral a ajouté à la constitution un article 23 qui traite des droits économiques et sociaux dont le droit au logement : "Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. Ce droit comprend le droit à un logement décent" . Dix ans après son instauration, ce droit, loin de se concrétiser, semble de plus en plus inaccessible pour un grand nombre de ménages bruxellois notamment pour les ménages disposant de bas revenus. De façon générale, l’offre de logements sociaux qui représente 8% du marché locatif dans la Région est absolument insuffisante. Parallèlement, les prix de location ou d’achat du marché privé ont beaucoup augmenté. Comment contenir la spéculation immobilière sur le logement ? Autrement dit comment favoriser l’accès pour tous à un logement décent alors que la Région connaît une hausse ininterrompue du coût du logement depuis 1988 ? Une distorsion de plus en plus grande existe entre les revenus des habitants et les prix demandés. Ce problème est particulièrement aigu à Bruxelles puisque les habitants s’appauvrissent et qu’ils sont à 60% locataires et donc fragiles.
Pour améliorer la situation en Région de Bruxelles-Capitale, le prochain gouvernement fédéral dispose principalement de trois moyens à savoir :

1. La réduction à 6 % le taux de TVA sur la construction de logements sociaux :

Comme prévu dans la déclaration gouvernementale de fin octobre 2006 et la loi programme, Inter-Environnement Bruxelles demande la baisse du taux de TVA à 6% pour la construction de logements sociaux par les sociétés régionales de logement ou par les sociétés agréées par celles-ci

2. L’encadrement des loyers par la construction d’une base de données objective sur le prix des loyers et leur évolution pour permettre un encadrement réel des loyers du marché privé :

Dans le plan national de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement fédéral s’est engagé à atteindre un meilleur rapport entre la qualité et le loyer des logements. Or, aujourd’hui il n’existe pratiquement aucune liaison entre la qualité d’un logement et le loyer demandé.

Inter-Environnement Bruxelles demande la mise en place de loyers de référence par type de logement, en fonction de la qualité du logement et de son environnement. Les résultats de l’enquête entreprise à l’occasion de « l’Observatoire des loyers » pourraient servir de base à la détermination de ces loyers de référence.

L’enregistrement obligatoire des baux devrait compléter cette étude[2].
En juillet 2005, le gouvernement fédéral a instauré trois commissions paritaires de loyers dans les villes de Gand, Charleroi et Bruxelles avec un triple objectif, à savoir la constitution d’un lieu de médiation collective entre locataires et propriétaires, l’établissement d’une grille référentielle en matière de loyers et la réflexion sur un bail type.
La fédération souhaite que ces commissions paritaires de loyer soient composées de représentants de locataires et de propriétaires et présidées par un juge de paix. Elles détermineraient si un loyer demandé correspond à la qualité offerte en cas de contestation sur base d’une grille objective de fixation des loyers.

3. La définition d’une fiscalité immobilière plus équitable :

La fiscalité actuelle pour les biens loués favorise les propriétaires qui adoptent des loyers spéculatifs.
En effet, elle est appliquée uniformément aux bailleurs et ne dépend actuellement que de la valeur du revenu cadastral sans tenir compte du rendement réel des biens donnés en location (loyers réellement perçus, travaux réalisés...)
Une fiscalité immobilière équitable doit se baser sur les revenus locatifs réels et accorder un avantage fiscal aux propriétaires-bailleurs demandant des loyers mesurés. C’est pourquoi nous demandons aussi l’obligation pour les bailleurs de déclarer leurs revenus locatifs réels dans leur déclaration à l’impôt sur les personnes physiques. Ce qui permettrait probablement de modérer l’augmentation actuelle des loyers à chaque changement de locataire.

IV. L’Environnement : vers une production d’énergie et une fiscalité vertes.

Une politique de l’environnement forte, raisonnée et stable renforce le développement social.
Les pays qui mènent une telle politique de l’environnement obtiennent les meilleurs scores au niveau des paramètres économiques. Inter-Environnement s’est associé aux associations flamandes, bruxelloise et wallonne pour l’environnement (B.B.L., Bral et I.E.W) ainsi que leurs principales organisations membres (Greenpeace, Natuurpunt/Natagora, WWF) pour plaider, dans un mémorandum commun, pour une politique de l’environnement engagée. Elles demandent à tous les partis démocratiques d’accorder une plus grande place à l’environnement dans leur agenda. La politique de l’environnement ne se limite pas, dans ce contexte, à la simple compétence du ministre de l’Environnement, mais concerne la politique gouvernementale au sens large. Parmi les 13 propositions énoncées dans le texte, IEB insiste sur les 4 priorités suivantes :

1. La formation d’un « gouvernement du climat » :

Jamais auparavant, la portée sociale d’une politique forte du climat n’a été aussi grande qu’aujourd’hui. Les associations environnementales attendent donc du futur gouvernement fédéral qu’il fasse de la politique du climat une priorité de premier plan .

Le futur gouvernement doit être un « gouvernement du climat », avec un ministère du climat et un comité ministériel pour le climat au niveau du kern, qui s’occupe systématiquement de l’intégration de la politique du climat dans les divers départements, de l’énergie au développement économique en passant par la fiscalité et la mobilité.
Le gouvernement du climat doit fixer des objectifs clairs et travailler de manière systématique. La Belgique ne peut plus dépenser une énergie énorme dans ses habitations, bâtiments, centrales d’énergie et déplacements motorisés. L’industrie et l’agriculture doivent également franchir des étapes importantes pour consommer moins d’énergie.

D’ici à 2020, les émissions des gaz à effet de serre dans les pays industriels doivent diminuer de 30%. Les économies d’énergie et l’énergie renouvelable sont les instruments que nous utiliserons pour atteindre cet objectif. Si nous répartissons les efforts entre les Etats membres de l’Union européenne, la Belgique assumera au minimum l’objectif européen moyen. Nous pouvons aussi investir à titre complémentaire dans des projets CO2 propre à l’étranger, mais uniquement dans des projets qui contribuent réellement au développement durable dans le Sud. Outre les mesures destinées à diminuer les émissions de gaz à effet de serre, il faut inévitablement consacrer d’ores et déjà son attention aux conséquences du changement climatique . Les conséquences pour l’homme, l’économie et la santé publique, la nature et la biodiversité sont considérables. Les plus grandes victimes seront les économiquement faibles. C’est pourquoi il faut un plan global dans lequel les différents niveaux de pouvoir de ce pays collaborent.

2. Le maintien de la loi sur la sortie du nucléaire :

La politique du climat ne peut pas être une excuse pour annuler la loi sur la sortie du nucléaire.
La production d’électricité centrale massive par l’énergie nucléaire est l’une des causes qui font que notre pays est à la traîne en ce qui concerne l’énergie renouvelable et les économies d’énergie, les deux instruments les plus importants pour lutter contre le changement climatique. L’énergie nucléaire ne forme aucune alternative durable. Les problèmes liés à l’énergie nucléaire (déchets nucléaires, sécurité, prolifération,...) sont en outre immenses.
Il faut conserver la loi sur la sortie du nucléaire. En aucun cas, il ne faut prolonger la durée de vie des centrales existantes. L’alimentation en électricité future de notre pays doit être préparée activement par le futur gouvernement, en investissant dans les économies d’énergie et l’énergie renouvelable . La production intermédiaire d’électricité fossile doit se faire dans des installations modernes à haut rendement, de préférence en combinaison avec la production de chaleur. La recherche nucléaire doit se concentrer sur le stockage le plus sûr possible des déchets nucléaires et sur le démantèlement des centrales nucléaires. En outre, les moyens pour la recherche et le développement doivent être investis dans des sources d’énergies renouvelables axées sur l’avenir ainsi que sur des stratégies pour économiser l’énergie. Pas d’investissement dans l’extension de la capacité des centrales nucléaires.
En raison de l’amortissement accéléré des centrales nucléaires dans le passé, des gains extraordinaires sont réalisés à l’heure qu’il est. Ceux-ci doivent être récupérés par une taxe sur les installations amorties et investis dans la nouvelle politique énergétique, y compris les mesures d’accompagnement sociales nécessaires.

3. L’instauration d’une fiscalité plus verte :

Une fiscalité plus verte forme la clé de voûte d’une politique performante en matière d’énergie, de climat et de maintien des richesses naturelles. Elle peut, en outre, contribuer à une meilleure intégration de la politique environnementale dans la politique économique. Il ne suffit pas, comme ceci s’est produit les années précédentes, d’inscrire dans l’accord de gouvernement une « fiscalité plus verte ».

Le retard de la Belgique dans le peloton européen ne peut être comblé que si l’on mène, dès le départ, une politique raisonnée qui déplace les charges sur le travail vers les charges sur la pollution de l’environnement, l’utilisation des richesses naturelles et de l’énergie . Ce glissement doit être réalisé de manière structurelle, progressive et planifiée. Il doit générer un impact social et environnemental positif. Au cours de la prochaine législature, ce glissement doit être mesurable. En outre, il faut procéder à un inventaire des substances nocives pour l’environnement, substances qui doivent être réduites.

Outre le glissement général des charges sur le travail vers les charges sur l’énergie/la pollution/les richesses naturelles, des instruments économiques spécifiques peuvent être également mis en œuvre dans certains secteurs ou domaines. Des taxes/primes mûrement réfléchies doivent s’inscrire dans le cadre de la prévention des déchets. La fiscalité de la circulation doit être réorganisée en profondeur. Le revenu cadastral doit être couplé aux performances énergétiques de l’habitation. Outre l’exigence d’une réglementation européenne ou internationale, les vols intérieurs doivent déjà être soumis à une taxe sur le kérosène.

4. L’accès des associations environnementales à la Justice :

Dans la jurisprudence belge, on refuse systématique l’accès au tribunal aux associations écologistes lorsque celles-ci souhaitent intervenir pour défendre les intérêts écologistes. Cette jurisprudence est en contradiction avec les accords internationaux en la matière. Plus précisément, la Convention d’Aarhus prévoit (outre d’autres thèmes) l’accès garanti au tribunal pour les associations écologistes. En 2006, la Belgique a déjà été rappelée à l’ordre sur ce plan. Tant le code judiciaire que la législation relative au Conseil d’Etat doivent être adaptés et mis en conformité avec les dispositions de la Convention d’Aarhus.

Contact : Jacqueline GILISSEN — Tél. : 0485/89.38.71



[1] La moitié des 500.000 immatriculations enregistrées chaque année en Belgique concerne des voitures de société qui bénéficient d’un régime fiscal extrêmement avantageux.
[2] À partir du 1er juillet 2007, l’obligation d’enregistrement reposera sur le propriétaire.
Tant que le contrat de bail n’est pas enregistré, le locataire pourra résilier un bail de 9 ans sans délais de préavis ou compensation.


Action publique de sensibilisation pour dénoncer le suremballage

Action publique de sensibilisation pour dénoncer le suremballage

https://www.ieb.be/163
25 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Friends of the Earth Bruxsel, en collaboration avec le BRAL et InterEnvironnement Bruxelles, présente une action publique de sensibilisation pour dénoncer le suremballage des produits de consommation courante. Par une accroche originale, ludique et théâtrale dans un hypermarché de la capitale ce samedi 26 mai 2007 à 15h, les trois associations entendent souligner que le désir des consommateurs a changé : aujourd’hui, le facteur environnemental compte dans nos achats et nous tenons à le faire savoir !

Quiconque se soucie un minimum de l’environnement peut se rendre compte à quel point l’emballage de certains produits est devenu excessif. Dans les années 90, un mouvement informel voyait le jour : de nombreux clients excédés par les cartons, plastiques et autres emballages inutiles les laissaient à la sortie de leur hypermarché en signe de protestation. Il n’est pas rare de trouver des produits « emballés deux fois » dans nos magasins. Les céréales pour petit déjeuner, le dentifrice ou les biscuits en sont des exemples flagrants.

On ne réalise pas toujours que les emballages coûtent très chers à la production comme à l’élimination.
Ce coût est bien sûr supporté par le consommateur. Si en théorie le consommateur est toujours maître de sa consommation, il faut bien avouer que rechercher les produits peu ou pas emballés est un véritable parcours du combattant, rappelle la Lettre de l’Eco-consommation(1).

Le suremballage est non seulement inutile, mais c’est aussi une aberration à plusieurs égards. D’un point de vue environnemental , leur production consomme beaucoup de matières premières et contribue à l’épuisement des ressources naturelles. Le suremballage génère aussi une masse de déchets dont la gestion (ramassage, destruction et même recyclage) requiert une nouvelle consommation d’énergie et rejette des émissions polluantes. Chaque année en Belgique les emballages sont à l’origine de près d’une tonne de déchets par ménage ! Et comme tout le monde ne prend pas toujours la peine de jeter ses boîtes et autres sacs dans une poubelle...

Au niveau économique , l’emballage alimentaire représente jusqu’à 20% du coût de revient d’un produit, ce qui est excessif. Par ailleurs, le belge dépense 250 € par an en emballages divers, selon le Réseau Ecoconsommation. Le facteur environnemental rejoint les critères qui prévalent à l’achat. Voilà une notion qu’il serait grand temps de prendre en compte. Notre action vise plus particulièrement les produits génériques car les grandes chaînes de supermarché ont le pouvoir de modifier directement leur conditionnement.

L’action se déroulera le samedi 26 mai à 15h dans un hypermarché bruxellois.

Les sympathisants se délesteront des emballages excessifs et animeront les lieux pendant trois quarts d’heure par des actions théâtrales et burlesques. Nous laisserons la culpabilité environnementale au supermarché qui a le contrôle du conditionnement des produits génériques et nous inviterons les clients à des activités ludiques sur le thème du suremballage. Il sera aussi distribué des autocollants à apposer sur les boîtes superflues avant de les « offrir » au supermarché en signe de protestation.

La presse est invitée à couvrir l’évènement. Pour garantir la surprise et éviter un « accueil suremballé » de la chaîne de magasins, nous ne communiquons pas le lieu exact de l’action. Les contacts téléphoniques de FoE Bruxsel pourront servir à donner toutes les informations utiles aux journalistes le jour même.

(FR) Bastien Chemin : 0486/335.444
(NL) Maarten Roels : 0497/772.869


Adhérer à Inter-Environnement Bruxelles, la fédération bruxelloise des comités d'habitants

Adhérer à Inter-Environnement Bruxelles, la fédération bruxelloise des comités d’habitants

https://www.ieb.be/7888
29 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles

Inter-Environnement Bruxelles : une fédération

Inter-Environnement Bruxelles est une association qui fédère les comités et associations d’habitants de la région bruxelloise depuis près de 50 ans. Les quatre-vingt comités ou associations membres œuvrent pour la qualité de la vie urbaine et de l’environnement dans leurs quartiers respectifs ou à l’échelle de toute l’agglomération.

Inter-Environnement Bruxelles veille à rester complètement indépendante vis-à-vis des formations politiques.

Pourquoi adhérer à Inter-Environnement Bruxelles ?

La fédération assure des services auprès des comités contre paiement d’une cotisation annuelle. Mais l’adhésion et la cotisation des comités à Inter-Environnement Bruxelles signifie beaucoup plus. Le comité membre prend part à cette grande plate-forme qu’est la fédération où se définit un projet de ville commun à toutes les associations d’habitants bruxelloises et où se décident les moyens de promouvoir ce projet.

L’adhésion d’un comité signifie donc d’abord qu’il fait sien le projet de ville des comités d’habitants, un projet qu’il contribuera désormais à faire évoluer. Cela signifie ensuite et surtout que ce comité d’habitant apporte son appui à la fédération qui ne se substituera pas aux associations dans leur travail local, mais parlera au nom de toutes dans le cadre des problématiques environnementales d’intérêt régional et général. Bien entendu, la fédération viendra soutenir en cas de problème local grave le comité membre qui en fera la demande.
L’adhésion, enfin, est la manière pour un comité membre de marquer sa solidarité avec les autres comités de la ville.
Les trois représentants officiels reçoivent un abonnement gratuit à la publication « Bruxelles en mouvements » ainsi que les avis d’enquête par courriel. Et les invitations aux différentes actions de la fédération.

Comment adhérer ?

La procédure à suivre pour adhérer se présente comme suit :
- Le comité candidat à l’adhésion prend connaissance des statuts d’Inter-Environnement Bruxelles que nous lui envoyons. Il reçoit également un exemplaire de la Charte d’Inter-Environnement Bruxelles qui définit les grands objectifs auxquels se rallient les comités membres et que nous leur demandons de signer lors de l’adhésion. Les comités membres s’engagent à respecter la teneur de la Charte lors de toutes leurs prises de position pour les matières qui les préoccupent.
- Après examen de ces documents, le comité candidat fait parvenir une demande officielle d’adhésion à l’attention du Conseil d’administration de la fédération.
- Une rencontre conviviale est organisée entre des représentants du conseil d’administration d’IEB et les représentants du comité, si possible dans le quartier du comité.
- Un rapport est fait au conseil d’administration qui décide de présenter (ou non) la candidature du comité à la prochaine assemblée générale.
- Le comité se représente devant l’Assemblée générale qui vote l’admission du comité au rang de comité membre.

Le comité participe à la vie de la Fédération

Il reste alors au comité à s’acquitter annuellement de la cotisation qui contribue aux frais de fonctionnement de la Fédération. Le comité doit aussi signaler chaque année le nom de son délégué à l’Assemblée générale d’Inter-Environnement Bruxelles ainsi que deux suppléants.

Ces trois personnes seront invitées aux Assemblées générales où chaque comité dispose d’une voix lors de vote ou de l’élection des administrateurs d’Inter-Environnement Bruxelles (ceux-ci sont d’office des animateurs de comités membres). C’est également aux Assemblées générales qu’il est débattu des prises de position de la Fédération.

Pour tout complément d’information, n’hésitez pas à nous contacter au 02/801 14 80, par courriel ci-dessous ou courrier postal : Rue du Chimiste, 34-36 à 1070 Bruxelles.


Inventaire des enquêtes publiques du 30/05/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 30/05/2007

https://www.ieb.be/233
30 mai 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 30/05/2007 (pdf)


Élections législatives 2007 : préparatifs en rase campagne

Élections législatives 2007 : préparatifs en rase campagne

https://www.ieb.be/104
31 mai 2007

DOSSIER Élections législatives 2007 : préparatifs en rase campagne

À Bruxelles, à coté des communes et de la Région, l’instance fédérale garde un rôle important notamment en matière de fiscalité, de définition des normes et de justice. Le Fédéral peut aussi développer un rôle de coordination et d’arbitrage.

C’est pourquoi, à la veille des élections législatives du 10 juin 2007, IEB adresse un mémorandum au prochain gouvernement fédéral. Pour compléter ce tour d’horizon, nous avons interrogé les présidents de partis bruxellois sur certains enjeux.

Enjeu
Palme et Chardon de l’Environnement 2006 : projet de société vs voiture de société

Actualité
- ICEchallenge.be, késéko ?
- Flagey : la coupe déborde

Livres
- Le climat se dérègle aussi dans le Sud
- Le Pacte écologique belge : enjeu électoral ou cause commune ?

Éditorial
Le médiateur de l’aéroport ferait-il trop de bruit ?

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Flûte aux emballages superflus !

Flûte aux emballages superflus !

https://www.ieb.be/358
6 juin 2007

Le samedi 26 mai, Friends of the Earth Bruxsel, Inter-Environnement Bruxelles et le BRAL ont mené, avec une trentaine de participants, une action de sensibilisation contre le suremballage dans un hypermarché bruxellois.

Les trois associations ont ainsi animé les lieux par des actions théâtrales et des sketches. Les clients étaient invités à se délester des emballages superflus sur une grande montagne de déchets afin d’interpeller les producteurs, dont la chaîne de magasin en question, sur ce gaspillage anti-écologique.

Suite cette action, nous vous invitons à poursuivre cette dénonciation de gaspillage anti-écologique et l’interpellation des producteurs. Comment ? En vous procurant chez Inter-Environnement Bruxelles des autocollants à apposer sur les emballages superflus dont il vous suffira de vous délester à la sortie des magasins.


Inventaire des enquêtes publiques du 06/06/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 06/06/2007

https://www.ieb.be/223
13 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 06/06/2007


Quartiers Verts 2007

Quartiers Verts 2007

https://www.ieb.be/235
13 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Participez à l'appel à projets de nature en ville, convivial et accessible à tous, esthétique et créatif.

A vos mains vertes, prêts... plantez ! Quartiers Verts 2007-2008, c’est parti !

Pour la septième année consécutive, Inter-Environnement Bruxelles, soutenu par la Ministre de l’environnement, Madame Huytebroeck et de Bruxelles Environnement - IBGE - garni la ville d’une conscience verte via son appel à projets « Quartiers Verts ».

En avant la nature !

Envie de fleurs entre les briques et le béton ? D’adopter un bout de terrain « oublié » pour en faire une oasis de verdure ? D’autres idées encore pour que règne le végétal dans votre rue ou même votre quartier ?

L’appel à projets « Quartiers Verts 2007 » est lancé !
Destiné aux comités de quartiers ou à tout autre groupement d’habitants, l’initiative se veut être le point de départ non seulement d’une conscientisation écologique mais également d’une convivialité de quartier.
Car le projet, outre son aspect d’éducation permanente à l’environnement, peut être le prétexte à des activités d’entraide, des activités culturelles ou festives entre habitants : repas entre voisins, bourses aux plantes, fêtes de quartiers lors des plantations, conceptions d’affiches...

« Quartiers Verts », à la conquête de la ville

La qualité de vie des gens est directement liée à l’amélioration du cadre de vie et de la qualité de l’environnement. Les Bruxellois l’ont compris et sont de plus en plus nombreux à vouloir répandre des graines de fleurs et de solidarité.

Depuis 2001, 62 initiatives subventionnées se sont concrétisées d’un bout à l’autre de la ville sur 115 projets proposés.
Dans certaines communes, c’est devenue une tradition qui se propage d’une rue à l’autre, contaminant ainsi les esprits.
Les communes d’Anderlecht et de Molenbeek se distinguent encore et toujours par leur enthousiasme participatif.
D’anciens projets, sélectionnés au tout début de l’aventure ont montré la voie à suivre et ont petit à petit influencé les quartiers voisins.
A Jette, après avoir fait son œuvre rue Ferdinand Lenoir, Quartiers Verts s’est transporté chaussée de Jette, à la limite de la commune de Koekelberg.
A Bruxelles-Ville, un Quartier vert s’est installé dans la très minérale rue de La Senne, et le quartier du vieux Laeken proche du canal fait également germer ses premières graines. Dans le cas de ces deux quartiers populaires, la rue représente le lieu de sortie, de rencontre, l’espace de jeux, surtout quand les espaces verts font défaut. Le défi pour les habitants, porteurs des projets Quartiers Verts, est alors de revaloriser l’espace public pour sensibiliser jeunes et moins jeunes au respect de leur lieu de vie et pour leur donner envie de l’occuper sans l’endommager. Il s’agit de les encourager à s’investir pour l’embellir au travers d’actions et d’attitudes initiées via un projet collectif.

Cinq critères pour fleurir le béton

Pour améliorer la qualité de vie en ville il suffit parfois d’un rien : quelques fleurs aux pieds des arbres et aux fenêtres, des plantes grimpantes le long des façades. C’est encore plus amusant lorsque les voisins, les commerçants et les associations locales du quartier participent à l’action. C’est d’ailleurs un des premiers critères de sélection.

Inter- Environnement Bruxelles vous accompagnera dans la formulation de vos idées, ainsi que dans les éventuelles démarches administratives. La Région soutiendra financièrement la réalisation concrète des projets sélectionnés.

Comment participer ?

1. La brochure « Quartiers verts »
Disponible gratuitement chez Inter-Environnement Bruxelles (Delphine Termolle au 02 223 01 01, courriel ). Cette brochure détaille les modalités de participation, reprend différents trucs « pratiques » pour guider la conception de votre projet, ainsi que des témoignages d’habitants et associations ayant déjà participé. Ce document peut également être consulté sur internet.

2. Conseil et accompagnement.
Si vous le désirez, vous pourrez vous adressez à IEB pour recueillir aide et conseil dans la conception de votre projet. Nous pourrons également aiguiller vos démarches envers d’autres acteurs (partenaires, autorités communales...).

3. Agenda
La date limite pour introduire votre projet est le 15 octobre 2007 . Après remise des projets, une sélection sera opérée par le comité d’accompagnement. Les projets retenus seront concrétisés printemps 2008.

Téléchargez ici le Guide « Quartiers Verts 2007 » (pdf 2Mb)

Téléchargez ici le formulaire de participation Quartiers Verts 2007 (pdf 20Ko)


Inventaire des enquêtes publiques du 13/06/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 13/06/2007

https://www.ieb.be/227
14 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 13/06/2007 (pdf)


La publicité dans l’espace public : des concessions à la réglementation

La publicité dans l’espace public : des concessions à la réglementation

https://www.ieb.be/379
14 juin 2007

DOSSIER La publicité dans l’espace public : des concessions à la réglementation

Présente de longue date dans l’espace public, la publicité a connu ses années les plus fastes au moment où Bruxelles se détériorait le plus. Après avoir obtenu une législation sur l’affectation du sol, les habitants ont réclamé une réglementation particulière sur l’affichage publicitaire.
Kurt Custers examine les principales règles édictées par la Région de Bruxelles-Capitale ainsi que les modalités qui organisent le placement de dispositifs publicitaires.

Actualité
Bruxelles, la belle verte

Enjeu
Action Mozart à Uccle : bémol au concert matinal

Habitants en action
- Dossier Avijl : à la croisée des chemins
- Haro sur l’emballage !

Éditorial
La STIB en pointillé

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Sortir du nucléaire : une chance à saisir

Sortir du nucléaire : une chance à saisir

https://www.ieb.be/326
19 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

En 2003, le gouvernement belge votait une loi programmant la fermeture progressive des sept réacteurs du pays entre 2015 et 2025. Quatre ans plus tard, des voix s’élèvent, y compris parmi les signataires de 2003, pour remettre cette loi en question. A l’appui de cette volte-face, on assène des arguments comme autant de dogmes sacrés laissant trop rarement la place au véritable débat d’idées.

Ainsi, à l’heure où la lutte contre le réchauffement global s’impose comme une priorité absolue, le nucléaire serait une énergie propre, incontournable dans la lutte contre les gaz à effet de serre... Et ce n’est pas tout : l’atome nous garantirait aussi l’indépendance énergétique, en même temps qu’une production d’électricité abondante et bon marché...

Pour sortir des réactions épidermiques et positionnements idéologiques, Inter-Environnement Wallonie, soutenu par Inter-Environnement Bruxelles et les autres fédérations environnementales, a souhaité collationner en un ouvrage l’ensemble des informations disponibles sur les enjeux et conséquences de la sortie programmée du nucléaire.

Il importe en effet que cette question, appelée à être au centre des débats de la prochaine législature, puisse être analysée et traitée de manière dépassionnalisée, sur base de faits avérés et non d’idées reçues.

Dans ce document, la fédération explique pourquoi le nucléaire ne constitue pas une solution appropriée aux changements climatiques, à notre dépendance énergétique ou à la hausse des prix pétroliers. Pire, l’atome représente en réalité un frein à la mise en place des véritables solutions aux défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés : l’efficacité énergétique et l’utilisation rationnelle de l’énergie, ainsi que le développement des sources d’énergie renouvelables et des centrales à haut rendement.

Un cadre législatif stable et confirmant la fermeture des centrales nucléaires est en réalité le meilleur moyen de favoriser les sources d’énergie plus propres. Car l’abandon du nucléaire représente une véritable opportunité de remettre en question nos modes de production et de consommation d’énergie.

C’est également pour combattre les idées reçues qu’IEW a conçu, sur base de ce dossier, un dépliant destiné à éclairer le « grand public » sur cette problématique.

Pour en savoir plus :

L’ouvrage intégral est également disponible au prix de 5 euros (+ frais de port) sur simple demande à :
iew asbl | 6, bd du Nord 5000 Namur | tél : 081 255 280 | fax : 081 226 309 | mail : mailto:iew chez iewonline.be


Les intérieurs d'îlots en région bruxelloise

Les intérieurs d’îlots en région bruxelloise

https://www.ieb.be/327
19 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Recherche menée par Inter-Environnement Bruxelles et présentée lors d'un séminaire le 13 juin 2006.

Les intérieurs d’îlots sont une richesse indéniable pour Bruxelles. Ils offrent des fonctions diverses : espaces verts, lieux de calme, mais aussi lieux où se confrontent diverses activités. Ils sont également victimes de pressions immobilières.

Une recherche menée par Inter-Environnement Bruxelles dans les 19 communes et un séminaire organisé le 13 juin 2006 ont permis de pointer les enjeux qu’ils représentent : le maillage vert, la perméabilité des sols et... la qualité de vie des habitants en termes de bruits et de pollution.

Les résultats de cette analyse sont présentés dans cette étude qui comprend les observations sur le terrain de trois comités de quartier, l’analyse de la législation et enfin les résultats d’une enquête menée auprès des 19 services d’urbanisme communaux de la Région de Bruxelles-Capitale.


Aménager votre habitation pour mieux préserver le « Patrimoine-eau » de la région

Aménager votre habitation pour mieux préserver le « Patrimoine-eau » de la région

https://www.ieb.be/331
19 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Un outil pour végétaliser votre toiture, votre façade ou récupérer l'eau de pluie.

Dossier à l’intention de ceux qui veulent végétaliser leur toiture plate ou leur façade et/ou récupérer l’eau de pluie pour certains usages quotidiens. Vous y trouverez des explications technico-concrètes, des références de livres et des coordonnées de personnes ressources.


A Bruxelles, le logement perd du terrain

A Bruxelles, le logement perd du terrain

https://www.ieb.be/340
19 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Ce mardi 19 juin, Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU ont présenté le bilan d’une recherche action sur les terrains à bâtir à Bruxelles. Depuis juin 2004, le Plan Logement ambitionne de construire 5 000 logements en cinq ans. Fin mai, la Ministre du Logement annonçait qu’en trois ans, « la construction de 823 logements a été concrètement adjugée » . Sauf sursaut peu probable, le Plan Logement restera donc dans les annales politiques comme un échec cuisant. En l’absence de vision sociale forte de la part du gouvernement, les associations ont présenté 10 terrains, propriété des pouvoirs publics, où la construction d’une certaine quantité de logements serait réalisable pour des logements « moyens » et /ou sociaux.

Téléchargez ici le texte de la conférence de presse A Bruxelles, le logement perd du terrain (pdf) et les 10 fiches (pdf) retenues des terrains à bâtir.


Inventaire des enquêtes publiques du 21/06/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 21/06/2007

https://www.ieb.be/342
22 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 21/06/2007


Semaine de la mobilité

Semaine de la mobilité

https://www.ieb.be/344
22 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Comités de quartiers et associations n’ont pas manqué d’idées pour organiser leurs actions sur le thème « La rue pour tous ».

« La rue pour tous ». Tel était le thème de l’appel à projets lançé par Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu dans le cadre de la semaine de la mobilité 2007.

Face à l’envahissement de l’espace public par l’automobile, l’objectif de cet appel est de rééquilibrer la fonction de circulation et la fonction de séjour en rendant la rue aux habitants, à ces différents usages et usagers.

Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, 12 projets menés par des comités d’habitants ou des associations se dérouleront aux 4 coins de Bruxelles. Ils plaideront pour un espace public d’avantage partagé entre tous, questionneront le rôle de la rue et sensibiliseront à d’autres formes de mobilité.

Petit aperçu

Plus d’infos :
Présentation des projets


Dimanche sans voiture

Dimanche sans voiture

https://www.ieb.be/345
22 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Une journée pour découvrir Bruxelles libérée de la pression automobile et expérimenter une ville où l’on se déplace autrement afin de réfléchir à nos modes de déplacements. De nombreuses animations dans les quartiers permettront aux habitants de se réapproprier la rue.

Plus d’infos sur http://www.dimanchesansvoiture.irisnet.be/


Les toits verts : un cocktail d'actions sur l'écologie urbaine

Les toits verts : un cocktail d’actions sur l’écologie urbaine

https://www.ieb.be/346
22 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Le mercredi 30 mai 2007, le Centre Paul Duvigneaud en partenariat avec Inter-Environnement Bruxelles recevait M. Bernard Capelle. Cet architecte de Landscape Design Partnership nous a démontré, en terme simple, tout le bénéfice que les toitures vertes peuvent apporter dans la gestion des eaux de ruissellement et l’efficacité énergétique des bâtiments.

L’occasion pour lui de mettre également en valeur toute la diversité des espèces végétales garante des fonctions écologiques des toits verts (rôles paysagers et de relais dans le maillage vert).

Vous pouvez télécharger ici la Présentation « Toits verts » (pdf) de Monsieur Capelle (Présentation modifiée par rapport à l’initiale)

Si vous désirez végétaliser votre toiture et êtes à la recherche d’informations techniques, consultez notre brochure « Aménager votre habitation pour mieux préserver le ’patrimoine - eau’ de la région » (pdf).


Définitions : PRAS, RRU, PRD & PPAS

Définitions : PRAS, RRU, PRD & PPAS

https://www.ieb.be/381
22 juin 2007

Le Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS)

Le Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) découpe le territoire de la Région en différentes zones (zone mixte, zone d’habitation, d’industrie urbaine, etc.) en définissant pour chacune la superficie de plancher autorisable en m² pour toute une série d’affectations (activités productives, commerce, logement, etc.).

Le PRAS est consultable sur perspective.brussels.

Le Règlement Régional d’Urbanisme (RRU)

Le Règlement Régional d’Urbanisme (RRU) définit un certain nombre de règles urbanistiques que les nouveaux bâtiments doivent respecter. Ces règles concernent les caractéristiques des constructions et de leurs abords, les normes d’habitabilité des logements, les chantiers, l’accessibilité des bâtiments pour personnes à mobilité réduite, l’isolation thermique des bâtiments, les dispositifs de publicité et les enseignes, la voirie, ses accès et ses abords.

Le RRU est consultable sur urbanisme.irisnet.be.

Le Plan Régional de Développement (PRD)

Le Plan Régional de Développement (PRD) est adopté par le Gouvernement régional en début de législature. Il définit les priorités en matière d’aménagement du territoire qui seront réalisées. Ce plan n’a pas de valeur réglementaire.

Le PRD est consultable sur perspective.brussels.

Les Plans Particuliers d’Affectation du Sol (PPAS)

Les Plans Particuliers d’Affectation du Sol (PPAS) déterminent localement, avec précision, de manière graphique et littérale, la manière dont doit s’organiser le territoire considéré. Ses dispositions sont contraignantes à l’égard de tous et conditionnent la délivrance des permis d’urbanisme.

Un tel plan est élaboré par la commune de sa propre initiative ou à la demande du Gouvernement régional. C’est lui qui l’approuve.

Les habitants d’un quartier peuvent, dans certaines conditions, être à l’origine de l’établissement d’un tel plan.


Le quartier Midi bouge : oui, mais à contre-sens !

Le quartier Midi bouge : oui, mais à contre-sens !

https://www.ieb.be/385
25 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Le

26 juin 2007 à 10h, la commission de concertation de Saint-Gilles se réunira pour aborder une fois de plus le triste sort du quartier Midi. Le Brusselse Raad voor het Leefmilieu et Inter-Environnement Bruxelles ont décidé de s’associer au comité Quartier Midi et aux derniers habitants restant dans ce quartier démoli pour les soutenir dans leur demande. Les associations et les habitants exigent qu’après quinze ans de déni de leur existence et de leur quotidien, un revirement soit opéré à l’occasion de la mise à l’enquête de trois demandes de permis d’urbanisme portant sur l’îlot C. En pleine crise du logement, le projet prévoit, sans état d’âme, la construction de 32.000 m2 de bureaux dans un quartier où l’offre dépasse déjà largement la demande, et pas le moindre m2 dédié à l’habitation. Sa mise en oeuvre suppose la destruction de quatre maisons, sans compter celles déjà expropriées et démolies et les 19 autres en sursis. Vous avez dit revitalisation ?

Les démons du

Midi

En 1992, suite à l’arrivée du TGV au sud de Bruxelles, le conseil communal de Saint-Gilles adopte un plan particulier d’affectation du sol (PPAS) en vue de réaménager le quartier Fonsny. Ce PPAS fait la part belle aux infrastructures de bureau et hôtelière en faisant fi du logement. Pour mener ce projet tambour-battant, la Région crée la S.A. Bruxelles-Midi en 1992, société à but lucratif contrôlée par la Région. La société sous-capitalisée (75 millions d’euros) est censée racheter 165 parcelles. Elle ne pourra le faire qu’à des prix indécents, c’est-à-dire largement en dessous de la valeur du marché, comme le démontre le récent jugement incisif du juge de paix de Saint-Gilles rendu 31 mai 2007. Quinze ans plus tard, seules certaines parcelles de bureaux construites ont trouvé acquéreur, les logements existants se dégradent et les expropriations dites d’utilité publique et d’extrême urgence se poursuivent.

Non à un PPAS vide de logements

Déjà en 2002, les associations contestaient l’absence de logements prévus dans l’îlot C et proposaient de garantir la continuité de l’habitat le long de la rue de Mérode. L’objectif était d’assurer la transition, en intérieur d’îlot, entre la fonction administrative qui doit rester tournée vers la gare du Midi, et la fonction résidentielle ouverte sur les quartiers habités de Saint-Gilles. Cette demande est toujours d’actualité : le PPAS n’exclut pas catégoriquement le logement dans l’îlot C et prévoit une tolérance de 5 % de surfaces planchers. Le Comité Quartier Midi et les associations demandent que la Région fasse un usage plein et entier de cette tolérance. A l’heure où certaines communes transforment du bureau en logement et où la Région tente péniblement de trouver des terrains pour son Plan logement, il est outrageant de voir expropriées et démolies des maisons dans le seul objectif de construire du bureau dans un quartier déjà bien fourni. Préserver la mixité de l’îlot sera tout à l’avantage tant des habitants que des navetteurs et autres visiteurs qui échapperont ainsi à la dévitalisation qui sévit dans les quartiers dédiés exclusivement aux bureaux.

Rénovation plutôt que démolition

La piste de la rénovation des logements existants doit être fermement envisagée tant pour des raisons humaines que de durabilité. Pendant quinze ans, les pouvoirs publics ont empêché les habitants de s’investir dans leur lieu de vie générant par là-même la dépréciation du quartier et des habitations. Il n’y a aucune utilité publique à chasser ces habitants : ceux-ci doivent se voir offrir la possibilité de rester dans un logement rénové au frais de la Région, seule responsable de la dégradation du bâti existant. Cette rénovation devrait bien entendu tenir compte des normes à appliquer en matière d’efficacité énergétique des bâtiments.

C’est en maintenant ce tissu urbain vivant que les abords immédiats de la gare seront plus humains et conviviaux et non en installant des œuvres d’art comme préconisé dans la Déclaration de politique générale (2006-2012) du Collège échevinal de Saint-Gilles.

Un accompagnement social tangible

Le Comité Quartier Midi a déjà fait savoir à plusieurs reprises sa déception concernant les mesures censées accompagner les habitants délogés. De nombreuses lacunes émaillent le plan d’accompagnement : les locataires ne sont pas relogés, les immeubles prévus dans les nouveaux projets ne sont pas destinés à reloger les locataires expulsés, l’aide ne concerne pas les personnes résidant depuis 2004. Les associations demandent qu’il soit remédié à ces lacunes. En outre, les associations regrettent que la commune n’ait pas profité de l’enquête publique pour initier le travail d’information qu’elle prévoit pour septembre et déplorent le traitement séparé de ce qui constitue un seul et même projet, dont l’ampleur aurait mérité une réunion publique d’information. Ceci aurait permis aux usagers de se forger une opinion et d’en témoigner auprès de la commission de concertation.

Une affectation compensatoire des charges d’urbanisme

Subsidiairement, les associations souhaitent que les charges d’urbanisme générées par les nouvelles surfaces de bureaux (près de 4 millions d’euros), ainsi que les taxes sur les immeubles abandonnés et terrains vagues que la commune doit percevoir (puisque le plan d’expropriation est obsolète) soient affectées aux logements dans le quartier.

Le réflexe d’une mobilité durable

Enfin, les associations regrettent que la scission du projet en trois demandes de permis ait permis au demandeur d’échapper à la réalisation d’une étude d’incidence. En effet, le projet comporte la réalisation de 208 parkings, une telle étude étant rendue obligatoire à partir de 200 emplacements. Le quartier bénéficie d’une excellente desserte permettant d’explorer les facettes de la mobilité alternative à la voiture, sans compter la présence d’un parking public (le parking Midi de 1650 emplacements) largement sous-exploité à l’heure actuelle.

En conséquence, Inter-Environnement Bruxelles, le Brusselse Raad voor het Leefmilieu et le Comité Quartier Midi considèrent que les raisons qui ont poussé à l’élaboration d’un tel projet, il y a 15 ans, ne sont plus valables et souhaitent que le projet soit revu afin de mieux intégrer et préserver l’intérêt des habitants et du quartier et de maintenir du logement tout le long de la rue de Mérode.

Contacts :

IEB :
Sarah Duray - 02/548.39.45 - sarah.duray chez ieb.be
Claire Scohier - 02/548.39.46 - courriel

BRAL :
Maarten Roels - maartenroels chez bralvzw.be - 02/217.56.33

Comité du Quartier Midi  :
comite chez quartier-midi.be.


Quartiers Verts

Quartiers Verts

https://www.ieb.be/408
26 juin 2007

IEB invite tous les Bruxellois à rendre la ville plus gaie et plus fleurie...

Photo action Quartiers Verts © IEB - 2007

Un appel à la participation, la créativité et la convivialité.
Un projet citoyen et solidaire, accessible à tous.
51 initiatives déjà réalisées sur les 19 communes de la région bruxelloise.

Participez à l’appel à projets Quartiers Verts 2007

En partenariat avec Bruxelles Environnement (IBGE) et le ministère bruxellois de l’Environnement.


Ça passe par ma commune

Ça passe par ma commune

https://www.ieb.be/410
26 juin 2007

IEB participe à la campagne citoyenne "Ça passe par ma commune".

IEB participe à la campagne citoyenne "Ça passe par ma commune" et vous invite à la rejoindre pour stimuler la vie associative et citoyenne, et donc la démocratie au niveau local pour inciter votre commune à s’engager sur

Plus d’infos : www.capasseparmacommune.be


Coalition Climat

Coalition Climat

https://www.ieb.be/412
26 juin 2007

Plus de 50 organisations, dont IEB, regroupées pour lutter contre les changements climatiques. Cette démarche sensibilise le grand public à agir pour le climat.

Besoin de conseils ou d’infos ? Rejoignez-nous sur www.coalitionclimat.be ou contactez nous à courriel


Pour une gestion raisonnée de l'or bleu

Pour une gestion raisonnée de l’or bleu

https://www.ieb.be/414
26 juin 2007

IEB reste vigilant à la préservation des intérieurs d’îlots , véritable potentiel dans l’absorption des eaux de pluies.

IEB met à votre disposition des informations pratiques sur des aménagements à faire chez soi : végétalisation des toits plats, verduriser les façades, mettre en œuvre des citernes.

IEB organise des conférences-débats , comme les « Mardis de la Senne », qui développent les échanges et la réflexion générale sur la gestion, l’accessibilité et l’intégration de l’eau dans la ville.


Pour une gestion raisonnée de l'or vert

Pour une gestion raisonnée de l’or vert

https://www.ieb.be/416
26 juin 2007

IEB met en avant les problèmes d’entretien et d’équipements des espaces verts .

IEB garde une attention particulière sur l’organisation d’événements dans les parcs classés .

IEB est votre interlocuteur pour la création de maillage vert dans votre commune.


Participer pour améliorer la place du transport public dans la ville

Participer pour améliorer la place du transport public dans la ville

https://www.ieb.be/417
26 juin 2007

IEB mène, avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale et en collaboration avec le BRAL, des projets de « consultation préalable STIB »

A l’aide de différents outils (toutes-boîtes, permanences, ateliers, panels de discussion, exposition), IEB invite les habitants, commerçants et usagers à s’informer et à se prononcer sur le réaménagement ou la création de nouvelles lignes de transport en commun.
L’objectif est de faciliter l’insertion du transport public en milieu urbain.

Deux projets sont en cours :


Semaine de la Mobilité : appel à projets « La rue pour tous »

Semaine de la Mobilité : appel à projets « La rue pour tous »

https://www.ieb.be/419
26 juin 2007

Logo La rue pour tous 2007 © IEB - 2007 Chaque année, IEB et le Bral lancent un appel à projets aux comités de quartiers, d’associations, de réseau d’habitants,... pour stimuler des actions en faveur d’une mobilité durable et réfléchir à nos modes de déplacement.

En 2006, 11 projets ont été réalisés autour du thème « Prendre son pied à Bruxelles ». 12 500 € des subsides régionaux ont soutenu des initiatives autour de la mobilité piétonne : balisages de cheminements piétons, expo photo dénonçant les pièges à piétons, problème d’accessibilité des PMR,...

En 2007, le thème de l’appel à projets est « La rue pour tous ! », qui vise à stimuler des actions en faveur d’un meilleur partage de l’espace public entre tous ses usagers et les habitants.
Exemples : création de zones de rencontres, débat sur la rue idéale, trottoirs plus larges, stationnements vélos,...
Profitez de la Semaine de la Mobilité pour découvrir les projets sélectionnés cette année.


Se mobiliser pour mieux bouger

Se mobiliser pour mieux bouger

https://www.ieb.be/422
26 juin 2007

IEB participe aux enquêtes publiques mobilité et aux débats hors enquêtes avec comme priorités :

Ce travail se fait avec les comités de quartiers concernés et dans le respect de la charte d’IEB.


La participation dans les Zones d'Intérêt Régional

La participation dans les Zones d’Intérêt Régional

https://www.ieb.be/424
26 juin 2007

Vous vivez dans les quartiers de la Gare de l’Ouest, de l’Europe, du Midi... Inter-Environnement Bruxelles vous demande votre avis sur le développement de ces zones. Rejoignez la plateforme participative de votre quartier.


IEB et la mobilité

IEB et la mobilité

https://www.ieb.be/365
27 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Tous les indicateurs sociaux, environnementaux et économiques plaident en faveur d’une révolution des politiques de mobilité. IEB défend un aménagement de la ville pensé en fonction des modes de déplacement durables privilégiant les transports publics, la marche à pied et le vélo. La qualité de vie des bruxellois et la convivialité des espaces publics de notre ville ne peuvent être menées qu’au prix d’une diminution radicale de la pression automobile.

Chaque jour, IEB soutient les habitants et associations dans leurs demandes d’aménagements en faveur d’une mobilité douce, collabore avec la STIB pour le développement du réseau de tram et de bus en site propre.

IEB appuie le développement d’un RER créant une réelle alternative pour les navetteurs.

IEB participe activement à la Semaine de la Mobilité.


IEB et le patrimoine

IEB et le patrimoine

https://www.ieb.be/425
27 juin 2007

La défense de la ville passe par la protection du patrimoine. Le patrimoine constitue la mémoire des habitants . Il donne à Bruxelles ses références architecturales, historique et paysagères. Si le développement de la ville est inéluctable, le patrimoine architectural et naturel ne peut être transformé sans certaines précautions.

Chaque jour, Inter-Environnement Bruxelles aide les comités et habitants à reconnaître, à valoriser les éléments remarquables et souvent les plus vulnérables de leur cadre de vie.

Inter-Environnement Bruxelles agit et incite les habitants à agir pour la protection du patrimoine.

En collaboration avec Pétitions-Patrimoine, IEB a lancé début 2007 un cycle de formation destiné aux habitants qui souhaitent agir pour la protection du patrimoine bruxellois. Des spécialistes de l’action de sauvegarde et des règlementations relatives au patrimoine ont soulevé différentes questions : Quels sont les enjeux relatifs aux bâtiments et aux sites remarquables ? Quelles sont les différentes façons de protéger les éléments remarquables menacés ou à valoriser ? Comment lancer une action collective de sauvegarde ?


IEB et le logement

IEB et le logement

https://www.ieb.be/426
27 juin 2007

IEB défend une ville à taille humaine, à l’habitat de qualité accessible pour tous, encourageant le mélange des profils socio-économiques des citadins.

Chaque jour, IEB accompagne et informe les Bruxellois sur les principaux projets de construction, de rénovation et de réaffectation de logements.


IEB et l'aménagement du territoire

IEB et l’aménagement du territoire

https://www.ieb.be/427
27 juin 2007

Modifier l’espace d’une ville signifie orienter sa manière de la vivre, de la traverser.

Inter-Environnement Bruxelles défend une ville durable où chaque habitant pourra trouver un logement décent et les équipements nécessaires à son développement et à son épanouissement, une ville cosmopolite, véritable carrefour de rencontres et de découvertes, une ville audacieuse sur le plan urbanistique et architectural.

Chaque jour, Inter-Environnement Bruxelles conseille et soutient les riverains des quartiers quand des projets sont soumis à l’enquête publique.

IEB invite également les habitants à prendre part à la réflexion menée autour du réaménagement de certains quartiers.


Les projets « La rue pour tous ! » sélectionnés pour la Semaine de la Mobilité 2007

Les projets « La rue pour tous ! » sélectionnés pour la Semaine de la Mobilité 2007

https://www.ieb.be/496
27 juin 2007

Du 16 au 22 septembre, les projets « La rue pour tous ! » sélectionnés dans le cadre de l’appel d’Inter-Environnement Bruxelles et du Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL) se déploieront dans diverses rues et quartier de la ville. Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, 16 projets rendant la rue à ses habitants et à ses usagers seront subsidiés pour un montant total de 12 500 €.

La pression automobile et les nuisances qui lui sont liées augmentent chaque année : bruit, pollution mais aussi envahissement de l’espace public et affaiblissement des liens de voisinage et de quartier. Face aux grands axes saturés, les voitures percolent dans les rues résidentielles et de quartiers. Les rues, les places, les avenues deviennent des zones de parking et de circulation où le flux automobile est prépondérant alors qu’elles devraient aussi être des lieux de vie. Face à ce constat, rééquilibrer la fonction de circulation et la fonction de séjour est primordial. Il faut rendre la rue aux habitants, à ces différents usages et usagers : tel est l’objectif des projets « la rue pour tous ! » .

La mise en place de zones 30, de zones de rencontre, de trottoirs plus larges, de rues réservées au jeu, de zones piétonnes, de bandes ou itinéraires cyclables,... sont autant d’aménagements qui permettent un partage plus équitable de la voirie.

Les comités de quartiers et associations l’ont bien compris puisque ceux-ci ont proposé des animations ou actions autour de ces thèmes. L’objectif de ces actions est de sensibiliser d’une part les habitants du quartier à d’autres types de mobilité que celle liée uniquement à la voiture et d’autre part les autorités communales ou régionales à la nécessité de la mise en place de ce type d’aménagements. Car il en va de la qualité de vie en ville.

Contact : Marie-Claire Schmitz, chargée de mission en mobilité à Inter-Environnement Bruxelles, courriel ou 02/223 01 01.

Aperçu par commune des 16 projets sélectionnés et coordonnées des auteurs de projets

Auderghem : Comité du Vieux Sainte-Anne
Réflexion et expérimentation avec les habitants de divers aménagements (effet de porte,...) pour le quartier. Journal de quartier spécial Mobilité
Contact : Mme Alice Olbrechts, rue du Villageois, 25 à 1160 Bruxelles. Tél. : 02/673 82 30.

Bruxelles-Ville : Friends of the Earth Bruxsel
Projet « Auto »suffisance : 2 voitures transformées en potager ambulant Place de Brouckère pour se réapproprier l’espace public et mental face à la voiture et sensibiliser à l’autonomie alimentaire.
Contact : M. Jeroen Verhoeven, rue Scarron, 7 à 1050 Bruxelles. Tél. : 0477/463 181.

Bruxelles-Ville : Comité de quartier « Tous en Senne »
Organisation d’une randonnée à vélo pour les habitants du quartier et usagers de la maison d’accueil pour se réapproprier le quartier et découvrir la Senne autrement.
Contact : Mme Monique Meerschart, rue de la Senne, 73 à 1000 Bruxelles. Tél. : 02/512 77 99.

Bruxelles-Ville : ACW Brussel
Place du Jardin aux Fleurs : enquête sur les problèmes de mobilité, projection d’un film montrant les difficultés rencontrées par les cyclistes dans ce quartier et randonnée test,...
Contact : M. Pol Arnauts, Pletinnckstraat, 19 à 1000 Brussel. Tél. : 02/508 88 76.

Bruxelles-Ville : Danscollectief Parallax
Par des spectacles de danse dans le métro et les transports publics, le collectif veut rompre l’atmosphère parfois froide de ces lieux en y apportant une touche de poésie.
Contact:M. Karen De Bliek, Ortstraat, 30 à 1000 Brussel. Tél. : 0486/101 304.

Forest : Comité de quartier Monte-Carlo
Sensibilisation, information et formation à la sécurité routière et à la mobilité alternative cyclable et piétonne.
Contact : Mme Martine Hendrix, avenue de Monte-Carlo, 62 à 1190 Bruxelles. Tél. : 0477/947 949.

Ixelles : Frhizomik asbl
Place de l’Athénée : Transformation de la rue en salon convivial, avec projection, pour mieux s’interroger sur le rôle de la rue et ses multiples facettes.
Contact : M. Patrice Jabeneau, rue Egide Winteroy, 27 à 1080 Bruxelles. Tél. : 0472/553 268.

Ixelles : Réseaux d’habitants, cyclistes et usagers de l’avenue de la Couronne/Trône au quotidien
Action symbolique et pratique autour du partage de la rue via un diagnostic en roulant. Exposition avec les résultats.
Contact : M. Thierry Kensier, rue Paquot, 40 bte 19 à 1050 Bruxelles.

Ixelles, Schaerbeek et Molenbeek-St-Jean : The Eliot Collective
Rompre le rythme rapide lié à la voiture par une chorégraphie sur l’espace public qui travaille sur le ralentissement et le rythme des usagers doux.
Contact : Mme Hanna Scholtyssek, Ortstraat, 30 à 1000 Bruxelles. Tél. : 0485/651 497.

Jette, Molenbeek : Velofietsplatform Jette et Fietsersbond Molenbeek
Appropriation et balisage avec les habitants des rues concernées de l’Itinéraire Cyclable Régional n°9
Contact : Mme Katrijn Pauwels, R Uyttenhovestraat 37/940 à 1090 Jette. Tél. : 0485/875 115.

Saint-Gilles : Hispano Belga asbl
Action de sensibilisation au covoiturage : débat et rencontre des habitants du bas de Saint-Gilles autour de ce thème, synthèse et mise en concordance de l’offre et de la demande des participants.
Contact : M. Youen Arts, Chaussée de Forest, 244 à 1060 Bruxelles. Tél. : 02/539 19 39.

Schaerbeek : Comité de quartier Terdelt
Style de vie, style de rue : réflexion avec les habitants, les élèves de l’école 17 et la Maison des Enfants sur les différents usages de la rue : enquête auprès des habitants et création d’un panneau de signalisation avec les enfants. Résultat le dimanche avec La rue pour tous, tous en rue !
Contact : M. Olivier Xhonneux, rue Ch. Vanderstappen, 29 à 1030 Bruxelles. Tél. : 0495/997 652.

Uccle : Association des Comités de Quartiers Ucclois asbl
Organisation d’une conférence débat sur le thème du partage de la rue avec les habitants du quartier.
Contact : Mme Nicole Dussart, Bosveldweg, 67 à 1180 Bruxelles. Tél. : 02/374 23 00.

Woluwe-Saint-Lambert : Woluwe-Inter-Quartiers asbl
Réalisation d’un relevé des points noirs en matière de sécurité et de mobilité, plus spécialement pour les usagers doux, réalisation de fiches par problématique qui seront remises aux autorités.
Contact : M. Bernard Devillers, avenue du Capricorne 1a à 1200 Bruxelles. Tél. : 02/762 39 44.

Plusieurs communes : Collectif « Placeovélo »
Organisation d’une masse-critique « boulevards cyclistes admis » au cours de laquelle les participants fleuriront les bords des boulevards de logos vélos afin de rappeler leur présence aux automobilistes. Organisation d’un balisage informel de l’Itinéraire Cyclable Régional n°11 et sensibilisation des riverains a leur utilisation et des autorités à leur balisage.
Contact : Mme Muriel Jadoul, rue François Gay 314 à 1150 Bruxelles. Tél. : 0485/397 342.

Plusieurs communes : PTTL
Réalisation d’un film reportage-documentaire sur les projets « La rue pour tous » ci-dessus réalisés dans le cadre de la semaine de la mobilité 2007.
Contact : M. Axel Claes-PTTL, Coenraets straat 56 à 1060 Bruxelles. Tél. : 02/533 22 29.

Inter-Environnement Bruxelles
Bral


Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 juin 2007

Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 juin 2007

https://www.ieb.be/403
27 juin 2007

IEB analyse un certain nombre de dossiers à l’enquête publique en urbanisme et en environnement et présente son avis à la Commission de concertation.

Le choix se fait, de sa propre initiative ou à la demande d’habitants et de comités de quartier. Il est motivé par l’intérêt qu’IEB porte au maintien ou à l’amélioration de la qualité de vie en ville.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.

Vous trouverez dans la rubrique Enquêtes publiques l’« Inventaire des enquêtes publiques en Région de Bruxelles-Capitale » qui reprend chaque semaine l’essentiel des avis en précisant la nature du projet, les motifs de l’enquête et les dates limites de l’enquête. Ainsi que toutes les informations utiles sur les procédures participatives pour vous permettre d’exprimer votre avis sur les projets d’aménagement urbain.


Esplanade Reyers
Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Projet de cahier de charges de l’étude d’incidences pour créer et modifier les voiries aux abords de la rue Colonel Bourg, du site de la RTBF et de la place des Carabiniers et modifier des bretelles de l’autoroute E40.
Concertation le 22 juin 2007.

La ligne de tram 94 s’allonge
Auderghem et Woluwe-Saint-Pierre : boulevard du Souverain, avenue de Tervuren et boulevard de la Woluwe. Demande de permis d’urbanisme pour la prolongation de la ligne de tram 94 entre l’avenue Herrmann-Debroux et la rue de la Station.
Concertation le 25 juin 2007.

Quartier Midi
Saint-Gilles : avenue Fonsny, rues de Mérode, d’Angleterre et de Hollande. Trois demandes de permis mixte visant à redévelopper l’îlot. L’ensemble totalise 31 898 m2 de bureaux, 389 m2 de commerces, 142 chambres d’hôtel et 208 emplacements de parking.
Concertation le 26 juin 2007.

Folklore estudiantin
Anderlecht : rue Meylemeersch Section E n°72N, 72R et 72P. L’ULB demande un permis d’urbanisme pour la construction d’un bâtiment destiné à abriter les activités socio-culturelles des étudiants et pour la démolition de 2 bâtiments désaffectés (rue Meylemeersch 6 et 13)
Enquête publique jusqu’au 27 juin 2007.
Concertation le 4 juillet 2007.

Résistance Palace
Bruxelles-Ville : rue de la Loi, 155. Demande de permis d’urbanisme pour démolir l’extension des années 60 du Résidence Palace, préserver le bâtiment historique et construire une poutre de transfert SNCB.
Enquête publique jusqu’au 29 juin 2007.
Concertation le 10 juillet 2007.

Bureau de complexe
Bruxelles-Ville : rues de la Croix de Fer, 73, de Louvain, 44, et de la Presse, 35-43-47. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la Compagnie Immobilière de Belgique pour réaménager un complexe abritant plusieurs bâtiments de bureaux. Après les travaux, le complexe comptera 103 emplacements de parking en sous-sol.
Enquête publique jusqu’au 29 juin 2007.
Concertation le 10 juillet 2007.

Place Rogier sens dessus dessous
Saint-Josse-ten-Noode : place Rogier. Demande de permis d’urbanisme en vue de réaménager l’espace public de la place et demande de certificat d’urbanisme et d’environnement de classe 1A en vue de réaménager les sous-sols de la place (497 emplacements de parking).
Enquête publique jusqu’au 6 juillet 2007.
Concertation le 13 juillet 2007.
[ Lire l’avis d’IEB et des associations adressé à la Commission de concertation ]
[ Lire l’avis de la Commission de concertation ]

Présidence Palace
Bruxelles-Ville : rue de la Loi, 155. Demande de certificat d’urbanisme (étude d’incidences) et de certificat d’environnement (1B — 2e enquête) pour transformer le bloc A du Résidence Palace, y installer le nouveau siège du Conseil des Ministres de l’UE, et exploiter de nouvelles installations.
Enquête publique jusqu’au 14 juillet 2007.
Concertation le 4 septembre 2007.

Collecte d’avis
Anderlecht : route de Lennik, rond-point Henri Simonet, avenue Joseph Wybran, rue Meylemeersch, rue du Chant d’Oiseaux, chaussée de Mons, rue de Zuen et quai de Veeweyde. Aquafin demande un permis d’urbanisme (demande d’avis) pour le placement du collecteur Vogelzangbeek-Vlezenbeek phase 1.
Enquête publique jusqu’au 14 juillet 2007.
Concertation le 12 septembre 2007.


Inventaire des enquêtes publiques du 28/06/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 28/06/2007

https://www.ieb.be/498
29 juin 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 28/06/2007


Bruxelles se paie une toile !

Bruxelles se paie une toile !

https://www.ieb.be/500
2 juillet 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Inter-Environnement Bruxelles (IEB) est une fédération de près de 80 comités de quartiers et groupes spécialisés dans la Région de Bruxelles-Capitale. Depuis près de 30 ans, IEB agit pour améliorer la qualité de la vie à Bruxelles. La fédération défend et promeut une ville qui permet à la fois émancipation et solidarité. Son fonctionnement et son évolution doivent garantir le bien-être des générations actuelles et à venir. Une perspective urbaine et humaine.

Pour encourager l’implication citoyenne, IEB s’efforce de rendre les enjeux plus compréhensibles dans tous les domaines qui touchent au cadre de vie en ville. Et dans cette perspective, le site Internet www.ieb.be fait peau neuve !

A l’adresse www.ieb.be vous pourrez dorénavant découvrir dans un look complètement revu l’agenda des associations d’IEB, les prises de positions et les activités d’IEB. Par ailleurs, les coordonnées des associations membres seront également consultables sur le site.

Enfin, les publications d’IEB se retrouvent téléchargeables sur le site. Parmi elles, la revue Bruxelles en Mouvements met ses archives à disposition. Une mémoire capitale.

Nouveauté, le surfeur bruxellois (et les autres) pourra découvrir chaque semaine l’inventaire des enquêtes publiques en cours dans les 19 communes de la Région !

Au total, des centaines de pages pour découvrir les enjeux bruxellois en urbanisme, logement, patrimoine, mobilité et environnement.

Personne de contact :
Jacqueline Gilissen, Présidente d’IEB - 0485 893 871


Toitures vertes VS inondations lors de fortes précipitations

Toitures vertes VS inondations lors de fortes précipitations

https://www.ieb.be/556
3 juillet 2007

En juillet 2007, la RTBF a demandé l'avis d'IEB sur les toitures vertes et leur capacité à réduire les phénomènes d'inondation lors de fortes précipitations.

Durant cet été 2007, plusieurs épisodes d’inondations ont défrayés la chronique en Belgique. Les changements climatiques sont pointés du doigt. Pourtant, ils ne sont qu’indirectement responsables de ces sinistres. L’imperméabilisation des sols, surtout en milieu urbain, détient une responsabilité bien plus importante dans ces événements.

La RTBF, cherchant à comprendre pourquoi de nombreuses personnes mettent en avant le recours aux toitures végétalisées pour réduire l’influence des fortes précipitations sur les inondations, a demandé l’avis d’IEB.

Lors de cette interview, IEB explique la capacité de rétention des précipitations (10 à 30 minutes) grâce à la toiture verte, permettant ainsi de différer le rejet de l’eau dans les canalisations, évitant ainsi d’en saturer la capacité.

Les autres effets bénéfiques (isolation acoustique, thermique, effet visuel, augmentation de la biodiversité,...) sont également exposés.

Un extrait de l’interview a été diffusé le 03-07-07 dans le journal de 17h sur VivaBruxelles.

Un billet a quant à lui été diffusé sur la première, Vivacité national et Vivabruxelles le 05-07-07 en matinée dans les journaux.

« La météo des derniers jours était loin d’être clémente, les fortes pluies ont causé des inondations ça et là. (...) Pour faire face à ce phénomène des inondations, plusieurs communes bruxelloises se sont engagées à faciliter l’installation de toitures vertes chez les particuliers : des toits recouverts de plantes ou de mousses au vertus multiples... Myriam baele s’est demandée ce qui motive à faire d’un toit un espace vert »


La place Rogier revisitée

La place Rogier revisitée

https://www.ieb.be/505
4 juillet 2007

4 juillet 2007 – Après demain se terminera la dernière enquête publique relative au réaménagement de la place Rogier. Le 13 juillet, la commune de St-Josse invitera toutes les parties concernées à la Maison communale. Le Comité de Défense des Habitants de Bruxelles-Centre, le Comité de quartier Rogier, Bral vzw, Inter-Environnement Bruxelles, NoMo et Fietsersbond Brussel y défendront leurs positions et soutiendront les habitants et usagers. La participation et la revalorisation de l'espace public en seront les mots clefs.

Petit rappel historique

La dernière pierre de la place Rogier fut placée en 1840. C’est du moins ce que relatent les livres d’histoire. En réalité, la place a subi de nombreuses transformations et aujourd’hui le projet d’un réaménagement profond est à l’ordre du jour. Il y a quelques années St-Josse a invité le bureau d’étude Clerbaux-Pinon à réfléchir sur le réaménagement de la place. A l’époque, le Bral avait insisté pour que l’on fasse appel à une participation citoyenne. La commune en a décidé autrement, mais elle rebroussa chemin au début de cette année sur l’insistance de la Région. Elle proposa un concours international pour inciter un urbanisme plus créatif et créer davantage d’ouverture. Elle demanda au Bral de s’occuper de la participation citoyenne.

Après une courte période de réflexion, le Bral et Periferia ont accepté cette proposition mais leur liberté de mouvement demeura réduite car la majorité des plans était déjà définis et l’on ne pouvait pas discuter de la mobilité.

Participation et enquête publique

Le processus de participation rassembla finalement toutes les parties concernées autour de la table. La grande affluence et une volonté sans cesse répétée pour un débat global sur l’espace public dans notre ville démontrent qu’il y a une demande de plus en plus importante pour ce type d’action.

Les moments de concertation ont permis d’adapter le projet sur différents points tels que la bande piétonnière. Les concepteurs s’en tenaient malgré tout à leur projet. L’impact du processus participatif restait alors limité. Si à l’avenir, on commence le processus participatif en même temps que le processus de planification, on pourra intégrer les avis des habitants et des usagers dans les projets proposés par les bureaux d’étude. Ceci pourrait satisfaire toutes les parties concernées. Un échange régulier et transparent est indispensable ainsi qu’un timing défini. Comme ce fut le cas pour le réaménagement de la place Flagey, on pourrait aussi organiser des moments de concertation le soir. Plusieurs participants le demandaient à Rogier.

L’enquête publique continue d’être une étape importante dans le processus de participation. Rogier en est une bonne preuve. Le projet en enquête publique diffère du projet tel qu’à la réunion de clôture.

Durant la dernière phase du processus, la Région a organisé une exposition et la commune de St-Josse a distribué des brochures informatives via un toutes-boîtes. Le seuil de participation resta néanmoins plus élevé que le précédent. Il est donc urgent de réorganiser les enquêtes publiques. La contribution des habitants et des usagers doit être revalorisée. Ils connaissent mieux que quiconque les valeurs et les besoins de leur espace de vie. Disposant de l’expérience requise ce sont de véritables experts. Les inviter est aussi tout simplement une forme minimale de respect. C’est aussi un élément intéressant pour les autorités publiques car le point de vue des riverains et usagers garantit souvent une légitimité accrue par rapport aux acteurs privés.

Bral et Periferia sont relativement contents des résultats du processus participatif et de l’attention portée à la revalorisation de l’espace public mais continuent d’insister sur la demande des habitants à propos des solutions à apporter aux problèmes de mobilité.

Le Comité de Défense des Habitants de Bruxelles-Centre, le Comité de quartier Rogier, Bral, Ieb, NoMo et Fietsersbond Brussel proposent les solutions suivantes :

D’après les différentes associations, les plans de réaménagement de la place Rogier manquent d’une vue d’ensemble. Pour être réussie, la place doit d’abord être attrayante pour les habitants et les usagers doux. La bande piétonnière crée une continuité entre la place Rogier et le Crown Plaza. Les différents passages piétonniers lient le quartier Nord au Pentagone. Ces deux formes de continuité sont une réussite. Pour cette raison, nous dénonçons l’implantation d’une nouvelle entrée du parking souterrain située sur la place car cela brise la continuité et cause des nuisances inutiles.

Les usagers doux de la place Rogier et les habitants de la rue du Progrès souffrent de la haute concentration des voitures et des bus aux alentours de la place. Pour cette raison, les associations s’opposent à l’extension de l’espace de parking car celui-ci attirera encore plus de voitures. Nous validons également l’allègement de la circulation rue du Progrès par une déviation de la circulation des bus via l’avenue Albert II (où il n’y a pas de riverains). Différentes études démontrent la nécessité et la faisabilité de ces changements.

Actuellement les voitures disposent d’un espace disproportionné autour de la place. A certains endroits, il y a jusqu’à six bandes de circulation. Il reste très peu de place pour les usagers doux et les piétons. Il n’y a visiblement pas assez d’espace pour tout le monde. Nous insistons sur l’importance d’installer des pistes cyclables séparées des trottoirs et sur l’implantation d’écluses vélos.

Il est aussi nécessaire de réduire le nombre de bandes 2x2 à 2x1 là où c’est possible. Pour éviter des infarctus routiers, nous proposons également d’accueillir favorablement la destination du boulevard Jacquemain comme voie de circulation entrante vers le centre et celle du boulevard A. Max comme voie de circulation sortante. Ce changement permettrait d’anticiper la réduction proposée de trafic à 20% ainsi que le réaménagement des boulevards centraux.

Les chances de réussite de cet aménagement public dépendent largement de la façon dont la Région, la Ville et la Commune intègreront, du point de vue de la mobilité, les riverains et les usagers doux dans l’enquête publique.

Contacts presse :

Bral vwz
Piet van Meerbeek , 02/217 56 33 ou 0494/47 38 54, piet chez bralvzw.be
Maarten Roels , 02/217 56 33 ou 0497/77 28 69, maartenroels chez bralvzw.be

Comité de quartier Rogier
Philippe Catala , 02/704 89 75 ou 0477/57 47 44, Philippe.Catala chez Sun.COM

Comité de Défense des Habitants de Bruxelles-Centre
Burckhard Doempke , 02/217 93 42, bmd chez belgacom.net

Fiestersbond Brussel vzw
Roel de Cleen , 0486/30 66 04, roel chez fietsbrussel.be
Randy Rzewnicki , 0486/83.95.56

NoMo
Michel Hubert
, 02/211 79 95, michel.hubert chez fusl.ac.be
Inter-Environnement Bruxelles
Olivia Lemmens , 02/223 01 01, courriel


Présentation des projets de la semaine de la mobilité 2007

Présentation des projets de la semaine de la mobilité 2007

https://www.ieb.be/513
9 juillet 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Auderghem : Comité de quartier du Vieux Sainte-Anne

« La rue en fête pour tous »
Pour clôturer la semaine de la mobilité, durant laquelle des aménagements pour rendre la rue à tous seront simulés, le comité organise une journée sur le thème « la rue en fête pour tous ! ». Place au débat mais aussi au jeu, à la musique et à la danse
Date : le samedi 22 septembre, de 12h à 23h.
Lieu : rues du Vieux Moulin et des Villageois.
Info : Alice Olbrechts, 02/673 82 30, alice.olbrechts chez belgacom.net

Bruxelles-Ville : Friends of the Earth Bruxsel

Projet "Auto" Suffisance
Deux voitures prêtes pour la casse seront transformées en potagers publics. L’objectif est de se réapproprier l’espace public et mental face à la voiture en transformant des emplacements de parkings en espaces générateurs de liens sociaux par le jardinage collectif.
Date : du 16 au 23 septembre.
Lieu : place de la Bourse.
Info : Jeroen Verhoeven, 0477/46 31 81, jeroen.lh.verhoeven chez gmail.com, www.auto-suffisance.be

Bruxelles-Ville : Comité de quartier “Tous en Senne”

Le comité organise une randonnée à vélo intitulée « voyage le long de la Senne » pour ensemble, habitants du quartier et usagers de la maison d’accueil et du restaurant social, se réapproprier le quartier et découvrir la Senne sous un autre angle. La randonnée ouverte à tous sera ponctuée à mi-chemin par un pique-nique convivial et se clôturera par un drink de l’amitié. Pour terminer la semaine, le comité rendra la rue à ses habitants par la mise en piétonnier et l’organisation d’une brocante : une manière citoyenne de récupérer ce dont on veut se séparer !
Date : le 16 septembre, randonnée à vélo (départ rue la Senne 63) et le 22 septembre, rue piétonne et brocante de 8h à 15h.
Lieu : rue de la Senne.
Info : inscriptions et infos à partir du 20 août au 02/512 40 03 aux heures ouvrables.

Bruxelles-Ville : ACW Brussel Groupe de travail mobilité “Plémobiel”

Les comités et entreprises du coin de la place du Jardin aux Fleurs organisent un banquet « pour un centre vivable pour tous ». Pique-nique musical et concerts, projections autour du thème de la mobilité, propositions pour mieux prendre en compte les usagers faibles au centre ville, promenade cycliste, démonstration de vélos bizarres.
Date : le jeudi 20 septembre à midi.
Lieu : place du Jardin aux Fleurs et environs.
Info : Pol Arnauts, 02/5088876, pol.arnauts chez compagnet.be

Ixelles : Frhizomik asbl

Le salon des rues possibles
La rue pour tous ? Où pourrait-elle l’être davantage que... dans un salon douillet ? La rue, comme si vous n’y étiez pas ! Dans ce petit salon urbain, venez enfiler peignoir et pantoufles, asseyez-vous confortablement et regardez les étranges projections, évoquant toutes ces rues potentielles... Que se passerait-il si les voitures se mettaient à voler ? Si on ne roulait plus qu’à vélo ? Si un super-ordinateur planifiait tous les déplacements ? Si... si... venez éprouver nos hypothèses ! Farfelues ou réalistes, drôles ou effrayantes, elles n’attendent que vous pour être discutées. D’après vous, qu’aurait pu être la rue ? Laissez vos impressions d’un trait de craie : improvisez-vous artiste, l’asphalte est à vous !
Date : le samedi 22 septembre, de 14h57 à 22h18
Lieu : place de l’Athénée à Ixelles
Info : Patrice Jabeneau, 0472/55 32 68, jabeneau chez yahoo.fr

Ixelles : Réseaux d’habitants, cyclistes, usagers de l’avenue de la Couronne/Trône au quotidien

Le partage de la voirie entre tous les usagers : une nécessité
L’action vise à marquer la présence des cyclistes sur cet axe et à sensibiliser au respect de l’espace dévolu à chaque usager (rassemblements cyclistes, distribution de tract,...). Un « diagnostic roulant » sera réalisé, chaque usager pourra déposer ses idées dans les boites à suggestions disposées sur des vélos le long de l’axe. Ces informations seront présentées sous forme d’exposition le 23 et transmises aux autorités communales et régionales afin d’enclencher un dialogue participatif.
Date : 2 rassemblements cyclistes à l’angle Général Jacques/Couronne les 18 et 20 septembre à 8 h 15. Boîtes à suggestions : du 3 au 21 septembre. Exposition (sortie Métro Trône) le 23 septembre.
Lieu : avenue de la Couronne (entre G. Jacques et Trône) et rue du Trône.
Info : couronneavelo.blogspot.com, tél. : 0494/79 17 79, couronneavelo chez gmail.com.

Jette/Molenbeek : Velofiets@jette et Fietsersbond Molenbeek

L’ICR 9 est à nous
Velofiets@jette et le Fietsersonb Molenbeek organisent le balisage et l’appropriation de l’ICR 9 avec les habitants des rues concernées.
Date : le 18 septembre.
Info : Katrijn Pauwels, 0485/875115, katrijn.pauwels chez yahoo.com

Schaerbeek : Comité de quartier Terdelt

« Style de vie, style de rue »
Les habitants et les élèves de l’école 17 réfléchiront sur l’utilisation des rues du quartier et sur l’utilité des nombreux panneaux de signalisation du quartier, les panneaux superflus ou manquants. Cette réflexion sera concrétisée par un questionnaire soumis aux habitants et un concours de dessins d’enfants destiné à créer un panneau unique et original pour résumer la spécificité du quartier. La semaine se clôturera par le « Dimanche sans voitures : la rue pour tous, tous en rue... » : au programme : rallye vélo, parcours d’habilité, stands,...ainsi que les résultats de l’enquête et du concours.
Date : le 23 septembre, premier départ des participants au rallye à 11h15, avenue Raymond Foucart.
Lieu : Place Foucart et rues avoisinantes.
Info : Olivier Xhonneux, 02/216 82 51 ou 0495/99 76 52.

Saint-Gilles : Hispano-Belga asbl

Le partage de l’espace public avec les automobilistes
L’asbl organise une expérience de « co-voiturage » pour sensibiliser les habitants et navetteurs aux avantages de cette formule (prix, convivialité) mais aussi pour renforcer les liens de voisinage et tisser un nouveau réseau dans le quartier. L’association distribuera des flyers : « rouler à moitié prix » et réalisera une carte synthétisant les offres et les demandes qu’elle exposera dans ses locaux, ouverts à tous. Les enfants de l’école de devoirs participeront également à l’action par la réalisation de porte-clés.
Date : première rencontre conviviale le 18 septembre à 19h au Centre Hispano-Belga, chaussée de Forest, 244.
Lieu : chaussée de Forest, bas de Saint-Gilles.
Info : Youen Arts, 02/539 19 39, youenarts chez yahoo.fr

Uccle : Association des Comités de Quartiers Ucclois ( ACQU)

« Le partage de la rue »
Conférence-débat sur le thème « Le partage de la rue ». Les thèmes du rôle social de la rue, de la pollution en ville, des zones 30 , des abords d’écoles, de la mobilité douce, des transports publics, de la circulation automobile...dans le quartier seront abordés. L’occasion aussi de débattre des aménagements prévus ou mis en place pour un meilleur partage de la rue.
Date : mercredi 19 septembre à 19h.
Lieu : salle paroissiale, 24 rue du Coq.
Info : Nicole Dussart, nicole.dussart chez skynet.be, 02/374 23 00.

Woluwe-Saint-Lambert : Woluwe-Inter-Quartiers

A la chasse aux points noirs !
Le projet consiste à relever les différents points noirs qui concernent essentiellement la mobilité des usagers les plus faibles, et cela, dans une dizaine de quartiers. Chaque problématique soulevée sera synthétisée dans une fiche. Ces différentes fiches seront rassemblées dans un document global qui sera présenté à la presse et aux autorités communales et régionales lors de la Semaine de la Mobilité 2007. L’objectif de cette action est d’apporter les améliorations nécessaires pour une meilleure mobilité douce et cela, dans l’esprit de notre « Charte de la Mobilité à Woluwe-Saint-Lambert » (voir site).
Date : le 19 septembre à 17h00
Lieu : Wolu-Inter-Quartiers asbl, Avenue du Capricorne, 1A - 1200 WSL
Info : Bernard Devillers, woluinterquartiers chez hotmail.com, 02/762 39 44 - voir site www.wiq.be

Plusieurs communes : Collectif « Placeovélo »

Masse critique « boulevards cyclistes admis »
Afin de sensibiliser les automobilistes au partage de la rue avec les cyclistes, les participants de la masse critique fleuriront le bord des boulevards de divers logos vélo à l’aide de pochoirs et de peintures à l’eau. Après quelques arrêts-peinture aux points noirs et un rassemblement final aux boulevards du centre, la ville aura entendu notre message coloré : « la sécurité pour les usagers vulnérables, partout ! ».
Date : le 21 septembre.
Lieu : rendez-vous Porte de Namur à 18h.
Info : Liévin Chemin, 0486/335 444, lievinchemin chez webage.be.

Balisage cycliste en famille
Les cyclistes quotidiens et leur famille sont invités au balisage d’un ICR (Itinéraire Cycliste Régional). La troupe de cyclistes va devenir acteur du balisage informel inventé par Placeovelo : La pose des stickers demande que tout le monde participe, en progressant à vélo. Le balisage permet de montrer aux cyclistes que ces ICR existent et qu’ils ne demandent qu’à être utilisés.
Date : le 22 septembre.
Lieu : rendez-vous Porte de Namur à 14h. Goûter offert par Placeovélo à 16h30 dans un parc.
Info : Liévin Chemin, 0486/335 444, lievinchemin chez webage.be

Evénement de clôture de la semaine de la mobilité le samedi 22 septembre au Mont des Arts

Le samedi 22 septembre à 20h, Sit & Listen organise une soirée de concerts audiovisuels à l’occasion de la clôture de la Semaine de la Mobilité. La musique ainsi que les visuels de ces concerts seront basés sur la reprise de sons et d’images de la ville et des moyens de transports collectifs.
Au programme : Michel Banabila et Eric Vloeimans (NL), Back & Forth (BE) et le collectif visuel Créa-Composite (BE/CH) qui ont adapté et retravaillé leurs musiques et images à l’occasion de ce concept mis en place par Sit & Listen.
Sit & Listen cherche à faire découvrir des musiques alternatives et à offrir la possibilité d’une écoute active à ses auditeurs. Lors de la soirée Banabila/Vloeimans et Back & Forth nous proposeront deux formes de jazz futuriste en utilisant des moyens électroniques ainsi que des instruments classiques et du sampling. Avant et après les concerts, un bar bio sera mis à disposition du public.

Ce concert sera précédé à 16h30 d’une rencontre, organisée par IEB et Bral avec les auteurs de projets “La rue pour tous”. Ceux-ci présenteront les actions qu’ils ont menées au cours de la semaine. L’occasion d’échanger les expériences de chacun et les trucs et astuces pour le bon déroulement d’un projet.

Bral – Maarten Roels, maartenroels chez bralvzw.be, 02/217 56 33, 0497/77 28 69.
IEB – Marie-Claire Schmitz, courriel, 02/223 01 01.
Sit&Listen – Christophe Hammes, info chez sitnlisten.org, 0496/72 81 28.


Plan Logement : l’argument “Bruxelles sans terrain” ? Vague...

Plan Logement : l’argument “Bruxelles sans terrain” ? Vague...

https://www.ieb.be/515
19 juillet 2007

Permettre à tous de se loger décemment à Bruxelles, voilà en quelques mots le challenge qui semble... irréalisable depuis que la Région de Bruxelles-Capitale existe. Pourtant les pouvoirs publics sont propriétaires de nombreux terrains en friche. Pour les inciter à plus de dynamisme, l’ARAU et Inter-Environnement Bruxelles proposent dix terrains propices à la construction de logements et une réflexion sur le dossier controversé des Dames Blanches.

À l’enquête
Realex : un projet revu et corrigé

Actualités
Observatoire des bureaux : un signal pour occuper les surfaces disponibles

Habitants en action
- Le quartier Rogier sort de sa réserve
- Les démons du Midi

Éditorial
Environnement, climat et énergie : Reynders a écouté

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

EN SUPPLÉMENT
Action-Compost, le journal des maîtres-composteurs


Les dessous de la place Rogier : du parking, encore et encore !

Les dessous de la place Rogier : du parking, encore et encore !

https://www.ieb.be/516
21 août 2007

Communiqué de presse du 20 août 2007 — Inter-Environnement Bruxelles — Brusselse Raad voor het Leefmilieu

Le 7 août 2007, la Région bruxelloise a délivré le certificat d’environnement et d’urbanisme autorisant l’exploitation des parkings en sous-sol de la place Rogier y compris l’exploitation du niveau -5 permettant d’accroître la capacité de ce parking public de 147 places. Pourtant lors de la commission de concertation qui s’est déroulée à la commune de Saint-Josse le 13 juillet 2007, plusieurs associations et habitants, dont Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu, avaient fait part avec vivacité de leurs craintes quant aux conséquences dommageables liées à l’augmentation de la capacité de ce parking.

Un héritage lourd pour l’avenir de la place Rogier

Il faut savoir, qu’à l’heure actuelle, l’offre totale de stationnement public dans le périmètre immédiat de la place Rogier se monte à environ 3.000 [1] places, exploitées seulement à 80%. A cette offre de stationnement public impressionnante, s’ajoute l’offre importante en parkings privés des bureaux avoisinants (dont les 440 emplacements sous la Tour Rogier rendus possibles grâce à sa reconstruction). Accroître encore cette offre ne peut avoir que des conséquences éminemment dommageables : augmentation de la pression automobile et du trafic de navetteurs au détriment des habitants et autres usagers de l’espace public, nuisances aux entrées et sorties du parking, bruits et pollution de l’air, atteinte à l’objectif de la Région de restaurer la convivialité sur la place Rogier ainsi qu’à l’objectif du Plan Régional de Développement de diminuer d’ici 2010 de 20% le trafic automobile par rapport au niveau de 1999 en vue d’atteindre les objectifs du Protocole de Kyoto.

La commission de concertation du 13 juillet, outre ce dossier, s’était surtout penchée sur la délivrance du permis d’urbanisme en vue du réaménagement de la place Rogier en surface, minimisant de ce fait l’attention portée aux parkings. Cette décision hypothèque pourtant grandement les objectifs que s’est fixé la Région bruxelloise dans le cadre de la revitalisation de cet espace public au cœur de Bruxelles. En effet, l’accroissement du nombre de places de parkings dans ce périmètre rentre clairement en conflit avec la philosophie du projet qui conçoit la place comme une vaste zone piétonne, sans obstacle, pour ressusciter l’aspect fonctionnel de la place et vise à restaurer sa convivialité en faisant la part belle aux mobilités douces.

Vouloir accroître l’offre existante dans ce quartier est d’autant plus affligeant que c’est l’un des mieux desservis de Bruxelles par les transports en commun grâce à la présence de la gare du Nord, du métro, du pré-métro et de multiples lignes de bus. Si le Plan Régional de Développement incite à la concentration de bureaux dans cet espace c’est précisément pour en permettre l’accès aux navetteurs autrement qu’en voiture. Sans compter que, depuis le 1er juillet 2004, les entreprises de plus de 200 personnes sont chargées de mettre en place des Plans de déplacement d’entreprise destinés à inciter leurs travailleurs à opérer un transfert modal de la voiture vers d’autres modes de déplacement moins nuisibles et moins polluants.

La Région fait fi de l’avis rendu par l’AATL et l’IBGE

L’IBGE et l’AATL conditionnaient leur approbation au projet aux mesures suivantes :

Seule la deuxième mesure a trouvé grâce aux yeux de la Région qui n’a pas retenu la mixité des fonctions du niveau –2. Pour justifier le surplus, la Région emboîte le pas à la commune et la SDRB qui considèrent que la volonté de redynamiser le quartier, de jour comme en soirée, nécessite un accroissement de la capacité en stationnement en sous-sol ainsi que le maintien de la trémie d’entrée du parking sur la place Rogier.

Pourtant, de nombreuses études ainsi que des réalisations concrètes belges et étrangères démontrent aujourd’hui que la vitalité d’un noyau commercial ne dépend pas de son accessibilité en voiture. Mais les hôteliers riverains de la place semblent mener un combat d’arrière-garde persuadés que la bonne fréquentation de leurs établissements est liée à la centralité de la trémie sur la place pourtant destinée à accueillir exclusivement des flux piétons. Et la commune et la Région de leur donner raison alors que cette trémie, comme l’a très bien fait remarquer l’AATL dans son avis, « constitue un impact visuel et a un encombrement au sol considérable (...), que les parkings sont accessibles par deux autres accès situés rue Popelin et rue Gineste (...), que l’existence de cette trémie autorise le passage de véhicules motorisés à travers des espaces exclusivement réservés aux transports en commun, aux vélos et piétons » .

C’est pourquoi IEB et le Bral rappellent une fois encore qu’une ville attractive est une ville où l’on respire, pas seulement lors du Dimanche sans voiture mais toute l’année. Ce n’est pas en délivrant un certificat qui ne pourra qu’accroître les flux de circulation automobile autour de la place que la Région fera passer le message. A qui profite l’urbanisme ? Manifestement pas aux habitants et aux usagers de la ville !

[ Lire l’avis des associations adressé à la commission de concertation ]
[ Lire l’avis de la commission de concertation ]

Contacts :

IEB : Claire Scohier – 02/548.39.46 – courriel
BRAL : Maarten Roels – 02/217.56.33 – maartenroels chez bralvzw.be


[1] Parking Rogier : 307 – Parking Liedts : 60 - Botanique : 387 – City 2 : 758 – Passage 44 : 532 – Manhattan : 800 – CCN : 125.


Inventaire des enquêtes publiques du 22/08/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 22/08/2007

https://www.ieb.be/525
22 août 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 22/08/2007


Inventaire des enquêtes publiques du 30/08/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 30/08/2007

https://www.ieb.be/527
30 août 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 30/08/2007


Inventaire des enquêtes publiques du 05/09/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 05/09/2007

https://www.ieb.be/532
6 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 05/09/2007


Au nom du "Plan logement", Saint-Gilles lance son cinquième plan d'expropriation pour le quartier Midi !

Au nom du "Plan logement", Saint-Gilles lance son cinquième plan d’expropriation pour le quartier Midi !

https://www.ieb.be/534
6 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Cette fois, ce sont 22 maisons habitées qui seront bientôt expropriées (ou, en tout cas, à nouveau expropriables)... au nom de la sécurité des riverains et de la réalisation du "Plan régional pour le Logement".

Ce jeudi 6 septembre, le conseil communal de Saint-Gilles doit adopter un nouveau plan d’expropriation en "extrême urgence" pour 22 maisons (îlots A2 et D) situées dans la zone du PPAS Fonsny n°1. Ce plan — qui sera soumis à enquête publique avant d’être adopté par la Région — est sans doute le dernier d’une longue série d’actes administratifs voulus depuis 1989 par le bourgmestre et Ministre-Président Charles Picqué (*). Sauf surprise, il sera effectif au début 2008.

- Le Comité du quartier Midi, Inter-Environnement Bruxelles , le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL) et le Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat (RBDH) regrettent que les autorités ne soient pas revenues sur la décision de démolir l’intégralité des 5 îlots. Il n’est pas nécessaire d’exproprier et de démolir pour accomplir les prescrits du PPAS. D’autant que les 22 parcelles concernées par le nouveau plan concernent des maisons habitées... que les autorités veulent "remplacer" par du logement. L’îlot A2, qui compte le plus de logements occupés (17 maisons sur les 22), reste encore aujourd’hui parfaitement rénovable. Il y a quelques mois, la Commune envisageait d’ailleurs ce scénario.

L’une des justifications du plan d’expropriation est la construction de logements, promis depuis 1992 et qui devaient être financés grâce aux charges d’urbanisme des bureaux. Or, ce sont désormais des fonds de Beliris (accords de coopération Fédéral-Bruxelles) et du "Plan logement" de la Région bruxelloise qui viennent suppléer l’absence de moyens pour construire 120 logements de types moyen (îlot A2, la plus grande partie) et sociaux (îlot D). Mais que penser de la logique d’un "Plan logement" qui va détruire du logement habité pour en construire via un plan d’expropriation pris en vertu d’une loi d’exception prévue pour construire des autoroutes ? Les associations demandent aux autorités de ne pas démolir les immeubles concernés, mais de les rénover ou de permettre aux propriétaires de les rénover. Ce qui ne doit pas empêcher la région de réaliser les projets de logements sur les autres parcelles.

- Cette situation est d’autant plus absurde que ces subsides publics quasiment auto-octroyés ne semblent pas permettre à la Région d’agir dans des délais raisonnables ni d’indemniser justement les habitants actuels. Aujourd’hui, la Commune argue que les "négociations à l’amiable n’ont pas abouti" pour les 22 maisons qu’elle veut exproprier. Mais les rares propositions qui ont été faites à leurs propriétaires n’étaient pas très "amiables". De ce fait, tant qu’à devoir partir, ceux-ci préfèrent voir la valeur de leur maison et leurs indemnités fixées par la justice, plutôt que par des institutions privées ou publiques qui semblent incapables de proposer une juste et entière indemnisation. Pour cette raison, les associations — ne pouvant avoir aucune influence sur les décisions en cours en l’absence de concertation réelle — exigent des garanties pour les habitants concernés par ce nouveau plan d’expropriation : il faut au minimum que celui-ci soit soumis à un planning de réalisation .

- Parmi les considérants invoqués par la Commune pour justifier ce nouveau plan d’expropriation, il est piquant de lire que son adoption devra mettre un terme à la "dégradation très avancée" du quartier et aux problèmes de sécurité causés aux riverains. Il est déplorable que les autorités n’aient trouvé que ce moyen de rétablir la sécurité dans le quartier.

Faut-il le rappeler ? L’état de délabrement et l’insécurité qui règnent dans le quartier Midi sont précisément la conséquence des différents plans d’expropriation "d’extrême urgence" que les autorités agitent depuis 1992 sans jamais avoir les moyens de les réaliser. S’y sont ajoutées l’interdiction communale faite aux propriétaires de rénover leur maison, la non-application dans le quartier de la taxe sur les immeubles abandonnés (et ce depuis la fin des années ’80), une conjoncture immobilière défavorable, les tergiversations de la Région bruxelloise et de son bras immobilier la SA Bruxelles-Midi, leur politique de temporisation volontaire de 1991 à 1996, mais aussi une incompétence manifeste quant à mener à bien leurs propres projets. La Région bruxelloise et la SA Bruxelles-Midi n’ont jamais été capables de fournir un planning des opérations, ni même pris la peine d’entretenir ou de sécuriser les maisons qu’elles ont vidé de leurs habitants... Comme l’a récemment rappelé un jugement cinglant, la Région (parfois en son nom, parfois via la SA Bruxelles-Midi) "acquit et expropria à la petite semaine, démolissant l’un immeuble, abandonnant l’autre ou obturant un troisième, avec pour résultat des infractions systématiques graves à l’hygiène publique, les occupations sauvages, le vandalisme, l’insécurité, les incendies mortels" (Justice de Paix du Canton de Saint-Gilles, 30 mai 2007).

Il suffit de se rendre sur place pour constater de soi-même dans quel état de saleté est laissé le quartier et la dangerosité des biens rachetés ou expropriés par la Région. Trottoirs ouverts, maisons habitées entourées de terrains vagues dangereux et accessibles au tout venant, maisons vides laissées fenêtres ouvertes ou cassées, velux ou toits enlevés, portes ouvertes ou à peine "sécurisées" par quelques dérisoires planches en bois...

- Les habitants et les riverains ne peuvent pas subir plus longtemps l’incertitude, la précarité et la dégradation de leur environnement de vie. Le nouveau plan d’expropriation ne garantit rien au niveau d’un réel recours à l’expropriation judiciaire, ni en termes d’échéances.

Nos demandes

 :
- Il faut rénover et donner aux propriétaires les moyens de rénover les immeubles.
- Les propriétaires prêts à vendre doivent recevoir un juste prix pour leur bien.
- Il faut établir un planning concret auquel doit être soumise toute procédure d’expropriation.
- Les autorités doivent garantir la sécurité et la propreté du quartier.

Nos associations suivront de près l’enquête publique et prépareront un dossier plus étoffé pour la Commission de concertation.

Contacts :

()

Petit rappel historique Le premier plan d’expropriation en "extrême urgence" (basé sur une loi d’exception de 1962 dont on s’étonne qu’elle puisse faire figure d’instrument d’urbanisme), concernant les 5 îlots du quartier, avait été adopté en 1992 par la Commune de Saint-Gilles pour "juguler la spéculation immobilière". Il ne fut examiné que fin 1995 par le gouvernement régional, qui constata qu’il était caduc à cause d’un vice de procédure : la Commune avait "oublié" de prévenir les propriétaires des 176 parcelles par courrier officiel. Mais grâce à ce tour de passe-passe, les transactions privées entre propriétaires et promoteurs furent stoppées et les valeurs immobilières baissèrent fortement.

Le premier "vrai" plan d’expropriation ne fut donc entériné qu’en 1996. "Confirmé" par la Région en 2001, complété par un nouveau plan d’expropriation début 2006 (concernant une seule maison), il expira en octobre 2006 sans avoir été mené à bien. Un nouveau plan d’expropriation, publié en juillet 2007 au Moniteur belge, vint le remplacer... mais uniquement pour 4 maisons de l’îlot C. La menace d’expropriation en passe aujourd’hui d’être renouvelée dure donc depuis 15 ans déjà.


Nocturne de l'énergie

Nocturne de l’énergie

https://www.ieb.be/536
10 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

IEB organise le mercredi 3 octobre une soirée consacrée à l’énergie et au Label « Entreprise Eco-dynamique », initiative de Bruxelles-Environnement.

L’occasion de vous présenter le projet Coalition Climat (groupement de plus de 70 associations belges qui oeuvrent ensemble pour réduire les impacts du changement climatique), ses outils et actions pour réduire votre facture énergétique mais également la procédure d’obtention du Label « Entreprise Eco-dynamique ».

Deux démarches dans lesquelles vous, votre association ou votre entreprise, pouvez vous engager.

Plus de renseignements et inscriptions auprès de Delphine Termolle.


Neder-Over-Heembeek a besoin d'un Quartier durable !

Neder-Over-Heembeek a besoin d’un Quartier durable !

https://www.ieb.be/538
11 septembre 2007 • Mathieu Sonck

Les autorités doivent planifier de façon durable
leurs projets de logements.

Les nouveaux projets de logements sociaux à Neder-Over-Heembeek pourraient se révéler une menace pour la qualité de la vie dans cette partie de Bruxelles. Cette menace pourrait être levée si la Ville de Bruxelles et la Région optaient pour la réalisation de quartiers durables. Une telle approche limiterait les nuisances et représenterait une réelle plus-value tant pour Neder-Over-Heembeek que pour ses habitants.

Bral vzw et Inter-Environnement Bruxelles demandent à la Ville et à la Région de veiller à la bonne intégration de ces nouveaux projets de logement dans les quartiers avoisinants.
Les principales réserves foncières de la Ville de Bruxelles se concentrent à Neder-Over-Heembeek, zone qui devrait connaître d’importants projets immobiliers dans les années à venir. La Région y projette la construction de deux cents habitations sociales tandis que la Ville souhaite y développer cinq cents logements sociaux et moyens. Cette annonce a récemment enflammé les esprits. Bien que la Ville entende réaliser une étude urbanistique globale, un certain nombre d’habitants et de conseillers communaux de l’opposition se sont clairement opposés aux projets.

Le Bral vzw et Inter-Environnement Bruxelles comprennent les inquiétudes et la vigilance des habitants de Neder-Over-Heembeek face à de tels projets qui se sont souvent révélés des fiascos urbanistiques par le passé. Cette fois encore, la Ville et la Région ne se sont pas souciées de mener une étude d’urbanisme préalable pour ces nouveaux logements. Il eut été préférable de considérer d’abord les besoins en termes d’écoles, d’infrastructures sportives et de transports publics pour déterminer ensuite le nombre d’habitants nécessaires pour rentabiliser ces services.

La Ville a pourtant l’intention de commander en septembre une étude globale qui doit, entre autres, déterminer la densité et les volumes du bâti en fonction des possibilités de Neder-Over-Heembeek. Mais cette étude intervient trop tard car la Région entend déposer avant la fin de l’année un projet de cent logements le long du Chemin vert (Groenweg) à Neder-Over-Heembeek.

La construction d’un quartier durable, où il fait bon vivre, nécessite une certaine densité de logements. Cette densité n’est pas à considérer comme une menace pour les riverains mais plutôt comme l’opportunité de justifier financièrement l’implantation d’infrastructures communes telles que crèches, commerces de proximité, extensions des lignes de bus, etc. Nombreux sont les exemples à l’étranger qui démontrent que les quartiers durables à densité élevée de logements comportent de nombreux avantages pour les habitants. Ces logements supplémentaires pourraient par exemple assurer la rentabilité de la ligne de bus 47.

Nous invitons tous les habitants de Neder-Over-Heembeek à une réunion de concertation où ils pourront échanger sur la réalisation d’un projet à haute qualité de vie pour Neder-Over-Heembeek. Des représentants de la Ville et de la Région seront également invités.

La réunion se tiendra le jeudi 18 octobre à 20h
Salle Familia – rue F. Vekemans 131 à Neder-Over-Heembeek

Contacts :
Bral vzw : Piet Van Meerbeek - piet chez bralvzw.be
IEB : Mathieu Sonck – 0478/20 35 78 – courriel


Les dossiers à l'enquête publique suivis par IEB

Les dossiers à l’enquête publique suivis par IEB

https://www.ieb.be/541
11 septembre 2007

IEB analyse un certain nombre de dossiers à l’enquête publique en urbanisme et en environnement et présente son avis à la Commission de concertation.

Le choix se fait, de sa propre initiative ou à la demande d’habitants et de comités de quartier. Il est motivé par l’intérêt qu’IEB porte au maintien ou à l’amélioration de la qualité de vie en ville.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.

Vous trouverez dans la rubrique Enquêtes publiques l’« Inventaire des enquêtes publiques en Région de Bruxelles-Capitale » qui reprend chaque semaine l’essentiel des avis en précisant la nature du projet, les motifs de l’enquête et les dates limites de l’enquête. Ainsi que toutes les informations utiles sur les procédures participatives pour vous permettre d’exprimer votre avis sur les projets d’aménagement urbain.


Mauvais état
Bruxelles-Ville : Cité administrative de l’État, bâtiment C (sans liaison avec le parking), rue Royale, place du Congrès, rue de Ligne et Montagne de l’Oratoire. Demande de permis d’urbanisme (soumis à rapport d’incidences) pour la transformation d’une construction existante avec modification de volume.
Enquête publique jusqu’au 14 septembre 2007.
Concertation le 25 septembre 2007.

Démolir pour remeubler
Molenbeek-Saint-Jean : rue de Ribaucourt, 153–155. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition et reconstruction d’un ancien immeuble industriel. La nouvelle structure comportera un rez-de-chaussée commercial (show-room de meubles) de 1871 m2, 4 étages pour 16 logements et un sous-sol pour le parking (16 + 22 emplacements).
Enquête publique jusqu’au 14 septembre 2007.
Concertation le 25 septembre 2007.

Commerce tu étais, Horeca tu deviendras
Bruxelles-Ville : rue du Chevreuil, 9. Demande de permis d’urbanisme pour un changement d’utilisation du commerce en Horeca avec extension. Les étages seront transformés afin d’y aménager 4 logements avec extension en intérieur d’îlot.
Enquête publique jusqu’au 14 septembre 2007.
Concertation le 25 septembre 2007.

Projet fumeux
Molenbeek-Saint-Jean : rue Vandenboogaerde, 116. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’une partie du site « Saint-Michel », ancien entrepôt de tabac aux abords du site Tour & Taxis. Réaffectation du bâtiment pour la construction d’un nouvel immeuble de 104 logements, 733 m2 de commerce, 3 462 m2 destinés à des activités productives de biens immatériels et 157 emplacements de parking.
Enquête publique jusqu’au 14 septembre 2007.
Concertation le 25 septembre 2007.

Bus et cyclistes trônent avenue de la Couronne
Ixelles : avenue de la Couronne. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de l’avenue : réalisation d’une bande pour bus ouverte aux cyclistes du pont Gray jusqu’au boulevard Général Jacques et ce dans les deux sens de circulation.
Enquête publique jusqu’au 25 septembre 2007.
Concertation le 3 octobre 2007.
Contactez Marie-Claire Schmitz
_


Concertations à venir

• Crécher rue des Vierges. Bruxelles-Ville : place Anneessens, 17, 12, et rue des Vierges, 52, 56. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition et la transformation d’un immeuble d’angle de 74 logements (chambres d’étudiants, studios, appartements, rez-de-chaussée commercial et parking en sous-sol). Concertation le 18 septembre 2007.

• N-O-Hache. Bruxelles-Ville : avenue de Tyras et avenue de Bejar à Neder-Over-Heembeek. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour l’abattage de 550 arbres, la construction d’un immeuble industriel avec bureaux et magasins et l’exploitation de dépôts, d’ateliers et d’un parking à l’air libre pour 73 véhicules. Concertation le 18 septembre 2007.

• Brugmann sur le billard. Bruxelles-Ville : place Van Gehuchten, 4. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour démolir le pavillon Y du CHU Brugmann, construire un nouveau bâtiment pour la Polyclinique le long de l’avenue de Romelaere avec garage en sous-sol (136 emplacements) et exploiter la polyclinique comportant un parking couvert pour 136 véhicules, une installation de refroidissement et 2 transformateurs statiques. Enquête publique jusqu’au 7 septembre 2007.

• Réseau WiMax. Bruxelles-Ville : avenue de l’Araucaria. Demande de permis d’urbanisme pour implanter une station de télécommunication clearwire sur un bâtiment existant. Enquête publique jusqu’au 7 septembre 2007.

• Un petit coing pas cher. Berchem-Sainte-Agathe : avenue du Cognassier. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un ensemble de 2 immeubles de logements sociaux (30 appartements) et 18 emplacements de parking. Concertation le 20 septembre 2007.

• Le Zavelenberg sur le bon chemin. Berchem-Sainte-Agathe : Clos du Zavelenberg. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement d’un sentier promenade dans le site du Zavelenberg : réalisation d’un chemin pour assurer la connexion entre Ganshoren et Berchem-Sainte-Agathe, aménagement de 3 parcelles potagères, placement de clôtures, barrières, bancs, abattage et replantation d’arbres. Concertation le 20 septembre 2007.

Au fin fond d’Uccle. Uccle : chaussée de Waterloo, 1599. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction d’un immeuble à appartements, de commerces et de 30 emplacements de parking en sous-sol. Concertation le 26 septembre 2007. Contactez Sébastien François


Destruction des châssis : cela suffit !

Destruction des châssis : cela suffit !

https://www.ieb.be/543
12 septembre 2007

A l’occasion des journées du patrimoine placées sous le thème « Lumière et éclairage », un coup de projecteur sur les éléments les plus fragiles de nos façades : les châssis menacés d’être remplacés.
Composantes décoratives de nos façades, les châssis de fenêtres anciens gardent encore bien des avantages. Les châssis en bois sont caractérisés par leur durabilité, leur entretien aisé, leur bonne régulation de la condensation. Mais la pression du marché et l’envie d’obtenir un confort phonique et thermique à moindre frais contribuent à la perte de nombreux éléments originels des maisons bruxelloises.

Pour sensibiliser le public à ce processus qui défigure les façades bruxelloises, une promenade guidée présentera les dégâts subis par le petit patrimoine (châssis, porte de rue, porte de garage).

Le dimanche 16 septembre de 14h à 15h30 . Départ : devant Le Pain Quotidien, à l’angle de la chaussée de Waterloo, 515 et de l’avenue Lepoutre, à 1050 Bruxelles. Organisation : L’Ouvrant.

Soutenu par le front associatif pour la sauvegarde des châssis : ARAU, BRAL, Inter-Environnement Bruxelles, L’Ouvrant, le GAQNE, Pétitions-Patrimoine, Voir et Dire Bruxelles, Wolu-Inter-Quartiers...


Inventaire des enquêtes publiques du 12/09/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 12/09/2007

https://www.ieb.be/550
12 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques 12/09/2007


Changement à la tête d'Inter-Environnement Bruxelles

Changement à la tête d’Inter-Environnement Bruxelles

https://www.ieb.be/544
12 septembre 2007

Anne France Rihoux a quitté IEB après 8 ans de présence en tant que secrétaire générale. Le bilan de sa direction est plus que positif aussi bien en termes financier qu’en termes d’équipe et de capacité de travail. Pour l’association, les acquis de son passage sont remarquables. Aujourd’hui, l’équipe a doublé en effectif, les comptes sont à jour et les paiements à temps.
Elle a appréhendé rapidement les rouages des grands thèmes qui préoccupent IEB : l’urbanisme, la mobilité, l’aménagement du territoire, l’environnement urbain ou le patrimoine. Elle a permis à IEB de prendre des positions claires sur des dossiers complexes.

On rappellera son rôle dans les actions avec les 4 Fédérations sous la présidence belge de l’Union européenne, le lancement des journées sans voiture, son énergie à transmettre aux comités les enseignements du PRAS dont la fameuse prescription 4.4 qui aurait dû sauver l’îlot Toison d’Or du projet Heron ou encore le lancement des campagnes « Quartiers Verts » qui ont tant de succès auprès des quartiers bruxellois. Notre Lettre d’information électronique et notre nouveau site sont également à mettre à son actif.
Aujourd’hui, Anne-France laisse à son successeur, aux membres de l’équipe et du CA un outil forcément perfectible, mais qui fonctionne bien, qui regorge d’énergies (espérons renouvelables !) et de projets. Au nom de l’équipe et des membres du CA, ainsi que des membres d’IEB, nous l’en remercions.

Mathieu Sonck a donc pris la direction d’Inter Environnement Bruxelles depuis la rentrée. Ingénieur civil et master en gestion d’entreprise à la base, sa voie dans le « business » était tracée. Mais cela ne correspondait pas à ses aspirations profondes. Il abandonne donc des fonctions dans une grande société de la place pour se lancer, caméra au poing, dans l’image. Avec une préoccupation : l’engagement citoyen. Cela l’a amené à être responsable de la communication audiovisuelle de Médecins sans Frontières.
La direction d’Inter Environnement lui permettra de conjuguer ses diverses compétences dans, comme il le dit lui-même, un travail plus politique qui vise à chercher des solutions assurant le meilleur cadre de vie possible sans logique partisane autre que l’intérêt collectif présent et futur.
Au départ d’une gestion administrative, financière et de l’équipe confortée, il hérite d’une structure relativement stable. A partir de là, il entend redéployer plus largement l’activité militante de l’association, pour en faire un acteur incontournable de la politique de la Ville. Plusieurs pistes lui semblent devoir être privilégiées : IEB doit continuer à apporter des propositions innovantes, actionner les bons leviers au bon moment et aussi apporter une attention particulière aux membres, c’est-à-dire aux comités de quartier et comités d’habitants spécialisés, qui sont à la fois source d’information et moteur d’innovations.
Bonne chance à lui et à IEB.

Jaqueline Gilissen
Présidente


Semaine de la Mobilité 2007 « La rue pour tous ! »

Semaine de la Mobilité 2007 « La rue pour tous ! »

https://www.ieb.be/552
18 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

14 septembre 2007– Du 16 au 22 septembre, la mobilité durable vous donne rendez-vous. 12 projets organisés par des comités de quartiers et des associations se dérouleront dans le cadre de la campagne « La rue pour tous » lancée par Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu. Au programme : des débats, des manifestations cyclistes, des actions de sensibilisation pour des rues qui ‘soufflent un peu' face à la pression automobile et les nuisances qui lui sont liées.

Qui un moment observe l’espace public se rend vite compte que celui-ci est presque exclusivement dédié à l’automobile. Les rues, les places, les avenues sont réservées à la circulation automobile et au stationnement alors qu’elles devraient aussi être des lieux de vie, des lieux ‘publics’. Face à constat, l’objectif des projets ‘la rue pour tous’ est de rééquilibrer la fonction de circulation et de séjour, notamment par l’utilisation et le développement de transports alternatifs à la voiture, afin de rendre la rue aux habitants, à ses usages et usagers. Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, les comités de quartiers et associations soutiendront, chacun à leur manière, une autre mobilité et une meilleure qualité de vie à Bruxelles.

Présentation des 12 initiatives selon leur ordre chronologique de déroulement tout au long de la semaine :

Projet « auto » suffisance

Deux voitures vouées à la casse transformeront des places de parking en potagers publics. L’objectif est de se réapproprier l’espace public et mental face à la voiture en transformant des emplacements de parkings en espace générateurs de liens sociaux par le jardinage collectif.

Qui : Friends of the Earth Bruxsel
Quoi : Expérimentation, action ludique et de sensibilisation
 : Place de la Bourse
Quand : Du 16 au 23 septembre, animation le dimanche 23
Contact : Jeroen Verhoeven, 0477 46 31 81, jeroen.lh.verhoeven chez gmail.com
Web : http://auto-suffisance.blogspot.com/

« Voyage le long de la Seine »

Réappropriation du quartier et découverte de la Senne sous un autre angle, via une balade à vélo ponctuée d’un pique-nique convivial. Le 22, le quartier rendra la rue à ses habitants par la mise en piétonnier et l’organisation d’une brocante.

Qui : Source asbl et comité de quartier ‘Tous en Senne’
Quoi : action cycliste, découverte du quartier, brocante
 : quartier de la Senne, aux alentours de la rue de la Senne
Quand : randonnée vélo le dimanche 16 septembre (départ à 11h), mise en piétonnier et brocante le samedi 22 septembre (de 8h à 15h)
Contact : Source asbl au 02 512 40 03

Une expérience de covoiturage

L’asbl Hispano-Belga organise une expérience de covoiturage pour sensibiliser les habitants et navetteurs aux avantages de cette formule (prix, convivialité) mais aussi pour renforcer les liens de voisinage et tisser un nouveau réseau dans le quartier. L’association distribuera des flyers : « rouler à moitié prix » et réalisera une carte synthétisant les offres et les demandes qu’elle exposera dans ses locaux, ouverts à tous. Les enfants de l’école de devoirs participeront également à l’action par la réalisation de porte-clés.

Qui : Hispano Belga asbl
Quoi : rencontre, sensibilisation et organisation de covoiturage, participation
Quand : première rencontre le mardi 18 septembre à 19h
 : centre Hispano Belga, chaussée de Forest 244, Saint-Gilles
Contact : Youen Arts, 02 539 19 39, youenarts chez yahoo.fr

« Partage de la voirie entre tous les usagers avenue de la Couronne et rue du Trône »

Cette action vise à marquer la présence des cyclistes sur cet axe et à sensibiliser au respect de l’espace dévolu à chaque usager. Deux rassemblements cyclistes sont organisés et un ‘diagnostic roulant’ sera réalisé. Des boîtes à suggestions recueillent vos avis tout le long de l’axe. Les résultats du diagnostic seront exposés lors du Dimanche sans voitures et transmis aux autorités par la suite.

Qui : Collectif Couronne à vélo
Quoi : action, sensibilisation, participation, exposition
 : Avenue de la Couronne
Quand : Les mardi 18 et jeudi 20, rendez-vous des cyclistes à 8h15 à l’angle Jacques/Couronne. Boîtes à suggestions tout le long de l’axe du 3 au 21. Exposition le dimanche 23, sortie Métro Trône.
Contact : 0494 79 17 79, couronneavelo chez gmail.com
Web : couronneavelo.blogspot.com

A la chasse aux points noirs !

Wolu-Inter-Quartiers, en collaboration avec les habitants, a recensé les points noirs relatifs à la mobilité des usagers doux. Chaque problématique est synthétisée dans une fiche, avec des pistes de solutions. Celles-ci seront présentées aux autorités locales et régionales lors de la semaine de la mobilité, avec pour objectif l’amélioration de la mobilité des usagers doux.

Qui : Wolu-Inter-Quartiers
Quoi : participation, conférence de presse
 : Avenue du Capricorne, 1 A à 1200 Woluwé-Saint-Lambert
Quand : mercredi 19 septembre à 17h
Contact : Bernard Devillers, 02 762 39 44, woluinterquartiers chez hotmail.com
Web : http://www.wiq.be/

« Le partage de la rue » à Uccle

L’ACQU organise une conférence débat sur le thème du rôle social de la rue, de l’impact du trafic motorisé, des moyens de transports alternatifs,...L’occasion aussi de débattre des aménagements prévus ou mis en place dans le quartier pour un meilleure partage de la rue.

Qui : Association des Comités de Quartiers Ucclois
Quoi : conférence-débatQuand : mercredi 19 à 19h
 : Salle paroissiale, rue du Coq 24 à 1180 Uccle
Contact : Nicole Dussart, nicole.dussart chez skynet.be, 02/374 23 00.
Web : http://www.acqu.be/

L’Itinéraire Cyclable Régional n°9 est à nous !

Velofiets@jette et Fietsersbond Molenbeek organisent l’appropriation et le balisage de l’ICR n°9 avec les habitants.

Qui : Velofiets@jette et Fietsersbond Molenbeek
Quoi : action, sensibilisation, participation
Quand : le 19 et le 23 septembre
 : rues le long de l’ICR 9 à Jette et Molenbeek (Avenue Charles Woeste, Boulevard Belgica, rues Vanderstichelen et de l’intendant
Contact : Katrijn Pauwels, 0485 87 51 15, katrijn_pauwels chez yahoo.com

« Pique-nique de la mobilité »

Les comités et entreprises du coin de la place du Jardin aux Fleurs organisent un banquet pour « un centre vivable pour tous ». Projections et réflexions autour du thème de la mobilité et promenade cycliste.

Qui : Groupe de travail Plemobiel de l’ACW Brussel
Quoi : action, sensibilisation, rue en fête
Quand : le 20 septembre à 12h
 : Place du Marché aux fleurs, Bruxelles-Ville
Contact : Pol Arnauts, 02 508 88 76, pol.arnauts chez compaqnet.be

Masse critique “boulevards cyclistes admis”

La masse critique est un rassemblement de cyclistes qui parcourt ensemble les rues de la ville afin de sensibiliser les autres usagers à leur présence et promouvoir les déplacements à vélo. Cette fois, les participants fleuriront le bords des boulevards de la petite ceinture et centraux, de divers logos vélos. L’objectif est de rappeler aux automobilistes leur présence sur ces axes.

Qui : Collectif Place o vélo
Quoi : action, sensibilisation, participation
Quand : le vendredi 21 septembre, départ à 18h porte de Namur
 : parcours sur les boulevards de la petite ceinture et centraux
Contact : Liévin Chemin, 0486/33.54.44, lievinchemin chez webage.be
Web : http://www.placeovelo.be

Le salon des rues possibles

La rue pour tous ? Où pourrait-elle l’être davantage que... dans un salon douillet ? Dans ce petit salon urbain, venez enfiler peignoir et pantoufles, asseyez-vous confortablement et regardez les étranges projections, évoquant toutes ces rues potentielles...Que se passerait-il si les voitures se mettaient à voler ? Si on ne roulait plus qu’à vélo ? Si un super-ordinateur planifiait tous les déplacements ? Laissez vos impressions d’un trait de craie : improvisez-vous artiste, l’asphalte est à vous !

Qui : Frhizomik asbl
Quoi : action, sensibilisation, participation
Quand : le samedi 22 septembre, de 14h57 à 22h18
 : Place de l’Athénée à Ixelles
Contact : Patrice Jabeneau, 0472/55.32.68, jabeneau chez yahoo.fr

« Balisage d’un itinéraire cyclable en famille »

Les cyclistes et leurs familles sont invités au balisage informel de l’ICR 6. Les participants colleront des stickers directionnels afin de promouvoir l’existence et l’utilisation de cet itinéraire cyclable. Un goûter dans un parc bruxellois leur sera offert.

Qui : Collectif Place o vélo
Quoi : action, sensibilisation, participation
Quand : le samedi 22 septembre, départ à 14h00 Porte de Namur
 : le long de l’ICR 6, allant du centre vers Anderlecht
Contact : Liévin Chemin, 0486 33 54 44, lievinchemin chez webage.be
Web : http://www.placeovelo.be/

Rue en fête à Sainte-Anne

Le comité de quartier organise la « rue en fête pour tous » le 22. Rues piétonnes et diverses animations mais aussi un débat sur les dernières mesures en mobilité réalisées dans le quartier.

Qui : Comité de quartier du Vieux Sainte-Anne
Quoi : rue en fête, animations, débat
Quand : le samedi 22 septembre à partir de 16h
 : rues des Villageois et du Vieux-Moulin
Contact : Alice Olbrechts, 02 673 82 30, alice.olbrechts chez belgacom.net

“Style de vie, style de rue” au quartier Terdelt

Les habitants et les élèves de l’école 17 réfléchiront sur l’utilisation des rues du quartier et sur l’utilité des nombreux panneaux de signalisation du quartier, les panneaux superflus ou manquants.Cette réflexion sera concrétisée par un questionnaire soumis aux habitants et un concours de dessins d’enfants destiné à créer un panneau unique et original pour résumer la spécificité du quartier. La semaine se clôturera par le « Dimanche sans voitures : la rue pour tous, tous en rue... » : au programme : rallye vélo, parcours d’habilité, stands,...ainsi que les résultats de l’enquête et du concours.

Qui : Comité de quartier Terdelt
Quoi : rue en fête, stands de sensibilisation, rallye cycliste
Quand : 23 septembre, de 10h à 18h, premier départ du rallye à 11h15.
 : Place Foucart et quartier Terdelt à Schaerbeek.
Contact : Olivier Xhonneux, 02/216 82 51 of 0495/99 76 52, olivier_xhonneux chez yahoo.com

Forum de rencontre suivi de « La mobilité en concert »

IEB et Bral organisent avec les auteurs de projets " La rue pour tous" un forum de rencontre. Ceux-ci présenteront les actions qu’ils ont menées au cours de la semaine. L’occasion d’échanger les expériences de chacun et les trucs et astuces pour le bon déroulement d’un projet.Cette rencontre sera suivie d’une soirée de concerts audiovisuels organisée par Sit&Listen. La musique ainsi que les visuels de ces concerts seront basés sur le thème de la ville et des moyens de transports collectifs.

Qui : IEB/Bral pour le forum de rencontre, Sit&Listen pour le concert
Quoi : rencontre, présentation, débat suivi d’un concert
Quand : forum à 16h30, concert à 20h00
 : Place de l’Albertine, 1000 Bruxelles
Contact :
Forum  : Marie-Claire Schmitz, marieclaire.schmitz chez ieb.be, 02/548 39 37
Concert : Sit &Listen, Christophe Hammes, info chez sitnlisten.org
http://www.sitnlisten.org/

Le programme complet des activités et actions du 16 au 23 septembre se trouve dans le guide de la mobilité, téléchargeable sur http://www.dimanchesansvoiture.irisnet.be/

Contact :
Inter-Environnement Bruxelles , Marie-Claire Schmitz, 02/5483937
Bral , Ben Bellekens, 02/2175633


Le dimanche sans voiture - Rendez-vous à Bruxelles Champêtre et Mobilissimo !

Le dimanche sans voiture - Rendez-vous à Bruxelles Champêtre et Mobilissimo !

https://www.ieb.be/562
18 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Le dimanche 23 septembre, Inter-Environnement Bruxelles tiendra deux stands d’information à Bruxelles-Champêtre et à Mobilissimo.
Profitez de la journée sans voiture, pour venir (re)découvrir Inter-Environnement Bruxelles, ses projets, ses membres, son personnel et participer à nos jeux-concours...

Bruxelles-Champêtre

Grand rassemblement urbain de citadins-citoyens avec une grande pelouse pour pique-niquer, une ferme en ville, un marché bio et un marché fermier, Bruxelles-Champêtre c’est également un village d’Economie Positive, la Foire au savoir-faire,...
Inter-Environnement Bruxelles participera à cette fête champêtre via un stand d’information. L’occasion d’échanger sur l’environnement, le patrimoine, l’urbanisme, etc.

Un quiz sera proposé aux visiteurs avec, à la clé pour les gagnants, un abonnement d’un an à notre journal « Bruxelles en Mouvements ».

Plus d’infos sur Bruxelles-Champêtre (Place des Palais) :
http://www.economie-positive.be/portail_contenu.php3?id_article=575

Mobilissimo en couleur !

Evènement festif qui permet de découvrir la mobilité durable autrement, Mobilissimo propose plusieurs stands d’information sur la mobilité (STIB, Pro Velo, Gracq,... et bien entendu Inter-Environnement Bruxelles !), une exposition didactique « A quoi roulera la voiture de demain ? », etc.
Au stand d’Inter-Environnement Bruxelles, les enfants auront l’occasion d’exprimer leurs talents artistiques (de 10h30 à 12h30) en dessinant la mobilité en ville telle qu’elle devrait être, telle qu’ils la vivent, etc. Les parents ne seront pas oubliés puisqu’ils auront l’occasion de participer au quiz sur la mobilité avec, à la clé pour les gagnants, un abonnement d’un an à notre journal « Bruxelles en Mouvements ».

Plus d’infos sur Mobilissimo (Monts des Arts / Boulevard de L’Empereur) :
http://www.mobilissimo.be/mobilissimo_content_section.php3?id_rubrique=66


Semaine de la Mobilité à Ixelles : la Couronne interdite à la petite reine !

Semaine de la Mobilité à Ixelles : la Couronne interdite à la petite reine !

https://www.ieb.be/567
18 septembre 2007

La commune d'Ixelles interdit l'action du groupe « Couronne à vélo » intitulé « Le partage de la voirie entre tous les usagers : une nécessité ! » . Objectif non partagé par la commune d'Ixelles apparemment. Les associations demandent la levée de cette interdiction injustifiée pour réaliser leur projet.

L’action du groupe consistait à organiser un rassemblement cycliste les 18 et 20 septembre à 8h15 pour remonter ensemble l’avenue de la couronne et la rue du Trône et marquer leur présence sur cet axe actuellement dangereux et insécurisé pour les cyclistes. L’action consistait également à distribuer un tract aux automobilistes pour les sensibiliser à la présence et au respect de l’espace dévolu à chaque usager. L’action se voulait constructive, ce projet avait d’ailleurs été sélectionné par le comité d’accompagnement de la Région de Bruxelles-Capitale dans le cadre de la campagne ‘La rue pour tous’ lancée par Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral).

Le Bourgmestre d’Ixelles, la veille de l’action, a interdit la manifestation sans motiver sa décision. Pourtant, le groupe de cyclistes avait pris soin de demander toutes les autorisations nécessaires auprès de la commune d’Ixelles et de la Police. L’avis positif, remis par courrier, du Bourgmestre faisant fonction en août dernier en atteste. Par ailleurs, lundi 17/09 en soirée, le groupe avait une confirmation orale de l’avis favorable de la division Trafic de la Police de la zone Bruxelles-Ixelles. Or, le cabinet du Bourgmestre a estimé que la présence des cyclistes sur cet axe en pleine heure de pointe serait source de dangers potentiels et qu’il refusait la manifestation.

En effet sur cet axe, les cyclistes sont insécurisés, ils sont frôlés par les voitures qui circulent à vive allure, doivent slalomer entre les voitures garées en double file,.... C’est bien pour cette raison que l’action proposée pour sensibiliser les autorités et les usagers avait tout son sens et visait à réfléchir ensemble à un aménagement plus sécurisé pour chacun, y compris le cycliste, ce qui n’est clairement pas le cas avec l’aménagement actuel.

Cette démarche avait d’autant plus de pertinence qu’un projet de réaménagement de l’avenue de la Couronne est actuellement à l’enquête publique. Même s’il ne représente pas encore la panacée pour les cyclistes, le projet prévoit une amélioration sensible de l’espace public et de la mobilité par la création d’une bande bus partagée avec les cyclistes, dans les 2 sens de circulation, tout en maintenant une bande de circulation automobile dans chaque sens. Mais cette convergence dans les calendriers de l’action et de l’enquête publique semble précisément avoir dérangé la commune qui par son attitude donne du poids aux arguments des défenseurs d’une mobilité dépassée où tout l’espace est dévolu à la reine automobile.

En l’absence d’arguments probants pour justifier son refus, les associations demandent que la commune d’Ixelles lève son interdiction et autorise la suite de l’action prévue le 20 et le 23/09.

Contact :


Inventaire des enquêtes publiques du 19/09/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 19/09/2007

https://www.ieb.be/568
20 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 19/09/2007


La fête dans les parcs : les espaces verts rient jaune

La fête dans les parcs : les espaces verts rient jaune

https://www.ieb.be/539
20 septembre 2007

Les parcs accueillent de plus en plus de manifestations. Cela répond évidemment à la demande des organisateurs et d’un public. Mais ces « événements » ne font pas que des heureux. Ils provoquent également des nuisances importantes qui affectent aussi les riverains. C’est sous cet angle qu’Inter-Environnement Bruxelles a analysé le fonctionnement de deux grands parcs bruxellois : le parc du Cinquantenaire et le parc de Forest. La conciliation entre l’usage festif et les autres fonctions de l’espace public s’avère nécessaire.

Comités en action
Faire place à Rogier !

Enjeux
Semaine de la mobilité 2007 : « Et si on soufflait un peu ? »

Actualités
- Des projets routiers qui ne tiennent pas la route
- Tour Dexia : enseigne publicitaire hors norme et illégale

Habitants en action
Enquête aux Marolles : moins de taudis mais de plus en plus de pauvreté

Patrimoine
La promenade des dégâts

Livre
Saint-Gilles : regard sur le patrimoine

Éditorial
Inter-Environnement Bruxelles change de tête

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Les réponses au quiz d'Inter-Environnement Bruxelles à Bruxelles Champêtre et Mobilissimo

Les réponses au quiz d’Inter-Environnement Bruxelles à Bruxelles Champêtre et Mobilissimo

https://www.ieb.be/571
24 septembre 2007

Ce 23 septembre, Dimanche sans voiture, Inter-Environnement Bruxelles proposait un jeu-concours aux stands d’information de Bruxelles Champêtre, place des Palais, et de Mobilissimo, au Mont des Arts.

Nous remercions les nombreux participants à notre jeu-concours, ainsi que toutes les personnes que nous avons eu l’occasion de rencontrer à cette occasion.
Les heureux gagnants se voient offrir un abonnement d’un an à notre journal « Bruxelles en mouvements ». Ils seront tirés au sort et avertis par courrier.

Voici les bonnes réponses.

Questionnaire Bruxelles Champêtre

1. Inter-Environnement Bruxelles c’est pour vous

a) un parastatal qui gère les parcs bruxellois
b) une fédération de comités d’habitants bruxellois
c) une ASBL qui regroupe les maîtres-composteurs

2. Combien IEB représente-t-elle de comités et associations

a) 80
b) 150
c) 50

3. IEB ne publie pas

a) Bruxelles en mouvements
b) La Lettre d’IEB
c) Le rapport annuel de la STIB

4. Une enquête publique est

a) Une vente aux enchères de terrains à bâtir
b) Un sondage d’opinion sur les politiques communales
c) Une consultation où les Bruxellois réagissent aux demandes de permis d’urbanisme et d’environnement

5. Comment se nomme l’appel à projets de verdurisation destiné aux comités de quartier organisé par Inter-Environnement Bruxelles ?

a) Quartiers Verts
b) Maillage Vert
c) Coulée Verte

6. Qu’est-ce que le PRD ?

a) Le Programme Régional de Développement
b) Le Plan Rural de la Dérogation
c) Le Plan Régional de Développement

7. Le RRU, c’est

a) La Route Réhabilitée pour l’Usager
b) Le Réglement Régional d’Urbanisme
c) Le Rassemblement pour la Rue Universelle

8. Qu’est ce qu’une AIS

a) Une Agence Immobilière Sociale
b) Une Aire Interdite le Soir
c) Une Association Inter-Secteur

9. Le RRU impose de verduriser les toitures plates de plus de

a) 100 briques
b) (on) 100 fout ou 100 fous
c) 100m²

10. Qu’est-ce qu’un S.U.L.?

a) Un sentier utile pour le loisir
b) Un service unilatéral pour le logement
c) Un sens unique limité

Questionnaire Mobilissimo

1. Combien de navetteurs rentrent chaque jour en Région bruxelloise en voiture ?

a) 95.000
b) 142.000
c) 185.000

2. Combien de temps un véhicule privé reste stationné en moyenne ?

a) 75 % du temps
b) 88 % du temps
c) 95 % du temps

3. Quelle est la surface prise par le stationnement en voirie dans le Pentagone ?

a) 5 %
b) 10 %
c) 15 %

4. Comment s’appellent les vélos mis en location par la Ville de Bruxelles depuis 2006 ?

a) Cyclocity
b) Vélocity
c) Bicycity

5. Comment s’appellent les nouveaux véhicules de métro mis en fonction par la STIB en septembre 2007 ?

a) Ours polaire
b) Boa
c) Fluxis

6. Quelle est la dernière date annoncée pour la mise en œuvre complète du RER ?

a) 2009
b) 2011
c) 2016

7. Combien d’Itinéraires Cyclables Régionaux sont déjà finalisés ?

a) 4
b) 6
c) 10

8. Qu’est-ce qu’un S.U.L.?

a) Un sentier utile pour le loisir
b) Un service unilatéral pour le logement
c) Un sens unique limité

9. Quelle est la nouvelle ligne de tram qui relie Laeken à Uccle ?

a) La ligne 94
b) La ligne 4
c) La ligne 97

10. Que signifie le sigle PMR ?

a) personne motorisée responsable
b) personne à mobilité réduite
c) parking pour moto rurale

Merci d’avoir participé !


L'accès au logement à Bruxelles et dans le Quartier Européen

L’accès au logement à Bruxelles et dans le Quartier Européen

https://www.ieb.be/577
26 septembre 2007

L’accès au logement reste difficile pour des familles ordinaires et leurs enfants, notamment dans le quartier européen de Bruxelles, malgré les +/- 130.000 m² en projet ou en construction dans le cadre du Schéma Directeur de ce quartier, et pour être plus précis, en raison de l’absence ou de l’insuffisance de cahiers des charges permettant l’accès au logement à des conditions financières et écologiques soutenables, pour les familles bruxelloises.

Le rôle international de Bruxelles sera nécessairement abordé dans les négociations en vue de la formation d’un gouvernement fédéral. Les habitants souhaitent que leurs conditions de vie et de revenus soient prises en compte dans ce contexte.

A cet égard, il est bien nécessaire de développer une politique de construction de logements à prix conventionnés, encouragée par une TVA à 6% , réservée aux familles qui accèdent pour la première fois à la propriété et satisfont au plafond de revenus fixé dans le contexte régional belge (pour Bruxelles, il convient de se référer aux conditions de revenus pour l’accès aux programmes du Fonds du Logement et de la SDRB). Les logements en construction ou en projet sur des terrains publics, en particulier fédéraux, ainsi que ceux qui pourraient bénéficier de la TVA à 6% sur des terrains privés, ne devraient être commercialisés à l’avenir que sur base d’une clause anti-spéculative. Par cette clause, les habitants accédant à la propriété s’engagent à occuper le logement pendant une période de 10 ans.

De plus, il conviendrait de prévoir un droit de préemption de la Région pour toute revente dans les 20 ans, avec prix de rachat calculé sur l’intérêt moyen proposé par les bons d’État sur la même période (en tenant compte des investissements liés à l’entretien du bien). Bien évidemment, tout logement neuf qui souhaiterait bénéficier de l’avantage de la TVA réduite à 6% devra respecter les normes les plus avancées en matière de performances énergétiques du bâtiment, d’isolation acoustique et de normes de confort.

Sur base de conditions et garanties supplémentaires à fixer par le Gouvernement de la Région de Bruxelles, les mesures proposées en matière de TVA s’appliqueront aux immeubles de logements à construire, notamment sur l’îlot Van Maerlant, propriété de l’Etat belge vendue le 27 juin dernier, et sur tous les terrains expropriés ou en cours d’expropriation pour cause d’utilité publique.

Conférence de presse donnée l’occasion de la présentation de photos de terrains à bâtir dans le quartier européen de Bruxelles. L’exposition est accessible du jeudi 27 au dimanche 30 septembre, de 10h à 20h au premier étage – Coin des Habitants – de l’exposition « Building(s) for Europe », dans l’ancienne gare du Quartier Léopold, place du Luxembourg. Chaque jour, de 11h30 à 13h, des habitants répondront aux questions et témoigneront. Un rendez-vous spécifique pour la presse est fixé ce jeudi 27 septembre à partir de 12h00.

Pour toute question sur l’accès au logement dans la Région de Bruxelles et plus spécialement dans le quartier européen, veuillez prendre contact :


6 octobre 2007 - Boulevard Lambermont, votre avis nous intéresse

6 octobre 2007 - Boulevard Lambermont, votre avis nous intéresse

https://www.ieb.be/580
26 septembre 2007

Inter-Environnement Bruxelles convie les riverains du boulevard Lambermont à une première promenade-diagnostic en vue d’échanger nos points de vue sur l’aménagement actuel du boulevard.

Cette promenade concernera le tronçon du boulevard compris entre la chaussée de Haecht et le carrefour formé par les avenues Chazal et Gilisquet. La promenade d’une durée approximative de deux heures sera suivie d’une petite réunion d’une heure environ.

La promenade aura lieu le samedi 6 octobre à partir de 14 h 15 . Le point de départ est fixé au petit square situé au débouché de l’avenue Latinis et de la rue Kuhnen sur le boulevard Lambermont. En cas de mauvais temps la promenade sera remplacée par une réunion.
Si vous êtes intéressés par cette démarche mais que vous n’avez pas l’occasion d’assister à la promenade-diagnostic, nous pouvons vous faire parvenir un questionnaire sur simple demande. Vous pouvez également nous transmettre vos avis et suggestions par voie électronique.

Téléchargez ici le Questionnaire sur le boulevard Lambermont au format pdf.

Contact : Brigitte Maréchal, Inter-Environnement Bruxelles, rue du Midi, 165, 1000 Bruxelles, 02/223 01 01.


Inventaire des enquêtes publiques du 26/09/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 26/09/2007

https://www.ieb.be/587
27 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 26/09/2007


Les nuits blanches des bus de nuit : la faute à qui ?

Les nuits blanches des bus de nuit : la faute à qui ?

https://www.ieb.be/588
27 septembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Le 22 septembre la STIB a annoncé que le nouveau réseau des bus de nuits bruxellois Noctis n'était pas rentable. Elle a transmis ses dernières statistiques au Ministre bruxellois de la mobilité Pascal Smet : 2000 personnes fréquentent chaque week-end le réseau nocturne alors qu'il en faudrait 6000, selon la STIB, pour que le service soit rentable. Une façon de laisser entendre au Ministre que son idée n'était pas pertinente ? Inter-Environnement Bruxelles (IEB), le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), l'ARAU, Nomo Autrement Mobile et le Bond voor Trein, Tram en Busgebruikers (BTTB) s'interrogent sur les causes de ce faible engouement pour un service dont la STIB n'a jamais vraiment voulu. Par ailleurs, l'utilité d'un service public de transport de nuit dans une agglomération telle que Bruxelles doit-elle être mesurée à l'aune de sa rentabilité ?

En mai 2007, le ministre Pascal Smet faisait état des premiers résultats du tout nouveau réseau de bus de nuit bruxellois Noctis. Il affichait une moyenne de 2250 voyageurs par week-end. Bien en deçà des espérances ! Difficile toutefois d’évaluer un service mis en place un mois plus tôt. Mais six mois plus tard les résultats stagnent : Noctis atteint une moyenne de 2000 passagers par week-end. Peut-on en déduire qu’un tel service ne trouve pas son utilité à Bruxelles et que son caractère non rentable doit aboutir à sa remise en question ?

La mise en place d’un réseau de bus de nuit poursuit essentiellement quatre objectifs :

La plupart des villes européennes d’importance sont aujourd’hui dotées d’un tel réseau, Paris, Amsterdam, Londres, Berlin, pour ne citer qu’elles. Dans toutes ces villes le réseau de nuit a fait ses preuves et a participé à leur rayonnement. Dans la plupart des cas, le service est offert tant la semaine que le week-end, certes avec une cadence différente, et à un tarif identique à celui pratiqué en journée.

Une offre mal adaptée

A Bruxelles, l’offre du réseau Noctis souffre d’une série de limitations qui en réduit l’attrait et la lisibilité :

Un tarif prohibitif

Sur le plan tarifaire, à Bruxelles, il vous en coûtera 3 euros par trajet, soit le double du tarif normal. Et si vous êtes un usager fréquent du réseau vous devrez débourser 70 euros pour un abonnement en sus de votre abonnement classique de jour. Un rapide calcul permet de constater qu’un tel investissement n’est rentable que si vous utilisez le réseau plus de 23 fois par an soit près d’une semaine sur deux. La formule abonnement fait d’ailleurs chou blanc. A Paris, toutes les formules d’abonnement donnent accès au réseau de nuit sans devoir débourser le moindre centime supplémentaire. A Gand, le service est même gratuit.

Pour des jeunes, par exemple, qui sortent bien souvent à plusieurs, il revient à peine plus cher de prendre un taxi qui, de plus, fait du porte à porte, sans temps d’attente excessif (alors que les bus de nuit ne passent que deux fois par heure).

Une politique de mobilité peu incitative

Si son offre est inadaptée et son tarif prohibitif, ce qui explique son succès mitigé, le réseau Noctis s’insère en outre dans une politique de mobilité bruxelloise peu incitative au transfert modal. Citons notamment la politique de stationnement menée dans le centre ville : l’offre de places de parkings en voirie à un tarif trop avantageux n’est nullement dissuasive pour le conducteur surtout au regard des 3 euros du ticket de bus, sans compter l’automobiliste impénitent qui pratiquera le stationnement sauvage avec peu de risque de verbalisation. Toutes les communes sont d’ailleurs visées et pas seulement la Ville de Bruxelles car l’assurance de trouver une place au retour fait également partie du calcul que l’automobiliste rationnel ne manquera pas de faire.

Nos revendications

C’est pourquoi, IEB, le BRAL, l’ARAU, Nomo et le BTTB apportent leur soutien à l’initiative positive du Ministre bruxellois de la mobilité dans la mise en place d’un réseau de bus de nuit bruxellois, composant indispensable à la stature d’une ville comme Bruxelles et élément essentiel d’une politique de mobilité durable.

Les associations considèrent que l’offre actuelle proposée par la STIB est de nature à tuer l’oiseau dans l’œuf. Pour que Noctis prenne son envol :

Contacts :

IEB : Claire Scohier - 02/548.39.46 - 0473667505 - courriel
BRAL : Ben Bellekens - 0486/180619 - ben chez bralvzw.be
ARAU : Isabelle Pauthier - 0477/330378
BTTB  : Jan Vanseveren - 09/233.74.39


Mon quartier sur la voie de Kyoto

Mon quartier sur la voie de Kyoto

https://www.ieb.be/590
2 octobre 2007

Pour la soirée "Mon quartier sur la voie de Kyoto" organisée par la commune de Watermael-Boitsfort, IEB est intervenue pour présenter le concept de quartier durable.

L’occasion pour les habitants et comités de quartier de découvrir le principe du développement durable et d’explorer des pistes de réflexions et différentes voies d’actions applicable à l’échelle d’un quartier.

La présentation d’IEB est téléchargeable ici.

Et pour apporter une matière plus conséquente aux comités de quartiers et inciter à des initiatives personnelles, un dossier est consultable en cliquant ici.

[Remarque] : contrairement à ce qu’une personne du public a affirmé, les valeurs reprises dans les documents sont bonnes et furent revérifiées.


Schaerbeek se bouge pour sa mobilité. Et la Région ?

Schaerbeek se bouge pour sa mobilité. Et la Région ?

https://www.ieb.be/596
3 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Schaerbeek soumet actuellement son plan communal de mobilité à l'enquête publique. Inter-Environnement Bruxelles, le Bral et les comités de quartier Le Village et Helmet soutiennent ce plan volontariste qui concilie qualité de vie et accessibilité. Les associations saluent les efforts d'information et de participation mis en œuvre par la commune pour débattre avec la population des enjeux et défis en matière de mobilité. Les associations demandent également que la Région de Bruxelles Capitale prenne ses responsabilités afin de dénouer les nœuds de la mobilité schaerbeekoise mais plus globalement régionale.

Schaerbeek est actuellement dans la dernière ligne droite de l’enquête publique pour la phase 2 de son PCM. Le plan a déjà suscité de vives réactions, lors des nombreuses réunions de quartier et dans les médias.

Le fil rouge de ce plan est de mieux canaliser la circulation sur le réseau hiérarchisé (c’est-à-dire les voiries métropolitaines, principales et inter-quartiers telles que définies dans le Plan Régional de Développement). Actuellement, un important trafic de transit sature les voiries de quartier entraînant de nombreuses nuisances pour la qualité de vie. A politique inchangée, l’évolution à moyen et long terme amènerait une saturation presque totale des voiries communales. Le plan vise aussi à améliorer la circulation des transports en commun et la mobilité pour les usagers doux.

Le plan de mobilité fait, selon les associations, une série de mesures intéressantes pour atteindre ces objectifs. Citons par exemple :

Par ailleurs, les associations signataires appuient les demandes de la commune auprès de la Région pour

Les associations soulignent l’important effort de communication qui a été fait par la commune afin que chaque habitant soit informé et qu’il puisse s’exprimer : toute-boîte, courriers, workshop et réunion de présentation dans chaque quartier. Les associations soulignent également la bonne accessibilité de l’information par la mise en ligne de tous les documents concernant le PCM. Schaerbeek sur ce point constitue un exemple à suivre pour les autres communes.

Ce projet volontariste devrait aussi servir d’exemple à la Région de Bruxelles-Capitale et l’inciter à prendre ses responsabilités en matière de réduction de la pression automobile, toujours croissante, autrement que par quelques mesures ponctuelles. La commune de Schaerbeek ne peut résoudre seule ses problèmes de mobilité. Une stratégie régionale globale, volontariste et coordonnée offrirait un cadre dans lesquels les communes pourraient agir, elle annulerait par ailleurs les effets pervers qu’une action isolée peut entraîner en terme de report de trafic. Ce cadre, le plan IRIS II, nous est promis depuis des mois. Il est toujours dans les limbes des cabinets ministériels, alors que, pendant ce temps, la pression automobile et ses conséquences continuent d’augmenter !

Contact :

Inter-Environnement Bruxelles : Marie-Claire Schmitz, 02/548 39 37
Bral  : Ben Bellekens, 0486/18 06 19
Comité de quartier "Le Village" : M Jacques Bouché, 0475/66 14 32
Comité de quartier Helmet : M Eddy Vekemans, 02/216 36 62

Si vous aussi souhaitez apporter votre soutien au PCM de Schaerbeek, nous vous invitons à télécharger ici la Lettre de soutien au PCM de Schaerbeek à renvoyer au Collège des Bourgmestre et Echevins avant le 12 octobre. Votre soutien est nécessaire face aux nombreuses réactions négatives qui risquent de mettre ce plan ambitieux en péril.


La politique de mobilité comme véhicule d’(in)égalités sociales

La politique de mobilité comme véhicule d’(in)égalités sociales

https://www.ieb.be/572
4 octobre 2007

Si la dimension environnementale est aujourd’hui bien présente dans le concept de mobilité durable, il en va autrement de la dimension d’équité trop souvent occultée. Si la mobilité durable se doit d’être respectueuse de notre écosystème, ce ne peut être au prix d’une société à deux vitesses. Or, de nos jours, l’accès à la mobilité constitue quotidiennement un facteur déterminant d’inclusion ou d’exclusion sociale.

Enjeu
Les joies du shopping sans les peines du parking !

A l’enquête
- Avenue du Cognassier : les logements sont-ils mûrs ?
- Quartier Midi : du bureau... envers et contre tous
- Pas de miracle rue des Vierges
- Boulevard Lambermont : votre avis nous intéresse

Avancée
Sois vert et tes toits

Livres
- Guide historique et culturel du quartier européen
- Le poêle dans tous ses états

Éditorial
Pas de projet politique pour Bruxelles...

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°192 — 4 octobre 2007 (pdf)


Inventaire des enquêtes publiques du 03/10/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 03/10/2007

https://www.ieb.be/602
4 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 03/10/2007

enquêtes publiques du 03/10/2007


Inventaire des enquêtes publiques du 11/10/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 11/10/2007

https://www.ieb.be/606
12 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 11/10/2007


Villa Hermosa

Villa Hermosa

https://www.ieb.be/611
12 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Un théâtre dans l’impasse ? Le logement menacé !

Encore et toujours la main du fédéral sur Bruxelles

Vous trouverez en cliquant ici l’intégralité de la conférence de presse


NOH vaut bien un bus

NOH vaut bien un bus

https://www.ieb.be/607
15 octobre 2007

Inter-Environnement Bruxelles et le Bral invitent les habitants de Neder-Over-Heembeek à une réunion d’information sur les projets de logement et les mesures à prendre pour améliorer la qualité de la vie dans le quartier, le jeudi 18 octobre à 20 h , à la salle Familia, rue F. Vekemans, 131.

Contactez Olivia Lemmens.


20 octobre 2007 - Boulevard Lambermont : votre avis nous intéresse

20 octobre 2007 - Boulevard Lambermont : votre avis nous intéresse

https://www.ieb.be/608
15 octobre 2007

Inter-Environnement Bruxelles convie les riverains du boulevard Lambermont à une deuxième promenade-diagnostic en vue d’échanger nos points de vue sur l’aménagement actuel du boulevard.

Cette promenade concernera le tronçon du boulevard compris entre la chaussée de Haecht et le Pont Van Praet. La promenade d’une durée approximative de deux heures sera suivie d’une petite réunion d’une heure environ.

La promenade aura lieu le samedi 20 octobre à partir de 14 h 15 . Le point de départ est fixé à proximité du pont sur la chaussée de Haecht du côté de la contre-allée (en face du projet Kinetix). En cas de mauvais temps la promenade sera remplacée par une réunion.

Si vous êtes intéressés par cette démarche mais que vous n’avez pas l’occasion d’assister à la promenade-diagnostic, vous pouvez télécharger un questionnaire ci-dessous. Vous pouvez également nous transmettre vos avis et suggestions par voie électronique.

[ Téléchargez le questionnaire (pdf) ]

Contactez Brigitte Maréchal au 02/223 01 01.


Boulevard Lambermont : votre avis nous intéresse

Boulevard Lambermont : votre avis nous intéresse

https://www.ieb.be/609
15 octobre 2007

Ce n’est un mystère pour personne : le boulevard Lambermont constitue un point noir au niveau du bruit et de la circulation routière, ce qui hypothèque la qualité de vie dans les quartiers résidentiels qui le bordent.

Il y a du neuf. La Région a confié à deux bureaux d’études l’élaboration d’un schéma directeur pour l’ensemble de la moyenne ceinture (c’est-à-dire l’axe formé par les boulevards reliant le pont Van Praet au Bois de la Cambre). Par ailleurs le boulevard Lambermont est repris dans le plan pluriannuel des travaux publics de la Région et devrait faire l’objet d’un réaménagement d’ici 2009.

Dans la foulée, IEB lance un processus de réflexion avec les habitants et usagers du boulevard en vue de formuler des propositions d’amélioration de l’espace public. Ces propositions seront transmises à la Région.

Concrètement nous vous proposons une procédure en deux temps :

- les 6 et 20 octobre nous établirons un diagnostic collectif au cours de deux promenades le long du boulevard ;

- les 10 et 17 novembre nous vous invitons à formuler et à débattre de propositions d’amélioration lors de deux réunions-atelier.

IEB vous convie à une première réunion d’information le mardi 25 septembre à 19 h 30 à Aéropolis, chaussée de Haecht, 579, 1030 Bruxelles (à l’angle du boulevard Lambermont et de l’avenue Britsiers).
Pour plus d’informations vous pouvez contacter Brigitte Maréchal, 02/223 01 01.


Le chaudron… au menu prochainement

Le chaudron… au menu prochainement

https://www.ieb.be/613
15 octobre 2007

La commune d’Anderlecht a mandaté quatre bureaux d’études pour réaliser un Plan particulier d’affectation du sol pour le site situé entre la rue Chaudron et le boulevard Simonet. La qualité paysagère et la diversité biologique du site nécessitent une attention toute particulière. Les habitants, l’asbl Neerpede Blijft, Inter-Environnement Bruxelles et le Bral se sont réunis au cours de deux soirées pour définir les limites et potentialités du site. Le dialogue sera très prochainement entamé avec les bureaux d’études et la commune d’Anderlecht pour permettre l’éclosion d’un projet à la fois respectueux de la valeur écologique du site et digne d’accueillir dans de bonnes conditions de nouveaux habitants.

Visite du PPAS Chaudron le 24 septembre 2007 (photo Bral) © Bral - 2007

Contactez Olivia Lemmens au 02/223 01 01.


Le Plan International de Développement de Bruxelles

Le Plan International de Développement de Bruxelles

https://www.ieb.be/575
18 octobre 2007 • Mathieu Sonck

Dernières nouvelles !!! 15 janvier 2008. Le PDI fait maintenant l’objet d’une feuille de route : Feuille de route PDI

Ce 17 octobre 2007 à l’occasion de la rentrée parlementaire le Ministre Président du gouvernement bruxellois Charles Picqué a rendu public le Plan de développement international de Bruxelles.

Téléchargez ici la Déclaration de politique générale de Monsieur Charles Picqué - Le PDI - 17/10/2007

Initialement, un "schéma de base" avait été commandé au cabinet d’audit financier et de consultance PriceWaterhouse Coopers (PWC).

Téléchargez ici Plan de développement International de Bruxelles - Rapport final de PWC

Si le rapport de PWC est explicitement guidé par le monde économique (c’est facile à vérifier, la liste des personnes consultées est donnée en fin de rapport), il semble que Monsieur Picqué l’ait expurgé des sujets qui fâchent.

Il y a bien sûr beaucoup à dire sur ce nouveau plan. En attendant, nous solliciterons dans les prochaines semaines l’avis des comités membres et nous vous offrons quelques pistes de réflexion dans un Bruxelles en Mouvements spécial "PDI".

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°195-196 — 22 novembre 2007 (pdf)


Inventaire des enquêtes publiques du 17/10/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 17/10/2007

https://www.ieb.be/618
18 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 17/10/2007


Participation citoyenne : de l’opposition à la pacification

Participation citoyenne : de l’opposition à la pacification

https://www.ieb.be/614
18 octobre 2007

Le développement des luttes urbaines et leur relative institutionnalisation ont contribué à modifier les modalités d’action des acteurs urbains. L’attribution de cadres de référence et d’actions préétablis comme espace de revendication ont pour conséquence la disparition de la dimension conflictuelle. Dans les processus participatifs, les groupes comme IEB favorisent la réflexion sur les enjeux urbains propres aux habitants au risque de remettre en question certains cadres établis.

Suite d’enquête
La Cité Administrative de l’État dans le collimateur des bureaux

A l’enquête
Saint Michel s’est fait des cendres

Enjeux
- Transplantation végétale pour éviter l’asphyxie
- -20 % de pression automobile sur Bruxelles

Publication
Brussels Studies : la revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles

Editorial
PDI : un plan sans les Bruxellois

Et aussi
L’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°193 — 18 octobre 2007 (pdf)


Journée Internationale pour le Climat - 8 décembre 2007

Journée Internationale pour le Climat - 8 décembre 2007

https://www.ieb.be/685
18 octobre 2007

La Coalition Climat et le groupe Climat et Justice sociale s'associent pour l'organisation du "Climate Action Day" à Bruxelles ce 8 décembre. Le but de cette manifestation est de réclamer d’urgence des actions concrètes et socialement équitables pour réduire notre influence sur le réchauffement climatique.

Seront ainsi organisés un défilé suivi d’un concert sur le thème du climat. Un appel est lancé à la créativité de chacun pour animer cette journée d’action. Les actions entreprises dans le cadre du Climate Action Day ont comme objectif de montrer à nos dirigeants que nous attendons d’eux une série de mesures qui permettront de prévenir les changements climatiques dramatiques vers lesquels nous nous dirigeons. L’événement aura lieu le samedi 8 décembre dans plus de 60 pays (www.globalclimatecampaign.org). Pour la Belgique, c’est Bruxelles qui se met au diapason avec la planète. Nous faisons appel à votre conscience et vous invitons à vous associer à la mobilisation afin que nous soyons très nombreux le 8 décembre pour manifester ludiquement et dans la bonne humeur, comme des dizaines de milliers de personnes à travers le monde.

Assez de blabla, place à l’action climat.

http://nl.youtube.com/watch?v=lVHE8...

Plus d’information sur www.cacommenceici.be ou sur www.8dec2007.be


Quel avenir pour Neder-Over-Heembeek ?

Quel avenir pour Neder-Over-Heembeek ?

https://www.ieb.be/623
19 octobre 2007

Répondez à notre questionnaire pour identifier les besoins des habitants de NOH en matière de mobilité, équipements collectifs et logement.

Ce jeudi 18 octobre IEB et BRAL ont organisé une première rencontre avec les habitants de Neder-Over-Heembeek à propos de la construction des logements prévue par la Ville de Bruxelles et la Région de Bruxelles-Capitale via le Plan logement de Mme Dupuis, Secrétaire d’Etat chargée du Logement.

700 nouveaux logements sont annoncés pour le moment. L’arrivée de ces nouveaux logements aura forcément un impact sur le quartier. Il est donc tout à fait normal que les habitants s’inquiètent de l’arrivée de ces nouveaux logements et plus particulièrement des conditions dans lesquelles ceux-ci seront intégrés. La plupart des habitants prennent conscience que la crise du logement que connaît actuellement Bruxelles ne permettra pas à NOH d’éviter l’urbanisation de ces terrains vides. Pas question pour autant de permettre tout et n’importe quoi. Les plans logement proposés par les pouvoirs publics ne sont malheureusement pas réfléchis sur base des réalités des quartiers dans lesquels ils vont s’implanter. L’incompréhension et la colère s’installent parmi les habitants qui craignent à juste titre de subir surtout les effets négatifs que peut avoir l’arrivée de nouveaux habitants.

Cette première réunion avait pour but de nous permettre d’entamer un diagnostic des besoins actuels et futurs de Neder-Over-Heembeek. Besoins en termes de commerces, d’espaces publics, d’espaces verts, d’écoles, de crèches, de transports publics...

Nous faisons donc appel à tous les Heembeekois pour nous aider à identifier les problèmes et les avantages de Neder-Over-Heembeek.

Pour ce faire, vous pouvez télécharger ci-dessous un questionnaire que nous vous demandons de remplir et de nous renvoyer pour le mercredi 31 octobre au plus tard par e-mail à info chez ieb.be, par fax au 02/223 12 96 ou par courrier à Inter-Environnement Bruxelles, au 165, rue du Midi, à 1000 Bruxelles. N’hésitez pas à le diffuser auprès des habitants qui n’auraient pas accès à notre site Internet.

Téléchargez ici le Questionnaire sur Neder-Over-Heembeek au format pdf ou le Questionnaire Neder-Over-Heembeek au format doc.


Les habitants de Neder-Over-Heembeek demandent un plan global

Les habitants de Neder-Over-Heembeek demandent un plan global

https://www.ieb.be/639
22 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

22 octobre 2007

- La réunion organisée, le 18 octobre dernier, par Inter-Environnement Bruxelles et BRAL à Neder-Over-Heembeek a rencontré un énorme succès. 140 habitants ont exigé des autorités un plan global pour Heembeek.

Recherche d’un consensus

La discussion de jeudi soir a été particulièrement animée. Un consensus relatif au nombre de nouvelles habitations acceptable par les riverains n’a, par exemple, pas été trouvé. L’intervention d’une habitante à la fin de la rencontre en résume la teneur : « après avoir entendu toutes les remarques, nous sommes semble-t-il tous d’accord sur un point : nous voulons obtenir de la Ville une vision claire pour l’entièreté de Heembeek avant qu’elle ne commence à construire des logements au petit bonheur » .

Antécédents

Il y a quelques mois, nous avons appris que la Ville de Bruxelles, le CPAS et la Région de Bruxelles-Capitale envisageaient ensemble de construire environ 700 logements au Nord de la ville de Bruxelles. Ce projet fait partie d’un plan plus important de la Ville et de la Région pour répondre à la grave crise du logement dans la Région. De nombreux projets de construction sont ainsi concentrés à Heembeek compte tenu de la disponibilité en terrains.

La ville promet une étude urbanistique et sociologique à court terme pour déterminer le nombre de logements sur chaque terrain en tenant compte de la surface et des infrastructures existantes. Mais entre-temps, le nombre de 700 avait déjà été lancé ce qui a envenimé la démarche. La Ville doit donc s’engager. Nombreux sont ceux qui craignent des ghettos de grands ensembles de mauvaise qualité qui ne sont pas intégrés dans le parc de logements existant ou dans l’espace public. Une autre question récurrente est l’accueil de la nouvelle population dans les écoles et les crèches du quartier qui sont déjà pleines.

Nécessité d’un plan global

IEB et BRAL ont organisé une réunion de concertation avec les habitants afin de les informer et de montrer aux autorités qu’il est indispensable de débattre du développement de Heembeek avant de finaliser les projets de construction. Les habitants auront ainsi la possibilité de participer à l’élaboration d’un plan général qui tient compte de tous les problèmes à Heembeek. Ce n’est qu’au moment où ce plan est disponible que la Ville est à même de déterminer l’emplacement des habitations, plaines de jeux, parcs,...

Cette proposition rencontre l’approbation des participants. Comme remarque un habitant : « si la Ville nous avait immédiatement informés où de nouvelles crèches seront construites et comment les transports publics seront améliorés, il y aurait probablement eu moins d’opposition aux 700 logements. Mais ici, elle travaille toujours à l’envers. »

Pour IEB et BRAL, il ne fait aucun doute que la Région doit aussi collaborer à l’élaboration d’un tel plan. Heembeek ne peut être la victime d’une course folle contre le temps pour construire le plus de logements possible avant la fin de la législature.

Avis des habitants

Les habitants de Heembeek peuvent encore donner leur avis sur les besoins dans leur quartier et les mesures à prendre par le biais d’un questionnaire.

Téléchargez ici le Questionnaire sur Neder-Over-Heembeek au format pdf ou le Questionnaire Neder-Over-Heembeek au format doc.

IEB et BRAL transmettront toutes les remarques et suggestions aux autorités.

IEB, BRAL et les participants à la réunion demandent instamment à la Ville de poursuivre la concertation initiée par les 2 fédérations. La présentation détaillée d’un plan global doit être organisée lors d’une nouvelle réunion. En attendant, IEB, BRAL et les 140 habitants présents demandent aux autorités et surtout à la Région de garder leurs projets temporairement au frigo.

Contacts :
• IEB : Olivia Lemmens & Pierre Meynaert - courriel ou courriel - 02/223 01 01.
- BRAL : Maarten Dieryck & Piet van Meerbeek - maarten chez bralvzw.be of piet chez bralvzw.be - 02/217 56 33 ou 0477/25 89 15.


Le bois du Laerbeek aux abois

Le bois du Laerbeek aux abois

https://www.ieb.be/622
23 octobre 2007

Quand des terrains de football menacent un des derniers espaces de la région bruxelloise où l’homme et la nature vivent en harmonie... ça nous donne envie de vous présenter les lieux ce 28 octobre avant qu’il ne soit trop tard.

La VUB (le propriétaire) et le Ritterklub (équipe de football de Jette) ont planifié l’installation d’un nouveau complexe sportif destiné au football à Jette.

Notre démarche n’est pas de s’opposer à la construction de terrains de football mais de juger de la pertinence du lieu choisi. Les terrains de football remplaceront des jardins collectifs urbains qui jouent un rôle social énorme. Ceux-ci sont situés juste à côté du bois du Laerbeek (zone spéciale de conservation Natura 2000 et site classé) et d’un verger d’anciennes variétés de hautes tiges. Enfin, le nord du site est bordé par le chemin des Moutons, une ancienne voie romaine. Cette zone verte est un des derniers espaces de la région bruxelloise où l’homme et la nature vivent en harmonie.

L’implantation d’un complexe sportif sonnera le glas de cette zone verte. Le morcellement de la surface, la disparition de la zone tampon préservant la faune et la flore protégée du bois du Laerbeek, le recouvrement de la chaussée romaine et particulièrement l’énorme impact que cela aura sur l’univers social des utilisateurs des jardins collectifs (mixité d’âge, de croyance et d’origine) ne peuvent être acceptés.

Estimant la valeur actuelle du site bien supérieure à ce que peuvent offrir deux terrains de football, nous vous invitons à une action où vous pourrez découvrir la beauté et les valeurs sociales et écologiques que ce domaine possède. Ce dimanche 28 octobre 2007 de 14 h à 17 h , venez goûter aux plaisirs des promenades ludiques mais aussi à la soupe artisanale réalisée avec les légumes du jardin. Une conférence de presse avec la présentation d’alternatives pour le projet futur, le tout, accompagné musicalement par une jam session complétera la journée. N’hésitez pas à embarquer vos instruments de musique pour l’occasion.

Enfin, un petit coup de main en signant la pétition gratuite ci-dessous nous fera plaisir (Trouvez la traduction française ci-dessous).

http://www.ipetitions.com/petition/LaarbeekbOOs/

Infos pratiques :

Rendez-vous, le 28 octobre dès 14 h, aux jardins collectifs au chemin des Moutons – entrée accessible via l’avenue de l’Arbre Ballon (n’oubliez pas le passage à l’heure d’hiver !).

Transports en commun :

De là, vous pouvez rejoindre à pied le chemin des Moutons.

Visualisez le site en cliquant ici

Traduction française de la pétition :

Nous avons la tristesse de vous annoncer qu’un événement tragique est sur le point d’arriver sur les terrains de la VUB (Vrij Universiteit Brussel). Sur le campus de la VUB à Jette, les jardins collectifs devront s’enraciner ailleurs pour faire place à deux terrains de football équipés de vestiaires, d’une buvette et d’un parking. Ces champs semblent principalement destinés à l’usage de l’équipe jettoise du Ritterklub et bien moins aux étudiants et au personnel de la VUB.

Le projet aura différents impacts directs. Une grande perturbation pour la faune et la flore aux alentours du bois du Laerbeek (zone naturelle classée au niveau européen), la disparition d’une structure sociale (la dispersion des jardins collectifs) mais également une perte du patrimoine historique du chemin des Moutons et de la rue de Relegem, reliques d’une voie Gallo-Romaine. Nous pouvons également nous interroger quant à la pertinence d’une telle perte sociale pour l’installation de terrains de football. Actuellement, il n’y a encore aucune infrastructure pour le gaz, l’électricité, l’eau ou le téléphone. Tout est encore à faire ce qui sera coûteux.

Il nous paraît impensable que le monde académique ne promeut pas la protection de la biodiversité encore existante et qui chaque jour se réduit malheureusement comme une peau de chagrin et d’autre part, que ce même monde puisse laisser se dessiner un verdict aussi sinistre installant dans la précarité cette biodiversité à laquelle nous sommes intimement reliés.

Il est absolument nécessaire que le maximum de personnes fassent savoir qu’ils ne sont pas d’accord avec l’exécution des plans du Ritterklub. Ceci peut être fait en signant notre pétition.

Vous pouvez trouver plus d’information sur www.vub.ac.be/ATALANTA

Si vous voulez collaborer activement, envoyez-nous un mail à atalanta chez vub.ac.be

REM : le site de la pétition vous demandera une contribution financière. En réalité, ce n’est pas le cas. Il suffit de cliquer sur [next] pour signer la pétition GRATUITEMENT.


Bois du Laerbeek : balades, découverte et protection

Bois du Laerbeek : balades, découverte et protection

https://www.ieb.be/638
23 octobre 2007

Des promenades guidées, de la soupe artisanale réalisée avec les légumes du jardin, de l’info concernant l’avenir du bois du Laerbeek, de la musique,... C’est ce dimanche 28 octobre dès 14 h que ça va se jouer.

Action pour la conservation d’un bel espace vert

Nous vous offrons :

Où : aux jardins collectifs au chemin des Moutons.
Quand : dimanche 28 octobre dès 14 h et jusqu’à 17 h.
Quoi : des promenades guidées, de la soupe artisanale réalisée avec les légumes du jardin, de l’info concernant l’avenir du site, de la musique,...

 !!! Un coup de main, signez notre pétition gratuite !!!

http://www.ipetitions.com/petition/LaarbeekbOOs/

Contact : atalanta chez vub.ac.be

Télécharger le flyer et l’affiche Laarbeekboos/Laarbeek aux abois


Infos pratiques :

Rendez-vous, le 28 octobre dès 14 h, aux jardins collectifs au chemin des Moutons – entrée accessible via l’avenue de l’Arbre Ballon (n’oubliez pas le passage à l’heure d’hiver !).

Accès transports en commun :

De là, vous pouvez rejoindre à pied le chemin des Moutons.

Traduction de la pétition :

Nous avons la tristesse de vous annoncer qu’un événement tragique est sur le point d’arriver sur les terrains de la VUB (Vrij Universiteit Brussel). Sur le campus de la VUB à Jette, les jardins collectifs devront s’enraciner ailleurs pour faire place à deux terrains de football équipés de vestiaires, d’une buvette et d’un parking. Ces champs semblent principalement destinés à l’usage de l’équipe jettoise du Ritterklub et bien moins aux étudiants et au personnel de la VUB.

Le projet aura différents impacts directs. Une grande perturbation pour la faune et la flore aux alentours du bois du Laerbeek (zone naturelle classée au niveau européen), la disparition d’une structure sociale (la dispersion des jardins collectifs) mais également une perte du patrimoine historique du chemin des Moutons et de la rue de Relegem, reliques d’une voie Gallo-Romaine. Nous pouvons également nous interroger quant à la pertinence d’une telle perte sociale pour l’installation de terrains de football. Actuellement, il n’y a encore aucune infrastructure pour le gaz, l’électricité, l’eau ou le téléphone. Tout est encore à faire ce qui sera coûteux.

Il nous paraît impensable que le monde académique ne promeut pas la protection de la biodiversité encore existante et qui chaque jour se réduit malheureusement comme une peau de chagrin et d’autre part, que ce même monde puisse laisser se dessiner un verdict aussi sinistre installant dans la précarité cette biodiversité à laquelle nous sommes intimement reliés.

Il est absolument nécessaire que le maximum de personnes fassent savoir qu’ils ne sont pas d’accord avec l’exécution des plans du Ritterklub. Ceci peut être fait en signant notre pétition.

Vous pouvez trouver plus d’information sur www.vub.ac.be/ATALANTA

Si vous voulez collaborer activement, envoyez-nous un mail à atalanta chez vub.ac.be

REM : le site de la pétition vous demandera une contribution financière. En réalité, ce n’est pas le cas. Il suffit de cliquer sur [next] pour signer la pétition GRATUITEMENT.


Performance énergétique des bâtiments … rendez-vous dans 30 ans

Performance énergétique des bâtiments … rendez-vous dans 30 ans

https://www.ieb.be/643
23 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Cette semaine, le gouvernement bruxellois finalise le futur arrêté concernant la performance énergétique des bâtiments (PEB). Inter-Environnement Bruxelles, le BRAL, l'APERe et l'ARAU rappellent que cet enjeu est crucial pour le bien-être en Région bruxelloise et ne peut être bradé pour des intérêts à courte vue. Nos quatre associations répondent aux fausses informations diffusées récemment et soutiennent un objectif ambitieux et réaliste.

Lors de sa déclaration de politique générale ce 17 octobre, le Ministre Président Charles Picqué mettait un accent tout particulier sur les enjeux posés par le défi climatique et sur sa ferme volonté de faire de Bruxelles une capitale à la pointe en matière environnementale.

Inter-Environnement Bruxelles, le BRAL, l’APERe et l’ARAU ne doutent pas que le gouvernement osera aller jusqu’au bout du processus sans céder à la pression du secteur privé de réduire à peau de chagrin ces exigences. Toute décision prise aujourd’hui en matière de performance énergétique des bâtiments fera sentir ses effets pendant au moins 30 ans (la durée moyenne d’une construction avant une rénovation importante). Il est hors de question de brader les exigences environnementales pour les fausses excuses avancées par le secteur de la construction (surcoût, difficulté technique,...). La Région a mené plusieurs études scientifiques attestant de la faisabilité technico-économique de l’application d’une PEB ambitieuse. Ce sont ces valeurs et ces performances que le milieu associatif demande à voir apparaître dans le futur arrêté PEB.

Trop cher, selon l’union des entreprises de Bruxelles...

Il y a peu, une petite commune wallonne lançait un appel d’offre pour la construction d’une trentaine de logements, intégrant dans le cahier des charges de strictes exigences en matière de PEB. Certains porte-parole du secteur de la construction affirmaient qu’aucune entreprise ne remettrait prix.

Faux ! Les bâtiments sortiront de terre dès janvier 2008 grâce à un partenariat public-privé.

Les maisons consommeront 64 % d’énergie en moins par rapport au standard actuel de la Région wallonne. La consommation de chauffage frôlera l’équivalent de 4 l de mazout au m², soit une réduction de 77% des coûts de chauffage et d’autant pour le CO2 émis par chaque logement.

« Et le prix ? », nous demanderont les représentants du secteur de la construction...

Le prix de vente net (en comptant la marge du promoteur) est 1246€/m2 (HTVA), sans déduction des diverses primes !

Un bâtiment conçu dès le départ avec une attention marquée pour la PEB n’est pas plus cher qu’un bâtiment conventionnel. Certaines entreprises de la construction disent le contraire parce qu’elles ont simplement omis d’investir dans la formation de leur personnel, manquant par là un marché qui promet d’exploser dans les mois et les années à venir.

Les entreprises vont fuir Bruxelles, selon d’autres...

Les entreprises ne fuient pas Bruxelles à cause des normes énergétiques mais plutôt à cause de la spéculation des promoteurs sur le prix du terrain. Car en Région bruxelloise, c’est le prix du foncier qui détermine le surcoût d’un bâtiment par rapport à un autre, pas le choix de la chaudière ou de l’épaisseur de l’isolant.

Et à tout choisir, IEB, BRAL, l’APERe et l’ARAU préfèrent voir s’installer à Bruxelles des entreprises citoyennes. Car il est grand temps pour le secteur des entreprises de prendre sa part de responsabilité dans le respect des critères de Kyoto. Et de capitaliser sur ces efforts pour constituer ce qui sera à terme un facteur clé de succès commercial incomparable. Nous espérons qu’un jour très prochain, le label entreprise éco dynamique, octroyé par la Région bruxelloise aux entreprises soucieuses de leur impact sur l’environnement, devienne un standard de qualité et un prérequis nécessaire pour l’accession à tout marché public, voire privé en Région bruxelloise !

Des besoins réduits en énergie pour un même confort de vie

L’arrêté déterminera les futures exigences d’isolation et de performance énergétique pour l’ensemble des nouvelles constructions. Alors que le prix de l’énergie ne cesse de croître et que son accès risque de devenir difficile pour une partie de la population, la prise en compte de la PEB garantira des besoins réduits en énergie pour un même confort de vie. Au niveau environnemental, cette disposition amènera à une réduction du gaspillage énergétique. Les effets directs ?

Mais il ne faut pas oublier le niveau social : nombreux sont les allocataires sociaux incapables de payer à la fois le loyer et la facture énergétique importante du logement (social ou pas) mal isolé qu’ils occupent. A terme, des PEB ambitieuses permettront une facture d’énergie réduite pour tous, et plus particulièrement pour les populations à faibles revenus.

Nos revendications

L’arrêté PEB dressera une série d’objectifs à atteindre en termes de niveau d’isolation minimum (déterminé par le coefficient K) mais aussi en termes de niveau de performances globales du bâtiment (déterminé par le coefficient E).

Sans cadre légal, il est peu envisageable que des efforts soient consentis spontanément par le secteur de la construction.

C’est pourquoi IEB, le BRAL, l’APERe et l’ARAU soutiennent la Région en demandant que :

- Les niveaux E et K soient au moins équivalent à la proposition initiale de la Région, soit :

- Ces valeurs soient rendues obligatoires après une période transitoire de 2 ans à compter du 1er juillet 2008 ;

- Pendant la période transitoire (1er juillet 2008 - 1er juillet 2010), les niveaux E et K imposés soient :

En guise de mesure d’accompagnement pour le secteur de la construction , un ambitieux programme de formation des professionnels de la construction en ce compris les architectes (étudiants et diplômés) doit être organisé conjointement par le secteur de la construction et les pouvoirs publics : ces formations doivent toucher les aspects techniques (conception, calcul), mais aussi légaux (responsabilités, tarification) des nouvelles mesures.

Le secteur associatif demande également que, au vu des études scientifiques attestant de la faisabilité technico-économique d’imposer des niveaux E et K plus bas, soient visées à moyen terme des valeurs PEB qui tiennent compte du fait que ce que l’on construit aujourd’hui l’est pour un cycle d’au moins 30 ans, soit des coefficient K et E revus au bout de 3 ans :

Un système de calcul à améliorer pour mieux prendre en compte les énergies renouvelables

La méthode de calcul de la PEB doit être équivalente dans les trois Régions belges. Cette méthode unique doit être améliorée notamment pour tenir mieux compte des bénéfices de l’utilisation des énergies renouvelables. Ainsi par exemple, il n’est pas normal qu’aujourd’hui dans le calcul de la consommation d’énergie primaire, une chaudière biomasse soit considérée de la même manière qu’une chaudière utilisant un combustible fossile.

Les mêmes murs, sans le soleil...

Le niveau d’isolation des maisons belges est équivalent à celui des maisons grecques, avec le soleil en moins... Cet arrêté, s’il se révèle ambitieux, permettra à la Région de ne plus être le plus mauvais élève de l’Europe des 27 en termes de qualité énergétique des bâtiments. Il permettra en outre d’inciter les entreprises de la construction à développer les compétences indispensables qui semblent leur manquer. Mais surtout, il permettra à la région d’être pionnière en matière de qualité de vie. Pour faire de Bruxelles, à terme, une ville durable.

Contacts :

IEB : Mathieu Sonck - 0478/203578 - courriel
BRAL : Peter Mortier - 02/2175633 - peter chez bralvzw.be
APERe : Michel Huart - 02/2187899 - mhuart chez apere.org
ARAU : Isabelle Pauthier - 02/2193345 - info chez arau.org


Bruxelles : densité et qualité de vie

Bruxelles : densité et qualité de vie

https://www.ieb.be/644
24 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

La Secrétaire d’Etat doit mettre ses propres principes en pratique

La densité de l’habitat doit être un moyen pour améliorer la qualité de vie des quartiers. Ce ne peut être un but en soi.

Ce 23 octobre 2007, à l’occasion d’un grand colloque, des experts se sont penchés sur la question de la densité idéale requise dans une ville comme Bruxelles. C’est une discussion importante pensent IEB et BRAL qui estiment néanmoins que la recherche d’une plus grande densité dans la ville n’est pas seulement une affaire d’interventions au niveau de l’infrastructure et des processus architecturaux. La densité de l’habitat est une condition de la qualité de vie et de la durabilité de la ville.

La résistance de la population aux nouveaux projets immobiliers ne peut être surmontée qu’à la condition de faire de la qualité de vie un objectif bien défini. En se focalisant unilatéralement sur le nombre de logements et en conséquence sur la densité - souvent couplée avec la présence d’habitations sociales qui suscitent beaucoup de crainte -, les autorités insistent chaque fois sur les éléments les plus inquiétants de leur projet. C’est ainsi que surgit une polarisation entre le groupe des partisans du non et les autorités qui rencontrent beaucoup de peine à densifier la ville et à développer des projets de qualité.

Comment réconcilier qualité de vie et densité ?

En premier lieu, la crainte à l’encontre de nouveaux projets immobiliers rend la concertation indispensable. En second lieu, IEB et BRAL estiment qu’il est plus sensé de partir des besoins d’un quartier. Quels sont les souhaits qui peuvent être rencontrés dans le cadre de nouvelles constructions ? Quel espace public et quels bâtiments doivent être prévus pour satisfaire les besoins et les souhaits de habitants actuels et futurs ? Où faut-il installer les commerces de proximité et l’horeca ? Comment améliorer les transports publics ? Comment réduire la pression automobile dans nos quartiers ? Et supprimer les inondations ? Comment stimuler au mieux les contacts sociaux au sein du nouveau quartier ?

Une telle approche fait de la qualité de vie son premier objectif. La densité en est la conséquence car l’accroissement de la population est nécessaire dans la plupart des quartiers pour permettre la viabilité des équipements souhaités. Bruxelles n’est pas aussi dense qu’on pourrait le croire. C’est la seule façon de transformer la densification d’un quartier en un avantage pour ses habitants actuels.

De la théorie à la pratique ?

IEB et BRAL trouvent particulièrement intéressant que le « Vade-mecum : Commande d’architecture publique à Bruxelles » récemment paru à l’initiative de la Secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme correspond bien à ces principes. Nous lisons par exemple qu’il est important de réaliser des études urbanistiques et autres et d’établir un programme de qualité avant de démarrer la procédure d’adjudication. Dans la préface, la Secrétaire d’Etat dit aussi que l’intégration d’un projet dans son environnement est un véritable défi. Elle écrit plus loin que l’implication des habitants enrichit le projet.

Tout ceci est bien beau. Mais IEB et BRAL constatent que la pratique diffère souvent de ces beaux principes. Le 11 octobre, la Secrétaire d’Etat a été interpellé au sujet de Neerpede à la Commission de l’Aménagement du Territoire du Parlement Bruxellois. Nous savions déjà qu’aucun schéma directeur ne verra le jour pour cette zone mais elle montre maintenant son peu d’intérêt pour le PPAS Chaudron parce que sa réalisation demande trop de temps. Nous citons la Secrétaire d’Etat : « Nous ne sommes pas obligés d’attendre ce PPAS (...) Nous pouvons démarrer la construction des logements sur ce terrain à n’importe quel moment. (...) C’est pourquoi, j’ai décidé, pour des motifs sociaux, d’aller de l’avant au cas où cela prendrait trop de temps ».

IEB et BRAL constatent que rien n’a changé. Un travail rapide et se profiler politiquement est plus important qu’un urbanisme de qualité. Nous le regretterons plus tard.

Contacts

IEB : Pierre Meynaert & Olivia Lemmens - courriel ou courriel - 02/223.01.01

BRAL : Maarten Dieryck & Piet van Meerbeek - maarten chez bralvzw.be of piet chez bralvzw.be - 02/217.56.33 ou 0477 / 25 89 15


Inventaire des enquêtes publiques du 25/10/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 25/10/2007

https://www.ieb.be/647
26 octobre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 25/10/2007


Tous plumés par Electrabel

Tous plumés par Electrabel

https://www.ieb.be/651
30 octobre 2007

Profits non anticipés d’Electrabel : plus de 11 milliards d’euros à récupérer et réinvestir dans la gestion durable de l’énergie. Qu’est-ce qu’on attend ?

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Bruxelles, le 30 octobre 2007 : Greenpeace lance aujourd’hui un clip évoquant les mécanismes qui ont conduit à détourner de l’escarcelle belge les sommes versées par les consommateurs suite à l’amortissement accéléré des centrales au charbon et des réacteurs nucléaires d’Electrabel. Ce film d’animation sera projeté à plusieurs reprises dans des lieux publics et largement diffusé sur Internet via le site www.eletrobel.be. Greenpeace révèle ainsi à grande échelle, l’existence de ces ’profits non anticipés’ et souligne, une fois de plus, le passéisme qui caractérise la production d’électricité en Belgique. Les profits non anticipés permettent à Electrabel de maintenir une production d’électricité préjudiciable à l’environnement, à une époque où le défi climatique devrait fédérer toutes les énergies... Il incombera au futur ministre du Développement durable de s’atteler à la récupération rapide des ’profits non anticipés’ et à leur affectation exclusive au développement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Le régulateur du marché de l’électricité (CREG) estime à quelque 11 milliards d’euros, les sommes à récupérer... (1)

La construction des centrales au charbon et des réacteurs nucléaires d’Electrabel remonte aux années 1960-1980. Leur durée de vie était initialement de 30 à 40 ans. Or, il a été décidé d’amortir ces infrastructures en 20 ans, en gonflant les factures des ménages belges. Une fois les centrales amorties, rien n’a été entrepris pour restituer à la collectivité ce qu’elle avait investi. Electrabel bénéficie, pour sa part, d’un parc énergétique amorti et engrange toujours des ’bénéfices exceptionnels’ (aussi appelés ’profits non anticipés’ ). Dans un marché libéralisé, Electrabel/Suez dispose donc de très sérieux avantages concurrentiels
Les Belges se font fait ‘plumer’ par Electrabel et les responsables politiques n’ont rien entrepris pour récupérer l’avance des ménages belges lors de la libéralisation du marché de électricité. Le maintien du monopole de facto d’Electrabel hypothèque le développement d’autres sources d’énergie, à tel point que l’on peut se demander comment la Belgique parviendra à répondre aux objectifs européens définis en matière de renouvelables ou d’efficacité énergétique... (2)
C’est pourquoi, Greenpeace se tourne vers le futur gouvernement et son ministre du Développement durable pour lui demander de récupérer le plus vite possible les sommes investies par les Belges et de les affecter à l’intérêt collectif.

« Si nos responsables politiques ne changent rien à la situation actuelle, la Belgique risque de manquer le virage énergétique que les changements climatiques nous imposent. Electrabel tente de nous faire croire que son électricité respecte l’environnement. C’est faux, déplore Fawaz Al Bitar, de la campagne Climat de Greenpeace, Electrabel vit toujours à l’heure du nucléaire et du charbon (3) . Sa politique de production en Belgique le prouve, comme sa politique d’investissements à l’étranger. »

Pour Greenpeace, les Belges seront nombreux à s’insurger d’avoir été grugés et sont tout aussi nombreux à vouloir lutter contre les changements climatiques.
« Il est indispensable , rappelle Fawaz Al Bitar, d’explorer le véritable filon que l’efficacité énergétique représente dans un pays comme la Belgique. Et qu’est-ce que l’on constate ? Electrabel brûle de la biomasse dans des centrales au charbon vieillissantes ! Comme il est essentiel d’investir aujourd’hui dans des énergies renouvelables. Il est urgent de mettre en place de l’éolien offshore et que fait-on ? On dissuade les investisseurs en évoquant un nouveau retard dans la sortie du nucléaire. »

En ne remettant pas en cause les délais de fermeture des centrales nucléaires et récupérant le plus vite possible, les quelque 11 milliards d’euros de ’profits non anticipés’ d’Electrabel, le nouveau gouvernement fédéral pourra démontrer sa volonté d’ouvrir la Belgique aux énergies véritablement durables. Ces ’profits non anticipés’ doivent être exclusivement affectés aux recherches et investissements dans les énergies renouvelables et dans les mesures d’efficacité énergétique.

Visitez le site et découvrez-y le film à télécharger.

Dossier complémentaire sur www.greenpeace.be


1) Le régulateur du marché de l’électricité (CREG) estime les profits non anticipés à quelque 11 milliards d’euros. Cette estimation se décline en deux parties. Les sommes portant sur la période 1985-2004 qui s’élèvent à 3,3 milliards d’euros et la somme que l’on obtiendra en 2025 soit 11,15 milliards d’euros. cf. In "Le prix de l’électricité par composante tarifaire" , Conférence de presse de la CREG du 5 juillet 2006.
2) Greenpeace demande au futur gouvernement que la Belgique puisse se fixer des objectifs à moyen et long terme en terme de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre (-30% d’ici 2020 et au moins -80% d’ici 2050), d’énergie renouvelables (au moins 15% à 20% d’ici 2020) et d’efficacité énergétiques (20% d’économie d’énergie supplémentaire d’ici 2020).
3) Mix énergétique Electrabel (production en Belgique) : 58% nucléaire, 11% charbon et 1,7% énergies renouvelables.


Manifestation « 4X4 free zone »

Manifestation « 4X4 free zone »

https://www.ieb.be/660
31 octobre 2007

Le samedi 3 novembre, le groupe 4X4 Info organise une action « 4X4 free zone ». Armés de sifflets et de cartes rouges, une équipe de footballeurs délimitera la zone libérée des nuisances du monstre automobile devant la place de la Bourse de 14 à 16 h.

Infos : www.4x4info.be


Laarbeek aux abois, mobilisation massive

Laarbeek aux abois, mobilisation massive

https://www.ieb.be/662
31 octobre 2007

Que font plusieurs centaines de Bruxellois, des dizaines de jardiniers, 14 associations et plusieurs journalistes un dimanche après-midi ?

Joueraient-ils à un Monopoly géant ? Avancez de trois lignes en passant par la case information et vous en saurez plus.

Ce 28 octobre, durant tout l’après midi, une foule a fait le déplacement jusqu’au bois du Laerbeek pour soutenir ce paradis de verdure bruxellois.

Le jardin d’Eden, un complexe footballistique ? Nous n’y croyons pas !

Il parait incongru de vouloir remplacer le patrimoine social, historique et écologique des lieux par une buvette, deux terrains de football et un parking. La zone concernée, située en bordure directe du bois du Laerbeek, accueille actuellement des jardins collectifs ainsi qu’un verger d’anciennes variétés d’arbres fruitiers. La dimension ludique et sociale que revêtent les lieux est renforcée par la diversité socioculturelle des utilisateurs (origine, âge,...).

L’aspect écologique est quant à lui tout simplement exceptionnel. Une biodiversité importante, un rôle tampon protégeant le bois du Laerbeek – site protégé par l’appellation européenne NATURA 2000 – et un espace qui s’inscrit dans un maillage vert interrégional.

Pour préserver cet espace unique, plus d’un millier de personnes se sont mobilisées au travers de la pétition mais aussi en participant à l’après-midi festif réalisée sur place.

Des soupes artisanales faites avec les légumes du jardin, une conférence de presse, des visites du site étaient proposés, le tout, animé par des musiciens qui se sont rassemblés autour d’une jam-session.

Quel bilan en tirer ?

La certitude que ce site est apprécié par des milliers de personnes, d’animaux et de végétaux et qu’il est dès lors inacceptable de l’estropier.

La preuve qu’une mobilisation massive est encore possible pour protéger nos espaces verts et ce, en collaboration bilingue sans que cela ne pose le moindre problème contrairement à ce que certains pensent.

Pour ces raisons, nous veillerons à la suite de ce dossier pour garantir le maintien de ce petit coin de paradis.

Dès lors, nous demandons aux instances compétentes de renoncer formellement à la construction des terrains de football à côté du bois du Laerbeek et d’envisager la possibilité de chercher d’autres endroits pour leur projet.


Semaine de la mobilité 2007 : résultat, analyse, perspective

Semaine de la mobilité 2007 : résultat, analyse, perspective

https://www.ieb.be/649
1er novembre 2007

L’édition 2007 de la Semaine de la mobilité et le 6e Dimanche sans voiture qui l’a clôturée sont de l’avis de tous un succès. Succès de foule, d’animation et d’activités, ambiance festive. On a en effet « soufflé un peu »... avant de reprendre ses vieilles habitudes en matière de mobilité ?
Constat et analyse.

Habitants en action
Pour que la petite reine puisse trôner avenue de la Couronne !

Enjeux
- Des boulevards cyclistes admis !
- Schaerbeek : vers un partage équitable des modes de déplacement

Éditorial
Le chant de la petite (si)reine... de Copenhague

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Inventaire des enquêtes publiques du 03/11/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 03/11/2007

https://www.ieb.be/668
5 novembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 03/11/2007


Les visites environnementales d'IEB

Les visites environnementales d’IEB

https://www.ieb.be/669
5 novembre 2007

Prenez votre agenda et de quoi écrire car... les visites environnementales d’Inter-Environnement Bruxelles vont bientôt débuter.

Pour commencer cette session de visites, nous découvrirons un ensemble résidentiel ayant décidé de mettre en place une politique d’actions en faveur de l’environnement.

L’occasion de découvrir leur projet amenant à des économies énergétiques et financières importantes.

Imaginez ceci : 250 m2 de panneaux solaires qui préchauffent 12 000 litres d’eau sanitaire, deux installations de cogénération permettant de couvrir la quasi-totalité des besoins en électricité des communs ainsi que le chauffage des bâtiments, des toitures vertes, une amélioration du système d’éclairage, le tout, avec un amortissement des investissement en moins de 4 ans. Venez vous inspirer de cette initiative.

Dates : samedi 17 novembre (à destination du grand public) à Woluwe-Saint-Lambert et mercredi 21 novembre (à destination des professionnels, des administrations et des associations).

Inscription gratuite mais OBLIGATOIRE par courriel courriel.


Transport aérien et changements climatiques : volez mieux, volez moins !

Transport aérien et changements climatiques : volez mieux, volez moins !

https://www.ieb.be/671
7 novembre 2007

Inter-Environnement Wallonie, Net-sky (Bierset), l'ARACH (Gosselies), Bruxelles Air Libre, TBBW (Brabant wallon), Inter-Environnement Bruxelles et les Amis de la Terre vous invitent à une soirée-débat et à une action surprise.

Interroger le développement sans entrave et sans fin du transport aérien n’est pas un choix idéologique mais une nécessité environnementale.

La soirée-débat se tiendra le mardi 20 novembre 2007 à 18 h 30 , boulevard du Nord, 6, à 5000 Namur.

Au programme :
- conférence sur les enjeux locaux et globaux du transport aérien par Sandrine Meyer, chargée de recherche à l’ULB-CEESE et Pierre Courbe, chargé de mission Mobilité à IEW.
- témoignages associatifs sur les enjeux locaux.
- recensement de moyens disponibles pour « encadrer » ce mode de transport.

L’action surprise liant les questions de climat et de transport aérien est prévue le dimanche 2 décembre 2007 , la veille de l’ouverture de la conférence internationale sur le climat à Bali. Les modalités pratiques vous seront présentées lors de la soirée-débat (ou par mail, après celle-ci, si vous ne pouvez y assister).

Infos : a.geerts chez iewonline.be et/ou www.iewonline.be.


Inventaire des enquêtes publiques du 07/11/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 07/11/2007

https://www.ieb.be/678
8 novembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 07/11/2007


Un nouvel outil pour une maison Eco … logique !

Un nouvel outil pour une maison Eco … logique !

https://www.ieb.be/679
12 novembre 2007

L'asbl Renovas vient de donner naissance à un bien beau bébé. Un outil de sensibilisation pour une meilleure utilisation de l'énergie. Comment déterminer le coût et le bénéfice des différents gestes et investissements à faire ? Facile, il y a la maison ECO-logique !

A l’heure où l’on est inondé d’informations concernant l’utilisation rationnelle de l’énergie (URE) et où de nombreuses brochures de conseils sont disponibles pour le public, comment se fait-ce que l’on a l’impression que les mentalités ne changent pas ? Y aurait-il un problème au niveau du message communiqué ? Est-ce que celui-ci est adapté au public ciblé ?

La réflexion n’est pas si vaine. Quitte à créer un outil d’information et d’aide à la décision, il est bien plus pertinent de se focaliser sur les attentes de l’utilisateur et non pas de reproduire une fois de plus un support remplis d’explications théoriques sur les bienfaits d’une URE.

Et c’est là-dessus que l’asbl Renovas, au travers des trois fées de l’équipe, s’est penchée sur leur nouveau bébé. La maison ECO-logique.

L’asbl schaerbeekoise, bien connue pour son travail dans le cadre des contrats de quartier, a décidé ainsi de redonner une nouvelle impulsion à sa mission initiale, le conseil en rénovation au profit des habitants de la commune. Le nouvel outil de communication créé pour l’occasion est basé principalement sur la rentabilité financière des investissements économiseurs d’énergie tout en localisant les pertes d’énergie dans la maison.

Ainsi, en un clin d’œil, il est possible de déterminer quelles sont les actions prioritaires à mettre en place tout en prenant conscience des nombreux avantages que ceux-ci auront (écologique et économique).

Des fiches pratiques ciblant chaque fois une thématique domestique (isolation de la toiture, pose du double vitrage,...) sont actuellement diffusées au travers du journal communal mais sont également consultables sur le site de l’asbl.

Que vous soyez propriétaire ou locataire, les conseils prodigués par cette équipe vous concerneront et vous permettront de faire un beau geste pour la nature tout en épargnant votre portefeuille.

Rénovons la ville, rendons la durable et agréable, et n’hésitons plus à demander l’avis des spécialistes pour tous nos projets améliorant notre cadre de vie, notre logement.

Plus d’info : http://www.renovas.be


Les visites environnementales d'IEB - acte II

Les visites environnementales d’IEB - acte II

https://www.ieb.be/680
13 novembre 2007

Hop, un petit saut sur votre agenda pour y inscrire... les prochaines visites environnementales d’Inter-Environnement Bruxelles. Pour continuer cette session de visites, nous nous rendrons dans une PME de Ganshoren qui a intégré dans son nouveau bâtiment une série de techniques s’inscrivant dans le développement durable.

L’occasion de découvrir un autre projet amenant à des économies énergétiques et financières importantes tout en garantissant un environnement de qualité.

Imaginez ceci : un bâtiment passif muni de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques , d’un éclairage naturel optimisé par des réflecteurs orientés par GPS, un parking sur dalle de gazon , un puits canadien et bien plus encore. Le tout, en finalisation de construction ce qui permet de voir la mise en œuvre d’une partie de ces techniques. Et en 2008, nous retournerons sur place pour voir le résultat final.

Dates : mercredi 5 décembre en début d’ après-midi (à destination des professionnels, des administrations et des associations) et le samedi 08 décembre en fin de matinée (à destination du grand public) à Ganshoren. Inscription gratuite mais OBLIGATOIRE par courriel courriel.


Chaudron… suite et pas encore fin, espérons le !

Chaudron… suite et pas encore fin, espérons le !

https://www.ieb.be/682
14 novembre 2007

A la demande des habitants et du comité Neerpede Blijft, IEB et BRAL ont invité ce jeudi 8 novembre le bourgmestre et les échevins de la commune d’Anderlecht pour aborder en présence des habitants l’avenir de ce site encore peu urbanisé mais déjà tant convoité. Une première rencontre au mois septembre avait permis aux habitants de formuler une série de remarques résumant parfaitement l’ensemble des problématiques liées à l’urbanisation de ce site. Cette nouvelle réunion était l’occasion d’entamer le dialogue avec la commune. Pour rappel, la commune a mandaté 4 bureaux d’étude pour élaborer un plan particulier d’affectation du sol (PPAS). Au cours de cette soirée, la commune n’a pas manqué de souligner son intérêt et sa volonté de préserver la qualité paysagère et écologique du site. Le bourgmestre, M. Van Goidsenhoven, a affirmé la volonté de la commune de ne pas rester un acteur passif face aux promoteurs. Le maintien de la qualité de vie est, toujours d’après le Bourgmestre, un objectif important pour la commune.

Nous n’en sommes évidemment qu‘au stade des bonnes intentions puisque encore très en amont du processus d’élaboration du PPAS. Les habitants plaident en faveur d’un aménagement de qualité en accord avec les spécificités du site (présence de lignes à haute tension, chemin de fer, déclivité du terrain...). L’arrivée de nouveaux habitants nécessite également de s’assurer que les infrastructures de proximité existantes pourront répondre à leurs besoins. Parachuter 1500 nouveaux logements sans tenir compte des limites du terrain et des besoins des habitants condamnerait à n’en pas douter la qualité de vie des habitants présents et à venir.

La commune a réitéré sa volonté de maintenir le dialogue avec les habitants mais est restée assez vague sur la forme que prendra ce dialogue. Quelle place sera réservée aux habitants dans le cadre de l’élaboration du PPAS ? Il serait dommage de ne pas tenir compte de leur avis et de leur connaissance du site. Ils sont après tout les mieux informés et les plus concernés.


17 novembre 2007 - Boulevard Lambermont, votre avis nous intéresse

17 novembre 2007 - Boulevard Lambermont, votre avis nous intéresse

https://www.ieb.be/686
14 novembre 2007

Après avoir établi un diagnostic des espaces publics et de la mobilité le long du boulevard Lambermont, Inter-Environnement Bruxelles convie les riverains du boulevard à une réunion-atelier en présence des bureaux d’études chargés de l’élaboration du schéma directeur de la moyenne ceinture. L’objectif de la réunion est de permettre un échange entre les bureaux d’études et les riverains qui ont exprimé leur avis. Les représentants des bureaux d’études présenteront leur travail, nous présenterons une synthèse du diagnostic tel que nous l’aurons établi grâce aux promenades, aux réponses au questionnaire et aux messages qui nous sont parvenus par courriel. Le tout sera suivi d’une discussion.

La réunion-atelier aura lieu le samedi 17 novembre à 14 h 15 à l’Institut Technique Cardinal Mercier, boulevard Lambermont, 31 (attention, l’entrée se fait par la rue Portaels).

Merci de confirmer votre présence par courriel à Brigitte Maréchal.


Semaine du Quartier Midi

Semaine du Quartier Midi

https://www.ieb.be/689
14 novembre 2007

Dans la foulée de la Semaine de la Ville organisée par la Région bruxelloise et de la dernière phase des expropriations du Quartier Midi, le Comité Quartier Midi, le RBDH, IEB et le Bral organisent quatre jours d’expositions et de débats, du 29 novembre au 2 décembre , sur diverses questions suscitées par ces deux événements et tout particulièrement : les logiques poursuivies par nos dirigeants au vu de la politique menée depuis vingt ans dans le Quartier Midi, l’accès au logement à Bruxelles et le maintien des habitants dans certains quartiers voués à la spéculation, le manque de prise en compte de la dimension humaine dans la logique de city marketing du Plan de développement international.
Contactez Olivia Lemmens.

Programme

A la librairie Aden, au 44, rue Antoine Bréart à 1060 Bruxelles.

Le reste de la semaine se déroulera au 53, rue de Mérode à 1060 Bruxelles.

Petit bar et soupe chaque soir. Entrée gratuite ! Attention, les débats commencent à l’heure.


Péage urbain : clé pour une ville durable ?

Péage urbain : clé pour une ville durable ?

https://www.ieb.be/691
16 novembre 2007 • Claire Scohier

Inter-Environnement Bruxelles et le Bral organisent, le mardi 20 novembre à 18h45, une conférence afin de lancer un débat politique et public sur le péage urbain. A l’heure où toutes les villes sont à la recherche de solutions fortes pour faire face à la congestion et à la pollution urbaines, nous considérons qu’il est temps d’ouvrir la discussion sur les possibilités d’un tel système à Bruxelles.

Le parc automobile bruxellois se chiffre aujourd’hui à environ 500 000 véhicules auquel s’ajoutent quotidiennement les 200 000 navetteurs qui rejoignent la capitale. Cette pression automobile est sources de congestion, de pollutions et nuisances diverses et engendre un coût considérable pour la collectivité. Le coût externe de la voiture est toute proportion gardée trois fois plus élevé que celui du bus et cinq fois plus élevé que le transport ferroviaire. Deux pistes majeures, non exclusives l’une de l’autre, peuvent être explorées pour internaliser ces coûts : la taxe kilométrique et le péage urbain. La conférence se focalisera sur la seconde en tant que mesure réfléchie à l’échelle d’une entité urbaine comme Bruxelles.

Ce débat sera l’occasion de faire un premier bilan sur les résultats et objectifs atteints par le système de péage urbain à Londres. Monsieur Steve Kearns de Transport for London sera parmi nous pour faire état des toutes dernières avancées du dispositif mis en place dans cette ville dès 2003 sur une zone de 21 km2, doublée en 2007, suite à son succès.

La question cruciale reste : si un tel système produit des résultats positifs à Londres tant en terme de réduction de la congestion, et donc d’amélioration de la qualité de l’air et de l’espace public, que du point de vue des recettes nettes produites par la mesure, le péage urbain est-il transposable en Région bruxelloise ? Monsieur Thierry Duquenne de l’Administration de l’Equipement et des Déplacement sera présent pour répondre à cette question.

Et qu’en pensent les politiques bruxellois ? Nous avons rassemblé un panel bilingue de politiques bruxellois afin que ceux-ci puissent se prononcer sur la question selon les règles du débat démocratique et selon les sensibilités propres à chacun. Le panel se composera de : Mme Marie NAGY (Ecolo), Mme Tinne VAN DER STRAETEN (Groen), Mr Didier GOSUIN (MR), Mme Else AMPE (VLD), Mme Olivia P’TITO (PS),...

Nous espérons vivement que les citoyens, bruxellois ou non, auront à cœur de s‘investir dans ce débat sur une clé potentiel en faveur d’une ville durable.

Lieu : De Markten, 5 place du Vieux Marché aux Grains, 1000 Bruxelles.

Programme :
18h45 – Accueil
19h00 – Introduction
19h15 “The London Congestion Charge” by Steve Kearns
19h45“Les possibilités d’un modèle bruxellois” par Thierry Duquenne
20h15 – Pause
20h20 – Débat politique : Marie Nagy (Ecolo), Didier Gosuin (MR), Olivia P’tito (PS),
21h00 – Débat public
21h30 – Conclusions et clôture de la soirée

Contacts  :


Inventaire des enquêtes publiques du 15/11/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 15/11/2007

https://www.ieb.be/694
16 novembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 15/11/2007


Le péage urbain : clé pour une ville durable ? Peut-être... mais pas tout de suite

Le péage urbain : clé pour une ville durable ? Peut-être... mais pas tout de suite

https://www.ieb.be/699
21 novembre 2007

A l’initiative d’Inter-Environnement Bruxelles et du Bral, une soixantaine de citoyens ont participé le mardi 20 novembre à un débat sur le potentiel d’un péage urbain en Région bruxelloise.

Le débat était alimenté par les interventions de Mr Steve Kearns de Transport for London et Thierry Duquenne de l’Administration de l’Équipement et des Déplacements ainsi que par les points de vue des représentants des différents partis politiques. Il est clair que la mesure ne laisse personne indifférent et dispose d’un potentiel certain en termes de réduction de la pression automobile. Néanmoins, nos politiques ne semblent pas prêts à l’envisager dans un futur proche même si leurs voix ne sont pas unanimes. Inter-Environnement Bruxelles ne manquera pas de vous tenir informés des suites de ce débat.

Contactez Claire Scohier.

Ecoutez


Inventaire des enquêtes publiques du 22/11/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 22/11/2007

https://www.ieb.be/701
22 novembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 22/11/2007


Plan de développement international : bingo ?

Plan de développement international : bingo ?

https://www.ieb.be/695
22 novembre 2007

Véritable pavé dans la mare urbanistique, le projet de Plan de développement international de Bruxelles se limite surtout à changer l’image de la ville pour la vendre aux investisseurs. IEB a demandé à 7 experts urbains d’en donner une lecture critique. Résultat : une analyse des objectifs et des moyens d’un programme de développement qui paraît encore loin d’assurer un avenir radieux à tous les Bruxellois.

I. Un déficit de démocratie
- Main basse sur la ville, le retour
- La maladie de Bilbao

II. À la recherche de l’urbanité
- « Rich Europe in poor Brussels »
- Le PDI et le logement, une histoire qui finit mal ?
- La vision de la mobilité du PDI : au secours, les années soixante reviennent !
- Le syndrome Bilbao ou les rançons de la démesure

III. Du rêve politique à sa faisabilité
Le PDI de Bruxelles a-t-il les moyens de sa politique ?

IV. Les conclusions d’IEB

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°195-196 — 22 novembre 2007 (pdf)


Le quartier Midi à l'heure du PDI : « pôle bizness du futur »... Et aujourd'hui ?

Le quartier Midi à l’heure du PDI : « pôle bizness du futur »... Et aujourd’hui ?

https://www.ieb.be/708
28 novembre 2007

Au lendemain de la concertation sur le nouveau plan d’expropriation du quartier Midi, les riverains soutenus par les associations d’habitants inauguraient la Semaine du Quartier Midi en exprimant leurs revendications. Le Comité du quartier Midi, le Bral, Inter-Environnement Bruxelles, la Ligue des Droits de l’Homme et le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat demandent :

Ecouter


Inventaire des enquêtes publiques du 29/11/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 29/11/2007

https://www.ieb.be/710
29 novembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 29/11/2007


Les anciens entrepôts AD Delhaize : coup de force pour démolir un site remarquable

Les anciens entrepôts AD Delhaize : coup de force pour démolir un site remarquable

https://www.ieb.be/711
4 décembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

La Commission de concertation de ce mardi 4 décembre va examiner la demande de démolition des anciens entrepôts Delhaize, bâtiments industriels de style Art Nouveau, situés quai des Péniches et place des Armateurs. Rappelons que Pétitions-Patrimoine demande leur classement par voie légale depuis 2004, date du dépôt d’une pétition de classement. La Commission Royale des Monuments et des Sites chargée d’examiner le bien-fondé de cette demande a estimé dans son rapport que ces bâtiments étaient bel et bien dignes du classement pour leur intérêt historique, urbanistique, social et esthétique. « L’ensemble des constructions méritait une attention particulière à plus d’un titre : localisation exceptionnelle ; témoignage de l’architecture industrielle et d’une entreprise historique ; architecture homogène et de qualité, en grande partie intacte, etc. » peut-on, notamment lire dans l’avis de la CRMS. Le propriétaire, ATENOR, veut aujourd’hui démolir ces bâtiments remarquables sans proposer de projet de reconstruction et ce alors que le PPAS de la zone n’est pas terminé et donc que les affectations ne sont pas fixées . Alors qu’aucun projet ne peut se concrétiser la démarche du promoteur paraît n’avoir comme seul motif de démolir des bâtiments gênants. Gênants aussi car bien trop intéressants sur le plan du patrimoine ?

Dès lors, les associations actives sur ce dossier dénoncent cette tentative de coup de force du promoteur. Ce dernier sait que la pétition introduite dans les formes légales par une asbl de défense du patrimoine devrait bientôt être suivie de l’obligation d’ouvrir la procédure de classement par la Région. Ce faisant le bien serait protégé durant une période transitoire de deux ans. Pour éviter cela, le promoteur se lance, sans aucun projet de construction, dans une demande de démolition.

Le site AD Delhaize a été construit en 1912-13. Il est contemporain du nouveau port de Bruxelles et du complexe Tour & Taxis, situé de l’autre coté du canal. Malgré le rôle fonctionnel de ces entrepôts, leur architecture est très soignée et dotée d’un souci décoratif évident, incorporant divers éléments Art Nouveau. Ainsi pas moins de vingt-deux sgraffites du maître du genre, Paul Cauchie, ornent les façades. Il s’agit d’un type de décor très rare sur un bâtiment de type industriel et seul, dans les Marolles, le Palais du Vin, classé, pourrait lui être comparé.

Il est à noter que les vastes plateaux superposés qui composent ces entrepôts permettent de nombreuses possibilités de réaffectation. D’ailleurs une étude réalisée par le bureau Jaspers-Eyers et Partners démontre que les bâtiments sont tout à fait rénovables.

En conclusion, les associations demandent à la Ville de Bruxelles de refuser la démolition de ce patrimoine remarquable et à la Région bruxelloise d’entamer au plus vite la procédure de classement de ces bâtiments exceptionnels.

Ce 3 décembre 2007 à 11 heures, une conférence de presse a été organisée aux entrepôts Delhaize par les associations.

Invités : Guido VANDERHULST, expert en patrimoine industriel et Guy DESSICY, expert en Art Nouveau et spécialiste de Paul Cauchie (auteur des 22 sgraffites présents sur ce bâtiment remarquable).

Pétitions-Patrimoine
19, rue du Marteau, 1000 Bruxelles. Tél & fax 02/217 89 81

Inter-Environnement Bruxelles
165, rue du Midi, 1000 Bruxelles. Tél. 02/223 01 01

La Fonderie
27 rue Ransfort, 1080 Bruxelles

Groupe d’Etudes et de Recherches Peintures Murales - Sgraffites
72, rue des Champs-Elysées, 1050 Bruxelles

Atelier de Recherches et d’Actions Urbaines
Bd Adolphe Max 55, 1000 Bruxelles. Tel. 02 219 33 45


Débat : qui construit la ville ?

Débat : qui construit la ville ?

https://www.ieb.be/714
4 décembre 2007

Le cinéma Nova et Inter-Environnement Bruxelles ont le plaisir de vous inviter à un débat sur l’urbanisme de la participation, précédé de la projection du film Huis-clos pour un quartier de Serge Steyer, le jeudi 20 décembre à 20 h.

Le film : Huis-clos pour un quartier de Serge Steyer, Fr, 2007, vo, video, 52’

Un quartier en bordure de ville va être urbanisé. Le projet des promoteurs privés reproduit le schéma éculé de la banlieue pavillonnaire. Un couple de jeunes urbanistes, par ailleurs habitants de la commune, décide de proposer un contre-projet aux édiles locaux. Leur proposition d’y construire un quartier « durable » , fait son chemin... Autour de la table, les élus, un architecte unique au service de ses clients, les promoteurs aux convictions bétonnées et nos deux urbanistes qui cherchent à bousculer les mentalités.
Serge Steyer a filmé durant plusieurs mois les tractations entre les différents acteurs et saisit sur le vif la dérive d’ambitions politiques a priori sincères. Au final, que restera-t-il du joli rêve ?


Le débat : « Qui construit la ville ? »

L’urbanisme nous est présenté aujourd’hui comme le terreau fertile de la « participation citoyenne » . Ce « nouveau » label, que l’on retrouve sur toutes les lèvres, n’est pourtant pas aussi limpide que ce que certains voudraient le laisser croire. A la croisée de multiples chemins, les habitants la revendiquent, d’autres la critiquent et le pouvoir politique, souvent, la nuance. La participation est le terrain par excellence pour rassembler autour d’un projet : édiles communaux et régionaux, urbanistes, architectes, promoteurs et habitants. Mais s’agit-il d’inviter ces derniers à participer à un projet de ville déjà décidé par les premiers ou de construire pas à pas un projet de vivre ensemble ?

Le Nova et Inter-Environnement Bruxelles ont rassemblé certains de ces acteurs autour de projets urbanistiques bruxellois actuels pour leur poser la question : qui construit la ville ?

Avec :
- Steven De Ridder (comité Neerpede Blijft)
- Bernard Devillers (Woluwe-Inter-Quartiers)
- Yves Rouyet (diSturb)
- François Thiry (architecte, bureau Polaris)
- Henry Verlaat (comité Moensberg)
- Un(e) représentant(e) du cabinet de Françoise Dupuis, secrétaire d’État au Logement et à l’Urbanisme de la Région bruxelloise (sous réserves)


Le jeudi 20 décembre à 20 h au Cinéma Nova, rue d’Arenberg, 3, 1000 Bruxelles. Entrée gratuite.

Plus d’infos : Cinéma Nova


Destruction de châssis Art Nouveau

Destruction de châssis Art Nouveau

https://www.ieb.be/726
5 décembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Les menuiseries remarquables ne sont pas efficacement protégées.
Exemple ce jour même dans le Pentagone

Ce mercredi matin, les propriétaires du splendide bâtiment Art nouveau 23 rue Philippe de Champagne à Bruxelles ont remplacé tous les châssis de façade. Plusieurs de ces châssis d’origine s’étendent sur deux étages et constituent, dès lors, un élément particulièrement important dans l’architecture de ce bâtiment de 1910 dû à Paul Vizzavona, disciple de Victor Horta. Ce bâtiment, documenté dans plusieurs ouvrages de références sur l’Art Nouveau, aurait amplement mérité un classement...

La brutalité de ces travaux amène la question « comment éviter cela dans le futur ? » . Les communes doivent être sensibilisées à ce patrimoine et poursuivre les auteurs d’infractions. Pour cela elles doivent disposer d’outils efficaces.

Le « Front de défense des châssis » rappelle que tout remplacement de châssis ne peut se faire qu’avec l’obtention d’un permis d’urbanisme. Ce qui, d’après la Ville de Bruxelles, n’est pas le cas ici. Cela ne surprend malheureusement personne tant le remplacement illégal des châssis est impuni en Région bruxelloise.

Il est grand temps que cela change si l’on veut encore garder un patrimoine architectural de qualité à Bruxelles. En effet, chaque année, des milliers de châssis anciens disparaissent dans les conteneurs au nom du confort thermique ou acoustique. Ils sont remplacés par des châssis en bois exotique, en aluminium ou en PVC, au dessin souvent banal et stéréotypé qui défigurent chaque jour de nouvelles façades bruxelloises. La banalisation s’étend et fait perdre une partie de son identité au paysage urbain.

La destruction de ce patrimoine, dont l’ampleur commence aujourd’hui à remuer les consciences, doit être enrayée. Le Front de sauvegarde des châssis a rappelé à l’occasion des récentes Journées du Patrimoine qu’il faut :

Le Front demande aux autorités communales de la Ville de Bruxelles de faire arrêter immédiatement de ce chantier et d’obliger le propriétaire à la remise en pristin état de l’ensemble .


Contact pour ce dossier :

Almos Mihaly - Inter-Environnement Bruxelles - courriel

Front de sauvegarde des châssis
L’Ouvrant - Inter-Environnement Bruxelles - Brusselse Raad voor het Leefmilieu - Pétitions-Patrimoine - Atelier de Recherche et d’Action Urbaines - Wolu-Inter-Quartiers - Voir et Dire Bruxelles


Visite environnement acte II - les documents et photos

Visite environnement acte II - les documents et photos

https://www.ieb.be/721
5 décembre 2007

Un bâtiment passif muni de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques, d'un éclairage naturel optimisé par des réflecteurs orientés par GPS, un parking sur dalle de gazon, un puits canadien et bien plus encore.

C’est ce que nous vous avons proposé ce mercredi 5 décembre et ce que nous vous reproposerons ce samedi 8 décembre (inscription demandée).

Pour participer à la visite du samedi 8 décembre en fin de matinée (à destination du grand public), veuiller vous inscrire par courriel adressé à courriel.

Voici les premières photos (de quoi rafraichir la mémoire ou donner l’eau à la bouche pour ceux qui n’ont pas encore vu le site).

Exemple d’un puit de lumière optimisé par réflecteur orienté automatiquement par GPS

Le hangar éclairé naturellement grâce aux réflecteurs

Maçonnerie et isolation de la toiture

Pose de l’isolation des murs en cours

Et voici quelques documents téléchargeables :

Présentation Renove Electric

Présentation projet de construction Renove Electric partie 1

Présentation projet de construction Renove Electric partie 2

Présentation projet de construction Renove Electric partie 3

Présentation projet de construction Renove Electric partie 4

Coordonnées de l’entreprise

Renove-Electric

Zoning Martin - Avenue de Rusatira 9

B-1089 Bruxelles

Téléphone : 0800/240.18

Fax : 02/262.28.62

mail : info(at)renove-electric.be

Personne de Contact : Eddy Lemberechts


Objectif 2 et Urban II : des fonds structurels européens pour Bruxelles

Objectif 2 et Urban II : des fonds structurels européens pour Bruxelles

https://www.ieb.be/732
6 décembre 2007

Enjeu
Neder-Over-Heembeek à l’écoute de ses besoins

Avancée
Quand l’urbanisme se tourne vers le futur

Courrier de lecteur
Appel à la réconciliation

Comité en action
Uccle : le Kauwberg à l’honneur

Éditorial
Péage urbain à Bruxelles, c’est possible !

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.


Péage urbain à Bruxelles, c’est possible !

Péage urbain à Bruxelles, c’est possible !

https://www.ieb.be/2735
6 décembre 2007

Editorial paru dans Bruxelles en Mouvements n°197 — 6 décembre 2007.


Inventaire des enquêtes publiques du 06/12/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 06/12/2007

https://www.ieb.be/731
7 décembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 06/12/2007


Expropriations au quartier du Midi : la politique de la Région désavouée par ses propres fonctionnaires !

Expropriations au quartier du Midi : la politique de la Région désavouée par ses propres fonctionnaires !

https://www.ieb.be/734
11 décembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Ce jeudi 13 décembre, le conseil communal de Saint-Gilles sera amené à voter un texte ratifiant l’expropriation de 22 maisons dans le quartier du midi.
Fait rarissime dans ce genre de dossier , le 27 novembre dernier, toutes les parties se sont abstenues à la commission de concertation concernant cette nouvelle salve d’expropriations (la cinquième) visant les habitants du quartier Midi.

Pour rappel, la commission de concertation est le seul lieu où les citoyens et les associations ont l’occasion de s’exprimer sur les projets urbanistiques privés ou publics. Elle rassemble des représentants :

Le 27 novembre, habitants et associations s’y sont rendus en nombre pour faire valoir leurs revendications, critiques et contre-propositions (lire le texte des associations sur www.quartier-midi.be ) face à ce nouveau projet permettant de faire plâner à nouveau une menace d’expropriation « en extrême urgence » ... pendant 10 ans.

Cette concertation a donné lieu à une abstention unanime des fonctionnaires membres de la commission.
Abstention lourde de sens politique car elle confirme :

Elle prouve également qu’à part les parties prenantes (Commune de Saint-Gilles, Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et la SA Bruxelles-Midi) plus personne ne cautionne ce plan, y compris l’administration censée appliquer les décisions du gouvernement.

Pour rappel, les revendications essentielles des habitants du quartier du midi et des associations qui les soutiennent sont :

  1. Rénover sans détruire . Car ce que les pouvoirs publics nous proposent ici c’est de détruire du logement pour en construire de nouveaux, pour un autre public, fiscalement plus rémunérateur pour la commune, bien sûr !
  2. Reloger tous les locataires - que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités en proposant aux habitants expropriés une solution de relogement décente comme cela s’est fait déjà fait dans d’autres dossiers ;
  3. Conditionner le vote au conseil communal à un engagement de la Région de proposer un planning concret d’expropriation de maximum de 6 mois , condition à laquelle devrait être par ailleurs soumise toute procédure d’expropriation ;
  4. Respecter la loi en garantissant la juste indemnisation des propriétaires et des commerçants ;
  5. D’une manière ou d’une autre, mettre fin immédiatement à l’incertitude qui pèse sur les habitants menacés d’expropriation dans les îlots A et D , dont le seul « tort » est d’être installés sur des parcelles où le PPAS Fonsny n°1 a prévu des fonctions « faibles » (le logement), qui ne sont à ce jour toujours pas réalisées.

Ces revendications sont exprimées par certaines des associations signataires depuis 1990.

Contacts


Présentation de "Ça passe par ma commune" et les "quartiers durables" au Conseil de l'Environnement de Berchem-Sainte-Agathe

Présentation de "Ça passe par ma commune" et les "quartiers durables" au Conseil de l’Environnement de Berchem-Sainte-Agathe

https://www.ieb.be/741
11 décembre 2007

Le 10 décembre, lors du Conseil de l'Environnement et de la Qualité de la vie organisé par la commune de Berchem-Sainte-Agathe, Inter-Environnement Bruxelles et monsieur Willy Van Hamme de la plateforme “Ça passe par Jette” sont intervenus pour présenter le concept de “quartier durable” et la démarche citoyenne “Ça passe par ma commune” .

L’occasion pour les habitants, les comités de quartiers et l’administration communale de découvrir le principe du développement durable et d’explorer des pistes de réflexions et différentes voies d’actions applicables à l’échelle d’un quartier et d’une commune.

En téléchargement :

La présentation IEB Quartier Durable - Berchem

La présentation de monsieur Van Hamme : présentation "Ça passe par ma commune" - Jette

Et pour apporter une matière plus conséquente aux comités de quartiers et inciter à des initiatives personnelles : Dossier IEB quartier durable - Berchem


Inventaire des enquêtes publiques du 12/12/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 12/12/2007

https://www.ieb.be/807
13 décembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 12/12/2007


Quai de Heembeek : dossier brûlant

Quai de Heembeek : dossier brûlant

https://www.ieb.be/847
14 décembre 2007

Bruxelles, ville au bord de l'eau… ou dinosaure industriel avec vue sur canal ?

Alors que le Ministre-Président de la Région bruxelloise présente fièrement son schéma de base du Plan Développement International qui prévoit l’utilisation de deux sites riverains du canal (Tour et Taxis et Schaerbeek-Formation) comme des pôles de développement pour la Région, que le Bourgmestre de Bruxelles est à l’origine de manifestations comme Bruxelles-les-Bains qui visent la réappropriation du canal par les Bruxellois et que le Port de Bruxelles organise tous les deux ans les Fêtes du port pour faire découvrir les fonctions portuaires au grand public... il est question de border le canal d’activités anti-urbaines comme un centre logistique international (BILC) à côté de Tour et Taxis ou une usine de bio-carburant (4biofuels) au quai de Heembeek.

La commission de concertation débattra de l’installation d’une usine d’agro-carburant au quai de Heembeek le 18 décembre prochain.
Les habitants se mobilisent contre ce monstre d’industrie faussement propre en écrivant dans le cadre de l’enquête publique.

Les habitants et les associations contestent l’installation d’une usine de production de carburant au quai de Heembeek [1] :

Dénomination : l’appellation ‘bio’ carburant et l’utilisation de la voie d’eau ne peuvent servir d’alibi à l’installation d’une usine de production de carburant dans une capitale. Il nous semble nécessaire de rappeler que l’on parle bien de la construction d’une telle usine dans un environnement urbanisé, ce qui n’est pas sa place !

Développement durable : est-il justifié de produire du carburant non spécifiquement destiné à Bruxelles dans un environnement urbain alors que la logique du développement durable pencherait plutôt pour une production locale à partir de matières premières endogènes (car quelle sera la provenance des matières premières pour alimenter cette usine ?) et un transport du seul produit fini destiné à Bruxelles vers la capitale ? Ces terrains doivent être destinés à des activités qui offrent un service à la ville clairement orienté vers le développement durable comme le transport intra-urbain par exemple. À Lille, par exemple, une usine de biomasse (production de carburant à partir des déchets ménagers) alimente directement la flotte d’autobus de la ville.

Localisation : le quai de Heembeek est situé à 200 mètres de la zone habitée de Neder, à 300 mètres du Domaine royal de Laeken, et à 1 km de la gare de Schaerbeek-Formation qui devrait devenir une zone levier pour le développement urbain de Bruxelles. Quand on voit les images de l’usine de production de carburant qui devrait être construite sur le quai, on comprend la crainte des riverains et on se pose légitimement la question de l’intérêt d’une telle localisation. Les habitants doivent recevoir des réponses claires par rapport aux risques et aux nuisances d’une telle installation. On leur avait déjà promis que l’incinérateur et la centrale à béton ne produiraient pas de poussières...

Incompatibilité des fonctions : le quai de Heembeek est le seul lieu bruxellois capable d’accueillir les grands bateaux de passagers, les bateaux de prestige, les salons fluviaux et les manifestations privées ou publiques se déroulant en partie sur des bateaux et en partie à quai. Ce quai accueille, bon an, mal an, 100 000 voyageurs. Sachant que la navigation de passagers est le seul secteur spécifiquement lié à la voie d’eau, il est logique de regrouper ce genre de fonctions à cet endroit et d’essayer d’y développer une infrastructure d’accueil à côté du BRYC (qui occupe cette fonction pour les yachts privés) afin de faire de Bruxelles un lieu privilégié pour les touristes fluviaux. Contrairement à ce qu’affirme le Port, il n’existe aucune alternative crédible pour les activités fluviales. En outre, cette implantation hypothéquera définitivement le passage des cyclistes le long du canal.

Industrie du XXe siècle contre activités du XXIe siècle : Cette usine ne fait qu’entretenir des comportements qui devraient appartenir au passé. Car le remplacement des combustibles fossiles par des (bio)carburants sous prétexte d’« énergie verte » n’aideront en rien la Région à respecter enfin les prescriptions du Plan régional de Développement de réduire la pression automobile sur Bruxelles de 20 % par rapport aux chiffres de 1991. Ce qu’il faut, c’est moins de voitures et pas de carburant, quelle que soit son origine, pour faire rouler le parc existant. De plus, après une période de délocalisation des grandes entreprises polluantes liées au canal ou à un retrait de celles-ci hors de la ville pour des raisons de marché (cas des pétroliers Shell ou BP qui ont quitté les bords du canal...), il est illogique de favoriser la venue de gros projets industriels et logistiques n’ayant pas ou peu de rapport avec la voie d’eau grâce à la mise en concession de terrains bon marché alors que le bon sens viserait à favoriser des activités propres directement liées à la ville.

Le chantage à l’emploi : l’implantation de cette usine devrait générer 65 emplois. Rien n’est moins sûr qu’il s’agisse d’emplois bruxellois. En outre, la superficie occupée par les installations seront de l’ordre de 1,5 hectares. Ce ratio (43 emplois à l’hectare) est trop faible pour une telle localisation possédant de nombreuses potentialités (taille du terrain, présence de 400 mètres de quais...). D’autres activités plus génératrices d’emplois peuvent être localisées à cet endroit tout en permettant la poursuite des activités économiques existantes et dans le respect des habitants voisins.

Un cas de mauvaise gestion du Port : outre son incompatibilité avec son environnement, cette usine consommera 400 mètres de quai. Cette consommation est inutile pour une activité qui n’utilisera, au mieux, que 1,5 péniches par jour... Le Plan régional d’affectation du Sol prévoit à son article 6.4 que les terrains situés en zone d’activité portuaire et « à quai sont, par priorité, affectés aux activités liées à la voie d’eau ». Une si faible utilisation des quais ne correspond pas à cette prescription. Ce terrain et cette localisation sont massivement subsidiés par les pouvoirs publics à travers le Port de Bruxelles. Quelle est donc cette pratique de subsidier la production de carburant ?

Bio ou nécro-carburant ? Les effets pervers de la production de ‘bio’ carburants ne sont pas encore bien connus. La couverture du Courrier International n°864 du 24 mai 2007 n’avait-elle pas pour titre : « Les bio-carburants, une grande arnaque ? ». Plusieurs études tendent à montrer également que la somme d’énergie nécessaire à la culture des plantes, à leur traitement, au transport et à la production du carburant compense largement le gain « écologique » avancé par les défenseurs de ce type de carburant. Enfin, le Nouvel Observateur relevait qu’un rapport de l’agence UN Energy mettait en garde « les décideurs politiques contre les effets négatifs que pourraient avoir les bio- ou agro-carburants sur l’environnement et la sécurité alimentaire mondiale ». Et d’ajouter que « les impacts économiques, sanitaires, environnementaux doivent être mieux évalués avant d’engager de lourds investissements » [2]. C’est on ne peut plus clair.

Conclusions :

Pour ces raisons, les associations demandent à la Commission de concertation de remettre un avis défavorable quant à ce projet et à la Ville de Bruxelles de refuser le permis. Il y a un grand manque de vision à long terme pour le canal à Bruxelles. Par vision globale à long terme, nous entendons une prise en compte de toutes les fonctions du canal, particulièrement son rôle pour le développement de la ville qui est régulièrement ignoré et tout ce qui en découle en terme de confort de vie et d’espace pour la détente, les rencontres, le tourisme et la mobilité.

Contacts :


[1Il est possible d’en savoir plus sur ce projet d’usine en consultant les plans sur : www.4biofuels.com

[2Le Nouvel Observateur, 9 mai 2007. Consultable sur nouvelobs.com. Voir aussi www.geres.eu et Biocarburants sur wikipedia.org.

Manger ou conduire, il faudra choisir !

Manger ou conduire, il faudra choisir !

https://www.ieb.be/837
20 décembre 2007

Ce samedi 19 janvier à 10h30, en marge du Salon de l’auto, IEW, IEB, Friends of the Earth Europe et Oxfam Solidarité organisent une action de mobilisation et de sensibilisation aux conséquences du recours aux agrocarburants.

4x4info, Friends of the Earth, Oxfam, IEW et IEB vous invitent à une action qui veut s’opposer à l’utilisation des agrocarburants comme alibi pour poursuivre la vente et l’utilisation sans frein de voitures toujours plus rapides, plus lourdes et gourmandes en carburant. Se lancer massivement dans les biocarburants sans limiter en même temps de manière drastique la consommation des véhicules aura des conséquences catastrophiques pour l’environnement et conduira à une hausse du prix des aliments. Le coût de la nourriture grimpera avec celui du pétrole.

Le plein en agrocarburant d’un 4X4 ou d’une grosse berline nécessite au minimum 250kg de céréales (soit de quoi nourrir une personne pendant un an...) [1]. Une production à grande échelle de ce carburant alternatif exigera donc des surfaces agricoles importantes. Or, les terres dévolues à cette culture « énergétique » ne seront plus disponibles pour des plantations à vocation alimentaire. L’offre de denrées de base va ainsi se réduire et leur prix augmentera alors d’autant plus vite que la demande sera elle en croissance constante. Le phénomène est d’ores et déjà amorcé et plusieurs matières premières agricoles ont vu leur cours exploser au cours des derniers mois. La hausse risque d’atteindre des sommets car elle résultera non seulement de la rareté de ces matières premières agricoles mais également de leur « compétition » avec le pétrole. Le prix des unes sera dès lors lié au prix de l’autre. Pour nous, cela se traduira par une diminution de notre pouvoir d’achat ; pour les populations moins favorisées du Sud, très dépendantes des denrées de base, cette situation débouchera sur la malnutrition voire la famine. Dans ce contexte, il est intolérable de continuer à produire des voitures surpuissantes et lourdes, grosses consommatrices de carburant. Tel est le message que nous voulons faire passer à l’occasion de cette action.

Descriptif de l’action
L’action vise à illustrer le slogan « Manger ou conduire, il faudra choisir ! » Les participants apporteront un pain qu’ils déposeront, en cortège, sur un autel dressé devant la déesse Automobile. La quantité de pain récoltée sera convertie en volume d’agrocarburant ; une jauge permettra de visualiser quelle proportion de réservoir d’un 4X4 pourrait être remplie avec ce volume. Au terme de cette cérémonie d’offrande (destinée à retenir l’attention des médias), les pains récoltés seront découpés et offerts aux visiteurs du Salon accompagné d’un flyer présentant notre message.

En pratique
Rendez-vous à 10h30 à l’entrée de la station de Métro Heysel. Apportez un pain ! Les déguisements et attributs culinaires (toques, tabliers, cuillères de bois...) sont non seulement bienvenus mais souhaités.
Venez nombreux(ses). Parlez-en à vos parents, collègues, ami(e)s et connaissances : plus la quantité de pain récoltée sera importante, plus notre démonstration sera éloquente !Plus d’informations sur les agrocarburants et les effets pour les pays du sud.

Plus d’infos sur l’action du 19 janvier 2008 : www.4x4info.be


[1] Earth Policy Institute


Jeunes en ville, Bruxelles à dos ?

Jeunes en ville, Bruxelles à dos ?

https://www.ieb.be/836
20 décembre 2007

Faire parler des jeunes bruxellois pour entendre leur manière de vivre la ville. Leur proposer de tracer leurs repères dans l’espace urbain. Cette démarche a été entreprise par plusieurs associations bruxelloises dont IEB pour découvrir les modes d’appropriation de la ville par différentes catégories d’adolescents bruxellois.
Cette recherche-action est d’abord un éclairage sur le cloisonnement des jeunes dans des univers urbains spécifiques. Les constats et les actions qui suivent donneront aussi un éclairage sur le rôle de la ville comme lieu de rencontre entre des groupes à appartenances sociale, culturelle et géographique diverses.

Enjeu
Rénover plutôt que jeter les châssis anciens

Personnalités
« Vouloir et dire la ville » de René Schoonbrodt
« L’avenue Louise à Bruxelles » de Xavier Duquenne

Suite d’enquête
Un avenir royal pour l’avenue de la Couronne !

Éditorial
Nouvelle année, nouvelle formule

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air et l’agenda des comités d’habitants de Bruxelles.

Téléchargez ici Bruxelles en Mouvements n°198 — 20 décembre 2007 (pdf)


Inventaire des enquêtes publiques du 20/12/2007

Inventaire des enquêtes publiques du 20/12/2007

https://www.ieb.be/840
21 décembre 2007 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 20/12/2007


Le péage urbain aux portes de Bruxelles : la clé d'une ville humaine ?

Le péage urbain aux portes de Bruxelles : la clé d’une ville humaine ?

https://www.ieb.be/843
28 décembre 2007

Dans la foulée du débat du 20 novembre dernier sur le péage urbain, Inter-Environnement Bruxelles a publié un dossier sur le sujet.

Le 20 novembre dernier, Inter-Environnement Bruxelles et le Bral organisaient un débat sur le potentiel d’un péage urbain en Région bruxelloise. Pour aller plus loin, IEB a décidé de se pencher, sans dogmatisme mais avec conviction, sur cette mesure susceptible d’enrayer la spirale du tout à la voiture en faisant le point sur la possibilité d’un tel système dans notre ville. La mesure n’est pas sans poser de multiples questions allant de la complexité institutionnelle bruxelloise au risque de délocalisation des entreprises en passant par la question des inégalités éventuellement créées par le surcoût ainsi généré. IEB tente d’y répondre.

Vous y retrouverez également des éléments des interventions de Steve Kearns de Transport for London et de Thierry Duquenne de l’Administration de l’Équipement et des Déplacements ainsi que des points de vue des représentants des différents partis politiques présents lors du débat.

IEB est convaincu que repenser la mobilité dans Bruxelles doit passer par une politique volontariste, visionnaire et contraignante pour les voitures.


Le projet "durable" du Port de Bruxelles : des industries lourdes et un centre de logistique routier !

Le projet "durable" du Port de Bruxelles : des industries lourdes et un centre de logistique routier !

https://www.ieb.be/845
4 janvier 2008

Alors que la Commission de concertation de la Ville de Bruxelles a reporté au 8 janvier 2007 le débat sur l’installation d’une usine d’agro-carburant au quai de Heembeek, Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU s’interrogent sur les intentions à long terme du Port de Bruxelles quant au développement de la zone du canal située entre le centre ville et les limites de la Région.

Les associations mettent ce délai à profit pour proposer une réflexion plus large que celle suscitée par l’implantation de ce type d’activité industrielle potentiellement dangereuse, critiquable sur son impact global d’un point de vue environnemental et social, peu pourvoyeuse d’emploi et très consommatrice d’espace.

Ré-industrialiser le canal ?

Car il ne faut pas se voiler la face, accepter cette usine au cœur de Bruxelles, c’est accepter la ré-industrialisation lourde d’un site à mi-chemin entre deux pôles majeurs de développement (Tour et Taxis et Schaerbeek Formation) annoncés par le gouvernement bruxellois dans son plan de développement international [1]. Car ce genre d’entreprises ne s’installe jamais seule, mais est rapidement rejointe par d’autres activités complémentaires qui voudront forcément s’installer dans les environs.

Est-ce là la politique que le gouvernement bruxellois entend mener à moyen terme pour revaloriser la zone du canal de Bruxelles ?

Peut mieux faire !

Alors que la Ville de Bruxelles se dit intéressée par un projet d’organisation des croisières depuis Vilvorde jusqu’à la rue Dansaert [2], peut-on imaginer proposer aux touristes un parcours jonché d’entreprises polluantes, bien loin de l’idéal de développement durable promis par le ministre Président Picqué à l’occasion de sa dernière déclaration de politique générale [3] ?

On le sait, le projet d’usine d’agro-carburant projeté par le Port de Bruxelles chasse du seul lieu bruxellois capable de les accueillir les grands bateaux de passagers, les bateaux de prestige, les salons fluviaux et les manifestations privées ou publiques se déroulant en partie sur des bateaux et en partie à quai. Pour pallier à cette conséquence regrettable, il semblerait que la direction du Port annonce la commande d’une étude de 30 000 € visant à trouver une autre implantation pour le terminal de ces bateaux [4]. Relevons ici l’incongruité chronologique : d’abord on supprime durablement l’accostage des navires de croisières, puis après seulement on se soucie d’étudier où ces navires pourraient trouver une autre place ! Mais d’après les spécialistes du secteur, il n’y a pas d’autre implantation possible ! Ne serait-il pas judicieux d’utiliser cet argent pour mener une étude d’un autre plan pour le développement économique du port, un plan qui rétablirait l’équilibre tant apprécié par le gouvernement bruxellois des trois piliers du développement durable ? Car pour l’instant, il semblerait que le pilier économique écrase nettement le social et l’environnemental. Faut-il rappeler que le bilan CO2 des biofuels qui seront produits à Bruxelles a toutes les chances d’être particulièrement médiocre et que ces mêmes biofuels ont un impact négatif tel sur les marchés des denrées alimentaires qu’ils sont dorénavant affublés du sobriquet « nécro-carburants » [5][6] ?

Rappelons également que l’un des principaux chevaux de bataille du Port de Bruxelles est de développer l’activité de logistique liée au transport par camion et d’installer un centre de logistique à Tour et Taxis, au cœur de quartiers denses ! Le port a bon dos d’annoncer que : « L’activité du port de Bruxelles ce sont 7,5 millions de tonnes transportées chaque année à Bruxelles. Ce volume de marchandises représente 385 000 camions, soit plus de mille camions par jour qui envahiraient la Capitale. » . Rappelons simplement qu’en effet, une péniche représente environ 50 camions. Mais il est faux de dire que chaque péniche qui rentre en ville évite 50 camions. Car une péniche qui vient décharger des marchandises dont la ville n’est pas la destination finale ou dont elle n’a pas besoin, évite probablement 50 camions sur l’autoroute Anvers-Bruxelles, mais pas à Bruxelles ! Concrètement, l’usine de biocarburants n’évite aucun camion à Bruxelles. Elle engendre même du trafic, aussi réduit soit-il éventuellement (navette employés, produits finis, etc...).

L’avenir du port de Bruxelles : pour un déploiement économique d’avenir !

À l’heure où la baril de pétrole a dépassé les 100$, Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU pensent que le gouvernement bruxellois et la Ville de Bruxelles, tous deux actionnaires du Port de Bruxelles, devraient s’engager résolument dans la bataille du 21e siècle en menant une politique volontariste de revalorisation économique de la zone du canal qui relève le gant du défi climatique encore récemment mis en lumière par l’attribution du prix Nobel de la paix au GIEC. Car ce défi est aussi une formidable opportunité de développer une nouvelle industrie, également pourvoyeuse d’emplois peu qualifiés, bien nécessaires à la Région bruxelloise [7].

Un exemple ? Que le projet biofuel soit remplacé par un projet de bio méthanisation des déchets ménagers pour produire du biogaz destiné aux bus des transports en commun, comme cela se fait déjà ailleurs [8]. Car dans ce cas, on traite des déchets produits localement au lieu d’utiliser de nouvelles ressources agricoles, on évite des transports inutiles (le carburant sera consommé à Bruxelles), l’ensemble fonctionnant en circuit fermé intra-urbain, du déchet au bus. Il s’agit d’un véritable service à la ville.

Mais ce genre de projet, opérationnel ailleurs, semble dépasser en hauteur la vision de la ville de demain qui semble régner à Bruxelles.

Contact :
- Inter-Environnement Bruxelles :
Mathieu Sonck, mathieu.sonck chez ieb.be, 0478/20 35 78.
- ARAU :
Isabelle Pauthier, info chez arau.org, 02/219 33 45.


[1] À propos du PDI, une analyse critique est disponible sur http://www.bruxellesvilledurable.be.
[2] Le Soir du 29/12/2007.
[3] Téléchargeable sur http://www.ieb.be/article/575
[4] Bruxelles News n°365 (lien http://bruxelles-news.be/file/365.pdf)
[5] « L’essence de la faim » in Alternatives Economiques, juin 2007.
[6] Les effets pervers de la production de ‘bio’ carburants ne sont pas encore bien connus. La couverture du Courrier International n°864 du 24 mai 2007 n’avait-elle pas pour titre : « Les bio-carburants, une grande arnaque ? » . Plusieurs études tendent à montrer également que la somme d’énergie nécessaire à la culture des plantes, à leur traitement, au transport et au raffinage du carburant compense largement le gain « écologique » avancé par les défenseurs de ce type de carburant. Enfin, le Nouvel Observateur relevait qu’un rapport de l’agence UN Energy mettait en garde « les décideurs politiques contre les effets négatifs que pourraient avoir les bio- ou agro-carburants sur l’environnement et la sécurité alimentaire mondiale » . Et d’ajouter que « les impacts économiques, sanitaires, environnementaux doivent être mieux évalués avant d’engager de lourds investissements » . C’est on ne peut plus clair.
[7] Les trois secteurs cités par Philippe Van Muylder, secrétaire général le la FGTB Bruxelles, comme pôles de développement de la région (dans une article du Soir du 3/1/2008 intitulé « un nouveau pacte urbain » ) sont l’éco-construction, la santé et le tourisme. On ne peut que s’associer à cette analyse...
[8] L’exemple lillois est éclairant : l’installation de bio-méthanisation permet une économie de CO2, la production de compost, d’engrais... La Suisse ou la Suède ont également adopté ce système depuis longtemps ( L’Écho , 4/10/2007).


Inventaire des enquêtes publiques du 10/01/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 10/01/2008

https://www.ieb.be/851
10 janvier 2008

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 10/01/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 janvier 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 janvier 2008

https://www.ieb.be/921
10 janvier 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Logement unifamilial à Anderlecht
Anderlecht : boulevard de la Grande Ceinture, rues Van Soust et de l’Agronome et avenue de la Poésie. Demande de permis d’urbanisme par le CPAS de Bruxelles pour lotir un terrrain en 71 lots pour maisons unifamiliales avec création de voiries.
Enquête publique jusqu’au 16 janvier 2008.
Concertation le 23 janvier 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Résultat de concertation

• Lifting pour Malibran et de Vergnies. Ixelles : rues Malibran et de Vergnies. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement de ces rues dans le cadre du contrat de quartier Malibran. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis (pdf) ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


La stratégie du caméléon : quand le Salon de l'Auto se peint en vert...

La stratégie du caméléon : quand le Salon de l’Auto se peint en vert...

https://www.ieb.be/864
17 janvier 2008

Inter-Environnement Wallonie, Inter-Environnement Bruxelles, Greenpeace, WWF, Friends of The Earth, Bond Beter Leefmilieu publient une carte blanche ce 17 janvier 2008 dans Le Soir et De Standaard.

Le 86e European Motor Show Brussels – Salon de l’Auto pour les intimes – inauguré ce mercredi portera « une attention toute particulière au thème de l’environnement » . Le public est invité à « venir découvrir les dernières technologies, essayer un véhicule alimenté par un carburant alternatif et apprendre à rouler e-positif » . En tant que défenseurs de l’environnement, nous devrions nous réjouir de cette déclaration d’intention affichée sur la page d’accueil du site officiel de l’événement [1]. Malheureusement, le quotidien nous démontre avec une constance implacable qu’il existe un fossé voire un abîme entre la déclaration d’intention et la réalité des faits.

Nous nous garderons de mettre en doute la bonne foi des promoteurs du Salon et la sincérité de l’ attention toute particulière qu’ils souhaitent porter au thème de l’environnement. Force nous est toutefois d’acter une réalité que le choix et la juxtaposition des termes résume à merveille : l’environnement n’est ici qu’un thème , soit, selon Le Petit Robert, un « sujet, idée, proposition qu’on développe (dans un discours, un ouvrage didactique ou littéraire » . Si les constructeurs automobiles ne peuvent plus aujourd’hui nier les enjeux environnementaux liés à leur activité, ils peinent (se refusent ?) à les placer au cœur de leurs préoccupations. L’énergie qu’ils mettent à repousser toujours plus loin les échéances prévues par l’Union européenne pour la mise en œuvre de normes d’émissions CO2 – dont on ne peut pourtant pas dire qu’elles dépassent les limites du raisonnable [2] – est à cet égard éloquente. Eloquentes également (et édifiantes !) les récentes déclarations [2] de Luc Bontemps, administrateur délégué de la FEBIAC, estimant que la responsabilité du secteur des transports dans la problématique climatique est fortement surestimée (rappelons qu’il représente quelque 20% des émissions totales de gaz à effet de serre et a connu une augmentation de 30% au cours des 15 dernières années...) Clairement, l’enjeu environnemental n’est pour le secteur qu’une notion désincarnée, une réalité virtuelle et... une contrainte entravant son business. Il entend combattre les nuisances de ses produits à coup d’artifices plus ou moins crédibles mais se garde bien de remettre en cause les fondements pourtant viciés du système. La course à la performance reste ainsi de mise avec des arguments de vente essentiellement basés sur la vitesse, la puissance et le confort, paramètres bien peu compatibles avec le souci écologique mais garants d’une marge bénéficiaire supérieure.

On se trouve face à un diptyque schizophrène avec, d’un côté, des mesures environnementales proches du gadget et de l’autre une offre commerciale en forme de bras d’honneur au bon sens. On propose à l’automobiliste de venir « découvrir les nouvelles technologies » sensées réduire les émissions polluantes mais ces technologies ne sont proposées que sur un minimum de modèles et/ou leurs avancées sont réduites à néant par une augmentation parallèle du poids et de la consommation. On invite le conducteur à rouler e-positif mais, dans le même temps, nos cités sont inondées de pubs vantant les mérites de 4X4 urbains (!) - « Fait pour affronter la jungle urbaine » ; « Repousser les limites de la ville » , véritables anachronismes sur roues affichant des émissions proches voire bien au-delà des 200gCO2/km ! (On peut raisonnablement douter que celui ou celle qui acquiert un tout terrain pour circuler en ville témoigne d’une grande réceptivité à ces petits gestes de bonne conduite devant permettre de réduire la consommation et les émissions polluantes de son mastodonte... Mais aurait-on à faire à un individu modèle, respectueux des limites de vitesse, maniant le champignon avec une douceur extrême et appliquant à la lettre les 10 commandements de la conduite e-positif [4], il continuerait à émettre deux fois plus de gaz à effet de serre qu’un véhicule écologiquement responsable.) Ces exemples attestant du peu de cas que les constructeurs font du caractère « vert » de leur production abondent. Une étude récente portant sur la publicité automobile parue dans la presse francophone belge en 2006 démontre d’ailleurs de manière éloquente où sont les priorités [5] : alors que les véhicules émettant moins de 140gCO2/km représentent 35% des ventes, ils n’ont bénéficié que de 5% du volume publicitaire. A l’opposé, les véhicules affichant plus de 200gCO2/km ont monopolisé près de 40% de la publicité alors qu’ils représentent moins de 10% du marché.

Le souci premier des constructeurs n’est pas de produire la voiture la moins polluante et encore moins d’inciter à des choix de mobilité responsables. Il n’y a somme toute là rien d’étonnant ni même de choquant : leur raison d’être est économique et non sociale ; leur objectif est de vendre un maximum de véhicules et de dégager un bénéfice optimal pour leurs actionnaires. La campagne menée au Salon de l’Auto s’inscrit dans une stratégie globale au service de cette mission primant sur toute autre considération. Il s’agit de faire croire en la bonne volonté du secteur automobile et en sa capacité à prendre seul les dispositions permettant de réduire les émissions liées au trafic routier. Objectif final : échapper aux mesures contraignantes qui placeraient véritablement les constructeurs devant leurs responsabilités et les empêcheraient de poursuivre leur « business as usual » . Ce qui démontre par l’absurde la nécessité pour les pouvoirs publics de définir avec rigueur le cadre dans lequel ce business devra s’exercer pour préserver l’intérêt collectif.


[1] www.autosalon.be
[2] 120gCO2/km pour 2012
[3] Knack, 10-16/1/2008
[4] http://www.e-positif.be/fr/
10-conseils-pour-un-style-de-conduite-ecologique-et-economique.aspx

[5] Etude de Pierre Ozer, chercher au département des sciences et gestion de l’environnement de l’Université de Liège, cité dans « Imagine » , n°65, janvier-février 2008, page 6


Enquêtes publiques suivies par IEB — 17 janvier 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 17 janvier 2008

https://www.ieb.be/920
17 janvier 2008

Concertation de la semaine

• Logement unifamilial à Anderlecht. Anderlecht : boulevard de la Grande Ceinture, rues Van Soust et de l’Agronome et avenue de la Poésie. Demande de permis d’urbanisme par le CPAS de Bruxelles pour lotir un terrrain en 71 lots pour maisons unifamiliales avec création de voiries. Concertation le 23 janvier 2008. Contactez Isabelle Hochart.

Résultat de concertation

- RER : la 124 passe à 4 voies et rencontre la 26 à un nouvel arrêt. Uccle : rues du Bourdon, des Griottes, des Bigarreaux et Engeland et avenues des Tilleuls, des Sophoras, des Mûres et des Hospices. Demande de permis d’urbanisme par Infrabel pour la mise à 4 voies de la ligne 124 entre la rue des Bigarreaux et la limite régionale, augmenter la vitesse nominale à 160 km/h et créer un point d’arrêt au croisement avec la ligne 26. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis (pdf) ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Mobilisation contre les agrocarburants au Salon de l'Auto. Des ONG annoncent : “Manger ou conduire, il faudra choisir !”

Mobilisation contre les agrocarburants au Salon de l’Auto. Des ONG annoncent : “Manger ou conduire, il faudra choisir !”

https://www.ieb.be/869
19 janvier 2008

Inter-Environnement Wallonie, Inter-Environnement Bruxelles, 4X4info, Friends of the Earth Vlaanderen en Brussel et Oxfam Solidarité ont organisé ce matin, en marge du Salon de l’Auto, une action visant à dénoncer les dangers du recours aux agrocarburants. Les ONG ont démontré comment les cultures destinées à la production de ce carburant « vert » entrent en concurrence avec celles à vocation alimentaire.

Pour les organisations, les agrocarburants ne constituent pas une solution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et faire face à la fin annoncée du pétrole. Leur utilisation génère par contre une hausse des cours des produits agricoles lourde de conséquences pour notre pouvoir d’achat mais plus encore pour l’accès des populations du Sud à des denrées alimentaires de base.

Une centaine de personnes mobilisées par Inter-Environnement Wallonie, Inter-Environnement Bruxelles, 4X4info, Friends of the Earth Vlaanderen en Brussel et Oxfam Solidarité se sont rassemblées ce matin devant les portes du Salon de l’Auto pour une « cérémonie d’offrande à la déesse Automobile » . Des pains ont été déposés au pied d’une icône repésentant un 4X4 afin de symboliser la concurrrence entre agriculture à vocation alimentaire ou à finalité énergétique. La quantité de pains récoltés a ensuite été convertie en équivalent agrocarburant. Résultat : les céréales utilisées pour réaliser ces 120 pains auraient permis de produire 5 litres d’agrocarburant.

Le pain a ensuite été rompu et distribué aux visiteurs du Salon avec un document expliquant les enjeux. La démonstration visait à illustrer un message en forme d’avertissement : « Manger ou conduire, il faudra choisir ! » Sachant que le plein « agrocarburant » d’une grosse berline nécessite 250kg de céréales (de quoi nourrir une personne pendant un an), il est en effet évident qu’une production à grande échelle de ce carburant alternatif exigera des surfaces agicoles importantes. Or, les terres vouées à cette culture « énergétique » ne seront plus disponibles pour des plantations à vocation alimentaire. L’offre de denrées de base va se réduire et leur prix augmentera alors d’autant plus vite que la demande sera elle en augmentation constante. Cette hausse des produits agricoles risque d’atteindre des sommets car elle résultera non seulement de leur rareté mais également de leur « compétition » avec le pétrole : le cours des uns sera lié au cours de l’autre. Chez nous, cela se traduira par une diminution du pouvoir d’achat ; pour les populations moins favorisées du Sud, des denrées de base deviendront inaccessibles d’où malnutrition voire famine.

Pour IEW, IEB, 4X4info, FoE Vlaanderen en Brussels et Oxfam Solidarité, les agrocarburants ne pourront prendre, au mieux, qu’une part infiniment marginale dans la solution des problèmes cruciaux que sont les émissions de gaz à effet de serre et la raréfaction de la ressource pétrolière. Il importe donc de ne plus les présenter comme la panacée et de mettre chacun devant ses reponsabilités : imposer aux constructeurs automobiles de produire des véhicules moins lourds, moins puissants, moins gourmands et moins polluants ; développer les outils de sensibilisation, les mesures incitatives mais aussi les infrastructures nécessaires à ce que le public délaisse la déesse Automobile pour lui privilégier, chaque fois que c’est possible, les transports en commun ou les modes de déplacements doux (marche, vélo).

Contacts :
Pierre Titeux, attaché de presse Inter-Environnement Wallonie : 0479/497 656.
Pierre Courbe, chargé de mission « Mobilité » Inter-Environnement Wallonie : 0477/495 434.


Inventaire des enquêtes publiques du 23/01/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 23/01/2008

https://www.ieb.be/871
23 janvier 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 23/01/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 janvier 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 janvier 2008

https://www.ieb.be/919
24 janvier 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un tram pour le boulevard Léopold III
Evere-Schaerbeek : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III entre le boulevard G. Wahis et le carrefour Bordet. Création d’un site propre pour le tram en berme centrale. Dossier consultable sur le site www.voiries.irisnet.be.
Enquête publique jusqu’au 8 février 2008.
Concertation le 21 février 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Le péage urbain à Londres. Une entreprise d’égalité sociale !

Le péage urbain à Londres. Une entreprise d’égalité sociale !

https://www.ieb.be/2734
24 janvier 2008

Article paru dans Bruxelles en Mouvements n°199-200 — 24 janvier 2008.


A propos de ceux qui veulent vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué

A propos de ceux qui veulent vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué

https://www.ieb.be/874
28 janvier 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Projets (très) prématurés de la SA Erasme

PPAS Chaudron - Neerpede

Elles sont apparues soudainement les images de l’avenir d’espaces verts encore vierges de toutes constructions sur le site Chaudron. La S.A. Erasme, une collaboration temporaire entre CFE, Deximmo et Soficom a introduit une demande de permis de lotissement et a présenté son projet à la presse.

Quelques différences par rapport au projet très contesté de 2005 : 3 maisons unifamiliales en moins, 244 unités de logement en plus et une densité de 162 au lieu de 144 logements par hectare, alors que la densité trop élevée était déjà une pierre d’achoppement en 2005. La hauteur des immeubles est réduite mais elle est compensée par une plus grande quantité. La conclusion est évidente : le contenu reste identique mais l’emballage est amélioré... une technique de vente éprouvée.

Le timing et le partage de l’espace en deux demandes de lotissement ne sont aucunement fortuits. Il s’agit en fait d’une tentative délibérée d’éluder le plan particulier d’affectation du sol préparé par la commune. Un procédé brutal de plus en plus souvent appliqué (mais ceci est une autre histoire). Partager l’aménagement de l’espace en plusieurs parties est absurde comme si un lotissement n’avait pas d’impact sur l’autre. Un permis de lotissement n’a de plus qu’une valeur contraignante limitée puisqu’il expire après 5 ans. Il ne garantit donc pas le développement définitif adéquat du site et dépend des intentions du demandeur.

En dehors d’autres commentaires relatifs au plan dont nous n’avons eu connaissance que par la presse, IEB, BRAL et le comité « Neerpede Blijft » soutiennent le PPAS en cours d’élaboration.

Développer des terrains à l’écart de la ville, entourés par des voiries régionales à trafic très dense, un immense parking, un hôpital important et des espaces pour entreprises est loin d’être simple. Leur planification cohérente doit découler d’une étude plus vaste en concertation avec de nombreux partenaires.

Quelques exemples :

Récemment, la Région a eu l’intention d’établir un schéma directeur pour le site « Erasme » mais rien n’a été fait.

Suite au tumulte provoqué par le précédent projet des promoteurs et sous la pression de « Neerpede Blijft », du BRAL et d’IEB, la commune d’Anderlecht a commencé l’étude d’un PPAS, en concertation avec la Région.

Le message est donc d’être patient. Une année sera nécessaire pour que le PPAS avec étude d’incidences soit terminé. A nos yeux, il n’y a donc aucune urgence pour urbaniser rapidement et sans réflexion cette partie verte de Neerpede.

Le devoir des autorités tant communales que régionales est de refuser résolument ces demandes au nom des générations présente et future de Bruxellois.

Dans son Plan de Développement International, la Région ambitionne d’être elle-même l’ordonnateur de ses réserves foncières. Qu’elle prenne le taureau par les cornes !

Contacts :


Réunion d'information sur le réaménagement du site de la gare de l'Ouest, la suite

Réunion d’information sur le réaménagement du site de la gare de l’Ouest, la suite

https://www.ieb.be/879
29 janvier 2008

A la demande de la Région de Bruxelles-Capitale, un bureau d’études a élaboré un projet d’aménagement pour le site de la gare de l’Ouest. Pour poursuivre le processus de consultation des habitants relatif au projet, Inter-Environnement Bruxelles organise une réunion au cours de laquelle le bureau d’études en présentera l’évolution. Venez nombreux à cette réunion d’information : la gare de l’Ouest est appelée à devenir un lieu important pour votre quartier. Des logements, des bureaux, des espaces verts et des équipements collectifs y verront le jour.
Le mercredi 30 janvier à 19 h , à l’école communale n°5 « Chouette », place de la Duchesse, 27, à 1080 Bruxelles.

Contactez Olivia Lemmens.


Inventaire des enquêtes publiques du 31/01/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 31/01/2008

https://www.ieb.be/881
31 janvier 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 31/01/2008


RTBF sans pub : sans enquête, le débat ne servira à rien !

RTBF sans pub : sans enquête, le débat ne servira à rien !

https://www.ieb.be/882
31 janvier 2008

Carte blanche parue dans Le Soir du 31 janvier 2008.

Signataires : Attac Wallonie-Bruxelles, le Conseil de la Jeunesse d’Expression Francophone, le Crioc, Consoloisirs, Culture et Développement, Grappe, le Gsara, les Equipes populaires, les Femmes Prévoyantes socialistes, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, la Ligue des Familles, le MOC, le Réseau Idée, Respire asbl, Vie Féminine.

Les missions et le financement de la RTBF, radio et télévision de service public, doivent faire l’objet d’une véritable étude scientifique, approfondie et publique, pour qu’un réel débat citoyen puisse avoir lieu.

Le 25 avril 2007, le sénateur socialiste Jean Cornil posait la question : « ... La RTBF pourrait-elle devenir une chaîne sans publicité ? Plus qu’un débat, cette question mérite que soit organisée une véritable réflexion réunissant différents experts capables de mettre sur la table des pistes alternatives de financement de la RTBF et qui ne mettent pas en péril les autres politiques de la Communauté française. Je suis prêt, avec d’autres au PS, à participer à une telle initiative... »

Tout au long de la période précédant l’adoption du nouveau contrat de gestion du service public, la majorité PS/CDH de la communauté française (à l’exception de M. Procureur) s’est contentée d’affirmer sans relâche que la RTBF a besoin des recettes de la publicité pour remplir ses missions.

La publicité serait-elle donc inéluctablement un « mal nécessaire » à subir, que l’on ne pourrait ni remettre en cause, ni étudier, ni discuter ?

Et pourtant, les raisons d’en discuter ne manquent pas. Il y a d’abord le sentiment de saturation de la population vis-à-vis de la publicité. Selon un sondage réalisé en 2003 par le bureau Significant GfK, 75% des belges estiment qu’il y a trop de publicité à la télévision.

Une part de l’irritation provient de l’impact sur la programmation : films interrompus, recalage des émissions culturelles en fin de soirée, non respect des horaires annoncés, programmes de faible qualité destinés à « capter » de la publicité commerciale... Toutes ces mesures sont prises avant tout pour se couler dans la logique de l’audimat et assurer une place à la publicité aux heures de grande audience. Certes il est naturel qu’une chaîne de radio et de télévision se soucie de l’audience qu’elle touche. Mais un très vaste public aspire à regarder des chaînes sans publicité, ni sponsoring, à redécouvrir en début de soirée des émissions qui en ont été retirées. Rappelons, à titre d’exemple, que pendant deux saisons, « L’Hebdo » (ancêtre de « Questions à la Une » ) fut diffusé dans la foulée du JT de 19h30, sans pause publicitaire. Il attirait alors en moyenne 100 000 téléspectateurs en plus par rapport à d’autres diffusions de cette émission, qui furent entourées de « tunnels publicitaires » .

Ensuite, il faut rappeler que c’est le consommateur qui paie la publicité. Le coût de celle-ci est en effet intégralement inclus dans le coût des produits qu’on nous incite à acheter en en faisant la pub ! La RTBF vit d’une dotation publique octroyée par la Communauté française et de la manne publicitaire. L’une et l’autre sont payées par l’usager-consommateur. Néanmoins, il y a une distinction fondamentale à faire entre ces deux types de financement. L’argent que nous déboursons pour la pub sert uniquement des intérêts privés (ceux des entreprises qui font de la pub) tandis que la dotation publique est au service de l’intérêt public.

De plus, le coût publicitaire ne se paye pas seulement en euros. A l’heure actuelle, nous prenons de plus en plus conscience des effets produits par nos modes de consommation, dont la pub est un vecteur essentiel. De plus en plus de personnes souffrent d’obésité, de diabète. Les ressources naturelles non renouvelables s’épuisent, le climat est bouleversé... Comment justifier encore que le service public d’audiovisuel se fasse le support de messages privés incitant à consommer toujours davantage ?

L’actualité vient s’ajouter à ces motivations. Nicolas Sarkozy a déclaré dernièrement qu’il souhaite la suppression totale de la publicité commerciale à France Télévisions pour le 1er janvier 2009. Par ailleurs, la Commission Européenne (DG concurrence) ouvrait une consultation sur les règles de financement des services publics d’audiovisuel.

Quelles que puissent être les motivations et les intérêts qui les sous-tendent, ces deux mesures auront un impact direct pour la RTBF. Entre autres, le bouleversement du paysage audiovisuel que la décision française impliquerait pourrait d’une part, modifier en profondeur l’aptitude de Reyers à capter des revenus publicitaires, et d’autre part, conduire à l’imposition de règles européennes plus strictes en matière de combinaisons de recettes publiques (dotation) et privées (publicité) dans le financement des services publics d’audiovisuel. Dans ces deux cas, l’apport d’argent issu des recettes publicitaires à la RTBF est remis en question. Or, elle en est pour l’instant dépendante pour le quart de son budget.

Toutes ces raisons justifient pleinement la tenue d’un large débat citoyen sur les missions et le mode de financement de cet outil de service public qu’est la RTBF. Avant tout, il doit être précédé d’une étude approfondie de type scientifique sur les possibilités de financement d’une RTBF sans pub, et ce sans toucher à l’équilibre budgétaire de la Communauté française, y compris dans sa répartition interne. Cette étude devrait être réalisée rapidement et sur fonds publics, comme il en a existé pour évaluer les effets de programmes audiovisuels (par exemple sur la violence ou les stéréotypes sexistes). Des pistes sont à explorer pour envisager un financement alternatif, parmi lesquelles la taxation de la publicité non pas auprès des diffuseurs (comme le prévoit le projet français) mais bien des annonceurs, en vertu du principe du pollueur-payeur.

Débarrasser la RTBF de la pression commerciale est une condition sine qua non pour revaloriser le service public audiovisuel, outil démocratique majeur et acteur social indispensable pour faire face aux défis d’aujourd’hui.


Débat sur l'avenir du canal

Débat sur l’avenir du canal

https://www.ieb.be/916
31 janvier 2008

Ce lundi 28 janvier, Télé Bruxelles diffusait un débat sur l’avenir du canal et du port de Bruxelles auquel participaient Christian Ceux, échevin de l’Urbanisme de la Ville de Bruxelles, Charles Huygens, Directeur général ff du port de Bruxelles, et Pierre Vanderstraeten, professeur d’urbanisme à l’Institut Supérieur d’Architecture Saint-Luc. Inter-Environnement Bruxelles y était représenté par son Secrétaire général Mathieu Sonck.

Voir la vidéo sur le site de Télé Bruxelles.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 31 janvier 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 31 janvier 2008

https://www.ieb.be/918
31 janvier 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un tram pour le boulevard Léopold III
Evere-Schaerbeek : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III entre le boulevard G. Wahis et le carrefour Bordet. Création d’un site propre pour le tram en berme centrale. Dossier consultable sur le site www.voiries.irisnet.be.
Enquête publique jusqu’au 8 février 2008.
Concertation le 21 février 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

La Cité Modèle va se rhabiller
Bruxelles-Ville : demande de permis d’urbanisme pour la rénovation et la construction de logements à la Cité Modèle à Laeken. Rénovation des immeubles 9 à 11 (transformation de 180 logements en 138 appartements tout confort), rénovation de l’immeuble 12 (transformation de 129 logements en 98 appartements tout confort) et construction de 142 logements neufs.
Enquête publique jusqu’au 8 février 2008.
Concertation le 19 février 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Schéma directeur pour la gare de l'Ouest – phase finale

Schéma directeur pour la gare de l’Ouest – phase finale

https://www.ieb.be/883
6 février 2008

Le 30 janvier dernier, IEB invitait à nouveau les Molenbeekois à se réunir à l’école n°5, place de la Duchesse, pour assister à la présentation de la nouvelle version du schéma directeur pour la gare de l’Ouest.

Le silence radio de la SNCB, toujours propriétaire du site, quant à l’avenir de cette ZIR n’a en effet pas empêché le bureau d’études Aménagement SC de continuer à travailler, à la demande du Fédéral, à l’élaboration du schéma directeur. Le projet entre dans sa phase finale. A l’ordre du jour : l’implantation des bâtiments (logements, bureaux, équipements) et des espaces vert, les traversées piétonnes et carrossable, le gabarit des bâtiments...

Certains habitants ont fait remarquer l’aspect trop technique des informations diffusées et la difficulté de compréhension qui en découle. Le rôle des habitants dans le processus d’élaboration du schéma directeur a également beaucoup été interrogé. Que signifie un rôle de consultation ? Quelle est la marge de décision des habitants ? A l’heure où la consultation publique est presque systématiquement intégrée dans des procédures communales et régionales, la participation des habitants mérite des éclaircissements.Quant au projet de schéma directeur lui-même, certaines remarques pointaient notamment du doigt la traversée carrossable du site, le manque de pertinence des aménagements proposés pour relier les deux parties de Molenbeek.
Une 2e réunion est prévue ce mercredi 6 février pour permettre aux habitants, qui n’en auraient pas eu l’occasion le 30 janvier dernier, de donner leur avis sur le projet de schéma directeur.


Inventaire des enquêtes publiques du 07/02/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 07/02/2008

https://www.ieb.be/899
7 février 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici enquêtes publiques du 07/02/2008


IEB = Hamas ???

IEB = Hamas ???

https://www.ieb.be/885
7 février 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

« Je suis très triste qu’Inter-Environnement ait plongé dans une campagne médiatiquement abjecte. Mais je m’excuse, mais quand je vois votre document, cela tient plus d’un tract du Hamas que d’un document d’une organisation environnementaliste sur votre site Internet, je vais dire ».

Charles Huygens,
Directeur général du Port de Bruxelles[1]


Voir la vidéo : http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/1983/321/

Le document dont parle Monsieur Huygens, c’est le communiqué de presse d’IEB et de l’ARAU du 4 janvier 2008.

Ces propos de Monsieur Huygens, Directeur Général du Port de Bruxelles sont totalement inadmissibles.

Inter-Environnement Bruxelles est une association qui lutte depuis près de 40 ans pour améliorer le cadre de vie des habitants de la Région de Bruxelles-Capitale. L’ensemble de ses membres, l’équipe qui en assure le secrétariat, ainsi que son conseil d’administration se dévouent sans compter et sans relâche dans la recherche constante de l’intérêt collectif.

Notre association n’a jamais hésité à se dresser contre des projets dont le seul objet est la valorisation des intérêts privés au détriment du bien public. Si cette action ne lui vaut pas que des amitiés, elle est peu coutumière d’être l’objet d’insultes aussi graves.

Car comparer Inter-Environnement Bruxelles à une organisation condamnée unanimement par la communauté internationale pour ses pratiques terroristes est un acte qu’un juge pourrait probablement qualifier de diffamatoire. Ceci d’autant plus que les propos de Monsieur Huygens ont été relayés par la presse, mettant à mal l’image de l’association.

Le conseil d’administration d’IEB s’est réuni à la suite de ce que la presse qualifiait de dérapage verbal du directeur du Port de Bruxelles. Les tribunaux sont suffisamment encombrés pour que nous renoncions à entamer des poursuites mais c’est à l’unanimité que le CA d’Inter-Environnement Bruxelles réclame un acte fort de la part de la Ministre de tutelle du Port de Bruxelles ainsi que de son conseil d’administration. Nous attendons au minimum une sanction disciplinaire ainsi que des excuses publiques.

Cette demande a été adressée ce jour officiellement par courrier postal à Madame la Secrétaire d’Etat Brigitte Grouwels et à Madame Laurence Bovy, Présidente du Conseil d’Administration du Port.

Contact :
Mathieu SONCK, Secrétaire général d’Inter-Environnement Bruxelles.
E-mail : courriel - Tél. : 0478/20 35 78.


[1] Retranscription du Débat sur Télé Bruxelles du 28/01/2008 – Extrait.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 7 février 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 7 février 2008

https://www.ieb.be/914
7 février 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

La Cité Modèle va se rhabiller
Bruxelles-Ville : demande de permis d’urbanisme pour la rénovation et la construction de logements à la Cité Modèle à Laeken. Rénovation des immeubles 9 à 11 (transformation de 180 logements en 138 appartements tout confort), rénovation de l’immeuble 12 (transformation de 129 logements en 98 appartements tout confort) et construction de 142 logements neufs (13 à 15).
Enquête publique jusqu’au 8 février 2008.
Concertation le 19 février 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Un tram pour le boulevard Léopold III
Evere-Schaerbeek : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III entre le boulevard G. Wahis et le carrefour Bordet. Création d’un site propre pour le tram en berme centrale. Dossier consultable sur le site www.voiries.irisnet.be.
Enquête publique jusqu’au 8 février 2008.
Concertation le 21 février 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Bois du Laerbeek - Action grand nettoyage

Bois du Laerbeek - Action grand nettoyage

https://www.ieb.be/895
12 février 2008

Ce dimanche 24 février 2008, action de nettoyage pour la conservation d’un bel espace vert.

Pourquoi vouloir nettoyer ce petit coin de paradis situé au Nord de Jette ?

Tout simplement pour faire briller de mille éclats ce joyau qui vous offre :

L’action à proprement parler :

Quoi : action de nettoyage pour tous les âges en collaboration avec la commune de Jette – les matériaux de travail seront prévus.

Quand : dimanche 24 février dès 14h et jusqu’à 16h.

 : aux jardins collectifs du chemin des Moutons.

Extra : une conférence de presse à 14h30 devant le verger.

Au plaisir de vous y rencontrer nombreux comme la dernière fois.

La plateforme LaarbeekbOOs/Laarbeek aux abois


Enquêtes publiques suivies par IEB — 14 février 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 14 février 2008

https://www.ieb.be/913
14 février 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

La Commune pointe du doigt un mauvais élève
Molenbeek : rue de l’Ecole, 63/65. Expropriation d’un immeuble à l’état de chancre pour cause d’utilité publique. Dans le cadre du contrat de quartier « Atelier-Mommaerts », la commune de Molenbeek projette l’expropriation d’un immeuble à l’abandon en vue de réaliser sur le site des logements assimilés à du logement social et à destination de familles nombreuses.
Enquête publique jusqu’au 19 février 2008.
Concertation le 26 février 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Rien de nouveau sous les démolitions
Bruxelles-Ville : rue Boduognat, 5-17. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition de 4 immeubles et la reconstruction d’un ensemble de 3 immeubles comprenant 40 logements et 33 emplacements de parking.
Enquête publique jusqu’au 22 février 2008.
Concertation le 4 mars 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Concertations de la semaine

• La Cité Modèle va se rhabiller. Bruxelles-Ville : demande de permis d’urbanisme pour la rénovation et la construction de logements à la Cité Modèle à Laeken. Rénovation des immeubles 9 à 11 (transformation de 180 logements en 138 appartements tout confort), rénovation de l’immeuble 12 (transformation de 129 logements en 98 appartements tout confort) et construction de 142 logements neufs (13 à 15). Concertation le 19 février 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Un tram pour le boulevard Léopold III. Evere-Schaerbeek : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III entre le boulevard G. Wahis et le carrefour Bordet. Création d’un site propre pour le tram en berme centrale. Dossier consultable sur le site www.voiries.irisnet.be. Concertation le 21 février 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


La Rue : 30 ans sur la route de l’éducation permanente

La Rue  : 30 ans sur la route de l’éducation permanente

https://www.ieb.be/891
14 février 2008

A l’occasion de ses 30 ans d’existence, l’association La Rue a fait le point sur ses expériences d’éducation à la citoyenneté. Toujours infatigable, cette organisation envisage désormais l’avenir. En octobre dernier, des fêtes et des débats ont marqué cet anniversaire. Ce fut aussi l’occasion d’inviter le monde associatif à réfléchir sur la pertinence de l’éducation permanente.

Livres
- Ville libérale, ville durable ?
- Saisir le temps de la mobilité

Environnement
- Un nouvel outil pour une maison Éco... logique !
- La sensibilisation au compostage via les maîtres-composteurs

Mobilité
- Faire sauter le point noir du « boulet Louise »
- Fête du pain, pas des carburants !

Urbanisme
- Galeries Louise : ProWinko devra plancher sur un nouveau projet
- Châssis : des cadres légaux à respecter
- Neerpede : des projets de lotissements prématurés

Éditorial
Le retour des grands secrets...

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air à Bruxelles.


Inventaire des enquêtes publiques du 21/02/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 21/02/2008

https://www.ieb.be/901
21 février 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 21/02/2008


Plate-forme Laerbeek aux abois - Platform LaarbeekbOOs

Plate-forme Laerbeek aux abois - Platform LaarbeekbOOs

https://www.ieb.be/902
21 février 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Action de nettoyage au Chemin des Moutons à Jette

le dimanche 24 février 2008

Celui qui se promène souvent sur le Chemin des Moutons - un des accès au Bois du Laerbeek, zone spéciale de conservation européenne Natura 2000 - aura remarqué que ce chemin, le verger qui le jouxte ainsi que les potagers ont à souffrir de dépôts clandestins de détritus.

Face à cette situation, le collectif des jardins potagers « Clos des Moutons/Schapengaerde » et d’autres organisations locales ont voulu réagir. Depuis l’année passée, elles se sont regroupées au sein d’une plate-forme intitulée « Laerbeek aux abois »/LaarbeekbOOs ». Par le biais d’actions destinées à un large public, cette plate-forme milite pour le maintien et une gestion appropriée d’un précieux espace vert du nord de Jette.

Les jardins potagers au Chemin des Moutons ont été créés pendant les années de disette de la seconde guerre mondiale. Actuellement, 130 parcelles fournissent encore des légumes à 150 familles. « Chaque parcelle nous procure annuellement de la nourriture pour une valeur d’environ 600 euros » chiffre André, un authentique jardinier bruxellois. Cependant, depuis longtemps, le Chemin des Moutons et les zones environnantes sont dénaturées par des dépôts clandestins de détritus. C’est pourquoi les différentes associations de la plate-forme ont décidé de se retrousser les manches. Koen Berghmans précise : « Avec le « Jeugdbond voor Natuur en Milieu » (groupement de jeunes pour la Nature et l’Environnement), nous gérons depuis quelques années le vieux verger de la VUB (Vrije Universiteit Brussel), situé tout près des jardins populaires. Très rapidement, nous nous sommes aperçus que de nombreuses personnes déversaient de grandes quantités de déchets le long du Chemin des Moutons, même en plein jour ! Ce dimanche après-midi, nous organisons une opération de nettoyage afin que les habitants des environs et les promeneurs sensibles à ces nuisances puissent réagir. Le matériel nécessaire sera mis à notre disposition par le service communal de l’environnement. »

Ce ne sont pas seulement des dépôts clandestins qui inquiètent la plate-forme. La VUB a récemment introduit une demande de permis de bâtir pour réaliser sur un champ situé au milieu des potagers et près du Bois du Laerbeek un projet intitulé « Voetbalcentrum Jette ». L’implantation de ce complexe footballistique devrait cependant, selon la plate-forme, attenter gravement au caractère historique, écologique et social du site. C’est pourquoi les différentes associations ont formulé leurs propres propositions que détaille le Jettois Erik Meerschaut : « Nous voulons en premier lieu une gestion plus écologique des potagers, en collaboration avec l’asbl VELT (association pour une manière écologique de vivre et de cultiver la terre). Nous désirons y intégrer un volet éducatif afin d’informer le grand public et en particulier les jeunes, des avantages du jardinage écologique et d’une production locale de nourriture. Afin d’ouvrir le site aux enfants et à un large public, nous prévoyons aussi l’aménagement d’une promenade éducative qui relierait le verger, les potagers, le Bois du Laerbeek et l’espace récréatif « Speelbos » prévu par la commune de Wemmel de l’autre côté du Chemin des Moutons. La nature aussi occupe une place de choix dans ce projet : nous voulons que le champ central constitue un biotope naturel prolongeant harmonieusement le Bois du Laerbeek en direction du « Speelbos ».

Actuellement, cette proposition n’a pas recueilli l’assentiment du Conseil d’administration de la VUB qui reste fermement accroché à son projet de complexe footballistique, au grand dam de nombreux riverains et amoureux de la nature ainsi que des jardiniers pour lesquels l’avenir reste incertain.

Contact : Koen Berghmans - mrkoenberghmans chez hotmail.com - 0494/45.77.15

Point presse : dimanche 24 février à 14 h 30 au verger situé le long du Chemin des Moutons (accessible via l’avenue de l’Arbre Ballon à Jette).


Le Plan de Développement International expliqué aux habitants

Le Plan de Développement International expliqué aux habitants

https://www.ieb.be/906
21 février 2008

Inter-Environnement Bruxelles organise un Conseil associatif ouvert à tous sur le PDI, le mardi 11 mars à 20 h, à l’IHECS (sous réserve), rue de l’Étuve, 58-60, à 1000 Bruxelles.

C’est Charles Picqué qui initialement devait venir expliquer le PDI aux habitants. Un problème d’agenda nous prive du Ministre-Président. Qu’à cela ne tienne, nous ferons le point sur le Plan de Développement International de Bruxelles sans lui !

Où en est le PDI ? Que dit la feuille de route proposée par le gouvernement il y a peu ? Qu’en pensent les conseils d’avis tels que le Conseil Economique et Social, la Commission Régionale de Développement ou la Commission Régionale de la Mobilité ?

Sans trop dévoiler le contenu de cette soirée, il semble que la mobilisation contre le PDI se généralise. Mais il faut maintenir la pression, et pour cela, nous comptons sur vous. Venez nombreux !

Participation gratuite, mais inscription obligatoire : afin de choisir la salle aux bonnes dimensions, nous vous remercions de nous indiquer votre intention de participer par retour de courriel en cliquant ici.

Pour en savoir plus sur le PDI : lire l’article.


Pollution de l'air : un débat qui tombe à pic

Pollution de l’air : un débat qui tombe à pic

https://www.ieb.be/907
21 février 2008

Ce lundi 18 février, en plein pic de pollution, Télé Bruxelles organisait un débat sur les mesures prises par la Région bruxelloise pour faire face à ce phénomène très nuisible à la santé. Les participants étaient Evelyne Huytebroeck (Ecolo), ministre bruxelloise en charge de l’Environnement et Didier Gosuin (FDF), député bruxellois. Inter-Environnement Bruxelles y était représenté par Claire Scohier.

Voir la vidéo sur le site de Télé Bruxelles.


Avis à tous les amis de la voiture

Avis à tous les amis de la voiture

https://www.ieb.be/911
21 février 2008

Le Salon de l’auto a fermé ses portes il y a moins d’un mois. Vous y avez peut-être fait l’acquisition d’une de ces voitures « propres » dont on vante tant les mérites.

Greenpeace, en collaboration avec Inter-Environnement Bruxelles, IEW, le Bral, BBL et FOE Vlaanderen, ont préparé pour l’occasion une petite brochure pour remettre les pendules à l’heure sur certaines vérités toutes faites. La brochure est disponible en format pdf. Vous pouvez aussi en obtenir un exemplaire à diffuser auprès des automobilistes convaincus.

Plus d’infos : contactez Claire Scohier.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 février 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 février 2008

https://www.ieb.be/912
21 février 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Démolitions-reconstructions en chaîne
- Bruxelles-Ville : rue Boduognat, 5-17. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition de 4 immeubles et la reconstruction d’un ensemble de 3 immeubles comprenant 40 logements et 33 emplacements de parking.
Enquête publique jusqu’au 22 février 2008.
Concertation le 4 mars 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

- Bruxelles-Ville : rue de la Senne, 7, et rue Notre Dame du Sommeil, 38. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition et la reconstruction d’un immeuble d’habitation et la construction en intérieur d’îlot pour un total de 34 logements et 33 emplacements de parking couvert.
Enquête publique jusqu’au 22 février 2008.
Concertation le 4 mars 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

- Bruxelles-Ville (Laeken) : rue de Wand, 101-103. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour démolir les annexes, construire une nouvelle extension au rez-de-chaussée commercial existant avec réhaussement des murs mitoyens, supression du logement à l’étage et transformation de la façade.
Enquête publique jusqu’au 22 février 2008.
Concertation le 4 mars 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Déplacement physique
Anderlecht : route de Lennik, 808 (Erasme). Les installations de l’ancien Institut Supérieur d’Education Physique et de Kinésithérapie (ISEPK) actuellement réparties entre le Solbosch et Anderlecht seront regroupées sur le campus d’Erasme. L’ULB demande un permis d’urbanisme pour la construction d’un bâtiment destiné à accueillir un Hall Omnisport à l’attention des personnes concernées par les activités du nouvel Institut des Sciences de la Motricité (ISM).
Enquête publique jusqu’au 27 février 2008.
Concertation le 12 mars 2008.
Conctactez Thierry Kuyken.

La Commune pointe du doigt un mauvais élève
Molenbeek : rue de l’Ecole, 63/65. Expropriation d’un immeuble à l’état de chancre pour cause d’utilité publique. Dans le cadre du contrat de quartier « Atelier-Mommaerts », la commune de Molenbeek projette l’expropriation d’un immeuble à l’abandon en vue de réaliser sur le site des logements assimilés à du logement social et à destination de familles nombreuses.
Enquête publique prolongée jusqu’au 18 mars 2008.
Concertation reportée au 25 mars 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Ancien site de Lijn
Anderlecht : rue Eloy et rue Bara 103. Dans le cadre du réaménagement de l’ancien site De Lijn, la société Cityline demande un permis de lotir concernant 1 ouverture de voirie, 3 lots destinés à accueillir au maximum 156 logements et au maximum 196 emplacements de parcage couverts.
Enquête publique jusqu’au 5 mars 2008.
Concertation le 12 mars 2008.
Contactez Olivia Lemmens.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Forum de quartier à Neder-Over-Heembeek

Forum de quartier à Neder-Over-Heembeek

https://www.ieb.be/925
27 février 2008

Le 19 février dernier, la Ville de Bruxelles organisait un forum de quartier à Neder-Over-Heembeek. A plusieurs reprises au cours de ces derniers mois, et plus particulièrement depuis l’annonce de la construction de 900 nouveaux logements, les Heembeekois avaient exprimé le souhait de dialoguer avec les pouvoirs publics concernant l’avenir de leur quartier. Ce forum de quartier était donc l’occasion pour les habitants de poser leurs questions notamment à propos des projets de logements prévus par la Ville. Presque la totalité des membres du collège s’était déplacé ainsi que M. Pascal Smet, Ministre bruxellois de la mobilité. Les réunions d’habitants de ces derniers mois avaient déjà permis de pointer du doigt certains problèmes en matière de mobilité, d’équipements collectifs, d’espaces verts et de sécurité... Les pouvoirs publics ne pouvaient donc pas ignorer les nombreuses attentes des habitants.

Durant environ une heure et demi, le bourgmestre, les échevins et M. Smet ont abordé plusieurs dossiers « chauds » tels que les projets du Port, l’usine de Biofuels, les projets de logements, la mobilité... Au sujet des projets de logements, M. Ceux (échevin de l’urbanisme) a assuré que la construction des nouveaux logements ne se fera pas sans la construction d’équipements collectifs supplémentaires (surtout des crèches et des écoles primaires). M. Yvan Mayeur du CPAS de la Ville de Bruxelles (en charge de la construction des logements à NOH) a annoncé qu’afin de minimiser les charges énergétiques, les logements qui seront construits seront des bâtiments passifs. Afin de préserver le caractère vert de Neder-Over-Heembeek, le CPAS s’est également engagé à ce qu’une partie de terrains soit utilisée pour créer une promenade verte.

Les habitants avaient également exprimé leurs besoins de mobilité et de sécurité. En effet, les changements opérés ces derniers mois par la STIB avaient eu des conséquences très problématiques sur la mobilité des Heembeekois. M. Smet a reconnu sans peine qu’il était nécessaire que la STIB revoit sa copie en ce qui concerne la desserte des transports en commun à Neder-Over-Heembeek. En attendant, il a annoncé qu’à partir du 7 avril, la ligne de bus 47 circulera à nouveau jusqu’au centre-ville. Le bourgmestre s’est également engagé à ce qu’un commissariat ouvert 24 heures sur 24 soit mis en place dans les prochains mois.

Nous ne pouvons évidemment que saluer positivement ces premiers pas des pouvoirs publics envers les besoins des habitants. Espérons toutefois que l’étude urbanistique et sociologique réalisée parallèlement à la construction des logements permette également de mettre en lumière les autres besoins à prendre en compte pour que l’arrivée des nouveaux habitants se fasse dans de bonnes conditions. M. Yvan Mayeur s’est d’ailleurs engagé à ce que les résultats de cette étude soient publiquement présentés.

Une remarque également qui concerne le temps de parole accordé aux habitants. Les habitants ont parfaitement respecté la consigne donnée par le bourgmestre et les échevins de ne pas intervenir durant les exposés et d’attendre la fin de ceux-ci pour poser leurs questions. Ils ont donc été quelque peu choqués d’entendre que le temps qui leur était finalement accordé pour poser leurs questions devrait se limiter à 20 petites minutes. S’agirait-il d’une technique efficace pour éviter les questions gênantes ?


Inventaire des enquêtes publiques du 27/02/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 27/02/2008

https://www.ieb.be/927
28 février 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 27/02/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 28 février 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 28 février 2008

https://www.ieb.be/942
28 février 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

La Commune pointe du doigt un mauvais élève

Molenbeek : rue de l’Ecole, 63/65. Expropriation d’un immeuble à l’état de chancre pour cause d’utilité publique. Dans le cadre du contrat de quartier « Atelier-Mommaerts », la commune de Molenbeek projette l’expropriation d’un immeuble à l’abandon en vue de réaliser sur le site des logements assimilés à du logement social et à destination de familles nombreuses.
Enquête publique prolongée jusqu’au 18 mars 2008.
Concertation reportée au 25 mars 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Ancien site de Lijn

Anderlecht : rue Eloy et rue Bara 103. Dans le cadre du réaménagement de l’ancien site De Lijn, la société Cityline demande un permis de lotir concernant 1 ouverture de voirie, 3 lots destinés à accueillir au maximum 156 logements et au maximum 196 emplacements de parcage couverts.
Enquête publique jusqu’au 5 mars 2008.
Concertation le 12 mars 2008.
Contactez Olivia Lemmens.

Encore du parking et des bureaux

Bruxelles-Ville : boulevard Emile Jacqmain, rue de Malines et rue Saint-Pierre. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition des anciens bâtiments du journal La Libre Belgique avec préservation des façades jouxtant le Théâtre National sur le boulevard Emile Jacqmain. Construction d’un complexe mixte : bureau, logements, commerces, avec 78 places de parking en sous-sol.
Enquête publique jusqu’au 7 mars 2008.
Concertation le 18 mars 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Le Molenbeek remis à flot

Jette : rues Eugène Toussaint, Antoine Baeck, et avenue de l’Exposition : demande de permis d’urbanisme pour la renaturation de la rivière Molenbeek au Parc Roi Baudouin et ce par sa remise à ciel ouvert, l’aménagement de chemins, passerelles, aires de repos et de découverte par le public du parc et de la Promenade verte.
Enquête publique jusqu’au 7 mars 2008.
Concertation le 21 mars 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Promenade verte en marche
Anderlecht : rue de Neerpede. Demande de permis d’urbanisme pour aménager la Promenade verte.
Enquête publique jusqu’au 26 mars 2008.
Concertation le 9 avril 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Concertations de la semaine

• Démolitions-reconstructions en chaîne :
- Bruxelles-Ville : rue Boduognat, 5-17. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition de 4 immeubles et la reconstruction d’un ensemble de 3 immeubles comprenant 40 logements et 33 emplacements de parking. Concertation le 4 mars 2008. Contactez Isabelle Hochart.
- Bruxelles-Ville : rue de la Senne, 7, et rue Notre Dame du Sommeil, 38. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition et la reconstruction d’un immeuble d’habitation et la construction en intérieur d’îlot pour un total de 34 logements et 33 emplacements de parking couvert. Concertation le 4 mars 2008. Contactez Isabelle Hochart.
- Bruxelles-Ville (Laeken) : rue de Wand, 101-103. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour démolir les annexes, construire une nouvelle extension au rez-de-chaussée commercial existant avec rehaussement des murs mitoyens, suppression du logement à l’étage et transformation de la façade. Enquête publique jusqu’au 22 février 2008. Concertation le 4 mars 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Déplacement physique. Anderlecht : route de Lennik, 808 (Erasme). Les installations de l’ancien Institut Supérieur d’Education Physique et de Kinésithérapie (ISEPK) actuellement réparties entre le Solbosch et Anderlecht seront regroupées sur le campus d’Erasme. L’ULB demande un permis d’urbanisme pour la construction d’un bâtiment destiné à accueillir un Hall Omnisport à l’attention des personnes concernées par les activités du nouvel Institut des Sciences de la Motricité (ISM). Concertation le 12 mars 2008. Conctactez Thierry Kuyken.

Résultat de concertation

• La Cité Modèle va se rhabiller . Bruxelles-Ville : rénovation et construction de logements à la Cité Modèle à Laeken. Avis favorable.
[ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Le métro ou l'enterrement du transport public !

Le métro ou l’enterrement du transport public !

https://www.ieb.be/928
29 février 2008 • Claire Scohier

Les Bruxellois savent depuis longtemps que le métro c’est le credo de la STIB et de son directeur : le métro serait le transport public chouchou des usagers et la seule alternative crédible à la voiture. Aujourd’hui, Beliris, accord de coopération entre l’Etat et la Région de Bruxelles-Capitale destiné à financer des travaux d’amélioration du cadre urbain à Bruxelles, s’en mêle par la voie de sa présidente, Mme Onkelinx, qui souhaite consacrer 125 millions d’euros à l’extension du réseau de métro en tirant une ligne vers le Nord (Schaerbeek, Evere) et vers le Sud (Forest, Uccle). Il est vrai que ces deux portions du territoire de la Région n’ont pas d’infrastructure souterraine.

À l’heure où Bruxelles peine à respecter les accords de Kyoto, où les pics de pollution se multiplient et où la ville est de plus en plus congestionnée, deux nouvelles lignes de métro, n’est-ce pas la solution à tous nos maux ?

Pour Inter-Environnement Bruxelles, Nomo, l’ARAU et le Bral, l’idée n’est bonne qu’en apparence car cette proposition fait l’impasse sur un certain nombre de constats et d’éléments de réflexion.

Le métro, une histoire de densité

Dans une ville suffisamment étendue et densément peuplée, comme Londres ou Paris (200 hab/ha), il y a généralement peu de doutes sur la nécessité d’un réseau de métro[1] mais les experts sont beaucoup plus mitigés pour les villes d’un million d’habitants et moyennement denses comme Bruxelles (65 hab/ha, et seulement 33 hab/ha à Uccle).

L’arbitrage entre différents modes de transport collectif doit être guidé par le volume de voyageurs attendus et le niveau de service souhaité : une ligne de métro n’est intéressante qu’à partir de 8500 passagers/heure. Or des simulations indiquent que, sur les tracés envisagés, la demande est loin d’atteindre ces seuils même en envisageant un doublement de la part de marché des transports en commun. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le métro bruxellois a été peu attractif pendant des années.

Le récent rapport de la Cooparch[2] sur les critères du développement durable abonde en ce sens en considérant que Bruxelles n’est pas assez dense pour se doter d’un vaste réseau de métro.

Des coûts colossaux qui pourraient être investis utilement en surface

On chiffre habituellement le coût du kilomètre pour le métro à 12 fois celui du tram ; le Ministre de tutelle, Pascal Smet ne se prive pas de le rappeler à chaque occasion. Une étude réalisée en 2004 concluait qu’un réseau de 17 lignes de trams rapides pourrait être mis en place pour le coût d’investissement d’une ou deux lignes de métro[3]. L’étude, en simulant le fonctionnement d’un réseau rapide, circulant principalement en surface et en misant sur des parts de marché élevées pour le transport collectif, montrait que des tramways fréquents et de grande capacité étaient tout à fait capables d’absorber la demande. Le contexte bruxellois est doublement favorable au tramway : important réseau existant et coût d’implantation de nouvelles lignes plus faible qu’en France.

A cela s’ajoute que les fonds proposés par Beliris ne permettraient de couvrir qu’une toute petite partie de l’investissement colossal nécessité par la création de deux lignes de métro. La STIB a elle même chiffré à 400 millions d’euros l’investissement nécessaire pour le projet TRIAS[4]. Or les finances bruxelloises, on le sait, sont déjà mises à mal par le coût énorme que la Région doit supporter pour offrir un transport public qui profite largement aux navetteurs. L’histoire montre que les coûts anticipés pour ce type d’infrastructure sont largement sous-estimés par rapport à la note à payer en bout de course. Ainsi à Lille, le coût du métro a été multiplié par dix par rapport aux prévisions initiales. Les plus récentes études démontrent, que, depuis 70 ans, 90 % des grands projets publics de transport, dans le monde, sont annoncés à des coûts largement inférieurs, à ce qu’ils coûteront réellement.

Une fuite en avant face à la pression automobile

Si nous regardons chez nos voisins, français, allemands, hollandais..., ceux-ci valorisent aujourd’hui les lignes de tram en surface. Bruxelles ne serait-elle pas une ville moderne ou ne serait-elle pas assez courageuse pour prendre les mesures qui s’imposent face à l’envahissement de l’automobile ?

Le métro est souvent un refuge pour les pouvoirs publics qui n’osent pas arbitrer des conflits d’appropriation de l’espace public entre la voiture et le transport public : enterrer le transport public c’est libérer la surface au profit de la voiture et donc faire marche arrière par rapport aux objectifs de diminution de la pression automobile ; l’importance de la circulation automobile à Bruxelles est telle qu’elle impose à la STIB de posséder un parc de tramways et de bus supérieur de près de 32% à ce qui est nécessaire pour assumer les fréquences requises par le niveau de demande[5].

Un double emploi avec le futur réseau RER

Les différents arrêts RER, pour autant qu’Infrabel accepte de réaliser tous les arrêts inscrits au Plan régional de développement, sont susceptibles de constituer d’ici 2016 une offre ferroviaire largement comparable au métro sur les zones évoquées (pour Uccle et Forest : Wielemans Ceuppens, Forest_est, Uccle Stalle, Uccle-Calevoet, Moensberg, Lycée français, Saint-Job, Vivier d’Oie ; pour Schaerbeek et Evere : Rogier, Verboeckhoven, Schaerbeek, Meiser, Josaphat, Evere) ; ces arrêts sont largement complémentaires aux réseaux de tram et de bus de la STIB et les associations actives dans le domaine de la mobilité plaident depuis des années pour que ce réseau dispose d’une fréquence identique à celle d’un vrai transport urbain[6].

En outre, le métro concentre ses effets sur une portion réduite du territoire et multiplie les ruptures de charge car le réseau de surface se structure alors autour de la ligne forte ; un réseau de surface permet au contraire d’améliorer le maillage et l’étendue de la desserte pour un coût unitaire sensiblement inférieur.

Enfin, les gros pôles de bureaux de la Région sont déjà tous desservis par des lignes de métro et des gares ferroviaires et les projets à venir ne modifient pas cette donne.

C’est pourquoi IEB, Nomo, l’ARAU et le Bral considèrent que plus qu’une étude de faisabilité, c’est une étude de pertinence qu’il faudrait au préalable mener. S’engager dans une opération coûteuse de métro, c’est pour la STIB et les pouvoirs publics une façon bien peu responsable de démissionner devant le tout à l’automobile en enterrant les transports publics et leurs usagers. C’est de plus revenir à l’époque révolue où l’Etat central décidait ce qui était bon pour Bruxelles.

IEB, Nomo, l’ARAU et le Bral demandent à la STIB, à la Région et au Fédéral de consacrer leurs fonds et leur énergie à un réseau de transport en commun de surface digne de ce nom (desserte, fréquence, confort), meilleure façon d’atteindre les objectifs d’amélioration de la mobilité dans la capitale, la réduction de la pression automobile promise dans l’accord gouvernemental de 2004[7] et la diminution des nuisances dont celle-ci s’accompagne.

Contacts :

IEB : Claire Scohier – 02/548.39.46 – 0473667505 - courriel

Mathieu Sonck – 02/548.39.39 - 0478/203578 - courriel

ARAU : Isabelle Pauthier – info chez arau.org - 0477/330378

Bral : Ben Bellekens – 0486/180619 – ben chez bralvzw.be


[1] Selon l’indicateur DAH (Densité d’activité humaine) un métro se justifie à partir d’une DAH supérieure à 300.

[2] L’introduction de crtitères « développement durable » lors de l’élaboration de plans d’aménagement , Cooparch-R.U, mai 2007

[3] Métro ou tramway ? De l’effet des densités de population et des répartitions modales à Bruxelles , Frédéric Dobruszkes, Thierry Duquenne, Recherche Transports Sécurité 85, 9 septembre 2004.

[4] Ce projet présenté dans STIB 2020 vision d’avenir pour le transport public urbain à Bruxelles prévoit de réaliser une connexion métro entre Schuman et la gare du Midi via la gare de Luxembourg cumulée à la création d’un nouvel axe métro vers Uccle.

[5] Coût direct et géographie des ralentissements subis par les transports publics bruxellois , Frédéric Dobruszkes

Yves Fourneau, Brussels studies, numéro 7, 24 mai 2007

[6] Voir le Memorandum des associations pour la nouvelle législature communale en matière de transports en commun, 15 février 2007.

[7] « La qualité de l’air sera améliorée par des mesures concrètes, notamment dans le domaine du trafic routier où l’objectif du PRD de réduction de 20% de ce trafic pour 2010 sera mise en œuvre », à lire au point 6.d en page 53 de l’accord gouvernemental de 2004.


Appel à la mobilisation pour protéger le bois et les jardins collectifs du Laerbeek

Appel à la mobilisation pour protéger le bois et les jardins collectifs du Laerbeek

https://www.ieb.be/930
4 mars 2008

Chères amies et chers amis de l’environnement,

Depuis plusieurs années, l’ espace naturel du Laerbeek est menacé de disparaître au profit de projets urbanistiques. Dernièrement, c’est la VUB et le Ritterklub qui a demandé l’installation de terrains de football, activité qui renverra définitivement au vestiaire cette zone verte.

Nous contestons la pertinence du choix du site pour la construction de terrains de football. Ceux-ci remplaceront des jardins collectifs qui jouent un rôle social énorme. Située à côté du bois du Laerbeek (zone Natura 2000) et d’une réserve d’anciennes variétés d’arbres fruitiers, cette zone verte est un des derniers espaces de la région où l’homme et la nature vivent en harmonie. L’implantation du complexe sportif sonnera le glas de cette espace naturel.

Depuis que cette menace est sortie du bois, de nombreuses actions ont eu lieu afin de proposer un projet de développement durable du site, un éco-jardin. Néanmoins, les discussions avec la VUB n’ont mené à rien et prochainement, l a demande de permis passera à l’enquête publique .

Si ce permis est octroyé, ce sont des centaines de jardiniers ainsi que la faune et la flore environnantes qui seront mis sur le banc de touche.

Estimant la valeur actuelle du site bien supérieure à ce que peut offrir deux terrains de football, nous vous invitons à mobiliser aussi largement que possible les habitants de Jette .

Le collège communal représente la population. Il faut donc que cette dernière lui fasse entendre sa voix et rejette ce projet qui n’apporte pas de plus value à l’environnement ou à la collectivité.

Pour y arriver, il est nécessaire d’ agir à trois niveaux :

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la situation, le projet alternatif proposé par les étudiants de la VUB et les jardiniers du Clos des Moutons.

Un avis type que vous pourrez agrémenter de vos remarques avant transmission au Service urbanisme de Jette sera proposé lors de la mise à l’enquête publique.

Faisons entendre nos voix auprès de nos élus afin de protéger cet écrin de verdure si cher aux Jettois et aux autres Bruxellois. Ensemble, nous pouvons améliorer notre environnement.

Documents :

http://www.ieb.be/article/622/

http://www.ieb.be/article/662/

Projet éco-jardin au bois du Laerbeek


Bio-pollution : la menace des agro-carburants

Bio-pollution : la menace des agro-carburants

https://www.ieb.be/932
5 mars 2008

Une soirée thématique sur le sujet des agro-carburants aura lieu le 10 m

ars au CNCD avec la participation de CADTM Bruxelles,ASEED Europe, FIAN et Friends of the Earth Vlaanderen & Brussel.

Le but de cette soirée thématique sera d’informer un public plus large, du monde associatif, et autres sur les dangers et les impacts de la production massive des agro-carburants. La priorité sera aussi donnée au débat et à l’echange d’informations entre les participants.

Aussi, une émission radio sur le sujet des agro-carburants aura lieu pendant l’émission "Tout va bien" sur Radio Air Libre (88.7 FM,
www.radioairlibre.be) ce mercredi 5 mars entre 15h et 17h, animée par Thierry Delforges.

Lors de cette soirée thématique, des personnes ressources ont été invitées à informer sur leur travail concernant les coûts sociaux de la production massive d’agro-carburants. Jonas Vanreusel, Foodfirst Information & Action Network (FIAN), viendra parler de son projet dans le sud du Brésil avec les populations en crise de malnutrition permanente. Belén Torres de la Coordination Belge pour la Colombie (CBC) présentera son travail sur les liens entre les abus des droits humains et l’industrie de l’huile de palme en Colombie.Enfin, Claire Scohier (Inter-Environnement Bruxelles) discutera de l’évolution des agro-carburants dans le contexte belge/européen.

La soirée débutera avec des projections (documentaires indépendants) et sera suivie par les présentations déjà citées.

Le 10 mars à 19 h, au CNCD, quai du Commerce, 9, à 1000 Bruxelles.


Soirée-débat à partir de l'histoire récente du quartier Midi

Soirée-débat à partir de l’histoire récente du quartier Midi

https://www.ieb.be/936
5 mars 2008

Bruxelles Laïque et Inter-Environnement Bruxelles vous invitent à une soirée d'échange et de débat à partir de l'histoire récente du quartier Midi.

Quelle influence aura le Plan de Développement International de Bruxelles (PDI) sur la mutation des quartiers ? Quel est le poids réel des partenariats public-privé (PPP) sur les choix urbanistiques dans la région ? Quels parallélismes et expériences similaires entre le Midi et d’autres quartiers bruxellois ?

Pour introduire le débat, nous vous invitons à (re)découvrir le film « Dans dix jours ou dans dix ans » , dans sa version définitive, largement actualisée et remaniée.

Ce documentaire retrace la « revitalisation » du quartier Midi depuis 1989. Mélangeant interviews d’habitants, de responsables politiques et d’architectes à de nombreuses archives et visites guidées dans les rues du bas de Saint-Gilles, ce film dévoile l’échec des pouvoirs publics et le désintérêt des promoteurs privés sur fond crise du logement grandissante. Au milieu des maisons démolies et des bureaux à moitié vides, les habitants du dernier îlot y sont encore menacés d’une expropriation « d’extrême urgence » ... depuis 16 ans.

Intervenants

Le mercredi 19 mars à 19 h à la Maison du Livre, rue de Rome, 28, à 1060 Bruxelles.

Avec le soutien du service de l’Éducation Permanente de la Communauté Française.
Initiative dans le cadre de la Campagne Logement du CAL .


Inventaire des enquêtes publiques du 05/03/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 05/03/2008

https://www.ieb.be/939
6 mars 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 05/03/2008


Vous habitez Ganshoren ? Mobilisez-vous !

Vous habitez Ganshoren ? Mobilisez-vous !

https://www.ieb.be/940
6 mars 2008

Vous habitez Ganshoren. Votre commune est en train d’adopter son Plan communal de mobilité. Vous avez d’ailleurs peut-être participé aux différentes réunions d’information organisées par la commune de Ganshoren dont la dernière s’est tenue le 7 décembre 2007. Vous pouvez trouver les informations à ce sujet sur www.ganshoren.be. Si vous avez encore des remarques ou des propositions à formuler sur le Plan de mobilité vous pouvez les transmettre à IEB jusqu’au 12 mars.
Contactez Claire Scohier.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 6 mars 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 6 mars 2008

https://www.ieb.be/941
6 mars 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Encore du parking et des bureaux
Bruxelles-Ville : boulevard Emile Jacqmain, rue de Malines et rue Saint-Pierre. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition des anciens bâtiments du journal La Libre Belgique avec préservation des façades jouxtant le Théâtre National sur le boulevard Emile Jacqmain. Construction d’un complexe mixte : bureau, logements, commerces, avec 78 places de parking en sous-sol.
Enquête publique jusqu’au 7 mars 2008.
Concertation le 18 mars 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Le Molenbeek remis à flot
Jette : rues Eugène Toussaint, Antoine Baeck, et avenue de l’Exposition : demande de permis d’urbanisme pour la renaturation de la rivière Molenbeek au Parc Roi Baudouin et ce par sa remise à ciel ouvert, l’aménagement de chemins, passerelles, aires de repos et de découverte par le public du parc et de la Promenade verte.
Enquête publique jusqu’au 7 mars 2008.
Concertation le 21 mars 2008.
Contactez Delphine Termolle.

La Commune pointe du doigt un mauvais élève
Molenbeek : rue de l’Ecole, 63/65. Expropriation d’un immeuble à l’état de chancre pour cause d’utilité publique. Dans le cadre du contrat de quartier « Atelier-Mommaerts », la commune de Molenbeek projette l’expropriation d’un immeuble à l’abandon en vue de réaliser sur le site des logements assimilés à du logement social et à destination de familles nombreuses.
Enquête publique prolongée jusqu’au 18 mars 2008.
Concertation reportée au 25 mars 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Nouveaux logements
Berchem-Sainte-Agathe : rue Openveld, 39 à 181, et de Termonde, construction d’un ensemble de logements sociaux (32 logements et 16 emplacements de parking à l’air libre).
Enquête publique jusqu’au 21 mars 2008.
Concertation le 10 avril 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Promenade verte en marche
Anderlecht : rue de Neerpede. Demande de permis d’urbanisme pour aménager la Promenade verte.
Enquête publique jusqu’au 26 mars 2008.
Concertation le 9 avril 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Concertations de la semaine

• Un œuf dans un bocal. Ville de Bruxelles : rue de la Loi, 155. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la restructuration du Résidence Palace en vue d’y installer le siège du Conseil Européen et du Conseil de l’Union Européenne. Le bâtiment existant sera partiellement détruit en vue d’y installer « un volume cubique (...) dont le centre est occupé par une sorte de lanterne géante » . Concertation le 11 mars 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Ancien site de Lijn. Anderlecht : rue Eloy et rue Bara 103. Dans le cadre du réaménagement de l’ancien site De Lijn, la société Cityline demande un permis de lotir concernant 1 ouverture de voirie, 3 lots destinés à accueillir au maximum 156 logements et au maximum 196 emplacements de parcage couverts. Concertation le 12 mars 2008. Contactez Olivia Lemmens.

• Déplacement physique. Anderlecht : route de Lennik, 808 (Erasme). Les installations de l’ancien Institut Supérieur d’Education Physique et de Kinésithérapie (ISEPK) actuellement réparties entre le Solbosch et Anderlecht seront regroupées sur le campus d’Erasme. L’ULB demande un permis d’urbanisme pour la construction d’un bâtiment destiné à accueillir un Hall Omnisport à l’attention des personnes concernées par les activités du nouvel Institut des Sciences de la Motricité (ISM). Concertation le 12 mars 2008. Conctactez Thierry Kuyken.

Résultats de concertation

• Démolitions-reconstructions en chaîne :
- Bruxelles-Ville : rue Boduognat, 5-17. Démolition de 4 immeubles et reconstruction d’un ensemble de 3 immeubles. Avis défavorable. [ Lire l’avis ]
- Bruxelles-Ville (Laeken) : rue de Wand, 101-103. Démolition d’annexes, construction d’une extension au rez commercial, rehaussement des murs mitoyens, suppression du logement à l’étage et transformation de la façade. Avis favorable à condition de maintenir le logement à l’étage. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Un autre plan contre le cancer : diminuer les déplacements en voiture !

Un autre plan contre le cancer : diminuer les déplacements en voiture !

https://www.ieb.be/947
12 mars 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Le nombre de dépassements de la norme des micro-particules dans l'air a explosé en janvier et février. Or les études prouvent les effets de ceux-ci sur le nombre de cancers.

Mars 2008 — Le gouvernement fédéral présente un plan de prévention contre le cancer. Bral vzw et Inter-Environnement Bruxelles proposent un autre angle d’attaque. A l’heure où le public commence à prendre conscience des liens de causes à effet entre les micro-particules et l’occurrence des cancers, Bral et IEB demandent à l’ensemble des pouvoirs publics de prendre des mesures vigoureuses pour diminuer le nombre de déplacements en voiture. Nous obtiendrons par cette voie une diminution certaine du nombre de cancers et sauverons des vies humaines.

Nous regrettons que le gouvernement soit si silencieux, dans sa communication, sur les liens entre circulation routière et augmentation des cancers. L’année 2008 a pourtant très mal commencé : si l’on compare le nombre de dépassements en micro-particules en janvier et février des années 2005, 2006, 2007 et 2008, on constate que l’année 2008 a connu des pics particulièrement élevés. Seule l’année 2006 a connu un nombre de dépassements équivalent.

Nombre de dépassements de la moyenne par jour
de concentration en PM10 de la valeur limite de 50µg/m3
aux stations de mesures de Bruxelles en janvier et février.
2005 2006 2007 2008
Haren 11 16 4 18
Molenbeek-St-Jean 9 13 5 14
Berchem-Ste-Agathe 3 8 1 8
NOH 4 0 0 8
Woluwe-St-Lambert 3 10 2 7
Uccle 6 10 3 6
Source : Celine

Plus de pics de pollution, une mauvaise nouvelle en termes de santé publique...

Ces pics sont bien entendus influencés fortement par les conditions atmosphériques du moment et il convient d’être prudent en manipulant ces données. Mais nous pouvons néanmoins affirmer sans risque que nous n’allons pas dans la bonne direction. Les chiffres indiquent en effet que le taux de micro-particules dans l’air ne diminue pas. Nous n’allons pas dans le sens de la norme européenne : il semble en effet impossible d’atteindre d’ici 2010 moins de 35 dépassements annuels de la norme si, en 2008, nous atteignons déjà 18 dépassements à Haren rien qu’en quelques semaines. Ces chiffres confirment une mauvaise nouvelle en termes de santé publique.

Bral vzw et Inter-Environnement Bruxelles demandent une nouvelle fois aux responsables politiques belges de tirer les conséquences de ces constatations : une politique favorisant les transports en commun et le vélo, c’est bien, mais largement insuffisant si on ne réduit pas drastiquement le nombre de déplacements en voiture.

Contacts :

Bral : Piet Van Meerbeek, 0478/999 707, piet chez bralvzw.be
IEB : Claire Scohier, 02/548 39 46, 0473/675 505, courriel


Annexe : bibliographie


Soutenez le tram 9 à Jette

Soutenez le tram 9 à Jette

https://www.ieb.be/950
12 mars 2008

Une future ligne de transport public, de surface, en site propre et efficace est en projet à Jette. Cette ligne relierait Simonis au Heysel via les hauts de Jette.

Inter-Environnement Bruxelles, tout comme la Commune de Jette et de nombreux autres acteurs, soutient ce projet qui offre une alternative au déplacement automobile, améliore la mobilité pour tous, la qualité de vie et la santé des habitants.

Les résultats de l’étude d’incidences ont été présentés à la population ce 28 février (voir la présentation du Ministre Smet). L’étude est consultable sur www.bruxellesmobilite. irisnet.be à la rubrique Projets et chantiers.

Vos remarques et réactions sont attendues jusqu’au 15 mars à l’adresse
bruxellesmobilite chez mrbc.irisnet.be.

Nous vous invitons à signer la pétition de soutien en ligne
www.ipetitions.com/petition/TRAM10/

Contactez Marie-Claire Schmitz.

Télécharger la Présentation de l’étude d’incidences du projet de tram 9 à Jette - 28 février 2008 (pdf - 7 Mb)


Inventaire des enquêtes publiques du 12/03/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 12/03/2008

https://www.ieb.be/953
13 mars 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 12/03/2008


Le Canal : atouts et avenir

Le Canal : atouts et avenir

https://www.ieb.be/946
13 mars 2008

En se tournant vers le futur, quel avenir imaginer pour la zone du canal ? Ce dossier analyse le rôle de cette armature urbaine dans l’histoire de la ville.
Chloé Deligne, chercheuse FNRS à l’ULB, présente les 550 années qui ont construit le canal d’aujourd’hui.
Pierre Vanderstraeten, urbaniste, nous livre ses réflexions sur les atouts du canal et les projets qui peuvent s’y développer.

- Bruxelles et le Canal : un regard dans le rétro
- Le Canal ou le métabolisme urbain circulaire

C’est arrivé loin de chez vous
- Marseille va bon train : pas si sûr !

Environnement
- “Semaine sans pesticides”... à prolonger !
- Pollution : annonce tardive
- Inauguration de la STEP Nord

Mobilité
- Fumée blanche pour l’Agence régionale du stationnement
- Le transport public en débat à Uccle
- L’Administration de l’équipement et des déplacements (AED) fait peau neuve

Urbanisme
- La Cité pas top Modèle
- Neder-Over-Heembeek : les habitants coordonnent leur action
- Gare de l’Ouest : la réflexion continue

Éditorial
- Un Plan Climat prometteur de beaux jours

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air à Bruxelles.

EN SUPPLÉMENT
Action-Compost, le journal des maîtres-composteurs


Enquêtes publiques suivies par IEB — 13 mars 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 13 mars 2008

https://www.ieb.be/954
13 mars 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

La Commune pointe du doigt un mauvais élève
Molenbeek : rue de l’Ecole, 63/65. Expropriation d’un immeuble à l’état de chancre pour cause d’utilité publique. Dans le cadre du contrat de quartier « Atelier-Mommaerts », la commune de Molenbeek projette l’expropriation d’un immeuble à l’abandon en vue de réaliser sur le site des logements assimilés à du logement social et à destination de familles nombreuses.
Enquête publique prolongée jusqu’au 18 mars 2008.
Concertation reportée au 25 mars 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Entre sable et marais
Bruxelles-Ville : rues des Sables, 4-18, et du Marais, 39-45. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire et transformer avec modification des volumes. 63 logements devraient y voir le jour (5 525 m2), 274 m2 de bureaux, 76 m2 de commerces et 67 emplacements de parking.
Enquête publique jusqu’au 21 mars 2008.
Concertation le 1er avril 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Nouveaux logements
Berchem-Sainte-Agathe : rue Openveld, 39 à 181, et de Termonde, construction d’un ensemble de logements sociaux (32 logements et 16 emplacements de parking à l’air libre).
Enquête publique jusqu’au 21 mars 2008.
Concertation le 10 avril 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Promenade verte en marche
Anderlecht : rue de Neerpede. Demande de permis d’urbanisme pour aménager la Promenade verte.
Enquête publique jusqu’au 26 mars 2008.
Concertation le 9 avril 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Concertations de la semaine

• Encore du parking et des bureaux. Bruxelles-Ville : boulevard Emile Jacqmain, rue de Malines et rue Saint-Pierre. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition des anciens bâtiments du journal La Libre Belgique avec préservation des façades jouxtant le Théâtre National sur le boulevard Emile Jacqmain. Construction d’un complexe mixte : bureau, logements, commerces, avec 78 places de parking en sous-sol. Concertation le 18 mars 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Le Molenbeek remis à flot. Jette : rues Eugène Toussaint, Antoine Baeck, et avenue de l’Exposition : demande de permis d’urbanisme pour la renaturation de la rivière Molenbeek au Parc Roi Baudouin et ce par sa remise à ciel ouvert, l’aménagement de chemins, passerelles, aires de repos et de découverte par le public du parc et de la Promenade verte. Concertation le 21 mars 2008. Contactez Delphine Termolle.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Portes ouvertes à la station d'épuration Nord

Portes ouvertes à la station d’épuration Nord

https://www.ieb.be/955
13 mars 2008

A l’occasion de l’inauguration de la station d’épuration Nord, attendue depuis près de 10 ans, et de la Journée Mondiale de l’Eau, la station ouvrira ses portes au grand public le samedi 22 mars 2008 . Des navettes en bateau sont prévues depuis le quai Béco où plusieurs associations, dont Inter-Environnement Bruxelles, proposeront diverses activités.
Contactez Delphine Termolle, 02/548 39 47.

Plus d’infos : www.aquabru.be


Le Plan de Développement International expliqué aux habitants

Le Plan de Développement International expliqué aux habitants

https://www.ieb.be/956
13 mars 2008

Ce mardi 11 mars, le conseil associatif d’IEB se réunissait pour un débat autour du PDI. Ce débat fut d’une grande qualité.

Et nous ne pouvons que nous réjouir du fait que les participants n’ont pas seulement émis leur avis critique mais également des suggestions sur ce que pourrait être un vrai plan pour les Bruxellois.

La dynamique lancée à la fin de l’année dernière lors d’une première rencontre au cœur du quartier du Midi est donc plus que jamais d’actualité. A court terme, les comités membres d’IEB se mettront d’accord sur une méthode de travail, puis viendra le temps des propositions pour un autre développement de Bruxelles.

En guise d’hors-d’œuvre à notre travail futur, Denys Ryelandt, vice-président de l’ACQU, nous livre sa réflexion sur le PDI : www.bruxellesvilledurable.be.

Pour en savoir plus sur le PDI : lire l’article.


La Ville enterre le projet d'usine de biocarburants

La Ville enterre le projet d’usine de biocarburants

https://www.ieb.be/958
17 mars 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Grâce au travail des habitants, de l’ARAU et d’Inter-Environnement Bruxelles

Quels enseignements tirer de la saga 4biofuels ?

La presse annonce finalement ce matin que la Ville a livré un avis défavorable sur le projet d’implantation d’une usine de « bio »carburants sur le quai de Heembeek, et ce, malgré la concession accordée par le Port de Bruxelles pour ce projet il y a maintenant près de deux ans.

Rétroactes

L’ARAU et Inter-Environnement Bruxelles ont attiré l’attention sur ce projet par deux communiqués de presse les 5 décembre 2007 et 4 janvier 2008.

La commission de concertation du 18 décembre, qui a suscité une forte mobilisation des riverains, a reporté son avis au 8 janvier 2008.

La Commission a demandé le 8 janvier à 4Biofuels de se conformer aux demandes de devoirs complémentaires du SIAMU (le Service d’incendie), qui insistait sur les risques d’explosions et de poursuivre ses évaluations en matière de risque industriel.

Le rapport complémentaire de Vinçotte Environnement a été transmis à la Ville le 4 février.

La presse annonçait le 11 mars dernier que le dernier rapport du SIAMU était défavorable au projet. Ce rapport a été transmis à la Ville, au port, à 4Biofuels, à Bruxelles Environnement...

Alors que les habitants de Neder-Over-Heembeek attendaient encore hier (avec une certaine appréhension tant l’Échevin de l’Urbanisme semblait favorable au projet le 19 février lors d’un forum de quartier), que la Ville de Bruxelles clarifie sa position par rapport au projet de construction d’une usine de production de biocarburants à proximité directe d’un site Seveso, l’ARAU et Inter-Environnement Bruxelles se réjouissent que l’avis des pompiers confirmait la position que les associations et la population défendent depuis l’origine : cette usine est dangereuse, elle ne participe pas au développement durable et elle n’a pas sa place en ville.

L’échevin de l’urbanisme vient donc de faire adopter par le Collège de la Ville un avis défavorable de la Commission de concertation. Le dossier est envoyé au fonctionnaire délégué de l’administration régionale. La Région devrait adopter la même attitude sur base des mêmes éléments.

Reste à tirer les enseignements de la saga 4biofuels.

Des compétences indispensables à la Région

Est-il normal que l’évaluation des risques industriels repose uniquement sur l’avis des pompiers qui ne sont peut-être pas suffisamment outillés pour appréhender ces situations ? Et, surtout, la procédure suivie manque de transparence et donc de contrôle démocratique. Le rapport sur base duquel a été prise la décision défavorable n’est pas public.

Est-il normal que les conseillers communaux se voient renvoyés par l’échevin aux accords de principe donnés par les représentants de leur parti au Conseil d’Administration du Port, CA qui n’est éclairé que par la vision des choses portée par ledit Port ?

Est-il normal enfin que l’administration en charge de la protection de l’environnement, Bruxelles Environnement, soit placée dans une position où elle en est réduite à « compter les points » entre les rapports d’expertise ?

Est-il normal que le Ministre bruxelloise de l’environnement reste si discrète dans ce dossier ?

Est-il normal que la Gouverneure, qui exerce ses compétences suite à un héritage historique désormais anachronique (la gestion des plans catastrophe est du ressort de la défunte province du Brabant), au risque évident d’un défaut de coordination avec les services de la Région, ait pu laissé présager aux habitants que le permis serait délivré, dans son courrier du 25 février aux riverains ?

Est-il normal qu’une partie de l’expertise et des questions soit avancée par les habitants ? Que les opérateurs économiques ont trop souvent tendance à taxer rapidement de Nimbysme (bien que ce type de réaction existe et que les associations s’emploient à les combattre).

On comprend dans ce contexte que l’attitude des responsables politiques soit hésitante. La Ville a finalement privilégié la prudence au passage en force (bien que la production de « bio » carburants faisait partie du programme électoral du parti de l’Échevin, lui-même premier président du Port). On ne peut donc que s’en féliciter. « Dans une telle situation, le principe de précaution prévaut pour le bien être des citoyens », a déclaré l’Échevin laekenois au Soir [1].

La vraie problématique soulevée aujourd’hui IEB et l’ARAU est : qui est chargé de poser les questions et d’évaluer les réponses ? Y a t-il, du côté des autorités responsables de la délivrance des permis un service disposant d’une expertise suffisante pour évaluer les dossiers remis par les demandeurs de permis et pour poser les questions pertinentes sur le plan de l’analyse de risques ?

Dans les deux autres Régions, une intense activité industrielle implantée historiquement a entraîné la mise en place de services outillés et organisés pour traiter ce type de dossier et pour évaluer les réponses apportées dans le cadre des études d’incidences et des rapports d’experts.

Il n’est pas normal qu’à Bruxelles, la responsabilité repose sur les épaules du SIAMU et que Bruxelles Environnement ne soit pas plus actif.

C’est pourquoi l’ARAU et IEB demandent que les procédures d’évaluation des risques industriels soient remise à jour, que Bruxelles Environnement en prenne le contrôle et que lesdites procédures apportent toutes les garanties de publicité indispensables à l’exercice du contrôle démocratique.

Du rôle du Port

Le Port ne devrait pas être à la fois gestionnaire de la voie d’eau et gestionnaire du foncier, au risque de voir se développer, comme ici, des fonctions contradictoires. D’autres opérateurs spécialisés, comme la SDRB et son service « Expansion économique », seraient susceptibles de gérer le foncier.

De plus, la Région de Bruxelles-Capitale doit être en mesure d’imposer le respect de ses propres plans et politiques générales. Rappelons à cet égard que le Port oblige les cyclistes à contourner le site de Carcoke, future plate-forme multimodale, au détriment de l’Itinéraire cyclable régional et européen. Comment espérer voir se développer la mobilité alternative à la voiture dans de telles conditions ?

Est-il normal que le Port puisse vanter sans retenue - et sans contradicteurs au Parlement - le caractère éminemment durable et favorable à l’environnement de ces activités quand bien même l’essentiel de ses activités repose sur le trafic camions (16 millions de tonnes de marchandises transportées par camions contre 7 seulement par la voie d’eau) ? Est-il normal que l’information relative au nombre d’emplois avancé par le Port ne soit pas vérifiable ?

Est-il normal que le Port soit juge et partie dans ses dossiers ?

Est-il normal que le Port puisse se permettre, par la voix de son directeur général, d’insulter publiquement ses contradicteurs, tentant ainsi d’étouffer tout débat public sur ses activités, sans qu’aucune sanction ne soit prise ?[2]

La présidente du Port, qui a présenté le projet d’usine de « bio » carburants 4biofuels comme un projet écologique, déclare aujourd’hui « sur base du rapport des pompiers, nous ne souhaitons pas accueillir un projet comme celui-là. »[3] Le Port se dirige ainsi vers la résiliation de la concession accordée à la société 4biofuels. Il lui reste à imposer dans le futur appel d’offre, comme à Paris, cité comme modèle, des critères environnementaux qui forcent à la créativité des opérateurs économiques. Et, qui sait, ces quais pourraient être attribués aux opérateurs fluviaux dans une perspective touristiques et ceux que le directeur du Port traitait de « squatters », bénéficier d’un titre de séjour officiel ?

Du bon aménagement des lieux

Depuis des années, les habitants de Neder se plaignent que leur commune soit considérée comme la « poubelle de Bruxelles », enclavée et laissée pour compte. Simultanément, le Plan Communal de Développement de la Ville de Bruxelles la considère comme une des dernières réserves foncières de la Ville pour le développement de la fonction résidentielle.

Hors, la colline de Neder possède, avec le patrimoine de son ancien noyau villageois et le patrimoine vert comme le parc Marly, des atouts à développer.

Dans ce contexte, il importe d’examiner tout nouveau projet industriel en fonction du contexte urbain et de la notion de bon aménagement des lieux. C’est la raison pour laquelle, en dépit de l’assurance du Port de Bruxelles, la Ville de Bruxelles a traité ce dossier avec circonspection.

C’est pourquoi également les procédures d’évaluation des risques liées aux activités existantes comme Lukoil, société classée SEVESO installée au quai de Heembeek, doivent être évaluées et mises à jour du fait de sa proximité avec les habitations.

Pour une politique de développement de la zone du canal digne du XXIe siècle

Cette malheureuse aventure est l’occasion de replacer au centre du débat politique le développement du Port de Bruxelles et son contrat de gestion anachronique. Bruxelles a la chance de posséder une voie d’eau qui la traverse de part en part. Une voie d’eau qui permet une forte mixité de fonctions : industrie, transport de marchandises mais aussi tourisme, mobilité douce et logement. Toutes les voies de développement restent ouvertes le canal est potentiellement un formidable laboratoire de ce que pourrait être la ville du XXIe siècle.

Une ville qui passe vraiment au crible des critères du développement durable l’ensemble de ses choix de développement économique, une ville qui privilégie le développement de projets qui profitent à la ville et à ses habitants, des projets qui tirent parti de ce que les spécialistes appellent le métabolisme circulaire de la ville[4] : la ville du XXIe siècle recycle ses déchets, produit principalement pour sa propre consommation et réduit au maximum ses impacts sur l’environnement.

Une ville qui ne s’engage pas tête baissée dans le premier projet « bio » sans en évaluer les conséquences sur les fragiles équilibres de la planète.

Une ville du XXIeme siècle, c’est une ville qui se dote d’une véritable politique du transport des marchandises, dont les autorités ne tremblent pas à l’idée de remettre en question l’hégémonie des voitures et des camions, à favoriser réellement le transfert modal de la route vers la voie d’eau et le rail.

Une ville qui se dote de fonctions logistiques zéro carbone (à l’instar des récents centres de distribution urbaines parisiens, bien loin du centre logistique routier dont le port a déposé la demande de permis récemment - le fameux BILC) qui attirerait 1.000 camions par jour dans un nouveau quartier résidentiel (Tour et Taxis)

Une ville, qui à l’instar de Paris, reporte ses activités industrielles à ses frontières pour favoriser une utilisation variable des quais selon l’heure et ses besoins. Le 5 mars, le Port de Bruxelles invitait Monsieur Levifve, chargé de la politique des transports de marchandises à la Ville de Paris à parler de son métier. La démonstration involontaire de monsieur Levifve sur l’incurie des autorités bruxelloises en matière de gestion de la voie d’eau était éclairante. A Paris, les cahiers des charges destinés aux entreprises posent comme condition le transport des marchandises par véhicules propres ! À Paris, sur 90% des berges de la Seine, il est possible selon l’heure de la journée de débarquer des marchandises depuis un bateau équipé de son propre système de transbordement ou de faire une ballade à vélo au même endroit dès que la berge est libérée. À Bruxelles, le Port fait du « tout camions » et interdit les cyclistes sur son territoire.

Conclusion : réviser le fonctionnement du Port de Bruxelles

Le Port ne peut plus se comporter comme s‘il trônait au milieu de friches industrielles car l’urbanisation a rattrapé le nord de Bruxelles. Pas moins de 150.000 m² de logement vont être développés sur le site de Tour et Taxis et de l’autre côté de la rue Dieudonné Lefèvre. Il importe de réussir la connexion entre le quartier maritime à Molenbeek, le quartier Marie-Christine à Laeken, le quartier Nord et Neder-Over-Heembeek.

Dans le cadre de l’élaboration du Plan climat en cours, Inter-Environnement et l’ARAU demandent donc au Gouvernement bruxellois de remettre sur la table la teneur du contrat de gestion 2008-2012 du Port de Bruxelles, adopté la semaine dernière malgré des questions fort pertinentes restées sans réponses[5]. Et de décider :

Histoire de faire de Bruxelles une ville dont le rayonnement international se base aussi sur la volonté de ses dirigeants à relever le plus grand défi de ce siècle : le défi climatique.

Contacts

IEB : Mathieu Sonck, 0478/203578
ARAU : Isabelle Pauthier, 0477/330378
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[1] Le Soir du 14 mars 2008.
[2] Communiqué d’IEB du 7 février 2008.
[3] Le Soir, 14 mars 2008.
[4] Voir Bruxelles en mouvements, n° 202, 13 mars 2008, « Le canal, atouts et avenir ».
[5] Dans sa communication externe, le Port annonce une répartition de marchandises transportées en 2007 de 16 millions de tonnes par la route, 7,4 millions de tonnes par la voie d’eau et 0,3 millions de tonnes par le rail, soit un rapport 68/31/1. Le nouveau contrat de gestion annoncerait lui un rapport 76/22/2 en 2007. Quel est le bon chiffre ?
Dans tous les cas de figure, le contrat de gestion prévoit le passage d’une répartition 76/22/2 en 2007 à 70/25/5 en 2012, avec une augmentation du volume transporté par la voie d’eau de l’ordre de 39%. Une simple règle de trois nous indique que cet objectif implique automatiquement une augmentation du transport par camion de minimum 13% (merci le BILC !) ce qui contredit une nouvelle fois l’engagement du gouvernement de réduire le trafic de 20% d’ici 2010.


Les forces vives de la Ville-Région prennent la parole

Les forces vives de la Ville-Région prennent la parole

https://www.ieb.be/959
19 mars 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Bruxelles doit pouvoir évoluer au profit de tous ses citoyens

L’avenir des habitants de la Région multiculturelle de Bruxelles est suspendu aux résultats des négociations institutionnelles en cours, entre partis francophones et néerlandophones.

C’est le moment qu’ont saisi des représentants des forces vives de la société civile bruxelloise pour rappeler l’existence et l’importance d’une troisième Région appelée Bruxelles.

D’une seule voix, des organisations syndicales et patronales, des associations culturelles et d’autres, actives dans l’urbanité et l’environnement, ainsi que les initiateurs de l’Appel des Bruxellois (1), ont voulu se doter d’une plate-forme commune. Une plate-forme qui revendique pour la Région de Bruxelles, le droit d’évoluer au bénéfice de tous ses citoyens.

Les signataires - francophones et néerlandophones confondus - ont voulu rappeler des principes et des valeurs urbaines qu’ils partagent, livrer des constats étonnants, oser une vision d’avenir pour la ville, et surtout, lancer 12 propositions à l’intention des décideurs politiques.

Au nombre des valeurs qu’ils entendent mettre en avant, se trouve l’exigence d’une ville démocratique, d’une égalité des chances de ses citoyens et du refus de toute discrimination, et de toute sous-nationalité à Bruxelles.

Parmi les nombreux constats relevés, figurent une impressionnante série de chiffres qui donnent une image nouvelle et fraîche de la vitalité de la Région bruxelloise, et de la place qu’elle occupe dans le développement du pays.

La Ville-Région accumule aussi les paradoxes, dont le moindre n’est certainement pas le fait qu’elle est à la fois la 3e région la plus riche d’Europe, - en termes de richesses produites - et qu’elle abrite sur son territoire 30% de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

La vision d’avenir tracée par les signataires de cette plate-forme entend favoriser le développement des quatre fonctions essentielles de la Ville-Région de Bruxelles.

  1. Bruxelles est d’abord une ville d’un million de citoyens.
  2. Bruxelles est une Région, au cœur d’une aire métropolitaine de plus de 2 millions d’habitants.
  3. Bruxelles est une capitale multiple, dont celle de l’Europe.
  4. Bruxelles est une « petite ville mondiale » dans le vaste réseau des villes internationales.

Des propositions pour l’avenir de la Région de Bruxelles

Parmi les propositions que les signataires de la plate-forme adressent aux décideurs politiques, il faut relever, tout d’abord, la volonté affirmée d’une forte solidarité entre les personnes et les Régions du pays.

Il y faut aussi pointer l’exigence de 3 Régions égales en droit et la suggestion d’une forme de «  communauté urbaine », pour gérer démocratiquement les matières qui concernent la Région de Bruxelles, ses communes, et les communes qui constituent son hinterland naturel.

Bruxelles ne pratique pas la mendicité, mais un juste financement de la Région est déclaré vital pour lui permettre de rester le poumon économique du pays, et pour compenser les charges qu’elle doit assumer ainsi que les impôts des nombreux navetteurs qui lui échappent.

Y figurent aussi, des revendications pour un enseignement revalorisé et adapté à la situation particulière de Bruxelles, pour des espaces communautaires ouverts, pour un vrai projet culturel bruxellois, pour une ville plus internationale et un multilinguisme des services, et pour le droit de chacun à disposer d’un logement accessible et d’un environnement sain.

On y retrouve, enfin, une demande pour des institutions lisibles qui responsabilisent la Région, pour une gestion plus cohérente de la Cité et pour la fin de toute discrimination entre citoyens bruxellois.

La mise en œuvre de ces propositions de la société civile par les pouvoirs politiques est jugée indispensable pour créer les conditions nécessaires à l’émergence d’un vrai projet de ville bruxellois, au profit de ses habitants et de tout le pays.

Les Bruxellois ne veulent manifestement pas être contraints de choisir entre un mariage avec la Wallonie ou avec la Flandre, mais ils veulent des coopérations volontaires entre partenaires qui se respectent et se renforcent. Pour eux c’est OUI à une Belgique rénovée, basée sur 3 Régions adultes, solidaires et responsables.

Rejoindre la plate-forme et y répondre

Le texte complet de la plate-forme est disponible sur le blog http://www.bruxsel.org/

Les initiateurs de ce texte invitent les décideurs politiques fédéraux et régionaux à en prendre connaissance et à y réagir.

Ils invitent aussi les organisations et associations bruxelloises à rejoindre la plate-forme en envoyant un message à platformbru chez bruxsel.org

(1) Aula Magna, BECI, BRAL, Brussels Kunstenoverleg, bruXsel forum*, CSC-Bruxelles, FGTB-Bruxelles, Inter-Environnement Bruxelles, Manifesto, Réseau des Arts à Bruxelles.


Info pour la presse : 0472/878 098


Ne manquons pas d'air pour nos quartiers !

Ne manquons pas d’air pour nos quartiers !

https://www.ieb.be/961
19 mars 2008

Appel à projets pour une meilleure qualité de l’air dans le cadre de la semaine de la mobilité 2008.

21 mars 2008 : Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu lancent leur appel à projets pour la semaine de la mobilité sur le thème de la qualité de l’air. Parce que la pollution de l’air et ses conséquences néfastes sur la santé préoccupent les Bruxellois.

Le trafic routier reste l’une des principales sources de pollution de l’air à Bruxelles, avec des conséquences néfastes sur la santé, via les émissions de particules fines et d’oxyde d’azote. Les effets sur notre système respiratoire pouvant aller d’affections temporaires à des dysfonctionnements respiratoires permanents ou maladies chroniques. Ces polluants ont également un effet sur le nombre de cancers.

Face à ce constat et au nombre croissant de pics de pollution, Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu ont choisi le thème de la qualité de l’air pour la semaine de la mobilité 2008 (16 au 22 septembre), se ralliant au thème européen « un air sain pour nos villes » .

Sous le slogan « Ne manquons pas d’air pour nos quartiers ! » , IEB et le Bral invitent les réseaux d’habitants, comités de quartiers, groupements de jeunesses, maisons de quartier, associations,... à mener diverses actions pour un air plus sain dans nos quartiers. Plus particulièrement le samedi 20 septembre qui mettra l’accent sur les actions issues de cet appel à projets.

Quelques exemples : des actions symboliques, ludiques ou de sensibilisation pour réduire l’espace octroyé à la voiture, transformer des espaces de stationnement, contrer le trafic de transit ; simuler un péage urbain ; organiser un débat,... et toute autre action qui ne manque pas d’air pour sensibiliser les citoyens et/ou les pouvoirs locaux/régionaux.

Les comités ou groupements citoyens ont jusqu’au 15 mai 2008 pour rentrer leur projet. 12500 € de subsides régionaux seront répartis entre les meilleurs projets.

Contact :

Téléchargez :


Le 22 avril 2008, les voitures passent à la caisse !

Le 22 avril 2008, les voitures passent à la caisse !

https://www.ieb.be/964
19 mars 2008

Plaidoyer pour l’introduction d’un péage urbain en Région bruxelloise.

Initialement prévue le mardi 8 avril, l’action a été reportée au mardi 22 avril.

Les militants d’Inter-Environnement Bruxelles (IEB), du Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral), de Friends of the Earth Bruxsel, de PlaceOvélo, du Fietsersbond et de 4X4info interpelleront les automobilistes empruntant la rue de la Loi pour les faire passer à la caisse. Les six associations veulent montrer par leur action l’urgence pour le gouvernement bruxellois d’adopter une mesure forte, le péage urbain, pour réguler l’entrée des voitures dans la ville et faire face à la multitude des nuisances que Bruxelles et ses habitants subissent.

Des panneaux seront placés tout le long de la rue de la Loi pour annoncer aux automobilistes un système de péage au « poste de contrôle » Arts-Loi. Arrivés au point de contrôle, les militants distribueront aux automobilistes un dépliant leur facturant les coûts externes liés à l’usage de la voiture (congestion, émission de CO2, pollution de l’air, insécurité, occupation de l’espace public,...) et les informant du bienfait de l’introduction d’un péage.

L’action sera également mise en scène grâce à un pollumètre géant symbolisant la station de mesure située sur ce tronçon et enregistrant des taux de dioxyde de carbone et de microparticules particulièrement élevés. De l’autre côté du poste de contrôle, des cyclistes et des piétons célébreront la qualité de l’air et de l’espace ainsi libérés des nuisances de la voiture.

Cette action intervient en plein débat politique sur la pertinence de l’introduction d’un péage et/ou d’une taxe kilométrique intelligente. Si l’on se base sur les discussions en cours, nous ne devons rien attendre de tangible avant 2012, voire 2016. En attendant, la qualité de la vie à Bruxelles se dégrade et l’exode urbain se poursuit, la navette augmente. Le gouvernement bruxellois en place se doit de prendre des mesures volontaires et efficaces comme l’ont déjà fait d’autres villes européennes, telles que Londres, Stockholm, Berlin, Cologne, Milan,... pour ne citer qu’elles.

Les associations plaident pour un péage urbain « intelligent » c’est-à-dire établi sur un territoire pertinent par rapport aux effets attendus, modulé en fonction de la nocivité du véhicule et de ses heures d’usage. Les recettes devraient être affectées au bénéfice des transports en commun, des piétons et des cyclistes.

Infos pratiques

Venez nous rejoindre à pied, à vélo, en roller... Prenez des fleurs, des instruments de musique ou tout autre objet qui pour vous exprimera la liberté retrouvée face à l’oppression de la voiture. Vous pouvez aussi vous armer d’un masque anti-pollution dont vous pourrez vous débarrasser pour célébrer l’amélioration de la qualité de l’air.


Inventaire des enquêtes publiques du 20/03/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 20/03/2008

https://www.ieb.be/970
21 mars 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 20/03/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 20 mars 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 20 mars 2008

https://www.ieb.be/976
21 mars 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Entre sable et marais
Bruxelles-Ville : rues des Sables, 4-18, et du Marais, 39-45. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire et transformer avec modification des volumes. 63 logements devraient y voir le jour (5 525 m2), 274 m2 de bureaux, 76 m2 de commerces et 67 emplacements de parking.
Enquête publique jusqu’au 21 mars 2008.
Concertation le 1er avril 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Nouveaux logements
Berchem-Sainte-Agathe : rue Openveld, 39 à 181, et de Termonde, construction d’un ensemble de logements sociaux (32 logements et 16 emplacements de parking à l’air libre).
Enquête publique jusqu’au 21 mars 2008.
Concertation le 10 avril 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Promenade verte en marche
Anderlecht : rue de Neerpede. Demande de permis d’urbanisme pour aménager la Promenade verte.
Enquête publique jusqu’au 26 mars 2008.
Concertation le 9 avril 2008.
Contactez Delphine Termolle.

En 2001, la société DEMA a construit des bureaux et un entrepôt en dépassant les limites de son permis d’urbanisme. Elle a remblayé une bonne partie du marais du Vogelzangbeek et empiété avec son hangar sur la zone classée du Vogelzang ainsi que sur la zone verte définie au PRAS, et ce en parfaite illégalité. Grâce à l’intervention de la CCN Vogelzang CBN et de Bruxelles Nature, la société a été condamnée à remettre le site à l’état initial.

La nature reprend le dessus
Anderlecht : rue de Zuen, 120 à 122. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la zone naturelle restaurée après démontage de la partie illégale du bâtiment et enlever les remblais illégaux.
Enquête publique jusqu’au 14 avril 2008.
Concertation le 23 avril 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Logements inter-communaux
Watermael-Boitsfort et Ixelles : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements sociaux et moyens, création de voiries et de parkings (117 emplacements en voirie et 82 en sous-sol).
Enquête publique jusqu’au 15 avril 2008.
Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 avril 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Concertation de la quinzaine

• La Commune pointe du doigt un mauvais élève. Molenbeek : rue de l’Ecole, 63/65. Expropriation d’un immeuble à l’état de chancre pour cause d’utilité publique. Dans le cadre du contrat de quartier « Atelier-Mommaerts », la commune de Molenbeek projette l’expropriation d’un immeuble à l’abandon en vue de réaliser sur le site des logements assimilés à du logement social et à destination de familles nombreuses. Concertation reportée au 25 mars 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Résultats de concertation

• Un tram pour le boulevard Léopold III. Evere-Schaerbeek : réaménagement du boulevard Léopold III entre le boulevard G. Wahis et le carrefour Bordet. Création d’un site propre pour le tram en berme centrale. Avis favorable sous conditions.
[ Lire l’avis ]

• Déplacement physique. Anderlecht : route de Lennik, 808 (Erasme). Projet de hall omnisport du nouvel Institut des Sciences de la Motricité (ISM) de l’ULB. Avis favorable.
[ Lire l’avis ]

• Marrons. Uccle : réaménagement l’avenue Churchill par Bruxelles Mobilité (AED). Avis favorable sous conditions pour le réaménagement de l’avenue mais avis défavorable en ce qui concerne les aménagements liés au terminus de la ligne 23 près de la place Vanderkindere.
[ Lire l’avis ]

• Encore du parking et des bureaux. Bruxelles-Ville : boulevard Emile Jacqmain, rue de Malines et rue Saint-Pierre. Démolition des anciens bâtiments du journal La Libre Belgique et construction d’un complexe mixte : bureau, logements, commerces, avec 78 places de parking en sous-sol. Avis défavorable.
[ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.

BLJAT


Visites environnementales d'IEB : le retour

Visites environnementales d’IEB : le retour

https://www.ieb.be/980
31 mars 2008

Le printemps 2008 voit renaître les visites environnementales d’Inter-Environnement Bruxelles.

D’ores et déjà, vous pouvez réserver dans vos agendas le mercredi 9 et le samedi 12 avril.

Pour redémarrer cette session de visites en fanfare, nous aurons accès en exclusivité au nouveau bâtiment de Renove Electric dont les travaux viennent d’être achevés à Ganshoren.

L’occasion de (re)découvrir ce projet amenant à des économies énergétiques et financières importantes tout en garantissant un environnement de qualité.

Imaginez ceci : un bâtiment passif muni de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques, d’un éclairage naturel optimisé par des réflecteurs orientés par GPS, une éolienne urbaine, un parking sur dalle de gazon, un puits canadien et bien plus encore.

Dates mercredi 9 avril (à destination des professionnels, des administrations et des associations) et le samedi 12 avril (à destination du grand public) à Ganshoren. Inscription gratuite mais OBLIGATOIRE par courriel courriel.

L’adresse vous sera communiquée lors de la confirmation de votre inscription.

Au plaisir de vous y rencontrer nombreux.


Inventaire des enquêtes publiques du 03/04/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 03/04/2008

https://www.ieb.be/990
3 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 03/04/2008


Ma commune s'engage pour la planète et respecte l'environnement local

Ma commune s’engage pour la planète et respecte l’environnement local

https://www.ieb.be/987
3 avril 2008

IEB organise deux ateliers des rencontres vitaminées “Ça passe par ma commune” du 12 avril.

Les rencontres vitaminées “Ça passe par ma commune” s’inscrivent dans une campagne citoyenne pour un développement durable et équitable au niveau communal démarrée en 2006. Les prochaines étapes de la campagne proposent des ateliers thématiques le samedi 12 avril à Bruxelles et le samedi 26 avril à Namur.

Lors de la journée du 12 avril de 9h30 à 15h, Inter-Environnement Bruxelles présentera son expérience dans deux thématiques.

Le 12 avril de 9h30 à 15h à l’Auberge de Jeunesse Jacques Brel , rue de la Sablonnière, 30, à 1000 Bruxelles.

Infos et inscriptions :
www.capasseparmacommune.be,
fabien.ledecq chez capasseparmacommune.be,
081/730 730.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 avril 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 avril 2008

https://www.ieb.be/986
3 avril 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

La nature reprend le dessus
Anderlecht : rue de Zuen, 120 à 122. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la zone naturelle restaurée après démontage de la partie illégale du bâtiment et enlever les remblais illégaux.
Enquête publique jusqu’au 14 avril 2008.
Concertation le 23 avril 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Logements inter-communaux
Watermael-Boitsfort et Ixelles : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements sociaux et moyens, création de voiries et de parkings (117 emplacements en voirie et 82 en sous-sol).
Enquête publique jusqu’au 15 avril 2008.
Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 avril 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Concertations de la quinzaine

• Promenade verte en marche. Anderlecht : rue de Neerpede. Demande de permis d’urbanisme pour aménager la Promenade verte. Concertation le 9 avril 2008. Contactez Delphine Termolle.

• Nouveaux logements . Berchem-Sainte-Agathe : rue Openveld, 39 à 181, et de Termonde, construction d’un ensemble de logements sociaux (32 logements et 16 emplacements de parking à l’air libre). Concertation le 10 avril 2008. Contactez Isabelle Hochart.

Résultat de concertations

• La Commune pointe du doigt un mauvais élève. Molenbeek : rue de l’Ecole, 63/65. Expropriation d’un immeuble à l’état de chancre pour cause d’utilité publique. Dans le cadre du contrat de quartier « Atelier-Mommaerts », la commune de Molenbeek projette l’expropriation d’un immeuble à l’abandon en vue de réaliser sur le site des logements assimilés à du logement social et à destination de familles nombreuses. Avis favorable. [ Lire l’avis ]

• Molenblok . Bruxelles-Ville : projet de construction de 31 logements sociaux rue du Molenblok à Neder-Over-Heembeek. Avis reporté faute d’accord entre les membres de la commission de concertation.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Bruxelles : une ville enfants admis ?

Bruxelles  : une ville enfants admis  ?

https://www.ieb.be/982
3 avril 2008

Bruxelles, son espace public, sa mobilité, ses équipements collectifs,... sont-ils conçus pour les enfants et les jeunes ?
Quels sont les enjeux qui en découlent en termes d’apprentissage, d’autonomie, de socialisation, de santé,... pour ce public ?
Quels sont les outils et exemples pour leur rendre la ville plus accessible (rues réservées aux jeux, zones de rencontres, exemples étrangers,...) ?
Des questions importantes qui méritent réponses parce qu’une ville à la mesure des enfants est une ville viable et conviviale pour tous.

- Bruxelles : une ville enfants admis ?
- Un comité en action pour une ville enfants admis via la zone résidentielle
- L’arrivée d’un enfant : un moteur dans le changement de nos mobilités

Livres
- Style atome
- Espaces partagés — Espaces disputés

Urbanisme
- Bureaux : géographie de la vacance
- 1er forum du Ministère de la crise du logement

Mobilité
- L’Expo 58, une mobilité pour et par les élites !

Habitants en action
- Les nouvelles technologies : outils d’organisation des groupes autonomes ?

Environnement
- Pollution au mercure... lourde d’inconséquence
- Appel à projets Quartiers durables 2008-2009 : je mets mon quartier au ver t

Éditorial
- PDI ou un autre développement de Bruxelles ?

Agenda
- Le mini-salon des quartiers durables à Watermael-Boitsfort


Inventaire des enquêtes publiques du 09/04/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 09/04/2008

https://www.ieb.be/996
10 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 09/04/2008


Neder-Over-Heembeek - Projet de 30 logements sociaux rue Molenblok

Neder-Over-Heembeek - Projet de 30 logements sociaux rue Molenblok

https://www.ieb.be/997
10 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

La Ville annonce que la Région doit revoir sa copie mais lui épargne une nouvelle enquête publique

Pour rappel, le 18 mars dernier la commission de concertation de la Ville de Bruxelles s’est réunie en présence d’une cinquantaine d’habitants et d’Inter-Environnement Bruxelles pour débattre du projet proposé par la Région dans le cadre du plan logement concernant l’implantation de 31 appartements sociaux rue du Molenblok à Neder-Over-Heembeek. De nombreuses critiques émises par les habitants, par la Ville elle-même et finalement par la commission de concertation remettaient sérieusement en cause la qualité architecturale et urbanistique du projet proposé par la Région.

Quel ne fut donc pas notre étonnement lorsque le collège de la Ville de Bruxelles a déclaré par voix de presse qu’à la suite de discussions positives menées (...) avec la ministre Françoise Dupuis , le collège avait finalement et contre toute attente décidé de rendre un avis favorable sous conditions.

Pour quelle raison le collège a-t-il rendu un avis favorable ? La réponse est simple : un avis défavorable aurait nécessité de recommencer la procédure de publicité-concertation ! Ce qui se justifie pleinement à la lecture des conditions imposées dans l’avis rendu par la commission de concertation. Ces conditions sont telles que le projet initial doit être profondément remanié. D’ailleurs, le communiqué de presse envoyé le 4 avril dernier par la Ville de Bruxelles via le cabinet de l’échevin Christian Ceux en charge de l’Urbanisme et de la Mobilité nous promet bien un NOUVEAU projet pour Molenblok . Un projet mérite évidemment d’être à nouveau soumis à l’enquête publique.

Cette manœuvre conjointe de la Ville de Bruxelles et de la Région de Bruxelles-Capitale de soustraire le nouveau projet à la concertation est inacceptable. Les habitants de Neder-Over-Heembeek et Inter-Environnement Bruxelles souhaitent qu’une commission de concertation soit organisée pour juger du nouveau projet annoncé par l’échevin Christian Ceux dans son communiqué de presse. C’est tout simplement une saine mesure de démocratie : le respect du droit à la publicité et à la concertation, un droit gagné de haute lutte par les habitants à l’époque où la ville se construisait dans l’opacité la plus complète.

Contact :

IEB : Olivia Lemmens - 0486 38 27 63


Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 avril 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 avril 2008

https://www.ieb.be/994
10 avril 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

La nature reprend le dessus
Anderlecht : rue de Zuen, 120 à 122. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la zone naturelle restaurée après démontage de la partie illégale du bâtiment et enlever les remblais illégaux.
Enquête publique jusqu’au 14 avril 2008.
Concertation le 23 avril 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Logements inter-communaux
Watermael-Boitsfort et Ixelles : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements sociaux et moyens, création de voiries et de parkings (117 emplacements en voirie et 82 en sous-sol).
Enquête publique jusqu’au 15 avril 2008.
Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 avril 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Réaménagement à Simonis
Koekelberg : place Simonis. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement de la place : réalisation de quais supplémentaires pour les bus et reconditionnement complet des deux carrefours (giratoire de la place Simonis et carrefour au bas des parvis avec la rue Fourez). Documents téléchargeables sur www.bruxellesmobilite.irisnet.be/ bruxellesmobilite/projets-chantiers.html.
Enquête publique jusqu’au 18 avril 2008.
Concertation le 24 avril 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Logements avec motos
Jette : site industriel, rue Rosalie Uyttenhove, 71-73. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 4 immeubles (57 logements, rez-de-chaussée, trois étages et penthouse) un parking souterrain pour 71 voitures et 20 emplacements motos.
A l’enquête jusqu’au 18 avril 2008.
Concertation le 25 avril 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Logements passifs
Saint-Gilles : rue de Suède, 6 à 14. Demande de permis d’urbanisme visant la construction de 30 nouveaux logements « passifs » pour la SDRB.
Enquête publique jusqu’au 18 avril 2008.
Concertation le 29 avril 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Après Heron, l’îlot 24 refait (grande) surface
Ixelles : rues des Chevaliers, de Stassart, des Drapiers et avenue de la Toison d’Or. Projet de plan particulier d’affectation du sol de la Commune d’Ixelles pour l’ « îlot 24 » (où s’est inscrit le projet de Heron Plaza). La commune prévoit de faire de cette zone « un endroit stratégique pour la redynamisation des activités commerciales dans le quartier » . Le projet de PPAS touchera également aux questions de mobilité.
Une réunion de présentation du projet est organisée par la commune d’Ixelles ce jeudi 10 avril 2008 à 18h30.
Enquête publique jusqu’au 18 avril 2008.
Concertation le 7 mai 2008.
Contactez Almos Mihaly ou Thierry Kuyken.

La Mosquée s’étend
Evere : rue Stuckens, 128-130. Suppression de trois logements et extension des équipements de la Mosquée.
Enquête publique jusqu’au 21 avril 2008.
Concertation le 15 mai 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

La voie à suivre
Anderlecht et Saint-Gilles : rue du Charroi, boulevard de l’Humanité, quai d’Aa, quai de Veeweyde, rues des Colombophiles, de la Tranquillité, des Plébéiens, R. Hoorickx, des Fraises, chaussée de Mons, square des Linaigrettes, route de Lennik, drève Olympique, rues des Quarantaines, boulevard H. Simonet et rue du Chaudron.
Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement des 3e et 4e voies le long de la ligne 50A.
Enquête publique jusqu’au 26 avril 2008 (documents consultables à l’administration communale de Saint-Gilles).
Concertation à la maison communale d’Anderlecht le 7 mai 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Concertation de la semaine

• Nouveaux logements . Berchem-Sainte-Agathe : rue Openveld, 39 à 181, et de Termonde, construction d’un ensemble de logements sociaux (32 logements et 16 emplacements de parking à l’air libre). Concertation le 10 avril 2008. Contactez Isabelle Hochart.

Résultat de concertation

• Entre sables et marais. Bruxelles-Ville : rues des Sables, 4-18, et du Marais, 39-45. Projet de construction de 63 logements, 274 m2 de bureaux, 76 m2 de commerces et 67 emplacements de parking. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Les toitures vertes sont à l'honneur à l'Abbaye de Forest

Les toitures vertes sont à l’honneur à l’Abbaye de Forest

https://www.ieb.be/998
16 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Après avoir subi les assauts du ciel, la commune de Forest reprend pied et propose à ses habitants une exposition prônant la technique de verdurisation des toits plats .

Les toitures végétalisées offrent de nombreux avantages à l’environnement « urbain » :

Avec le soutien de Madame Courtois , Echevine de l’Environnement et de Monsieur Angeli , Echevin de la Culture, Inter-Environnement Bruxelles expose ses maquettes de toitures vertes dans les galeries de l’Abbaye de Forest.

Du mercredi 16 avril au vendredi 25 avril, de 10h à 15h30, venez découvrir et tester par vous-même la rétention d’eau d’une toiture recouverte de substrat et de plantes.

Adresse : Abbaye de Forest, Place Saint-Denis 9
Personne de contact : Delphine Termolle d’Inter-Environnement Bruxelles
Tél : 02/223 01 01
Courriel : courriel


Révision de la protection du patrimoine

Révision de la protection du patrimoine

https://www.ieb.be/1006
17 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Les citoyens mis au pas !

Les comités d’habitants et les associations cosignataires (voir ci-dessous) s’opposent à plusieurs points du projet de révision du Code Bruxellois d’Aménagement du Territoire (COBAT). Ce projet annule l’effectivité du droit de pétition citoyenne prévu par la législation de 1993. Ce projet prévoit explicitement une reprise en main par le Gouvernement de toute décision en terme de protection du patrimoine au détriment des acteurs indépendants, en particulier lorsqu’il y a mise en concurrence de la protection du patrimoine et de l’opportunité économique de sa démolition.. Alors même que la protection du patrimoine n’a de sens que pour le soustraire d’une logique économique à courte vue. Le Gouvernement lance ainsi un message implicite que des promoteurs ne manqueront pas d’interpréter comme un tonitruant « Oyez, oyez, patrimoine en solde ! Venez raser mon patrimoine... personne ne vous en empêchera ».

Depuis la précédente législature, le CoBAT (Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire) reprend et intègre l’Ordonnance de 1993 sur la protection du patrimoine. Le Secrétaire d’Etat Emir Kir a présenté à la presse ce 31 janvier un avant-projet d’ordonnance modifiant les dispositions qui concernent la protection du patrimoine du CoBAT. Pour la troisième fois, après les propositions du Cabinet de M. Kir de 2005 et 2006, un projet de révision de CoBAT est mis sur la table. L’un des objectifs de ces révisions est la mise à l’écart de la Commission Royale des Monuments et des Sites (les premiers projets prévoyant même de réduire son avis à néant pour les travaux sur la plupart des biens classés) et l’éradication du droit de pétition. Heureusement, face à la levée de bouclier du monde associatif et de certains parlementaires, ces projets avaient été repoussés.

Aujourd’hui, c’est sous une forme édulcorée que nous revient un avant-projet d’ordonnance qui, sous prétexte de simplification et d’intérêt général, vise à nouveau à noyer le droit de pétition dans une procédure où le rôle d’avis de la CRMS sera marginalisé. La logique de reprise en main de la gestion du patrimoine par le Gouvernement en écartant les acteurs extérieurs est toujours de mise, en particulier, via la révision du droit de pétition.

La législation actuelle

Contrairement à la pratique des derniers gouvernements, les associations ont toujours soutenu (et un récent jugement leur donne raison) que si une pétition déposée dans les formes obtenait un avis favorable des experts de la CRMS quant à l’intérêt effectif du bien proposé au classement, le Gouvernement devait entamer la procédure d’enquête préalable au classement de deux ans. À l’issue de cette période, le Gouvernement reste maître de classer ou non définitivement le bien. Cette procédure relativement simple avait l’avantage de permettre de retirer un bien de l’urgence et de la pression d’un éventuel projet immobilier afin de se donner au moins un délai de deux ans pour étudier la qualité du bâtiment ou du site. Aussi, contrairement à ce que laisse entendre le Gouvernement dans l’argumentaire de défense de son avant-projet, il existe un garde-fou à l’utilisation abusive de la procédure afin de bloquer tout projet immobilier. Il s’agit évidemment de l’avis expert de la CRMS chargé de juger du réel intérêt du bien en tant que patrimoine avant d’entamer la procédure d’enquête préalable au classement. Cet avis écarte d’emblée les demandes basées sur la seule opposition à un projet sans qu’il y ait de réel intérêt patrimonial.

Comment noyer le poisson

Malheureusement, il semble bien que l’indépendance des avis de la CRMS gêne le Gouvernement dans sa volonté de faciliter l’investissement immobilier à Bruxelles. Pour rendre la demande de pétition inefficace, l’avant-projet de révision du CoBAT introduit donc trois éléments qui, contrairement aux intentions exprimées, ne simplifient en rien la procédure.

Le premier est la suppression de l’obligation pour le Gouvernement d’entamer la procédure de classement, même après avis favorable de la CRMS. Ceci, en soi, réduit à néant l’intérêt de la pétition de classement : pourquoi mettre en œuvre une collecte de signatures assortie de la constitution d’un dossier (photos, argumentaire...) si, au final, la portée d’une telle procédure est aussi nulle que de se contenter d’écrire un jolie lettre polie au Secrétaire d’Etat ?

Puisqu’il sera peut-être difficile politiquement d’assumer une prise de décision négative face à un avis positif de la CRMS, le deuxième élément pour couler la procédure de pétition consiste à noyer l’avis de la CRMS dans une série d’autres avis. L’avant-projet stipule donc que « Le Gouvernement prend acte de la proposition ou de la demande de classement et la soumet, pour avis, à la Commission Royale des Monuments et des Sites lorsque la demande n’émane pas de celle-ci et aux autres instances et administrations qu’il estime utile de consulter. » (art.15). Quelles sont ces « instances » et quelles compétences ont-elles en matière de patrimoine ? Aussi, contrairement à l’avis indépendant de la CRMS, une administration est, par définition, soumise à l’injonction du demandeur d’avis (le Ministre). L’expérience des Commissions de concertation montre ainsi, par exemple, que les avis de l’administration des Monuments et des Sites peuvent être extrêmement inconstants et variables suivant l’injonction du Ministre et, ce, même sur un même immeuble ou ensemble (voir les avis des concertations sur les projets Heron City/Plaza ).

Le troisième élément consiste à juger de l’intérêt au classement d’un bâtiment ou d’un site naturel non plus seulement en fonction de son caractère remarquable mais aussi en fonction "de l’existence d’un projet immobilier et/ou d’une demande de permis" (art.17, §4, 8°). Autrement dit, si un projet de construction existe, le patrimoine passe à la trappe.

Une régression qui ne dit pas son nom

Au final, cet avant-projet de révision du CoBAT ne garantit pas une meilleure protection du patrimoine et procède plutôt d’une régression démocratique. Elle apparaît clairement comme une volonté du Gouvernement de ne plus avoir d’entrave pour gérer comme il l’entend le patrimoine et, ce faisant, ne pas gêner les projets immobiliers qu’il entend favoriser.

En signant cette déclaration, les associations interpellent donc les parlementaires bruxellois pour qu’en, deuxième lecture de l’avant-projet, ils rectifient le tir afin de garantir le maintien d’une véritable participation citoyenne dans le domaine du patrimoine.


Contact pour ce dossier : Pétitions-Patrimoine - 0493 / 17 96 36

Associations cosignataires  :

ASEPRE (Association pour la Sauvegarde de l’Environnement et la promotion du Réseau Ecologique), Comité de Quartier "Sebrechts Bénès environnement", Wolu-Inter-Quartiers (Fédération de 11 comités de quartier), ARAU (Atelier de Recherche et d’Action Urbaines), Association de Comités de Quartier Ucclois (Fédération de 21 comités de quartier), Association du Quartier Lorraine, Association pour la Sauvegarde du Plateau du Val d’Or, asbl, Brusselse Raad voor het Leefmilieu vzw (Bral), Bruxelles Nature (Fédération de 27 associations), CODA (Comité de Défense de l’Altitude Cent), Comité Victoria -Roosevelt, Comité de défense de Saint-Gilles , Comité de Défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Comité de quartier du Vieux Ste-Anne, Comité de Quartier Gisselaire-Versé, Comité de Quartier Longchamp Messidor, Comité de quartier Schuman-Bouleaux-Peupliers et environs de Woluwe-Saint-Lambert, Comité de Quartier Van Volxem, Comité de quartier Voltaire, Comité Général d’Action des Marolles, Comités de Quartier en Réseau de Watermael-Boitsfort (CQRWB), Comités Dries, Commission de l’Environnement de Bruxelles et Environs (CEBE), Commission de l’Environnement de Bruxelles-Ouest (CEBO asbl), CQVogelenzangWC ASBL-VZW, FIQ (Forest-Inter-Quartier), Groupe d’Animation du Quartier Européen de la Ville de Bruxelles, Inter-Environnement Bruxelles, La Fonderie, LA RUE asbl, Les Amis du Bois de la Cambre, Les Amis du Scheutbos, Natagora asbl, NoMo, Parc d’Egmont Asbl, Pétitions-Patrimoine, SOS Kauwberg - Uccla Natura.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 17 avril 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 17 avril 2008

https://www.ieb.be/1005
17 avril 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Réaménagement à Simonis
Koekelberg : place Simonis. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement de la place : réalisation de quais supplémentaires pour les bus et reconditionnement complet des deux carrefours (giratoire de la place Simonis et carrefour au bas des parvis avec la rue Fourez). Documents téléchargeables sur www.bruxellesmobilite.irisnet.be/ bruxellesmobilite/projets-chantiers.html.
Enquête publique jusqu’au 18 avril 2008.
Concertation le 24 avril 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Tour et Taxis : la course contre la montre
Bruxelles-Ville : site de Tour et Taxis. Alors que le schéma directeur de la zone d’intérêt régional 6A (Tour et Taxis) est en cours de finalisation et qu’un PPAS devra être élaboré dans la foulée, le propriétaire du terrain se voit contraint d’introduire une demande de permis sous peine de devoir restituer le bien à la SNCB.
- Demande de permis d’urbanisme pour la construction de plusieurs bâtiments pour une superficie plancher totale de 409 000 m2 hors sol et 4 536 emplacements de parking. Le projet prévoit de répartir ces superficies entre différentes fonctions : logement (40%), bureau (25%), commerce (20%), équipement, activités productives et logistique (15%).
- Demande de permis d’environnement pour les places de parking (sous-sol et plein air), l’installation des systèmes de chauffage et de refroidissement, la réalisation de deux salles de spectacle (816 et 500 places), la réalisation de deux piscines (200 m2 et 240 m2), le dépôt de substances dangereuses,...
Enquête publique jusqu’au 25 avril 2008.
Concertation le 6 mai 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Logements avec motos
Jette : site industriel, rue Rosalie Uyttenhove, 71-73. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 4 immeubles (57 logements, rez-de-chaussée, trois étages et penthouse) un parking souterrain pour 71 voitures et 20 emplacements motos.
A l’enquête jusqu’au 18 avril 2008.
Concertation le 25 avril 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Logements passifs
Saint-Gilles : rue de Suède, 6 à 14. Demande de permis d’urbanisme visant la construction de 30 nouveaux logements « passifs » pour la SDRB.
Enquête publique jusqu’au 18 avril 2008.
Concertation le 29 avril 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Après Heron, l’îlot 24 refait (grande) surface
Ixelles : rues des Chevaliers, de Stassart, des Drapiers et avenue de la Toison d’Or. Projet de plan particulier d’affectation du sol de la Commune d’Ixelles pour l’ « îlot 24 » (où s’est inscrit le projet de Heron Plaza). La commune prévoit de faire de cette zone « un endroit stratégique pour la redynamisation des activités commerciales dans le quartier » . Le projet de PPAS touchera également aux questions de mobilité.
Documents téléchargeables sur www.ixelles.irisnet.be/site/fr/download/ enquetespubliques/51.zip (7919 Ko).
Enquête publique jusqu’au 18 avril 2008.
Concertation le 7 mai 2008.
Contactez Almos Mihaly ou Thierry Kuyken.

La Mosquée s’étend
Evere : rue Stuckens, 128-130. Suppression de trois logements et extension des équipements de la Mosquée.
Enquête publique jusqu’au 21 avril 2008.
Concertation le 15 mai 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

La voie à suivre
Anderlecht et Saint-Gilles : rue du Charroi, boulevard de l’Humanité, quai d’Aa, quai de Veeweyde, rues des Colombophiles, de la Tranquillité, des Plébéiens, R. Hoorickx, des Fraises, chaussée de Mons, square des Linaigrettes, route de Lennik, drève Olympique, rues des Quarantaines, boulevard H. Simonet et rue du Chaudron.
Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement des 3e et 4e voies le long de la ligne 50A.
Enquête publique jusqu’au 26 avril 2008 (documents consultables à l’administration communale de Saint-Gilles).
Concertation à la maison communale d’Anderlecht le 7 mai 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Concertations de la semaine

• La nature reprend le dessus. Anderlecht : rue de Zuen, 120 à 122. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la zone naturelle restaurée après démontage de la partie illégale du bâtiment et enlever les remblais illégaux. Concertation le 23 avril 2008. Contactez Delphine Termolle.

Logements inter-communaux. Watermael-Boitsfort et Ixelles : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements sociaux et moyens, création de voiries et de parkings (117 emplacements en voirie et 82 en sous-sol). Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 avril 2008. Contactez Isabelle Hochart.

Résultat de concertation

• Nouveaux logements. Berchem-Sainte-Agathe : rue Openveld, 39 à 181, et de Termonde, construction d’un ensemble de logements sociaux (32 logements et 16 emplacements de parking à l’air libre). Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Inventaire des enquêtes publiques du 21/04/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 21/04/2008

https://www.ieb.be/1008
22 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 21/04/2008


Le 22 avril 2008, les voitures sont passées à la caisse !

Le 22 avril 2008, les voitures sont passées à la caisse !

https://www.ieb.be/1013
22 avril 2008

Les militants d'Inter-Environnement Bruxelles (IEB), du Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral), de Friends of the Earth Bruxsel, de PlaceOvélo, du Fietsersbond, du GRACQ et de 4X4info ont interpellé les automobilistes empruntant la rue de la Loi ce mardi 22 avril pour les faire passer à la caisse.

Les six associations ont voulu montrer par leur action l’urgence pour le gouvernement bruxellois d’adopter une mesure forte, le péage urbain, pour réguler l’entrée des voitures dans la ville et faire face à la multitude des nuisances que Bruxelles et ses habitants subissent.

Action péage urbain - 22 avril 2008 © IEB - 2008

Des panneaux ont été placés tout le long de la rue de la Loi pour annoncer aux automobilistes un système de péage au « poste de contrôle » Arts-Loi.

Action péage urbain - 22 avril 2008 © IEB - 2008

Arrivés au point de contrôle, les militants ont distribué aux automobilistes une facture accopagnée d’une formule de virement reprenant les coûts externes liés à l’usage de la voiture (congestion, émission de CO2, pollution de l’air, insécurité, occupation de l’espace public,...) et les informant du bienfait de l’introduction d’un péage. 500 factures ont été ainsi distribuées en 3/4h.

Action péage urbain - 22 avril 2008 © IEB - 2008

L’action a également été mise en scène grâce à un pollumètre géant symbolisant la station de mesure située sur ce tronçon et enregistrant des taux de dioxyde de carbone et de microparticules particulièrement élevés. De l’autre côté du poste de contrôle, des des piétons et des musiciens, entourés de petits moulins à vent multicolores ont célébré la qualité de l’air et de l’espace ainsi libérés des nuisances de la voiture. Des cyclistes déambulaient sous le slogan « A vélo, c’est gratuit ! ».

Action péage urbain - 22 avril 2008 © IEB - 2008

Cette action intervient en plein débat politique sur la pertinence de l’introduction d’un péage et/ou d’une taxe kilométrique intelligente. Si l’on se base sur les discussions en cours, nous ne devons rien attendre de tangible avant 2012, voire 2016. En attendant, la qualité de la vie à Bruxelles se dégrade et l’exode urbain se poursuit, la navette augmente. Le gouvernement bruxellois en place se doit de prendre des mesures volontaires et efficaces comme l’ont déjà fait d’autres villes européennes, telles que Londres, Stockholm, Berlin, Cologne, Milan, pour ne citer qu’elles.

Les associations plaident pour un péage urbain « intelligent » c’est-à-dire établi sur un territoire pertinent par rapport aux effets attendus, modulé en fonction de la nocivité du véhicule et de ses heures d’usage. Les recettes devraient être affectées au bénéfice des transports en commun, des piétons et des cyclistes.

À cette occasion, Inter-Environnement Bruxelles a présenté une brochure qui analyse les différents système de péage et leurs avantages pour Bruxelles. Téléchargez ici la brochure : Le péage urbain aux portes de Bruxelles : la clé d’une ville humaine ?.


Les réactions dans la presse


Inventaire des enquêtes publiques du 24/04/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 24/04/2008

https://www.ieb.be/1020
24 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 24/04/2008


Le monde des entreprises se met à l'heure du défi climatique…

Le monde des entreprises se met à l’heure du défi climatique…

https://www.ieb.be/1021
24 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Ce 23 avril

2008 a eu lieu l’inauguration du premier bâtiment industriel passif de la Région bruxelloise. Relevé par la présence des ministres en charge de l’économie et de l’environnement ainsi que la bourgmestre de Ganshoren, l’administrateur de Renove Electric, Eddy Lemberechts, a présenté leur nouvelle installation. La preuve que si la volonté y est, les entreprises peuvent être des acteurs forts de la révolution énergétique à laquelle nous devons nous joindre dès à présent.

C’est officiel maintenant, Bruxelles possède donc son premier bâtiment industriel zéro énergie. Même si le projet reste perfectible, notamment au niveau de l’éco-construction, le bâtiment est un condensé unique en Belgique de ce qui existe depuis des décennies en dehors de nos contrées. Les panneaux solaires photovoltaïques et thermiques, le puits canadien couplé à la ventilation double flux ainsi que l’éolienne urbaine permettent à l’infrastructure de se passer de tout apport externe d’énergie que ce soit pour le chauffage ou l’éclairage. L’environnement et la biodiversité ne sont pas pour autant oublié puisque le bâtiment, entouré par des végétations indigènes et une mare biologique, est alimenté entièrement par l’eau de pluie, hormis pour la cafétéria.

Des ministres enthousiastes...

« L’innovation est un moteur essentiel de l’économie et de l’emploi. Ce bâtiment passif prouve, à ceux qui n’en sont pas encore persuadés, que l’économie et l’environnement font décidément bon ménage » affirme Benoît Cerexhe, ministre de l’économie et de l’emploi aussitôt rejoint par Evelyne Huytebroeck, ministre de l’environnement qui confirme. « L’isolation poussée des bâtiments et l’énergie solaire sont assurément les technologies les plus adaptées au milieu urbain. Le photovoltaïque est rentable et amortissable en moins de 5 ans » .

Objectif « zéro carbone » ?

Les propos de nos ministres augurent certainement des décisions courageuses en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Irons-nous au bout de cette logique en alignant les objectifs du futur plan climat de Bruxelles sur celui de Londres, soit une réduction de 60% des émissions d’ici 2025 ? C’est en tout cas le souhait d’Inter-Environnement Bruxelles car s’il est bien un train à ne pas rater dans la compétition que se livrent les capitales européennes, c’est bien celui de leur réponse au défi climatique et de tout le potentiel économique généré par une politique volontariste en la matière.

Contacts

IEB, Erwan Marjo — 02/548 39 42 — courriel


Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 avril 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 avril 2008

https://www.ieb.be/1022
24 avril 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Tour et Taxis : la course contre la montre
Bruxelles-Ville : site de Tour et Taxis. Alors que le schéma directeur de la zone d’intérêt régional 6A (Tour et Taxis) est en cours de finalisation et qu’un PPAS devra être élaboré dans la foulée, le propriétaire du terrain se voit contraint d’introduire une demande de permis sous peine de devoir restituer le bien à la SNCB.
- Demande de permis d’urbanisme pour la construction de plusieurs bâtiments pour une superficie plancher totale de 409 000 m2 hors sol et 4 536 emplacements de parking. Le projet prévoit de répartir ces superficies entre différentes fonctions : logement (40%), bureau (25%), commerce (20%), équipement, activités productives et logistique (15%).
- Demande de permis d’environnement pour les places de parking (sous-sol et plein air), l’installation des systèmes de chauffage et de refroidissement, la réalisation de deux salles de spectacle (816 et 500 places), la réalisation de deux piscines (200 m2 et 240 m2), le dépôt de substances dangereuses,...
Vu l’importance du dossier et son impact sur les quartiers avoisinants, la procédure prévoit dans un premier temps une mise à l’enquête du cahier des charges de l’étude d’incidences qui doit préalablement être réalisée. Le permis d’urbanisme et le permis d’environnement seront, quant à eux, portés à l’enquête dans un second temps.
Enquête publique sur le cahier des charges de l’étude d’incidences jusqu’au 25 avril 2008.
Concertation le 6 mai 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Jardins à bâtir
Berchem-Sainte-Agathe : venelle du Champ du Moulin. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de neuf immeubles à appartements (88 logements) et un garage couvert de 61 emplacements.
Enquête publique jusqu’au 25 avril 2008.
Concertation le 8 mai 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

La voie à suivre
Anderlecht et Saint-Gilles : rue du Charroi, boulevard de l’Humanité, quai d’Aa, quai de Veeweyde, rues des Colombophiles, de la Tranquillité, des Plébéiens, R. Hoorickx, des Fraises, chaussée de Mons, square des Linaigrettes, route de Lennik, drève Olympique, rues des Quarantaines, boulevard H. Simonet et rue du Chaudron.
Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement des 3e et 4e voies le long de la ligne 50A.
Enquête publique jusqu’au 26 avril 2008 (documents consultables à l’administration communale de Saint-Gilles).
Concertation à la maison communale d’Anderlecht le 7 mai 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Logements royaux
Uccle : rue des Trois Rois. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de quatre immeubles pour 32 logements et un garage souterrain de 41 emplacements.
Enquête publique jusqu’au 5 mai 2008.
Concertation le 21 mai 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

L’assaut des promoteurs
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Demande de permis de lotir visant la construction de maisons unifamiliales à proximité de l’hôpital Erasme.
Enquête publique jusqu’au 21 mai 2008.
Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Concertations de la semaine

• Logements avec motos. Jette : site industriel, rue Rosalie Uyttenhove, 71-73. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 4 immeubles (57 logements, rez-de-chaussée, trois étages et penthouse) un parking souterrain pour 71 voitures et 20 emplacements motos. Concertation le 25 avril 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Logements passifs. Saint-Gilles : rue de Suède, 6 à 14. Demande de permis d’urbanisme visant la construction de 30 nouveaux logements « passifs » pour la SDRB. Concertation le 29 avril 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Molenbeek montre l’exemple. Molenbeek-Saint-Jean : 224-226, avenue Jean Dubrucq. Demande de permis d’urbanisme dans le cadre du contrat de quartier « Escaut-Meuse » pour la construction de 8 logements sociaux « passifs » avec parking en souterrain (8 places) et d’une crèche « basse énergie » et pour l’aménagement d’un espace vert. Ce projet s’inscrit dans le programme de constructions « passives » et « basse énergie » adopté par la Commune de Molenbeek. Concertation le 29 avril 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Logements inter-communaux. Watermael-Boitsfort et Ixelles : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements sociaux et moyens, création de voiries et de parkings (117 emplacements en voirie et 82 en sous-sol). Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 avril 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Après Heron, l’îlot 24 refait (grande) surface. Ixelles : rues des Chevaliers, de Stassart, des Drapiers et avenue de la Toison d’Or. Projet de plan particulier d’affectation du sol de la Commune d’Ixelles pour l’ « îlot 24 » (où s’est inscrit le projet de Heron Plaza). La commune prévoit de faire de cette zone « un endroit stratégique pour la redynamisation des activités commerciales dans le quartier » . Le projet de PPAS touchera également aux questions de mobilité. Documents téléchargeables sur www.ixelles.irisnet.be /site/fr/download/ enquetespubliques/51.zip (7919 Ko). Concertation le 7 mai 2008. Contactez Almos Mihaly ou Thierry Kuyken.

• La Mosquée s’étend. Evere : rue Stuckens, 128-130. Suppression de trois logements et extension des équipements de la Mosquée. Concertation le 15 mai 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Le COBAT en débat

Le COBAT en débat

https://www.ieb.be/1024
24 avril 2008

IEB et l’ARAU organisent des réunions participatives pour analyser les avant-projets de réforme du Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire (COBAT) projetés par le Gouvernement.

Réforme du COBAT © IEB - 2008

La fin de la législature approche et le Gouvernement projette de réformer le Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire (COBAT). Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU invitent les comités d’habitants à participer à un groupe de travail qui analysera les avant-projets de réforme et leurs conséquences sur le droit de l’urbanisme. Des réunions thématiques sont programmées pour dégager les positions à prendre dans le but d’influencer les décisions du Gouvernement.

Lundi 5 mai : la simplification administrative.
Lundi 19 mai : les actes et travaux dispensés de permis d’urbanisme, de l’avis du fonctionnaire délégué, de la commune, de la CRMS ou de l’intervention d’un architecte.
Lundi 26 mai : de l’observation urbaine.
Lundi 2 juin : sur le droit de préemption.
Lundi 9 juin : sur le patrimoine.
Lundi 16 juin : sur l’urbanisme.

Toutes les réunions auront lieu de 12h15 à 13h45 dans la salle de réunion d’Inter-Environnement Bruxelles, rue du Midi, 165, 2e étage, à 1000 Bruxelles. Inscription obligatoire afin de nous permettre de prévoir les sandwichs.

Une partie des textes des avant-projets de réforme sont téléchargeables ci-dessous au format pdf.

Plus d’infos


La libéralisation du marché de l’énergie

La libéralisation du marché de l’énergie

https://www.ieb.be/1039
30 avril 2008

1er janvier 2007 : la libéralisation du marché de l’énergie entre en vigueur à Bruxelles. Censée élargir la liberté de choix des consommateurs, cette réforme révèle une série de limites dans le jeu de la concurrence.
Les citoyens attentifs aux enjeux environnementaux ou de la qualité des services publics constatent l’éventail très étroit des choix en matière d’offre et critères de production. D’autre part, le contrôle du marché de l’énergie par les pouvoirs publics et les citoyens cède le pas à la constitution de monopoles privés internationaux. La réflexion du Collectif Le Ressort analyse cette mutation et remet en avant des objectifs d’avenir pour une production et une gestion plus durable du secteur de l’énergie par la promotion des énergies renouvelables, la formation à l’utilisation rationnelle de l’énergie et enfin un urbanisme durable.

- Quelles initiatives publiques ?
- Il y a « électricité verte » et électricité verte
- L’avis d’ieb

C’est arrivé loin de chez vous
- L’appropriation de la ville par les groupes dominants

Environnement
- Initiatives citoyennes pour le développement durable

Mobilité
- Des projets à l’appel
- Dring Dring : la Semaine du Vélo

Urbanisme
- Ça se complique au Molenblok
- Rue de l’École : un c(h)ancre recalé

Éditorial
- Une dérive inquiétante

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air à Bruxelles.


Inventaire des enquêtes publiques du 30/04/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 30/04/2008

https://www.ieb.be/1049
30 avril 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 30/04/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 1er mai 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 1er mai 2008

https://www.ieb.be/1070
1er mai 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Logements royaux
Uccle : rue des Trois Rois. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de quatre immeubles pour 32 logements et un garage souterrain de 41 emplacements.
Enquête publique jusqu’au 5 mai 2008.
Concertation le 21 mai 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

L’étang change
Anderlecht : parc régional de la Pede. Bruxelles Environnement demande un permis d’urbanisme pour réhabiliter et assainir le site de l’étang du parc régional de la Pede.
Enquête publique jusqu’au 7 mai 2008.
Concertation le 21 mai 2008.
Contactez Delphine Termolle.

NOH au cœur de la cible
Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : rue Bruyn, 1. Le ministère de la Défense demande un permis d’urbanisme pour la construction d’un immeuble de 20 appartements destiné à des militaires.
Enquête publique jusqu’au 9 mai 2008.
Concertation le 20 mai 2008.
Contactez Olivia Lemmens.

Du logement privé bien loti
Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : avenue du Roi Albert. Demande de permis de lotir, 14 lots avec création de voirie.
Enquête publique jusqu’au 10 mai 2008.
Concertation le 20 mai 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Drève de bruit
Uccle : drève de Lorraine, 25. Dreamplace Foundation demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement paysager du parc de la propriété et pose d’un mur anti-bruit végétalisé.
Enquête publique jusqu’au 12 mai 2008.
Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Delphine Termolle.

L’assaut des promoteurs
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Demande de permis de lotir visant la construction de maisons unifamiliales à proximité de l’hôpital Erasme.
Enquête publique jusqu’au 21 mai 2008.
Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Concertations de la semaine

• Tour et Taxis : la course contre la montre. Bruxelles-Ville : site de Tour et Taxis. Alors que le schéma directeur de la zone d’intérêt régional 6A (Tour et Taxis) est en cours de finalisation et qu’un PPAS devra être élaboré dans la foulée, le propriétaire du terrain se voit contraint d’introduire une demande de permis sous peine de devoir restituer le bien à la SNCB.
- Demande de permis d’urbanisme pour la construction de plusieurs bâtiments pour une superficie plancher totale de 409 000 m2 hors sol et 4 536 emplacements de parking. Le projet prévoit de répartir ces superficies entre différentes fonctions : logement (40%), bureau (25%), commerce (20%), équipement, activités productives et logistique (15%).
- Demande de permis d’environnement pour les places de parking (sous-sol et plein air), l’installation des systèmes de chauffage et de refroidissement, la réalisation de deux salles de spectacle (816 et 500 places), la réalisation de deux piscines (200 m2 et 240 m2), le dépôt de substances dangereuses,...
Vu l’importance du dossier et son impact sur les quartiers avoisinants, la procédure prévoit dans un premier temps une mise à l’enquête du cahier des charges de l’étude d’incidences qui doit préalablement être réalisée. Le permis d’urbanisme et le permis d’environnement seront, quant à eux, portés à l’enquête dans un second temps.
Concertation sur le cahier des charges de l’étude d’incidences le 6 mai 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Après Heron, l’îlot 24 refait (grande) surface. Ixelles : rues des Chevaliers, de Stassart, des Drapiers et avenue de la Toison d’Or. Projet de plan particulier d’affectation du sol de la Commune d’Ixelles pour l’ « îlot 24 » (où s’est inscrit le projet de Heron Plaza). La commune prévoit de faire de cette zone « un endroit stratégique pour la redynamisation des activités commerciales dans le quartier » . Le projet de PPAS touchera également aux questions de mobilité. Documents téléchargeables sur www.ixelles.irisnet.be /site/fr/download/ enquetespubliques/51.zip (7919 Ko). Concertation le 7 mai 2008. Contactez Almos Mihaly ou Thierry Kuyken.

• La voie à suivre. Anderlecht et Saint-Gilles : rue du Charroi, boulevard de l’Humanité, quai d’Aa, quai de Veeweyde, rues des Colombophiles, de la Tranquillité, des Plébéiens, R. Hoorickx, des Fraises, chaussée de Mons, square des Linaigrettes, route de Lennik, drève Olympique, rues des Quarantaines, boulevard H. Simonet et rue du Chaudron. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement des 3e et 4e voies le long de la ligne 50A. Concertation à la maison communale d’Anderlecht le 7 mai 2008. Contactez Marie-Claire Schmitz.

• Jardins à bâtir. Berchem-Sainte-Agathe : venelle du Champ du Moulin. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de neuf immeubles à appartements (88 logements) et un garage couvert de 61 emplacements. Concertation le 8 mai 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• La Mosquée s’étend. Evere : rue Stuckens, 128-130. Suppression de trois logements et extension des équipements de la Mosquée. Concertation le 15 mai 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Inventaire des enquêtes publiques du 07/05/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 07/05/2008

https://www.ieb.be/1078
7 mai 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 07/05/2008


Des nuages sur le Printemps (de l'Environnement)

Des nuages sur le Printemps (de l’Environnement)

https://www.ieb.be/1063
7 mai 2008

Les ONG s’inquiètent de l’absence de mesures réellement environnementales dans le volet Mobilité du Printemps de l’Environnement.


Les organisations environnementales (les fédérations Inter-Environnement Wallonie – IEW, Inter-Environnement Bruxelles – IEB, Bond Beter Leefmilieu – BBL, et Brusselse Raad voor het Leefmilieu – BRAL ainsi que Greenpeace, le WWF, Natagora et Natuurpunt) appelées à participer au Printemps de l’Environnement initié par le Ministre Magnette s’inquiètent de l’absence de mesures réellement environnementales dans le volet « Mobilité » de ce processus. Les mesures présentées par le ministère pour être discutées entre les participants s’avèrent en effet sans ambition et parfois même néfastes à l’environnement.

Des sujets primordiaux comme la taxation kilométrique intelligente, le régime fiscal des voitures de société ou la réglementation du transport aérien pourraient même ne pas être abordés. A l’opposé, des mesures d’ores et déjà approuvées ou, pire, des dispositions susceptibles de doper le marché automobile se retrouvent sur la table...

Etonnement et déception : tels sont les deux sentiments éprouvés par le mouvement environnemental en découvrant les propositions mises sur la table des négociations du volet « Mobilité » du Printemps de l’Environnement. Pour rappel, ce processus « participatif et décisionnel » initié par le Ministre de l’Énergie et du Climat, Paul Magnette, débutera le mardi 13 mai prochain et se donne pour objectif d’impliquer « tous les acteurs belges concernés par les problèmes liés au réchauffement climatique, à la perte de biodiversité, à la santé, ou encore à la mobilité (...) pour aboutir à des réponses cohérentes et précises » . Il semble malheureusement qu’en ce qui concerne la mobilité, on se place d’entrée de jeu bien loin de la cohérence revendiquée.

L’ input des ONG a été totalement évacué. Des enjeux majeurs tels que des mesures concrètes contre les voitures de société, la taxation kilométrique intelligente (modulée en fonction de l’usage effectif du véhicule) ou encore la maîtrise du transport aérien seront ainsi exclus du débat. Dès lors, les mesures proposées à la discussion, apparemment concoctées par le Secrétaire d’État à la Mobilité, Etienne Schouppe, se révèlent marginales et sans ambition. On y fixe par exemple un objectif de croissance du trafic-voyageurs de la SNCB de 3,8% alors que cela figure d’ores et déjà dans le nouveau contrat de gestion de la SNCB adopté il y a peu. De même, le package présenté prévoit d’accélérer le renouvellement du parc automobile mais cette mesure, appuyée par les constructeurs automobiles, ignore totalement les coûts environnementaux liés au cycle de vie des véhicules.

De facto, le contenu de ce volet « Mobilité » se révèle moins volontariste et ambitieux que des initiatives précédentes : avis-cadre du CFDD (Conseil fédéral du développement durable) de 2004, Plan fédéral du développement durable 2004-208, plan Kyoto-Transport du SPF Mobilité-Transport de 2008, etc.

Face à ce constat, les organisations environnementales s’interrogent sur l’opportunité de s’impliquer dans une discussion vidée de toute substance. Elles rappellent au Ministre Magnette (mais aussi au Premier Ministre et aux Ministres régionaux de l’Environnement qui cosignent le propos), son plaidoyer développé dans la note d’intention du Printemps de l’Environnement : « Les pouvoirs publics doivent avoir le courage de prendre des mesures fortes, audacieuses, qui dérangent peut-être. L’heure est à la prise de responsabilité, à la prise d’engagements fermes et irréversibles. » Il reste quelques jours pour poser des actes en adéquation avec ce discours.

Le Ministre doit amener le Secrétaire d’État à la Mobilité à revoir sa copie. De même, les Ministres régionaux doivent investir leur champ de compétence et exercer toute leur influence pour enrichir ce package de mesures anémiques. Sans quoi, ce Printemps de l’Environnement commencera sur une sérieuse fausse note.

Contacts :


L'Organe d'Administration d'IEB

L’Organe d’Administration d’IEB

https://www.ieb.be/1065
8 mai 2008

L'Organe d'Administration d'Inter-Environnement Bruxelles est composé de représentant·e·s pluralistes des comités de quartier et associations membres.

Co-Président·e·s

Administrateur·trice·s

Mise à jour : AG du 07 juin 2022.


Rapport d'activité 2007 d'Inter-Environnement Bruxelles

Rapport d’activité 2007 d’Inter-Environnement Bruxelles

https://www.ieb.be/1068
8 mai 2008

Inter-Environnement Bruxelles présente en ligne son rapport d’activités 2007. Au programme, nos divers secteurs d’activités à la loupe : urbanisme, mobilité, environnement, patrimoine et bien sûr nos outils d’information, Bruxelles en Mouvements, la lettre d’information électronique. Abonnez-vous !

Téléchargez ici le Rapport annuel 2007 d’Inter-Environnement Bruxelles (pdf 464Ko)


Tous au jardin !

Tous au jardin !

https://www.ieb.be/1071
8 mai 2008

Ce dimanche 18 mai, Bruxelles Environnement organise, en partenariat avec Inter-Environnement Bruxelles et Natagora, une journée lors de laquelle 32 jardins « nature et compost » ouvriront leurs portes au public. L’occasion de découvrir Bruxelles autrement et d’avoir un échange sur la nature au jardin, le compostage et l’environnement avec des bénévoles qui vous accueilleront chez eux dans une ambiance conviviale.
Pour obtenir la brochure décrivant les jardins ouverts : www.bruxellesenvironnement.be ou 02/775 75 75.


Accident au mercure : vos questions nous intéressent

Accident au mercure : vos questions nous intéressent

https://www.ieb.be/1072
8 mai 2008

Inter-Environnement Bruxelles prépare une note reprenant les questions, revendications et attentes des habitants concernant les activités du groupe FMM, rue Paepsem à Anderlecht.

Pour rappel, cette industrie est responsable du pic de pollution au mercure survenu dans le courant du mois de janvier 2008.
Cette note servira de base de travail d’une rencontre prochaine avec Bruxelles Environnement (IBGE).
Toutes vos remarques sont les bienvenues afin d’éclaircir les zones d’ombre sur ce dossier.

Contactez Erwan Marjo.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 8 mai 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 8 mai 2008

https://www.ieb.be/1073
8 mai 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

NOH au cœur de la cible
Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : rue Bruyn, 1. Le ministère de la Défense demande un permis d’urbanisme pour la construction d’un immeuble de 20 appartements destiné à des militaires.
Enquête publique jusqu’au 9 mai 2008.
Concertation le 20 mai 2008.
Contactez Olivia Lemmens.

Du logement privé bien loti
Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : avenue du Roi Albert. Demande de permis de lotir, 14 lots avec création de voirie.
Enquête publique jusqu’au 10 mai 2008.
Concertation le 20 mai 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Drève de bruit
Uccle : drève de Lorraine, 25. Dreamplace Foundation demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement paysager du parc de la propriété et pose d’un mur anti-bruit végétalisé.
Enquête publique jusqu’au 12 mai 2008.
Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Villa Parking
Watermael-Boitsfort : rue du Grand Veneur, 2a. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une villa à 4 appartements avec 8 emplacements de parking souterrain.
Enquête publique jusqu’au 12 mai 2008.
Concertation le 29 mai 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

L’assaut des promoteurs
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Demande de permis de lotir visant la construction de maisons unifamiliales à proximité de l’hôpital Erasme.
Enquête publique jusqu’au 21 mai 2008.
Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Concertations de la semaine

• La Mosquée s’étend. Evere : rue Stuckens, 128-130. Suppression de trois logements et extension des équipements de la Mosquée. Concertation le 15 mai 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Logements royaux. Uccle : rue des Trois Rois. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de quatre immeubles pour 32 logements et un garage souterrain de 41 emplacements. Concertation le 21 mai 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• L’étang change. Anderlecht : parc régional de la Pede. Bruxelles Environnement demande un permis d’urbanisme pour réhabiliter et assainir le site de l’étang du parc régional de la Pede. Concertation le 21 mai 2008. Contactez Delphine Termolle.

Résultat de concertation

• Tour et Taxis : la course contre la montre. Bruxelles-Ville : site de Tour et Taxis. Concertation sur le cahier des charges de l’étude d’incidences : avis favorable sous conditions.
L’étude d’incidence du projet d’urbanisation de la ZIR 6A est sur les rails. Le bureau Stratec est chargé d’étudier différents scénarios de développement sous différents axes : densité, diminution des gabarits, mixité sociale et mixité de fonctions, mobilité, phasage des réalisations, environnement et durabilité.
Pendant toute la durée de l’étude une procédure d’information permettra aux citoyens de suivre son état d’avancement. IEB vous tiendra bien sûr informés.
Alors, Tour et Taxis, quartier zéro émission de C02 ?
[ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Un dimanche sans voiture c'est bien, le Pentagone en zone 30 toute l'année c'est mieux !

Un dimanche sans voiture c’est bien, le Pentagone en zone 30 toute l’année c’est mieux !

https://www.ieb.be/1074
9 mai 2008

Le 11 mai, un nouveau dimanche sans voiture restreint au périmètre du Pentagone verra le jour. Si on peut se réjouir de cette initiative nouvelle de la Région pour marquer symboliquement les bienfaits d'un espace public libéré de la voiture, la plate-forme SMoB[1] regrette l'inertie qui marque la politique de mobilité dans le Pentagone les 364 autres jours de l'année.

Les associations et les habitants du Pentagone attendent depuis bientôt dix ans que la Ville de Bruxelles leur propose un plan de mobilité viable et durable. Depuis l’étude du Groupe Planning de 1998, peu de choses ont bougé. Lors d’une conférence de presse du 26 octobre 2001, le Bourgmestre Thielemans affirmait « il est temps d’aller vers un meilleur partage de l’espace public entre tous les usagers, en privilégiant les usagers vulnérables tels les piétons, les enfants, les seniors, les cyclistes ou les personnes à mobilité réduite » . Mais la Ville n’a toujours pas adopté de véritable plan global assorti d’un calendrier et de moyens précis.

Le plan de mobilité piétine et les associations trépignent ! Si de nombreuses réalisations vont dans le bon sens, il reste du pain sur la planche : un élément essentiel du plan, à savoir le réaménagement des boulevards du Centre, des places de la Bourse et De Brouckère devant accompagner la suppression du trafic de transit, reste en suspens. Le stationnement en voirie continue à cancériser le Pentagone, le fléchage dynamique des parkings publics est minimal, les zones 30 demeurent l’exception[2] et les aménagements au profit des transports en commun et des cyclistes restent largement insuffisants. Peu d’initiatives nouvelles ont été prises depuis le début de cette législature communale (octobre 2006).

La pression automobile et le stationnement intempestif dans le Pentagone marquent de manière négative l’image de l’espace public, nuisent gravement à la qualité de vie de ses habitants et dégradent considérablement les conditions de fonctionnement des transports publics, en termes de vitesse commerciale, de régularité et de qualité de service en général. Les seuils recommandés sont dépassés pour la plupart des polluants liés au trafic. Les niveaux de bruit dépassent l’acceptable dans de nombreux quartiers. La voiture occupe 75% de l’espace des boulevards du centre et les places de la Bourse et De Brouckère sont, plutôt qu’un espace public urbain multifonctionnel, un nœud de circulation en raison du nombre de bandes de circulation qui le traversent.

Avec 21 000 places réservées aux occupants des immeubles de bureaux, le Pentagone attire fatalement la navette automobile. Le Pentagone compte en moyenne une place de parking pour 144 m² de bureaux. Globalement, cela dépasse largement la norme du RRU qui prévoit, en zone A (c’est-à-dire bien desservie par les transports en commun), un maximum d’un emplacement pour 200 m2. A titre indicatif, la norme en vigueur dans le centre de Londres (City) est d’un emplacement maximum pour 1 115 m².

Nous sommes convaincus que la revitalisation du centre de Bruxelles qui se dessine en plusieurs endroits, serait grandement améliorée si l’usage de la voiture y était drastiquement restreint, si davantage d’espaces publics y étaient revalorisés au bénéfice des piétons, des cyclistes et des transports publics et si, par conséquent, la mobilité générale y était nettement améliorée. Cette approche sera le vecteur d’une revalorisation urbaine durable permettant de faire face au défi de gérer une synergie habitat-travail-culture-commerce.

Nous demandons à la Ville de Bruxelles des engagements quant à la mise en œuvre concrète, calendrier à l’appui, d’un plan de mobilité. Depuis 1998, l’absence de décision claire de la Ville a laissé du temps à la formation d’une contestation aux projets initiaux nourris par la Ville. Une décision suivie d’une exécution plus rapide aurait clarifié la volonté politique des décideurs et coupé l’herbe sous le pied des détracteurs du projet.

Les différentes associations et comités de quartier mettent en évidence cinq points essentiels qui doivent baliser la politique de mobilité dans le Pentagone :

Si les associations ont accueilli avec enthousiasme la création, par l’échevin de la mobilité et de l’urbanisme, d’une cellule mobilité chargée de développer une vision stratégique globale pour tout le territoire de la Ville de Bruxelles, elles espèrent que cette cellule mettra rapidement en œuvre les cinq points précités.

Enfin, les associations expriment le souhait qu’une attention toute particulière soit apportée au réaménagement des boulevards du centre , après 10 ans de maturation, axe fort et structurant du Pentagone s’apparentant à l’heure actuelle à une fracture urbaine par l’espace trop important qui y est consacré à l’automobile. Elles demandent que des engagements clairs soient pris en termes de calendrier en vue de réaliser les travaux inscrits dans l’accord Beliris. Les commerçants doivent être convaincus, comme tant d’autres villes, de leur intérêt à l’amélioration de la qualité de l’espace public, facteur d’attractivité pour les clients.

Contacts :

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[1] La plate-forme SMoB regroupe des associations et habitants défendant les principes d’une mobilité durable à Bruxelles. Elle regroupe : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), Association des Comités de quartier d’Uccle (ACQU), Atelier de recherche et d’action urbaine (ARAU), NoMo Autrement mobile, Bond van Trein-, Tram- en Busgebruikers (BTTB), Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Fietsersbond, FOE Bruxsel, Groupement des usagers des transports publics à Bruxelles (GUTIB), Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), Johanna vzw, Ligue des familles, Placeovelo, Provélo, Wolu-Inter-Quartiers (WIQ), 4X4 Info.

[2] Au 30 décembre 2005, 6,9% du réseau des voiries de la Ville de Bruxelles étaient en zone 30 alors que la moyenne régionale est de 17,9% et que l’objectif de la Région est d’atteindre 70%. L’Observatoire des zones 30 de l’AED montre que depuis 2005, rien n’a évolué.


La Plateforme Sustainable Mobility for Brussels — SMoB

La Plateforme Sustainable Mobility for Brussels — SMoB

https://www.ieb.be/1086
14 mai 2008

COALITION CITOYENNE

« SUSTAINABLE MOBILITY FOR BRUSSELS »

SMoB

Janvier 2008

Notre raison d’être

Malgré certains signes encourageants, tels que l’augmentation importante de la fréquentation du réseau de la STIB au cours des six dernières années ou l’amélioration de l’image du vélo, la mobilité quotidienne dans et autour de Bruxelles ne cesse de se détériorer : la longueur des embouteillages s’accroît de jour en jour ; avec une voiture pour deux habitants, Bruxelles est l’une des capitales au taux de motorisation le plus élevé d’Europe ; la vitesse commerciale des trams et des bus stagne, voire régresse ; l’usage quotidien du vélo peine à décoller...

Au contraire d’un nombre croissant de villes européennes, Bruxelles n’a manifestement pas encore opéré sa révolution copernicienne sur le terrain, même si beaucoup de discours politiques ont changé depuis le tout-à-l’automobile de l’après-guerre. Dans la pratique, la culture du compromis et la fragmentation des décisions conduisent à ce que les « solutions » mises en œuvre ne satisfont personne et ne réduisent pas la congestion généralisée. Il est urgent d’aller plus vite, plus loin.

Le degré d’asphyxie atteint par notre Région peut être le signal déclencheur d’une politique de mobilité novatrice prenant comme centre de gravité les alternatives à la voiture. Aussi longtemps que les cyclistes, les piétons, les PMR et les transports en commun circuleront dans de mauvaises conditions et dans des voiries peu accueillantes, ils ne pourront devenir cette alternative crédible et le succès de la voiture se pérennisera contribuant à son propre engluement !

L’espace libéré de la voiture permettra de retrouver des espaces publics conviviaux et accessibles, particulièrement pour les familles, meilleure façon de freiner l’exode urbain qui met en péril l’équilibre économique et institutionnel de la Région et favorise l’augmentation des déplacements.

Bien entendu, l’amélioration de l’offre de transport en commun et des conditions de circulation des cyclistes, des piétons et des PMR ne peut à elle seule produire un report modal. D’autres facteurs (urbanistiques, économiques, culturels...) interviennent aussi mais cette amélioration constitue une condition sine qua non. Par ailleurs, on peut aussi agir sur la demande de mobilité et interroger la pertinence du nombre et de l’amplitude des déplacements effectués. Un travail d’éducation permanente est donc également nécessaire.

Nos objectifs

Les associations, collectifs, comités d’habitants et citoyens signataires de la présente déclaration souhaitent renforcer leur contribution à l’amélioration de la mobilité quotidienne à Bruxelles en relançant l’ancien « shadow traffic » en tant que coalition citoyenne en faveur d’une mobilité durable « Sustainable Mobility for Brussels » . « SMoB » n’est pas destiné à remplacer les associations et collectifs existants. Elle se veut :

Pour remplir ces différents rôles, « SMoB » se donne les moyens suivants :

Nos modalités de fonctionnement

La plate-forme est ouverte aux associations, collectifs, comités d’habitants et citoyens souhaitant s’impliquer durablement dans les enjeux de la mobilité bruxelloise et disposer pour ce faire d’un espace de réflexion, de coordination et d’action.

L’échange d’informations se réalise essentiellement via la mise en place d’un forum web et l’échange de courriers électroniques.

« SMoB » se réunit tous les deux mois pour préparer des prises de position à développer dans les instances consultatives (CRM, ccSTIB, ccSNCB, etc.) ou à diffuser par voie de presse.

« SMoB » se fixe annuellement des objectifs « proactifs » par rapport à des enjeux importants ; pour être réalistes, ces objectifs se devront d’être limités ; dans certains cas, il peut être opportun de choisir des terrains où l’action de « SMoB » vient en soutien d’un acteur institutionnel (ex. la STIB) afin de créer un « cercle vertueux » dont les effets peuvent être considérables sur le système tout entier. La réalisation de ces objectifs nécessitera, dans certains cas, la mise sur pied de groupes de travail doté d’un rythme spécifique.

Le secrétariat de la plate-forme est assuré par Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu. Ceux-ci prépareront les ordres du jour sur la base des sujets proposés par les membres, convoqueront les réunions et rédigeront les procès-verbaux.


Signataires :


Inventaire des enquêtes publiques du 15/05/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 15/05/2008

https://www.ieb.be/1090
15 mai 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 15/05/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 15 mai 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 15 mai 2008

https://www.ieb.be/1095
15 mai 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Projet en gros
Ixelles : avenue de la Couronne, 330. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un immeuble commercial (1 682 m2). Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction et l’exploitation d’un immeuble avec commerce de gros (2 036 m2), 39 logements et 67 emplacements de parking.
Enquête publique jusqu’au 19 mai 2008.
Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Nouvelle vague à l’avenue du Port
Bruxelles-Ville : avenue du Port. Demande d’un permis d’urbanisme pour le réaménagement complet de la voirie.
Enquête publique jusqu’au 23 mai 2008.
Concertation le 3 juin 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Des bureaux à la petite ceinture
Bruxelles-Ville : boulevard d’Ypres, 41, et à la place Sainctelette, 13-15. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation et la démolition-reconstruction de 2 immeubles de bureaux formant l’angle du boulevard d’Ypres et de la place Sainctelette.
Enquête publique jusqu’au 23 mai 2008.
Concertation le 3 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Commerce à la hauteur du patrimoine
Bruxelles-Ville : le projet de règlement communal d’urbanisme zoné « Grand-Place et Patrimoine Unesco » présente les dispositions destinées à améliorer l’expression commerciale dans le respect des qualités patrimoniales de ce périmètre.
Enquête publique jusqu’au 23 mai 2008.
Concertation le 3 juin 2008.
Contactez Almos Mihaly.

Il était une fois un RCU
Sant-Josse : modification du règlement communal d’urbanisme adopté provisoirement par le Conseil Communal du 30 avril 2008.
Enquête publique jusqu’au 12 juin 2008.
Concertation le 20 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

L’assaut des promoteurs
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Demande de permis de lotir visant la construction de maisons unifamiliales à proximité de l’hôpital Erasme.
Enquête publique jusqu’au 21 mai 2008.
Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Concertations de la semaine

• NOH au cœur de la cible. Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : rue Bruyn, 1. Le ministère de la Défense demande un permis d’urbanisme pour la construction d’un immeuble de 20 appartements destiné à des militaires. Concertation le 20 mai 2008.
Contactez Olivia Lemmens.

• Du logement privé bien loti. Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : avenue du Roi Albert. Demande de permis de lotir, 14 lots avec création de voirie. Concertation le 20 mai 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Logements royaux. Uccle : rue des Trois Rois. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de quatre immeubles pour 32 logements et un garage souterrain de 41 emplacements. Concertation le 21 mai 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

• L’étang change. Anderlecht : parc régional de la Pede. Bruxelles Environnement demande un permis d’urbanisme pour réhabiliter et assainir le site de l’étang du parc régional de la Pede. Concertation le 21 mai 2008.
Contactez Delphine Termolle.

• Villa Parking. Watermael-Boitsfort : rue du Grand Veneur, 2a. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une villa à 4 appartements avec 8 emplacements de parking souterrain. Concertation le 29 mai 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

• Drève de bruit. Uccle : drève de Lorraine, 25. Dreamplace Foundation demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement paysager du parc de la propriété et pose d’un mur anti-bruit végétalisé. Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Remise des Palmes et Chardon de l'environnement 2007

Remise des Palmes et Chardon de l’environnement 2007

https://www.ieb.be/1091
20 mai 2008

Inter-Environnement Bruxelles décerne le Chardon 2007 au schéma directeur « quartier européen », pour son volet mobilité, la Palme 2007 au comité de quartier Midi et la Palme d’honneur 2007 à René Schoonbrodt pour son livre « Vouloir et dire la ville ».

Palmes et Chardon ?

Inter-Environnement Bruxelles décerne depuis 1987 ses Palmes et Chardon de l’environnement pour l’année écoulée.

Ces prix récompensent et stigmatisent des actions, des réalisations, des projets ou des personnes en rapport avec le développement urbanistique, la défense de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie à Bruxelles.

La Palme est attribuée à un acteur, une personnalité ou une institution publique ou privée qui s’est particulièrement distinguée dans la défense ou l’amélioration de la ville telle que nous la concevons.

Le Chardon est décerné à une personnalité, une institution ou une projet qui a contribué de manière significative à la dégradation de l’environnement urbain.

Occasionnellement, une palme d’honneur ou un prix Iris récompense une personnalité, une œuvre ou une institution qui a contribué à mettre en valeur l’image de la Région de Bruxelles-Capitale.

Chardon 2007

Le schéma directeur « quartier européen », pour son volet mobilité

Inter-Environnement Bruxelles remet le Chardon 2007 au volet mobilité développé dans le cadre du schéma directeur européen en totale discordance avec l’objectif affiché du schéma de faire du quartier européen un quartier durable. En discordance également avec les objectifs du PRD rappelés dans la déclaration du présent gouvernement au chapitre air-climat, de réduire la pression automobile sur Bruxelles de 20% par rapport aux chiffres de 1991.

Le schéma directeur [1] pour le quartier européen vient d’être adopté par le gouvernement ce 24 avril. Ce quartier, comme on le sait, souffre depuis des décennies de la charge exorbitante qui lui a été infligée par l’installation mono-fonctionnelle et massive des institutions européennes et de ses satellites. Ce choix d’installation, historiquement discutable [2], a conduit à développer ce territoire sur la base d’une accessibilité optimale et mono-modale liée à la voiture (voies de pénétration, tunnel routier et parkings) déstructurant le tissu urbain. A défaut de pouvoir réécrire le passé, nous pouvions espérer un avenir prenant en considération les expériences du passé. Quelques enseignements ont été pris en considération, ainsi IEB defend depuis longtemps l’introduction de logements et de commerces dans la quartier et se réjouit que cette demande soit rencontrée. Mais le volet mobilité tel que balisé dans le schéma fraîchement adopté mérite par contre un zéro pointé. Il fait craindre le pire tant pour le quartier européen que pour le territoire environnant.

• les objectifs annoncés par le schéma directeur en matière de mobilité

Impossible à l’heure actuelle de faire l’impasse sur le développement durable, les concepteurs du schéma directeur l’ont bien compris : un label « éco-quartier européen » est au programme via notamment des options particulières en matière de mobilité. Dès 2006, l’avant-projet de schéma directeur énonce la volonté de faire du quartier européen un éco-quartier autant pour ses qualités en matière de mobilité que pour les performances énergétiques des immeubles. En matière de mobilité, il stipule plus précisément qu’il s’agira de renforcer le caractère urbain du quartier et de s’inscrire dans le cadre des engagements de la Région en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (réduction de 7,5% par rapport à 1990, soit la réduction de 20% du volume global du trafic d’ici 2010 par rapport au niveau de 1999 [3]).

Parmi les mesures destinées à renforcer cette « urbanité » et à répondre aux exigences de durabilité, le projet propose : l’utilisation accrue du chemin de fer (grâce au RER), l’augmentation de la desserte est-ouest et nord-sud en transports publics, la suppression du trafic de transit au rond-point Schuman ; le réaménagement des rues Belliard et de la Loi, la mise au point d’une politique de stationnement, la priorité donnée aux piétons et aux cyclistes.

Rien de choquant a priori, ni de révolutionnaire cela dit, mais ces principes de base peuvent concorder avec les objectifs annoncés. Mais au final, il est bien difficile d’imaginer que le schéma directeur puisse tenir ses promesses tant certaines de ses options liées à la mobilité, une fois développées, sont incohérentes par rapport aux objectifs annoncés. Cette incohérence a d’ailleurs été soulignée par la Commission régionale de développement dans l’avis qu’elle a rendu le 28 février 2008.

• les options retenues et ce qu’on peut en attendre : nuisances et congestion

Tunneliser pour « convivialiser »

Concernant la circulation automobile, le schéma directeur fait de la mise en tunnel la clé de la durabilité du quartier. Sous prétexte de libérer de l’espace en surface et d’améliorer ainsi la qualité résidentielle du quartier, le schéma directeur propose de mettre en sous-sol le trafic automobile grâce à la construction de nouveaux tunnels dans les rues de la Loi, Belliard et dans l’avenue de Cortenbergh. Aucune mesure efficace n’est proposée pour diminuer à long terme la circulation automobile à Bruxelles. On le sait pourtant depuis de nombreuses années, enterrer la circulation de transit n’a jamais eu pour effet de diminuer le volume global de trafic automobile.

La suppression du trafic de transit au rond-point Schuman est un leurre par rapport à des objectifs de réduction du trafic automobile. En effet, la limitation du trafic de transit conduit à dévier celui-ci via des tunnels afin de protéger en surface les quartiers riverains. Cette option multiplie de facto l’espace consacré à la voiture qui continue à passer en surface, certes de façon plus limitée, mais qui voit s’ouvrir de nouvelles voies rapides en sous-sol. Sous couvert de convivialité retrouvée, le schéma directeur augmente la capacité du réseau routier en proposant la construction de tunnels pour libérer la surface. Il est évident que ces infrastructures permettront au trafic de transit venant de l’Est et du Sud de Bruxelles de passer avec davantage de facilité à Schuman.

La reconversion de la rue de la Loi en voirie locale en déviant le trafic de transit en sous-sol pose les mêmes questions et constituera inévitable un effet d’aspiration automobile vers la petite ceinture. Soulignons que cette option préjudiciable n’était pas présente dans le projet soumis à la consultation publique et a été intégrée très tardivement dans le schéma directeur. Elle n’a pas non plus été soumise à l’avis de la Commission régionale de la mobilité.

Si les tunnels permettent éventuellement de libérer de l’espace en surface et d’en améliorer la convivialité, il est regrettable d’oublier leurs impacts environnementaux dans les quartiers proches du périmètre destinés à recueillir les voitures soit en amont soit en aval de l’infrastructure souterraine.

Privilégier le métro souterrain sur le transport en commun de surface

En matière de transport en commun, le schéma rate aussi la marche de l’écologie urbaine par le développement du projet de métro TRIAS. Cette solution constitue une réponse démesurée à la saturation annoncée dans la ligne 1 et créée par le choix de densification de la tertiarisation dans ce quartier.

Le projet prévoit la réalisation d’une connexion de métro entre Schuman et la gare du Midi via la gare du Luxembourg et de créer un nouvel axe métro nord-sud vers Uccle. Pourtant la création d’un nouvel axe de métro n’est pas réellement nécessaire dans une ville relativement peu étendue et moyennement dense comme Bruxelles. Le dédoublement et l’automatisation de la ligne 1, la création de nouvelles lignes de transport en commun en surface et les nouvelles liaisons RER devraient largement suffire à la demande de transferts modaux. Une étude [4] réalisée en 2004 par la STIB a d’ailleurs démontré qu’un réseau rapide (tramways fréquents et de grande capacité) circulant principalement en surface était tout à fait capable d’absorber la demande. En outre, les coûts liés à la création d’une nouvelle ligne de métro sont colossaux par rapport à l’investissement nécessaire à la création d’un réseau en surface. La STIB a elle-même chiffré à 400 millions d’euros l’investissement nécessaire pour le projet TRIAS [5]. Or les coûts anticipés pour ce type d’infrastructure sont largement sous-estimés par rapport à la note à payer en bout de course. Ainsi à Lille, le coût du métro a été multiplié par dix par rapport aux prévisions initiales. Les plus récentes études démontrent, que, depuis 70 ans, 90 % des grands projets publics de transport, dans le monde, sont annoncés à des coûts largement inférieurs, à ce qu’ils coûteront réellement. On n’ose imaginer le résultat quand on sait que les finances bruxelloises sont déjà mises à mal par le coût énorme que la Région doit supporter pour offrir un transport public (un quart de son budget) qui profite largement aux navetteurs.

En outre, puisque le schéma directeur prévoit de déplacer le centre de gravité des immeubles de bureaux de Schuman vers la rue de la Loi en redensifiant sa tertiarisation, quel est l’intérêt de réorganiser la structuration du réseau de métro autour de Schuman alors que la station Arts-Loi, qui permet de relier directement la gare du Midi, ponctuera la nouvelle concentration d’emplois des institutions européennes le long de la rue de la Loi.

Alors que l’avenant 10 de Beliris approuvé le 6 mai 2008 prévoit un montant de 200 millions d’euros au profit de la mobilité bruxelloise, ne serait-il pas hautement regrettable, vu le déficit de la STIB, de voir la quasi-totalité de cette manne engloutie par des projets de métro dont la pertinence est plus que discutable ? On nous rétorquera que les coûts d’exploitation du métro sont moindres que ceux du tram ou du bus... Nous demandons à objectiver ce débat sur la place publique, en mettant les vrais chiffres de la construction sur la table !

• les propositions d’IEB : un virage radical vers une zone basse émission

Les options choisies pour le quartier européen doivent s’ancrer résolument vers une autre mobilité marquant une rupture avec les politiques passées. L’impression qui domine actuellement dans l’observation des politiques publiques est le maintien d’une culture de l’ambiguïté pour éviter d’affronter la complexité de la réalité, ambiguïté entretenue par le concept de multi-modalité qui permet tout à la fois d’améliorer l’offre en transport en commun et dans le même temps d’opérer de lourds investissements dans l’infrastructure routière classique qui favorise l’étalement urbain et le recours à l’automobile.

La multimodalité fait office de « fourre-tout » minant une approche globale de la question des déplacements urbains. Ainsi de nombreux travaux publics cherchent aujourd’hui à rétablir des espaces de convivialité mais en évitant de s’engager dans une remise en cause de la capacité des infrastructures existantes. On supprime les parkings en surface pour les agrandir en sous-sol, on enfonce les voitures dans des tunnels pour retrouver une pseudo-convivialité de l’espace en surface. Mais les nuisances liées à l’automobile subsistent et sont seulement rendues « invisibles » par cette politique de l’autruche.

La suppression du trafic de transit si elle est louable ne peut servir de prétexte à multiplier les voies d’accès souterraines au profit de la voiture. La suppression du trafic de transit au rond-point Schuman peut-être rencontrée par une mesure nettement plus volontariste consistant en la réduction des voies de pénétration vers le centre. A cette fin, IEB souhaite la fermeture du tunnel Cortenbergh et la fermeture du robinet à voitures à la sortie des autoroutes.

IEB souhaite également le renforcement de la desserte ferroviaire dans le quartier notamment grâce à la mise en œuvre d’un RER doté de fréquences soutenues la semaine et le week-end et complété par une halte à de Jamblinne de Meux. De nombreuses liaisons dans et hors du quartier pourraient en outre être assurées par la création de nouvelles liaisons de tram et le remplacement de certaines lignes de bus par des trams à plus grande capacité en site propre. Le projet initial prévoyait d’ailleurs comme alternative à TRIAS, la création d’une ligne de tram reliant la gare de Schaerbeek à Ixelles qui se substituerait en partie au trafic de bus et permettrait de réduire la coupure occasionnée par le quartier européen. Ces solutions sont en outre applicables à nettement plus court terme que celles liées au métro.

IEB demande en outre pour ce quartier la mise en place d’un péage urbain permettant d’en faire une zone à basse émission comme à Londres. Contrairement aux investissements lourds dans le métro et les tunnels, cette mesure permettrait de réduire drastiquement la pression automobile, d’atteindre les objectifs du Plan régional de développement et de recouvrer une authentique convivialité des espaces publics. Voilà une mesure qui n’est plus révolutionnaire que pour Bruxelles et que nos dirigeants feraient bien d’inscrire en bonne place dans le programme du prochain gouvernement avant que les électeurs ne leur rappellent par les urnes [6] !

Ces options sont les seules qui permettent d’atteindre les objectifs de développement durable définis au niveau international, européen et national. Il serait à tout le moins paradoxal que Bruxelles apporte des aménagements au quartier européen et viole les normes établies par les institutions [7] qu’elle entend servir par ces infrastructures. Les institutions elles-mêmes ne peuvent continuer à demander davantage d’accessibilité en véhicules individuel et au détriment de l’environnement urbain, eu égard à leurs prises de position en la matière.

En dénonçant vigoureusement le volet mobilité du schéma directeur, IEB souhaite donner un signal clair aux pouvoirs publics sur les options à venir dans les zones de développement bruxelloises (zones d’intérêt régional, zones leviers). Celles-ci doivent s’écarter résolument des principes hérités des années soixante avec lesquels la Région ne semble pas avoir encore coupé le cordon ombilical. Elles doivent s’orienter désormais vers les principes d’une mobilité qui rééquilibre les modes de circulation vers un métabolisme urbain plus respectueux de ses composantes vitales, de ses habitants et de leur environnement.

René Schoonbrodt, Jacqueline Gilissen,
Présidente d’IEB, Mathieu Sonck,
Secrétaire général d’IEB et Gwenaël Breës,
représentant du comité de Quartier Midi.

Palme 2007

Le Comité de quartier du Midi

En lui attribuant la Palme 2007, Inter-Environnement Bruxelles tient à saluer le courage du comité de quartier du Midi dans sa lutte pour les droits les plus élémentaires des derniers habitants mais aussi dans sa capacité à interroger la question de la responsabilité des pouvoirs publics, à informer le public au travers de leur site internet et rendre possible la prise de conscience nécessaire des processus à l’œuvre au Midi pour éviter qu’ils se reproduisent ailleurs.

Le 26 mai 1991, les comités de quartiers Défense de Saint-Gilles, Cureghem, Défense Saint-Denis – Forest, Général d’Action des Marolles, l’ARAU et Inter-Environnement tenaient une conférence de presse dans le cadre de l’enquête publique sur le schéma directeur des abords de la gare du Midi.

A l’époque, il était question de définir les grandes options d’aménagement des abords de la gare du Midi en relation avec l’arrivée du TGV. Bien qu’on ne parle pas encore d’expropriation, les associations pointaient déjà les risques de voir les habitants (locataires) expulsés par le mécanisme du marché et aucune garantie que les expulsés soient relogés.

On l’apprendra très vite, le schéma directeur désignera 4 îlots à « rénover » du côté saint-gillois de la gare. Immédiatement, les promoteurs rachètent ces terrains à tour de bras, certains petits propriétaires se voyant offrir parfois jusqu’à vingt fois le prix d’achat de leur maison. Ce contexte spéculatif est l’un des principaux facteurs qui déterminera leur choix de mettre en place un dispositif « public-privé » afin d’ « encadrer la spéculation » . Ce projet se concrétisera en trois volets : un plan particulier d’aménagement du sol, un plan d’expropriation et la création d’une société anonyme à capital majoritairement public : Bruxelles-Midi.
Dès 1991, la Commune de Saint-Gilles n’hésite pas à affirmer à des propriétaires souhaitant effectuer des travaux ou des rénovations dans leur maison qu’ils sont situés dans une zone « susceptible d’expropriation » . Tout se met en place pour stopper la spéculation privée et... intensifier la dégradation du quartier.
Malgré tout, il reste encore un problème de taille. Les prix pratiqués lors des ventes récentes dans les 4 îlots font légalement référence en cas d’expropriation. Ils sont exorbitants pour la Région qui n’a pas les moyens de racheter ou d’exproprier. Et commence une descente en enfer dont les habitants ne sont toujours pas sortis aujourd’hui, 17 ans plus tard.

Littéralement coincés depuis 1992, il est interdit aux habitants de rénover leur maison (ni refaire la toiture, ni changer les châssis...), ils subissent les démolitions, les maisons vidées, les tentatives de cambriolage, les nuisances des chantiers, et vivent dans l’angoisse permanente d’une expropriation « d’extrême urgence » . Cette situation est contraire au droit à l’habitat comme au droit de propriété. Elle est contraire aux droits de l’homme, comme l’a confirmé le jugement rendu au cours du premier semestre 2007. Menaçant les propriétaires à tout instant, imposant des délais de citation extrêmement courts, un plan d’expropriation a une validité de 10 ans !

En décembre 2007, à l’occasion de l’adoption par le conseil communal de Saint-Gilles du dernier plan d’expropriation, la commune de Saint-Gilles s’était engagée à briser l’incertitude des habitants quant à leur sort et à mettre fin à leur calvaire à court terme : « quelques mois » , selon l’Echevin de l’urbanisme monsieur Patrick Debouverie. Selon Monsieur Vincent Rongvaux, administrateur de la S.A. Bruxelles Midi [8], c’est la région qui devrait directement se porter acquéreur des maisons restantes par l’intermédiaire des services du comité d’acquisition. Et l’opération devrait se finaliser d’ici la fin 2008.

En réalité, après 17 ans de calvaire, les habitants n’ont toujours pas de certitudes sur un planning précis qui engage les autorités publiques. Ils continuent donc à vivre avec une épée de Damoclès qui peut les expulser de leur logement, manu militari, et ce, pendant une période de 10 ans.

Attribuer la palme au comité de quartier du Midi, c’est aussi l’occasion d’élargir la réflexion sur les ambitions du gouvernement quant au développement futur de la Région de Bruxelles. Un développement qui semble trop souvent motivé par des intérêts privés. Tout semble se passer comme si l’action de nos autorités était mue par une sorte de fascination pour le monde des promoteurs immobiliers, unique sauveur possible du sous-financement chronique de la Région et de certaines de ses communes. Car faut-il le rappeler, très vite, il est apparu que la principale motivation du premier gouvernement de la région, dirigé de 1989 à 1993 par Charles Picqué, par ailleurs bourgmestre empêché de la commune de Saint-Gilles était d’implanter sur les îlots expropriés des immeubles de bureaux, censés attirer des entreprises multinationales intéressées par la proximité avec le terminal TGV tout proche. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que les candidats locataires internationaux se soient précipités pour occuper les premiers immeubles sortis de terre. Ils sont restés inoccupés pendant de nombreux mois. Et si le taux d’occupation peut maintenant être considéré comme satisfaisant, c’est exclusivement grâce à l’installation d’organismes parastataux ou d’entreprises bruxelloises qui se sont délocalisées depuis d’autres communes.

Voilà qui n’augure rien de bon lorsqu’on nous annonce dans le Plan de Développement International de Bruxelles (PDI), récemment présenté par la Région bruxelloise au Mipim, que parmi les 10 projets d’envergure sensés assurer le nouveau développement de la ville, le quartier du Midi est toujours considéré comme le « pôle bizness du futur » , susceptible d’attirer des entreprises dépendantes de la sphère d’influence économique internationale [9].

René Schoonbrodt, Palme d’honneur 2007,
Jacqueline Gilissen, Présidente d’IEB, et
Mathieu Sonck, Secrétaire général d’IEB.

Palme d’honneur

A René Schoonbrodt à l’occasion de la publication de son livre : Vouloir et dire la ville. Quarante années de participation citoyenne à Bruxelles

L’Assemblée générale d’Inter-Environnement Bruxelles a décidé de remettre la Palme d’honneur à René Schoonbrodt, à l’occasion de la publication de son livre : « Vouloir et dire la ville. Quarante années de participation citoyenne » [10]. Premier président d’Inter-Environnement Bruxelles (de 1973 à 1981), René Schoonbrodt a pris du recul sur quarante ans de luttes urbaines et a analysé les rapports qui se sont construits progressivement entre la société civile bruxelloise et les enjeux urbains.

La fédération des comités d’habitants a tenu à saluer ce travail qui retrace le cheminement de la prise de conscience des habitants de Bruxelles face à la destruction de leur ville. Cette analyse des mouvements urbains met en exergue la réflexion et la résistance des habitants contre des forces qui les excluaient de leur ville. L’ouvrage met aussi en évidence l’efficacité de l’action collective des comités d’habitants.

IEB veut souligner la valeur et l’intérêt historique et méthodologique de cet ouvrage qui constitue un outil précieux de sensibilisation et de formation qui inspirera tout citoyen qui défend son cadre de vie.

Au moment où l’histoire risque de se répéter, ce livre arrive à point nommé car il rappelle la nécessité d’étudier les projets sur la ville en fonction de la question : les transformations promises vont-elles dans le sens des intérêts des habitants ou plutôt de ceux des investisseurs ?

Si Bruxelles a été sérieusement défigurée à l’époque où la modernisation était dans l’air du temps, aujourd’hui, c’est au nom de la compétition entre les villes qu’elle se voit proposer un nouveau modèle de développement international. Le réaménagement de Bruxelles à coup de grands équipements de prestige (centre commercial, stade sportif, métros) ressemble trop aux grands travaux dictés par le courant modernisateur des années 50.

C’est face à ce genre de situation que le livre de René Schoonbrodt révèle toute son utilité. Il analyse et resitue les actions et certains dossiers majeurs dans le contexte du développement urbanistique de Bruxelles. Cette analyse démonte le système de rapports de forces et d’enjeux qui a marqué Bruxelles et présente les solutions mises en œuvre à partir de valeurs et d’objectifs choisis par les habitants.

Pour René Schoonbrodt, la prise en charge par les habitants de leur émancipation et de leur propre développement passe par la politisation dans les paroles et dans les actes. Selon l’auteur, « Pour se faire entendre, il faut bâtir son discours, l’approfondir et le confronter à d’autres. Participer aux décisions quotidiennes qui donnent forme à la ville afin qu’elle soit efficace, durable, attirante et aussi plus juste, c’est donner naissance à la cité » .


[1] Un schéma directeur vise à déterminer les grandes tendances d’aménagement ou de réaménagement d’un territoire. Il trace les contours précis d’une zone-levier et détermine les principales options d’intervention qui y seront développées ainsi que les moyens requis. Le schéma est dépourvu de force obligatoire mais les plans ultérieurs adoptés pour le territoire concerné doivent en principe s’aligner sur les options privilégiées par le schéma.
[2] Si le développement européen s’était fait au Quartier Nord, les nouvelles infrastructures de transport n’auraient pas été nécessaires.
[3] Oublié déjà les engagements du PRD et de la déclaration gouvernementale...
[4] Métro ou tramway ? De l’effet des densités de population et des répartitions modales à Bruxelles , Frédéric Dobruszkes, Thierry Duquenne, Recherche Transports Sécurité 85, 9 septembre 2004
[5] Voir STIB 2020 vision d’avenir pour le transport public urbain à Bruxelles. Le coût d’un km de métro est en général chiffré à minimum 60 millions d’euro soit dix fois plus qu’un km de tram.
[6] 54% des Belges et 74% des Bruxellois se prononcent POUR le péage urbain à Bruxelles.
[7] Le 23 janvier 2008, la Commission européenne a engagé les États membres à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020 par rapport à 1990 et à montrer l’exemple en réduisant leurs émissions de 60 à 80% d’ici 2050.
[8] Quel avenir pour le quartier Midi ? Télé Bruxelles, 11/02/08.
[9] Selon une brochure « Le Plan de développement International de Bruxelles » distribuée par la région au récent MIPIM, forum mondial des professionnels de l’immobilier qui s’est tenu à Cannes en mars 2008.
[10] Éditions des AAM, Bruxelles 2007, 544 pages.


Inventaire des enquêtes publiques du 22/05/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 22/05/2008

https://www.ieb.be/1127
22 mai 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 22/05/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 22 mai 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 22 mai 2008

https://www.ieb.be/1096
22 mai 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Nouvelle vague à l’avenue du Port
Bruxelles-Ville : avenue du Port. Demande d’un permis d’urbanisme pour le réaménagement complet de la voirie.
Enquête publique jusqu’au 23 mai 2008.
Concertation le 3 juin 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Des bureaux à la petite ceinture
Bruxelles-Ville : boulevard d’Ypres, 41, et à la place Sainctelette, 13-15. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation et la démolition-reconstruction de 2 immeubles de bureaux formant l’angle du boulevard d’Ypres et de la place Sainctelette.
Enquête publique jusqu’au 23 mai 2008.
Concertation le 3 juin 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Commerce à la hauteur du patrimoine
Bruxelles-Ville : le projet de règlement communal d’urbanisme zoné « Grand-Place et Patrimoine Unesco » présente les dispositions destinées à améliorer l’expression commerciale dans le respect des qualités patrimoniales de ce périmètre.
Enquête publique jusqu’au 23 mai 2008.
Concertation le 3 juin 2008.
Contactez Almos Mihaly.

Transformation à Laeken
Bruxelles-Ville : rue Steyls, 77-111. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement (avec rapport d’incidences) pour la démolition d’ateliers d’usine et la transformation du bâtiment de bureau en logement, construire 4 blocs de maisons, un parking souterrain de 68 emplacements, ainsi qu’un commerce de 1 000 m2 avec 51 places de parking à ciel ouvert.
Enquête publique jusqu’au 23 mai 2008.
Concertation le 3 juin 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Il était une fois un RCU
Saint-Josse : modification du règlement communal d’urbanisme adopté provisoirement par le Conseil Communal du 30 avril 2008. Saint-Josse veut adapter son règlement en matière de façades, de toitures plates et de terrasses pour le secteur Horeca.
Enquête publique jusqu’au 12 juin 2008.
Concertation le 20 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

L’assaut des promoteurs
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Demande de permis de lotir visant la construction de maisons unifamiliales à proximité de l’hôpital Erasme.
Enquête publique jusqu’au 21 mai 2008.
Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Les entrées du tunnel de part et d’autre de la plate-forme
multimodale projetée sur le boulevard Léopold III.

Un tunnel routier devant le nouveau siège de l’Otan
Bruxelles-Ville : boulevard Léopold III et rue de la Fusée. Dans le cadre de l’accord de coopération Beliris entre l’État fédéral et la Région bruxelloise, le Service Public Fédéral mobilité et transports demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III, entre le site actuel de l’Otan et la limite régionale.
Enquête publique jusqu’au 6 juin 2008.
Concertation le 17 juin 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Concertations de la semaine

• Villa Parking. Watermael-Boitsfort : rue du Grand Veneur, 2a. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une villa à 4 appartements avec 8 emplacements de parking souterrain. Concertation le 29 mai 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

• Projet en gros. Ixelles : avenue de la Couronne, 330. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un immeuble commercial (1 682 m2). Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction et l’exploitation d’un immeuble avec commerce de gros (2 036 m2), 39 logements et 67 emplacements de parking. Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

• Drève de bruit. Uccle : drève de Lorraine, 25. Dreamplace Foundation demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement paysager du parc de la propriété et pose d’un mur anti-bruit végétalisé. Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Le Plan Pluie se jette à l'eau !

Le Plan Pluie se jette à l’eau !

https://www.ieb.be/1097
22 mai 2008

Ces dernières années, Bruxelles a connu à plusieurs reprises des inondations très importantes.
Consciente du problème, la Région bruxelloise a élaboré un projet de Plan Pluie qui met en place une série de mesures transversales et coordonnées afin de lutter plus efficacement contre les inondations.

La Coordination Senne et Inter-Environnement Bruxelles vous proposent de découvrir ce Plan Pluie (soumis à enquête publique jusqu’au 1er juillet) en compagnie d’Arnaud Pinxteren, chargé de la Politique de l’Eau au cabinet d’Evelyne Huytebroeck, et de membres de Bruxelles Environnement-IBGE.
Rendez-vous le mardi 10 juin à 19h , au Cercle des Régates d’Anderlecht, Quai de Veeweyde, 65.

Participation gratuite mais inscription préalable obligatoire (nombre de places limité) auprès de Delphine Termolle.

Vous pouvez déjà vous préparer à cette séance d’information en téléchargeant la brochure résumée, le projet de plan et le rapport d’incidence environnementale sur le site www.bruxellesenvironnement.be et à participer à l’enquête en ligne http://www.ibgebim.be/soussites/ Enquete/indexFr.htm.


Vivre le Printemps de l'Environnement de l'intérieur

Vivre le Printemps de l’Environnement de l’intérieur

https://www.ieb.be/1100
22 mai 2008

Le Printemps de l’Environnement organisé par le Ministre de l’Energie et du Climat, Paul Magnette, a démarré le mardi 13 mai (www.printempsdelenvironnement.be). Il se veut un « processus participatif, politique et décisionnel » inspiré du Grenelle de l’Environnement français et se donne pour objectif de dégager un consensus sur un certain nombre de mesures phares permettant de s’attaquer aux grands problèmes environnementaux. Les associations environnementales y participent.

Inter-Environnement Bruxelles suit les ateliers concernant le système du tiers-investisseur dans le domaine des énergies renouvelables (contactez Erwan Marjo) et la promotion des transports de personnes alternatifs à la voiture (contactez Claire Scohier).

Pour vous permettre de suivre et partager les débats, Inter-Environnement Wallonie a mis sur pied un blog sur www.aucoeurduprintemps.be.


Un moratoire sur les projets du PDI jusqu'aux élections régionales de 2009 !

Un moratoire sur les projets du PDI jusqu’aux élections régionales de 2009 !

https://www.ieb.be/1101
23 mai 2008

Le Gouvernement bruxellois a eu la bonne idée de vouloir doter sa région d’un Plan de développement international. Le Bral, la CSC/ACV Bruxelles et IEB soutenons cette ambition mais pas son élaboration. Nous voudrions donc que ce plan soit complètement réorienté.

Cette question mérite d’autant plus d’être posée que le PDI se voit doté d’une enveloppe de 100 millions d’euros répartie sur 3 ans dans le récent accord entre la Région et Beliris. L’usage de cette somme importante mérite certainement un débat démocratique.

Les dernières consultations des interlocuteurs sociaux et de la société civile concernant le PDI se sont achevées début mai. Les avis qui y sont émis demeurent cependant peu connus.

Ni vision, ni ambition

Le manque de vision de ce plan entièrement construit sur des indicateurs standardisés plutôt que sur une connaissance fine de la ville, l’ampleur potentielle des incidences pour la vie des Bruxellois s’il devait voir le jour, le manque de clarté sur son encadrement légal, son manque total d’ambition à articuler le développement international de la ville sur ses forces et ses spécificités locales, tout cela nous amène à prendre la parole et interpeller le Gouvernement. Les seuls projets concrets sont en effet des projets de nature immobilière de grande ampleur.

Notre malaise s’est encore agrandi lorsque dans les allées du Mipim de Cannes (Marché international des professionnels de l’immobilier) les représentants du gouvernement présentèrent ce plan, et ses perspectives alléchantes, comme déjà acquis !

Un plan baclé

La logique qui a présidé à l’élaboration de l’ensemble du PDI ne nous satisfait pas davantage : sa confection, trop rapide, par un cabinet de consultants est perçue comme un désaveu de l’ensemble des universités, centres de recherches et administrations bruxellois. Son appellation abusive de plan interpelle l’observateur avisé car le PDI n’en a aucune des caractéristiques essentielles : ni budget précis, ni phasage conséquent, ni coordination, ni encore une fois, concertation élargie. Il s’agit tout au plus d’un catalogue d’intentions, sans statut juridique, mais qui entend pourtant insuffler sa logique à tous les – nombreux – étages de décision bruxellois.

Par le présent communiqué, les trois partenaires de ce front peu commun, qui rassemble le principal syndicat bruxellois et les deux principales fédérations d’habitants, entendent mettre un coup d’arrêt à cette logique, en rappelant que le projet, tel qu’il existe, ne fait pas l’objet d’un accord, ni des interlocuteurs sociaux, ni de la société civile.

Nous pensons qu’il est urgent de nous décoloniser l’imaginaire et de réfléchir à un développement de la ville digne de ce XXIe siècle dans lequel nous semblons avoir tant de peine à entrer. Un développement qui :

Aucune de ces conditions n’est remplie par le PDI.

Dans la plate-forme des Bruxellois, nous avions émis le vœu que l’ensemble de la population soit associée à dessiner l’avenir de leur ville, ce qui nous semble la meilleure manière de développer un véritable projet de ville.

À quelques mois du début de la campagne électorale de 2009, nous demandons au Gouvernement bruxellois de cesser de foncer la tête la première dans un « plan » et la réalisation d’équipements vite et mal pensé et de laisser, au contraire, le débat démocratique auquel donneront lieu ces élections constituer le premier ferment d’une vision globale de la ville, qui soit fondée, y compris dans ses aspects internationaux, sur les besoins de ses travailleurs et habitants. Bruxelles a besoin d’une vision globale de la ville construite sur le débat démocratique.

C’est pourquoi nous demandons au Gouvernement qu’il mette un moratoire sur son Plan de développement international jusqu’aux élections régionales de 2009.

Contacts :

Plus d’infos sur le Plan de développement international de Bruxelles :
www.ieb.be/article/575/


Sauvetage des anciennes poêleries Godin

Sauvetage des anciennes poêleries Godin

https://www.ieb.be/1105
27 mai 2008

Guido Vanderhulst, expert consultant en patrimoine social et industriel, lance un appel pour le classement de l’usine Godin (1858) située à Laeken. Les bâtiments de l’ancienne entreprise coopérative sont menacés par l’installation d’une grande surface. Actuellement la décision de classement est entre les mains du Secrétaire d’État chargé des Monuments et des Sites, Emir Kir. Pour manifester votre soutien, vous pouvez télécharger la note d’intérêt (pdf), ainsi qu’une lettre-type (en doc ou en pdf).

Vue aérienne des anciennes poêleries Godin en 1930 (Guise archive).
A l’avant-plan, le familistère ; à l’arrière, les entrepôts menacés.

L’appel de Guido Vanderhulst :

Je souhaite attirer votre attention et demander votre soutien explicite pour le sauvetage puis la mise en valeur des usines GODIN à Laeken-Bruxelles.

Vous trouverez en pièce jointe, une note succincte et descriptive de l’intérêt de ce patrimoine social et industriel qui dépasse de loin un intérêt local. Vous trouverez également une petite sélection d’illustrations qui devraient indiquer quelque peu la qualité du bien. D’autres documents sont disponibles à mon adresse.

La proposition de classement a été introduite une nouvelle fois en août 2006 au Gouvernement Bruxellois qui détient seul la décision. Mais un promoteur a acquis l’ancienne usine, pour y installer une grande surface et je soupçonne un lobby important actif pour y parvenir.

Si vous le souhaitez, je vous invite à m’envoyer une lettre par laquelle vous me faites savoir votre soutien et la diffusion que vous ferez de cet appel par exemple dans vos publications ou newsletters. Je communiquerai vos avis aux autorités communales et régionales et ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’évolution de ce dossier. Vous pouvez écrire directement au Secrétaire d’Etat au Patrimoine, (Botanic Building - Boulevard Saint-Lazare, 10 - 12ème étage, à 1210 Bruxelles) tout en me communiquant une copie.

Fondateur il y a 25 ans et directeur jusqu’en 2006 de LA FONDERIE, Centre d’histoire économique et social de la Région Bruxelloise, j’ai été particulièrement actif pour le sauvetage réussi du site exceptionnel de TOUR & TAXIS. En plus de La Fonderie, j’ai pu bénéficier de l’appui de la plupart des experts et associations nationales et internationales du patrimoine. Ce soutien a été déterminant. Je suis aussi membre depuis 18 ans de la Commission Royale des monuments et sites au titre du patrimoine industriel et social.

Infos : Guido Vanderhulst, Expert Consultant en patrimoine social et industriel, immobilier, mobilier et immatériel, rue de la Colonne 30 à 1080 Bruxelles, 02/410 70 81, 0477/250 961.


Défis trajets courts

Défis trajets courts

https://www.ieb.be/1112
27 mai 2008

Moins de 5 km ? A pied, à vélo et en transports en commun !

Formez une équipe et délaissez la voiture pendant un mois, du 16 septembre au 16 octobre. Nous calculerons vos économies en termes de pollution, de santé et de coût et offrirons de belles récompenses aux plus méritants.

On peut améliorer la qualité de l’air, rendre la ville plus conviviale, avoir la forme et faire des économies tout en s’amusant : IEB vous engage à relever le Défi Trajets Courts !

Venez à notre séance d’information, le lundi 9 juin à 19h30 au De Markten, rue du Vieux Marché aux Grains, 5, à 1000 Bruxelles.
Contactez Jérôme Matagne.


Inventaire des enquêtes publiques du 29/05/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 29/05/2008

https://www.ieb.be/1130
29 mai 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 29/05/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 29 mai 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 29 mai 2008

https://www.ieb.be/1128
29 mai 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un tunnel routier devant le nouveau siège de l’Otan
Bruxelles-Ville : boulevard Léopold III et rue de la Fusée. Dans le cadre de l’accord de coopération Beliris entre l’État fédéral et la Région bruxelloise, le Service Public Fédéral mobilité et transports demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III, entre le site actuel de l’Otan et la limite régionale.
Enquête publique jusqu’au 6 juin 2008.
Concertation le 17 juin 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Il était une fois un RCU
Saint-Josse : modification du règlement communal d’urbanisme adopté provisoirement par le Conseil Communal du 30 avril 2008. Saint-Josse veut adapter son règlement en matière de façades, de toitures plates et de terrasses pour le secteur Horeca.
Enquête publique jusqu’au 12 juin 2008.
Concertation le 20 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Ernotte : le retour
Ixelles et Watermael-Boitsfort : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. En mars dernier, la SLRB (Société du Logement de la Région bruxelloise) introduisait un projet de 316 logements sociaux et moyens. Celui-ci a reçu un avis favorable sous conditions de la Commission de concertation et un avis minoritaire de la Commune de Watermael-Boitsfort [ Lire l’avis (pdf) ]. Par mesure de précaution face aux nombreuses réactions qu’a suscitées ce dossier (dit « projet Ernotte » ), la SLRB, soutenue par la Secrétaire d’État au Logement Françoise Dupuis, soumet aujourd’hui un « nouveau projet » à l’enquête publique. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements (234 logements sociaux et 82 logements moyens répartis dans 9 modules distincts), la création de voirie et de 117 emplacements de parking en voirie et 82 emplacements en sous-sol et l’exploitation d’installations de combustion.
Enquête publique jusqu’au 24 juin 2008.
Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 juin 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

L’OTAN s’offre un nouveau siège
Bruxelles-Ville : rues de la Fusée, 70-90, Arthur Maess et chaussée de Haecht. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement dans le cadre de la phase I de la construction du nouveau siège permanent de l’OTAN. L’enquête porte sur la construction de 205 472 m2 hors-sol et sur l’exploitation de nouvelles installations dont 3 333 emplacements de parking.
Enquête jusqu’au 8 juin 2008.
Concertation le 17 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Concertations de la semaine

• Nouvelle vague à l’avenue du Port. Bruxelles-Ville : avenue du Port. Demande d’un permis d’urbanisme pour le réaménagement complet de la voirie. Concertation le 3 juin 2008. Contactez Jérôme Matagne.

• Des bureaux à la petite ceinture. Bruxelles-Ville : boulevard d’Ypres, 41, et à la place Sainctelette, 13-15. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation et la démolition-reconstruction de 2 immeubles de bureaux formant l’angle du boulevard d’Ypres et de la place Sainctelette. Concertation le 3 juin 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Commerce à la hauteur du patrimoine. Bruxelles-Ville : le projet de règlement communal d’urbanisme zoné « Grand-Place et Patrimoine Unesco » présente les dispositions destinées à améliorer l’expression commerciale dans le respect des qualités patrimoniales de ce périmètre. Concertation le 3 juin 2008.
Contactez Almos Mihaly.

• Transformation à Laeken. Bruxelles-Ville : rue Steyls, 77-111. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement (avec rapport d’incidences) pour la démolition d’ateliers d’usine et la transformation du bâtiment de bureau en logement, construire 4 blocs de maisons, un parking souterrain de 68 emplacements, ainsi qu’un commerce de 1 000 m2 avec 51 places de parking à ciel ouvert. Concertation le 3 juin 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Projet en gros. Ixelles : avenue de la Couronne, 330. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un immeuble commercial (1 682 m2). Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction et l’exploitation d’un immeuble avec commerce de gros (2 036 m2), 39 logements et 67 emplacements de parking. Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

• Drève de bruit. Uccle : drève de Lorraine, 25. Dreamplace Foundation demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement paysager du parc de la propriété et pose d’un mur anti-bruit végétalisé. Concertation le 4 juin 2008.
Contactez Delphine Termolle.

• L’assaut des promoteurs. Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Demande de permis de lotir en 75 lots, visant la construction de maisons unifamiliales à proximité de l’hôpital Erasme. Concertation le 4 juin 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Chaudron’s war (Episode II) . Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet. Demande de permis de lotir. Le projet prévoit la construction de 1 750 logements. L’enquête porte sur le projet de cahier des charges pour la future étude d’incidences. Concertation le 4 juin 2008. Contactez Pierre Meynaert.

Résultats de concertations

• Après Heron, l’îlot 24 refait (grande) surface. Ixelles : rues des Chevaliers, de Stassart, des Drapiers et avenue de la Toison d’Or. Projet de plan particulier d’affectation du sol de la Commune d’Ixelles pour l’ « îlot 24 » (où s’est inscrit le projet de Heron Plaza).
La commission de concertation sollicite l’avis de la Ville de Bruxelles, de l’AED et de la STIB.
[ Lire l’avis (pdf) ]

• Ambassade de Mongolie. Forest : avenue Besme, 18. Permis d’urbanisme (régularisation) pour la construction d’une véranda sur le côté de l’ambassade de Mongolie. Avis défavorable de la Commission de concertation et avis minoritaire favorable sous conditions des représentants de la Commune.
[ Lire l’avis (pdf) ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Péage à Arts-Loi : les voitures passent mais pas à n’importe quel prix

Péage à Arts-Loi : les voitures passent mais pas à n’importe quel prix

https://www.ieb.be/2736
30 mai 2008

Article paru dans Bruxelles en Mouvements n°205 — 30 mai 2008.


Neerpede : un projet saucissonné pour des incidences maximales ?

Neerpede : un projet saucissonné pour des incidences maximales ?

https://www.ieb.be/1131
2 juin 2008

Le 4 juin, le dossier Neerpede doit être traité par la commission de concertation d’Anderlecht. Les associations Inter-Environnement, BRAL et « Neerpede vivra » réclament :

  1. Que la Commune et la Région prennent leurs responsabilités et attendent la finalisation du PPAS (Plan Particulier d’Affectation du Sol).
  2. Le fusionnement des projets de lotissement « rue du Chaudron » et « Erasme ». En d’autres mots, qu’une seule étude d’incidences soit organisée pour l’entièreté du projet.

Simulation réalisée à partir des deux projets de lotissement Chaudron et Erasme par Steven De Ridder de l’asbl Neerpede Blijft !

Ce mercredi 4 juin, la commission de concertation d’Anderlecht doit prendre position sur deux dossiers très importants : le projet de lotissement « rue du Chaudron » et le cahier des charge de l’étude d’incidences pour le projet de lotissement « Erasme » .

L’enjeu : construire des logements sur des terrains cultivés en face de l’hôpital Erasme. Cette décision ne plait pas à tout le monde mais reste néanmoins légale. Ces terrains sont, en effet, situés en zone d’habitat résidentiel.

La technique du saucissonnage ?

Sur une carte, on constate rapidement qu’il s’agit en réalité d’un seul lotissement scindé en deux parties. Saucissonner un projet en plusieurs morceaux n’est pas très cohérent. Dans ce cas-ci, le motif est évident : une étude d’incidences n’est pas exigée pour des petits lotissements tels que celui de la rue du Chaudron. En faisant passer le projet de permis de la rue du Chaudron rapidement et en obtenant le permis, le promoteur évitera de se soumettre au futur PPAS auquel la commune travaille d’arrache-pied pour l’entièreté de la zone.

La technique est connue. On a pu constater le même genre de pratique dans d’autres dossiers tels que la Cité Administrative de l’Etat et Tour et Taxis, pour lesquelles, le propriétaire demande un permis – pour diverses raisons- avant que le PPAS ne soit achevé.

Qu’en pense la CRD ?

En ce qui concerne le dossier Nerpede, rappelons les commentaires de la Commission Régionale de Développement dans son rapport du 12 février 2008. Composée de spécialistes dans différents domaines, la commission approuve l’établissement d’un PPAS et exhorte la commune d’attendre les résultats de l’étude du PPAS avant de statuer sur les éventuelles demandes de permis de lotir.

Des logements sociaux repoussés à la marge ?

Ces deux projets de lotissement ne clôturent pas les débats. Après négociation avec les promoteurs, Madame Dupuis a obtenu de pouvoir construire « ses » logements sociaux sur une partie du terrain « Erasme » . Les logements sociaux sont donc relégués dans un coin du site alors que le bon sens prônerait plutôt un éparpillement sur l’ensemble du site, assurant une meilleure mixité. Ce projet, qui fera par ailleurs également l’objet d’un demande de permis, requérant un(e) énième rapport (ou étude) d’incidences séparé(e), ne sera bien entendu pas pris en compte dans les demandes de permis discutées ce 4 juin.

Sans compter qu’un quatrième morceau de la zone doit encore faire l’objet d’une expropriation. De cela, résultera un quatrième projet comportant éventuellement un nouveau rapport d’incidences.

Enfin, comme prévu initialement dans le projet de 2005, l’on risque de voir une nouvelle demande de permis de lotir introduite dans les temps à venir pour la zone de parking « Erasme » adjacente au site.

Une recette éprouvée

Ce saucissonnage classique des dossiers est un exemple typique à ne pas suivre, certainement pour un projet d’une telle ampleur.

Ce dépeçage du Pajottenland breughélien est inadmissible et ce d’autant plus qu’il se fait avec la complicité de la Secrétaire d’État de l’urbanisme et du logement, qui choisit ici clairement sa casquette de « madame 5 000 logements » .

Nous demandons par conséquent :

  1. que la commune que la Région prennent leurs responsabilités et attendent le PPAS.
  2. la fusion des projets de lotissement « Chaudron » et « Erasme » en une seule étude d’incidences pour l’entièreté du projet.

Nous espérons que la commission de concertation prendra une sage décision.

Contacts :


Tunnel « Otan » : un tunnel pour alimenter Zaventem. Quel intérêt pour les Bruxellois ?

Tunnel « Otan » : un tunnel pour alimenter Zaventem. Quel intérêt pour les Bruxellois ?

https://www.ieb.be/1135
4 juin 2008

Le projet de réaménagement du boulevard Léopold III entre le site actuel de l’OTAN et la limite régionale est à l’enquête publique jusqu’au 6 juin 2008. La Commission de concertation est fixée au 17 juin. Le demandeur est le SPF Mobilité et Transport, soit l’État fédéral.

1. DESCRIPTION DU PROJET

Le projet initial du SPF Mobilité et Transport prévoyait un tunnel devant l’entrée du nouveau site de l’OTAN et un pôle intermodal sur la couverture du tunnel. Ce pôle devait accueillir un arrêt combiné tram/bus.

Suite à l’étude d’incidences menée par ARIES, le projet a été légèrement modifié.

1.1. Prolongation du tram jusqu’à la limite régionale

Le projet de réaménagement prévoit le prolongement du tram depuis le carrefour Bordet jusqu’à la frontière régionale . Son prolongement vers l’aéroport est envisagé mais ne fait pas actuellement partie de la demande de permis.

Le tram s’implante sur la berme centrale du boulevard jusqu’au nouveau siège de l’OTAN. De là, il se place sur le côté nord du boulevard en direction de Diegem . Trois arrêts sont prévus : devant le siège actuel de l’OTAN, devant le futur siège et à la limite de la frontière régionale.

Le « pôle » intermodal tram/bus/taxis est placé sur la couverture du tunnel.

1.2. Le tunnel routier

Le cœur du projet réside dans la construction d’un tunnel 2x2 bandes pour le trafic de transit devant le futur siège de l’OTAN. La largeur des bandes est réduite par rapport à la situation actuelle (3,25 m au lieu de 3,80 m). Des limitations de vitesse sont prévues pour réduire la vitesse de 120 à 90 km/h puis à 70 km/h avant d’entrer dans le tunnel, alors que le 70km/h est la vitesse maximum autorisée en ville depuis l’entrée dans la Région . À sa sortie, vers la ville, le 50 km/h sera obligatoire.

La justification de cette infrastructure est de conserver la fluidité du trafic de transit et celle du trafic à destination de l’OTAN et des entreprises riveraines en évitant les recoupements entre les voiries latérales, le tram et le boulevard Léopold III. C’est le principe de la séparation des circulations issu de l’urbanisme des années soixante.

1.3. Les autres modes de déplacement

Des pistes cyclables bidirectionnelles et des trottoirs de 1,5 m de large – minimum syndical prévu par le Règlement régional d’urbanisme – sont prévus de part et d’autre du boulevard.

2. ANALYSE DES ASSOCIATIONS

Ce projet est déjà passé en concertation (pour le cahier de charges de l’étude d’incidences) le 31 octobre 2006. Les associations étaient intervenues sur base du fait

Ces observations restent d’actualité.

2.1. Le tunnel et le boulevard Léopold III ne sont pas des aménagements volontaristes pour réduire la circulation routière

Le projet augmente la capacité routière du boulevard Léopold III alors que les dispositifs politiques et juridiques régionaux imposent d’adopter des mesures volontaristes de réduction des flux pour répondre aux défis environnementaux, éviter la congestion totale du réseau routier bruxellois et dès lors, assurer une qualité de vie aux habitants. Les options en matière d’aménagement routier retenues dans les années 1990, consistant à ne pas aménager de tunnels en entrée de ville de manière à ne pas favoriser les flux entrants, source de congestion supplémentaire, allaient, elles, dans ce sens. Le projet est une vraie régression au regard de cette politique.

Cette capacité routière est matérialisée par le tunnel, destiné à éviter que le trafic de transit entrant soit ralenti par les véhicules traversant la chaussée vers le nouveau siège de l’OTAN, et par l’aspect autoroutier du boulevard :

Le projet de tunnel et de réaménagement du boulevard est donc contraire :

L’étude d’incidences se base sur la mise en oeuvre du RER (annoncé pour 2016) pour valider les options du projet et implore la mise en oeuvre des mesures « volontaristes » prévue par le plan IRIS 2 – sur lequel il n’y a pas d’accord politique tant le volontarisme régional en la matière est significatif. C’est bien la preuve implicite que le chargé d’études ne croit pas dans ces options de tunnel et de gabarits autoroutiers.

Conséquence : le trafic entrant abouti directement au carrefour Bordet qui doit l’absorber et le répartir dans les quartiers. C’est déjà trop loin dans la ville pour réduire la pression automobile. Il faut le faire à l’entrée de la Région. Ce carrefour – faisant aussi l’objet d’études de réaménagement – sera, dans un avenir proche, un lieu d’échange pour les trams venant du boulevard Wahis, de l’avenue Bordet et du dépôt de Haren situé à proximité. On peut imaginer les « conflits » entre les trams et le flux de voitures à la pointe du matin. L’administration nous fera-t-elle à nouveau le coup du tunnel dans l’axe du boulevard à Bordet ? Une simple solution de surface filtrant le trafic de transit devant l’entrée du nouveau siège de l’OTAN et à l’entrée de la Région permettrait de soulager le reste du réseau routier et Bordet en particulier.

L’alternative 0 (sans tunnel) a été envisagée par le chargé d’études mais les résultats des simulations en regard des exigences de mobilité formulées par l’administration(fluidité du trafic avec scénarii tendanciel et volontariste) ont écarté cette hypothèse de travail. Les associations y voient, encore une fois, une politique régionale qui refuse de s’attaquer aux racines de la congestion alors que le Bureau du Plan vient de publier une étude qui ne fait que confirmer qu’à politique inchangée, la « mobilité individuelle » entraînera d’ici 2030 une congestion totale du réseau.

2.2. La concurrence tram-voiture est défavorable au transport en commun

L’implantation du tram sur la berme centrale ne conduit pas au transfert modal : on accumule les capacités de transport, on ne les substitue pas (voir l’exemple du viaduc Demey autoroutier et métro à Auderghem). La proportion de fonctionnaires européens utilisant leur voiture est passée de 30 à 70 % depuis l’installation des services du Berlaymont à Beaulieu en raison de l’excellente accessibilité routière du site alors que la station de métro Beaulieu est toute proche.

La prolongation de la ligne de tram aux confins de la Région doit s’accompagner d’une réduction de la capacité de flux routier pour que le transfert modal puisse être effectif et rejoindre les objectifs définis au PRD, au Plan IRIS 2, par les accords internationaux...

2.3. Le réaménagement coûteux est surtout destiné à desservir la Flandre

Financé par Beliris, ce projet vise autant à « sécuriser » l’entrée de l’OTAN qu’à faciliter la desserte des zonings économiques autour de l’aéroport dans l’esprit du plan START (compenser la perte d’emplois liée au départ de DHL et développer Zaventem comme pôle de 200 000 emplois en Flandre). Pour rappel, Beliris finance des infrastructures à Bruxelles pour que cette dernière puisse assurer son rôle de capitale nationale et internationale. De cette manière, Beliris finance des infrastructures utiles aux navetteurs et à la Flandre avec un accès privilégié vers la zone économique de l’aéroport.

L’ensemble de l’infrastructure coûte 30 millions d’euros, augmentés de 2 millions pour les rails de tram. Cet investissement représente à peu de chose près l’équivalent du montant avancé par la seule Région de Bruxelles-Capitale pour les contrats de quartier en 2007 ou l’équivalent d’au moins deux contrats de quartier.

Bruxelles n’a pas d’intérêts à devoir payer pour l’entretien d’une telle infrastructure au profit de la Région flamande et à favoriser le trafic de transit sur ses routes au détriment de la qualité de vie de ses quartiers.

2.4. La place réduite accordée aux usagers doux

Au vu de la largeur absolue du boulevard, la place des modes doux de déplacement est étonnamment faible, ce qui montre la disposition transport lourd et motorisé du projet : la largeur des trottoirs de 1,5 m est le minimum imposé par le Règlement régional d’urbanisme.

Le franchissement du boulevard se fait à deux endroits : au niveau du siège actuel de l’OTAN et au pôle intermodal, ce qui est trop peu. L’étude d’incidences préconisait même l’ajout d’une passerelle, bien dans l’esprit des Sixties de la séparation des circulations (non reprise dans la demande de permis d’urbanisme).

2.5. La destruction du patrimoine paysager et semi-naturel

Le projet prévoit la destruction de l’ensemble des plantations pour en replanter d’autres. Il s’agit d’un véritable gâchis avec une perte de biodiversité à la clef. L’aménagement actuel offre un paysage de boulevard urbain très particulier et intéressant.

CONCLUSIONS

Ce tunnel n’est pas un choix bruxellois mais la promesse faite par le Premier ministre de l’époque, Jean-Luc Dehaene, à l’OTAN. Les Bruxellois l’exécutent docilement en y consacrant 30 millions d’euros.

Corollaire de cette décision, le tunnel et l’aménagement de la chaussée augmentent la capacité routière du boulevard Léopold III alors que les décisions et plans exigent de faire le contraire.

Rien ne change par rapport à la situation existante : on reporte la charge voiture sur les tronçons urbains du boulevard Léopold III alors que c’est l’occasion de repenser cette entrée de ville en adéquation avec les plans et décisions politiques.

La mise en œuvre des mesures d’accompagnement du RER élaborées depuis 2003 doit être une priorité absolue. Les montants dégagés par Beliris pour la réalisation du tunnel devraient être utilisés pour ces mesures d’accompagnement.

Ce projet sert les intérêts de la Flandre car la majorité du personnel OTAN habite dans le sud-est de Bruxelles. Le tunnel ne lui est pas utile puisqu’il suffit d’arrêter le temps nécessaire le trafic entrant par un carrefour à feux pour permettre le tourne à gauche sans encombre depuis le carrefour Bordet.

Le saucissonnage du réaménagement du boulevard Léopold III (dissociation entre le carrefour Bordet et le reste du boulevard) entraîne une perte de cohérence dans les aménagements et la gestion du trafic sur cet axe.

C’est à la frontière régionale qu’il faut arrêter la circulation pénétrante dans Bruxelles, pas à Bordet ou à Wahis. Il faut un carrefour à feux au niveau de l’Harenweg. Ce carrefour permettrait de désenclaver le quartier pour les habitants et donnerait un signal clair, en conformité avec le PRD.

Le PRD demande une porte de ville. C’est l’occasion d’en faire une digne de ce nom à cet endroit, en attendant le péage...

En 1990, la Région, sous la houlette du Ministre-Président Charles Picqué, avait lancé un appel à projets pour créer des portes de Bruxelles qui devaient répondre à trois objectifs : « matérialiser les limites de Bruxelles et donc du territoire à densifier pour qu’il retrouve son caractère spécifiquement urbain [...], diminuer la pression automobile, l’un des facteurs de fuite de la ville ; il convient pour ce faire de réduire la vitesse, la part d’emprise au sol réservée à l’auto par rapport aux autres moyens de déplacement, et aussi, de diminuer le nombre d’autos entrantes [...] Enfin, ces portes doivent donner une image engageante de la ville et inciter à venir y vivre, pour contribuer au repeuplement de Bruxelles, facteur obligé de survie financière de la Région » [1]. Où sont passés ces objectifs liés aux portes de ville ? Le tunnel, s’il est accepté, illustrera immanquablement l’échec de la Région à se positionner comme acteur volontariste dans ce dossier.

Avenue de la Foresterie à Watermael-Boitsfort :
le bon exemple de la matérialisation
d’une porte de ville.

L’ARAU, IEB et Wolu-Inter-Quartiers font une contre-proposition : l’aménagement du boulevard Léopold III en véritable boulevard urbain sur le modèle de ce qui s’est fait au boulevard du Souverain avec un site propre pour les trams, des pistes cyclables et des trottoirs confortables et une réduction du nombre de bandes de circulation. Un rond-point est aménagé devant le nouveau siège de l’OTAN. Cet aménagement a l’avantage :

Pour toutes informations complémentaires, veuillez contacter

_


[1] Ville et Habitants , mars 1991, p. 10.


Inventaire des enquêtes publiques du 04/06/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 04/06/2008

https://www.ieb.be/1139
5 juin 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 04/06/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 5 juin 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 5 juin 2008

https://www.ieb.be/1140
5 juin 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un tunnel routier devant le nouveau siège de l’Otan
Bruxelles-Ville : boulevard Léopold III et rue de la Fusée. Dans le cadre de l’accord de coopération Beliris entre l’État fédéral et la Région bruxelloise, le Service Public Fédéral mobilité et transports demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III, entre le site actuel de l’Otan et la limite régionale.
Enquête publique jusqu’au 6 juin 2008.
Concertation le 17 juin 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Il était une fois un RCU
Saint-Josse : modification du règlement communal d’urbanisme adopté provisoirement par le Conseil Communal du 30 avril 2008. Saint-Josse veut adapter son règlement en matière de façades, de toitures plates et de terrasses pour le secteur Horeca.
Enquête publique jusqu’au 12 juin 2008.
Concertation le 20 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Ernotte : le retour
Ixelles et Watermael-Boitsfort : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. En mars dernier, la SLRB (Société du Logement de la Région bruxelloise) introduisait un projet de 316 logements sociaux et moyens. Celui-ci a reçu un avis favorable sous conditions de la Commission de concertation et un avis minoritaire de la Commune de Watermael-Boitsfort [ Lire l’avis (pdf) ]. Par mesure de précaution face aux nombreuses réactions qu’a suscitées ce dossier (dit « projet Ernotte » ), la SLRB, soutenue par la Secrétaire d’État au Logement Françoise Dupuis, soumet aujourd’hui un « nouveau projet » à l’enquête publique. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements (234 logements sociaux et 82 logements moyens répartis dans 9 modules distincts), la création de voirie et de 117 emplacements de parking en voirie et 82 emplacements en sous-sol et l’exploitation d’installations de combustion.
Enquête publique jusqu’au 24 juin 2008.
Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 juin 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

L’OTAN s’offre un nouveau siège
Bruxelles-Ville : rues de la Fusée, 70-90, Arthur Maes et chaussée de Haecht. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement dans le cadre de la phase I de la construction du nouveau siège permanent de l’OTAN. L’enquête porte sur la construction de 205 472 m2 hors-sol et sur l’exploitation de nouvelles installations dont 3 333 emplacements de parking.
Enquête jusqu’au 8 juin 2008.
Concertation le 17 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Résultats de concertations

• Des bureaux à la petite ceinture. Bruxelles-Ville : boulevard d’Ypres, 41, et à la place Sainctelette, 13-15. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation et la démolition-reconstruction de 2 immeubles de bureaux formant l’angle du boulevard d’Ypres et de la place Sainctelette. Avis reporté pour présentation d’une variante de façades. [ Lire l’avis ]

• Transformation à Laeken. Bruxelles-Ville : rue Steyls, 77-111. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement (avec rapport d’incidences) pour la démolition d’ateliers d’usine et la transformation du bâtiment de bureau en logement, construire 4 blocs de maisons, un parking souterrain de 68 emplacements, ainsi qu’un commerce de 1 000 m2 avec 51 places de parking à ciel ouvert. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Plan Pluie : votre avis nous intéresse

Plan Pluie : votre avis nous intéresse

https://www.ieb.be/1141
5 juin 2008

Dans le cadre de sa participation au Conseil Régional de l’Environnement, Inter-Environnement Bruxelles est amené à émettre son avis sur le Plan Pluie, à l’enquête publique jusqu’au 1er juillet.

Nous préparons une note reprenant les questions, revendications et attentes des habitants concernant ce plan. Toutes vos remarques sont les bienvenues.
Nous pourrons ainsi prendre une position reflétant l’avis des habitants.

Contactez Erwan Marjo.

Le Plan Pluie se jette à l’eau !

Ces dernières années, Bruxelles a connu à plusieurs reprises des inondations très importantes (16 inondations en 12 ans ont été reconnues comme des calamités).

Consciente du problème, la Région bruxelloise a élaboré un projet de Plan Pluie, le « Plan de prévention des inondations à Bruxelles » , qui, pour la première fois, met en place une série de mesures transversales et coordonnées afin de lutter plus efficacement contre les inondations.
A l’initiative d’Evelyne Huytebroeck, Ministre bruxelloise en charge de la Politique de l’Eau, ce projet de plan a été approuvé par le Gouvernement. Il est soumis à l’enquête publique jusqu’au 1er juillet 2007.

Nous vous invitons à télécharger la brochure résumée, le projet de plan et le rapport d’incidence environnementale sur le site de l’administration régionale www.bruxellesenvironnement.be et à participer à l’enquête en ligne www.ibgebim.be/soussites/Enquete/indexFr.htm.


De la rénovation urbaine aux contrats de quartier

De la rénovation urbaine aux contrats de quartier

https://www.ieb.be/1154
10 juin 2008

Lancés il y a 15 ans, les contrats de quartier ont pour but de réparer la ville dans ses parties fragilisées. 44 contrats ont été conclus entre la Région bruxelloise et 10 communes. Après les antécédents laborieux de la rénovation urbaine limitée au cadre bâti, l’approche des contrats de quartier a misé sur la transversalité pour tenir compte d’une pluralité d’acteurs et de matières qui influent sur l’amélioration des quartiers en difficulté. Ce dossier examine les différentes facettes de cette politique de revitalisation au regard des objectifs de cohésion sociale et de la participation des habitants.

- Des îlots à la dérive aux quartiers à revitaliser
- Pour une approche globale des quartiers
- Revitalisation urbaine mais encore ?
- Conclusions : un outil à optimaliser

Urbanisme
- L’éco-quartier d’EVA Lanxmeer aux Pays-Bas
- Tour et Taxis : vers un quartier « zéro émission » ?
- Le p’tit dernier pour la Rouppe !

Mobilité
- Dix-neuf communes et une ordonnance stationnement : on y est presque !
- Un parking souterrain près du parvis de Saint-Gilles ?

Environnement
- 4Biofuel out ! Et maintenant ?

Éditorial
- De l’art de la répartie

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air à Bruxelles.


Projet de PPAS Toison d'Or : après le dialogue de sourds, le récapitulatif des demandes de révision des associations

Projet de PPAS Toison d’Or : après le dialogue de sourds, le récapitulatif des demandes de révision des associations

https://www.ieb.be/1144
11 juin 2008

L'Arau, IEB, Place Louise et XL-Nord ont conjointement réaffirmé leurs points de vue dans le cadre du projet de PPAS de l'îlot 24 porté par la commune d'Ixelles. Dans l'attente de la remise d'avis de la commission de concertation, les revendications des associations portent essentiellement sur : - une réduction des gabarits autorisés en front d'avenue ; - une diminution des surfaces commerciales au profit des boutiques spécialisées ; - un minimum de 30% de logements en front d'avenue ; - une limitation stricte des emplacements de parking et aires de déchargement.

L’ARAU, IEB, PLACE LOUISE, XL Nord ont participé conjointement à Ixelles à la réunion de la Commission de concertation du 7 mai dans le cadre de l’enquête publique relative au projet de PPAS de l’îlot 24, dit également PPAS Toison d’Or. Le compte rendu de cette réunion se trouve en annexe. Il a été envoyé à la Commune le 22 mai 2008.

Face à l’incertitude quant aux éléments que la Commune voudra bien retenir de la commission de concertation, les associations soussignées tiennent à rappeler ce jour les aspects suivants :

1. Le consensus des réclamants au sujet du caractère excessif des gabarits

Lors de la réunion publique du 9 avril 2008 et de la réunion de la Commission de concertation, un des principaux griefs soulevés par les riverains et les associations réside dans la question des gabarits excessifs du projet surtout du côté de la rue capitaine Crespel.

Lors de la Commission de concertation, face à la demande réitérée d’un riverain d’obtenir une réponse de l’auteur de projet du PPAS quant à ce point, le public a pu assister à un spécimen particulièrement caractérisé du « dialogue de sourds » . Le riverain demandait de quelle hauteur il était concrètement question en mètres, l’auteur de projet se lança alors dans des considérations abstraites sur les normes de conventions graphiques. Il expliqua en clôture de son intervention que le gabarit maximum autorisable par un PPAS concerne le bâtiment, toiture comprise. Par exemple, a déclaré le chargé d’études, si on se réfère au précédent projet dit « Heron Plazza » (qui avait fait l’objet d’un consensus en avril 2002), la coupole serait bien entendue comprise dans le volume autorisable.

C’est risible car le projet en question présentait un rez + 5 alors que le gabarit maximum autorisable par le projet de PPAS est en réalité de 41 mètres. On imagine mal les promoteurs surmonter leur tour d’une coupole ou d’un toit à versants.

La Commune a clairement fait état de son intention de permettre à cet endroit l’érection d’une tour comme pendant à la tour de l’hôtel Hilton.

Les associations soussignées s’opposent à ce dessein, qui trahit la volonté des riverains et qui présente un gabarit propre à écraser les bâtiments situés à l’arrière du site, à porter ombre sur les jardins, comme le craignait précisément l’intervenant et à écraser visuellement les bâtiments situés à l’angle de la rue Capitaine Crespel.

2. Le Schéma de Développement Commercial de la Région de Bruxelles-Capitale préconise des « petits centres commerciaux bien intégrés au tissu urbain » et non des mega stores

Le Schéma de développement commercial de la Région de Bruxelles-Capitale, document secret sur base duquel pourtant des décisions sont légitimées, préconise pour le haut de la ville de « veiller au maintien de la spécialisation du pôle Louise (enseignes moyen-haut de gamme) et du pôle du boulevard de Waterloo (luxe). Le renforcement de cette zone se fera via des opérations de restructuration de l’espace existant (aménagement et sécurisation) et via le développement de projets de centres commerciaux de petite taille ouverts et bien intégrés dans le tissu commercial existant » .

Or, le projet de PPAS propose minimum 4 cellules commerciales au rez-de-chaussée à front de l’avenue de la Toison d’or qui pourront s’étendre sur trois niveaux : rez, sous-sol et premier étage sur une profondeur de 91 mètres à l’intérieur de l’îlot, soit des superficies de l’ordre de 3 000 m².

De telles superficies sont généralement destinées à des grands commerces spécialisés 100% textile ou d’articles de sport qui ne respectent pas les dispositions du Schéma de développement commercial car elles ne sont pas compatibles avec le tissu commercial environnant.

Certaines enseignes cherchent à s’implanter dans le haut de la ville, attirées par son prestige sans se soucier du fait qu’elles vont cannibaliser ce prestige. La volonté d’implanter un complexe de cinémas a été à l’origine de la destruction de l’îlot, erreur historique et politique, puisque le projet Heron City était soutenu à l’époque par la Commune d’Ixelles. De projet en projet, le total de superficies commerciales projeté n’a cessé de croître, de 5 000 m² dans les premiers projets à 14 250 m² proposés aujourd’hui par un projet de PPAS, c’est-à-dire par les pouvoirs publics !

Il est au contraire de la responsabilité des pouvoirs publics de maintenir une certaine forme d’équilibre et, en l’espèce, de protéger la spécificité commerciale du haut de la ville qui est axée sur le format « boutique » . Ainsi, le projet Heron Plazza présenté par les architectes Farber et Birkye en 2005 proposait 2 000 m² de commerces modulables et respectueux du parcellaire d’origine et 2 700 m² d’espaces culturels.

3. Le maintien du logement à front de l’avenue de la Toison d’Or

Le projet de PPAS prévoit un seuil minimal de 1 800 m² de logements à front de l’avenue de la Toison d’Or et réserve le redéploiement de cette fonction vers l’arrière de l’îlot.

La commission de concertation a pu entendre un curieux plaidoyer de certains représentants du monde économique, selon lequel « il faut être fou pour habiter l’avenue de la Toison d’or » et suggérant de se battre plutôt pour le retour du logement dans l’immeuble que la STIB prétend quitter un peu plus haut.

Où est la cohérence de ce propos ? Il y a toujours eu du logement à front de l’avenue de la Toison d’Or. La présence d’hôtels démontre qu’il est envisageable d’y dormir. Pourquoi des logements dans l’immeuble de la STIB et pas 200 mètres plus bas ?

Les associations signataires demandent l’introduction d’un seuil minimum d’un tiers de logements à front de la Toison d’Or dans le PPAS.

4. La question de la maîtrise du nombre de places de parkings dans le projet

De nombreux riverains se sont inquiétés lors de la réunion publique et lors de la Commission de concertation du nombre de places de parkings prévisibles considérant le nombre de m² constructibles. Ils s’inquiètent de la saturation prévisible de la voirie considérant une situation actuelle déjà pénible et de la question de la comptabilité de ce parking avec l’habitat. En fin de réunion, l’auteur du projet de PPAS, a répondu à un riverain qu’il était incapable de donner une estimation quant au flux de circulation de livraison généré par la surdensification proposée par le projet de PPAS.

Rappelons que le Parking des Deux Portes se trouve juste en dessous de l’avenue et qu’il comporte 923 places. Une enquête récente montre que ce parking est sous utilisé. Le quartier est de plus excellemment desservi par les transports en commun puisqu’il se trouve à l’intersection d’une ligne de tram et d’une ligne de métro.

Les megastores constituent une menace à cet égard car ils fonctionnent avec de grands parkings.

La Commune n’a pas confirmé son intention d’éviter une étude d’incidences globale sur le projet de PPAS.

Aucune réponse satisfaisante n’a été apportée sur ce point par les pouvoirs publics. Il faut donc une étude d’incidences qui examinera les flux potentiels.

Conclusion

L’ARAU, IEB, PLACE LOUISE et XL-Nord demandent :

Pour toutes informations complémentaires, veuillez contacter

Annexe

Synthèse des propos des participants à la Commission de concertation d’Ixelles concernant le PPAS îlot 24 (Toison d’Or), le 7 mai 2008
(pdf).


Soirée d'information sur le Plan fédéral de développement durable 2009-2012

Soirée d’information sur le Plan fédéral de développement durable 2009-2012

https://www.ieb.be/1146
11 juin 2008

Pour vous permettre de réagir à ce document politique présentant les différents objectifs et moyens opérationnels destinés à faciliter la transition vers un développement durable en Belgique, Inter-Environnement Bruxelles organise une soirée d’information le mardi 24 juin à 20 h dans les locaux d’IEB au 165, rue du Midi, à 1000 Bruxelles. Un représentant du SPP Développement durable viendra dresser le cadre et les objectifs généraux du Plan. Pour faire œuvre de transversalité, IEB apportera un éclairage particulier sur les mesures liées à la mobilité et au changement climatique en tentant de les mettre en relation avec les discussions en cours dans le cadre du Printemps de l’Environnement et les enjeux en Région bruxelloise.

L’avant-projet, qui comprend 23 propositions d’action, est disponible sur le site www.plan2009.be. Tous les citoyens peuvent réagir jusqu’au 30 juin 2008.

Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un Résumé du Plan fédéral de développement durable 2009-2012, disponible en téléchargement sur notre site.

Inscription à la soirée d’information souhaitée. Contactez Claire Scohier.


Moins de 5 km ? A pied, à vélo ou en transports en commun !

Moins de 5 km ? A pied, à vélo ou en transports en commun !

https://www.ieb.be/1147
11 juin 2008

IEB et le BRAL recherchent des équipes bruxelloises prêtes à délaisser au maximum la voiture pour les trajets de moins de 5 kilomètres.

A Bruxelles, 65% des déplacements concernent des distances de moins de cinq kilomètres et 25% moins d’un kilomètre. Ces trajets peuvent facilement être parcourus à pied, à vélo ou en transports publics. En relevant le « Défi Trajets Courts » , vous pouvez améliorer la qualité de l’air, rendre la ville plus conviviale, avoir la forme et faire des économies tout en vous amusant !

Participer est très simple : un groupe de personnes au sein de votre association, de votre club, de votre travail ou de votre comité forme une équipe qui s’engage à délaisser au maximum la voiture durant la période du défi, du 16 septembre au 16 octobre 2008 . Chaque équipe désigne un Capitaine qui entretiendra la motivation de ses coéquipiers.

Tous les petits trajets sont valables : pour aller au club de sport, au travail, faire du shopping, chercher les enfants à l’école et même pendant le temps libre.

Durant le défi, les participants comptabiliseront leurs kilomètres parcourus sans voiture dans un livre de bord ou sur le site Internet www.trajetscourts.be. Le site interactif donnera les statistiques de chaque participant afin de pouvoir comparer les efforts et entretenir sa motivation.

A la fin de la campagne, nous comptabiliserons les totaux de CO2, de NO2 et de particules fines économisés, les calories brûlées ainsi que l’argent épargné.

Evidemment, vous serez récompensés : des cadeaux utiles pour vous encourager (abonnements STIB d’un mois, gilets fluos, carte des itinéraires cyclistes...) et de beaux prix pour les plus méritants.

Sans plus attendre, formez une équipe autour de vous et relevez le « Défi Trajets Courts » ! Vous trouverez toutes les informations nécessaires et le formulaire d’inscription sur notre site www.trajetscourts.be.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 12 juin 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 12 juin 2008

https://www.ieb.be/1148
11 juin 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Il était une fois un RCU
Saint-Josse : modification du règlement communal d’urbanisme adopté provisoirement par le Conseil Communal du 30 avril 2008. Saint-Josse veut adapter son règlement en matière de façades, de toitures plates et de terrasses pour le secteur Horeca.
Enquête publique jusqu’au 12 juin 2008.
Concertation le 20 juin 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Ernotte : le retour
Ixelles et Watermael-Boitsfort : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. En mars dernier, la SLRB (Société du Logement de la Région bruxelloise) introduisait un projet de 316 logements sociaux et moyens. Celui-ci a reçu un avis favorable sous conditions de la Commission de concertation et un avis minoritaire de la Commune de Watermael-Boitsfort [ Lire l’avis (pdf) ]. Par mesure de précaution face aux nombreuses réactions qu’a suscitées ce dossier (dit « projet Ernotte » ), la SLRB, soutenue par la Secrétaire d’État au Logement Françoise Dupuis, soumet aujourd’hui un « nouveau projet » à l’enquête publique. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements (234 logements sociaux et 82 logements moyens répartis dans 9 modules distincts), la création de voirie et de 117 emplacements de parking en voirie et 82 emplacements en sous-sol et l’exploitation d’installations de combustion.
Enquête publique jusqu’au 24 juin 2008.
Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 juin 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Diabolo
Bruxelles-Ville (Haren) : rues de Verdun, du Witloof et du Pré aux Oies. Demande de permis d’urbanisme pour la construction de nouvelles liaisons ferroviaires destinées au désenclavement nord de Bruxelles-National-Airport, dit projet « Diabolo » .
Enquête publique jusqu’au 29 juin 2008.
Commission de concertation le 8 juillet 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Le Plan Pluie se jette à l’eau !
Région bruxelloise : le Plan Pluie, plan régional de prévention des inondations est soumis à enquête publique. Vous pouvez télécharger la brochure résumée, le projet de plan et le rapport d’incidence environnementale sur le site www.bruxellesenvironnement.be et participer à l’enquête en ligne http://www.ibgebim.be/soussites/ Enquete/indexFr.htm.
Enquête publique jusqu’au 1er juillet 2008.
Contactez Delphine Termolle ou Erwan Marjo.

Concertations de la semaine

• Un tunnel routier devant le nouveau siège de l’Otan. Bruxelles-Ville : boulevard Léopold III et rue de la Fusée. Dans le cadre de l’accord de coopération Beliris entre l’État fédéral et la Région bruxelloise, le Service Public Fédéral mobilité et transports demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III, entre le site actuel de l’Otan et la limite régionale. Concertation le 17 juin 2008. Contactez Marie-Claire Schmitz.

• L’OTAN s’offre un nouveau siège. Bruxelles-Ville : rues de la Fusée, 70-90, Arthur Maes et chaussée de Haecht. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement dans le cadre de la phase I de la construction du nouveau siège permanent de l’OTAN. L’enquête porte sur la construction de 205 472 m2 hors-sol et sur l’exploitation de nouvelles installations dont 3 333 emplacements de parking. Concertation le 17 juin 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Résultats de concertations

• L’assaut des promoteurs. Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Demande de permis de lotir en 75 lots, visant la construction de maisons unifamiliales à proximité de l’hôpital Erasme.
La commission de concertation ne s’est pas prononcée concernant la demande de permis de lotir pour 72 habitations car il est demandé au Gouvernement bruxellois de réaliser une seule étude d’incidence pour les deux projets de lotissement ( « Chaudron » et « Erasme » , voir ci-dessous) et cela conformément à l’article 148 du CoBAT. [ Lire l’avis ]

• Chaudron’s war (Episode II) . Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet. Demande de permis de lotir. Le projet prévoit la construction de 1 750 logements. L’enquête porte sur le projet de cahier des charges pour la future étude d’incidences.
Le projet de cahier des charges a reçu un avis favorable de la commission de concertation, moyennant la prise en considération des remarques émises par les diverses parties lors de la concertation. Toutefois, la prise en compte de ces remarques émises est facultative. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Inventaire des enquêtes publiques du 11/06/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 11/06/2008

https://www.ieb.be/1150
12 juin 2008 • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 11/06/2008


Bilan de la première phase du Printemps de l'Environnement : M. Magnette, à vous de jouer !

Bilan de la première phase du Printemps de l’Environnement : M. Magnette, à vous de jouer !

https://www.ieb.be/1151
17 juin 2008

Face au bilan mitigé de la première phase du Printemps de l’Environnement, les ONG environnementales demandent au politique des arbitrages à hauteur de l’urgence écologique.

Le mouvement environnemental (les fédérations Inter-Environnement Wallonie, Inter-Environnement Bruxelles, Bond Beter Leefmilieu et Brusselse Raad voor het Leefmilieu ; Greenpeace, le WWF, Natagora et Natuurpunt ) ont présenté ce matin leur évaluation à mi-parcours du Printemps de l’Environnement initié par le Ministre de l’Energie et du Climat, Paul Magnette.

S’ils se félicitent de la dynamique générée par ce processus participatif d’envergure nationale, les environnementalistes déplorent le manque d’ambition des mesures consensuelles qui en sont issues. De toute évidence, elles sont insuffisantes pour affronter efficacement l’urgence écologique. Les ONG demandent donc au Ministre d’entériner ces mesures faisant l’objet d’un consensus mais surtout d’assumer pleinement sa responsabilité en procédant à des arbitrages courageux sur les points de dissensus. L’heure n’est plus en effet à la demi-mesure et au ménagement des susceptibilités et intérêts sectoriels ; la situation exige des choix clairs et forts.

La première phase du Printemps de l’Environnement s’est terminée ce jeudi 12 juin au terme de quatre semaines de négociations entre les diverses parties prenantes (fédérations patronales, syndicales et environnementales ; milieu académique) rejointes par des représentants de l’administration. A présent, il appartient au politique de s’approprier le contenu de ce travail issu de 25 groupes articulés autour de quatre thématiques (Modes de production et de consommation + biodiversité ; Energie ; Mobilité ; Santé) et d’en dégager des actions concrètes.

Le mouvement environnemental, se réjouit que l’initiative du Ministre Magnette ait permis la mise en œuvre d’un processus inédit en matière d’environnement. La richesse des échanges ainsi que l’implication des divers acteurs constituent d’indéniables motifs de satisfaction. Le timing particulièrement serré n’a cependant pas facilité l’instauration d’un nécessaire climat de confiance entre les parties.

Au niveau du bilan, les environnementalistes regrettent la faiblesse globale des résultats engrangés (très hétérogènes en fonction des groupes de travail et des ateliers concernés). Certes, un certain nombre de mesures consensuelles ont été dégagées mais des propositions majeures ont achoppé sur des dissensus importants. Parmi les mesures consensuelles, citons la nécessité de développer l’éolien offshore et d’apporter un cadre réglementaire stable pour attirer et rassurer les investisseurs ; l’alignement des accises sur le diesel avec celles sur l’essence...

Au rang des dissensus, on trouve entre autres : la mise en place, sous l’autorité des pouvoirs publics, d’un observatoire de la publicité ainsi que d’un code de la publicité écologique contraignant et assorti de sanctions claires ; la révision du statut fiscal lié aux voitures de société ; la remise en question de l’objectif de 10% d’agrocarburants proposé par l’Union européenne.

C’est maintenant que tout va se jouer... Les intérêts sectoriels se sont logiquement exprimés mais sans tenir compte des enjeux à long terme. Il appartient dès lors au politique – gouvernement fédéral mais également, le cas échéant, gouvernements régionaux – de rectifier le tir. Les mesures faisant l’objet d’un consensus doivent être adoptées et mises en œuvre sans délai. Mais il est plus important encore que des arbitrages courageux soient opérés vis-à-vis des propositions objets de contestation. Car si les mesures consensuelles constituent indéniablement un pas dans la bonne direction, elles restent très nettement insuffisantes au regard de l’urgence écologique.

Le Ministre Magnette a désormais toutes les cartes en mains. A lui de jouer !

Vous trouverez en annexe une évaluation détaillée, atelier par atelier, du travail mené avec les avancées concrètes et les points soumis à arbitage : Bilan du Printemps de l’Environnement – 16 juin 2008 (pdf).

Contacts :


Incitez votre commune à s'engager pour un développement durable et équitable

Incitez votre commune à s’engager pour un développement durable et équitable

https://www.ieb.be/1159
18 juin 2008

Que fait votre commune en matière de développement durable ? Est-elle active ou innovatrice dans les domaines de la consommation responsable, de la citoyenneté et de la solidarité internationale ou encore de la gestion durable ?

La plate-forme citoyenne « Ça passe par ma commune » a envoyé un questionnaire à toutes les communes bruxelloises et wallonnes sur les pratiques communales en matière de développement durable et équitable (voir le questionnaire sur www.capasseparmacommune.be). Le but : faire, en octobre 2008, un état des lieux des avancées concrètes et mettre en avant les bonnes pratiques communales. Cette campagne lancée en 2006 est déjà menée par des groupes de citoyens dans 5 communes bruxelloises.

Rejoignez cette campagne en demandant à votre commune de répondre au questionnaire pour l’inciter à s’engager concrètement sur la voie du développement durable. Ce sera aussi l’occasion de proposer des projets que vous voudriez voir portés par votre commune. La campagne « Ça passe par ma commune » a été mise sur pied par 10 associations partenaires, dont Inter-Environnement Bruxelles, qui vous orientera dans votre démarche.

Contactez Delphine Termolle.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 juin 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 juin 2008

https://www.ieb.be/1161
18 juin 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Ernotte : le retour
Ixelles et Watermael-Boitsfort : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. En mars dernier, la SLRB (Société du Logement de la Région bruxelloise) introduisait un projet de 316 logements sociaux et moyens. Celui-ci a reçu un avis favorable sous conditions de la Commission de concertation et un avis minoritaire de la Commune de Watermael-Boitsfort [ Lire l’avis (pdf) ]. Par mesure de précaution face aux nombreuses réactions qu’a suscitées ce dossier (dit « projet Ernotte » ), la SLRB, soutenue par la Secrétaire d’État au Logement Françoise Dupuis, soumet aujourd’hui un « nouveau projet » à l’enquête publique. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements (234 logements sociaux et 82 logements moyens répartis dans 9 modules distincts), la création de voirie et de 117 emplacements de parking en voirie et 82 emplacements en sous-sol et l’exploitation d’installations de combustion.
Enquête publique jusqu’au 24 juin 2008.
Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 juin 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Ça fermente rue de la Brasserie
Ixelles : rue de la Brasserie. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation de la rue de la Brasserie, entre l’avenue de la Couronne et la place Flagey. La Région entend profiter du renouvellement des voies de tram 81 pour redessiner la rue et mieux la partager. Les riverains se mobilisent déjà contre ce projet. Téléchargez ici la lettre-type (pdf) qu’ils vous proposent d’adresser à la Commission de concertation.
Enquête publique jusqu’au 26 juin 2008.
Concertation le 9 juillet 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Diabolo
Bruxelles-Ville (Haren) : rues de Verdun, du Witloof et du Pré aux Oies. Demande de permis d’urbanisme pour la construction de nouvelles liaisons ferroviaires destinées au désenclavement nord de Bruxelles-National-Airport, dit projet « Diabolo » .
Enquête publique jusqu’au 29 juin 2008.
Commission de concertation le 8 juillet 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Le Plan Pluie se jette à l’eau !
Région bruxelloise : le Plan Pluie, plan régional de prévention des inondations est soumis à enquête publique. Vous pouvez télécharger la brochure résumée, le projet de plan et le rapport d’incidence environnementale sur le site www.bruxelles environnement.be et participer à l’enquête en ligne http://www.ibgebim.be/soussites/ Enquete/indexFr.htm.
Enquête publique prolongée jusqu’au 9 juillet 2008.
Contactez Delphine Termolle ou Erwan Marjo.

Concertations de la semaine

• Il était une fois un RCU. Saint-Josse : modification du règlement communal d’urbanisme adopté provisoirement par le Conseil Communal du 30 avril 2008. Saint-Josse veut adapter son règlement en matière de façades, de toitures plates et de terrasses pour le secteur Horeca. Concertation le 20 juin 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Résultat de concertation

• L’OTAN s’offre un nouveau siège. Bruxelles-Ville : rues de la Fusée, 70-90, Arthur Maes et chaussée de Haecht. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement dans le cadre de la phase I de la construction du nouveau siège permanent de l’OTAN. L’enquête porte sur la construction de 205 472 m2 hors-sol et sur l’exploitation de nouvelles installations dont 3 333 emplacements de parking. Avis favorable. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Grève des routiers et taxis : cher baril... une opportunité ?

Grève des routiers et taxis : cher baril... une opportunité ?

https://www.ieb.be/1165
19 juin 2008

Carte blanche de Mathieu Sonck, Secrétaire général d'IEB, parue dans la rubrique « Débats » de la Libre Belgique du 19 juin 2008, en réponse aux manifestations des routiers et taxis.


Voiture individuelle, taxis, transporteurs routiers et gouvernements doivent se préparer au baril à 300 dollars. Taxis hybrides ou transports collectifs : l’heure est à l’alternative.

Le mouvement d’humeur conjoint des transporteurs routiers, des chauffeurs de taxi et des agriculteurs de ce 18 juin est l’occasion de se pencher sur une tendance lourde qui devrait inspirer les politiques futures des différents niveaux de pouvoir en Belgique.En janvier 2007, le prix du baril de pétrole était de moins de 50 dollars. En avril 2008, à l’occasion du lancement du Printemps de l’environnement (il y a deux mois à peine), il était de 100 dollars. Aujourd’hui, le prix du baril est de 140 dollars. Selon les analystes, cette tendance n’est pas prête de s’inverser, on pronostique à moyen terme le baril à 300 dollars.
Si pour la plupart des secteurs économiques, cette hausse vertigineuse risque de les toucher de plein fouet, d’autres peuvent y entrevoir une opportunité de croissance importante de leur activité. C’est le cas des taxis bruxellois.

Fin de la voiture individuelle !

Il est probable que dans un proche avenir, une partie croissante, voire majoritaire de la population belge pèsera très attentivement les arguments en faveur de l’abandon de sa voiture individuelle au profit des transports collectifs, du vélo, de la marche à pied... et des taxis.

Un récent sondage affirme que la limite de prix du litre d’essence pour que l’automobiliste change de comportement est comprise entre 2 et 3 euros. Nul doute que l’on atteindra cette fourchette à très court terme. Un phénomène qui devrait profiter pleinement au secteur des taxis, qui offre au client une solution souple à certaines demandes de mobilité.

Encore faut-il que l’offre de ceux-ci soit adaptée à la demande croissante. Il faut féliciter les ministres bruxellois Pascal Smet et Benoît Cerexhe pour avoir récemment permis l’offre de taxis collectifs la nuit. Cette décision permet de favoriser une meilleure occupation des véhicules en circulation combinée à un prix partagé par les usagers. Gageons que ce système soit vite rendu possible en journée également. Mais si elle était nécessaire, cette mesure n’est pas suffisante. Il est essentiel de réserver une part croissante des voiries aux transports collectifs (dont font partie les taxis partagés) et aux transports respectueux de l’environnement. Malheureusement, les dernières propositions de réaménagement de voiries régionales restent très timides en la matière, voire carrément contre-productives (une voie rapide pour semi-remorques du type « very long vehicle » à l’avenue du Port, un tunnel autoroutier devant le futur siège de l’Otan, etc.).

Il est également nécessaire d’aider le secteur des taxis bruxellois à offrir un service au coût le plus accessible possible. A cet égard, nous invitons le gouvernement bruxellois, en plein brainstorming pour son plan climat en gestation à s’inspirer d’une récente décision des autorités new-yorkaises.

Le maire de New York, Michael Bloomberg a décidé il y a peu d’améliorer la qualité de l’air de sa ville en faisant chuter de 30 % les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030. La plus emblématique des mesures proposées concerne les célèbres « yellow cabs » , les taxis jaunes qui sillonnent les rues de la ville. Fin 2012, tous les taxis de New York devraient être des véhicules hybrides, couplant une motorisation classique à un moteur électrique. Et un calendrier contraignant a été arrêté :

La ville comptant 13 000 taxis, la mise en place de ce plan équivaut en terme de qualité d’air, à la suppression de 32 000 voitures individuelles.

Bruxelles compte autant de taxis que New York, en proportion. Cette mesure permettrait d’améliorer la qualité de l’air à Bruxelles, de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre de ce secteur mais aussi de réduire de moitié la facture énergétique actuelle des taximen (et women) bruxellois (es), autant de gagné pour leurs nouveaux et nombreux clients.

Agonie annoncée des routiers

Le secteur du transport routier et l’activité logistique qui y est associée sont durement touchés par la crise pétrolière. Cette crise n’est pas conjoncturelle, elle est tendancielle et si l’on peut se permettre une comparaison douloureuse, ses effets sur l’emploi seront un jour comparables, toutes proportions gardées à celle qui a mis à genou l’industrie métallurgique dans les années 80. Une tendance irréversible qui, si elle n’est pas comprise à temps, risque de nous offrir le triste spectacle du naufrage d’une grande partie de l’économie des pays occidentaux, encore largement basée sur le transport par camion.

Il faut donc contraindre d’urgence le marché à chercher des alternatives au « tout au camion » qui a prévalu jusqu’à présent. Mais à ce propos, il n’y a pour l’instant malheureusement aucune mesure du gouvernement bruxellois dont on puisse se réjouir.

Faut-il rappeler que personne en Région de Bruxelles-Capitale n’a, à ce jour, la moindre idée précise des volumes transportés par camion au travers de la ville. Aucune idée du type de marchandises, de leur destination, de la proportion de camions en simple transit, etc.? Une analyse de ce type est évidemment un préalable absolu à toute politique volontaire de transfert modal.

Faut-il rappeler que le contrat de gestion du Port de Bruxelles voté récemment par le gouvernement bruxellois lui impose certes une augmentation importante du trafic par la voie d’eau mais sans le moindre contrôle de ce que la marchandise deviendra une fois déposée à quai : elle pourra repartir par camion, personne n’en a cure. Pire, selon nos calculs, le contrat de gestion du Port autorise une hausse de 13 % du volume transporté par la route. Aussi, le Port s’engage à réduire à l’horizon 2012 la part du transport par camion transitant par le port de 75 % à 70 %. Quel terrible constat : plus des deux tiers du volume de marchandises (14 millions de tonnes) qui transitent par le port est le fait du transport par camion !

Faut-il rappeler enfin que le gouvernement a décidé à l’unanimité le résultat d’une étrange négociation mettant en balance l’établissement d’un centre logistique routier au coeur de la ville (le bien nommé Brussels International Logistic Center ) et la construction d’une piscine à ciel ouvert à proximité directe de ce dernier. Un BILC qui mise le paquet sur le transport par camion, au coeur de la ville, promettant aux riverains un bon millier de camions par jour et sans doute à terme, une douloureuse fermeture faute de clients, faisant des « ultra-modernes » entrepôts de seconde génération des terrils du 21e siècle. Gageons que les habitants du quartier maritime tout proche, à qui l’on promet près de 400 emplois pour compenser les nuisances (quel ignoble chantage !) trouveront à occuper leur temps désespérément libre dans la piscine à ciel ouvert toute proche...


Inventaire des enquêtes publiques du 21/06/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 21/06/2008

https://www.ieb.be/1163
21 juin 2008

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 21/06/2008


Quartiers Verts  : la saison 2008 démarre

Quartiers Verts  : la saison 2008 démarre

https://www.ieb.be/1166
24 juin 2008

Vous débordez d’idées pour que le monde végétal règne dans votre rue ou même votre quartier  ? Vous souhaitez y voir germer un projet éco-citoyen dans la convivialité  ? «  Quartiers Verts  » peut vous aider.

L’initiative, qui se veut le point de départ d’une conscientisation écologique et d’une dynamique de quartier, soutient les comités de quartier ou tout autre groupement d’habitants désireux de verduriser façades, balcons ou petits lopins de terre «  abandonnés  » .
Le projet, outre son aspect d’éducation permanente à l’environnement, peut être également le prétexte à des activités d’entraide, des activités culturelles ou festives entre habitants  : repas entre voisins, bourses aux plantes, fêtes de quartiers lors des plantations...

A vos mains vertes, prêts... plantez  !

Pour le 15 octobre 2008, nous attendons vos candidatures . Vous avez donc tout l’été pour entraîner vos voisins dans l’aventure et préparer un dossier vivace.
Soutenus par les représentants du Ministère de l’Environnement et Bruxelles Environnement (IBGE), les projets retenus reçoivent entre 200 et 4 000 € en fonction de l’ampleur de la réalisation prévue.
Pour mettre tous les tournesols de votre côté, n’hésitez pas à être inventif et original, à jouer avec la diversité des plantes. Mais attention, pas d’espèces exotiques  ! La priorité sera donnée aux espèces indigènes, sauvages. Celles qui invitent oiseaux, chauve-souris, abeilles, papillons et autres petits animaux à s’établir en milieu urbain. Bref celles qui présentent un réel intérêt «  nature  » .
Plus on est de fous plus on rit, n’hésitez pas à faire participer un maximum de voisins. Cela permet de se répartir les tâches, d’échanger les idées et le savoir-faire mais surtout de stimuler les contacts entre voisins.
Enfin, n’hésitez pas non plus à développer les partenariats. Principalement avec votre administration communale mais pensez également aux écoles, commerces et entreprises de quartiers ou autres partenaires privés.
De votre petite graine d’idée à la germination de votre projet, Inter-Environnement Bruxelles sera là pour vous conseiller.

La saison 2007

Les onze projets sélectionnés ont pris racine tant dans des quartiers très minéraux tel que le quartier Nord à Bruxelles ou encore le quartier Saint-Antoine à Forest, que dans des quartiers plus verdoyants comme l’avenue Georges Eekhoud à Schaerbeek ou la rue de Middelbourg à Watermael-Boitsfort.
Mais le défi pour les habitants porteurs des projets Quartiers Verts reste le même pour tous  : revaloriser l’espace public pour sensibiliser jeunes et moins jeunes au respect de leur lieu de vie, leur donner envie de l’occuper sans l’endommager et les encourager à s’investir pour l’embellir au travers d’actions et d’attitudes initiées via un projet collectif.

Téléchargez ici la brochure Quartiers Verts 2008 (pdf). Une version papier est disponible sur demande par téléphone au 02/223 01 01 ou à l’adresse courriel.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 26 juin 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 26 juin 2008

https://www.ieb.be/1169
26 juin 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Ça fermente rue de la Brasserie
Ixelles : rue de la Brasserie. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation de la rue de la Brasserie, entre l’avenue de la Couronne et la place Flagey. La Région entend profiter du renouvellement des voies de tram 81 pour redessiner la rue et mieux la partager. Les riverains se mobilisent déjà contre ce projet. Téléchargez ici la lettre-type (pdf) qu’ils vous proposent d’adresser à la Commission de concertation.
Enquête publique jusqu’au 26 juin 2008.
Concertation le 9 juillet 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Diabolo
Bruxelles-Ville (Haren) : rues de Verdun, du Witloof et du Pré aux Oies. Demande de permis d’urbanisme pour la construction de nouvelles liaisons ferroviaires destinées au désenclavement nord de Bruxelles-National-Airport, dit projet « Diabolo » .
Enquête publique jusqu’au 29 juin 2008.
Commission de concertation le 8 juillet 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Parce que les arbres, ça est périssable...
Forest : rue Jean-Baptiste Baeck, 33. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un hangar et reconstruction d’un immeuble d’activités productives de biens immatériels en intérieur d’îlot à proximité immédiate d’un site classé (Parc Jacques Brel). Le projet se situe dans une zone fréquemment inondée. Les riverains craignent pour les arbres à proximité du projet, dont le célèbre chêne Joséphine plusieurs fois centenaire.
Enquête publique jusqu’au 30 juin 2008.
Concertation le 8 juillet 2008.
Contactez Erwan Marjo.

Plateau Engeland : on remet le couvert
Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Mise à l’enquête du projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour un projet de lotissement de 76 lots en 6 phases avec création de voiries.
Enquête publique jusqu’au 7 juillet 2008.
Concertation le 4 septembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Bien loti
Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement.
Enquête publique jusqu’au 7 juillet 2008.
Concertation le 17 septembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Le Plan Pluie se jette à l’eau !
Région bruxelloise : le Plan Pluie, plan régional de prévention des inondations est soumis à enquête publique. Vous pouvez télécharger la brochure résumée, le projet de plan et le rapport d’incidence environnementale sur le site www.bruxelles environnement.be et participer à l’enquête en ligne http://www.ibgebim.be/soussites/ Enquete/indexFr.htm.
Enquête publique prolongée jusqu’au 9 juillet 2008.
Contactez Delphine Termolle ou Erwan Marjo.

Concertations de la semaine

• Ernotte : le retour. Ixelles et Watermael-Boitsfort : chaussée de Boitsfort et avenue de la Forêt. La SLRB demande un permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction de 316 logements (234 logements sociaux et 82 logements moyens répartis dans 9 modules distincts), la création de voirie et de 117 emplacements de parking en voirie et 82 emplacements en sous-sol et l’exploitation d’installations de combustion.
Concertation à la maison communale d’Ixelles le 30 juin 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

• Deux routes, à suivre... Anderlecht : route de Lennik et rue des Trèfles (en bordure du Ring R0). Demande de permis d’urbanisme (traitée par la Région) en vue d’aménager deux voiries et les abords d’ensembles d’immeubles résidentiels et d’immeubles de bureaux pas encore soumis à enquête publique.
Concertation le 2 juillet 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Résultats de concertations

• Il était une fois un RCU . Saint-Josse : modification du règlement communal d’urbanisme adopté provisoirement par le Conseil Communal du 30 avril 2008. Saint-Josse veut adapter son règlement en matière de façades, de toitures plates et de terrasses pour le secteur Horeca. Avis reporté. Demande d’avis à la Commission Royale des Monuments et Sites.

• Commerce à la hauteur du patrimoine. Bruxelles-Ville : le projet de règlement communal d’urbanisme zoné « Grand-Place et Patrimoine Unesco » présente les dispositions destinées à améliorer l’expression commerciale dans le respect des qualités patrimoniales de ce périmètre. Avis reporté. Demande d’avis à la Commission Royale des Monuments et Sites.

• La Mosquée s’étend. Evere : rue Stuckens, 128-130. Suppression de trois logements et extension des équipements de la Mosquée. Avis favorable sous condition pour la suppression de 2 des 3 logements.
[ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


La 30 juin, énième mutation du réseau STIB. Une évolution qui n'arrange rien

La 30 juin, énième mutation du réseau STIB. Une évolution qui n’arrange rien

https://www.ieb.be/1170
26 juin 2008

Ce 30 juin, une nouvelle convulsion va ébranler le réseau de la STIB sans s’attaquer aux problèmes de fond de la mobilité bruxelloise. La plate-forme SMoB[1] regrette que la STIB se soit vue dans l’obligation de s’engager plus loin dans un plan Tram-Bus qui, s’il permet — on ose l’espérer — d’améliorer la régularité et la fluidité des trams dans le tunnel Nord-Midi, va écarter dudit tunnel une série d’autres lignes et dès lors multiplier les « ruptures de charge » que les usagers exècrent !

La STIB sait que les doléances principales exprimées par sa clientèle concernent la scission des longues lignes et la restructuration de l’axe Nord-Sud. Ces deux évolutions majeures du réseau impliquent une multiplication des correspondances et cristallisent les frustrations. La STIB en est consciente et, derrière son optimisme de façade, elle reconnaît que les ruptures de charge sont « une solution de repli réalisée au détriment de la clientèle » [2] et ouvre même des lignes de soirée destinées aux « clients qui préfèrent limiter les correspondances » .

Bien que la STIB privilégie une optique de gestionnaire de réseau à une optique d’usager, elle n’est pas la première à blâmer. L’immobilisme de nombreuses communes pour mettre en place des solutions (contresens pour bus, sites propres...) et la mollesse de la Région de Bruxelles-Capitale qui leur emboîte encore trop souvent le pas (ex. : les aménagements de la chaussée de Charleroi, de la rue du Bailli, etc.) incitent la STIB à prendre des mesures particulières destinées à améliorer les lignes qui peuvent l’être au détriment d’autres qui vont s’engluer dans le trafic automobile. Les premières victimes des ruptures de charge sont les usagers et tout particulièrement les personnes à mobilité réduite.

Grâce à cette énième évolution, la STIB va améliorer son bilan chiffré et non la mobilité des usagers. Pour un réel progrès, il faut que tous les acteurs de la mobilité collaborent et prennent le problème à la racine : réduire de manière volontariste la pression automobile en donnant la priorité aux transports publics ! Cela passe par exemple par la télécommande des feux de signalisation pour que trams et bus ne perdent plus de précieuses minutes à l’arrêt et par la lutte contre le stationnement sauvage. Ce n’est que grâce à ce genre de mesures que l’attractivité des transports publics augmentera et que Bruxelles respirera.


[1] La plate-forme SMoB regroupe des associations et habitants défendant les principes d’une mobilité durable à Bruxelles. Elle regroupe : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), Association de Comités de Quartier Ucclois (ACQU), Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU), NoMo-Autrement mobile, Bond van Trein-, Tram- en Busgebruikers (BTTB), Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Fietsersbond, FOE Bruxsel, Groupement des usagers des transports publics à Bruxelles (GUTIB), Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), Johanna vzw, La Ligue des Familles (Bruxelles), Placeovelo, Provélo, Wolu-Inter-Quartiers (WIQ), 4X4 Info.
[2] STIB : Plans directeurs Tram-Bus - Evaluation intermédiaire, p. 27. Document transmis à la Commission de l’Infrastructure du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale en date du 29 avril 2008.


Inventaire des enquêtes publiques du 27/06/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 27/06/2008

https://www.ieb.be/1172
27 juin 2008

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 27/06/2008


To BILC or not to BILC ? Feuilleton d'été produit par Inter-Environnement Bruxelles et l'ARAU — 1er épisode

To BILC or not to BILC ? Feuilleton d’été produit par Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU — 1er épisode

https://www.ieb.be/1173
1er juillet 2008

La période de vacances qui s'annonce est l'occasion pour Inter-Environnement Bruxelles et l'ARAU de se pencher sur un « projet de développement durable » du Port de Bruxelles : la création d'un centre de distribution logistique (le BILC, Brussels International Logistic Center [1]) à l'avenue du Port, à côté du site de Tour et Taxis. Un feuilleton en 4 épisodes, que les associations espérent voir se terminer par un happy end : un enterrement en bonne et due forme !

L’été approche... mais des décisions importantes peuvent encore se prendre avant la vague des grands départs en vacances. Ce mardi 1er juillet par exemple, la Ville de Bruxelles va rendre un avis sur le projet régional de rénovation de l’avenue du Port soumis il y a peu à l’enquête publique.

Les critiques en commission de concertation étaient unanimes. Impossible d’identifier un seul habitant, une seule association pour soutenir le projet tel que présenté. L’un des arguments principal avancé par ses détracteurs est que la nouvelle avenue du Port entérinerait la création d’un centre de distribution logistique (le BILC, Brussels International Logistic Center) au cœur de la Capitale.

Or la demande de permis d’urbanisme relative au projet de BILC est toujours à l’instruction et la date de l’enquête publique est inconnue des autorités. L’AATL et l’IBGE ont demandé des renseignements complémentaires par rapport au dossier déposé, dont rien n’indique que leur contenu sera favorable au projet.

En réaménageant l’avenue du Port, la Région œuvre pour le BILC. Bien que l’essentiel du problème soit ailleurs, les critiques sur le projet en lui-même abondent : voirie extra-large en milieu d’habitation, danger d’accidents meurtriers, vitesse de circulation accrue, remplacement des pavés séculaires et durables pour le béton inesthétique et imperméable, qualités paysagères appauvries, prise en compte marginale des modes de déplacements doux, incohérences avec le développement du quartier... (contradiction avec les projets d’urbanisation de Tour et Taxis et l’îlot de la rue Claessens situé en face de l’ancienne école de batellerie) contradiction avec les politiques régionales de mobilité et de revitalisation urbaines.

Tout camion !

Mais la première motivation du projet de réaménagement de l’avenue du Port est l’adaptation de cette avenue paysagère aux « very long vehicles » de 60 tonnes (25m de long), le gabarit de camion le plus imposant du marché (rayon de braquage de 22 mètres !) :

Une fois l’avenue du Port dédiée aux poids lourds, c’est toute la liaison entre le centre-ville et l’entrée du Ring qui serait fin prête à accueillir le charroi camion, à l’exception du square de Trooz pour lequel, rassurons-nous, un tunnel est déjà à l’étude ! En aménageant tronçon par tronçon, la Région met la population devant le fait accompli et évite que les riverains réalisent l’ampleur de la catastrophe. Et l’existence même du BILC sera entérinée de fait sans que les habitants n’aient pu s’en rendre compte.

Un feuilleton pour cet été

La période de vacances qui s’annonce est l’occasion pour Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU de se pencher sur ce projet incongru, un « projet de développement durable » du Port de Bruxelles dont on nous dit que l’enquête publique est imminente et qui rassemble contre lui une majorité de la société civile et de riverains.

Contexte

Le Port de Bruxelles est un propriétaire foncier majeur du paysage bruxellois. Parmi les 70 hectares que cette société de droit public possède, plus de 20 hectares sont actuellement inoccupés et sont promis à des projets de tout ordre. Ces projets, souvent justifiés par des études micro-économiques assez superficielles, font la part belle aux activités de logistique [2], l’activité dont le développement est inversement proportionnel à l’activité productive, puisqu’elle croît quand cette dernière baisse !

Parmi ceux-ci, le plus controversé est sans doute ce fameux BILC. Inter-Environnement et l’ARAU lui consacrerons leur feuilleton de l’été. Un feuilleton en 4 épisodes, que nous espérons voir se terminer par un happy end : un enterrement en bonne et due forme !

Le site choisi par le Port de Bruxelles pour son projet de BILC (Brussels International Logistic Center) © IEB - 2008

1er épisode : qu’est-ce que le BILC ?

Qui est mieux placé que la direction du Port pour nous expliquer ce qu’est le BILC ? Malheureusement, les définitions varient selon les circonstances. Tantôt on nous parle d’une extension du TIR [3], en plus moderne, tantôt d’un centre de distribution urbaine au service quasi exclusif de la ville, tantôt encore d’un centre logistique international.

Un centre logistique de seconde génération et un centre de distribution urbain ?

C’est la thèse défendue dans le contrat de gestion du Port :

« Ce projet vise à disposer d’un centre de logistique urbaine assurant des activités logistiques complètes telles que le groupage et de dégroupage, le conditionnement, l’étiquetage, la facturation et la distribution (...) soit conçu de manière à pouvoir accueillir le cas échéant des activités de centre de distribution urbaine (CDU). » [4]

Une thèse assez contradictoire. Il nous paraît évident que les clients d’un centre de distribution urbain ne sont pas du tout les mêmes que ceux d’un centre logistique dit de deuxième génération, c’est-à-dire très automatisé et destiné à offrir des services complémentaires tels que le groupage, dégroupage, assemblage...

Dans le premier cas, des petites surfaces comprises entre 200 et 1000m² sont recommandées [5]. Ce type de service logistique s’adresse à une zone limitée : le centre-ville.

Dans le second cas, c’est d’un mastodonte de minimum 50 000m² dont on parle. Un mastodonte que l’on ne peut rentabiliser qu’en s’adressant à un territoire beaucoup plus étendu, bien au-delà des limites de la Région de Bruxelles-Capitale. Dans ce cas, une part importante de la marchandise traitée ne fait que transiter par la Région. Auquel cas, une implantation à 2 km de la Grand-Place n’a aucun sens, surtout évaluée à l’aune des nuisances qu’elle comporte. Une localisation à proximité d’un échangeur autoroutier (à l’instar des entrepôts de la grande distribution) est plus judicieuse.

Un centre logistique international ?

C’est ce que nous suggère le nom même du projet : le Brussels International Logistic Center.

Avec ce projet, on peut aisément imaginer que l’activité principale du BILC sera également de gérer de la marchandise de transit, principalement destinée à une zone extérieure à la région. Cette hypothèse est compatible avec la précédente : c’est bien d’un mammouth de 50 000m² dont on parle. Un mammouth qui ne pourra se contenter de desservir la ville, ne serait-ce que pour des raisons de rentabilité. Une injure donc aux principes fondateurs du développement durable.

Notons que 60% de la marchandise qui dort actuellement au Centre TIR vient et repart vers l’étranger (proportion admise par le Port en 2004).

Une extension du TIR et un centre logistique multimodal au service du marché métropolitain ?

C’est la thèse défendue par le Port lors de sa présentation du projet aux habitants du quartier maritime le 9 avril 2008. Un centre qui pourra être relié à terme au chemin de fer (alors que cette liaison a été supprimée par la SNCB) et à la voie d’eau (en traversant l’avenue du Port : autant en rire...)

C’est aussi la thèse avancée par le Masterplan du Port de Bruxelles à l’horizon 2015.

« Le concept du BILC vise aussi à une complémentarité avec le centre TIR actuel : le BILC servira pour des volumes logistiques plus importants, alors que le TIR s’est déjà spécialisé dans des volumes plus petits et des marchés spécifiques (le vin, etc.). »

Il est effectivement probable que le BILC soit en grande partie destiné à garder à Bruxelles les derniers utilisateurs privilégiés du TIR, qui n’est dans les faits qu’une grande zone de stockage de vins, tapis, voitures... Il est vrai que le vin doit vieillir. Mais doit-il vieillir en ville ? En longeant le bâtiment actuel, on peut d’ailleurs y distinguer un stock de voitures recouvertes d’une épaisse couche de poussières. Signe du dynamisme de l’activité actuelle au TIR, indice aussi d’une nécessaire réflexion sur l’opportunité du maintien d’une telle infrastructure à cet endroit.

La cour des miracles

C’est Madame la Secrétaire d’État Brigitte Grouwels qui, à propos des entreprises installées sur le site de la future piscine, nous l’apprend par voie de presse [6] :

« Une enquête a révélé que les entreprises (chassées par le projet de piscine) souhaitent rester le plus près possible de leur emplacement actuel, a expliqué la Secrétaire d’État CD&V. L’avant-port aurait été trop éloigné de leur champ d’action. Par contre, un bâtiment est disponible au bassin Vergote (quai des Steamers). Binje-Ackermans l’occupera, à côté d’un autre bâtiment où l’entreprise déploie déjà ses activités. Et deux entreprises (Luypaert et Van Marcke) déménageront vers un nouveau site qui se libère au BILC (Centre logistique) ». Elle a aussi réfuté la disparition du projet de « village de la construction ». « Il se fera, mais à plus petite échelle, sur le site BILC (...) ».

Et voilà le site du BILC avec deux nouvelles casquettes : la solution à la relocalisation d’entreprises déplacées par la future piscine en plein air et l’écrin du village de la construction !

Que d’incertitudes...

Centre de distribution urbaine, entrepôts de deuxième génération, centre logistique à haute valeur ajoutée, extension du TIR, le flou dans la définition du BILC traduit bien l’incertitude dans laquelle le projet a « mûri ». Il n’existe aucune étude macro-économique sérieuse qui évalue les besoins de Bruxelles en termes de logistique et de transport de marchandises. Une telle étude devrait analyser les flux entrants et sortants des marchandises transportées par camion, la part de pur transit et la capacité de report modal nécessaire au fonctionnement de la ville. Difficile dès lors de déterminer précisément le type d’activité logistique nécessaire et la localisation idéale.

Il est impératif de reconsidérer fondamentalement la méthodologie utilisée par le Port pour réaliser l’implantation de sites logistiques en ville... Surtout que le Port est très actif dans ce domaine et que les velléités de développement de ses activités sont fort nombreuses. Citons notamment :

Transparence et maîtrise de l’information...

La meilleure façon de travailler serait de réaliser, en toute transparence et grâce à la collaboration de tous les acteurs concernés, une étude globale détaillée, neutre et indépendante, sur les coûts et opportunités pour la Région des différents projets envisagés et sur leurs synergies avec son hinterland économique.

Pour réaliser une telle étude il faut rendre publique des informations chiffrées et objectives sur les activités des entreprises de logistiques situées actuellement dans la zone du canal, dont le TIR et le Parc à containers. Ces informations permettront d’éclairer la part du trafic de transit et celle réellement destinée à la ville. Malgré des demandes répétées dans ce sens, notamment au plus haut niveau [7], l’opinion publique et même les décideurs ignorent tout de ces enjeux.

En attendant cette étude, le projet du BILC, centre logistique routier situé au cœur de la ville, qui drainera avec le TIR quelque 1000 camions par jour doit être condamné. Et ce d’autant plus fermement qu’il se situera non à proximité immédiate des futurs quartiers de logements mais au milieu de ceux-ci avec d’une part, le développement de Tour et Taxis (confirmés par le projet de schéma directeur) et d’autre part celui de la rue Claessens (500 logements bientôt construits entre autres par la SDRB sur l’ancien dépôt de matériaux de Belgacom, ex-RTT).

A suivre...

Il y a bien sur d’autres raisons d’abandonner ce projet. Elles vous seront exposées dans les prochains épisodes de ce feuilleton à rebondissements :

Le BILC, un vivier d’emploi...?

Le projet est-il rentable, les chiffres de l’emploi sont-ils corrects ? IEB et l’ARAU tenteront de faire toute la lumière sur cet enjeu majeur en septembre 2008.

Le BILC, un projet écologique ?

Le projet du BILC mérite bien une étude d’incidences. Elle n’est pas prévue par le Port de Bruxelles. Nous analyserons les incidences probables du BILC en octobre 2008.

Que faire à la place du BILC ?

Le développement économique du Port est un enjeu majeur. Il l’est d’autant plus que la population riveraine est touchée de plein fouet par un taux de chômage préoccupant. Existe-t-il des alternatives économiques au BILC ? Nous y répondrons en novembre 2008.

Contacts :


[1Brussels International Logistic Center (Centre logistique international à Bruxelles)

[2Outre le BILC, plus de 20 hectares vont être consacrés sur le site Carcoke à un projet de logistique. Le quai de Heembeek fait actuellement l’objet d’un appel à projets. De plus, le Port souhaite acquérir 30 hectares de terrains à Schaerbeek Formation et ailleurs à Bruxelles.

[3Transport International Routier : principalement des entrepôts de stockage à long terme de marchandises (vins, tapis, voitures...).

[4Contrat de gestion entre la Région de Bruxelles-Capitale et le Port de Bruxelles, couvrant la période 2008-2012, articles 12.2.1. & suivants.

[5CERTU (Centre d’Études sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions publiques), les rapports d’étude, Dix ans d’expérimentations en matière de livraisons en ville. Premier bilan critique, décembre 2007, page 63.

[6La Capitale – 27 juin 2008

[7Questions et Réponses – Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale – 15 avril 2008 (n°39).

La contestation des nuisances aériennes à Bruxelles

La contestation des nuisances aériennes à Bruxelles

https://www.ieb.be/1174
1er juillet 2008

Les nuisances générées par l’aéroport de Bruxelles posent de graves problèmes environnementaux, de santé et de sécurité publique.
Face à ces nuisances aériennes, diverses formes de résistance ont émergé.
Le dossier présente la cartographie des actions de contestation contre ces nuisances. Si l’impact des survols est bien réel sur le territoire de la ville, certaines routes aériennes n’entraînent pas de réaction de la part de la population survolée. D’où le constat que le statut social des citoyens concernés détermine leur capacité à se mobiliser. Cette analyse pose la question du droit d’expression de la population qui n’a pas accès aux modes de contestation (manifestations, plaintes, recours en justice) adéquats pour affronter les enjeux économiques et politiques des nuisances d’environnement.

- Bruxelles-Capitale, une Région autonome ?

Carte blanche
- Épave du Kalitta : circulez, y a rien à voir !

Mobilité
- Terminus Vanderkindere : suite mais pas fin !

Urbanisme
- Quand le vernis craque au Sablon

Environnement
- Réouverture de FMM-Bruxelles... avec du plomb dans l’aile ?
- Quartiers Verts, la saison 2008 démarre

Ça se passe près de chez vous
- L’Ecole n°5 de Molenbeek s’ouvre sur ses quartiers environnants

Livres
- Musarder à la carte
- A la découverte du patrimoine sculpté

Éditorial
- La clé du printemps, c’est la fiscalité...

Agenda
- Défi Trajets Courts. Moins de 5 km à parcourir ? A pied, à vélo ou en transports en commun !


Un « Printemps » pourri ?

Un « Printemps » pourri ?

https://www.ieb.be/1178
2 juillet 2008

Pour le mouvement environnemental, les mesures issues du « Printemps de l’Environnement » sont plus que décevantes.

A la veille de la présentation officielle par le Ministre de l’Energie et du Climat, Paul Magnette, des mesures retenues sur base des quatre semaines de négociations menées par les représentants des milieux économiques, syndicaux, environnementaux et académiques, les informations recueillies à divers sources et parues dans la presse témoignent de résultats en-deçà des attentes les plus pessimistes.

Non seulement les arbitrages du politique sur les points de dissensus ne répondent en rien à l’urgence écologique mais les mesures faisant consensus n’ont même pas été reprises dans leur intégralité !

Pour les organisations environnementales — les fédérations Inter-Environnement Wallonie, Inter-Environnement Bruxelles, Bond Beter Leefmilieu et Brusselse Raad voor het Leefmilieu ainsi que Greenpeace et le WWF — ce qui devait constituer une étape déterminante dans la prise en compte des enjeux environnementaux risque fort de rester dans l’Histoire comme une formidable occasion manquée...

Le 15 avril, lors du lancement du Printemps de l’Environnement, Paul Magnette avait posé un constat « le temps n’est plus à l’étude des problèmes mais à la mise en œuvre de solutions coordonnées pour que la Belgique fasse des progrès déterminants » et avait exhorté les participants à l’audace, affirmant que « le seul moyen d’être réaliste, c’est d’être ambitieux » . A en croire les mesures qu’il s’apprête à annoncer, force est de constater que le Ministre et, par-delà sa personne, l’ensemble de notre gouvernement manquent dangereusement de réalisme !

En effet, sauf surprise de dernière minute, le bilan du « Printemps de l’Environnement » s’avérera particulièrement rachitique. Alors que la société civile a travaillé à dégager des consensus et qu’à force d’opiniâtreté quelques avancées intéressantes ont fait l’objet d’un accord, le politique s’avère incapable d’assumer sa part de responsabilité pour répondre aux enjeux environnementaux mais aussi économiques, sociaux, sanitaires et humanitaires que la crise écologique en cours nous promet.

Sur base des infos disponibles, plusieurs des mesures consensuelles ne sont même pas reprises dans les décisions politiques

Ainsi, les parties prenantes — y compris donc patronat et électriciens... — s’étaient accordées sur l’idée suivante : « Sans se prononcer sur l’opportunité ou les modalités d’une éventuelle récupération totale ou partielle des profits tirés de la production d’électricité d’origine nucléaire, le groupe estime que si des fonds étaient récupérés auprès des producteurs historiques d’électricité d’origine nucléaire, ceux-ci devraient être partiellement affectés au financement renforcé du développement de l’éolien offshore, comme par exemple le développement du réseau national et des interconnexions. » Le Ministre lui-même a toujours soutenu cette proposition. Et pourtant : faute sans doute de consensus gouvernemental, la mesure n’a pas été reprise.

Comment le gouvernement peut-il ainsi faire fi d’une demande portée à la fois par la FEB, Electrabel, les ONG, Elia, la CREG et le secteur du renouvelable ? Quelle affectation prévoit-il alors pour ces bénéfices, une fois qu’ils seront récupérés ? Oublie-t-il les impératifs en terme de renouvelable et ses déclarations répétées en faveur de leur développement ?

Autres « oublis » parmi d’autres : la mise à niveau équivalent des accises sur l’essence et le diesel, notamment en raison des dégâts sanitaires de ce dernier ; des aides publiques modulées en fonction de leur return environnemental ; l’instauration étalée dans le temps d’une taxe kilométrique sur le transport de personnes et de marchandises (au lieu d’étudier la faisabilité de cette mesure comme il lui était demandé, le gouvernement envisage de la remplacer par une vignette électronique aux avantages environnementaux moindres voire nuls) ; etc. Même de petites mesures techniques évidentes comme le développement de spoilers spéciaux pour diminuer la consommation des camions n’ont pas été reprises !

A côté de ces absences, les mesures retenues se distinguent par leur manque d’ambition. A titre d’exemple, le consensus pour promouvoir l’alimentation durable dans les collectivités se concrétise par un « projet pilote au niveau de la cantine du SPF Santé publique » .

Par ailleurs, à en croire les infos disponibles, le gouvernement n’a tranché sur aucune des mesures non consensuelles !

Rien, donc, en vue d’une régulation de la publicité, notamment par la mise en place d’un observatoire indépendant et d’un cadre légal clair au niveau de l’usage d’allégations environnementales. Rien pour une meilleure régulation de la mise en vente des pesticides et biocides. Rien pour mettre un terme à la multiplication des voitures de société.

Le Printemps de l’Environnement risque donc fort de se clôturer sur un constat d’échec d’autant plus amer que non seulement l’initiative ne débouche pas sur les mesures espérées (et indispensables !) mais envoie en outre à la population un signal d’immobilisme en totale contradiction avec l’urgence de changements que la situation exige.

Contacts :
Pierre Titeux, Attaché de presse Fédération Inter-Environnement Wallonie (IEW) : 0479/497 656.
Jean-Yves Saliez, Secrétaire général IEW : 0476/999 603.


Soldes sur les masses critiques

Soldes sur les masses critiques

https://www.ieb.be/1180
2 juillet 2008

Le samedi 5 juillet, premier samedi des soldes, aura lieu, simultanément à Liège et à Bruxelles, une masse critique sur le thème du « pouvoir d’achat » . Nous y dirons que la réponse à la crise actuelle — et aux réelles difficultés que nous sommes nombreux à vivre — ne passe pas par la réduction de la fiscalité sur l’énergie ou par des subventions aux comportements et aux secteurs économiques les plus énergivores, mais par la modification de notre mode de vie et par une meilleure redistribution des richesses.

Dans cette optique, le rôle des pouvoirs publics est à notre avis de faciliter la transition vers des façons d’habiter, de se déplacer, de produire... moins énergivores, de façon à faire cesser à moyen terme notre dépendance aux énergies fossiles. Plutôt que de subventionner le mazout, les pouvoirs publics devraient financer un plan d’isolation des habitations ; plutôt que de défiscaliser les carburants professionnels, il serait préférable de relocaliser une partie de la production et de développer les modes de transports moins polluants, plutôt que d’aider à l’achat de voitures prétendument « propres » , il faudrait investir dans les transports en commun, etc.

Le vélo est emblématique de cette nécessaire transition et constitue une réponse directe au problème du « pouvoir d’achat » : remplacer la voiture par le vélo, c’est, pour un ménage, faire jusqu’à plusieurs centaines d’euros d’économie par mois.

Rendez-vous donc le samedi 5 juillet sur l’esplanade Saint-Léonard à Liège et sur la place de la Monnaie à Bruxelles, à 14h ,... avec votre vélo.

L’action est organisée par le Gracq-Liège et soutenue par IEB, l’ACC, StopCHB, Respire et le Grappe.


Premiers échos sur l'avant-projet de Plan fédéral de développement durable

Premiers échos sur l’avant-projet de Plan fédéral de développement durable

https://www.ieb.be/1182
2 juillet 2008

A l’occasion de l’enquête publique sur l’avant-projet de Plan fédéral pour le développement durable, qui s’est tenue du 1er mai au 30 juin 2008, les 4 fédérations régionales d’associations de protection de l’environnement, dont Inter-Environnement Bruxelles, ont exprimé leur avis [ Télécharger l’avis (pdf) ].

Les citoyens avaient également l’opportunité de se prononcer. C’est pourquoi Inter-Environnement Bruxelles a organisé le 24 juin une soirée d’information et de consultation. Ce fut l’occasion de débattre entre citoyens motivés sur la méthode et les objectifs du Plan, la qualité de la consultation et plus particulièrement sur les mesures liées à l’énergie et la mobilité. Vous trouverez ci-dessous les présentations relatives à ces deux thématiques.

Contactez Claire Scohier.

[ Télécharger la Présentation Mobilité ]
[ Télécharger la Présentation Énergie ]


Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 juillet 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 juillet 2008

https://www.ieb.be/1188
3 juillet 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Plateau Engeland : on remet le couvert
Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Mise à l’enquête du projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour un projet de lotissement de 76 lots en 6 phases avec création de voiries.
Le projet porte sur la construction de 238 appartements et 60 maisons unifamiliales ainsi que sur environ 300 à 350 emplacements de parking couverts et sur plus de 165 emplacements à l’air libre ! Le tout à proximité de 3 zones vertes protégées au PRAS dont une classée pour sa haute valeur biologique.
Attention le dossier est consultable à la commune, mais pour obtenir des copies il faut en faire la demande écrite, ce qui est encore possible sur place.
Enquête publique jusqu’au 7 juillet 2008.
Concertation le 4 septembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Réaménagement du boulevard Louis Mettewie
Anderlecht, Molenbeek et Koekelberg : réaménagement du boulevard Mettewie. Entre la Basilique et la chaussée de Ninove, le boulevard Mettewie va accueillir une bande cyclable sur le trottoir sur pratiquement toute sa longueur avec, par endroits, un site propre pour bus partagé avec les vélos. Le projet ne respecte pas le PRD.
Enquête publique jusqu’au 8 juillet 2008.
Concertation le 18 juillet 2008 à la maison communale de Koekelberg.
Contactez Jérôme Matagne.

Sommeil réparateur ?
Bruxelles-Ville : rue Notre-Dame du Sommeil, 11-19, et place du Jardin aux Fleurs, 3-4. Démolition et reconstruction des constructions arrières. Transformation de l’ensemble en 26 logements et 2 commerces.
Enquête publique jusqu’au 7 juillet 2008.
Concertation le 15 juillet 2008.
Contactez Thierry Kuyken ou Pierre Meynaert.

Bien loti
Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement.
Enquête publique jusqu’au 7 juillet 2008.
Concertation le 17 septembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Le Plan Pluie se jette à l’eau !
Région bruxelloise : le Plan Pluie, plan régional de prévention des inondations est soumis à enquête publique. Vous pouvez télécharger la brochure résumée, le projet de plan et le rapport d’incidence environnementale sur le site www.bruxelles environnement.be et participer à l’enquête en ligne http://www.ibgebim.be/soussites/ Enquete/indexFr.htm.
Enquête publique prolongée jusqu’au 9 juillet 2008.
Contactez Delphine Termolle ou Erwan Marjo.

Concertations de la semaine

• Diabolo. Bruxelles-Ville (Haren) : rues de Verdun, du Witloof et du Pré aux Oies. Demande de permis d’urbanisme pour la construction de nouvelles liaisons ferroviaires destinées au désenclavement nord de Bruxelles-National-Airport, dit projet « Diabolo » . Commission de concertation le 8 juillet 2008. Contactez Marie-Claire Schmitz.

• Parce que les arbres, ça est périssable... Forest : rue Jean-Baptiste Baeck, 33. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un hangar et reconstruction d’un immeuble d’activités productives de biens immatériels en intérieur d’îlot à proximité immédiate d’un site classé (Parc Jacques Brel). Le projet se situe dans une zone fréquemment inondée. Les riverains craignent pour les arbres à proximité du projet, dont le célèbre chêne Joséphine plusieurs fois centenaire. Concertation le 8 juillet 2008. Contactez Erwan Marjo.

• Ça fermente rue de la Brasserie. Ixelles : rue de la Brasserie. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation de la rue de la Brasserie, entre l’avenue de la Couronne et la place Flagey. La Région entend profiter du renouvellement des voies de tram 81 pour redessiner la rue et mieux la partager. Les riverains se mobilisent déjà contre ce projet. Téléchargez ici la lettre-type (pdf) qu’ils vous proposent d’adresser à la Commission de concertation. Concertation le 9 juillet 2008. Contactez Jérôme Matagne.

Résultats de concertations

• Un tunnel routier devant le nouveau siège de l’Otan. Bruxelles-Ville : boulevard Léopold III et rue de la Fusée. Dans le cadre de l’accord de coopération Beliris entre l’État fédéral et la Région bruxelloise, le Service Public Fédéral mobilité et transports demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III, entre le site actuel de l’Otan et la limite régionale. Avis reporté. [ Lire l’avis ]

• L’OTAN s’offre un nouveau siège. Bruxelles-Ville : rues de la Fusée, 70-90, Arthur Maes et chaussée de Haecht. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement dans le cadre de la phase I de la construction du nouveau siège permanent de l’OTAN. L’enquête porte sur la construction de 205 472 m2 hors-sol et sur l’exploitation de nouvelles installations dont 3 333 emplacements de parking. Avis favorable. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Diabolo : comment promouvoir un projet de mobilité ferroviaire et l'assassiner en même temps par un projet routier parallèle ?

Diabolo : comment promouvoir un projet de mobilité ferroviaire et l’assassiner en même temps par un projet routier parallèle ?

https://www.ieb.be/1189
4 juillet 2008

Ce 8 juillet à 10h, la commission de concertation de Bruxelles-Ville doit se prononcer sur la demande de permis concernant la réalisation du projet Diabolo, qui consiste à améliorer la desserte ferroviaire de l’aéroport de Bruxelles-National, notamment depuis Bruxelles, par une meilleure connexion au réseau régional (RER), national (IC/IR) et international (TGV).

Ce même jour à 9h, cette même commission va émettre un avis sur le projet de création d’un tunnel autoroutier au boulevard Léopold III devant le nouveau siège de l’Otan.

Emettre un avis positif pour ce dernier signifie tuer le premier !

Le projet Diabolo est au centre d’un vaste raccordement ferroviaire
de l’aéroport de Bruxelles-National à l’horizon 2010/12.

Inter-Environnement Bruxelles soutient le projet de Diabolo. Celui-ci permettra par exemple de relier directement l’aéroport au quartier européen en 15 minutes, grâce à la construction d’un raccordement et du tunnel Schuman-Josaphat. L’objectif est ainsi de doubler la part modale du train dans les déplacements des voyageurs vers l’aéroport d’ici 2030.

Cependant, on sait aujourd’hui que la seule amélioration des transports collectifs ne suffit pas à atteindre les objectifs de transferts modaux[1]. Il y a lieu d’adopter un ensemble de mesures pour améliorer l’efficacité de ceux-ci mais également pour dissuader le trafic automobile tant du point de vue des facilités offertes (capacité des routes, possibilités de stationnement à destination) que des incitants qui détournent les individus des transports collectifs (voitures de société en particulier)[2]. Et c’est là qu’est le problème : au lieu de réduire, on augmente les capacités routières sur ce même tronçon. Les exemples actuels les plus parlants sont le projet de construction d’un tunnel autoroutier à hauteur du nouveau siège de l’Otan au boulevard Léopold III, les 3 333 emplacements de parking prévus pour ce nouveau siège de l’Otan ainsi que le projet d’élargissement du ring en région flamande.

On assiste donc à une politique d’éclatement, de multiplication des modes de transport plutôt qu’à une réelle politique de changement d’un mode de déplacement vers un autre plus durable et vivable pour Bruxelles. En d’autres termes, on fait de la multimodalité et non de l’intermodalité, du « modal split » et non du « modal shift » .

Ainsi par ces objectifs de fluidification automobile, on voue à sa perte un projet non encore entamé car la liaison ferroviaire ne sera utilisée que si des freins existent à l’utilisation de la voiture.

IEB demande donc à la commission, qui a déjà rendu un avis favorable pour des milliers de parking à l’Otan,

  1. de ne pas compromettre davantage les objectifs du Diabolo. Ce qu’elle ferait de façon inéluctable si elle décidait d’émettre un avis favorable pour le Léopold III. Se positionner en faveur du Diabolo et du tunnel Léopold III serait un non-sens total.
  2. qu’elle (et la Région) conditionne son avis positif pour le Diabolo au non-élargissement du ring.
  3. qu’une bonne desserte et de bonnes fréquences pour les Bruxellois, via la ligne 26 notamment soient reprises comme condition préalable pour l’acceptation de ce projet.

Contact :
IEB, Marie-Claire Schmitz, 02/548 39 37.


[1] Kaufman, 2000.
[2] Brussels studies, Xavier Courtois et Frédéric Dobruszkes, « L’(in)efficacité des trams et bus à Bruxelles » .


Roulons pour le « pouvoir d'achat »… mais à vélo !

Roulons pour le « pouvoir d’achat »… mais à vélo !

https://www.ieb.be/1191
5 juillet 2008

A l’heure où le pouvoir d’achat est sur toutes les lèvres et où chacun y va de ses solutions, un collectif d’associations a organisé le samedi 5 juillet, premier samedi des soldes, une masse critique cycliste partant simultanément de Liège et de Bruxelles pour rappeler aux consommateurs et aux politiques que la crise actuelle nous invite à revisiter et réinventer nos modes de vie plutôt qu’à nous enfoncer dans la spirale inflationniste. L’occasion pour le collectif d’associations à l’origine de cette initiative de publier une « Carte blanche » dans le journal Le Soir.

La baisse du « pouvoir d’achat » , qui est pour le moment au centre des préoccupations médiatiques et politiques, est un problème réel pour un nombre croissant de ménages : beaucoup d’entre nous ont de plus en plus de difficultés à payer facture énergétique ou déplacements... sans parler du loyer ou de la nourriture qui sont aussi de plus en plus chers.

Pourtant, nous pensons que plusieurs des « solutions » qui sont avancées aujourd’hui dans le débat public n’en sont pas : réduire la fiscalité sur l’énergie ou subventionner la consommation des énergies fossiles ne constituent en rien des réponses structurelles à la crise. On peut comprendre la volonté des syndicats de trouver d’urgence une solution. Mais dans un contexte où la demande de pétrole dépasse l’offre, ces mesures constituent une fuite en avant et mènent à une pression inflationniste. En réduisant les moyens de l’État et en incitant à la poursuite des comportements énergivores — et en différant de la sorte l’adaptation de nos comportements et de nos modes de production —, ces prétendues « solutions » annoncent des lendemains terriblement difficiles. Sans compter que soutenir l’achat d’énergie fossile par les ménages, favoriser l’achat de voitures « propres » ou défiscaliser les carburants professionnels, entre autres choses, revient in fine à verser une subvention aux majors du pétrole, pourtant déjà enrichis au-delà de toute mesure.

Nous pensons au contraire que la solution au problème du « pouvoir d’achat » se trouve d’une part dans la modification de notre mode de vie et d’autre part dans la redistribution des richesses. Il n’y a pas à tergiverser, nous allons devoir apprendre à consommer moins et à valoriser plutôt la sphère immatérielle que la consommation matérielle : « moins de biens, plus de liens » , pourrait être le slogan d’un avenir possible. Dans ces conditions, pour garantir à chacun l’accès aux ressources de base, il faudra que les plus nantis réduisent fortement leur train de vie.

La baisse du « pouvoir d’achat » pose en effet de façon aigüe la question des besoins. On peut ainsi s’interroger : le pouvoir d’acheter quoi ? Pour certains, il s’agit d’acheter des biens de première nécessité alors que pour d’autres, il s’agit de garantir un niveau de confort qui, en regard de la situation des plus défavorisés en Belgique et dans le monde, n’est pas autre chose que l’expression d’un privilège.

Ce que nous réclamons des pouvoirs publics, c’est que, bien plus qu’aujourd’hui, ils jouent, par l’impôt et les services publics, leur rôle de redistribution des richesses — soit exactement l’inverse de ce qu’a fait, par ses réformes fiscales successives, le ministre des finances, M. Reynders — mais aussi qu’ils rendent possibles, facilitent et encouragent les choix de vie qui réduisent notre consommation d’énergie et nous permettront de ne plus dépendre, d’ici quelques années, des énergies fossiles.

Les transports représentent ici un enjeu crucial (ils dépendent à 98% du pétrole). Nous voulons notamment que les pouvoirs publics favorisent de manière volontariste l’usage du vélo, notamment en limitant la vitesse des voitures en ville à 30 km/h et en exigeant la construction d’espaces de rangement adéquats dans toutes les nouvelles constructions. Remplacer la voiture par le vélo, c’est, pour un ménage, faire jusqu’à plusieurs centaines d’euros d’économie par mois. Bien sûr, ce n’est pas toujours facile ni même possible. C’est pour cela qu’un changement de priorités dans la politique de mobilité est nécessaire : pour faire en sorte que chacun d’entre nous ait réellement le choix de son mode de transport.

Au-delà des mesures d’urgences et afin de ne pas laisser dans le froid l’hiver prochain un nombre grandissant de Belges modestes, nous demandons que soit mis en œuvre, dès cet automne, un plan d’urgence d’isolation des habitations. Nous voulons que le kérosène soit enfin taxé, de façon à ce que le prix du billet d’avion reflète effectivement la nuisance environnementale que représente ce mode de déplacement. Nous exigeons une amélioration nette de l’offre de transports en commun, tant en qualité qu’en quantité — ce qui suppose d’investir massivement dans les chemins de fer pour augmenter la capacité du réseau local et national —, la limitation de l’usage de la voiture en milieu urbain et la restriction de la voiture de société à un usage strictement professionnel. Nous demandons enfin l’arrêt définitif de la construction de nouvelles infrastructures routières.

Bien sûr, la mutation que nous devons opérer ne se fera pas sans redistribuer largement les cartes : certaines activités, comme le transport routier ou l’aviation, sont destinées à réduire significativement leur volume d’activité. Le rôle des pouvoirs publics est de faciliter la transition sociale et économique et notamment la reconversion des personnes qui travaillent dans ces secteurs. Pourquoi pas, par exemple, par un vaste plan d’embauche de chauffeurs de camions par la SNCB dans le cadre de la réouverture de lignes de chemins de fer ?

Pour faire valoir notre point de vue, nous roulerons à vélo dans les rues de Bruxelles et de Liège ce samedi 5 juillet : un jour symbolique, puisque c’est le premier samedi des soldes. Et les soldes symbolisent la contradiction à laquelle nous sommes confrontés. Pour les ménages les moins favorisés financièrement, elles sont l’occasion d’acheter à petit prix des biens autrement inaccessibles. Pour les autres, la majorité, elles sont le climax de la compulsion d’achats vite obsolètes, entretenus par une logique consumériste qui nous pousse à acheter toujours plus, sans fin.

Il est possible, collectivement, de surmonter le défi énergétique et la crise sociale d’une façon respectueuse de l’environnement et socialement juste ; mais il est plus que temps de s’y mettre. À vélo !

Au nom de leurs associations repectives :
Pierre Eyben (A Contre Courant), Véronique de Potter (Bruxelles Air Libre), Tom Grimonprez (Cyclonudista), Réginald de Potesta de Waleffe (Futur ? Présent !), Bernard Dehaye (Gracq), Michèle Gilkinet (Grappe), Claire Scohier (Inter-Environnement Bruxelles), Jean-Baptiste Godinot (Respire), François Schreuer (StopCHB.be).


Semaine de la mobilité 2008 : les projets des habitants s'apprêtent au départ

Semaine de la mobilité 2008 : les projets des habitants s’apprêtent au départ

https://www.ieb.be/1192
9 juillet 2008

Les projets des associations et habitants sélectionnés par IEB et le Bral pour la Semaine de la Mobilité du 16 au 22 septembre 2008 sur le thème « Ne manquons pas d’air pour nos quartiers ! »

La croissance du trafic automobile et la mauvaise qualité de l’air qui en découle (particules fines, oxyde d’azote,...) nuisent aux Bruxellois et à leur environnement.
Afin de sensibiliser les citoyens et les autorités au droit des Bruxellois à un air sain, IEB et le Bral ont appelé les associations et habitants à militer lors de la Semaine de la Mobilité 2008 sur le thème « Ne manquons pas d’air pour nos quartiers ! » .

Treize projets issus d’associations de jeunesse, nature, commerçante, cycliste, syndicale, et de comités d’habitants ont été sélectionnés et donneront chacun à leur façon un peu d’oxygène à la ville et à leur quartier.
N’hésitez pas à participer aux actions proposées et à les encourager (débat, manifestation cycliste, action de rue,...). Petit aperçu et détails pratiques ci-dessous.

Bruxelles-Ville : Collectif Placeovélo, « Le vélo est l’oxygène de la ville »
Organisation d’une masse critique spécifique sur ce thème, agrémentée de bulles (ballons) d’oxygène et de messages symbolisant l’oxygène que les cyclistes offrent à la ville, par l’utilisation d’un mode de déplacement 100% non polluant.
Date : le 19 septembre à 18h, porte de Namur.
Contact : Muriel Jadoul, courriel, 0485/39 73 42.

Bruxelles-Ville : Plemobiel (Pletinckxstraat mobiel), « Pique-nique de la mobilité »
Place du Jardin aux Fleurs et alentours, organisation d’une rencontre avec tous les usagers de cette espace autour du thème de la qualité de l’air : plantation symbolique d’un arbre, stand d’informations et animations, place fermée à la circulation automobile.
Date : le 16 septembre de 12h à 14h.
Contact : Pol Arnauts, pol.arnauts chez compaqnet.be, 02/508 88 76.

Bruxelles-Ville : Comité de quartier Tous en Senne, « Balade d’automne à vélo »
Par cette action, le comité veut rassembler et sensibiliser les habitants et usagers des lieux d’accueil de la rue de la Senne aux impacts environnementaux de nos comportements de déplacements. Lors du parcours, les participants photographieront ce qui pour eux illustre cet enjeu. Les photos seront exposées lors de la fête du quartier.
Date : le 20 septembre à 9h, départ rue de la Senne.
Contact : Pascal Biesemans, biesemanspascal chez hotmail.com, 02/512 40 03.

Bruxelles-Ville, Saint-Josse : Association 123 Logements, « Atelier vélo »
Ouverture d’un atelier vélo pour les habitants du squat et du quartier. Divers ateliers thématiques, parcours dans le quartier, conférence « Journée sans voitures... chaque jour !? »
Date : le 20 septembre à partir de 13h, rue royale 123.
Contact : Tim Rottiers, timrottiers chez hotmail.com, 0498/73 36 18.

Bruxelles-Ville : Association Les Bib’z, « Tapis rouge au carrefour Trône »
Animation au carrefour Trône afin de sensibiliser les automobilistes à la mobilité douce et durable. Mise à l’honneur des piétons en leur déroulant le tapis rouge, invitation des automobilistes à couper leur moteur, balade à vélo dans les embouteillages, messages sympas pour les clients de la stib, installation d’un instant café,...
Dates : du 16 au 21 septembre au carrefour Trône, de 9h à 18h.
Contact : Jean-Philippe Remy, jphi chez smily.be, 0487/31 94 09.

Jette : Comité de quartier Dupré en Co, « Zone 30 »
Sensibilisation des automobilistes au respect de la zone 30 de la rue Dupré située juste derrière la gare et invitation à l’utilisation du train via la mise en place d’une banderole et l’inauguration d’une fresque murale.
Date : le 20 septembre (à confirmer).
Contact : Gneo Rob, rob.gneo chez s1.com, 0475/39 97 22.

Jette : Vélofiets@jette, « Omnibus 9 »
L’omnibus vélo ira chercher chaque échevin à son domicile pour les emmener en toute sécurité à leur travail à la maison communale. Chaque échevin recevra une écharpe fluorescente. L’objectif est de sensibiliser à la nécessité d’aménagements cyclables et à ce mode de déplacement non polluant.
Date : le 16 septembre (à confirmer).
Contacts : Katrijn Pauwels (jusqu’au 31 juilllet), katrijn_pauwels chez yahoo.com, 0485/87 51 15.
Guy Egerickx (à partir du 01 août), guy.egerickx chez skynet.be, 02/424 27 13.

Laeken : Natuurpunt/Natagora, « Expo 58, un autre regard »
Organisation de 2 excursions sur le thème des infrastructures et des modes de déplacements à l’époque de l’expo 58. De l’utopique voiture reine symbole de liberté à aujourd’hui, les transports publics alors et maintenant et les effets sur l’environnement. Carte documentaire, questionnaire pour les participants et réalisation d’un film.
Dates : 20 et 21 septembre.
Contact : Jan Paenhuysen, jan.morgaine chez scarlet.be, 02/534 88 01.

Molenbeek et Anderlecht : Association Atrium Molenbeek, « Le quartier commerçant de la chaussée de Ninove ne manque pas d’air »
L’action vise à inciter les riverains du quartier à considérer le vélo comme un moyen de mobilité alternatif à la voiture. Atrium Chaussée de Ninove propose aux enfants de 6 à 12 ans de participer à un concours (dessin sur le thème de l’action + questionnaire sur le thème de la conduite à vélo) afin de les sensibiliser à la conduite en vélo et à acquérir des réflexes en matière de sécurité. Exposition des dessins, remise des prix et diagnostic vélo le 21.
Dates : le 20 (clôture du concours et expo) et le 21 (expo, remise des prix et stand vélo).
Contact : El Fikri Mohamed, melfikri chez atrium.irisnet.be, 0487/64 23 46.

Schaerbeek : Comité de quartier Le Village/Het Dorp, « Apéro sans voitures »
Manifestation ludique et symbolique sur la qualité de l’air avec la distribution aux habitants de masques anti-poussières peints par les enfants. Par ces masques, le comité vise à sensibiliser les habitants à la nécessité de modes de déplacements moins polluants. Animations et stand d’infos au rendez-vous de cet apéro de quartier.
Dates : le 20 et 21 septembre.
Contact : Kathleen Van Ginderachter, k.vanginderachter chez skynet.be, 0494/53 22 30.

Schaerbeek : Comité de quartier Terdelt, « La chasse au papillon »

Le projet vise à sensibiliser les habitants du quartier et du public sur les enjeux de la réalisation de deux zones résidentielles dans la Cité Jardin Terdelt. Le papillon symbolise la forme de cette zone.
Les actions seront du type informatif (visite guidée de zones résidentielles, séance d’information, etc.) et ludique (jeu promenade à la chasse au papillon « Terdeltus Residentialis » , concours de dessins, etc.).
Le dimanche sans voiture donnera de l’air au quartier et sera la journée la plus animée, le square de l’avenue Raymond Foucart rassemblant de nombreuses activités ludiques et éducatives, telles un circuit éducatif pour cuistax, un rallye vélo permanent (durée +/- 2 heures), des jeux et animation pour les enfants, des stands d’information thématiques et un point « ravitaillement » pour les cyclistes et visiteurs de passage.
Date : dimanche 21 septembre, place Foucart de 10h30 à 18h.
Contact : Olivier Xhonneux, olivier_xhonneux chez yahoo.com, 0495/99 76 52.

Uccle/Forest/Saint-Gilles : Collectif Recyclette, « La ville en mouvement »
Le collectif Recyclette, avec l’aide de divers comités de quartier, organise une exposition de photos ayant pour titre « La ville en Mouvement » .
L’objectif est de renforcer la fonction culturelle de la rue, de faciliter la rencontre entre voisins et de poser une réflexion « imagée » sur la mobilité en ville.
Concrètement, 4 quartiers de Forest et d’Uccle seront « investis » par une exposition qui occupera pendant toute la semaine de la mobilité les fenêtres de leurs habitants. Un livret parcours accompagnera les visiteurs. Ceux-ci pourront aussi partager leurs photos de la ville en mouvement sur un blog.
Jusqu’au 25 août 2008, nous faisons appel à tous les photographes amateurs et « éclairés » pour nous transmettre leurs photos sur le thème « La ville et la mobilité » . [ Télécharger l’appel aux photographes (pdf) ]
Dates : expo du 16 au 22, visite commentée le 21.
Contact : Georges Michel, cwepss chez gmail.com, 0486/42 04 35.

Région bruxelloise : Jong Groen, « Bulle d’air »
Sur des artères automobiles stratégiques bruxelloises, les participants, à l’aide de pochoirs, peigneront divers logos pour donner symboliquement à ces lieux pollués un peu d’air pur.
Date : le 20 septembre.
Contact : Bart Dhondt, bart chez jonggroen.be, 0484/40 26 90.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 juillet 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 juillet 2008

https://www.ieb.be/1198
10 juillet 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Concertations à venir

• Sommeil réparateur ? Bruxelles-Ville : rue Notre-Dame du Sommeil, 11-19, et place du Jardin aux Fleurs, 3-4. Démolition et reconstruction des constructions arrières. Transformation de l’ensemble en 26 logements et 2 commerces. Concertation le 15 juillet 2008. Contactez Thierry Kuyken ou Pierre Meynaert.

• Réaménagement du boulevard Louis Mettewie. Anderlecht, Molenbeek et Koekelberg : réaménagement du boulevard Mettewie. Entre la Basilique et la chaussée de Ninove, le boulevard Mettewie va accueillir une bande cyclable sur le trottoir sur pratiquement toute sa longueur avec, par endroits, un site propre pour bus partagé avec les vélos. Le projet ne respecte pas le PRD. Concertation le 18 juillet 2008 à la maison communale de Koekelberg. Contactez Jérôme Matagne.

• Plateau Engeland : on remet le couvert. Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Mise à l’enquête du projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour un projet de lotissement de 76 lots en 6 phases avec création de voiries. Le projet porte sur la construction de 238 appartements et 60 maisons unifamiliales ainsi que sur environ 300 à 350 emplacements de parking couverts et sur plus de 165 emplacements à l’air libre ! Le tout à proximité de 3 zones vertes protégées au PRAS dont une classée pour sa haute valeur biologique. Concertation le 4 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Bien loti. Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement. Concertation le 17 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Résultats de concertations

• Un tunnel routier devant le nouveau siège de l’Otan. Bruxelles-Ville : boulevard Léopold III et rue de la Fusée. Dans le cadre de l’accord de coopération Beliris entre l’État fédéral et la Région bruxelloise, le Service Public Fédéral mobilité et transports demande un permis d’urbanisme pour le réaménagement du boulevard Léopold III, entre le site actuel de l’Otan et la limite régionale. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Nouvelle vague à l’avenue du Port. Bruxelles-Ville : avenue du Port. Demande d’un permis d’urbanisme pour le réaménagement complet de la voirie. Avis favorable sous conditions de la Ville de Bruxelles et de la SDRB. Avis défavorable de l’AATL et de l’IBGE [ Lire l’avis ]

• Diabolo. Bruxelles-Ville (Haren) : rues de Verdun, du Witloof et du Pré aux Oies. Demande de permis d’urbanisme pour la construction de nouvelles liaisons ferroviaires destinées au désenclavement nord de l’aéroport de Bruxelles-National, dit projet « Diabolo » . Avis favorable. [ Lire l’avis ]

• Des bureaux à la petite ceinture. Bruxelles-Ville : boulevard d’Ypres, 41, et à la place Sainctelette, 13-15. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation et la démolition-reconstruction de 2 immeubles de bureaux formant l’angle du boulevard d’Ypres et de la place Sainctelette. Le 3 juin, la commission de concertation avait reporté son avis pour présentation d’une variante de façades. La nouvelle version du projet reçoit un avis favorable. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Investissements économiseurs d'énergie : bref tour d'horizon

Investissements économiseurs d’énergie : bref tour d’horizon

https://www.ieb.be/1199
15 juillet 2008

Alors que le prix de l'énergie ne cesse de croître à une vitesse fulgurante et que les changements climatiques en font de même en raison de l'augmentation des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), que pouvons-nous faire à notre niveau ? Investir dès à présent pour réduire nos consommations et le coût de nos factures.

En quelques mois, l’énergie est devenue LE sujet de toutes les discussions. Que ce soit au niveau de sa raréfaction, de l’impact de sa consommation sur notre environnement, ou encore le coût qu’elle représente, il est quasi impossible de passer à côté de cette thématique d’actualité.

Mais que pouvons nous faire à notre niveau pour renverser la vapeur et l’utiliser à bon escient ?

Consommer l’énergie dont on a réellement besoin

Avant de sortir l’artillerie lourde, il est prioritaire de faire la chasse au gaspillage qui peut représenter jusqu’à 1/3 de la consommation globale.

Une veille, même si elle ne représente qu’une faible consommation (et encore, dans certains cas, la consommation « en veille » est quasi équivalente à celle en marche) fonctionne 24h/24h et 7j/7j — soit 8760 heures par an.

En additionnant tous les postes de consommation inutile, on obtient un chiffre souvent impressionnant et insoupçonné.

Réduire ces gaspillages, c’est diminuer sa facture et ses émissions de GES.

C’est l’objectif du Défi Énergie[1] : réduire fortement sa facture sans investissement.

Plus d’informations, trucs et astuces pour réussir ce défi : www.defi-energie.be

Investir, ça peut rapporter beaucoup

Après avoir réduit sa consommation globale en réduisant la part imputable au gaspillage, certains investissements peuvent s’envisager.

Pour déterminer la priorité d’un investissement, un audit énergétique est intéressant, surtout dans le cas d’une grosse infrastructure.

Mais sans avoir recours à un audit, certains investissements sont déjà intéressants à envisager – l’installation d’un chauffe-eau solaire, le remplacement d’une vieille chaudière ou la pose de panneaux photovoltaïques en font partie.

Pour inciter les Bruxellois à franchir le pas, une série de primes sont proposées. Elles permettent d’amortir bien plus vite l’amortissement, rendant ainsi plus attractifs ces technologies.

Grâce aux primes et aux déductions fiscales, un chauffe-eau solaire est amorti en moyenne en 2 ans. Idem pour les panneaux photovoltaïques. Et après, c’est un approvisionnement en énergie renouvelable pendant plusieurs années pour zéro euros.

Investir à court terme peut rapporter gros.

Investir, mais comment ?

Sur fond propre

Il suffit de faire une simple règle de trois pour montrer que la plupart des investissements classiques sont rentables en seulement quelques années.

Si on ajoute à cela le fait le prix constamment en hausse de l’énergie, les amortissements sont encore plus rapides.

Si on a la capacité de le faire sur fonds propres, le bénéfice économique sera optimal. Il existe notamment sur Internet une série de modules de calcul permettant d’évaluer le temps d’amortissement et les économies réalisées suite à l’investissement opéré.
(ex : IBGE pour les panneaux photovoltaïques)

Dans les premiers mois de l’investissement, il sera déjà possible d’en récupérer une partie grâce aux primes régionales et communales. Après un an, vous pourrez ajouter votre déduction fiscale.

Crédit à taux réduit/taux zéro

Si, malgré la vitesse d’amortissement des investissements et les avantages qui en découlent, il vous est difficile de vous lancer dans l’aventure, il existe différentes formules d’éco-crédits pouvant vous aider.

Hormis les crédits à taux zéro, vous aurez comme désavantage à payer des intérêts, augmentant un peu le temps d’amortissement. Néanmoins, ces crédits ouvrent les portes à des investissements qui seraient inaccessibles en raison d’absence de fonds propres.

Et les avantages restent malgré tout supérieurs aux quelques inconvénients.

Les régions, les CPAS ou encore les banques sont autant d’interlocuteurs qui peuvent vous avancer l’argent nécessaire à vos investissements.

Tiers investisseurs

Une autre formule intéressante est en train d’apparaître en Belgique alors qu’elle existe depuis environ 15 ans aux Etats-Unis.

Le financement par un tiers investisseur consiste à faire réaliser le projet de rénovation à la place de l’utilisateur final par une tierce personne.

Cette dernière assurera un remboursement de l’investissement via les économies générées dans un laps de temps donné.

On a ainsi quelqu’un qui avance l’argent et garanti un retour sur investissement contractuellement.

Le client quant à lui continue à payer pendant un délai fixé ses factures énergétiques comme si rien n’avait changé. Et ce sont les économies qui remboursent le coût du projet auquel s’ajoutent les frais d’expertise du tiers investisseurs.

On développe une relation win-win.

Le client n’a pas à avancer le moindre centime (remboursement de l’investissement grâce à la diminution de la facture), le tiers investisseur développe son activité et est rémunéré sans surcoût pour le client.

Et une fois l’amortissement effectué, le client continue de profiter à 100% des économies d’énergie de son installation.

Tout le monde y trouve son compte

Le particulier et l’environnement y gagnent tous les deux puisqu’il y aura une réduction de consommation énergétique et dans certain cas, le développement d’énergie 100% renouvelable avec forcément une réduction de la facture énergétique.

Cette fois, c’est moi qui passe à l’action

Que vous soyez propriétaire ou locataire, vous pouvez vous lancez dans l’aventure.

Joignons l’acte à la parole.


[1] Lancé à l’initiative de la Ministre de l’environnement et de l’énergie, le Défi Énergie est coordonné par l’Administration régionale Bruxelles Environnement — IBGE. Objectif : réduire votre facture d’énergie et diminuer les émissions de CO2 dans l’atmosphère en adoptant un ou plusieurs petits gestes quotidiens pour économiser l’énergie.
Infos : www.defi-energie.be


Plan Pluie : l'avis d'IEB

Plan Pluie : l’avis d’IEB

https://www.ieb.be/1201
16 juillet 2008

Suite à la consultation du projet de Plan Pluie (plan régional de prévention des inondations), Inter-Environnement Bruxelles, en concertation avec ses membres, formule l’avis suivant :

Avis général sur le plan

Les points positifs du Plan Pluie

Modélisation du cycle de l’eau de la RBC
IEB constate avec satisfaction la volonté du Gouvernement de réaliser la modélisation du cycle de l’eau de la Région de Bruxelles-Capitale.
Cet outil pourra être utilisé dans le cadre de planification future et surtout, permettra de déterminer anticipativement les impacts potentiels de tous actes et travaux sur ce cycle. Ainsi, il sera possible de réorienter chaque projet afin de réduire ses effets négatifs sur le cycle hydrique, voire, d’améliorer ce dernier, notamment en désimperméabilisant des surfaces anciennement bétonnées.
Nous demandons que cette modélisation soit réalisée le plus rapidement possible. Nous demandons également que tout projet de construction d’importance à venir soit développé en regard de cet outil pour vérifier que les impacts sur le cycle de l’eau sont nuls voire positifs.

État des lieux du réseau d’égouttage et programme de rénovation
IEB soutient la volonté de réaliser un état des lieux du réseau d’égouttage permettant de planifier les travaux de rénovation des ouvrages liés à la collecte des eaux usées.
Cet état des lieux doit également être fait le plus rapidement possible pour servir d’outil d’aide à la décision de toute politique régionale et communale.
Nous demandons la mise en œuvre immédiate de cette décision.

Les points négatifs du Plan Pluie

Toitures vertes et citerne d’eau de pluie : manque d’ambition des mesures contraignantes

Le Gouvernement se félicite des « avancées récentes » en matière de lutte contre l’imperméabilisation des sols bruxellois. C’est le cas de l’adoption ou du renforcement de mesures présentes dans le RRU. Ces mesures portent sur :
• l’obligation de toiture verte (TV) pour toutes les toitures plates non accessibles de plus de 100m² ;
• les citernes d’eau de pluie doivent avoir une dimension minimale de 33 litres par m² de surface de toitures en projection horizontale ;
• le maintien de 50 % de surface perméable lors de construction neuve.
Ces mesures sont insuffisantes.

La situation telle que nous pouvons l’observer sur le terrain est la suivante :

• l’obligation de toiture verte (TV) pour toutes les toitures plates non accessibles de plus de 100m².
La valeur minimale de 100m² réduit fortement le nombre de toitures visées par cette obligation et donc, de surface de toitures à végétaliser en Région bruxelloise.
Cette stagnation du nombre de toitures vertes ne permet pas de réduire le prix de ces installations.
Pour combattre cela, il faut renforcer la mesure (cf. nos demandes de renforcement présentes ci-dessous).

• les citernes d’eau de pluie doivent avoir une dimension minimale de 33 litres par m² de surface de toitures en projection horizontale.
Les citernes d’eau de pluie telles que prévues par le RRU ne préservent en rien contre les inondations. Une citerne destinée aux besoins domestiques doit être toujours remplie pour répondre à son objectif d’alimentation en eau. Elle n’a donc aucun rôle dans la retenue des eaux de pluie.
De plus, les maîtres d’ouvrage répondent à cette obligation légale sans pour autant en « comprendre » le but puisque bien souvent nous constatons dans les demandes de permis que ces citernes sont reliées... au réseau d’égouttage !
Pour qu’il y ait un impact positif de l’imposition de mise en place de citernes d’eau de pluie pour combattre les risques d’inondations, il faut revoir cette mesure (cf. nos demandes de renforcement présentes ci-dessous).

IEB demande un renforcement des mesures préalablement citées :

- Obligation d’installer une toiture verte sur toutes nouvelles toitures plates de plus de 50m².
Justification : augmentation du nombre de surfaces végétalisées de la région qui augmenteront la rétention des eaux de pluie sans pour autant augmenter les coûts à la construction (les prix au m² sont similaires pour les toitures dès qu’elles font au moins 50m²). De plus, l’augmentation du nombre d’installations devrait avoir un impact sur les prix et rendre les toitures vertes plus abordables.

- Pour toute nouvelle demande de construction ou de rénovation lourde : maintien de l’obligation de l’installation d’une citerne d’eau de pluie pour un usage domestique ET demande d’installation d’une cuve de rétention de l’eau de pluie. Cette dernière assurera ainsi le rôle de tampon lors de fortes précipitations, et se videra par après progressivement dans les heures qui suivront.

Modification du RRU et de l’Ordonnance Permis Environnement en regard du Plan Pluie

Le rapport d’incidences du Plan Pluie évoque à plusieurs reprises la nécessité de modifier le Règlement Régional d’Urbanisme (RRU) ainsi que l’Ordonnance Permis Environnement pour y intégrer les mesures de ce Plan Pluie.

Le RRU ayant été modifié tout récemment (au MB en 12/2006, en vigueur le 01/2007), il apparaît que le Plan Pluie arrive bien trop tard dans la législature. Il aurait dû sortir AVANT la réforme de ce RRU.
Le Gouvernement a raté l’opportunité d’intégrer les objectifs du Plan Pluie dans de nombreux articles du RRU.
Actuellement, rien ne permet de déterminer quand aura lieu la prochaine réforme de ce règlement, malgré l’urgence de l’application des mesures du Plan Pluie.

La situation est identique pour l’Ordonnance relative aux Permis Environnement.
Le PP prévoit d’intégrer des conditions liées à la gestion des eaux pluviales et des eaux de ruissellement dans la législation relative aux permis d’environnement.
Cette ordonnance ayant été modifiée il y a seulement quelques mois, dans combien de temps ces mesures entreront en vigueur ?

Remarques et suggestions spécifiques au plan pluie

Dans l’objectif 3 du PP, il est prévu que :

• « ... le vendeur — d’un terrain ou d’un bien immeuble sis en zone inondable — devra réaliser les travaux d’adaptation du bâtiment au risque d’inondation tels que prévu dans le RRU... »
Au-delà du fait que le RRU tel que rédigé actuellement ne prévoit quasi aucune mesure contre les risques d’inondations, il est capital de reconnaître le principe de solidarité entre les bassins. Cette mesure doit donc également s’appliquer pour la vente de biens non répertorié en zone inondable.

• « En zones inondables , tous les travaux susceptibles de perturber l’écoulement des eaux de ruissellement seront soumis à permis d’environnement. »
De nouveau, connaissant le principe de solidarité des bassins, il serait nécessaire de modifier le libellé sous une forme similaire à la proposition suivante : « Tous actes et travaux susceptibles de perturber l’écoulement ou l’infiltration des eaux de ruissellement seront soumis à permis d’environnement ou, à défaut, devront prendre en compte cette problématique dans le dossier de demande de permis pour que celui-ci soit réputé complet. »

• « Établissement de primes (sous conditions) permettant d’adapter les bâtiments existants au risque d’inondation. »
A en comprendre le Plan Pluie, cette prime est accordée uniquement aux immeubles situés dans les zones inondables.
Il est impératif que ces primes soient accordées à toute volonté de réaliser des travaux en faveur de la « perméabilisation » des sols et à toute volonté de réaliser des travaux d’adaptation au risque d’inondation tels que prévu dans le RRU.
Par exemple, il serait intéressant de ramener les nombreux jardinets de façade transformés en espace de stationnement à leur usage initial, à savoir, des jardins au sol perméable, contrairement à des surfaces imperméables dédiées au stationnement de voitures.
Le Titre I / Article 2 §1 du RRU ne devrait d’ailleurs plus permettre aux communes d’autoriser — même sous conditions — l’imperméabilisation des jardinets et/ou leur transformation en espace de stationnement.


Le gouvernement flamand évite un débat public sur le projet d'élargissement du Ring autour de Bruxelles

Le gouvernement flamand évite un débat public sur le projet d’élargissement du Ring autour de Bruxelles

https://www.ieb.be/1213
22 juillet 2008 • Claire Scohier

La plate-forme Modal Shift plaide pour une révision radicale du projet.

Téléchargez le Texte de la plate-forme Modal Shift

De temps à autres, le projet d’élargissement du Ring autour de Bruxelles refait surface. Mais aucun plan concret n’a jamais vu le jour, ni d’ailleurs un débat public sur le sens ou le non-sens d’un tel projet. La semaine passée, le lundi 7 juillet 2008, dans le silence le plus total, un tel plan a été mis en consultation. La cellule flamande MER [1] notifiait le rapport d’incidence environnemental de ce projet, lequel prend ainsi une tournure des plus concrètes. Le rapport est à l’enquête publique jusqu’au 18 août. Il semblerait que les parties prenantes au projet souhaitent limiter autant que possible tout débat. En effet, le timing choisi ne laisse planer aucun doute sur cette intention. La période d’enquête coïncide parfaitement avec celle des vacances d’été et en sortant du bois juste avant le 15 juillet, il est évident que le dossier risque de tomber dans le vide médiatique. Il s’agit là pourtant d’un des plus importants projets routiers des vingt dernières années.

Le Gouvernement flamand a opté pour une approche extrêmement contestable dans ce dossier épineux. Il évite tout débat public sur un projet d’envergure, ne recherche aucune alternative pour améliorer la mobilité sur et autour du Ring et se tait dans toutes langues quant aux impacts du projet sur l’augmentation de la circulation automobile, des microparticules polluantes et des gaz à effet de serre. Notre position est claire : la procédure doit s’arrêter ici et des alternatives doivent absolument être recherchées.

L’état de la situation actuelle : l’immobilité quotidienne

Notre quotidien est le passage journalier de centaine de milliers de voitures et de camions sur le Ring soit pour atteindre la ville, soit pour transiter vers une autre destination. Rien ne justifie les coûts écologiques, sociaux et économiques surgissant d’un tel état de fait.

Ancrer le développement dans la logistique et le béton est une vue à très court terme

La solution présentée par le gouvernement flamand consiste à élargir le Ring de deux fois 3 bandes à deux fois 4 + 2 bandes. Au lieu des 6 bandes actuelles, il y aurait donc 12 bandes. L’idée consiste à séparer la circulation locale de la circulation de transit. Le projet s’inscrit dans une logique de soutien au plan START [2], plan d’action stratégique pour la reconversion et l’emploi dans la zone de l’aéroport de Zaventem.

L’objectif est de résoudre la saturation à court terme, d’améliorer la fluidité du trafic et de garantir l’accessibilité de l’aéroport et des zones industrielles de Vilvoorde et Malines. Les activités économiques dans ces régions sont destinées en effet à croître fortement dans les prochaines années. En outre, les travaux cadrent aussi avec le slogan bien connu « Logistiek Vlaanderen » . La Flandre souhaite en effet devenir économiquement la plaque tournante logistique de l’Europe. Mais n’est-il pas temps de s’interroger sur la pertinence d’ancrer le développement d’une région sur des ambitions logistiques coulées dans le béton du secteur des transports ? La logistique routière est un secteur à faible valeur ajoutée et peu producteur d’emplois. A contrario, elle cause une lourde charge sur l’environnement. A l’heure ou le secteur même du transport par camion s’interroge sur ses perspectives d’avenir, considérablement assombries par l’explosion du prix du pétrole, la Région flamande n’aurait-elle pas plutôt intérêt à jouer la carte de l’industrie de la connaissance, des services et des centres de recherche, activités à forte valeur ajoutée, génératrices d’emplois et s’accompagnant de nuisances environnementales nettement plus réduites ?

Une note défaillante : fragmentée et unilatérale

L’élargissement planifié du Ring concerne la zone septentrionale entre les autoroutes E40 Gand-Bruxelles et E-40 Bruxelles-Liège. La première branche se situe entre la E40 Gand-Bruxelles et la A12. Dans cette zone, les demandeurs envisagent un élargissement de 10 à 12 bandes. La deuxième branche prend place entre la A12 et la E19 avec un élargissement à 10 bandes. La troisième branche se trouve entre la E19 et la E40 Bruxelles-Liège et devrait, à l’instar de la première branche, être dotée de 10 à 12 bandes.

Le demandeur a divisé cette zone en trois branches dont chacune doit séparément être soumise à une procédure MER. L’objectif de ce morcellement est clair : l’impact total des travaux reste impalpable. Sans compter que l’élargissement d’un tronçon rend ipso facto nécessaire l’élargissement du suivant. L’étude spécifique de la troisième branche est particulièrement déficiente. On n’y aborde à aucun moment l’impact en termes d’émissions de particules fines et de CO2 [3]. Ce qui signifie qu’aucun lien n’est fait entre le projet et les engagements Kyoto.

La note soumise à enquête publique ne peut en aucun cas servir de base à un projet d’une telle ampleur. Elle va même jusqu’à suggérer que la qualité de l’air sera améliorée grâce à l’élargissement puisque celui-ci accroîtra la fluidité de la circulation. Il est clair qu’elle ignore complètement une conséquence première de ce type d’aménagement : l’effet d’appel. Plus de bandes signifie plus de voitures !

Sans compter, enfin, la pression énorme que ce type de projet fait peser sur la biodiversité dont les atteintes constantes prennent des proportions de plus en plus alarmantes. La première branche, entre la E-40 et la A12, traverse notamment de plein pied le Laerbeekbos situé en zone Natura 2000.

Un projet à jeter : le maintien de l’immobilité

Le résultat du plan susdit est limpide. Dans quelques années, les projets routiers seront obsolètes. Deux éléments majeurs détermineront l’orientation de nos sociétés au cours de ce siècle : les changements climatiques et la survenue du pic de production de pétrole, que suivra sa déplétion. On ne peut plus ignorer que les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports routiers croissent sans entrave, à un rythme alarmant. Tout comme on ne peut négliger que le pétrole fournit 98% de l’énergie consommée par ce secteur. Par un effet d’accroissement de l’offre, les nouvelles infrastructures routières entraînent nos sociétés toujours plus loin sur le chemin de la dépendance au pétrole et de la perte de maîtrise sur nos émissions de gaz à effet de serre. Un chemin qui mène au chaos.

Dans ce contexte, comment justifier qu’un tel projet à courte vue, pris dans son ensemble, grève le budget public de près de un milliard d’euros ? Si nous voulons opérer notre réorientation vers une mobilité durable, c’est dès maintenant que nous devons opérer les investissements nécessaires pour assurer la transition. Un tel projet vient au contraire concurrencer les investissements durables en cours de façon totalement contre-productive. Deux projets ferroviaires sont en effet prévus dans cette zone : le RER et le Diabolo. Ceux-ci visent à ouvrir cette région via de nouvelles infrastructures de transport public susceptibles de conduire au transfert modal. Si au côté de voitures embouteillées, des trains réguliers passent avec aisance, les gens n’hésiteront pas et opteront pour ce deuxième mode de transport (modal shift). Si, par contre, l’infrastructure routière continue d’augmenter, nous nous orienterons inévitablement vers un accroissement global des déplacements sans que les transports publics parviennent à mordre sur la part modale des voitures (modal split).

Une proposition durable : une approche combinée

La note d’avis pose en postulat que l’élargissement du Ring autour de Bruxelles est la seule solution aux problèmes de saturation. Aucune alternative n’est évoquée. Une approche rationnelle peut difficilement se contenter d’une solution unilatérale. Un autre point de départ pour trouver une solution aurait pu consister à transférer les conducteurs de voitures vers un autre mode de transport assurant un déplacement équivalent. Une mesure unique censée résoudre la congestion par magie est une illusion. Il convient de combiner diverses mesures de façon réaliste :

Avec le budget que le gouvernement flamand réserve à l’élargissement du Ring, toutes ces mesures pourraient être financées dès à présent et pour le bien commun.

Contacts

Plus d’informations d’ici peu sur www.modalshift.be.

La plate-forme Modal Shift se compose actuellement de Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement la Wallonie, Bond Beter Leefmilieu, Bral vzw, Greenpeace, Friends of the Earth Belgique, Fietsersbond, GRACQ, Natuurpunt, Mobiel21.


[1MER (Milieu Effect Rapportage) Vlaanderen est l’équivalent de l’IBGE en Région flamande.

[2START = Strategisch Actieplan voor de Reconversie en Tewerkstelling luchthaven Zaventem.

[3Faut-il rappeler qu’une toute récente étude menée à Munich sur 3000 enfants pendant 6 ans pointe la pollution automobile comme facteur déclenchant d’asthme et d’exzéma ? Bruxelles est la deuxième région d’Europe la plus polluée par les particules fines, et le trafic sur le Ring génère 50% de cette pollution !

PleinOPENair à la Gare de l'Ouest

PleinOPENair à la Gare de l’Ouest

https://www.ieb.be/1221
12 août 2008

Les vendredi 1er et samedi 2 août, le festival PleinOPENair a investi le site de la Gare de l’Ouest (Molenbeek). Outre les projections de films et les concerts en soirée, PleinOPENair proposait une visite guidée du site sur lequel se développe le Schéma directeur Gare de l’Ouest. Visite à laquelle participaient des membres d’IEB et du comité de quartier local. Radio Panik a réalisé un reportage en écoute sur notre site.

Le Festival se poursuit encore les vendredi 15 et samedi 16 août à Neerpede (Anderlecht). Ce festival entièrement gratuit occupe cette année quelques-unes des réserves foncières de Bruxelles promises à un « développement international » .

Programme complet sur le site www.nova-cinema.org.

Écoutez


Enquêtes publiques suivies par IEB — 14 août 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 14 août 2008

https://www.ieb.be/1227
14 août 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Concertations à venir

• Plateau Engeland : on remet le couvert. Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Mise à l’enquête du projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour un projet de lotissement de 76 lots en 6 phases avec création de voiries. Le projet porte sur la construction de 238 appartements et 60 maisons unifamiliales ainsi que sur environ 300 à 350 emplacements de parking couverts et sur plus de 165 emplacements à l’air libre ! Le tout à proximité de 3 zones vertes protégées au PRAS dont une classée pour sa haute valeur biologique. Concertation le 4 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Bien loti. Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement. Concertation le 17 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Résultats de concertations

• Réaménagement du boulevard Louis Mettewie. Anderlecht, Molenbeek et Koekelberg : réaménagement du boulevard Mettewie. Entre la Basilique et la chaussée de Ninove, le boulevard Mettewie va accueillir une bande cyclable sur le trottoir sur pratiquement toute sa longueur avec, par endroits, un site propre pour bus partagé avec les vélos. Le projet est bien inférieur aux prescrits du PRD. La Commission de Concertation a rendu un avis favorable moyennant quelques aménagements mineurs. [Lire l’avis]

• Projet en gros. Ixelles : avenue de la Couronne, 330. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un immeuble commercial (1 682 m2). Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction et l’exploitation d’un immeuble avec commerce de gros (2 036 m2), 39 logements et 67 emplacements de parking. Avis favorable sous conditions. [Lire l’avis]

• Après Heron, l’îlot 24 refait (grande) surface. Ixelles : rues des Chevaliers, de Stassart, des Drapiers et avenue de la Toison d’Or. Projet de plan particulier d’affectation du sol de la Commune d’Ixelles pour l’« îlot 24 » (où s’est inscrit le projet de Heron Plaza). La commune prévoit de faire de cette zone « un endroit stratégique pour la redynamisation des activités commerciales dans le quartier » . Le projet de PPAS touche également aux questions de mobilité. Avis favorable sous conditions. [Lire l’avis]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 août 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 août 2008

https://www.ieb.be/1232
21 août 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un max de logements
Bruxelles-Ville : boulevard Adolphe Max, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation d’un immeuble de bureaux en 29 logements et 1000 m2 de surface commerciale.
Enquête jusqu’au 5 septembre 2008.
Concertation le 16 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Passerelle vers l’au-delà
Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Bruxelles Mobilité (l’Administration de l’Équipement et des Déplacements) demande un permis d’urbanisme pour la démolition de la passerelle en bois du Peterbos.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Chaudron(bis), on connaît ta chanson !
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Après un faux départ, la S.A. Foncière Erasme réintroduit sa demande relative au projet de permis de lotir pour 72 maisons unifamilliales. Les promoteurs ont préféré réintroduire leur demande de permis, l’avocat des habitants ayant constaté un affichage public non-conforme aux règlements.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Concertations à venir

• Plateau Engeland : on remet le couvert. Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Mise à l’enquête du projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour un projet de lotissement de 76 lots en 6 phases avec création de voiries. Le projet porte sur la construction de 238 appartements et 60 maisons unifamiliales ainsi que sur environ 300 à 350 emplacements de parking couverts et sur plus de 165 emplacements à l’air libre ! Le tout à proximité de 3 zones vertes protégées au PRAS dont une classée pour sa haute valeur biologique. Concertation le 4 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Bien loti. Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement. Concertation le 17 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Résultat de concertation

• Ça fermente rue de la Brasserie. Ixelles : rue de la Brasserie. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation de la rue de la Brasserie, entre l’avenue de la Couronne et la place Flagey. La Région profite du renouvellement des rails de tram pour redessiner la voirie et favoriser la circulation cycliste. Les réactions des riverains ont été nombreuses et la Commission de concertation en a retenues un grand nombre. Résultat : avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Inventaire des enquêtes publiques du 22/08/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 22/08/2008

https://www.ieb.be/1231
22 août 2008

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 22/08/2008


Démolition ce jour des entrepôts Delhaize le long du canal : les fantômes du Quartier Nord ressurgissent

Démolition ce jour des entrepôts Delhaize le long du canal : les fantômes du Quartier Nord ressurgissent

https://www.ieb.be/1233
22 août 2008

Le dossier des entrepôts Delhaize illustre le retour de pratiques urbanistiques anti-citoyennes, à la limite de la légalité et, au final, anti-urbaines. Le quartier Nord redeviendrait-il le symbole d'un certain « urbanisme à la VDB » ? Alors que les démolitions de ce bâtiment industriel remarquable viennent de débuter, Pétitions-Patrimoine et Inter-Environnement tiennent à rappeler un certain nombre d'éléments importants de ce dossier.

Tout d’abord, le permis de démolition a été accordé par la Ville de Bruxelles sans projet de reconstruction. C’est une pratique que Pétitions-Patrimoine et Inter-Environnement jugent très peu responsable de la part d’un pouvoir public. Ce dernier devient entièrement dépendant du bon vouloir du promoteur. De plus, la Ville risque de se retrouver avec une friche désolée sur les bras si le promoteur ne tient pas ses promesses. Dans ce cas-ci, précisément, l’adiministrateur-délégué d’Atenor (promoteur du projet) Monsieur Sonneville, a rencontré plusieurs associations (l’ARAU, IEB et Pétitions-Patrimoine) le 15 février 2008 pour leur certifier qu’il ne mettrait pas en œuvre la démolition des entrepôts Delhaize avant que le PPAS (le Plan Particulier d’Affectation du Sol) qui règle les affectations et les gabarits de la zone ne soit finalisé. Or, ce projet de PPAS est loin d’être finalisé puisqu’il n’est même pas encore passé à l’enquête publique pour recevoir l’avis des citoyens ! « La parole du promoteur, élément essentiel du dossier, semble donc peu fiable sur ce point-là, qu’en sera-t-il de ses autres promesses ? » questionnent les asbl.

Second élément, la presse (article du journal Le Soir de ce 22 août) indique que le projet, sans aucun permis et dans une zone sans PPAS finalisé, a déjà ses premiers locataires ! Le promoteur doit être bien sûr de son coup pour déjà mettre en location ses bureaux avec une date d’occupation. Cet élément montre que tout est fait à l’envers : un promoteur loue ses bureaux, puis il obtient son permis d’urbanisme, puis, enfin, un PPAS couvre la zone et donne l’encadrement légal à l’ensemble. « C’est exactement l’inverse de la procédure légale ! » constatent, effarés, les comités habitants. « Comment voulez-vous encore croire que les citoyens ont la moindre chance d’être entendu dans un cirque pareil ? Tout se passe en coulisse et l’habitant n’a jamais droit à la parole » s’offusquent-ils.

Enfin, les bâtiments Delhaize ont fait l’objet d’une demande de classement par pétition citoyenne. Cette pétition ayant reçu un avis très positif de la Commission Royale des Monuments et Sites, le Gouvernement bruxellois avait l’obligation d’ouvrir une procédure de protection temporaire de deux ans pour évaluer la pertinence d’un classement. Le gouvernement n’a pas rempli son obligation et a même, contre toute attente, fait exactement l’inverse de ce que les citoyens bruxellois lui demandaient : il a pris une décision de non-classement.

Dès sa genèse, tout ce projet est donc entaché d’irrégularités constantes et systématiques en faveur du promoteur et en défaveur des habitants, de leur cadre de vie et de leurs droits.

Contact pour ce dossier : Pétitions-Patrimoine, 0493/179 636.

- Pétitions-Patrimoine asbl, 19 rue du Marteau, 1000 Bruxelles.

- Inter-Environnement Bruxelles, 165 rue du Midi, 1000 Bruxelles.


Inventaire des enquêtes publiques du 28/08/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 28/08/2008

https://www.ieb.be/1235
28 août 2008

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 28/08/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 28 août 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 28 août 2008

https://www.ieb.be/1236
28 août 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un max de logements
Bruxelles-Ville : boulevard Adolphe Max, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation d’un immeuble de bureaux en 29 logements et 1000 m2 de surface commerciale.
Enquête jusqu’au 5 septembre 2008.
Concertation le 16 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

La Cité remodèle
Bruxelles-Ville : rue Gustave Demanet, 58 à 80. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation d’un ensemble de 10 maisons unifamiliales du Foyer Laekenois à la Cité Modèle.
Enquête publique jusqu’au 5 septembre 2008.
Concertation le 16 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Rénovation énergique
Bruxelles-Ville : rue du Carrousel, 4, et chaussée de Louvain, 298. Le C.P.A.S de Bruxelles introduit une demande de permis d’urbanisme pour rénover des appartements (installer des panneaux solaires et isoler les façades arrières).
Enquête publique jusqu’au 5 septembre 2008.
Concertation le 16 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Enquête au jardin
Bruxelles-Ville : rues Ramaekers, 4 et de 14 à 36, du Siphon, de 1 à 3, de Ter Plast, de 28 à 44, et Stevens, de 25 à 35. Le Foyer Laekenois demande un permis d’urbanisme pour réaménager un jardin en intérieur d’îlot et rénover un centre communautaire dans l’ensemble des logements sociaux.
Enquête publique jusqu’au 12 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Ça va daller !
Bruxelles-Ville : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des rues des Halles et du Marché aux Poulets (entre le boulevard Anspach et la rue de la Vierge Noire).
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Passerelle vers l’au-delà
Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Bruxelles Mobilité (l’Administration de l’Équipement et des Déplacements) demande un permis d’urbanisme pour la démolition de la passerelle en bois du Peterbos.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Chaudron(bis), on connaît ta chanson !
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Après un faux départ, la S.A. Foncière Erasme réintroduit sa demande relative au projet de permis de lotir pour 72 maisons unifamilliales. Les promoteurs ont préféré réintroduire leur demande de permis, l’avocat des habitants ayant constaté un affichage public non-conforme aux règlements.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Promenade verte
Bruxelles-Ville (Laeken) : avenues Van Praet et des Croix de Feu. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de la promenade verte dans l’espace arboré situé entre l’avenue Van Praet et l’avenue des Croix de Feu. Bruxelles Environnement poursuit son maillage vert depuis le pont Van Praet jusqu’au parc de Laeken, en passant par le Pavillon chinois.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Concertations à venir

• Plateau Engeland : on remet le couvert. Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Mise à l’enquête du projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour un projet de lotissement de 76 lots en 6 phases avec création de voiries. Le projet porte sur la construction de 238 appartements et 60 maisons unifamiliales ainsi que sur environ 300 à 350 emplacements de parking couverts et sur plus de 165 emplacements à l’air libre ! Le tout à proximité de 3 zones vertes protégées au PRAS dont une classée pour sa haute valeur biologique. Concertation le 4 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Bien loti. Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement. Concertation le 17 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Semaine de la mobilité 2008 : goûtez à une autre mobilité

Semaine de la mobilité 2008 : goûtez à une autre mobilité

https://www.ieb.be/1237
2 septembre 2008

Toutes les informations pratiques sur les treize projets d’associations et de comités d’habitants qui apporteront un peu d’air pur dans leurs quartiers lors de la Semaine de la Mobilité 2008 à Bruxelles.

Afin de sensibiliser les citoyens et les autorités au droit des Bruxellois à un air sain, Inter-Environnement Bruxelles ont appelé les associations et habitants à militer lors de la Semaine de la Mobilité sur le thème « Ne manquons pas d’air pour nos quartiers ! » . Treize projets issus d’associations diverses (jeunes, nature, commerçants, cyclistes, syndicats) et de comités d’habitants ont été sélectionnés et donneront chacun à leur façon un peu d’oxygène à la ville. Vous en trouverez les informations pratiques ci-dessous.
N’hésitez pas à participer aux actions proposées et à les encourager. Si vous aussi souhaitez à l’avenir mener une action, une soirée d’échanges et de présentation des projets aura lieu en octobre.

Vous trouverez toutes les infos sur la Semaine de la Mobilité et sur toutes les activités qui sont organisées du 16 au 22 septembre en région bruxelloise sur le site www.dimanchesansvoiture.irisnet.be.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Mardi 16 septembre 2008

Omnibus 9
La plateforme cycliste jettoise Velofiets@Jette affrètera un “omnibus” afin d’accompagner à 8h du matin les 9 Echevins jettois et le Bourgmestre à la séance du Collège à la Maison communale. Cet “omnibus” se composera de cyclistes de la commune qui iront chercher les politiques chez eux et les accompagneront au travail. La plateforme en profitera pour remettre à la Commune 9 propositions de mesures visant à améliorer l’usage du vélo à Jette et rendre ainsi son air plus “pur”.
Infos : Guy Egerickx, 02/424 27 13,
guy.egerickx chez skynet.be.

De l’air pur au Jardin
ACW Brussel organise de 12h à 17h sur la place du Jardin aux Fleurs un pique-nique (inter)-modalité convivial avec ambiance musicale, stands d’information mobilité et petite restauration. Cette année le thème mis à l’honneur sera la qualité de l’air en ville. A 12h, départ d’une balade vélo à destination des espaces verts du Pentagone. A 13h, point politique pour débattre de différentes mesures visant à limiter le trafic dans la rue de la Braie, réduire le parking sauvage sur la place du Jardin aux Fleurs, régler les feux aux carrefours, verduriser le quartier et améliorer les traversées piétonnes et cyclistes.
Infos : Pol Arnauts, 02/508 88 76,
pol.arnauts chez compaqnet.be

Vendredi 19 septembre 2008

Le vélo, c’est l’oxygène de la ville
La “Masse critique” partira du Campus du Solbosch à 18h et de la Porte de Namur à 18h15. Tout en bleu ciel et blanc avec des centaines de ballons fl ottant dans l’air, les cyclistes circuleront en bloc compact dans les grandes artères de la ville : Petite ceinture, rue Belliard... Leur objectif ? Faire prendre conscience à tout un chacun que le vélo est un mode de transport 100 % non polluant, accessible à tous pour améliorer la qualité de l’air en ville. Pour ce faire des ballons avec picto “O2” (oxygène) en forme de roue de vélo seront accrochés en cours de route sur le mobilier urbain, et distribués aux passants avec le message suivant : “Les cyclistes vous offrent un ballon d’air pur, un ballon d’oxygène” . Rejoignez-nous nombreux sans oublier de vous habiller en bleu ciel ou en blanc.
Infos : Muriel Jadoul,
muriel.jadoul chez gmail.com ou
placeovelo chez lists.collectifs.org,
www.placeovelo.be.

Samedi 20 septembre 2008

Balade d’automne
Le Comité de quartier Tous en Senne vous convie à une promenade bucolique de Bruxelles et des environs à vélo. Groupe multiculturel et de tous âges ! Le parcours sera le théâtre d’un concours photos par lequel les participants illustreront à leur manière le slogan “Ne manquons pas d’air pour nos quartiers“ . L’itinéraire passera par Ixelles, Woluwé et ses parcs, la forêt de Soignes, Watermael- Boitsfort, Etterbeek, et se clôturera rue de Londres, soit un périple de 22 km, avec des haltes et un pique-nique au coeur de la forêt. 40 vélos seront à disposition des cyclistes d’un jour. Rassemblement à 9h au 63, rue de la Senne à Bruxelles. Départ à 10h depuis la Maison des Cyclistes, 15, rue de Londres à Ixelles. Retour prévu aux environs de 16h à Ixelles et 17h à Bruxelles.
Infos : Pascal Biesemans, 02/512 40 03,
biesemanspascal chez hotmail.com.

Plant a tree here !
Le mouvement de jeunes Jong Groen parsemera le sol bruxellois de marquages incitant à “planter ici un arbre” . Avec cette action, ils veulent attirer l’attention sur la nécessité de verduriser la ville. Les marquages formeront le trajet d’une promenade vélo à travers Bruxelles. Utilisez-la pour aider à purifier l’air que nous respirons ! A partir de la Bourse (boulevard Anspach).
Infos : Bart Dhondt, 0484/40 26 90,
bart chez jonggroen.be.

Expo 58 & its unforeseen truth
Natuurpunt Brussel et Natagora organisent une promenade guidée au plateau du Heysel, couplée à une enquête sur la mobilité et le transport public. La promenade aura pour thème l’architecture et les grand travaux d’infrastructure liés aux nouveaux moyens de transport développés dans le cadre de l’Expo 58. Que reste-t-il 50 ans plus tard de cette utopie futuriste ? Comment les bâtiments, voitures et infrastructures de transport ont-ils façonné le paysage ? Quels transports alternatifs pouvons-nous aujourd’hui envisager ? Comment les problèmes de réchauffement climatique, pollution, énergie et biodiversité sont-ils depuis lors devenus centraux ? Autant de questions auxquelles vous tenterez de répondre ! Rendez-vous devant l’église sur la place Saint-Lambert à 13h30.
Infos : Jan Paenhuysen,
0485/94 83 79 ou 02/534 88 01,
jan.morgaine chez scarlet.be.

Un peu d’azur pour la rue Dupré
Dupré & C°, le comité de quartier de la rue Dupré (derrière la gare de Jette) profitera de la Semaine de la Mobilité pour donner un peu d’air au quartier via différentes actions : réalisation d’une fresque incarnant “la rue idéale” par les enfants, panneaux de signalisation ludique invitant au respect des limitations de vitesse et petites pièces de théâtre sur le thème de l’espace public.
Infos : Rob Gneo, 0475/39 97 22.

Samedi 20 et dimanche 21 septembre 2008

Chaussée de Ninove : Atrium en fête
L’Atrium Chaussée de Ninove propose de 9h à 17h aux cyclistes du quartier d’établir un diagnostic de leur vélo, d’effectuer gratuitement des petits réglages (vérification chambre à air, chaîne, freins, etc.) ou d’obtenir des conseils en matière de prévention. A cet effet un stand chaussée de Ninove sera animé par des bénévoles du Gracq. L’Atrium organise également un concours à destination des plus jeunes (de 6 à 12 ans). Dépôt des questionnaires et exposition des dessins le 20 septembre au stand installé à cet effet sur la chaussée de Ninove. Remise des prix (dont un vélo enfant) sur le stand à 15h le 21 septembre.
Infos : Mohamed El Fikri, 0487/64 23 46,
melfikri chez atrium.irisnet.be.

Dimanche 21 septembre 2008

Projet vélo/photo
Le collectif “Recyclette” , avec l’aide de divers comités de quartier et photographes, organise une exposition ayant pour thème “La ville en Mouvement” . L’objectif est de renforcer la fonction culturelle de la rue, de poser une réfl exion “imagée” sur la mobilité en ville. Concrètement, 4 quartiers de Forest et d’Uccle seront “investis” pendant toute la Semaine de la Mobilité par une exposition qui occupera les fenêtres de leurs habitations. Un circuit proposera au visiteur de passer d’un quartier à l’autre. Chacun pourra compléter l’exposition avec ses photos via un blog participatif. Ce 21 septembre, un parcours festif à vélo sera organisé avec les photographes.
Infos : Georges Michel, 0486/420 435,
cwepss chez gmail.com.

La Chasse au Papillon du quartier Terdelt
De 10h30 à 18h, de nombreuses activités ludiques et éducatives se dérouleront au square Foucart : un circuit éducatif pour cuistax, un rallye vélo permanent (± 2h), des jeux et animation pour les enfants, des stands d’information thématiques et un point “ravitaillement” pour les cyclistes et visiteurs de passage. Le projet du comité de quartier vise à sensibiliser le public sur les enjeux de la réalisation de deux zones résidentielles dans la Cité Jardin Terdelt. Vous pourrez prendre part à une visite guidée de zones résidentielles et aux activités ludiques (jeu promenade à la chasse au papillon “Terdeltus Residentialis” , concours de dessins, etc.).
Infos : Olivier Xhonneux, 0495/99 76 52,
olivier_xhonneux chez yahoo.com.

Apéro sans voitures et sans masque à gaz !
Le comité de quartier “Het Dorp-Le Village” organise en plein air un apéro sans voiture et offre un drink gratuit à tous les sympathisant. Ce moment convivial sera combiné à une action de sensibilisation. Tous les habitants seront invités à apporter un masque en papier symbolisant un “masque à gaz” qui sera distribué préalablement dans leurs boîtes. Rendez-vous entre 17h à 19h, près de la place Dailly, au carrefour entre la Grande rue au Bois et la rue Coosemans.
Infos : Jacques Bouché,
jacquesjbouche chez telenet.be,
www.levillage-hetdorp.be.

123 VELO
A l’occasion du Dimanche sans voiture, l’asbl Logements 123 woningen lance 123 VELO. Cet atelier vélo mobile servira de “premier secours réparation” lors d’événements vélo. L’inauguration festive de l’atelier se tiendra ce 21 septembre au 123 rue Royale à Bruxelles (son point d’ancrage). Son objectif : vous montrer comment quelques réglages peuvent notablement améliorer le confort de vos déplacements et vous rendre “autonome” en matière de petites réparations. L’atelier conclut la journée par une conférence intitulée “Développement durable et automobile” .
Infos : Tim Rottiers, 0498/73 36 18,
www.123rueroyale.be,
123velo chez rueroyale.be.

Toute la semaine, du 16 au 22 septembre 2008

Le Geste Chouette, ça vous va si bien !
Vous êtes la plus belle source d’énergie d’aujourd’hui pour demain ! Tous les jours nous passons à côté d’occasions toutes simples d’expression joyeuse de nos envies citoyennes. Installés au carrefour ”Trône“ pendant toute la semaine de la Mobilité, la joyeuse bande des Bib’z vous suggérera de couper votre moteur au feu rouge, déroulera le tapis rouge pour les usagers doux ou les invitera à prendre un café équitable dans le salon urbain installé pour l’occasion. Vous recevrez le Permis à Points Plaisir, premier permis au monde où on se donne soi-même ses bons points sans jamais en enlever.
Infos : Jean-Philippe Remy, 0487/31 94 09,
jphi chez smily.be.


Des commerces et des logements menacés dans l'îlot de l'Hôtel Central

Des commerces et des logements menacés dans l’îlot de l’Hôtel Central

https://www.ieb.be/1239
3 septembre 2008

Deux commerces et trois logements avec une valeur symbolique importante pour Bruxelles sont menacés de disparaître dans le centre du Pentagone, rue des Poissonniers, 16 et rue A. Orts, 25. Le propriétaire, l’Immobilière Van Gestel de Bornem, veut transformer d’un coup deux commerces populaires et trois logements en un grand espace commercial de 800 m2. Pour Inter-Environnement Bruxelles et le Bral, cette restructuration est inacceptable.

La demande de permis d’urbanisme est à l’enquête publique jusqu’au 5 septembre 2008. Par cette demande de permis d’urbanisme, un projet de grand commerce veut bénéficier du mouvement de rénovation qui a sauvé les qualités de l’îlot (qualité architecturale et équilibre des fonctions d’habitat et de commerces variés).

Il ne s’agit pas de n’importe quels commerces : le restaurant de la Bourse et le salon de coiffure Michel sont situés dans le pâté de maisons de l’ancien Hôtel Central, actuellement Hôtel Marriot. Il y a dix ans, plusieurs associations urbaines et environnementales ont lutté avec acharnement en partenariat avec le milieu culturel pour le maintien et la rénovation du logement dans cet îlot. En 1997, un accord de principe a été conclu sur ce point entre les associations d’habitants, la Ville de Bruxelles et les promoteurs. Il est utile de rappeler qu’un PPAS a été réalisé à la demande du Comité de Défense des Habitants de Bruxelles-Centre et que le PPAS visait la reconstruction d’un hôtel dont les charges d’urbanisme étaient destinées à la rénovation des étages du reste de l’îlot en logements.

Inter-Environnement Bruxelles et le Bral estiment que :

En 1995-1996, neuf associations se sont mobilisées pour empêcher la destruction de l’îlot de l’Hôtel Central. L’occupation de l’Hôtel Central fut le début d’un changement radical à Bruxelles, le début de la lutte contre les chancres urbains, le début de la lutte contre la spéculation des immeubles inoccupés. Ce fut aussi le démarrage de la politique de revitalisation des quartiers centraux.

Un examen de la note complémentaire à la demande du permis d’urbanisme nous permet d’affirmer que cet héritage pourrait être compromis par une manœuvre spéculative.

Dans la demande du promoteur, les logements sont qualifiés de « mezzanines » . Ces soi-disant « mezzanines » feraient partie du rez-de-chaussée et seraient donc destinées à l’espace commercial. Pourtant, le propriétaire loue depuis des années ces trois logements au titre d’appartements, définis comme tels dans les contrats de location. De plus, deux de ces appartements ne sont accessibles que du côté de la rue ; un seul est couplé à l’espace du rez-de-chaussée mais dispose également d’un accès du côté de la rue.

Actuellement, 3 logements occupent le deuxième niveau des commerces situés rue des Poissonniers et rue Orts. Le PPAS stipule que « Dans ce cordon (d’animation et de commerce), le commerce est autorisé en mezzanine et en sous-sol. Un accès indépendant vers les logements doit être préservé ou aménagé » . (Dossier de base du PPAS, Pt 1.2). Bien que des commerces soient autorisés en mezzanine, la situation existante démontre que les fonctions de logements et de commerce sont compatibles et que la condition d’accès indépendants aux logements est respectée. L’affectation actuelle des lieux plaide pour le maintien du logement à cet endroit.

Nous faisons également référence à l’accord avec la Ville de 1997 qui mentionne que les logements existants dans la rue des Poissonniers et la rue Orts doivent être maintenus ainsi qu’au dossier de base (deuxième lecture) du PPAS n° 80-41 pour le quartier « Orts – Devaux » adopté par le Conseil communal et le Collège le 4 juillet 1997. Un des points essentiels de ce PPAS est « la protection du logement existant actuel » !
Donner une suite favorable à cette demande serait en contradiction avec le contenu de l’accord de 1997 et les dispositions du PPAS n° 80-41 (deuxième lecture).

C’est pourquoi Inter-Environnement Bruxelles et le Bral demandent aux autorités de la Ville de Bruxelles de refuser le projet. Les logements existants doivent être maintenus. Inter-Environnement Bruxelles et le Bral ont introduit une réclamation auprès de la Ville et défendront leur point de vue lors de la commission de concertation du 16 septembre.

Seront aussi présents : le Comité de Défense des Habitants de Bruxelles-Centre, l’ARAU (Atelier de Recherche et d’Action Urbaines), Atrium Bruxelles-Centre (Agence bruxelloise pour le développement urbain) et plusieurs commerçants.

Contact


Inventaire des enquêtes publiques du 4/09/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 4/09/2008

https://www.ieb.be/1242
4 septembre 2008

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 4/09/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 septembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 septembre 2008

https://www.ieb.be/1240
4 septembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Grand commerce vs petits commerces et logements
Bruxelles-Ville : rue Auguste Orts, 25, et rue des Poissonniers, 16. Demande de permis d’urbanisme pour restructurer en un grand commerce de 803 m2 un ensemble formé de 2 commerces au rez-de-chaussée et 3 logements au 1er étage.
Enquête publique jusqu’au 5 septembre 2008.
Concertation le 16 septembre 2008.
Contactez Almos Mihaly.

Un max de logements
Bruxelles-Ville : boulevard Adolphe Max, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation d’un immeuble de bureaux en 29 logements et 1000 m2 de surface commerciale.
Enquête jusqu’au 5 septembre 2008.
Concertation le 16 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

La Cité remodèle
Bruxelles-Ville : rue Gustave Demanet, 58 à 80. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation d’un ensemble de 10 maisons unifamiliales du Foyer Laekenois à la Cité Modèle.
Enquête publique jusqu’au 5 septembre 2008.
Concertation le 16 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Rénovation énergique
Bruxelles-Ville : rue du Carrousel, 4, et chaussée de Louvain, 298. Le C.P.A.S de Bruxelles introduit une demande de permis d’urbanisme pour rénover des appartements (installer des panneaux solaires et isoler les façades arrières).
Enquête publique jusqu’au 5 septembre 2008.
Concertation le 16 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Nouveau contrat de quartier à Schaerbeek
Le programme du nouveau contrat de quartier Navez-Portaels 2009-2012 est à l’enquête publique. Sont prévus différentes opérations de logements ainsi que plusieurs projets de cohésion sociale (réinsertion socioprofessionnelle des demandeurs d’emploi peu qualifiés via les métiers de la restauration, accompagnement et réinsertion scolaire, aide à domicile pour les seniors isolés...). Plus d’infos sur www.schaerbeek.irisnet.be.
Enquête publique jusqu’au 10 septembre 2008.
Concertation le 19 septembre 2008.
Contactez Olivia Lemmens.

Centre sportif
Auderghem : boulevard des Invalides, 206-220. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement de classe 1B pour la démolition d’un bâtiment et la construction d’un centre sportif comptant un parking couvert de 52 places. Ce projet de plus de 1500 m2 déroge au Règlement Régional d’Urbanisme en matière d’implantation, de zone de recul, de maintien de surface perméable et de collecte des eaux pluviales.
Enquête publique jusqu’au 11 septembre 2008.
Concertation le 25 septembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Enquête au jardin
Bruxelles-Ville : rues Ramaekers, 4 et de 14 à 36, du Siphon, de 1 à 3, de Ter Plast, de 28 à 44, et Stevens, de 25 à 35. Le Foyer Laekenois demande un permis d’urbanisme pour réaménager un jardin en intérieur d’îlot et rénover un centre communautaire dans l’ensemble des logements sociaux.
Enquête publique jusqu’au 12 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Ça va daller !
Bruxelles-Ville : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des rues des Halles et du Marché aux Poulets (entre le boulevard Anspach et la rue de la Vierge Noire).
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Passerelle vers l’au-delà
Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Bruxelles Mobilité (l’Administration de l’Équipement et des Déplacements) demande un permis d’urbanisme pour la démolition de la passerelle en bois du Peterbos.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Chaudron(bis), on connaît ta chanson !
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Après un faux départ, la S.A. Foncière Erasme réintroduit sa demande relative au projet de permis de lotir pour 72 maisons unifamilliales. Les promoteurs ont préféré réintroduire leur demande de permis, l’avocat des habitants ayant constaté un affichage public non-conforme aux règlements.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Chaudron(bis) : la suite
Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard Henri Simonet. Enquête publique sur le projet de cahier des charges pour l’étude d’incidences relative à la construction d’un nouveau quartier de 1 749 logements dans la zone Erasme.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Promenade verte
Bruxelles-Ville (Laeken) : avenues Van Praet et des Croix de Feu. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de la promenade verte dans l’espace arboré situé entre l’avenue Van Praet et l’avenue des Croix de Feu. Bruxelles Environnement poursuit son maillage vert depuis le pont Van Praet jusqu’au parc de Laeken, en passant par le Pavillon chinois.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Concertations à venir

• Plateau Engeland : on remet le couvert. Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Mise à l’enquête du projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour un projet de lotissement de 76 lots en 6 phases avec création de voiries. Le projet porte sur la construction de 238 appartements et 60 maisons unifamiliales ainsi que sur environ 300 à 350 emplacements de parking couverts et sur plus de 165 emplacements à l’air libre ! Le tout à proximité de 3 zones vertes protégées au PRAS dont une classée pour sa haute valeur biologique. Concertation le 4 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Bien loti. Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement. Concertation le 17 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Le BILC, un terril du 21e siècle ?

Le BILC, un terril du 21e siècle ?

https://www.ieb.be/1243
5 septembre 2008

Le 2e épisode du feuilleton d’été « To BILC or not to BILC ? » produit par Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU pose la question de la justification économique et sociale d’un centre logistique international à Bruxelles : le BILC (Brussels International Logistic Center). Ce projet est un non-sens économique et social qu’il convient d’enterrer immédiatement, histoire d’éviter de faire du futuriste bâtiment qui fait la fierté du Port de Bruxelles un sinistre terril du 21e siècle !

Rétroactes

On s’en souvient : centre de distribution urbaine, entrepôts de deuxième génération, centre logistique à haute valeur ajoutée, extension du TIR, ou même lieu d’accueil pour des entreprises délogées par la future piscine à ciel ouvert, le flou dans la définition du BILC [1] traduit bien l’incertitude dans laquelle le projet a « mûri ». C’est l’une des raisons pour laquelle Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU réclament avant toute nouvelle implantation d’un centre logistique routier une étude macro-économique sérieuse et indépendante qui évalue les besoins de Bruxelles en termes de logistique et de transport de marchandises.

La question à laquelle cet épisode de la saga BILC va essayer de répondre est : le BILC est-il économiquement et socialement justifié ?

Cher baril...

Plus personne aujourd’hui n’ignore que le prix de l’énergie est déterminant pour concevoir et réaliser des projets économiques, principalement dans le secteur des transports très gourmand en énergie.

Les professionnels de la logistique ont depuis longtemps pris en compte le coût du poste de transport dans les calculs de rentabilité. « Le prix du gazole est tel qu’il est impossible aujourd’hui d’insérer une activité logistique dans une zone sans transporteur. Il faut que les transporteurs puissent livrer des marchandises à l’entrepôt, y récupérer des produits finis pour ne pas avoir à repartir à vide. » [2]

« La seule présence des installations n’est pas suffisante pour convaincre les entreprises et donneurs d’ordre concernés (qui résonnent en terme de coûts, de fiabilité et de qualité des services), ni pour décider les opérateurs à s’intéresser à ces marchés. En particulier le déséquilibre des flux aller et retour peut constituer un handicap pour ces modes. » [3]

Mais cette évidence a-t-elle été réellement prise en compte dans la décision d’une entreprise publique d’implanter un centre logistique routier monomodal de 50 000 m2 drainant mille camions par jour (plus d’un camion par minute !) en plein centre-ville ?

Pour répondre à cette question, il faut se rappeler que le projet a été imaginé à la fin des années 90, à l’époque où le baril s’échangeait sur les marchés internationaux au prix de 10$...

Pour soutenir le BILC, le Directeur-général du Port de Bruxelles a récemment invoqué le Livre Blanc sur le transport de la Commission européenne [4]. Dans l’évaluation à mi-parcours de ce document, la Commission prédit une croissance du fret de 50% d’ici 2020. Cette prédiction est réalisée sur base du prix du baril de pétrole à 50$. Pire, le rapport tablait sur une évolution du baril à 41$ en 2010 pour remonter à 44$ en 2020. Ce rapport sur lequel l’entreprise publique se base pour justifier son investissement est donc complètement obsolète !

Apparemment le Port n’a pas pris en compte toute l’importance de l’augmentation du prix de l’énergie pour planifier la construction de son centre logistique qui, faut-il le rappeler, ne sera jamais alimenté que par camions. En effet :

Le baril de pétrole est aujourd’hui à 115$ (après être passé récemment par un pic à près de 150$.
Les analystes [5] l’annoncent très prochainement à 200$. Il ne faut pas être devin pour imaginer qu’une partie du trafic de marchandises se réorientera à court terme vers d’autres moyens que le camion. Le tout à la route n’a plus d’avenir !

Le BILC, une implantation économiquement judicieuse ?

Comparativement aux autres « provinces » belges, Bruxelles est bien mal classée pour accueillir les activités de logistique [6]. Elle est classée 15e des meilleures places européennes pour réaliser des activités logistiques en 2006, elle ne sera plus qu’à la 24e place en 2019. La position de Bruxelles ne fera donc que se dégrader au cours des prochaines années.

Que ce soit en termes de coûts (du foncier et du travail), d’accessibilité (à cause de la congestion du trafic, Bruxelles obtient le plus mauvais score pour l’accessibilité routière), de multimodalité, de disponibilité de la main d’œuvre qualifiée nécessaire ou de know-how, Bruxelles se situe au mieux dans le ventre mou d’un classement qui analyse 60 régions européennes.

Le seul critère pour lequel Bruxelles se classe en peloton de tête est l’offre de terrains destinés à la logistique. Voilà qui n’est guère étonnant lorsqu’on connaît l’ampleur de la seule offre du Port de Bruxelles dans le domaine !

Un risque maximum pour les deniers publics

Le BILC représente un investissement de près de 50 millions d’euros. La majeure partie de ce montant est emprunté aux banques. Le projet prévoit un emprunt de 25 millions d’euros à la Banque Européenne d’Investissement. Le reliquat est majoritairement emprunté aux banques privées. Le calcul de rentabilité du BILC prévoit des revenus positifs à partir de 2023. A combien se vendra le baril de pétrole à cette date ? Nul ne le sait. La concession du terrain est prévue pour 40 ans, la rentabilité du projet est donc calculée pour une activité « plein pot » jusqu’en 2048, date à laquelle le pétrole aura probablement disparu de la Terre !

Le gouvernement bruxellois garantit le prêt de la BEI [7]. Un prêt qui court sur 25 ans, soit jusqu’en 2033. Il est probable qu’à cette date, le BILC aura déjà fait faillite depuis un moment. Et c’est la collectivité qui en supportera la charge.

Boulimie logistique à Bruxelles

Outre les 50 000 m2 du BILC, trois autres projets logistiques sont en préparation sur la rive gauche du canal : un projet de Katoen Natie de 65 000 m2 sur l’ancien site Carcoke, 50 000 m2 à vendre sur l’ancien site Shell (canal logistics) et le quai de Heembeek qui fait également l’objet d’un appel à projet sur un terrain de 2 hectares. Ce ne sont pas moins de 115 000 m2 supplémentaires qui sont proposés au marché dans le court terme.

Il est à noter que les deux premiers projets, portés par des professionnels de la logistique, capitalisent fortement sur la connexion directe avec le canal. Ce qui ne sera jamais le cas du BILC, voué donc à subir de plein fouet cette concurrence.

A la lumière de cette information, il paraît impensable de mobiliser tant de fonds publics [8] sans mener une étude globale sur la rentabilité du projet. Existe-t-il une demande pour tant d’espaces logistiques à Bruxelles ? Le projet du BILC va-t-il pouvoir être rentabilisé face à cette concurrence mieux outillée ? A quel coût pour la Région ?

Un centre au service de la ville mais... désespérément vide ?

Si on prolonge le raisonnement, on peut logiquement se demander quel intérêt économique trouvera un utilisateur potentiel du BILC à transiter par celui-ci ? Si le BILC sert réellement à approvisionner la Région, comme le clament les autorités du Port [9], pourquoi les clients finaux devraient-il l’utiliser alors qu’il est situé si près du centre-ville ? Pourquoi leurs fournisseurs ne pourraient-ils pas se rendre immédiatement chez le client final ?

Les études l’attestent, passer par le BILC ne sera rentable que si on incite le marché à l’utiliser. Et le seul moyen, c’est le subside. Tout comme le fait actuellement la Région pour inciter les transporteurs à utiliser le parc à containers [10]. En somme, la Région subsidie et subsidiera encore plus lourdement à l’avenir des entreprises utilisant des camions !

Pour remplir le futur centre logistique, la Région va-t-elle mettre en place une législation contraignante afin d’obliger les transporteurs à y transiter ? Quand on pense aux difficultés que cela pourrait engendrer avec le secteur du transport ainsi que les réticences de certaine communes à implémenter des politiques régionales, la perspective à de quoi faire douter les plus crédules.
Le plan Iris 1 prévoyait déjà des dispositifs dans ce domaine mais aucun n’a jamais été appliqué.

L’idée du BILC date d’une dizaine d’années. Historiquement, il s’agissait de compenser la perte de revenus de certains opérateurs actifs dans les activités de dédouanement, confrontés à la diminution de leurs activités suite à la libre circulation des marchandises imposée par la Commission européenne [11]. Le concept de Centre de Distribution Urbain visait donc à contraindre les transporteurs « braconniers » à passer par un intermédiaire logistique entre le lieu de production et le destinataire final.

Des CDU ont par exemple été réalisés dans une série de villes françaises (La Rochelle, Besançon, Nancy). La plupart des expériences confirment que les Centres de Distribution Urbains ne sont économiquement viables que s’ils sont lourdement subsidiés par les autorités publiques [12].
Beaucoup de ces projets ont d’ailleurs dû être abandonnés pour des raisons financières [13].

L’emploi

Difficile d’évaluer l’emploi dans la zone du canal. Le quidam qui s’y intéresse n’a accès qu’à des données agrégées par la Banque Nationale et le Port refuse de communiquer les chiffres de l’emploi généré par chaque entreprise, voire par secteur d’activité.

D’après le Port, le bâtiment de 50 000 m2 que constituera le BILC, générera 400 emplois directs sur un terrain de 8,5 hectares.

Le taux d’emploi varie fortement d’un projet logistique à l’autre mais, d’après les spécialistes [14], 10 000 m2 de bâtiments logistiques apporteraient de 45 à 50 emplois en moyenne, soit deux fois moins que ce que nous promettent les promoteurs du BILC.

Par ailleurs, il apparaît que le taux d’emploi en vigueur pour les activités de transport et de logistique du Port de Bruxelles est actuellement de 23 emplois/hectare [15]. Ce chiffre corrobore celui avancé par les spécialistes du secteur. Pourquoi en serait-il différemment avec les activités du BILC ?

A titre de comparaison, la SDRB n’accueille sur ses terrains que des entreprises qui produisent un taux de minimum 50 emplois/ha [16]. Une moyenne de 85 emplois directs est d’ailleurs atteinte dans les parcs industriels de la SDRB dédiés aux PME. Le terrain en région bruxelloise est une ressource rarissime. Il convient de l’exploiter au maximum dans le respect des critères du développement durable. On l’a maintenant démontré : un centre logistique routier ne répond à aucun de ces critères.

Logistique = congestion : une menace pour les entreprises existantes ?

On l’a vu, le moteur de développement du BILC, ainsi que des autres projets logistiques situés le long du canal, c’est le camion. Les infrastructures d’accès au centre-ville sont-elles suffisamment adaptées pour accueillir une telle augmentation du trafic sans risquer de saturer la zone de véhicules et par conséquent mettre en péril l’activité des entreprises existantes ? [17]

A Neder-Over-Heembeek, la congestion menace déjà ! Quid de l’augmentation du trafic à la sortie 6, toute proche des parcs d’activités des sites industriels SOLVAY ou de la SDRB (Galiléi & Mercator) ? Le square De Trooz est déjà saturé. Le pont de Buda est proche. Il a été calculé, qu’au delà de 3 soulèvements du pont en heures de pointe du matin, la congestion du trafic routier deviendrait permanente [18]. En réalité, il est probable que l’activité logistique à grande échelle est incompatible avec les autres activités économiques.

Une menace pour les commerces de proximité ?

Les coûts de construction et de gestion d’un centre logistique urbain sont importants. Ces coûts seront d’une manière ou d’une autre supportés par les commerces destinataires, même partiellement. Le BILC risque donc d’enclencher ou d’accélérer le déclin de petits commerces indépendants au profit des grands groupes ou des magasins franchisés. Car seuls les grands groupes auront la capacité financière de réorganiser leurs distributions pour contourner ou tirer parti du BILC. On le sait, généralement, ils possèdent leurs propres entrepôts. Un paradoxe donc : sous couvert d’assurer une distribution plus rationnelle des marchandises au centre-ville, on risque de pénaliser les commerces du centre-ville au profit des grands centres commerciaux situés en périphérie, en donnant un avantage compétitif supplémentaire à ces derniers [19]. Sauf à imaginer que les commerces de proximité ne trouvent le moyen d’utiliser des circuits de distribution parallèle comme on peut le prédire dans une économie de marché basée sur une concurrence libre et non faussée. Auquel cas le BILC y perdra quelques plumes !

Encore un terril du 21e siècle !

Le projet du BILC s’appuie sur une réalité qui n’a plus cours depuis 10 ans. Il est le résultat de probables tractations entre des intermédiaires logistiques privilégiés (les agences en douane, comme l’entreprise Ziegler, installée dans le centre TIR voisin) qui ont vu leur marché s’écrouler à l’occasion de l’union douanière qui s’est achevée en 1993 avec le marché unique.

Le projet du BILC est un projet qui table sur une croissance du transport par camion inspirée de données périmées, un projet que la région soutient contre les bons principes d’aménagement (multimodalité, réduction du trafic routier, respect de la qualité de vie des riverains) qu’elle promeut par ailleurs.

Le projet du BILC ne générera un revenu positif qu’en 2023. Quel sera le cours du baril à cette date ? Le calcul de la rentabilité du projet court jusqu’en 2048, date à laquelle il est fort probable que le pétrole aura disparu.

Le projet du BILC ne pourra fonctionner que moyennant de lourds subsides. Un permis de polluer Bruxelles subsidié par les Bruxellois !

Le projet BILC risque de ne pas rencontrer les espérances en termes de création d’emplois.

Le projet du BILC gaspille les infrastructures et la substance urbaine.

L’impact du BILC sur la circulation à Neder-over-Hembeek pourrait pénaliser les activités existantes dans la zone.

Le projet du BILC s’inscrit dans une boulimie de projets logistiques qui n’est justifiée par aucune étude macro-économique fiable.

Le projet du BILC constitue une menace pour les commerces de proximité.

On l’aura compris, le projet du BILC est un non-sens économique et social qu’il convient d’enterrer immédiatement, histoire d’éviter de faire du futuriste bâtiment qui fait la fierté du Port un sinistre terril du 21e siècle !

A suivre...

Il y a bien sur d’autre raisons d’abandonner ce projet. Elles vous seront exposées dans lesprochains épisodes de ce feuilleton à rebondissements :

Le BILC, un projet écologique ?
Le projet du BILC mérite bien une étude d’incidences. Elle n’est pas prévue par le Port de Bruxelles. Nous présenterons le résultat de nos recherches sur les incidences probables du BILC en octobre 2008.

Que faire à la place du BILC ?
Le développement économique du Port est un enjeu majeur. Il l’est d’autant que la population riveraine est touchée de plein fouet par un taux de chômage préoccupant. Existe-t-il des alternatives économiques au BILC ? Nous tenterons de répondre à cette difficile question en novembre 2008.

Contacts


[1Brussels International Logistic Center (Centre logistique international à Bruxelles).

[2DTZ Jean Thouard, conseil international en immobilier d’entreprise in http://www.aslog.org/fr/ACTU_newsletters.php?mois_courant=06-2006.

[3Conseil général des Ponts et Chaussées : les rapports, Le développement des implantations logistiques en France et ses enjeux pour les politiques d’aménagement, n°2001-0104-01, mars 2003, p.9.

[4Huygens Charles, Le bon choix de la voie d’eau in La Libre Belgique , vendredi 27 juin 2008.
Contrairement à ce que Ch.H écrit, le Livre Blanc de la Commission européenne sur le transport ne date pas de 2005 mais de 2001 : Livre blanc, présenté par la Commission le 12 septembre 2001 : « La politique européenne des transports à l’horizon 2010 : l’heure des choix » [COM(2001) 370 final — Non publié au Journal Officiel]. Un examen du Livre Blanc a été réalisé par la Commission à mi-parcours et adopté le 22/6/2008.

[5Par exemple la banque d’affaires de Wall Street Goldman Sachs.

[6Vlaams Instituut Voor de Logistiek, Vergelijking van toplocaties voor europese distributie en logistiek 2006 , p.26.

[7Voir le contrat de gestion du Port.

[8Projet de 25 millions € (hors valeur du terrain de 13 millions €). Ces chiffres sont des estimations du Port hors dépassement éventuels des coûts de construction et réaménagement des abords et voiries.

[9Te veel vrachtwagens, te weinig boten in Brussel Deze Week, jeudi 3 juillet 2008, N°1139.

[10La Région subsidie le Port pour l’utilisation du Parc à containers à hauteur de 150 000€ en 2008. Il est prévu que ce montant passe à 742 000€ en 2012 in Contrat de gestion entre la Région de Bruxelles Capitale et le Port de Bruxelles, couvrant la période 2008-2012, article 33.4.

[11Cette imposition a fait l’objet d’un intense travail de lobbying du CLECAT (European Association for Forwarding, Transport, Logistics and Customs Services) – www.clecat.org

[12CERTU, les rapports d’étude, Dix ans d’expérimentations en matière de livraisons en ville, Premier bilan critique. Décembre 2007.

[13European Commision Fifth Framework Programme, CITY FREIGHT Inter- and Intra- City Freight Distribution Network, WP5 , décembre 2004, p.20.

[14DTZ Jean Thouard, op.cit.

[15Observatoire Bruxellois du Marché du Travail et des Qualifications Poids socio-économiques des entreprises implantées sur le site du Port de Bruxelles, avril 2007, p.96.

[16La norme est de 75 personnes/hectare pour les activités de production immatérielle et de 50 personnes/hectare pour les activités de production matérielle.

[17Par exemple le site de SOLVAY ou de la SDRB (Galiléi & Mercator).

[18ARIES consultants, Etude d’incidences sur l’environnement, projet de déviation de la chaussée de Vilvorde à NOH, 1996, p.96.

[19European Commision Fifth Framework Programme, op.cit., p.20.

Non à l'élargissement ! Oui à des solutions alternatives durables !

Non à l’élargissement ! Oui à des solutions alternatives durables !

https://www.ieb.be/2865
7 septembre 2008

De temps à autres, le projet d’élargissement du Ring autour de Bruxelles refait surface. Mais aucun plan concret n’a jamais vu le jour, ni d’ailleurs un débat public sur le sens ou le non-sens d’un tel projet. Le lundi 7 juillet 2008, dans le silence le plus total, un tel plan a été mis en consultation.


Salon de la seconde résidence

Salon de la seconde résidence

https://www.ieb.be/1338
8 septembre 2008

IEB était au salon de la seconde résidence au palais du Heysel le 27 septembre pour une action apéritive à la campagne « Une clé pour tous » menée par le Ministère de la Crise du Logement.

Avec les membres du Ministère de la Crise du Logement nous avons offert une visite gratuite de notre salon « First Place » installé sur le trottoir, pour rappeler que si certains ont la chance d’avoir deux endroits pour vivre, d’autre sont en recherche d’un simple logement décent de plus en plus difficile à financer.


Le projet d'élargissement du Ring par la Région flamande à l'enquête publique

Le projet d’élargissement du Ring par la Région flamande à l’enquête publique

https://www.ieb.be/1463
8 septembre 2008

Et rond et rond petit Ring pond

Région flamande : élargissement du Ring de Bruxelles à hauteur de la zone de Zaventem (section E40 Woluwe-Saint-Etienne - E19 Machelen). Le Gouvernement flamand a chargé sa Ministre des Travaux publics d’établir un plan MER (étude d’impact relative au projet de modification de plan d’affectation du sol). Un plan MER commence par une phase de diagnostic et de lignes directrices sur laquelle vous pouvez remettre un avis en indiquant les éléments que l’étude d’impact devrait examiner. Le document est disponible en téléchargement sur le site de l’Administration régionale Bruxelles Environnement (IBGE) www.ibgebim.be.

Enquête publique du 8 septembre au 6 novembre 2008.

Contactez Claire Scohier.


Rejoignez la plate-forme Vigilance Action Pub

Rejoignez la plate-forme Vigilance Action Pub

https://www.ieb.be/1245
9 septembre 2008

Depuis quelques mois, une dizaine d'associations préparent la création d'une plate-forme de vigilance et d'action sur la publicité dans l'espace public.

Intitulée Vigilance Action Pub, cette plate-forme a pour objectifs :

En tant qu’association ou simple citoyen, rejoignez la plate-forme et participez à la première assemblée générale prévue le jeudi 2 octobre 2008 à 19h au café « l’Horloge du Sud », rue du Trône, 141, à 1050 Ixelles.
Inscrivez vous auprès de vap chez collectifs.net.

Contactez Claire Scohier.

Téléchargez l’Invitation à la première assemblée générale de la plate-forme Vigilance Action Pub - 2 octobre 2008 (pdf).

Téléchargez la Charte de la plate-forme Vigilance Action Pub (pdf)

Téléchargez le bulletin d’adhesion à la plate-forme Vigilance Action Pub (pdf).


Vos prochains rendez-vous nature et compost

Vos prochains rendez-vous nature et compost

https://www.ieb.be/1250
9 septembre 2008

Depuis début septembre plusieurs activités gratuites sont proposées autour de la biodiversité et du compostage. Pour en savoir plus, consultez le programme !

Toutes ces activités, gratuites, sont organisées par Bruxelles Environnement — IBGE en collaboration avec Inter-Environnement Bruxelles, le Comité Jean Pain et Natagora.

Infos et réservations : 02/775 75 75, www.bruxellesenvironnement.be.


Inventaire des enquêtes publiques du 10/09/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 10/09/2008

https://www.ieb.be/1258
11 septembre 2008

Téléchargez ici les enquêtes publiques du 10/09/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 septembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 septembre 2008

https://www.ieb.be/1259
11 septembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Enquête au jardin
Bruxelles-Ville : rues Ramaekers, 4 et de 14 à 36, du Siphon, de 1 à 3, de Ter Plast, de 28 à 44, et Stevens, de 25 à 35. Le Foyer Laekenois demande un permis d’urbanisme pour réaménager un jardin en intérieur d’îlot et rénover un centre communautaire dans l’ensemble des logements sociaux.
Enquête publique jusqu’au 12 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Contrat de quartier Écluse – Saint-Lazare
Molenbeek : quartiers autour de la place de la Duchesse de Brabant. Le dossier de base du contrat de quartier Écluse – Saint-Lazare (2008-2012) est soumis à l’enquête publique. Au programme : création de logements, insertion socio-professionnelle, « rafraîchissement » de la place de la Duchesse, espaces verts,... Le dossier complet peut être consulté à l’administration communale de Molenbeek.
Enquête publique jusqu’au 12 septembre 2008.
Concertation le 30 septembre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Ça va daller !
Bruxelles-Ville : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des rues des Halles et du Marché aux Poulets (entre le boulevard Anspach et la rue de la Vierge Noire).
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Passerelle vers l’au-delà
Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Bruxelles Mobilité (l’Administration de l’Équipement et des Déplacements) demande un permis d’urbanisme pour la démolition de la passerelle en bois du Peterbos.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

Chaudron(bis), on connaît ta chanson !
Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Après un faux départ, la S.A. Foncière Erasme réintroduit sa demande relative au projet de permis de lotir pour 72 maisons unifamilliales. Les promoteurs ont préféré réintroduire leur demande de permis, l’avocat des habitants ayant constaté un affichage public non-conforme aux règlements.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Chaudron(bis) : la suite
Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard Henri Simonet. Enquête publique sur le projet de cahier des charges pour l’étude d’incidences relative à la construction d’un nouveau quartier de 1 749 logements dans la zone Erasme.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 24 septembre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Promenade verte
Bruxelles-Ville (Laeken) : avenues Van Praet et des Croix de Feu. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de la promenade verte dans l’espace arboré situé entre l’avenue Van Praet et l’avenue des Croix de Feu. Bruxelles Environnement poursuit son maillage vert depuis le pont Van Praet jusqu’au parc de Laeken, en passant par le Pavillon chinois.
Enquête publique jusqu’au 15 septembre 2008.
Concertation le 23 septembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Concertations à venir

• Grand commerce vs petits commerces et logements. Bruxelles-Ville : rue Auguste Orts, 25, et rue des Poissonniers, 16. Demande de permis d’urbanisme pour restructurer en un grand commerce de 803 m2 un ensemble formé de 2 commerces au rez-de-chaussée et 3 logements au 1er étage. Concertation le 16 septembre 2008. Contactez Almos Mihaly.

• Un max de logements. Bruxelles-Ville : boulevard Adolphe Max, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation d’un immeuble de bureaux en 29 logements et 1000 m2 de surface commerciale. Concertation le 16 septembre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• La Cité remodèle. Bruxelles-Ville : rue Gustave Demanet, 58 à 80. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation d’un ensemble de 10 maisons unifamiliales du Foyer Laekenois à la Cité Modèle. Concertation le 16 septembre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Rénovation énergique. Bruxelles-Ville : rue du Carrousel, 4, et chaussée de Louvain, 298. Le CPAS de Bruxelles introduit une demande de permis d’urbanisme pour rénover des appartements (installer des panneaux solaires et isoler les façades arrières). Concertation le 16 septembre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Bien loti. Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement. Concertation le 17 septembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Nouveau contrat de quartier à Schaerbeek. Le programme du nouveau contrat de quartier Navez-Portaels 2009-2012 est à l’enquête publique. Sont prévus différentes opérations de logements ainsi que plusieurs projets de cohésion sociale (réinsertion socio-professionnelle des demandeurs d’emploi peu qualifiés via les métiers de la restauration, accompagnement et réinsertion scolaire, aide à domicile pour les seniors isolés...). Plus d’infos sur www.schaerbeek.irisnet.be. Concertation le 19 septembre 2008. Contactez Olivia Lemmens.

Résultat de concertation

• Plateau Engeland : on remet le couvert. Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Motif de à l’enquête : projet de cahier des charges de l’étude d’incidences préalable à un projet de lotissement de 76 lots en 6 phases avec création de voiries. La Commission a constaté que l’ensemble du dossier n’a pas été soumis à l’enquête publique conformément à l’article 130 du CoBAT et qu’il y a lieu de recommencer l’enquête sur l’intégralité du dossier. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Semaine de la Mobilité : les citoyens se bougent !

Semaine de la Mobilité : les citoyens se bougent !

https://www.ieb.be/1256
12 septembre 2008

La Semaine de la mobilité débute et avec elle le lancement du Défi Trajets Courts et les projets citoyens sélectionnés par Inter-Environnement Bruxelles et le Bral.

Que ce soit en pédalant, en marchant, ou en organisant une action pour promouvoir et revendiquer des modes alternatifs à la voiture, les citoyens bruxellois donnent le ton. Au politique d’entendre le message et de traduire cet élan par de réelles mesures en faveur des modes doux et alternatifs.

Le Défi Trajets Courts

Pour débuter cette semaine en force, 250 citoyens répartis en une trentaine d’équipes de collègues, amis, voisins,...ont choisi de défier la voiture en se passant d’elle pendant un mois pour leurs déplacements de moins de 5 kilomètres.
Grâce au site Internet interactif www.trajetscourts.be, les participants au défi pourront encoder leurs trajets et découvrir leurs gains financiers et environnementaux. Le site Internet chiffrera concrètement les conséquences de leurs efforts en euros épargnés, en émissions polluantes évitées (CO2, PM10) et en calories brûlées.
Puisque plus de 60% des déplacements à Bruxelles concernent des distances inférieures à 5 kilomètres, le défi prouvera qu’on peut améliorer la qualité de l’air, rendre la ville plus conviviale, avoir la forme et faire des économies tout en s’amusant. Il n’y a que des bonnes raisons de relever le Défi Trajets Courts !

Plus d’infos sur le Défi Trajets Courts : www.trajetscourts.be

Contactez Jérôme Matagne, 02/223 01 01.

« Ne manquons pas d’air pour nos quartiers » :
des actions citoyennes pour une mobilité durable

Assez de l’omniprésence de la voiture en ville et de ses conséquences en terme de qualité de vie dans les quartiers, de santé, de confiscation de l’espace public au détriment des autres usages et usagers,...? Envie de faire quelque chose ? C’est ce que 13 groupes de citoyens ont décidé en répondant à l’appel à projets d’Inter-Environnement Bruxelles et du Bral « Ne manquons pas d’air pour nos quartier ! » . Par leur action, ils sensibiliseront les citoyens et les autorités au droit des Bruxellois à un air sain. Au programme, tout au long de la semaine : des actions cyclistes militantes, des actions de sensibilisation dans les quartiers, une visite guidée, des expositions et promenades interactives, des scénettes de rues, un atelier vélos,... à l’initiative d’associations diverses (jeunes, nature, commerçants, cyclistes, syndicats) et de comités d’habitants qui donneront chacun à leur façon un peu d’oxygène à la ville.

Plus d’infos sur les projets : www.ieb.be/article/1237/

Les Bruxellois sont inviter à participer aux actions proposées et à les encourager. Si les initiatives proposées les tentent et qu’ils souhaitent agir pour une mobilité durable, rendez-vous le 21 octobre à De Markten , rue du Vieux Marché aux Grains, pour une soirée de présentation en image et en pratique.

Contactez Marie-Claire Schmitz, 02/223 01 01.


À la recherche des logements prévus

À la recherche des logements prévus

https://www.ieb.be/1260
15 septembre 2008

En début de législature, le gouvernement actuel s’est fixé comme objectif d’augmenter le parc public de logement. Destiné aux revenus faibles ou moyens, un programme de production d’urgence de 5000 logements a été mis en œuvre sous le nom de Plan pour l’avenir du logement. Aux côtés de cette démarche majeure de la législature, des mesures ont été envisagées pour affronter les effets de la crise du logement à Bruxelles. D’autres thématiques ont constitué les champs d’action du gouvernement : la gestion du logement social, les problèmes de l’accès au logement, la poursuite de plans pluriannuels de rénovation du parc de logements publics. Ce dossier examine les principales mesures qui ont marqué la politique du logement depuis 2004. Nous vous proposons un tour d’horizon des actions menées sur les 4 années écoulées pour évaluer l’état du programme annoncé et mieux distinguer ce qui reste à accomplir.

1. — Un bilan contrasté malgré l’annonce d’une politique ambitieuse
- Comment le Gouvernement a bâti ses projets
- Bilan de la législature bruxelloise 2004-2009 : un bulletin contrasté

2. — La production de logements sociaux à Bruxelles : entre déficit historique et actes politiques manqués
- Lorsque l’offre ne rencontre pas la demande
- Les logements sociaux annoncés restent en plan
- Plan Logement : à charge et à décharge

3. — Conclusions d’IEB

Mobilité
- L’élargissement du Ring : la quadrature du cercle !
- L’avenue du Port : un emblème passé sous les roues des camions ?

C’est arrivé près de chez vous
- Rue du Magasin n°4 : nouvelle « bataille de l’Yser »

Éditorial
- Reconnaissance de l’action associative


Le Défi Trajets Courts

Le Défi Trajets Courts

https://www.ieb.be/1262
16 septembre 2008

Du 16 septembre au 16 octobre 2008, Inter-Environnement et le Bral organisent le premier Défi Trajets Courts. Ce défi verra 250 citoyens répartis en une trentaine d’équipes de collègues, amis, voisins... défier la voiture en se passant d’elle pendant un mois pour leurs déplacements de moins de 5 kilomètres.

Grâce au site Internet interactif www.trajetscourts.be, les participants pourront encoder leurs trajets et découvrir leurs gains financiers et environnementaux. Le site Internet chiffrera concrètement les conséquences de leurs efforts en euros épargnés, en émissions polluantes évitées (CO2, PM10) et en calories brûlées.

Tous les petits trajets sont valables : pour aller au club de sport, au travail, faire du shopping, chercher les enfants à l’école et même pendant le temps libre.

Evidemment, les participants seront récompensés : des cadeaux utiles pour les encourager (abonnements STIB d’un mois, gilets fluos, carte des itinéraires cyclistes.) et de beaux prix pour les plus méritants.

Puisque plus de 60% des déplacements à Bruxelles concernent des distances inférieures à 5 kilomètres, le défi prouvera qu’on peut améliorer la qualité de l’air, rendre la ville plus conviviale, avoir la forme et faire des économies tout en s’amusant. Il n’y a que des bonnes raisons de relever le Défi Trajets Courts !

Infos : www.trajetscourts.be.


Inventaire des enquêtes publiques des 17 et 18/09/2008

Inventaire des enquêtes publiques des 17 et 18/09/2008

https://www.ieb.be/1269
18 septembre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 17/09/2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 18/09/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 septembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 septembre 2008

https://www.ieb.be/1266
18 septembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Sculpture sur glace
_ Ixelles : avenue de la Toison d’Or. Demande de permis d’urbanisme pour :
_ • le maintien pendant 5 mois d’une sculpture en bois et d’une tente de 500 m2 (régularisation),
_ • des installations accessoires (8 places de parking non couvertes, catering, wc, rangement),
_ • 2 dispositifs de publicité et 2 enseignes,
_ • l’installation pour 1 mois et demi d’une patinoire semi-couverte (520 m2) et de 12 chalets.
_ Enquête publique jusqu’au 29 septembre 2008.
_ Concertation le 15 octobre 2008.
_ Contactez Thierry Kuyken.

Contrat de quartier Rouppe
_ Bruxelles-Ville : entre la Bourse et le boulevard du Midi. Le dossier de base du Contrat de quartier Rouppe est à l’enquête publique.
_ Le dossier est également consultable le mercredi 24 septembre de 14h à 16h30 à l’antenne du CPAS, rue Van Der Weiden, n°7.
_ Enquête publique jusqu’au 30 septembre 2008.
_ Concertation le 7 octobre 2008.
_ Contactez Isabelle Hochart.

Un Cœur de vie pour Berchem !
_ Berchem-Sainte-Agathe : place Schweitzer. Réaménagement global de la place, abattage de 21 arbres. Dossier consultable les matinées à la maison de la participation, ou le jeudi à l’administration communale.
_ Enquête publique jusqu’au 4 octobre 2008.
_ Concertation le 16 octobre 2008.
_ Contactez Marie-Claire Schmitz.

PPAS Willebroeck
_ Bruxelles-Ville : partie de la ZIR n°1 Héliport, zone au Nord du Pentagone qui longe le canal depuis la place de l’Yser jusqu’au quai des Armateurs. Adoption provisoire du PPAS 70-20a (Willebroeck). Ce projet de PPAS se situe dans une zone en pleine effervescence (environs de Tour & Taxis, canal,...), qui est aussi celle des entrepôts Delhaize en cours de démolition par le promoteur Atenor.
_ Enquête publique jusqu’au 10 octobre 2008.
_ Concertation le 21 octobre 2008.
_ Contactez Pierre Meynaert.

Plan communal de mobilité d’Auderghem
_ Auderghem : réalisation d’un plan communal de mobilité. Phase 2 : construction d’un scénario de mobilité durable.
_ Dossier consultable à l’administration communale ou sur le site www.auderghem.be.
_ Enquête publique jusqu’au 15 ocotobre 2008.
_ Contactez Marie-Claire Schmitz.

Concertations à venir

• Nouveau contrat de quartier à Schaerbeek. Le programme du nouveau contrat de quartier Navez-Portaels 2009-2012 est à l’enquête publique. Sont prévus différentes opérations de logements ainsi que plusieurs projets de cohésion sociale (réinsertion socio-professionnelle des demandeurs d’emploi peu qualifiés via les métiers de la restauration, accompagnement et réinsertion scolaire, aide à domicile pour les seniors isolés...). Plus d’infos sur www.schaerbeek.irisnet.be. Concertation le 19 septembre 2008. Contactez Olivia Lemmens.

• Enquête au jardin. Bruxelles-Ville : rues Ramaekers, 4 et de 14 à 36, du Siphon, de 1 à 3, de Ter Plast, de 28 à 44, et Stevens, de 25 à 35. Le Foyer Laekenois demande un permis d’urbanisme pour réaménager un jardin en intérieur d’îlot et rénover un centre communautaire dans l’ensemble des logements sociaux. Concertation le 23 septembre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Ça va daller ! Bruxelles-Ville : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des rues des Halles et du Marché aux Poulets (entre le boulevard Anspach et la rue de la Vierge Noire). Concertation le 23 septembre 2008. Contactez Marie-Claire Schmitz.

• Promenade verte. Bruxelles-Ville (Laeken) : avenues Van Praet et des Croix de Feu. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de la promenade verte dans l’espace arboré situé entre l’avenue Van Praet et l’avenue des Croix de Feu. Bruxelles Environnement poursuit son maillage vert depuis le pont Van Praet jusqu’au parc de Laeken, en passant par le Pavillon chinois. Concertation le 23 septembre 2008. Contactez Jérôme Matagne.

• Passerelle vers l’au-delà. Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Bruxelles Mobilité (l’Administration de l’Équipement et des Déplacements) demande un permis d’urbanisme pour la démolition de la passerelle en bois du Peterbos. Concertation le 24 septembre 2008. Contactez Delphine Termolle.

• Chaudron(bis), on connaît ta chanson ! Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Après un faux départ, la S.A. Foncière Erasme réintroduit sa demande relative au projet de permis de lotir pour 72 maisons unifamiliales. Les promoteurs ont préféré réintroduire leur demande de permis, l’avocat des habitants ayant constaté un affichage public non-conforme aux règlements. Concertation le 24 septembre 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Chaudron(bis) : la suite. Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard Henri Simonet. Enquête publique sur le projet de cahier des charges pour l’étude d’incidences relative à la construction d’un nouveau quartier de 1 749 logements dans la zone Erasme. Concertation le 24 septembre 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Contrat de quartier Écluse – Saint-Lazare. Molenbeek : quartiers autour de la place de la Duchesse de Brabant. Le dossier de base du contrat de quartier Écluse – Saint-Lazare (2008-2012) est soumis à l’enquête publique. Au programme : création de logements, insertion socio-professionnelle, « rafraîchissement » de la place de la Duchesse, espaces verts,... Le dossier complet peut être consulté à l’administration communale de Molenbeek. Il est également disponible à IEB. Concertation le 30 septembre 2008. Contactez Pierre Meynaert.

Résultats de concertations

• La Cité remodèle. Bruxelles-Ville : rue Gustave Demanet, 58 à 80. Demande de permis d’urbanisme pour la rénovation d’un ensemble de 10 maisons unifamiliales du Foyer Laekenois à la Cité Modèle. Avis favorable. [ Lire l’avis ]

• Rénovation énergique. Bruxelles-Ville : rue du Carrousel, 4, et chaussée de Louvain, 298. Le CPAS de Bruxelles introduit une demande de permis d’urbanisme pour rénover des appartements (installer des panneaux solaires et isoler les façades arrières). Avis favorable. [ Lire l’avis ]

• Grand commerce vs petits commerces et logements : 0-1 . Bruxelles-Ville : rue Auguste Orts, 25, et rue des Poissonniers, 16. Demande de permis d’urbanisme pour restructurer en un grand commerce de 803 m2 un ensemble formé de 2 commerces au rez-de-chaussée et 3 logements au 1er étage. La Commission de concertation a tenu compte de l’option spécifique du PPAS qui est la défense du logement. Elle a estimé qu’un grand commerce ne correspond pas avec le type de commerces existant dans le quartier et que le projet n’est pas compatible avec les règles de l’aménagement local. Avis défavorable. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
_ Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Dimanche sans voiture : les résultats du quizz

Dimanche sans voiture : les résultats du quizz

https://www.ieb.be/1270
23 septembre 2008

Ce 21 septembre 2008, dimanche sans voiture, Inter-Environnement Bruxelles était présent à Bruxelles-Champêtre, place des Palais. Vous avez été nombreux à visiter notre stand et à avoir testé vos connaissances en répondant au quiz d'IEB.

Vérifiez votre score en découvrant les bonnes réponses : téléchargez le Quizz d’IEB... et les bonnes réponses. Cinq personnes, toutes bruxelloises, ont répondu correctement aux 9 questions et ont été tirées au sort par une main innocente. Elles gagnent chacune un abonnement d’un an à notre journal « Bruxelles en mouvements ». Il s’agit de :

  • Monika FRACZEK
  • Colette HEIRWEGH
  • Veronica MARTIN CALDERON
  • Valerio VERDE
  • Elizabeth THORNBURN

Encore merci pour votre participation enthousiaste !

Vous pouviez trouver les réponses aux questions dans les fiches exposées à notre stand d’information. Vous pouvez les télécharger ci-dessous.







Semaine de la mobilité, semaine des projets citoyens

Semaine de la mobilité, semaine des projets citoyens

https://www.ieb.be/1295
24 septembre 2008

Les projets « Ne manquons pas d'air pour nos quartiers ! » se sont déroulés tout au long de cette Semaine de la mobilité 2008. Les participants — comités de quartiers, collectifs et associations — ont défendu une mobilité alternative à la voiture qui permet à chacun de mieux respirer en ville.

Mardi 16

Velofiets@jette a invité les membres du Collège communal de Jette à enfourcher leur bicyclette pour se rendre à la maison communale. Le collectif vélo leur a déroulé un tapis rouge symbolisant les pistes cyclables et leur a remis, à l’arrivée, une série de propositions de mesures afin d’améliorer l’usage du vélo.

- Pique-nique inter-modal : ACW Brussel a organisé ce mardi son pique-nique inter-modal sur la place du Marché aux Fleurs. Information, sensibilisation, débat et propositions aux responsables politiques P. Smet et Ch. Ceux.

Vendredi 19

- Sous le slogan « Les cyclistes sont l’oxygène de la ville » ou « My bike, your air », Placeovélo a rassemblé 150 cyclistes pour une masse critique spéciale qui a parcouru la ville et ses rues réservées aux voitures, plébiscitant ainsi plus d’aménagements et d’espace au profit de ce mode alternatif 100% non polluant. infos : placeovelo.collectifs.net

Samedi 20

- Le comité Tous en Senne par une balade en vélo dans le quartier, sur le thème de la mobilité, a remis une vingtaine de personnes en selle en leur permettant d’appréhender leur quariter et de s’y déplacer via ce mode écologique et économique.

Jong Groen , par divers marquages dans la ville, a sensibilisé à la nécessité de verduriser la ville et de s’y déplacer autrement.

- Par une promenade guidée au plateau de Heysel, Natuurpunt Brussel et Natagora ont montré les impacts négatifs du « tout à la voiture » développé dans les années 50.

Dimanche 21

- Le comité de la rue Dupré a inauguré sa fresque réalisée par les enfants et la banderole invitant au respect de la zone 30.

Atrium a organisé un concours pour les enfants sur le thème du vélo et a proposé un diagnostic et des réglages aux cyclistes du dimanche.

- Une exposition de photos aux fenêtres d’habitation. C’est ce que le groupe Recyclette a mis en place tout au long de la semaine, grâce à la participation de nombreux photographes amateurs qui ont transmis leur plus beau cliché sur le thème de la ville et mouvement et grâce aux habitants qui ont accueilli très favorablement ces photos à leurs fenêtres. L’expo est encore visible toute cette semaine. Plus d’infos : Exposition ‘La ville en mouvement’.

- Le comité de quartier Terdelt a animé la place Foucart et ses environs de ses nombreux stands et animations afin de sensibiliser les habitants aux enjeux de la mobilité dans leur quartier et notamment à la future zone de rencontre.

- Le comité Le Village, lors de son apéro sans voitures, a symbolisé le thème de la qualité de l’air par des « masques à gaz » distribués au préalable dans le quartier.

- Des ateliers réparations vélos, des animations et un débat ont animé le 123 rue royale. Un atelier vélo pour apprendre les réglages qui pemettront au cycliste d’être autonome dans ses déplacements.

Et encore pendant la semaine

- Installée au carrefour Trône, l’association Bib’z a remercié les cyclistes et les piétons de leur geste « chouette » et a invité les automobilistes à en poser également, en coupant leur moteur au feu rouge par exemple.


Inventaire des enquêtes publiques du 24/09/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 24/09/2008

https://www.ieb.be/1309
25 septembre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 24/09/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 septembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 septembre 2008

https://www.ieb.be/1310
25 septembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

To BILC or not to BILC
Bruxelles-Ville : avenue du Port, 94. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par le Port de Bruxelles pour construire un nouveau complexe logistique, avec un parking couvert pour 190 véhicules et un parking à l’air libre pour 190 véhicules, réaffecter un ancien bâtiment de gare ferroviaire, et exploiter de nouvelles installations.
Enquête publique jusqu’au 26 septembre 2008.
Concertation le 7 octobre 2008.
Contactez Mathieu Sonck.

Sculpture sur glace
Ixelles : avenue de la Toison d’Or. Demande de permis d’urbanisme pour :
- le maintien pendant 5 mois d’une sculpture en bois et d’une tente de 500 m2 (régularisation),
- des installations accessoires (8 places de parking non couvertes, catering, wc, rangement),
- 2 dispositifs de publicité et 2 enseignes,
- l’installation pour 1 mois et demi d’une patinoire semi-couverte (520 m2) et de 12 chalets.
Enquête publique jusqu’au 29 septembre 2008.
Concertation le 15 octobre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Contrat de quartier Rouppe
Bruxelles-Ville : entre la Bourse et le boulevard du Midi. Le dossier de base du Contrat de quartier Rouppe est à l’enquête publique.
Le dossier est également consultable le mercredi 24 septembre de 14h à 16h30 à l’antenne du CPAS, rue Van Der Weiden, n°7.
Enquête publique jusqu’au 30 septembre 2008.
Concertation le 7 octobre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Un cœur de vie pour Berchem !
Berchem-Sainte-Agathe : place Schweitzer. Réaménagement global de la place, abattage de 21 arbres. Dossier consultable en matinée à la maison de la participation, ou le jeudi à l’administration communale.
Enquête publique jusqu’au 4 octobre 2008.
Concertation le 16 octobre 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Du parking pour les commerces
Evere : chaussée de Louvain, 970, et rue du Maquis. La commune veut valoriser le site De Lijn et propose du parking. Procédure mixte pour la création de parkings (58 places) à l’air libre, pour la création d’une jonction piétonne et cycliste entre la chaussée de Louvain et la rue du Maquis ainsi que pour la démolition d’un bâtiment en fond de parcelle.
Enquête publique jusqu’au 6 octobre 2008.
Concertation le 16 octobre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

PPAS Willebroeck
Bruxelles-Ville : partie de la ZIR n°1 Héliport, zone au Nord du Pentagone qui longe le canal depuis la place de l’Yser jusqu’au quai des Armateurs. Adoption provisoire du PPAS 70-20a (Willebroeck). Ce projet de PPAS se situe dans une zone en pleine effervescence (environs de Tour & Taxis, canal,...), qui est aussi celle des entrepôts Delhaize en cours de démolition par le promoteur Atenor.
Enquête publique jusqu’au 10 octobre 2008.
Concertation le 21 octobre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Plan communal de mobilité d’Auderghem
Auderghem : réalisation d’un plan communal de mobilité. Phase 2 : construction d’un scénario de mobilité durable.
Dossier consultable à l’administration communale ou sur le site www.auderghem.be.
Enquête publique jusqu’au 15 ocotobre 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Engeland : enfin le dossier complet ?
Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Nouvelle mise à l’enquête pour le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour le lotissement d’une partie du plateau Engeland. Pour rappel, le projet porte sur la réalisation de 76 lots en 6 phases avec création de voirie.
Enquête publique jusqu’au 13 octobre 2008.
Concertation le 5 novembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Et rond et rond petit Ring pond
Région flamande : élargissement du Ring de Bruxelles à hauteur de la zone de Zaventem (section E40 Woluwe-Saint-Etienne - E19 Machelen). Le Gouvernement flamand a chargé sa Ministre des Travaux publics d’établir un plan MER (étude d’impact relative au projet de modification de plan d’affectation du sol). Un plan MER commence par une phase de diagnostic et de lignes directrices sur laquelle vous pouvez remettre un avis en indiquant les éléments que l’étude d’impact devrait examiner. Le document est disponible en téléchargement sur le site de l’Administration régionale Bruxelles Environnement (IBGE) www.ibgebim.be.
Enquête publique du 8 septembre au 6 novembre 2008.
Contactez Claire Scohier.

Concertations à venir

• Contrat de quartier Écluse – Saint-Lazare. Molenbeek : quartiers autour de la place de la Duchesse de Brabant. Le dossier de base du contrat de quartier Écluse – Saint-Lazare (2008-2012) est soumis à l’enquête publique. Au programme : création de logements, insertion socio-professionnelle, « rafraîchissement » de la place de la Duchesse, espaces verts,... Le dossier complet peut être consulté à l’administration communale de Molenbeek. Il est également disponible à IEB. Concertation le 30 septembre 2008. Contactez Pierre Meynaert.

Résultats de concertations

• Bien loti. Uccle : chemin privé ’t Cortenbosch, 45, et avenue du Lycée Français. Lotissement de terrain et suppression d’un logement. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Enquête au jardin. Bruxelles-Ville : rues Ramaekers, 4 et de 14 à 36, du Siphon, de 1 à 3, de Ter Plast, de 28 à 44, et Stevens, de 25 à 35. Le Foyer Laekenois demande un permis d’urbanisme pour réaménager un jardin en intérieur d’îlot et rénover un centre communautaire dans l’ensemble des logements sociaux. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Promenade verte. Bruxelles-Ville (Laeken) : avenues Van Praet et des Croix de Feu. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de la promenade verte dans l’espace arboré situé entre l’avenue Van Praet et l’avenue des Croix de Feu. Bruxelles Environnement poursuit son maillage vert depuis le pont Van Praet jusqu’au parc de Laeken, en passant par le Pavillon chinois. Promenade verte. Avis favorable moyennant quelques aménagements mineurs. [ Lire l’avis ]

• Ça va daller ! Bruxelles-Ville : demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des rues des Halles et du Marché aux Poulets (entre le boulevard Anspach et la rue de la Vierge Noire). Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Le Port de Bruxelles nous mène en bateau...

Le Port de Bruxelles nous mène en bateau...

https://www.ieb.be/1311
25 septembre 2008

Le projet de centre logistique à côté du site de Tour et Taxis, le Brussels International Logistic Center ou BILC, est à l'enquête publique jusqu'au 26 septembre 2008.

Le BILC et une partie des 100 portes de débarquement (à gauche) face au nouveau quartier résidentiel de Tour et Taxis (in Schéma directeur de Tour et Taxis, juin 2008).

Téléchargez l’affiche de l’enquête publique sur le BILC du 12 au 26 septembre 2008.

Le monstre du Loch Ness logistique vient donc d’être révélé au public, poussé par le Gouvernement régional et le Port de Bruxelles en dépit du bon sens et des oppositions publiques qui se manifestent de plus en plus contre ce projet urbicide. La lecture de la demande de permis d’urbanisme confirme les craintes exprimées par Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU depuis 2004 : rien ne justifie la création d’un centre logistique à cet endroit ; le bon sens même s’y oppose.

Description

Le projet « BILC » prévoit la construction d’un complexe logistique de 53.564 m² doté de 380 emplacements de parkings pour voitures individuelles et de plus de 100 portes d’accès aux entrepôts par des camions. Le flux de camions quotidien généré par cette installation sur les routes sera de l’ordre de 350 camions portant le flux total à 1000 camions par jour en tenant compte du centre TIR. Soit 125 camions par heure sur base d’une journée de huit heures.

Le projet BILC : au cœur de quartiers résidentiels existants et à venir

Les mensonges du Port de Bruxelles

2.1. 1er mensonge : le BILC est au service de la ville

Le Port de Bruxelles et le Gouvernement ont savamment entretenu la confusion sur la nature réelle du centre logistique. Ils faisaient miroiter le bénéfice que la ville pourrait retirer d’une telle infrastructure située au centre-ville : les camions approvisionnant les magasins de Bruxelles seraient déchargés au BILC, les marchandises étant ensuite acheminées aux magasins par des camionnettes plus aptes à se faufiler dans le trafic bruxellois. C’est le rôle d’un Centre de Distribution urbaine dit CDU.

Outre le caractère spécieux de cette argumentation –en effet cela signifie davantage de véhicules circulant en ville, donc davantage de congestion...– la lecture de la demande de permis d’urbanisme révèle clairement l’objectif du projet : l’extension des activités existantes du centre T.I.R. actuel par la mise à niveau de l’infrastructure des entrepôts T.I.R., et non la création d’un CDU en bonne et due forme : « il faut préciser que ce projet d’extension T.I.R., s’il ne doit pas être confondu avec le projet de CDU en cours d’étude, n’empêcherait pas son implantation sur le site en cas de décision ultérieure dans ce sens » [1]. Rappelons que le centre T.I.R. –« Transport International Routier » est une surface d’entreposage de 160.000m² dont les fonctions sont le stockage et la logistique. Infrastructure à usage routier, il est paradoxalement la propriété du Port de Bruxelles. Il sert principalement au stockage de bouteilles de vin, de tapis ou de veilles voitures, avec une distribution ponctuelle aux commerces ou aux restaurants quand ceux-ci en font la demande.

Ce projet ne prévoit donc pas de diminution du nombre de camions dans la ville. En fait, ce projet d’extension ne sert que les intérêts des entreprises exploitantes du centre T.I.R. comme la note explicative de la demande de Permis d’Urbanisme le relève également : « Le fait de rassembler la logistique de marchandises en un pôle unique permet l’optimalisation du groupage et rationalise la distribution. C’est en tout cas ce que demandent les entreprises privées qui attendent l’extension du centre T.I.R. de longue date[...] » [2].

Après des années d’intoxication et de communication fallacieuse, le Port et le Gouvernement doivent enfin jouer franc jeu : le BILC ne sera rien d’autre qu’un entrepôt et un centre logistique ; ses bénéfices pour la ville seront nuls ; seules les entreprises exploitant le centre T.I.R. actuellement en tireront des bénéfices. Premier mensonge du Port de Bruxelles.

2.2. 2e mensonge : Le BILC n ’aura aucun impact sur son environnement résidentiel

La demande de permis du projet BILC mentionne quatre études de faisabilité qui ont été diligentées entre 1996 et 2005. La plus récente porte sur les effets potentiels de l’augmentation du nombre de camions sur les axes routiers bruxellois. Ces études concluent que la localisation du BILC n’est pas de nature à provoquer des nuisances dans son environnement.

Ces études n’ont pas pu prendre en compte l’évolution urbanistique du quartier : la demande de permis introduite pour l’urbanisation du site de Tour et Taxis (1.535 logements programmés), et le projet toujours à l’étude à la SDRB sur l’ancien terrain de la RTT, rue Claessens (500 logements) sont postérieurs à 2005. Soit au final des milliers de logements en plus, et donc des milliers d’habitants en plus. Le centre logistique projeté sera donc enclavé dans un quartier urbain densément peuplé. Ironie de l’histoire, si ces études ne tiennent pas compte de ces projets qui changent la donne urbanistique, les pouvoirs publics doivent en tenir en compte dans le processus de délivrance de permis. D’autant plus qu’ils en ont connaissance pleinement : la SDRB est un organisme régional et promeut le projet rue Claessens ; la demande de permis d’urbanisme pour Tour et Taxis fait actuellement l’objet d’une étude d’incidences. Les administrations régionales et les Ministres compétents sont donc parfaitement au courant de ce que s’y projette.

Les déclarations répétées du Port sur l’absence de nuisances pour les zones résidentielles sont donc ici aussi sans aucun fondement. Les répercussions du BILC sur son environnement résidentiel risqueraient d’être graves ; en tout cas, en l’état des savoirs, par absence d’étude récente prenant en compte l’ensemble des logements à construire, il est impossible d’affirmer que le BILC n’aura aucun effet sur l’environnement résidentiel. Deuxième mensonge du Port de Bruxelles.

Une étude d’incidences doit donc être réalisée dans les plus brefs délais.

2.3. 3e mensonge : Le trafic de camions arrivant et partant du BILC demeurera canalisé sur un axe routier particulier loin des quartiers résidentiels

« Tout d’abord, les marchandises acheminées vers les entrepôts arrivent en dehors des heures de pointe par un itinéraire éloigné des zones résidentielles. Elles sont ensuite redistribuées dans la région au moyen de petits véhicules (probablement électriques à l’avenir) pendant la journée, diminuant d’autant les encombrements de la voirie et les nuisances causés par les poids lourds. »
Charles Huygens, Directeur du Port de Bruxelles (in La Libre le 27/06/2008)

Charles Huygens oublie de préciser les conclusions de l’étude qui accompagne la demande de permis :

« ... dès 2002, les itinéraires d’accès au site sont saturés pendant les heures de pointe du matin. L’augmentation de la demande attendue pour 2020 ne peut donc plus provoquer d’augmentation de flux pendant les heures de pointe. L’excès de la demande sur l’ofre comble alors complètement les heures dites creuses de la journée. (...) Le soir (...), les itinéraires passant par le quartier Nord seront eux aussi saturés, et les principaux trafics de sortie du centre TIR se dirigeront vers le Ring par le Boulevard E. Bockstael et l’avenue Houba De Strooper. » [3]

On nous prédit donc :

  • la saturation des abords du TIR toute la journée ;
  • le passage des camions par des zones résidentielles.

Il faut rappeler que la demande de permis du BILC est accompagnée d’un simple rapport d’incidence, dont le contenu est entièrement contrôlé par la société BILC SA, sans le moindre contrôle indépendant.

Ce rapport conclut à un incidence quasi nulle du projet sur l’environnement. Il va même plus loin en soulignant que le trafic généré par le projet ne contribuera qu’à « seulement » 10 % de l’augmentation du trafic généré par le projet d’urbanisation de Tour et Taxis. Le Port oublie de préciser que le projet d’urbanisation de Tour et Taxis fait l’objet, lui, d’une étude d’incidences et que la pression est forte pour réduire notablement le nombre d’emplacements de parkings sur le site. Cette attitude du « si lui le fait, je peux aussi le faire » n’est pas acceptable de la part des autorités publiques.

Autre aspect de la mobilité : le chargé du rapport d’incidences envisage des solutions destinées à élargir les voiries d’accès pour permettre le passage des camions en toute facilité : le réaménagement de l’avenue de Vilvorde a déjà été réalisé sans permis, le réaménagement de l’avenue du Port voulu par Pascal Smet vient de recevoir un permis au forceps. Resteraient deux goulets d’étranglement : le square de Trooz et le pont Van Praet. Deux nœuds gordiens : dans le premier cas, on envisagerait un tunnel le long du canal, dans le second cas, mystère... En tout état de cause, la localisation du BILC à Tour et Taxis n’est pas adéquate au vu des modifications du réseau routier que cela entraîne.

Dernier aspect soulevé par le chargé de rapport d’incidences : pour accéder au BILC depuis le Ring sans pénétrer dans les quartiers résidentiels, les camions devraient être canalisés sur l’axe de la chaussée de Vilvorde.

Sauf que pour que cela fonctionne en préservant les quartiers résidentiels, il faudra :

  • interdire l’accès camions à la rue Marie-Christine, rue commerçante, ce qui sera difficile de l’aveu même du bureau d’études ;
  • tenir compte que cette mesure de canalisation perd de son efficacité et de son utilité lorsque la congestion se développe et bloque les camions au square de Trooz et au pont Van Praet. Ce que le bureau d’études résout en prévoyant d’autoriser les camions à destination du BILC à emprunter les voiries interdites aux camions, donc aussi dans les quartiers résidentiels [4].

L’impact direct sur les quartiers résidentiels sera donc important ; l’avenue du Port et la chaussée de Vilvorde ne pourront pas concentrer tout le trafic des camions. Troisième mensonge du Port de Bruxelles.

C’est une raison de plus pour diligenter une étude d’incidences.

2.4. 4e mensonge : Le BILC sera une plate-forme au moins trimodale – point de rencontre de la voie d’eau, du chemin de fer et de la route

« Les perspectives du transport palettisé par la voie d’eau sont également très positives pour le centre TIR et le futur BILC, à proximité du bassin Vergote. Il permettra en effet de relier le TIR et le BILC presque directement à la voie d’eau afin d’en faire des centres logistiques bimodaux. À terme, la volonté du Port de Bruxelles est d’ajouter un troisième mode de transport à l’offre pour le BILC en réactivant la liaison ferroviaire. »
Communiqué de presse du Port de Bruxelles du 11/09/2008

Le projet du BILC est à l’enquête publique depuis le 12/09/2008. Le projet est très clairement présenté dans la demande de permis comme une extension du centre T.I.R. voisin, le centre logistique monomodal qui fait de l’entreposage son activité principale. Les prévisions les plus optimistes du Port sont qu’à terme, 10% des marchandises transitant par le BILC seront transportées par la voie d’eau. À terme (hypothétique), 90% des marchandises transitant par le BILC seront transportées par camion.

L’idée d’un transbordement avec la voie d’eau est aussi une illusion. Le porteur du projet prévoit un quai de déchargement à environ 1 kilomètre du BILC. Les marchandises palettisées seraient acheminées sur l’avenue du Port à l’aide d’une voiturette pourvue d’une remorque telle qu’on en trouve dans les aéroports pour transporter les bagages. Quand on sait qu’un bateau de petite taille contient 1000 palettes, on imagine déjà les aller-retours de la voiturette sur un axe déjà saturé. Détail piquant, les plans de la demande de permis ne mentionnent même pas cette possibilité...

Quant à la liaison avec le chemin de fer, rappelons tout de même que la SNCB a retiré les rails du site il n’y pas bien longtemps et n’est pas prête à les remettre : le schéma directeur Tour et Taxis prévoit l’aménagement d’une coulée verte depuis Bockstael sur l’assiette des anciennes voies de chemin de fer ; le relief a été largement modifié depuis ; la réinstallation de rails représenterait un coût très important.

Les prévisions du Port de Bruxelles les plus « ambitieuses environnementalement » apparaissent donc en complet décalage avec les nécessités écologiques contemporaines, que tout le monde, de la Région bruxelloise à la Commission européenne, promeut aujourd’hui ardemment. Dans le contexte actuel, se donner des objectifs aussi faibles est donc tout à fait à contre-courant.

Le BILC sera donc tout camion. Les transports « propres » par voie d’eau ou par fret ferroviaire sont de pures fictions qui n’auront jamais cours sur le site du BILC. Quatrième mensonge du Port de Bruxelles.

2.5. 5e mensonge : Le BILC sera économiquement rentable

« La croissance des besoins de transport est en augmentation exponentielle. La Commission européenne s’en est alarmée dès 2005, dans son Livre Blanc sur le transport de marchandises. Elle soulignait notamment que la croissance des transports était plus élevée que la croissance économique, en fonction des mutations du système de production : la délocalisation des industries vise à trouver des coûts de production bas alors que les lieux de production sont éloignés de ceux de l’assemblage final et de la consommation. En 2007, la Commission estimait la croissance du besoin de transport de marchandises entre 2005 et 2030 à +52%, soit une augmentation de 1,7% par an ; ce chiffre tenant compte de l’augmentation du prix des carburants telle qu’attendue en 2007. »
Charles Huygens, Directeur du Port de Bruxelles (in La Libre le 27/06/2008)

Le Livre Blanc de la Commission européenne sur le transport ne date pas de 2005 mais de 2001. Ce dont parle Charles Huygens, c’est de l’évaluation à mi-parcours de ce document. La Commission y prédit une croissance du fret de 50% d’ici 2020. Après prise de contact avec les services ad-hoc de la Commission, nous apprenons que cette prédiction tablait sur une évolution du baril à 41$ en 2010 pour remonter à 44$ en 2020.

Ce rapport sur lequel l’entreprise publique se base pour justifier son investissement est donc complètement obsolète. Les professionnels du secteur le savent et l’ont encore exprimé récemment en manifestant à Bruxelles. Le premier secteur économique qui fera les frais de la tendance lourde de la croissance du prix de l’énergie est le secteur du transport des personnes comme des marchandises.

On a donc toutes les raisons de s’inquiéter sur la fiabilité du montage financier du projet BILC. Baser un programme d’investissements quasi-irréversible, au cœur de la ville, sur des données si incertaines et déjà complètement obsolètes – prix des hydrocarbures – présente de graves dangers. Parmi ceux-là, le risque que le BILC ne soit vite plus économiquement viable, et devienne un « boulet » à la charge de la collectivité.

Le projet BILC risque donc de ne pas être rentable, ce qui ne manquera pas d’avoir des conséquences fâcheuses pour l’ensemble de la Région bruxelloise tant urbanistiquement qu’économiquement. Cette incertitude sur la rentabilité du BILC doit donc préoccuper tout le monde, et pas uniquement les porteurs du projet comme ils le clament vertement. Cinquième mensonge du Port de Bruxelles.

2.6. 6e mensonge : Il s’agit d’une opération financièrem ent neutre pour la Région bruxelloise

« Le contribuable bruxellois ne sera pas sollicité pour ce projet, il est considéré comme autoporteur et donc les rentrées commerciales attendues de la location des surfaces sont de nature à rentabiliser un projet que nous voulons bien sûr à l’équilibre parce que nous sommes responsables. »
Laurence Bovy, Présidente du Conseil d’administration du Port de Bruxelles (in JT de TéléBruxelles le 05/09/2008)

La présidente du Port de Bruxelles omet de dire que le Port de Bruxelles, entreprise autonome régionale, apporte dans l’affaire un terrain qu’elle a acheté à la SNCB pour 13.212.724€. Et que le Port en valorise la concession en faveur de BILC SA [5] sur 40 ans comme un apport en nature d’environ 3 millions d’euros.

Le business plan du BILC prévoit de louer ses surfaces d’entrepôt au prix de 58€/m²/an. Les prix du marché à Bruxelles le long du canal (confirmé par le secteur) sont de 45€/m²/an à service équivalent. Et plus on se rapproche du centre ville, moins chers sont les entrepôts [6].

Le business plan du BILC prévoit les premières rentrées positives en 2023 et compte pour être rentable sur un fonctionnement à 100% jusqu’en 2048. Pour conserver cet équilibre bien instable (quel sera l’état du marché de la logistique routière en 2023 ?... et en 2048 ?), l’activité du BILC devra être subsidiée à concurrence de 13€/m²/an, soient 390.000€/an sans compter la surprime nécessaire pour compenser les pertes des transporteurs liées à l’accessibilité difficile du site [7].

Le projet prévoit un emprunt de 27,5 millions d’euros auprès de la BEI [8] qui a accepté le dossier en 2003. Il est bon de se demander si la BEI prendrait la même décision aujourd’hui alors que le baril s’échange à 110$. Mais le risque de la BEI est de toute façon assuré puisque ce prêt est garanti par le gouvernement bruxellois. Au cas où le projet ne pourrait être subsidié pour des raisons de saine concurrence imposées par la Commission Européenne (rappelons qu’un projet comparable est en cours de construction par Katoen Natie sur le site de Carcoke, en liaison directe avec la voie d’eau et plus proche du Ring), l’équilibre financier du BILC est largement compromis, ouvrant la voie à la faillite pure et simple. Et la note (salée...) sera adressée au gouvernement bruxellois en priorité.

Par conséquent, quoi qu’il se passe, ce projet ne sera pas financièrement neutre pour la Région bruxelloise. En effet, son montage financier reposera plus ou moins fortement sur le soutien régional : garantie de l’emprunt de la BEI par la Région, assortie ou non d’une susbsidiation annuelle du projet. Les pouvoirs publics bruxellois seront donc impliqués ; il risque d’incomber à la Région la responsabilité de l’échec du projet BILC, et donc d’en assumer les frais. Le projet BILC n’est pas une opération financièrement neutre pour la Région bruxelloise. Sixième mensonge du Port de Bruxelles.

Conclusions

Au vu des nombreuses et centrales contrevérités relevées dans les déclarations publiques des promoteurs du projet et dans le dossier de demande de permis, et, au vu des approximations quant aux impacts réels du projet BILC sur l’environnement, IEB et l’ARAU demandent :

Sur la forme :

  • la commission de concertation, qui se réunira le 7 octobre, doit recommander au Gouvernement d’imposer une étude d’incidences au projet BILC, en vertu de l’art. 148 §1er du Cobat (Code bruxellois de l’Aménagement du Territoire) ;
  • la commission de concertation devra demander à ce que cette étude d’incidences soit pilotée par un comité d’accompagnement créé ad-hoc auquel IEB et l’ARAU seront invités comme observateurs.

Sur le fond :

  • si tant est que son utilité était démontrée, le BILC devrait être relocalisé au nord de la Région – Schaerbeek-Formation – où l’accessibilité est meilleure, la multimodalité est plus prometteuse, et, les impacts sur l’environnement, sur la santé publique et sur le cadre de vie des Bruxellois sont moindres. Rappelons que même les responsables du Port admettent que le BILC est une installation provisoire, qui doit être réalisée sur le centre T.I.R., dans l’attente de la libération par la SNCB de terrains à Schaerbeek-Formation en 2018.
  • les pouvoirs publics bruxellois, à commencer par le Port de Bruxelles, doivent méditer sur l’activation d’une politique de transport de marchandises véritablement « durable » , et, au service de la ville, et non plus d’intérêts extra-régionaux.

Plus généralement :

  • la Région doit commander une étude socio-économique sérieuse pour l’ensemble de la Région évaluant précisément les manques et les besoins de la Région. Sans cela, la Région est dans l’incapacité de juger l’opportunité ou non de localiser de si lourdes installations industrielles et logistiques sur son territoire.

Cette relocalisation du projet BILC à Schaerbeek-Formation, qui est défendue par Inter-Environnement et l’ARAU depuis 2004, permettrait, outre les bénéfices colossaux pour la ville – environnement, qualité de vie, mobilité... – de se donner du temps pour réfléchir à la destination la plus judicieuse à donner au site actuel du centre T.I.R. Une affectation qui aiderait à résoudre le terrible problème de chômage de la population locale tout en préservant la qualité de la vie des riverains doit donc être choisie.

Cela constituerait un véritable projet de ville ce que manifestement le projet du BILC ne constitue pas.

Inter-Environnement Bruxelles
Rue du Midi, 165, 1000 Bruxelles
02/223 01 01, info chez ieb.be

ARAU
Boulevard Adolphe Max, 55, 1000 Bruxelles
02/219 33 45, info chez arau.org

Contact :
Mathieu Sonck, IEB, 0478/20 35 78.


[1BILC : note explicative jointe à la demande de PU, p. 4.

[2Idem.

[3Rapport Stratec, Plan d’Accessibilité du Centre T.I.R., avril 2004, p.6.

[4Rapport Stratec – Plan d’accessibilité du centre TIR, pp. 18-19.

[5BILC SA dont le Port est actionnaire à 51%, les 49% restant appartenant à SOGARIS, partenaire français).

[6Ils sont en effet considérés comme plus difficiles à atteindre à cause de la congestion automobile. Les entrepôts les plus chers sont ceux de Brucargo près de l’aéroport de Zaventem leur prix de location reste inférieur aux prétentions du BILC.

[7Rapport Stratec – Annexe 14/1 à la demande de permis à propos de l’analyse de la situation existante : « l’itinéraire prioritaire pour accéder au centre TIR préconisé par la Région est peu attractif pour les camions, tant le matin que le soir. » Principalement pour des raisons de congestion du trafic.

[8BEI : Banque Européenne d’Investissement. La BEI est l’institution financière de l’Union Européenne. Sa fonction principale est d’accorder des prêts pour des projets en accord avec la politique générale de l’Union Européenne.

Communiqué du Port de Bruxelles sur le BILC : constellé de contre-vérités

Communiqué du Port de Bruxelles sur le BILC : constellé de contre-vérités

https://www.ieb.be/1320
30 septembre 2008

Le Port de Bruxelles panique. Voici la communication que le Port de Bruxelles a faite ce 26 septembre en guise de mise au point. Ce texte est constellé de contre-vérités et d'erreurs. Dans l'urgence, voici quelques commentaires.

Téléchargez le Communiqué du Port de Bruxelles - 26 septembre 2008 (pdf).

Chapitre 2
- Le Port ne dit pas que la saturation sera complète toute la journée (cf. rapport d’incidences) et qu’il faudra creuser un tunnel sous de Trooz (idem).
- Il ne dit pas non plus que les nuisances du BILC sont noyées dans une estimation erronée des incidences de Tour & Taxis.

Chapitre 3
- Les prix du BILC ne sont pas 15% plus élevés mais de 28%.
- Le centre trimodal est un rêve. La demande de permis concerne un centre 100% camions. Le rail est trop cher pour un volume si faible. La voie d’eau une chimère puisque les quais se trouvent à 1 km du BILC et que l’avenue du Port est déjà saturée.
- Le terminal a containers utilise la voie d’eau, pas le BILC.
- Le Port ne favorise pas le transfert modal, son contrat de gestion prévoit une hausse du transport par camions de 13% d’ici 2013.

Chapitre 4
- TIR+BILC = 6% et non 4% du trafic (cf rapport d’incidences).
- Le projet de T&T n’engendrera pas 10000 véhicules/jour. On n’en sait rien à ce jour. Et les hypothèses du rapport d’incidence (qui date de 2005) sont farfelues par rapport à la demande de permis déposée par T&T au début de cette année.

Chapitre 5
- Le Port annoncait 8 à 900 emplois jusqu’à hier. Aujourd’hui, il revoit à la baisse à 600 emplois. Et demain ?
- 110 emploi à temps plein à l’hectare, ça voudrait dire 935 emplois. 651 emplois directs, c’est 76 emplois/ha et c’est nettement surévalué d’après les chiffres du secteur (cf nos communiqués de presse).

Chapitre 6
- On a bien la confirmation que le BILC, c’est un centre TIR bis, qui n’apporte rien à la ville.
- Si on interdisait les camions en ville, le BILC ne pourrait pas exister puisqu’il est lui-même situé en ville !
- Les études de 2005, à l’époque ou le baril était à 30$ sont obsolètes, de l’aveu même de la commission européenne.

Chapitre 7
- Le projet BILC n’est pas financé sur fond propres, il fait l’objet de divers emprunts d’environ 40 millions d’euros dont un emprunt à la BEI de 27,5 millions garanti par le gouvernement bruxellois, c’est à dire le contribuable. Si le BILC fait faillite, ce sont les Bruxellois qui paieront.
- Sogaris n’investit pas 50% mais 6% (3 millions sur près de 50 millions).
- Le prix prévu par le port pour louer ses entrepots est de 58€/m2/an, soit nettement plus que ce qui se fait de plus cher, c’est à dire les entrepôts de Zaventem. Or plus on se rapproche du centre-ville, moins chers sont les entrepôts, car ils sont moins accessibles. C’est un paradoxe mais c’est comme cela. Le port confond valeur absolue du foncier (très élevée) et valeur locative d’un entrepôt (qui dépend principalement de son accessibilité et de l’offre de multimodalité).
- La période d’amortissement du BILC est de 40 ans, date à laquelle il n’y aura plus de diesel pour faire rouler les camions !

Chapitre 8
- On nous annonce que le BILC est exclusivement basé sur le local. C’est faux, c’est une extension du TIR qui constitue principalement des entrepôts de transit.
La demande de permis le confirme, le BILC est demandé par les occupants du TIR.

Chapitre 9
- Confirme le fait que c’est un centre d’entreposage. Et les commerces seront-ils prêts à payer la surprime liée à la rupture de charge et aux prix prohibitifs pratiqués ?


Colloque logement : quand les femmes s'en mêlent

Colloque logement : quand les femmes s’en mêlent

https://www.ieb.be/1337
1er octobre 2008

Les habitants du 123 rue Royale ont ouvert leurs locaux pour accueillir ce 30 septembre le colloque intitulé « Le logement quand les femmes s'en mêlent ». Une journée organisée par La Coordination Bruxelloise de la Marche Mondiale des Femmes sur la question du logement du point de vue du genre.

Inter Environnement Bruxelles y a animé un atelier de réflexion ciblé sur la situation des femmes qui habitent dans les logements sociaux : les difficultés qu’elles rencontrent au quotidien, les solutions à envisager pour améliorer la situation. Le discours a été fort orienté sur l’importance de l’implantation des logements et la nécessité de bien réfléchir aux différents services et structures indispensables à l’épanouissement des femmes dans leur réalité quotidienne.

Cette journée s’inscrit dans les actions portées par Le Ministère de la Crise du Logement.


Balades sur trois sites stratégiques du PDI

Balades sur trois sites stratégiques du PDI

https://www.ieb.be/1324
1er octobre 2008

Les dimanches 14 et 28 septembre, le cinéma Nova organisait la visite de trois sites repris dans le Plan de développement international de la Région bruxelloise (le quartier Midi, Schaerbeek-Formation et Tour et Taxis).

Ce fut l’occasion pour de nombreux habitants, comités de quartiers et associations, dont Inter-Environnement Bruxelles, de s’interroger sur la volonté de la Région, à travers ce plan, de faire de Bruxelles un produit que l’on vend aux investisseurs, d’épuiser ses réserves foncières au profit de grands équipements (stade de football, méga-centre commercial, salle de spectacle,...) et sur les conséquences de la logique du marketing urbain pour les habitants de la capitale. La Région a mis en ligne un site d’information sur ce Plan dont la mise en œuvre est présentée comme prioritaire par le gouvernement en fin de législature : www.demainbruxelles.be.

Vous trouverez également des voix citoyennes bruxelloises sur le site www.bruxellesvilledurable.be.


Agir pour la mobilité dans son quartier : présentation d'outils et d'expériences

Agir pour la mobilité dans son quartier : présentation d’outils et d’expériences

https://www.ieb.be/1325
1er octobre 2008

Après le succès rencontré par les projets citoyens menés lors de la Semaine de la mobilté, IEB et le Bral vous invitent à une soirée d’information et d’échanges d’outils et d’expériences pour agir au niveau de la mobilité dans son quartier.

Des auteurs de projets vous présenteront leurs trucs et astuces pour mener des actions fructueuses. Le film réalisé sur certaines de ces initiatives citoyennes vous sera également présenté ainsi qu’une exposition photo sur le thème de la ville en mouvement. Venez faire le plein d’idées et de projets le mardi 21 octobre à 19h30 au centre De Markten, place du Vieux Marché aux Grains, 5, à 1000 Bruxelles.

Au programme

19h30 — Introduction par IEB et le Bral.
19h40 — Présentation d’outils et d’expériences

  • Des nouveaux médias pour votre action, Jeroen Verhoeven, 4x4 Infos et Friends of the Earth ;
  • Un problème, une fiche technique, une solution, B. Devillers, Wolu-Inter-Quartiers ;
  • Enquête publique, comment réagir ? B. Bellekens, Bral et MC Schmitz, IEB
  • Comité de quartier = groupe d’animation...et de pression !, J. Bouché, comité de quartier Le Village ;
  • Une action : pour qui, pourquoi, comment ? Exemples, G Michel, Associations des Comités de Quartiers Ucclois (ACQU).

21h00-21h20 — Projection du film sur les projets citoyens de la semaine de la mobilité Des projets en image . Réalisation : Demande à la poussière.

21h20 — Drink autour des photos de l’expo « La ville en mouvement » par l’association Recyclette.

Organisé par IEB et le Bral, avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale.

Infos et inscriptions : Marie-Claire Schmitz, 02/223 01 01.


Inventaire des enquêtes publiques du 1/10/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 1/10/2008

https://www.ieb.be/1329
1er octobre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 1/10/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 2 octobre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 2 octobre 2008

https://www.ieb.be/1330
2 octobre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un cœur de vie pour Berchem !
Berchem-Sainte-Agathe : place Schweitzer. Réaménagement global de la place, abattage de 21 arbres. Dossier consultable en matinée à la maison de la participation, ou le jeudi à l’administration communale.
Enquête publique jusqu’au 4 octobre 2008.
Concertation le 16 octobre 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Du parking pour les commerces
Evere : chaussée de Louvain, 970, et rue du Maquis. La commune veut valoriser le site De Lijn et propose du parking. Procédure mixte pour la création de parkings (58 places) à l’air libre, pour la création d’une jonction piétonne et cycliste entre la chaussée de Louvain et la rue du Maquis ainsi que pour la démolition d’un bâtiment en fond de parcelle.
Enquête publique jusqu’au 6 octobre 2008.
Concertation le 16 octobre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

PPAS Willebroeck
Bruxelles-Ville : partie de la ZIR n°1 Héliport, zone au Nord du Pentagone qui longe le canal depuis la place de l’Yser jusqu’au quai des Armateurs. Adoption provisoire du PPAS 70-20a (Willebroeck). Ce projet de PPAS se situe dans une zone en pleine effervescence (environs de Tour & Taxis, canal,...), qui est aussi celle des entrepôts Delhaize en cours de démolition par le promoteur Atenor.
Enquête publique jusqu’au 10 octobre 2008.
Concertation le 21 octobre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Plan communal de mobilité d’Auderghem
Auderghem : réalisation d’un plan communal de mobilité. Phase 2 : construction d’un scénario de mobilité durable.
Dossier consultable à l’administration communale ou sur le site www.auderghem.be.
Enquête publique jusqu’au 15 octobre 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Engeland : enfin le dossier complet ?
Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Nouvelle mise à l’enquête pour le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour le lotissement d’une partie du plateau Engeland. Pour rappel, le projet porte sur la réalisation de 76 lots en 6 phases avec création de voirie.
Enquête publique jusqu’au 13 octobre 2008.
Concertation le 5 novembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Et rond et rond petit Ring pond
Région flamande : élargissement du Ring de Bruxelles à hauteur de la zone de Zaventem (section E40 Woluwe-Saint-Etienne - E19 Machelen). Le Gouvernement flamand a chargé sa Ministre des Travaux publics d’établir un plan MER (étude d’impact relative au projet de modification de plan d’affectation du sol). Un plan MER commence par une phase de diagnostic et de lignes directrices sur laquelle vous pouvez remettre un avis en indiquant les éléments que l’étude d’impact devrait examiner. Le document est disponible en téléchargement sur le site de l’Administration régionale Bruxelles Environnement (IBGE) www.ibgebim.be.
Enquête publique du 8 septembre au 6 novembre 2008.
Contactez Claire Scohier.

Plan Iris 2 : la mobilité plan-plan ?
Région bruxelloise : le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.
Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.
Enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Concertations à venir

• To BILC or not to BILC ? Bruxelles-Ville : avenue du Port, 94. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par le Port de Bruxelles pour construire un nouveau complexe logistique, avec un parking couvert pour 190 véhicules et un parking à l’air libre pour 190 véhicules, réaffecter un ancien bâtiment de gare ferroviaire, et exploiter de nouvelles installations. Concertation le 7 octobre 2008. Contactez Mathieu Sonck.

• Sculpture sur glace. Ixelles : avenue de la Toison d’Or. Demande de permis d’urbanisme pour le maintien pendant 5 mois d’une sculpture en bois et d’une tente de 500 m2 (régularisation) ; des installations accessoires (8 places de parking non couvertes, catering, wc, rangement) ; 2 dispositifs de publicité et 2 enseignes ; l’installation pour 1 mois et demi d’une patinoire semi-couverte (520 m2) et de 12 chalets. Concertation le 15 octobre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Contrat de quartier Rouppe. Bruxelles-Ville : entre la Bourse et le boulevard du Midi. Le dossier de base du Contrat de quartier Rouppe est à l’enquête publique. Concertation le 7 octobre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Un max de logements. Bruxelles-Ville : boulevard Adolphe Max, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation d’un immeuble de bureaux en 29 logements et 1000 m2 de surface commerciale. La concertation du 16 septembre a été annulée. Concertation le 7 octobre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Non au projet du BILC : signez la pétition !

Non au projet du BILC : signez la pétition !

https://www.ieb.be/1331
2 octobre 2008

Le Comité de Quartier Piscine (Lombartzyde) à Neder-Over-Heembeek vous invite à signer leur pétition demandant au Port de Bruxelles de renoncer à la réalisation du BILC.

Ce projet de centre logistique routier au cœur de la ville (Laeken) va drainer un trafic estimé à 1000 camions par jour et en absence totale d’utilisation du canal et du chemin de fer.

Ce projet n’a pas fait l’objet d’une étude d’incidences.

Plus d’infos : www.neder-over-heembeek.be.
Signez la pétition : www.lapetition.be/petition.php ?petid=3127.


Un parc en bordure de la Jonction : un état de nécessité

Un parc en bordure de la Jonction : un état de nécessité

https://www.ieb.be/1332
2 octobre 2008

L’enquête publique sur le programme d’action du contrat de quartier Rouppe s’est clôturée ce mardi 30 septembre. Plus que quelques jours avant la commission de concertation ce mardi 7 octobre. Si de nombreux enjeux traversent ce contrat de quartier qui prend place dans une zone dense en plein centre-ville, il en est un qui répond à un véritable état de nécessité : la création d’un espace vert digne de ce nom.

En effet, le quartier niché entre l’avenue de Stalingrad, la rue Blaes et le boulevard du Midi est un quartier dense où tant l’habitant que le passant disposent de peu d’espaces de répits, de rencontre et surtout d’une carence forte en végétation dans l’espace public. La densité de la population dans cette zone atteint jusqu’au triple de la moyenne bruxelloise avec 14.000 habitants par km2. Or aucun parc n’habite jusqu’à présent ce quartier déjà fracturé par la Jonction Nord-Midi.

Conscient de cette lacune, le programme d’action du contrat de quartier Rouppe prévoit la création d’un parc de 3.300 m2 au coin de la rue de Terre Neuve et de la rue Vander Weyden. Il est évident qu’un tel espace de verdure contribuera positivement à la vie et à l’image du quartier et de la ville :

  • il constituera une véritable respiration pour les habitants des logements sociaux de la zone « Querelle », les autres riverains et occupants de ce quartier ;
  • il aidera à transcender la barrière physique et mentale représentée l’axe ferroviaire Nord-Midi ;

il assurera la réalisation d’un maillage vert le long de la Jonction en cohérence avec la volonté régionale de renforcer les corridors de biodiversité.

Un espace vert dans la ville contribue non seulement à la qualité de l’environnement mais constitue également un instrument de cohésion sociale. Il permet les rencontres et les échanges entre la population du quartier mais aussi ses visiteurs. Il développe et pérennise les dynamiques sociales en faisant du quartier son « auto-pilote » . C’est un service à la communauté bruxelloise et une valeur ajoutée à la qualité de vie en ville.

Les habitants du Comité du Parc de la Jonction souhaitent affirmer haut et fort leur besoin d’oxygène dans ce quartier hyper-urbanisé. Ils ont, à cette fin, récolté plusieurs centaines de signatures pour le signaler à la Commission de concertation de ce mardi 7 octobre.

Ils craignent en effet que les acteurs en charge du dossier optent pour une autre affectation dès lors que le terrain visé est une friche appartenant à un propriétaire privé et louée depuis quelques années à un commerçant qui en fait un usage d’entreposage.

Pourtant la Ville de Bruxelles serait deux fois gagnantes dans ce projet : d’une part, elle améliorerait la qualité de vie de ses habitants et l’image de la ville pour les visiteurs, d’autre part, elle n’en supporterait pas la charge puisque Bruxelles Environnement (IBGE) a proposé d’intervenir financièrement pour soutenir ce projet et assurer ultérieurement la gestion du parc.

Si vous voulez soutenir le projet du Parc de la Jonction, vous pouvez écrire jusqu’au 6 octobre à parcdelajonction chez gmail.com en indiquant votre nom, votre adresse et éventuellement ce que vous pensez d’un parc.

Contacts

  • Comité du Parc de la Jonction : Wim Ottermans, 0498/52 53 54, wim.ottermans chez gmail.com
  • IEB : Claire Scohier, 02/548 39 46, 0473/66 75 05, claire.scohier chez ieb.be
  • Bral : Steyn Van Assche, 02/217 56 33, 0498/132 586, steyn chez bralvzw.be

Transport durable de marchandises : un défi pour Bruxelles

Transport durable de marchandises : un défi pour Bruxelles

https://www.ieb.be/1335
6 octobre 2008

Le BILC, projet de complexe logistique international urbain, est aux devants de l’actualité. Le Port de Bruxelles souhaite créer un nouveau centre de distribution de marchandises sur un terrain de 8,5 hectares à côté de Tour & Taxis. Le recours intensif au transport routier et l’endroit posent problème. Imaginé à une époque où le prix du pétrole ne flambait pas encore, le complexe fait la part belle au transport routier en plein centre-ville. Aujourd’hui, d’autres données doivent être retenues pour juger de la bonne intégration du projet à la ville (multi-modalité, réduction des transports routiers, respect de la qualité de vie des riverains). IEB examine dans ce dossier la pertinence des choix à la lumière de la concurrence avec 3 autres centres de logistiques en préparation, de la faiblesse de l’emploi généré, de la rentabilité vu le prix de l’énergie et du poids du charroi sur la ville. IEB réclame une étude macro-économique sur les besoins en logistique de Bruxelles et propose l’examen de l’extension sur d’autres sites comme celui de Schaerbeek-Formation.

- Le BILC : une question de logistique
- Bruxelles, un paradis pour camions ?
- Le BILC
- Quel avenir pour le transport de marchandises
- Conclusions : pour un shéma directeur du transport de marchandises

C’est arrivé loin de chez vous
- Un Média-projet à Berlin

Environnement
- Le début des Haricots plante l’écologie sociale en ville
- Plan Oiseaux : bientôt un envol régional

Mobilité
- Trafic de transit dans les quartiers : mieux hiérarchiser le réseau
- La STIB nous tient à l’œil

Urbanisme
- Marché des bureaux : ajustement par la rénovation et la reconversion
- Entre spéculation et chancre urbain
- Le plateau Engeland remet le couvert...

Éditorial
- Vélos partagés : on avance

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air à Bruxelles.


L'avis d'IEB sur le projet de BILC défendu devant la Commission de concertation du 7 octobre 2008

L’avis d’IEB sur le projet de BILC défendu devant la Commission de concertation du 7 octobre 2008

https://www.ieb.be/1351
7 octobre 2008

Le mardi 7 octobre, Inter-Environnement Bruxelles a défendu son point de vue sur la demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour le projet du BILC à la Commission de concertation de la Ville de Bruxelles.

Combien de places de parking ?

La demande de permis d’urbanisme porte notamment sur la création d’emplacements de parking internes (190) et externes (190) pour véhicules à moteur.

Ce point nous intéresse car selon le nombre de parkings prévus, la demande de permis d’urbanisme doit être accompagnée soit d’un rapport soit d’une étude d’incidences.

L’annexe B du COBAT prévoit qu’il y a lieu de fournir un rapport d’incidences pour :

  • les parcs de stationnement à l’air libre en dehors de la voie publique comptant de 50 à 200 véhicules automobiles ou remorques ;
  • les garages, emplacements couverts où sont garés des véhicules à moteur, parcs de stationnement couverts, salle d’exposition, etc. comptant de 25 à 200 véhicules automobiles ou remorques.

L’annexe A du COBAT prévoit qu’une étude d’incidences est requise lorsque les parcs de stationnement à l’air libre ou couverts sont prévus pour plus de 200 véhicules.
A priori, au vu du nombre de parkings comptabilisés (2 x 190), seul un rapport d’incidences est requis.

Et les camions ?

On peut toutefois se poser la question de savoir ce qui justifie que les emplacements pour camions ne sont pas comptabilisés. Si ceux-ci sont rajoutés on arrive au seuil requérant une étude d’incidences.

La demande de permis de donnant aucune indication sur le nombre de camions et/ou de camionnettes qui stationnent plus longtemps que le transbordement nécessiterait, il est impossible de confirmer à ce stade le nombre exact de places de parking nécessaires au bon fonctionnement du site.

De plus il est nécessaire de distinguer les entrées et sorties journalières des véhicules pour déterminer le nombre de véhicules utilitaires qui pourraient être considéré comme en stationnement, en plus du stationnement prévu pour le personnel et les visiteurs.

Le Port lui-même a commandé une étude de ce type.

Selon les résultats de cette étude (basée sur des comptages sur d’autres sites comparables), il y aurait en moyenne plus d’une centaine de véhicules légers qui stationneraient dans les installations. On peut donc en conclure que le nombre de places de parkings couverts hors voirie est supérieur à 199 places.

Rappelons enfin que la législation sur le permis d’environnement et d’urbanisme a voulu appréhender les nuisances que peuvent comporter les plus ou moins grandes aires de stationnement pour véhicules car ils impliquent, de par leur nature, de nombreuses entrées/sorties. Ici ce sera encore pire vu que les camions vont soit stationner soit décharger et repartir. Et d’autres camions vont les remplacer.

Le complément d’étude, « oublié par le Port » , n’a pas été annexé à la demande de permis. Nous nous permettons de réparer cet oubli.

Et le centre TIR existant ?

Le projet porte sur l’extension des infrastructures du centre TIR. Reprenons pour nous en convaincre la demande de permis :

  • « L’extension du centre TIR est programmée de longue date par le Port de Bruxelles. »
  • « La réalisation de l’extension du centre TIR est soutenue. »
  • « Le Port assurera l’extension du centre TIR. »
  • « Cette extension doit être couplée avec la rénovation du centre d’entrepôts actuel, afin de disposer d’un pôle de logistique urbaine, dans la continuité avec les activités menées actuellement par les entreprises installées au centre TIR. »
  • « Par ce geste, la BEI officialisait son accord de principe sur l’octroi d’un prêt de 27,5 millions d’euros pour la réalisation du BILC (et la modernisation du centre TIR actuel). »
  • « Le projet d’extension TIR vise à mettre à niveau l’infrastructure des entrepôts TIR. »
  • « Cette extension doit être couplée avec la rénovation du centre d’entrepôts actuel, afin de disposer d’un pôle unique de logistique urbaine, dans la continuité avec les activités menées depuis des décennies par les entreprises déjà installées au centre TIR. »
  • « De plus, le fait de rassembler la logistique des marchandises en un pôle unique permet l’optimalisation du groupage et rationalise la distribution. C’est en tout cas ce que demandent les entreprises privées qui attendent l’extension TIR de longue date... »

Le BILC est une extension du centre TIR, cela ne fait aucun doute.

D’après l’Etude réalisée par STRATEC (Etude du Plan d’Accessibilité du Centre TIR STRATEC le 1er avril 2004), le centre TIR dispose de 223 emplacements de parcage. A cela il faut ajouter les emplacements pour camions du centre TIR.

Le demandeur prévoit d’ériger des installations pour lesquelles l’ordonnance relative au permis d’environnement du 5 juin 1997 prescrit la nécessité de posséder un permis d’environnement.

Avec le TIR et le BILC nous nous trouverons en présence de 223 + 190 + 101 (les nouveaux parkings camions) emplacements de stationnement.

L’évaluation des incidences doit prendre en compte la totalité des véhicules qui vont circuler sur / vers et au départ du site afin d’envisager l’ensemble des nuisances à supporter par le voisinage.

En effet, indépendamment de la question de savoir s’il faut un rapport ou une étude d’incidences, la procédure d’examen du permis a pour objet d’évaluer le caractère acceptable des nuisances pouvant être générées par l’installation ainsi agrandie. La nécessité d’additionner les nuisances de l’installation ancienne et projetée se justifie dès lors pleinement.

Un rapport d’incidences éloquent...

Les camions percolent dans les quartiers habités

Selon le rapport d’incidences annexé à la demande de permis, les itinéraires d’accès au site, déjà saturés aux heures de pointe, seront saturés également aux heures creuses[1]. Avec comme conséquence évidente la percolation des camions dans les quartiers habités environnants.

Ceci est d’ailleurs confirmé par le rapport d’incidences[2] :

« Le matin, le manque de capacité sur les franchissements du canal dans le sens ouest est engendre une forte congestion du réseau de la rive gauche. Cette congestion handicapera l’accès au centre TIR pendant une grande partie de la matinée et risque de provoquer la dispersion du trafic au travers de tout le réseau. »

« Le soir (...), les itinéraires passant par le quartier Nord seront eux aussi saturés, et les principaux trafics de sortie du centre TIR se dirigeront vers le Ring par le boulevard E. Bockstael et l’avenue Houba De Strooper »

Un tunnel est nécessaire sous De Trooz

Le rapport d’incidences rappelle par ailleurs[3] :

« On constate que l’itinéraire prioritaire pour accéder au centre TIR préconisé par la Région (à savoir la sortie 6 du ring – (...) – avenue du Port) est peu attractif pour les camions, tant le matin que le soir. »

Et le rapport d’incidences de conclure sur la nécessité d’un certain nombre de mesures d’accompagnement dont celle de construire un tunnel sous le square De Trooz.

Nous comprenons mal comment un permis d’environnement pourrait être délivré à un projet qui nécessite le percement d’un tunnel pour lequel aucune garantie n’est donnée, tant en terme de faisabilité technique qu’en terme de financement par les autorités publiques ou en terme de délais.

Des hypothèses de travail fantaisistes ?

Le rapport d’incidences travaille à partir d’un certain nombre d’hypothèses dont certaines peuvent être qualifiées de fantaisistes. Citons notamment :

1. Les prévisions de trafic attiré et émis par le site de Tour et Taxis (T&T) en 2020[4] qui prévoit notamment 8425 emplacements de parking alors qu’une demande de permis est en cours pour 4536 emplacements de parking. Un nombre déjà jugé prohibitif par les observateurs et qui devrait être revu à la baisse. Ces prévisions sont utilisées notamment pour noyer les incidences du projet sur la qualité de l’air et en conclure que l’incidence du BILC est négligeable par rapport à celle de T&T.

2. L’analyse des incidences sonore et vibratoire n’est valable que pour des activités similaires au centre TIR existant[5]. Or la demande de permis exprime une intention différente[6] :

« Il faut préciser que le projet d’extension TIR, s’il ne doit pas être confondu avec le projet de Centre de Distribution Urbain (CDU) en cours d’étude, n’empêcherait pas son implantation sur le site en cas de décision ultérieure en ce sens. »

Les conclusions à propos des incidences vibratoires et sonores sont donc potentiellement incorrectes.

Conclusions

Une étude d’incidences est nécessaire !
L’article 148 §1er du COBAT et l’ordonnance relative au permis d’environnement du 5 juin 1997 prévoient que la Commission de Concertation peut, dans des circonstances exceptionnelles, demander au Gouvernement de commander une étude d’incidences. Le Gouvernement apprécie la demande et fait droit ou non à la demande de la Commission de Concertation.

Les circonstances exceptionnelles qui peuvent être avancées ne manquent pas dans les arguments qui précèdent :

  1. Les véhicules légers qui servent au transport de marchandises stationnent forcément sur le site, en dehors des aires de stationnement réservées aux 900 travailleurs prévus ;
  2. Le BILC est une extension du centre TIR existant, et ce sont donc les incidences cumulées des deux projets qui doivent être évaluées ;
  3. Certaines hypothèses du rapport d’incidences n’ont pas été actualisées en fonctions des projets immobiliers riverains connus. Citons notamment le projet de Tour et Taxis qui fait l’objet de la rédaction d’un cahier des charges pour une étude d’incidences et le projet de 500 logements de la SDRB situé rue Claessens.

Une étude d’incidences permettrait d’évaluer les différents scénarii possibles dont au minimum les options avec et sans tunnel sous De Trooz, l’option d’un projet évolutif vers l’activité de centre de distribution urbain ainsi que des options minimalistes et maximalistes de développement des projets riverains connus (site de T&T et projet de 500 logements de la SDRB rue Claessens).

L’étude d’incidences permettrait également de confirmer le cas échéant la faisabilité économique de ce projet et son incidence probable sur d’autres activités économiques riveraines car si par malheur l’une des nombreuses conditions prises imposées par le rapport d’incidences venait à ne pas être remplie, c’est l’équilibre économique de toute la zone qui pourrait être compromis !

Le permis d’environnement ne peut être délivré...

Le rapport d’incidences indique clairement qu’il base ses conclusions sur l’hypothèse qu’un tunnel sera construit sous le square De Trooz. Ce projet, s’il fait l’objet d’une certaine volonté politique (il est repris dans le plan Iris II) reste hautement hypothétique puisque ni sa faisabilité technique, ni son financement n’ont encore été explorés.

Ni le Port de Bruxelles, ni la société BILC SA, entreprise privée, n’ont de réelle prise sur une décision du gouvernement bruxellois en matière de construction d’un tunnel, le permis d’environnement ne peut donc être délivré.

Une question d’exemplarité !

Le Port de Bruxelles, demandeur des permis d’environnement et d’urbanisme, est une entreprise publique dont les actionnaires de référence sont la Région de Bruxelles-Capitale et la Ville de Bruxelles.

A ce titre, son comportement doit être exemplaire. Et il convient de lui imposer une étude d’incidences respectant le droit des habitants à voir les incidences du projet jugées en toute équité.



[1] Rapport STRATEC du 1er avril 2004, p.6.
[2] idem, p.18.
[3] idem, p.3.
[4] idem, p.7.
[5] Rapport STRATEC du 7 décembre 2005, p.4.
[6] Rapport d’incidences du 11 janvier 2008, p.2.


L’avis du Comité Marie-Christine, Reine, Stéphanie sur le projet de BILC défendu devant la Commission de concertation du 7 octobre 2008

L’avis du Comité Marie-Christine, Reine, Stéphanie sur le projet de BILC défendu devant la Commission de concertation du 7 octobre 2008

https://www.ieb.be/2723
7 octobre 2008


Le développement durable dans les communes wallonnes et bruxelloises

Le développement durable dans les communes wallonnes et bruxelloises

https://www.ieb.be/1350
8 octobre 2008

50 communes ont répondu au 1er état des lieux des communes engagées sur la voie du développement durable en Wallonie et à Bruxelles.

Ça passe par ma commune, une campagne citoyenne et associative pour un développement durable, équitable et solidaire au niveau communal.

Les 12 associations[1] qui forment la plate forme « Ça passe par ma commune » , ont dévoilé les réponses qu’elles ont reçues des communes en Wallonie et à Bruxelles. Le questionnaire, envoyé à la mi-mai à l’ensemble des Collèges des Bourgmestre et Echevins, a été complété par 49 communes exactement.

Sur base de 15 thématiques[2] touchant au développement durable, équitable et solidaire, les communes ont été sollicitées pour mettre en avant leurs bonnes pratiques communales. « Loin de vouloir jouer les donneur de leçon ou de remettre les mauvais bulletins, un des objectifs de cet état des lieux est de permettre l’échange de bonnes pratiques communales, mais aussi et surtout l’échange d’expériences entre citoyens qui voudraient interpeller leur commune sur la réalisation d’un projet innovant ou d’une pratique déjà initiée parfois à quelques dizaines de kilomètres de chez eux. » explique Fabien Ledecq, coordinateur de la campagne.
Car c’est bien de cela dont il s’agit : permettre au citoyen de rentrer en relation constructive avec sa commune pour qu’elle s’engage sur la voie du développement durable. Ce premier état des lieux est un des outils que la plate-forme « Ça passe par ma commune » propose.

En fait, la participation citoyenne se veut d’être au cœur du processus puisque déjà en 2006, à la veille des élections communales, une trentaine de groupes de citoyens avaient interpellé les têtes de liste sur ces thèmes et leurs avaient demandé quels seraient leurs engagements. Deux années exactement après les élections communales, c’est l’occasion de faire le point.

Une implication des communes dans ce questionnaire qualitatif.

Le chiffre de 50 communes peut paraître dérisoire au vu des 281 communes sollicitées, mais il est déjà une source intéressante de bonnes pratiques dont chacun peut s’inspirer. « Pour une première, nous sommes content des résultats obtenus et de l’implication des communes dans notre action. » Le questionnaire était effectivement qualitatif et a donc demandé un investissement en temps et en récolte d’informations important de la part des personnes en charge du questionnaire. « Certaines communes nous ont avoué que l’exercice avait été riche dans le travail de transversalité qu’il exigeait. »

Quelques bonnes pratiques...

En se baladant sur le site Internet www.capasseparmacommune.be, il est possible de trouver une série de pratiques ou de processus intéressants. Il y a tout d’abord les pratiques incitées par les pouvoirs régionaux. Les Agendas locaux Iris 21 en Région Bruxelles-Capitale et les plans Ureba et Air Climat en Région Wallonne sont certainement à citer. Ensuite viennent les pratiques initiées par les communes elles-mêmes Plusieurs communes prennent à bras le corps leur rôle de sensibilisation initiant une série d’actions ponctuelles envers leurs citoyens ou en se faisant le relais d’initiatives associatives. D’autres encore sont très impliquées dans la participation citoyenne via les commissions consultatives ou encore un forum citoyen directement sur leur site Internet. Enfin, plusieurs initiatives originales comme la récupération des cageots en bois à la fin du marché revalorisé en bois de chauffage pour les allocataires sociaux ; « comme quoi, il ne faut pas toujours de gros budget pour pouvoir être actif en développement durable ! » conclut le coordinateur.

« Ça passe par ma commune », bien plus qu’un état des lieux annuel

Outre cet état des lieux — qui sera réitéré l’année prochaine à mi législature communale — la plate forme « Ça passe par ma commune » propose différents outils. D’abord cette semaine, puisqu’elle organise une semaine de visite — rencontre autour de bonnes pratiques directement dans les communes. Ensuite, elle propose une série d’offres et de services à destination des communes (formations, services spécifiques, écriture de cahier de charge,...). Elle soutien et incite également les citoyens à interpeller leur commune et à mener des actions avec elles : l’appel est donc lancé à celles et ceux qui voudraient rejoindre cette campagne au niveau local !

Contacts et infos : Fabien Ledecq, 081/730 730, 0476/71 73 74.
fabien.ledecq chez capasseparmacommune.be
www.capasseparmacommune.be

Téléchargez la présentation de la campagne “Ça passe par ma commune” — 8 octobre 2008



[1] Oxfam—Magasins du Monde, Inter Environnement Wallonie, Réseau éco-consommation, Res-sources, la campagne vêtements propres, CNCD, Réseau Financement Alternatif, Nature & Progrès, Inter-Environnement Bruxelles, SAW-B, La ligue des familles, Vents d’Houyet.
[2] Commerce équitable, Vêtements propres, Agriculture biologique, Eco-consommation, Economie sociale, Finance éthique et solidaire, Utilisation rationnelle de l’énergie, Aménagement du territoire durable, Mobilité douce, Prévention des déchets, Protection de la nature, Energie durable, Participation citoyenne, Solidarité internationale, Accueil les population étrangères.


L'État belge assigné en justice sur l'autel du Gesù

L’État belge assigné en justice sur l’autel du Gesù

https://www.ieb.be/1336
8 octobre 2008

Ce dimanche 5 octobre, le Ministère de la Crise du Logement lançait officiellement sa campagne d’action « Une Clé pour Tous ». Au programme, l’ouverture et l’occupation d’un bâtiment vide, une action surprise et des événements festifs.

Ouverture de la campagne "Une clé pour tous" - 5 octobre 2008 © [Jan Lietaert->http://www.pixagogo.be/4875274187] - 2008
Photo : Jan Lietaert

La présence musclée des forces de l’ordre a quelque peu modifié l’organisation de la manifestation qui s’est quand même déroulée avec enthousiasme et dans la bonne humeur, malgré la pluie et le vent.

Nous avions prévu d’occuper à nouveau l’église du Gesù à Saint Josse et d’utiliser le lieu pour y organiser le procès de l’État belge. L’occupation n’a pas eu lieu, mais une première audience a quand même été plaidée.

Cette première journée d’action s’est clôturée en musique au 123 rue Royale, bâtiment occupé actuellement par environ 60 personnes, lieu symbolique qui abrite également le Ministère de la Crise du Logement.

Symboliquement les quelque 150 manifestants présents ont tenté de s’installer dans l’église du Gesù (lieu déjà occupé et évacué en octobre 2007) mais à peine entrés dans le bâtiment, la police fédérale les a fermement invités à retourner manifester dehors.

C’est donc sous la surveillance d’une vingtaine de gardiens de l’ordre harnachés de matraques et de boucliers que l’action surprise prévue a démarré sous la forme d’une parodie de procès de l’État belge. L’audience s’est déroulée le plus sérieusement du monde sur les marches de l’église du Gesù devant une petite foule mouillée mais attentive.

Comme dans tout procès, l’objectif était d’identifier les responsabilités des différents acteurs, et de comprendre comment et à cause de qui cette crise du logement s’enlise chaque jour davantage.

Concrètement Le Ministère de la Crise Logement revendique des moyens efficaces pour :

  • lutter contre les logements vides,
  • doubler le nombre de logements sociaux,
  • contrôler les loyers et attribuer une allocation loyer,
  • reconnaître des projets d’habitat solidaire.

Il y a actuellement un manque évident de politique volontariste en matière de logement, tant au niveau fédéral que régional, que ce soit pour produire des logements publics en nombre suffisant ou pour mettre en place des mesures pour réguler le marché de l’immobilier, stopper la flambée des loyers et la spéculation.

Ces différents points ont été abordés plus en détail durant cette première audience où l’État belge et la Région de Bruxelles-Capitale ont été déclarés conjointement coupables de n’avoir rien fait (ou pas suffisamment) pour donner un début d’exécution au droit au logement reconnu par la constitution. Le procès se poursuivra et une autre audience s’ouvrira à la fin de cette campagne d’action qui se terminera le 17 octobre, journée mondiale du refus de la misère.

Plus d’infos : http://www.wooncrisis.be/fr


L’avis de la Commission de concertation du 7 octobre 2008 est reporté

L’avis de la Commission de concertation du 7 octobre 2008 est reporté

https://www.ieb.be/2724
8 octobre 2008


Henri Bernard nous a quitté

Henri Bernard nous a quitté

https://www.ieb.be/1340
8 octobre 2008

Henri Bernard nous a quitté brutalement ce dimanche.

Henri Bernard, fondateur de l’Association du Quartier Léopold (Photo : Marc Faucon) © [Marc Faucon->http://users.skynet.be/marc.faucon/photosEv.htm] - 2008

Cheville ouvrière de l’AQL, comité du quartier Léopold, Henri Bernard défendait son quartier avec une impressionnante énergie. Il est l’un des premiers contacts avec les comités membres que j’ai eu en arrivant chez IEB il y a un peu plus d’un an. Je me souviendrai longtemps de ce coup de téléphone de près d’une heure pendant laquelle je n’ai pas pu placer un mot. On s’est un peu engueulé ce jour-là, ce qui n’a fait qu’augmenter l’estime que je lui portais. Une estime que nous lui portions tous, je crois, même si l’on était pas toujours d’accord avec lui.

Infatigable militant, Henri luttait pour son quartier mais aussi pour que chacun ait une vision globale de la Région. Cette année, il participait aux discussions entre habitants à propos du PDI et certains d’entre nous l’ont encore croisé dans un champ de Neerpede à l’occasion du Plein Open Air de cet été.

Il nous manquera.

Mathieu Sonck


Quel avenir pour le site de Schaerbeek-Formation ?

Quel avenir pour le site de Schaerbeek-Formation ?

https://www.ieb.be/1343
8 octobre 2008

Ce jeudi 23 octobre, Inter-Environnement Bruxelles vous propose un débat sur l’avenir de Schaerbeek-Formation, une des dernières réserves foncières de la région bruxelloise.

Situé au Nord de Bruxelles, ce site, l’une des dernières réserves foncières de la ville, est l’objet de nombreuses convoitises. Il est vrai que son potentiel est énorme. A proximité du Ring et de l’aéroport, idéalement situé au bord du canal et desservi par une gare ferroviaire et bientôt 2 nouvelles gares RER, ce site est appelé à devenir un des pôles multimodaux les plus importants de Bruxelles. Le Plan de développement international pour Bruxelles désigne d’ailleurs ce site comme l’une de ces 10 zones d’action prioritaire. Un stade de football en prévision de la coupe du monde de 2018 pourrait y voir le jour. Le Port de Bruxelles souhaiterait également pouvoir y développer ses activités logistiques tandis que la Société de Développement Régional de Bruxelles (SDRB) plaide en faveur des besoins des entreprises. L’aménagement de ce site mérite sans conteste un débat qui concerne tous les Bruxellois !

Si l’avenir de ce site vous intéresse, si l’aménagement de la ville vous intéresse, rendez-vous le jeudi 23 octobre à 19 h au chapiteau de l’Ecole de Cirque situé à Tour & Taxis, rue Picard, 11-13, à 1080 Bruxelles.

Un débat organisé par IEB avec Pierre Vanderstraeten (architecte et urbaniste), Mathieu Van Criekingen (chercheur ULB), Michel Godard (SLRB), Philippe Antoine (SDRB), un représentant du Port et bien d’autres intervenants encore !

Contactez Olivia Lemmens.


Inventaire des enquêtes publiques du 8/10/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 8/10/2008

https://www.ieb.be/1347
8 octobre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 8/10/2008


Des États Généraux de Bruxelles : la société civile se mobilise

Des États Généraux de Bruxelles : la société civile se mobilise

https://www.ieb.be/1349
9 octobre 2008

Les dix organisations de la société civile qui ont publié en mars dernier la « Plate-forme pour l’avenir de la Région Bruxelloise » invitent aujourd’hui l’ensemble de la population bruxelloise et tous ceux que l’avenir de leur capitale concerne à s’engager dans une réflexion de fond dans le cadre des « États Généraux de Bruxelles » qui se tiendront au printemps 2009.

Bruxelles, petite ville mondiale, est le cœur économique du pays et sa capitale bilingue mais aussi un centre culturel, social et politique de première importance en Europe. Son caractère multiculturel et cosmopolite est un de ses grands atouts. Mais Bruxelles est aussi une ville confrontée à des défis majeurs tels que l’éducation, la formation, le chômage, la crise du logement, la dualisation des quartiers et du tissu social.

La complexité des institutions, en particulier la multiplicité des pôles de décision, l’absence de communauté urbaine avec la périphérie et le sous-financement structurel de la Région limitent la capacité des responsables politiques bruxellois à apporter à ces défis les réponses urgentes, fortes, cohérentes et efficaces qu’ils requièrent. Ces mêmes facteurs rendent difficiles la définition et la mise en chantier d’un projet d’avenir ambitieux, porteur d’espoir pour toutes les composantes de la société et susceptible de permettre à Bruxelles d’assumer son rôle de capitale multiple.

Enfin, l’enlisement des négociations institutionnelles et la remise en cause du statut de Bruxelles comme Région à part entière, alors qu’elle s’apprête à fêter ses 20 ans, constituent des motifs supplémentaires de préoccupation et d’incertitude pour l’avenir de la Région centrale du pays.

C’est dès lors à une large mobilisation, au-delà des partis et des communautés qu’appellent la FGTB et la CSC de Bruxelles, BECI (Brussels Enterprises, Commerce and Industry), Inter-Environnement Bruxelles , le Brusselse Raad voor het Leefmilieu , le Réseau des Arts à Bruxelles, le Brussels Kunstenoverleg , et les initiateurs de la pétition « Nous existons ! Wij bestaan ! We exist ! » ( Aula Magna , bruXsel forum et Manifesto ).

Cet appel s’adresse bien sûr à tous les corps intermédiaires de la société civile (associations, groupements divers, collectifs, fédérations...) mais aussi à tous les citoyens intéressés par le devenir de la Ville-Région.

Les travaux préparatoires de ces États Généraux viennent de débuter. Ils bénéficient de l’encadrement scientifique et de l’engagement citoyen des trois universités bruxelloises : l’ ULB , la VUB et les Facultés Universitaires Saint-Louis , qui ont composé dans cette perspective un Conseil Scientifique, ainsi que de l’apport de Brussels Studies , la revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles.

Les lignes directrices de ces États Généraux bruxellois, ainsi que les diverses activités publiques qui jalonneront leur préparation, seront rendues publiques au début de novembre lors d’une conférence de presse.

Information : Mathieu Sonck, 0478/20 35 78.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 9 octobre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 9 octobre 2008

https://www.ieb.be/1348
9 octobre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

PPAS Willebroeck
Bruxelles-Ville : partie de la ZIR n°1 Héliport, zone au Nord du Pentagone qui longe le canal depuis la place de l’Yser jusqu’au quai des Armateurs. Adoption provisoire du PPAS 70-20a (Willebroeck). Ce projet de PPAS se situe dans une zone en pleine effervescence (environs de Tour & Taxis, canal,...), qui est aussi celle des entrepôts Delhaize en cours de démolition par le promoteur Atenor.
Enquête publique jusqu’au 10 octobre 2008.
Concertation le 21 octobre 2008.
Contactez Pierre Meynaert.

Plan communal de mobilité d’Auderghem
Auderghem : réalisation d’un plan communal de mobilité. Phase 2 : construction d’un scénario de mobilité durable.
Dossier consultable à l’administration communale ou sur le site www.auderghem.be.
Enquête publique jusqu’au 15 octobre 2008.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Engeland : enfin le dossier complet ?
Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Nouvelle mise à l’enquête pour le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour le lotissement d’une partie du plateau Engeland. Pour rappel, le projet porte sur la réalisation de 76 lots en 6 phases avec création de voirie.
Enquête publique jusqu’au 13 octobre 2008.
Concertation le 5 novembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Un filon à exploiter
Schaerbeek : boulevard Reyers, 80. Demande de permis d’environnement de classe 1A (deuxième enquête sur l’étude d’incidences pour l’exploitation d’un immeuble de bureau, le bâtiment « Diamant MCM » ) pour l’installation de batteries stationnaires, de chaudières au gaz naturel, de générateurs, de matériel d’imprimerie et d’industrie graphique, d’un local de stockage pour 3000 litres de liquide inflammable, d’installations de refroidissement,... Et de 391 emplacements de parking couverts.
Enquête publique jusqu’au 17 octobre 2008.
Concertation le 24 octobre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Commerce dans le patrimoine de l’Unesco
Bruxelles-Ville : projet de règlement communal d’urbanisme zoné dans le périmètre de la Grand-Place et le périmètre Unesco pour réguler les interventions sur la partie commerciale des immeubles afin de préserver la qualité patrimoniale des lieux.
Enquête publique jusqu’au 27 octobre 2008.
Concertation le 4 novembre 2008.
Contactez Almos Mihaly.

Et rond et rond petit Ring pond
Région flamande : élargissement du Ring de Bruxelles à hauteur de la zone de Zaventem (section E40 Woluwe-Saint-Etienne - E19 Machelen). Le Gouvernement flamand a chargé sa Ministre des Travaux publics d’établir un plan MER (étude d’impact relative au projet de modification de plan d’affectation du sol). Un plan MER commence par une phase de diagnostic et de lignes directrices sur laquelle vous pouvez remettre un avis en indiquant les éléments que l’étude d’impact devrait examiner. Le document est disponible en téléchargement sur le site de l’Administration régionale Bruxelles Environnement (IBGE) www.ibgebim.be.
Enquête publique du 8 septembre au 6 novembre 2008.
Contactez Claire Scohier.

Des logements sociaux en germe
Berchem-Sainte-Agathe : Venelle du Champ du Moulin. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un ensemble de logements sociaux avec création de voirie. Le projet prévoit 18 maisons unifamiliales, 4 immeubles (12 appartements et 18 duplex) et 34 emplacements de parkings à l’air libre ainsi que la création d’une voirie en cul-de-sac à partir de la rue de la Gérance.
Enquête publique jusqu’au 6 novembre 2008.
Concertation le 13 novembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Plan Iris 2 : la mobilité plan-plan ?
Région bruxelloise : le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.
Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.
Enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Concertations à venir

• Sculpture sur glace. Ixelles : avenue de la Toison d’Or. Demande de permis d’urbanisme pour le maintien pendant 5 mois d’une sculpture en bois et d’une tente de 500 m2 (régularisation) ; des installations accessoires (8 places de parking non couvertes, catering, wc, rangement) ; 2 dispositifs de publicité et 2 enseignes ; l’installation pour 1 mois et demi d’une patinoire semi-couverte (520 m2) et de 12 chalets. Concertation le 15 octobre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Un cœur de vie pour Berchem ! Berchem-Sainte-Agathe : place Schweitzer. Réaménagement global de la place, abattage de 21 arbres. Dossier consultable en matinée à la maison de la participation, ou le jeudi à l’administration communale. Concertation le 16 octobre 2008. Contactez Marie-Claire Schmitz.

• Réaménagement des abords de la gare de l’Ouest. Molenbeek : chaussée de Ninove, entre le carrefour des rues Vandenpeereboom et Doyen et les rues J. Baeck et Verheyden. Demande de permis d’urbanisme introduite par la Région (transports publics) en vue de modifier et d’aménager la voirie de la chaussée de Ninove, dans sa partie jouxtant la station de métro Gare de l’Ouest. Concertation le 21 octobre 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Fréquence à la hausse ! Anderlecht : rue Brogniez, 134. Demande de permis d’urbanisme pour implantation d’une station de radio-communication (12 antennes) sur toiture. Concertation le 22 octobre 2008. Contactez Erwan Marjo.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Le BILC en débat sur Télé Bruxelles

Le BILC en débat sur Télé Bruxelles

https://www.ieb.be/2722
9 octobre 2008

Le mercredi 8 octobre, Télé Bruxelles consacrait son Débat au BILC avec comme invités : Laurence Bovy, présidente du Port de Bruxelles, Yvan Huyghebaert, président honoraire de la Communauté des entreprises du port de Bruxelles (CEPB), Marc Frère, président de l’Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU) et un représentant du comité de quartier Piscine à Neder-Over-Heembeek.

Voir le débat sur le site de Télé Bruxelles.


L'avis des associations sur le projet d'élargissement du Ring par la Région flamande

L’avis des associations sur le projet d’élargissement du Ring par la Région flamande

https://www.ieb.be/1357
15 octobre 2008

Le Bral, IEB et le Fietsersbond ont rendu à la Commission régionale de la mobilité leur avis sur le projet d'élargissement du Ring par la Région flamande.

Avis rendu à la CRM
par le Bral, IEB et le Fietsersbond
concernant le PLAN-MER sur le R0
branche A3/E40 – A1/319
Projet n° 24/000073

25 septembre 2008

Introduction

Bral, IEB et le Fietserbond voient d’un œil favorable que le Gouvernement flamand décide de réagir aux problèmes de saturation du Ring autour de Bruxelles (R0 par la suite). Les problèmes s’accumulent et une action énergique est attendue.

Par contre, nous réprouvons la façon dont le gouvernement flamand entend résoudre ce problème.

1. Remarques et objections

Nous distinguerons les remarques de principe des commentaires ciblés.

Les remarques fondamentales se rapportent à la manière dont la note s’attaque à la modification de R0, tandis que les commentaires ciblés abordent les aspects spécifiques de l’étude présentée. Dans le deuxième volet de ce texte, nous poserons les balises pour un scénario alternatif.

1.1 Les remarques et objections fondamentales

La note d’avis et l’élargissement du R0 sont présentés comme faisant partie du projet START-(plan d’action stratégique pour la reconversion et l’emploi de l’aéroport de Zaventem). C’est un artifice car, en réalité, le projet START ne concerne qu’une partie restreinte de l’élargissement R0 lequel englobe la portion entre la E40 en direction de Gand (Grand-Bigard) et la E40 en direction de Liège (Woluwe-Saint-Etienne).

La zone entre la E40 Grand-Bigard et la E40 Woluwe Saint Etienne est un tout

La supercherie découle du fait que cet élargissement n’est pas considéré dans sa totalité dans le rapport MER. Dans la note d’avis, nous pouvons lire :

« Nous estimons que l’obligation d’établissement d’un plan MER doit être déterminée pour l’ensemble des interventions planifiées pour le R0 (des travaux de transformation sont en effet prévus pour le trajet entre l’A3/E40 Woluwe-Saint-Etienne et l’A10/E40 Grand-Bigard), donc sur une longueur totale de plus 10 km. La rubrique 26 (annexe I) est par conséquent la plus pertinente de la liste précédente. » (p.13)

La note considère donc elle-même que l’obligation du MER concerne l’ensemble de la zone. Il ne serait d’ailleurs pas cohérent, ni pratiquement ni juridiquement, de fractionner l’élargissement du R0 en trois dossiers séparés pour les raisons suivantes :

  • L’élargissement d’une des parties (ici la branche 3) nécessite le réaménagement d’une autre (la branche 1)
  • Le réaménagement des deux autres parties (1 et 2) ne pourront que se calquer sur le réaménagement de la partie 3 si l’on veut éviter un goulot d’étranglement. L’approche avec laquelle chaque branche est traitée incide inévitablement sur la recherche de solutions pour les autres branches.
  • S’il apparaît que l’impact global du dossier total (les trois branches) est plus grand que la somme des impacts de chaque branche séparément, décider de fractionner les trois branches présuppose que le demandeur s’octroie une dispense de MER. Le risque ainsi pris témoigne de l’administration déraisonnable d’un dossier lourd de conséquence.

Pour ces raisons, le Bral, IEB et le Fietsersbond demandent de modifier l’approche adoptée actuellement dans le dossier de façon à prendre en considération la totalité de la zone comprise entre la E40 direction Gand (Grand-Bigard) et la E40 direction Liège (Woluwe-Saint-Etienne).

L’étude d’alternatives doit être considérée comme un préalable à toute étude d’incidence valide

La note d’avis n’examine aucune alternative permettant d’améliorer la mobilité du R0 autre que son élargissement. Sous le titre 2.2. Etude des alternatives : études qui ont précédé le plan, la note mentionne que le MER fait seulement la synthèse d’études préalables. L’étude préalable est basée sur l’idée de limiter les mouvements transversaux de circulation qui sont la cause de la formation d’embouteillage et de la congestion. Pour ce faire, il convient de séparer physiquement la circulation locale de la circulation de transit. L’étude dans laquelle TRITEL arrive à cette conclusion, date de 2000 et est donc déjà vieille de huit ans. Tous les paramètres du problème ne peuvent qu’avoir évolué. L’étude concerne, en outre, uniquement la zone de Zaventem (branche 3) et pas les autres branches. Sur un plan politique et d’expertise, il est inacceptable d’extrapoler les conclusions d’une étude portant sur une portion du R0 à la totalité de la zone nord du R0. En outre, l’étude dont question n’avait pas pour objectif de comparer différentes alternatives et ne contient donc pas les données permettant de rechercher aujourd’hui de telles alternatives. Le titre 3.3 Pondération des alternatives fait l’impasse sur la recherche d’alternatives et fait uniquement état du scénario zéro.

Quoi qu’il en soit, un dossier avec un tel impact exige la prise en considération d’alternatives raisonnables. Celles-ci ne peuvent être réduites à la synthèse d’une étude antérieure dans laquelle aucune alternative n’a été développée.

Le Bral, IEB et le Fietsersbond plaident pour l’examen d’alternatives raisonnables et portant sur la totalité de la zone nord du R0 (de E40 à E40).

Un projet de mobilité d’ampleur doit prendre en considération le contexte général

Bien que la zone nord du Ring autour de Bruxelles se situe sur le territoire flamand, il est plus que probable que la modification de cette infrastructure ou de son usage produira des effets au-delà de la Région flamande. La Région bruxelloise transfrontalière sera la première à subir les impacts de ce projet.

Le Bral, IEB et le Fietsersbond plaident pour que ce dossier soit traité en étroite collaboration entre les deux régions. Nous exigeons pour cette raison que chaque scénario envisagé pour la modification de la zone nord du R0 soit conforme avec IRIS II, le Plan Régional de développement et les plans communaux de mobilité des communes jouxtant la zone nord du R0.

Le Bral, IEB et le Fietsersbond souhaitent également une meilleure prise en considération de l’impact environnemental (bruit, la qualité d’air, etc.) et socio-économique. Il est certain qu’une croissance de la pression automobile aura une influence sur la qualité de l’environnement de la Région bruxelloise. C’est pourquoi nous plaidons pour que soit examiné ces effets transfrontaliers et l’importance de ceux-ci.

Quant à la question de l’impact de l’emploi, il est évident que le domicile des futurs employés de la zone nord du R0 sera déterminant du flux de voitures à accueillir et des émissions de CO2 et de pollution, lesquelles sont néfastes pour l’environnement. Si pour attirer les employés, les solutions sont recherchées du côté des transports en commun optimalisé, il est certain que l’impact négatif sur l’environnement sera moindre. Les employés seront incités à utiliser cette alternative d’autant qu’il n’y a pas de capacité suffisante pour la voiture.

Une bonne communication commence par la transparence

La note d’avis considère l’élargissement du R0 sur la base du concept global d’organisation de l’espace 3+2 (voir entre autres le titre 3.1.). Ce concept n’est cependant valable qu’à court terme et sur une partie restreinte du projet alors que pour le surplus le concept global est erroné et inadapté.

Si le niveau C pour le trafic sans entrecroisement et le niveau D pour le trafic à entrecroisement sont recherchés sur la branche 3 (entre la E19 Machelen et la E40 Woluwe-Saint-Etienne), il faut en déduire que ce ne sont pas 12 bandes mais bien 17 bandes qui seront nécessaires à la plupart des endroits. Au vu de ceci, il n’est pas correct de parler d’un concept global de 3+2 bandes. Il est également remarquable de constater qu’à tous les endroits où 17 bandes ne seraient pas nécessaires pour atteindre la fluidité souhaitée, se trouvent les entrées et les sorties. Ceci ressort clairement des représentations pp. 24, 25 et 26 de la note. Le texte se contredit en outre puisqu’à la page 34, on peut lire :

« Le profil de la structure parallèle se compose de 1×2 bandes parallèles, de part et d’autre du R0. A hauteur des bretelles d’accès et de dégagement, il peut être nécessaire d’augmenter le nombre de voies de circulation en fonction de la charge du tronçon. »

Ce n’est pas juste à hauteur des bretelles d’accès et de dégagement que le nombre de bandes est supérieur à 17. Cette confusion est le résultat direct de la présentation du concept global de 3+2. Si on avait parlé d’un concept global de 4+5 le passage précité aurait été plus correct.

Une deuxième présentation erronée concerne le passage possible de 3+2 à 4+2 bandes. Toujours page 34, on peut lire :

« Le profil du R0 se compose en premier lieu de 2×3 voies séparées par une berme centrale. Pour aspirer à un projet durable, il convient de pouvoir évoluer à 2×4 voies en cas d’augmentation de la charge du trafic sur le R0. »

La note propose pour la branche 2 (entre la A12 à hauteur de Strombeek Bever et la E19 à hauteur de Machelen) de former jusqu’à 4 bandes centrales et une bretelle permanente d’entrée et de sortie (voir page 29 et 30). La branche 2 se raccorde immédiatement sur la branche 3. Si la partie centrale de la branche 3 compte seulement 3 voies de circulation alors que la partie centrale de la branche 2 compte 4 voies de circulation, les automobilistes qui conduisent de la branche 2 à la branche 3 seront confrontés inévitablement à un goulot d’étranglement. Étant donné que les goulots mènent à la formation d’embouteillage et que la modification R0 vise à les éviter, il n’y a d’autre choix que de prévoir 4 voies sur la branche 3. Ici encore le concept 3+2 est intenable. On observe ici le lien étroit qui existe entre le profil des différentes branches et donc la nécessité de prendre en considération la totalité de la zone pour la soumettre à un plan-MER.

1.2. Les remarques spécifiques

Dans la note d’avis, il manque quelques éléments qui devraient être présents dans tout plan MER.

Voici quelques-uns de ces éléments :

  • l’étude de l’augmentation possible du nombre de déplacements sur le R0
    - suite à l’élargissement (soi-disant sans effet)
    - suite à la progression des activités commerciales dans la zone
  • l’étude de la progression possible de particules polluantes (aussi bien les PM 10 que les PM 2.5) suite à la circulation croissante
  • l’étude de la progression possible des gaz à l’effet de serre et des autres émissions nuisibles
  • l’étude d’impact sur l’utilisation des transports en commun et les autres modes de transport
  • l’étude d’impact sur les territoires transfrontaliers en ce qui concerne :
    - l’environnement (bruit, qualité de l’air, l’eau...)
    - la biodiversité (la R0 opère une rupture des espaces susceptible d’avoir des conséquences négatives pour la biodiversité de la région bruxelloise)
    - la mobilité
    - l’emploi

Etude de la progression possible du nombre de déplacements sur la R0

L’effet d’aspiration est un principe de base des études en mobilité. Plus il y a d’infrastructures, plus il y a de déplacements. Ce principe n’est pris en considération nulle part dans la note alors qu’il aura une influence indéniable sur l’utilisation estimée du R0. Le Bral, IEB et le Fietsersbond exigent que ce principe soit pris en considération.

Actuellement, quelques sites de la zone nord du R0 sont envisagés pour des activités commerciales nouvelles ou complémentaires. La plupart s’insère dans le projet d’élargissement des activités de l’aéroport de Zaventem. Ceci est mentionné dans la note d’avis tout comme quelques autres projets. La liste des projets qui provoqueront le plus de déplacements dans la zone nord du R0 est toutefois très incomplète permettant seulement de déterminer un impact partiel. Ainsi l’extension du Meise Westrode et du Vilvoorde Watersite n’est pas mentionnée.

Le Bral, IEB et le Fietsersbond demandent que toutes les activités occasionnant de la circulation dans la zone du R0 soit mentionnée dans l’étude. A défaut, l’étude restera incomplète. La note doit aussi prendre en considération les projets transfrontaliers.

Etude de la progression possible des particules de pollution (PM 10 et 2.5)

Il est évident que toute étude d’impact environnementale doit intégrée la production de particules fines. L’étude suggère au point 7.3.1. AMELIORATION DE LA QUALITE DE L’AIR EN RAISON D’UNE CIRCULATION PLUS FLUIDE qu’une amélioration de la fluidité sur le R0 mènerait à une amélioration de la qualité d’air. Il est particulièrement gênant de formuler semblable hypothèse en dehors de toute étude. Une note d’avis doit mentionner les éléments qu’elle examine et pas seulement les résultats supposés. S’il est vrai que la qualité d’air pourrait être améliorée en cas de flux constant de voitures, celles-ci expulsant moins de particules fines grâce à une meilleure combustion, rien ne garantit que le flux de voitures restera identique. L’amélioration de la qualité d’air ventée dans l’étude est donc basée sur une prémisse qui reste à prouver.

La note ne peut en outre pas uniquement examiner le lien entre les PM10 et l’évolution possible du nombre de déplacements sur le R0, elle doit également examiner ce lien pour les PM 2.5 qui sont encore plus dommageables pour la santé. Le périmètre d’étude d’émission des particules fines est limité dans la note à 250 mètres (voir p. 111) alors que les effets de la circulation sur l’émission de particules fines peuvent être scientifiquement mesurés jusqu’à 1000 mètres.

Le Bral, IEB et le Fietsersbond proposent pour cette raison que le périmètre étudié soit augmenté jusqu’à une distance minimale et raisonnable de 1000 m.

L’étude de la progression possible des gaz à effet de serre

La note mentionne au tableau 4.1 que le protocole de Kyoto est un cadre juridique fondamental. Or l‘impact du projet sur les gaz effet de serre n’est pas mentionné ce qui hypothèque lourdement la qualité de l’étude. Le transport est responsable de 20% des émissions de CO2, un des plus important gaz à effet de serre.

Le Bral, IEB et le Fietsersbond demandent que soit examinée l’évolution des émissions de CO2 en parallèle avec l’évolution possible du nombre de déplacements. Les associations ne plaident pas pour considérer uniquement les normes de Kyoto comme cadre juridique, mais également le protocole de Bali[1]. Si le projet de R0 était réalisé, le chantier se clôturerait après la date finale prévue pour le protocole de Kyoto (2012). Il est évident que l’étude doit prendre en considération la mesure dans laquelle le projet permettra d’atteindre la réduction voulue des gaz à effet de serre en Belgique.

L’étude des effets possibles sur l’utilisation des transports en commun et des autres modes de transport

Il existe une concurrence entre les différents modes de transport. Ceci vaut aussi bien pour le transport de personnes que pour le transport de marchandises. L’élargissement de l’infrastructure d’un des modes ne peut qu’influer sur l’usage des autres modes. Le Bral, IEB et le Fietsersbond plaident pour que ces effets soient étudiés dans le MER.

L’étude des effets transfrontaliers

Le titre 9 de la note se rapporte aux effets transfrontaliers. La note ne formule toutefois aucune proposition concrète devant être étudiée précisément. Le Bral, IEB et le Fietserbond demandent que des propositions concrètes soient intégrées dans cette partie.

Si le R0 se trouve principalement en territoire flamand, seule une étude permettra de déterminer les effets que son élargissement peut produire au-delà des frontières. Nous demandons que, pour l’ensemble du projet, soient à chaque fois analysés les effets sur l’environnement, la biodiversité, la mobilité et l’emploi. Les conséquences sur l’environnement concernent la qualité d’air (PM10, PM 2.5, NOx, CO...), le bruit et l’eau. L’impact sur la biodiversité de la RBC est évident. Déjà actuellement, le R0 provoque une coupure de l’espace au détriment l’habitat de la faune de la RBC et s’accompagne d’un déclin de la biodiversité. L’impact du projet sur cet état des choses doit être analysé. Nous affirmons également la nécessité d’examiner l’impact de la modification de R0 sur la mobilité en RBC. La capitale souffre déjà aujourd’hui de la pression automobile. Il est donc indispensable de déterminer l’impact précis des modifications du R0 sur cette situation. Enfin, l’impact sur l’emploi doit pris en compte dès lors qu’il est également lié aux questions environnementales et de mobilité.

2. La recherche d’alternatives

Concernant la recherche d’alternatives, nous souhaitons la poursuite des objectifs suivants par ordre décroissant de priorité :

  1. mieux exploiter l’infrastructure de mobilité existante
  1. développer des infrastructures de mobilité douce et collective
  1. élargir les infrastructures liées à la voiture uniquement lorsque toutes les autres mesures n’offrent pas de solution

L’application de ces principes doit permettre l’amélioration de la circulation dans la zone nord du R0 à court, moyen et long terme. Nous n’avons pas d’objections quant au fait d’étudier les effets que peut produire l’élargissement du R0 sur la mobilité dans la zone concernée, mais ces effets doivent être comparés à court, moyen et long terme avec les principes esquissés.

Pour la mise en œuvre de ces principes, nous renvoyons vers la proposition de Modal Shift.



[1] Le Protocole prévoit de nouveaux objectifs : une réduction de 25 à 40% des émissions de CO2 pour 2020 et de 80 à 90 pour 2050.


Neder-Over-Heembeek : les habitants découvrent les résultats de l'étude urbanistique

Neder-Over-Heembeek : les habitants découvrent les résultats de l’étude urbanistique

https://www.ieb.be/1358
15 octobre 2008

Ce lundi 13 octobre les habitants de Neder-Over-Heembeek ont été invités par le CPAS de la Ville de Bruxelles à découvrir les résultats de la première phase de l'étude urbanistique et sociologique réalisée conjointement par les bureaux City Tools et Sum Research.

L’objectif de cette étude est d’évaluer l’ensemble des besoins collectifs et communautaires de NOH. De nombreux Heembeekois s’inquiétaient en effet de la capacité de Neder à accueillir plus de 2000 nouveaux habitants. Les écoles et les crèches sont déjà saturées avant même l’arrivée de ces nouveaux habitants. L’étude confirme la nécessité de construire un certain nombre d’équipements supplémentaires pour permettre à ces nouveaux habitants de s’intégrer dans de bonnes conditions. La nécessité de revaloriser le noyau commercial existant et d’améliorer la desserte des transports publics est également soulignée par l’étude.

En fin de soirée, Yvan Mayeur et Christian Ceux se sont engagés devant les habitants de Neder-Over-Heembeek à ce que la construction des nouveaux logements soit concomitante à la construction des équipements nécessaires identifiés par l’étude en question.

On a tellement envie d’y croire !


Plan Déchets : videz votre sac !

Plan Déchets : videz votre sac !

https://www.ieb.be/1461
15 octobre 2008

Le 4e Plan régional de prévention et de gestion des déchets en Région bruxelloise, plus communément appelé Plan Déchets, est à l'enquête publique.

Celui-ci vise notamment à renforcer la réduction des déchets à la source, développer la réutilisation, améliorer les performances de la collecte sélective et du recyclage, améliorer les performances environnementales des outils de traitement...Le plan complet peut être téléchargé à l’adresse www.bruxellesenvironnement.be. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région et/ou chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au Service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles.

Enquête publique jusqu’au 15 décembre 2008.

Contactez Catherine Maréchal.

Dans le cadre de l’enquête publique, huit séances de présentation du Plan Déchets sont prévues au cours des deux mois d’enquête publique.

  • Molenbeek, Koekelberg et Jette
    Jeudi 6 novembre à 20h, Salle Polyvalente de la Bibliothèque néerlandophone à Jette.
  • Evere, St-Josse et Schaerbeek
    Jeudi 13 novembre à 19h, Maison communale d’Evere (salle du conseil).
  • Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Auderghem et Watermael-Boitsfort
    Jeudi 20 novembre à 20h, Maison communale d’ Auderghem.
  • Bruxelles-Ville
    Mardi 25 novembre à 20h, Salle de conférence de l’Hôtel de Ville de Bruxelles, Grand-Place.
  • Uccle, Forest et Anderlecht
    Mardi 2 décembre à 20h, Maison communal d’Uccle, 29, place Jean Vander Elst.
  • Saint-Gilles
    Mercredi 3 décembre, 19h30, Salle du Conseil, Maison communale de Saint-Gilles.
  • Berchem-Sainte-Agathe et Ganshoren
    Jeudi 4 décembre à 19h30, Salle des fêtes de Berchem-Sainte-Agathe, avenue du Roi Albert, 33.
  • Etterbeek et Ixelles
    Mercredi 10 décembre à 20h, Salle du conseil, Maison communale d’Ixelles.

La VAP donne des vapeurs à la pub

La VAP donne des vapeurs à la pub

https://www.ieb.be/1359
15 octobre 2008

La plate-forme Vigilance Action Pub (VAP !), à laquelle participe Inter-Environnement Bruxelles, lutte contre l'invasion publicitaire dans nos modes de consommation, de vie, de pensée, et dans l'espace public.

Il y a un peu plus d’un an trois associations, les Equipes Populaires, l’asbl Respire et Consoloisirs.be, décident de réagir à l’assouplissement des règles publicitaires à la RTBF dans le cadre du contrat de gestion de cette dernière. Les trois associations seront rapidement rejointes par d’autres interlocuteurs d’autres acteurs associatifs : le Conseil de la Jeunesse d’Expression Française, Culture et Développement, le GRAPPE, le GSARA, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, le Réseau Idée, etc.

Leur première action commune sera la publication dans Le Soir du 31 janvier 2008 d’une carte blanche intitulée « RTBF sans pub : sans enquête, le débat ne servira à rien ! » qui ne passa pas inaperçue et accompagnée d’une pétition (http://petitions.agora.eu.org/etude...) ayant déjà récolté plus de 1000 signatures.

À raison d’une réunion plénière tous les deux mois, ils mettront un peu plus d’un an pour adopter une charte fondatrice. Intitulée VAP (Vigilance Action Pub), la plate-forme cherchera rapidement d’autres os à ronger en se donnant pour objectifs de mener le débat sur la place de la publicité dans la société et en particulier dans l’espace public, d’obtenir des règles encadrant davantage les pratiques publicitaires et de valoriser les alternatives au discours porté par la publicité commerciale.

Pour sensibiliser l’opinion publique et le monde politique sur les dangers que représente la prédominance de la publicité sur nos modes de consommation, de vie, de pensée : la publicité renforce une série d’effets néfastes tels que : la surconsommation mettant en danger l’équilibre environnemental et social, l’exacerbation des stéréotypes sexistes dégradant fortement l’image des femmes, l’impact d’une mauvaise alimentation sur la santé... Cette plate-forme initiera cinq groupes de travail autour d’axes jugés prioritaires pour faire face à l’envahisseur publicitaire : exiger d’une étude scientifique sur la place de la publicité à la RTBF, élaborer et promouvoir un moratoire sur l’affichage publicitaire, s’attaquer à la publicité automobile, travailler sur les valeurs véhiculées par la publicité, réfléchir à un régime fiscal pertinent pour ce secteur.

Le 2 octobre, les associations fondatrices de la VAP ont organisé leur première assemblée générale à L’horloge du Sud. Le fonctionnement de la plate-forme y fut ainsi présenté : un groupe porteur (membres effectifs) se réunit au moins tous les 2 mois pour proposer des actions précises et assurer le suivi des groupes de travail thématiques présentés ci-dessus qui peuvent avoir un rythme d’activités plus régulier.

Les associations et les personnes (à l’exception des mandataires politiques) peuvent désormais adhérer gratuitement et soutenir VAP.

Contact : vap chez collectifs.net
Site : www.vigilanceactionpub.org.

En raison des valeurs et des objectifs qu’elle promeut dans la ville, Inter-Environnement Bruxelles a décidé de se montrer plus particulièrement active dans le groupe de travail relatif au moratoire sur l’affichage publicitaire dans l’espace public qui prendra comme premier périmètre d’action la Région bruxelloise. Si la participation à ce groupe de travail vous intéresse, contactez claire.scohier chez ieb.be.

Voir aussi l’article publié sur le site de Consoloisirs.


Inventaire des enquêtes publiques du 15/10/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 15/10/2008

https://www.ieb.be/1378
15 octobre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 15/10/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 16 octobre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 16 octobre 2008

https://www.ieb.be/1362
16 octobre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un filon à exploiter
Schaerbeek : boulevard Reyers, 80. Demande de permis d’environnement de classe 1A (deuxième enquête sur l’étude d’incidences pour l’exploitation d’un immeuble de bureau, le bâtiment « Diamant MCM » ) pour l’installation de batteries stationnaires, de chaudières au gaz naturel, de générateurs, de matériel d’imprimerie et d’industrie graphique, d’un local de stockage pour 3000 litres de liquide inflammable, d’installations de refroidissement,... Et de 391 emplacements de parking couverts.
Enquête publique jusqu’au 17 octobre 2008.
Concertation le 24 octobre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Commerce dans le patrimoine de l’Unesco
Bruxelles-Ville : projet de règlement communal d’urbanisme zoné dans le périmètre de la Grand-Place et le périmètre Unesco pour réguler les interventions sur la partie commerciale des immeubles afin de préserver la qualité patrimoniale des lieux.
Enquête publique jusqu’au 27 octobre 2008.
Concertation le 4 novembre 2008.
Contactez Almos Mihaly.

Et rond et rond petit Ring pond
Région flamande : élargissement du Ring de Bruxelles à hauteur de la zone de Zaventem (section E40 Woluwe-Saint-Etienne - E19 Machelen). Le Gouvernement flamand a chargé sa Ministre des Travaux publics d’établir un plan MER (étude d’impact relative au projet de modification de plan d’affectation du sol). Un plan MER commence par une phase de diagnostic et de lignes directrices sur laquelle vous pouvez remettre un avis en indiquant les éléments que l’étude d’impact devrait examiner. Le document est disponible en téléchargement sur le site de l’Administration régionale Bruxelles Environnement (IBGE) www.ibgebim.be.
Le Bral, IEB et le Fietsersbond ont rendu à la Commission régionale de la mobilité leur avis sur le projet d’élargissement du Ring par la Région flamande. [ Lire l’avis ]
Enquête publique du 8 septembre au 6 novembre 2008.
Contactez Claire Scohier.

Des logements sociaux en germe
Berchem-Sainte-Agathe : Venelle du Champ du Moulin. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un ensemble de logements sociaux avec création de voirie. Le projet prévoit 18 maisons unifamiliales, 4 immeubles (12 appartements et 18 duplex) et 34 emplacements de parkings à l’air libre ainsi que la création d’une voirie en cul-de-sac à partir de la rue de la Gérance.
Enquête publique jusqu’au 6 novembre 2008.
Concertation le 13 novembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Plan Iris 2 : la mobilité plan-plan ?
Région bruxelloise : le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.
Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.
Enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Concertations à venir

• PPAS Willebroeck. Bruxelles-Ville : partie de la ZIR n°1 Héliport, zone au Nord du Pentagone qui longe le canal depuis la place de l’Yser jusqu’au quai des Armateurs. Adoption provisoire du PPAS 70-20a (Willebroeck). Ce projet de PPAS se situe dans une zone en pleine effervescence (environs de Tour & Taxis, canal,...), qui est aussi celle des entrepôts Delhaize en cours de démolition par le promoteur Atenor. Concertation le 21 octobre 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Réaménagement des abords de la gare de l’Ouest. Molenbeek : chaussée de Ninove, entre le carrefour des rues Vandenpeereboom et Doyen et les rues J. Baeck et Verheyden. Demande de permis d’urbanisme introduite par la Région (transports publics) en vue de modifier et d’aménager la voirie de la chaussée de Ninove, dans sa partie jouxtant la station de métro Gare de l’Ouest. Concertation le 21 octobre 2008. Contactez Pierre Meynaert.

• Fréquence à la hausse ! Anderlecht : rue Brogniez, 134. Demande de permis d’urbanisme pour implantation d’une station de radio-communication (12 antennes) sur toiture. Concertation le 22 octobre 2008. Contactez Erwan Marjo.

• Engeland : enfin le dossier complet ? Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Nouvelle mise à l’enquête pour le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour le lotissement d’une partie du plateau Engeland. Pour rappel, le projet porte sur la réalisation de 76 lots en 6 phases avec création de voirie. Concertation le 5 novembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Le Parc de la Jonction, Acte 2 : à la Ville de Bruxelles de faire le bon choix

Le Parc de la Jonction, Acte 2 : à la Ville de Bruxelles de faire le bon choix

https://www.ieb.be/1363
17 octobre 2008

Le 7 octobre 2008, la Commission de concertation de la Ville de Bruxelles relative au contrat de quartier Rouppe a rendu un avis défavorable au projet de parc dit de la Jonction. Tout en reconnaissant les carences en espaces verts et de jeux dans le quartier, la Commission a repris à son compte les craintes exprimées par les habitants quant à la sécurité nocturne du parc et a donné sa préférence à l'actuelle affectation du terrain à l'entreposage d'une activité commerciale locale. Si le Collège des bourgmestres et échevins suit l'avis de la Commission de concertation dans ce dossier, aucun parc ne verra le jour dans ce quartier déshérité en espaces verts.

Le parc envisagé de plus de 3.300 m2, qui prendrait place entre l’avenue de Stalingrad, la rue Blaes et le boulevard du Midi, est un projet clé du programme d’action du contrat de quartier Rouppe (2008-2012). Les différentes étapes jalonnant l’approbation du dossier laissaient jusqu’à présent envisager une issue favorable pour le projet. Mais le 7 octobre, la commission de concertation a formulé un avis négatif.

C’est un virage regrettable pour ce projet de parc à haute valeur ajoutée :

  • pour les riverains directs, dont de nombreuses familles avec enfants ;
  • pour les écoles, les maisons de repos, entreprises et associations situées à proximité ;
  • pour le maillage vert de la Région et sa biodiversité ;
  • pour la Ville de Bruxelles qui rate l’occasion d’avoir un parc de quartier géré par l’IBGE profitant à la collectivité locale.

Quels éléments ont conduit à ce retournement de situation ? Reprenons la chronologie du projet 4.17 du programme d’action du contrat de quartier dit du Parc de la Jonction :

1) Avril 2008 : sur proposition du service des Espaces verts de la Ville de Bruxelles, le terrain `Brico’ est approché comme terrain idéal pour la création d’un parc dans le cadre du contrat de quartier ;
2) Juin 2008 : le bureau d’étude chargé d’élaborer le programme d’action fait une analyse similaire. La localisation choisie est la seule possible et la plus pertinente pour la réalisation d’un parc dans le quartier. La superficie est suffisamment grande pour mériter cette dénomination et le terrain se prête à la clôture du parc pendant la nuit ;
3) Juin 2008 : l’IBGE se prononce également en faveur du parc et est prêt à soutenir son financement et à assurer sa gestion ultérieure, une épine hors du pied pour la ville de Bruxelles. Dans le même temps, le collège bruxellois semble donner un écho plutôt favorable ;
4) 24 juin 2008 : lors du tour de table réalisé dans le cadre de la CLDI du contrat de quartier, seules deux personnes sur plus de 30 participants se prononcent en défaveur du projet de parc ;
5) Juillet - septembre 2008 : le locataire du terrain – qui l’utilise comme dépôt pour son commerce Brico – lance une pétition et réalise une action de lobbying auprès de la commune contre le projet. Ce travail produit son effet, puisque des voix commencent à s’élever contre le parc et que le soutien de la Ville de Bruxelles en est ébranlé ;
6) 7 octobre 2008 : les habitants sont nombreux à la commission de concertation et se prononcent majoritaire en défaveur du parc ;
7) 14 octobre 2008 : la Commission de concertation rend un avis négatif et raie le projet 4.17 du programme d’action tout en proposant la recherche d’un lieu alternatif pour un tel espace vert, et ce, malgré l’avis du bureau d’étude soulignant l’impossibilité de trouver un espace alternatif dans le quartier.

Si le Collège suit l’avis de la Commission de concertation, le parc sera supprimé. La Ville ouvrira ainsi la porte au projet d’élargissement des activités économiques de l’actuel locataire du terrain dont l’intention est de réaliser à cet endroit un commerce de 4.500 m2 avec parking.

Ce dossier a sans nul doute souffert du manque de temps, d’espaces de dialogue et de concertation pour désamorcer la crise actuelle qui divise les riverains sur ce projet et conduit à sacrifier un espace susceptible de servir au plus grand nombre et à l’environnement bruxellois au profit d’une activité économique au rayonnement restreint et susceptibles de causer diverses nuisances telles que la circulation important de camionnettes de livraison dans des voiries étroites. D’autant que les arguments utilisés pour démontrer la non-pertinence du parc à cet endroit sont aisément démontables.

Passons-les brièvement en revue :

  • Le risque d’insécurité en journée est négligeable. Des parcs similaires gérés par l’IBGE dans des quartiers au profil comparable sont au contraire de véritables vecteurs de liens sociaux diminuant le sentiment d’insécurité du quartier. Le parc se prête en outre aisément à sa clôture durant la nuit ;
  • Les nuisances sonores liées au passage du train peuvent être fortement réduites par le placement de panneaux acoustiques sur le pont du chemin de fer. La végétation du parc pourra offrir par ailleurs un effet écran complémentaire ;
  • L’activité économique ne sera pas atteinte puisqu’il n’est pas insurmontable de trouver une solution alternative pour l’entreposage du Brico. Bien plus simple que de trouver un autre terrain pour le parc.

Bref, il n’y a aucun argument neuf depuis juin qui plaide objectivement contre la réalisation du Parc de la Jonction. C’est pourquoi nous interpellons la Ville de Bruxelles et la Région bruxelloise pour qu’elles n’emboîtent pas le pas, à ce sujet, à l’avis de la commission de concertation. Ce choix au profit de la création du parc ne peut que servir la qualité de vie et l’intérêt général.

Contacts

  • Comité du Parc de la Jonction : Wim Ottermans, 0498/52 53 54, wim.ottermans chez gmail.com
  • IEB : Claire Scohier, 02/548 39 46, 0473/66 75 05, claire.scohier chez ieb.be
  • Bral : Steyn Van Assche, 02/217 56 33, 0498/132 586 steyn chez bralvzw.be

BILC, impair et passe !

BILC, impair et passe !

https://www.ieb.be/1368
21 octobre 2008

Communiqué de presse d'Inter-Environnement Bruxelles et de l'Atelier de Recherche et d'Acton Urbaines (ARAU).

Ce mardi 21 octobre 2008, la Commission de concertation de la Ville de Bruxelles a choisi la voie de la sagesse en recommandant au Gouvernement, sur base de l’article 148 du Cobat, de faire procéder à une étude d’incidences du projet de centre logistique routier sur le site de Tour et Taxis.

AVIS DE LA COMMISSION DE CONCERTATION
Vu le rapport d’incidences et l’étude d’accessibilité du centre TIR ;
Vu les observations durant l’enquête publique et durant la réunion de concertation ;
Considérant que l’exploitation du site risque d’entraîner des problèmes importants
notamment pour la traversée du square Jules de Trooz ;
Considérant que la percolation du trafic risque de se faire au travers des quartiers denses ;
Considérant qu’une étude d’incidences se justifie dans un dossier aussi complexe en matière de mobilité et de ses conséquences dans les zones d’habitation et du canal.

La Commission de concertation recommande au Gouvernement de faire réaliser une étude d’incidences conformément à l’article 148.

AATL-DU abstention.

Téléchargez l’avis de la Commission de concertation sur le projet de BILC avenue du Port à Bruxelles-Ville — 21 octobre 2008 (pdf).

Un avis d’une grande sagesse...

Cet avis qui respecte l’esprit et la lettre du Cobat se justifie pleinement, principalement parce que le rapport d’incidences commandé par le promoteur du projet se basait sur des hypothèses de travail contestables.
La demande de permis déposée par le Port de Bruxelles est accompagnée d’un rapport d’incidences. Ce rapport, commandé et payé par le Port de Bruxelles se base sur une étude qui date de 2004 et qui se base sur des hypothèses aujourd’hui dépassées.

Le rapport noie en effet les incidences du BILC dans les incidences présupposées du projet d’urbanisation de Tour et Taxis. A titre d’exemple, l’hypothèse sur le nombre de places de parking est de l’ordre de 8 500 places de parking. Entre-temps, une demande de permis a été déposée par la société Tour et Taxis pour un projet comprenant 4 500 places de parking. Une exigence qui de l’avis des observateurs devra encore être revue à la baisse. Cette nouvelle donne multiplie de fait l’incidence relative du BILC sur la qualité de l’air dans le quartier par 2 voire 3.

Le rapport prévoit par ailleurs qu’ un tunnel sera creusé sous le square De Trooz , retardant la congestion totale de l’axe sortie 6 – avenue du Port de quelques années. Or aucune étude de faisabilité technique et financière n’a réellement été faite à l’heure actuelle et même si le tunnel est dans les projets du plan IRIS 2, aucun planning de mise en œuvre n’a été fixé. Le niveau de congestion au pont de Buda, au square de Trooz, au pont Van Praet ainsi que sur l’avenue du Port a donc été mal évalué.

Il est important de préciser que le rapport d’incidences est formel sur ce point. Le BILC n’est pas viable si un tunnel n’est pas creusé. En fait, le rapport aligne une kyrielle de conditions qui ne sont pas remplies !

Le projet mérite donc bel et bien une étude d’incidences indépendante qui envisage plusieurs alternatives liées principalement à la mobilité et à ses incidences tant d’un point de vue local que régional. Rappelons qu’Inter-Environnement Bruxelles réclame un poste d’observateur dans le comité d’accompagnement de l’étude d’incidences.

Quid de l’impact socio-économique du projet ?

L’étape décisive pour la démocratie que constitue la décision de la commission de
concertation de la Ville de Bruxelles ne doit pas occulter qu’il reste de nombreux
enseignements à tirer de la saga du BILC. Car si le BILC mérite bien une étude d’incidences, il mérite également une étude d’impact socio-économique :

  1. Le modèle économique qui justifiait le BILC est toujours aussi dépassé ;
  2. L’impact que pourrait avoir le fonctionnement du BILC et du centre TIR sur les activités économiques riveraines doit être évalué.

Un modèle économique dépassé

La seule étude indépendante faite sur le projet BILC a été faite par la banque européenne d’investissement en 2003. Cette étude s’est faite dans un contexte économique qui n’a rien à voir avec celui que nous vivons aujourd’hui. Elle ne prenait pas en compte la tendance lourde admise par tous les experts en la matière du renchérissement des ressources énergétiques fossiles. L’étude se basait par ailleurs sur un modèle promu dans les années 90 par la commission européenne elle-même : le centre de distribution urbain (CDU). Jusqu’il y a peu, le promoteur du projet entretenait savamment la confusion sur la réelle destination des bâtiments du BILC. Aujourd’hui on le sait, le BILC est une extension du centre TIR et n’a rien à voir avec le concept de CDU. Et aucun observateur avisé du monde de la logistique n’oserait affirmer que le modèle économique du centre TIR est un modèle d’avenir pour l’économie de notre région.

Il est opportun de s’interroger sur la décision qu’aurait pris la BEI si elle avait pu prendre connaissance du rapport d’incidences qui accompagnait la demande de permis. Pas besoin même de prendre en compte la nouvelle donne que constitue la crise financière mondiale pour imaginer que la réponse de la BEI serait toute différente aujourd’hui !

L’impact sur le développement économique de la zone n’a pas été évalué

Le rapport d’incidences du projet indique que l’axe privilégié par le promoteur pour la pénétration des camions dans la ville est saturé aux heures de pointe et le sera également en dehors des heures de pointe à l’horizon 2020. Le rapport indique par ailleurs que cet axe n’est pour l’instant pas privilégié par les camionneurs qui préfèrent pénétrer le nord de la ville par d’autres axes de pénétration, transitant par des quartiers densément peuplés. Il est évidemment illusoire de penser que pour le BILC, capable d’accueillir une infime partie des camions qui pénètrent le nord de la ville, l’on interdise le trafic de camions en dehors de l’axe privilégié de la sortie 6 du Ring jusqu’à l’avenue du Port. Cette imposition reviendrait à mettre en péril l’approvisionnement de la ville, ce qui serait pour le moins paradoxal !

Plusieurs scénarii de fonctionnement du BILC doivent donc être pris en compte. De même, les hypothèses avec et sans tunnel sous De Trooz doivent être examinées.
Et ces scénarii pourraient bien mettre en évidence une cascade d’incidences en chaîne dont l’impact ne serait pas qu’environnemental. Il est nécessaire d’évaluer l’impact de ces scénarii sur l’activité économique existante dans les zones concernées (la zone du canal, les zones économiques de la SDRB et la kyrielle de PME installées au nord de Bruxelles) et le risque que l’on court de voir des entreprises bien insérées dans le tissus urbain existant envisager la mort dans l’âme une délocalisation en périphérie.

Il faut donc coupler l’étude d’incidences environnementales à une étude d’impact socio-économique.

Conclusion provisoire

On peut être surpris de la frilosité de l’administration régionale de l’aménagement du territoire qui, en s’abstenant (courageusement !) ne s’est pas associée à l’avis unanime des autres membres de la Commission de concertation. Il n’en demeure pas moins qu’une fois de plus, la démonstration du fonctionnement démocratique de la procédure de concertation est illustrée par cet avis. Il appartient à présent au Gouvernement bruxellois d’agir dans l’intérêt des Bruxellois qui se sont exprimés contre l’implantation et l’extension d’un centre de logistique avenue du Port, en faisant réaliser en toute objectivité cette indispensable étude d’incidences.

Contact
Mathieu Sonck, Inter-Environnement Bruxelles, 0478/20 35 78.


Inventaire des enquêtes publiques du 22/10/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 22/10/2008

https://www.ieb.be/1376
22 octobre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 22/10/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 23 octobre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 23 octobre 2008

https://www.ieb.be/1379
23 octobre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Commerce dans le patrimoine de l’Unesco
Bruxelles-Ville : projet de règlement communal d’urbanisme zoné dans le périmètre de la Grand-Place et le périmètre Unesco pour réguler les interventions sur la partie commerciale des immeubles afin de préserver la qualité patrimoniale des lieux.
Enquête publique jusqu’au 27 octobre 2008.
Concertation le 4 novembre 2008.
Contactez Almos Mihaly.

Et rond et rond petit Ring pond
Région flamande : élargissement du Ring de Bruxelles à hauteur de la zone de Zaventem (section E40 Woluwe-Saint-Etienne - E19 Machelen). Le Gouvernement flamand a chargé sa Ministre des Travaux publics d’établir un plan MER (étude d’impact relative au projet de modification de plan d’affectation du sol). Un plan MER commence par une phase de diagnostic et de lignes directrices sur laquelle vous pouvez remettre un avis en indiquant les éléments que l’étude d’impact devrait examiner. Le document est disponible en téléchargement sur le site de l’Administration régionale Bruxelles Environnement (IBGE) www.ibgebim.be.
Le Bral, IEB et le Fietsersbond ont rendu à la Commission régionale de la mobilité leur avis sur le projet d’élargissement du Ring par la Région flamande. [ Lire l’avis ]
Enquête publique du 8 septembre au 6 novembre 2008.
Contactez Claire Scohier.

Des logements sociaux en germe
Berchem-Sainte-Agathe : Venelle du Champ du Moulin. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un ensemble de logements sociaux avec création de voirie. Le projet prévoit 18 maisons unifamiliales, 4 immeubles (12 appartements et 18 duplex) et 34 emplacements de parkings à l’air libre ainsi que la création d’une voirie en cul-de-sac à partir de la rue de la Gérance.
Enquête publique jusqu’au 6 novembre 2008.
Concertation le 13 novembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Le Diabolo dépasse le PRAS
Région bruxelloise : deux cartes du PRAS doivent être modifiées partiellement en vue de permettre la réalisation du projet ferroviaire Diabolo facilitant la connexion de l’aéroport de Zaventem. Le projet est consultable sur http://www.brucity.be/ pdf/2008/urbanisme/ Enquêtes région/ diabolo_doc_enquête.pdf.
Enquête publique jusqu’au 17 novembre 2008.
Pas de concertation.
Les observations et remarques sont à adresser à l’AATL, Direction Etudes et planification, rue du Progrès, 80, bte 1, 1030 Bruxelles.
Contactez Claire Scohier.

Plan Iris 2 : la mobilité plan-plan ?
Région bruxelloise : le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.
Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.
Enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Plan Déchets : videz votre sac !
Région bruxelloise : mise à l’enquête du 4e Plan régional de prévention et de gestion des déchets, plus communément appelé Plan Déchets. Celui-ci vise notamment à renforcer la réduction des déchets à la source, développer la réutilisation, améliorer les performances de la collecte sélective et du recyclage, améliorer les performances environnementales des outils de traitement...
Le plan complet peut être téléchargé à l’adresse www.bruxellesenvironnement.be. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région et/ou chaque mardi et jeudi entre 10 et 12h au Service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles.
Huit séances de présentation du plan sont prévues au cours des deux mois d’enquête publique (pour le planning, contactez-nous).
Enquête publique jusqu’au 15 décembre 2008.
Contactez Catherine Maréchal.

Concertations à venir

• Un filon à exploiter. Schaerbeek : boulevard Reyers, 80. Demande de permis d’environnement de classe 1A (deuxième enquête sur l’étude d’incidences pour l’exploitation d’un immeuble de bureau, le bâtiment « Diamant MCM » ) pour l’installation de batteries stationnaires, de chaudières au gaz naturel, de générateurs, de matériel d’imprimerie et d’industrie graphique, d’un local de stockage pour 3000 litres de liquide inflammable, d’installations de refroidissement,... Et de 391 emplacements de parking couverts. Concertation le 24 octobre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• Engeland : enfin le dossier complet ? Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Nouvelle mise à l’enquête pour le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour le lotissement d’une partie du plateau Engeland. Pour rappel, le projet porte sur la réalisation de 76 lots en 6 phases avec création de voirie. Concertation le 5 novembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Résultats de concertations

• Contrat de quartier Rouppe. Bruxelles-Ville : entre la Bourse et le boulevard du Midi. Dossier de base du Contrat de quartier Rouppe. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Un max de logements. Bruxelles-Ville : boulevard Adolphe Max, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation d’un immeuble de bureaux en 29 logements et 1000 m2 de surface commerciale. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Sculpture sur glace. Ixelles : avenue de la Toison d’Or. Demande de permis d’urbanisme pour le maintien pendant 5 mois d’une sculpture en bois et d’une tente de 500 m2 (régularisation), des installations accessoires (8 places de parking non couvertes, catering, wc, rangement), 2 dispositifs de publicité et 2 enseignes, l’installation pour 1 mois et demi d’une patinoire semi-couverte (520 m2) et de 12 chalets. Avis favorable sous conditions. Entre autres de ne pas prévoir de places de parking sur le site et de prendre tous les contacts et toutes les mesures nécessaires pour assurer la propreté et la salubrité des lieux. [ Lire l’avis ]

• Du parking pour les commerces. Evere : chaussée de Louvain, 970, et rue du Maquis. La commune veut valoriser le site De Lijn et propose du parking. Procédure mixte pour la création de parkings (58 places) à l’air libre, pour la création d’une jonction piétonne et cycliste entre la chaussée de Louvain et la rue du Maquis ainsi que pour la démolition d’un bâtiment en fond de parcelle. Avis favorable sous conditions. La Commune, qui est aussi le demandeur, s’abstient. [ Lire l’avis ]

• Interruption momentanée des émissions. Etterbeek : avenue du Onze-Novembre, 2. Demande de permis d’urbanisme pour le placement d’antennes Clearwire pour améliorer le réseau Wi-Max. Le projet avait été rejeté la première fois et c’était la seconde fois qu’il repassait en Commission de concertation.
Présence d’habitants, remarques de la Commune concernant l’impact esthétique, remarques d’IEB concernant l’application de l’ordonnance de mars 2007 et demande d’effectuer un relevé de terrain pour vérifier l’exposition actuelle de la population aux ondes électromagnétiques.
Avis reporté au 6 novembre 2008 avec demande d’étudier la possibilité de bouger l’antenne pour que celle-ci ne soit pas sur le coin de la façade mais en retrait pour réduire l’impact visuel.

• Chaudron bis, la course continue. Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet. Demande de permis de lotir. Le projet du quartier « Chaudron » de la S.A. Foncière Erasme prévoit la construction de 1 750 logements. L’enquête publique portait sur le projet de cahier des charges pour la future étude d’incidences.
Comme lors du premier épisode (1e enquête), le projet de cahier des charges a reçu un avis favorable de la Commission de concertation, moyennant la prise en considération des remarques émises par les diverses parties lors de la concertation. Toutefois, la prise en compte de ces remarques est facultative. [ Lire l’avis ]

Chaudron bis : partie saucissonnée. Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Après un faux départ, la S.A. Foncière Erasme a réintroduit sa demande de permis de lotir le quartier « Erasme » en 75 lots, visant la construction de maisons unifamiliales à proximité de l’hôpital Erasme.
Comme lors de la première concertation, la Commission de concertation n’a pas remis d’avis sur la demande de permis de lotir pour 72 habitations mais demande au Gouvernement bruxellois de réaliser une seule étude d’incidences pour les deux projets de lotissement ( « Chaudron » et « Erasme » ) et cela conformément à l’article 148 du CoBAT. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Solutionner la congestion à Bruxelles : le péage urbain plutôt que l'élargissement du Ring

Solutionner la congestion à Bruxelles : le péage urbain plutôt que l’élargissement du Ring

https://www.ieb.be/1386
23 octobre 2008

Carte blanche de la plate-forme Modal Shift parue dans le Soir du jeudi 23 octobre 2008.

Depuis cet été, pas une semaine ne se passe sans que la presse se fasse l’écho du dossier d’élargissement du Ring au Nord de Bruxelles. C’est dans ce contexte qu’est née la plate-forme Modal Shift[1] dont le leitmotiv est de plaider pour un transfert modal écologique du transport (modal-shift) plutôt qu’en faveur du développement d’une multi-modalité tout azimut accroissant nos mobilités quotidiennes et les pressions que celles-ci exercent sur notre environnement. Alors que la Région bruxelloise s’apprête à rendre son avis auprès de la Région flamande dans ce dossier épineux, Modal Shift propose une solution énergique pour résoudre le trop-plein de voitures qui congestionnent le Ring et la Région bruxelloise : le péage urbain.

Retour sur les prémisses de ce dossier. Il est indiscutable que le Ring et la Région bruxelloise sont saturés par un flot de véhicules toujours grandissant et que la capitale voit d’année en année, à l’instar d’autres zones en Région flamande, son accessibilité se retreindre à peau de chagrin. Pas étonnant lorsqu’on sait que selon les derniers chiffres de l’association européenne du secteur automobile, la Belgique est un des rares pays européens où les immatriculations sont en hausses en 2008 (+ 5,3% par rapport à la même période en 2007). La Région flamande a donc récemment sorti de ses cartons un projet d’envergure qui élargit sensiblement le R0 entre la E40 Gand et la E40 Liège, jusqu’à 18 bandes à certains endroits. La solution miraculeuse consiste à séparer, sur le Ring, les bandes de circulation consacrées au trafic de transit de celles consacrées à la circulation locale. Bien que la plupart des partis flamands semblent se féliciter de cette solution (seul Groen ! se prononce franchement contre le projet), d’autres voix expriment des inquiétudes profondes sur les effets économiques, écologiques et sociaux globaux d’un tel projet à court mais surtout à long terme. Il est évident qu’un projet d’une telle dimension mérite le temps de la réflexion. Deux questions ne peuvent être éludées : quels sont les effets pour Bruxelles sur le court et le long terme de ces plans et d’autres solutions alternatives ne permettent-elles pas d’atteindre un résultat plus probant ?

Estimer l’impact d’un élargissement jusqu’à 18 bandes, suppose une vision claire des flux et déplacements qui traversent Bruxelles en relation avec le Ring. On peut identifier quatre mouvements. Les plus importants concernent les navetteurs (environ 240.000 navettes entrantes en voiture). Viennent ensuite les déplacements internes à Bruxelles qui utilisent le Ring pour éviter la circulation en ville, suivis des déplacements de commune à commune périphériques. Termine « la marche », la circulation de transit qui touche la ville pour éviter la congestion du Ring (déplacements baïonnettes).

Prendre position en faveur de l’élargissement du Ring n’incitera certainement pas les navetteurs à prendre le train pour se rendre à Bruxelles. Infrabel réalise actuellement des investissements pour accroître la capacité de la circulation en train depuis et vers Bruxelles et le RER offre certainement des perspectives en ce sens. Une utilisation optimale de ces infrastructures ferroviaires par un transfert modal ne pourra certainement pas être atteinte en cas d’élargissement sensible du Ring. Elle pourrait l’être, par contre, grâce à l’introduction d’un péage urbain dans la zone de Bruxelles la plus touchée par la navette. Par la même occasion, l’offre en transport en commun serait améliorée dans cette zone grâce à l’affectation des recettes du péage au transport public. Pour répondre aux déplacements de commune à commune périphériques, le RER devrait être pensé non seulement en radial mais aussi en rocade pour canaliser ces déplacements.

Le nombre de déplacements en voiture internes à Bruxelles continue d’augmenter. Mais seule une infime partie fait usage du Ring pour échapper à la congestion intra- bruxelloise. Les déplacements baïonnettes (45.000 déplacements par jour) répondent au même réflexe mais inversé en cas de saturation du Ring. L’élargissement du Ring permettra effectivement de capter cette circulation en diminuant la pression dans Bruxelles. Mais la libération de l’espace en Région bruxelloise entraînera par effet de vase communiquant le retour dans la ville des mouvements internes à celle-ci cités ci-dessus, l’usage du Ring perdant tout intérêt. On peut donc conclure cette équation par un résultat nul. Alors que la combinaison du RER et du péage urbain aura un effet global positif pour Bruxelles en termes de diminution de la pression automobile pour autant que les mesures d’accompagnement liées à la gestion du stationnement, à la hiérarchisation des voiries et à l’amélioration de l’offre en transport public soient adoptées. Les études menées dans le cadre du Plan Iris 2 sont formelles : seul le péage urbain permet de diminuer la pression automobile de plus de 20% en Région bruxelloise. Et contrairement à ce qu’affirme le Ministre de la mobilité bruxelloise, le projet de plan Iris 2 pointe le risque créé par une amélioration sensible de la capacité du Ring, laquelle ferait repartir à la hausse le trafic à destination de la Région.

Ce raisonnement trivial a d’ailleurs été mené par le directeur d’étude de Stratec, Hugues Duchâteau, qui concluait déjà en juillet dernier qu’il donnait 5 à 10 ans au Ring, après élargissement, pour atteindre un même point de saturation. Coût des grands travaux inutiles : un milliard d’euros. Il pose le péage urbain comme solution majeure pour décongestionner le Ring.

Le Ring a actuellement trois fonctions : permettre le trafic de transit, améliorer l’accessibilité de la périphérie flamande et celle de Bruxelles. Son usage prioritaire devrait se fixer sur sa fonction de transit puisque le RER est censé décharger le Ring, d’une part, des navetteurs grâce à sa dimension radiale et, d’autre part, des déplacements inter-communaux grâce à sa forme de rocade. Pour Bruxelles, le péage urbain et une politique de stationnement solide diminueront drastiquement la pression en réorientant les automobilistes vers des comportements mobiles plus rationnels et écologiques. Tôt ou tard nous arriverons à cette conclusion. Mais pourquoi attendre alors que nous pouvons en tirer dès à présent les bénéfices.

Quant à l’étude sur l’élargissement du Ring Nord, Modal Shift considère qu’elle doit être subordonnée à la réalisation préalable de deux mesures :

  1. l’amélioration de l’administration de la circulation sur le Ring par la création d’un centre dynamique de gestion de la circulation, assurant la gestion dynamique et en temps réel de la sécurité, des itinéraires, des panneaux d’information, de la vitesse optimale,...
  2. une meilleure intégration des différents réseaux de transport public et l’élargissement des réseaux transfrontaliers pour améliorer l’accessibilité des communes périphériques et leur liaison optimale à Bruxelles.

Modal Shift restera vigilant dans ce dossier urbicide. Pour plus d’informations sur la plate-forme, vous pouvez visiter le site : www.modalshift.be.



[1] Modal Shift se compose actuellement de : BBL, Bral vzw, BTTB, Fietsersbond, FoE Belgium, Gracq, Greenpeace Belgium, IEB, IEW, Mobiel21.


L'aménagement de Schaerbeek Formation mérite sans conteste réflexion

L’aménagement de Schaerbeek Formation mérite sans conteste réflexion

https://www.ieb.be/1390
24 octobre 2008

Le 23 octobre dernier Inter-Environnement Bruxelles a convié toutes les personnes intéressées par la question de l’aménagement du territoire bruxellois à participer à un débat sur l’avenir du site de Schaerbeek Formation.

Plusieurs intervenants avaient été invités pour présenter les différentes options d’aménagement envisagées dans le cadre du futur schéma directeur qui sera prochainement réalisé à la demande de la Région de Bruxelles-Capitale. La création de logements, le développement d’activités économiques et la construction d’un stade multifonctionnel sont autant de pistes possibles d’aménagement pour ce site.

Cette soirée aura sans conteste permis de mettre en lumière l’énorme potentiel de ce site notamment de par sa proximité avec le canal, le Ring, l’aéroport et les futures gares RER. L’architecte et urbaniste, Pierre Vanderstraeten, soulignait d’ailleurs cette opportunité majeure qui plaide en faveur d’une réflexion plus globale pour un développement durable de la ville.

Quant aux habitants, ils ont clairement exprimé leurs inquiétudes en ce qui concerne l’impact que pourrait avoir la présence d’un stade multifonctionnel. Nous en sommes évidemment seulement au tout début du processus d’élaboration du schéma directeur. La Région devra d’ici la fin de l’année se prononcer clairement quant à la faisabilité technique de construire un stade multifonctionnel à Schaerbeek Formation. De nombreux débats auront encore lieu dans les mois à venir permettant, espérons le, aux différents points de vue de se confronter.


Le RER roule-t-il pour les Bruxellois ?

Le RER roule-t-il pour les Bruxellois ?

https://www.ieb.be/1384
27 octobre 2008

Envisagé depuis la fin des années 80, le projet de RER est un enjeu important pour Bruxelles en ce qu’il vient renforcer le maillage des transports en commun bruxellois tout en diminuant en principe la pression automobile de la navette entrante.
En retraçant le chemin parcouru, ce dossier relève les lenteurs et les difficultés rencontrées par ce projet porté par les trois Régions, mais géré aussi par la SNCB et financé par le fédéral. La complexité de ce dossier, consacré par un accord de coopération ratifié en 2006, suppose que la Région de Bruxelles-Capitale soit vigilante par rapport aux mesures d’accompagnement, aux montages financiers et aux solutions techniques mises en œuvre.
Les menaces d’expropriation du Quadrilatère à la gare du Nord illustrent le dilemme auquel peut conduire l’offre d’infrastructures.
Les habitants de la rue du Progrès et IEB ne veulent pas que se répète l’histoire vécue au Quartier Nord ou plus récemment au Quartier du Midi.

- Le RER bruxellois à un moment-clé de son développement
- Le RER et le Progrès : les liaisons dangereuses

Urbanisme
- Meiser-Montgomery : à l’est, rien de nouveau ?
- Penser le réaménagement de la zone levier « RTBF-VRT

Environnement
- Panneaux photovoltaïques : positif ou négatif ?
- Antennes GSM : Communes et habitants vs Région

Mobilité
- Semaine de la mobilité 2008 : les projets n’ont pas manqué d’air !

Éditorial
- Vers un nouveau PRD ?

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air à Bruxelles.


Rénovation de l'îlot A : un nouveau feuilleton à rebondissements dans le quartier du Midi

Rénovation de l’îlot A : un nouveau feuilleton à rebondissements dans le quartier du Midi

https://www.ieb.be/1380
28 octobre 2008

La Région de Bruxelles-Capitale et la Commune de Saint-Gilles n'ont toujours pas pris contact avec les habitants concernés par le récent projet de rénovation de l'îlot A (quartier de la gare du Midi). Il apparaît même, contrairement aux effets d'annonce de cet été, qu'aucun propriétaire actuel ne serait autorisé à rénover ni à rester dans sa maison. Plusieurs associations s'en inquiètent et demandent aux autorités de prendre en compte urgemment et prioritairement la dimension sociale dans leur gestion de ce dossier.

Le 7 juillet dernier, le Ministre-Président Charles Picqué annonçait par communiqué de presse qu’il avait décidé — « suite à une concertation avec l’ARAU » (Atelier de recherche et d’action urbaines) et au terme d’une étude commandée à l’administration régionale — de rénover partiellement l’îlot A du Plan particulier d’affectation du sol (PPAS) Fonsny n°1, après avoir déclaré pendant 16 ans que sa démolition s’imposait.

Pour les associations qui avaient demandé la rénovation de cet îlot et le maintien sur place de ses habitants — à plusieurs reprises et notamment en novembre 2007 lors de la Commission de concertation devant examiner un énième plan d’expropriation pour ce périmètre —, il s’agissait évidemment d’une bonne nouvelle. Bonne, mais étonnante. En effet, lorsque le Comité du quartier Midi, le BRAL, le Comité de défense de Saint-Gilles (CODES), IEB, la Ligue des Droits de l’Homme et le RBDH avaient porté cette revendication, les autorités avaient tantôt fait la sourde oreille, tantôt rétorqué que des éléments techniques ou juridiques rendaient impossible une telle opération.

Pour rappel, plusieurs maisons de cet îlot n’ont toujours pas été expropriées malgré qu’elles soient menacées d’une expropriation « d’extrême urgence » depuis... 1992. A cette époque, l’adoption du PPAS Fonsny n°1 avait condamné plusieurs îlots d’habitations à la démolition. Ce PPAS, encore en vigueur aujourd’hui, fait la part belle à la fonction bureau tout en prévoyant la construction de logements sur certaines parcelles, dont cette partie de l’îlot A. Mais l’intérêt des promoteurs immobiliers à construire du bureau dans la zone n’ayant pas été au rendez-vous, les autorités n’ont jamais eu les moyens ni d’exproprier les habitants ni de financer ses projets de logement. En 2005, il fut donc décidé que ce serait le Plan Logement de Mme Françoise Dupuis qui subventionnerait la reconstruction de l’îlot A (après son expropriation et sa démolition aux frais de Beliris). Début 2008, un nouveau plan d’expropriation entra en vigueur pour les parcelles concernées.

Voilà pourquoi le revirement subit de M. Picqué, en juillet 2008, avait donc de quoi surprendre. Mais le Ministre-Président régional ayant annoncé avoir pris la décision de rénover dans « un souci d’apaisement » [1], il s’agissait de lui laisser le bénéfice de la bonne foi. Son objectif était de « ne pas attendre d’avoir un terrain vague pour construire, mais commencer, puisqu’on est propriétaire, à construire ou à en rénover certaines parties » [2]. Aux yeux des associations, les avantages étaient la fin de la situation d’incertitude des habitants, le fait qu’ils puissent rester et la non démolition du patrimoine architectural.

Une annonce manifestement précipitée

Si la mise en place d’un plan de rénovation recelait de nombreuses zones d’ombre tant au niveau de ses implications techniques que sociales, le communiqué de M. Picqué indiquait clairement que « les propriétaires qui en feront la demande pourront rénover leur immeuble, le cas échéant, avec l’aide des primes à la rénovation » . Il confirmait cette position au Parlement régional[3] : « cela permet aussi de réaliser, dans l’îlot, une opération “tiroirs” pour les habitants : rénover quelques maisons et y loger ceux qui habitent celles qui vont être démolies » . Selon M. Picqué, les questions encore ouvertes portaient alors sur le mode opératoire : de quels types d’aides à la rénovation les propriétaires allaient-ils pouvoir bénéficier ?

Pour les habitants, la nouvelle avait de quoi laisser perplexe : après s’être vus interdire la rénovation et annoncé la démolition imminente de leur maison pendant 16 années, voilà qu’on leur proposait soudainement de la rénover. La surprise fut d’autant plus grande qu’ils apprirent la nouvelle par presse interposée. Ni la Région, ni la Commune de Saint-Gilles ne prirent contact avec eux. Dans un courrier envoyé à l’ARAU le 31 juillet, le Ministre-Président précisait que « les propriétaires seront contactés afin de s’enquérir de leurs intentions et de leur donner la possibilité de rénover eux-mêmes leur bien » . Cette prise de contact devait avoir lieu « dès le début du mois de septembre » espérait M. Picqué.

Or, à ce jour, aucun contact de ce genre n’a encore eu lieu. Il nous revient même que le Ministre-Président aurait à nouveau changé son fusil d’épaule : la rénovation partielle de l’îlot A serait bel et bien maintenue, mais aucune possibilité ne serait donnée à ses habitants actuels de rénover, de rester dans leur maison ou de réintégrer celle-ci après travaux ! Il n’y aura donc ni primes à la rénovation, ni opération tiroirs... Les maisons seront toutes rachetées ou expropriées par les autorités et celles qui ne seront pas démolies seront mises sur le marché locatif après leur rénovation.

Les associations signataires se demandent quelles sont les raisons qui poussent maintenant à vouloir refuser la rénovation par les habitants ? Elles déplorent ces rebondissements et effets d’annonce qui se succèdent dans un mépris total des habitants, pourtant les premiers concernés dans l’affaire. Une nouvelle fois dans la saga du quartier Midi, ceux-ci auront entendu tout et son contraire sans que les autorités aient jamais pris la peine de s’adresser directement à eux.

Rénover, une mesure sociale ou une décision purement électorale ?

Cette attitude conforte hélas l’idée que les autorités ont décidé la rénovation de l’îlot A non pas dans un souci social ou « d’apaisement » mais qu’il s’agit sans doute pour elles — probablement rendues au constat de leur incapacité à réaliser les expropriations et les projets du Plan Logement avant la fin de la législature régionale — d’éviter un nouveau camouflet urbanistique dans le quartier du Midi et d’épargner au Bourgmestre de Saint-Gilles, Charles Picqué, de rester avec un nouveau terrain vague sur les bras après l’échéance électorale de juin 2009.

Près de 20 ans après la création de la Région bruxelloise et le lancement des opérations immobilières dans le quartier Midi, il reste une vingtaine de maisons et autant de ménages dont le sort est toujours suspendu à une menace d’expropriation. Selon les dires de M. Picqué lui-même[4], on ne verra pas la fin des expropriations cette année, « mais peut-être l’année prochaine » . Si la rénovation n’est plus une option proposée aux propriétaires, ceux-ci devront encore supporter ce délai incertain.

Les associations signataires demandent une nouvelle fois aux autorités saint-gilloises et régionales qu’elles :

  • mettent fin immédiatement, et humainement, à l’incertitude et à la situation de précarité qu’elles font peser sur les habitants ;
  • relogent tous les locataires ;
  • indemnisent de manière juste tous les propriétaires et commerçants.

Contacts :

  • Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL)
    An Descheemaeker - 02/217 56 33 - an chez bralvzw.be
  • Comité du quartier Midi
    comite chez quartier-midi.be
  • Inter-Environnement Bruxelles (IEB)
    Mathieu Sonck - 02/548 39 39 - mathieu.sonck chez ieb.be
  • Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH)
    Marie Didier - 02/502 84 63 - marie.rbdh chez skynet.be


[1] « Quartier Midi, l’heure de la “rénovation” » , La Libre Belgique , 8 juillet 2008.
[2] Charles Picqué en Commission de l’Aménagement du Territoire du Parlement régional bruxellois, 16 juillet 2008.
[3] Idem.
[4] Idem.


Inventaire des enquêtes publiques du 29/10/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 29/10/2008

https://www.ieb.be/1381
29 octobre 2008

Télécharchez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 29/10/2008


L'avis de la plate-forme Modal Shift sur le projet d'élargissement du Ring par la Région flamande

L’avis de la plate-forme Modal Shift sur le projet d’élargissement du Ring par la Région flamande

https://www.ieb.be/1392
5 novembre 2008

Ce 5 novembre, la plate-forme associative Modal Shift a remis ses réclamations sur le dossier d’élargissement du Ring au nord de Bruxelles auprès du service MER Vlaanderen.

Avis de Modal Shift
concernant le PLAN-MER sur le R0
branche A3/E40 – A1/319
Projet n° 24/000073

5 novembre 2008

Introduction

Modal Shift voit d’un œil favorable que le Gouvernement flamand décide de réagir aux problèmes de saturation du Ring autour de Bruxelles (R0 par la suite). Les problèmes s’accumulent et une action énergique est attendue.

Par contre, nous réprouvons la façon dont le gouvernement flamand entend résoudre ce problème.

1. Remarques et objections

Nous distinguerons les remarques de principe des commentaires ciblés.

Les remarques fondamentales se rapportent à la manière dont la note s’attaque à la modification de R0, tandis que les commentaires ciblés abordent les aspects spécifiques de l’étude présentée. Dans le deuxième volet de ce texte, nous poserons les balises pour un scénario alternatif.

1.1. Les remarques et objections fondamentales

La note d’avis et l’élargissement du R0 sont présentés comme faisant partie du projet START-(plan d’action stratégique pour la reconversion et l’emploi de l’aéroport de Zaventem). C’est un artifice car, en réalité, le projet START ne concerne qu’une partie restreinte de l’élargissement R0 lequel englobe la portion entre la E40 en direction de Gand (Grand-Bigard) et la E40 en direction de Liège (Woluwe-Saint-Etienne).

La zone entre la E40 Grand-Bigard et la E40 Woluwe-Saint-Etienne est un tout

La supercherie découle du fait que cet élargissement n’est pas considéré dans sa totalité dans le rapport MER. Dans la note d’avis, nous pouvons lire :

« Nous estimons que l’obligation d’établissement d’un plan MER doit être déterminée pour l’ensemble des interventions planifiées pour le R0 (des travaux de transformation sont en effet prévus pour le trajet entre l’A3/E40 Woluwe-Saint-Etienne et l’A10/E40 Grand-Bigard), donc sur une longueur totale de plus 10 km. La rubrique 26 (annexe I) est par conséquent la plus pertinente de la liste précédente. » (p.13)

La note considère donc elle-même que l’obligation du MER concerne l’ensemble de la zone. Il ne serait d’ailleurs pas cohérent, ni pratiquement ni juridiquement, de fractionner l’élargissement du R0 en trois dossiers séparés pour les raisons suivantes :

  • L’élargissement d’une des parties (ici la branche 3) nécessite le réaménagement d’une autre (la branche 1).
  • Le réaménagement des deux autres parties (1 et 2) ne pourront que se calquer sur le réaménagement de la partie 3 si l’on veut éviter un goulot d’étranglement. L’approche avec laquelle chaque branche est traitée incide inévitablement sur la recherche de solutions pour les autres branches.
  • S’il apparaît que l’impact global du dossier total (les trois branches) est plus grand que la somme des impacts de chaque branche séparément, décider de fractionner les trois branches présuppose que le demandeur s’octroie une dispense de MER. Le risque ainsi pris témoigne de l’administration déraisonnable d’un dossier lourd de conséquence.

Modal Shift demande de modifier l’approche adoptée actuellement dans le dossier de façon à prendre en considération la totalité de la zone comprise entre la E40 direction Gand (Grand-Bigard) et la E40 direction Liège (Woluwe Saint Etienne).

L’étude d’alternatives doit être considérée comme un préalable à toute étude d’incidence valide

La note d’avis n’examine aucune alternative permettant d’améliorer la mobilité du R0 autre que son élargissement. Sous le titre 2.2. Etude des alternatives : études qui ont précédé le plan, la note mentionne que le MER fait seulement la synthèse d’études préalables. L’étude préalable est basée sur l’idée de limiter les mouvements transversaux de circulation qui sont la cause de la formation d’embouteillage et de la congestion. Pour ce faire, il convient de séparer physiquement la circulation locale de la circulation de transit. L’étude dans laquelle TRITEL arrive à cette conclusion, date de 2000 et est donc déjà vieille de huit ans. Tous les paramètres du problème ne peuvent qu’avoir évolué. L’étude concerne, en outre, uniquement la zone de Zaventem (branche 3) et pas les autres branches. Sur un plan politique et d’expertise, il est inacceptable d’extrapoler les conclusions d’une étude portant sur une portion du R0 à la totalité de la zone nord du R0. En outre, l’étude dont question n’avait pas pour objectif de comparer différentes alternatives et ne contient donc pas les données permettant de rechercher aujourd’hui de telles alternatives. Le titre 3.3 Pondération des alternatives fait l’impasse sur la recherche d’alternatives et fait uniquement état du scénario zéro.

Quoi qu’il en soit, un dossier avec un tel impact exige la prise en considération d’alternatives raisonnables. Celles-ci ne peuvent être réduites à la synthèse d’une étude antérieure dans laquelle aucune alternative n’a été développée.

Modal Shift plaide pour l’examen d’alternatives raisonnables et portant sur la totalité de la zone nord du R0 (de E40 à E40).

Un projet de mobilité d’ampleur doit prendre en considération le contexte général

Bien que la zone nord du Ring autour de Bruxelles se situe sur le territoire flamand, il est plus que probable que la modification de cette infrastructure ou de son usage produira des effets au-delà de la Région flamande. La Région bruxelloise transfrontalière sera la première à subir les impacts de ce projet.

Modal Shift plaide pour que ce dossier soit traité en étroite collaboration entre les deux régions. Nous exigeons pour cette raison que chaque scénario envisagé pour la modification de la zone nord du R0 soit conforme avec IRIS II, le Plan Régional de développement et les plans communaux de mobilité des communes jouxtant la zone nord du R0.

Modal Shift souhaite également une meilleure prise en considération de l’impact environnemental (bruit, la qualité d’air, etc.) et socio-économique. Il est certain qu’une croissance de la pression automobile aura une influence sur la qualité de l’environnement de la Région bruxelloise. C’est pourquoi nous plaidons pour que soit examiné ces effets transfrontaliers et l’importance de ceux-ci.

Quant à la question de l’impact de l’emploi, il est évident que le domicile des futurs employés de la zone nord du R0 sera déterminant du flux de voitures à accueillir et des émissions de CO2 et de pollution, lesquelles sont néfastes pour l’environnement. Si pour attirer les employés, les solutions sont recherchées du côté des transports en commun optimalisé, il est certain que l’impact négatif sur l’environnement sera moindre. Les employés seront incités à utiliser cette alternative d’autant qu’il n’y a pas de capacité suffisante pour la voiture.

Une bonne communication commence par la transparence

La note d’avis considère l’élargissement du R0 sur la base du concept global d’organisation de l’espace 3+2 (voir entre autres le titre 3.1.). Ce concept n’est cependant valable qu’à court terme et sur une partie restreinte du projet alors que pour le surplus le concept global est erroné et inadapté.

Si le niveau C pour le trafic sans entrecroisement et le niveau D pour le trafic à entrecroisement sont recherchés sur la branche 3 (entre la E19 Machelen et la E40 Woluwe-Saint-Etienne), il faut en déduire que ce ne sont pas 12 bandes mais bien 17 bandes qui seront nécessaires à la plupart des endroits. Au vu de ceci, il n’est pas correct de parler d’un concept global de 3+2 bandes. Il est également remarquable de constater qu’à tous les endroits où 17 bandes ne seraient pas nécessaires pour atteindre la fluidité souhaitée, se trouvent les entrées et les sorties. Ceci ressort clairement des représentations pp. 24, 25 et 26 de la note. Le texte se contredit en outre puisqu’à la page 34, on peut lire :

« Le profil de la structure parallèle se compose de 1×2 bandes parallèles, de part et d’autre du R0. A hauteur des bretelles d’accès et de dégagement, il peut être nécessaire d’augmenter le nombre de voies de circulation en fonction de la charge du tronçon. »

Ce n’est pas juste à hauteur des bretelles d’accès et de dégagement que le nombre de bandes est supérieur à 17. Cette confusion est le résultat direct de la présentation du concept global de 3+2. Si on avait parlé d’un concept global de 4+5 le passage précité aurait été plus correct.

Une deuxième présentation erronée concerne le passage possible de 3+2 à 4+2 bandes. Toujours page 34, on peut lire :

« Le profil du R0 se compose en premier lieu de 2×3 voies séparées par une berme centrale. Pour aspirer à un projet durable, il convient de pouvoir évoluer à 2×4 voies en cas d’augmentation de la charge du trafic sur le R0. »

La note propose pour la branche 2 (entre la A12 à hauteur de Strombeek Bever et la E19 à hauteur de Machelen) de former jusqu’à 4 bandes centrales et une bretelle permanente d’entrée et de sortie (voir page 29 et 30). La branche 2 se raccorde immédiatement sur la branche 3. Si la partie centrale de la branche 3 compte seulement 3 voies de circulation alors que la partie centrale de la branche 2 compte 4 voies de circulation, les automobilistes qui conduisent de la branche 2 à la branche 3 seront confrontés inévitablement à un goulot d’étranglement. Étant donné que les goulots mènent à la formation d’embouteillage et que la modification R0 vise à les éviter, il n’y a d’autre choix que de prévoir 4 voies sur la branche 3. Ici encore le concept 3+2 est intenable. On observe ici le lien étroit qui existe entre le profil des différentes branches et donc la nécessité de prendre en considération la totalité de la zone pour la soumettre à un plan-MER.

1.2. Les remarques spécifiques

Dans la note d’avis, il manque quelques éléments qui devraient être présents dans tout plan MER.

Voici quelques-uns de ces éléments :

  • l’étude de l’augmentation possible du nombre de déplacements sur le R0
    - suite à l’élargissement (soi-disant sans effet),
    - suite à la progression des activités commerciales dans la zone ;
  • l’étude de la progression possible de particules polluantes (aussi bien les PM 10 que les PM 2.5) suite à la circulation croissante ;
  • l’étude de la progression possible des gaz à l’effet de serre et des autres émissions nuisibles :
  • l’étude d’impact sur l’utilisation des transports en commun et les autres modes de transport ;
  • l’étude d’impact sur les territoires transfrontaliers en ce qui concerne :
    - l’environnement (bruit, qualité de l’air, l’eau...),
    - la biodiversité (la R0 opère une rupture des espaces susceptible d’avoir des conséquences négatives pour la biodiversité de la région bruxelloise),
    - la mobilité,
    - l’emploi.

Etude de la progression possible du nombre de déplacements sur la R0

L’effet d’aspiration est un principe de base des études en mobilité. Plus il y a d’infrastructures, plus il y a de déplacements. Ce principe n’est pris en considération nulle part dans la note alors qu’il aura une influence indéniable sur l’utilisation estimée du R0. Modal Shift exige que ce principe soit pris en considération.

Actuellement, quelques sites de la zone nord du R0 sont envisagés pour des activités commerciales nouvelles ou complémentaires. La plupart s’insère dans le projet d’élargissement des activités de l’aéroport de Zaventem. Ceci est mentionné dans la note d’avis tout comme quelques autres projets. La liste des projets qui provoqueront le plus de déplacements dans la zone nord du R0 est toutefois très incomplète permettant seulement de déterminer un impact partiel. Ainsi l’extension du Meise Westrode et du Vilvoorde Watersite n’est pas mentionnée.

Modal Shift demande que toutes les activités occasionnant de la circulation dans la zone du R0 soit mentionnée dans l’étude. A défaut, l’étude restera incomplète. La note doit aussi prendre en considération les projets transfrontaliers.

Etude de la progression possible des particules de pollution (PM 10 et 2.5)

Il est évident que toute étude d’impact environnementale doit intégrée la production de particules fines. L’étude suggère au point 7.3.1. AMELIORATION DE LA QUALITE DE L’AIR EN RAISON D’UNE CIRCULATION PLUS FLUIDE qu’une amélioration de la fluidité sur le R0 mènerait à une amélioration de la qualité d’air. Il est particulièrement gênant de formuler semblable hypothèse en dehors de toute étude. Une note d’avis doit mentionner les éléments qu’elle examine et pas seulement les résultats supposés. S’il est vrai que la qualité d’air pourrait être améliorée en cas de flux constant de voitures, celles-ci expulsant moins de particules fines grâce à une meilleure combustion, rien ne garantit que le flux de voitures restera identique. L’amélioration de la qualité d’air ventée dans l’étude est donc basée sur une prémisse qui reste à prouver.

La note ne peut en outre pas uniquement examiner le lien entre les PM10 et l’évolution possible du nombre de déplacements sur le R0, elle doit également examiner ce lien pour les PM 2.5 qui sont encore plus dommageables pour la santé. Le périmètre d’étude d’émission des particules fines est limité dans la note à 250 mètres (voir p. 111) alors que les effets de la circulation sur l’émission de particules fines peuvent être scientifiquement mesurés jusqu’à 1000 mètres.

Modal Shift propose pour cette raison que le périmètre étudié soit augmenté jusqu’à une distance minimale et raisonnable de 1000 m.

L’étude de la progression possible des gaz à effet de serre

La note mentionne au tableau 4.1 que le protocole de Kyoto est un cadre juridique fondamental. Or l‘impact du projet sur les gaz effet de serre n’est pas mentionné ce qui hypothèque lourdement la qualité de l’étude. Le transport est responsable de 20% des émissions de CO2, un des plus important gaz à effet de serre.

Modal Shift demande que soit examinée l’évolution des émissions de CO2 en parallèle avec l’évolution possible du nombre de déplacements. Les associations ne plaident pas pour considérer uniquement les normes de Kyoto comme cadre juridique, mais également le protocole de Bali[1]. Si le projet de R0 était réalisé, le chantier se clôturerait après la date finale prévue pour le protocole de Kyoto (2012). Il est évident que l’étude doit prendre en considération la mesure dans laquelle le projet permettra d’atteindre la réduction voulue des gaz à effet de serre en Belgique.

L’étude des effets possibles sur l’utilisation des transports en commun et des autres modes de transport

Il existe une concurrence entre les différents modes de transport. Ceci vaut aussi bien pour le transport de personnes que pour le transport de marchandises. L’élargissement de l’infrastructure d’un des modes ne peut qu’influer sur l’usage des autres modes. Modal Shift plaide pour que ces effets soient étudiés dans le MER.

L’étude des effets transfrontaliers

Le titre 9 de la note se rapporte aux effets transfrontaliers. La note ne formule toutefois aucune proposition concrète devant être étudiée précisément. Modal Shift demande que des propositions concrètes soient intégrées dans cette partie.

Si le R0 se trouve principalement en territoire flamand, seule une étude permettra de déterminer les effets que son élargissement peut produire au-delà des frontières. Nous demandons que, pour l’ensemble du projet, soient à chaque fois analysés les effets sur l’environnement, la biodiversité, la mobilité et l’emploi. Les conséquences sur l’environnement concernent la qualité d’air (PM10, PM 2.5, NOx, CO...), le bruit et l’eau. L’impact sur la biodiversité de la RBC est évident. Déjà actuellement, le R0 provoque une coupure de l’espace au détriment l’habitat de la faune de la RBC et s’accompagne d’un déclin de la biodiversité. L’impact du projet sur cet état des choses doit être analysé. Nous affirmons également la nécessité d’examiner l’impact de la modification de R0 sur la mobilité en RBC. La capitale souffre déjà aujourd’hui de la pression automobile. Il est donc indispensable de déterminer l’impact précis des modifications du R0 sur cette situation. Enfin, l’impact sur l’emploi doit pris en compte dès lors qu’il est également lié aux questions environnementales et de mobilité.

2. La recherche d’alternatives

Concernant la recherche d’alternatives, nous souhaitons la poursuite des objectifs suivants par ordre décroissant de priorité :

  1. mieux exploiter l’infrastructure de mobilité existante,
  2. développer des infrastructures de mobilité douce et collective,
  3. élargir les infrastructures liées à la voiture uniquement lorsque toutes les autres mesures n’offrent pas de solution

L’application de ces principes doit permettre l’amélioration de la circulation dans la zone nord du R0 à court, moyen et long terme. Nous n’avons pas d’objections quant au fait d’étudier les effets que peut produire l’élargissement du R0 sur la mobilité dans la zone concernée, mais ces effets doivent être comparés à court, moyen et long terme avec les principes esquissés.

Pour la mise en œuvre de ces principes, nous renvoyons vers la proposition de www.modalshift.be.



[1] Le Protocole prévoit de nouveaux objectifs : une réduction de 25 à 40% des émissions de CO2 pour 2020 et de 80 à 90 pour 2050.


Modal Shift souhaite que le dossier Ring se double d'une solution équilibrée

Modal Shift souhaite que le dossier Ring se double d’une solution équilibrée

https://www.ieb.be/1389
5 novembre 2008

Ce jeudi 6 novembre 2008, l’enquête publique sur le dossier d’élargissement du Ring au nord de Bruxelles arrive à son terme. La plate-forme associative Modal Shift[1], née début juillet en réaction à ce dossier, rentre aujourd’hui sa réclamation [Lire l’article] auprès du service MER Vlaanderen. Celui-ci disposera, à compter du 6 novembre, de 20 jours pour traiter toutes les réclamations, prendre une décision définitive et adresser ses directives aux auteurs du plan MER. Modal Shift souhaite une étude plus approfondie et la prise en considération d’alternatives inexistantes dans l’état actuel du dossier.

Un projet inutile de 1 milliard d’euros

Les coûts externes liés à la congestion quotidienne sur le R0 ont pris des proportions alarmantes ces dernières années[2] et le développement économique des zones au nord de Bruxelles stagnent en raison d’une accessibilité devenue défaillante, hypothéquant les projets amenés à s’y déployer. Les projections annoncent que le trafic sur le Ring est amené à croître de 10% d’ici 2016. Or, pendant longtemps, les citoyens ont dû se contenter d’effets d’annonce quant aux solutions à apporter à cette mobilité en crise. Mais le 7 juillet 2008, le gouvernement flamand a enfin sorti de ses cartons un projet destiné à trouver une issue. Du moins le croyait-on, car la lecture du projet conduit au désenchantement le plus complet. En effet, le document soumis à consultation repose sur des postulats dépassés, ignorant complètement les effets d’appel liés à la création de nouvelles infrastructures routières et allant à contre-courant d’une conception durable de la mobilité. Il relève pourtant de l’évidence que les nouvelles infrastructures routières entraînent toujours plus loin nos sociétés sur le chemin de la dépendance au pétrole et de la perte de maîtrise sur nos émissions de gaz à effet de serre. Dépenser un milliard d’euros (coût estimé du projet) dans une telle entreprise revient à subsidier des nuisances quotidiennes en termes de santé publique et de biodiversité et à financer de grands travaux qui se révèleront inutiles d’ici 5 à 10 ans.

Nos objections — une communication fallacieuse et déformante

Une des objections principales de Modal Shift est le manque total d’étude d’alternative dans la notification. Sans compter l’incohérence des objectifs proposés. D’un côté, la note annonce l’utilisation d’un concept global de 3+2 bandes dans chaque sens (soit 10 à 12 sections au total) pour améliorer l’écoulement du trafic sur le R0 et atteindre un niveau de fluidité C et D alors qu’il se trouve actuellement au niveau F. Or les simulations réalisées pour l’étude montrent qu’atteindre ce niveau de fluidité nécessite en de nombreux endroit un élargissement à 17 sections. De tels résultats auraient dû inciter le demandeur à rechercher des alternatives. La recherche d’alternatives est d’ailleurs une obligation légale au niveau européen. Il n’est pas très judicieux de la part des autorités flamandes d’agir de la sorte ni d’ailleurs de ne mettre à consultation ce dossier qu’en version néerlandaise alors qu’il a des conséquences importantes pour des communes à facilité et la Région bruxelloise. C’est sous la pression des associations et des autorités bruxelloises que l’étude a finalement été traduite en français.

Modal Shift désapprouve également le manque d’analyse approfondie concernant l’influence directe et indirecte du projet sur l’émission de particules fines et les émissions de CO2. Les particules fines causent chaque année 6.700 décès dans notre pays et coûtent des milliards d’euros en frais médicaux. Nous outrepassons déjà pour cette année le nombre de dépassements autorisés des seuils d’émission en Région bruxelloise. Quant aux gaz à effet de serre, on conçoit difficilement comment la Belgique peut atteindre les objectifs du protocole de Kyoto en concevant de telles infrastructures routières. C’est cette politique qui est responsable de la crise écologique dans laquelle nous sommes enlisés.

Pour une mobilité réconciliant les objectifs écologiques et économiques

Les mouvements environnementaux sont conscients de l’importance de la recherche de synergies entre économie et environnement et du développement d’une mobilité réconciliant ces deux enjeux de société. Il est vrai que l’élargissement du Ring peut donner un signal aux investisseurs potentiels en améliorant à court terme l’accessibilité de la zone, celle-ci étant, en effet, un facteur déterminant dans les choix d’implantation des sociétés. Mais cette accessibilité ne s’améliorera qu’à court terme en raison de l’effet d’appel créé par l’élargissement de l’infrastructure. C’est se fourvoyer de croire que le développement économique ne peut se nourrir que d’une croissance de la mobilité, surtout si cette dernière repose essentiellement sur la circulation automobile et donc majoritairement sur l’énergie fossile. Or les derniers soubresauts européens visant à postposer l’obligation de ramener les émissions moyennes de CO2 à 120 gr/km de 2012 à 2015 ne laissent rien présager de bon quant à l’amélioration de la performance énergétique des véhicules à moyen terme.

Il est évident que la réconciliation entre mobilité, environnement et développement économique passe par la recherche d’alternatives à la voiture. Elargir le Ring constitue une fuite en avant et une « fausse bonne solution » tant sur le plan économique et qu’écologique. C’est à ce stade de l’étude que les autorités flamandes doivent se pencher sur les alternatives permettant de combiner amélioration de la mobilité, fonctionnement économique pérenne et préservation de l’environnement.

Les alternatives

Il n’y a pas une solution aux problèmes de mobilité autour du R0 mais une combinaison de mesures parmi lesquelles certaines sont déjà à l’œuvre comme le projet de RER et de Diabolo qui forment des débuts de solution. Dans une conception à long terme, le R0 doit être réservé au trafic de transit de sorte que les circulations locales soient réorientées majoritairement vers les modes alternatifs. Le trafic de transit peut lui-même être maîtrisé grâce au développement du ferroviaire mais aussi de la voie d’eau pour le transport de marchandises..Des liaisons transfrontalières de transports en commun doivent être pensées entre la Région bruxelloise et la Région flamandes ainsi que des liaisons en rocade entre les différentes communes périphériques. Pour des distances inférieures à 10 kilomètres, il est tout à fait pertinent de développer la circulation cycliste. La circulation sur le Ring diminuerait également drastiquement si le co-voiturage était encouragé par l’existence de bandes HOV (High Occupancy Vehicules). Une rationalisation de la circulation pourrait également être obtenue grâce à des panneaux d’information dynamique et l’indication des vitesses adéquates à adopter. Enfin, une diminution importante de la pression automobile (plus de 20%) peut être obtenue par l’introduction d’une taxe kilométrique intelligente. On assisterait à une refonte du paysage de mobilité autour du R0 grâce à une mosaïque de mesures initiatrices d’un cercle vertueux.

Contacts

  • info chez modalshift.be
  • NL : Maarten Roels, 02/217 56 33.
  • FR : Claire Scohier, 02/548 39 46, 0473/66 75 05.

Plus d’informations sur www.modalshift.be.



[1] La plate-forme Modal Shift se compose de : Bond Beter Leefmilieu, Bral vzw, Friends of the Earth Belgique, Fietsersbond, GRACQ, Greenpeace, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Mobiel21, Natuurpunt.
[2] Selon le directeur général des voies et circulation de la Région flamande, la congestion coûte 46 euros par véhicule par jour.


Inventaire des enquêtes publiques du 5/11/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 5/11/2008

https://www.ieb.be/1396
5 novembre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 5/11/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 6 novembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 6 novembre 2008

https://www.ieb.be/1394
6 novembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Et rond et rond petit Ring pond

Région flamande : élargissement du Ring de Bruxelles à hauteur de la zone de Zaventem (section E40 Woluwe-Saint-Etienne - E19 Machelen). Le Gouvernement flamand a chargé sa Ministre des Travaux publics d’établir un plan MER (étude d’impact relative au projet de modification de plan d’affectation du sol). Un plan MER commence par une phase de diagnostic et de lignes directrices sur laquelle vous pouvez remettre un avis en indiquant les éléments que l’étude d’impact devrait examiner. Le document est disponible en téléchargement sur le site de l’Administration régionale Bruxelles Environnement (IBGE) www.ibgebim.be.

Le Bral, IEB et le Fietsersbond ont rendu à la Commission régionale de la mobilité leur avis sur le projet d’élargissement du Ring par la Région flamande.
[ Lire l’avis ]
Enquête publique du 8 septembre au 6 novembre 2008.
Contactez Claire Scohier.

Des logements sociaux en germe

Berchem-Sainte-Agathe : Venelle du Champ du Moulin. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un ensemble de logements sociaux avec création de voirie. Le projet prévoit 18 maisons unifamiliales, 4 immeubles (12 appartements et 18 duplex) et 34 emplacements de parkings à l’air libre ainsi que la création d’une voirie en cul-de-sac à partir de la rue de la Gérance.
Enquête publique jusqu’au 6 novembre 2008.
Concertation le 13 novembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Un îlot en mutation

Schaerbeek : boulevard Reyers, 44. Démolition de l’immeuble existant et construction d’un immeuble rez+7 comprenant 4 logements + parking. Modification des caractéristiques urbanistiques de l’îlot.
Enquête publique jusqu’au 12 novembre 2008.
Concertation le 21 novembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Le Diabolo dépasse le PRAS

Région bruxelloise : deux cartes du PRAS doivent être modifiées partiellement en vue de permettre la réalisation du projet ferroviaire Diabolo facilitant la connexion de l’aéroport de Zaventem. Le projet est consultable sur http://www.brucity.be/ pdf/2008/urbanisme/ Enquêtes région/ diabolo_doc_enquête.pdf.
Enquête publique jusqu’au 17 novembre 2008.
Pas de concertation.
Les observations et remarques sont à adresser à l’AATL, Direction Etudes et planification, rue du Progrès, 80, bte 1, 1030 Bruxelles.
Contactez Claire Scohier.

Plan Iris 2 : la mobilité plan-plan ?

Région bruxelloise : le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.
Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.
Enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Plan Déchets : videz votre sac !

Région bruxelloise : mise à l’enquête du 4e Plan régional de prévention et de gestion des déchets, plus communément appelé Plan Déchets. Celui-ci vise notamment à renforcer la réduction des déchets à la source, développer la réutilisation, améliorer les performances de la collecte sélective et du recyclage, améliorer les performances environnementales des outils de traitement...
Le plan complet peut être téléchargé à l’adresse www.bruxellesenvironnement.be. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région et/ou chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au Service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles.
Huit séances de présentation du plan sont prévues au cours des deux mois d’enquête publique (pour le planning, contactez-nous).
Enquête publique jusqu’au 15 décembre 2008.
Contactez Catherine Maréchal.

Plan Bruit : faites entendre votre voix !

Un second Plan de prévention et de lutte contre le bruit vient d’être proposé par la Région bruxelloise. Ce projet de Plan Bruit 2008-2013 intègre l’évolution des dispositions réglementaires en particulier au niveau européen. Il insiste sur les initiatives pouvant être prises en charge par les pouvoirs publics. Il développe des synergies avec d’autres plans régionaux comme le PRAS, le Plan Iris...
Pour prendre connaissance du dossier, vous pouvez le télécharger sur le site www.bruxellesenvironnement.be, le consulter chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles, et/ou le consulter dans votre administration communale.
Contactez Delphine Termolle.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Défi Trajets Courts : le tour de la Terre sans voiture !

Défi Trajets Courts : le tour de la Terre sans voiture !

https://www.ieb.be/1437
6 novembre 2008

Le Défi Trajets Courts 2008 est à présent clôturé et fut un succès total ! IEB et le Bral vous remercient.

Pendant un mois, plus de 250 Bruxellois réunis en 30 équipes ont délaissé la voiture pour leurs petits trajets. Ils ont amélioré la qualité de l’air, la convivialité, leur santé et leurs finances
Les résultats du Défi sont fantastiques. 40 000 kilomètres ont été parcourus, soit la circonférence de la Terre. Cela correspond à 6 tonnes de CO2, 1 kilo et demi de particules fines, 1 000 000 de Kcal et 30 000 € !

Les gagnants seront récompensés au cours d’une cérémonie de clôture en présence des Ministres Pascal Smet et Evelyne Huytebroeck. Vous êtes tous cordialement conviés à cette cérémonie qui aura lieu le 2 décembre à 19h30 à la salle De Markten.

Fier des efforts des participants et des résultats obtenus, le Défi Trajets Courts reviendra l’année prochaine. Dans une version plus ambitieuse tant il reste d’automobilistes à sensibiliser.

Infos : www.trajetscourts.be


Les États généraux de la société civile bruxelloise : l'affirmation d'une identité bruxelloise

Les États généraux de la société civile bruxelloise : l’affirmation d’une identité bruxelloise

https://www.ieb.be/1397
7 novembre 2008

Les dix organisations de la société civile réunies dans la Plate-forme pour l'avenir de la Région bruxelloise[1] invitent l'ensemble de la population bruxelloise et tous ceux que l'avenir de leur capitale concerne à s'engager dans une réflexion de fond dans le cadre des « États Généraux de Bruxelles » qui se tiendront au printemps 2009. Pour suivre l'évolution de ce débat citoyen, inscrivez-vous sur le site www.etatsgenerauxdebruxelles.be.

Les États Généraux de Bruxelles © EGEB - 2008

L’affirmation d’une identité bruxelloise

Depuis quelques années, l’identité bruxelloise a trouvé — dans sa complexité — à s’exprimer de manière de plus en plus insistante.

Depuis la création de la Région, voire bien avant, les organisations patronales et syndicales se sont organisées au niveau régional. Elles partagent l’ambition de contribuer au développement de Bruxelles, via un renforcement du dialogue économique et social bruxellois. Chacune selon ses intérêts et ses moyens propres, elles formulent, depuis longtemps, des propositions pour l’avenir de Bruxelles, de ses habitants, de ses entreprises et de ses travailleurs, participant ce faisant à la construction d’une identité bruxelloise.

De leur côté, les organisations se préoccupant d’environnement (Inter-Environnement Bruxelles et le BRAL), au travers des luttes urbaines menées par les comités d’habitants qu’elles fédèrent, ont également apporté depuis des dizaines d’années, par la réflexion et l’action, par l’interpellation du politique et les mécanismes de concertation, leur pierre à la construction — dans le champ réel et dans les imaginaires — de la Région bruxelloise, territoire administratif et institution politique mais aussi simplement Ville.

Plus récemment, les artistes et les institutions culturelles bruxelloises de tout type ont montré la voie d’une collaboration large en se regroupant d’abord sous deux coupoles artistiques (le Brussels Kunstenoverleg et le Réseau des Arts de Bruxelles), respectivement néerlandophone et francophone, puis en multipliant les collaborations entre elles et en jetant des passerelles vers les autres cultures de notre Ville-Région, témoignant par là de sa réalité cosmopolite et multiculturelle.

A côté de ces acteurs à l’œuvre depuis plus ou moins longtemps dans la Région bruxelloise — et sans oublier les décideurs politiques — des groupes de réflexion ou d’action, prenant la question de l’identité bruxelloise comme point de départ et le droit des Bruxellois à être entendus comme Région à part entière comme postulat, se sont créés au fil des ans (Manifesto en 2003, bruXsel forum en 2004, Aula Magna en 2005). A l’origine de nombreux débats, publications et actions, ils ont notamment lancé l’Appel des Bruxellois en décembre 2006 dont l’écho favorable dans la population a suscité questionnement et intérêt auprès des décideurs et des médias.

A la fin de l’année 2007, dix organisations bruxelloises issues des divers champs de cette réalité foisonnante, se rejoignaient sur l’idée de rédiger une plate-forme de la société civile qui tracerait les grandes lignes des enjeux auxquels notre Ville-Région est confrontée et rappellerait les valeurs qui doivent guider ceux qui ambitionnent de les relever.

Acceptaient ainsi de s’associer dans cette démarche novatrice, dans le champ socio-économique, BECI, la CSC et la FGTB, dans le champ environnemental, Inter-Environnement-Bruxelles et le BRAL, dans le champ culturel, le Réseau des Arts à Bruxelles et le Brussels Kunstenoverleg, et dans le champ citoyen, Aula Magna, bruxsel forum et Manifesto.

La Plate-forme de la Société civile bruxelloise vit donc le jour en mars 2008, sous forme d’un document de six pages signé par les représentants de chaque association, et fut largement relayée par les médias.

Vers les États généraux de la société civile bruxelloise

Fortes de ce premier succès qui témoignait qu’il était possible de faire dialoguer des acteurs bruxellois très divers et peu habitués jusque-là à se parler, les dix associations se demandèrent comment prolonger et amplifier ce premier résultat.

L’urgence du débat citoyen provient bien sûr des prochaines élections régionales, et de la confection du programme du gouvernement qui en sera issu, mais aussi des négociations institutionnelles déjà entamées et dans lesquelles la voix des Bruxellois doit être forte et structurée.

Très vite, il apparut qu’il était essentiel d’interpeller le monde politique sur l’urgence de certaines questions pour l’avenir de la Ville-Région après avoir mis celles-ci en débat au sein de la société civile.

Pour ce faire, il était important d’assurer des débats de qualité sous-tendus par une réflexion préalable de niveau scientifique. L’idée d’associer les universités bruxelloises — Facultés universitaires Saint-Louis (FUSL), Université libre de Bruxelles (ULB) et Vrije Universiteit Brussel (VUB) — fut donc adoptée et celles-ci contactées. Leur réaction fut enthousiaste et l’accord des trois recteurs obtenu. Au-delà de leur évidente capacité à accompagner scientifiquement ce nouveau processus, elle voulaient aussi témoigner d’un engagement citoyen pour la Ville-Région dont elles sont déjà des acteurs.

Quels sont les buts concrets poursuivis par les États généraux ?

Il s’agit d’abord de partager les constats sur base des nombreuses études existantes consacrées à Bruxelles en rassemblant et en synthétisant celles-ci, en soulevant ensuite des questions-problèmes et en ébauchant enfin des options de réponses politiques.

Il s’agit ensuite de mettre en débat ces constats, questions-problèmes et options politiques avec la société civile, organisée ou non, et recueillir ses remarques, critiques et suggestions au travers de débats organisés sur les différentes thématiques.

Il s’agit également de rechercher les grandes lignes de force qui traversent les différentes thématiques pour aider à mettre sur pied des politiques convergentes.

Il s’agit enfin de déterminer comment alerter le politique en lui signalant les chantiers qui paraissent prioritaires et en pointant les lignes de force d’une possible vision de la Ville-Région, pour lui rappeler son nécessaire rôle d’arbitrage démocratique, tout en saisissant l’opinion publique de l’importance et de l’urgence des enjeux grâce notamment à la presse,mais aussi grâce à un site internet proactif.

Une mobilisation en trois phases

Première phase : une cinquantaine de scientifiques et experts, travaillant en réseau, dressent les constats, listent les questions-problèmes et énoncent les options politiques dans de courtes fiches de synthèse.

16 thématiques ont été déterminées par le Comité scientifique :

  1. La population (coordinateur : Patrick Deboosere - VUB)
  2. La jeunesse (coordinateur : Andrea Rea - ULB)
  3. La qualité de vie et la santé (coordinatrice : Myriam Despiegelaere – Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale)
  4. La mobilité à, de, vers et autour de Bruxelles (coordinateur : Michel Hubert - FUSL)
  5. L’emploi et les activités (coordinateur : Christian Vandermotten - ULB)
  6. Bruxelles, ville internationale (coordinateur : Eric Corijn - VUB)
  7. Les inégalités sociales et la cohésion sociale (coordinateur : Chris Kesteloot – KUL)
  8. La maîtrise foncière, l’espace public et le logement (coordinateur : Nicolas Bernard - FUSL)
  9. La culture (coordinateur : Jean-Louis Genard – ULB et La Cambre Architecture)
  10. L’éducation et la formation (coordinateur : Rudi Janssens - VUB)
  11. Bruxelles, ville de connaissance (coordinateurs : Ben Van Camp – VUB et Olivier Witmeur - ULB)
  12. Sécurité et prévention (coordinateur : Christophe Mincke - FUSL)
  13. Bruxelles, ville durable (coordinateur : Pierre Vanderstraeten – Institut d’Architecture Saint-Luc)
  14. Gouvernance urbaine (coordinateur : Kris Deschouwer - VUB)
  15. Bruxelles dans sa zone métropolitaine (coordinatrice : Caroline Van Wynsberghe - UCL)
  16. Finances publiques, financement et fiscalité (coordinateur : Philippe Cattoir – Commission européenne)

Chacune d’entre elles est coordonnée par un coordinateur scientifique, entouré de chercheurs universitaires et d’experts de la société civile ou de fonctionnaires spécialistes de cette matière. Chaque thématique fait l’objet de la rédaction d’une fiche de synthèse de 5-6 pages, approuvée par le Comité scientifique des États généraux. L’ensemble de ces fiches de synthèse sera publiée comme collection spéciale de Brussels Studies (la revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles) et sera mis en ligne sur le site web des États généraux pour consultation et téléchargement par les citoyens et organisations intéressés.

La composition du Comité scientifique est la suivante : Nicolas Bernard (FUSL), Eric Corijn (VUB), Michel Hubert (FUSL), Rudi Janssens (VUB), Serge Jaumain (ULB), Chris Kesteloot (KUL), Christophe Mincke (Brussels Studies), Christian Vandermotten (ULB) et Philippe Van Parijs (UCL).

Deuxième phase : citoyens et organisations diverses prennent connaissance de ces constats, critiquent ces questions-problèmes et débattent des options politiques lors de forums annoncés à l’avance.

Plus de 600 groupements, associations, collectifs, fédérations de tout type seront invités à participer aux États généraux en s’inscrivant via le site web de ceux-ci (www.etatsgenerauxdebruxelles.be).

En janvier, février et mars 2009, huit soirées seront organisées (le lundi soir) qui permettront d’aborder à chaque fois deux thématiques, traitées en parallèle dans le même lieu (il ne sera donc possible que d’en suivre une par soir). Ces séances seront préparées par les fiches de synthèse, introduites par les auteurs de celles-ci, modérées pour permettre à un maximum de personnes de s’exprimer. Elles feront chacune l’objet d’un rapport circonstancié qui sera présenté vers la fin mars 2009 lors d’une séance générale de partage de l’ensemble de ces séances. L’ensemble de ces contributions citoyennes sera publié sur le site web des États généraux.
Les avis exprimés pourront se faire sous forme de consensus ou, au contraire, de dissensus par rapport aux options politiques exprimées.

Troisième phase : les membres de la Plate-forme de la société civile, avec le soutien des universités, dégagent les chantiers prioritaires et ébauchent les grandes lignes d’une vision pour la Ville-Région aux fins d’une médiatisation et d’une interpellation des responsables politiques.

En avril 2009, les membres de la Plate-forme, forts des résultats obtenus lors de la mise en débat des contributions des experts, universitaires et autres, s’attacheront à rendre intelligibles dans la masse de connaissance accumulée et débattue quelques idées-force, en soulignant l’urgence des chantiers à ouvrir en priorité.
Il ne s’agit donc pas ici de proposer un catalogue de mesures à appliquer comme telles par l’autorité politique, ni même de dresser le cadre de grandes orientations. L’angle d’attaque sera plutôt de proposer une vision déployée sur le long terme, un projet pour la Ville-Région, avec ses lignes de force et ses tensions, dont la déclinaison et, partant, les décisions concrètes et les nécessaires arbitrages reviennent clairement aux futurs gouvernements fédéral, régionaux et communautaires.
Ce message sera transmis lors d’une séance plénière où se rencontreront citoyens, animateurs des États généraux, experts, journalistes et représentants politiques.

Ce processus, d’une ampleur jamais vue à Bruxelles, ambitionne de mobiliser les citoyens et les forces vives bruxelloises mais, au-delà, de peser sur l’agenda électoral, sur le programme du futur gouvernement bruxellois et sur le dialogue institutionnel au niveau des entités fédérale et fédérées qui se poursuivra en 2009.

États Généraux de Bruxelles
Site : www.etatsgenerauxdebruxelles.be
E-Mail : info chez etatsgenerauxdebruxelles.be
Adresse : Place du Samedi, 13, 1000 Bruxelles.



[1] La FGTB et la CSC de Bruxelles, BECI (Brussels Enterprises, Commerce and Industry), Inter-Environnement Bruxelles, le Brusselse Raad voor het Leefmilieu, le Réseau des Arts à Bruxelles, le Brussels Kunstenoverleg, et les initiateurs de la pétition « Nous existons ! Wij bestaan ! We exist ! » (Aula Magna, bruXsel forum et Manifesto), avec le soutien des trois universités bruxelloises (l’ULB, la VUB et les Facultés Universitaires Saint-Louis) et la revue scientifique électronique Brussels Studies.


Un péage urbain « pour » Bruxelles

Un péage urbain « pour » Bruxelles

https://www.ieb.be/1404
12 novembre 2008

Le 5 novembre dernier les groupes parlementaires d'Ecolo et de Groen organisaient un colloque sur le péage urbain auquel Inter-Environnement Bruxelles participait pour livrer ses options à un public fourni, diversifié et attentif.

La méthode consistait à faire réagir intervenants et participants sur trois scénarios de péage urbain : un péage à l’échelle de la zone RER, un péage au niveau de l’ensemble de la RBC et un péage limité au Pentagone et aux zones de bureaux de première couronne (quartier Nord, européen, Midi, Porte de Namur et T&T). C’est ce dernier scénario qui a la préférence d’IEB, au moins à court terme.

Nous savons que nous devons maîtriser/réduire la pression automobile pour des raisons sociales, environnementales et économiques. Depuis dix ans la RBC court derrière les –20% de pression automobile et arrive à un résultat plus que désolant puisque cette dernière augmente. Or tous les scénarios testés (scénario Iris 2, scénario IBGE), les expériences étrangères (Londres, Stockholm, Milan,...) le démontrent : le péage urbain permet d’atteindre le seuil ultime des –20%, voire plus. Rien que par cette performance, le péage urbain mérite d’être analysé.

Selon Kaufman, sociologue de nos mobilités quotidiennes, les mesures incitatives ne suffisent pas. La voiture est tellement encrée dans notre vie et notre quotidienneté, que des mesures dissuasives sont indispensables si nous voulons renverser la vapeur. Le péage est une taxe irritante mais au potentiel élevé : la seule permettant d’atteindre avec efficacité une réduction importante des émissions de CO2 et des émissions polluantes.

L’usage de la voiture représente un coût astronomique pour la Région, pour ses habitants et son environnement : coûts directs (liés par exemple à la perte de temps dans les encombrements), les coûts indirects (liés par exemple au nettoyage des façades résultant de la pollution), les coûts sociaux (moins de maladies et de morbidités liées à la pollution). Les coûts externes de la voiture sont 4 fois plus élevés que ceux du transport public. Les véhicules lourds consomment en moyenne quatre fois plus de carburants que la voiture. Instaurer un péage, c’est internaliser une partie des coûts externes de la voiture et rééquilibrer la balance au profit des modes de transport doux.

A l’heure actuelle, les déplacements automobiles en milieu urbain sont très largement sous-tarifés. Il en découle une congestion et des nuisances locales excessives et un manque d’attrait pour les transports en commun qui doivent être largement subventionnés pour rester compétitifs.

Pourquoi un péage urbain ?

Le péage urbain permet d’atteindre différents objectifs :

  • réduire la pression automobile,
  • réduire les GES,
  • lutter contre la pollution,
  • favoriser l’usage des transports en commun,
  • améliorer l’accessibilité et le cadre de vie, freiner l’exode,
  • rééquilibrer la contribution aux coûts de la mobilité pour la collectivité.

Il se distingue en cela des autres instruments régulateurs de la mobilité.

Si la taxe kilométrique intelligente introduite sur l’ensemble du territoire belge permet de réduire l’usage de la voiture de 15% à 20%, elle n’assure pas une régulation propre aux centres urbains susceptibles de développer une mobilité spécifique sur base de leur densité et de leur réseau de TC. Elle ne résout pas non plus l’injustice dont les bruxellois sont l’objet en tant que territoire de transit pour les habitants périphériques. La taxe kilométrique est tout à fait cumulable avec un péage urbain : seuls les centres urbains offrent une alternative à la voiture suffisante et génèrent un effet redistributif important par la diminution de la congestion.

Le péage ne produit pas les effets pervers d’une simple interdiction des voitures les plus polluantes . Cette dernière ne résout pas la congestion et ses effets collatéraux et permet surtout d’accélérer le renouvellement du parc automobile occultant la consommation d’énergie liée au cycle de vie total de la voiture (la construction d’une voiture consomme une énergie équivalent au fait de rouler 35.000 km).

Le péage garde tout son sens nonobstant l’augmentation du carburant : le prix du carburant permet de pénaliser l’usage d’une énergie au prorata du km parcouru mais son effet dépasse l’échelle du cadre urbain et les situations de congestion, là où l’effet est le plus redistributif. La consommation de carburant n’est en outre pas modulée dans le temps et selon les heures.

Enfin, le péage se distingue de la tarification du stationnement qui n’affecte pas le trafic de transit et qui fixe un prix proportionnel à la durée du stationnement et non à l’usage.

Ce qui est certain

Le péage lié à la congestion régule la demande en circulation automobile par un signale prix qui résout les problèmes liés à la rareté de l’espace en zone urbaine. Le péage est un signal prix envoyé à l’usager qui entre sur le réseau et permet de dégager un bénéfice global pour la collectivité en fluidifiant la circulation (gain de temps pour les travailleurs, entreprises, diminution de la pollution, amélioration des TC,...). Sous cet angle, il atteint à court terme les mêmes objectifs que l’élargissement du Ring mais sans accroître la pression automobile et en économisant un milliards d’euros.

En diminuant la pression automobile, il améliore la Vicom des TC, leur régularité et limite le rabattement des usagers vers les lignes de métro déjà saturées aux heures de pointe. Il aide à la réhabilitation du TC de surface en site propre et initie le cercle vertueux de la mobilité.

Les expériences étrangères

Toutes les expériences existantes montrent des avantages globaux pour la régulation du trafic automobile, le partage de l’espace urbain rare, l’amélioration de l’environnement urbain et la mutualisation des ressources. Ces expériences se sont révélées efficaces par rapport aux objectifs affichés au départ et relativement bien acceptées par les populations concernées. Diminution de 10 à 30% de la pression automobile sans trop de report. Les livraisons deviennent plus efficaces. On assiste à une amélioration drastique de la vicom des TC. Le tout en produisant des recettes : le revenu net du péage urbain londonien en 2007, 135 millions d’euros.

Signalons qu’à Milan, on a plus affaire à un péage environnemental qu’à un péage de congestion. Conséquence : on assiste essentiellement à un renouvellement du parc automobile (- de pollution et d’émission de CO2) mais pas à une diminution de la pression.

Penser le péage pour Bruxelles

Il est possible d’instaurer un péage urbain dès maintenant en Région bruxelloise sans attendre la taxe kilométrique intelligente. Le modèle londonien est transposable. Les simulations réalisées par diverses études (Stratec, bureau fédéral du plan, expériences étrangères) montrent que le péage instaure rapidement un glissement de la voiture privée vers le transport public dès lors que le tarif est suffisant, qu’il y a congestion et une offre valable de transports en commun.

Dans cette ordre idée, il s’agit de pense à court terme à un péage en intérieur de ville, comme à Milan, Londres et Stockholm, plutôt qu’à hauteur du Ring d’autant qu’une bonne partie de celui-ci est situé en Région flamande (la Région bruxelloise = 162 km2 ≠ Londres = 40 km2, Milan = 8 km2, Stockholm = 35 km2). Le Pentagone équivaut à 460 ha, soit 4,6 km2. Une zone élargie aux pôles de bureaux centraux serait de 20 km2, la superficie du péage à Londres lors de son lancement. Cibler uniquement le Pentagone, comme l’a déjà rappelé Th. Duquenne directeur à l’AED, n’aurait pas beaucoup de sens car les déplacements en voitures y sont trop faibles (95.000 emplois). Un péage concernant un Pentagone élargi aux zones de bureaux du quartier Nord, du quartier européen, de la gare du Midi, de la Porte de Namur et de Tour et Taxis permettrait de couvrir 73% de la superficie de bureaux de la RBC. Ces zones génèrent un important trafic de navettes lié à la présence surabondante du secteur tertiaire. Elles offrent en outre une alternative efficace en transport en commun. Ces bureaux concernent en outre essentiellement des administrations publiques, européennes et des services financiers qui risquent peu de se délocaliser. Enfin, ces zones sont habitées par des ménages dont une part important ne dispose pas de voitures (40%).

Instaurer le péage sur cette zone limitée permet en outre de pallier au travers de la concurrence entre les régions. Il ne s’agit plus d’instaurer un péage au niveau d’une Région mais bien d’un périmètre urbain. De la même manière que la Flandre pourrait l’envisager à Anvers ou la Wallonie à Liège.

Ce scénario pourrait être phasé dans le temps pour couvrir un périmètre de plus en plus large.

Les tarifs

Les tarifs prévus tournent généralement entre 2,5 euros et 4 euros. Iris 2 envisage un forfait de 3 euros sur l’ensemble de la RBC + une tarification kilométrique de 0,30 €. Selon Iris 2, ce scénario permet d’améliorer la vitesse moyenne et de réduire les émissions de CO2 de 26% par rapport à 1999.

Selon le périmètre, le péage rapporterait entre 120 et 500 millions euros/an, la moitié étant réinvestie dans les frais de fonctionnement.

Les personnes habitants la zone pourraient se voir appliquer un tarif réduit, comme à Londres, sans que cela occasionne un effet rebond c.à d. un usage accru de la voiture par les personnes habitants la zone.

Le système ne s’appliquerait pas le week-end.

La technique

Une étude réalisée en 2008 par le Centre d’analyse stratégique en France considère que les deux systèmes de contrôle les plus efficaces et les plus répandus sont le système de badge électronique embarqué détecté par un portique (Stockholm) et les caméras de contrôle photographiant les plaques d’immatriculation.

Dans l’attente de la technique satellitaire, le plus opportun est d’utiliser, toujours comme à Londres, le système de l’ANPR c.à.d. la reconnaissance automatique de la plaque d’immatriculation par un système de caméras quadrillant la zone. Son coût est nettement plus modeste que le GPS et la DSRC (micro-onde) qui toutes deux nécessitent un appareil embarqué à bord. Par contre, il a l’inconvénient de ne pas permettre la modulation des deux autres systèmes en fonction de l’usage, du taux de pollution, de l’heure.

Tordre le cou à trois présupposés disqualifiant le péage

1. Le risque de délocalisation
La crainte de délocalisation ne résiste pas à l’analyse et à l’étude des cas existants. Ainsi, le centre de Londres n’a rien perdu en attractivité comme l’ont encore montré récemment plusieurs sondages. Transport for London, l’opérateur du péage à Londres, réalise des analyses et évaluations très pointues de son système de péage. Celles-ci montrent que le secteur commercial de la zone concernée a connu une évolution positive après l’instauration du péage alors qu’avant son introduction les acteurs économiques prédisaient la mort économique de Londres. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration ont même connu une croissance commerciale supérieure au reste de Londres. Grâce à son péage, Londres s’est doté d’une excellente image médiatique environnementale et vient encore de recevoir un prix du réseau Eurocities. Idem à Stockholm où les analyses montrent que le nombre de livraisons n’a pas diminué dans le périmètre mais que le temps de livraison a baissé.

Sur un plan économique, la qualité de l’environnement peut être perçue comme un véritable facteur de production : elle réduit les coûts directs (liés par exemple à la perte de temps dans les encombrements), les coûts indirects (liés par exemple au nettoyage des façades résultant de la pollution), les coûts sociaux (moins de maladies et de morbidités liées à la pollution) et attire de nouvelles entreprises. Or si les entreprises quittent les limites de la Région bruxelloise pour rejoindre les parcs d’affaires de la périphérie c’est notamment en raison d’une mobilité de plus en plus difficile (ainsi qu’en raison des règles d’urbanisme liées au PRAS et à la fiscalité). La congestion constitue une force de dispersion particulièrement importante dans le cas des zones urbaines. Elle entraîne une augmentation des coûts de mobilité interne. Elle est une véritable menace pour l’économie d’une ville.

En réduisant la présence automobile dans Bruxelles, on augmente l’accessibilité de plusieurs endroits de la ville par d’autres moyens de transport. L’accessibilité globale sera améliorée. Les voitures qui devront se rendre à Bruxelles le feront plus facilement.

Les grandes entreprises pourvoyeuses d’emploi sans lien direct avec un public sont déjà en périphérie de la ville suite à un mouvement d’exode qui s’est poursuivi sans discontinuité précisément en raison du manque d’accessibilité de la ville. Le périmètre visé ne ciblerait aucune grande entreprise de ce type. Par contre, l’activité économique (commerce de détail et de prestige, activités administratives et de services, notamment financier, institutions européennes) qui a besoin du centre pour se développer verrait sa situation améliorée suite à une meilleure accessibilité.

C’est d’évidence faire un mauvais procès au péage que de lui imputer d’emblée un coéfficient économique négatif.

2. Les inégalités sociales
L’argument le plus fréquemment soulevé à l’encontre du péage est celui de l’inégalité générée : les riches pourront payer et continueront à utiliser leur voiture alors que les pauvres seront obligés d’utiliser les TC. Pourtant à y regarder de plus près, en l’absence de péage, ce sont les pauvres qui paient pour les coûts externes générés par les riches. Le péage a donc une vocation d’équité sociale forte.

L’usage de la voiture crée un coût social supporté par toute la collectivité. Le péage permet d’éliminer la perte sociale due à la congestion et constitue donc un gain pour la collectivité. Quant aux usagers qui continuent à utiliser leur voiture, ils contribuent désormais à résorber ce coût social.

Ceci sera d’autant plus vrai en RBC. Le seuil de pauvreté en RBC est près de 30% et ce seuil augmente encore si vous ne visez que le Pentagone et les communes dites de 1e couronne. La plupart des personnes à bas revenus n’ont pas de voitures et habitent la première couronne, zone bien desservie par les TC. Dans ces zones, 50 à 60% des ménages sont sans voiture.
Instaurer un péage urbain dans cette zone va améliorer la qualité de vie de ses habitants et restaurer une égalité rompue puisque les navetteurs de 2e couronne, qui représentent une population plus aisée, payeront désormais le prix pour les dégâts environnementaux qu’ils créent dans cette zone.

Toutefois, il importe de rester attentif aux formes et caractéristiques du péage et à la manière dont sont utilisées ses recettes. L’affectation des recettes peut toujours compenser le caractère éventuellement régressif du péage pour le rendre progressif. Si les recettes sont affectées à l’amélioration des transports en commun, l’équité du système sera totalement préservée puisque les personnes à bas revenus sont, à l’heure actuelle, les principaux usagers des TC.

Quant aux familles à revenus modestes captives de l’automobile, elles doivent faire l’objet de mesures sociales externes au dispositif tarifaire du péage.

3. La capacité insuffisante des TC
On signale souvent que Bruxelles n’est pas prête en raison de l’insuffisance de l’offre en TC. Or l’introduction du péage urbain va diminuer la pression automobile et améliorer de facto la régularité des TC tout en récupérant des capacités perdues par l’engluement actuel des TC de surface dans les embouteillages. La congestion nous prive aujourd’hui de plusieurs véhicules de TC/jour.

CQFD : le péage urbain permet aux citoyens de dissocier l’idée de possession d’un véhicule et la nécessité de se déplacer, rend nos déplacements plus faciles en diminuant la congestion et moins coûteux pour la collectivité en terme d’impact économique et écologique global.


Inventaire des enquêtes publiques du 12/11/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 12/11/2008

https://www.ieb.be/1409
12 novembre 2008

Télécharchez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 12/11/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 13 novembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 13 novembre 2008

https://www.ieb.be/1410
13 novembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Le Diabolo dépasse le PRAS
Région bruxelloise : deux cartes du PRAS doivent être modifiées partiellement en vue de permettre la réalisation du projet ferroviaire Diabolo facilitant la connexion de l’aéroport de Zaventem. Le projet est consultable sur http://www.brucity.be/ pdf/2008/urbanisme/ Enquêtes région/ diabolo_doc_enquête.pdf.
Enquête publique jusqu’au 17 novembre 2008.
Pas de concertation.
Les observations et remarques sont à adresser à l’AATL, Direction Etudes et planification, rue du Progrès, 80, bte 1, 1030 Bruxelles.
Contactez Claire Scohier.

Plan Iris 2 : la mobilité plan-plan ?
Région bruxelloise : le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.
Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.
Enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Plan Déchets : videz votre sac !
Région bruxelloise : mise à l’enquête du 4e Plan régional de prévention et de gestion des déchets, plus communément appelé Plan Déchets. Celui-ci vise notamment à renforcer la réduction des déchets à la source, développer la réutilisation, améliorer les performances de la collecte sélective et du recyclage, améliorer les performances environnementales des outils de traitement...
Le plan complet peut être téléchargé à l’adresse www.bruxellesenvironnement.be. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région et/ou chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au Service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles.
Huit séances de présentation du plan sont prévues au cours des deux mois d’enquête publique (pour le planning, contactez-nous).
Enquête publique jusqu’au 15 décembre 2008.
Contactez Catherine Maréchal.

Plan Bruit : faites entendre votre voix !

Un second Plan de prévention et de lutte contre le bruit vient d’être proposé par la Région bruxelloise. Ce projet de Plan Bruit 2008-2013 intègre l’évolution des dispositions réglementaires en particulier au niveau européen. Il insiste sur les initiatives pouvant être prises en charge par les pouvoirs publics. Il développe des synergies avec d’autres plans régionaux comme le PRAS, le Plan Iris...
Pour prendre connaissance du dossier, vous pouvez le télécharger sur le site www.bruxellesenvironnement.be, le consulter chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles, et/ou le consulter dans votre administration communale.
Contactez Delphine Termolle.

Concertations à venir

• Des logements sociaux en germe. Berchem-Sainte-Agathe : Venelle du Champ du Moulin. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un ensemble de logements sociaux avec création de voirie. Le projet prévoit 18 maisons unifamiliales, 4 immeubles (12 appartements et 18 duplex) et 34 emplacements de parkings à l’air libre ainsi que la création d’une voirie en cul-de-sac à partir de la rue de la Gérance. Concertation le 13 novembre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Montjoie rayonne. Uccle : avenue Montjoie, 30. Installation d’antennes relais pour les GSM. Concertation le 19 novembre 2008. Contactez Erwan Marjo.

• Un îlot en mutation. Schaerbeek : boulevard Reyers, 44. Démolition de l’immeuble existant et construction d’un immeuble rez+7 comprenant 4 logements + parking. Modification des caractéristiques urbanistiques de l’îlot. Concertation le 21 novembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• PPAS Val d’Or. Woluwe-Saint-Lambert : remplacement de l’ancien PPAS 60 par un nouveau PPAS 60 TER modifiant les gabarits pour les constructions, les exigences en matières d’espace vert,... Concertation le 25 novembre 2008. Contactez Erwan Marjo.

Résultats de concertations

• Engeland : enfin le dossier complet ? Uccle : rue Engeland et chemin du Puits. Nouvelle mise à l’enquête pour le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences pour le lotissement d’une partie du plateau Engeland. Avis favorable avec précisions au comité d’accompagnement : étude effective d’une alternative de moins grande densité ainsi que d’une alternative dans la zone lisière de 20m longeant la zone à haute valeur biologique ; prise en compte de l’éventualité d’une halte RER au Lycée Français et une étude plus large sur les sentiers et promenades concernées du site. [ Lire l’avis ]

• Un filon à exploiter. Schaerbeek : boulevard Reyers, 80. Demande de permis d’environnement de classe 1A (deuxième enquête sur l’étude d’incidences pour l’exploitation d’un immeuble de bureau, le bâtiment « Diamant MCM » ) pour diverses installations... Et de 391 emplacements de parking couverts. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Fréquence à la hausse ! Anderlecht : rue Brogniez, 134. Implantation d’une station de radio-communication (12 antennes) sur toiture. Avis défavorable (non-conformité au PRAS et non-respect du RRU au niveau de l’aspect esthétique : atteinte esthétique et architecturale au bâtiment tant depuis l’espace public que depuis l’intérieur d’îlot).

• Il était une fois un RCU. Saint-Josse : modification du règlement communal d’urbanisme. Saint-Josse veut adapter son règlement en matière de façades, de toitures plates et de terrasses pour le secteur Horeca. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

La maison de l’éclusier, située quai de l’Industrie, sera conservée. L’alignement particulier de la façade permettait à l’éclusier de surveiller les bateaux sur le canal.

• Contrat de quartier Écluse – Saint-Lazare. Molenbeek : quartiers autour de la place de la Duchesse de Brabant. Dossier de base du contrat de quartier Écluse – Saint-Lazare 2008-2012 : création de logements, insertion socio-professionnelle, « rafraîchissement » de la place de la Duchesse, espaces verts,... la commission de concertation a émis un avis favorable « considérant que l’ensemble des opérations contribuera à l’amélioration de la zone » . Fort heureusement, la maison de l’Eclusier, témoin du passé industriel, sera conservée. Il est toutefois regrettable que la problématique d’accentuation du phénomène de gentrification des berges du canal soit resté sans réponses. [ Lire l’avis ]

• Nouveau contrat de quartier à Schaerbeek. Contrat de quartier Navez-Portaels 2009-2012. Sont prévus différentes opérations de logements ainsi que plusieurs projets de cohésion sociale (réinsertion socio-professionnelle des demandeurs d’emploi peu qualifiés via les métiers de la restauration, accompagnement et réinsertion scolaire, aide à domicile pour les seniors isolés...). Avis favorable. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


IRIS 2 : une voie sans issue ? IEB et le Bral posent 4 questions à Pascal Smet

IRIS 2 : une voie sans issue ? IEB et le Bral posent 4 questions à Pascal Smet

https://www.ieb.be/1411
13 novembre 2008

La semaine prochaine, Pascal Smet présentera le plan de déplacements IRIS 2 aux Bruxellois. Ce plan est soumis à enquête publique jusqu’à la fin du mois. Le Bral et Inter-Environnement Bruxelles émettent de sérieuses réserves quant à la qualité de ce plan et formulent 4 questions fondamentales.

Nos interrogations portent sur la crédibilité du plan, sur la logique des priorités et du financement et sur la tarification intelligente de l’usage de la voiture. En proposant ces quelques pistes de réflexions, nous appelons les Bruxellois à participer aux séances d’information et à réagir à l’enquête publique.

  1. IRIS 1 n’a pas atteint ses objectifs, loin s’en faut. Qu’est-ce qui nous permet de penser qu’IRIS 2 sera davantage mis en œuvre et efficace ? En quoi ce plan est-il crédible ?
    Le premier plan IRIS de 1998 établissait une stratégie globale pour concilier accessibilité, convivialité et partage de la voirie. Depuis lors, le trafic automobile n’a fait que croître et on n’envisage aucune amélioration d’ici 2015. Le plan IRIS 2 ne fait que reporter ces objectifs déjà dépassés et ratés.
    De nombreux prescrits d’IRIS 1 sont restés dans les cartons ou n’ont pas permis d’atteindre les résultats escomptés. La vitesse commerciale des transports publics de surface n’a que peu augmenté ; peu de zones 30 ont été mises en place ; le parking n’est toujours pas géré globalement à l’échelle de la Région ; le plan de mobilité du Pentagone se fait encore attendre...
    IRIS 2 ne contient aucune autocritique ou aucune analyse du mauvais état de la politique de mobilité de la Région. Selon Bral et IEB, la dispersion des compétences en matière de mobilité est préjudiciable : de nombreux leviers sont encore dans les mains des communes et nombre d’édiles locaux sont également parlementaires régionaux. Alors que tous les experts plaident pour une gestion globale de la mobilité, IRIS 2 consacre un court chapitre à la « bonne gouvernance » sans remettre en cause la fragmentation des responsabilités.
  2. Sans changer les recettes d’IRIS 1, le gouvernement table sur une diminution de la pression automobile de 10% en 2015. Qu’est-ce qui nous permet de penser que ça va soudainement fonctionner ?
    IRIS 2 crée une importante augmentation des capacités de trafic automobile. Comment concevoir que cela va permettre de décourager les automobilistes d’ici 2020, et après ?
    Le plan nous propose plusieurs nouvelles infrastructures routières d’envergure : plusieurs tunnels routiers (sous Belliard, Loi et Charles Quint) qui débouchent à l’hypercentre-ville ainsi que de nombreux parkings souterrains pour navetteurs et riverains. On admet également que l’enfouissement des trams (Meiser, Gare d’Etterbeek, bois de la Cambre) est destiné à ne pas gêner la fluidité automobile. En outre, beaucoup de voiries préservées par IRIS 1 sont rouvertes à la voiture (collecteurs de quartier A). Toutes ces infrastructures sont autant d’augmentations de capacités destinées à l’automobile qui vont en attirer davantage et empirer la saturation[1].
    La cohérence du plan est minée par cette augmentation de l’espace dévolu à la voiture. Pour palier les problèmes de parking, mieux vaut développer Cambio que creuser des parkings. Pour diminuer les bouchons, mieux vaut investir dans les transports publics que dans des tunnels routiers...
    Ces infrastructures issues d’une vision de l’urbanisme de 1958 sont contradictoires avec les grandes promesses du plan. Peut-on raisonnablement penser qu’elles ne seront pas contre-productives, non seulement d’ici 2020 mais également lorsqu’il s’agira de respecter les inévitables Kyoto 2, Kyoto 3...?
  3. D’ici 2015, le plan se limite à des mesures douces et incitatives. Les seules mesures coercitives et efficaces sont reléguées en 2016, au plus tôt (tarification intelligente au kilomètre et application du RRU lors des renouvellements de permis d’environnement). Comment le plan pourra-t-il atteindre son but de diminution de 20% de la pression automobile en 2020 ?
    IRIS 2 espère diminuer le trafic de 20% à l’horizon 2020 principalement grâce à la tarification de l’usage de la voiture au kilomètre et au RER. Malheureusement, ces deux instruments relèvent de la compétence du fédéral et pas de la Région.
    Déjà dix ans de retard pour le RER. Que fera-t-on si la tarification intelligente n’est pas mûre en 2015 ? On étouffe et croule sous les voitures ? IRIS 2 ne prévoit aucune alternative. Bruxelles n‘a-t-elle pas intérêt à prendre son sort en mains en installant dès maintenant un péage urbain ?
  4. Aucune priorité ne se dégage du plan : IRIS 2 semble vouloir être l’ami de tout le monde. Quelles priorités seront privilégiées en cas de difficulté de financement ? Les tunnels routiers ou les pistes cyclables, le métro ou le tram ?
    Le plan veut favoriser tous les moyens de transport. On crée de nouveaux tunnels, des lignes de métro, des lignes de tram, des parkings souterrains, des stations Cambio et même des ascenseurs à vélo. Cette multitude d‘options coûte beaucoup d’argent : 1,5 million d’euros.
    Le budget est fortement grevé par les infrastructures lourdes que sont les tunnels et les nouvelles lignes de métro. IRIS 2 espère qu’une manne financière va tomber du ciel. IEB et le Bral se demandent quels choix seront faits si l’argent venait à manquer.
    Qu’est-ce qui nous garantit que les aménagements cyclables ne seront pas abandonnés au profit des tunnels routiers, qu’on préfèrera les trams pour les bruxellois aux lignes de métro destinées à développer le rôle international de La Capitale ? Au début de la législature, Pascal Smet nous rappelait que le budget de 1 km de métro équivaut à 12 km de tram en site propre[1].
    La situation financière de la Région, le problème de CITEO, le report des commandes de 70 bus au gaz naturel et de métros boa devraient inciter au réalisme.

Infos

  1. Les sessions d’information organisées par Bruxelles Mobilité se tiendront les 17/11, 18/11, 19/11 et 20/11/2008.
  2. Le plan IRIS 2 est consultable sur www.iris2.irisnet.be.
  3. Les citoyens peuvent réagir à l’enquête publique jusqu’au 31/11/2008.

Contact
Jerome Matagne
Inter-Environnement Bruxelles
02/223.01.01
jerome.matagne chez ieb.be



[1] Comme dans le cadre de l’élargissement du Ring, les expertises nous apprennent que les augmentations de capacité créent un effet d’aspiration important et qu’après seulement quelques années les nouvelles infrastructures surdimensionnées ne répondent déjà plus à la demande nouvellement créée.
[1] http://www.tbx.be/fr/Dossier/147/app.rvb (1 km de métro vaut 12 km de tram en site propre...).


Dossier Chaudron à Neerpede : étude d'incidences ou pas ?

Dossier Chaudron à Neerpede : étude d’incidences ou pas ?

https://www.ieb.be/1412
14 novembre 2008

14 novembre 2008 - A nouveau la décision de réaliser une seule étude d'incidences pour les lotissements « Chaudron » et « Erasme » tarde à arriver ! La date limite pour la notification de la décision du Gouvernement au demandeur (en l'occurrence la sa Foncière Erasme) est le 15 novembre 2008.

Cette étude d’incidences unique pour les deux lotissements « Erasme » et « Chaudron » a été demandée par la Commission de concertation après l’enquête publique et ceci pour garantir le bon aménagement du site.

Faute de procédure

Le 3 juillet 2008 le gouvernement avait déjà décidé sur la proposition de la Secrétaire d’Etat Mme Dupuis de faire une seule étude d’incidences pour les deux lotissements « Chaudron » et « Erasme ».
Suite à une faute de procédure pendant l’enquête publique la sa Foncière Erasme a demandé de recommencer celle-ci.
Après une nouvelle enquête publique (du 15/08/2008 au 15/09/2008) et un avis inchangé de la commission de concertation (14/10), la balle est dans le camp du gouvernement et plus particulièrement de celui de Mme Dupuis.

Pour la deuxième fois consécutive Mme Dupuis fait la sourde oreille...

Déjà il y a cinq mois la décision de faire une étude globale n’avait pas été obtenue sans peine.
Après une interpellation lors la commission du logement et beaucoup d’attention médiatique (voir communiqué de presse Neerpede Blijft !, BRAL, IEB du 02-06-2008) le gouvernement a décidé de réaliser une seule étude d’incidences comprenant les deux lotissements « Chaudron » et « Erasme ».

Le tiroir du bas

La reconfirmation d’une décision déjà prise précédemment, semblait être une formalité... suite logique.
Il n’en est rien ! Jusqu’à présent la Secrétaire d’Etat Mme Dupuis n’a toujours pas pris de décision dans ce dossier, ni notifié quoi que ce soit au demandeur.
Le dossier reste dans le tiroir du bas et n’en sort pas !

Nous demandons :

  1. Que le gouvernement renouvelle sa décision du 3 juillet 2008 pour réaliser une seule étude d’incidences comprenant les lotissements « Erasme » et « Chaudron ».
  2. Que le demandeur soit notifié dans le délai défini par la loi.

Que Mme Dupuis et le gouvernement prennent une décision sage et réfléchie.

Contacts

  • Neerpede Blijft ! Steven De Ridder, 0497/82 11 60, steven chez neerpede.org, www.neerpede.org
  • vzw Brusselse Raad voor het Leefmilieu, Steyn Van Assche, 02/217 56 33, steyn chez bralvzw.be, www.bralvzw.be
  • Inter-Environnement Bruxelles , Pierre Meynaert, 02 223 01 01, pierre.meynaert chez ieb.be, www.ieb.be

Qui défend le patrimoine bruxellois ?

Qui défend le patrimoine bruxellois ?

https://www.ieb.be/1453
17 novembre 2008

Alors qu’il vise à distinguer un bâtiment pour sa valeur culturelle et ses caractéristiques remarquables aux yeux de la société, le classement est trop souvent considéré comme une atteinte aux intérêts individuels.
Les obligations, dont l’interdiction de démolir, qui accompagnent le classement sont redoutées par des propriétaires ou des acquéreurs potentiels et confèrent une moinsvalue aux biens remarquables.
Dans d’autres pays, la législation et la sensibilisation du public font que la protection est la règle et non l’exception.
Ce dossier examine l’évolution de la législation bruxelloise relative au patrimoine et en particulier les difficultés du droit de pétition qui reconnaît la participation des citoyens.

- Oser défendre le patrimoine
- Bruxelles-Ville : une politique communale éclairée de protection du patrimoine
- Les initiatives citoyennes en matière de patrimoine
- Une réforme pour liquider le droit de pétition

Mobilité
- La dernière restructuration de la STIB, chronique d’un échec prévu
- Un tour du monde sans voiture

Urbanisme
- Balade au pays du PDI
- Qu’y a-t-il derrière la Porte de Ninove ?

Environnement
- Faites du bruit sur le plan
- Avenue du Port : voie royale pour la tronçonneuse

Éditorial
- Peser sur l’avenir de Bruxelles

Et aussi
Le relevé mensuel de la qualité de l’air à Bruxelles.


Donnez votre avis sur le Plan régional de déplacements IRIS 2

Donnez votre avis sur le Plan régional de déplacements IRIS 2

https://www.ieb.be/1416
17 novembre 2008

IEB propose un texte de base afin que chacun puisse s’en inspirer dans sa réaction au projet de plan IRIS 2. Le Plan est soumis à l’enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.

Le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.

Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/ Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.

Téléchargez le texte de base pour rédiger votre réaction au Plan IRIS 2.


Ondes électromagnétiques : y a de l'orage dans l'air

Ondes électromagnétiques : y a de l’orage dans l’air

https://www.ieb.be/1421
19 novembre 2008

A l’heure où de nombreuses études scientifiques indépendantes[1] prouvent la nocivité des rayonnements électromagnétiques, il est urgent d’en limiter les sources (antennes GSM, UMTS, WI-MAX,...), surtout près de populations sensibles.

Principe de précaution et d’évitement prudent

Au niveau fédéral, la brochure « Les champs électromagnétiques et vous » met en avant le « principe de précaution » mais également le principe de « l’évitement prudent ». Un principe se résumant ainsi : si un système potentiellement dangereux n’est pas absolument nécessaire, ne l’utilisons pas.

Quand un réseau de téléphonie mobile couvre l’ensemble du territoire, la question se pose de savoir s’il est nécessaire d’augmenter le nombre d’émetteurs, notamment UMTS, afin de permettre à une minorité de regarder un match de foot sur un GSM au détriment de la santé de l’ensemble de la population.

Une situation règlementaire absurde

Le cas des antennes apporte son lot d’aberrations.

Actuellement, la seule exigence pour le placement d’une antenne est de se conformer aux dispositions urbanistiques et fournir une étude théorique de l’IBPT ( Institut belge des services postaux et des télécommunications ) ne reflétant en rien la situation pratique.

Pourtant, depuis mars 2007, il existe en Région bruxelloise une ordonnance imposant des normes assez strictes en termes de rayonnement (0,024 W/m2 ans toutes les zones accessibles au public soit, à titre indicatif, 3 V/m). Néanmoins, elle n’entrera en application qu’en mars 2009 si tout se passe bien.

Nécessité d’un permis d’environnement et en attendant, un moratoire !

Mais cette ordonnance ne comble pas une autre lacune importante dans notre Région : l’installation d’une antenne nécessite uniquement un permis d’urbanisme. Seules les remarques urbanistiques sont donc prises en compte par la commission de concertation ad hoc.

Inter-Environnement Bruxelles demande donc que l’installation de nouvelles antennes soit soumise à un permis d’environnement , ce qui permettrait la prise en compte d’aspects qui dépassent les critères urbanistiques et qui sont majoritairement émis par la population lors des enquêtes publiques.

Et en attendant une législation plus respectueuse des habitants, IEB exige qu’un moratoire soit appliqué à toute demande de permis pour le placement de nouvelles antennes.

Encore un cas d’école(s)

Bien souvent, les antennes relais se retrouvent à proximité directe d’écoles, crèches et hôpitaux, zone de concentration de populations sensibles et/ou affaiblies.

Ce mercredi 19 novembre, c’est à Uccle qu’une demande d’installation d’antennes à côté d’une école à l’avenue Montjoie sera soumise à l’avis de la population.

A nouveau, aucune remarque relative aux risques pour la santé des enfants et de la population environnante ne sera prise en compte. Seul des arguments légaux et urbanistiques auront un poids dans la décision de la commune et de la région pour l’octroi ou non du précieux sésame.

Appel à pression sur les commissions de concertations !

Au vu de la situation en Région bruxelloise, et en l’absence d’une législation claire qui défende les droits des habitants, IEB invite les habitants à réagir systématiquement aux enquêtes publiques concernant l’installation de nouvelles antennes en réclamant systématiquement :

  • une étude de terrain ;
  • la mise en place d’un cadastre du rayonnement électromagnétique ;
  • l’introduction des antennes relais dans la liste des installations classées nécessitant un permis d’environnement ;
  • un moratoire sur l’installation de nouvelles antennes tant que les points précédents ne sont pas rencontrés.

Nous invitons les citoyens et les comités de quartier concernés à s’abonner à la liste de diffusion des enquêtes publiques compilée par IEB. Pour vous abonner, contactez-nous (info chez ieb.be) !

Contact
Erwan Marjo, 02/548 39 42, erwan.marjo chez ieb.be


[1] BioInitiative Working Group


En ville, priorité aux transports durables

En ville, priorité aux transports durables

https://www.ieb.be/1423
19 novembre 2008

Conférence-débat avec Denis Baupin, Maire-adjoint de Paris, interviewé par Alain Flausch, directeur général de la STIB, Olivier Willocx, administrateur délégué de BECI, et Mathieu Sonck, secrétaire général d’IEB.

Le jeudi 27 novembre 2008 à 20 h, à l’auberge de Jeunesse Sleep Well, rue du Damier, 23, à Bruxelles.

Infos : www.etopia.be/ spip.php ?article976.

Contactez Mathieu Sonck.


Changements climatiques relevons le défi !

Changements climatiques relevons le défi !

https://www.ieb.be/1426
19 novembre 2008

Un Forum intersyndical abordera les impacts du réchauffement climatique sur l’économie, l’emploi, l’industrie, le tertiaire et les changements de comportement qu’ils entraînent. IEB y animera un atelier qui a pour thème : « Quel package alternatif à la voiture de société ? »

Le 25 novembre 2008 de 8h30 à 16h30 au Centre de Congrès CEME, rue des Français, 147, à 6020 Charleroi.

Infos : www.rise.be pour la CSC et la FGTB, www.cgslb.be pour la CGSLB.
Contactez Claire Scohier.


BA-O-BAB 81 sur les rails !

BA-O-BAB 81 sur les rails !

https://www.ieb.be/1428
19 novembre 2008

Un quartier durable pour tous à Saint-Gilles.

Vous êtes Saint-Gillois et vous rêvez d’un quartier durable ? Le mardi 25 novembre se tiendra la première plate-forme du projet de quartier durable sélectionné par l’administration régionale Bruxelles Environnement.

Ce sera l’occasion de débattre de pistes pour développer un quartier durable pour tous à Saint-Gilles et de présenter les activités envisagées dans le cadre du projet. Rendez-vous de 20 à 22 h, au CPAS, 40 rue F. Bernier.

Infos :
02/543 44 15, baobab81 chez ibgebim.be


Appel européen pour le droit au logement

Appel européen pour le droit au logement

https://www.ieb.be/1430
19 novembre 2008

Si les questions liées au logement ne relèvent pas en tant que telles des compétences européennes, les politiques menées à ce niveau produisent des impacts indéniables sur les politiques de logement locales. Et ce d’autant que, depuis quelques années, les ministres du logement se réunissent lors des sommets européens pour débattre de cette question.

Leur prochain rassemblement aura lieu le 24 novembre 2008 à Marseille. Or cette ville paie depuis quelques années un lourd tribut aux politiques de compétitivité impulsées par l’Europe, notamment par la pression immobilière et la spéculation foncière que celles-ci exercent. Il n’en fallait pas plus pour que les associations marseillaises actives dans le droit au logement, mais aussi des associations issues de tous les pays européens, dont Inter-Environnement Bruxelles, se regroupent et, de façon solidaire, formulent l’appel de Marseille pour revendiquer la pleine reconnaissance d’un droit au logement pour tous. L’appel sera diffusé lors de deux jours de mobilisation à Marseille les 21 et 22 novembre 2008.

Infos : http://marseille2008. no-vox.org/spip.php ?article9.


Des quartiers durables à Bruxelles

Des quartiers durables à Bruxelles

https://www.ieb.be/1432
19 novembre 2008

A l’initiative de l’administration régionale Bruxelles Environnement, l’appel à projets « Quartiers Durables » permet aux habitants de 5 quartiers lauréats de mettre en œuvre leurs projets vers plus de durabilité à l’échelle du quartier.

Les habitants aidés d’un animateur de Bruxelles Environnement et de partenaires locaux (entreprises, commerçants, associations, commune...) se mobilisent. Peut-être tout près de chez vous !

A compter de fin novembre aura lieu au sein de chacun des 5 quartiers bruxellois, une grande réunion ouverte à tous (habitant, commerçant, travailleur dans le quartier) :

Venez nombreux découvrir les projets, vous renseigner, vous impliquer et partager un bon moment ! Nous serons heureux de vous compter parmi nous.

Infos : 02/563 42 05, quartiersdurables chez ibgebim.be, duurzamewijken chez ibgebim.be.


Trois Plans environnementaux fédéraux à l'enquête publique

Trois Plans environnementaux fédéraux à l’enquête publique

https://www.ieb.be/1435
19 novembre 2008

Trois plans ont été mis en consultation par l’autorité fédérale depuis le début du mois de novembre. N’hésitez pas à donner votre avis sur les plans ci-dessous, avant la fin de l’année 2008.

- Projet de Plan fédéral pour l’intégration de la biodiversité dans 4 secteurs fédéraux clés. Le but du plan est d’intégrer la biodiversité au travers de quatre secteurs fédéraux : l’économie, la coopération au développement, le transport et la politique scientifique.
Le projet de plan propose des actions par secteur basées sur les compétences fédérales.
NB : Les actions générales de sensibilisation du grand public ou d’éducation et celles qui dépendent de compétences régionales comme l’aménagement du territoire, l’agriculture,... ne sont donc pas reprises dans ce document.

- Avant-projet de Plan d’action fédéral Produits 2009-2011. Le but est d’améliorer la qualité environnementale des produits mis sur le marché et de favoriser l’acquisition de produits les plus performants. Ceci permettra d’orienter les modes de production et de consommation vers le durable. Le Plan sera mis en œuvre sur base des compétences fédérales relatives à l’environnement, à savoir les conditions de mise sur le marché des produits et les instruments qui peuvent y être associés.

- Avant-projet de Plan fédéral de lutte contre la pollution de l’air. Ce quatrième plan d’action relatif à l’air intégre l’aspect multi-polluants, multi-effets et multi-sources diffuses et mobiles. Il couvre à la fois les préoccupations de la qualité de l’air ambiant (dit air extérieur) et de la qualité de l’air intérieur. Les particules fines et l’air intérieur sont appréhendés, au niveau fédéral, de manière structurelle et intégrée.
Les différents plans environnementaux peuvent être consultés à l’adresse http://portal.health.fgov.be.

Contactez Erwan Marjo.


BILC : le Gouvernement doit parler !

BILC : le Gouvernement doit parler !

https://www.ieb.be/1440
19 novembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles et l'ARAU rappellent au Gouvernement qu'il doit prendre ses responsabilités et se prononcer sur ce dossier avant ce vendredi 21 novembre.

Le 21 octobre 2008, la Commission de concertation qui s’est penchée sur le dossier du centre logistique à Tour et Taxis (le projet BILC) a recommandé au Gouvernement régional de faire réaliser une étude d’incidences sur l’environnement comme l’article 148 du Code bruxellois de l’Aménagement du Territoire (CoBAT) l’y autorise[1]. Cette décision découle des réclamations émises lors de l’enquête publique et de la réunion de la commission de concertation et de la nécessité d’étudier les effets d’une telle implantation (1 000 camions par jour) sur tout un quartier de ville[2].

D’après ce même article 148, le Gouvernement dispose de trente jours à dater de la réception du dossier transmis par la Ville pour se prononcer quant à l’opportunité ou non d’accéder à cette demande. S’il ne se prononce pas dans ce délai, son « silence [...] équivaut au refus de faire réaliser une étude d’incidences » (article 148, §3 du CoBAT). En cas de refus, la procédure de délivrance du permis pour le BILC se poursuivrait.

Le dossier a dû être transmis aux environs du 22 octobre aux Cabinets du Ministre-Président Charles Picqué, de la Ministre de l’Environnement Évelyne Huytebrock et de la Secrétaire d’État en charge du Logement, Françoise Dupuis.

Le Gouvernement doit donc se prononcer avant ce vendredi 21 novembre sous peine de voir le dossier être transmis automatiquement à l’administration régionale. Celle-ci pourrait délivrer ensuite le permis. Les pressions sur les administrations étant considérables (voir le cas de la décision rétroactive du conseil d’administration de la SDRB revenant sur la position émise par ses représentants lors de la commission de concertation ou l’édifiante abstention du fonctionnaire délégué lors de la commission de concertation) on peut légitimement redouter que l’administration ne soit contrainte de n’être que le relais de l’intense lobbying exercé par le demandeur.

L’absence de décision dans le délai constituerait une incompréhensible absence de courage politique de la part du Gouvernement, une esquive qui lui éviterait d’assumer publiquement son choix de refuser toute évaluation des incidences de ce projet urbicide, en opposition avec l’avis de la commission de concertation, de la Ville de Bruxelles, de Bruxelles Environnement, de l’administration des monuments et sites, des habitants, des comités de quartiers et des associations spécialisées.

Le Ministre-Président, Charles Picqué, a déclaré dans la presse que si « des zones d’ombres ou un manque de transparence subsistaient dans ce dossier, il soutiendrait la demande de la commission de concertation » [3]. Des zones d’ombre dans ce dossier, il y en a, à commencer par les contrevérités et le flou entretenu par le demandeur et la Commission de concertation l’a rappelé en faisant état des risques potentiels sur les quartiers habités et sur la mobilité dans cette partie de la ville.

Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU attendent donc du Gouvernement qu’il prenne ses responsabilités et se prononce publiquement sur la nécessité d’une étude d’incidences.

Si, contre toute attente, le gouvernement choisissait de ne pas faire évaluer les catastrophiques incidences du BILC, Inter-Environnement Bruxelles et l’ARAU examineront toutes les voies de recours contre le permis qui sera délivré.

Il est temps que ce projet de centre logistique à Tour et Taxis soit objectivement et correctement évalué. Les ukases et les manipulations du Port de Bruxelles dans ce dossier ont assez duré[4] !

Contact
Mathieu Sonck, 0478/20 35 78.



[1] La Commission de concertation est composée des représentants de la Ville de Bruxelles, de la Société de Développement pour la Région de Bruxelles (SDRB) de Bruxelles-Environnement (IBGE), de l’administration régionale de l’aménagement du territoire et de l’administration régionale des monuments et sites. Seule l’administration régionale de l’aménagement du territoire s’est abstenu.
[2] Voir le communiqué de presse conjoint de l’ARAU et d’Inter-Environnement Bruxelles sur l’avis de la concertation..
[3] La DH , 24 octobre 2008.
[4] Voir le communiqué conjoint de l’ARAU et d’Inter-Environnement Bruxelles du 25 septembre 2008 : « Le Port de Bruxelles nous mène en bateau... » .


Inventaire des enquêtes publiques du 19/11/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 19/11/2008

https://www.ieb.be/1442
19 novembre 2008

Télécharchez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 19/11/2008


Fête de la soupe

Fête de la soupe

https://www.ieb.be/1444
19 novembre 2008

L’association Le PICOL organise sa fête annuelle de la soupe le samedi 22 novembre 2008 de 14h à 18h sur le Parvis Notre-Dame de Laeken (métro Bockstael).

Outre le côté festif, le PICOL entend sensibiliser la population aux questions d’alimentation, d’environnement et « consommation durable » et aussi favoriser la rencontre et le lien social.

En soutien à cette initiative Inter-Environnement Bruxelles, occupera un stand d’information toute la journée.

Venez nombreux et ne ratez pas le fameux « Concours de la soupe » .

Infos : www.picol.be.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 20 novembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 20 novembre 2008

https://www.ieb.be/1443
20 novembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Plan Iris 2 : la mobilité plan-plan ?
Région bruxelloise : le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.
Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.
IEB propose un texte de base afin que chacun puisse s’en inspirer dans sa réaction au projet de plan IRIS 2 [ Téléchargez le texte de base ].
Enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Plan Déchets : videz votre sac !

Région bruxelloise : mise à l’enquête du 4e Plan régional de prévention et de gestion des déchets, plus communément appelé Plan Déchets. Celui-ci vise notamment à renforcer la réduction des déchets à la source, développer la réutilisation, améliorer les performances de la collecte sélective et du recyclage, améliorer les performances environnementales des outils de traitement...
Le plan complet peut être téléchargé à l’adresse www.bruxellesenvironnement.be. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région et/ou chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au Service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles.
Huit séances de présentation du plan sont prévues au cours des deux mois d’enquête publique (pour le planning, contactez-nous).
Enquête publique jusqu’au 15 décembre 2008.
Contactez Catherine Maréchal.

Plan Bruit : faites entendre votre voix !

Un second Plan de prévention et de lutte contre le bruit vient d’être proposé par la Région bruxelloise. Ce projet de Plan Bruit 2008-2013 intègre l’évolution des dispositions réglementaires en particulier au niveau européen. Il insiste sur les initiatives pouvant être prises en charge par les pouvoirs publics. Il développe des synergies avec d’autres plans régionaux comme le PRAS, le Plan Iris...
Pour prendre connaissance du dossier, vous pouvez le télécharger sur le site www.bruxellesenvironnement.be, le consulter chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles, et/ou le consulter dans votre administration communale.
Enquête publique jusqu’au 31 décembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

3 plans environnementaux fédéraux à consulter
Trois plans ont été mis en consultation par l’autorité fédérale depuis le début du mois de novembre. N’hésitez pas à donner votre avis sur les plans ci-dessous, avant la fin de l’année 2008 :
- Projet de Plan fédéral pour l’intégration de la biodiversité dans 4 secteurs fédéraux clés. Le but du plan est d’intégrer la biodiversité au travers de quatre secteurs fédéraux : l’économie, la coopération au développement, le transport et la politique scientifique.
Le projet de plan propose des actions par secteur basées sur les compétences fédérales.
NB : Les actions générales de sensibilisation du grand public ou d’éducation et celles qui dépendent de compétences régionales comme l’aménagement du territoire, l’agriculture,... ne sont donc pas reprises dans ce document.
- Avant-projet de Plan d’action fédéral Produits 2009-2011. Le but est d’améliorer la qualité environnementale des produits mis sur le marché et de favoriser l’acquisition de produits les plus performants. Ceci permettra d’orienter les modes de production et de consommation vers le durable. Le Plan sera mis en œuvre sur base des compétences fédérales relatives à l’environnement, à savoir les conditions de mise sur le marché des produits et les instruments qui peuvent y être associés.
- Avant-projet de Plan fédéral de lutte contre la pollution de l’air. Ce quatrième plan d’action relatif à l’air intégre l’aspect multi-polluants, multi-effets et multi-sources diffuses et mobiles. Il couvre à la fois les préoccupations de la qualité de l’air ambiant (dit air extérieur) et de la qualité de l’air intérieur. Les particules fines et l’air intérieur sont appréhendés, au niveau fédéral, de manière structurelle et intégrée.
Les différents plans environnementaux peuvent être consultés à l’adresse http://portal.health.fgov.be.
Contactez Erwan Marjo.

Concertations à venir

• Un îlot en mutation. Schaerbeek : boulevard Reyers, 44. Démolition de l’immeuble existant et construction d’un immeuble rez+7 comprenant 4 logements + parking. Modification des caractéristiques urbanistiques de l’îlot. Concertation le 21 novembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

• PPAS Val d’Or. Woluwe-Saint-Lambert : remplacement de l’ancien PPAS 60 par un nouveau PPAS 60 TER modifiant les gabarits pour les constructions, les exigences en matières d’espace vert,... Concertation le 25 novembre 2008. Contactez Erwan Marjo.

Résultats de concertations

• Des logements sociaux en germe. Berchem-Sainte-Agathe : Venelle du Champ du Moulin. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un ensemble de logements sociaux avec création de voirie. Le projet prévoit 18 maisons unifamiliales, 4 immeubles (12 appartements et 18 duplex) et 34 emplacements de parking à l’air libre ainsi que la création d’une voirie en cul-de-sac à partir de la rue de la Gérance. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

- C’est du Jolly.
Schaerbeek : rue Jolly, 161-183. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour démolir un atelier et construction d’un immeuble comprenant 47 logements, un commerce et 51 emplacements de parking ; l’exploitation d’un immeuble de logements et d’un commerce comprenant des installations de combustion et un parking. Les remarques d’IEB portaient sur l’usage de l’eau de pluie pour les sanitaires, et surtout sur le non-respect du minimum de 50% de surface perméable, tel que le RRU l’indique. Avis favorable sous conditions dont celles défendues par IEB. [ Lire l’avis ]

• Réaménagement des abords de la gare de l’Ouest. Molenbeek : chaussée de Ninove, entre le carrefour des rues Vandenpeereboom et Doyen et les rues J. Baeck et Verheyden. Demande de permis d’urbanisme introduite par la Région (transports publics) en vue de modifier et d’aménager la voirie de la chaussée de Ninove, dans sa partie jouxtant la station de métro Gare de l’Ouest. Avis favorable sous conditions. Il s’agit notamment de limiter le nombre d’espaces publicitaires et d’étudier la faisabilité d’une liaison piétonne de la station de métro vers le futur parc le long des voies de chemin de fer construit dans le cadre de la ZIR Gare de l’Ouest. [ Lire l’avis ]

• Un cœur de vie pour Berchem ! Berchem-Sainte-Agathe : place Schweitzer. Réaménagement global de la place, abattage de 21 arbres. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Agrocarburants : risques et opportunités pour les organisations paysannes

Agrocarburants : risques et opportunités pour les organisations paysannes

https://www.ieb.be/1445
20 novembre 2008

Sur base de cinq études de cas réalisées au Brésil, au Burkina Faso, en Colombie, en RDC et au Sénégal, des organisations paysannes et des ONG, dont Inter-Environnement Bruxelles, présenteront leur point de vue sur la question.

Rencontre internationale organisée par Solidarité Socialiste, le jeudi 11 décembre 2008 , de 9h15 à 17h30 Parlement fédéral, rue de la Loi à 1000 Bruxelles. Participation gratuite, mais inscription obligatoire avant le 15 novembre auprès de Pascale Bodinaux ou au 02/505 40 70.

Contactez Erwan Marjo.

Agrocarburants :
risques et opportunités pour les organisations paysannes

Rencontre internationale
11 décembre 2008
Salle des Congrès – Sénat de Belgique

Programme

9h15 – 9h30

Accueil

Jacques Bastin , Directeur de Solidarité Socialiste

9h30 – 9h40
Introduction

Alain Hutchinson, Parlementaire européen

9h40 – 10h

Introduction aux enjeux de la rencontre
Jean-Philippe Lebailly (professeur aux Facultés agronomiques de Gembloux)
Dans quel contexte les agrocarburants se développent-ils ? Au regard de la situation actuelle du développement rural dans les pays du Sud, que peut-on présager de leur essor ?

10h – 11h30

Quels impacts sur la sécurité et la souveraineté alimentaire ?

Intervenants :
Soguy Ndiaye - APROFES (Sénégal)
Dramani Ouedraogo – Fédération des Groupements de la Province du Nyala – FGPN (Burkina Faso)
Thierry Kesteloot, Oxfam-Solidarité, Plate-forme Souveraineté Alimentaire (Belgique)

Quelles conditions réunir, pour garantir la souveraineté et la sécurité alimentaire.
Quels sont les risques et opportunités des différents modèles de production ?

11h30 – 13h

Quels impacts sociaux pour les paysans et les travailleurs agricoles ?

Intervenants :
Guillermo Correa – Escuela Nacional Sindical (Colombie)
Ernest Kuyengila – PREFED (RDC)
Xavier Delwarte, Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs – Fugea (Belgique)
Jean-¨Pierre Champagne, Fédération Wallonne des Agriculteurs – FWA (Belgique)

Quelles conditions réunir pour garantir un travail décent dans l’agriculture dans les grandes plantations et pour sauvegarder l’agriculture familiale, l’accès à la terre et un revenu décent pour les paysans ?

13h – 14h
Pause midi : sandwichs servis sur place

14h – 15h30

Quelle opportunité énergétique et de développement de l’agriculture au Sud ?

Intervenants :
Dramani Ouedraogo- FGPN (Burkina Faso)
Leticia Rangel Tura FASE (Brésil)
Emmanuel Heuse, CDI – Bwamanda (Belgique)

Les agrocarburants, une opportunité énergétique pour les pays du Sud et le développement de leur agriculture ? Quelle alternative pour leur autonomie énergétique ?

15h30 – 16h30

Quel impact environnemental ?

Intervenants :
Leticia Rangel Tura, FASE (Brésil)
Ernest Kuyengila, PREFED (RDC)
Erwan Marjo, Inter-Environnement Bruxelles

Quels sont les impacts directs et indirects des cultures énergétiques sur l’environnement dans le Sud ? L’effort de réduction des émissions de CO2 par l’utilisation d’agrocarburants ne sera-t-il pas anéanti par les conditions de production ? Destruction de forêts, coûts énergétique, transport, pesticides, épuisement des ressources en eau.

16h30 – 17h15

Quel rôle les standards et la certification doivent-ils jouer ?

Intervenants :
Sebastien Haye, EPFL, Roundtable on sustainable biofuels
Peter Vis, DG Energie de la Commission européenne
DG Agriculture et Développement Rural de la Commissions européenne

Quels rôles les standards et processus de certification peuvent-ils jouer pour que le développement des agrocarburants soit une opportunité pour les paysans et les pays du Sud ? Comment les rendre efficaces, quelles autres mesures entreprendre dans les politiques énergétique, commerciale et de coopération menées par l’Europe ? Comment faire pression sur les acteurs privés et publics ?

17h15 – 17h30

Synthèse de la journée et des débats

André Linard-InfoSud


Rencontres « Jeunes & Bruit »

Rencontres « Jeunes & Bruit »

https://www.ieb.be/1446
20 novembre 2008

Les Rencontres « Jeunes & Bruit » ont pour objectif de rassembler des experts et des acteurs de terrain impliqués dans la gestion du bruit. Elles seront le lieu d'échanges transversaux en vue de trouver des solutions intégrées.

Au programme : conférences et tables rondes, parmi lesquelles on notera la présence d’Inter-Envrionnement Bruxelles, et un « Brugitum » .

Les mardi 25 et mercredi 26 novembre 2008 aux Brigittines, Petite rue des Brigittines, à 1000 Bruxelles.

Infos : info chez onvasentendre.be, www.onvasentendre.be.

Contactez Erwan Marjo.


Elargir le Ring ou pas ?

Elargir le Ring ou pas ?

https://www.ieb.be/1454
20 novembre 2008

Ce 19 novembre, Inter-Environnement Bruxelles participait au débat de Télé Bruxelles sur ce projet de la Région flamande ayant suscité une levée de boucliers de la part des associations environnementales et de nombreuses communes concernées par ce projet.

Voir la vidéo sur le site de Télé Bruxelles.

Lire le dossier sur le projet d’élargissement du Ring par la Région flamande.


Semaine de la Mobilité 2008 : des projets citoyens en image

Semaine de la Mobilité 2008 : des projets citoyens en image

https://www.ieb.be/1415
24 novembre 2008

La Semaine de la mobilité permet chaque année de questionner nos modes de déplacements et promouvoir une mobilité plus douce et durable, qui rend l’espace public au citoyen et plus uniquement à l’automobile.

C’est pourquoi Inter-Environnement Bruxelles et le Bral lancent chaque année un appel à projets à destination des habitants et associations pour qu’ils mènent des actions dans leur quartier ou dans la ville pour sensibiliser, revendiquer ou promouvoir l’un des aspects d’une mobilité alternative à celle vouée exclusivement à la voiture.

Le thème de l’année 2008 était « Ne manquons pas d’air pour nos quartiers ! » . Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale, 11 projets ont été sélectionnés et se sont déroulés du 16 au 22 septembre 2008. Cinq d’entre eux ont été filmés par la société de production audiovisuelle DALP (Demande à la poussière) www.dalp.org

Nous vous invitions à les visualiser ci-dessous. Peut-être vous inspireront-ils quelques idées ou actions que vous pourriez mener à votre niveau.

Plus d’infos : Auteur : 18

Omnibus 9

Velofiets@jette a invité les membres du Collège communal de Jette
à enfourcher leur bicyclette pour se rendre à la maison communale. Le collectif vélo leur a déroulé un tapis rouge symbolisant les pistes cyclables manquantes et leur a remis, à l’arrivée, une série de propositions pour améliorer l’usage du vélo.

Comité de quartier Terdelt

Quartier bientôt aménagé en « zone de rencontre » , les rues formant les ailes d’un papillon pour gambader en toute sécurité ! Reportage sur leurs actions et animations pour sensibiliser les plus jeunes au code de la rue !

La ville en mouvement

Telle est la thématique de ces photos exposées au détour d’une rue, le long d’un itinéraire invitant à la mobilité douce, qui pose une réflexion imagée de la mobilité en ville et nous rappelle la fonction culturelle et sociale de la rue.

123 VelO

Mise en place d’un atelier vélo créatif pour et par le quartier, par l’association 123 Logements.

Les cyclistes sont l’oxygène de la ville

Une ‘masse critique’ (ou balade ‘manifestive’ à vélo) spéciale organisée par le collectif PlaceOvélo pour faire prendre conscience à chacun que le vélo est un mode de déplacement 100% non polluant.


La Région de Bruxelles-Capitale souhaite repenser le quartier RTBF-VRT

La Région de Bruxelles-Capitale souhaite repenser le quartier RTBF-VRT

https://www.ieb.be/1449
25 novembre 2008

IEB organise deux séances d'information et d'échange avec les habitants, jeudi 4 et mardi 16 décembre 2008.

Enclavé entre plusieurs grands axes, le quartier RTBF-VRT souffre de nombreux problèmes et nécessite d’être repensé tant au niveau de la mobilité que de sa structure et de l’affectation des sols.

Un bureau d’études planche actuellement sur un projet de schéma directeur pour l’ensemble de la zone s’étendant le long des axes chaussée de Louvain, E40, avenue de Roodebeek et ce depuis le boulevard Reyers jusqu’à la limite régionale.
IEB organise deux séances d’information et d’échange avec les habitants, en présence du bureau d’études ainsi que des responsables régionaux et communaux concernés (Schaerbeek, Evere, Woluwe-Saint-Lambert).

Intéressés ? Rendez-vous jeudi 4 et mardi 16 décembre à 20 h , au 48, rue St-Joseph, à 1140 Bruxelles.

Contactez Thierry Kuyken.

Télécharger l’invitation aux réunions d’information Zone Levier RTBF-VRT, jeudi 4 et mardi 16 décembre 2008.

Plus d’infos sur les Zones Leviers et les Zones d’Intérêt Régional.


Plan Déchets : neuf recommandations pour diminuer la MONTAGNE de déchets à Bruxelles

Plan Déchets : neuf recommandations pour diminuer la MONTAGNE de déchets à Bruxelles

https://www.ieb.be/1456
25 novembre 2008

En réaction au 4e projet de Plan Déchets de la Région bruxelloise, à l'enquête publique jusqu'au 15 décembre, neuf associations et plusieurs habitants, sous l'impulsion d'Inter-Environnement Bruxelles et du Bral, attirent l'attention de la Région sur 9 recommandations pour diminuer la montagne de déchets à Bruxelles.

« Nous produisons de plus en plus de déchets : près de trois fois plus aujourd’hui qu’en 1950 ! » Avec une production annuelle moyenne d’ordures ménagères brutes par habitant de 349 kg, contre 120 kg pour la Région flamande[1] et 163 kg pour la Région Wallonne, la Région de Bruxelles-Capitale est le mauvais élève de la Belgique.

Il existe donc un gigantesque potentiel de prévention, de réduction et d’amélioration des résultats des collectes sélectives, tant au niveau des ménages que des écoles et des entreprises.

Pour y travailler, la Région doit donc viser des objectifs ambitieux pour son 4e « Plan de prévention et de gestion des déchets » . Pour la réduction à la source des déchets ménagers et assimilés le Plan annonce un objectif de réduction de 50 kg/hab/an. Des objectifs clairs donc mais des mesures pour les atteindre pas souvent précisées ni réellement volontaristes...

1. Un échéancier, un programme d’exécution et un budget à fixer

Ce quatrième Plan Déchets sera le premier à durée indéterminée. Tous les objectifs annoncés dans le Plan, mis à part ceux pour les collectes sélectives en vue du recyclage, ne sont donc pas liés à une échéance précise... La plate-forme signataire demande donc à la Région de fixer un échéancier clair et de l’établir à l’horizon 2014 (fin de la prochaine législature).

A la lecture du Plan, on constate également qu’aucun programme d’exécution n’est prévu et qu’aucune priorité n’est donnée aux mesures annoncées. La Région se doit donc de préciser comment elle compte s’y prendre pour atteindre les objectifs annoncés.

De plus, rien dans le Plan n’est budgétisé. Or, pérenniser les actions signifie disposer d’un budget conséquent ! Pour évaluer la faisabilité des mesures il est également important d’en connaître les coûts.

2. Le Plan Déchets et le Plan Propreté, aucune intégration prévue

Dans les politiques de la Région on ne retrouve pas de lien entre prévention des déchets et propreté publique. Or, il est difficile de nier le fait que la prévention des déchets et la propreté publique sont intimement liées. La plate-forme estime donc que les résultats seraient plus probants et qu’il y aurait plus de cohérence dans les actions, si la gestion de la propreté et celle des déchets étaient intégrées.

Pourquoi ne pas, dès lors, intégrer le Plan Propreté au Plan Déchets dès à présent ou en 2010 (échéance du Plan Propreté) ? La logique voudrait d’ailleurs que ces deux compétences soient gérées par un seul et même pouvoir.

3. Campagnes de sensibilisation : à adapter et à coordonner avec les acteurs de terrain

Le Plan l’avoue lui-même, les campagnes de sensibilisation telles qu’elles sont menées actuellement ne trouvent pas écho auprès de toutes les franges de la population et il y a un manque de synergies avec les acteurs locaux. Or, dans les mesures concrètes on retrouve plutôt une approche top-down qu’une philosophie de partenariat.

La plate-forme plaide pour que la Région adapte ses formes de communication et privilégie les outils visuels et les contacts de proximité en mettant en place une réelle coordination avec les acteurs de terrain et en leur offrant les outils et le personnel nécessaires à l’encadrement de leurs actions (réseau d’éco-guides ou éco-coordinateurs, d’ambassadeurs de l’environnement, etc.).

4. Introduction d’un système de taxation différenciée des déchets

Si la Région admet qu’il faut développer complémentairement des instruments réglementaires, économiques ou matériels pour inciter à la prévention et à la réutilisation, elle n’ose, une fois encore, pas appliquer le principe de coût-vérité (fonction de la production réelle de déchets) aux particuliers. Comment, dès lors, arriver aux objectifs prévus dans le Plan ?

La plate-forme demande donc à la Région d’instaurer un système de taxation différenciée des déchets éventuellement en combinaison avec un système de quotas de sacs gratuits qui soit fonction de la composition du ménage (au delà du plafond, l’enlèvement des déchets serait payant). Ce système remplacerait la taxe forfaitaire régionale existante qui n’encourage pas à faire des efforts et permettrait (via un système de quotas de sacs gratuits) de ne pas entraîner plus de dépôts clandestins et d’épargner les habitants aux revenus les plus faibles.

5. Révision des subsides octroyés à Bruxelles Propreté

Bruxelles Propreté (l’Agence régionale pour la propreté) reçoit actuellement de la part de la Région une subvention annuelle forfaitaire indépendante de ses performances. La plate-forme suggère la mise en place, comme c’est le cas pour les entreprises d’économie sociale, d’un subside régional octroyé à l’ARP qui soit proportionnel aux quantités de déchets réutilisés collectés et de déchets recyclés.

La plate-forme estime que l’ARP devrait également être soumise à la nouvelle taxe sur l’incinération (prévue dans le Plan), comme incitant à la collecte sélective et à la réutilisation.

6. Le secteur de l’économie sociale

Les entreprises d’économie sociale sont des acteurs pionniers en matière de collecte sélective et de réutilisation. Malgré cela, ce secteur bénéficie d’une subvention par tonne réutilisée qui est trois fois inférieure à la subvention octroyée à l’ARP par tonne de déchets traités. De plus, les entreprises d’économie sociale se retrouvent souvent avec des quantités importantes de déchets à éliminer et dont les coûts d’élimination sont supérieurs aux subsides obtenus. Il faudrait, dès lors, qu’elles puissent être soutenues comme collecteurs ou du moins qu’elles bénéficient de tarifs réduits au centre d’élimination des déchets.

7. -Plus de parcs à containers

L’objectif annoncé de deux déchetteries régionales supplémentaires ne peut être qu’encouragé. Néanmoins, la plate-forme insiste sur le fait que la Région doit mettre les moyens pour atteindre cet objectif. Ceci afin d’apporter une solution de collecte sélective pour toute une série de déchets. Elle se doit également de veiller à une gestion de ces parcs privilégiant les fractions réutilisables et recyclables ainsi que celles soumises à obligation de reprise.

8. Consignes

Autre instrument utile, mais que nous ne retrouvons malheureusement nulle part dans le Plan, c’est le système de consigne améliorant le tri et induisant un changement de comportement.
Ce système devrait voir le jour au minimum pour les emballages et pour les déchets dangereux.

9. Normes pour le recyclage dans la construction

La plate-forme attend de la part de la Région qu’elle réalise des études qui analysent les matériaux et les techniques qui compliquent le démontage et la réutilisation/recyclage et qu’elle propose des alternatives. Dans une phase ultérieure nous demandons que la Région interdise ces matériaux et techniques en vue d’encourager la déconstruction sélective et la réutilisation des déchets.

Réduire la production de déchets en Région bruxelloise : un défi pour tous les Bruxellois !

La Région dispose aujourd’hui de trois fours à incinération ayant une capacité totale de 500.000 tonnes de déchets par an. La plate-forme signataire propose à la Région entière (habitants, entreprises et autorités publiques) de se réunir autour d’un objectif ambitieux et d’une grande valeur symbolique : celui de réduire la capacité de l’incinérateur de Neder-Over-Heembeek d’un four, soit de 33%.

Si les idées qui sont défendues dans ce document correspondent aux vôtres, n’hésitez pas à vous en servir pour réagir à l’enquête publique sur le Plan Déchets, pour le 15 décembre au plus tard.

Contact
Catherine Maréchal.

Téléchargez le texte de la plate-forme « Haro sur les déchets » en réaction à l’enquête publique sur le 4e projet de Plan Déchets (pdf).

Signataires au 8/12/2008
BRAL vzw
Inter-Environnement Bruxelles asbl
La Poudrière-Emmaus asbl
Green Belgium asbl
Samenlevingsopbouw Brussel vzw
Petits Riens Bruxelles
Sleep Well
Vies Brussel/Bruxelles Saleté
De Buurtwinkel vzw

et
Annemie Drabs, Jacqueline Gilissen, Francis Vandenplas, Wim Didelez, Mellas Abdessamad, Thibault Alaerts, Anne Prieels, Christian Paquet, Jacques Niffle, Joël Scuttenaire, Corinne Meulemans.



[1] Données datant de 2005.


Quel package alternatif à la voiture de société ?

Quel package alternatif à la voiture de société ?

https://www.ieb.be/1459
26 novembre 2008

Dans le cadre du Forum intersyndical consacré aux défis du changement climatique, IEB a animé le 25 novembre un atelier visant à rechercher les alternatives à la voiture de société.

Ce fut l’occasion pour la SNCB de présenter son projet de « Railease », dont l’objectif est de combiner les avantages du train à ceux de la voiture, et pour IEB de faire le point sur l’étude COCA et de présenter la position bruxelloise relative à la carte HYPERMOBILE.

Télechargez la Présentation Voitures de société


BILC : le Gouvernement rejette l'étude d'incidences !

BILC : le Gouvernement rejette l’étude d’incidences !

https://www.ieb.be/1455
26 novembre 2008

Le Gouvernement bruxellois a décidé de rejeter l'étude d'incidences réclamée par l'ensemble de la société civile, la Ville de Bruxelles et les administrations communales pour le projet de centre logistique BILC à l'avenue du Port. Mais qui donc au Gouvernement a-t-il lu le dossier du BILC pour prendre une décision aussi peu responsable ?

« Si des zones d’ombres ou un manque de transparence subsistaient dans ce dossier, je soutiendrai la demande de la commission de concertation. » [1]

Charles Picqué ,
Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale

« Il existe suffisamment de rapports pour déterminer l’impact environnemental du BILC dans le quartier. » [2]

Françoise Dupuis ,
Secrétaire d’Etat en charge de l’Urbanisme

« Un élément qui plaide pour qu’on ne fasse pas une étude d’incidences, c’est que le BILC est une entreprise qui va créer de l’emploi... » [3]

Brigitte Grouwels ,
Secrétaire d’Etat en charge du Port de Bruxelles

« Une telle structure peut très bien se faire ailleurs avec autant de création d’emploi et il ne faut pas non plus créer de l’emploi et faire fuir des habitants qui seraient très proches. » [4]

Evelyne Huytebroeck ,
Ministre de l’Environnement

« Il ne faudra pas être hypocrite, il ne faudra pas le conditionner à de telles choses que ça revient à dire qu’on ne veut pas du BILC. » [5]

Charles Picqué ,
Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale

« En 2007, sur 24 millions de marchandises qui ont transité au Port de Bruxelles ; 7,5 millions l’ont été par la voie d’eau, ce sont 700 000 poids lourds en moins dans les rues de la capitale. » [6]

Laurence Bovy ,
Présidente du Port de Bruxelles et
Directrice de Cabinet de Laurette Onckelinckx

Faut-il en rire ?

Inter-Environnement Bruxelles rappelle que :

  1. Le BILC est un projet dédié à 100% au camion , sans le moindre lien, ni avec le rail, ni avec la voie d’eau (qui pense autrement n’a pas lu la demande de permis) ;
  1. Le rapport d’incidences du BILC se base sur des hypothèses tellement fantaisistes qu’un enfant de 5 ans pourrait les analyser sans efforts ;
  1. Le BILC, construit pour durer 40 ans (alors que la voie d’accès au BILC est saturée aux heures de pointe et sera saturée en dehors des heures de pointe à l’horizon 2020) et que le pic de pétrole est dépassé est condamné à devenir un terril du 21e siècle à court terme ;
  1. Il n’existe aucun projet comparable dans le monde (sous prétexte d’empêcher des camions de circuler dans le centre-ville, on nous propose ici d’amener les camions au centre-ville, à deux kilomètres de la Grand-Place...) ;
  1. Refuser l’étude d’incidences sur le BILC revient à refuser la demande faite par l’ensemble de la société civile, de la Ville de Bruxelles et des administrations régionales (excepté la FGTB et la SDRB qui ont plié sous la pression socialiste) ;
  1. Des élections auront lieu en juin 2009 et que les comités de quartier ont bonne mémoire...
    Une question lancinante taraude la fédération des comités de quartier. Après avoir été dûment informés sur ce dossier complexe par Inter-Environnement Bruxelles, notamment sur l’extrême vulnérabilité du dossier sur le plan économique, un dossier qui table sur un emprunt de 27,5 millions d’euros, courant sur 25 ans et garanti par le gouvernement bruxellois, qu’en pensent les ministres bruxellois Benoît Cerexhe (Economie et Emploi) et Guy Vanhengel (Budget) ? Sont-ils prêts à assumer ce flop industriel et ses conséquences inévitables pour l’emploi des Bruxellois ainsi que pour les finances publiques ?

Les élections approchent, un peu de clarté dans les positions éclaireront sans aucun doute les électeurs. Et comme, jusqu’à preuve du contraire, le gouvernement est solidaire , les ministres qui seraient contre la localisation actuelle du BILC ont toujours la possibilité de clarifier la situation en démissionnant .

Et de laisser le mot de la fin à la Présidente du Port de Bruxelles, Laurence Bovy :

« Le feuilleton est loin d’être terminé. » [7]

Contactez Mathieu Sonck.



[1] La DH , 24 octobre 2008.
[2] Le Soir , 22 novembre 2008.
[3] Télé Bruxelles, 21 novembre 2008.
[4] idem.
[5] idem.
[6] Vivacité Bruxelles , 24 novembre 2008.
[7] La DH , 22 novembre 2008.


Inventaire des enquêtes publiques du 26/11/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 26/11/2008

https://www.ieb.be/1466
26 novembre 2008

Télécharchez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 26/11/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 novembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 novembre 2008

https://www.ieb.be/1467
27 novembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Plan Iris 2 : la mobilité plan-plan ?
Région bruxelloise : le Plan Régional des Déplacements à Bruxelles, également connu sous le nom de Plan Iris 2, est le plan stratégique du gouvernement de Bruxelles-Capitale en matière de mobilité pour 2015-2020. Enumérant les grandes priorités en matière de mobilité, ce plan fixe des objectifs et circonscrit les petits et grands chantiers qui devraient permettre de les atteindre.
Le plan complet est disponible en téléchargement à l’adresse www.iris2.irisnet.be/Public/. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région.
IEB propose un texte de base afin que chacun puisse s’en inspirer dans sa réaction au projet de plan IRIS 2 [ Téléchargez le texte de base ].
Enquête publique jusqu’au 30 novembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Petits lots à Versailles
Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : avenue de Versailles. Demande de permis de lotir pour 38 lots réservés à du logement uni- ou bi- familial.
Enquête publique jusqu’au 5 décembre 2008.
Concertation le 16 décembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Pas de repos pour Notre Dame du Sommeil
Bruxelles-Ville : rue Notre Dame du Sommeil, 50-54. Deuxième enquête publique pour le changement de destination du dépôt en bar lounge, atelier et stockage liés au commerce Idiz Bogam. Aménagement d’un parking de 11 emplacements au rez-de-chaussée, création de 4 appartements 2 chambres au 1er et 2e étage et aménagement de terrasses.
Enquête publique jusqu’au 5 décembre 2008
Concertation le 16 décembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Plan Déchets : videz votre sac !
Région bruxelloise : mise à l’enquête du 4e Plan régional de prévention et de gestion des déchets, plus communément appelé Plan Déchets. Celui-ci vise notamment à renforcer la réduction des déchets à la source, développer la réutilisation, améliorer les performances de la collecte sélective et du recyclage, améliorer les performances environnementales des outils de traitement...
Le plan complet peut être téléchargé à l’adresse www.bruxellesenvironnement.be. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région et/ou chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au Service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles.
Pour rappel il vous reste encore la possibilité de participer à une des quatre séances de présentation du plan [ Voir l’agenda ].
Enquête publique jusqu’au 15 décembre 2008.
Contactez Catherine Maréchal.

Plan Bruit : faites entendre votre voix !

Un second Plan de prévention et de lutte contre le bruit vient d’être proposé par la Région bruxelloise. Ce projet de Plan Bruit 2008-2013 intègre l’évolution des dispositions réglementaires en particulier au niveau européen. Il insiste sur les initiatives pouvant être prises en charge par les pouvoirs publics. Il développe des synergies avec d’autres plans régionaux comme le PRAS, le Plan Iris...
Pour prendre connaissance du dossier, vous pouvez le télécharger sur le site www.bruxellesenvironnement.be, le consulter chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles, et/ou le consulter dans votre administration communale.
Enquête publique jusqu’au 31 décembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

3 plans environnementaux fédéraux à consulter
Trois plans ont été mis en consultation par l’autorité fédérale depuis le début du mois de novembre. N’hésitez pas à donner votre avis sur les plans ci-dessous, avant la fin de l’année 2008 :
- Projet de Plan fédéral pour l’intégration de la biodiversité dans 4 secteurs fédéraux clés.
- Avant-projet de Plan d’action fédéral Produits 2009-2011.
- Avant-projet de Plan fédéral de lutte contre la pollution de l’air.
Les différents plans environnementaux peuvent être consultés à l’adresse http://portal.health.fgov.be.
Contactez Erwan Marjo.
[ Lire l’article ]

Résultat de concertation

• Le périmètre Unesco mieux protégé. Bruxelles-Ville : la Commission de concertation, réunie le 4 novembre, a rendu un avis unanimement favorable sur le projet de règlement communal d’urbanisme zoné. Le règlement prescrit les conditions d’intégration des dispositifs commerciaux autour de la Grand-Place inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Vélo libre service doit rimer avec vélo libre de pub !

Vélo libre service doit rimer avec vélo libre de pub !

https://www.ieb.be/1468
27 novembre 2008

Ce vendredi 28 novembre à 18h, les militants du collectif PlaceOvélo, d'Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et de Respire soutenus par la plate-forme Vigilance action pub (VAP !) unissent leurs forces.

La masse critique mensuelle roulera contre la décision du gouvernement bruxellois qui attribue une concession de 15 ans à JC Decaux pour l’exploitation d’un système de location de vélos automatisés sur le territoire des 19 communes bruxelloises : 2 500 vélos répartis sur 200 stations. En effet, pour PlaceOvélo, Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Respire et la VAP !, cette décision tue dans l’oeuf l’espoir d’un véritable service public vélo. Ces associations considèrent, par ailleurs, que la question centrale n’est pas de savoir qui de JC Decaux ou Clear Channel décroche les contrats du vélo libre service (VLC) mais comment décoloniser le service public de la main-mise publicitaire.

Sans rentrer dans les détails des rebondissements judiciaires de ce dossier ni du bien fondé du recours des offrants éconduits, le collectif PlaceOvélo, IEB, Respire et la VAP ! s’offusquent de l’absence de réflexion menée par la Région bruxelloise sur les effets pervers de l’intrusion massive de la publicité comme mode de financement du service public. Plusieurs éléments avérés nourrissent leurs inquiétudes.

Faire du service public un marché publicitaire conduit à l’envahissement des espaces publics par la pub

L’objectif premier d’un afficheur publicitaire n’est évidemment pas d’offrir un service public de qualité mais d’assurer la rentabilité des ses dispositifs d’affichage. Si bien que ce type de contrat se traduit par l’augmentation du nombre de publicités dans l’espace public et de leurs effets pervers (atteinte visuelle, diminution de la sécurité de circulation, incitation à une consommation superflue attentatoire à l’environnement,...).

La Région saute à deux pieds joints dans cette brèche pour éviter de débourser le moindre euro. Elle a en effet accepté qu’outre l’affichage aux 200 points de stations, 35 panneaux publicitaires de 8m2 soient implantés le long des voiries régionales et que des publicités soient, en outre, affichées directement sur les vélos eux-même faisant de tout usager du VLC un dispositif publicitaire humain, contrairement à la pratique actuelle des Cyclocity et des vélos lyonnais et parisiens. Sans compter que JC Decaux assortit ce service de panneaux publicitaires déroulants ce qui augmente considérablement leur surface publicitaire, leur consommation d’énergie et le harcèlement des passants.

La qualité du service public est réduite à l’efficience publicitaire

Si l’objectif du VLS est le report modal, il faut une offre complète et adaptée avec des prestations spécialisées. Or par ces concessions, la gestion de la mobilité douce tombe aux mains de spécialistes de la publicité et passent sous le nez des opérateurs de vélos et/ou de transports publics. Il est pourtant indéniable que la fourniture et l’entretien des vélos ne sont pour les afficheurs qu’un alibi en vue d’obtenir une position stratégique dans l’espace public et de mettre fin à toute concurrence dans le domaine de l’affichage. Peu leur importe qu’un service de vélo doive s’accompagner d’une véritable politique d’accompagnement et d’aménagements pour sécuriser les déplacements des cyclistes.

Il y a fort à parier qu’ils ne feront leurs choix qu’en fonction d’une logique publicitaire sans considération de la pertinence du maillage des stations de vélos. Celles-ci sont présentes uniquement dans les lieux de passage et les quartiers périphériques sont délaissés.

La publicité véhicule un message opposé à la promotion d’une mobilité douce

En associant les VLS au marché publicitaire, le gouvernement confie la promotion d’un mode de transport non polluant à une entreprise dont l’activité principale n’a rien à voir avec l’objet du contrat. Pire, ce service risque plus que probablement d’être détourné de sa finalité en l’associant à de la publicité pour des véhicules énergivores et polluants, produits chou-chou des annonceurs.

Les concessions sont des marchés opaques et déséquilibrés

Les concessions offertes aux afficheurs manquent souvent de transparence et il n’est pas rare que leurs commanditaires y perdent des plumes. Lorsque les villes optent pour un tandem VLS/publicité, elles abandonnent en contrepartie une recette potentielle lucrative : la redevance qu’elles toucheraient normalement sur les panneaux publicitaires. Le concessionnaire trouvant la plupart du temps les redevances sur l’affichage insuffisantes, il réclame en sus tout ou partie de l’argent de la location de vélos. Sans compter, qu’en bout de chaîne, c’est en tout état de cause le consommateur qui supporte le coût de la publicité.

Les concessions sont souvent passées pour des durées très longues (15 ans dans le cas présent) avec des clauses d’exclusivité générant des positions monopolistiques qui prennent la ville et ses usagers en otage. L’absence de concurrent conduit certaines villes à débourser des sommes astronomiques pour satisfaire leur concessionnaire : Aix-en-Provence paie 790.000 euros/an à JC Decaux ! Pour le même tarif, Orléans parvient à se passer complètement de la publicité. À Rennes, après avoir perdu un marché de VLS, JC Decaux a démonté son mobilier urbain, laissant les usagers des transports en commun sous la pluie.

Des VLS libres de pub, ça existe !

Certaines villes parviennent à mettre en place un tel dispositif en se passant des afficheurs publicitaires (Orléans, Chalon-sur-Saône). D’autres villes ont au moins l’intelligence de déconnecter le marché publicitaire du marché VLS (Strasbourg, La Rochelle,...) ce qui leur permet de financer elles-mêmes le service en collectant les redevances sur l’affichage publicitaire et d’obtenir une meilleure transparence des coûts.

Un coup de pédale en plus pour une politique de mobilité cohérente

Et pourquoi pas, en vertu du principe pollueur-payeur, introduire un péage urbain et en affecter pour partie les recettes au financement du système de VLS. Mieux encore ! Pourquoi ne pas créer une véritable synergie entre politique environnementale et sociale et mettre sur pied une entreprise à finalité sociale qui assurerait l’entretien du parc de vélos. Il ne s’agit pas d’un mirage, cette synergie est mise en pratique par divers opérateurs à l’étranger.

Infos pratiques

L’action démarrera à 18h15 à la station Cyclocity située près de la station de métro Trône. La masse critique accueillera saint Nicolas qui distribuera des petits cadeaux aux Bruxellois pour les consoler de ne pas trouver dans leur hotte un vélo libre service (VLS) sans pub.

Contacts

  • PlaceOvélo : Liévin Chemin, 0486/335 444.
  • Inter Environnement Bruxelles : Claire Scohier, 02/548 39 46, 0473/66 75 05, claire.scohier chez ieb.be
  • Respire : Jean-Baptiste Godinot , 02/534 96 37.

Les parkings à Bruxelles

Les parkings à Bruxelles

https://www.ieb.be/1470
1er décembre 2008

Le 28 novembre, l'émission Ligne directe de Télé Bruxelles abordait la question des parkings. Faut-il diminuer le nombre d'emplacements en voirie ? Comment harmoniser les politiques communales de stationnement ? Comment rendre les parkings publics plus efficaces ?

En invités : Pierre Thonon, administrateur-Directeur général de BECI, et Mathieu Sonck, secrétaire général d’Inter-Environnement Bruxelles.

Voir la vidéo sur le site de Télé Bruxelles


BILC : pas encore construit et déjà plombé par la concurrence !

BILC : pas encore construit et déjà plombé par la concurrence !

https://www.ieb.be/1471
3 décembre 2008

C'est le 16 décembre que la Commission de concertation de la Ville de Bruxelles se penchera sur un projet de construction d'un centre logistique de 65 000 m2 sur le site de Carcoke, propriété du Port de Bruxelles et cédé en concession à la société Katoen Natie. Katoen Natie se propose d'offrir des services partiellement équivalents au funeste BILC, le Brussels International Logistic Center.

Voici une occasion de confirmer l’analyse d’Inter-Environnement Bruxelles sur le caractère fantaisiste des arguments avancés par le gouvernement bruxellois pour soutenir le projet de construction d’un centre logistique exclusivement routier en plein centre-ville.

900 emplois>>600 emplois>>450 emplois>>180 emplois>>138 emplois...
Bientôt zéros emplois pour le BILC ?

On s’en souvient, la demande de permis du BILC annonçait la création de 900 emplois directs.
Cette prévision, sous les commentaires acerbes des associations a été revue à la baisse par le Port de Bruxelles qui annonçait à la stupéfaction générale en pleine commission de concertation un chiffre de 600 emplois directs. Une prévision encore revue à la baisse par la FGTB, soutenant récemment que le projet créerait 450 emplois .

En matière de prévisions, on peut faire entière confiance à Katoen Natie, acteur majeur de la logistique mondialisée. Et là, c’est la stupeur. Les 65 000 m2 d’activités logistiques à haute valeur ajoutée prévue sur le site de Carcoke ne créeront que 180 emplois !

Une simple règle de trois appliquée au projet du BILC (qui table lui sur 50 000m2 d’installations) abaisserait les prévisions d’emploi au BILC à 138 emplois , soient 17 emplois à l’hectare. Sans commentaires.

Katoen Natie sera bien plus accessible

Il y a deux critères majeurs à respecter pour choisir l’implantation d’un centre logistique. Le premier, c’est l’accessibilité.

Le site de Kateon Natie se situe à quelques centaines de mètres de la sortie 6 du Ring. Détail piquant, ce futur centre logistique se trouvera sur la route du BILC. A la sortie du Ring, le client aura donc le choix entre déposer directement ses marchandises chez Kateon Natie ou continuer sa route sur l’une des voie de pénétration les plus embouteillées de la région pour déposer ses marchandises en plein centre ville et repartir dans l’autre sens, avec les mêmes difficultés, pour
rejoindre le Ring.

Le BILC, inaccessible est condamné à court terme.

Le projet de parc logistique de Katoen Natie,
chaussée de Vilvorde, 216, à 1120 Bruxelles.

Katoen Natie sera lié directement à la voie d’eau

Le second critère majeur à respecter est la multimodalité.

Malgré les déclarations d’intentions du Port de Bruxelles, le BILC est un centre logistique dédié à 100% au transport par camions . S’il en était autrement, cela serait mentionné dans la demande de permis. La SNCB n’est pas demandeuse d’une liaison rail. Et le transport par palette, présenté par le promoteur du projet comme une solution d’avenir est, selon les spécialistes du secteur, totalement inadapté à la configuration du site.

Le projet de Katoen Natie, lui, est directement lié à la voie d’eau. Et le projet prévoit dès le départ un approvisionnement important par le canal. 30% des marchandises seront acheminées par bateau. Et cette proportion pourrait évidemment croître en fonction de l’évolution du marché et de la tendance structurelle de la hausse du prix des énergies fossiles.

Katoen Natie sera nettement moins cher

Plus l’on se rapproche du centre-ville et plus les entrepôts sont bon marché. Voilà un paradoxe que le gouvernement bruxellois n’a pas encore compris. Il est lié à l’accessibilité : plus on se rapproche du centre ville, moins l’entrepôt est accessible. C’est donc une loi du marché.

Le BILC, pour paraître rentable, a fait l’objet de toutes les manipulations comptables possibles et imaginables.

Un business plan calculé sur une activité plein pot pendant 40 (jusqu’en 2049, pour une centre logistique 100% camions !), et surtout un prix de location des entrepôts de 58 euros/m2/an. Les atouts commerciaux du BILC sont impressionnants de médiocrité.

Katoen Natie valorise la location de ses entrepôts à 45 euros/m2/an, soient 23% de moins que le BILC pour des entrepôts nettement plus accessibles et liés à la voie d’eau.

Rappelons que le projet du BILC fait l’objet d’un emprunt à la banque européenne d’investissement de 27,5 millions d’euros. Une somme dont le remboursement est garanti par le gouvernement bruxellois. Le jour où le BILC fera faillite, plombé par un business plan totalement irréaliste, c’est donc le contribuable bruxellois qui casquera. Et dans l’hypothèse où l’activité du BILC devait être subsidiée pour garantir la pérennité de l’activité, non seulement c’est le contribuable bruxellois qui casquerait mais il est probable que Kateon Natie puisse interpeller à raison la Commission Européenne et dénoncer une concurrence déloyale inacceptable.

Pour une alliance « environnement/emploi »

Dans une enquête socio-économique menée en 2001, tous les habitants du pays ont été interrogés à propos de leur niveau de satisfaction quant à leur environnement immédiat. La région bruxelloise est la seule région dont les habitants sont globalement insatisfaits de leur environnement direct.

Dans l’affaire du BILC, le gouvernement bruxellois a décidé d’arbitrer entre la préservation de l’environnement et le développement d’une activité économique rétrograde (le transport exclusif par camions) qui, IEB l’a démontré, est vouée à un échec cuisant. Il est temps que le gouvernement se ressaisisse et, à l’instar de son homologue wallon, se lance dans un vaste plan de création d’activité économique qui feront de Bruxelles une ville durable. Un plan vertueux car économiquement porteur, socialement juste et respectueux de l’environnement.

Contact

Mathieu Sonck, Secrétaire Général d’Inter-Environnement Bruxelles, 0478/20 35 78.


Inventaire des enquêtes publiques du 3/12/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 3/12/2008

https://www.ieb.be/1479
3 décembre 2008

Télécharchez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 3/12/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 décembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 décembre 2008

https://www.ieb.be/1480
4 décembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un concurrent pour le BILC !
Bruxelles-Ville : chaussée de Vilvorde, 216. Le site de Carcoke, en voie de dépollution, fait l’objet d’une enquête publique pour l’implantation d’un centre logistique de 65 000m2 dont l’approvisionnement se fera à 30% par la voie d’eau et le reste par camion. Le projet prévoit un parking à l’air libre de 177 emplacements et un trafic de camion 83 camions par jour (entrants et sortants).
Enquête publique jusqu’au 5 décembre 2008.
Concertation le 16 décembre 2008.
Contactez Mathieu Sonck.

Petits lots à Versailles
Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : avenue de Versailles. Demande de permis de lotir pour 38 lots réservés à du logement uni- ou bi- familial.
Enquête publique jusqu’au 5 décembre 2008.
Concertation le 16 décembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Pas de repos pour Notre Dame du Sommeil
Bruxelles-Ville : rue Notre Dame du Sommeil, 50-54. Deuxième enquête publique pour le changement de destination du dépôt en bar lounge, atelier et stockage liés au commerce Idiz Bogam. Aménagement d’un parking de 11 emplacements au rez-de-chaussée, création de 4 appartements 2 chambres au 1er et 2e étage et aménagement de terrasses.
Enquête publique jusqu’au 5 décembre 2008
Concertation le 16 décembre 2008.
Contactez Isabelle Hochart.

Jurassic parking
Bruxelles-Ville : Institut Royal des Sciences Naturelles, rue Vautier, 29. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour la régularisation des 103 emplacements de parking à ciel ouvert autour de l’Institut. Ces 103 emplacements constituent la capacité maximum dont le territoire de l’IRSN dispose. La demande porte sur des emplacements déjà en exploitation, sans augmentation possible, sans aucun acte, ni travaux de construction.
Enquête publique jusqu’au 5 décembre 2008
Concertation le 16 décembre 2008.
Contactez Jérôme Matagne.

Plan Déchets : videz votre sac !
Région bruxelloise : mise à l’enquête du 4e Plan régional de prévention et de gestion des déchets, plus communément appelé Plan Déchets. Celui-ci vise notamment à renforcer la réduction des déchets à la source, développer la réutilisation, améliorer les performances de la collecte sélective et du recyclage, améliorer les performances environnementales des outils de traitement...
Le plan complet peut être téléchargé à l’adresse www.bruxellesenvironnement.be. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région et/ou chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au Service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles.
Pour rappel, il vous reste encore la possibilité de participer à une des dernières séances de présentation du Plan Déchets [ Lire l’article ].
Enquête publique jusqu’au 15 décembre 2008.
Contactez Catherine Maréchal.

Compte à rebours pour le Colonel Bourg
Schaerbeek : abrogation du PPAS « îlot 385 » (Colonel Bourg) adopté en 1993 et qui porte sur le périmètre délimité par le boulevard Reyers, le site de la RTBF, l’E40 et l’avenue de Mars, et qui se prolonge de l’autre côté de l’autoroute à l’angle de l’E40, de l’avenue de Mars et de la chaussée de Roodebeek.
Enquête publique jusqu’au 30 décembre 2008.
Concertation le 9 janvier 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Plan Bruit : faites entendre votre voix !

Un second Plan de prévention et de lutte contre le bruit vient d’être proposé par la Région bruxelloise. Ce projet de Plan Bruit 2008-2013 intègre l’évolution des dispositions réglementaires en particulier au niveau européen. Il insiste sur les initiatives pouvant être prises en charge par les pouvoirs publics. Il développe des synergies avec d’autres plans régionaux comme le PRAS, le Plan Iris...
Pour prendre connaissance du dossier, vous pouvez le télécharger sur le site www.bruxellesenvironnement.be, le consulter chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles, et/ou le consulter dans votre administration communale.
Enquête publique jusqu’au 31 décembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

3 plans environnementaux fédéraux à consulter
Trois plans ont été mis en consultation par l’autorité fédérale depuis le début du mois de novembre. N’hésitez pas à donner votre avis sur les plans ci-dessous, avant la fin de l’année 2008 :
- Projet de Plan fédéral pour l’intégration de la biodiversité dans 4 secteurs fédéraux clés.
- Avant-projet de Plan d’action fédéral Produits 2009-2011.
- Avant-projet de Plan fédéral de lutte contre la pollution de l’air.
Les différents plans environnementaux peuvent être consultés à l’adresse http://portal.health.fgov.be.
Contactez Erwan Marjo.
[ Lire l’article ]

Concertations à venir

• La Toison d’Or dépiautée. Ixelles : rue de Stassart, 25-27, et avenue de la Toison d’Or, 14-15. Projet mixte de commerces et de logements. Démolition des immeubles existants à l’exception des façades en vue de reconstruire un commerce de plus de 3000 m2 et 12 appartements.
Concertation le 17 décembre 2008.
Contactez Olivia Lemmens.

• Triple saut (périlleux) pour le Crossing. Schaerbeek : trois enquêtes simultanées pour la rénovation du stade du Crossing, la construction d’équipements d’intérêt collectif et le réaménagement des abords du terrain Renan, le tout dans un parc classé.
Concertation le 19 décembre 2008.
Contactez Thierry Kuyken.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Quel avenir pour votre quartier et pour votre ville ?

Quel avenir pour votre quartier et pour votre ville ?

https://www.ieb.be/1481
4 décembre 2008

Une procédure de participation relative au quartier RTBF-VRT est actuellement en cours :
Quel avenir pour le quartier RTBF-VRT ?

Les Zones Leviers

Le Plan Régional de Développement (PRD) fixe les grandes priorités pour le développement de Bruxelles en fonction de certains enjeux régionaux. Le gouvernement bruxellois y précise ses intentions, mais le PRD n’est pas un document contraignant comme une loi.

Le PRD définit notamment 14 zones nécessitant une attention plus particulière, soit qu’elles présentent un « retard de développement », soit qu’elles constituent une opportunité majeure de développement régional : ce sont les Zones Leviers.

Cartes des Zones Leviers de la Région bruxelloise Les Zones Leviers : (1) Erasme ; (2) Forest ; (3) Midi ; (4) Canal ; (5) Tour et Taxis ; (6) Botanique ; (7) Europe ; (8) Toison d’Or ; (9) Heysel ; (10) Hôpital militaire ; (11) Schaerbeek-formation ; (12) RTBF-VRT ; (13) Delta ; (14) Gare de l’Ouest. © Région bruxelloise - 2008

Les Zones d’Intérêt Régional (ZIR)

Le Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS) fixe de manière précise et contraignante les règles d’affectation de chaque parcelle de terrain en Région de Bruxelles-Capitale. La PRAS définit lui aussi 14 zones présentant un fort enjeu urbanistique en termes de développement et de reconversion. Il s’agit principalement de quartiers situés autour des grandes gares et des anciennes casernes militaires : ce sont les Zones d’Intérêt Régional (ZIR).

Cartes des Zones d’Intérêt Régional (ZIR) de la Région bruxelloise Les Zones d’Intérêt Régional (ZIR) : (1) Héliport ; (2) Gaucheret ; (3) Gare de l’Ouest ; (4) Pont Van Praet ; (5) Prince Albert ; (6) Tour et Taxis ; (7) Van Volxem ; (8) Champ de Mars ; (9) Charle-Albert ; (10) Ecole vétérinaire ; (11) Cité administrative ; (12) Avenue Louise ; (13) Gare Josaphat ; (14) Porte de la ville. © Région bruxelloise - 2008

Le schéma directeur : un outil de planification ouvert à la concertation avec les habitants

Le schéma directeur est un document d’orientation qui doit permettre de définir les perspectives générales d’aménagement qui seront retenues pour l’aménagement des zones leviers et des ZIR. Ce document n’a pas de valeur réglementaire, il constitue néanmoins un document de référence pour tous les acteurs publics et reprend les grandes options de développement projetées.

Il s’agit d’un processus qui, une fois abouti, doit permettre aux différentes communes impliquées d’élaborer un ou plusieurs Plans Particuliers d’Affectation du Sol (PPAS) qui fixeront eux les contraintes urbanistiques et juridiques à respecter dans tout aménagement futur de ces zones.

L’enjeu du schéma directeur est de définir un projet en favorisant la concertation de tous les acteurs concernés : Région, Communes, organismes para-régionaux, propriétaires des terrains, commerces et entreprises présentes sur le territoire et habitants ...

Pour arriver à ce résultat, la Région mandate, pour chaque zone, un bureau d’études chargé de l’élaboration du projet et un médiateur chargé d’organiser la concertation avec les habitants.

Quelle est la place des habitants dans ce processus ?

A fin de bénéficier de sa connaissance pratique du terrain et d’évaluer les besoins existants dans les zones concernées, l’élaboration des schémas directeurs est menée en concertation avec la population.

Dès le lancement du projet et tout au long du processus, plusieurs réunions sont organisées avec les habitants afin de récolter leurs avis, leurs souhaits et leurs critiques par rapport au projet d’aménagement de leur quartier.

Concrètement

Le bureau d’études chargé de la réalisation du schéma directeur viendra à différentes reprises présenter l’avancement du projet aux habitants et motiver les choix effectués.

Suite à ces réunions, les habitants auront l’occasion de se réunir, de réfléchir ensemble et de formuler leurs remarques par l’intermédiaire de l’organisme chargé de la médiation. Une synthèse des remarques sera transmise par le médiateur à la Région.

Sur base des remarques transmises par les différents acteurs impliqués, dont les habitants, et sur base du travail effectué par le bureau d’étude, la Région fixera les choix et les options retenues. Le schéma directeur doit permettre d’offrir à tous les acteurs une vision commune à défendre pour les zones à développer. Si des options chères à certains habitants ne peuvent être retenues, les choix défendus par les autorités devront être motivés.

Et après ?

Le processus du schéma directeur aboutit à un document (le rapport final) qui va définir un projet assez large comprenant : le périmètre de la zone d’influence, les options stratégiques pour cette zone, les priorités, les moyens requis, les acteurs concernés et le calendrier des réalisations.

Le projet d’aménagement des zones concernées deviendra plus précis avec l’élaboration du ou des PPAS par les communes concernées. Le processus participatif se poursuivra au delà de la concer­tation dans le cadre du schéma directeur. En effet, les étapes suivantes, parmi lesquelles l’élaboration du PPAS ou la délivrance des permis, seront également soumises à l’appréciation des habitants.

L’élaboration d’un schéma directeur et sa concrétisation via la réalisation d’un ou plusieurs PPAS est un processus à long terme. Plusieurs années sont nécessaires avant que les premières constructions voient le jour.


Le tram 4 : un modèle pour Bruxelles !

Le tram 4 : un modèle pour Bruxelles !

https://www.ieb.be/1485
8 décembre 2008

La plate-forme SMoB plaide pour la valorisation du tram 4, seule ligne de tram à Bruxelles en site propre intégral. En agissant sur les feux de signalisation, les points noirs, la signalisation en tunnel, et en travaillant un peu la durée des arrêts commerciaux, on augmenterait sa régularité et sa vitesse commerciale de plus de 15 %. De quoi en fair un exemple pour d'autres lignes.

La ligne de tram 4 est la seule ligne de tram à Bruxelles en site propre intégral. Ce tram est donc supposé rouler à vive allure et ne pas être perturbé par les aléas de la circulation. C’est la raison pour laquelle la STIB l’avait accepté dans « son » tunnel de pré-métro Nord-Sud délesté, depuis la mise en œuvre du fameux Plan de restructuration du réseau tram, de toute autre ligne « traversante » , en dehors de la « navette » constituée par le tram 3 (Churchill – Gare du Nord). La STIB estimait en effet que, pour améliorer la régularité dans le tunnel, il fallait en éliminer toutes les lignes susceptibles d’être ralenties, en amont, par les embouteillages.

Les performances de la ligne 4 constituent donc un enjeu important pour Bruxelles en ce qu’elle peut constituer un exemple pour d’autres lignes qui, si le même traitement leur était appliqué, pourraient prétendre à une qualité de service nettement meilleure, voire traverser à nouveau le fameux tunnel Nord-Sud ! C’est la raison pour laquelle SMoB[1] s’y est intéressé de près.

Une campagne de relevés détaillés de la circulation réelle d’une série de parcours de trams de la ligne 4, réalisés par des membres de SMoB des jours de semaine entre 7 et 19h, au printemps 2008, nous permet de tirer des enseignements très intéressants sur la moyenne et la variance des temps de parcours.

La vitesse moyenne observée sur le 4 est de 18,4 km/h environ.

Le temps de parcours est partagé entre temps où le tram roule et temps d’arrêt, à concurrence respectivement de 70 et 30%. Les arrêts eux-mêmes sont pour un peu plus de la moitié (16% de la durée totale du trajet) des arrêts commerciaux, destinés à embarquer, débarquer et faire payer les voyageurs, et pour un peu moins (14%) des attentes aux feux de circulation générale ou feux instaurés par la STIB elle-même.

Ceci permet de conclure que si les feux étaient réellement influencés par les trams, avec effet à concurrence par exemple de la moitié du temps perdu (il est à l’étranger des cas où on fait beaucoup mieux), le temps de parcours total du 4 s’en trouverait réduit de 7%.

Le temps pour les arrêts commerciaux – 20 secondes en moyenne – atteint 26 secondes, soit 30% de plus, en tunnel, où il n’y a pas de vente de titres de transport à bord. Ceci montre bien que la vente de tickets n’obère pratiquement pas la vitesse des trams. A noter que les relevés ont été faits avant l’augmentation à 2 € du billet vendu dans le tram, sous prétexte d’augmenter la vitesse commerciale.

Malgré les feux de circulation et la perception, la vitesse commerciale est aussi élevée en surface que dans le prémétro. Ceci est une performance extrêmement décevante pour les tunnels. La STIB prétend que c’est l’irrégularité des trams admis dans le pertuis qui explique ceci, et qu’il y a été remédié par la suppression de toutes les lignes sauf deux en été 2008. Cette assertion est pourtant déjà infirmée tant par les premières observations faites depuis que par les horaires eux-mêmes, qui prévoient encore plus de temps que celui que nous avons observé (5 à 15% de plus). Un autre indicateur vient d’ailleurs expliquer cette lenteur : la vitesse dans le tunnel après décompte des arrêts – donc quand le tram roule réellement – est de 24,4 km/h seulement. Il faut savoir que la signalisation « pré-métro » est extrêmement restrictive et difficile à appliquer en pratique par le conducteur, de sorte qu’en fait les trams roulent en réalité souvent à peine plus que la moitié de la vitesse autorisée. Vu les performances propres des tramways utilisés maintenant, proches de celles du métro lourd, une signalisation efficace et des instructions de conduite adéquates permettraient une augmentation de vitesse considérable dans les tunnels, comme on l’observe dans de nombreux tramways souterrains dans le monde.

Autre constat, moins explicable mais très interpellant : dans la section prémétro, l’écart entre temps de parcours du tram le plus lent et le plus rapide atteint 52 % (au lieu de 24 % pour les parties en surface).

Par ailleurs, quelques points noirs influencent sérieusement à la baisse la vitesse commerciale, et méritent donc un traitement adéquat. Il s’agit principalement dans le sens sud-nord du complexe de feux Wolvendael – De Fré, de l’entrée du tunnel (Berkendael à Albert), et du complexe de feux De Trooz–Mabru, et dans le sens nord-sud du même complexe Mabru–De Trooz, aussi de l’entrée du tunnel (ici de Thomas au Nord), et du carrefour (feux + arrêt) place Vanderkindere. Ces points noirs expliquent 8 % du temps de trajet des trams et méritent à ce titre une attention particulière.

Si on voulait faire du 4 une ligne de tram performante, en agissant sur l’influence des feux de signalisation, les points noirs, la signalisation en tunnel, et en travaillant un peu la durée des arrêts commerciaux, on obtiendrait une augmentation de sa vitesse commerciale de plus de 15%, ainsi qu’une augmentation de la régularité.

Au total, la vitesse commerciale du tram 4 est presque satisfaisante. Un effort supplémentaire devrait toutefois être fourni pour en faire une ligne pilote vraiment performante qui puisse être montrée en exemple pour les autres lignes de tram à Bruxelles. SMoB demande donc à la STIB, à la Région et aux communes concernées de joindre leurs efforts pour atteindre cet objectif dans les meilleurs délais et d’accélérer notamment la mise en service de la télécommande automatique des feux par les trams.

Contact :
Jérôme Matagne 02/223 01 01.



[1] La plate-forme SMoB (Sustainable Mobility in Brussels) regroupe des associations et habitants défendant les principes d’une mobilité durable à Bruxelles. Elle regroupe : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), Association de Comités de Quartier Ucclois (ACQU), Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU), NoMo-Autrement mobile, Bond van Trein-, Tram- en Busgebruikers (BTTB), Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Fietsersbond, FOE Bruxsel, Groupement des usagers des transports publics à Bruxelles (GUTIB), Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), Johanna vzw, La Ligue des Familles (Bruxelles), Placeovelo, Provélo, Wolu-Inter-Quartiers (WIQ), 4X4 Info.


Le plan IRIS 2, sur la bonne voie ?

Le plan IRIS 2, sur la bonne voie ?

https://www.ieb.be/1491
8 décembre 2008

L’aménagement de notre Capitale souffre des stigmates d’une époque où la voiture signifiait le progrès et la liberté individuelle. Lors de l’Exposition universelle de 1958, les autoroutes urbaines symbolisaient la modernité. Et aujourd’hui encore, des flots d’automobilistes se réjouissent de tous les boulevards, tunnels et viaducs qui leur permettent de ne pas remettre en cause leur auto, leur liberté.
Quelques années plus tard, c’est le métro qui symbolisa le progrès mais son déploiement se heurta à la disette financière de l’État belge. Bien que le développement d’infrastructures routières fut également stoppé, elles étaient bien suffisantes pour accueillir quotidiennement des millions de véhicules, jusqu’à une congestion invivable depuis longtemps et qu’on nous promet totale en 2016. Depuis, différents gouvernements ont affiché des velléités de régulation mais sans jamais poser de décision politique susceptible d’enrayer l’engrenage.

- IRIS 2, le plan des déplacements bruxellois
- 9 priorités
- Des mesures sans stratégie et des infrastructures surdimensionnées

Urbanisme
- L’aménagement de Schaerbeek-Formation
- Contrat de quartier Ecluse - Saint-Lazare

Environnement
- Ondes électromagnétiques y a de l’orage dans l’air !
- PPAS 60ter : la ruée vers le Val d’Or

Logement
- Une clé pour tous : la campagne se clôture sur un bilan positif

C’est arrivé près de chez vous
- Enfin nous voici : l’Ouest en débat

Éditorial
- Ping pong et filet


Nuit de l'Obscurité : bientôt au-dessus de nos têtes

Nuit de l’Obscurité : bientôt au-dessus de nos têtes

https://www.ieb.be/1490
10 décembre 2008

A l'initiative des fédérations environnementales belges – dont Inter-Environnement Bruxelles (IEB) – se tiendra le 28 mars 2009, la première édition en Région bruxelloise de la « Nuit de l'Obscurité ». Cette initiative tend à sensibiliser le grand public tant à la pollution lumineuse, qu'à l'observation des étoiles et à la question des changements climatiques.

La première édition bruxelloise

Cette première édition, en Région bruxelloise, de la « Nuit de l’Obscurité » étend au niveau national une opération bien connue en Flandre depuis longtemps et expérimentée l’année passée en Région Wallonne.

En 2007, le BBL (Bond Beter Leefmilieu), la fédération flamande des associations environnementales a, pour sa 12e édition consécutive, enregistré la participation de pas moins de 20.000 personnes aux différentes activités locales organisées dans 193 communes flamandes[1].

Pour la première fois étendue à la Région bruxelloise, la Nuit de l’Obscurité se tiendra, cette année, le 28 mars 2009, jour de la campagne mondiale « Une heure pour la planète » (www.earthhour.org) invitant les villes à l’extinction de l’éclairage pour attirer l’attention sur les changements climatiques.

Une belle occasion pour les associations, comités de quartier, administrations publiques (communes, région,...) et commerces de se rallier à cet événement à renommée mondiale.

La soirée du 28 mars sera marquée par trois types d’activités visant le grand public :

  • L’observation de la faune nocturne
  • L’observation des étoiles et la sensibilisation à la pollution lumineuse et ses impacts
  • L’extinction partielle de l’éclairage public

Moi aussi je passe à l’action

Tant les associations que les communes sont invitées à participer et ainsi :

  • poser un geste pour l’environnement
  • prendre conscience de l’impact de la pollution lumineuse
  • organiser une activité nocturne sympathique pour l’ensemble de la population.

Pour obtenir plus d’information et s’inscrire... une seule adresse :
www.ieb.be/nuit-de-lobscurite/

Contact :
Erwan Marjo, 02/548 39 42, erwan.marjo chez ieb.be



[1] Soit 63% des 308 communes flamandes.


Inventaire des enquêtes publiques du 10/12/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 10/12/2008

https://www.ieb.be/1497
10 décembre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 10/12/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 décembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 décembre 2008

https://www.ieb.be/1498
11 décembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Photomontage de l’extension du shopping de Woluwe, côté Hymans.

Le shopping de Woluwe toutes boîtes dehors
Woluwe-Saint-Lambert : transformation et agrandissement du Woluwe Shopping Center et construction d’un Deck Parking. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement suite à l’étude d’incidences. Passage de la surface commerciale de 54 318 m2 à 60 493 m2 et réalisation d’un parking couvert de 383 places.
Enquête publique jusqu’au 29 décembre 2008.
Concertation le 13 janvier 2009.
Contactez Claire Scohier.

Appartements en blocs
Woluwe-Saint-Lambert : chaussée de Stockel, 202-252, et rue Konkel 198-210 demande de permis mixte (urbanisme et environnement) pour construire 5 blocs d’appartements, faisant un total de 100 logements et 55 emplacements de parking à l’air libre.
Enquête jusqu’au 29 décembre 2008.
Concertation le 13 janvier 2009.
Contactez Isabelle Hochart.

Plan Déchets : videz votre sac !
Région bruxelloise : mise à l’enquête du 4e Plan régional de prévention et de gestion des déchets, plus communément appelé Plan Déchets. Celui-ci vise notamment à renforcer la réduction des déchets à la source, développer la réutilisation, améliorer les performances de la collecte sélective et du recyclage, améliorer les performances environnementales des outils de traitement...
Le plan complet peut être téléchargé à l’adresse www.bruxellesenvironnement.be. Il peut également être consulté dans toutes les communes de la Région et/ou chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au Service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles.
Pour rappel, il vous reste encore la possibilité de participer à une des dernières séances de présentation du Plan Déchets [ Lire l’article ].
Enquête publique jusqu’au 15 décembre 2008.
Contactez Catherine Maréchal.

Compte à rebours pour le Colonel Bourg
Schaerbeek : abrogation du PPAS « îlot 385 » (Colonel Bourg) adopté en 1993 et qui porte sur le périmètre délimité par le boulevard Reyers, le site de la RTBF, l’E40 et l’avenue de Mars, et qui se prolonge de l’autre côté de l’autoroute à l’angle de l’E40, de l’avenue de Mars et de la chaussée de Roodebeek.
Enquête publique jusqu’au 30 décembre 2008.
Concertation le 9 janvier 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Plan Bruit : faites entendre votre voix !

Un second Plan de prévention et de lutte contre le bruit vient d’être proposé par la Région bruxelloise. Ce projet de Plan Bruit 2008-2013 intègre l’évolution des dispositions réglementaires en particulier au niveau européen. Il insiste sur les initiatives pouvant être prises en charge par les pouvoirs publics. Il développe des synergies avec d’autres plans régionaux comme le PRAS, le Plan Iris...
Pour prendre connaissance du dossier, vous pouvez le télécharger sur le site www.bruxellesenvironnement.be, le consulter chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles, et/ou le consulter dans votre administration communale.
Une réunion d’information est organisée par la Ville de Bruxelles, le mardi 16 décembre à 20 h au Gemeenschapscentrum De Linde, rue Cortenbach, 7, à Haren.
Enquête publique jusqu’au 31 décembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

3 plans environnementaux fédéraux à consulter
Trois plans ont été mis en consultation par l’autorité fédérale depuis le début du mois de novembre. N’hésitez pas à donner votre avis sur les plans ci-dessous, avant la fin de l’année 2008 :
- Projet de Plan fédéral pour l’intégration de la biodiversité dans 4 secteurs fédéraux clés.
- Avant-projet de Plan d’action fédéral Produits 2009-2011.
- Avant-projet de Plan fédéral de lutte contre la pollution de l’air.
Les différents plans environnementaux peuvent être consultés à l’adresse http://portal.health.fgov.be.
Contactez Erwan Marjo.
[ Lire l’article ]

Concertations à venir

• Un concurrent pour le BILC ! Bruxelles-Ville : chaussée de Vilvorde, 216. Le site de Carcoke, en voie de dépollution, fait l’objet d’une enquête publique pour l’implantation d’un centre logistique de 65 000m2 dont l’approvisionnement se fera à 30% par la voie d’eau et le reste par camion. Le projet prévoit un parking à l’air libre de 177 emplacements et un trafic de camion 83 camions par jour (entrants et sortants). Concertation le 16 décembre 2008. Contactez Mathieu Sonck.

• Petits lots à Versailles. Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : avenue de Versailles. Demande de permis de lotir pour 38 lots réservés à du logement uni- ou bi- familial. Concertation le 16 décembre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Pas de repos pour Notre Dame du Sommeil. Bruxelles-Ville : rue Notre Dame du Sommeil, 50-54. Deuxième enquête publique pour le changement de destination du dépôt en bar lounge, atelier et stockage liés au commerce Idiz Bogam. Aménagement d’un parking de 11 emplacements au rez-de-chaussée, création de 4 appartements 2 chambres au 1er et 2e étage et aménagement de terrasses. Concertation le 16 décembre 2008. Contactez Isabelle Hochart.

• Jurassic parking. Bruxelles-Ville : Institut Royal des Sciences Naturelles, rue Vautier, 29. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour la régularisation des 103 emplacements de parking à ciel ouvert autour de l’Institut. Ces 103 emplacements constituent la capacité maximum dont le territoire de l’IRSN dispose. La demande porte sur des emplacements déjà en exploitation, sans augmentation possible, sans aucun acte, ni travaux de construction. Concertation le 16 décembre 2008. Contactez Jérôme Matagne.

• La Toison d’Or dépiautée. Ixelles : rue de Stassart, 25-27, et avenue de la Toison d’Or, 14-15. Projet mixte de commerces et de logements. Démolition des immeubles existants à l’exception des façades en vue de reconstruire un commerce de plus de 3000 m2 et 12 appartements. Concertation le 17 décembre 2008. Contactez Olivia Lemmens.

• Triple saut (périlleux) pour le Crossing. Schaerbeek : trois enquêtes simultanées pour la rénovation du stade du Crossing, la construction d’équipements d’intérêt collectif et le réaménagement des abords du terrain Renan, le tout dans un parc classé. Concertation le 19 décembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Les agrocarburants au Parlement

Les agrocarburants au Parlement

https://www.ieb.be/1525
12 décembre 2008

Dans le cadre d’une journée de rencontre internationale sur la thématique des agrocarburants, le 11 décembre dernier, Inter-Environnement Bruxelles a été convié en tant qu’intervenant pour aborder les impacts environnementaux des agrocarburants.

C’est devant une centaine de participants venus du Brésil, de la République Démocratique du Congo, du Sénégal et de bien d’autres pays du Sud qu’IEB a rappelé que la production d’agrocarburants n’est absolument pas durable et met à mal tant l’environnement que les populations du sud en raison de la concurrence avec la production de denrées alimentaires.

Contactez Erwan Marjo.


Où va le patrimoine rural anderlechtois ?

Où va le patrimoine rural anderlechtois ?

https://www.ieb.be/1507
15 décembre 2008

Le 11 décembre, la commune d’Anderlecht inaugurait sa première table ronde consacrée à l’avenir du site rural de Neerpede et du Vogelzang.

Neerpede, importante zone non bâtie de la Région, est soumise à la pression de l’étalement urbain. Ce petit bout de campagne dans la ville risque, si aucune planification n’est mise en œuvre, de se laisser grignoter par des projets incohérents (comme c’est le cas pour le projet de lotissement de la rue du Chaudron). C’est pourquoi IEB a décidé de participer à la réflexion en faveur d’une sauvegarde du second poumon vert de la Région bruxelloise.

Pas moins de 100 participants, après une visite de la zone en bus, se sont regroupés autour de thématiques visant à fournir les premières pistes d’un plan d’action pour préserver « durablement » ce patrimoine vert.

Donner un statut pour protéger le site, désenclaver l’espace rural et les zones naturelles, développer le potentiel et l’accessibilité du site, gérer les zones naturelles et renforcer le maillage vert, améliorer la qualité de l’eau et du maillage bleu. Autant de sujets qui, ultérieurement, devraient donner lieu à de nouvelles rencontres plus spécifiques. On attend la suite...

Contact
Pierre Meynaert, 02/223 01 01.


Jeunes en ville, Bruxelles à dos ?

Jeunes en ville, Bruxelles à dos ?

https://www.ieb.be/1501
16 décembre 2008

« Comment vivez-vous votre ville ? » A cette question rarement posée aux jeunes, une trentaine d'adolescents bruxellois ont répondu en participant à une recherche-action coordonnée par Inter-Environnement Bruxelles.

Se sont associées à cette étude exploratoire, l’association Samarcande AMO, SOS Jeunes et Julie Cailliez, sociologue à l’ULB. La rencontre d’un échantillon de 30 jeunes provenant d’Anderlecht, d’Etterbeek et de Woluwe-Saint-Lambert a permis de recueillir par interview les références, les envies et les craintes qui tracent les horizons de ces jeunes. Leur connaissance de la ville s’est exprimée en termes de réseaux familiaux, scolaires et sociaux. Leur représentation de la ville s’est aussi exprimée sous la forme de cartes mentales mettant en évidence de façon personnelle les repères et les parties de la ville qu’ils fréquentent.

Les résultats exposent les modes d’appropriation de la ville par les différentes catégories de jeunes et le cloisonnement des jeunes dans des univers urbains spécifiques. Les constats interrogent la ville comme lieu de rencontre et comme espace public à reconquérir sous le signe de la mixité sociale, culturelle,…


Quel avenir pour le quartier RTBF-VRT ?

Quel avenir pour le quartier RTBF-VRT ?

https://www.ieb.be/1504
17 décembre 2008

Deux réunions d’information et d’échanges ont été organisées par Inter-Environnement Bruxelles ces 4 et 16 décembre à l’attention des habitants de la zone. Les responsables régionaux et les représentants des trois communes concernées (Schaerbeek, Evere et Woluwe-Saint-Lambert) en ont présenté les enjeux majeurs.

Le bureau d’études BUUR-STRATEC, en charge de la réalisation du schéma directeur RTBF-VRT, a présenté une première analyse de la situation tout en évoquant les pistes de réflexion sur lesquelles ils sont en train de plancher.

Les habitants ont été nombreux à venir et à réagir à ces propositions. Inter-Environnement Bruxelles se charge maintenant de faire la synthèse des remarques et de les transmettre aux autorités compétentes. Reste à voir de quelle manière le BUUR-STRATEC arrivera à concilier les demandes et intérêts de chacun et à convaincre tout le monde du bien-fondé de ses propositions.

Parmi les enjeux qui ont été évoqués, retenons principalement à ce stade : la résolution des problèmes de mobilité aux entrées de ville (E40 et chaussée de Louvain) avec leurs répercussions sur les voiries connexes ; la question de l’amélioration de la fluidité des transports publics au niveau de la chaussée de Louvain ; le travail sur la revalorisation de l’espace public afin de rendre le quartier plus attractif tant en termes de commerces que de logements (réaménagement de l’espace public chaussée de Louvain, création d’un parc sur le site RTBF-VRT ?,...) ; l’amélioration des connections inter et intra quartier par voies douces (piétonnes et cyclistes) ; la construction de nouveaux logements à Colonel Bourg ; la reconversion des bureaux vides sur Colonel Bourg et Marcel Thiry ; la réalisation de nouveaux bureaux au coin E40 et boulevard Reyers ;...

Les enjeux de ce schéma directeur sont de toute évidence fort nombreux. Ils impliquent de nombreux acteurs tant publics (région, communes, pouvoir fédéral, sociétés de transport public,...) que privés (propriétaires, entreprises et commerces présents sur la zone,...). Le bureau d’études BUUR-STRATEC cherche au travers du processus de concertation qui est maintenant engagé à aboutir à une vision globale de la zone et à un projet cohérent de développement sur le long terme.

Contact
Thierry Kuyken, 02/223 01 01


Inventaire des enquêtes publiques du 17/12/2008

Inventaire des enquêtes publiques du 17/12/2008

https://www.ieb.be/1510
17 décembre 2008

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 17/12/2008


Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 décembre 2008

Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 décembre 2008

https://www.ieb.be/1511
18 décembre 2008

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Projet en béton
Schaerbeek : chaussée de Louvain, 708. Demande de permis d’urbanisme pour modifier la façade d’un immeuble commercial, augmenter le nombre de places de parking, changer l’affectation d’un atelier en commerce spécialisé (matériaux de construction) et démolir un immeuble de bureau.
Enquête jusqu’au 26 décembre 2008.
Concertation le 9 janvier 2009.
Contactez Isabelle Hochart.

Le shopping de Woluwe toutes boîtes dehors
Woluwe-Saint-Lambert : transformation et agrandissement du Woluwe Shopping Center et construction d’un Deck Parking. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement suite à l’étude d’incidences. Passage de la surface commerciale de 54 318 m2 à 60 493 m2 et réalisation d’un parking couvert de 383 places. Le résumé non technique est téléchargeable sur le site de la commune : www.woluwe1200.be (pdf - 15,9Mb).
Enquête publique jusqu’au 29 décembre 2008.
Concertation le 13 janvier 2009.
Contactez Claire Scohier.

Appartements en blocs
Woluwe-Saint-Lambert : chaussée de Stockel, 202-252, et rue Konkel 198-210. Demande de permis mixte (urbanisme et environnement) pour construire 5 blocs d’appartements, totalisant 100 logements et 55 emplacements de parking à l’air libre.
Enquête jusqu’au 29 décembre 2008.
Concertation le 13 janvier 2009.
Contactez Isabelle Hochart.

Compte à rebours pour le Colonel Bourg
Schaerbeek : abrogation du PPAS « îlot 385 » (Colonel Bourg) adopté en 1993 et qui porte sur le périmètre délimité par le boulevard Reyers, le site de la RTBF, l’E40 et l’avenue de Mars, et qui se prolonge de l’autre côté de l’autoroute à l’angle de l’E40, de l’avenue de Mars et de la chaussée de Roodebeek.
Enquête publique jusqu’au 30 décembre 2008.
Concertation le 9 janvier 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Plan Bruit : faites entendre votre voix !

Un second Plan de prévention et de lutte contre le bruit vient d’être proposé par la Région bruxelloise. Ce projet de Plan Bruit 2008-2013 intègre l’évolution des dispositions réglementaires en particulier au niveau européen. Il insiste sur les initiatives pouvant être prises en charge par les pouvoirs publics. Il développe des synergies avec d’autres plans régionaux comme le PRAS, le Plan Iris...
Pour prendre connaissance du dossier, vous pouvez le télécharger sur le site www.bruxellesenvironnement.be, le consulter chaque mardi et jeudi entre 10 et 12 h au service Info de l’administration régionale Bruxelles Environnement, Gulledelle, 100, à 1200 Bruxelles, et/ou le consulter dans votre administration communale.
Une réunion d’information est organisée par la Ville de Bruxelles, le mardi 16 décembre à 20 h au Gemeenschapscentrum De Linde, rue Cortenbach, 7, à Haren.
Enquête publique jusqu’au 31 décembre 2008.
Contactez Delphine Termolle.

3 plans environnementaux fédéraux à consulter
Trois plans ont été mis en consultation par l’autorité fédérale depuis le début du mois de novembre. N’hésitez pas à donner votre avis sur les plans ci-dessous, avant la fin de l’année 2008 :
- Projet de Plan fédéral pour l’intégration de la biodiversité dans 4 secteurs fédéraux clés.
- Avant-projet de Plan d’action fédéral Produits 2009-2011.
- Avant-projet de Plan fédéral de lutte contre la pollution de l’air.
Les différents plans environnementaux peuvent être consultés à l’adresse http://portal.health.fgov.be.
Contactez Erwan Marjo.
[ Lire l’article ]

Concertation à venir

• Triple saut (périlleux) pour le Crossing. Schaerbeek : trois enquêtes simultanées pour la rénovation du stade du Crossing, la construction d’équipements d’intérêt collectif et le réaménagement des abords du terrain Renan, le tout dans un parc classé. Concertation le 19 décembre 2008. Contactez Thierry Kuyken.

Résultat de concertation

• Montjoie rayonne. Uccle : avenue Montjoie, 30. Régularisation après retrait de permis pour l’implantation d’une station relais GSM de 6 antennes sur le toit de l’église. Avis défavorable. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


États généraux de Bruxelles : le processus est lancé !

États généraux de Bruxelles : le processus est lancé !

https://www.ieb.be/1512
18 décembre 2008

Plus de 1000 associations et des milliers de citoyens sont invités personnellement à participer au processus.

Les États Généraux de Bruxelles © EGEB - 2008

Comme vous le savez sans doute, une large plateforme s’est constituée pour la première fois autour d’une même volonté d’améliorer le sort des Bruxellois : les États généraux de Bruxelles se tiendront du 10 janvier au 25 avril 2009.

Plus de 100 scientifiques et experts préparent en ce moment même des notes qui synthétiseront 16 enjeux majeurs auxquels est confrontée notre Ville-Région.

Ce 18 décembre, les États généraux invitent à participer à cet effort de mobilisation sans précédent :

  • Plus de 1000 acteurs de la société civile bruxelloise (associations, collectifs, fédérations, coupoles, groupements...) auxquels nous nous adressons individuellement, ainsi que tous leurs membres,
  • les 10 000 signataires de l’Appel aux Bruxellois de 2006,
  • les étudiants et membres des corps professoraux des universités partenaires ,
  • les 8000 abonnés de la revue électronique Brussels Studies ,
  • et, à titre de simples citoyens, les mandataires politiques .

Tous sont invités à :

  • nous rencontrer lors de notre après-midi de lancement, ce 10 janvier 2009 à 14h au Beursschouwburg (s’inscrire ici) ;
  • lire les notes de synthèse rédigées par les scientifiques (la première sera publiée début janvier) et réfléchir aux constats et options politiques qui s’en dégageront (voir les Thématiques ici) ;
  • participer à nos 16 grandes conférences-débats, les lundis soirs, du 12 janvier au 9 mars 2009, pour y faire entendre leur voix (s’inscrire ici) ;
  • assister aux séances plénières qui résumeront tous ces débats, les 20 et 21 mars 2009 (s’inscrire ici) ;
  • et enfin, le 25 avril 2009, à interpeller avec nous le monde politique en prévision des élections régionales de juin 2009 et des négociations institutionnelles.

Votre présence le 10 janvier au Beursschouwburg est plus que bienvenue !

Comment participer ?

Inscrivez-vous à notre newsletter pour être tenus au courant de l’agenda, recevoir les notes de synthèse dès leur parution et participer aux activités.

Les deux premières conférences seront consacrées à la Mobilité et à la Sécurité et se tiendront à l’IHECS, angle rue de l’Etuve / rue du Poinçon, à 1000 Bruxelles, le 12 janvier à 19h45 (voir l’Agenda complet ici).

Merci et à bientôt !

Alain Deneef
Coordinateur des États généraux


Les réunions du comité d’accompagnement

Les réunions du comité d’accompagnement

https://www.ieb.be/2731
20 décembre 2008

Afin de proposer un nouveau plan d’aménagement de la zone RTBF-VRT, la Région a fait appel aux bureaux d’étude BUUR et STRATEC. Un Comité d’accompagnement composé de représentants des différentes instances régionales et communales concernées (une vingtaine en tout) est chargé d’encadrer ce travail.

Nous relayons d’une part toutes vos remarques vers le comité d’accompagnement et nous vous informons d’autre part de ce qui est dit et décidé lors de ces réunions.


Passe par Liège... oui, mais en tram !

Passe par Liège... oui, mais en tram !

https://www.ieb.be/1524
21 décembre 2008

Le 20 décembre, une table ronde sur les enjeux liés à l’implantation d’un tram à Liège était organisée par urbAgora. Inter-Environnement Bruxelles y a présenté les expériences bruxelloises en matière d’insertion du transport public en milieu urbain ainsi que les processus de consultation préalable.

La création d’urbAgora fait suite à la pétition « Oui au tram ! Non à l’autoroute ! » lancée en septembre 2007, qui demandait la réorientation de la politique de mobilité en région liégeoise vers les transports en commun. L’association a pour but de promouvoir le débat public sur les enjeux relatifs à l’urbanisme, à la mobilité et à l’aménagement du territoire dans l’agglomération liégeoise.

Infos : http://urbagora.be/

Contactez Marie-Claire Schmitz.


Le Plan Pluie, ça coule de source

Le Plan Pluie, ça coule de source

https://www.ieb.be/1514
23 décembre 2008

En mai dernier, la Région bruxelloise a soumis à enquête publique le projet de Plan régional de lutte contre les inondations, autrement nommé le Plan Pluie. Endéans les quatre années 2008-2011, ce plan vise à tracer les lignes de forces d’une approche globale et intégrée de la problématique des inondations sur le territoire régional.
Son adoption par le Gouvernement régional est attendue sous peu.

- Un Plan Pluie. Pourquoi ?
- Le Plan Pluie, un concept neuf ?
- Le réseau d’assainissement
- Le Plan Pluie, un coup dans l’eau

C’est arrivé près de chez vous
- Quartiers durables : les citoyens en action

Environnement
- Plan Déchets : de bonnes intentions mais aucune garantie !
- Obscure Agence Bruxelles Propreté

Urbanisme
- Faut-il co(m)bat(tre) le projet de réforme du Cobat ?
- Une observation urbaine pour les zones d’intervention prioritaires

Mobilité
- La mobilité a-t-elle un sexe ?

EN SUPPLÉMENT
Action-Compost, le journal des maîtres-composteurs


Inventaire des enquêtes publiques du 7/01/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 7/01/2009

https://www.ieb.be/1521
7 janvier 2009

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 7/01/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 8 janvier 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 8 janvier 2009

https://www.ieb.be/1522
8 janvier 2009

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Et Gesù dans tout cela ?
Saint-Josse-ten-Noode : rues Royale, Traversière, Brialmont et de la Comète. Transformation de l’îlot composé de l’église du Gesù, du couvent et d’habitations en hôtel et parkings en sous-sol.
Enquête publique jusqu’au 12 janvier 2009.
Concertation le 16 janvier 2009.
Contactez Olivia Lemmens.

Formalités administratives
Bruxelles-Ville : Cité Administrative – Bâtiments D & F situés boulevard Pacheco, 19, rue Royale, place du Congrès, rues Vesale et Vandermeulen. Transformation d’un immeuble de bureaux avec modification du volume et changement partiel de l’affectation. Augmentation de la superficie hors sol de 62 853 m2 à 66 181m2.
Le projet implique que les bâtiments concernés soient complètement affectés à des bureaux.
Enquête publique jusqu’au 12 janvier 2009.
Concertation le 20 janvier 2009.
Contactez Olivia Lemmens.

Passerelle Peterbos
Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Demande de permis d’urbanisme pour la reconstruction de la passerelle « Peterbos » par l’administration régionale Bruxelles Mobilité.
Enquête publique jusqu’au 21 janvier 2009.
Concertation le 4 février 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Du logement à la place d’entrepôts
Schaerbeek et Evere : chaussée de Louvain 712-732.
Permis d’urbanisme : démolition d’ateliers et d’entrepôts existants et construction de 5 immeubles (298 logements, 288 parkings et 756 m2 de commerce).
Permis d’environnement de classe 1A : exploitation de 288 emplacements de parkings couverts et installations techniques (combustion,...).
Enquête publique jusqu’au 29 janvier 2009.
Concertation le 6 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Plateau Avijl (ter)
Uccle : Plateau Avijl. Modification du PPAS 28ter. Les documents sont accessibles sur le site internet de la commune www.uccle.irisnet.be.
Enquête publique jusqu’au 4 février 2009.
Concertation le 18 février 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Les diamants sont éternels... et les parkings aussi !
Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement. Deuxième enquête faisant suite à l’étude d’incidences.
Permis d’urbanisme : construction d’une aile de bureaux à l’îlot B, construction d’un nouvel immeuble de bureaux à front du boulevard Reyers et construction de deux pavillons pour du commerce et du bureau. Le tout totalise 42 444 m2 de bureau, 157 m2 d’equipements, 666 m2 de commerces, et... 746 EMPLACEMENTS DE PARKING !!!
Permis d’environnement : exploitation de 746 emplacements de parking couverts, de diverses installations techniques (combustion, extraction,...) et d’une citerne aérienne de mazout (3 000 litres).
Enquête publique jusqu’au 10 février 2009.
Concertation le 20 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Concertations à venir

• Compte à rebours pour le Colonel Bourg. Schaerbeek : abrogation du PPAS « îlot 385 » (Colonel Bourg) adopté en 1993 et qui porte sur le périmètre délimité par le boulevard Reyers, le site de la RTBF, l’E40 et l’avenue de Mars, et qui se prolonge de l’autre côté de l’autoroute à l’angle de l’E40, de l’avenue de Mars et de la chaussée de Roodebeek. Concertation le 9 janvier 2009. Contactez Thierry Kuyken.

• Projet en béton. Schaerbeek : chaussée de Louvain, 708. Demande de permis d’urbanisme pour modifier la façade d’un immeuble commercial, augmenter le nombre de places de parking, changer l’affectation d’un atelier en commerce spécialisé (matériaux de construction) et démolir un immeuble de bureau. Concertation le 9 janvier 2009. Contactez Thierry Kuyken.

Photomontage de l’extension du shopping de Woluwe, côté Hymans.

Le shopping de Woluwe toutes boîtes dehors. Woluwe-Saint-Lambert : transformation et agrandissement du Woluwe Shopping Center et construction d’un Deck Parking. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement suite à l’étude d’incidences. Passage de la surface commerciale de 54 318 m2 à 60 493 m2 et réalisation d’un parking couvert de 383 places. Le résumé non technique est téléchargeable sur le site de la commune : www.woluwe1200.be (pdf - 15,9Mb). Les habitants riverains du projet ont rédigé une lettre type que nous mettons à votre disposition pour donner votre avis devant la commission de concertation [ téléchargez la lettre type ]. Concertation le 13 janvier 2009. Contactez Claire Scohier.

Appartements en blocs. Woluwe-Saint-Lambert : chaussée de Stockel, 202-252, et rue Konkel 198-210. Demande de permis mixte (urbanisme et environnement) pour construire 5 blocs d’appartements, totalisant 100 logements et 55 emplacements de parking à l’air libre. Concertation le 13 janvier 2009. Contactez Isabelle Hochart.

Résultats de concertation

• Jurassic parking. Bruxelles-Ville : Institut Royal des Sciences Naturelles, rue Vautier, 29. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement pour la régularisation des 103 emplacements de parking à ciel ouvert autour de l’Institut. Avis favorable pour une durée limitée à trois ans ! Le temps nécessaire à l’Institut de réaliser un plan de déplacements d’entreprise et un plan de stationnement qui prennent en compte tous les modes (vélos, autocars et autos) et qui respectent les qualités paysagères et patrimoniales du site. [ Lire l’avis ]

• Petits lots à Versailles. Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : avenue de Versailles. Demande de permis de lotir pour 38 lots réservés à du logement uni- ou bi- familial. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Pas de repos pour Notre-Dame du Sommeil. Bruxelles-Ville : rue Notre-Dame du Sommeil, 50-54. Deuxième enquête publique pour le changement de destination du dépôt en bar lounge, atelier et stockage liés au commerce Idiz Bogam. Aménagement d’un parking de 11 emplacements au rez-de-chaussée, création de 4 appartements 2 chambres au 1er et 2e étage et aménagement de terrasses. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


La mobilité à, de, vers et autour de Bruxelles

La mobilité à, de, vers et autour de Bruxelles

https://www.ieb.be/1523
8 janvier 2009

Les États Généraux de Bruxelles © EGEB - 2008

... ou « comment améliorer radicalement l’accessibilité et les déplacements à Bruxelles ? » Nous invitons cordialement tous les membres et sympathisants d’IEB à participer à ce débat des États Généraux de Bruxelles. Faisons entendre la voix des habitants dans ce débat essentiel !

Le lundi 12 janvier 2009 à 19h45 , à l’IHECS, rue de l’Étuve, 58-60, à 1000 Bruxelles. Entrée gratuite, mais inscription obligatoire (s’inscrire ici).

Téléchargez le document préparatoire !

Infos : www.etatsgenerauxdebruxelles.be.

Contactez Mathieu Sonck.


Extension du Woluwe Shopping : des boîtes à chaussures aux boîtes à voitures !

Extension du Woluwe Shopping : des boîtes à chaussures aux boîtes à voitures !

https://www.ieb.be/1533
9 janvier 2009

Wolu-Inter-Quartiers (WIQ) et le Comité de quartier Hymans-Lambert, soutenus par Inter-Environnement Bruxelles (IEB), s'interrogent sur les répercussions nuisibles du projet d'extension du Woluwe Shopping pour les riverains et sur l'opportunité d'étendre le shopping dans un contexte économique incertain et à l'annonce de divers nouveaux projets de centres commerciaux en région bruxelloise.

Photomontage de l’extension du shopping de Woluwe, côté Hymans.

Ce mardi 13 janvier se réunira la commission de concertation relative au projet d’extension de 10 000 m2 du Woluwe Shopping qui signe ainsi son troisième agrandissement depuis sa création. Si le permis est délivré, la coupe sera pleine et les voiries adjacentes regorgeront de véhicules. En effet le projet prévoit 246 places de parkings supplémentaires organisées sur trois étages ainsi qu’un nouveau quai de livraison sur la rue Saint-Lambert, voirie dont le statut, il est bon de le rappeler, est à destination locale. Wolu-Inter-Quartiers (WIQ) et le Comité de quartier Hymans-Lambert, soutenus par Inter-Environnement Bruxelles (IEB), s’interrogent sur les répercussions nuisibles d’un tel projet pour les riverains et sur l’opportunité d’étendre le shopping dans un contexte économique incertain et au vu de divers nouveaux projets de centres commerciaux en Région bruxelloise.

Flash back

Années 1960 : la création d’hyper-marchés et de shoppings commerciaux périphériques bat son plein. C’est dans ce cadre que s’installe en 1968, à Woluwe Saint-Lambert, le premier shopping center bruxellois. 74 unités commerçantes et 600 places de parking, un must pour l’époque. Il faut dire que le coin est alors encore très peu urbanisé et que le client n’a d’autre choix que d’utiliser sa voiture pour aller faire ses emplettes. 1975 : une nouvelle annexe est construite au nord connectée à l’avenue P. Hymans. 1989 : le shopping passe d’un gabarit R+1 à un gabarit R+2 et s’adjoint une nouvelle aire de parking. En 2003, enfin, il connaît un important relifting. Entre-temps, l’ensemble du quartier environnant s’est progressivement urbanisé et s’est connecté à la ligne de métro Roodebeek. L’actuel demande de permis prévoit de faire passer la surface commerciale de 50 615 m2 à 60 493 m2 et la capacité de parking organisée sur 3 niveaux de 1 927 à 2 173 places, proportionnellement plus que ce qui est prévu pour le projet du centre commercial Just Under the Sky du groupe Mestdagh à l’emplacement des anciennes usines Godin. Comme le signale l’étude d’incidence, une fois l’ouvrage parachevé, le shopping sera à la limite de la parcelle, sans aucun recul ni zone tampon avec son espace environnant.

Aujourd’hui, IEB soutient les habitants du quartier qui s’inquiètent de l’emprise sur le lieu de vie d’un tel mastodonte commercial et du flot de voitures qui l’accompagne et entend bien donner de la voix lors de la commission de concertation qui se déroulera ce mardi 13 janvier à la maison communale de Woluwé-Saint-Lambert.

Un projet de mobilité rétrograde !

Le projet est entièrement conçu en fonction d’une mobilité voiture, comme à l’époque de la création du shopping, entérinant et encourageant, de ce fait, le mode d’accessibilité privilégié à l’heure actuelle par les clients du centre commercial, faisant fi de l’amélioration de la desserte en transport en commun. En effet, le projet envisage une hypothèse maximaliste où le nombre de places de parking croît proportionnellement à l’augmentation de la surface commerciale en partant du principe que tous les nouveaux clients feront essentiellement usage de la voiture. Or l’étude d’incidence identifie déjà plusieurs points noirs de circulation en situation existante, notamment à hauteur de la rue Saint-Lambert. On connaît l’effet attractif du parking sur l’usage de la voiture, d’autant que la tarification de celui-ci est attrayante. Ces parkings génèrent inévitablement une pression automobile forte dans le quartier au détriment des habitants et autres usagers de l’espace public, sans compter les nuisances liées aux entrées et sorties vers et hors de ces parkings. L’accroissement du nombre de places de parking dans ce périmètre rentre clairement en conflit avec la volonté d’assurer un réaménagement plus convivial de la rue Saint-Lambert, pourtant planifié par la commune.

L’étude d’incidences envisage une alternative sur deux niveaux pour le Deck parking au lieu de trois, ce qui correspondrait à un accroissement de l’offre en parking de 10% au lieu des 14% prévus par le projet adapté. L’accroissement de 10% est largement suffisant si on considère que l’accessibilité du shopping par les transports en commun est destinée à s’améliorer à court terme par la prolongation de la ligne de tram 94 et l’accroissement des cadences et capacité du réseau de métro. Tout projet doit aujourd’hui s’inscrire dans les objectifs du protocole de Kyoto visant à réduire les gaz à effet de serre et donc permettre une réduction drastique de la pression automobile. L’accessibilité des commerces ne doit pas faire exception à cet objectif, d’autant que des études de plus en plus nombreuses démontrent que la vitalité d’un noyau commercial ne dépend pas de son accessibilité en voiture. En conséquence, IEB et les comités demandent la suppression du troisième niveau du Deck Parking dès lors que cette offre superflue contrarie les objectifs de mobilité qui doivent être atteints par la Région de Bruxelles-Capitale.

En outre, nous demandons :

  • le rejet de la construction d’un nouveau quai de livraisons rue Saint-Lambert et l’intégration totale des zones de livraison à l’intérieur du site sans débordement sur l’espace public ;
  • la création d’un véritable trottoir traversant surélevé le long de la rue Saint-Lambert côté shopping au lieu des 60 m de passage piétons prévus ;
  • un véritable accès piétons au shopping au niveau du coin Hymans/Woluwe face au Wolubilis ;
  • une offre plus importante et de meilleure qualité concernant le stationnement vélo afin d’encourager ce mode de locomotion pour la clientèle de proximité ;
  • le placement d’une signalisation dynamique à l’extérieur du complexe sur les divers grands axes qui y conduisent.

Un projet qui a des œillères, deux fois !

Le projet est totalement replié sur lui-même sans aucune intégration dans son environnement. Alors que le centre culturel Wolubilis a été créé récemment, aucune liaison n’est pensée entre ces deux entités urbanistiques que du contraire ! L’entrée existante au nord, fréquemment utilisée par les piétons, est éliminée par le projet pour être remplacée par un cheminement inconfortable à travers le projet de parking couvert. IEB et les comités demandent la création d’une véritable entrée piétonne à hauteur du coin Hymans/Woluwe afin de tenir compte des arrêts de bus boulevard de la Woluwe, de la future liaison par la ligne 94 et d’assurer une liaison fonctionnelle et urbanistique entre le Wolubilis et le shopping. Ce repli se révèle aussi par l’absence de compensation prévue pour le moment au profit des riverains en termes de charges d’urbanisme . Si de telles charges ne sont pas obligatoires pour l’extension d’un centre commercial, elles peuvent néanmoins être exigées par la commune. Le permis délivré en 2003 prévoyait le réaménagement de la rue Saint-Lambert , ce qui n’a toujours pas été réalisé. En conséquence, la commune devrait exiger ces charges afin d’assurer le financement de ce type de travaux. Ceci serait de nature à rééquilibrer les intérêts en présence en diminuant les nuisances subies par les riverains en raison de la pression que fait peser le shopping sur le quartier. En outre, des charges complémentaires doivent être levées pour les parkings (95 euros/m2), même s’ils sont d’une hauteur (2m10) inférieure à la norme établie par l’arrêté de 1993 (2m20). IEB et les comités demandent que ces charges soient versées avant le début des travaux et soient affectées au réaménagement de la rue Saint-Lambert.

Non content d’être mal pensé, le projet fait en outre fi de la dégradation de la situation économique et des retombées éventuelles des autres projets de centres commerciaux envisagés dans et en bordure de la Région bruxelloise. Comme le démontre l’étude d’incidence, l’actuel shopping fonctionne bien et connaît un taux de vacances de seulement 1,5%. C’est un shopping prisé comme le révèle le prix au mètre carré demandé aux commerçants qui s’y installent : 1 200 euros le mètre carré, ce qui en fait le centre commercial le plus cher du pays. Jouant sur la complémentarité avec le commerce existant dans le quartier, il a surtout une fonction de locomotive pour ce commerce de proximité. Vu les projets en cours dans le nord de Bruxelles (le projet déjà bien avancé de Machelen et celui très discuté du Heysel) et aux abords du canal (projet Just Under the Sky ), il est peu prudent de s’embarquer dans une lutte concurrentielle effrénée qui risque essentiellement de saper l’équilibre économique atteint par le centre actuel. Une étude réalisée par la Chambre des Classes Moyennes démontre que les projets envisagés au nord de Bruxelles risquent de générer une désaffection des shoppings de Woluwe et d’Anderlecht. Il est en effet peu probable que le Woluwe shopping puisse prétendre à étendre fortement sa zone de chalandise dans le contexte ambiant de ralentissement de la machine économique. Il s’agit dès lors de réaliser un arbitrage entre le potentiel économique d’un tel projet (rentabilité des commerces, création d’emplois,...) et les nuisances générées par celui-ci pour les riverains.

Ce déséquilibre dans la poursuite des intérêts économiques plus qu’hypothétiques au regard des intérêts locaux, ajouté à la difficulté qu’il y a à penser le projet en harmonie avec son environnement, nous conduit à demander de sérieusement reconsidérer la pertinence d’un tel projet.

Une enquête publique de Noël

Enfin, si IEB et les habitants apprécient le fait que le WIQ ait pu être associé au comité d’accompagnement chargé du suivi de l’élaboration de l’étude d’incidences, ce qui a permis aux habitants du quartier d’exprimer, par ce biais, leurs demandes et inquiétudes, ils regrettent néanmoins le déroulement de l’enquête publique en pleines vacances de Noël laissant peu d’opportunités aux habitants et aux commerçants d’y prendre part. Rappelons que l’enquête publique a été clôturée le 29 décembre ! Or un projet d’une telle ampleur mériterait plus que d’autres de veiller à l’information et à l’implication des citoyens. Même si le calendrier prévu respectait le prescrit légal, il était évident que cette période de fin d’année très énergivore pour tout le monde – habitants pris par les vacances ou fêtes de réveillon, commerçants préoccupés par leurs chiffres d’affaires – ne permettait pas la réalisation d’un processus de consultation citoyenne dans des conditions dignes de ce nom.

En conséquence, Wolu-Inter-Quartiers, le Comité Hymans-Lambert et Inter-Environnement Bruxelles souhaitent que le projet soit profondément remanié, voire soumis à moratoire, pour incompatibilité environnementale et économique. En effet, le projet doit être revu afin de mieux intégrer et préserver l’intérêt des habitants, tant en ce qui concerne les aspects liés à la mobilité que ceux liés au développement d’un espace public agréable et convivial. La pertinence du projet doit en outre être évaluée au regard des futurs aménagements de centres commerciaux projetés dans et en bordure de la Région bruxelloise et de son impact sur les noyaux commerciaux locaux existants.

Contacts
FR : IEB, Claire Scohier, 0473/66 75 05, courriel.
NL : Comité de quartier Hymans-Lambert, Geert van Waeg, 0475/66 20 87, geert.vanwaeg chez yucom.be.

Vous trouverez plus d’informations sur les revendications concrètes des riverains dans le communiqué de presse en néerlandais du Comité de quartier Hymans-Lambert sur le projet d’extension du Shopping de Woluwe-Saint-Lambert.

Téléchargez le résumé non technique (pdf - 15,9Mb) sur le site de la commune de Woluwe-Saint-Lambert.

Téléchargez la la lettre type du Comité de quartier Hymans-Lambert.


Voir le reportage de Télé Bruxelles sur la concertation relative
à l’extension du Shopping le mardi 13 janvier 2009
.


Lancement des États Généraux de Bruxelles

Lancement des États Généraux de Bruxelles

https://www.ieb.be/1543
11 janvier 2009

L’après-midi de lancement des États Généraux de Bruxelles,
ce 10 janvier 2009 au Beursschouwburg.

Plus d’infos : www.etatsgenerauxdebruxelles.be


Pas de bitume pour vos légumes !

Pas de bitume pour vos légumes !

https://www.ieb.be/1542
13 janvier 2009

Inter-Environnement Bruxelles, Friends of the Earth, le Bral et Greenpeace vous invitent à participer le samedi 17 janvier à 10h à une action sous le slogan « Pas de bitume pour vos légumes ! » à l'entrée du Salon de l'auto, en face de la sortie de la station de métro Heysel.

L’action vise à dénoncer les plans de grands travaux d’infrastructures routières des gouvernements wallon, flamand et bruxellois.

La Belgique souffre déjà du réseau routier le plus dense d’Europe. Malgré cela, les gouvernements flamand, bruxellois et wallon envisagent de faire de la Belgique une plaque tournante logistique. En outre, le gouvernement bruxellois envisage la construction de tunnels sous les principales voies d’entrée de la Capitale pour faciliter l’accès automobile. Cela signifierait encore plus de routes, plus de voitures, plus de particules fines, et encore plus d’émissions de CO2 !

Plus grave encore, ces différents gouvernements veulent nous faire croire que rajouter du bitume contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre ! Il est pourtant prouvé que la création de routes engendre du trafic supplémentaire.
En outre, l’impact sur la santé publique causé par la pollution du transport routier n’est pas imputé dans le prix du transport (si seulement la santé à un prix). Il est moins cher de transporter que de produire localement, ce qui est à la base de la délocalisation de notre industrie et de notre agriculture !

Pour dénoncer ces plans, Inter-Environnement Bruxelles, Friends of the Earth, le Bral et Greenpeace mettront en scène des travaux routiers devant l’entrée du Salon de l’automobile et vous invitent à participer à l’action déguisé en ouvrier.

Parlez-en autour de vous. Invitez vos amis et votre famille. Fixez dans votre agenda l’action du 17 janvier à 10h à l’entrée du Salon de l’auto, en face de la sortie de la station de métro Heysel.

Infos : www.pasdebitumepourvoslegumes.be.


Inventaire des enquêtes publiques du 14/01/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 14/01/2009

https://www.ieb.be/1548
14 janvier 2009

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 14/01/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 15 janvier 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 15 janvier 2009

https://www.ieb.be/1550
15 janvier 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

La multiplication des parkings
Anderlecht : avenue Frans Van Kalken, 12-14-16. Demande de permis d’environnement pour la régularisation de l’exploitation de 250 boxes de parking sur 3 niveaux dans une zone d’habitation à prédominance résidentielle.
Enquête publique jusqu’au 15 janvier 2009.
Concertation le 21 janvier 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Herbicide total
Uccle : avenue de l’Aulne, 50B. Demande de permis d’urbanisme pour la régularisation visant la minéralisation quasi-intégrale de la zone de recul.
Enquête publique jusqu’au 19 janvier 2009.
Concertation le 4 février 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Passerelle Peterbos
Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Demande de permis d’urbanisme pour la reconstruction de la passerelle « Peterbos » par l’administration régionale Bruxelles Mobilité.
Enquête publique jusqu’au 21 janvier 2009.
Concertation le 4 février 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Parkings souverains
Ixelles : rue Souveraine, 55-57. Demande de certificat d’urbanisme pour transformation d’un hôtel de maître et de ses annexes en trois logements avec modification des volumes, suppression du commerce existant et création d’un parking de six emplacements en sous-sol.
Enquête publique jusqu’au 26 janvier 2009.
Concertation le 11 février 2009.
Contactez Isabelle Hochart.

Du logement à la place d’entrepôts
Schaerbeek et Evere : chaussée de Louvain 712-732.
Permis d’urbanisme : démolition d’ateliers et d’entrepôts existants et construction de 5 immeubles (298 logements, 288 parkings et 756 m2 de commerce).
Permis d’environnement de classe 1A : exploitation de 288 emplacements de parkings couverts et installations techniques (combustion,...).
Enquête publique jusqu’au 29 janvier 2009.
Concertation le 6 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Plateau Avijl (ter)
Uccle : Plateau Avijl. Modification du PPAS 28ter. Les documents sont accessibles sur le site internet de la commune www.uccle.irisnet.be.
L’association Protection et avenir d’Avijl met à disposition sur son site Internet www.avijl.org un aide-mémoire pour rédiger la lettre à envoyer en réponse à l’enquête publique.
Enquête publique jusqu’au 4 février 2009.
Concertation le 18 février 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Les diamants sont éternels... et les parkings aussi !
Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement. Deuxième enquête faisant suite à l’étude d’incidences.
Permis d’urbanisme : construction d’une aile de bureaux à l’îlot B, construction d’un nouvel immeuble de bureaux à front du boulevard Reyers et construction de deux pavillons pour du commerce et du bureau. Le tout totalise 42 444 m2 de bureau, 157 m2 d’equipements, 666 m2 de commerces, et... 746 EMPLACEMENTS DE PARKING !!!
Permis d’environnement : exploitation de 746 emplacements de parking couverts, de diverses installations techniques (combustion, extraction,...) et d’une citerne aérienne de mazout (3 000 litres).
Enquête publique jusqu’au 10 février 2009.
Concertation le 20 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Concertations à venir

• Et Gesù dans tout cela ? Saint-Josse-ten-Noode : rues Royale, Traversière, Brialmont et de la Comète. Transformation de l’îlot composé de l’église du Gesù, du couvent et d’habitations en hôtel et parkings en sous-sol. Concertation le 16 janvier 2009. Contactez Olivia Lemmens.

• Formalités administratives. Bruxelles-Ville : Cité Administrative – Bâtiments D & F situés boulevard Pacheco, 19, rue Royale, place du Congrès, rues Vésale et Vandermeulen. Transformation d’un immeuble de bureaux avec modification du volume et changement partiel de l’affectation. Augmentation de la superficie hors sol de 62 853 m2 à 66 181m2.
Le projet implique que les bâtiments concernés soient complètement affectés à des bureaux. Concertation le 20 janvier 2009. Contactez Olivia Lemmens.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Bruxelles ville durable

Bruxelles ville durable

https://www.ieb.be/1552
15 janvier 2009

Les États Généraux de Bruxelles © EGEB - 2008

Pourquoi et comment faire de Bruxelles une ville durable ? Nous invitons cordialement tous les membres et sympathisants d’IEB à participer à ce débat des États Généraux de Bruxelles. Faisons entendre la voix des habitants dans ce débat essentiel !

Le lundi 19 janvier 2009 à 19h45, aux Facultés universitaires Saint-Louis (FUSL), rue du Marais, 109 (1er étage), à 1000 Bruxelles . Entrée gratuite, mais inscription obligatoire (s’inscrire ici).

Téléchargez le document préparatoire !

Infos : www.etatsgenerauxdebruxelles.be.
Contactez Mathieu Sonck.


Pas de bitume pour vos légumes !

Pas de bitume pour vos légumes !

https://www.ieb.be/1554
18 janvier 2009

Ce 17 janvier, Inter-Environnement Bruxelles, Friends of the Earth, le Bral et Greenpeace ont mené une action ludique à l’entrée du Salon de l’auto dans le but de dénoncer les projets de grands travaux d’infrastructures routières des gouvernements wallon, flamand et bruxellois.

Des kiwis en hiver !

« Grâce au transport routier on peut manger des kiwis en hiver » : tel était l’argument avancé par les fédérations de l’automobile et du transport routier lors d’un conférence de presse tenue en décembre dernier. Il est vrai que tous les arguments sont bons pour sauvegarder l’image du transport routier. Attention, toutefois, à ne pas prendre le consommateur pour un gogo. En effet, veut-on vraiment plus de bitume pour des légumes et kiwis importés de loin, alors que nos agriculteurs et nos producteurs locaux sont incapables de concurrencer ces marchandises transportées sans payer les coûts réels ?

Pour relancer l’économie, la Belgique, qui a déjà un des réseaux routiers les plus denses d’Europe, s’attelle à devenir une plaque tournante logistique et entreprend de céder encore davantage de territoire à la route ! Plus grave encore, les gouvernements veulent nous faire croire que rajouter du bitume est une mesure destinée à réduire les émissions de gaz à effet de serre !

La rage routière

A l’occasion de la grand-messe annuelle des amoureux du macadam, Friends of the Earth, Greenpeace, le Bral et Inter-Environnement Bruxelles ont voulu dissoner du ronronnement de la communication pro-bitume et mettre en évidence les conséquences évidentes de choix de société à courte vue.


Le reportage de Télé Bruxelles.

IEB se base sur des rapports belges et européens pour affirmer que le coût du transport n’inclut pas ses conséquences néfastes sur la société, par exemple les maladies et les décès prématurés causés par les émissions de particules fines. Selon les organisations environnementales, le prix du transport doit être un « prix-vérité » qui englobe l’ensemble de ses répercutions sur la société dans le but de favoriser la production locale et les modes de transport plus respectueux de l’environnement. Les associations environnementales rappellent également que les autorités, dans leurs différents plans d’aménagement du territoire ou de logement, se sont engagées à diminuer le trafic automobile et non à le faciliter.

« Malgré les discours favorables au développement durable, nos hommes politiques ont conservé les vieux réflexes des années 50. Ils s’obstinent à privilégier aveuglément le transport routier aux dépens des alternatives fiables et sous-exploitées que sont les voies ferrées et les voies d’eau. Créer toujours davantage de routes et favoriser le trafic routier a mené la Belgique à l’impasse actuelle : il est grand temps de revoir nos méthodes » , selon Jérôme Matagne. Le chantier simulé à l’entrée du Salon de l’auto a permis d’interpeller les visiteurs et de les questionner, avec le sourire, sur leurs habitudes de consommation et leurs conséquences.

Voir le reportage d’Indymedia.

Infos : www.pasdebitumepourvoslegumes.be.

Contactez Jérôme Matagne.


Schéma directeur RTBF-VRT : les habitants font part de leurs remarques et inquiétudes

Schéma directeur RTBF-VRT : les habitants font part de leurs remarques et inquiétudes

https://www.ieb.be/2730
20 janvier 2009

Les réunions publiques des 4 et 16 décembre 2008 ont donné lieu à de nombreux échanges entre habitants et pouvoirs publics, tant régionaux que communaux.

Certains habitants qui n’avaient pas eu l’occasion d’assister aux réunions ou de s’y exprimer pleinement nous ont encore contacté par la suite. Nous avons réalisé une synthèse point par point de toutes les idées émises et l’avons transmise aux différents pouvoirs publics impliqués ainsi qu’au bureau d’études.


Extension du Woluwe Shopping : des boîtes à chaussures aux boîtes à voitures !

Extension du Woluwe Shopping : des boîtes à chaussures aux boîtes à voitures !

https://www.ieb.be/45966
20 janvier 2009 • Claire Scohier

Le centre commercial de Woluwe-Saint-Lambert, le Woluwe Shopping, signe son troisième agrandissement depuis sa création. Les comités d’habitants Wolu-Inter-Quartiers (WIQ) et le Comité de quartier Hymans-Lambert, soutenus par Inter-Environnement Bruxelles (IEB), s’interrogent sur les répercussions nuisibles du projet d’extension de 10 000 m2 pour les riverains et sur l’opportunité d’étendre le shopping dans un contexte économique incertain et à l’annonce de divers nouveaux projets de centres commerciaux en région bruxelloise. Si le permis est délivré, la coupe sera pleine et les voiries adjacentes regorgeront de véhicules. Le projet prévoit 246 places de parkings supplémentaires organisées sur trois étages ainsi qu’un nouveau quai de livraison sur la rue Saint-Lambert, voirie dont le statut, il est bon de le rappeler, est à destination locale.

Flash back

Années 1960 : la création d’hyper-marchés et de shoppings commerciaux périphériques bat son plein. C’est dans ce cadre que s’installe en 1968, à Woluwe Saint-Lambert, le premier shopping center bruxellois. 74 unités commerçantes et 600 places de parking, un must pour l’époque. Il faut dire que le coin est alors encore très peu urbanisé et que le client n’a d’autre choix que d’utiliser sa voiture pour aller faire ses emplettes. 1975 : une nouvelle annexe est construite au nord connectée à l’avenue P. Hymans. 1989 : le shopping passe d’un gabarit R+1 à un gabarit R+2 et s’adjoint une nouvelle aire de parking. En 2003, enfin, il connaît un important relifting. Entre-temps, l’ensemble du quartier environnant s’est progressivement urbanisé et s’est connecté à la ligne de métro Roodebeek. L’actuel demande de permis prévoit de faire passer la surface commerciale de 50 615 m2 à 60 493 m2 et la capacité de parking organisée sur 3 niveaux de 1 927 à 2 173 places, proportionnellement plus que ce qui est prévu pour le projet du centre commercial Just Under the Sky du groupe Mestdagh à l’emplacement des anciennes usines Godin. Comme le signale l’étude d’incidence, une fois l’ouvrage parachevé, le shopping sera à la limite de la parcelle, sans aucun recul ni zone tampon avec son espace environnant.

Aujourd’hui, IEB soutient les habitants du quartier qui s’inquiètent de l’emprise sur le lieu de vie d’un tel mastodonte commercial et du flot de voitures qui l’accompagne et entend bien donner de la voix lors de la commission de concertation qui se déroulera ce mardi 13 janvier à la maison communale de Woluwé-Saint-Lambert.

Un projet de mobilité rétrograde !

Le projet est entièrement conçu en fonction d’une mobilité voiture, comme à l’époque de la création du shopping, entérinant et encourageant, de ce fait, le mode d’accessibilité privilégié à l’heure actuelle par les clients du centre commercial, faisant fi de l’amélioration de la desserte en transport en commun. En effet, le projet envisage une hypothèse maximaliste où le nombre de places de parking croît proportionnellement à l’augmentation de la surface commerciale en partant du principe que tous les nouveaux clients feront essentiellement usage de la voiture. Or l’étude d’incidence identifie déjà plusieurs points noirs de circulation en situation existante, notamment à hauteur de la rue Saint-Lambert. On connaît l’effet attractif du parking sur l’usage de la voiture, d’autant que la tarification de celui-ci est attrayante. Ces parkings génèrent inévitablement une pression automobile forte dans le quartier au détriment des habitants et autres usagers de l’espace public, sans compter les nuisances liées aux entrées et sorties vers et hors de ces parkings. L’accroissement du nombre de places de parking dans ce périmètre rentre clairement en conflit avec la volonté d’assurer un réaménagement plus convivial de la rue Saint-Lambert, pourtant planifié par la commune.

L’étude d’incidences envisage une alternative sur deux niveaux pour le Deck parking au lieu de trois, ce qui correspondrait à un accroissement de l’offre en parking de 10% au lieu des 14% prévus par le projet adapté. L’accroissement de 10% est largement suffisant si on considère que l’accessibilité du shopping par les transports en commun est destinée à s’améliorer à court terme par la prolongation de la ligne de tram 94 et l’accroissement des cadences et capacité du réseau de métro. Tout projet doit aujourd’hui s’inscrire dans les objectifs du protocole de Kyoto visant à réduire les gaz à effet de serre et donc permettre une réduction drastique de la pression automobile. L’accessibilité des commerces ne doit pas faire exception à cet objectif, d’autant que des études de plus en plus nombreuses démontrent que la vitalité d’un noyau commercial ne dépend pas de son accessibilité en voiture.

En conséquence, IEB et les comités demandent la suppression du troisième niveau du Deck Parking dès lors que cette offre superflue contrarie les objectifs de mobilité qui doivent être atteints par la Région de Bruxelles-Capitale.

En outre, nous demandons :

  • le rejet de la construction d’un nouveau quai de livraisons rue Saint-Lambert et l’intégration totale des zones de livraison à l’intérieur du site sans débordement sur l’espace public ;
  • la création d’un véritable trottoir traversant surélevé le long de la rue SaintLambert côté shopping au lieu des 60 m de passage piétons prévus ;
  • un véritable accès piétons au shopping au niveau du coin Hymans/Woluwe face au Wolubilis ;
  • une offre plus importante et de meilleure qualité concernant le stationnement vélo afin d’encourager ce mode de locomotion pour la clientèle de proximité ;
  • le placement d’une signalisation dynamique à l’extérieur du complexe sur les divers grands axes qui y conduisent.

Un projet qui a des œillères, deux fois !

Le projet est totalement replié sur lui-même sans aucune intégration dans son environnement. Alors que le centre culturel Wolubilis a été créé récemment, aucune liaison n’est pensée entre ces deux entités urbanistiques que du contraire ! L’entrée existante au nord, fréquemment utilisée par les piétons, est éliminée par le projet pour être remplacée par un cheminement inconfortable à travers le projet de parking couvert. IEB et les comités demandent la création d’une véritable entrée piétonne à hauteur du coin Hymans/Woluwe afin de tenir compte des arrêts de bus boulevard de la Woluwe, de la future liaison par la ligne 94 et d’assurer une liaison fonctionnelle et urbanistique entre le Wolubilis et le shopping. Ce repli se révèle aussi par l’absence de compensation prévue pour le moment au profit des riverains en termes de charges d’urbanisme. Si de telles charges ne sont pas obligatoires pour l’extension d’un centre commercial, elles peuvent néanmoins être exigées par la commune. Le permis délivré en 2003 prévoyait le réaménagement de la rue Saint-Lambert, ce qui n’a toujours pas été réalisé. En conséquence, la commune devrait exiger ces charges afin d’assurer le financement de ce type de travaux. Ceci serait de nature à rééquilibrer les intérêts en présence en diminuant les nuisances subies par les riverains en raison de la pression que fait peser le shopping sur le quartier. En outre, des charges complémentaires doivent être levées pour les parkings (95 euros/m2), même s’ils sont d’une hauteur (2m10) inférieure à la norme établie par l’arrêté de 1993 (2m20). IEB et les comités demandent que ces charges soient versées avant le début des travaux et soient affectées au réaménagement de la rue Saint-Lambert.

Non content d’être mal pensé, le projet fait en outre fi de la dégradation de la situation économique et des retombées éventuelles des autres projets de centres commerciaux envisagés dans et en bordure de la Région bruxelloise. Comme le démontre l’étude d’incidence, l’actuel shopping fonctionne bien et connaît un taux de vacances de seulement 1,5%. C’est un shopping prisé comme le révèle le prix au mètre carré demandé aux commerçants qui s’y installent : 1 200 euros le mètre carré, ce qui en fait le centre commercial le plus cher du pays. Jouant sur la complémentarité avec le commerce existant dans le quartier, il a surtout une fonction de locomotive pour ce commerce de proximité. Vu les projets en cours dans le nord de Bruxelles (le projet déjà bien avancé de Machelen et celui très discuté du Heysel) et aux abords du canal (projet Just Under the Sky), il est peu prudent de s’embarquer dans une lutte concurrentielle effrénée qui risque essentiellement de saper l’équilibre économique atteint par le centre actuel. Une étude réalisée par la Chambre des Classes Moyennes démontre que les projets envisagés au nord de Bruxelles risquent de générer une désaffection des shoppings de Woluwe et d’Anderlecht. Il est en effet peu probable que le Woluwe shopping puisse prétendre à étendre fortement sa zone de chalandise dans le contexte ambiant de ralentissement de la machine économique. Il s’agit dès lors de réaliser un arbitrage entre le potentiel économique d’un tel projet (rentabilité des commerces, création d’emplois,…) et les nuisances générées par celui-ci pour les riverains.

Ce déséquilibre dans la poursuite des intérêts économiques plus qu’hypothétiques au regard des intérêts locaux, ajouté à la difficulté qu’il y a à penser le projet en harmonie avec son environnement, nous conduit à demander de sérieusement reconsidérer la pertinence d’un tel projet.

Une enquête publique de Noël

Enfin, si IEB et les habitants apprécient le fait que le WIQ ait pu être associé au comité d’accompagnement chargé du suivi de l’élaboration de l’étude d’incidences, ce qui a permis aux habitants du quartier d’exprimer, par ce biais, leurs demandes et inquiétudes, ils regrettent néanmoins le déroulement de l’enquête publique en pleines vacances de Noël laissant peu d’opportunités aux habitants et aux commerçants d’y prendre part. Rappelons que l’enquête publique a été clôturée le 29 décembre ! Or un projet d’une telle ampleur mériterait plus que d’autres de veiller à l’information et à l’implication des citoyens. Même si le calendrier prévu respectait le prescrit légal, il était évident que cette période de fin d’année très énergivore pour tout le monde – habitants pris par les vacances ou fêtes de réveillon, commerçants préoccupés par leurs chiffres d’affaires – ne permettait pas la réalisation d’un processus de consultation citoyenne dans des conditions dignes de ce nom.

En conséquence, Wolu-Inter-Quartiers, le Comité Hymans-Lambert et InterEnvironnement Bruxelles souhaitent que le projet soit profondément remanié, voire soumis à moratoire, pour incompatibilité environnementale et économique. En effet, le projet doit être revu afin de mieux intégrer et préserver l’intérêt des habitants, tant en ce qui concerne les aspects liés à la mobilité que ceux liés au développement d’un espace public agréable et convivial. La pertinence du projet doit en outre être évaluée au regard des futurs aménagements de centres commerciaux projetés dans et en bordure de la Région bruxelloise et de son impact sur les noyaux commerciaux locaux existants.


Inventaire des enquêtes publiques du 21/01/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 21/01/2009

https://www.ieb.be/1563
21 janvier 2009

Téléchargez ici l’Inventaire des enquêtes publiques du 21/01/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 22 janvier 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 22 janvier 2009

https://www.ieb.be/1564
22 janvier 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Parkings souverains
Ixelles : rue Souveraine, 55-57. Demande de certificat d’urbanisme pour transformation d’un hôtel de maître et de ses annexes en trois logements avec modification des volumes, suppression du commerce existant et création d’un parking de six emplacements en sous-sol.
Enquête publique jusqu’au 26 janvier 2009.
Concertation le 11 février 2009.
Contactez Isabelle Hochart.

Du logement à la place d’entrepôts
Schaerbeek et Evere : chaussée de Louvain 712-732.
Permis d’urbanisme : démolition d’ateliers et d’entrepôts existants et construction de 5 immeubles (298 logements, 288 parkings et 756 m2 de commerce).
Permis d’environnement de classe 1A : exploitation de 288 emplacements de parkings couverts et installations techniques (combustion,...).
Enquête publique jusqu’au 29 janvier 2009.
Concertation le 6 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Plateau Avijl (ter)
Uccle : Plateau Avijl. Modification du PPAS 28ter. Les documents sont accessibles sur le site internet de la commune www.uccle.irisnet.be.
L’association Protection et avenir d’Avijl met à disposition sur son site Internet www.avijl.org un aide-mémoire pour rédiger la lettre à envoyer en réponse à l’enquête publique .
Enquête publique jusqu’au 4 février 2009.
Concertation le 18 février 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Les diamants sont éternels... et les parkings aussi !
Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement. Deuxième enquête faisant suite à l’étude d’incidences.
Permis d’urbanisme : construction d’une aile de bureaux à l’îlot B, construction d’un nouvel immeuble de bureaux à front du boulevard Reyers et construction de deux pavillons pour du commerce et du bureau. Le tout totalise 42 444 m2 de bureau, 157 m2 d’equipements, 666 m2 de commerces, et... 746 EMPLACEMENTS DE PARKING !!!
Permis d’environnement : exploitation de 746 emplacements de parking couverts, de diverses installations techniques (combustion, extraction,...) et d’une citerne aérienne de mazout (3 000 litres).
Enquête publique jusqu’au 10 février 2009.
Concertation le 20 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Les arrêts Botanique en marche
Saint-Josse-ten-Noode : rue Royale. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement en surface de la station Botanique : rénovation des accès métro, quais trams et réaménagement de la porte de Schaerbeek.
Enquête publique jusqu’au 10 février 2009.
Commission de concertation le 13 février 2009.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Concertations à venir

• Herbicide total. Uccle : avenue de l’Aulne, 50B. Demande de permis d’urbanisme pour la régularisation visant la minéralisation quasi-intégrale de la zone de recul. Concertation le 4 février 2009. Contactez Delphine Termolle.

Passerelle Peterbos. Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Demande de permis d’urbanisme pour la reconstruction de la passerelle « Peterbos » par l’administration régionale Bruxelles Mobilité. Concertation le 4 février 2009. Contactez Delphine Termolle.

Résultats de concertations

• Un concurrent pour le BILC ! Bruxelles-Ville : chaussée de Vilvorde, 216. Le site de Carcoke, en voie de dépollution, a fait l’objet d’une enquête publique pour l’implantation d’un centre logistique de 65 000 m2 dont l’approvisionnement se fera à 30% par la voie d’eau et le reste par camion. Le projet prévoit un parking à l’air libre de 177 emplacements et un trafic de camion 83 camions par jour (entrants et sortants). Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Triple saut (périlleux) pour le Crossing. Schaerbeek : trois enquêtes simultanées pour la rénovation du stade du Crossing, la construction d’équipements d’intérêt collectif et le réaménagement des abords du terrain Renan, le tout dans un parc classé. Avis favorable sous réserve. [ Lire les trois avis : Crossing | Équipements | Renan ]

• Projet en béton. Schaerbeek : chaussée de Louvain, 708. Demande de permis d’urbanisme pour modifier la façade d’un immeuble commercial, augmenter le nombre de places de parking, changer l’affectation d’un atelier en commerce spécialisé (matériaux de construction) et démolir un immeuble de bureau. Avis reporté dans l’attente de la réception de plans, formulaires, notes explicatives,... [ Lire l’avis ]

• Compte à rebours pour le Colonel Bourg. Schaerbeek : abrogation du PPAS « îlot 385 » (Colonel Bourg) adopté en 1993 et qui porte sur le périmètre délimité par le boulevard Reyers, le site de la RTBF, l’E40 et l’avenue de Mars, et qui se prolonge de l’autre côté de l’autoroute à l’angle de l’E40, de l’avenue de Mars et de la chaussée de Roodebeek. Avis favorable. [ Lire l’avis ]

• Appartements en blocs. Woluwe-Saint-Lambert : chaussée de Stockel, 202-252, et rue Konkel, 198-210. Demande de permis mixte (urbanisme et environnement) pour construire 5 blocs d’appartements, faisant un total de 100 logements, et 55 emplacements de parking à l’air libre. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]


Limitation à 100 km/h sur le Ring de Bruxelles : un pas en avant… L'élargissement du Ring : trois pas en arrière !

Limitation à 100 km/h sur le Ring de Bruxelles : un pas en avant… L’élargissement du Ring : trois pas en arrière !

https://www.ieb.be/1565
22 janvier 2009

Début de cette année, le gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, a proposé de fixer la vitesse maximale sur le Ring de Bruxelles en journée à 100 km/h. La ministre flamande de la mobilité, Kathleen Van Brempt, lui a emboîté le pas la semaine passée. Une résolution en ce sens est prête à être déposée au parlement flamand. Objectif : réduire la pollution et améliorer la sécurité et la fluidité sur le Ring de Bruxelles. Modal Shift [1] approuve cette idée. Elle n’est toutefois qu’un début de solution qui verrait ses effets bénéfiques annihilés en cas d’élargissement du Ring.

100 km/h = plus de sécurité routière

Il est trivial que la limitation de la vitesse à 100 km/h sur le Ring bruxellois aura un impact positif considérable sur la sécurité routière. Une vitesse maximale de 100 km/h, à l’instar de ce qui se fait déjà à Anvers, contribuera indubitablement à mieux réguler les flux automobiles et à diminuer les accidents routiers. La capacité d’une route est d’autant plus optimalisée que les véhicules y roulent avec une vitesse constante. On évite de la sorte l’effet « accordéon » lié à une succession d’accélérations suivies de coups de freins, lesquels sont sources d’embouteillages mais aussi d’accidents. En définitive, la réduction de la vitesse n’est pas synonyme de perte de temps mais permet au contraire une amélioration de la vitesse moyenne par une meilleure fluidité.

100 km/h = une meilleure qualité de l’air

La réduction de la vitesse à 100 km/h est en outre un facteur d’amélioration de la qualité de l’air. Selon le Plan de déplacement urbain de la Région de Bruxelles-Capitale, il y a un seuil de vitesse au-dessus duquel les émissions de CO2 mais aussi des différents polluants reprennent de plus belles. Ce seuil tourne autour de 90 km/h (voir les graphes ci-dessous).

L’expertise de la Cellule interrégionale pour l’environnement (CELINE) abonde dans le même sens. Raison pour laquelle les pics de pollution conduisent à demander aux conducteurs de réduire leur vitesse à maximum 90 km/h.

C’est pourquoi le cardiologue et spécialiste des micro-particules Marc Goethals plaide pour une restriction permanente des limitations de vitesse dont l’effet bénéfique sur la qualité de l’air est prouvé. Effet d’autant plus porteur qu’il est produit sur un territoire dense dont la population voit actuellement son espérance de vie largement amputée en raison de la médiocre qualité de l’air. Les particules fines causent chaque année 6.700 décès dans notre pays et coûte des milliards d’euros en frais médicaux.

... 100 km/h = un premier pas en avant en faveur d’une mobilité durable

La réduction permanente de la vitesse à 100 km/h est clairement une mesure structurelle qui va dans le sens d’une mobilité plus durable mais il reste loin de la coupe aux lèvres. Modal Shift encourage très clairement les gouvernements régionaux à agir en ce sens et les exhorte à ne pas annihiler tous les effets bénéfiques de ce pas en avant par une marche arrière brutale par l’élargissement du Ring, meilleure façon de faire croître à nouveau les gaz à effet de serre, les polluants et l’insécurité routière.

Modal Shift affirme et répète qu’il n’y a pas une seule solution aux problèmes de mobilité autour du Ring mais bien une combinaison de mesures structurelles parmi lesquelles la réduction de la vitesse, la mise en place d’un régime de gestion dynamique du trafic, le transfert modal vers les modes de transports publics, les incitants aux co-voiturage et l’internalisation des coûts du transport. C’est par une mosaïque de mesures que nous enclencherons le cercle vertueux d’une mobilité moins destructrice et plus libératrice.

Contacts

  • NL : Raf Canters, courriel, 016/31 77 06 – 0475/76 22 87.
  • FR : Claire Scohier, courriel, 02/548 39 46 – 0473/66 75 05.

Contact général Modal Shift


[1La plate-forme Modal Shift se compose de : Bond Beter Leefmilieu, Bral vzw, BTTB, Friends of the Earth Belgique, Fietsersbond, GRACQ, Greenpeace, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Mobiel21, Natuurpunt.

Rayonnements électromagnétiques : tour d'horizon bruxellois

Rayonnements électromagnétiques : tour d’horizon bruxellois

https://www.ieb.be/1568
22 janvier 2009

Depuis plus d'une décennie, certains scientifiques, environnementalistes et citoyens se posent des questions quant aux risques sanitaires des ondes électromagnétiques.

Ces dernières années, ces questions sont apparues de plus en plus sur la place publique interpellant ainsi de plus en plus de monde.

Depuis, les informations transmises vers le grand public vont dans tout les sens selon les lobbys en jeux et la source de financement des études scientifiques.

Mais force est de constater que lorsque ces études sont indépendantes, les résultats sont nettement moins rassurant que ceux des études financées par les opérateurs téléphoniques.

Estimant que tout le monde doit pouvoir avoir accès à des informations claires tant sur la situation législative actuelle, que sur les recours légaux possibles en cas de problématique liée aux rayonnements électromagnétique, Inter-Environnement Bruxelles a décidé de mettre à votre disposition cette page.

Ainsi, vous pourrez trouver sur les pages qui vont suivre un peu d’actualité, des documents à télécharger (études scientifiques indépendantes, communiqué de presse d’IEB, lettre type pour les enquêtes publiques), le numéro de contact pour demander la réalisation d’un relevé de terrain ainsi que la position d’IEB quant à l’inscription des antennes relais dans la liste des installations classées nécessitant un permis d’environnement

Nous vous invitons néanmoins à rester critique quant au contenu. Nul ne peut se considérer comme 100% objectif malgré tout les efforts consentis.

Bonne lecture.

Actualité en région bruxelloise

Où s’adresser pour effectuer une mesure de terrain ?

L’IBGE bientôt en charge des plaintes en cas de présomption de dépassement des nouvelles normes

Demande d’inscrire les antennes relais dans les activités classées nécessitant PE

Communiqués de presse

Avis type Commission de Concertation

Etudes indépendantes

Bio-initiative
Interphone


Normes électromagnétiques en région bruxelloise

Normes électromagnétiques en région bruxelloise

https://www.ieb.be/1569
22 janvier 2009

Confirmation par la Cour Constitutionnelle de la validité de l’ordonnance du 1er mars 2007 relative à la protection de l'environnement contre les éventuels effets nocifs et nuisances provoqués par les radiations non ionisantes. Depuis le 15 mars 2009, la norme à l’immission est de 3V/m en Région bruxelloise. À quand l’extension de cette valeur aux deux autres régions ?

Depuis quelques mois, l’ordonnance bruxelloise impose une norme plus stricte en termes de puissance de rayonnement. Mais avant d’être applicable, celle-ci était menacée par un recours à la Cour Constitutionnelle.

La raison ?
Le Gouvernement fédéral et les opérateurs de téléphonie mobile estimaient qu’il n’était pas du ressort d’une région de revoir ces valeurs alors que le but est de clairement assurer une qualité de vie accrue en les préservant un peu plus des rayonnements électromagnétiques.

Heureusement la Cour Constitutionnelle a confirmé que :
- La Région bruxelloise est compétente pour fixer les normes d’immission des antennes GSM ;
- Sur base du principe de précaution, la Région peut imposer des normes plus strictes.
- Les normes prévues en Région bruxelloise ne posent aucune difficulté technique ou économique aux opérateurs qui ont été incapables d’apporter la preuve du contraire devant la Cour.

Cela signifie en pratique que depuis le 15 mars 2009, la pollution environnementale due aux ondes électromagnétiques sera progressivement limitée à la norme maximale de 3 V/m à Bruxelles.

Ainsi la population pourra également porter plainte et demander un contrôle par des agents de Bruxelles Environnement qui pourront dresser un PV de constat d’infraction en cas de dépassement.

Par ailleurs, toute nouvelle demande de permis pour le placement d’une antenne devra respecter cette ordonnance.

Enfin, les antennes existantes devront progressivement s’aligner sur la norme actuelle afin de garantir à la population une exposition à la pollution électromagnétique inférieure à 3V/m.

Comme le souligne la Ministre bruxelloise de l’Environnement, « de nombreuses études ont été réalisées pour évaluer l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé et l’environnement. Les deux dernières (INTER-PHONE et BIO-INITIATIVE) indiquent que ces effets sont observables.(...) Le principe de précaution préconisait donc la prise de mesures visant à prévenir le risque de dommages irréversibles pour l’environnement, susceptibles de porter atteinte à la santé humaine. »

Pour ce qui est des deux autres Régions, les normes diffèrent (3V/m par antenne en Région wallonne et une volonté de s’aligner sur le 3V/m en Région llamande).

Espérons voir rapidement les autres Régions s’aligner sur cette norme à l’immission et non pas par antenne et envisager à l’avenir de la renforcer.

Renforcement de la nouvelle norme ?

Passer de 20V/m à 3V/m semble être une véritable révolution, tant pour la réduction des risques sur la santé que pour le monde de la téléphonie mobile qui se disait ébranlé par la nouvelle norme trop draconienne, menaçant d’un black-out général et de l’augmentation du nombre de petites antennes.

Mais qu’en est-il en pratique ?

Avant même que la norme bruxelloise crée un raz de marée de critiques, les valeurs à l’immission ne dépassaient déjà que très rarement la valeur d’1V/m et qu’exceptionnellement la valeur des 3V/m (cf. les statistiques de l’IBPT).

Dès lors, la nouvelle norme en application ne constitue pas un risque pour le réseau de téléphone mobile.

Et pour ce qui est de la santé, est que l’avancée est significative au niveau des risques potentiels ?

La réponse est malheureusement négative. En effet, la norme de 3V/m ne vise que les effets thermiques. Il convient également de considérer les risques biologiques dont les effets se font souvent sentir à des niveaux d’exposition inférieurs à 3V/m.

Par principe de précaution, au vu des résultats des études menées par des scientifiques indépendants et des avis qui en découlent, il parait évident qu’il faille adopter une norme s’alignant sur les valeurs limites préconisées par ces scientifiques, à savoir 0,6V/m.


Où s'adresser pour effectuer une mesure du rayonnement électromagnétique sur le terrain ?

Où s’adresser pour effectuer une mesure du rayonnement électromagnétique sur le terrain ?

https://www.ieb.be/1570
22 janvier 2009

L’Institut Belge des services Postaux et des Télécommunications (IBPT) était en charge, comme son nom l’indique, des télécommunications. A ce titre, toute demande de permis pour installer une antenne relais devait contenir une étude théorique réalisée par l’IBPT avec les valeurs fournies par l’opérateur.

Néanmoins, cette étude n’étant qu’une modélisation théorique de l’émission de ces antennes, il était impossible en pratique de déterminer quelles sont les valeurs cumulées auxquelles est exposée la population.

En cas de doute sur le respect des normes d’exposition aux ondes électromagnétiques, il était possible de demander à l’IBPT d’effectuer une étude de terrain afin de déterminer quel est l’intensité du rayonnement ambiant.

Au sein de l’IBPT, c’était le Service National de Contrôle du Spectre qui disposait des moyens humains et techniques ainsi que de l’expertise nécessaire pour réaliser les mesures de contrôle sur le terrain.

IBPT
Ellipse Building - Bâtiment C
Service National de Contrôle du Spectre
Boulevard du Roi Albert II 35
1030 Bruxelles
Tel : 02/226.88.44
E-mail : ncs-fr chez ibpt.be

Maintenant, depuis l’entrée en vigueur et le report de l’ordonnance relative aux rayonnements électromagnétiques, l’IBGE est en charge de ses mesures.
Néanmoins, jusqu’en septembre 2009 et ce en raison d’un vide juridique semble s’être installé, les plaintes formulées à l’IBGE ne seront pas recevables.

Pour plus d’information pour faire des relevés sur site :
IBGE - Département inspectorat - Bernard Yu : 02/563.42.03


L'IBGE bientôt en charge des plaintes en cas de présomption de dépassement des nouvelles normes d’exposition aux ondes électromagnétiques

L’IBGE bientôt en charge des plaintes en cas de présomption de dépassement des nouvelles normes d’exposition aux ondes électromagnétiques

https://www.ieb.be/1571
22 janvier 2009

A partir du 15 mars 2009 et selon le communiqué de presse envoyé par le Cabinet Huytebroeck le 16 janvier 2009, « la population pourra également porter plainte et demander un contrôle par des agents de Bruxelles Environnement qui pourront dresser un PV de constat d’infraction en cas de dépassement ».

En pratique, il est prévu que l’entrée en vigueur du service de récolte des plaintes se fasse à partir du 1er septembre 2009 auprès de l’IBGE.

Espérons que la procédure d’introduction de plainte soit plus efficace que celle relative aux nuisances sonores.


Demande d'inscrire les antennes relais dans les activités classées nécessitant un permis d'environnement

Demande d’inscrire les antennes relais dans les activités classées nécessitant un permis d’environnement

https://www.ieb.be/1572
22 janvier 2009

Lacune majeure en notre région concernant la pollution électromagnétique et les risques sanitaire, l’absence de permis d’environnement pour l’installation d’une antenne.

En effet, ce type d’installation nécessitait uniquement un permis d’urbanisme. Corollaire à cet état de fait, seules les remarques des habitants portant sur des critères urbanistiques pouvaient être prises en compte lors de l’enquête publique.

Les antennes relais ne sont pas de simples constructions mais bien des installations qui seront exploitées. Un permis d’environnement se justifie donc pleinement.

Cette position, défendue par Inter-Environnement Bruxelles depuis le début, a été entendue par la nouvelle ordonnance.

À voir maintenant en pratique si les commissions de concertation écouteront et acteront les avis de la population concernant les risques sanitaires.


Le logement, la maîtrise foncière et l'espace public

Le logement, la maîtrise foncière et l’espace public

https://www.ieb.be/1577
22 janvier 2009

Les États Généraux de Bruxelles © EGEB - 2008

Sera-t-il encore possible de se loger et de se détendre à Bruxelles ? Nous invitons cordialement tous les membres et sympathisants d’IEB à participer à ce débat des États Généraux de Bruxelles. Faisons entendre la voix des habitants dans ce débat essentiel !

Le lundi 26 janvier 2009 à 19h45 , au KVS, rue de Laeken, 146, à 1000 Bruxelles. Entrée gratuite, mais inscription obligatoire (s’inscrire ici).

Téléchargez le document préparatoire !

Infos : www.etatsgenerauxdebruxelles.be.

Contactez Mathieu Sonck.


Rayonnements électromagnétiques : tour d’horizon sur la problématique de cette pollution invisible

Rayonnements électromagnétiques : tour d’horizon sur la problématique de cette pollution invisible

https://www.ieb.be/45967
22 janvier 2009 • Erwan Marjo

Rayonnements électromagnétiques : tour d’horizon sur la problématique de cette pollution invisible.

Depuis plus d’une décennie, certains scientifiques, environnementalistes et citoyens se posent des questions quant aux risques sanitaires des ondes électromagnétiques.

Ces dernières années, ces questions sont apparues de plus en plus sur la place publique interpellant ainsi de plus en plus de monde.

Depuis, les informations transmises vers le grand public vont dans tout les sens selon les lobbys en jeux et la source de financement des études scientifiques.

Mais force est de constater que lorsque ces études sont indépendantes, les résultats sont nettement moins rassurant que les études financées par les opérateurs téléphoniques.

Estimant que tout le monde doit pouvoir avoir accès à des informations claires tant sur la situation législative actuelle, que sur les recours légaux possibles en cas de problématique liée aux rayonnements électromagnétique, Inter-Environnement Bruxelles a décidé de mettre à votre disposition cette page.

Ainsi, vous pourrez trouver sur les pages qui suivent un peu d’actualité, des documents à télécharger (études scientifiques indépendantes, communiqué de presse d’IEB, lettre type pour les enquêtes publiques), le numéro de contact pour demander la réalisation d’un relevé de terrain ainsi que la position d’IEB quant à l’inscription des antennes relais dans la liste des installations classées nécessitant un permis d’environnement.

Nous vous invitons néanmoins à rester critique quant au contenu. Nul ne peut se considérer comme 100% objectif malgré tout les efforts consentis.

Actualité en région bruxelloise

Confirmation par la Cour Constitutionnelle de la validité de l’ordonnance du 1er mars 2007 relative à la protection de l’environnement contre les éventuels effets nocifs et nuisances provoqués par les radiations non ionisantes.

Depuis le 15 mars 2009, la norme à l’immission est de 3V/m en Région Bruxelloise. À quand l’extension de cette valeur aux deux autres régions ?

Depuis quelques mois, l’ordonnance bruxelloise impose une norme plus stricte en termes de puissance de rayonnement. Mais avant d’être applicable, celle-ci était menacée par un recours à la Cour Constitutionnelle.

La raison ?

Le Gouvernement fédéral et les opérateurs de téléphonie mobile estimaient qu’il n’était pas du ressort d’une région de revoir ces valeurs alors que le but est de clairement assurer une qualité de vie accrue en les préservant un peu plus des rayonnements électromagnétiques.

Heureusement la Cour Constitutionnelle a confirmé que :

  • La Région bruxelloise est compétente pour fixer les normes d’immission des antennes GSM ;
  • Sur base du principe de précaution, la Région peut imposer des normes plus strictes.
  • Les normes prévues en Région Bruxelloise ne posent aucune difficulté technique ou économique aux opérateurs qui ont été incapables d’apporter la preuve du contraire devant la Cour.

Cela signifie en pratique que depuis le 15 mars 2009, la pollution environnementale due aux ondes électromagnétiques sera progressivement limitée à la norme maximale de 3 V/m à Bruxelles.

Ainsi la population pourra également porter plainte et demander un contrôle par des agents de Bruxelles Environnement qui pourront dresser un PV de constat d’infraction en cas de dépassement.

Par ailleurs, toute nouvelle demande de permis pour le placement d’une antenne devra respecter cette ordonnance.

Enfin, les antennes existantes devront progressivement s’aligner sur la norme actuelle afin de garantir à la population une exposition à la pollution électromagnétique inférieure à 3V/m. Comme le souligne la Ministre bruxelloise de l’Environnement, « de nombreuses études ont été réalisées pour évaluer l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé et l’environnement. Les deux dernières (INTER-PHONE et BIO-INITIATIVE) indiquent que ces effets sont observables.(…) Le principe de précaution préconisait donc la prise de mesures visant à prévenir le risque de dommages irréversibles pour l’environnement, susceptibles de porter atteinte à la santé humaine. »

Pour ce qui est des deux autres régions, les normes diffèrent (3V /m par antenne en Région wallonne et une volonté de s’aligner sur le 3V/m en Région flamande).

Espérons voir rapidement les autres Régions s’aligner sur cette norme à l’immission et non pas par antenne et envisager à l’avenir de la renforcer.

Renforcement de la nouvelle norme ?

Passer de 20V/m à 3V/m semble être une véritable révolution, tant pour la réduction des risques sur la santé que pour le monde de la téléphonie mobile qui se disait ébranlé par la nouvelle norme trop draconienne, menaçant d’un black-out général et de l’augmentation du nombre de petites antennes.

Mais qu’en est-il en pratique ?

Avant même que la norme bruxelloise crée un raz de marée de critiques, les valeurs à l’immission ne dépassaient déjà que très rarement la valeur d’1V/m et qu’exceptionnellement la valeur des 3V/m (cf. les statistiques de l’IBPT).

Dès lors, la nouvelle norme en application ne constitue pas un risque pour le réseau de téléphone mobile.

Et pour ce qui est de la santé, est que l’avancée est significative au niveau des risques potentiels ?

La réponse est malheureusement négative. En effet, la norme de 3V/m ne vise que les effets thermiques. Il convient également de considérer les risques biologiques dont les effets se font souvent sentir à des niveaux d’exposition inférieurs à 3V/m.

Par principe de précaution, au vu des résultats des études menées par des scientifiques indépendants et des avis qui en découlent, il parait évident qu’il faille adopter une norme s’alignant sur les valeurs limites préconisées par ces scientifiques, à savoir 0,6V/m.

Où s’adresser pour effectuer une mesure de terrain ?

L’IBGE en charge des plaintes en cas de présomption de dépassement des nouvelles normes

A partir du 15 mars 2009 et selon le communiqué de presse envoyé par le Cabinet Huytebroeck le 16 janvier 2009, « la population pourra également porter plainte et demander un contrôle par des agents de Bruxelles Environnement qui pourront dresser un PV de constat d’infraction en cas de dépassement ».

En pratique, il est prévu que l’entrée en vigueur du service de récolte des plaintes se fasse à partir du 1er septembre 2009 auprès de l’IBGE.

Espérons que la procédure d’introduction de plainte soit plus efficace que celle relative aux nuisances sonores.

Demande d’inscrire les antennes relais dans les activités classées nécessitant un permis d’environnement

De la nécessité d’un Permis Environnement

Lacune majeure en notre région concernant la pollution électromagnétique et les risques sanitaire, l’absence de permis d’environnement pour l’installation d’une antenne.

En effet, ce type d’installation nécessitait uniquement un permis d’urbanisme. Corollaire à cet état de fait, seules les remarques des habitants portant sur des critères urbanistiques pouvaient être prises en compte lors de l’enquête publique.

Les antennes relais ne sont pas de simples constructions mais bien des installations qui seront exploitées. Un permis d’environnement se justifie donc pleinement.

Cette position, défendue par Inter-Environnement Bruxelles depuis le début, a été entendue par la nouvelle ordonnance.

À voir maintenant en pratique si les commissions de concertation écouteront et acteront les avis de la population concernant les risques sanitaires.

Pour vous aider, nous avons développé un avis type permettant à la population de répondre facilement à une enquête publique relative à l’implantation d’antennes (cf. Annexe).


Rejoignez la Plateforme Logements Vides

Rejoignez la Plateforme Logements Vides

https://www.ieb.be/2275
27 janvier 2009

Rejoignez la Plateforme Logements Vides pour amener la thématique des espaces vides et /ou à l'abandon dans la campagne électorale de juin 2009.

IEB, le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL) et le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH) s’associent pour constituer la Plateforme Logements Vides et inviter associations, comités d’habitants et citoyens à solliciter, de la part du prochain gouvernement régional, l’adoption d’un « plan de lutte contre les immeubles vides » pour la mise en œuvre d’une politique efficace de réhabilitation des bâtiments inoccupés appartenant tant aux personnes privées qu’aux pouvoirs publics.

Logements, l’indécence du vide

Le nombre de logements vides en Région bruxelloise est évalué à au moins 15 000. Cette situation est absolument inacceptable compte tenu de l’actuelle crise du logement. Malgré les nombreux instruments administratifs et légaux dont disposent et les communes et la région, le problème, de législature en législature, reste non résolu.

Le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH), le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL) et Inter Environnement Bruxelles (IEB) invitent d’autres associations, fédérations, comités ainsi que les citoyens interpellés par la problématique des bâtiments vides, tant publics que privés, en Région bruxelloise, à se rassembler pour constituer une plateforme spécifique.

Le but de cette plateforme est d’amener la thématique des espaces vides et /ou à l’abandon dans la campagne électorale de juin 2009. L’objectif est que toutes les revendications de la plateforme soient reprises dans « un plan de lutte contre les immeubles vides » par le nouveau gouvernement régional.

Vous pouvez télécharger le Texte de la Plateforme Logements Vides qui énonce nos différentes propositions et revendications pour mettre en place un plan de lutte efficace contre les immeubles vides et leur possible reconversion en logements.

Nous souhaitons élargir le cercle de nos partenaires actuels pour constituer cette Plateforme et nous vous invitons à nous rejoindre, en nous faisant savoir que vous signez et soutenez les revendications émises.

Soutenez notre action en remplissant le formulaire ci-dessous

Contacts


Pré-projet de Plan national d'action Environnement-Santé soumis à consultation publique

Pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé soumis à consultation publique

https://www.ieb.be/1587
28 janvier 2009

Le pré-projet de Plan national d'action Environnement-Santé 2008-2013 est soumis à la consultation publique. Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un résumé du pré-projet de Plan qui vous permettra de réagir à l'enquête publique.

Bref historique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a défini en 1993 le concept de santé environnementale et a ainsi reconnu les liens environnement et santé.
En 1994, il y eut décision de rédiger des Plans nationaux d’action Environnement-Santé (NEHAP) permettant ainsi de rapprocher ces deux secteurs. La Belgique s’est engagée dans cette aventure.

Le premier NEHAP

En 2003, un premier NEHAP 2004-2007 a vu le jour avec 7 recommandations comme fil conducteur.

  • La recommandation 1 préconise l’établissement d’une « collaboration fonctionnelle entre les structures existantes de l’environnement et de la santé » , afin de faciliter des décisions transversales dans un paysage institutionnel complexe.
  • Les recommandations 2 et 3 impliquent une forte prise en compte du contexte européen et international.
  • La recommandation 2 vise à « développer et gérer des bases de données concernant l’ensemble des aspects environnement-santé » permettant ainsi de faire le lien entre une exposition à un polluant et un impact sanitaire.
  • La recommandation 3 demande à « définir les priorités de recherche sur les relations entre l’environnement et la santé » .
  • La troisième série de recommandations (4 à 7) vise plus directement le territoire belge et concerne l’information, l’éducation, la sensibilisation, la formation et la prévention.
  • La recommandation 4 encourage le développement d’une « politique de prévention pour les relations entre l’environnement et la santé » . Les mesures prévues ciblent des acteurs et des moyens pour détecter et alerter précocement les autorités concernées afin de réagir préventivement face à des risques pour la santé liés à une exposition environnementale.
  • La recommandation 5 invite à « communiquer sur les relations entre l’environnement et la santé » , communication mutuelle dans l’esprit de la Convention d’Aarhus (www.aarhus.be).
  • La recommandation 6 entend « soutenir le développement de cours et de formations spécifiques sur les relations entre l’environnement et la santé » . (ex. : les architectes et l’usage de matériaux toxiques polluant l’air intérieur).
  • La recommandation 7 relève par nature du long terme : elle concerne la sensibilisation et l’éducation aux relations entre l’environnement et la santé, en vue d’amener les individus, et en particulier les jeunes, à changer leurs modes de vie, de consommation ou de production.

Le deuxième NEHAP en consultation

Actuellement, nous sommes dans la phase 2008-2013 et un projet de plan national est soumis à l’enquête publique.

Le Plan définit quatre buts régionaux prioritaires valables pour l’ensemble de la Région :

  1. But prioritaire régional I – RPG1. « prévenir et réduire dans une large mesure la morbidité et la mortalité résultant de troubles gastro-intestinaux et d’autres atteintes à la santé, en veillant à ce que des mesures appropriées soient prises pour améliorer l’accès abordable à l’eau potable et à un assainissement adéquat pour tous les enfants » .
  2. But prioritaire régional II - RPG2. « prévenir et réduire dans une large mesure les conséquences sanitaires d’accidents et de traumatismes, et d’obtenir une baisse de la morbidité résultant d’un manque d’activité physique, en favorisant des établissements humains sûrs et favorables pour tous les enfants » .
  3. But prioritaire régional III – RPG3. « prévenir et réduire dans une large mesure l’incidence des maladies respiratoires dues à la pollution de l’air intérieur et extérieur, de façon à contribuer à une baisse des maladies respiratoires (p.ex. la fréquence des crises d’asthme), en permettant aux enfants de vivre dans un environnement où l’air est pur » .
  4. But prioritaire régional IV – RPG4. « réduire le risque de maladies et d’incapacités résultant de l’exposition à des substances chimiques dangereuses (telles que les métaux lourds), à des agents physiques (bruit excessif, par exemple) et à des agents biologiques, ainsi qu’à des cadres de travail dangereux au cours de la grossesse, de l’enfance et de l’adolescence » .
    Une série de projets et d’actions découleront de ce plan une fois celui-ci voté.

Projets et actions prévues

Actuellement, les projets existants qui continuent sont :

  • Projet Cancers des enfants et environnement
    Objet : Evaluation de la faisabilité de la mise en place d’un système d’enregistrement afin d’examiner la relation entre cancer des enfants et environnement.
  • Mise sur pied d’actions coordonnées en matière d’ozone et autres pics de pollution au bénéfice de la santé publique
    Objet : Extension des activités du groupe de travail « Ozone et vagues de chaleur » de manière à ce qu’il s’occupe également des pics de pollution aux fines particules et/ou au dioxyde de carbone et d’autres épisodes de pollution.
  • Biomonitoring humain
    Objet : développer les coopérations nécessaires à l’harmonisation des méthodologies prévues au niveau européen et à la mise en œuvre de priorités de biosurveillance humaine communes aux 3 Régions. Ceci doit aboutir à la constitution d’un réseau d’experts/de scientifiques/de fonctionnaires qui travaillent à la mise en place de la biosurveillance dans le domaine de l’environnement et de la santé en Belgique et en Europe.
  • Des projets seront définis sur la base des travaux du groupe de travail Indicateurs
    Objet : sélectionner un set optimal d’indicateurs relatifs aux affections respiratoires (chez les enfants) résultant de la pollution intérieure et extérieure avec un lien vers l’incidence de maladies cardiovasculaires chez les adultes.
  • Des projets seront définis sur la base des travaux du groupe de travail Villes et Pollution
    Objet : Tester la méthodologie APHEIS (www.apheis.net) pour 3 villes belges (faisabilité de la participation au réseau APHEIS) et extension ensuite à d’autres villes.
  • Des projets seront définis sur la base des travaux du groupe de travail Crèches
    Objet : Réduire l’impact négatif de l’environnement intérieur des crèches sur la santé des enfants et encourager la sensibilisation et la prévention dans le milieu de vie des jeunes enfants, en ce qui concerne les questions de pollution intérieure.

Nouveaux projets envisagés : (des fiches détaillées sont présentes dans le document complet du NEHAP)

  • Qualité de l’air intérieur dans les milieux d’accueil de la petite enfance et les écoles
    Objet : intégration de critères environnement-santé dans les cahiers des charges relatifs à des travaux de construction et de rénovation dans les milieux d’accueil de la petite enfance et les écoles sous la responsabilités des autorités.
  • Particules fines (PM 2.5 et 10) et santé
    Objet : Recherche relative à l’impact des propriétés physico-chimiques, de l’exposition et de l’effort physique sur la santé.
  • Changements climatiques et santé
    Objet : Vers un monitoring intégré des effets liés aux changements climatiques et environnementaux sur la santé publique.
  • Effets des nanoparticules sur la santé
    Objet : Suivi des développements de la recherche sur les nanotechnologies et nanoproduits industrialisés et commercialisés en Belgique (prévention, exposition humaine et risques) + étude des risques sanitaires des nanoparticules.
  • Praticiens de santé et environnement
    Objet : intégration de la thématique environnement-santé dans la formation (y compris de base) et la pratique des médecins et autres professionnels de la santé.
  • Les jeunes et la thématique Environnement-Santé
    Objet : Approche générale concernant la participation des jeunes dans la préparation de matériel de sensibilisation et participation à la discussion sur la problématique liée à l’environnement et la santé.

Phase de consultation publique

La Conférence Interministérielle des Ministres de l’Environnement et de la Santé (CIMES) ayant validé le pré-projet de plan national d’action environnement santé, ce dernier est mis à l’enquête publique. L’occasion pour les citoyens de réagir sur ce plan, faire des remarques ou des propositions d’ajout d’actions.
L’enquête publique est ouverte du 15 janvier au 15 mars 2009. Le projet de NEHAP en version intégrale est téléchargeable ci-dessous :
Pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé 2008-2013

Il est possible de réagir

  • soit en adressant le questionnaire NEHAP par mail à nehap chez health.fgov.be avec la mention « consultation NEHAP 2008-2013 » ;
  • soit par la poste en mentionnant sur l’enveloppe « consultation NEHAP 2008-2013 » au Secrétariat de la cellule nationale Environnement-Santé, Service du Président, SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement, Place Victor Horta, 40 bte 10, 1060 Bruxelles ;
  • soit par fax au numéro 02/524.90.70.
    Le questionnaire type qui peut être utilisé pour réagir est téléchargeable ci-dessous :
    enquête NEHAP - questionnaire

A l’issue de l’enquête publique, la CIMES prendra une décision quant au projet de plan final.


Inventaire des enquêtes publiques du 28/01/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 28/01/2009

https://www.ieb.be/1592
28 janvier 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 28/01/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 29 janvier 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 29 janvier 2009

https://www.ieb.be/1593
29 janvier 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Du logement à la place d’entrepôts
Schaerbeek et Evere : chaussée de Louvain 712-732.
Permis d’urbanisme : démolition d’ateliers et d’entrepôts existants et construction de 5 immeubles (298 logements, 288 parkings et 756 m2 de commerce).
Permis d’environnement de classe 1A : exploitation de 288 emplacements de parkings couverts et installations techniques (combustion,...).
Enquête publique jusqu’au 29 janvier 2009.
Concertation le 6 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Plateau Avijl (ter)
Uccle : Plateau Avijl. Modification du PPAS 28ter. Les documents sont accessibles sur le site internet de la commune www.uccle.irisnet.be.
L’association Protection et avenir d’Avijl met à disposition sur son site Internet www.avijl.org un aide-mémoire pour rédiger la lettre à envoyer en réponse à l’enquête publique .
Enquête publique jusqu’au 4 février 2009.
Concertation le 18 février 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Green bazar
Auderghem : boulevard Général Jacques, entre la chaussée de Wavre et le boulevard du Triomphe. Double demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition de bâtiments existants et la construction d’un ensemble d’immeubles nommé « Green Square » comprenant un complexe hôtelier, des logements, des services, des commerces, une voirie privée et un total de 199 places de parking.
Enquête publique jusqu’au 6 février 2009.
Concertation le 19 février 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Les diamants sont éternels... et les parkings aussi !
Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement. Deuxième enquête faisant suite à l’étude d’incidences.
Permis d’urbanisme : construction d’une aile de bureaux à l’îlot B, construction d’un nouvel immeuble de bureaux à front du boulevard Reyers et construction de deux pavillons pour du commerce et du bureau. Le tout totalise 42 444 m2 de bureau, 157 m2 d’equipements, 666 m2 de commerces, et... 746 EMPLACEMENTS DE PARKING !!!
Permis d’environnement : exploitation de 746 emplacements de parking couverts, de diverses installations techniques (combustion, extraction,...) et d’une citerne aérienne de mazout (3 000 litres).
Enquête publique jusqu’au 10 février 2009.
Concertation le 20 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Les arrêts Botanique vont-ils rater la marche ?
Saint-Josse-ten-Noode : rue Royale. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement en surface de la station Botanique : rénovation des accès métro, quais trams et réaménagement de la porte de Schaerbeek.
Enquête publique jusqu’au 10 février 2009.
Commission de concertation le 13 février 2009.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Plan d’action Environnement-Santé

État fédéral : le pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé 2008-2013 est soumis à la consultation publique.
Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un résumé du pré-projet de Plan pour vous permettre de réagir à l’enquête publique. [ Lire l’article ]
Enquête publique jusqu’au 15 mars 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Concertations à venir

• Herbicide total. Uccle : avenue de l’Aulne, 50B. Demande de permis d’urbanisme pour la régularisation visant la minéralisation quasi-intégrale de la zone de recul. Concertation le 4 février 2009. Contactez Delphine Termolle.

• Passerelle Peterbos. Anderlecht : boulevard Maria Groeninckx-De May. Demande de permis d’urbanisme pour la reconstruction de la passerelle « Peterbos » par l’administration régionale Bruxelles Mobilité. Concertation le 4 février 2009. Contactez Delphine Termolle.

• Parkings souverains. Ixelles : rue Souveraine, 55-57. Demande de certificat d’urbanisme pour transformation d’un hôtel de maître et de ses annexes en trois logements avec modification des volumes, suppression du commerce existant et création d’un parking de six emplacements en sous-sol. Concertation le 11 février 2009. Contactez Isabelle Hochart.

Résultats de concertations

• Et Gesù dans tout cela ? Saint-Josse-ten-Noode : rues Royale, Traversière, Brialmont et de la Comète. Transformation de l’îlot composé de l’église du Gesù, du couvent et d’habitations en hôtel et parkings en sous-sol. Avis favorable. [ Lire l’avis ]

• PPAS Val d’Or. Woluwe-Saint-Lambert : remplacement de l’ancien PPAS 60 par un nouveau PPAS 60 ter modifiant les gabarits pour les constructions, les exigences en matières d’espace vert,... Avis favorable. IEB avait mis en avant les risques sanitaires (pollution du sol assez marquée) et explosifs (gaz à profusion dans le sol) et demandait le maintien de la zone en l’état. A la lecture de l’avis, c’est une grande déception : la commune estime que c’est un bon projet, malgré le nombre de points qui ont été critiqués à juste titre. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Réforme du COBAT : un projet illégal et sans égard pour les Bruxellois !

Réforme du COBAT : un projet illégal et sans égard pour les Bruxellois !

https://www.ieb.be/1595
30 janvier 2009

Inter-Environnement Bruxelles a analysé le projet de réforme du COBAT, le Code Bruxellois de l'Aménagement du Territoire. Par de nombreuses dispositions, le projet de réforme se révèle illégal et/ou constitue grave diminution des droits des habitants.

Le 11 février prochain, le parlement bruxellois doit se prononcer sur le projet de réforme du COBAT, le Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire. Cette réforme, le gouvernement bruxellois ne s’en cache pas, vise principalement à faciliter la mise en œuvre des projets du Plan de développement international, le PDI.

Après analyse détaillée du projet de réforme (117 articles), Inter-Environnement Bruxelles livre ses conclusions. Celles-ci sont sans appel. Par de nombreuses dispositions, le projet de réforme se révèle illégal et/ou constitue grave diminution des droits des habitants.

Le lecteur averti trouvera le texte complet de l’Analyse d’IEB du projet de réforme du COBAT - 30 janvier 2009.

Voici une brève synthèse de ses revendications.

Inter-Environnement Bruxelles réclame :

  1. la suppression de la disposition permettant au Gouvernement d’entamer une procédure de modification du PRAS en dehors d’une habilitation contenue dans le PRD. Cette disposition revient à supprimer l’obligation pour le gouvernement de mener une réflexion globale sur le devenir à long terme de la Région en matière d’aménagement du territoire.
  2. la suppression de la disposition qui vise à ce que désormais toutes les administrations et instances amenées à se prononcer sur les projet de PRD, PRAS, PCD, PPAS et RRU seront consultées en même temps qu’a lieu l’enquête publique. Cette disposition, qui empêche les instances d’avis et les administrations de prendre connaissance des doléances des habitants est non démocratique ET illégale.
  3. que le Gouvernement ne puisse passer outre l’avis de la CRMS, la Commission Royale des Monuments et des Sites, lorsqu’il rédige la liste des travaux et actes de minime importance sur le plan urbanistique et/ou patrimonial qui ne nécessitent pas de permis pour les biens classés ou sur la liste de sauvegarde ou en cours de classement ou d’inscription. autoriser le Gouvernement à dispenser de permis alors que la CRMS est d’avis contraire ouvre la voie à l’arbitraire le plus total.
  4. que le Parlement bruxellois se range à l’avis du Conseil d’Etat qui considère que l’habilitation donnée au gouvernement d’établir des périmètres où il se délivrera (à lui-même et aux autres) des permis est trop large. Cette habilitation doit, à tout le moins, être encadrée par le Parlement bruxellois.
  5. que soit respecté l’article 23 de la Constitution qui garantit le droit à la protection d’un environnement sain et interdit de diminuer le niveau de protection existant, sauf si une telle diminution est concrètement et raisonnablement justifiée par un motif impérieux d’intérêt général (effet de standstill donné au niveau de protection existant). De nouvelles possibilités de déroger à un PPAS ne peuvent donc être justifiées que par des motifs impérieux d’intérêt général. Comme le Conseil d’Etat, IEB s’interroge sur les motifs impérieux d’intérêt général justifiant les nouvelles dérogations.
  6. que le Parlement déclare inopportun de supprimer un degré de recours sous prétexte qu’il est (trop) utilisé. Si le Collège d’Urbanisme n’arrive pas à gérer le nombre de dossiers à traiter, il doit se réorganiser.
  7. le maintien de la situation actuelle en matière de recours administratifs. Il est inacceptable que tous les recours administratifs soient déférés au Gouvernement. Cela revient à supprimer tout recours administratif digne de ce nom lorsque le permis a été délivré par la Région.
  8. que le législateur se conforme aux exigences contenues dans la Constitution, en ouvrant un recours administratif aux associations et aux particuliers.
  9. pour ce qui concerne les modifications apportées à la procédure de protection du patrimoine, les parlementaires s’inspirent du numéro spécial de « Bruxelles en Mouvements » qui leur a été adressé en décembre 2008.

Contact

  • Mathieu Sonck, 0478/20 35 78.

Zone « Gare de l'Ouest » : dernière étape pour le schéma directeur

Zone « Gare de l’Ouest » : dernière étape pour le schéma directeur

https://www.ieb.be/1596
3 février 2009

Inter-Environnement Bruxelles vous invite le 11 février à une réunion d'information sur le projet de réaménagement de la Gare de l'Ouest.

La friche allant de la station de métro Osseghem à la station Gare de l’Ouest sera entièrement construite dans les prochaines années. Depuis 2005, la Région de Bruxelles-Capitale travaille avec un bureau d’études pour produire un plan d’aménagement du site.

Près de 80.000m² de logements, 27.000m² bureaux, 2.000m² de commerces, 18.000m² d’activités productives, 28.000m² d’équipements divers et un espace vert devraient y voir le jour.

Dans la continuité du processus de consultation des habitants, Inter-Environnement Bruxelles vous invite à venir vous informer et à donner votre avis sur ce projet, lors de la dernière présentation du plan d’aménagement par le bureau d’étude. La réunion aura lieu le mercredi 11 février, à 19h30, à l’Ecole communale n°5 « Chouette », place de la Duchesse, 27, à 1080 Molenbeek.

Infos
- Pierre Meynaert, 02/548 39 45.

Téléchargez l’Invitation à la réunion d’information Gare de l’Ouest du 11 février 2009.


Avis positif de l'IBGE pour le BILC...

Avis positif de l’IBGE pour le BILC...

https://www.ieb.be/1600
3 février 2009

Le permis d'environnement du Brussels International Logistic Center (BILC) a été délivré le 19 janvier, par l'administration régionale Bruxelles Environnement — IBGE. IEB analyse les possibilités de recours...

Le délivrance du permis d’environnement du Brussels International Logistic Center (BILC) est conditionné :

  • à la réduction des parking de surface (environ 60 places) ;
  • à l’obligation pour les camions qui vont et viennent du BILC de suivre une voie unique qui relie la sortie 6 du ring à l’avenue du Port en longeant le canal ;
  • à l’interdiction de la percolation des camions dans les quartiers environnants ;
  • à l’obligation pour l’exploitant du site de garder trace des itinéraires de tous les poids lourds qui transitent par le BILC, par un système GPS agréé par Bruxelles Environnement — IBGE.

IEB analyse en ce moment les possibilités de recours...

Infos
- Mathieu Sonck, 02 548 39 39.


Inventaire des enquêtes publiques du 4/02/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 4/02/2009

https://www.ieb.be/1603
4 février 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 4/02/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 5 février 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 5 février 2009

https://www.ieb.be/1604
5 février 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Le néerlandais chasse un chancre
Bruxelles-Ville. Démolition, reconstruction et transformation dans l’îlot rue Léopold-Fossé aux Loups pour des extensions de « Het Huis van het Nederlands » et de l’Horeca dans le quartier neo-classique du théâtre de la Monnaie.
Enquête publique jusqu’au 6 février 2009.
Concertation le 17 février 2009.
Contactez Almos Mihaly.

Green bazar
Auderghem : boulevard Général Jacques, entre la chaussée de Wavre et le boulevard du Triomphe. Double demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition de bâtiments existants et la construction d’un ensemble d’immeubles nommé « Green Square » comprenant un complexe hôtelier, des logements, des services, des commerces, une voirie privée et un total de 199 places de parking.
Enquête publique jusqu’au 6 février 2009.
Concertation le 19 février 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Les diamants sont éternels... et les parkings aussi !
Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement. Deuxième enquête faisant suite à l’étude d’incidences.
Permis d’urbanisme : construction d’une aile de bureaux à l’îlot B, construction d’un nouvel immeuble de bureaux à front du boulevard Reyers et construction de deux pavillons pour du commerce et du bureau. Le tout totalise 42 444 m2 de bureau, 157 m2 d’equipements, 666 m2 de commerces, et... 746 EMPLACEMENTS DE PARKING !!!
Permis d’environnement : exploitation de 746 emplacements de parking couverts, de diverses installations techniques (combustion, extraction,...) et d’une citerne aérienne de mazout (3 000 litres).
Enquête publique jusqu’au 10 février 2009.
Concertation le 20 février 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Les arrêts Botanique vont-ils rater la marche ?
Saint-Josse-ten-Noode : rue Royale. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement en surface de la station Botanique : rénovation des accès métro, quais trams et réaménagement de la porte de Schaerbeek.
Enquête publique jusqu’au 10 février 2009.
Commission de concertation le 13 février 2009.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Plan d’action Environnement-Santé

État fédéral : le pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé 2008-2013 est soumis à la consultation publique.
Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un résumé du pré-projet de Plan pour vous permettre de réagir à l’enquête publique. [ Lire l’article ]
Enquête publique jusqu’au 15 mars 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Concertations à venir

• Du logement à la place d’entrepôts. Schaerbeek et Evere : chaussée de Louvain 712-732.
Permis d’urbanisme : démolition d’ateliers et d’entrepôts existants et construction de 5 immeubles (298 logements, 288 parkings et 756 m2 de commerce).
Permis d’environnement de classe 1A : exploitation de 288 emplacements de parkings couverts et installations techniques (combustion,...). Concertation le 6 février 2009. Contactez Thierry Kuyken.

• Parkings souverains. Ixelles : rue Souveraine, 55-57. Demande de certificat d’urbanisme pour transformation d’un hôtel de maître et de ses annexes en trois logements avec modification des volumes, suppression du commerce existant et création d’un parking de six emplacements en sous-sol. Concertation le 11 février 2009. Contactez Isabelle Hochart.

• Plateau Avijl (ter). Uccle : Plateau Avijl. Modification du PPAS 28ter. Les documents sont accessibles sur le site internet de la commune www.uccle.irisnet.be.
L’association Protection et avenir d’Avijl met à disposition sur son site Internet www.avijl.org un aide-mémoire pour rédiger la lettre à envoyer en réponse à l’enquête publique . Concertation le 18 février 2009. Contactez Delphine Termolle.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Quand la quête éperdue de croissance tue la planète

Quand la quête éperdue de croissance tue la planète

https://www.ieb.be/45960
6 février 2009 • Christian Jonet, Didier Brissa, Julien Dohet, Michel Recloux, Olivier Starquit


Rénovation de la Cité administrative à Bruxelles : les habitants et les associations demandent un PPAS qui bétonne les logements

Rénovation de la Cité administrative à Bruxelles : les habitants et les associations demandent un PPAS qui bétonne les logements

https://www.ieb.be/1607
11 février 2009

Des demandes de permis portant sur une partie de l'ensemble Cité administrative étaient examinées récemment par la commission de concertation de Bruxelles-Ville. Le Comité Notre-Dame-aux-Neiges/Royal, le Bral, l'ARAU et IEB ont soumis une demande de moratoire ou de suspension des demandes de permis introduites afin de les traiter en même temps que le Plan particulier d'affectation du sol (PPAS), toujours en cours d'élaboration à la Ville de Bruxelles. Celui-ci garantira la réalisation de logements ainsi qu'une vision globale de la rénovation du site.

Il faut une vue d’ensemble sur la Cité administrative de l’État :
les habitants et les associations veulent d’abord un PPAS qui bétonne les logements

Pourquoi cette conférence de presse ?

Les 20 janvier et 3 février 2009, les associations susdites ont participé aux réunions de la Commission de concertation de la Ville de Bruxelles concernant les demandes de permis des promoteurs RAC Investment Corp et Breevast, portant sur une partie de l’ensemble Cité administrative.

Les seules demandes introduites portent sur les bâtiments D & F et C, demandes que la Commission de concertation a décidé de traiter conjointement.

Toutes les associations présentes ont critiqué l’absence de Master Plan et, surtout, l’absence de PPAS.

Les associations ont soumis à la Commission de concertation une demande de moratoire ou de suspension des demandes de permis introduites afin de les traiter en même temps que le Plan particulier d’affectation du sol (PPAS), toujours en cours d’élaboration à la Ville de Bruxelles.

Depuis lors, nous avons appris par la presse que M. Christian Ceux, échevin de la Ville de Bruxelles chargé de l’urbanisme, estime qu’il faut avancer : « (...) Je suis bien conscient de la difficulté d’obtenir un agenda complet pour la rénovation de la totalité du site. Et je veux avoir des garanties que tout le logement promis (49.000m2) sera réalisé en même temps que les bureaux. Mais je ne peux me permettre de laisser un chancre se dégrader encore deux ou trois ans. Il est temps de reconstruire. » (propos tels que reproduits par le Soir du 3 février 2009).

Par ailleurs, la délibération de la Commission de concertation a été reportée au 17 février prochain.

C’est pourquoi, les associations ont décidé d’organiser cette conférence de presse qui portera sur l’essentiel de nos propositions communes au stade actuel du dossier.

Les enjeux

En effet, les enjeux de la réhabilitation du site de la Cité administrative sont considérables. Il s’agit d’intégrer ce site isolé de la ville dans le tissu urbain qui l’entoure en rétablissant une liaison physique visible entre le bas et le haut de la ville et d’implanter une mixité fonctionnelle par des logements, des commerces de proximité et des équipements collectifs. Ces enjeux sont particulièrement importants alors que la Région bruxelloise connaît une crise du logement grave tandis que de nombreux bureaux restent vides.

Historiquement, la Cité administrative de l’Etat a rompu l’unité de l’environnement urbain et lui a enlevé toute forme d‘animation. La Cité administrative est, avec le quartier Nord, l‘exemple-type des excès de l’architecture fonctionnaliste qui entend diviser la ville en zones spécialisées. Déserté le soir, le site, dépourvu de toute animation et exposé aux rigueurs climatiques, ne se prête pas à la flânerie. Bien au contraire, il pose des problèmes de sécurité.

Par conséquent, nous sommes favorables à la rénovation du site. Mais nous la voyons comme une occasion en or de :

  • de rétablir la liaison entre le haut et le bas de la ville de manière visible et directe,
  • de faire du site un véritable quartier dans la ville caractérisé par la mixité de ses fonctions, par sa mixité sociale et par son intégration dans le tissu urbain environnant,
  • de valoriser l’espace public historique, notamment ses jardins, et de le rendre accessible à tous les usagers potentiels.

La nécessité d’une vue globale

Malheureusement, ni les habitants ni les associations spécialisées n’ont été rassurés par les demandes de permis actuellement introduites et par les explications des demandeurs.

1. Référence à un Master Plan inconnu des habitants

Le promoteur RAC Investment Corp annonce l’introduction d’un Master plan dans quelques semaines seulement alors qu’il s’y réfère déjà. En l’absence de ce document, il est impossible de se faire une idée globale et exacte du futur site ni de vérifier si les différentes exigences du Plan Régional d’Affectation du Sol, (PRAS), du Plan régional de Développement (PRD) et par l’arrêté du Gouvernement bruxellois du 27 juillet 2007 sont bien rencontrées, en particulier une proportion minimum de 35 % de la superficie totale de plancher du site et un maximum de 70.000 m² de bureaux (sans compter la tour des finances, rappelons-le).

Il est vrai que le bâtiment C est destiné à accueillir 49 logements (5.893 m²), ce qui implique une réduction, dans ce bâtiment, de la superficie dédiée aux bureaux de 6.667 m2 (de 16.385 m2 à 9.718 m2).

Toutefois,

  • ce sont 49.296 m2 minimum qui doivent être consacrés au logement (c’est-à-dire 400 à 500 logements) ;
  • les demandes de permis relatives aux bâtiments D & F (à front de la rue de Rivoli et de la rue Royale) visent à accroître la superficie de bureau de près de 10 % par rapport à la situation existante ;
  • aucun logement n’est prévu dans ces bâtiments ;
  • le surplus de logements serait construit du côté du boulevard Pacheco mais aucune demande de permis n’a été introduite pour cette partie du site ;
  • les deux demandes de permis pour les bâtiments C, D et F totalisent déjà à elles seules 75.898 m2 de bureaux, c’est-à-dire 5.898 m2 en trop par rapport à l’arrêté du 27 juillet 2007 .

Dans la pratique, nous nous sentons donc dépossédés des droits de regard reconnus aux citoyens dans le cadre des procédures d’urbanisme.

Nous sommes également perplexes sur la possibilité effective de la Ville et de la Commission de concertation de contrôler le processus engagé par les promoteurs sans posséder tous les éléments d’information (et les graphiques et les calculs !) nécessaires.

2. Absence de PPAS

Le PPAS a pour fonction de déterminer avec précision, de manière graphique et littérale, la manière dont doit s’organiser le territoire considéré. Il détermine les affectations par zone, en précisant ou complétant le PRAS. Ces plans font l’objet d’une enquête publique.

Les dispositions figurant au plan sont contraignantes à l’égard de tous et conditionnent la délivrance des permis.

Nous ne pouvons pas comprendre que les services de la Ville de Bruxelles n’aient pas actuellement les capacités de produire un PPAS avant deux ans, deux ans et demi. Comment ne pas nous interroger au sujet de la décision tardive de la Ville de s’occuper elle-même de dresser le PPAS au lieu de confier cette mission à un bureau expérimenté dans ce domaine, en particulier un bureau qui a déjà travaillé sur ce dossier (comme cela est demandé par les associations spécialisées depuis des années) ? Un délai de deux ans, deux ans et demi dépasse très nettement les normes en la matière et heurte le principe de confiance légitime dans l’administration.

De plus, la Ville avait depuis 1999 une convention avec un bureau d’études agréé pour l’élaboration d’un PPAS. Elle l’a résiliée en août 2007 alors qu’un avenant aurait permis d’obtenir un PPAS dans des délais raisonnables.

L’enjeu logement

Nous demandons prioritairement que les futurs logements soient :

  • accessibles à des personnes de revenus moyens et à des familles qui vivront effectivement sur le site,
  • des logements sociaux : le représentant du promoteur a exprimé son ouverture à cette idée le 20 janvier ; des contacts à ce sujet doivent se nouer dès à présent avec les pouvoirs publics compétents.

A défaut de PPAS, nous ne voyons aucune raison de limiter la superficie du site dédiée aux logements au minimum de 35 %. Au vu des besoins criants de logements dans la Région de Bruxelles, 50 % de logements sont justifiés.

Ce serait également la seule façon de garantir une véritable mixité sur le site par la dispersion des logements.

Telles que les choses se présentent actuellement, il y aurait 49 logements à la périphérie extérieure de la « Cité » du côté de la rue de Ligne et de la rue Montagne de l’Oratoire. Et peut-être des logements du côté du boulevard Pacheco.

Par ailleurs, la vue sur jardins serait réservée aux bureaux plutôt qu’aux logements, ce qui est choquant.

Aucune indication n’étant donnée à ce stade concernant les commerces, les équipements collectifs et l’animation du site, celui-ci risque d’être déserté le soir comme auparavant avec les risques que cela comporte pour la sécurité des habitants.

Enfin, nous estimons que les logements doivent être construits avant les bureaux.

La mixité des fonctions

Pour préciser cet objectif, affirmé dans les plans à valeur réglementaire, rappelons le paragraphe du PRAS consacré à la zone d’intérêt régional (ZIR) « Cité administrative » : « cette zone est affectée aux logements, aux commerces de proximité, aux bureaux, aux activités productives et aux équipements d’intérêt collectif ou de service public » .

Nous insistons pour que soient installés des locaux susceptibles d’accueillir des commerces de proximité, tels que lavoir, nettoyage à sec vert, droguerie, grande épicerie, boulangerie. Nous souhaitons aussi une dispersion des commerces.

L’intérêt d’attirer des activités productives nous semble également très grand.

La demande de permis prévoit une affectation partielle de l’ancien restaurant en équipements collectifs (6000 m²). Jusqu’à présent, ni la Ville ni la Région n’ont la moindre idée au sujet de leur destination. Nous demandons que la Ville trouve une affectation avant que les travaux commencent. Une crèche répondrait à un réel besoin. Ces dernières années beaucoup d’autres idées ont vu le jour au sujet de l’utilisation publique de cet endroit, idées qui peuvent inspirer le monde politique.

Hormis une crèche, nous souhaitons l’installation dans ce lieu d’équipements susceptibles de donner lieu à des animations et accessibles notamment le soir.

Maintien au titre d’espace public de l’Esplanade et des jardins

Le jardin Pechère doit être conservé intact et une coulée verte doit être prévue en direction du Botanique (dans la perspective de la réalisation du schéma directeur « Cité administrative de l’Etat-Botanique » en suspens et du Plan communal des Déplacements de la Ville de Bruxelles).

L’esplanade et les jardins doivent garder un statut d’espace public, ce qui permettra à l’IBGE de conserver la compétence des espaces verts et des plaines de jeux.

Nous croyons en effet l’IBGE le mieux à même de veiller à ces espaces et d’innover dans le sens de l’intérêt général (implantation de plantes indigènes, développement de la plaine de jeux pour les enfants, installation d’une piste sécurisée destinée aux vélos et au skateboard...)

La visibilité et l’accessibilité

Les demandes de permis actuelles ne prévoient aucun aménagement en vue de rétablir la liaison entre le bas et le haut de la ville.

Au contraire, les demandes relatives aux bâtiments D & F prévoient la disparition des escaliers de liaison entre la rue de Rivoli et l’Esplanade et entre la rue de Rivoli et la rue Royale. Sur ces points, nous espérons avoir été entendus puisque le promoteur a déclaré, lors de la concertation, que ces liaisons étaient maintenues.

Aucune garantie n’existe au sujet de la réalisation d’une liaison directe entre le boulevard Pacheco et la place du Congrès, par exemple via un escalier monumental envisagé par le promoteur en 2006 ou via un ascenseur.

Nous rappelons que le PRAS édicte que « la composition urbaine de l’ensemble vise à l’amélioration de la perméabilité piétonne et cyclable du site » .

Nous rappelons également l’obligation d’installer des accès destinés aux personnes à mobilité réduite.

En conclusion

Il est insuffisant que la Commission de concertation saisie de demandes de permis émette un avis associé de réserves.

Nous craignons toutefois qu’en cas de délivrance du permis, ces réserves ne garantissent le respect de l’ensemble des objectifs impartis pour la rénovation de la zone d’intérêt régional « Cité administrative ».

La commission de concertation doit impartir un délai rapproché au promoteur pour le dépôt de son Master plan et à suspendre sa décision au sujet des bâtiments C, D et F d’ici la publication du Master plan.

Comme le PPAS est la garantie légale de réalisation des logements, la Ville de Bruxelles doit prendre toutes dispositions utiles pour terminer en 2009 le PPAS relatif aux affectations du site, quitte à engager des consultants pour travailler avec ses services ou à confier ce travail à un bureau spécialisé.

Faute de quoi, la Ville restera l’otage des promoteurs.

Les m² de bureaux autorisés sont déjà franchis par les demandes de permis d’urbanisme. Par contre, les logements se font attendre. Les associations veulent un PPAS qui garantisse une proportion d’au moins 50 % de logements.

Les habitants et les associations veulent rapidement un PPAS qui bétonne les logements.


Immeubles de logements proposés par le schéma directeur
© Carte issue du Schéma directeur 2006

Contacts

  • Comité Notre-Dame-aux-Neiges/Royal : c/o Trinh Nguyen, rue de l’Association, 43, 1000 Bruxelles, 0473/20 71 71.
  • ARAU : Isabelle Pauthier, 02/219 33 45, i.pauthier chez arau.org
  • BRAL : Joost Vandenbroele – 02/217 56 33, 0473/85 35 37, joost chez bralvzw.be
  • IEB : Olivia Lemmens, 02/548 39 38, olivia.lemmens chez ieb.be

Charles Picqué et Emir Kir refusent de défendre la réforme du Cobat face aux associations

Charles Picqué et Emir Kir refusent de défendre la réforme du Cobat face aux associations

https://www.ieb.be/1609
11 février 2009

Télé Bruxelles a contacté les associations ARAU et IEB pour les inviter à un débat avec Charles Picqué, Ministre Président de la Région de Bruxelles-Capitale, et Émir Kir, Secrétaire d'État en charge du Patrimoine, sur le projet de réforme du COBAT (Code bruxellois de l'Aménagement du Territoire). Ceux-ci, prétextant un problème d'agenda, ont refusé d'y participer.

Vendredi 6 février, Télé Bruxelles a contacté les associations ARAU et IEB pour les inviter à un débat avec Charles Picqué, Ministre Président de la Région de Bruxelles-Capitale, et Émir Kir, Secrétaire d’État en charge du Patrimoine, sur le projet de réforme du COBAT (Code bruxellois de l’Aménagement du Territoire) qui est actuellement débattu au Parlement. Ce débat devait être enregistré aujourd’hui.

Les associations, soucieuses d’expliciter leur analyse et d’en informer l’opinion publique, ont répondu positivement. Hélas, lundi après midi, elles ont été informées par Télé Bruxelles que le débat était annulé parce que Charles Picqué et Émir Kir, prétextant un problème d’agenda, ont refusé d’y participer.

Les associations ne peuvent que regretter ce refus de débattre d’un projet de réforme qui est pourtant présenté comme indispensable par le Gouvernement.

Contact

  • Isabelle Pauthier, Directrice de l’ARAU, 0477/33 03 78.
  • Mathieu Sonck, Secrétaire général d’Inter-Environnement Bruxelles, 0478/20 35 78

Le péage urbain au Parlement bruxellois

Le péage urbain au Parlement bruxellois

https://www.ieb.be/1606
11 février 2009

Ce mercredi 4 février, le secteur associatif représenté par l’ARAU, BBL, le Bral et IEB répondait aux questions des parlementaires sur le péage urbain.

Depuis le mois de janvier 2009, le Parlement bruxellois a décidé d’examiner de plus près le potentiel d’un péage urbain à Bruxelles. Le 8 janvier, les Commissions réunies des Finances, de l’Infrastructure et de l’Environnement avaient déjà procédé à l’audition de divers experts du milieu académique. Ce mercredi 4 février c’était autour du secteur associatif représenté par l’ARAU, BBL, le Bral et IEB de répondre aux questions des parlementaires.


Le reportage de Télé Bruxelles.


Inventaire des enquêtes publiques du 11/02/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 11/02/2009

https://www.ieb.be/1618
11 février 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 11/02/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 12 février 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 12 février 2009

https://www.ieb.be/1619
12 février 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Avenue du Commerce
Saint-Gilles : avenue Louise, 11. Transformation d’un immeuble de commerce et logement en immeuble de commerce.
Enquête publique jusqu’au 16 février 2009.
Concertation le 3 mars.
Contactez Isabelle Hochart.

Plan d’action Environnement-Santé

État fédéral : le pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé 2008-2013 est soumis à la consultation publique.
Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un résumé du pré-projet de Plan pour vous permettre de réagir à l’enquête publique. [ Lire l’article ]
Enquête publique jusqu’au 15 mars 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Concertations à venir

• Le néerlandais chasse un chancre. Bruxelles-Ville. Démolition, reconstruction et transformation dans l’îlot rue Léopold-Fossé aux Loups pour des extensions de « Het Huis van het Nederlands » et de l’Horeca dans le quartier neo-classique du théâtre de la Monnaie. Concertation le 17 février 2009. Contactez Almos Mihaly.

• Plateau Avijl (ter). Uccle : Plateau Avijl. Modification du PPAS 28ter. Les documents sont accessibles sur le site internet de la commune www.uccle.irisnet.be.
L’association Protection et avenir d’Avijl met à disposition sur son site Internet www.avijl.org un aide-mémoire pour rédiger la lettre à envoyer en réponse à l’enquête publique . Concertation le 18 février 2009. Contactez Delphine Termolle.

• Green bazar. Auderghem : boulevard Général Jacques, entre la chaussée de Wavre et le boulevard du Triomphe. Double demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition de bâtiments existants et la construction d’un ensemble d’immeubles nommé « Green Square » comprenant un complexe hôtelier, des logements, des services, des commerces, une voirie privée et un total de 199 places de parking. Concertation le 19 février 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

• Les arrêts Botanique vont-ils rater la marche ? Saint-Josse-ten-Noode : rue Royale. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement en surface de la station Botanique : rénovation des accès métro, quais trams et réaménagement de la porte de Schaerbeek. Commission de concertation le 20 février 2009. Contactez Marie-Claire Schmitz.

• Les diamants sont éternels... et les parkings aussi ! Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement. Deuxième enquête faisant suite à l’étude d’incidences.
Permis d’urbanisme : construction d’une aile de bureaux à l’îlot B, construction d’un nouvel immeuble de bureaux à front du boulevard Reyers et construction de deux pavillons pour du commerce et du bureau. Le tout totalise 42 444 m2 de bureau, 157 m2 d’equipements, 666 m2 de commerces, et... 746 EMPLACEMENTS DE PARKING !!!
Permis d’environnement : exploitation de 746 emplacements de parking couverts, de diverses installations techniques (combustion, extraction,...) et d’une citerne aérienne de mazout (3 000 litres). Concertation le 20 février 2009. Contactez Thierry Kuyken.

Résultats de concertations

• La Toison d’Or dépiautée. Ixelles : rue de Stassart, 25-27, et avenue de la Toison d’Or, 14-15. Projet mixte de commerces et de logements. Démolition des immeubles existants à l’exception des façades en vue de reconstruire un commerce de plus de 3000 m2 et 12 appartements. Avis défavorable. Un avis favorable pourrait être émis moyennant les respect de certaines conditions. [ Lire l’avis ]

• Projet en béton. Schaerbeek : chaussée de Louvain, 708. Demande de permis d’urbanisme pour modifier la façade d’un immeuble commercial, augmenter le nombre de places de parking, changer l’affectation d’un atelier en commerce spécialisé (matériaux de construction) et démolir un immeuble de bureau. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis du 9 janvier 2009 ] [ Lire l’avis du 23 janvier 2009 ]

• Du logement à la place d’entrepôts. Schaerbeek et Evere : chaussée de Louvain 712-732. Permis d’urbanisme : démolition d’ateliers et d’entrepôts existants et construction de 5 immeubles (298 logements, 288 parkings et 756 m2 de commerce). Permis d’environnement de classe 1A : exploitation de 288 emplacements de parkings couverts et installations techniques (combustion,...). Avis favorable sous conditions : entre autres, une diminution partielle des gabarits, une réduction de l’emprise sur l’intérieur d’îlot et l’augmentation du nombre d’emplacements vélos. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Gare de l'Ouest, une consultation en phase terminale

Gare de l’Ouest, une consultation en phase terminale

https://www.ieb.be/1621
12 février 2009

Le jeudi 19 février 2009, habitants et associations sont invités à remettre leurs remarques sur le projet de schéma directeur « Gare de l’Ouest ».

Ce mercredi 11 février s’est tenue la dernière présentation publique relative au projet de schéma directeur « Gare de l’Ouest ».

Plus d’une cinquantaine de personnes sont venues pour prendre connaissance du devenir potentiel de leurs quartiers et faire entendre leurs remarques. Mais tout n’est pas joué, les riverains pourront encore faire entendre leur voix dans les mois ou années à venir lors de l’élaboration du Plan Particulier d’Affectation du Sol par la commune de Molenbeek.

Toutefois, nous invitons habitants et associations à venir nous remettre leurs remarques le jeudi 19 février 2009 à 18h30 dans les locaux de la Maison de quartier « la J. » située rue de Menin, 42, à 1080 Molenbeek.


Les activités de la Nuit de l'Obscurité 2009 en région bruxelloise

Les activités de la Nuit de l’Obscurité 2009 en région bruxelloise

https://www.ieb.be/1620
13 février 2009

Découvrez les activités organisées en région bruxelloise à l'occasion de la Nuit de l'Obscurité, le samedi 28 mars 2009.


Agrandir le plan

Auderghem

A l’occasion de la Nuit de l’Obscurité du 28 mars, et dans le cadre du projet international « Dark skies awareness » de l’Année Internationale de l’Astronomie, le Planétarium, l’asbl La Besace, la Commune d’Auderghem et leurs partenaires invitent le grand public à se rendre de 20h à 24h au site prestigieux du Rouge-Cloître à Auderghem pour une nuit exceptionnelle.

De nombreuses activités de sensibilisation à la pollution lumineuse !

  • observations du ciel à travers télescopes et jumelles
  • utilisation de planisphères
  • démonstrations de prises d’images astronomiques en live
  • balades contées dans la nuit
  • sensibilisation à la pollution lumineuse
  • concert de musique sur le thème de la nuit
  • conférences : « Les mystères de la Voie Lactée » et « La quête de nouvelles Terres dans l’Univers »

En partenariat avec l’Université Libre de Bruxelles, le Cercle Astronomique Bruxellois, le Volksterrenwacht MIRA, IBGE Nature.
Rue du Rouge-Cloître, 4 à 1160 Auderghem (accès sécurisé via l’E411, en face de l’Adeps). Détails et infos au 02/500 50 70.

Evere

Extinction des éclairages des rues et des parcs.

Moeraske


  • Extinction intégrale des éclairages d’une habitation personnelle située à côté du site.

  • Demande officielle à la commune de retirer le lampadaire qui éclaire le fond de l’impasse, perturbant l’écosystème Nocturne du Moeraske.
  • Demande d’extinction de l’éclairage des entreprises autour de la réserve naturelle du
 Moeraske.

Forest

Extinction de certains bâtiments publics.

Jette

A l’occasion de la Nuit de l’Obscurité, la commune de Jette organise une balade contée, baignée d’une ambiance particulière... L’éclairage public sera éteint tout au long du parcours entre 20h et 21h30. La promenade partira de la place Reine Astrid et s’achèvera dans le parc Roi Baudouin, en passant par la chaussée de Wemmel, la rue Gillebertus, la place Laneau, la rue Van Bortonne, la place Cardinal Mercier et le square Jules Lorge.
Rendez-vous le samedi 28 mars à 19h50 place Reine Astrid pour la plus agréable promenade de l’année !

Plus d’infos : Elise Darchambeau, 02/422 31 11 (Cellule Développement durable de la Commune de Jette)

Bruxelles-Schuman – Hoeilaart – Watermael - Ixelles

Traversée nocturne de la forêt de Soignes avec les Amis de la Terre.

Ce samedi 28 mars, dans le cadre de la Nuit de l’Obscurité, les Amis de la Terre bruxellois vous proposent d’éteindre la lumière chez vous et de les rejoindre pour prendre conscience de la pollution lumineuse et sonore nocturne en traversant la forêt de Soignes de nuit.
Une promenade pédestre est organisée depuis la gare de Groenendael et se terminera à la place Flagey, en entrant dans la ville par le bois de la Cambre et les étangs d’Ixelles.

Un rendez-vous est proposé à 19h30 aux guichets de la gare SNCB Bruxelles-Schuman où nous prendrons le train omnibus Ottignies - Louvain-la-Neuve de 19h57 qui s’arrête à Groenendael.
La place Flagey a été choisie comme point final afin de profiter des deux lignes de bus Noctis qui y passent, dans le cas exceptionnel où l’arrivée se ferait après minuit. La traversée de la forêt se fera essentiellement sur des chemins macadamisés (à l’attention des possibles angoissés) mais à l’écart bien sûr de la circulation automobile.

Contact des Amis de la Terre : PaulDeNeyer2000 chez yahoo.fr

Jette

Proposition d’extinction de certains éclairages publics.

Saint-Gilles

Une habitante invite dans son salon ses voisins et amis pour une soirée à la lueur des bougies.
Les talents de chacun (conteur, musicien,...) seront mis à contribution pour faire de ce moment un événement unique, ludique et magique.

Uccle

  • extinction des éclairages monumentaux de la maison communale et de l’église de St-Job,...
  • conscientisation des particuliers par le journal communal, site web...

  • invitation aux commerçants pour éteindre les vitrines.

Watermael-Boitsfort

Parc Tournay Solvay - Asbl Tournesol : promenade crépusculaire au parc Tournay-Solvay et en Forêt de Soignes
. Au crépuscule, certains animaux se préparent pour la nuit tandis que d’autres commencent leurs activités nocturnes. A cette période ouverte aux débats amoureux de dame Nature, nous vous invitons avant le coucher du soleil.

Infos : www.tournesol-zonnebloem.be

Woluwe-Saint-Lambert

  • étude de la possibilité d’éteindre les éclairages sur les bâtiments historiques ou remarquables (hôtel communal, château Malou, moulin à vent etc.).
  • mise en place d’une politique d’extinction systématique des bâtiments et monuments à partir d’une certaine heure.

  • la commune prévoit d’attirer l’attention du public via les médias communaux (mensuel Wolu-info + site web communal) sur la Nuit de l’Obscurité en tant que telle et sur les raisons de revoir l’éclairage des bâtiments publics ;

  • l’échevin de la Jeunesse et des Sports prévoit également une information spécifique lors de la soirée Climat qu’il organise à Wolubilis le 12 février prochain.

Inventaire des enquêtes publiques du 18/02/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 18/02/2009

https://www.ieb.be/1627
18 février 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 18/02/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 février 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 février 2009

https://www.ieb.be/1625
19 février 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Dans le panneau
Bruxelles-Ville : rue Jacques de Lalaing (angle chaussée d’Etterbeek). Demande de permis d’urbanisme pour le placement d’un dispositif publicitaire de 8 m2, double face en terrain privé avec dérogation au RRU qui interdit cette installation sur ce type de terrain. Réintroduction de demande de permis (le dispositif est déjà installé mais le permis n’est plus valable, sans toutefois parler de régularisation).
Enquête publique jusqu’au 20 février 2009.
Concertation le 3 mars 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Léopold va se rhabiller
Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Mode Vliebergh, Bollen, Breesch, Jacobs-Fontaine, Fransman, avenue Prudent Bols, rue Thys-Vanham, carrefour P. Bols, Léopold 1er et Delva. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des voiries dans le cadre du contrat de quartier Léopold à Léopold.
Enquête publique jusqu’au 6 mars 2009.
Concertation le 18 mars 2009.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

Plan d’action Environnement-Santé

État fédéral : le pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé 2008-2013 est soumis à la consultation publique.
Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un résumé du pré-projet de Plan pour vous permettre de réagir à l’enquête publique. [ Lire l’article ]
Enquête publique jusqu’au 15 mars 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Terminus Dieweg
Uccle : Dieweg, avenues Carsoel et Wolvendael. Demande de permis d’urbanisme déposée par la STIB pour le réaménagement du terminus du feu tram 18 au Dieweg.
Enquête publique jusqu’au 17 mars 2009.
Concertation le 1er avril 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Parking Stalle
Uccle : rue de Stalle prolongée. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du parking de transit « Stalle » .
Enquête publique jusqu’au 17 mars 2009.
Concertation le 1er avril 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Concertations à venir

• Green bazar. Auderghem : boulevard Général Jacques, entre la chaussée de Wavre et le boulevard du Triomphe. Double demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition de bâtiments existants et la construction d’un ensemble d’immeubles nommé « Green Square » comprenant un complexe hôtelier, des logements, des services, des commerces, une voirie privée et un total de 199 places de parking. Concertation le 19 février 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

• Les arrêts Botanique vont-ils rater la marche ? Saint-Josse-ten-Noode : rue Royale. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement en surface de la station Botanique : rénovation des accès métro, quais trams et réaménagement de la porte de Schaerbeek. Commission de concertation le 20 février 2009. Contactez Marie-Claire Schmitz.

• Les diamants sont éternels... et les parkings aussi ! Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement. Deuxième enquête faisant suite à l’étude d’incidences.
Permis d’urbanisme : construction d’une aile de bureaux à l’îlot B, construction d’un nouvel immeuble de bureaux à front du boulevard Reyers et construction de deux pavillons pour du commerce et du bureau. Le tout totalise 42 444 m2 de bureau, 157 m2 d’equipements, 666 m2 de commerces, et... 746 EMPLACEMENTS DE PARKING !!!
Permis d’environnement : exploitation de 746 emplacements de parking couverts, de diverses installations techniques (combustion, extraction,...) et d’une citerne aérienne de mazout (3 000 litres). Concertation le 20 février 2009. Contactez Thierry Kuyken.

• Avenue du Commerce. Saint-Gilles : avenue Louise, 11. Transformation d’un immeuble de commerce et logement en immeuble de commerce. Concertation le 3 mars 2009. Contactez Isabelle Hochart.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Avis défavorable pour l'extension du Woluwe Shopping : tout le monde est d'accord, les riverains et la commune

Avis défavorable pour l’extension du Woluwe Shopping : tout le monde est d’accord, les riverains et la commune

https://www.ieb.be/1628
20 février 2009

Le comité de quartier riverain Hymans/St-Lambert, les comités de quartiers proches et Wolu-Inter-Quartiers, soutenus par Inter-Environnement Bruxelles avaient marqué leur forte opposition au projet d'extension du Shopping et se félicitent de l'avis défavorable des autorités.

Ce jeudi 19 février, le Collège de Woluwe-Saint-Lambert a remis un avis défavorable pour l’extension du Woluwe Shopping, suivant en cela l’avis émis le 10 février par la commission de concertation.

Le comité de quartier riverain Hymans/St-Lambert, les comités de quartiers proches et Wolu-Inter-Quartiers, soutenus par Inter-Environnement Bruxelles avaient marqué leur forte opposition à l’extension telle que proposée durant l’enquête publique. Ils se félicitent de voir que leurs autorités et institutions confirment la pertinence de leurs argumentaires en relevant la violation par le projet des règles urbanistiques légales et le non-respect des exigences d’intégration du projet au quartier.

Relevons principalement :

  • le non-respect de la prescription 0.9 du PRAS qui limité à 20 % l’accroissement des surfaces existantes par période de 20 ans ;
  • la demande d’amendement de transformer 1 500 m2 de bureau en surface commerciale : proposition introduite par le demandeur après l’étude d’incidences ;
  • l’avis de l’AED qui juge inacceptable l’implantation proposée ;
  • les 12 points qui soulignent que les problèmes d’insertion urbanistique ainsi que les ruptures des caractéristiques urbanistiques seraient aggravés par le projet (intégration urbanistique, livraison, sécurité piétonne et cycliste, mobilité externe et interne, gestion des eaux, nuisances sonores, aucune solution pour l’implantation de la station essence hors projet,...).

Nous marquons notre satisfaction quant à la motivation de l’avis de la commission de concertation lequel prend explicitement en compte les différents points soulevés durant l’enquête publique par les différents adversaires au projet auxquels nous associons les 150 signatures de riverains qui ont été réunies en un laps de temps record !

La mobilisation des opposants au projet, et plus particulièrement celle du comité riverain Hymans/Saint-Lambert, a permis, par une analyse critique, de mettre en exergue les failles du dossier jusqu’ici non relevées ou alors peu prises en considération dans les conclusions et les recommandations de l’étude d’incidences. Dans un grand nombre de cas, la commission a estimé ces arguments plus pertinents que la logique suivie dans les conclusions de l’étude d’incidences.

Les comités sont prêts à collaborer à l’élaboration d’un projet moins ambitieux qui tiendrait mieux compte de l’interaction du shopping avec le quartier environnant. Mais, avant qu’il ne soit question d’un nouveau projet d’extension, il nous semble urgent de réaliser rapidement l’aménagement de la rue Saint-Lambert qui, pour rappel, était une des conditions contraignantes liée à la précédente extension accordée en 2003. De plus, un certain nombre de nuisances doivent être corrigées dès aujourd’hui (trottoirs traversants mal faits, livraisons dangereuses et incommodantes, égouttage illégal de l’eau du parking dans une zone verte avec inondation, mobilité dégradée dans la rue St-Lambert,...).

Et, comme c’est le cas depuis de nombreuses années, nous sommes prêts à collaborer avec tous les intervenants de ce dossier : le Shopping, la Commune, la Région et la Police.

Téléchargez l’avis de la Commission de concertation sur le projet d’extension du Shopping de Woluwe - 10 février 2009

Contacts
FR : Wolu-Inter-Quartiers, Bernard Devillers, 0478/42 47 83,
woluinterquartiers chez hotmail.com.
NL : Comité de quartier Hymans/St-Lambert, Geert van Waeg, 0475/66 20 87,
geert.vanwaeg chez yucom.be.
FR : IEB, Claire Scohier, 0473/66 75 05, claire.scohier chez ieb.be.


Inventaire des enquêtes publiques du 25/02/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 25/02/2009

https://www.ieb.be/1637
25 février 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 25/02/2009


Les rapports des phases 1 et 2 du schéma directeur : synthèse des documents édités par le bureau d'études

Les rapports des phases 1 et 2 du schéma directeur : synthèse des documents édités par le bureau d’études

https://www.ieb.be/1630
25 février 2009

Le bureau d'études en charge du dossier, a remis un rapport conséquent sur ces deux premières phases de l'élaboration du schéma directeur. Il nous y présente son analyse ainsi que les pistes de réflexion sur lesquelles il planche actuellement. Nous vous proposons une synthèse des principaux éléments de ce document, agrémentés de quelques schémas relevants.

Les enjeux et objectifs tels que fixés par la Région

Le Plan Régional de Développement (PRD) défini un ensemble de 14 zones comme étant des zones d’intervention prioritaires dont la Région désir valoriser le potentiel aujourd’hui sous-utilisé : les zones levier. Le quartier RTBF-VRT constitue la zone levier n°12. (Voir Quel avenir pour votre quartier et pour votre ville ?)

La Région a en outre fixé une série d’enjeux ou d’objectifs plus spécifiques pour chacune de ces zones. Pour la zone levier RTBF-VRT, les objectifs de base sont les suivants.

  • Analyser la faisabilité et la pertinence d’un pôle média,
  • Améliorer la mobilité dans la zone en créant une véritable porte d’entrée de ville,
  • Conserver et renforcer la fonction de logement sur la zone,
  • Réaménager l’espace public,
  • Développer une vision globale et cohérente du développement de la zone,
  • Apporter des réponses à la dégradation des bureaux de Colonel Bourg et de Marcel Thiry,
  • Travailler le manque d’attrait de la chaussée de Louvain (en particulier pour le logement), aménagement d’une ligne bus RER en site propre sur la chaussée de Louvain ainsi que d’une piste cyclable,...
  • ...

Analyse du bureau d’études

Le schéma directeur RTBF-VRT porte sur une zone assez vaste, formée d’un tissu urbain très éclectique. On y trouve un mélange de quelques poches d’habitat disparates, d’industries urbaines, de commerces de toutes tailles et de zones de bureaux principalement le long des grands axes qui bordent la zone : Reyers, Colonel Bourg, Marcel Thiry et Léopold III.

Les grands axes (E40, boulevard Reyers, chaussée de Louvain et boulevard Léopold III) ainsi que les bureaux qui les bordent enclavent le quartier et l’isole du reste de la ville. Par ailleurs, la mixité de fonctions présentes contribue à isoler les différentes poches d’habitat les unes des autres et rend les connections douces au sein du quartier peu évidentes et peu agréables.

Il y a un taux de bureaux vides de plus en plus important sur la zone, en particulier le long de la rue Colonel Bourg et de l’avenue Marcel Thiry. Ceci est directement lié à la saturation du Ring et en particulier de l’échangeur de Kraainem, ainsi qu’au manque d’offre de transports publics sur la zone. Par ailleurs, les bureaux souffrent également du manque d’offre de services dans le quartier (commerces,...).

Les PME sont en forte perte de vitesse à Bruxelles. 49% des superficies consacrées aux dépôts et autres ateliers ont disparu à Bruxelles sur les seules 4 dernières années. Il est nécessaire de protéger cette fonction productive qui est vitale pour l’économie de la Région, mais il faut sans doute veiller à une meilleure intégration de ce type d’activités dans son contexte urbain.

(Source SDRB) © SDRB - 2009

La chaussée de Louvain est un noyau commercial important pour la Région, mais elle souffre d’un manque d’identité et d’homogénéité. Son caractère résidentiel et de petit noyau commercial alterne sans cesse avec de plus grands blocs occupés par des commerces de plus grande ampleur. Elle est également trop déconnectée des quartiers aux alentours. Il est nécessaire d’arriver à une meilleure intégration entre commerces et logements et à rendre son cadre global plus attrayant, ce qui passera nécessairement par l’amélioration de la mobilité sur cet axe particulièrement saturé.

La présence de certains éléments de patrimoine constitue une opportunité pour le quartier si l’on décide de les valoriser. D’une part, il y a le centre historique du quartier Paduwa, construit autour de l’église St-Joseph et qui sert noyau commercial pour le quartier. D’autre part, il y a l’ancien site du Tir National (l’actuel terrain de la RTBF-VRT) qui comporte l’enclos des fusillés, petit cimetière classé, où repose parmi d’autres résistants Edith Cavell. Ce site constitue une opportunité de réaliser un grand espace vert pour le quartier, fonction qui manque crucialement aujourd’hui.

Le quartier se situe de manière stratégique au croisement de la E40 et de la moyenne ceinture. Il fait partie de l’ensemble des sites situés sur la moyenne ceinture, qui constituent un important potentiel de développement pour la Région : Delta, Casernes, RTBF-VRT, Josaphat, Marché Matinal,... Par ailleurs, la présence de nombreuses sociétés actives dans le secteur audio-visuel ainsi que la tour de la RTBF qui est très identifiable, contribuent à donner au quartier un identité propre qu’il est sans doute possible de valoriser.

Axes de travail développés par le bureau d’étude

Nous présentons ici les axes de réflexion sur lesquels planche actuellement le bureau d’étude. Il ne s’agit donc aucunement d’options définitives. Ces idées sont en cours de discussion avec les différents acteurs concernés et en particulier avec les propriétaires des terrains visés. Par ailleurs, l’opérationnalité des propositions devra elle aussi être évaluée (coûts, délais, opportunité, interaction avec d’autres projets,...) avant que ces projets ne puissent être avalisés.

A) Tendre vers un meilleur équilibre des fonctions au sein de la zone

Un travail sur l’amélioration de l’espace public et le développement de terrains aujourd’hui sous-utilisés devraient permettre d’induire une transformation de fond du quartier.

1) Réorganiser le site de la RTBF-VRT
Le projet vise à utiliser l’espace vert situé à l’arrière des bâtiments de la RTBF-VRT, d’une part pour y réaliser un parc accessible au public qui bénéficiera tant aux riverains qu’aux employés qui travaillent dans le quartier, et d’autre part pour y créer de nouvelles fonctions (logements,...) qui amèneraient de nouveaux usagers dans la zone.

2) Améliorer la circulation douce dans le quartier.
Afin de contribuer au désenclavement du quartier et d’améliorer les connexions douces entre les différentes zones, le schéma directeur préconise la création de toute une série de connexions, surtout au travers des grands blocs monofonctionnels du quartier.
A titre d’exemple, l’ouverture partielle du site de la RTBF-VRT permettrait de créer de nouvelles connexions entre Colonel Bourg et Evenepoel ainsi que vers l’avenue Georgin. Cette opération peut se réaliser dans d’autres îlots également (site De Lijn, RTL,...). Une nouvelle connexion piétonne et cycliste serait également possible pour traverser la E40 à la hauteur de la rue des deux maisons.

B) Améliorer l’intégration du quartier dans son contexte urbain.

Le projet vise à reconnecter le quartier RTBF-VRT aux quartiers voisins. Pour cela, il est nécessaire de diminuer l’effet barrière des grands axes que sont la E40 et la chaussée de Louvain.

1) Réduire la E40
Les comptages qui ont été réalisés montrent que la E40 est en nette surcapacité actuellement entre l’échangeur de Kraainem et le boulevard Reyers. A certains endroits il y a 6 bandes dans chaque sens alors que trois suffisent. Une réduction du nombre de bandes et une limitation de la vitesse permettraient de donner à cet axe un caractère plus urbain et d’en diminuer fortement son impact négatif sur le quartier tout en rendant l’entrée dans la ville plus agréable.

2) Réaménager la chaussée de Louvain.
Le réaménagement de la chaussée de Louvain doit contribuer à la rendre plus conviviale. Sa largeur n’est pas suffisante pour en faire un axe d’entrée de la capitale. Le trafic de transit doit donc être reporté sur l’E40 et le boulevard Léopold III, alors que la chaussée de Louvain doit assurer la desserte locale (commerces et habitations) et également servir d’axe de pénétration pour les nombreux bus De Lijn qui l’emprunte (mise en place d’une bande bus partielle) et pour les cyclistes.
Un réaménagement de l’espace public (élargissement des trottoirs,...) doit par ailleurs contribuer à la rendre plus attractives tant pour les logements que pour les commerces. Ce réaménagement doit également contribuer à rendre sa traversée plus sûre et plus aisée pour les riverains.

C) Développer ou renforcer le potentiel économique de la zone

Situé sur la moyenne ceinture, le développement du site de la RTBF-VRT est fonction de l’évolution des capacités de transports publics sur cet axe. Il faut par ailleurs tenir compte des acteurs économiques déjà présents sur le terrain et voir de quelle manière leur activité peut être renforcée et en quoi ce choix serait pertinent.

1) Un métro sur la moyenne ceinture
Les options qui seront choisies pour le site de la RTBF-VRT doivent prendre en compte une réflexion plus globale sur le développement de Bruxelles. Désire-t-on s’orienter vers un développement autour d’un axe central Nord-Sud, ou trouve-t-on plus intéressant de s’appuyer sur des pôles de développement plus étalés, auquel cas la moyenne ceinture jouera un rôle central dans l’avenir, justifiant la réalisation d’un métro sur cet axe.

2) Créer un pôle centré sur les médias
Le projet examine la faisabilité de réaliser un pôle média autour des bâtiments de la RTBF-VRT et des trois bâtiments du projet MCM-Emeraude. Ce projet bénéficierait d’une bonne situation (croisement moyenne ceinture et E40 ainsi que proximité tant du centre ville que de l’aéroport de Zaventem) ainsi que d’une identité déjà existante et mise en valeur par la tour Reyers qui est un élément clairement identifiable au sein de la ville.
Au stade actuel, une étude de faisabilité et une enquête auprès des sociétés potentiellement intéressées sont en cours.


Bruxelles, ville internationale et gouvernance urbaine

Bruxelles, ville internationale et gouvernance urbaine

https://www.ieb.be/1639
25 février 2009

L’option de l’internationalisation est-elle la bonne stratégie de développement de Bruxelles ? L’image de capitale de l’Europe est-elle le meilleur vecteur pour l’internationalisation de Bruxelles ? La ville internationale est-elle une ville de ghetto(s) ? A quand le droit de vote aux élections communales et régionales à tout Bruxellois domicilié dans la Région ? Faut-il repenser le poids des communautés dans l’équilibre gouvernemental ? Quid d’une implication de l’Union européenne dans la gouvernance bruxelloise ? Quel est l’avenir des communes ? Faut-il créer un budget participatif à Bruxelles ? Ces questions, et beaucoup d’autres, seront débattues lors des conférences-débats « Bruxelles, ville internationale » [ voir les détails ici ] et « Gouvernance urbaine » [ voir les détails ici ], le lundi 2 mars 2009 à 19h45 à Flagey, place Sainte-Croix, à 1050 Ixelles. Entrée gratuite, mais inscription obligatoire [ s’inscrire ici ].
[ Téléchargez les documents préparatoires « Bruxelles, ville internationale » et « Les institutions bruxelloises » .

Infos : www.etatsgeneraux debruxelles.be.


Manger durable avec Ba-O-Bab 81

Manger durable avec Ba-O-Bab 81

https://www.ieb.be/1641
25 février 2009

Le quartier durable Ba-O-Bab 81 invite les Saint-Gillois à un souper couscous pour discuter ensemble de projets permettant de développer une alimentation durable dans le quartier.

Le vendredi 6 mars à 18h30 , au CPAS de St-Gilles, rue F. Bernier, 40.

PAF pour le couscous : 5 €.

Réservation souhaitée auprès de baobab81 chez ibgebim.be, 02/543 44 15.

Télécharger le programme et l’invitation


Le tourisme durable à Bruxelles

Le tourisme durable à Bruxelles

https://www.ieb.be/1642
25 février 2009

A l’initiative de la Cocof, l’IGEAT lance une série de tables rondes sur le thème « Un tourisme urbain durable pour Bruxelles » .

Démarrage le 10 mars de 10h30 à 12h30 avec une séance introductive par J.-M. Decroly (LIToT eS – ULB), qui abordera les instruments stratégiques dont s’est dotée la Région pour orienter son développement touristique futur et questionnera leur inscription dans une logique de développement durable.

Au BIP, rue Royale, 2, à 1000 Bruxelles.

Infos et inscriptions jusqu’au 3 mars : Laurence Gillot.

Télécharger le programme du 10 mars


Enquêtes publiques suivies par IEB — 26 février 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 26 février 2009

https://www.ieb.be/1638
26 février 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Léopold va se rhabiller
Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Mode Vliebergh, Bollen, Breesch, Jacobs-Fontaine, Fransman, avenue Prudent Bols, rue Thys-Vanham, carrefour P. Bols, Léopold 1er et Delva. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des voiries dans le cadre du contrat de quartier Léopold à Léopold.
Enquête publique jusqu’au 6 mars 2009.
Concertation le 18 mars 2009.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

La RTBF nous propose sa nouvelle grille
Schaerbeek : boulevard Reyers, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation des bâtiments de la RTBF. Atteinte à l’intérieur d’îlot et modification des caractéristiques urbanistiques des bâtiments par divers aménagements intérieurs, la rénovation des façades et la création d’une nouvelle galerie/passerelle reliant les deux bâtiments.
Enquête publique jusqu’au 6 mars 2009.
Concertation le 20 mars 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Écoducs
Watermael-Boitsfort : drève des Morilles et avenue des Deux Montagnes. Demande de permis d’urbanisme par Infrabel pour construire deux écoducs, l’un au-dessus, l’autre en-dessous de la ligne 161 et prolonger la clôture jusqu’à la limite régionale.
Enquête publique jusqu’au 10 mars 2009.
Commission de concertation le 2 avril 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Plan d’action Environnement-Santé

État fédéral : le pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé 2008-2013 est soumis à la consultation publique.
Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un résumé du pré-projet de Plan pour vous permettre de réagir à l’enquête publique. [ Lire l’article ]
Enquête publique jusqu’au 15 mars 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Terminus Dieweg
Uccle : Dieweg, avenues Carsoel et Wolvendael. Demande de permis d’urbanisme déposée par la STIB pour le réaménagement du terminus du feu tram 18 au Dieweg.
Enquête publique jusqu’au 17 mars 2009.
Concertation le 1er avril 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Parking Stalle
Uccle : rue de Stalle prolongée. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du parking de transit « Stalle » .
Enquête publique jusqu’au 17 mars 2009.
Concertation le 1er avril 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Tour et Taxis : des tours, mais pas de taxis...
Bruxelles-Ville et Molenbeek : site de Tour et Taxis, rue Picard, 5-15, et avenue du Port, 90. Demande de permis d’urbanisme pour la réalisation de :
- 381 383 m2 hors sol dont 152 555 m2 de logements (1 397 unités), 94 727 m2 de bureaux, 80 472 m2 de commerces, 27 721 m2 d’équipements, 18 722 m2 de production de biens immatériels, 6 294 m2 d’activités productives,...
- 9,11 ha d’espaces verts dont 1,53 ha de voiries plantées et 1,94 ha d’espaces collectifs privés.
- 4 522 emplacements de parking dont 4 422 couverts.
Demande de permis d’environnement pour l’exploitation de nouvelles installations :
- 4 422 emplacements de parking couverts et 100 en plein air,
- diverses installations de refroidissement et de combustion,
- une piscine de 250 m2,
- 2 salles de fêtes de 816 et 403 places.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Carrefour de l’Europe
Bruxelles-Ville : boulevard de l’Impératrice. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la voirie entre le Mont des Arts et la rue d’Assaut, en passant devant la gare Centrale.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Meylemeersch
Anderlecht : abrogation partielle du PPAS « Meylemeersch » – modificatif II (AE 29/03/90).
Enquête publique jusqu’au 25 mars 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Concertations à venir

• Avenue du Commerce. Saint-Gilles : avenue Louise, 11. Transformation d’un immeuble de commerce et logement en immeuble de commerce. Concertation le 3 mars 2009. Contactez Isabelle Hochart.

• Dans le panneau. Bruxelles-Ville : rue Jacques de Lalaing (angle chaussée d’Etterbeek). Demande de permis d’urbanisme pour le placement d’un dispositif publicitaire de 8 m2, double face en terrain privé avec dérogation au RRU qui interdit cette installation sur ce type de terrain. Réintroduction de demande de permis (le dispositif est déjà installé mais le permis n’est plus valable, sans toutefois parler de régularisation). Concertation le 3 mars 2009. Contactez Erwan Marjo.

Résultats de concertations

• Le shopping de Woluwe toutes boîtes dehors. Woluwe-Saint-Lambert : transformation et agrandissement du Woluwe Shopping Center et construction d’un Deck Parking. Demande de permis mixte d’urbanisme et d’environnement suite à l’étude d’incidences. Passage de la surface commerciale de 54 318 m2 à 60 493 m2 et réalisation d’un parking couvert de 383 places. Avis défavorable. [ Lire l’avis ]

• Formalités administratives. Bruxelles-Ville : Cité Administrative – Bâtiments D & F situés boulevard Pacheco, 19, rue Royale, place du Congrès, rues Vésale et Vandermeulen. Transformation d’un immeuble de bureaux avec modification du volume et changement partiel de l’affectation. Augmentation de la superficie hors sol de 62 853 m2 à 66 181m2. Le projet implique que les bâtiments concernés soient complètement affectés à des bureaux. Avis favorable sous conditions. Le rehaussement du toit du bâtiment D doit être redessiné. Il faudra également y prévoir des commerces et 6000 m2 d’équipement. La Ville souhaite également plus de garantie quant à la construction de logements notamment dans le bâtiment C. Une nouvelle demande de permis devra être réintroduite par les promoteurs pour l’ensemble de l’îlot. [ Lire l’avis ]

• Les arrêts Botanique vont-ils rater la marche ? Saint-Josse-ten-Noode : rue Royale. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement en surface de la station Botanique : rénovation des accès métro, quais trams et réaménagement de la porte de Schaerbeek. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ] [ Lire la position d’IEB ]

• Parkings souverains. Ixelles : rue Souveraine, 55-57. Demande de certificat d’urbanisme pour transformation d’un hôtel de maître et de ses annexes en trois logements avec modification des volumes, suppression du commerce existant et création d’un parking de six emplacements en sous-sol. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Centres commerciaux : la surenchère

Centres commerciaux : la surenchère

https://www.ieb.be/45961
26 février 2009


Clé pour une ville durable ?

Clé pour une ville durable ?

https://www.ieb.be/1644
2 mars 2009

A l’heure où toutes les villes sont à la recherche d’une solution forte pour faire face à la congestion et à la pollution urbaines, Inter-Environnement Bruxelles ouvre la discussion sur les possibilités d’un tel système à Bruxelles.


A Bruxelles, on solde toute l'année !

A Bruxelles, on solde toute l’année !

https://www.ieb.be/1646
3 mars 2009

Quels véritables projets pour Bruxelles et ses habitants resteront-ils aux futurs gouvernements bruxellois après l'adoption des différents plans du gouvernement actuel ? Carte blanche de Mathieu Sonck, Secrétaire Général d'Inter-Environnement Bruxelles, parue dans le journal Le Soir du 3 mars 2009.

La saison officielle des soldes de janvier est terminée depuis longtemps. Pourtant à Bruxelles, le gouvernement est occupé à brader les politiques des prochaines années...

En 2008, ce ne sont pas moins de cinq plans qui ont été ou sont en passe d’être adoptés : le Plan de développement international, le Plan Bruit, le Plan Déchet, le Plan Pluie, le Plan Mobilité sont autant d’injonctions faites aux futurs gouvernements de mettre en œuvre des politiques qu’ils n’ont pas choisies.

Ces plans sont tellement peu à la hauteur des enjeux auxquels fait face la Région bruxelloise, qu’ils ne présagent que peu d’espoir de voir la classe politique se ressaisir et, enfin, élaborer et porter un véritable projet pour Bruxelles et ses habitants.

Ainsi, le Plan de développement international de Bruxelles confie à une société de « marketing urbain » française et à une agence de publicité la tâche de construire et de vendre l’image de Bruxelles à l’étranger, histoire de lui réserver une place de choix dans le classement européen de l’attractivité des villes pour les investisseurs immobiliers. Quel sens a cette fuite en avant ? Quelle est cette logique de développement économique exogène de la ville, pourvoyeuse d’un emploi précaire et forcément délocalisable quand on sait que les villes concurrentes se dotent chacune à leur tour de plans comparables ?

Les Plans Pluie, Bruit et Déchets, sommes de déclarations d’intentions, ne donnent aucune garantie de financement ou de bonne fin. Ils risquent bien de ne jamais être concrétisés, tant les enjeux capitaux dont ils traitent concernent des compétences éclatées, que chaque Ministre défend comme parcelle de ses maigres pouvoirs.

Le Plan Mobilité, ou « Iris II » , est l’exemple même du consensus mou, résultat du fonctionnement d’institutions bruxelloises aux politiques sclérosées par vingt ans de recherche de « subtils » équilibres politiques et linguistiques, intra-bruxellois et interrégionaux.

Le Plan Iris II, préparé par l’administration de la mobilité à Bruxelles, proposait trois scénarios pour améliorer la mobilité à Bruxelles. Le plus efficace d’entre eux, qui rééquilibrait la place donnée dans l’espace public aux différents modes de transport, prédisait une réduction de la pression automobile sur Bruxelles de près de 25 %.

Il a fait l’objet de tant de tractations qu’il a été vidé de ses mesures les plus efficaces : péage urbain et instauration du principe de parking payant pour les bureaux. Ces mesures étaient politiquement incorrectes à l’heure où le sort de la Région est toujours entre les mains des négociateurs au fédéral et où, à la veille des élections régionales, les responsables politiques bruxellois craignent pour l’avenir de leurs formations respectives.

Lorsqu’on se penche sur les dossiers chauds du moment, on ne peut que s’inquiéter de l’hypothèque qu’ils constituent sur l’avenir de la Région.

Ainsi le ministre bruxellois de la Mobilité nous promet une piscine à ciel ouvert au bord du canal (fort séduisante pour son électorat) négociée en échange d’un centre logistique routier en plein centre-ville : il sacrifie ainsi ses propres compétences en abandonnant des quais qui pourraient être utilisés pour favoriser le transport de marchandises par bateau et accepte de céder à son partenaire CD&V en charge du Port, un terrain en plein centre-ville pour y construire un centre logistique 100% camions !

Dans la foulée, le ministre de la Mobilité croit donner un coup de pédale au système de vélos partagés en procédant à un deal bien maladroit. Il s’agit ici de financer les vélos par la publicité, en confiant à un opérateur publicitaire une mission de service public de mobilité, contre la mise à disposition de l’espace public à des fins publicitaires. Decaux, l’heureux élu, comme par hasard opérateur du bide Cyclocity qui le lie à la Ville de Bruxelles jusqu’en 2014, sera donc amené à arbitrer entre ses intérêts et ceux des usagers, on se doute dans quel sens. Le gouvernement a pourtant la possibilité de choisir une autre solution, esquissée par la Stib, Transdev, une société spécialisée dans la location de vélo et Provélo, association de défense du vélo. Un consortium qui se serait bien passé d’un partenaire privé, Clear Channel, si le gouvernement n’avait pas imposé le lien entre marché vélo et pub ! Toujours est-il que le contrat que le ministre s’apprête à signer engage la Région pour quinze ans. De quoi réjouir son successeur...

Tout ce qui précède a un lien direct avec l’environnement, et c’est à ce titre que nous nous permettons d’interpeller citoyens et responsables politiques sur l’urgente nécessité de se ressaisir.

Car que nous promet la prochaine échéance électorale ? Le gouvernement bruxellois est composé de six partis. Seuls deux partis démocratiques sont dans l’opposition. Il en résulte que la « menace » de l’alternance est un leurre. Le débat électoral est déjà coincé avant même de commencer ! Voilà qui bouche toute perspective de la transformation radicale qu’appelle de ses vœux Jean-Pascal van Ypersele, vice-président (belge !) du Giec, qui nous rappelait récemment que la survie de la planète passera par une réduction de 95% de nos émissions de CO2 à l’horizon 2050 !

Un objectif qui devrait bousculer tous les autres, car il est paradoxalement porteur d’une dynamique formidable : celle de transformer profondément notre société, de faire de Bruxelles une ville visionnaire, qui diminue sa consommation de bien matériels au profit de plus de lien social ; de faire de Bruxelles une ville qui s’émancipe des diktats de la publicité envahissant les espaces publics et les esprits, une ville qui redonne à la lenteur sa vraie valeur en réhabilitant la marche à pied et le vélo, une ville dont le cœur bat en phase avec ses habitants et ses usagers et non avec celui du culte d’une croissance économique folle, dépassée et mortifère.

Au fait, le gouvernement bruxellois planche sur un sixième plan, à sortir avant les élections régionales. Un Plan Climat. En cette période préélectorale, on peut s’attendre au pire...


Le nouveau Schéma directeur Gare de l'Ouest bientôt sur les rails

Le nouveau Schéma directeur Gare de l’Ouest bientôt sur les rails

https://www.ieb.be/1649
3 mars 2009

Le processus de consultation sur le projet de Schéma directeur Gare de l'Ouest est enfin arrivé au terminus. L'heure du bilan a sonné.

Les 11 et 19 février ont eu lieu les dernières réunions publiques. Vous trouverez ci-dessous les comptes-rendus de ces réunions ainsi qu’une note de synthèse relative au projet de Schéma directeur dans son ensemble.

Cette dernière note porte tant sur le processus de consultation que sur les options prises par le Schéma directeur. Elle peut donc être considérée comme l’ensemble des remarques envoyées par Inter-Environnement Bruxelles pour le dernier comité d’accompagnement.

Ce projet, loin de faire l’unanimité parmi les habitants n’est pourtant pas terminé... Il reste le Plan Particulier d’Affectation du Sol (PPAS) à venir, pour permettre aux habitants et associations de faire entendre leurs revendications.

Contactez Pierre Meynaert.

• Téléchargez le PV de la réunion Gare de l’Ouest du 11 février 2009.
- Téléchargez le PV de la réunion complémentaire Gare de l’Ouest du 19 février 2009.
- Téléchargez la Note de synthèse finale relative au projet de Schéma directeur Gare de l’Ouest — Février 2009.


Inventaire des enquêtes publiques du 4/03/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 4/03/2009

https://www.ieb.be/1655
4 mars 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 4/03/2009


Les inégalités sociales et la cohésion sociale

Les inégalités sociales et la cohésion sociale

https://www.ieb.be/1657
4 mars 2009

Comment Bruxelles peut-elle donner des chances à toutes et à tous ?

Cette question, et beaucoup d’autres, sera débattue lors de la conférence-débat « Les inégalités sociales et la cohésion sociale » des Etats généraux de Bruxelles [ voir les détails ici ], le lundi 9 mars 2009 à 19h45 au Centre culturel Jacques Franck, chaussée de Waterloo, 94, 1060 Saint-Gilles.

Entrée gratuite, mais inscription obligatoire [ s’inscrire ici ].

Téléchargez le document préparatoire.
Infos : www.etatsgeneraux debruxelles.be.
Contactez Mathieu Sonck.


Classer la gare de Forest-Midi

Classer la gare de Forest-Midi

https://www.ieb.be/1658
4 mars 2009

L'association Pétitions-Patrimoine voudrait introduire rapidement une pétition pour demander le classement de la gare de Forest-Midi.

Pour soutenir cette action, il vous suffit de renvoyez un formulaire signé à Pétitions-Patrimoine, rue du Marteau, 19, à 1000 Bruxelles.

Infos : www.petitions-patrimoine.be.

Télécharger la pétition


Enquêtes publiques suivies par IEB — 5 mars 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 5 mars 2009

https://www.ieb.be/1656
5 mars 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Léopold va se rhabiller
Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Mode Vliebergh, Bollen, Breesch, Jacobs-Fontaine, Fransman, avenue Prudent Bols, rue Thys-Vanham, carrefour P. Bols, Léopold 1er et Delva. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des voiries dans le cadre du contrat de quartier Léopold à Léopold.
Enquête publique jusqu’au 6 mars 2009.
Concertation le 18 mars 2009.
Contactez Marie-Claire Schmitz.

La RTBF nous propose sa nouvelle grille
Schaerbeek : boulevard Reyers, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation des bâtiments de la RTBF. Atteinte à l’intérieur d’îlot et modification des caractéristiques urbanistiques des bâtiments par divers aménagements intérieurs, la rénovation des façades et la création d’une nouvelle galerie/passerelle reliant les deux bâtiments.
Enquête publique jusqu’au 6 mars 2009.
Concertation le 20 mars 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Écoducs
Watermael-Boitsfort : drève des Morilles et avenue des Deux Montagnes. Demande de permis d’urbanisme par Infrabel pour construire deux écoducs, l’un au-dessus, l’autre en-dessous de la ligne 161 et prolonger la clôture jusqu’à la limite régionale.
Enquête publique jusqu’au 10 mars 2009.
Commission de concertation le 2 avril 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Plan d’action Environnement-Santé

État fédéral : le pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé 2008-2013 est soumis à la consultation publique.
Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un résumé du pré-projet de Plan pour vous permettre de réagir à l’enquête publique. [ Lire l’article ]
Enquête publique jusqu’au 15 mars 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Terminus Dieweg
Uccle : Dieweg, avenues Carsoel et Wolvendael. Demande de permis d’urbanisme déposée par la STIB pour le réaménagement du terminus du feu tram 18 au Dieweg.
Enquête publique jusqu’au 17 mars 2009.
Concertation le 1er avril 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Parking Stalle
Uccle : rue de Stalle prolongée. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du parking de transit « Stalle » .
Enquête publique jusqu’au 17 mars 2009.
Concertation le 1er avril 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Tour et Taxis : des tours, mais pas de taxis...
Bruxelles-Ville et Molenbeek : site de Tour et Taxis, rue Picard, 5-15, et avenue du Port, 90. Demande de permis d’urbanisme pour la réalisation de :
- 381 383 m2 hors sol dont 152 555 m2 de logements (1 397 unités), 94 727 m2 de bureaux, 80 472 m2 de commerces, 27 721 m2 d’équipements, 18 722 m2 de production de biens immatériels, 6 294 m2 d’activités productives,...
- 9,11 ha d’espaces verts dont 1,53 ha de voiries plantées et 1,94 ha d’espaces collectifs privés.
- 4 522 emplacements de parking dont 4 422 couverts.
Demande de permis d’environnement pour l’exploitation de nouvelles installations :
- 4 422 emplacements de parking couverts et 100 en plein air,
- diverses installations de refroidissement et de combustion,
- une piscine de 250 m2,
- 2 salles de fêtes de 816 et 403 places.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Carrefour de l’Europe
Bruxelles-Ville : boulevard de l’Impératrice. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la voirie entre le Mont des Arts et la rue d’Assaut, en passant devant la gare Centrale.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Un coup de pédale à la pub
Molenbeek-Saint-Jean et Saint-Gilles. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de 15 stations de location vélos à Molenbeek-Saint-Jean et 11 stations vélos à Saint-Gilles assorties de panneaux publicitaires.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Claire Scohier.

Meylemeersch
Anderlecht : abrogation partielle du PPAS « Meylemeersch » – modificatif II (AE 29/03/90).
Enquête publique jusqu’au 25 mars 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès !
Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de ses habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
Contactez Claire Scohier.

Résultat de concertation

• Le néerlandais chasse un chancre. Bruxelles-Ville. Démolition, reconstruction et transformation dans l’îlot rue Léopold-Fossé aux Loups pour des extensions de « Het Huis van het Nederlands » et de l’Horeca dans le quartier neo-classique du théâtre de la Monnaie. Avis défavorable de la Ville et de l’AATL, Direction de l’Urbanisme, sur le projet tel que présenté. Avis favorable de l’IBGE et de la Direction des Monuments et des Sites à condition de réduire les gabarits d’un niveau et de revoir la liaison du bâtiment avec la rue Fossé aux Loups. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Remarques d'IEB sur le Projet d'ordonnance A-502/1 – 2007/2008 modifiant le Code Bruxellois de l'Aménagement du Territoire en vue de consacrer le principe de l'Observation Urbaine

Remarques d’IEB sur le Projet d’ordonnance A-502/1 – 2007/2008 modifiant le Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire en vue de consacrer le principe de l’Observation Urbaine

https://www.ieb.be/1659
5 mars 2009

IEB a analysé la partie de la réforme du COBAT qui consacre le principe de l’observation urbaine. Ce texte, qui sera bientôt en discussion au parlement, confie à la nouvelle Agence de Développement Territorial le soin d’évaluer les politiques de revitalisation des quartiers menées par le gouvernement. Problème : l’ADT est elle-même contrôlée par le gouvernement, faisant à nouveau de celui-ci juge et partie !

Remarques d’IEB sur le Projet d’ordonnance A-502/1 – 2007/2008 modifiant le Code Bruxellois de l’Aménagement du Territoire en vue de consacrer le principe de l’Observation Urbaine

Le projet d’ordonnance a pour objectif déclaré d’améliorer les actions menées par la Région dans les zones d’intervention prioritaires (ZIP) [1]. C’est dans ces zones que le Plan Régional de Développement (PRD) détermine qu’il faut concentrer les politiques et investissements financiers publics, soit parce que ces zones sont vues comme à fortes difficultés (espaces de développement renforcés du logement et de la rénovation, zone de programme de revitalisation) ou à fort potentiel (zones-leviers).

Nous apprenons dans l’exposé des motifs que le Gouvernement a chargé fin 2005 le secrétariat régional au développement territorial (SRDU), dénommé depuis juin 2008 agence de développement territorial (ADT), de constituer, à l’instar de ce qui se fait à l’étranger, un outil d’analyse statistique capable d’identifier les tendances lourdes auxquelles les quartiers sont confrontés en termes de démographie, de développement socio-économique, de logement, de santé, de cadre de vie, de mobilité, etc. Avec l’aide d’un consortium universitaire, la SRDU a défini les conditions et critères d’une observation urbaine.

Les auteurs du projet d’ordonnance entendent donner un cadre légal à l’outil Observation Urbaine , ainsi qu’à son utilisation.

Le projet d’ordonnance charge l’institut bruxellois de statistique et d’analyse (IBSA) de recueillir les données statistiques de l’observation urbaine (voir article 12 quater du projet d’ordonnance). L’exposé des motifs prévoit de confier l’analyse et la diffusion des résultats de l’observation à l’ADT. L’ADT est un organe politique : 21 de ses membres sont désignés par le Gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale et les 19 autres membres sont désignés par les collèges des bourgmestres et échevins des communes de la Région. Le conseil d’administration est composé de manière semblable.

1. L’Observation Urbaine donne lieu à deux rapports par législature

Le projet d’ordonnance prévoit que, au début d’une législature, dans les trois mois de l’installation du Parlement, le Gouvernement présente au Parlement de la Région un rapport sur l’évolution des indicateurs fournis par l’Observation Urbaine dans les différents quartiers ainsi que sur les effets des politiques publiques dans les ZIP. Ce rapport est actualisé à milégislature.

IEB ne s’oppose pas à cette disposition. Néanmoins, le rapport à mi-législature semble irréaliste, voire inutile. On peut se permettre de douter de la pertinence de la temporalité proposée quand on connaît l’effet retard important entre la prise d’une décision politique et les effets de sa mise en œuvre sur les quartiers. Il est par contre essentiel qu’un rapport soit préparé en fin de législature, de manière à évaluer les politiques du gouvernement en place avant les élections. Ce rapport devra être préparé en toute indépendance (nous y reviendrons plus loin) et servir de base de travail pour le gouvernement suivant.

2. Le choix de modifier (ou non) le PRD doit être motivé eu égard aux résultats de l’Observation Urbaine

L’article 16 du COBAT dispose que, dans les 6 mois de l’installation du Parlement bruxellois, le Gouvernement lui transmet un rapport sur son intention de procéder à une modification du PRD.

Le projet d’ordonnance prévoit que le Gouvernement devra désormais motiver l’option retenue par rapport aux constatations de l’Observation Urbaine en matière d’évolution des indicateurs dans les différents quartiers et des effets qu’ont les politiques publiques dans les ZIP.

IEB regrette que l’Observation Urbaine n’ait pas été confiée à un organe indépendant. Le Gouvernement se retrouve à nouveau juge et partie et la perméabilité politique (liée au cumul des mandats, même « empêchés » ) entre celui-ci et les communes n’est pas susceptible de garantir l’indépendance de l’ADT, chargée de l’analyse et de la diffusion des résultats.

Rajoutons que les statuts de l’ADT mentionnent explicitement [2] qu’elle est en charge de la mise en œuvre du plan de développement international récemment décidé en fin de législature par le gouvernement. Un plan qui n’a aucune valeur légale et qui tente de courtcircuiter les outils légaux en vigueur tels que le PRD et le PRAS.

3. Injonction faite au gouvernement d’adapter le périmètre de l’EDRLR (devenu Zone de Revitalisation Urbaine) lorsque l’Observation Urbaine dit qu’il y a modification sensible du niveau de vie dans les quartiers

Parmi les ZIP du PRD existent les « espaces de développement renforcés du logement et de la rénovation » (EDRLR). Le PRD nous indique que ces espaces concentrent les quartiers où une action renforcée du secteur public doit être menée.

Les aides publiques/instruments prévus spécifiquement dans le PRD pour les EDRLR sont :

  • les contrats de quartier ;
  • une majoration des primes à la rénovation des façades et des primes à l’embellissement des façades ;
  • une majoration à l’abattement des droits d’enregistrement ;
  • des subsides aux communes (travaux subsidiés et dotation générale aux communes).

Le projet d’ordonnance prévoit que le Gouvernement adapte le périmètre de la ZRU lorsque le rapport qu’il est tenu de présenter au parlement à mi-législature démontre une modification sensible des conditions de vie dans les quartiers (article 6 a) du projet d’ordonnance).

IEB s’inquiète de l’importance donnée aux conclusions de l’Observation Urbaine par rapport à d’autres considérations et avis devant également être pris en compte lors d’une modification du PRD. Ceci est d’autant plus vrai qu’une analyse statistique des quartiers sur un terme aussi court que la durée d’une demi-législature est incapable de démontrer un lien de causalité entre une politique et ses effets escomptés. On ne peut accepter une modification du PRD que sur des tendances lourdes, pas sur les conclusions hâtives et scientifiquement contestables d’un organe contrôlé par le gouvernement.

Dès lors que la ZRU (aujourd’hui EDRLR) figure dans le PRD (en tant que ZIP), une modification au périmètre de cette zone implique une modification du PRD. Une modification du PRD ne peut avoir lieu qu’après un rapport sur les incidences environnementales (mais nous verrons dans le point suivant que les auteurs du projet d’ordonnance souhaitent que la modification des périmètres des ZIP du PRD se fasse toujours sans évaluation des incidences...), une enquête publique ainsi que la consultation d’administrations et instances d’avis. Le Gouvernement doit, lorsqu’il arrête définitivement la modification du plan, résumer la manière dont le rapport sur les incidences environnementales, les avis, les réclamations, les observations sur le projet de plan ont été pris en compte ainsi que les raisons du choix du plan tel qu’adopté compte tenu des autres solutions raisonnablement envisagées. Il doit aussi exposer la manière dont les considérations environnementales ont été intégrées dans le plan. Si le Gouvernement s’écarte de l’avis de la Commission régionale de développement, sa décision est motivée. IEB est d’avis que l’injonction faite par le législateur au gouvernement d’adapter le périmètre de la ZRU lorsque l’Observation Urbaine conclut à une modification sensible du niveau de vie dans les quartiers est en contradiction avec la procédure de modification du PRD. L’ADT étant un organe politique au service du Gouvernement, IEB est d’avis que le législateur ne doit pas a priori donner une quelconque valeur scientifique aux rapports qu’elle établit. De ce fait, il n’est pas opportun pour le législateur de contraindre le Gouvernement à entamer une procédure de modification du PRD sur base des seules conclusions de l’Observation Urbaine.

IEB demande au Parlement de refuser d’adopter le point a) de l’article 6 du projet d’ordonnance.

4. Sur l’absence d’évaluation des incidences lors de la modification des périmètres des ZIP du PRD

Le projet d’ordonnance prévoit (article 6 b) que « les modifications apportées aux périmètres des zones d’intervention prioritaires de la Région ne doivent pas faire l’objet d’un rapport sur les incidences environnementales » .

IEB, tout comme le Conseil d’Etat, n’est pas d’accord avec cette disposition. L’analyse suivante doit être faite.

4.1. Exigence en matière d’évaluation des incidences

En vertu de la directive 2001/42/CE [3], il y a lieu de procéder à une évaluation des incidences sur l’environnement des plans et programmes susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement élaborés dans les secteurs [4] de l’aménagement du territoire urbain ou de l’affectation des sols et qui définissent le cadre d’autorisations futures.

La directive 2001/42/CE prévoit que si le plan ou programme dont question plus haut définit l’utilisation de « petites zones au niveau local » ou si les modifications sont « mineures » , l’Etat membre ne doit procéder à une évaluation des incidences que s’il établit que le plan ou sa modification sont susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement. Les concepts ne sont pas très précis. La directive ne précise pas ce que constitue une « modification mineure » ou la définition de « petites zones au niveau local » . Les Etats membres disposent à ce niveau d’une certaine marge d’appréciation mais la finalité première de la directive, à savoir que les plans et programmes susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement soient soumis à évaluation des incidences, doit être poursuivie. (articles 1 à 5 de la directive).

4.2. Evaluation des incidences et ZIP

Le projet d’ordonnance prévoit que la modification des périmètres des ZIP ou l’inscription de nouvelles ZIP ne devront jamais faire l’objet d’une évaluation des incidences sur l’environnement.

Les justifications invoquées sont les suivantes :

  • les ZIP ne définissent pas sensu stricto le cadre dans lequel des projets spécifiques peuvent être autorisés, ce cadre relève du PRAS ou du PPAS.
    En réalité, un plan ou programme (ou sa modification) qui rentre dans le champ d’application de la directive doit faire l’objet d’une évaluation des incidences. La directive ne prévoit pas d’exclure de l’évaluation des incidences telle ou telle partie du plan ou programme.
    Le Conseil d’Etat a rappelé dans son avis sur l’avant projet d’ordonnance que le PRD rentre effectivement dans le champ d’application de la directive 2001/4CE. Il a pour objet l’aménagement du territoire urbain et définit le cadre d’autorisations futures. C’est ainsi que les ZIP du PRD, même si d’autres contraintes existent au niveau du plan régional et local d’aménagement (PRD et PPAS), déterminent où se feront les contrats de quartiers. La directive européenne prévoit par ailleurs expressément que des programmes d’allocation de ressources, comme peuvent être considérés les ZIP, sont susceptibles de faire l’objet d’une évaluation des incidences s’ils définissent le cadre d’autorisations futures.
  • la directive 2001/42/CE dispense d’évaluation des incidences les « modifications mineures » ainsi que « l’élaboration ou la modification de plans et programmes qui ne déterminent l’utilisation [que] de petites zones au niveau local » .
    Pour les auteurs du projet d’ordonnance, les ZIP peuvent être considérées comme des plans portant sur des « petites zones au niveau local » et, par ailleurs, toute modification à ces zones ne pourra jamais être « qu’une modification mineure » du plan.
    En réalité, dès lors que les ZIP font partie du PRD, ce n’est pas le périmètre des ZIP qui doit être évalué au regard du critère de « petite zone au niveau local » mais le périmètre du PRD tout entier.
    De toute façon, comme le constate le Conseil d’Etat, les auteurs du projet d’ordonnance sont en défaut d’établir le caractère de « modification mineure » ou de « petite zone au niveau local » au regard de la procédure prévue par la directive 2001/42/CE. Cette directive prévoit qu’avant de dispenser d’évaluation des incidences un plan ou programme ou une modification à un tel plan ou programme, les Etats membres doivent examiner le plan ou sa modification au regard des critères fixés à l’annexe II de la directive, de manière à être certain qu’il ne soit pas susceptible d’incidences notables sur l’environnement. Les conclusions de cette étude concluant à une dispense d’évaluation des incidences doivent par ailleurs être mis à la disposition du public, ce qui ne semble pas être le cas.

IEB demande au Parlement de refuser d’adopter le point b) de l’article 6 du projet d’ordonnance.

5/ Sur la modification de la procédure d’élaboration du PRD

L’article 5 du projet d’ordonnance ne porte pas sur l’Observation Urbaine.

Tant le projet d’ordonnance A-527/1 que le projet d’ordonnance analysé ici prévoient de modifier l’article 18 du cobat portant sur la procédure d’élaboration (et de modification dès lors que l’article 20 renvoie à la procédure d’élaboration) du PRD. Sans doute s’agit-il là d’une erreur, les modifications proposées ont en réalité le même objet (quelques points mineurs diffèrent).

Le projet d’ordonnance A-527/1 prévoit également de changer la procédure d’élaboration et de modification du plan régional d’affectation du sol (PRAS), plan communal de développement (PCD), plan particulier d’affectation du sol (PPAS) et Règlement Régional d’Urbanisme (RRU). Les modifications souhaitées pour tous ces plans et le RRU ayant le même objet, nous reproduisons ici l’analyse déjà faite dans le cadre du projet d’ordonnance A-527/1.

5.1. Procédure actuelle d’adoption et de modification

[5]

La procédure actuelle d’élaboration (et de modification) du plan régional de développement (PRD), plan régional d’affectation du sol (PRAS), plan communal de développement (PCD) et plan particulier d’affectation du sol (PPAS) prévoit qu’après adoption du projet de plan par le gouvernement régional (pour les PRD et PRAS) ou par le conseil communal (pour le PCD et le PPAS pour lesquels il y a aussi une approbation du projet de plan par le Gouvernement Régional), le texte en projet et le rapport d’incidences (quand il existe) sont soumis à enquête publique. Simultanément à l’enquête publique, le projet et le rapport d’incidences sont soumis à l’avis de l’Administration et de l’IBGE. Ensuite, le projet et le rapport d’incidences sont soumis à l’avis de diverses administrations et instances, suivant le plan dont question. Ces administrations et instances peuvent se fonder, dans leurs études, sur les observations et réclamations rendues lors de l’enquête publique (soit parce qu’elles reçoivent les réclamations et observations soit parce qu’elles peuvent les requérir). En dernier lieu [6], le projet et le rapport d’incidences, accompagnés des réclamations, observations et avis, sont encore soumis à l’avis de la Commission Régionale de Développement (CRD).

La procédure d’élaboration (et de modification) du Règlement Régional d’Urbanisme (RRU) est similaire. Après arrêt par le Gouvernement du projet de RRU, une enquête publique a lieu sur tout ou partie du territoire de la région. Ensuite, des administrations et instances rendent leur avis et disposent pour se faire des observations et réclamations issues de l’enquête publique. En dernier lieu, le projet de règlement est soumis, avec les avis émis ainsi que les observations et remarques du public, à la commission de concertation communale ou à la CRD.

5.2. Modifications contenues dans le projet d’ordonnance

Le projet d’ordonnance prévoit que désormais toutes les administrations et instances amenées à se prononcer sur le projet de PRAS, PCD, PPAS et RRU seront consultées en même temps qu’a lieu l’enquête publique. Seule la CRD (et/ou la commission de concertation communale pour certains RRU et les PPAS) donnera encore son avis après l’enquête publique.

5.3. Analyse

Dans la procédure actuelle nous avons vu qu’à part l’Administration et l’IBGE, les administrations et instances se prononcent après enquête publique sur base du projet soumis, du rapport d’incidences et à la lumière des réclamations et observations émis lors de l’enquête publique. Avec la réforme, ces administrations et instances n’auront plus accès aux observations et avis du public pour rendre leurs avis dès lors que l’enquête publique a lieu en même temps.

IEB considère que cette réforme est dommageable pour la démocratie. En effet, l’observation de la pratique nous apprend que les administrations et instances d’avis ont besoin de connaître les réclamations et observations formulées lors de l’enquête publique pour fonder leur opinion. Dans le cas contraire, non seulement les instances d’avis ne statuent pas en connaissance de cause (après une instruction « à charge et à décharge » comme le fait un juge d’instruction) mais en plus les résultats de l’enquête publique ont moins de chance d’être pris en compte dans le texte final.

Comme l’a fait la section de législation du Conseil d’Etat sur l’avant-projet d’ordonnance, IEB rappelle le caractère obligatoire de la Convention internationale d’Aarhus du 25 juin 1998 sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement, signée par la Belgique ainsi que la directive européenne 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement. La Convention d’Aarhus impose que les parties signataires prennent les dispositions pour que la participation du public ait lieu au début de la procédure, c’est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence. La directive européenne 2001/42/CE impose pour sa part qu’une possibilité réelle soit donnée au public, à un stade précoce, d’exprimer son avis sur le projet de plan ou du programme.

La réforme viole tant la convention d’Aarhus que la directive européenne 2001/42/CE dès lors qu’il est évident que dans le projet d’ordonnance l’enquête publique n’intervient pas au début de la procédure, à un stade précoce et à un moment où elle peut avoir une réelle influence. Les observations et réclamations émises lors de l’enquête publique ne sont en réalité plus susceptibles d’être pris en compte par qui que ce soit, à l’exception de la toute dernière instance d’avis.

IEB considère que cette réforme n’est pas acceptable tant du point de vue des principes démocratiques que du droit. Cette modification doit être supprimée.

Avec le PRD nous nous trouvons dans le plan le plus en amont de l’aménagement du territoire. De par les grandes options que ce document a vocation à prendre, il est encore plus regrettable que les avis du public ne soient pas pris en compte.

Conclusion

S’il est certainement profitable de chercher à faire une analyse fine des problèmes et solutions apportées par les politiques publiques dans les ZIP, IEB regrette que cette mission soit confiée à un organe qui ne jouit d’aucune indépendance par rapport au Gouvernement. IEB ne remet pas en cause l’outil « observation urbaine » (à condition qu’on en reconnaisse les limites) mais bien l’organisme auquel il est confié.

Si le Gouvernement est libre de consulter qui bon lui semble pour déterminer la politique qu’il veut mener, il n’apparaît pas souhaitable que le législateur contraigne à engager des réformes sur base des résultats proposés par l’ADT.

D’autre part, IEB rappelle au Parlement le caractère obligatoire de la directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement ainsi que de la Convention internationale d’Aarhus du 25 juin 1998 sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement.

IEB demande aux parlementaires bruxellois de :

  • refuser la modification proposée à l’article 18 du cobat (article 5 du projet d’ordonnance). Cette modification prévoit de modifier la procédure d’élaboration/modification du PRD ;
  • refuser les modifications proposées à l’article 20 du cobat (article 6 du projet d’ordonnance) dès lors que :
  • pour ce qui concerne l’article 6 a) du projet d’ordonnance : l’injonction faite par le législateur au gouvernement d’adapter le périmètre de la ZRU lorsque l’Observation Urbaine conclu à une modification sensible du niveau de vie dans les quartiers est en contradiction avec la procédure de modification du PRD. Il ne saurait être question pour le législateur de contraindre le Gouvernement à entamer une procédure de modification du PRD sur base des seules conclusions de l’Observation Urbaine.
  • Pour ce qui concerne l’article 6 b) du projet d’ordonnance : les auteurs du projet d’ordonnance sont en défaut d’établir que la modification des périmètres des ZIP constitue une « modification mineure du plan » ou que le PRD porte sur une « petite zone au niveau local » au regard de la directive 2001/42/CE. Dès lors le législateur ne peut d’office dispenser d’une évaluation des incidences les modifications apportées au périmètre de la ZIP.
  • confier la mission d’analyse et d’interprétation de l’observation urbaine à un organe indépendant autre que l’ADT ou de modifier la composition des membres de l’ADT et de son conseil d’administration pour en assurer la réelle pluralité et indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques régional et communaux. Par exemple, en l’ouvrant largement à la société civile.

Contact :
Mathieu Sonck – 0478/203578



[1] Pour rappel, il existe actuellement 4 ZIP définies dans le Plan Régional de Développement (PRD) : les espaces de développement renforcés du logement et de la rénovation, les zone de programme de revitalisation, les zones-leviers et les autres zones d’interventions.
[2] A l’article 3.
[3] du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l’évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l’environnement.
[4] d’autres secteurs sont encore visés par la directive ainsi que les plans et programmes susceptibles d’affecter les « zones spéciales de conservation » baptisées Réseau « Natura 2000 » dont question à la directive 92/43/CE du Conseil du 21 mai 1992.
[5] Notre but est de schématiser la procédure, sans entrer dans les subtilités qui ne présentent pas d’intérêt pour l’analyse qui va suivre.
[6] Une petite différence en matière de PPAS : ceux qui ne dérogent pas au PRAS sont soumis à l’avis de la commission de concertation communale en lieu et place de la CRD. Les PPAS qui dérogent au PRAS sont soumis à l’avis de la commission de concertation communale et à la CRD.


Bruxelles a besoin d'une politique coordonnée de transformation des bureaux inoccupés en logements

Bruxelles a besoin d’une politique coordonnée de transformation des bureaux inoccupés en logements

https://www.ieb.be/1664
9 mars 2009

La Plateforme Logements Vides [1] réclame du Ministre-Président Charles Picqué des mesures fiscales et urbanistiques pour encourager la transformation de bureaux en logements et qu’il s’engage à mettre sur pied un service régional de transformation des bureaux vides en logement.

Le Ministre-Président Charles Picqué a fait l’annonce de bonnes nouvelles la semaine passée.
Il ressort d’une étude commune à la SDRB et à la Direction Planification de l’Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement (AATL) que le nombre de bureaux inoccupés a diminué par rapport à l’année dernière et que le nombre de bureaux qui font l’objet de rénovations a augmenté depuis 15 ans. Le rapport de l’étude en conclu avec satisfaction que le nombre de bureaux inoccupés, mis en location ou en vente, a diminué à Bruxelles (le chiffre passant de 9,8% en 2007 à 8,9% en 2008).

L’étude révèle, et l’information est nouvelle, que le taux total de bureaux inoccupés s’élève à 18% du parc de bureaux (ce chiffre représente l’ensemble des bureaux inoccupés dont ceux qui ne sont pas mis en vente ou en location). Les bureaux inoccupés représentent donc à Bruxelles un total de près de 2 millions de m² inoccupés. On peut s’étonner du fait que ce chiffre puisse rassurer quiconque !

Toujours selon cette étude, 1,4 million de m² de bureaux seront prochainement immédiatement disponibles [2], si l’on ajoute à cela les 500.000 à 1 million de m² de bureaux nouvellement construits qui seront livrés d’ici 2010, on arrive au bas mot à un nombre de 2 millions de m² rénovés ou neufs disponibles sur le marché. On peut craindre, dans le contexte de crise économique, que le marché sera incapable d’absorber une telle quantité de bureaux neufs ou rénovés et s’interroger sur l’opportunité pour les pouvoirs publics, d’autoriser la construction de bureaux supplémentaires.

Il ressort également de l’étude qu’il y a à Bruxelles un noyau dur de bureaux inoccupés qui ne sont plus mis en vente ou en location parce qu’ils ne répondent plus aux critères d’équipement moderne et dont « l’avenir est incertain ». La superficie totale de ces bureaux est d’au moins 170.000 m². Vu le nombre important de bureaux rénovés ou neufs qui seront bientôt mis sur le marché, d’autres bureaux moins neufs se videront et viendront encore augmenter le stock de bureaux obsolètes.

Le bureau d’études BRAT a établi en 2007, à la demande de la Secrétaire d’Etat au Logement Françoise Dupuis, un inventaire des bureaux qui pourraient être transformés en logements. Selon cette étude, 3.200 logements pourraient ainsi être crées sur une superficie de 350.000 m² de bureaux. Au vu du nombre de m² de bureaux qui risquent d’être excédentaires, la transformation de bureaux en logements devient urgente.

La Plateforme Logements Vides en appelle donc au Ministre-Président Charles Picqué pour qu’il prenne, à brève échéance, des mesures fiscales et urbanistiques pour encourager la transformation de bureaux en logements et qu’il s’engage à mettre sur pied un service régional de transformation des bureaux en logement (ou en confie la mission à la SDRB). Le rôle de ce service serait d’inciter et de soutenir les propriétaires de bureaux vides dans la rénovation de leurs bureaux vides en logements.

Personnes de contacts

  • RBDH asbl : Marie Didier, 02/502 84 63
  • IEB asbl : Isabelle Hochart, 02/548 39 44
  • BRAL asbl : Piet Van Meerbeek, 02/217 56 33

[1La Plateforme Logements Vides réunit des associations, comités d’habitants et citoyens qui pour des raisons évidentes d’utilisation rationnelle de l’espace, d’écologie et d’économie sollicitent de la part du prochain gouvernement régional l’adoption d’un plan de lutte efficace contre les immeubles vides. Lire le Texte de la Plateforme Logements Vides (ou sur
www.rbdh.be).

[2Ils sont actuellement déjà sur le marché, en cours de rénovation ou prochainement rénovés.

Inventaire des enquêtes publiques du 11/03/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 11/03/2009

https://www.ieb.be/1667
11 mars 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 11/03/2009


Soirée d'information sur le projet ferroviaire Quadrilatère

Soirée d’information sur le projet ferroviaire Quadrilatère

https://www.ieb.be/1669
11 mars 2009

Le mercredi 18 mars à 20h, la commune de Schaerbeek organise une soirée d'information à l'attention des habitants dans le cadre de l'enquête publique sur le projet ferroviaire Quadrilatère.

La réalisation de ce projet aura des incidences majeures pour les habitants du tronçon de la rue du Progrès entre l’avenue de la Reine et la rue des Palais/place Masui. La réunion se fera en présence d’Infrabel et se déroulera dans les locaux de Soleil du Nord, place Gaucheret. [ Téléchargez l’invitation ]

Contactez Claire Scohier.


Pour une Poste publique

Pour une Poste publique

https://www.ieb.be/1670
11 mars 2009

Signez la pétition pour que la Poste redevienne à 100% publique.


En octobre 2005, l’Etat vendait la moitié du capital de la Poste à un consortium formé de la poste danoise et de CVC Capital Partners investissant à part égale 150 millions d’euros chacun.

Aujourd’hui, la poste danoise veut se retirer de l’affaire et vendrait sa part à CVC Capital Partners, un groupe financier spéculatif, pour la somme de 373 millions d’euros. Cette belle opération financière de la poste danoise (+150% en 3 ans et demi !) est intolérable pour les milliers de clients de la Poste qui ont vu la qualité du service sans cesse se détériorer. La solution, c’est que la Poste redevienne à 100% publique. Et l’intention de la poste danoise de revendre ses parts, conjuguée au fait que le contrat de gestion de la Poste vient à échéance, est une occasion rêvée de reprendre le contrôle de cette institution.

Une pétition en ce sens a déjà recueilli plus de 7 000 signatures.

Infos : http://petitions. agora.eu.org/ sauvonslaposte/


États généraux de Bruxelles : et maintenant les séances plénières !

États généraux de Bruxelles : et maintenant les séances plénières !

https://www.ieb.be/1671
11 mars 2009

Les États Généraux de Bruxelles © EGEB - 2008

En janvier, février et mars, 16 conférences-débats ont été organisées pour réfléchir aux défis auxquels fait face notre Région et examiner les options politiques qui s’en dégagent. Le 20 et le 21 mars 2009, des séances plénières résumeront tous ces débats. [ s’inscrire ici ]

- Le vendredi 20 mars 2009 , de 14 h à 18 h, au KVS Box, quai aux Pierres de Taille, 7, à 1000 Bruxelles.

- Le samedi 21 mars 2009 , de 9 h à 13 h, au Théâtre National, boulevard Emile Jacqmain, 111-115, à 1000 Bruxelles.

Infos : www.etatsgenerauxdebruxelles.be.

Contactez Mathieu Sonck.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 12 mars 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 12 mars 2009

https://www.ieb.be/1668
12 mars 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Plan d’action Environnement-Santé

État fédéral : le pré-projet de Plan national d’action Environnement-Santé 2008-2013 est soumis à la consultation publique.
Pour vous aider à y voir plus clair, IEB a réalisé un résumé du pré-projet de Plan pour vous permettre de réagir à l’enquête publique. [ Lire l’article ]
Enquête publique jusqu’au 15 mars 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Terminus Dieweg
Uccle : Dieweg, avenues Carsoel et Wolvendael. Demande de permis d’urbanisme déposée par la STIB pour le réaménagement du terminus du feu tram 18 au Dieweg.
Enquête publique jusqu’au 17 mars 2009.
Concertation le 1er avril 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Parking Stalle
Uccle : rue de Stalle prolongée. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du parking de transit « Stalle » .
Enquête publique jusqu’au 17 mars 2009.
Concertation le 1er avril 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Tour et Taxis : des tours, mais pas de taxis...
Bruxelles-Ville et Molenbeek : site de Tour et Taxis, rue Picard, 5-15, et avenue du Port, 90. Demande de permis d’urbanisme pour la réalisation de :
- 381 383 m2 hors sol dont 152 555 m2 de logements (1 397 unités), 94 727 m2 de bureaux, 80 472 m2 de commerces, 27 721 m2 d’équipements, 18 722 m2 de production de biens immatériels, 6 294 m2 d’activités productives,...
- 9,11 ha d’espaces verts dont 1,53 ha de voiries plantées et 1,94 ha d’espaces collectifs privés.
- 4 522 emplacements de parking dont 4 422 couverts.
Demande de permis d’environnement pour l’exploitation de nouvelles installations :
- 4 422 emplacements de parking couverts et 100 en plein air,
- diverses installations de refroidissement et de combustion,
- une piscine de 250 m2,
- 2 salles de fêtes de 816 et 403 places.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Carrefour de l’Europe
Bruxelles-Ville : boulevard de l’Impératrice. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la voirie entre le Mont des Arts et la rue d’Assaut, en passant devant la Gare Centrale.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Un coup de pédale à la pub
Molenbeek-Saint-Jean et Saint-Gilles. Demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de 15 stations de location vélos à Molenbeek-Saint-Jean et 11 stations vélos à Saint-Gilles assorties de panneaux publicitaires.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Claire Scohier.

Meylemeersch
Anderlecht : abrogation partielle du PPAS « Meylemeersch » – modificatif II (AE 29/03/90).
Enquête publique jusqu’au 25 mars 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès !
Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
Contactez Claire Scohier.

Concertations à venir

• Léopold va se rhabiller. Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Mode Vliebergh, Bollen, Breesch, Jacobs-Fontaine, Fransman, avenue Prudent Bols, rue Thys-Vanham, carrefour P. Bols, Léopold 1er et Delva. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des voiries dans le cadre du contrat de quartier Léopold à Léopold. Concertation le 18 mars 2009. Contactez Marie-Claire Schmitz.

• La RTBF nous propose sa nouvelle grille. Schaerbeek : boulevard Reyers, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation des bâtiments de la RTBF. Atteinte à l’intérieur d’îlot et modification des caractéristiques urbanistiques des bâtiments par divers aménagements intérieurs, la rénovation des façades et la création d’une nouvelle galerie/passerelle reliant les deux bâtiments. Concertation le 20 mars 2009. Contactez Thierry Kuyken.

• Écoducs. Watermael-Boitsfort : drève des Morilles et avenue des Deux Montagnes. Demande de permis d’urbanisme par Infrabel pour construire deux écoducs, l’un au-dessus, l’autre en-dessous de la ligne 161 et prolonger la clôture jusqu’à la limite régionale. Commission de concertation le 2 avril 2009. Contactez Delphine Termolle.

Résultats de concertations

• Les diamants sont éternels... et les parkings aussi ! Schaerbeek : rue Colonel Bourg, place des Carabiniers et boulevard Reyers. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement. Deuxième enquête faisant suite à l’étude d’incidences.
Permis d’urbanisme : construction d’une aile de bureaux à l’îlot B, construction d’un nouvel immeuble de bureaux à front du boulevard Reyers et construction de deux pavillons pour du commerce et du bureau. Le tout totalise 42 444 m2 de bureau, 157 m2 d’equipements, 666 m2 de commerces, et... 746 EMPLACEMENTS DE PARKING !!!
Permis d’environnement : exploitation de 746 emplacements de parking couverts, de diverses installations techniques (combustion, extraction,...) et d’une citerne aérienne de mazout (3 000 litres).
Avis favorable sous réserve de l’abrogation du PPA du 10 juin 1993 et sous conditions pour la partie certificat d’urbanisme et d’environnement pour les bâtiments et les parkings. [ Lire l’avis ]
Avis favorable sous réserve de l’abrogation du PPA du 10 juin 1993 pour la partie certificat d’urbanisme pour la création et la modification de voiries. [ Lire l’avis ]

• Avenue du Commerce. Saint-Gilles : avenue Louise, 11. Transformation d’un immeuble de commerce et logement en immeuble de commerce. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Ilot Léopod-Fossé aux Loups : un auditorium et des bureaux dans une zone d’habitation ? Bruxelles-Ville. Démolition, reconstruction et transformation dans l’îlot rue Léopold-Fossé aux Loups pour des extensions de « Het Huis van het Nederlands » et de l’Horeca dans le quartier néo-classique du théâtre de la Monnaie. Avis défavorable de la Ville et de l’AATL, Direction de l’Urbanisme, sur le projet tel que présenté. Avis favorable de l’IBGE et de la Direction des Monuments et des Sites à condition de réduire les gabarits d’un niveau et de revoir la liaison du bâtiment avec la rue Fossé aux Loups. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Réaménagement de la rue de la Loi : un projet raisonnable en matière de mobilité…
 mais aucune garantie pour le logement dans le quartier européen

Réaménagement de la rue de la Loi : un projet raisonnable en matière de mobilité…
 mais aucune garantie pour le logement dans le quartier européen

https://www.ieb.be/1672
13 mars 2009

Dans un communiqué de presse commun, les comités du quartier européen (l'AQL, l'association Riverains Jourdan, Groupe d'animation du Quartier Européen - GAQNE), soutenus par IEB, le BRAL et l'ARAU, donnent leur avis à propos du concours d'architecture de « relifting » de la rue de la Loi.

Un projet raisonnable en matière de mobilité

A l’occasion de la sortie du schéma directeur « Europe » voté par le gouvernement en avril 2008, les associations s’insurgeaient contre le volet « mobilité » de celui-ci. Le schéma prévoyait de garder la capacité existante de la rue de la Loi en matière de flux des véhicules automobiles et proposait d’enterrer le problème de la circulation automobile de transit sous tunnel sous le vocable poétique « tunneliser pour convivialiser » . Certes mais les voitures finiraient bien par sortir dans les quartiers. Pour faire passer la pilule, la Région avait ajouté in extremis le concept « green wash » d’ « éco quartier » . Il faut croire que le lauréat de la compétition l’a prise au mot puisqu’il propose une esquisse sans tunnels et avec un tram.

Les associations se réjouissent donc de l’analyse du lauréat du concours, le bureau de Christian de Portzamparc, qui propose de transformer la rue de la Loi en une artère urbaine qui rééquilibre l’usage de l’espace public pour tous les usagers.

La nouvelle rue de la Loi cadre avec les grandes orientations d’urbanisme et les impératifs environnementaux et de santé publique qui sont privilégiées dans toutes les villes européennes. En effet, les projets de tramification ou de réduction des autoroutes urbaines foisonnent depuis 10 ans et leurs effets sont loués de toutes parts, tant par les habitants que par les usagers et que par le monde économique. A titre d’exemple, le centre-ville de Strasbourg renaît depuis qu’on y a banni l’auto. Et plus personne ne critique les options urbanistiques courageuses limitant la pression automobile prises par Londres, Milan, Nantes, Paris, Fribourg... ou même Liège. Tous ces cas concrets sont autant de preuves que le fait de ramener les autoroutes à des dimensions urbaines n’est néfaste ni pour la vitesse moyenne des voitures, ni pour l’attractivité commerciale et encore moins pour la qualité de ville.

Une raison supplémentaire nous incite à soutenir le Gouvernement dans son choix de redessiner la rue de la Loi. Il s’agit de la cohérence avec les autres entrées de ville et le développement de Bruxelles. A l’heure où le débouché de l’autoroute E40 va vivre une saine cure d’amincissement au profit de logements, à l’heure où plus personne n’ose défendre le viaduc Hermann-Debroux et, surtout, à l’heure où l’on pose les bases du réseau RER, il est salutaire de réduire les entrées de ville . La réduction de la capacité automobile entrante fait évidemment partie des mesures d’accompagnement à mettre en œuvre avant la mise en exploitation du RER.

On le voit, les arguments favorables aux projets urbanistiques qui – enfin - dépassent l’horizon automobile abondent de toutes parts. Et il n’a pas encore été fait mention de la protection de l’environnement et de la qualité de l’air... Arguments qui n’ont pas besoin d’être développés pour enfoncer un clou supplémentaire dans le cercueil des autoroutes urbaines.

Dès l’annonce des options du lauréat, Touring, l’association de défense des automobilistes, a poussé des hauts cris. Son argumentation minimaliste tient en peu d’espace : réduire le flux automobile ne favoriserait que des intérêts locaux. Et pourtant, à l’analyse, il est évident que c’est Touring qui défend son intérêt particulier, alors qu’une diminution de la pression automobile œuvrera tant à la qualité de l’air qu’à la circulation des transports publics ou qu’à la convivialité... Bref, moins de voitures à Bruxelles c’est à 100% dans l’intérêt général ! Rappelons que les Bruxellois perdent en moyenne 15 mois d’espérance de vie du fait de la pollution atmosphérique [1].

De nouveaux bureaux ? A certaines conditions !

Le quartier européen a fait l’objet d’un récent schéma directeur. Ce schéma prévoit que les bureaux occupés par la commission européenne de manière disséminée dans l’ensemble du quartier européen se concentrent sur l’axe de la rue de la Loi. Mais le schéma directeur prévoit également explicitement que les bureaux vidés par la commission doivent être reconvertis en logements abordables .

Rien dans les déclarations du Ministre-Président ne permet de confirmer que cette disposition sera bien appliquée et aucun outil réglementaire ne permet d’obtenir ce résultat. Au contraire, dès que le lauréat du concours aura précisé ses esquisses et qu’elles auront été approuvées par le gouvernement, on annonce un PPAS limité sur la zone du concours.

Les signataires du présent communiqué exigent que ce PPAS soit élargi à l’ensemble de la zone concernée par cette problématique et que ce PPAS grave dans le marbre les nouvelles affectations en logement des bureaux vidés par la commission. Sans cette garantie, le gouvernement ravalerait la parole donnée aux habitants lors de l’établissement du projet de schéma directeur. Pour ce qui concerne les immeubles dont la commission européenne est propriétaire et qui seront bientôt vide, les signataires en appelle à sa responsabilité. La commission DOIT garantir la reconversion de ses propres bâtiments AVANT de les remettre sur le marché.

De même, il serait particulièrement mal venu que les nouveaux bureaux justifient la construction de parkings supplémentaires. Il va de soi qu’avec la desserte en transports en commun dont bénéficie la zone, la construction de parkings supplémentaires serait un non-sens , à moins de remettre en question la promesse du gouvernement de faire du quartier européen un véritable éco-quartier !

Enfin, il est intolérable de constater l’obsolescence des immeubles de bureaux programmée par les promoteurs immobiliers, avec la caution de ses clients. Faire de l’axe de la rue de la Loi un quartier durable nécessite une réelle rupture avec ces pratiques. Les nouveaux immeubles de bureau doivent être conçu pour 100 ans ! Et leur reconversion ultérieure en logement doit être pensée dès la conception. Comme le promet également le schéma directeur.

Conclusions

-* Les associations signataires demandent que l’approche sans tunnel et avec tram soit maintenue ;

  • Les associations signataires demandent un moratoire sur la construction de parkings supplémentaires sur l’axe de la rue de la Loi ;
  • les associations demandent que des outils soient mis en place dans la perspective de la récupération de logements accessibles aux revenus faibles et moyens, à la fois sur le plan réglementaire et sur le plan de la réversibilité en logements des nouveaux immeubles à construire (qui fait partie des recommandations de schéma directeur).
  • Les associations demandent à la Commission Européenne d’adopter une attitude proactive dans l’aménagement du quartier européen : elle doit garantir la reconversion des immeubles qui lui appartient, et exiger que les nouveaux qui lui seront dédié soit construits pour durer un siècle, et non 20 ans...

Contact

  • IEB : Mathieu Sonck, 0478/20 35 78
  • BRAL : Hilde Geens, 02/217 56 33
  • ARAU : Isabelle Pauthier, 0477/33 03 78


[1] Etude SSTC sur la mobilité durable en Région bruxelloise de 2002.


« Mon quartier respire ! » : appel à projets de la Semaine de la mobilité 2009

« Mon quartier respire ! » : appel à projets de la Semaine de la mobilité 2009

https://www.ieb.be/1674
16 mars 2009

Imaginez des actions de sensibilisation à une mobilité durable et proposez-les à IEB et au Bral pour l'appel à projets « Mon quartier respire ! ». Les projets sélectionnés seront réalisées lors de la Semaine de la mobilité 2009. Les candidatures sont attendues jusqu'au 10 mai 2009.

Contrer l’usage excessif de la voiture en ville, qui asphyxie autant l’espace que l’environnement urbain, promouvoir des alternatives durables pour nos déplacements quotidiens, repenser notre mobilité, exiger plus d’espaces et de moyens pour les modes doux,... sont autant d’actions propices à l’amélioration de la qualité de vie des habitants à Bruxelles.

La Semaine de la mobilité, du 16 au 22 septembre, est l’occasion de réfléchir et de repenser nos comportements de mobilité. A cette occasion IEB et Bral lancent un appel à projets aux habitants afin de les inviter à mener diverses actions dans leur quartier. Des actions qui vont sensibiliser les habitants ou les autorités à une mobilité durable.

Sous le slogan « Mon quartier respire ! » , les comités de quartiers, groupes d’habitants, associations,... peuvent organiser un débat, une manifestation, une exposition, une action ludique, ou tout autre petit projet symbolique et positif, qui va d’une façon ou d’une autre, permettre à leur quartier de respirer, face à la pression automobile.

Avec le soutien de la Région de Bruxelles Capitale, 12 500 € seront disponibles pour les projets sélectionnés. Les candidatures sont attendues jusqu’au 10 mai 2009.

En 2008, ce sont 11 projets qui ont été concrétisés. Pour inspirer les citoyens, 5 clips qui illustrent quelques actions menées en 2008 sont sur Semaine de la Mobilité 2008 : des projets citoyens en image, ainsi que le descriptif de ces actions sur Semaine de la mobilité 2008 : les projets des habitants s’apprêtent au départ.

« Mon quartier respire ! » Modalités pratiques

Timing

  • 10 mai : date limite pour la réception des projets.
  • 15 mai : sélection des projets.
  • Fin mai : atelier préparatoire.
  • 16 au 22 septembre : déroulement des projets pendant la « Semaine de la mobilité » . Les initiatives subsidiées doivent se dérouler durant cette période (excepté le Dimanche sans voiture) et avoir lieu en Région de Bruxelles-Capitale.
    Chaque jour de cette semaine aura une thématique particulière :
    - mercredi 16 : la voiture autrement ;
    - jeudi 17 : le transport public ;
    - vendredi 18 : le vélo ;
    - samedi 19 : l’espace public ;
    - dimanche 20 : journée sans voiture ;
    - lundi 21 : le piéton ;
    - mardi 22 : plans de déplacements scolaires et d’entreprises et journée européenne sans voiture.
  • Octobre - novembre : paiement par IEB des notes de frais des projets retenus.

Critères de sélection

  • Action se déroulant entre le 16 et le 22 septembre, à l’exclusion du Dimanche sans voiture ;
  • Sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale ;
  • Action portant sur la promotion d’une mobilité durable, qui améliore la qualité de vie dans la ville et dans les quartiers ;
  • Action en lien avec la thématique définie chaque jour (voir ci-dessus) ;
  • Partenariats/ participation : nous plébiscitons des projets de groupe en partenariat avec d’autres comités, associations et autorités communales ainsi que des actions qui s’adressent à un large public ;
  • Créativité : l’aspect innovant et original sera pris en considération en cas de départage.
  • Appel à projets adressé aux groupes d’habitants, comités de quartiers, associations, maisons de quartiers, mouvement de jeunesse. Cet appel ne peut être porté par un groupement représentant un parti politique.

Le jury de sélection se compose d’IEB et du Bral, de Bruxelles Mobilité, de l’Association des villes et des communes.

Subsides

  • 12 500 € de subsides régionaux seront répartis entre les projets sélectionnés.

Le subside finance :

  • L’achat ou la location de matériel pour une animation, une action, un débat, une exposition, une conférence, un stand d’information ;
  • Des frais liés à la promotion de l’activité (affiches, flyers,..) ;
  • ...

Le subside ne finance pas :

  • des frais de personnel ou de salaires ;
  • l’achat de nourriture ou la location de matériel horeca ;
  • des frais liés à des activités en dehors de la Région de Bruxelles-Capitale ou en dehors de la semaine de la mobilité.

Avis technique et soutien
Inter-Environnement Bruxelles et le Bral sont à disposition des associations et des comités pour les soutenir dans leurs démarches et leur apporter des outils pour la réalisation de leurs actions.

Inscriptions
Via le formulaire à télécharger et à renvoyer avant le 10 mai 2009.

Téléchargez les Modalités pratiques de l’appel à projets « Mon quartier respire ! » (pdf).
Téléchargez le Formulaire d’inscription « Mon quartier respire ! » (doc).
Téléchargez le Formulaire d’inscription « Mon quartier respire ! » (pdf).

Plus d’infos
Inter-Environnement Bruxelles, Jérôme Matagne, jerome.matagne chez ieb.be
Tél. : 02/893 09 00.


Vigilance Action Pub ! (VAP !) : une plateforme associative pour un encadrement renforcé des pratiques publicitaires

Vigilance Action Pub ! (VAP !) : une plateforme associative pour un encadrement renforcé des pratiques publicitaires

https://www.ieb.be/1682
16 mars 2009

Ce lundi 16 mars 2009, une dizaine d'associations venues d'horizons divers ont présenté à la presse une structure commune baptisée « plateforme Vigilance Action Pub ! » (VAP !). Les partenaires réunis dans cette initiative souhaitent promouvoir la contribution des citoyens au débat sur l'influence grandissante de la publicité et obtenir un encadrement renforcé des pratiques publicitaires.

La VAP ! a ainsi rédigé un mémorandum en vue des élections régionales et européennes. Parmi les demandes formulées au monde politique : libérer le service public de la publicité commerciale ; maintenir les enfants en dehors de l’influence publicitaire ; mettre un terme à la publicité pour les transports polluants.

Alors que la crise environnementale et la crise économique appellent une réorganisation en profondeur de notre façon de vivre, le secteur publicitaire n’a de cesse de poursuivre son extension, d’alimenter, entretenir et aggraver des modes de production et de consommation non durables.

VAP !, plateforme associative [1] de Vigilance et d’Action sur la Publicité se donne pour objectif de nourrir et d’amplifier un large débat public et critique sur la place de la publicité commerciale dans la société – en particulier dans l’espace public –, d’obtenir le renforcement des règles encadrant les pratiques publicitaires et de valoriser des alternatives au rôle et au discours porté par la publicité commerciale.

En vue des élections régionales et européennes, la plateforme a rédigé un mémorandum demandant, entre autres, un cadre juridique visant à :

- libérer le service public de la publicité commerciale ;
- protéger l’espace public et ses usagers via un moratoire sur l’affichage publicitaire ;
- protéger et maintenir les enfants en dehors de l’influence publicitaire ;
- mettre un terme à la publicité pour les transports polluants ;
- créer un organe d’observation et de contrôle des pratiques publicitaire...

La VAP ! demande aux différents partis démocratiques d’intégrer ces revendications dans leurs programmes politiques et de les mettre en œuvre (ou, à tout le moins, initier cette mise en œuvre) au cours de la prochaine législature.

Contacts
- Jean-Baptiste Godinot, Respire asbl : 02/534 96 37 – 0472/32 47 50.
- Claire Scohier, Inter-Environnement Bruxelles : 02/548 39 46 - 0473/66 75 05.


[1Les associations initiatrices de la plateforme VAP ! sont : Consoloisirs.be, le Conseil de la Jeunesse d’Expression Française (CJEF), Culture et développement, les Equipes Populaires, le Groupe Socialiste d’Action et de Réflexion en Audiovisuel (GSARA), la Fédération Inter-Environnement Wallonie (IEW), Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et Respire asbl.

Une ordonnance qui veut renforcer la démocratie urbaine 
et la qualité de la vie en ville…

Une ordonnance qui veut renforcer la démocratie urbaine 
et la qualité de la vie en ville…

https://www.ieb.be/1684
17 mars 2009

Les associations actives dans l'amélioration de l'environnement urbain à Bruxelles saluent l'initiative des parlementaires et le vote du Gouvernement relatif à l'avant-projet d'arrêté d'agrément et de subventionnement qui leur permettra de mener sereinement leur travail à long terme.

Ce 5 mars, le Conseil des Ministres de la Région de Bruxelles-Capitale a voté l’avant-projet d’arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale relatif à l’agrément et au subventionnement des associations et projets ayant pour objectif l’amélioration de l’environnement urbain et du cadre de vie en Région de Bruxelles-Capitale.

Cette décision fait suite à la récente adoption par le Gouvernement, sur initiative du Parlement[1], de l’ordonnance du 4 septembre 2008 ayant le même objet.

Le principe de cette ordonnance est de permettre aux associations actives dans son domaine d’application de bénéficier d’un financement pluriannuel de ses activités de base et/ou pour des projets ayant pour objet l’amélioration de l’environnement urbain.

L’adoption de ce principe, qui devrait être définitivement confirmé avant la fin de la législature, évitera aux associations de devoir se livrer chaque année à une chasse aux subsides mobilisant un temps et une énergie qui pourront être désormais consacrés à la poursuite des objectifs des associations.

Dorénavant, nos projets et activités pourront s’inscrire dans la durée et être plus cohérents.

De plus, ce mode de financement garantit une autonomie d’action plus grande des associations, en les exemptant d’éventuelles pressions liées au fait que les plus téméraires d’entre elles sont parfois amenées à mordre la main du (de la) Ministre qui les nourrit...

Enfin, le financement pluriannuel permettra aux associations d’éviter les coûteux emprunts aux banques dans les périodes de « soudure » que constituait jusqu’alors le passage d’une année à l’autre.

Les associations signataires, toutes actives dans l’amélioration de l’environnement urbain tiennent à saluer l’initiative des parlementaires et à saluer le Gouvernement de leur permettre un travail à long terme, en toute sérénité.

Association des Comités de Quartier d’Uccle
Apere
Atelier de Recherche et d’Action Urbaines
Bruxelles Nature
Bral
Commission de l’Environnement de Bruxelles-Ouest
Commission de l’Environnement de Bruxelles et Environs asbl
Comité Général d’Action des Marolles

Commission Ornithologique de Watermael-Boitsfort
GRACQ
Green asbl
Habitat-Santé
Inter-Environnement Bruxelles
Le début des haricots
Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux
Natagora
Provelo
Réseau Idee
Tournesol – Zonnebloem
Woluwe-Inter-Quartiers



[1] La proposition d’ordonnance était portée par Mesdames Dominique Braeckman, Anne Swaelens, Messieurs Denis Grimberghs, Jean-Luc Vanraes, Madame Marie-Paule Quix et Messieurs Walter Vandenbossche et Yaron Pesztat.


Le quartier RTBF-VRT fait peau neuve

Le quartier RTBF-VRT fait peau neuve

https://www.ieb.be/1686
18 mars 2009

Le mardi 31 mars à 19h30, Inter-Environnement Bruxelles organise une troisième réunion d'information et d'échange avec les habitants autour de l'avenir du quartier RTBF-VRT.

Y aura-t-il un jour un parc public derrière la RTBF et la VRT ? La E40 va-t-elle être réduite à 3 bandes ? Quel visage nous offrira la chaussée de Louvain dans l’avenir ? Qu’adviendra-t-il des bureaux vides du quartier ? Une cité vouée aux médias va-t-elle être créée à Reyers ?

Si vous désirez être informés de l’évolution de la réflexion menée par la Région de Bruxelles-Capitale autour de votre quartier, Inter-Environnement Bruxelles vous invite à assister à la troisième réunion d’information en présence des représentants des autorités régionales et communales. Le bureau d’étude en charge du projet nous présentera l’état d’avancement de sa réflexion.

Le mardi 31 mars 2009 à 19h30, au Cercle Saint-Joseph, rue Saint-Joseph, 48, 1140 Bruxelles.

Infos : Inter-Environnement Bruxelles, Thierry Kuyken, 02/223 01 01, info chez ieb.be


Cinq chantiers pour Bruxelles - Ecole urbaine de l'ARAU - 23-27 mars 2009

Cinq chantiers pour Bruxelles - Ecole urbaine de l’ARAU - 23-27 mars 2009

https://www.ieb.be/1691
18 mars 2009

La 40e École urbaine de l'ARAU s'attachera à comprendre les enjeux liés à cinq de morceaux de ville, repris dans le Plan de Développement International : Delta, Schaerbeek-Formation, le quartier du Midi, le Heysel et Reyers-Diamant.

40e Ecole urbaine de l’ARAU – Cinq chantiers pour Bruxelles

Lundi 23 mars - Delta
- Bruno Clerbaux, Bureau Clerbaux-Pinon, urbaniste, auteur du projet de schéma directeur

Mardi 24 mars - Schaerbeek-Formation
- Ariane Herman, Conseillère - Chef de cellule Aménagement du Territoire du Cabinet du Ministre-Président Charles Picqué
- Paola Viganò, Bernardo Secchi de Studio09/Secchi-Viganò et Jan Verheyen de IDEA Consult
- Bernard de Lantsheere, partner, Deloitte Financial Advisory Services Real Estate, délégué par la S.A. FIF-FSI.

Mercredi 25 mars - Quartier Midi
- Projection du film de Gwenaël Breës et alii : Dans 10 ans ou dans 10 jours (89 minutes - http://film.quartier-midi.be)
- Patrick Debouverie, Échevin de l’urbanisme de la Commune de Saint-Gilles

Jeudi 26 mars - Heysel
- Philippe Close, Président de Brussels Fairs and Exhibitions
- Paul Lievevrouw, architecte-urbaniste, président de SUM Research, auteur d’une étude sur le Heysel dans le cadre du Plan Communal de Développement (1998)

Vendredi 27 mars - Reyers-Diamant
- Cécile Jodogne, Bourgmestre faisant fonction de la Commune de Schaerbeek
- Jade Salhab, urbaniste, bureau Buur – auteur du projet de schéma directeur Reyers Diamant

Du lundi 23 au vendredi 27 mars 2009, de 19h45 à 22h30, à l’Espace du Marais ASBL - Sleep Well, rue du Damier, 23, à 1000 Bruxelles.

Infos : 02/219 33 45, www.arau.org


Inventaire des enquêtes publiques du 18/03/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 18/03/2009

https://www.ieb.be/1693
18 mars 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 18/03/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 mars 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 mars 2009

https://www.ieb.be/1694
19 mars 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Tour et Taxis : des tours, mais pas de taxis...
Bruxelles-Ville et Molenbeek : site de Tour et Taxis, rue Picard, 5-15, et avenue du Port, 90. Demande de permis d’urbanisme pour la réalisation de :
- 381 383 m2 hors sol dont 152 555 m2 de logements (1 397 unités), 94 727 m2 de bureaux, 80 472 m2 de commerces, 27 721 m2 d’équipements, 18 722 m2 de production de biens immatériels, 6 294 m2 d’activités productives,...
- 9,11 ha d’espaces verts dont 1,53 ha de voiries plantées et 1,94 ha d’espaces collectifs privés.
- 4 522 emplacements de parking dont 4 422 couverts.
Demande de permis d’environnement pour l’exploitation de nouvelles installations :
- 4 422 emplacements de parking couverts et 100 en plein air,
- diverses installations de refroidissement et de combustion,
- une piscine de 250 m2,
- 2 salles de fêtes de 816 et 403 places.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Carrefour de l’Europe
Bruxelles-Ville : boulevard de l’Impératrice. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la voirie entre le Mont des Arts et la rue d’Assaut, en passant devant la Gare Centrale.
Enquête publique jusqu’au 20 mars 2009.
Concertation le 31 mars 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Un coup de pédale à la pub
Demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement de stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux.
- Molenbeek-Saint-Jean : 15 stations.
- Saint-Gilles : 11 stations.
Enquêtes publiques jusqu’au 20 mars 2009.
Concertations le 31 mars 2009.
- Saint-Josse-ten-Noode : 5 stations.
Enquête publique jusqu’au 9 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
- Bruxelles-Ville : 57 stations.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 21 avril 2009.
- Jette : 10 stations.
Enquête publique jusqu’au 16 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
Contactez Claire Scohier.

Meylemeersch
Anderlecht : abrogation partielle du PPAS « Meylemeersch » – modificatif II (AE 29/03/90).
Enquête publique jusqu’au 25 mars 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès !
Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
Contactez Claire Scohier.

Concertations à venir

• La RTBF nous propose sa nouvelle grille. Schaerbeek : boulevard Reyers, 52. Demande de permis d’urbanisme pour la transformation des bâtiments de la RTBF. Atteinte à l’intérieur d’îlot et modification des caractéristiques urbanistiques des bâtiments par divers aménagements intérieurs, la rénovation des façades et la création d’une nouvelle galerie/passerelle reliant les deux bâtiments. Concertation le 20 mars 2009. Contactez Thierry Kuyken.

• Terminus Dieweg. Uccle : Dieweg, avenues Carsoel et Wolvendael. Demande de permis d’urbanisme déposée par la STIB pour le réaménagement du terminus du feu tram 18 au Dieweg. Concertation le 1er avril 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Parking Stalle. Uccle : rue de Stalle prolongée. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du parking de transit « Stalle » . Concertation le 1er avril 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Écoducs. Watermael-Boitsfort : drève des Morilles et avenue des Deux Montagnes. Demande de permis d’urbanisme par Infrabel pour construire deux écoducs, l’un au-dessus, l’autre en-dessous de la ligne 161 et prolonger la clôture jusqu’à la limite régionale. Commission de concertation le 2 avril 2009. Contactez Delphine Termolle.

Résultat de concertation

• Dans le panneau. Bruxelles-Ville : rue Jacques de Lalaing (angle chaussée d’Etterbeek). Demande de permis d’urbanisme pour le placement d’un dispositif publicitaire de 8 m2, double face en terrain privé avec dérogation au RRU qui interdit cette installation sur ce type de terrain. Réintroduction de demande de permis (le dispositif est déjà installé mais le permis n’est plus valable, sans toutefois parler de régularisation). Avis favorable pour une durée de deux ans. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Vos rendez-vous nature et compost au printemps et en été 2009

Vos rendez-vous nature et compost au printemps et en été 2009

https://www.ieb.be/1695
19 mars 2009

Plusieurs activités gratuites sont proposées autour de la biodiversité et du compostage pour ce premier semestre 2009. Pour en savoir plus, consultez le programme !

  • Samedi 21 février, de 10h à 17h : les nichoirs au jardin, pour oiseaux et insectes. A la Ferme « Nos Pilifs », Trassersweg, 347, à 1120 Neder-Over-Heembeek.
    Activité gratuite. Infos : www.bruxellesenvironnement.be, www.natureaujardin.be
  • Dimanche 22 mars, de 10h à 16h : un jardin sans pesticides, c’est possible ! Journée de sensibilisation et d’information sur la gestion écologique des jardins et des potagers, dans le cadre de la Semaine sans Pesticides.
    A Tournesol-Zonnebloem, chaussée de La Hulpe, 199, à 1170 Watermael-Boitsfort.
    Activité gratuite. Infos : www.bruxellesenvironnement.be, www.natureaujardin.be
  • Dimanche 26 avril : tous au jardin ! Journée portes ouvertes dans les jardins. Durant une journée, les propriétaires vous acueilleront dans leur jardin pour vous exposer leur expérience de Maîtres composteurs et/ou leurs aménagements de jardin selon les principes de l’opération « Nature au Jardin ». Une brochure spécifique reprenant les adresses et spécificités des jardins sera disponible prochainement !
    Activité gratuite. Infos : www.bruxellesenvironnement.be, www.natureaujardin.be
  • Jeudi 14 mai à 19h30 : formation au compostage à Ganshoren. Envie de vous initier aux joies du compostage, de comprendre comment transformer vos déchets de cuisine et de jardin en humus ou d’améliorer votre technique de compostage ?
    Atelier théorique, donné par un spécialiste du Comité Jean Pain. L’horaire et le lieu de la séance pratique vous sera communiquée au moment de l’inscription.
    A la Salle du Conseil de Ganshoren, avenue De Villegas à 1083 (entrée parking maison communale). Inscriptions : 02 775 75 75 (Bruxelles Environnement-IBGE)
  • Dimanche 17 mai, de 10h à 17h : journée pratique de gestion d’un espace naturel. Situé au sud du site du Bempt à Forest, cet ancien parc privé est aujourd’hui propriété de la Commune de Forest. Il est en cours de réaménagement selon les principes de l’opération « Nature au Jardin ». Des visites guidées démarreront à 10h, 14h et 15h. Le jardin sera ouvert en continu de 10h à 16h, et ce sera l’occasion de participer à la gestion du site.
    Au Parc des Trois Fontaines (chaussée de Neerstalle 327) à 1190 Forest.
    Activité gratuite. Infos : www.bruxellesenvironnement.be, www.natureaujardin.be
  • Mardi 19 mai à 19h30 : formation au compostage à Woluwe-Saint-Lambert. Envie de vous initier aux joies du compostage, de comprendre comment transformer vos déchets de cuisine et de jardin en humus ou d’améliorer votre technique de compostage ?
    Atelier théorique, donné par un spécialiste du Comité Jean Pain. L’horaire et le lieu de la séance pratique vous sera communiquée au moment de l’inscription.
    Aux serres communales de Woluwe-Saint-Lambert, avenue de Toutes les Couleurs, 9. Inscriptions : 02 775 75 75 (Bruxelles Environnement-IBGE)
  • Mardi 26 mai à 19h30 : formation au compostage à Saint-Gilles. Envie de vous initier aux joies du compostage, de comprendre comment transformer vos déchets de cuisine et de jardin en humus ou d’améliorer votre technique de compostage ?
    Atelier théorique, donné par un spécialiste du Comité Jean Pain. L’horaire et le lieu de la séance pratique vous sera communiquée au moment de l’inscription.
    A la Maison Pelgrims, rue de Parme, 69, à 1060 Saint-Gilles. Inscriptions : 02 775 75 75 (Bruxelles Environnement-IBGE)
  • Mardi 2 juin, 19h30 à 22h : formation au vermicompostage. Vous n’avez pas de jardin mais souhaitez éviter que vos déchets finissent à l’incinérateur ? La solution ? Le vermicompostage !
    Une formation spécifique présentera la théorie nécessaire pour bien démarrer et gérer sa vermicompostière ainsi que des trucs et astuces pour la fabriquer soi-même. Vous aurez également l’occasion de découvrir des modèles commerciaux comme artisanaux utilisés par les maîtres-composteurs.
    A Inter-Environnement Bruxelles, asbl, Mundo-B, Maison du développement durable, rue d’Edimbourg, 26, à 1050 Ixelles. Inscriptions : 02 775 75 75 (Bruxelles Environnement-IBGE).
  • Dimanche 21 juin à 10h et à 14h : journée à vélo à la découverte des jardins naturels. Rendez-vous au Point de location ProVelo au Parc de Woluwé à 1150 Woluwé-Saint-Pierre. Départs à 10h et 14h, durée 3h30.
    P.A.F. : 5 €/personne. Location de vélo possible : 7 €/vélo. Réservations indispensables : 02/502 73 55 ou velotourisme chez provelo.org.
  • Dimanche 19 juillet à 10h : balade « Minutes papillons ». A la découverte de nos papillons, diurnes, de toutes les couleurs,... Durée environ 2h.
    Au site du Scheutbos à 1080 Molenbeek-St-Jean, (rendez-vous devant le chalet du Parc régional, au bout de la rue pavée du Scheutbos, angle du boulevard Mettewie, en face du boulevard Machtens).
    Activité gratuite. Infos : www.bruxellesenvironnement.be, www.natureaujardin.be
  • Dimanche 2 août à 11h : balade « Minutes papillons ». A la découverte de nos papillons, diurnes, de toutes les couleurs,... Durée environ 2h.
    Au Domaine des Silex, Chemin des Silex, 10, à 1170 Watermael-Boitsfort.
    Activité gratuite. Infos : www.bruxellesenvironnement.be, www.natureaujardin.be
  • Dimanche 9 août à 11h : balade « Minutes papillons ». A la découverte de nos papillons, diurnes, de toutes les couleurs,... Durée environ 2h.
    Au parvis de l’église Saint-Vincent à 1140 Evere.
    Activité gratuite. Infos : www.bruxellesenvironnement.be, www.natureaujardin.be

Avec la participation de Natagora, Biloba asbl, CEBO, Centre Paul Duvigneaud, COWB, Ferme Nos Pilifs, Jardins solidaires, Librairies de Aves et Nature et Progrès (section Bruxelles), LRBPO, Natuurpunt, PAN Belgium, Pro Velo asbl, Tournesol-Zonnebloem asbl, ULB, Inter-Environnement Bruxelles, Comité Jean Pain, Les Maîtres-Composteurs.

Infos et réservations : 02/775 75 75, www.bruxellesenvironnement.be.

Télécharger le programme d’activités gratuites Rendez-vous nature et compost — Printemps-été 2009


Le droit à un (bon) logement

Le droit à un (bon) logement

https://www.ieb.be/1709
19 mars 2009

Le 19 mars, la plateforme Logements Vides, lancée par le RBDH, le Bral et IEB, a publié une carte blanche dans Brussel Deze Week pour dénoncer le trop grand nombre de logements sociaux inoccupés. Depuis 1999, la Région Bruxelloise a fait de la rénovation de son parc de logements publics une priorité. Cependant si les moyens financiers sont à disposition, les différents projets de remise aux normes et les chantiers de rénovation de ces bâtiments tardent être mis en œuvre.

Le logement social à Bruxelles : peut mieux faire

La série d’articles dans Brussel Deze Week consacrés aux logements sociaux du Foyer Anderlechtois nous a montré des situations poignantes : des habitations vides depuis des années, des projets de rénovation qui traînent en longueur ou sont mal réalisés.

Le Foyer Anderlechtois n’est malheureusement pas une exception. De très nombreux logements sociaux sont en mauvais état suite au manque d’entretien et d’investissement depuis de très nombreuses années. 20% des habitations sociales ne pourraient pas être mises en location si l’on tient compte des normes du code du logement bruxellois.

En plus du mauvais état d’une grande partie d’une parc de logements sociaux (38 900), il faut aussi signaler que 2341 d’entre eux, soit 6 % étaient inoccupés au 31/12/07, une situation qui va en se dégradant. Les 188 logements vides au Foyer Anderlechtois correspondent à la moyenne régionale. Le pourcentage atteint 15% au Foyer Forestois et 12% au Foyer Bruxellois, au Foyer Etterbeekois et la Cité Moderne. En règle générale, l’on dit alors que les habitations sont vides parce qu’un projet de rénovation est prévu. Le problème est que ces logements restent longtemps vides parce que les projets de rénovation traînent trop longtemps. Il n’est pas exceptionnel de compter 10 ans entre les premiers plans et la nouvelle occupation.

Pourtant la rénovation du parc de logements sociaux est la priorité du Gouvernement bruxellois depuis 1999. Des moyens financiers conséquents sont disponibles. Les programmes d’investissement en cours prévoient 480 millions pour la rénovation des habitations sociales bruxelloises. En bref : l’argent est disponible ; comment se fait-il, alors que tant de logements soient encore en mauvais état ou inoccupés et que les projets traînent en longueur ?

La réponse est simple : une mauvaise gestion, un éparpillement des moyens et un manque de sens de la responsabilité de la part de la Société Régionale du Logement Bruxellois (SLRB). A la défense des sociétés de logement, il arrive parfois qu’un entrepreneur fasse faillite, par ailleurs la rénovation d’immeubles classés n’est pas toujours aisée. Mais les faillites ne sont pas monnaie courante et tous les biens ne sont pas classés. Un certain nombre de sociétés – et pas nécessairement les plus petites – par manque de moyens financiers et humains ne disposent tout simplement pas de la capacité nécessaire pour gérer leur patrimoine de manière efficace et compenser des années de négligence. Les sociétés foncières publiques disposent actuellement de plus de 50 hectares de terrains, un territoire suffisant pour un minimum de 5000 logements sociaux. Et pourtant, un tiers de ces sociétés n’a pas construit un seul logement social ces 15 dernières années.

L’accord de gouvernement de 2004 prévoyait de professionnaliser et d’unifier la gestion des sociétés foncières publiques (un premier pas vers la fusion ?) mais rien de structurel n’a été mis en place en dehors de la cellule d’accompagnement de la SLRB mise à la disposition des sociétés. Les procédures administratives requises pour transférer les dossiers entre les sociétés foncières et la SLRB sont extrêmement lourdes et les sociétés qui ne rénovent pas à temps leur parc de logements ne sont pas sanctionnées par la SLRB.

C’est pourquoi nous plaidons en faveur de mesures structurelles qui aideront les sociétés foncières à améliorer leur travail. En premier lieu, les procédures administratives pour la mise en œuvre d’un projet doivent être simplifiées. Ensuite la cellule d’accompagnement doit être étoffée et gérer les tâches complexes telles que les aspects techniques et juridiques. Pourquoi ne pas mettre également en place un réseau centralisé pour la comptabilité ? L’on obtiendrait ainsi un système combinant les actions locales proches des locataires avec une expertise adéquate.

Finalement, la SLRB devrait être à même d’agir à la place des sociétés qui n’utilisent pas les terrains dont elles disposent pour construire de nouveaux logements sociaux ou qui laissent traîner des projets de rénovation.

Les 36 000 familles locataires d’un logement social et les 26 000 familles inscrites sur liste d’attente y ont certainement droit.

Werner Van Mieghem, Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH/BBRoW)
Piet Van Meerbeek, Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral)
Isabelle Hochart, Inter-Environnement Bruxelles (IEB)
au nom de la plateforme Logements Vides

Infos : www.rbdh-bbrow.be.


City marketing : Bruxelles à vendre !

City marketing : Bruxelles à vendre !

https://www.ieb.be/45962
23 mars 2009 • Axel Claes


Inventaire des enquêtes publiques du 25/03/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 25/03/2009

https://www.ieb.be/1711
25 mars 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 25/03/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 mars 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 mars 2009

https://www.ieb.be/1712
26 mars 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un coup de pédale à la pub
Demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement de stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux.
- Saint-Josse-ten-Noode : 5 stations.
Enquête publique jusqu’au 9 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
- Bruxelles-Ville : 57 stations.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 21 avril 2009.
- Jette : 10 stations.
Enquête publique jusqu’au 16 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
Contactez Claire Scohier.

Meylemeersch
Anderlecht : abrogation partielle du PPAS « Meylemeersch » – modificatif II (AE 29/03/90).
Enquête publique jusqu’au 25 mars 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès !
Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
Contactez Claire Scohier.

Concertations à venir

• Tour et Taxis : des tours, mais pas de taxis... Bruxelles-Ville et Molenbeek : site de Tour et Taxis, rue Picard, 5-15, et avenue du Port, 90. Demande de permis d’urbanisme pour la réalisation de :
- 381 383 m2 hors sol dont 152 555 m2 de logements (1 397 unités), 94 727 m2 de bureaux, 80 472 m2 de commerces, 27 721 m2 d’équipements, 18 722 m2 de production de biens immatériels, 6 294 m2 d’activités productives,...
- 9,11 ha d’espaces verts dont 1,53 ha de voiries plantées et 1,94 ha d’espaces collectifs privés.
- 4 522 emplacements de parking dont 4 422 couverts.
Demande de permis d’environnement pour l’exploitation de nouvelles installations :
- 4 422 emplacements de parking couverts et 100 en plein air,
- diverses installations de refroidissement et de combustion,
- une piscine de 250 m2,
- 2 salles de fêtes de 816 et 403 places.
Concertation le 31 mars 2009. Contactez Thierry Kuyken.

• Carrefour de l’Europe. Bruxelles-Ville : boulevard de l’Impératrice. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la voirie entre le Mont des Arts et la rue d’Assaut, en passant devant la Gare Centrale. Concertation le 31 mars 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Un coup de pédale à la pub. Demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement de stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux.
- Molenbeek-Saint-Jean : 15 stations.
- Saint-Gilles : 11 stations.
Concertations le 31 mars 2009.
Contactez Claire Scohier.

• Terminus Dieweg. Uccle : Dieweg, avenues Carsoel et Wolvendael. Demande de permis d’urbanisme déposée par la STIB pour le réaménagement du terminus du feu tram 18 au Dieweg. Concertation le 1er avril 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Parking Stalle. Uccle : rue de Stalle prolongée. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du parking de transit « Stalle » . Concertation le 1er avril 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Écoducs. Watermael-Boitsfort : drève des Morilles et avenue des Deux Montagnes. Demande de permis d’urbanisme par Infrabel pour construire deux écoducs, l’un au-dessus, l’autre en-dessous de la ligne 161 et prolonger la clôture jusqu’à la limite régionale. Commission de concertation le 2 avril 2009. Contactez Delphine Termolle

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Soirée paniers bio Ba-O-Bab 81

Soirée paniers bio Ba-O-Bab 81

https://www.ieb.be/1713
26 mars 2009

Panier de légumes bio, produits laitiers de la ferme... Manger sain, local et de saison, c'est possible ! Mais quelles sont les différentes alternatives pour le consomm'acteur saint-gillois ?

Le groupe pilote du projet Ba-O-Bab 81, un quartier durable pour tous à Saint-Gilles, est très heureux de vous inviter à sa soirée d’information sur les paniers bio et autres formes d’achat solidaires et collectif.

Le 26 mars à partir de 18h45 , aux Restos du Cœur de Saint-Gilles, rue de Bosnie, 22, à 1060 Bruxelles.

Infos : 02/543 44 15, baobab81 chez ibgebim.be.


Le boulevard Lambermont bientôt réaménagé

Le boulevard Lambermont bientôt réaménagé

https://www.ieb.be/1714
26 mars 2009

Le projet de réaménagement du boulevard Lambermont a été élaboré après une procédure de participation à laquelle IEB a participé. Vous avez encore l’opportunité de faire part de vos remarques avant la signature des plans définitifs.

Les esquisses vous seront présentées le mardi 31 mars 2009 à 19h30 à la Muziekacademie J.H. Fiocco, boulevard Lambermont, 184, à 1030 Bruxelles.

Infos : www.bruxellesmobilite.be.


IEB a déménagé

IEB a déménagé

https://www.ieb.be/1721
31 mars 2009

Ce lundi 30 mars, Inter-Environnement Bruxelles quittait la rue du Midi pour emménager dans ses nouveaux locaux au 26 de la rue d'Edimbourg à Ixelles, dans la Maison du Développement durable, Mundo-B.

Le bâtiment vient d’être rénové selon des standards durables en utilisant des matériaux écologiques.

Les associations qui ont initié Mundo-B (Inter-Environnement Bruxelles, Green, Natagora,...) deviendront, via leurs parts de coopérateurs, « propriétaires » des bureaux qu’elles occupent, ce qui constitue un gage de longévité et est peu courant dans le secteur associatif.

Infos : www.mundo-b.org


Tour & Taxis : le bénéfice du promoteur financé par les pouvoirs publics ?

Tour & Taxis : le bénéfice du promoteur financé par les pouvoirs publics ?

https://www.ieb.be/1715
31 mars 2009

Pour IEB, le projet d'urbanisation du site de Tour & Taxis est inacceptable en l'état, notamment : parce qu'il créera un problème majeur de mobilité dans le quartier ; parce que les pouvoirs publics ravalent la parole donnée aux habitants à l'occasion de l'établissement du schéma directeur du site récemment adopté ; parce que le parc, qui apporte une grande partie de la plus-value espérée par le promoteur, devrait être financé par les pouvoirs publics !

Remarques d’Inter-Environnement Bruxelles à propos du projet d’urbanisation du site de Tour & Taxis, discuté ce mardi 31 mars 2009 à 18h en commission de concertation.

Commune de Bruxelles-Ville
Collège des Bourgmestre & Echevins
Secrétariat de la Commission de Concertation
Département Urbanisme de la Ville de Bruxelles,
Boulevard Anspach, 6
1000 Bruxelles

Bruxelles, le 31 mars 2009

Concerne : dossier de demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour le bien sis rue Picard 5-15 et avenue du Port 90.

Mesdames, Messieurs,

Par la présente, Inter-Environnement Bruxelles souhaite émettre les remarques suivantes dans le cadre de la commission de concertation portant sur les demandes de permis d’urbanisme et d’environnement du projet d’urbanisation de la ZIR 6A – Tour et Taxis.

1. Tour et Taxis : un site d’importance majeure à l’échelle de la Région

Tour et Taxis est un site exceptionnel à plus d’un titre. Sa situation à proximité du centre de la ville et de la voie d’eau renforce d’autant plus son potentiel attractif. Le développement de cette friche urbaine aura des répercussions considérables sur les quartiers avoisinants et au-delà sur le centre ville.
Il est totalement regrettable, au vu de l’enjeu qu’il représente, que l’urbanisation de ce site se fasse sur base d’un projet introduit dans l’urgence afin de résoudre un imbroglio juridico-financier. Pour rappel, le promoteur a introduit un projet de 400.000 m² en justifiant ce chiffre par la conjonction des différents ratios imposés par le cadre légal (PRAS,...) et de données « imposées » par certaines clauses introduites dans le contrat de vente par le demandeur lui-même (en l’occurrence minimum 100.000m² de bureau et minimum 80.000m² de commerces). Ces dernières données sont du ressort du droit privé et ne peuvent entrer en ligne de compte pour des décisions de type urbanistiques qui dépendent elles du droit de l’urbanisme.
Il nous semble dangereux d’entériner ce type de pratique dans la mesure où elles s’écartent totalement d’une logique de bon aménagement des lieux et de la ville. Les 400.000m² ont été imposés comme une contrainte et, même si l’étude d’incidence a permis de faire évoluer le projet de départ, force est de constater que la trame de fond n’a pas été revue et que les grandes lignes de développement proposées restent relativement identiques. De fait avec 380.000 m² (+ un projet d’hôtel non encore défini) on ne peut pas parler d’un projet différent en terme de densité ou de mobilité par exemple.

2. Intégration du site aux quartiers existants

Vu la quantité de mètres carrés et la diversité des fonctions prévues, il s’agit d’un véritable morceau de ville que le demandeur envisage de construire. L’impact sur les quartiers voisins sera considérable et une bonne intégration du projet dans son environnement est indispensable à la réussite du projet. Cela implique les considérations suivantes :

a) une densité adéquate et acceptable pour le quartier
La densité proposée par le projet nous semble nettement trop élevée. L’étude d’incidences estime à plus de 20.000 le nombre de personnes qui seront amenées à fréquenter le site quotidiennement. Il s’agit ni plus ni moins du double de la population actuelle du quartier qui est déjà très dense. S’il est évident que la situation relativement centrale de Tour et Taxis justifie une certaine densité sur le site, il faut néanmoins que la densité proposée soit soutenable. Nous préconisons de suivre en cela le schéma directeur qui évoque le développement de 300.000 m² comme étant la densité idéalement acceptable.
Notons par ailleurs que la donnée P/S annoncée aux environs de 2, du fait de la grande taille de l’espace publique, doit être utilisée avec précaution. En effet, la logique voudrait que l’on soustrait des 18,5 hectares du terrain de la ZIR, 4,5 hectares de parc public, 2,6 hectares de voiries ainsi que la partie de terrain située en zone M et vouée à un hôtel pour ne prendre en compte que les +/- 11 hectares qui seront vraiment urbanisés. On arrive dans ce cas à un P/S nettement plus important. Ceci est d’autant plus vrai que nous n’avons pas connaissance des projets du demandeur sur le ZIR 6B.

b) connexion vers et depuis le quartier existant
Il est essentiel que le site qui est actuellement enclavé soit connecté aux quartiers voisins de telle manière qu’il s’y intègre au mieux. Il faut pour cela créer des connections entre les futurs occupants du site et le quartier existant, mais aussi entre les riverains actuels et le projet. Il faut que le site leur soit facilement accessible. Il est essentiel que le parc reste ouvert en permanence et que l’on ne crée pas une forteresse. Il faut que les « ambiances » du parc favorisent la mixité et la circulation. IEB regrette à ce titre que le parc ne soit pas directement en connexion avec la rue Picard et les talus de cette partie du site, car il aurait dès lors plus facilement incité les riverains à pénétrer sur le site.
Il est important aussi que l’offre de commerces soit adaptée aux besoins des habitants actuels également afin de les inciter à pénétrer le site.

c) une véritable mixité sociale au sein même du site
Il est choquant de constater combien les habitants du quartier Maritime sont absents des préoccupations de l’étude d’incidences. Ainsi, dans le chapitre « incidences générales sur l’être humain », on ne nous parle que de réduire le sentiment d’insécurité (des nouveaux habitants), car le quartier serait « dangereux ».
Afin de renforcer les liens vers le quartier existant et l’intégration du projet dans son environnement, il est essentiel de favoriser la mixité sociale au sein même du projet. Il n’y a à l’heure actuelle aucune certitude quant au profil social des futurs occupants du site. Il n’est donc pas possible, de notre point de vue, de statuer sur le bien fondé du projet.
Par ailleurs, au vu de la carence de logements sociaux en Région bruxelloise (26.000 demandeurs sur les listes d’attentes), de l’explosion démographique que nous promet le bureau du plan dans les 10 prochaines années, des conclusions même de l’étude d’incidences (75% des ménages bruxellois sont exclus de l’accès au marché acquisitif), nous demandons qu’il y ait une garantie de développer au minimum 30% de logements sociaux et 20% de logements moyens (conditions SDRB) sur le site. Nous regrettons également qu’aucun logement de plus de trois chambres ne soit proposé, car dans ce créneau aussi il y a une certaine carence.

3. La mobilité

Actuellement, aucune desserte en transports en commun digne de ce nom ne permet le développement du site tel qu’envisagé par le promoteur. Si un développement des transports en commun par la réalisation d’une ou plusieurs lignes de tram est évoquée dans le projet, aucun plan concret ne semble encore arrêté, ce qui laisse plus que perplexe. Pire, aucun des trois tracés de tram examinés par l’étude d’incidence ne semble avoir fait l’objet d’une étude de faisabilité sérieuse. Les deux options qui utilisent le plus la coulée verte (celle en direct vers Bockstael et celle qui emprunte les talus) semblent proscrites dans la mesure où elles dénatureraient l’idée même du parc, tandis que l’option dite du « tracé Demeer » semble peu réaliste sur le plan technique vu la déclivité entre le site et la rue Demeer justement. Par rapport à une jonction vers le centre ville ou la gare du Nord, le projet reste également flou. Comment autoriser le développement d’un tel quartier sans avoir la garantie d’une solution viable pour la mobilité ?

Pour preuve, à défaut de solutions de transports publics viables, le promoteur demande un permis d’environnement pour pas moins de 4.500 emplacements de parking. Si ce chiffre est conforme au RRU au vu des surfaces projetées et de l’offre de transport actuelle, il n’en reste pas moins qu’il est tout simplement irréaliste. Pour rappel, nous nous trouvons dans un quartier déjà largement engorgé par le trafic automobile et de plus, le site ne bénéficiera que de deux points d’accès pour desservir les 4.500 emplacements prévus.
Sur ce point, il est à noter que la conclusion de viabilité du projet par l’étude d’incidence spécule sur la baisse généralisée du trafic automobile en Région Bruxelloise suite à l’entrée en vigueur du plan IRIS2. Pire, elle se base sur les chiffres du scénario dit « volontariste » (note 3 en bas de la page 13), exclu par les autorités au profit d’un scénario plus « réaliste », pour lequel elles ne possèdent que 41% du financement nécessaire à sa mise en œuvre !

Autant dire que les chiffres sur lesquels se base l’étude d’incidence sont erronés ! Et que ses conclusions en matière de mobilité sont irrecevables.

Par ailleurs, il n’est pas non plus évident qu’une éventuelle baisse de trafic se fasse de manière homogène sur l’ensemble des quartiers de la ville, et force est de constater qu’au vu de l’ensemble des projets prévus dans la zone (BILC, Tour Athenor,...) il est difficile d’imaginer la moindre diminution de la pression automobile à cet endroit. Notons au passage que le chargé d’étude, tout en annonçant une baisse du trafic (ou d’un trafic équivalent dans un premier temps à l’horizon 2013) sur le quartier, pointe dans le même temps la « nécessité » d’élargir l’avenue du Port à 2x2 bandes ! Apprécions la contradiction !

D’autre part, se baser sur la baisse générale de trafic en Région bruxelloise pour justifier la viabilité d’un projet de parking de cette ampleur revient à nier toute responsabilité du promoteur dans ce problème collectif qu’est la mobilité. Une baisse de trafic automobile n’est possible que si chacun fait un effort et il est de la responsabilité de toutes les parties d’y contribuer.

Au vu des difficultés et des blocages auxquels le projet doit faire face dans son volet mobilité, la seule solution viable à court et moyen termes est la limitation de la densité projetée sur le site et la limitation du nombre de ses usagers.

4. Patrimoine, gabarits et parc

Le schéma directeur pointe la nécessité d’aligner globalement les gabarits sur ceux de la gare Maritime. Avec 3 immeubles hauts (2 de plus de 30 étages) et une série d’immeubles intermédiaires (D3, D4.1, M7 et M8 font chacun 15 étages) on est loin du compte.

Par ailleurs, la taille du parc a été considérablement réduite par rapport à ce qui avait été envisagé dans le schéma directeur puisqu’on passe d’une largeur minimale de 120m à 90m (y compris les promenades de part et d’autres) dans le projet actuel. Ceci est regrettable dans la mesure où plus le parc sera grand, plus l’ampleur du site sera important et la mise en valeur des bâtiments aussi.

A l’époque où le schéma directeur définitif a été présenté à la population, au terme d’un marathon épuisant pour toutes les parties, et singulièrement pour les habitants du quartier Maritime, le résultat était présenté comme un fragile équilibre entre les intérêts de chacun. On faisait donc « avaler » aux habitants des tours, des bureaux, un parc sans connexion directe avec les quartiers existants, contre un engagement à préserver la mixité du nouveau quartier (20% de logements sociaux, 30% de logements moyens) et un parc de minimum 120m de large. Il faut aujourd’hui en appeler à la responsabilité des toutes les parties qui ont pris part à l’établissement du schéma directeur. Certaines de ces parties siègent aujourd’hui dans cette commission de concertation, elles siégeaient également dans le comité d’accompagnement de l’étude d’incidence dont elles ont sciemment profité pour ravaler la parole donnée aux habitants. Cette situation est intolérable.

Par ailleurs, les bâtiments M7 et M8 qui sont les plus proches de la gare posent également problème. M8 est à + 10 tout comme + de 50% de M7. Les dépassements de gabarits sont donc nettement plus que ponctuels et masquent de manière importante les vues sur le toit de la gare depuis le Laekenveld.

Pointons également l’importance des ombres portées créées par les zones D et H sur le site du futur BILC, qui ne verra sans doute jamais le jour. Les gabarits prévus à cet endroit auront des conséquences sur les possibilités de développement futur des terrains du port et ici aussi une vision globale, que seul un PPAS pourrait donner, est nécessaire.

Un autre élément inacceptable au niveau patrimonial est la destruction programmée de la Halle aux huiles et aux poissons. Ce bâtiment est emblématique dans la mesure où il rappelle le tracé des anciennes voies du chemin de fer et qu’il caractérise donc très fortement les lieux. Cette destruction serait d’autant plus regrettable qu’elle ne se justifie pas vraiment. Le promoteur évoque la rupture que cette construction cause dans le parc. Nous pensons au contraire que cette halle peut apporter un réel plus au parc. Elle pourrait être facilement valorisée et utilisée pour varier les ambiances du parc et créer par exemple un lieu de rencontre semi couvert (tel un kiosque à musique par exemple). Le parc serait ainsi enrichi d’un élément patrimonial mis en valeur et totalement accessible au public.

5. Rentabilité du projet

Il est curieux de constater combien l’étude d’incidence insiste sur la rentabilité du projet pour justifier des choix urbanistiques inacceptables. Sous le titre « incidences dans les domaines social et économique » , on ne nous parle que des intérêts financiers du demandeur. Et bien sûr pas un mot du social.

Un exemple révélateur est le calcul qui permet au demandeur de réclamer aux pouvoirs publics le rachat du terrain destiné au parc additionné des coûts d’aménagement de celui-ci ainsi que du coût des voiries. Le raisonnement se base sur le calcul de la rentabilité du foncier uniquement. Comme si le demandeur comptait revendre demain le terrain assorti de son permis de bâtir. Alors qu’il va de soi que la plus-value que peut espérer le demandeur sur les immeubles construits est sans commune mesure avec l’investissement qu’il doit faire pour viabiliser le foncier.

Un simple calcul (basé sur les chiffres de l’étude d’incidences) nous permet d’établir que la rentabilité du projet, même si le promoteur prend en charge la viabilisation du site, les voiries et le parc, est tout à fait possible avec un développement de seulement 200.000 m² de logements, à l’exclusion de tout autre développement. Selon le RIE, le terrain viabilisé revient à 90 millions d’euros. Ce foncier viabilisé ramené au m² de logement construit (disons donc 200.000 m² de logements) est donc en moyenne de 450€. Le coût de la construction (p. 33 du RIE) est lui de l’ordre de 1150€/m². Nous obtenons donc un prix de revient de 1600€/m². Un prix parfaitement soutenable pour la réalisation de logements sociaux et moyens. Appliquons un ratio de 50% de logement libre. Au prix du marché, le bénéfice espéré du demandeur sur cette seule partie de logements libres est de 140 millions d’euros ! Ce qui donne un taux de rentabilité de 34%.

Conclusion : la rentabilisation du site est possible avec 200.000 m² de logements seuls, des immeubles bas et sans empiétement de la zone parc.

Certes, ce calcul est rapide, il ne tient pas compte, notamment du rapport de superficie net/brut. En tenant compte de cette contrainte, le taux de rentabilité chute à 30%.

6. Eco quartier

Les éléments mis en avant par l’auteur de projet pour justifier son approche « durable » sont essentiellement les suivants :

  • la localisation du site qui est proche du centre-ville. A ce titre tout nouveau projet sur Tour et Taxis serait durable.
    L’intégration des modes de déplacement doux. Ceci ne vaut en fait que pour les déplacements sur le site lui-même. Les déplacements depuis et vers le site se feront (à défaut de transports publics adéquats) majoritairement en voiture.
  • la réflexion globale sur la mobilité . Une réflexion qui se base sur des données erronées et sans la moindre certitude que les pouvoirs publics auront les moyens techniques et financiers de mettre en oeuvre les transports publics nécessaires.
  • La densification du logement et la mixité de fonctions présentes sur le site. Il convient ici de rappeler à la commission que densité ne rime pas forcément avec quartier durable. Ainsi, si la réflexion sur la densification de la ville ne peut être taboue, il est également important de constater que certains quartiers du centre manquent particulièrement d’espaces verts. Et de rappeler également qu’un nouveau quartier qui crée d’importants problèmes de mobilité, soit par l’absence de garantie de la présence de transports en commun efficaces, soit par sa surcapacité en parkings, n’est pas vraiment un quartier durable. Enfin, un quartier durable doit garantir la mixité sociale et l’intégration du projet à son environnement ce qui est loin d’être le cas dans le projet actuel.
  • la densité et les gabarits : plusieurs bâtiments du site présentent des gabarits élevés. Or, les bâtiments hauts sont plus énergivores et coûteux tant à la construction (le rapport d’incidence indique un sur-coût de 36%) qu’à l’usage et l’entretien. Densité et durabilité ne sont pas nécessairement synonymes s’ils impliquent des gabarits élevés.
  • la performance énergétique des bâtiments peut également être fortement augmentée. Les critères appliqués sont déjà dépassés par la technique. Par ailleurs, nous ne pouvons pas rejoindre le chargé d’étude lorsqu’il prétend que la réalisation de logements passifs est impossible au vu du surcoût que cela représente à l’échelle du site (12,6 millions d’euros). Ce surcoût, appliqué aux 163.000m² de logements prévu dans la demande de permis est d’environ 77€/m². Ramené au projet « idéal » calculé plus haut, ce surcoût se traduirait par une diminution de la rentabilité du projet de 30% à 28,4%.

7. Bureaux

Le projet prévoit le développement de 90000 m² de bureaux. Il y a actuellement +/- 2 millions de m² de bureaux vides à Bruxelles (soit 18% du parc) et plusieurs centaines de milliers de mètres carrés de bureaux neufs sont actuellement à l’étude (RTBF, Josaphat, Delta, Loi, Cité administrative,...).
Il faut une vision globale sur l’ensemble de ces projets avant de pouvoir autoriser des projets de l’ampleur de ceux de Tour et Taxis. Par ailleurs, parmi ces différents projets, Tour et Taxis souffre sans doute plus que les autres d’un manque d’accessibilité en transports publics.

Conclusions

En conséquence, IEB demande à la commission de concertation d’émettre un avis négatif sur ce dossier ou du moins que toute approbation soit assortie de conditions strictes prenant en compte les éléments suivants :

  • Nous demandons que le projet soit plafonné à 300.000 m² (200.000 m² de logements et 100.000 m² de commerces et d’équipements) comme le propose par ailleurs le schéma directeur. Cette option est tout-à-fait rentable et beaucoup plus supportable pour les quartiers voisins. Elle aurait par ailleurs l’avantage de résoudre certains problèmes : répondre plus favorablement à la crise du logement de logement, ne pas contribuer à l’augmentation du stock de bureaux vides, réduction du nombre de parkings, réduction des gabarits, largeur de parc respectée, baisse de l’impact sur le quartier en terme de nuisances, réponse plus aisée en termes de transports publics,...
  • Les logements construits doivent répondre aux critères de performance énergétique les plus exigeants. Le sur-coût calculé dans le RIE est tout à fait raisonnable et ne remet nullement en cause l’équilibre financier du projet. Les bâtiments doivent donc être passifs.
  • La prise ne charge par le promoteur de l’ensemble des coûts liés aux nouvelles voiries ainsi qu’à l’aménagement du Parc ;
  • La session du Parc à L’IBGE ;
  • Le maintien de la dimension du parc telle que prévue par le schéma directeur dans la mesure où cet espace avait déjà fait l’objet d’un consensus entre les différents acteurs impliqués et où il contribuerait fortement à améliorer la qualité de vie pour l’ensemble du quartier ainsi qu’à la mise en valeur du patrimoine du site.
  • Une ouverture du site vers les quartiers voisins (une ouverture du parc vers la rue Picard) ainsi que le développement d’une véritable mixité sociale sur le site même (30% de logements sociaux, 20% de logements moyens, commerces à destination du public du quartier maritime, ouverture des voiries et du parc jour et nuit,...).
  • La préservation de la halle aux huiles et aux poissons comme élément structurant du parc.
  • La résolution préalable du problème de la mobilité par la réalisation d’une connexion en tram vers le centre ville et vers la gare du Nord.
  • Une diminution drastique du nombre d’emplacements de parking prévu . En particulier, les emplacements destinés aux commerces sont trop nombreux. Le ratio 1/60 m² ne devrait être appliqué qu’aux seules superficies de commerce effectives. Or l’étude montre qu’au vu des espaces de circulation de la gare maritime et du stockage seuls 40.000 des 80.000 m² annoncés seront véritablement dévolus au commerce. Il faut donc, pour commencer, réduire de moitié les emplacements dévolus à cette fonction.
  • Une mise entre parenthèse de tout nouveau projet de bureau au vu de la conjoncture actuelle. Par ailleurs, est nécessaire un examen conjoint de l’ensemble des demandes de bureau qui sont projetés le long de l’avenue du Port, tant sur la Zir 6A que sur la Zir 6B.

Merci de joindre nos remarques au PV de la réunion de la commission de concertation.

Meilleures salutations,
pour Inter-Environnement Bruxelles, Mathieu Sonck (0478/203578)


Le quartier RTBF-VRT fait peau neuve

Le quartier RTBF-VRT fait peau neuve

https://www.ieb.be/1718
2 avril 2009

Ce mardi 31 mars, Inter-Environnement Bruxelles organisait une troisième réunion d’information à l’attention des habitants du quartier. Le bureau d’études BUUR-STRATEC, qui a été chargé par la Région de mener une réflexion globale sur l’ensemble de la zone, nous a présenté l’état d’avancement de ses réflexions et de ses négociations avec les différents acteurs concernés.

Une septantaine d’habitants sont venus poser leurs questions et formuler leurs remarques à cette occasion. Inter-Environnement Bruxelles qui a été mandaté par la Région pour relayer l’information entre les habitants et les pouvoirs publics prépare une note de synthèse de cette rencontre. Celle-ci sera bientôt disponible sur notre site internet.

Un projet d’entrée de ville plus vert et plus agréable pour l’E40.

Le quartier RTBF-VRT est un ensemble très vaste qui s’étend depuis le boulevard Reyers jusqu’à la limite régionale au niveau de Marcel Thiry et du Cora. Les enjeux sont multiples et concernent plus particulièrement la mobilité, tant d’un point de vue global que local, la revitalisation des commerces et des entreprises de la zone, le renforcement de la fonction logement et le développement de nouvelles activités économiques.

Pour répondre aux différents problèmes que rencontre actuellement le quartier de la RTBF-VRT et tirer au mieux parti de ses atouts (connexion à la moyenne ceinture, entrée de ville, pôle économique,...), BUUR-STRATEC propose une réflexion selon 3 grands projets :

  • La réalisation d’un grand parc public sur le site de la RTBF-VRT. Ce lieu devrait apporter une nouvelle fonction récréative pour les habitants et les travailleurs de la zone tout en créant de nouvelles connections en mode doux au travers du site.
  • La réduction de la largeur de la E40. Celle-ci est actuellement surdimensionnée à certains endroits. Le projet de la Région est de réduire le nombre de bande à trois plus une bande spéciale pour les bus express de De Lijn qui pourront ainsi gagner au plus vite le centre ville.
  • La revitalisation de la chaussée de Louvain qui manque aujourd’hui de structure (nombreuses interruptions dans le bâti) et d’une identité forte (commerces très éclectiques).

Un travail selon ces trois axes devrait contribuer à changer l’image du quartier et à le rendre plus attractif.

Une nouvelle réunion d’information sera programmée aux environs de la mi-mai, au moment où le bureau d’études remettra son rapport final.


RER à la Schouppe : tout ça pour ça ? Beaucoup de potentiel mais peu de résultats pour les Bruxellois

RER à la Schouppe : tout ça pour ça ? Beaucoup de potentiel mais peu de résultats pour les Bruxellois

https://www.ieb.be/1724
2 avril 2009

La plate-forme SMoB (Sustainable Mobility for Brussels) réagit au récent schéma d'exploitation du RER.

Il y a quelques semaines, Etienne Schouppe présentait le schéma d’exploitation du futur RER dans l’hebdomadaire Knack/Le Vif. Ce schéma n’est pas favorable aux Bruxellois. Ceux-ci subissent les conséquences négatives des chantiers d’infrastructure sans en retirer d’avantages : pas de bonnes fréquences, pas assez de stations et pas de connexions intra-bruxelloises. Alors que ce projet de réseau RER n’améliorera pas la mobilité des Bruxellois, il ne suscite presque aucune réaction politique, citoyenne ou journalistique.

Une première réaction très négative a fusé de l’association des usagers des transports publics TreinTramBus. Selon elle, le schéma répond à une logique d’exploitant mais ne prend pas en compte les besoins des voyageurs. Elle constate que les trains RER doivent éviter à tout prix de rouler dans les pattes des anciens IC/IR. Les RER sont déroutés de la jonction Nord-Midi, chasse gardée des anciens IC/IR, et déviés vers les lignes de contournement.

De nombreuses associations bruxelloises défendant l’environnement, les habitants et les usagers des transports publics réunies au sein de la plate-forme SMoB[1] partagent cette analyse. Ce RER n’offrira pas de liaison directe entre le centre-ville et les communes de la deuxième couronne que sont Uccle, Forest ou Laeken alors qu’il remplirait ce rôle à merveille. Bockstael et Calvoet pourraient n’être qu’à 10 minutes du centre, autrement plus proches qu’avec l’actuel réseau de métro, de tram et de bus. Etienne Schouppe rend le centre de Bruxelles plus facilement accessible avec les IC depuis Mechelen, Louvain ou Denderleeuw que depuis Uccle, Forest, Laeken ou la proche périphérie avec le RER , ce qui ne va pas freiner l’exode urbain des classes moyennes. Ce schéma d’exploitation du RER est façonné pour satisfaire les navetteurs de la grande et moyenne périphérie et pas pour améliorer la mobilité à l’intérieur de la capitale. D’autres chaînons indispensables sont manquants, comme une liaison entre l’aéroport et le quartier européen.

Le plan des lignes n’est pas le seul écueil du futur RER. Les fréquences de passage sont extrêmement faibles. Les associations réclament un passage tous les quarts d’heure durant toute la journée, le soir et le week-end et pas uniquement pendant les heures de pointe. Depuis quelques années, les besoins de mobilité croissent hors des heures de pointe et la tendance va encore s’accélérer avec le vieillissement de la population et la flexibilité croissante des horaires de travail. Il y a également lieu de réclamer davantage d’arrêts. Seules quelques-unes des 17 haltes prévues par le Plan régional de développement (PRD) sont envisagées. Par exemple, les quartiers denses de Schaerbeek et Cureghem auraient mérité une station, tout comme le Lycée français situé du Sud d’Uccle. Articuler autour du RER le développement des futurs quartiers qui vont naître à Josaphat ou à Schaerbeek-Formation n’aurait pas été un luxe non plus.

Selon les associations, ce schéma ne compense pas les lourds travaux d’infrastructure subis par Bruxelles et qui impliquent de nombreuses expropriations et de nouvelles nuisances sonores. Les avantages du RER sont très loin d’en égaler les désagréments. Que reçoit Bruxelles pour tout ce qu’elle a donné ? Beaucoup d’espoirs sont déçus.

Le gouvernement bruxellois reste inexplicablement silencieux et inerte face au plus grand projet de mobilité des années passées et à venir. A l’évidence, une attitude considérablement plus proactive s’impose. Les associations rappellent aux hommes et aux femmes politiques que les élections régionales sont proches et qu’ils seront élus sur base de leur projet de ville. Il est encore temps de se saisir de ce dossier et de promouvoir une ville habitée.

Contacts :
- Inter-Environnement Bruxelles : Jérôme Matagne, 0485/750 421
- Brusselse Raad voor het Leefmilieu : Ben Bellekens, 0486/180 619
- TreinTramBus, beweging voor beter openbaar vervoer : Stefan Steynen, 0494/725 190



[1] La plate-forme SMoB (Sustainable Mobility for Brussels) fédère des associations et habitants défendant les principes d’une mobilité durable à Bruxelles. Elle regroupe : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), Association de Comités de Quartier Ucclois (ACQU), Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU), NoMo - Autrement mobile, CODA, Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Fietsersbond, FOE Bruxsel, Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), Johanna vzw, La Ligue des Familles (Bruxelles), Placeovelo, TreinTramBus, Wolu-Inter-Quartiers (WIQ).


Inventaire des enquêtes publiques du 2/04/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 2/04/2009

https://www.ieb.be/1726
2 avril 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 2/04/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 2 avril 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 2 avril 2009

https://www.ieb.be/1727
2 avril 2009

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Les enquêtes de la semaine

Un coup de pédale à la pub
Demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement de stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux.
- Saint-Josse-ten-Noode : 5 stations.
Enquête publique jusqu’au 9 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
- Anderlecht : 6 stations.
Enquête publique jusqu’au 17 avril 2009.
Concertation le 22 avril 2009.
- Bruxelles-Ville : 57 stations.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 21 avril 2009.
- Jette : 10 stations.
Enquête publique jusqu’au 16 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
- Forest : 8 stations.
Enquête publique jusqu’au 3 mai 2009.
Concertation le 19 mai 2009.
Contactez Claire Scohier.

Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès !
Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
Contactez Claire Scohier.

Concertations à venir

• Écoducs. Watermael-Boitsfort : drève des Morilles et avenue des Deux Montagnes. Demande de permis d’urbanisme par Infrabel pour construire deux écoducs, l’un au-dessus, l’autre en-dessous de la ligne 161 et prolonger la clôture jusqu’à la limite régionale. Concertation le 2 avril 2009. Contactez Delphine Termolle.

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


La Nuit de l'Obscurité vous remercie

La Nuit de l’Obscurité vous remercie

https://www.ieb.be/1728
7 avril 2009

Pour la première fois en Région bruxelloise, étendant ainsi l'initiative à l'échelle nationale, la Nuit de l'Obscurité s'est tenue ce 28 mars et ce grâce à vous. Vous êtes les premiers auteurs de cette formule bruxelloise et pour cela, nous vous remercions grandement.

Parmi les activités de la Nuit de l’Obscurité, ce 28 mars : la promenade nocturne en Forêt de Soignes organisée par les Amis de la Terre bruxellois.

La 1e édition bruxelloise est à l’image de la Région : pluri-participative (différents niveaux d’acteurs), surprenantes, originales et créatives.

Nous avons eu un patchwork assez éclectique :

  • A Saint-Gilles , eut lieu une soirée faisant fi de la fée électricité avec mise à contribution des talents des amis et voisins (musiciens, poètes, jongleurs, cuistot d’un jour ou conteur d’un soir) offrant ainsi un merveilleux moment.
  • A Schaerbeek , une soirée entre amis s’est vue ponctuée d’une partie de "Loup Garou" à 30 personnes avec une bougie pour seul éclairage. La soirée fut qualifiée par les participants de « très chouette moment de partage intergénérationnel. » .
  • Toujours à Schaerbeek , à la chaussée d’Helmet, une soirée anniversaire à la lueur des bougies a marqué de son empreinte cette Nuit de l’Obscurité tandis qu’à la rue Jacques Rayé, ce ne sont pas moins de deux soirées qui se sont déroulées respectivement aux chandelles et au coin du feu.
  • A Evere à proximité du Moeraske, un habitant a également opéré une extinction totale de ses éclairages.
  • A Watermael-Boitsfort , l’asbl Tournesol proposait une découverte de la faune nocturne dans le Parc Tournay-Solvay.
  • Depuis la gare de Groenendael jusqu’à la place Flagey en passant par la forêt de Soignes, les Amis de la Terre organisaient une promenade nocturne.
    Infos : www.facebook.com/group.php ?gid=37401173847
  • A Auderghem , c’est le site du Rouge-Cloître qui accueillait les astronomes.
  • A Jette , la commune organisait une promenade contée depuis la place Astrid et ce jusqu’au par Roi Baudouin.
  • A Uccle , les éclairages de la maison communale et de l’église Saint-Job auraient dû être éteints mais en raison d’une erreur, c’est la rue Xavier de Bue qui fut plongée dans le noir. Il y eut également un très bon relais au niveau des privés. Par exemple, un spectacle d’impro amateur a réalisé plusieurs sketches à la bougie, spots éteints, pour marquer le coup.
  • A Woluwe Saint-Lambert , le site du moulin d’Hof-ter-Musschen se trouvant en zone Natura 2000, le château Malou, l’église de Marie la Misérable, l’église Saint-Lambert ainsi que le rond-point adjacent ont été plongé dans l’obscurité tandis que la maison communale réduisait son propre éclairage.

  • Ces initiatives furent comme autant de coups de pinceaux tamisant pour un soir le territoire surréaliste de la Région Bruxelloise, offrant la beauté et la convivialité de soirées aux lumières des bougies.

    Pour ces moments magiques, merci.

    Au plaisir de vous retrouver pour l’édition prochaine.

    Erwan Marjo

    Infos : www.ieb.be/nuit-de-lobscurite


Ba-O-Bab 81 se met au vert

Ba-O-Bab 81 se met au vert

https://www.ieb.be/1733
8 avril 2009

Venez rejoindre le quartier durable saint-gillois Ba-O-Bab 81, ce mardi 21 avril.


Au menu, compost individuel et collectif, jardins et potagers collectifs, verdurisation et végétalisation de façades.

Les habitants de la rue Th. Verhaegen sont particulièrement conviés pour préparer le projet quartier vert de Bruxelles Environnement.

Le mardi 21 avril, de 19 à 21h, au Restos du Cœur, rue de Bosnie, 22, à 1060 Saint-Gilles.

Infos : 02/543 44 15, baobab81 chez ibgebim.be.


Tous au jardin : visitez 31 jardins nature et compost

Tous au jardin : visitez 31 jardins nature et compost

https://www.ieb.be/1739
8 avril 2009

Ne ratez pas une belle occasion de découvrir comment aménager un jardin en ville, alliant bucolisme et recyclage de nos déchets organiques.

Le dimanche 26 avril 2009, de 10 à 13 h et de 14 à 18 h, le réseau des maîtres-composteurs, Inter-Compost, participera activement à la journée « Tous au jardin » . Et pour cause : la majorité des 31 jardins ouverts appartiennent à des maîtres-composteurs bruxellois.

Demandez la brochure à l’administration Bruxelles Environnement – IBGE au 02/775 75 75 ou passez la chercher dans les nouveaux bureaux d’IEB à Mundo-B, rue d’Edimbourg, 26, à 1050 Bruxelles !

Contactez Caroline Wouters.

Infos : 02/775 75 75, www.bruxellesenvironnement.be.


Inventaire des enquêtes publiques du 8/04/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 8/04/2009

https://www.ieb.be/1742
8 avril 2009

Téléchargez Inventaire des enquêtes publiques du 8/04/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 9 avril 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 9 avril 2009

https://www.ieb.be/1740
9 avril 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Les enquêtes de la quinzaine

Un coup de pédale à la pub
Demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement de stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux.
- Saint-Josse-ten-Noode : 5 stations.
Enquête publique jusqu’au 9 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
- Anderlecht : 6 stations.
Enquête publique jusqu’au 17 avril 2009.
Concertation le 22 avril 2009.
- Bruxelles-Ville : 57 stations.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 21 avril 2009.
- Jette : 10 stations.
Enquête publique jusqu’au 16 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
- Forest : 8 stations.
Enquête publique jusqu’au 3 mai 2009.
Concertation le 19 mai 2009.
Contactez Claire Scohier.

Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès !
Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde.
Enquête publique jusqu’au 10 avril 2009.
Concertation le 24 avril 2009.
Contactez Claire Scohier.

Parc Central
Anderlecht : rues Brune et du Village. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement de la rue Brune et d’un tronçon de la rue du Village en vue de redéfinir les abords du parc et d’y empêcher le stationnement sauvage.
Enquête publique jusqu’au 29 avril 2009.
Concertation le 6 mai 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Résultats de concertations

• La RTBF nous présente sa nouvelle grille. Schaerbeek : demande de permis d’urbanisme pour la transformation des bâtiments de la RTBF. Atteinte en intérieur d’îlot et modification des caractéristiques urbanistiques des bâtiments par divers aménagements intérieurs, la rénovation des façades et la création d’une nouvelle galerie/passerelle reliant les deux bâtiments. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Carrefour de l’Europe. Bruxelles-Ville : boulevard de l’Impératrice. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la voirie entre le Mont des Arts et la rue d’Assaut, en passant devant la Gare Centrale. [ Lire l’avis ]

• Terminus Dieweg. Uccle : Dieweg, avenues Carsoel et Wolvendael. Demande de permis d’urbanisme déposée par la STIB pour le réaménagement du terminus du feu tram 18 au Dieweg. Avis favorable sous conditions. Uccle demande à la Stib de ne pas utiliser le terminus avant de faire les travaux. [ Lire l’avis ]

• Parking Stalle. Uccle : rue de Stalle prolongée. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement du parking de transit « Stalle » . Avis favorable sous conditions. Le Parking Stalle est en infraction à la réglementation relative aux permis d’environnement. Jusqu’à quand ? [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Une politique fiscale de la mobilité pour allèger la ville

Une politique fiscale de la mobilité pour allèger la ville

https://www.ieb.be/45963
14 avril 2009 • Jérôme Matagne


États généraux de Bruxelles : la clôture

États généraux de Bruxelles : la clôture

https://www.ieb.be/1745
21 avril 2009

La Plate-forme de la société civile bruxelloise vous invite cordialement à la session finale des États généraux de Bruxelles.

Après 16 rencontres-débats animées la plateforme propose sa « Rue de l’Avenir » le samedi 25 avril 2009 de 13h40 à 18h, au Kaaitheater, square Sainctelette, 20, à 1000 Bruxelles (Métro Yser).

Programme

A 13h40

  • « L’occupation des sols » , film de Marie-Françoise Plissart.

De 14h à 18h

  • Présentation « Rue de l’Avenir » : la Plate-forme de la société civile bruxelloise propose quelques lignes de force et chantiers pour l’avenir de la région bruxelloise.
  • Réactions : Facultés Universitaires Saint-Louis (FUSL), Université Libre de Bruxelles (ULB) & Vrije Universiteit Brussel (VUB), Inter-Environnement Bruxelles (IEB) & Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral), CSC-ACV & FGTB-ABVV, Réseau des Arts à Bruxelles (RAB) & Brussels Kunstenoverleg (BKO), Brussels Entreprise, Commerce and Industry (BECI), Aula Magna, Manifesto & bruXsel forum*.
  • Interpellation : Charles Picqué (PS), Christos Doulkeridis (Ecolo), Armand De Decker (MR), Benoît Cerexhe (cdH) (sous réserve), Steven Vanackere (CD&V), Pascal Smet (sp.a), Sven Gatz (Open VLD) et Bruno De Lille (Groen !).
  • Musique : Jaune Toujours, La Nouvelle Harmonie Bruxelloise d’Accordéons.
  • Café politique : interpellez directement les responsables politiques bruxellois ! Messages vidéos de partis politiques bruxellois.

A ne pas rater ! Entrée gratuite.

Inscriptions : http://www.etatsgenerauxdebruxelles.be/?Conferences-debats.

Infos : www.etatsgenerauxdebruxelles.be.


L'asbl Woningen 123 Logements maintient son projet de réhabilitation temporaire de la Cité sociale Volta, la Plateforme Logements Vides soutient !

L’asbl Woningen 123 Logements maintient son projet de réhabilitation temporaire de la Cité sociale Volta, la Plateforme Logements Vides soutient !

https://www.ieb.be/1751
22 avril 2009

L'asbl « Woningen 123 Logements » a proposé au « Foyer Ixellois » de réhabiliter les maisons vides de la Cité sociale Volta. Le projet a été refusé. L'association, rejointe par la Plateforme Logements Vides, maintient son projet et organise une action qui se déroulera ce jeudi 23 avril à 11h. Toute participation est bienvenue pour soutenir cette initiative.

Le « Foyer Ixellois » refuse la proposition de réhabilitation temporaire de ses logements sociaux vides que lui a faite l’asbl « Woningen 123 Logements », mais est prête à la rencontrer. L’asbl « 123 » demande que ce rendez-vous soit prévu très rapidement. Elle compte convaincre le « Foyer Ixellois » de l’urgence, de l’importance et du réalisme de son projet. De même, l’asbl va présenter sa proposition de réhabilitation aux riverains et aux habitants du quartier.

La Plateforme Logements Vides soutient l’initiative et sera présente pour l’affirmer mais aussi pour présenter ses revendications qui pointent et cherchent à résoudre les nombreux problèmes de gestion des logements sociaux vides à Bruxelles. En effet, le phénomène est loin de ne concerner que le « Foyer Ixellois ».

Contexte

Ce lundi, le conseil d’administration du « Foyer Ixellois » a donc discuté la proposition de notre asbl de réhabilitation temporaire (cfr communiqué du 16 avril ci-dessous).

Il nous officiellement répondu par courrier. Il s’oppose à notre proposition, mais s’engage à rencontrer notre association « pour de plus amples informations ». Nous désirons obtenir ce rendez-vous que nous propose le « Foyer Ixellois » dans la semaine.

Le courrier évoque plusieurs arguments pour justifier la position du « Foyer Ixellois » (grand projet de rénovation en cours, refus d’accorder des dérogations,...). Nous restons convaincu que le projet est réaliste et pourra raisonnablement faire l’objet d’un accord, formalisé sur « une convention d’occupation temporaire ». En effet, d’une part, les grands travaux prévus ne démarreront, pour la plupart, que dans plusieurs années, laissant la perspective d’une réhabilitation temporaire sur 2, 3 ans réaliste et souhaitable. D’autre part, notre objectif est bien de reloger temporairement des ménages dans des maisons, rénovées dignement, en attente d’une rénovation lourde. Les ménages qui habiteront dans les maisons resteront à leur place dans la longue liste d’attente pour accéder à un logement social selon les critères conventionnels.

Nous vous fournirons plus d’éléments sur la faisabilité de notre proposition lors de notre conférence de presse et ainsi que sur les arguments avancés par le « Foyer Ixellois » que nous convions cependant à nous rencontrer à cette occasion de manière à ce qu’il puisse présenter lui-même ses arguments et entendre les nôtres.

De surcroît, nous sommes également déterminé à cette occasion, à présenter notre proposition aux habitants de la cité sociale, ainsi que de leur présenter les représentants de notre association et les ménages candidats à s’investir dans ce projet d’habitation temporaire.

Nous vous invitons à venir découvrir le quartier et les maisons vides concernées par notre projet de réhabilitation, à rencontrer avec nous les habitants du quartier, ainsi que les représentants du « Foyer Ixellois », s’ils répondent, comme nous l’espérons, à notre invitation. Rendez-vous le 23 avril à 11h, à l’angle de la rue Semet et de la rue Volta
(Cité Volta – chaussée de Boondael – Cimentière d’Ixelles).

PS : Ce mercredi 22 avril, notre association (Woningen 123 Logements) passe à l’antenne de la RTBF, dans le cadre de l’émission « C’est la vie en plus » (21h30, notre passage vers 22h40). Nous y présentons le travail de notre asbl et nos intentions de réhabilitation de logements vides de la cité Volta. De même, notre initiative fera l’objet d’un suivi documentaire télévisuel de portée nationale.

Contacts

  • Woningen 123 Logements
    Thomas Dawance, info@123rueroyale.be, 0475/39 79 22.
    Nathalie Delaleeuwe, nathalie.rbdh chez skynet.be, 02/502 84 63.
  • Plateforme Logements Vides
    Werner Van Mieghem (RBDH), werner.rbdh chez skynet.be, 02/502 84 63.
    Piet Van Merbeek (Bral), piet chez bralvzw.be, 02/217 56 33.
    Isabelle Hochart (IEB), isabelle.hochart chez ieb.be, 02/893 09 17

Patrimoine bruxellois en fête

Patrimoine bruxellois en fête

https://www.ieb.be/1749
22 avril 2009

IEB sera présent à la fête du patrimoine en Région bruxelloise, le dimanche 26 avril de 10h à 18h.

Dans le cadre des bâtiments réaffectés de Tour et Taxis, le Patrimoine en fête rassemblera les Bruxellois qui s’intéressent aux richesses architecturales et naturelles de leur ville. De nombreux spécialistes de la défense et de la restauration du patrimoine seront présents. Conseils, démonstrations mais aussi des animations ludiques permettront de rêver et de mieux comprendre le patrimoine et de découvrir les métiers du patrimoine et de bonnes adresses.

A cette occasion, Inter-Environnement Bruxelles tiendra un stand d’information présentant « Bruxelles en mouvements » et les services que rend l’association aux citoyens soucieux de protéger le patrimoine bruxellois.

Infos : www.patrimoineenfete2009.be.


Ba-O-Bab 81 s'est mis au vert

Ba-O-Bab 81 s’est mis au vert

https://www.ieb.be/1753
22 avril 2009

Ce mardi 21 avril le quartier durable saint-gillois Ba-O-Bab 81 a reçu la visite d'IEB.

Ce fut l’occasion d’informer les habitants de la rue Théodore Verhaegen et des environs sur le compost individuel et collectif avec le réseau des maîtres-composteurs Inter-Compost, les jardins et potagers collectifs, la verdurisation et végétalisation de façades avec l’appel à projets Quartiers Verts, une initiative d’IEB.

Infos : 02/543 44 15, baobab81 chez ibgebim.be.


Expropriations en vue du Progrès

Expropriations en vue du Progrès

https://www.ieb.be/1748
22 avril 2009

En 2005 plus de 200 habitants de la rue du Progrès apprenaient qu’ils risquaient d’être expulsés de leur quartier et de leur lieu de vie en raison d’un projet d’infrastructure ferroviaire envisagé par Infrabel à leur endroit. Inter-Environnement Bruxelles (IEB), le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), le Comité du quartier Midi, l’Union des locataires du Quartier Nord (ULQN), le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l'Habitat (RBDH), Pétitions-Patrimoine et les habitants de la rue du Progrès exposent leur point de vue et les positions qu’ils défendront devant la Commission de concertation de Schaerbeek, ce vendredi 24 avril 2009.

Ce vendredi 24 avril se déroulera à la commune de Schaerbeek la commission de concertation portant sur la demande de permis d’urbanisme d’Infrabel visant à délivrer le permis d’urbanisme à Infrabel pour lui permettre de réaliser un projet d’extension de la capacité ferroviaire dans la zone dite du Quadrilatère Nord, nœud important du réseau ferroviaire belge. Le projet de base consiste en la création d’un viaduc le long de la rue du Progrès en vue de permettre le passage de la ligne 36N (Liège-Cologne) au-dessus de la ligne 50 (Dendermonde) à une hauteur de 9 m afin de supprimer leur cisaillement actuel. Il permet donc l’accroissement des relations rapides sur la L. 36N sans interférer avec la mise en place du RER sur la L. 50.

Selon Infrabel, ce résultat ne peut être atteint sans démolir une trentaine d’habitations de la rue du Progrès, soit un pan entier de la rue, habité par 85 ménages, soit 218 habitants. Une bonne partie d’entre eux sont locataires et habitent le quartier depuis plus de 10 ans. Ceux-ci ne bénéficient pour ainsi dire d’aucune protection légale en cas d’expropriation et ont très peu de chance de pouvoir se reloger dans le quartier, d’une part, et à des conditions financières similaires, d’autre part. Les maisons destinées à démolition sont en bon état, datent pour la plupart de la fin du 19e siècle, font partie de l’identité du quartier et nombre d’entre elles ont fait l’objet de rénovations importantes ces dernières années. Alors que ce projet est envisagé depuis plus de trois ans, pratiquement aucune mesure sérieuse n’a été adoptée jusqu’à ce jour par Infrabel, la Région et la commune pour s’assurer du relogement de ces habitants fragilisés dans leur quartier. Les pouvoirs publics n’ont pas contesté jusqu’à présent le projet et encore moins ses conséquences sociales et humaines.

Pour Inter-Environnement Bruxelles (IEB), le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), le Comité du quartier Midi, l’Union des locataires du Quartier Nord (ULQN), le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH) et Pétitions-Patrimoine :

  1. l’expropriation de 85 ménages est disproportionnée par rapport aux avantages apportés par le projet en termes de mobilité publique puisqu’il ne permet de reculer que de quelques années l’échéance de la saturation pleine et entière de la Jonction Nord-Midi ;
  2. subsidiairement, il existe une alternative au projet de base permettant d’éviter les expropriations, de maintenir la qualité urbanistique du bâti et la physionomie du quartier tout en atteignant un résultat presqu’aussi performant. Cette alternative est écartée par Infrabel, soit pour des motifs peu convaincants, soit pour des raisons de durée de chantier, de coûts plus importants et de perturbations des lignes pendant le chantier, inconvénients mineurs au regard de l’expropriation des 85 ménages (voir annexe) ;
  3. si expropriations il y a, celles-ci doivent respecter les conditions minimales permettant de respecter le droit au logement et le permis ne peut en aucun cas être délivré sans qu’Infrabel n’ait signé une convention par laquelle il s’engage à constituer un fond de garantie pour les locataires et à constituer une garantie bancaire permettant de financer la reconstruction d’une surface équivalente en logement dans le quartier avant le démarrage du chantier, en vue d’assurer le relogement des locataires expulsés. Cette demande émane d’ailleurs du comité d’accompagnement qui l’a consignée dans sa déclaration de clôture du 6 juin 2008 (voir annexe).

Rétroactes du dossier

Le Quadrilatère Nord est une des portes d’entrée ferroviaire de Bruxelles située à l’une des extrémités de la Jonction Nord-Midi. Il constitue un des nœuds d’accès qui distribue et répartit les trains sur les 6 voies de la Jonction, laquelle voit passer environ 1.200 trains par jour. A l’époque, c’est plus de 12.000 personnes qui seront chassées de ces quartiers pour permettre l’aménagement d’une Jonction aujourd’hui au bord de la saturation. Pour répondre à cet engorgement tout en poursuivant l’amélioration de l’offre ferroviaire, divers projets ont vu le jour ces dernières années telles la construction du tunnel Schuman-Josaphat, la réalisation du Diabolo et bien sûr l’opérationnalisation du RER. Le présent projet s’inscrit donc dans ce package global de mesures destinées à améliorer l’offre ferroviaire qui dessert et traverse Bruxelles.

C’est en août 2005 qu’Infrabel avait introduit sa première demande de permis pour le présent projet, laquelle fut déclarée complète en janvier 2006 suite à la consultation de la Direction des Monuments et Sites. En effet, la globalité du projet entraîne non seulement la destruction d’une trentaine d’habitations à la rue du Progrès mais également la destruction de la conciergerie des entreprises Aubert-Blaton, laquelle est inscrite sur la liste de sauvegarde du patrimoine par un arrêté de 1998.

Le 21 avril 2006, la commission de concertation a rendu un avis favorable sur le projet de cahier des charges et a constitué un comité d’accompagnement auquel IEB et le BRAL ont pu participer à titre d’observateurs. Ce comité s’est réuni pour la première fois le 2 juin 2006. Lors de ce comité d’accompagnement Infrabel a présenté le projet de base ainsi que quelques alternatives en balayant rapidement la seule alternative permettant d’éviter les expropriations, appelées ultérieurement alternative OF5. Au bout de quatre réunions, le comité d’accompagnement, conscient de l’impact social désastreux du projet, a demandé fin 2006 aux bureaux d’étude d’approfondir les alternatives permettant d’éviter ou au moins de minimiser les expropriations à la rue du Progrès, et ce, malgré les velléités d’Infrabel pour défendre son projet de base comme seule solution praticable.

Il faudra un an au bureau d’étude pour revenir le 13 décembre 2007 devant le comité d’accompagnement. Quatre réunions furent à nouveau nécessaire pour que le bureau d’étude puisse répondre aux multiples questions posées par les membres du comité d’accompagnement, souvent peu convaincus de l’argumentaire visant à écarter l’alternative OF5. Le comité a invité à de nombreuses reprises le bureau à pousser plus avant ses investigations dans un contexte visible de tension avec le demandeur Infrabel. Ce sont ces tensions qui mèneront d’ailleurs le chargé d’étude à devoir distinguer dans l’étude d’incidence son point de vue de celui du demandeur. Ainsi, notamment à la p. 114 de l’étude, on constate qu’Infrabel et le chargé d’étude apprécie différemment l’impact de l’alternative OF5 sur la souplesse d’exploitation ferroviaire, élément central justifiant pour partie le rejet de cette alternative.

Le rapport final de l’étude d’incidences est donc un produit bancal qui permettra à Infrabel d’annoncer aux habitants de la rue du Progrès, sans coup férir, le 12 juin 2008, qu’après avoir examiné toutes les alternatives, il avait le regret de leur faire savoir que seul le projet entraînant leur expropriation pour cause d’utilité publique était envisageable.

Cette notion d’utilité publique reste à interroger. L’utilité publique autorise-t-elle la destruction d’un pan entier de rue et donc de toute une vie de quartier, de chasser deux centaines d’habitants, des dizaines de familles alors qu’une alternative presqu’aussi performante existe et qu’un regard plus prospectif démontre que le projet dit d’utilité publique n’est plus en phase avec le contexte global et les dernières données balisant la politique de mobilité ?

De grands travaux inutiles à un coût social disproportionné

Pour les associations et habitants, l’expropriation des 85 ménages est totalement disproportionnée par rapport aux avantages apportés par le projet en termes de mobilité publique puisqu’il ne permet de reculer que de quelques années l’échéance de la saturation pleine et entière de la Jonction Nord-Midi

Comme le reconnaît l’étude d’incidence, la capacité des nouvelles infrastructures restera limitée à celle du pertuis 1 de la jonction. Or le nombre de relations pouvant circuler sur les L. 36N et L. 50 ne dépend pas tellement de la capacité propre de la ligne considérée mais plutôt de la capacité de ce pertuis (p. 69 de l’étude d’incidence). Même avec la réalisation de l’ensemble des mesures prévues, la capacité du pertuis 1, tout comme des autres pertuis, restera limitée.

Le 26 septembre, le responsable d’Infrabel Luc Lallemand déclarait que la Jonction Nord-Midi était au bord de la saturation et que d’ici 2020, à infrastructure inchangée, on laisserait des milliers de gens sur les quais. Le viaduc prévu pour le Quadrilatère n’est en définitive que le sparadrap d’un mal bien plus profond nécessitant une lourde réflexion suivie de travaux d’envergure coûteux (on parle de 1 milliard d’euros) pour venir à bout de l’asphyxie de la Jonction Nord-Midi. Face au mammouth qui s’annonce, ne faudrait-il pas suspendre le projet Quadrilatère qui risque d’être rapidement un chantier dommageable et inutile au vu des nouvelles options qui risquent de se dessiner pour la Jonction-Nord-Midi.

Dans les dernières prévisions du schéma d’exploitation du RER présentées récemment par le ministre fédéral de la mobilité, les RER sont déroutés de la jonction Nord-Midi, au profit des anciens IC/IR, et déviés vers les lignes de contournement. La plate-forme SMoB, qui réunit les associations bruxelloises actives en matière de mobilité, a réagi vertement à ce nouveau schéma en signifiant qu’il ne compensait pas les lourds travaux d’infrastructure subis par Bruxelles qui impliquent de nombreuses expropriations et de nouvelles nuisances sonores [1]. Et de fait ! Le RER est pensé par la SNCB avant tout pour faciliter l’accès et la traversée rapide de Bruxelles par les navetteurs et autres touristes, en oubliant ceux qui habitent la ville. La conception du RER défendue par la SNCB n’en fait pas un transport intra-urbain mais uniquement un transport supra-régional.

Infrabel serait d’ailleurs bien inspiré de présenter l’impact de ce changement de schéma sur le présent projet : le nouveau schéma dévie de la Jonction plusieurs lignes RER vers la ligne 28 pour récupérer de nouvelles capacités sur la Jonction au profit de lignes rapides. Cette hypothèse abordée dans le cadre du comité de suivi du projet avait été refusée par Infrabel au motif qu’elle obligeait à redéfinir le schéma d’exploitation 2016 du RER. C’est chose faite. Dans le nouveau schéma, la ligne R5 destinée à passer dans le premier pertuis de la JNM est aujourd’hui détournée vers la L. 28 en passant par la gare de l’Ouest.

Ces éléments laissent songeurs sur l’utilité publique d’un projet qui aura les conséquences suivantes pour la rue du Progrès, ses habitants et leur environnement :

  • Le déplacement des 85 ménages de la rue du Progrès : il s’agit de ménages soit de taille très réduite (nombreuses personnes isolées) ou de taille supérieure à la moyenne régionale (25% sont composées de 4 personnes ou plus), dont le taux de chômage est très élevé (35,4 %) et le revenu médian de 4.400 EUR inférieur à la moyenne régionale. 30% des habitants sont propriétaires occupants. Les locataires paient des loyers de 200 à 300 EUR pour des appartements de 1 à 2 chambres. Le marché actuel du logement tant public que privé (voir p. 331 de l’étude d’incidence) montre que les locataires n’ont aucune chance de retrouver une offre équivalente dans le quartier. Or l’enquête réalisée par le bureau d’étude montre que les habitants ont développé un sentiment d’appartenance fort au quartier d’autant que la majorité d’entre eux l’habitent depuis plusieurs décennies.
  • La destruction de 28 habitations en bon état, intégrées récemment dans un contrat de quartier (Aerschot-Progrès 2001-2005) et dont la plupart ont fait l’objet de rénovations importantes. Plus de la moitié date de la fin du 19ème-début 20ème et ont un intérêt architectural reconnu. Les plus dégradées sont précisément celles qui appartiennent à la SNCB. Selon l’étude d’incidence, la démolition de tout ce pan de rue sera préjudiciable d’un strict point de vue patrimonial.
  • La destruction de l’ancienne cabine électrique de la rue Masui prolongée, déjà déplacée en 1939 suite à des travaux ferroviaires et dont la valeur patrimoniale est appuyée dans l’avis de la CRMS du 25 septembre 2002.
  • La destruction des habitations du côté pair aura un impact visuel et acoustique important pour les habitations situées du côté impair de la rue du Progrès et portera une atteinte majeure à la structure urbaine du quartier, de ses vues et perspectives. En outre, l’étude d’incidence (p. 466) montre que la suppression des bâtiments côté pair impliquera une dégradation de l’exposition au bruit ferroviaire de plus de 15 dB(A).

Au vu de ces éléments, les associations estiment que le projet entraîne des conséquences sociales, humaines et urbanistiques disproportionnées, au regard des avantages apportés en termes de mobilité publique puisqu’il ne permet de reculer que de quelques années l’échéance de la saturation pleine et entière de la Jonction Nord-Midi.

Des alternatives trop rapidement balayées


Il a été rappelé que le bureau d’étude s’était penché sur une alternative au projet de base permettant d’éviter les expropriations et permettant d’atteindre un résultat presque aussi performant que celui du projet de base, alternative écartée pour des raisons insuffisamment explicitée selon les associations ou pour des motifs qui ne devraient pas peser dans la balance au vu de l’avantage majeur de cette alternative. Il s’agit de motifs telle que la complexité plus importante du chantier, son coût plus élevé et des perturbations plus conséquentes des lignes pendant le chantier. Pourtant, lors d’une communication récente à la presse, Infrabel s’est fait fort d’affirmer qu’il privilégiait les solutions les moins dérangeantes pour les riverains plutôt que les moins onéreuses, en limitant autant que possible les expropriations [2]. A prouver !

Cette alternative dite OF5 consiste en la création d’un viaduc en intérieur de voie comme il en existe déjà, notamment à la gare du Midi. Ce viaduc s’élèverait à une hauteur de 8 m avec une pente de 2,5% ce qui est acceptable selon TUC-RAIL, le bureau d’étude d’Infrabel. Elle permet de préserver des pistes de circulation pour l’entretien toutes les 4 voies, comme le projet de base. Toutefois, l’une de ces pistes de circulation devrait être interrompue sur une distance de 130m. C’est une des raisons essentielles avancées par Infrabel pour refuser l’alternative. Infrabel soulève également l’atteinte à la souplesse d’exploitation dès lors que la L. 50 mise en viaduc verrait son accès limité, en cas de perturbation, aux voies 1 à 4, au lieu des voies 1 à 12. Signalons que ce problème existe aussi dans le projet de base mais est reporté sur la L. 36N qui est une voie en sortie de Bruxelles alors que la L. 50 est une voie en entrée, exigeant une souplesse d’exploitation plus importante. Le chargé d’étude a toutefois trouvé une solution à ce problème en conservant le B-L.50 actuelle en-dessous du viaduc, laquelle pourrait être utilisée exceptionnellement en cas de perturbation, ce qui limite fortement les inconvénients actuels du cisaillement. Pour le surplus, Infrabel doit bien reconnaître que l’alternative respecte le schéma d’exploitation 2016, est compatible avec le schéma d’exploitation de la Jonction-Nord-Midi et ne modifie pas le degré d’indépendance du trafic TGV.

Ajoutons qu’une hypothèse non testée aurait pu consister à envisager la récupération d’espace par le déplacement, voire la suppression de la voie M, dont plusieurs alternatives envisagent le raccourcissement dès lors qu’il s’agit d’une voie de service reliée au garage de Schaerbeek-Formation et qui, sur base du schéma d’exploitation 2016, ne sert que pour des parcours à vide d’acheminement de matériels ou en cas de perturbation. L’accès à Schaerbeek-Formation pourrait se détacher des voies existantes plus au nord, surtout pour une utilisation de service.

Les associations se disent non convaincues par les motifs de rejet de l’alternative OF5 et demandent à la Région de l’envisager comme valide en vue de la délivrance du permis au cas où elle considérerait que les objectifs que souhaitent atteindre Infrabel sont pertinents pour répondre à court et moyen terme aux problèmes d’engorgement de la Jonction Nord-Midi.

Une conformité douteuse au PRAS

La zone de la rue du Progrès est considérée au PRAS comme une zone d’habitation. En vertu de l’article 2 du PRAS, les zones d’habitation doivent être affectées au logement. Elles peuvent toutefois être affectées à des équipements d’intérêt collectifs ou de service public pour autant que ce changement d’affectation ne dépasse pas 250 m2 par immeuble. En outre, cette modification d’affectation ne peut avoir lieu que si certaines conditions sont respectées dont la compatibilité de l’activité avec l’habitation et la continuité du logement.

Il faut savoir que la démolition du côté pair de la rue du Progrès ampute la zone d’habitation d’un quart de ses logements. C’est pourquoi, selon l’étude d’incidence, le projet ne respecte par les prescriptions du PRAS relatives aux zones d’habitat (p. 233). Toutefois, la prescription 0.7 du PRAS prévoit que dans toutes les zones, les équipements d’intérêt collectif ou de service public peuvent être admis dans la mesure où ils sont compatibles avec la destination principale de la zone considérée.

Les infrastructures ferroviaires ne sont pas considérées comme étant d’office d’intérêt public. Ce caractère doit être apprécié au cas par cas dans le cadre de la délivrance du permis au regard des besoins d’un quartier d’une commune, de la Région. Il est probable que l’on puisse considérer le projet comme étant d’intérêt public, reste qu’il ne semble pas compatible avec la destination principale de la zone considérée dont il déstructure le maillage d’habitation.

En outre, la prescription 0.12 du PRAS prévoit qu’en cas de modification totale ou partielle de l’utilisation ou de la destination d’un logement ainsi que la démolition d’un logement dans une zone d’habitation, il importe au moins de maintenir la même superficie de logement sur le site en zones d’habitat.

Afin de pouvoir remplir une des conditions requise par la prescription 0.12 du PRAS concernant la démolition de logements en zone d’habitation, l’étude d’incidence prévoit que le projet devra inclure la reconstruction d’une superficie affectée au logement au moins égale à la superficie existante, soit l’équivalent de 85 logements, pour une surface d’environ 9.000 m2 (p. 271 de l’étude d’incidence). L’étude recommande d’envisager cette reconstruction non pas sur le site du projet, en raison de la proximité du chemin de fer, même si cette affectation est envisageable, mais dans une zone de logements située aux alentours du projet.

Or le budget inscrit au plan d’investissement 2001-2012 de la SNCB, pour ce projet, soit 86 millions d’euros, n’inclut que les travaux de génie, les frais liés aux expropriations mais pas la reconstruction éventuelle de bâtiments, signifiant par-là que la SNCB ne se sent pas responsable de réparer les dommages qu’elle cause dans le cadre de ses aménagements ferroviaires. En outre, dans son projet amendé, Infrabel se contente de répondre face à cette demande que la reconstruction d’un front bâti ne fait pas l’objet de la demande de permis et qu’elle ne peut constituer un amendement apporté à cette demande.

C’est pourquoi, les associations exigent qu’en cas de délivrance du permis d’urbanisme pour le projet de base, ce dernier soit conditionné à la signature d’une convention préalable par laquelle Infrabel s’engage à reconstruire une surface équivalente en logement dans la zone concernée avant le démarrage du chantier ferroviaire. Cette condition est prévue dans la déclaration de clôture du comité d’accompagnement et permettrait de reloger tous les locataires souhaitant rester dans le quartier. Infrabel devrait en outre constituer, avant la délivrance du permis, une garantie bancaire en vue du financement de cette reconstruction. Le relogement effectif, définitif et groupé des locataires qui le souhaitent doit le cas échéant être une condition préalable au démarrage du chantier ferroviaire.

Des locataires fragilisés et oubliés

Nul doute que nous nous trouvons ici face à un arbitrage entre l’efficience d’un moyen de transport public servant la collectivité et la préservation de la vie d’un quartier et du droit au logement de ses habitants.

L’étude d’incidence met en lumière les conséquences sociales dommageables du projet. La plupart des habitants ont pris racine dans le quartier et ont façonné un sentiment d’appartenance. Contrairement aux échos parus dans la presse ces derniers mois, un nombre important d’habitants souhaite rester dans le quartier. Il est vrai qu’il rassemble une population fragilisée, majoritairement à bas revenus et dont le montant du loyer navigue entre 200 et 400 euros par mois. Cette modération s’explique par l’ancienneté des baux et la dévaluation due aux nuisances sonores et vibratoires liées au chemin de fer.

Les deux tiers des immeubles sont occupés par des locataires or les dispositions légales régissant les expropriations protègent peu ces derniers dont il est évident qu’ils ne retrouveront jamais des conditions de logement et de loyers aussi favorables.

L’étude d’incidence recommande, eu égard à cette situation, que soit mise sur pied une antenne sociale qui assisterait les locataires dans leurs démarches administratives ou juridiques en amont du projet, de former un fonds permettant d’avancer les garanties locatives et de maintenir les immeubles occupés le plus longtemps possible avec si nécessaire des baux précaires.

A ces conditions, le comité d’accompagnement en ajoute une d’importance, celle de l’adoption d’une convention préalable au permis prévoyant non seulement la mise sur pied d’un fonds d’accompagnement des locataires mais aussi la constitution d’une garantie bancaire en vue de financer la reconstruction d’une quantité équivalente de logements dans la zone, si possible avant le démarrage du chantier.

Dans ces amendements, Infrabel s’engage « à contribuer activement avec les autorités administratives et politiques locales à la mise en place d’un accompagnement social, administratif et juridique des locataires ainsi qu’à examiner avec ces mêmes autorités les possibilités pour constituer un fonds pour avancer les garanties locatives » . Engagements très faibles au regard du préjudice encouru par les locataires. Infrabel aurait pu s’engager à payer des indemnités de relogement ainsi qu’à financer les garanties locatives. Quant à la construction de nouveaux logements, dans ces amendements, Infrabel se contente de mentionner que cette recommandation ne fait pas l’objet de la demande de permis. Pourtant, déjà en 2006, la Ministre Dupuis signalait q’elle allait entamer des négociations avec Infrabel pour que les logements démolis soient compensés ailleurs [3]. Rien n’a bougé depuis [4] alors que ce délai aurait largement pu être mis à contribution pour faire sortir de terre des logements permettant de reloger avant chantier les locataires expulsés.

C’est pourquoi, les associations et les habitants demandent que la Région et le fonctionnaire délégué soient attentifs à ce que le permis ne soit délivré que si une convention est signée avec Infrabel dans laquelle ce dernier s’engage à constituer une garantie bancaire permettant la reconstruction d’une surface équivalente en logements dans la zone avant le démarrage du chantier ferroviaire, et ce, en vue de reloger les locataires expulsés.

Contacts


[1Communiqué de presse de la plate-forme SmoB du 2 avril 2009. Voir RER à la Schouppe : tout ça pour ça ? Beaucoup de potentiel mais peu de résultats pour les Bruxellois.

[2« Infrabel développe une cellule riverains », Le Soir, 6 mars 2009.

[3Interpellation de F. Dupuis par D. Grimberghs le 20 février 2006 en Commission d’aménagement du territoire.

[4Interpellation de F. Dupuis par D. Grimberghs le 19 mars 2009 en Commission d’aménagement du territoire.

Inventaire des enquêtes publiques du 22/04/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 22/04/2009

https://www.ieb.be/1758
22 avril 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 22/04/2009


Les schémas directeurs et après

Les schémas directeurs et après

https://www.ieb.be/1759
22 avril 2009

Quel avenir pour le développement urbain à Bruxelles ? L'Institut de recherches interdisciplinaires sur Bruxelles des Facultés universitaires Saint-Louis, l'Institut supérieur d'architecture La Cambre et Cosmopolis (VUB) vous invitent à une après-midi de réflexion le lundi 4 mai 2009 de 14 h à 18 h, autour du Cahier de la Cambre « La Cité administrative de l'État. Schémas directeurs et action publique à Bruxelles » .

La reconversion des grandes réserves foncières bruxelloises et le réaménagement d’importantes zones d’intérêt régional se heurtent à des obstacles à la fois politiques et économiques, institutionnels et sociaux. La Région bruxelloise est-elle bien outillée pour affronter les défis qui l’attendent ?

Responsables politiques et témoins privilégiés réagiront à cette question. Parmi les intervenants au débat, on notera la participation de Mathieu Sonck, Secrétaire général d’Inter-Environnement Bruxelles.

Infos et inscriptions : Sophie Piot, 02/211 79 70, www.fusl.ac.be.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 23 avril 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 23 avril 2009

https://www.ieb.be/1760
22 avril 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Un coup de pédale à la pub
Forest : demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de 8 stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux.
Enquête publique jusqu’au 3 mai 2009.
Concertation le 19 mai 2009.
Contactez Claire Scohier.

Parc Central
Anderlecht : rues Brune et du Village. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement de la rue Brune et d’un tronçon de la rue du Village en vue de redéfinir les abords du parc et d’y empêcher le stationnement sauvage.
Enquête publique jusqu’au 29 avril 2009.
Concertation le 6 mai 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Renault met un garage dans votre salon
Schaerbeek : chaussée de Louvain, 662. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une extension latérale pour un parking de 21 places et l’aménagement d’un passage couvert traversant la totalité de l’intérieur d’îlot afin d’organiser la sortie des véhicules par le 55 de la rue Henri Evenepoel. Demande de permis d’environnement pour l’extension d’un parking couvert de 136 emplacements.
Enquête publique jusqu’au 4 mai 2009.
Concertation le 15 mai 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

C’est le printemps
Uccle : la commune demande deux permis d’urbanisme pour abattre des arbres.
- Avenue Moscicki, abattage de 16 arbres (des érables).
- Rue Jean Ballegeer, abattage de 62 arbres (des robinia).
Enquête publique jusqu’au 4 mai 2009.
Concertation le 20 mai 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Concertations à venir

• Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès ! Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde. Concertation le 24 avril 2009. Contactez Claire Scohier.

• Un coup de pédale à la pub. Demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement de stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux. Saint-Josse-ten-Noode : 5 stations. Jette : 10 stations. Concertations le 24 avril 2009. Contactez Claire Scohier.

Résultat de concertation

• Green bazar. Auderghem : boulevard Général Jacques, entre la chaussée de Wavre et le boulevard du Triomphe. Double demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition de bâtiments existants et la construction d’un ensemble d’immeubles nommé « Green Square » comprenant un complexe hôtelier, des logements, des services, des commerces, une voirie privée et un total de 199 places de parking. Avis favorable sous conditions. IEB salue la décision de la Commission. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Villo est au-dessus des lois !

Villo est au-dessus des lois !

https://www.ieb.be/1761
24 avril 2009

IEB et Respire réagissent à l'avis favorable remis au projet « Villo » (57 stations vélos agrémentées de panneaux publicitaires sur le territoire de la Ville de Bruxelles), qui ne respecte pas le Règlement régional d'urbanisme.

Ce 21 avril, la commission de concertation de la Ville de Bruxelles a rendu un avis largement favorable à la demande de permis d’urbanisme de la Région pour le développement du projet « Villo » et de ses 57 stations vélos sur le territoire de la Ville (téléchargez l’avis de la commission de concertation sur l’installation de stations vélos Decaux à Bruxelles-Ville - 21 avril 2009).

Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et Respire s’étonnent de la « vélocité » avec laquelle la commission a rendu son avis pour un projet aussi conséquent, posant un certain nombre de questions urbanistiques d’importance, et s’interrogent sur l’audace avec laquelle la commission piétine le Règlement régional d’urbanisme et plus particulièrement le titre VI consacré à la publicité et aux enseignes.

La commission de concertation de la Ville de Bruxelles, chargée de se prononcer sur la délivrance du permis d’urbanisme relatif aux 57 stations de vélos libres services, s’est réunie ce mardi 21 avril à 9h20. Une dizaine de personnes, habitants, commerçants et associations, dont IEB, ont demandé à être entendus. A cette occasion IEB a remis un avis écrit de 5 pages (téléchargez l’avis d’IEB sur l’installation de stations vélos Decaux à Bruxelles-Ville) et a notamment fait part oralement des différentes inquiétudes qu’elle éprouvait concernant un projet qui allait générer une invasion de la publicité dans l’espace public. Quel ne fut pas l’étonnement d’IEB de réceptionner, une heure à peine après son audition, l’avis de la commission de concertation, un avis de quatre pages. Efficacité ou déni de la procédure d’enquête publique ? Peut-on raisonnablement considérer que la commission ait pu, en l’espace d’une heure, procéder à une délibération, notamment sur les éléments portés à sa sagacité, et que l’administration ait eu le temps de rédiger un avis de quatre pages passant en revue les 57 stations concernées ?

Peu probable ! L’avis ne répond pas d’ailleurs à la majorité des interrogations soulevées et notamment pas à une question de taille : la violation du Règlement régional d’urbanisme ! En effet, IEB relevait que l’ensemble des panneaux prévus était situé en zone d’intérêt culturel, historique, esthétique ou d’embellissement, et donc en zone restreinte à la publicité en vertu du Titre VI du RRU. Pire, sept sont prévus en zone interdite et 24 en zone de protection de bien classé et donc également interdite à la publicité. Le même constat a d’ailleurs été posé par la Commission royale des monuments et des sites, dans son avis du 18 mars 2009. On aurait pu espérer que la commission soit sensible à cet argument d’autorité. Et pourtant tout en reconnaissant que les publicités des stations 36, 68, 126, 162, 202, 209 et 211 sont en zone de publicité interdite selon le titre VI du RRU, la commission maintient l’ensemble des dispositifs publicitaires pour ces stations et fait fi du RRU.

Villo serait-il au-dessus des lois ?

Téléchargez l’avis d’IEB sur l’installation de stations vélos Decaux à Bruxelles-Ville

Téléchargez l’avis de la commission de concertation sur l’installation de stations vélos Decaux à Bruxelles-Ville - 21 avril 2009

Contacts

Inter Environnement Bruxelles : Claire Scohier, 02/893 09 09, 0473/667505, claire.scohier chez ieb.be.


La mobilité bruxelloise doit entrer dans le 21e siècle : moins de voitures pour plus de mobilité à Bruxelles

La mobilité bruxelloise doit entrer dans le 21e siècle : moins de voitures pour plus de mobilité à Bruxelles

https://www.ieb.be/1762
24 avril 2009

La qualité de vie en ville passe par la diminution de l'emprise automobile. Les politiques incitatives actuelles prouvent qu'il ne suffit pas d'encourager le vélo et les transports publics pour faire baisser le nombre de voitures. Pour IEB, le Bral et Friends of the Earth, si on veut qu'il y ait moins de véhicules, il faut diminuer les capacités routières et supprimer des places de parking.

Un large consensus politique existe sur la nécessité de diminuer le trafic automobile dans la Région bruxelloise. C’est ce qui ressort d’un débat entre les ténors politiques bruxellois organisé par les associations Bral et Disturb. Lors de ce débat, toutes les têtes de liste bruxelloises se sont accordées sur la transformation de l’égout à voitures qu’est la rue de la Loi en un boulevard urbain viable.

Inter-Environnement Bruxelles, Bral et Friends of the Earth soutiennent tous les projets qui consistent à ôter des places de stationnement et des bandes de circulation afin de libérer des espaces de rencontre pour les citoyens. La qualité de vie en ville passe par la diminution de l’emprise automobile. Les politiques incitatives actuelles prouvent qu’il ne suffit pas d’encourager le vélo et les transports publics pour faire baisser le nombre de voitures. Si on veut qu’il y ait moins de véhicule, il faut diminuer les capacités routières et supprimer des places de parkings.

Pour Inter-Environnement, Bral et Friends of the Earth, des politiques fortes et ambitieuses s’imposent pour rompre avec le « tout-à-l’auto » qui gouverne depuis le milieu du siècle passé. La diminution des bandes de circulation et la création de bandes bus ou de sites propres sont positives. Mais ces mesures ne constituent qu’un maigre rééquilibrage après 50 ans de « tout-à-l’auto ». Le bureau fédéral du plan vient d’annoncer qu’à politique inchangée d’ici 2030, le nombre d’automobiles allait augmenter alors que la vitesse moyenne en heure de pointe chuterait de 31%. Les conséquences climatiques de ces prévisions seraient effroyables : une augmentation de 18% des émissions de CO2, au mépris du protocole de Kyoto qui exige 40% de baisse à l’horizon 2020 !

Oter des bandes de circulation ne mène pas automatiquement à l’embouteillage. A preuve, la pose de pistes cyclables de part et d’autre de la rue de la Loi, effectuée il y a 6 ans, avait provoqué une levée de boucliers automobiles. A l’épreuve des faits, cette rue n’est pas plus encombrée par les voitures qu’auparavant alors que les cyclistes se sont multipliés : tout bénéfice pour la mobilité et l’environnement.

Le succès des journées sans voiture et les rénovation urbaine conviviales, comme à Flagey, prouvent à l’envi que les habitants se réapproprient spontanément les espaces publics, pour peu que la voiture leur cède la place.

Contacts :
- Inter-Environnement Bruxelles, Jerome Matagne, 0485/750421.
- Friends of the Earth, Jeroen Verhoeven, 0477/463181.


États généraux de Bruxelles : les conclusions

États généraux de Bruxelles : les conclusions

https://www.ieb.be/1774
27 avril 2009

Ce samedi 25 avril, s'est clôturé un processus démocratique inédit d'une rare intensité entamé il y a six mois : les États généraux de Bruxelles. Les conclusions sont à présent disponibles.

Les États Généraux de Bruxelles © EGEB - 2008

La plateforme de 10 organisations importantes de la société civile bruxelloise qui a initié les États généraux de Bruxelles espére surtout que nos gouvernants, à tous les niveaux de pouvoir, du communal au fédéral et à l’européen, en passant par le communautaire et le régional, entendront clairement l’appel et en tiendront compte dans les négociations à venir.

• Téléchargez le Communiqué de presse de clôture des États généraux de Bruxelles - 24 avril 2009.
- Téléchargez les Conclusions des États généraux de Bruxelles - 25 avril 2009

Conclusions des États généraux de Bruxelles - 25 avril 2009.

Infos : www.etatsgenerauxdebruxelles.be.


Bruxelles pionnière en matière de climat

Bruxelles pionnière en matière de climat

https://www.ieb.be/1769
28 avril 2009

Dans une carte blanche publiée dans Le Soir du 23 avril 2009, le mouvement environnemental (Bral, WWF, Friends of the Earth, IEB et Greenpeace) réclame un plan-climat ambitieux pour Bruxelles et une ordonnance sur le climat.

La Région bruxelloise a dévoilé voici deux mois des chiffres impressionnants : la consommation d’énergie dans notre capitale aurait diminué de dix pourcents en cinq ans, et les émissions de CO2 de douze pourcents. Il est vraisemblable que ces chiffres encourageants trouvent une part de leur origine dans l’hiver particulièrement doux de 2007-2008 ainsi que dans la hausse du prix de l’énergie. Mais selon la ministre (Evelyne Huytebroeck, Ecolo : NDLR), ils sont dus au moins en partie à la plus grande attention apportée à l’énergie dans la politique régionale. L’actuel gouvernement a multiplié le budget de l’énergie ; les communes reçoivent des subsides pour investir dans l’efficacité énergétique de leurs bâtiments ; le privé pour des projets pilotes ; les particuliers et les personnes morales bénéficient de primes pour l’isolation, la pose de double-vitrages, de panneaux solaires ; les certificats verts donnent une impulsion supplémentaire aux sources d’énergie verte ; et des moyens sont consacrés à l’information, à des conseils en matière de rénovation et à la sensibilisation.

En outre, un certain nombre d’initiatives récentes devraient porter leurs fruits au cours des prochaines années : les nouveaux prêts-énergie 0 % d’intérêt pour les ménages à faibles revenus, l’installation d’un centre de biométhanisation, les normes de performance énergétique des bâtiments.

Le mouvement environnemental juge que ces initiatives sont l’une après l’autre des pas dans la bonne direction. Mais nous voulons le faire savoir : il reste beaucoup de pain sur la planche si nous voulons sauver notre climat. Ceci ne peut être qu’un début.

Le gouvernement actuel a créé des instruments mais n’a pas fixé d’objectifs chiffrés quant au niveau de réduction d’émissions qu’il veut atteindre. Par conséquent, il est impossible pour Bruxelles d’avancer vers un but défini.

Pourtant le gouvernement avait annoncé fin 2007 avec tambours et trompettes son plan climat. Plus d’un an après, la concrétisation de cette déclaration se fait encore attendre. Alors, mesdames et messieurs les ministres ? Nous faisons appel à vous pour définir dès à présent un ordre de marche et positionner Bruxelles comme pionnière dans le domaine de l’énergie avec un plan climat régional ambitieux.

Nous vous rappelons que le consensus scientifique dans ce domaine est très clair : les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de CO2 de 40% d’ici 2020. A l’échelle mondiale, nous devons les réduire d’au moins 80% d’ici 2050. Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons éviter la catastrophe. En outre, cela permettra de créer des emplois, d’améliorer la qualité de l’air et de faire des économies sur le coût de l’énergie.

Pour la prochaine législature, nous vous demandons d’aller encore un peu plus loin. Le Parlement bruxellois devrait adopter une véritable ordonnance sur le climat. Nous entendons par là un texte de loi qui garantit la diminution des émissions, avec des objectifs annuels moyens et un rapport annuel devant le Parlement. Une telle ordonnance apporte de la sécurité. Par exemple, les investisseurs désireux de se lancer dans les énergies vertes sont sûrs que le gouvernement suivant ne fera pas marche arrière.

Le prochain ministre de l’Environnement va hériter de pas mal d’instruments mais devra certainement encore les affiner. Le nombre de Bruxellois qui demandent une prime à l’isolation devra encore augmenter. La prime pour les appareils électriques devra être évaluée afin d’en calculer le bénéfice environnemental. Le budget affecté aux prêts à 0% d’intérêt devra être augmenté afin de le faire bénéficier à davantage de propriétaires à faible revenus.

Il conviendra également de développer un système de tiers-investisseur avec lequel la Région facilitera l’isolation du parc locatif bruxellois.

Les normes sur la performance énergétique des bâtiments devront également être renforcées et leur champ d’application élargi dès la fin des élections. Il est absolument indispensable de viser à l’horizon de 2015 une performance énergétique équivalente aux « Bâtiments Zéro Energie » . Ceci signifie que les nouvelles constructions devront produire au moins autant d’énergie que ce qu’elles consomment. Pour ce qui est des rénovations, il faudra viser à partir de 2015 les normes des bâtiments basse-énergie.

Jusqu’ici nous n’avons pas parlé des émissions du transport. Le gouvernement actuel a joué la carte du vélo et pris des mesures en faveur du transport public. Pourtant le nombre de voitures qui circulent dans Bruxelles augmente chaque année, même pour les trajets courts.

Le nombre d’automobilistes ne diminuera pas si la capacité d’accueillir les voitures ne diminue pas. En d’autres mots : l’augmentation du nombre de cyclistes et l’amélioration de l’offre des transports en commun doivent aller de pair avec une diminution du nombre de places de parking dans les immeubles de bureaux et du nombre de bandes de circulation sur les principales voies d’accès.

Enfin, il est essentiel de développer de nouveaux outils de taxation de l’usage de la voiture, particulièrement en milieu urbain, pour encourager le transfert modal. Le gouvernement bruxellois admet dans son plan Iris II que des mesures fiscales sont nécessaires pour atteindre la réduction de la circulation et des émissions... mais n’ose pas les prendre. Il est pourtant essentiel d’installer un péage urbain de zone, de type londonien et de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire avancer une taxation kilométrique intelligente et interrégionale.

Il reste donc encore pas mal de pain sur la planche. Le prochain gouvernement devra oser renverser la vapeur et faire résolument de Bruxelles une ville qui se libère de la voiture.

Piet Van Meerbeek (Bral vzw), Sam Van den Plas (WWF), Jeroen Verhoeven (Friends of the Earth Vlaanderen en Brussel – les Amis de la Terre), Erwan Marjo (Inter Environnement Bruxelles) en Marc Olivier Herman (Greenpeace)


La lutte contre l'inoccupation doit prendre le pas sur les constructions nouvelles

La lutte contre l’inoccupation doit prendre le pas sur les constructions nouvelles

https://www.ieb.be/1770
29 avril 2009

La plateforme Logements Vides a organisé une action ce lundi 27 avril dans un immeuble à l'abandon situé à l'angle des rues d'Anderlecht et de la Buanderie. Pour quelques heures cette maison vide depuis des années a symboliquement retrouvé des habitants... sous forme de photos projetées sur les fenêtres. Ce fut aussi l'occasion de réaffirmer les revendications de la plateforme.

Ce mardi 5 mai une nouvelle action sera organisée sur le site du Quartier Nord et aura pour thème les bureaux vides. N’hésitez pas à nous contacter pour participer à cette initiative.

La lutte contre l’inoccupation doit prendre le pas sur les constructions nouvelles. La plateforme Logements Vides mène une action dans le quartier Anneessens

La plateforme Vide Verdoemme !! mène une action ”photos d’art” pour demander au futur gouvernement régional de faire grand cas de la lutte contre l’inoccupation. La nouvelle ordonnance contre l’inoccupation comporte des éléments positifs mais les responsables de la plateforme ne sont guère rassurés.

27 avril 2009 — La nouvelle plateforme Logements Vides - Vide Verdoemme !! a insufflé lundi soir une nouvelle vie à une maison inoccupée dans le quartier Anneessens. Sous le slogan « Je n’habite pas ici » ils ont projeté des photos de dizaines de Bruxellois sur les fenêtres.

La plateforme veut, de la sorte, attirer l’attention sur sa campagne contre l’inoccupation à Bruxelles. Sous le slogan Vide Verdoemme !! la plateforme forge une alliance surprenante entre divers groupes d’habitants et les associations. D’une part l’on y retrouve des comités de quartier et des associations de quartier du centre qui sont confrontés à l’inoccupation et, d’autre part, les comités de la deuxième ceinture et les associations environnementales qui luttent pour le maintien des zones vertes. Ces différents groupements se retrouvent dans la formulation d’une série d’exigences.

Priorité à l’inoccupation

Bas Wildemeersch du Buurtwinkel et de Samenlevingsopbouw déclare : « Selon toute vraisemblance, il existe actuellement au moins 15.000 logements bruxellois vides. Cette situation est intolérable au vu de la crise du logement. Tant de gens à la recherche d’un logement alors qu’il y a dans les environs tellement de bâtiments laissées à l’abandon. »

Steven De Ridder du comité de quartier Neerpede Blijft ajoute que le futur gouvernement régional devrait donner la priorité à la lutte contre l’inoccupation. « Ces dernière années, beaucoup d’espaces ouverts de la cité ont subi la pression de grands projets immobiliers. Les espaces ouverts disparaissent de plus en plus. Nous admettons volontiers qu’il faut construire du neuf, mais nous appelons quand même à traiter nos espaces ouverts avec circonspection. Si un prochain plan de logement prévoit de s’attaquer prioritairement à l’inoccupation, nous obtiendrons tout aussi bien des milliers d’habitations. »

Un nouveau plan régional de développement est nécessaire

Piet Van Meerbeek du Bral vzw nous fait savoir : « Pour aborder nouvelles constructions et inoccupation de manière réfléchie, le futur gouvernement régional devra proposer un Plan de Développement Régional ambitieux, comportant une analyse de l’urbanisation de la région ainsi qu’un plan de densification. Un tel plan doit fournir les réponses à des questions du type “Combien d’habitations la lutte contre l’inoccupation peut elle générer ? Où pouvons nous densifier ? Où pouvons nous créer du Vert ?” »

Corriger les instruments contre l’inoccupation

La réhabilitation efficace d’un grand nombre de bâtiments vides en habitations ou leur remise sur le marché, dépend naturellement des instruments dont nous disposons. L’ordonnance contre l’inoccupation, récemment votée par le parlement Bruxellois comprend maints aspects positifs : la faculté pour les associations d’introduire une action en cessation auprès du Tribunal de Première Instance, la création d’un cellule régionale de l’inoccupation et l’instauration d’une amende administrative régionale ainsi que d’une hypothèque légale sur l’immeuble concerné. La plateforme n’a pourtant pas tous ses apaisements. Sur un certain nombre de points, le texte de loi est assez peu précis, ce qui fait que la pratique pourrait s’avérer bien différente de la théorie. La définition de l’infraction n’est pas évidente, il n’y a pas de critères clairs quant à l’exonération des amendes... En d’autres mots : la porte est largement ouverte aux diverses joutes juridiques. Voilà ce que craint la plateforme. C’est pourquoi les organisations convient le prochain parlement à procéder rapidement à apporter à l’ordonnance les améliorations qui s’imposent.

Contact

- Piet Van Meerbeek, 0478/999 707, vzw Brusselse Raad voor het Leefmilieu, 02 / 217 56 33 • fax 02 / 217 06 11
piet chez bralvzw.be.


Les maîtres-composteurs en action

Les maîtres-composteurs en action

https://www.ieb.be/1773
29 avril 2009

Les prochaines sorties des maîtres-composteurs au printemps 2009.

Autour de la Promenade verte

Le samedi 9 mai 2009 , l’administration régionale Bruxelles Environnement – IBGE vous propose une journée festive au parc de Woluwe : animations, stands d’alimentation saine, concerts,... vous permettront de pique-niquer et de vous amuser en famille ou entre amis.

Une promenade guidée à vélo vous conduira à la découverte des chemins de traverse le long de la Promenade verte.

Un stand compost y est prévu de 11 à 16h.

Infos : 02/775 75 75, www.bruxelles environnement.be.

Ixelles en couleurs

Au programme : table du monde, concerts, stands, ateliers pour enfants,... Un stand compost y sera tenu par les maîtres-composteurs d’Ixelles. Rendez-vous place Blyckaerts et rue Malibran le samedi 9 mai 2009 de 14 à 22h.

Contactez Caroline Wouters.


Inventaire des enquêtes publiques du 29/04/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 29/04/2009

https://www.ieb.be/1782
29 avril 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 29/04/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 30 avril 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 30 avril 2009

https://www.ieb.be/1783
30 avril 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Un coup de pédale à la pub
Forest : demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de 8 stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux.
Enquête publique jusqu’au 3 mai 2009.
Concertation le 19 mai 2009.
Contactez Claire Scohier.

Parc Central
Anderlecht : rues Brune et du Village. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement de la rue Brune et d’un tronçon de la rue du Village en vue de redéfinir les abords du parc et d’y empêcher le stationnement sauvage.
Enquête publique jusqu’au 29 avril 2009.
Concertation le 6 mai 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Renault met un garage dans votre salon
Schaerbeek : chaussée de Louvain, 662. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une extension latérale pour un parking de 21 places et l’aménagement d’un passage couvert traversant la totalité de l’intérieur d’îlot afin d’organiser la sortie des véhicules par le 55 de la rue Henri Evenepoel. Demande de permis d’environnement pour l’extension d’un parking couvert de 136 emplacements.
Enquête publique jusqu’au 4 mai 2009.
Concertation le 15 mai 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

C’est le printemps
Uccle : la commune demande deux permis d’urbanisme pour abattre des arbres.
- Avenue Moscicki, abattage de 16 arbres (des érables).
- Rue Jean Ballegeer, abattage de 62 arbres (des robinia).
Enquête publique jusqu’au 4 mai 2009.
Concertation le 20 mai 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Tour de magie ou tour de cochon ?
Bruxelles-Ville : quai de Willebroek, 35. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par Atenor Group pour la construction d’un bâtiment élevé (rez + 41) de logements, de 4 immeubles (rez + 8 ) de logements (total de 361 logements sur 48.654 m2) avec 1.643 m2 de commerces, de 4 bâtiments (rez + 7) de bureaux (29.614 m2) et de 4 niveaux de sous-sol comprenant notamment 752 places de parking ; exploitation du parking, de dépôts et de diverses installations.
Enquête publique jusqu’au 8 mai 2009.
Concertation le 19 mai 2009.
Contactez Pierre Meynaert.

Ça marche !
Uccle : chaussée de Ruisbroeck et rue de Stalle. Demande de permis d’urbanisme par l’administration régionale Bruxelles Environnement – IBGE pour aménager la promenade verte entre la rue de Stalle prolongée et la chaussée de Ruisbroeck.
Enquête publique jusqu’au 12 mai 2009.
Concertation le 27 mai 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Ça roule !
Uccle : chaussée de Ruisbroeck, 52 à 74. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la STIB pour construire un dépôt de tramways (démolir les bâtiments existants), créer et modifier des voiries et des voies de trams et exploiter 122 emplacements de parking en sous-sol.
Enquête publique jusqu’au 12 mai 2009.
Concertation le 27 mai 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Résultats de concertations

• Un coup de pédale à la pub. Demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement de stations de location de vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux .
Bruxelles-Ville : 57 stations. Avis favorable sous conditions. IEB a réagi par un communiqué de presse. [ Lire l’avis ]
Saint-Gilles : 11 stations. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Memorandum d'IEB pour les élections régionales 2009

Memorandum d’IEB pour les élections régionales 2009

https://www.ieb.be/1778
4 mai 2009

Inter-Environnement Bruxelles a adressé son memorandum aux futurs élus bruxellois et a défini les actions indispensables à mettre en œuvre au cours de la prochaine législature.

SEPT ACTIONS INDISPENSABLES

  1. Un nouveau PRD au terme de la première année de législature.
  2. Moins 60% de gaz à effet de serre d’ici 2020 et zéro carbone en 2050.
  3. La mise en œuvre d’un péage urbain de zone sur le Pentagone élargi aux zones de bureaux.
  4. Un moratoire sur la construction dans les zones d’intérêt écologique indispensables au maillage vert et bleu.
  5. Un moratoire sur la construction de bureaux et un pacte bruxellois pour la mise à disposition massive de logements sociaux et moyens.
  6. La suppression à l’horizon 2020 d’un des trois fours de l’incinérateur de déchets bruxellois.
  7. Le non-cumul strict des mandats politiques communaux et régionaux.

Les fins de législatures sont toujours des périodes d’agitation intense dans les sociétés démocratiques. Elles constituent ce moment charnière où les responsables politiques sortants multiplient les actions pour convaincre la société civile de l’utilité de leur action en cours de législature. Quant aux acteurs de l’opposition, ils pointeront opportunément les enjeux laissés en veille, voire mal menés par ceux qui les ont (éventuellement) supplantés.

Pour Inter-Environnement Bruxelles, c’est clairement le point d’orgue de l’expression du regard critique qu’elle porte sur les politiques menées et l’occasion de porter haut et fort les revendications que l’association tente, par son travail quotidien, d’impulser auprès des pouvoirs publics en relais avec sa base : les comités de quartier. Le présent mémorandum a été préparé par le secrétariat d’IEB, débattu et amendé à l’occasion d’une assemblée générale des membres le 10 mars 2009.

Plus qu’un catalogue de mesures, ce texte s’articule autour de différents axes considérés comme vitaux pour atteindre ces objectifs. Il part du constat de tendances lourdes, qu’il propose de prendre en compte comme axes structurants de toutes les politiques régionales de la prochaine législature. Des mesures sont proposées en termes de politique urbaine ainsi que pour les compétences dans le champ d’action d’IEB.

Chacune des mesures proposées est développée de façon à permettre au citoyen de saisir la portée de sa mise en œuvre. Inter-Environnement Bruxelles invite le lecteur à un dialogue constructif autour de celles-ci.

Téléchargez le Memorandum d’IEB pour les élections régionales 2009 - Avril 2009.


Une première : deux quartiers verts à Saint-Gilles

Une première : deux quartiers verts à Saint-Gilles

https://www.ieb.be/1790
6 mai 2009

Ce dimanche 10 mai, Saint-Gilles accueille deux nouveaux « quartiers verts ».

Rendez vous à partir de 13 h, rue Jean Robie, pour participer à la verdurisation de la rue avec toute l’équipe de « Faites une fleur à la rue Jean Robie » .

Dès 15 h, Baobab81 vous donne rendez vous place Bethléem pour refleurir ensemble et en musique la rue Théodore Verhaegen !

Infos : http://madmimi.com/


Bureaux : stop ?... ou encore ?

Bureaux : stop ?... ou encore ?

https://www.ieb.be/1789
6 mai 2009

La Plateforme Logements Vides a mené une deuxième action ce mardi 5 mai. Une conférence de presse s'est réunie au pied d'un immeuble de bureaux vides au quartier nord. La Plateforme dénonce le trop grand stock de bureaux inoccupés à Bruxelles et revendique une réflexion et des mesures urgentes afin de réguler le marché des bureaux, actuellement saturé, ainsi qu'une politique coordonnée sur la transformation de bureaux en logements.

La transformation de bureaux vides pourrait créer environ 3 200 logements à Bruxelles.

Bureaux : stop ?... ou encore ?
Bruxelles a besoin d’une politique coordonnée de transformation de bureaux en logements

Etat des lieux

Selon une étude publiée récemment, il y a à Bruxelles près de 2 millions de mètres carrés de bureaux inoccupés, soit près de 18% de bureaux vides sur le stock de bureaux existants [1]. Ce chiffre représente tant les bureaux qui sont en vente ou en location sans trouver acquéreur, que les bureaux qui ne sont pas sur le marché parce qu’ils font l’objet d’un projet de rénovation, il y a aussi une série de bureaux dont l’avenir est incertain et qui ne font l’objet d’aucun projet.

A côté de ce stock de bureaux vides, il y a des nouvelles constructions en cours qui devraient apporter de 500.000 à 1millions de m² de bureaux d’ici 2010. Vu le nombre important de bureaux rénovés ou neufs qui seront bientôt mis sur le marché, d’autres bureaux moins neufs se videront et viendront encore augmenter le stock de bureaux obsolètes. Le marché est actuellement tout à fait saturé et on peut craindre dans le contexte de crise économique qu’il sera incapable d’absorber une telle quantité de bureaux, Il est donc fort probable que le nombre de bureaux inoccupés augmentera encore dans les prochaines années.

Le quartier Nord illustre bien un des aspects du problème, des tours de bureaux sont vides depuis des années alors qu’en face on construit de nouveaux bureaux.

La plateforme Logements Vides considère qu’il y a une réelle urgence à traiter ce problème et demande une réflexion et des mesures urgentes concernant le parc de bureaux en région bruxelloise. La Plateforme considère que la priorité doit être donnée à la réhabilitation du bâti existant avant de réaliser de nouvelles constructions.

1. Plan de densification

La Plateforme sollicite l’adoption par le gouvernement d’un plan de densification afin de déterminer, à partir d’études qui prennent en compte les bureaux inoccupés, la nécessité de construire de nouveaux bâtiments de bureaux, la pertinence de leur localisation et du maintien de la fonction bureau. Il est indispensable de développer une vision globale et à long terme de l’espace de la ville destiné à la fonction bureau pour laisser la place à la fonction logement et de réintroduire du logement dans des zones monofonctionnelles de bureau.

2. Encore des bureaux ?

Vu le nombre de bureaux inoccupés, on peut s’interroger sur l’opportunité pour les pouvoirs publics d’autoriser encore la construction de bureaux supplémentaires. Les autorités pourraient envisager de recourir à des moyens pour réguler le marché de bureaux : un des moyens serait d’adopter un moratoire sur la délivrance des permis de bureaux[2] dans l’attente du plan de densification. Les autorités régionales pourraient également optimaliser les charges d’urbanisme en tant qu’outil de régulation de la construction des bureaux

Les pouvoirs publics doivent d’une manière ou d’une autre encourager la rénovation des bureaux existants plutôt que les nouvelles constructions.

3. Transformation

Le bureau d’études BRAT a établi en 2007, à la demande de la Secrétaire d’Etat au Logement François Dupuis, un inventaire des bureaux qui pourraient être transformés en logements. Selon cette étude, 3.200 logements pourraient ainsi être crées sur une superficie de 350.000 m² de bureaux.

Au vu du nombre de m² de bureaux qui risquent d’être excédentaires, la transformation de bureaux en logements devient urgente.

La Plateforme Logements vides en appelle donc au prochain gouvernement pour qu’il prenne, à brève échéance, des mesures fiscales et urbanistiques pour encourager la transformation de bureaux en logements et qu’il s’engage à mettre sur pied un service régional de transformation des bureaux en logement. Le rôle de ce service serait d’inciter et de soutenir les propriétaires de bureaux vides dans la rénovation de leurs bureaux vides en logements.

Les pouvoirs publics pourraient également acquérir eux même des bâtiments de bureaux inoccupés pour les transformer en logements abordables ou financer ces transformations.

La Région pourrait également créer un service régional de transformation temporaire de bureaux inoccupés en logements. Ces bureaux inoccupés sont souvent dans un bon état et facilement adaptables pour héberger des ménages de manière temporaire. Ce service étudierait la faisabilité, procéderait aux travaux nécessaires et jouerait le rôle d’intermédiaire entre propriétaires et locataires.

4. La taxe sur les bureaux inoccupés

Certaines communes surtaxent les immeubles de bureaux inoccupés[3], cette pratique devrait se généraliser pour contraindre les propriétaires de bureaux inoccupés à entreprendre la réaffectation de leur immeuble.

Contacts



[1] « Observatoire des bureaux - Vacance 2008 et vacance cachée » , Région de Bruxelles-Capitale et Société de développement pour la Région de Bruxelles-Capitale, 23/2009.
[2] Un avant projet d’ordonnance qui a pour but de limiter la surproduction de bureaux et la transformation de bureaux en logements est actuellement sur la table du Gouvernement. L’idée est d’utiliser un nouveau mécanisme de suspension de la délivrance des permis lorsque l’inoccupation des immeubles de bureaux existants a atteint le seuil de 10 % du parc d’immeubles de bureaux. Les permis seraient encore délivrés pour des constructions mixtes (bureaux et logements) et dans l’hypothèse ou le demandeur du permis s’engage à transformer en logements les bureaux qu’il quitte.
[3] C’est le cas notamment des communes de Berchem-Sainte-Agathe et d’Auderghem qui prévoient des taux plus élevés pour les bureaux inoccupés.


Inventaire des enquêtes publiques du 6/05/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 6/05/2009

https://www.ieb.be/1796
6 mai 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 6/05/2009


Tour et Taxis... moins de tours mais toujours pas de taxis  !

Tour et Taxis... moins de tours mais toujours pas de taxis  !

https://www.ieb.be/1793
7 mai 2009

Nous vous présentons ici les grandes lignes de l'avis rendu par la commission de concertation sur le dossier Tour et Taxis.

Le projet

• Tour et Taxis : des tours, mais pas de taxis... Bruxelles-Ville et Molenbeek : site de Tour et Taxis, rue Picard, 5-15, et avenue du Port, 90. Demande de permis d’urbanisme pour la réalisation de :
- 381 383 m2 hors sol dont 152 555 m2 de logements (1 397 unités), 94 727 m2 de bureaux, 80 472 m2 de commerces, 27 721 m2 d’équipements, 18 722 m2 de production de biens immatériels, 6 294 m2 d’activités productives,...
- 9,11 ha d’espaces verts dont 1,53 ha de voiries plantées et 1,94 ha d’espaces collectifs privés.
- 4 522 emplacements de parking dont 4 422 couverts.
Demande de permis d’environnement pour l’exploitation de nouvelles installations :
- 4 422 emplacements de parking couverts et 100 en plein air,
- diverses installations de refroidissement et de combustion,
- une piscine de 250 m2,
- 2 salles de fêtes de 816 et 403 places.

L’avis de la commission de concertation

Avis favorable majoritaire sous condition à l’exclusion de 7 des bâtiments prévus.
Avis défavorable minoritaire de la commune de Molenbeek.

Téléchargez l’avis de la commission de concertation sur le projet d’aménagement du site de Tour et Taxis à Bruxelles-Ville - 7 mai 2009

Les commentaires d’IEB

Inter-Environnement Bruxelles voit ses arguments en bonne partie validés par la décision de la commission de concertation de la Ville de Bruxelles. Néanmoins une série de revendications largement défendues par les associations et les habitants ne sont toujours pas rencontrées.

Pour ce qui est des aspects positifs, retenons entre autres que :

  1. La commission recommande d’écarter au total 7 immeubles de la demande de permis, ramenant la superficie autorisée à 252.006 m2 (au lieu de 381.383 m2 prévus dans la demande amendée), jugeant de la sorte qu’il est inopportun de délivrer en un seul bloc un permis d’une telle ampleur et que la densité prévue empêche la réalisation d’un parc d’une échelle et d’une ampleur suffisante.
  2. Les immeubles tours prévus pour accueillir du bureau en front d’avenue du port doivent faire l’objet d’une analyse séparée intégrant les développements de bureaux envisagés sur la ZIR 6B.
  3. Le gabarit de la tour de logement de 34 étages projetée au sein du parc doit être ramené à 15 étages.
  4. Le gabarit des immeubles prévus le long de la Gare Maritime doit être diminué de 4 étages pour s’aligner sur celui de la gare.
  5. Les éléments patrimoniaux de la Gare Maritime doivent être mieux préservés et la halle aux huiles et poissons doit être au moins en partie maintenue et intégrée au parc.
  6. La commission recommande un phasage clair et préconise de commencer le développement du site par le côté rue Picard et la partie de parc située entre le Pont du Jubilé et la Gare Maritime.

Pour ce qui est des aspects négatifs :

  1. Le projet ne présente encore aucune certitude ou précision quant à la future liaison tram.
  2. IEB demande que les logements comportent au minimum 30% de logements sociaux et 20% de logements moyens et ceci, non seulement pour pallier au besoin criant en la matière mais également pour garantir une mixité sociale au sein du site et une bonne intégration aux quartiers voisins. Le projet actuel ne prévoit strictement rien en la matière alors qu’il s’agit également d’une des recommandations de l’étude d’incidence.
  3. La diminution du nombre d’emplacements de parking (ramené de 4422 à 3201), si elle semble conséquente, n’est pas proportionnelle à la diminution de la superficie plancher et donc insuffisante (-33,9% de m2 contre seulement -27,6% de parkings).
  4. La performance énergétique des bâtiments reste insuffisante et n’est pas remise en question.
  5. Le projet reste déconnecté des quartiers voisins.
  6. La largeur minimale du parc (120m), telle que négociée à l’occasion de l’élaboration du schéma directeur de T&T entre toutes les parties, y compris les habitants, n’est toujours pas respectée.

Enquêtes publiques suivies par IEB — 7 mai 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 7 mai 2009

https://www.ieb.be/1797
7 mai 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Tour de magie ou tour de cochon ?
Bruxelles-Ville : quai de Willebroek, 35. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par Atenor Group pour la construction d’un bâtiment élevé (rez + 41) de logements, de 4 immeubles (rez + 8 ) de logements (total de 361 logements sur 48.654 m2) avec 1.643 m2 de commerces, de 4 bâtiments (rez + 7) de bureaux (29.614 m2) et de 4 niveaux de sous-sol comprenant notamment 752 places de parking ; exploitation du parking, de dépôts et de diverses installations.
Enquête publique jusqu’au 8 mai 2009.
Concertation le 19 mai 2009.
Contactez Pierre Meynaert.

Ça marche !
Uccle : chaussée de Ruisbroeck et rue de Stalle. Demande de permis d’urbanisme par l’administration régionale Bruxelles Environnement – IBGE pour aménager la promenade verte entre la rue de Stalle prolongée et la chaussée de Ruisbroeck.
Enquête publique jusqu’au 12 mai 2009.
Concertation le 27 mai 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Ça roule !
Uccle : chaussée de Ruisbroeck, 52 à 74. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la STIB pour construire un dépôt de tramways (démolir les bâtiments existants), créer et modifier des voiries et des voies de trams et exploiter 122 emplacements de parking en sous-sol.
Enquête publique jusqu’au 12 mai 2009.
Concertation le 27 mai 2009.
Contactez Jérôme Matagne.

Concertations à venir

• Parc Central. Anderlecht : rues Brune et du Village. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement de la rue Brune et d’un tronçon de la rue du Village en vue de redéfinir les abords du parc et d’y empêcher le stationnement sauvage. Concertation le 6 mai 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Renault met un garage dans votre salon. Schaerbeek : chaussée de Louvain, 662. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une extension latérale pour un parking de 21 places et l’aménagement d’un passage couvert traversant la totalité de l’intérieur d’îlot afin d’organiser la sortie des véhicules par le 55 de la rue Henri Evenepoel. Demande de permis d’environnement pour l’extension d’un parking couvert de 136 emplacements. Les habitants ont lancé une pétition pour s’opposer au projet et ont déjà récolté plus de 180 signatures. [ Téléchargez et signez la pétition ]
Concertation le 15 mai 2009. Contactez Thierry Kuyken.

• Un coup de pédale à la pub. Forest : demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de 8 stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux. Concertation le 19 mai 2009. Contactez Claire Scohier.

• C’est le printemps. Uccle : la commune demande deux permis d’urbanisme pour abattre des arbres.
- Avenue Moscicki, abattage de 16 arbres (érables dont le système racinaire détruit les trottoirs et le système d’égouttage).
- Rue Jean Ballegeer, abattage de 62 arbres (robiniers en mauvais état).
Concertation le 20 mai 2009.
IEB demande d’imposer dans les permis des dates d’abattage en dehors de la période de nidification et de pousser la réflexion sur le choix d’espèces indigènes pour remplacer les arbres.
Contactez Erwan Marjo.

Résultat de concertation

• Léopold va se rhabiller. Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Mode Vliebergh, Bollen, Breesch, Jacobs-Fontaine, Fransman, avenue Prudent Bols, rue Thys-Vanham, carrefour P. Bols, Léopold 1er et Delva. Demande de permis d’urbanisme pour le réaménagement des voiries dans le cadre du contrat de quartier Léopold à Léopold. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


États généraux de Bruxelles : partager notre passion de la ville

États généraux de Bruxelles : partager notre passion de la ville

https://www.ieb.be/1798
7 mai 2009

Les réactions des partis politiques bruxellois diffusés lors de la session finale des États généraux de Bruxelles et les conclusions de ceux-ci sont à présent disponibles.

La plateforme de 10 organisations importantes de la société civile bruxelloise qui a initié les États généraux de Bruxelles espére surtout que nos gouvernants, à tous les niveaux de pouvoir, du communal au fédéral et à l’européen, en passant par le communautaire et le régional, entendront clairement l’appel et en tiendront compte dans les négociations à venir.

Infos : www.etatsgenerauxdebruxelles.be.

Contactez Mathieu Sonck.

[ Voir les vidéos ]

[ Téléchargez les conclusions

Téléchargez les conclusions ]


Avis Quadrilatère reporté au 15 mai 2009

Avis Quadrilatère reporté au 15 mai 2009

https://www.ieb.be/1799
7 mai 2009

La commission de concertation aurait dû rendre son avis dans le cadre de la demande de permis pour la réalisation des travaux dans le Quadrilatère Nord.

Le projet

• Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès ! Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde. Concertation le 24 avril 2009.

En attendant l’avis de la commission de concertation

La commission de concertation aurait dû rendre son avis dans le cadre de la demande de permis pour la réalisation des travaux dans le Quadrilatère Nord, travaux occasionnant la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde. La commission a décidé de reporter son avis au 15 mai en vue de consulter préalablement la CRMS au sujet du sort des bâtiments Aubert-Blaton.

Inter-Environnement Bruxelles souhaiterait également que la commission mette ce délai à profit en vue de s’assurer de la conformité du projet au PRAS. En effet, les maisons destinées à démolition sont inscrites au PRAS en zone d’habitation. Des dérogations à cette affectation ne peuvent être opérées que moyennant le respect de certaines conditions, non garanties en l’espèce. C’est un des points qu’IEB a soulevés lors de sa conférence de presse du 22 avril dernier.

Contactez Claire Scohier.

Lire la conférence de presse du 22 avril 2009


Les habitants face à la mise en tourisme de leur cadre de vie

Les habitants face à la mise en tourisme de leur cadre de vie

https://www.ieb.be/1801
7 mai 2009

Séminaire organisé par Litotes (ULB) dans le cycle « Un tourisme urbain durable pour Bruxelles », avec Jeroen Bryon (KUL).

Parmi les participants au débat consacré aux réactions des acteurs de terrain, on notera la présence d’IEB.

Le 12 mai de 9h30 à 12h30, au BIP, rue Royale, 2, à 1000 Bruxelles.

Infos et inscriptions : Laurence Gillot.

Téléchargez le programme


Peanuts ! Une politique cyclable ambitieuse ne peut se réaliser avec des cacahuètes

Peanuts ! Une politique cyclable ambitieuse ne peut se réaliser avec des cacahuètes

https://www.ieb.be/1808
13 mai 2009

À l'occasion de la conférence Velocity2009, la Région de Bruxelles-Capitale organise une promenade cycliste nocturne pour les congressistes et le grand public, à laquelle le collectif Placeovélo a accepté de participer en masse.

Cependant sa participation ne signifie pas un satisfecit attribué à cette politique cyclable régionale qui se voudrait exemplaire : le Ministre de la Mobilité pratique certes une communication spectaculaire autour de sa politique vélo mais le financement de celle-ci est insuffisant. Les aménagements cyclistes restent le parent pauvre de la mobilité bruxelloise, alors que son ministre prétend vouloir porter à 15% la part modale de la petite reine en RBC d’ici 2020.

« Une politique cyclable ambitieuse ne se réalisera pas avec des cacahuètes ! » viennent préciser les cyclistes quotidiens du collectif Placeovélo, soutenus par Inter-Environnement Bruxelles. Afin de mettre en scène leurs revendications, les militants cyclistes sont venus créer une piste cyclable faite d’arachides et distribuent des cacahuètes aux cyclistes et conférenciers qui passent par là.

Le 17 avril 2007, le Ministre de la Mobilité déclarait : « Il y a deux ans, je présentais mon plan vélo (...). Deux années plus tard, l’usage quotidien du vélo est passé de 1 à 4%. Nous devons pouvoir doubler ce chiffre d’ici 2009. » Disant cela, il traduisait une vision enthousiasmante : la pratique du vélo est en évolution rapide dans notre Région, et constitue une alternative incontestable au mal automobile qui asphyxie Bruxelles. Les annonces de ses actions d’accompagnement politique ne manquent pas, à lire son site Web[1]. Si plusieurs réalisations effectives ont bénéficié de son soutien (sas vélos, bandes bus partagées, stationnements pour vélo...), il reste de sérieuses impulsions à fournir pour convertir l’espace public de la ville et permettre aux cyclistes de se multiplier dans un cadre optimal de sécurité et de confort.

A titre d’exemples, Placeovélo pointe que seuls 4 Itinéraires Cyclistes Régionaux sont finalisés sur les 19 qui étaient annoncés pour 2009[2]. On attend toujours 3 des 4 Points-Vélos promis pour les grandes gares de la capitale. Pour l’imminent lancement de « Villo »[3], le Gouvernement communique beaucoup mais a décidé de ne pas investir un franc, et a raté l’occasion de faire appel à l’expertise des associations cyclistes. Au risque de répéter la regrettable expérience « Cyclocity » dont le lancement s’alignait également sur une échéance électorale ? Enfin, le Cabinet de la Mobilité n’a pu résoudre les blocages communaux élevés contre le réaménagement des boulevards du centre et de l’avenue de la Couronne au profit des cyclistes.

L’objectif de 15% atteint dans quelques villes européennes est réalisable si la bicyclette jouit d’un soutien politique courageux et de moyens renforcés. La mobilité bruxelloise représente un budget total de 800 millions d’euros. La part affectée à la politique cyclable n’est que de 10 millions, pas de quoi renverser la vapeur pour imaginer que la petite reine puisse un jour prendre le dessus sur l’automobiliste roi. De l’aveu même des fonctionnaires chargés des aménagements, la réalisation du plan vélo 2005-2009 requérait 30 millions d’euros annuels, et c’est la raison première de sa non-réalisation dans les délais annoncés par le
Cabinet.

Les militants exigent un financement à même de re-cycler Bruxelles : 30 millions d’euros dès le début de la prochaine législature, renforcés de façon progressive en cours de législature pour atteindre 80 millions au terme de celle-ci en 2015. Cette progression des investissements répondrait aux besoins actuels et futurs des usagers cyclistes dans la Région de Bruxelles-Capitale, accompagnant la forte augmentation de la part des déplacements à vélo.

Les cyclistes ont toutes les raisons de croire que la Région ne prévoit pas une telle évolution. Pour preuve, la faiblesse d’engagements du plan IRIS II ne garantit pas le financement des aménagements qui permettraient une avancée de la pratique cycliste[4].

Associations et collectifs cyclistes s’offusquent de ce sous-financement et des retards pris dans les aménagements qui provoquent découragement et insécurité pour les usagers. Le faible budget alloué aux associations des deux-roues maintient leurs actions dans un cadre très limité. Soutenues pour des projets d’animation ponctuels, plus souvent que par des financements régionaux structurels, elles sont en position de faiblesse pour répandre largement l’usage pourtant vertueux du vélo en ville. Notamment, elles se voient financées, presque instrumentalisées, par un Cabinet qui pratique une politique d’intentions et de communication, en contradiction avec les besoins réels d’infrastructure et d’incitants à l’usage quotidien du vélo.

Le collectif Placeovélo va plus loin que les associations d’usagers, dépendantes du financement régional : « Nous ne voulons pas d’une politique cycliste basée sur la communication, mais une politique d’écoute et d’analyse des besoins qui aboutisse à des réalisations utiles aux cyclistes présents et à venir. Ils ont besoin d’une nouvelle mobilité urbaine qui donne réellement la priorité aux usagers doux. Le bilan mobilité du Gouvernement actuel n’est pas entièrement insatisfaisant, mais nous voulons lui faire savoir, ainsi qu’au prochain Gouvernement , qu’en 2009 il s’agit de permettre aux cyclistes de se sentir chez eux en ville, et non plus en marge d’un trafic automobile qui garde le dessus presque partout dans la Région. »

Les militants participant à cette action demandent :

  • Des moyens à la mesure des besoins cyclistes actuels et à venir : 30 millions d’euros dans l’enveloppe de la Mobilité aujourd’hui, augmentés progressivement en cours de législature pour atteindre 80 millions en 2015 vers la fin de la prochaine législature ;
  • Une volonté politique appuyée pour surmonter les obstacles qui empêchent la transformation de l’espace public bruxellois. Cela veut dire une coalition régionale qui inscrive à ses priorités cette conversion de la voirie en faveur de la mobilité douce et propre ;
  • Une politique courageuse qui imprime à la ville une réduction drastique de l’emprise automobile. Une consolidation de cette compétence régionale afin d’infléchir les résistances du niveau communal, pour ne plus bloquer l’aménagement d’axes qui n’ont pas vu se réaliser un aménagement cycliste correct garantissant leur sécurité. Trop de protectionnisme né d’intérêts locaux empêche la conversion de l’espace public en faveur des usagers les plus responsables.
  • Les citoyens cyclistes rappellent au Ministre ses responsabilités comme garant du partage équitable de l’espace public. Ils sont prêts à adhérer aux choix régionaux pour autant que ceux-ci conduisent résolument à un partage des voiries en faveur des cyclistes, piétons et transports en commun. Mais ils ne veulent plus cautionner une politique de paroles dont les anecdotiques réalisations ne correspondent pas au besoin des Bruxellois de se déplacer facilement et proprement, en sécurité dans un espace où l’usage de la voiture est réellement limité.
  • Bruxelles se doit d’effacer dès aujourd’hui les erreurs du siècle passé et rendre sa place au vélo, qui reste à ce jour le seul véhicule véritablement propre qu’on puisse promouvoir à l’échelle de la ville. Les cyclistes bruxellois exigent du prochain Gouvernement des actes et les moyens nécessaires à la reconversion de la Mobilité en Région de Bruxelles-Capitale. Le temps n’est plus à une politique de paroles, d’intentions et de communication. Le vélo à Bruxelles mérite une politique d’écoute des usagers, d’analyse de leurs besoins, et les réalisations concrètes qui y répondent.

Contacts :
- Placeovélo, Dimitri Dhuyvetter, 0486/445 747 (nederlands)
- Placeovélo, Liévin Chemin, 0485/102 772 (français)
- IEB, Claire Scohier, 02/893 09 14 ou 0473/667505 (français)



[1] Actualités « Mobilité » du Cabinet Smet sur www.pascalsmet.be/ ?page=news/results&cat=11&nav=1&sub=n11
[2] www.pascalsmet.be/mnt/mods/policy/docs/12_doc.pdf
[3] Pour la mise en place de ce dispositif de Vélo Libre Service, le Gouvernement régional ne se montre pas soucieux de dégager des moyens sérieux pour populariser le vélo lorsqu’on le voit confier la totalité de la mise en place à un opérateur publicitaire pour ne pas devoir bourse délier. Au sujet de « Villo » , lire la position de Placeovélo, IEB et Respire asbl : www.ieb.be/article/1468/
[4] Le Plan IRIS II censé tracer les grandes lignes de l’avenir mobile bruxellois pour les dix prochaines années n’a rien de rassurant.
S’apparentant plus à un catalogue d’intentions qu’à un véritable outil de planification, aucune priorité n’est fixée. Le Ministre se dédouane de ce qui adviendra de ce plan sous la prochaine législature. Coincé dans un carcan budgétaire insuffisant pour la réalisation des différentes mesures envisagées : la réalisation du Plan Iris suppose un budget annuel de 120 millions alors que les sources de financement prévisibles plafonnent à 70 millions. Que préférera le futur ministre, entre les tunnels routiers ou les pistes cyclables ? On peut anticiper sa réponse dès lors que les tunnels sont budgétés, ce qui n’est pas le cas des objectifs cyclistes.
www.iris2.irisnet.be.


Quarante questions d'IEB aux partis politiques

Quarante questions d’IEB aux partis politiques

https://www.ieb.be/1813
13 mai 2009

Sur base de son Mémorandum pour les élections régionales 2009, Inter-Environnement Bruxelles a posé 40 questions aux partis politiques : quelles mesures proposées par IEB défendront-ils lors des négociations gouvernementales ?

Téléchargez le Mémorandum d’IEB pour les élections régionales 2009 - Avril 2009.

Téléchargez les 40 questions d’IEB aux partis politiques pour les élections régionales 2009.

Les 39 premières questions qui suivent appellent un réponse simple : lors des négociations gouvernementales, votre parti défendra-t-il oui ou non la mesure proposée ? Sauf mention contraire, la mise en œuvre de ces mesures est envisagée dans le courant de la législature 2009-2013.

Ces 39 questions sont tirées du mémorandum 2009 d’IEB. Toute incertitude sur le sens de la mesure proposée trouvera a priori son explication à la lecture de ce texte. Le mémorandum est téléchargeable sur le site d’IEB. En cas de doute, n’hésitez pas à appeler au 02/8930909 ou en envoyant une question à elections2009 chez ieb.be.
Seule la 40e question est ouverte. La réponse ne devra pas dépasser les 3000 caractères.

Les résultats de ce sondage seront publiés à la fin du mois de ce joli mois de mai...


Les habitants face à la mise en tourisme de leur cadre de vie

Les habitants face à la mise en tourisme de leur cadre de vie

https://www.ieb.be/1818
13 mai 2009

La dernière table ronde sur le tourisme durable organisée par le groupe LITOTeS (ULB) le 12 mai, et à laquelle IEB participait, portait sur cette question cruciale des interactions entre visiteurs et visités et les pressions que les premiers sont susceptibles d’exercer sur les seconds et leur cadre de vie.

Vous trouverez ci-joint l’intervention faite sur le sujet par IEB.

IEB compte, par ailleurs, avant les mois d’été réaliser un dossier dans son Bruxelles en Mouvements traitant des liens entre tourisme et ville durable.

Téléchargez l’intervention d’IEB : Les habitants face à la mise en tourisme de leur cadre de vie - IEB - 12 mai 2009.


Votez pour le logement !

Votez pour le logement !

https://www.ieb.be/1810
13 mai 2009

Manifestation le 17 mai à 11h30, à la place de la Monnaie, pour le Droit à l'Habitat pour tous.

Infos : call center, 0470/50 65 97 (entre 9 h et 20 h), http://4021.lapetition.be.


Inventaire des enquêtes publiques du 13/05/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 13/05/2009

https://www.ieb.be/1832
13 mai 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 13/05/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 14 mai 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 14 mai 2009

https://www.ieb.be/1830
14 mai 2009

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Branché
Bruxelles-Ville : avenue du Marly, 15. Construction d’un bâtiment industriel passif pour électriciens.
Enquête publique jusqu’au 15 mai 2009.
Concertation le 26 mai 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Energique
Bruxelles-Ville : rue Bruyn. Construction par le CPAS de 79 logements à haute performance énergétique et un local commun sur le site « Bruyn Ouest ». Exploitation d’un parc de stationnement à l’air libre pour 76 voitures.
Enquête publique jusqu’au 15 mai 2009.
Concertation le 26 mai 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Tertiaire
Bruxelles-Ville : rue de la Loi, 223-225. Transformation et extension d’un immeuble de bureaux de 10 étages (3 296 m2).
Enquête publique jusqu’au 22 mai 2009.
Concertation le 2 juin 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Concertations à venir

• Renault met un garage dans votre salon. Schaerbeek : chaussée de Louvain, 662. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une extension latérale pour un parking de 21 places et l’aménagement d’un passage couvert traversant la totalité de l’intérieur d’îlot afin d’organiser la sortie des véhicules par le 55 de la rue Henri Evenepoel. Demande de permis d’environnement pour l’extension d’un parking couvert de 136 emplacements. Les habitants ont lancé une pétition pour s’opposer au projet et ont déjà récolté plus de 180 signatures. [ Téléchargez et signez la pétition ]
Concertation le 15 mai 2009. Contactez Thierry Kuyken.

• Tour de magie ou tour de cochon ? Bruxelles-Ville : quai de Willebroek, 35. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par Atenor Group pour la construction d’un bâtiment élevé (rez + 41) de logements, de 4 immeubles (rez + 8) de logements (total de 361 logements sur 48.654 m2) avec 1.643 m2 de commerces, de 4 bâtiments (rez + 7) de bureaux (29.614 m2) et de 4 niveaux de sous-sol comprenant notamment 752 places de parking ; exploitation du parking, de dépôts et de diverses installations. Concertation le 19 mai 2009. Contactez Pierre Meynaert.

• Un coup de pédale à la pub. Forest : demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de 8 stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux. Concertation le 19 mai 2009. Contactez Claire Scohier.

• C’est le printemps. Uccle : la commune demande deux permis d’urbanisme pour abattre des arbres.
- Avenue Moscicki, abattage de 16 arbres (érables dont le système racinaire détruit les trottoirs et le système d’égouttage).
- Rue Jean Ballegeer, abattage de 62 arbres (robiniers en mauvais état).
Concertation le 20 mai 2009.
IEB demande d’imposer dans les permis des dates d’abattage en dehors de la période de nidification et de pousser la réflexion sur le choix d’espèces indigènes pour remplacer les arbres. Contactez Erwan Marjo.

• Ça marche ! Uccle : chaussée de Ruisbroeck et rue de Stalle. Demande de permis d’urbanisme par l’administration régionale Bruxelles Environnement – IBGE pour aménager la promenade verte entre la rue de Stalle prolongée et la chaussée de Ruisbroeck. Concertation le 27 mai 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Ça roule ! Uccle : chaussée de Ruisbroeck, 52 à 74. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la STIB pour construire un dépôt de tramways (démolir les bâtiments existants), créer et modifier des voiries et des voies de trams et exploiter 122 emplacements de parking en sous-sol. Concertation le 27 mai 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Un projet qui tue ! Schaerbeek : avenue docteur Elie Lambotte, 177-181. Démolition des bâtiments actuels (anciens bâtiments de la société Rentokill) et construction de 9 bâtiments comprenant 133 nouveaux logements et 133 emplacements de parking.
Concertation le 29 mai 2009. Contactez Erwan Marjo.

Résultats de concertations

• Tour et Taxis : des tours, mais pas de taxis... Bruxelles-Ville et Molenbeek : site de Tour et Taxis, rue Picard, 5-15, et avenue du Port, 90. Demande de permis d’urbanisme pour la réalisation de :
- 381 383 m2 hors sol dont 152 555 m2 de logements (1 397 unités), 94 727 m2 de bureaux, 80 472 m2 de commerces, 27 721 m2 d’équipements, 18 722 m2 de production de biens immatériels, 6 294 m2 d’activités productives,...
- 9,11 ha d’espaces verts dont 1,53 ha de voiries plantées et 1,94 ha d’espaces collectifs privés.
- 4 522 emplacements de parking dont 4 422 couverts.
Demande de permis d’environnement pour l’exploitation de nouvelles installations :
- 4 422 emplacements de parking couverts et 100 en plein air,
- diverses installations de refroidissement et de combustion,
- une piscine de 250 m2,
- 2 salles de fêtes de 816 et 403 places.
Avis favorable majoritaire sous condition à l’exclusion de 7 des bâtiments prévus. Avis défavorable minoritaire de la commune de Molenbeek. [ Lire l’avis ] [ Lire la réaction d’IEB ]

• Pas de muraille dans la rue du Château. Molenbeek et Koekelberg : angle des avenues du Château, 65-67, et E. Bénès, 188-192. Demande de permis mixte (urbanisme et environnement) pour la construction d’un immeuble à appartements (82 appartements et 53 studios) et un sous-sol pour 98 parkings. Avis défavorable : dépassement des gabarits, parking insuffisant et front de bâti trop homogène,... [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Citoyens, soutenez nos propositions pour les élections régionales 2009

Citoyens, soutenez nos propositions pour les élections régionales 2009

https://www.ieb.be/1814
14 mai 2009

En tant que simple citoyen, vous pouvez aussi répondre aux 40 questions posées aux partis politiques sur base de notre Mémorandum. Cochez les mesures que vous appliqueriez si vous étiez élu. Participez ! C'est en ce joli mois de mai que 5 ans de politique publique se décident !

Téléchargez le Mémorandum d’IEB pour les élections régionales 2009 - Avril 2009.

Votez pour les propositions d’IEB

Gouvernance et projet de ville
1. Un nouveau PRD qui s’articule autour des défis social, démographique et environnemental.
2. Moins 60% de gaz à effet de serre d’ici 2020 et zéro carbone en 2050.
3. Le non-cumul strict des mandats politiques communaux et régionaux.
4. La mise à disposition du public de toutes les études commandées et financées par la région, les organismes para-régionaux ainsi que les entreprises d’économie mixte.
5. La fusion du Conseil Economique et Social et du Conseil de l’Environnement en un Conseil de la Ville Durable.
6. La suspension du PDI en attendant le nouveau PRD.

Planification et urbanisme
7. Un moratoire sur la construction dans les zones d’intérêt écologique indispensables au maillage vert et bleu.
8. Un moratoire sur la construction de bureaux et un pacte bruxellois pour la mise à disposition massive de logements sociaux et moyens.
9. Un débat public sur la mise en place des moyens de maîtrise foncière et de gestion des projets dont s’est dotée récemment la Région : Agence de développement territorial, Bouwmeester.
10. Un moratoire sur la construction de nouveaux méga-centres commerciaux.
11. Un cadastre urbanistique et fiscal de tous les dispositifs publicitaires dans l’espace public et en attendant un moratoire sur l’affichage publicitaire.
12. Un plan de diminution progressive et rapide de la présence de publicité chez les opérateurs de transports publics et chercher des pistes de financement alternatives durables.
13. La création d’une étape de protection temporaire par l’inscription sur une Liste de Sauvegarde du patrimoine.
14. La création d’un certificat patrimoine à l’instar du certificat d’urbanisme.

Logement
15. Un précompte différentié basé sur l’écart des loyers perçus par rapport à un loyer de référence.
16. La suppression du précompte immobilier pour les biens confiés aux AIS.
17. La création de logements de transit.
18. Rendre légale l’occupation temporaire de bâtiments vides.
19. La suppression du plafond des loyers des logements sociaux.

Mobilité
20. La mise en œuvre d’un péage urbain de zone sur le Pentagone élargi aux zones de bureaux.
21. La taxation des emplacements de parking de bureau.
22. Le RER comme substitut au métro.
23. La priorité à la STIB dans les aménagements de l’espace public consacré à la mobilité.
24. La gratuité de la STIB pour les chômeurs.
25. Un accord de coopération de promotion de la mobilité douce sur l’ensemble de la Zone RER.
26. Un moratoire sur les investissements dans le développement de nouvelles capacités routières.
27. Interdiction de la construction de nouveaux parkings de bureau et résidentiel en zone A.
28. Imposition de la législation en vigueur (qui devrait être de plus en plus pénalisante) pour tous les parkings faisant l’objet d’un renouvellement de PE.
29. Une analyse complète et rigoureuse des flux de marchandises.
30. L’interdiction pour tout para-régional d’investir dans la logistique « camion ».
31. Schaerbeek-Formation affectée exclusivement aux activités productives dotées d’une logistique « zéro carbone ».
32. Préserver l’option de la fonction portuaire.

Eau
33. Perméabiliser 50% des surfaces imperméables dans les intérieurs d’îlot et les zones de recul (reconversion des parkings) à l’horizon 2020.
34. Inclure explicitement la préservation de la biodiversité, des maillages bleus et verts dans l’ordonnance Permis d’Environnement.

Déchets
35. Instaurer une taxe sur l’incinération des déchets.
36. Instaurer une taxation différenciée des déchets (sacs payants) avec des mesures d’accompagnement des familles les plus pauvres.
37. La suppression à l’horizon 2020 d’un des trois fours de l’incinérateur de déchets bruxellois.

Environnement – Divers
38. Interdiction de l’implantation de sites Seveso (ou assimilés) en RBC.
39. Mise en œuvre d’un plan de gestion pour l’ensemble des arbres présents sur le territoire bruxellois avec un agenda clair sur les interventions à opérer dans le temps.

Financement
40. Quels sont les arbitrages budgétaires, voire les nouvelles sources de financement que vous envisagez pour financer tout ou partie des 39 mesures qui précèdent ?


États généraux de Bruxelles : la société civile s’exprime

États généraux de Bruxelles : la société civile s’exprime

https://www.ieb.be/45964
18 mai 2009


Quadrilatère : avis négatif de la commune de Schaerbeek

Quadrilatère : avis négatif de la commune de Schaerbeek

https://www.ieb.be/2732
18 mai 2009

Lors de sa séance du 5 mai, le Collège des Bourgmestre et Échevins de la commune de Schaerbeek a rendu un avis défavorable sur le projet Quadrilatère Nord.


Interpellation au conseil communal : stopper les expulsions et reloger les locataires

Interpellation au conseil communal : stopper les expulsions et reloger les locataires

https://www.ieb.be/1819
19 mai 2009

Ce mardi 18 mai, des habitants des rues de Pavie, de Louvain et du Carrousel ont interpellé Yvan Mayeur, Président du CPAS de Bruxelles-Ville. Leurs logements vont subir très prochainement une rénovation lourde. Ils ont exprimé leurs inquiétudes face aux expulsions et aux conditions de relogement. Ils ont obtenu quelques promesses que les associations concernées, dont IEB, veilleront à faire appliquer.

Les habitants des logements des rues de Pavie, de Louvain et du Carrousel se sont exprimés ce mardi 18 mai lors d’une interpellation au conseil communal de la Ville de Bruxelles. L’îlot concerné appartient à la Société Anonyme Bruxelloise des Habitations (SABH) dont l’actionnaire majoritaire n’est autre que le CPAS de la Ville de Bruxelles. Ce bâtiment est actuellement composé de 160 logements dont 41 au moins sont encore occupés par des locataires à trés faibles revenus. Une rénovation lourde est prévue pour ces logements et le chantier devrait démarrer dans quelques jours.

Les locataires encore présents sur le site, dont certains ont reçu des avis d’expulsion, s’inquiètent de leur avenir et craignent de ne pas trouver à se reloger dans le quartier ou ailleurs en regard de leurs conditions financières trés précaires (une des habitantes est agée de 80 ans et ne bénéficie que d’une petite pension).

Les habitants, soutenus par l’Union des Locataires du Quartier Nord, le Front Commun des SDF et Inter-Environnement Bruxelles, ont demandé l’arrêt des expulsions en cours ainsi que des garanties de relogement dans le futur, c’est-à-dire pendant et après les travaux. L’interpellation a également porté sur les critères d’attribution des nouveaux logements ainsi que sur le montant des loyers pratiqués après rénovation.

Le président du CPAS Yvan Mayeur s’est engagé a « geler » les demandes d’expulsions et a également précisé que les loyers des logements rénovés ne dépasseront pas ceux des logements sociaux (1 chambre = 350 €, 2 chambres = 450 €, 3 chambres = 550 €). Il a également précisé que les logements seront attribués selon les critères du CPAS.

Les associations concernées, dont Inter-Environnement Bruxelles, resteront attentives afin que ces paroles ne deviennent pas de vaines promesses.


Recours contre BILC : les habitants s'organisent...

Recours contre BILC : les habitants s’organisent...

https://www.ieb.be/1822
19 mai 2009

Le recours des associations et riverains contre le projet de Bilc a été jugé recevable mais non fondé par le Collège de l'environnement. Les associations et riverains ont décidé d'aller en recours au gouvernement. En attendant, les comités se mobilisent...

Les recours

Le recours au Collège de l’environnement intenté par les associations et les riverains a été jugé recevable mais non fondé. Par contre, le recours du Port de Bruxelles, arguant que le permis d’environnement tel que délivré était trop sévère a été jugé fondé. Le Collège a donc assoupli le permis.

Le 22 novembre 2008, la présidente du Port de Bruxelles déclarait dans la DH à propos du BILC : « Le feuilleton est loin d’être terminé. » On ne peut que saluer la lucidité de madame Bovy.

Les associations et riverains ont décidé d’aller en recours au gouvernement. Et les habitants se mobilisent pour exercer une pression maximale sur le monde politique à l’occasion des élections. Le sort du BILC doit être fixé très clairement dans l’accord du prochain gouvernement. Le projet doit être enterré. Et l’avenir du site doit être rediscuté, avec les riverains, en fonctions de leurs besoins.

Les comités s’organisent contre le BILC

Les comités Marie-Christine/Reine/Stéphanie et Neder-Over-Heembeek demandent l’abandon du projet du BILC tel que projeté tant qu’une réflexion approfondie sur une politique de distribution de marchandies, globale et cohérente, un plan de mise en œuvre, le vote et l’application de règlements adéquats. Ils réclament également une étude visant à trouver une affectation du site du BILC à une activité productive qui crée réellement des emplois pour les Bruxellois et qui soit compatible avec la ville.

Commandez une affiche « No BILC » en nous adressant un mail à courriel
et surfez sur www.no-bilc.be.

Téléchargez le texte et la pétition du comité Marie-Christine/Reine/Stéphanie contre le BILC.


Inventaire des enquêtes publiques du 20/05/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 20/05/2009

https://www.ieb.be/1828
20 mai 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 20/05/2009


Fête de l'Environnement 2009 : IEB y sera !

Fête de l’Environnement 2009 : IEB y sera !

https://www.ieb.be/1824
20 mai 2009

Chaque année, l'administration régionale Bruxelles Environnement – IBGE organise une fête dédiée à notre environnement. Cette journée est l'occasion de rencontrer tous les acteurs de l'environnement – institutionnels, associatifs, privé... – et de faire le plein d'informations tout en s'amusant. Les associations et comités de quartier seront représentés par IEB qui y tiendra un stand.

La Fête de l’Environnement, c’est aussi de la restauration bio et équitable, du théâtre de rue, des jeux, des concerts, un bal moderne, une ferme et un village d’animations pour enfants.

11e du nom, la Fête de l’Environnement 2009 se déclinera sur le thème de la bande dessinée. Venez admirer au stand d’IEB, les planches de dessins qui illustrent notre Bruxelles en mouvements depuis plus de 10 ans ! Nous vous attendons le dimanche 7 juin, entre 12h et 19h au Parc du Cinquantenaire.

Infos : www.bruxellesenvironnement.be.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 mai 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 mai 2009

https://www.ieb.be/1829
21 mai 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

Tertiaire
Bruxelles-Ville : rue de la Loi, 223-225. Transformation et extension d’un immeuble de bureaux de 10 étages (3 296 m2).
Enquête publique jusqu’au 22 mai 2009.
Concertation le 2 juin 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Fabrique de logements
Bruxelles-Ville : rues de la Senne, 7, Notre-Dame du Sommeil, 38, 40, et 42, et des Fabriques, 49, 53, 55, 63-71. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la réaffectation d’un site industriel en un immeuble de 123 logements, un parking couvert pour 143 véhicules, une crèche, deux espaces de commerces et deux espaces pour professions libérales.
Enquête publique jusqu’au 22 mai 2009.
Concertation le 2 juin 2009.
Contactez Isabelle Hochart.

Côté jardin
Anderlecht : rue de Neerpede, 185. La commune demande un permis d’urbanisme pour l’aménagement d’un jardin pour non-voyants et la construction d’une conciergerie et de sanitaires publics.
Enquête publique jusqu’au 25 mai 2009.
Concertation le 3 juin 2009.
Contactez Delphine Termolle.

Concertations à venir

• Branché. Bruxelles-Ville : avenue du Marly, 15. Construction d’un bâtiment industriel passif pour électriciens. Concertation le 26 mai 2009. Contactez Erwan Marjo.

• Energique. Bruxelles-Ville : rue Bruyn. Construction par le CPAS de 79 logements à haute performance énergétique et un local commun sur le site « Bruyn Ouest ». Exploitation d’un parc de stationnement à l’air libre pour 76 voitures. Concertation le 26 mai 2009. Contactez Erwan Marjo.

• Ça marche ! Uccle : chaussée de Ruisbroeck et rue de Stalle. Demande de permis d’urbanisme par l’administration régionale Bruxelles Environnement – IBGE pour aménager la promenade verte entre la rue de Stalle prolongée et la chaussée de Ruisbroeck. Concertation le 27 mai 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Ça roule ! Uccle : chaussée de Ruisbroeck, 52 à 74. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la STIB pour construire un dépôt de tramways (démolir les bâtiments existants), créer et modifier des voiries et des voies de trams et exploiter 122 emplacements de parking en sous-sol. Concertation le 27 mai 2009. Contactez Jérôme Matagne.

• Un projet qui tue ! Schaerbeek : avenue docteur Elie Lambotte, 177-181. Démolition des bâtiments actuels (anciens bâtiments de la société Rentokill) et construction de 9 bâtiments comprenant 133 nouveaux logements et 133 emplacements de parking.
Concertation le 29 mai 2009. Contactez Erwan Marjo.

Résultats de concertations

• Un coup de pédale à la pub. Demandes de permis d’urbanisme pour l’aménagement de stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux.
Saint-Josse-ten-Noode : 5 stations. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]
Jette : 10 stations. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Troisième action de la Plateforme Logements Vides : où sont mes voisins ?

Troisième action de la Plateforme Logements Vides : où sont mes voisins ?

https://www.ieb.be/1839
27 mai 2009

Chaque année se déroule la fête des voisins, mais cette année, à l'initiative de la Plateforme Logements Vides, un apéro festif sera organisé à la mémoire des voisins absents et des logements restés vides depuis leur départ.

Cette troisième action organisée par la Plateforme Logements Vides cible la thématique des logements sociaux vides et de leur rénovation. A cette occasion, une conférence de presse sera organisée en présence du président du Foyer Forestois, qui a accepté de recevoir les représentants de la Plateforme et qui exprimera son point de vue sur les revendications et les différentes propositions relatives à une meilleure gestion de la rénovation du parc de logements sociaux.

Pour rappel, l’objectif de la Plateforme Logements Vides, est d’interpeller le futur gouvernement régional sur le problème des bâtiments inoccupés afin que celui-ci prenne des mesures concrètes et efficaces pour réaménager ces espaces au profit du logement.

Au plaisir de vous retrouver nombreux ce mercredi 3 juin à 12h, square Madelon, à Forest.


Bruxelles-Midi, l'urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle

Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle

https://www.ieb.be/1834
27 mai 2009

A l'occasion de la sortie du livre de Gwenaël Breës « Bruxelles-Midi, l'urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle », La Belladone projette son film « Dans 10 jours ou dans 10 ans... » ce jeudi 4 juin à 20h.

Cette semaine, sort le livre Gwenaël Breës sur 20 années d’urbanisme régional à travers l’histoire du quartier Midi (ou vice-versa). Il s’intitule « Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle » et paraît à point, au moment où les grands stratèges de cette opération évitent tout bilan de leur action « en faveur du logement » et s’apprêtent à rempiler pour une législature dédiée au « développement international » et au « city marketing » .

Le livre est disponible en librairie au prix de 18 €. Pour les associations ou personnes qui en achètent au moins 10 exemplaires, le prix de vente est de 12 €.

A l’occasion de la sortie du livre, les éditions Aden, le Comité du quartier Midi et La Belladone organisent une rencontre précédée de la projection du film de Gwenaël Breës « Dans 10 jours ou dans 10 ans... » , le jeudi 4 juin à 20h, à La Belladone, rue Moris, 17a, à 1060 Bruxelles. Entrée gratuite.

Infos : www.quartier-midi.be.


Inventaire des enquêtes publiques du 27/05/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 27/05/2009

https://www.ieb.be/1913
27 mai 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 27/05/2009


Projet ferroviaire du Quadrilatère Nord : la concertation fait fi du Plan Régional d'Affectation du Sol et du droit au logement

Projet ferroviaire du Quadrilatère Nord : la concertation fait fi du Plan Régional d’Affectation du Sol et du droit au logement

https://www.ieb.be/1842
28 mai 2009

Le Comité de Quartier Midi, Pétitions-Patrimoine, le Bral et IEB dénoncent la décision de la commission de concertation relative aux maisons de la rue du Progrès à Schaerbeek menacées par le projet ferroviaire Quadrilatère Nord.

Rétroacte

La commission de concertation chargée de se prononcer sur le projet dit du Quadrilatère Nord s’est tenue le vendredi 24 avril 2009. Ce fut une concertation longue et houleuse à laquelle se présentèrent des dizaines d’habitants concernés par les impacts majeurs du projet ferroviaire. Nombre d’entre eux étaient des habitants de la rue du Progrès risquant dans cette affaire pas moins que l’expropriation et donc la perte de leur lieu de vie et de tous les liens tissés sur le quartier depuis de nombreuses années. Pas étonnant que les auditions se prolongèrent toute l’après-midi. Mais les habitants obtinrent peu de réponses à leurs inquiétudes.

L’avis de la commission était prévu pour le 4 mai. Le 24 avril, la Ville de Bruxelles fit savoir qu’elle s’abstenait de se prononcer sur le projet. La commission postposa ensuite son avis au 15 mai, et ce, dans l’attente de l’avis conforme de la Commission Royale des Monuments et des Sites chargée de se prononcer sur la démolition partielle des établissements Aubert-Blaton, bâtiment repris sur la liste de sauvegarde. Le 5 mai, ce fut au tour de la commune de Schaerbeek de se prononcer en défaveur du projet.

Il faut dire que les raisons de s’opposer au projet sont légions :

  • impact social, urbanistique, environnemental, économique et patrimonial très lourd sur le quartier environnant ;
  • démolition sans reconstruction de 28 habitations en bon état entraînant une déstructuration du tissu urbain dans toute cette zone et permettant la propagation des nuisances sonores ;
  • expropriation de ces 28 habitations et des 218 personnes qui y vivent ;
  • non-respect de la prescription 0.12 du PRAS qui ne permet de démolir du logement en zone d’habitation que moyennant la reconstruction d’une surface équivalente en logements dans la zone ;
  • absence d’engagement d’Infrabel sur des mesures permettant notamment de créer des logements dans la zone et de reloger les habitants, de reconstruire un front bâti rue du Progrès et de faire face aux nuisances sonores. Pour tous ces éléments, Infrabel reporte la responsabilité de leur réalisation sur les instances régionales et communales alors qu’il s’agit d’éléments qui devraient être intégrés au permis et conditionner sa délivrance. Dans son avis, la commune de Schaerbeek a jugé cette attitude inacceptable.

Le 6 mai, la Commission Royale des Monuments et des Sites rendait un avis favorable au projet, sous réserve.

Un avis favorable sous condition

Le 15 mai, la commission de concertation se prononçait enfin. Signalons que cet avis ne parviendra aux habitants concernés et aux associations ayant fait montre de leur intérêt pour le dossier que le 25 mai, soit 10 jours plus tard sur leur demande insistante.

L’avis de la commission de concertation est favorable au projet mais le conditionne toutefois à un certain de nombre de mesures, notamment la subordination de la délivrance du permis à la signature préalable de plusieurs conventions :

  • une convention prévoyant l’accompagnement social et administratif des locataires expulsés et la création d’un fonds pour assurer leur accompagnement financier ;
  • une convention prévoyant la reconstruction d’un front bâti dès la fin du chantier à la place du front bâti rue du Progrès ;
  • une convention environnementale spécifique qui garantisse des conditions d’habitabilité immeuble par immeuble.

Une multitude de mesures concernent en outre les conditions de chantier et la problématique des nuisances sonores [1].

Est-ce suffisant ?

Non ! Résolument non ! Et ce aussi longtemps qu’aucune garantie ne sera exigée d’Infrabel pour qu’il s’engage à reconstruire, dans le quartier, l’équivalent du logement démoli par son projet et à y reloger les habitants expulsés. Faire droit à cette garantie est la seule façon de compenser le dommage majeur causé par le projet et de trouver une réponse équilibrée à l’arbitrage à opérer entre, d’une part, l’efficience d’un moyen de transport public servant la collectivité et, d’autre part, la préservation de la vie d’un quartier et le droit au logement de ses habitants. Or cette condition centrale ne figure pas dans la litanie des demandes adressées à Infrabel.

La commission fait fi de ce volet de mesures alors que :

  • la commune de Schaerbeek demande pourtant, dans son avis, qu’une convention signée préalablement garantisse le financement de la reconstruction de logements dans la zone ;
  • la déclaration de clôture du comité d’accompagnement chargé du suivi de l’étude d’incidence recommande que la reconstruction de logements dans la zone soit réalisée avant le démarrage du chantier en vue de reloger les locataires expulsés.

Il ne s’agit par ailleurs pas seulement d’un arbitrage en opportunité mais aussi d’une question de légalité !

La concertation entérine la violation du Plan régional d’affectation du sol (PRAS)

La zone de la rue du Progrès est considérée au PRAS comme une zone d’habitation. En vertu de son article 2, les zones d’habitation doivent être affectées au logement. Elles peuvent toutefois être affectées à des équipements d’intérêt collectif ou de service public pour autant certaines conditions soient respectées dont la compatibilité de l’activité avec l’habitation et la continuité du logement.

Toutefois, la prescription 0.7 du PRAS prévoit que dans toutes les zones, les équipements d’intérêt collectif ou de service public peuvent être admis dans la mesure où ils sont compatibles avec la destination principale de la zone considérée. Mais :

  1. Le chemin de fer n’est pas considéré comme un équipement d’intérêt collectif ou de service public. En effet, le PRAS définit lui-même ce qu’il faut entendre par cette terminologie : « Construction ou installation qui est affectée à l’accomplissement d’une mission d’intérêt général ou public, notamment les services des pouvoirs locaux, les immeubles abritant les assemblées parlementaires et leurs services, les équipements scolaires, culturels, sportifs, sociaux, de santé, de culte reconnus et de morale laïque.
    Sont également considérés comme de l’équipement d’intérêt collectif ou de service public, les missions diplomatiques, les postes consulaires de carrière des Etats reconnus par la Belgique ainsi que les représentations des entités fédérées ou assimilées de ces Etats.
 Sont exclus les locaux de gestion ou d’administration des autres services publics. »
    Même si une installation ferroviaire est d’utilité publique ce n’est pas pour autant qu’il s’agit d’un équipement d’intérêt collectif ou de service public.
  2. Le projet ne permet pas de préserver la destination principale de la zone considérée puisque la démolition des 28 habitations de la rue du Progrès ampute la zone d’habitation d’un quart de ses logements et soumet les habitations préservées à des niveaux de nuisances sonores excédant les seuils admissibles.
    Ces éléments n’ont échappé ni au bureau d’étude ni à la commune qui considèrent que le respect de l’esprit du PRAS suppose de reconstruire dans le quartier une superficie de logements au moins égale à la superficie existante soit 9.000 m2.

La commission de concertation écarte ces arguments d’un revers de main en considérant que le terrain excédentaire résultant de l’opération de démolition/reconstruction reste un terrain constructible en zone d’habitation du PRAS. C’est oublier un peu vite que le bureau d’étude déconseille fortement de reconstruire du logement à cet endroit vu les conditions d’occupation dégradées qui en résulteraient pour les habitants accolés à un viaduc ferroviaire frôlant leurs habitations.

Les rails du Quadrilatère auraient-ils une utilité publique plus prononcée que ceux du Diabolo ?

Récemment, la Région a dû procéder à une lourde procédure de modification du PRAS pour permettre la mise en œuvre du projet Diabolo. Personne ne conteste l’utilité publique de ce projet qui vise à faciliter la desserte l’aéroport de Bruxelles National. Celui-ci supposait néanmoins de modifier l’affectation de trois îlots en zone d’industrie urbaine. Si la notion d’équipement d’intérêt collectif avait pu être retenue pour ce projet ferroviaire-là, il n’aurait pas fallu procéder à la modification du PRAS.

Il appartient désormais tant à la Région qu’à Infrabel de prendre leur responsabilité dans ce dossier et de signer préalablement à la délivrance du permis une convention par laquelle Infrabel s’engage à reconstruire une surface équivalente en logement dans le quartier, et ce, avant le démarrage du chantier en vue de permettre le relogement des locataires.

Contacts :
- IEB : Claire Scohier, 02/893 09 09, 0473/667 505, claire.scohier chez ieb.be.
- BRAL : Ben Bellekens, ben chez bralvzw.be.
- Comité du Quartier Midi : comite chez quartier-midi.be.
- Pétitions-Patrimoine : info chez petitionspatrimoine.be, 02/217 89 81.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 28 mai 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 28 mai 2009

https://www.ieb.be/1907
28 mai 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

A descendre tout schuss !
Anderlecht : Drève olympique, 11. Demande de certificat d’urbanisme et certificat d’environnement pour une exploitation de deux pistes de ski avec de la vraie neige, de saunas ainsi que des installations techniques (parking de 150 emplacements, installations de refroidissement, ventilateurs, dépôts textile,...).
Enquête publique jusqu’au 29 mai 2009.
Concertation le 3 juin 2009.
Contactez Erwan Marjo.

Un centre commercial à quai
Bruxelles-Ville : quai des Usines, 158-159, site des anciens entrepôts Godin. Demande de certificat d’urbanisme pour la construction d’un pôle de grands commerces (49 482 m2) et certificat d’environnement pour un parking couvert de 1 740 véhicules.
Enquête publique sur le cahier des charges jusqu’au 5 juin 2009.
Concertation le 16 juin 2009.
Contactez Claire Scohier.

Concertations à venir

• Un projet qui tue ! Schaerbeek : avenue docteur Elie Lambotte, 177-181. Démolition des bâtiments actuels (anciens bâtiments de la société Rentokill) et construction de 9 bâtiments comprenant 133 nouveaux logements et 133 emplacements de parking.
Concertation le 29 mai 2009. Contactez Erwan Marjo.

• Tertiaire. Bruxelles-Ville : rue de la Loi, 223-225. Transformation et extension d’un immeuble de bureaux de 10 étages (3 296 m2). Concertation le 2 juin 2009. Contactez Erwan Marjo.

• Fabrique de logements. Bruxelles-Ville : rues de la Senne, 7, Notre-Dame du Sommeil, 38, 40, et 42, et des Fabriques, 49, 53, 55, 63-71. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la réaffectation d’un site industriel en un immeuble de 123 logements, un parking couvert pour 143 véhicules, une crèche, deux espaces de commerces et deux espaces pour professions libérales. Concertation le 2 juin 2009. Contactez Isabelle Hochart.

• Côté jardin. Anderlecht : rue de Neerpede, 185. La commune demande un permis d’urbanisme pour l’aménagement d’un jardin pour non-voyants et la construction d’une conciergerie et de sanitaires publics. Concertation le 3 juin 2009. Contactez Delphine Termolle.

Résultats de concertations

• Renault met un garage dans votre salon. Schaerbeek : chaussée de Louvain, 662. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’une extension latérale pour un parking de 21 places et l’aménagement d’un passage couvert traversant la totalité de l’intérieur d’îlot afin d’organiser la sortie des véhicules par le 55 de la rue Henri Evenepoel. Demande de permis d’environnement pour l’extension d’un parking couvert de 136 emplacements. Avis favorable sous condition pour l’extension latérale. Avis défavorable pour le passage couvert en intérieur d’îlot vers la rue Evenepoel. [ Lire l’avis ]

• C’est le printemps. Uccle : la commune demande deux permis d’urbanisme pour abattre des arbres.
- Avenue Moscicki, abattage de 16 arbres (érables dont le système racinaire détruit les trottoirs et le système d’égouttage). Avis favorable. [ Lire l’avis ]
- Rue Jean Ballegeer, abattage de 62 arbres (robiniers en mauvais état). Avis favorable. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Anciennes Poêleries Godin : un centre commercial à quai

Anciennes Poêleries Godin : un centre commercial à quai

https://www.ieb.be/1965
28 mai 2009

Bruxelles-Ville : quai des Usines, 158-159, site des anciens entrepôts Godin. Demande de certificat d’urbanisme pour la construction d’un pôle de grands commerces (49 482 m2) et certificat d’environnement pour un parking couvert de 1 740 véhicules.
Enquête publique sur le cahier des charges jusqu’au 5 juin 2009.
Concertation le 16 juin 2009.
Contactez Claire Scohier.


Descente de piste de ski à Anderlecht : gare à l'avalanche !

Descente de piste de ski à Anderlecht : gare à l’avalanche !

https://www.ieb.be/1845
2 juin 2009

Rejoignez IEB pour une descente tout schuss du projet de piste de ski anderlechtoise avec vraie neige (tout du moins, dans sa demande de certificats d'urbanisme et d'environnement), ce mercredi 3 juin 2009 à 9h20 devant la Commission de concertation. Port des gants et tenue de ski vivement conseillés. Ci-dessous, l'avis d'IEB sur le projet.

Avis d’Inter-Environnement Bruxelles concernant la demande de certificats d’urbanisme et d’environnement pour le bien sis, 11, Drève Olympique – 1070 Anderlecht

Objet de la demande : dossier mixte (certificat d’urbanisme + certificat d’environnement), nouvelle exploitation.

Pertinence du projet en Région bruxelloise

De la neige à Bruxelles et une plage de sable fin en Ardennes ?
Autant le développement d’activités sportives et culturelles est intéressant en soit, autant la pertinence de certaines activités par rapport à l’environnement dans lequel elles s’inscrivent peut poser question.
En Région bruxelloise, il parait surprenant de vouloir implanter une piste de ski avec neige artificielle.
Le choix d’une piste synthétique permettant au permettant au grand public de goûter aux sensations de la glisse peut se comprendre car c’est une adaptation locale d’une pratique importée d’un environnement montagnard.
Par contre, l’installation d’une piste enneigée artificiellement pose question.
Ne semble-t-il pas plus pertinent de garder le choix d’une piste synthétique pour permettre aux skieurs et snowboarders de pratiquer leur sport en dehors de la saison des sports d’hiver ?
Et lorsque la saison le permet, laisser ce public rejoindre les pistes naturelles de nos contrées ?

Une piste enneigée profitable à la collectivité ?
A cela s’ajoute une autre dimension, plutôt sociale : est-ce qu’une piste de ski avec neige artificielle (puisqu’issue d’un procédé artificiel) répondra mieux à un besoin de la population bruxelloise contrairement à l’actuelle piste artificielle ?

Consommation énergétique et émission de Gaz à Effets de Serre (GES)

Comme le fait remarquer Charles Lavoie, président de Turbocristal, le seul fabricant canadien de canons à neige, nous sommes face à un paradoxe. « Par notre mode de vie, nous produisons des gaz à effet de serre, qui causent des changements climatiques. Ces derniers nuisent à l’enneigement et nous remédions au problème en fabriquant de la neige. Cela nécessite de l’énergie et cause davantage de gaz à effet de serre ! »
Le recours à l’enneigement artificiel est donc une « solution » qui aggrave la situation initiale amenant ainsi à un cercle vicieux.
Alors qu’on ne cesse de parler du réchauffement climatique et de la nécessité absolue de réduire nos émissions de gaz à effet, accepter un tel projet viendrait à nier cette réalité.
Accepter ce projet, consiste à long terme à fabriquer un climat polaire à l’intérieur d’un bâtiment et à amplifier le réchauffement du climat extérieur. Voulons-nous en arriver là ?
Enfin, il n’est pas nécessaire de faire un bilan énergétique et environnemental d’une telle installation, même comparé à une installation naturellement enneigée en saison (déplacement des usagers compris) pour se rendre compte de l’impertinence de ce projet tant sur le plan énergétique que sur le plan de la production de gaz à effet de serre.

Cohérence de la politique communale et régionale

Au niveau communal
Actuellement, la commune d’Anderlecht s’est déjà engagée dans le développement durable, notamment en se fixant un objectif -30% des consommations énergétiques des bâtiments communaux (cf. la motion pour une « union locale pour le climat » adoptée le 24 mai 2007 par la commune), en augmentant les primes énergies et en instaurant dernièrement des primes pour le placement de panneaux photovoltaïques.
Par ailleurs, la commune a également adopté la charte d’Aalborg et les engagements d’Aalborg relatifs au développement durable des villes.

Au niveau régional
Au vu du nombre d’incitants financiers pour réduire les consommations énergétiques, des engagements officiels, de la préparation d’un plan climat, des obligations liées au plan Kyoto et des autres objectifs qui tôt ou tard vont s’imposer dans nos contrées (plan 20-20-20 amenant à réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, à porter à 20 % la part des énergies renouvelables et à faire 20 % d’économies d’énergie), la région se positionne clairement en faveur d’un développement durable et dans une voie de développement de notre région vers une société efficiente et faiblement émettrice de GES.

Technologie utilisée

Le document soumis à l’enquête publique ne cesse de parler de « vrai neige » . Néanmoins, rien n’indique ce que l’on entend réellement par cette appellation désignant simplement une neige artificielle.
S’agit-il du résultat d’un processus à base d’eau et de froid ? Ou bien s’agit-il d’un mélange d’eau, d’additifs (et si oui, lesquels ?) et de froid ? A moins bien sûr que la neige soit importée par camion depuis la baraque Fraiture ou les Alpes...


_ La piste de ski existante à Anderlecht.

Impact paysager

Depuis l’Appelboom, on a une vue remarquable sur l’environnement direct.
Actuellement, la piste de ski est déjà fortement visible et n’est pas, avec le ring situé juste à côté, l’élément le mieux intégré dans le paysage.
La construction d’une piste couverte n’améliorera en rien l’aspect paysager.

Impact sur l’environnement local

Le projet s’insère dans un environnement semi-rural, à proximité de Neerpede.
Un projet global de préservation du Neerpede étant envisagé, ne parait-il pas logique de garder à l’esprit cette dimension pour analyser toute demande de permis ou de certificat relatif à un bien situé à proximité ou dans la zone du Neerpede ?
Une bonne gestion du Neerpede passe par le développement d’un maillage vert et bleu et non pas par un mordillement de l’espace avec création d’une ceinture de béton autour du site.
A cet égard, IEB demande un plan de développement durable du Neerpede et de ses alentours afin de garantir une politique d’aménagement territoriale adéquate et en phase avec les préoccupations de durabilité de notre société (cf. Charte et engagements d’Aalborg).

En conclusion : évitons le ridicule et enterrons ce projet une fois pour toutes !

Contact : Erwan Marjo, erwan.marjo chez ieb.be, 02/893 09 12.


Quand les grands projets dictent leur loi

Quand les grands projets dictent leur loi

https://www.ieb.be/1860
2 juin 2009

Pour l’aménagement de grands sites urbains, la Région de Bruxelles- Capitale a créé en 2002 un outil de planification : le schéma directeur. Sans être juridiquement contraignant, il conditionne les programmes d’aménagement des zones à développer. Il est aussi destiné à coordonner l’action des pouvoirs publics locaux et régionaux. Idéalement, le schéma directeur est complété par un PPAS. En pratique, la procédure est contournée. La conséquence ? Les grands projets du PDI font leur chemin. Et la démocratie urbaine prend du plomb dans l’aile.

- Tour et Taxis : une course contre la montre entre le promoteur, la Ville et la Région
- RTBF-VRT : un schéma directeur pour la forme
- Les promoteurs à l’assaut de la cité administrative
- A lire : Autopsie des schémas directeurs
- Le PPAS de la rue de la Loi : un outil urbanistique limité aux exigences européennes ?
- Un PPAS sur mesure pour ATENOR
- Neerpede : un PPAS pris de vitesse
- Conclusions

Environnement
- Maelbeek mon amour : sur les traces d’un cours d’eau disparu

Urbanisme
- De l’espoir en chantier
- Bruxelles-Midi : l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle

Mobilité
- Un petit pas pour la Gare centrale

Éditorial
- « Uplace Machelen » : Las Vegas est à nos portes !


Élections régionales 2009 : IEB a soumis les partis à 40 questions. Résultats

Élections régionales 2009 : IEB a soumis les partis à 40 questions. Résultats

https://www.ieb.be/1846
3 juin 2009

Inter-Environnement Bruxelles a le plaisir de rendre public les résultats du sondage effectué auprès des partis candidats aux élections bruxelloises. ECOLO obtient le meilleur score, suivi pas le CDH, le MR et le PS. Les partis néerlandophones ferment la marche. A suivre dans une communication d'IEB après les élections : une analyse détaillée de la pertinence des coalitions possibles et du contenu d'un éventuel accord de gouvernement !

A la mi-mai, Inter-Environnement Bruxelles soumettait les partis à la demande suivante.

40 questions d’IEB aux partis politiques
Les 39 premières questions qui suivent appellent un réponse simple : lors des négociations gouvernementales, votre parti défendra-t-il oui ou non la mesure proposée ? Sauf mention contraire, la mise en œuvre de ces mesures est envisagée dans le courant de la législature 2009-2013.
Ces 39 questions sont tirées du mémorandum 2009 d’IEB. Toute incertitude sur le sens de la mesure proposée trouvera à priori son explication à la lecture de ce texte.
Le mémorandum est téléchargeable sur le site d’IEB. En cas de doute, n’hésitez pas à appeler au 02/8930909 ou en envoyant une question à elections2009 chez ieb.be.
Seule la 40e question est ouverte. La réponse ne devra pas dépasser les 3000 caractères.

Voici les résultats préliminaires de ce sondage ainsi que les réponses in extenso des partis à la 40e question, qui concerne le financement des politiques régionales.
Voir les 40 questions d’IEB aux partis politiques.

RÉSULTATS

Les questionnaires ont d’abord été envoyés à l’adresse info@ des sections bruxelloises des partis. Sans réaction, ils ont été ensuite envoyés à l’adresse de contact du site personnel de la tête de liste, puis en dernier ressort à l’un ou l’autre membre de la liste qui se serait distingué pour son action ou ses positions proenvironnementales. A ce jeu, le CDH, ECOLO et le VLD se sont révélés les plus proactifs. Le CD&V est le plus mauvais élève de la classe. La réactivité des partis a donc été prise en compte.

Les réponses aux 39 questions font l’objet du classement intermédiaire suivant :

ECOLO
90%
MR
79%
CDH
59%
PS
56%
SPa
56%
VLD
33%
CD&V
31%

Un excellent bulletin d’ECOLO , suivi par le MR (apparemment très impatient de revenir aux affaires). Le CDH, le PS et le SPa obtiennent la moyenne , mais sont en dessous des attentes exprimées par les internautes (le score moyen des internautes qui ont répondu au sondage est de 73%).

Sans vraiment de surprise, le VLD et le CD&V ferment la marche avec une cote d’exclusion, et des positions particulièrement rétrogrades en matière de mobilité...

La grande surprise vient de la part du MR , très volontariste dans ses intentions de suivre les recommandations d’IEB. Las, ce volontarisme semble contredit par certains faits de campagne où des ténor du parti ont pris des positions opposées à celles acceptées à l’occasion de ce sondage. Des écarts qui ont pu être constatés aussi dans le chef d’autres partis, à un degré nettement moindre. C’est la raison pour laquelle les résultats ont été corrigés avec un facteur d’appréciation qualitatif (et subjectif) prenant en compte les déclarations de campagne.

RÉSULTAT GLOBAL
ECOLO
89%
CDH
69%
MR
68%
PS
62%
Spa
53%
VLD
40%
CD&V
40%

Les critères pris en comptes pour calculer les scores étaient les suivants :

  • Réactivité (pondération de 10%)
  • Réponses (pondération de 70%)
  • Crédibilité des réponses (pondération de 20%)
    Les partis qui ne se retrouvent pas dans le classement n’ont pas répondu à nos sollicitations.

LA 40e QUESTION : le financement !

Les partis ont été soumis à une 40e question ouverte :

« Au vu des difficultés structurelles du financement de la Région bruxelloise qui s’annoncent pour les années 2009 et 2010, quels sont les arbitrages budgétaires, voire les nouvelles sources de financement que vous envisagez pour financer davantage encore les politiques régionales en matière de logement, de mobilité et d’environnement ? »

L’enseignement majeur est que (presque) tous les partis (francophones comme flamands) réclament un IPP recueilli sur le lieu du travail.
Seul le CD&V n’en fait pas mention explicite.

Seul ECOLO se prononce clairement pour l’instauration pour un péage urbain de zone, qui est pourtant la seule alternative crédible à un refinancement lié à l’IPP, qui reste très hypothétique.

Et voici les réponses circonstanciées de tous les partis...

Parti Socialiste

MAÎTRISER LES RECETTES REGIONALES ET ASSURER DES IMPÔTS ÉQUITABLES

La croissance des recettes au cours de la législature aura quelque peu masqué le sous-financement auquel la Région bruxelloise est confrontée. Par contre, le ralentissement de la croissance laisse peu de perspectives pour l’avenir. Un certain nombre de besoins ne sont toujours pas rencontrés et les politiques sociales (de la COCOF notamment) vont nécessiter plus de moyens budgétaires dans le futur. Le désendettement, pour sa part, a fortement diminué entre 2004 et 2009. Vu les enjeux budgétaires auxquels la Région devra faire face, l’objectif ne devra pas être de poursuivre ce désendettement en mettant à mal les
politiques.
Le Gouvernement bruxellois a estimé le sous-financement de notre Région à 500 millions d’euros, c’est ce montant qui devrait être négocié au niveau des réformes institutionnelles.
Par ailleurs, nous attendons le vote du premier paquet d’accord institutionnel qui prévoit un premier refinancement à concurrence d’un montant annuel (non indexé) de 30 millions d’euros à affecter uniquement à des dépenses liées aux transports publics bruxellois auquel s’ajoute une enveloppe complémentaire de 35 millions d’euros indexés pour des dépenses liées à la mobilité.

Le PS propose de :

1. Assurer un financement correct de la Région bruxelloise

Une des causes de l’insuffisance du financement de la Région est le fait que les très nombreux navetteurs travaillant à Bruxelles paient l’impôt des personnes physiques (I.P.P.) dans leur lieu de résidence.
Une part de l’I.P.P. devrait revenir à la Région : un mécanisme de compensation fédéral doit être établi, qui ramène une part de l’I.P.P. vers le lieu de travail.

2. Mettre en place une administration fiscale régionale

Créer réellement une administration fiscale régionale est indispensable afin d’aboutir à un calcul plus précis des impôts régionaux, à un enrôlement plus rapide, à une meilleure perception et à une gestion principalement régionale des contentieux. Ceci est d’autant plus important que la Région bruxelloise est la seule entité fédérée à avoir adopté la réforme de la comptabilité de l’Etat qui nous oblige à enregistrer nos recettes en droits constatés.
La mise en place de cette administration fiscale régionale permettra de :

  • maîtriser le PRI et ainsi permettre aux communes de mieux évaluer leurs recettes : rappelons que les communes reçoivent du Fédéral une somme au titre des additionnels PRI sans distinction de l’année à laquelle la recette se rapporte, étant donné les retards de versement et les rattrapages successifs du Fédéral. Il est donc de plus en plus difficile pour les communes d’établir leurs budgets et leurs comptes ;
  • créer des taux variables du précompte immobilier en faveur du logement et des activités économiques qui amènent croissance et durabilité de l’emploi. La Région doit rendre le PRI plus efficace en l’utilisant comme instrument pour la réalisation d’un projet de ville. Pour cela, nous pouvons agir sur les taux de précompte afin de favoriser les activités qui assurent la croissance et la permanence de l’emploi dans la Région. Mais aussi en encourageant le propriétaire qui rénove au profit de locataires sans que cela n’entraîne de hausse inconsidérée des loyers ; en encourageant les multipropriétaires à adapter les loyers aux loyers de
    référence ; en soutenant l’acquisition de logements par les bas et moyens revenus inférieurs ; en facilitant l’activité économique quand elle apporte une vraie plus-value sociétale à Bruxelles, ses habitants, ses entreprises,...

3. Réformer la taxe régionale forfaitaire à charge des chefs de ménage en la basant sur la capacité contributive des personnes

4. Calibrer les droits d’enregistrement pour favoriser l’accès à la propriété pour les ménages à revenus faibles et moyens sans créer d’effet d’aubaine

Les enjeux pour la prochaine législature sont non seulement d’utiliser cet outil fiscal pour promouvoir des politiques de renforcement de l’attractivité de certains quartiers en Région bruxelloise, mais aussi de vérifier l’impact de la réforme au sujet des droits d’enregistrement. Il est en effet important de vérifier si le marché n’a pas anticipé la diminution des droits d’enregistrement en augmentant les prix de vente. Dans ce cas, la diminution des droits d’enregistrement n’aura profiter qu’aux vendeurs, et non aux acheteurs. Raison pour laquelle la plus grande prudence s’impose lors de réformes sur les droits d’enregistrement.

5. Mettre en place des mesures anti-abus en matière de droit de donation

La réforme des droits de donation a été rapidement détournée par les grosses fortunes via des mécanismes successoraux pour payer moins d’impôts en évitant les futurs droits de succession. Ces contournement doivent être supprimés.

6. Imposer les opérateurs de téléphonie mobile

La Région étudiera la possibilité de mettre en oeuvre un mécanisme juridique permettant aux communes d’imposer les opérateurs de téléphonie mobile sur base de leurs antennes GSM.

7. Encourager la concertation Région/fédéral

La Région bruxelloise et le Fédéral devraient se concerter pour que le Service des Décisions Anticipées (SDA) ne puisse plus prendre de décision sur des impôts qui sont directement de compétence régionale.

CDH

1. Faire des économies d’échelle et rationaliser l’action publique.
Exemples :

  • créer une centrale d’achat pour les pouvoirs publics
  • rendre plus cohérente la politique de stationnement
    2. Percevoir tout ou partie de l’IPP sur le lieu du travail ou surpondérer la dotation régionale de 150% (à l’instar de Berlin)
    3. Faire financer la STIB par le fédéral (comme à Vienne)
    4. Créer un EURIRIS, BELIRIS européen pour des projets bénéficiant aux institutions européennes

ECOLO

ECOLO demande urgemment un refinancement global, non affecté et structurel de la région bruxelloise (matières régionales et communautaires). ECOLO privilégie un refinancement depuis le fédéral, par exemple via une perception différente de l’impôt,
une partie de celui-ci pouvant être perçu sur le lieu de travail. Ce refinancement exécuté depuis l’Etat fédéral qui doit être intégré dans la loi spéciale vise à corriger le sous-financement structurel des entités bruxelloises.

Les sources les plus importantes de revenus se trouvent au niveau fédéral. Nous ne voulons toutefois pas augmenter les impôts de manière globale, mais plutôt procéder à un glissement de la fiscalité. Pensons par exemple au rééquilibrage de la fiscalité du travail vers l’environnement et les profits spéculatifs, ou encore à la lutte contre la fraude fiscale et sociale qui pourrait selon le récent rapport de la Commission parlementaire rapporter plus de 10 milliards par an. Il n’est donc pas question dans notre chef d’augmenter la fiscalité sur les entreprises ou la petite épargne.

En ce qui concerne les rééquilibrages ou arbitrages, le choix de la réorientation écologique est primordial et urgent, il n’est donc pas question d’encore le reporter.

En matière de mobilité, la réforme de la taxe de circulation et de mise en circulation, la tarification à l’usage et un système de péage urbain dissuasif pour les navetteurs au sein du pentagone.

Au niveau des Régions et des Communautés, il convient aussi de mieux utiliser les moyens disponibles. On peut penser par exemple au remplacement des achats publics habituels par des achats publics verts, à des arbitrages réalisés entre différents postes budgétaires (vases communicants), au soutien à une filière économique plutôt qu’une autre.

Par ailleurs, certaines mesures ne coûtent rien. Les gouvernements peuvent également orienter l’évolution de la situation environnementale, économique et sociale en prenant des décisions qui n’engendrent pas de dépenses définitives. L’adoption de normes sociales et environnementales plus strictes est un exemple. Le tiers investisseur en est un autre : l’intervention initiale étant remboursée après avoir en sus favorisé la création d’emploi et la lutte contre le réchauffement. Dans le même ordre d’idée, on peut inclure la régulation du marché locatif, la facilitation de l’accès à des alternatives de logement, le renforcement des alliances éducatives, la simplification des institutions...

Par ailleurs, l’augmentation des recettes fiscales de la région sera via deux leviers :

  • Favoriser fiscalement les gens qui habitent en ville. La fiscalité bruxelloise doit inciter les ménages aux revenus moyens et élevés à rester en ville, ce qui in fine améliorera les recettes fiscales régionales.
  • La mise en place d’une administration fiscale régionale efficace permettra à la région d’enrôler les impôts qui lui reviennent, et ce mieux que ne le fait aujourd’hui le fédéral ici aussi, davantage de recettes sont possibles pour la région sans que les ménages ne soient davantage taxés.
    Pour le logement, où nous fixons comme objectif d’atteindre pour toutes les communes 20% de logements à loyer conventionné sur leur territoire d’ici 20 ans et où l’objectif devra être atteint en actionnant de multiples leviers (en construisant de nouveaux logements, en transformant des bureaux vides en réinvestissant les logements vides au dessus des commerces. en remettant sur le marché, après rénovation les 15 à 30.000 logements abandonnés, en rendant effectif le droit de gestion publique pour les communes). Le financement se fera à travers des « Contrats de logement », par une mobilisation des moyens financiers par les
    communes ou les SISP, par Beliris, les programmes européens, les charges d’urbanisme, les amendes DIRL, le budget régional (comme Plan Logement), et des PPP.

En matière énergétique, la politique d’incitation financière de la région (primes) sera poursuivie et renforcée. Le financement du chantier d’isolation des logements bruxellois sera réalisé via le recours à des fonds fédéraux et européens. Par ailleurs, la mise en place d’un système de tiers investisseur réduira la charge financière régionale nécessaire pour atteindre les objectifs en matière d’isolation des logements.

Mouvement Réformateur

Le refinancement de Bruxelles est une revendication légitime. Il faut maintenir cette exigence. Mais contrairement à ce qu’à fait la majorité PS-cdH-Ecolo, il ne faut pas faire dépendre le budget bruxellois de cet hypothétique refinancement. En effet, c’est avec ce genre de politique que l’Olivier a été incapable de refinancer, par exemple, le secteur non-marchand qui joue un rôle essentiel dans le domaine de la santé et du social à Bruxelles. Refinancer Bruxelles ne se limite pas à refinancer la Région bruxelloise. Donner des moyens supplémentaires au CPAS (dont les tâches ne cessent d’augmenter) ou aux zones de police, c’est aussi refinancer Bruxelles.

En attendant, des efforts peuvent être faits, par les Bruxellois eux-mêmes, pour mieux gérer les ressources disponibles et dégager des moyens supplémentaires pour mener des politiques ambitieuses. En effet, par une meilleure gouvernance, quelque 200 millions d’euros de marges peuvent être disponibles. Comment ? Voici quelques pistes...

  1. Sous la précédente législature (1999-2004), le Gouvernement a mené une opération de centralisation des trésoreries des différents pararégionaux au sein du centre de coopération financière bruxellois. Cette opération a permis de réaliser d’importantes économies. Pourquoi ne pourrait-on pas appliquer le même principe aux trésoreries communales ainsi qu’à celles des CPAS ?
  2. Aujourd’hui, chaque commune gère sa dette. Cela signifie qu’en fonction du profil financier de la commune, des taux forts différents peuvent être appliqués par les organismes financiers. Centraliser la gestion de la dette serait également un moyen d’opérer d’importantes économies ;
  3. Plutôt que de laissez chaque commune faire face à la libéralisation du marché du gaz et de l’électricité, réalisons un marché commun de l’énergie au niveau des 19 communes et CPAS ;
  4. Mettre sur pied une centrale d’achats commune aux 19 communes ;
  5. Imposer, au niveau régional, le partage d’infrastructures coûteuses entre plusieurs communes ;
  6. Réduire les cabinets ministériels devenus pléthoriques sous cette législature 2004-2009 au point de créer parfois de véritables « administrations bis » ;
  7. Forcer les communes à appliquer des taxes sur les immeubles inoccupés et les immeubles insalubres pour répondre à la crise du logement ;
  8. Mieux évaluer les politiques régionales et communales plutôt que de ne jamais remettre en question les politiques antérieures alors que certaines mesures ont atteint leur objectif et ne nécessitent plus de moyens ;
  9. Supprimer les dépenses de prestige et de communication au niveau régional ;
  10. Rattraper le retard accumulé sur l’adaptation du revenu cadastral des bâtiments rénovés.

SPa

1. Une réorganisation interne (Région – Communes) est absolument indispensable et peut générer un gain en synergie de 259 millions d’euros (espace budgétaire annuel récurrent) qui disparaissent actuellement dans l’inefficacité de l’inorganisation actuelle de Bruxelles ;

2. Afin de parvenir à une redistribution équitable des fonds gagnés à (et grâce à) Bruxelles et de valoriser financièrement la vocations métropolitaine de Bruxelles, la part de la population de la Région de Bruxelles-Capitale doit être augmentée fictivement de 0,4 millioosn d’habitants dans l’impôt total des personnes physiques de la Belgique. Ce principe doit être ancré dans la loi de financement.

VLD

Le déficit de financement de la Région est de 500 millions d’euros.
Celui-ci doit être comblé par la perception de 50% de l’impôt sur les personnes physiques sur le lieu du travail. Cette perception ne doit pas forcément être directe mais peut faire l’objet d’une compensation sur le modèle berlinois.

CD&V

Het BHG heeft volgende significante, autonome inkomensbronnen :
1) Successierechten
2) Registratierechten op verkopen
3) Andere gewestelijke belastingen
4) Autonome gewestbelasting

Verder ontvangt het BHG nog volgende significante inkomsten :
5) Toegekend gedeelte van de Personenbelasting
6) Agglomeratieontvangsten

In het licht van de huidige economische situatie kan voorzien worden dat zeker op punt 2 en 5 minder inkomsten te verwachten vallen.

Op lange termijn kan het uitbouwen van een duurzame en sociale stad enkel gerealiseerd worden door in te zetten op kwaliteitsvol onderwijs en het benutten van ons intellectueel en menselijk potentieel (70 000 onderzoekers verbonden aan de Brusselse universiteiten, BHG is het jongste gewest van België).

Het gewest moet prioritair investeren in stedelijke, creatieve economie (cultuur, toerisme, film,...) en in milieutechnologie. Brussel moet een sterk onthaalbeleid ontwikkelen voor deze sectoren, zodat het voor deze domeinen binnen de vijf jaar tot een kenniscentrum kan uitgroeien. Er moet verder werk gemaakt worden van een Brussels economisch innovatiebeleid (cfr. Arkimedes in Vlaanderen).

Tevens moet het aanbod van de handelsactiviteiten meer gestuurd worden om verschraling in de aangeboden diensten en producten tegen te gaan, om voldoende diversiteit en specialisatie te garanderen, en om het imago van de handelswijken te versterken.

Op korte termijn moet er rationeel met de beschikbare middelen omgesprongen worden en deze oriënteren op de hierboven vermelde visie.


Inventaire des enquêtes publiques du 3/06/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 3/06/2009

https://www.ieb.be/1915
3 juin 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 3/06/2009


Réponses des partis et formations politiques démocratiques au mémorandum de la plateforme associative Vigilance Action Pub (VAP !)

Réponses des partis et formations politiques démocratiques au mémorandum de la plateforme associative Vigilance Action Pub (VAP !)

https://www.ieb.be/1856
3 juin 2009

Les élections approchent à grands pas. Pour qui se préoccupe du rôle et de l'impact de la publicité sur la qualité de vie, la dynamique démocratique et l'environnement, les points de vue des partis sur ces questions influenceront sans nul doute le vote. La plateforme Vigilance Action Pub ! a soumis ses attentes aux partis. La qualité des réponses reçues des différents partis démontre que le débat sur la place de la publicité est autant incontournable que controversé.

VAP ! a présenté son mémorandum aux différentes formations politiques démocratiques francophones. Elle leur a demandé de réagir par le biais d’un questionnaire, aux demandes formulées sur le plan régional et européen.

Nous avons reçu les réponses commentées des quatre partis traditionnels : le Parti socialiste (PS), le Mouvement réformateur (MR), Ecolo et le Centre démocrate humaniste (cdH), ainsi que de deux nouvelles formations : Vélorution et la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Cette dernière a consacré ses efforts à la partie relative aux élections européennes, pour lesquelles elle présente une liste. A l’inverse, Vélorution a davantage développé ses réponses au niveau régional, puisqu’il ne présente pas de liste européenne. Le Parti du Travail de Belgique (PTB), pour sa part, a exprimé un commentaire global sur le mémorandum. Enfin, le Rassemblement-Wallonie-France (RWF) ainsi que le Parti communiste (PC) ont répondu ne pas disposer des moyens financiers et humains pour pouvoir y consacrer le temps nécessaire.

VAP ! remercie l’ensemble des partis qui ont répondu et salue le travail accompli. La plate-forme note que ces réponses témoignent d’un intérêt réel pour les positions qu’elle défend et qui, jusqu’ ici, ont été trop rapidement délaissées. C’est une excellente nouvelle.

Quelles sont les positions des partis ?

Dans leurs réponses aux questions de VAP ! pour le niveau Régional, le cdH, Ecolo et le PS partagent globalement une attitude proche vis à vis de la publicité : il y est question de mieux réguler la pub même si elle reste souvent perçue comme un « mal nécessaire » permettant de financer « sans douleur » certains services. Le MR adopte une posture nettement plus en faveur de la publicité, à l’exception notoire de la pub à la RTBF qu’il souhaite voir disparaître rapidement, sans réalisation d’une étude sur les possibilités de financement alternatif du service public. Quant à Vélorution, il adopte une position ouvertement opposée à la publicité commerciale.

Le même équilibre entre les 4 « grands » partis se retrouve au niveau Européen, la LCR approuvant quant à elle globalement les positions de la VAP !

Deux points parmi d’autres méritent d’être soulignés tant ils constituent une nouveauté : PS, cdH, Ecolo et Vélorution se déclarent favorable à une refiscalisation des investissements publicitaires et à la réalisation d’une étude sur le financement alternatif de la RTBF et des télévisions locales (avec moins de pub ou sans pub).

A côté de ces avancées très positives, VAP ! constate néanmoins qu’il existe une différence de taille entre la position affirmée des différentes formations en exercice et la réalité du terrain voire de leurs initiatives respectives. Ainsi et pour exemple, la Région de Bruxelles-Capitale compte de nombreux dispositifs publicitaire illégaux connus, et malgré l’accord des 4 « grands » partis pour les faire retirer et sanctionner, ces dispositifs restent en place depuis de nombreuses années.

Les points de vue exprimés par chaque formation permettront aux électeurs soucieux de se positionner par rapport à l’invasion publicitaire et ses effets, de savoir qui partage ses questions et ses attentes.
Mais l’utilité d’une telle démarche dépasse largement le moment des élections, car le débat ne se limite évidemment pas aux urnes. VAP ! considère que les positions exprimées engagent les partis dans le travail que chacun réalisera au cours de la prochaine législature, tant sur le plan régional que sur le plan européen. C’est à partir de ces positions que VAP ! évaluera régulièrement les politiques soutenues et mises en œuvre.

VAP ! invite à une lecture attentive du document qui reprend l’ensemble des réponses formulées, tant il est vrai que les commentaires adjoints aux réponses nuancent souvent fortement celles-ci.

Ce document de synthèse est mis en ligne sur le site www.vigilanceactionpub.org

Personne(s) de contact
- Jean-Baptiste Godinot : jeanbaptistegodinot chez scarlet.be
- Christine Steinbach : steinbach chez e-p.be


RTBF-VRT : un schéma directeur express !

RTBF-VRT : un schéma directeur express !

https://www.ieb.be/1851
3 juin 2009

Entamée en septembre 2008, la réflexion autour du réaménagement du quartier RTBF-VRT touche à sa fin. Alors que la mouture finale vient d'être présentée au gouvernement, Inter-Environnement Bruxelles organise une dernière séance d'information à destination des habitants.

Au menu de la soirée : présentation du projet final par le bureau d’études et questions / réponses en présence des représentants des autorités communales et régionales concernées.

La réunion se tiendra le mardi 16 juin à 19h30 au cercle St-Joseph, rue St-Joseph, 48, à 1140 Bruxelles.

Contact : Thierry Kuyken.


Pouvoir d'achat, précarité et développement durable

Pouvoir d’achat, précarité et développement durable

https://www.ieb.be/1853
3 juin 2009

Quelles politiques « soutenables » mener en matière d'énergie, de fiscalité, d'environnement et d'emploi ? Quel rôle le secteur associatif peut-il jouer ? Débat animé par Mathieu Sonck (IEB), avec Thierry Bodson (FGTB), Philippe Defeyt (CPAS Namur, IDD), Luc Lefebvre (Luttes, Solidarités, Travail) Ina Mendes (Crioc).

Organisé par Associations21, le vendredi 5 juin de 13 à 15 h , à Mundo-B, rue d’Edimbourg, 26, à 1050 Bruxelles.

Infos : Stéphane Vanden Eede, 0472/752 800, www.as21.be.


Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 juin 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 juin 2009

https://www.ieb.be/1908
4 juin 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

Un centre commercial à quai
Bruxelles-Ville : quai des Usines, 158-159, site des anciens entrepôts Godin. Demande de certificat d’urbanisme pour la construction d’un pôle de grands commerces (49 482 m2) et certificat d’environnement pour un parking couvert de 1 740 véhicules.
Enquête publique sur le cahier des charges jusqu’au 5 juin 2009.
Concertation le 16 juin 2009.
Contactez Claire Scohier.

Résultat de concertation

• Quadrilatère : expropriations en vue du Progrès ! Bruxelles-Ville et Schaerbeek : rues du Pavillon, Stephenson, des Palais, Masui prolongée, et rue du Progrès. Elargissement des voies ferroviaires dans le quadrilatère Bruxelles-Ville/Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme, suite à l’étude d’incidences, en vue de l’augmentation de la capacité de la Jonction Nord-Midi à hauteur de la gare du Nord. Le projet suppose la démolition des maisons n° 214 à 270 rue du Progrès et le déplacement de 218 de leurs habitants ainsi que l’expropriation partielle des entreprises Aubert-Blaton, côté rue du Pavillon, avec atteinte portée à un bâtiment inscrit sur la liste de sauvegarde. Avis de la Commission de concertation favorable sous conditions [ Lire l’avis ]. Avis défavorable de la Commune de Schaerbeek [ Lire l’avis ].

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Armand De Decker sort de ses gonds !

Armand De Decker sort de ses gonds !

https://www.ieb.be/1858
4 juin 2009

Au cours du débat des têtes de liste bruxelloises dans l'émission « Face à l'info » du 3 juin dernier, à la question d'IEB de savoir s'il n'était pas temps de prendre en considération la nécessaire mutation de notre système économique avant que ce problème s'empare de nous comme la crise des charbonnages s'est emparée de la Wallonie voici quelques décennies, Armand De Decker, tête de liste du MR aux élections régionales, est littéralement sorti de ses gonds. Verbatim...

C’est un discours caricatural, illustratif de certains radicaux obsessionnels. Tout le monde a compris le message d’Al Gore et tout le monde veut lutter contre le changement climatique.

Des révolutionnaires, il y en a toujours eu et il y en a comme ce monsieur qui veulent développer des programmes un peu champêtres, qui veulent retourner à l’age de la pierre, au troc et qu’il ne veulent pas voir qu’il n’est évidemment pas question de remettre le système économique en question, il n’y a qu’un seul système économique dans le monde, c’est l’économie de marché qui doit être régulé et il faut se battre évidemment contre le capitalisme sauvage. Mais si on ne crée pas de richesses, on ne peut pas redistribuer ces richesses. Il y a des règles de base, il faut retourner aux choses sérieuses et là on voit qu’il y a certains rêveurs dans ce milieu-là qui ont des préccupations qui sont à mille lieues des préoccupations quotidiennes des gens, ce sont des révolutionnaires qui sont très minoritaires, des gens y compris des habitants de cette planète qui habitent dans les pays en voie de développement ont bien besoin des richesses produites ici et ça on ne le fait pas en retournant à l’âge de la pierre.

Voilà une déclaration qui n’augure rien de bon si le MR entre dans une coalition pour diriger la région dans les 5 prochaines années. Car ce parti est désormais le seul à ne pas concevoir que le système économique, tel qu’il existe aujourd’hui, est arrivé au bout de ses capacités.

La crise économique est systémique. Elle est cyclique et inhérente au capitalisme. Mais elle est singulièrement amplifiée depuis la remise en cause d’un postulat de base de toute économie productiviste (et la nôtre l’est à coup sûr, même si nous avons délocalisé la majeure partie de notre production) : les ressources ne sont pas inépuisables ! Et la technologie est tout bonnement incapable de surmonter ce écueil.

Le glissement de la valeur d’usage à la valeur d’échange aura donc lieu, avec ou sans le MR !


Question posée par IEB à l’occasion du débat des têtes de liste bruxelloises dans l’émission « Face à l’info » du mercredi 3 juin.

Pour les associations environnementales, relayant l’analyse de groupes aussi incontestés que le GIEC, le développement durable, c’est la reconnaissance des limites de notre biosphère et l’acceptation par tous que notre société vit sur un modèle socio-économique qui n’est pas tenable. Cette vision implique un nécessaire questionnement du système économique actuel et a d’importantes conséquences sur le projet économique que nous pourrions imaginer pour notre région.

Je me permets de reprendre les mots d’Hervé Kempf, journaliste au très sérieux journal Le Monde : « Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en construisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. »

Si nous ne prenons pas ce problème à bras le corps, il s’emparera de nous, comme la crise des charbonnages s’est emparée de la Wallonie voici quelques décennies. N’est-il pas temps d’anticiper la révolution de notre économie, une révolution qui tient principalement à un glissement progressif de la valeur d’échange vers la valeur d’usage ? Un glissement qui fera qu’un jour, nous ne posséderons plus de voiture mais nous la partagerons avec 25 autres familles, plongeant l’industrie automobile dans une récession sans précédent.

Ecouter l’extrait :

Contact
Mathieu Sonck, mathieu.sonck chez ieb.be


La situation des logements sociaux inoccupés à Bruxelles

La situation des logements sociaux inoccupés à Bruxelles

https://www.ieb.be/1855
4 juin 2009

La Plateforme Logements Vides-Verdoemme a organisé cette action ce 3 juin au square de la Madelon à Forest et a présenté ses revendications à propos de la situation des logements sociaux inoccupés à Bruxelles. La Plateforme remercie le Foyer Forestois pour son soutien en tant que signataire de la Plateforme et son président pour sa présence en appui aux revendications de la Plateforme.

La situation du logement social à Bruxelles : état des lieux

Les 38 900 unités du parc de logements sociaux sont largement insuffisantes pour répondre à la demande croissante, 26 000 ménages sont actuellement inscrits sur la liste d’attente.

Le parc existant est caractérisé par le mauvais état du bâti , En 2002, la Société de Logements de la Région Bruxelloise (SLRB) a entamé un cadastre technique : un inventaire des sites de logement et de ses caractéristiques techniques. Sur base de trois critères ce cadastre donne un aperçu du confort des logements sociaux existants : la présence de doubles vitrages, du chauffage central et de salle de bain. Près de 6 000 logements sociaux, soit 16% du parc, ont une cote de confort de 0 à 1. Autrement dit 20 000 locataires sociaux doivent vivre dans un logement qui ne dispose pas de salle de bain ou de chauffage central. Depuis 2002 la situation s’est améliorée sur certains sites grâce à des travaux de rénovation mais nombreux sont les logements qui ne répondent toujours pas aux normes du code du logement.

A côté de ce mauvais état, il apparaît aussi que près de 2 400 des 38 000 logements sociaux sont inoccupés [1], une situation qui s’aggrave encore ces dernières années. Si la moyenne régionale est de 6% , certaines Sociétés Immobilière de Service Public (sisp) caracolent en tête avec des taux comme 23% pour la Société Floréal à Watermael-Boisfort, 14,5% pour Le Foyer Forestois. La sisp « Ieder zijn Huis », le Foyer Etterbeekois et la sisp « Cité Moderne » ont des taux situés aux alentours des 12% et le Foyer bruxellois a lui pas moins de 340 logements sociaux inoccupés. Il y a aussi de fortes concentrations de logements inoccupés à la Cité « La Roue » à Anderlecht et les logements rues Marconi et Rodenbach à Forest. Au total ce sont pas moins de 2 341 logements sociaux qui sont inoccupés en Région Bruxelloise, ils permettraient de loger près de 6 000 personnes .

Les causes

La SLRB et les sisp ont laissé se dégrader le parc des logements sociaux bruxellois pendant des années, l’état du patrimoine des sisp est dû à un manque d’investissement et d’entretien .
L’inoccupation actuelle des logements est souvent justifiée par le fait que ces logements font l’objet de projets de rénovation. Si la rénovation lourde d’un logement entraîne inévitablement une inoccupation temporaire, c’est principalement la mauvaise gestion de ces rénovations qui doit être montrée du doigt. Il n’est pas exceptionnel qu’un délai de dix ans ne s’écoule entre les premiers projets de rénovation et la réalisation effective des travaux.

Pour la défense des sisp on peut reconnaître qu’il arrive parfois qu’un entrepreneur tombe en faillite ou que la qualité architecturale d’un site impose des contraintes en terme de rénovation, mais ce n’est pas le cas de tous les projets de rénovation et ces événements ne peuvent justifier à eux seuls les délais anormalement long des projets de rénovation.

Depuis 1999, la rénovation du parc de logements sociaux est considérée comme une priorité du Gouvernement bruxellois. Les moyens financiers sont énormes : les programmes d’investissements actuellement consacrés à la rénovation atteignent les 480 millions d’euros.

Malgré cela, un certain nombre de sociétés et pas les plus petites ne peuvent tout simplement pas gérer leur patrimoine de manière efficace en raison d’un manque de moyens financiers et humains . Elles ne savent pas mettre fin à la négligence qui perdure depuis des années et sont incapables de réaliser les plans de rénovation ou les projets de nouvelles constructions dans des délais raisonnables. Autrement dit, les moyens financiers sont là, mais les sociétés de logement social sont incapables de gérer leur patrimoine : mauvaise gestion, gaspillage des moyens et manque d’implication de la part de la Société du Logement de la Région Bruxelloise (SLRB) sont quelques uns des éléments qui expliquent l’état actuel du patrimoine des sisp.

Propositions

Nous plaidons donc pour l’adoption d’une série de mesures qui doivent pouvoir aider les sisp à remplir leurs missions.

1. L’amélioration de la gestion interne des sisp.

Outre le respect des règles de marché public, les sisp sont soumises, dans l’élaboration d’un projet de rénovation ou de construction, à un contrôle de tutelle. Ce contrôle, exercé par la SLRB impose la vérification systématique des actes posés par la sisp et suppose des allers-retours incessants du dossier entre la sisp et la SLRB. Cela entraîne l’allongement considérable du délai de mise en place d’un projet de rénovation. L’allègement de la procédure administrative d’élaboration d’un projet est indispensable pour que les sisp puissent travailler de manière efficace.

Partant du constat que les société de logement social sons mal outillées pour assurer la gestion correcte de leur patrimoine, la SLRB a créé en son sein une Cellule d’Aide à la Maîtrise de l’Ouvrage (AMO) chargée d’assister les sisp qui le souhaitent dans la réalisation de leurs projets. Le but est l’accélérer des projets et d’en améliorer la qualité. Cette cellule devrait urgemment être renforcée, tant dans ses effectifs que dans l’étendue de ses missions puisqu’elle ne peut actuellement offrir le soutien dont les sisp ont besoin. La Cellule AMO devrait soit se voir confier la gestion des projets de rénovations lourdes et de construction soit prendre en charge les aspects techniques et juridiques en effectuant les tâches les plus difficiles et offrir aux sisp un solide soutien technique.

Les sisp seraient chargées de gérer la relation de proximité avec les locataires et la Cellule Aide à la Maîtrise de l’Ouvrage (AMO) pourrait quant à elle apporter l’expertise technique nécessaire à la gestion de projets de grande ampleur.

2. Le renforcement de la tutelle à l’égard des sisp

La SLRB devrait réellement exercer son pouvoir de tutelle à l’égard des sisp qui laissent leur patrimoine se dégrader et ne réalisent pas de nouvelles constructions sur les terrains disponibles. Le code du logement prévoit différents moyens d’action : la SLRB pourrait adresser un avertissement, ordonner la régularisation de la situation dans un délai donné, désigner un commissaire et même se substituer aux sisp pendant la période de régularisation[2].

Malgré la défaillance de certaines sisp, la SLRB n’a jamais mis en œuvre de mesures de tutelle contraignantes alors qu’il lui revient d’assumer le contrôle sur les sisp. La SLRB doit donc endosser une grande part de responsabilité dans la situation actuelle du logement social à Bruxelles.

Nous sollicitons donc le renforcement de l’exercice de la tutelle prévue par le code du logement par l’intégration de mesures de contrainte dans les nouveaux contrats de gestion (SLRB/Sisp) actuellement en cours de négociation .

En conclusion

Le nombre de logements sociaux inoccupés est intolérable au vu du nombre de personnes en attente d’un logement social. La rénovation du parc doit être une priorité absolue non plus seulement en terme de moyens financiers mais également en matière de procédure, nos propositions pour l’amélioration de la gestion des sisp sont :

1. L’allègement de la procédure d’élaboration d’un projet de rénovation ou de construction
2. Le renforcement de la Cellule Aide à la Maîtrise de l’Ouvrage
3. La mise en œuvre des moyens de tutelle contraignants par la SLRB à l’égard des Sociétés Immobilières de Services Public (sisp) défaillantes.

Contacts :
- IEB : Isabelle Hochart, 02/893 09 17.
- RBDH : Marie Didier, 02/502 84 63.
- Bral : Piet Van Meerbeek, 02/217 56 33.



[1] Chiffres SLRB, situation au 31/12/2007
[2] Art 31,32, 57 et 68 de l’Ordonnance du 1er avril 2004 portant le Code bruxellois du Logement.


Inventaire des enquêtes publiques du 10/06/2009

Inventaire des enquêtes publiques du 10/06/2009

https://www.ieb.be/1917
10 juin 2009

Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 10/06/2009


Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 juin 2009

Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 juin 2009

https://www.ieb.be/1909
11 juin 2009

Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

A l’enquête cette semaine

La RTBF en voie de régularisation
Schaerbeek : boulevard A. Reyers, 52. Projet de cahier des charges de l’étude d’incidences dans le cadre d’une demande de permis d’urbanisme pour la transformation partielle des bâtiments existants (accès, voiries, piétonniers,...) et l’ajouts de 230 emplacements de parking supplémentaires, et d’une demande de permis d’environnement de classe 1A pour diverses installations techniques et l’exploitation de 345 emplacements de parking couverts et 598 emplacements de parking à ciel ouvert.
Enquête publique jusqu’au 19 juin 2009.
Concertation le 26 juin 2009.
Contactez Thierry Kuyken.

Concertation à venir

• Un centre commercial à quai. Bruxelles-Ville : quai des Usines, 158-159, site des anciens entrepôts Godin. Demande de certificat d’urbanisme pour la construction d’un pôle de grands commerces (49 482 m2) et certificat d’environnement pour un parking couvert de 1 740 véhicules. Enquête publique sur le cahier des charges. Concertation le 16 juin 2009. Contactez Claire Scohier.

Résultats de concertations

• Un coup de pédale à la pub. Forest : demande de permis d’urbanisme pour l’aménagement de 8 stations de location vélos assorties de panneaux publicitaires JC Decaux. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Fabrique de logements. Bruxelles-Ville : rues de la Senne, 7, Notre-Dame du Sommeil, 38, 40, et 42, et des Fabriques, 49, 53, 55, 63-71. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la réaffectation d’un site industriel en un immeuble de 123 logements, un parking couvert pour 143 véhicules, une crèche, deux espaces de commerces et deux espaces pour professions libérales. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

• Tertiaire. Bruxelles-Ville : rue de la Loi, 223-225. Transformation et extension d’un immeuble de bureaux de 10 étages (3 296 m2). Avis favorable sous conditions. Avis défavorable de l’IBGE sur la demande telle que présentée. [ Lire l’avis ]

• Branché. Bruxelles-Ville : avenue du Marly, 15. Construction d’un bâtiment industriel passif pour électriciens. Avis favorable. [ Lire l’avis ]

• Energique. Bruxelles-Ville : rue Bruyn. Construction par le CPAS de 79 logements à haute performance énergétique et un local commun sur le site « Bruyn Ouest ». Exploitation d’un parc de stationnement à l’air libre pour 76 voitures. Avis favorable. [ Lire l’avis ]

• Tour de magie ou tour de cochon ? Bruxelles-Ville : quai de Willebroek, 35. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par Atenor Group pour la construction d’un bâtiment élevé (rez + 41) de logements, de 4 immeubles (rez + 8) de logements (total de 361 logements sur 48.654 m2) avec 1.643 m2 de commerces, de 4 bâtiments (rez + 7) de bureaux (29.614 m2) et de 4 niveaux de sous-sol comprenant notamment 752 places de parking ; exploitation du parking, de dépôts et de diverses installations. Avis favorable sur le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences, moyennant modifications. [ Lire l’avis ]

Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


Un méga-shopping sur le site des anciennes poêleries Godin : les associations tirent la sonnette d'alarme !

Un méga-shopping sur le site des anciennes poêleries Godin : les associations tirent la sonnette d’alarme !

https://www.ieb.be/1886
12 juin 2009

Alors que la commission de concertation de Bruxelles-Ville chargée de se prononcer sur le projet de cahier des charges visant à construire un centre commercial de 49.482 m2 sur site se réunit le 16 juin, les associations souhaitent attirer l'attention sur la valeur patrimoniale majeure du site et s'interrogent sur la pertinence de le raser pour y mettre un ovni.

Le jeudi 11 juin 2009, BruxellesFabriques, Pétitions-Patrimoine, l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines (ARAU), Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL) ont invité la presse sur le site des anciens entrepôts Godin pour une visite commentée du site.

En savoir plus

  • En mai 2008, Guido Vanderhulst, expert consultant en patrimoine social et industriel, lancait un appel pour le classement de l’usine Godin. Il est à l’origine de l’asbl BruxellesFabriques et du site http://godinlaeken.blogspot.com/

  • Mais que cache donc le méga-projet Neo ?

    Mais que cache donc le méga-projet Neo ?

    https://www.ieb.be/3166
    14 juin 2009

    Le plateau du Heysel, propriété de la Ville de Bruxelles, suscite les convoitises de tous bords ! Un projet, baptisé Neo, veut y développer un centre commercial, une salle de spectacle et un centre de congrès international. Les associations et les riverains s’inquiètent de ce projet mastodonte et du manque de transparence de son élaboration.


    Lancez votre quartier durable ! Appel à projets 2009-2010

    Lancez votre quartier durable ! Appel à projets 2009-2010

    https://www.ieb.be/1876
    16 juin 2009

    Deuxième édition de l'appel à projets « Quartiers durables » de l'administration régionale Bruxelles Environnement. Les dossiers de candidature doivent être remis avant le 30 octobre 2009.

    Des économies d’énergie chez soi, au travail, à l’école, des rues plus vertes et enfants admis, de nouveaux lieux de rencontre, de l’eau de pluie pour une lessive plus douce, un air plus pur, un panier bio pour manger sain, un collectif d’achat, des ateliers de cuisine, plus de vélos et moins de voitures, moins de pollution...

    C’est reparti ! Comme l’année passée, votre quartier peut changer de visage et devenir beaucoup plus respectueux de l’environnement. Comment ? Participez à l’appel à projets « Quartiers durables » de Bruxelles Environnement !

    Les quartiers retenus bénéficieront de nombreux avantages pour créer une dynamique participative :

    • Accompagnement par un spécialiste de Bruxelles Environnement ;
    • Conférences, promenades, visites guidées, actions thématiques dans le quartier même, sélectionnées dans le « panier de services Quartiers durables » et encadrées par des experts ;
    • Soutien technique et financier pour l’un ou l’autre projet d’intérêt collectif (par exemple, des plantations, un range-vélos, un compostage collectif, un reportage vidéo, un voyage d’études...) ;
    • Un journal de « quartier durable », des flyers, des affiches... ;

    Comment participer ?

    Pour participer à l’appel à projets, les habitants et usagers doivent se grouper, chercher des partenaires (prioritairement la Commune concernée, mais aussi par exemple des commerçants, des associations, des entreprises, des écoles...) et introduire avant le 30 octobre 2009 une candidature motivée auprès de Bruxelles Environnement. Les actions proposées dans le projet doivent bien entendu bénéficier à la collectivité et s’inscrire dans une démarche de développement durable.

    Intéressés ? Parlez-en sans tarder autour de vous.

    Infos et formulaire de candidature : 02/775 75 75, quartiersdurables chez ibgebim.be, www.bruxellesenvironnement.be.


    Elections régionales 2009 : les 39 mesures proposées par IEB sur la table des négociations ?

    Elections régionales 2009 : les 39 mesures proposées par IEB sur la table des négociations ?

    https://www.ieb.be/1877
    16 juin 2009

    En mai dernier, IEB soumettait les partis à un catalogue de mesures sur lesquelles ils étaient invités à se prononcer. Allaient-ils défendre ces mesures à la table des négociations du prochain gouvernement ? A la veille des élections, ce sondage a fait l'objet d'une brève analyse communiquée par l'intermédiaire de la newsletter d'IEB. Les élections sont désormais derrière nous. Reste à former un gouvernement et à le doter d'un programme. Un programme qu'IEB souhaite très volontariste, pour faire de Bruxelles une ville durable et solidaire.

    Pour aider les Bruxellois et les partis à y voir plus clair sur les mesures qui rassemblent ainsi que sur celles qui divisent, IEB livre maintenant une analyse détaillée des résultats de son sondage.

    Préambule : deux clivages à combler au plus vite...

    A l’analyse globale de ces résultats, on peut distinguer deux clivages qui séparent les partis : un clivage politique entre les verts et les autres partis, mais aussi, si l’on excepte Groen, qui a un programme commun avec ECOLO, un clivage communautaire entre partis.

    Le clivage politique a été sanctionné par le résultat des élections. IEB appelle donc les partis a respecter le signal émis par les électeurs et, toutes tendances confondues, à rapprocher leurs points de vue dans un projet commun tiré vers le haut : un véritable projet de ville durable et solidaire.

    Le clivage communautaire est préoccupant. En quoi les préoccupations des habitants telles que l’amélioration de la qualité de la vie en ville, la qualité de l’espace public, des logements décents pour tous, moins de voitures et plus de transports collectifs, sont-elles marquées d’un point de vue communautaire ?

    L’analyse proposée ici se base sur les réponses des partis les plus volontaristes en matière de défense de l’environnement. Ces partis représentent plus de 80% des votes exprimés. Ce sont les quatre principaux partis francophones.

    IEB invite les partis bruxellois néerlandophones, dont la représentation est garantie au parlement (quel que soit leur poids réel en nombre de voix) et paritaire (en nombre de ministres) au gouvernement à se rapprocher des partis bruxellois francophones. Car en matière de logement, de mobilité, de défense de l’environnement, d’amélioration de la qualité de la vie, nous sommes tous des Bruxellois, sans distinction d’origine ou de culture.

    Lire les 40 questions d’IEB aux partis politiques.

    Une analyse détaillée des réponses des partis majoritaires

    Sur les 39 mesures proposées par IEB :

    • 13 mesures ont rencontré une adhésion sans réserves
    • 13 mesures font l’objet d’un quasi consensus
    • 6 mesures divisent les partis mais pourraient finalement faire l’objet d’amendements
    • 5 mesures ne sont défendues que par un seul parti
    • et une mesure est refusée par tout le monde.

    33 mesures sur 39 pourraient faire consensus

    L’analyse détaillée qui suit montre que parmi les 39 mesures proposées par IEB, 33 pourraient faire l’objet d’un accord politique. Ces mesures sont numérotées ci-après de 1 à 33. IEB espère que ces mesures comme ont une très forte probabilité de figurer dans le programme du prochain gouvernement. Nous faisons confiance à la sagesse des partenaires autour de la table de négociation pour faire preuve de bonne volonté dans la recherche de l’intérêt général.

    Cinq mesures test

    Cinq mesures ne sont défendues que par un seul parti (pas toujours le même, d’ailleurs). Ces cinq mesures sont essentielles pour faire de Bruxelles demain une ville durable et solidaire. C’est pourquoi IEB insiste pour que ces mesures soient discutées à la table des négociations.

    Ces mesures sont les suivantes :

    1. Le non-cumul strict des mandats politiques communaux et régionaux
    2. Un moratoire sur la construction de nouveaux centres commerciaux
    3. La mise en œuvre d’un péage urbain de zone sur le Pentagone élargi aux zones de bureaux
    4. Le RER comme substitut au métro
    5. Schaerbeek-Formation affectée exclusivement aux activités productives dotées d’une logistique « zéro carbone »

    Le lecteur intéressé trouvera l’analyse détaillée de ces cinq mesures, ainsi que l’opinion de chaque parti à ce propos au chapitre 4 de ce document.

    La première mesure ne devrait souffrir d’aucune discussion. Au minimum, il s’agit d’interdire le cumul de la fonction de député régional avec une fonction exécutive (bourgmestre ou échevin) au niveau communal.

    Pour les mesures 2 à 5, le débat doit au minimum être objectivé par une étude indépendante. Pour en garantir l’indépendance, IEB demande que les différents comités d’accompagnement chargés du suivi de ces études soient ouverts à la société civile.

    Le résultat des élections est très explicite : les attentes des Bruxellois sont très grandes. Ils demandent :

    • une politique qui rende la ville à ses habitants
    • une ville durable et solidaire
    • une gestion publique saine et transparente

    IEB espère que la prochaine déclaration gouvernementale ne les décevra pas...

    CHAPITRE 1 : des mesures qui font l’unanimité

    Les mesures suivantes ont obtenu 100% de votes positifs des 4 premiers partis FR, soit plus de 82% des votes exprimés.

    1) Un nouveau PRD qui s’articule autour des défis social, démographique et environnemental
    2) Un moratoire sur la construction de bureaux et un pacte bruxellois pour la mise à disposition massive (réquisition, reconversion, rénovation, construction) de logements sociaux et moyens
    3) Un débat public sur les moyens dont s’est dotée récemment la Région : Agence de développement territorial, Bouwmeester
    4) un plan de diminution progressive et rapide de la présence de publicité chez les opérateurs de transports publics et la recherche des pistes de financement alternatives durables
    5) La création de logements de transit
    6) La priorité aux transports en commun de surface de la STIB dans les aménagements de l’espace public consacré à la mobilité
    7) La gratuité de la STIB pour les chômeurs
    8) Un accord de coopération de promotion de la mobilité douce sur l’ensemble de la Zone RER
    9) Imposition de la législation en vigueur (qui devrait être de plus en plus pénalisante) pour tous les parkings faisant l’objet d’un renouvellement de PE
    10) Une analyse complète et rigoureuse des flux de marchandises
    11) Préserver l’option de la fonction portuaire
    12) Inclure explicitement la préservation de la biodiversité, des maillages bleus et verts dans l’ordonnance Permis d’Environnement
    13) Mise en œuvre d’un plan de gestion pour l’ensemble des arbres présents sur le territoire bruxellois avec un agenda clair sur les interventions à opérer dans le temps

    CHAPITRE 2 : des mesures qui font l’objet d’un large consensus

    Les mesures suivantes ont recueilli une majorité de votes positifs.

    14) 60% de gaz à effet de serre d’ici 2020 et zéro carbone en 2050

    CDH contre : le CDH est partisan de l’engagement européen 20/20/20.
    L’avis d’IEB : la position du CDH est particulièrement minimaliste puisqu’elle satisfait tout juste à l’engagement de la Belgique auprès de la communauté européenne. Londres s’est mis l’objectif de réduction de 60% pour l’horizon 2025 et Stockholm le zéro carbone pour 2050.

    15) La mise à disposition du public de toutes les études commandées et financées par la région, les organismes para-régionaux ainsi que les entreprises d’économie mixte

    PS contre : la question n’est pas suffisamment balisée, quel type d’études sont-elles visées ? Quid des études préliminaires, quid de la protection de la vie privée ?
    L’avis d’IEB : il est vrai que certaines études contiennent des informations confidentielles (soit liées à la vie privée, soit liées au secret commercial). La publicité des études doit se faire dans le cadre du respect de la loi et les informations que la loi protège peuvent être extraites ou rendues illisibles.

    16) Un moratoire sur la construction dans les zones d’intérêt écologique indispensables au maillage vert et bleu

    PS contre : ce moratoire n’est pas nécessaire car le PRAS protègerait déjà ces zones.
    L’avis d’IEB : certaines zones d’intérêt écologique ne sont pas protégées car ce sont des zones de fait et non de droit. Exemple : le Val d’or.

    17) Un cadastre urbanistique et fiscal de tous les dispositifs publicitaires dans l’espace public et en attendant un moratoire sur l’affichage publicitaire

    CDH contre : le CDH est pour le cadastre mais contre le moratoire.
    L’avis d’IEB : cette position est contradictoire. Accepter un cadastre, c’est accepter le fait que le RRU est trop permissif. Il s’agit d’abord de reprendre le contrôle de la situation avant d’accepter l’implantation de nouvelles publicités. A cet égard, le contrat Villo doit être cassé et renégocié, en scindant les marchés de mobilité et de publicité, seul gage de transparence.

    18) La création d’une étape de protection temporaire des biens ayant un intérêt patrimonial par l’inscription sur une Liste de Sauvegarde du patrimoine

    PS contre : considère que la récente réforme du COBAT répond à cette préoccupation.

    19) La création d’un certificat patrimoine à l’instar du certificat d’urbanisme

    CDH contre : préfère une meilleure coordination entre les administrations (urbanisme et patrimoine)
    L’avis d’IEB : la demande d’un certificat n’est pas obligatoire, c’est une possibilité offerte au demandeur. Un rapprochement des services d’urbanisme et du patrimoine semble une bonne proposition par ailleurs.

    20) Un précompte différencié basé sur l’écart des loyers perçus par rapport à un loyer de référence

    CDH contre : pour le loyer de référence appliqué aux bâtiments qui ont bénéficié d’une prime quelconque mais pas pour tous les bâtiments.
    L’avis d’IEB : il est important de faire usage de l’outil fiscal pour encourager les comportements bénéfiques à la cohésion sociale. La spéculation sur les loyers est un facteur d’aggravation de ces inégalités. La non-taxation des revenus du loyer aussi. Il est par ailleurs important d’opérer un transfert de la fiscalité immobilière conjoncturelle (les taxes d’enregistrement) vers une fiscalité plus stable (le précompte immobilier). Il est vrai que cette mesure doit être envisagée avec prudence, pour éviter que la hausse des taxes ne se reporte sur les locataires.

    21) La suppression du précompte immobilier pour les biens confiés aux AIS

    PS contre : les AIS garantissent aux propriétaires la sécurité et la tranquillité, c’est une forme de placement éthique à long terme qui ne devrait pas bénéficier d’une prime fiscale. D’autant que toute diminution du précompte est une perte sèche pour les communes, et proportionnellement plus importante pour les communes pauvres. Enfin, ce type de signal serait mauvais dans le cadre des négociations institutionnelles qui visent le refinancement de Bruxelles.
    L’avis d’IEB : cette mesure s’intègre dans une réflexion globale sur la fiscalité, qui doit devenir un outil favorisant le changement des comportements. La réduction de cette fiscalité serait compensée par exemple par la mesure précédente prônée par IEB (le précompte différencié). Il ne s’agit donc pas de diminuer les recettes de la Région ou des Communes mais bien d’opérer des transferts à fiscalité constante.

    22) La suppression du plafond des loyers des logements sociaux

    PS contre, considérant que la législation actuelle est suffisante en la matière : « le loyer ne peut être supérieur à la valeur locative normale du logement établie annuellement sur base d’un coefficient fixé par la société immobilière de service public ».
    L’avis d’IEB : le moins que l’on puisse dire, c’est que ce mécanisme n’est pas très transparent.

    23) L’interdiction pour tout para-régional d’investir dans la logistique « camion »

    CDH contre : cette position est dictée par la loyauté du CDH au gouvernement 2004-2009 qui avait inscrit le BILC dans son accord.
    L’avis d’IEB : on ne peut prendre des décisions qui vont produire leurs effets pendant 40 ans (c’est la durée de la concession du BILC) sans la moindre idée des résultats d’une analyse complète et rigoureuse des flux de marchandises. De plus cette nouvelle législature permet de rebattre les cartes et d’abandonner une implantation que tout le monde s’accorde à critiquer par ailleurs.

    24) Perméabiliser 50% des surfaces imperméables dans les intérieurs d’îlot et les zones de recul (reconversion des parkings) à l’horizon 2020

    PS contre : la question ne semble pas tenir compte du fait que certains quartiers sont à ce point minéralisés que cette mesure est impossible. Uccle n’est pas Molenbeek !
    L’avis d’IEB : cette mesure doit être prise comme objectif moyen. Un cadastre des intérieurs d’îlot permettrait d’objectiver cette problématique.

    25) Instaurer une taxe sur l’incinération des déchets

    CDH contre.
    L’avis d’IEB : cette taxe est nécessaire. Ne serait que pour des raisons d’harmonisation fiscale (les autres régions perçoivent déjà ce type de taxe), évitant le tourisme des déchets. Par ailleurs, cette taxe inciterait les usagers de l’incinérateur (y compris l’ABP) à chercher des filières de recyclage supplémentaires.

    26) La suppression à l’horizon 2020 d’un des trois fours de l’incinérateur de déchets bruxellois

    MR contre : cette mesure s’apparente à une réaction Nimby.
    L’avis d’IEB : une réaction Nimby aurait été de demander la suppression des trois fours. Ici, le but est de changer les comportements pour arriver à terme à diminuer le volume des déchets incinérés.

    27) Interdiction de l’implantation de sites Seveso (ou assimilés) en RBC

    ECOLO contre : si les règlementations actuelles étaient appliquées, cette mesure ne serait pas nécessaire.
    L’avis d’IEB : le cas « 4Biofuel » est révélateur d’une certaine carence des réglementations actuelles. Ce projet était dimensionné juste sous les critères SEVESO et respectait la réglementation SEVESO en vigueur. D’où l’importance d’adresser la notion de site SEVESO « assimilé ».

    CHAPITRE 3 : des mesures qui pourraient passer la rampe, après discussion

    28) La fusion du Conseil Economique et Social et du Conseil de l’Environnement en un Conseil de la Ville Durable

    Le PS et le CDH sont contre... Cette mesure permettrait de simplifier les procédures et les structures, de faire des économies et surtout permettrait une réelle concertation de la société civile.

    29) La suspension du PDI en attendant le nouveau PRD

    Le PS et le CDH sont contre... Le PDI est pourtant une « shopping list » de projets de grandes infrastructures déconnectées d’un projet de ville globale.

    30) Rendre légale l’occupation temporaire de bâtiments vides

    Le PS et ECOLO sont pour. C’est mesure constitue une solution transitoire nécessaire pour encaisser le boom démographique à venir. Cette mesure constitue par ailleurs un excellent incitant pour les propriétaires de bâtiments vides à se soucier de leur bien.

    31) La taxation des emplacements de parking de bureau

    Le PS et le CDH sont contre... Cette mesure est pourtant nécessaire pour faire diminuer durablement la pression automobile à Bruxelles.

    32) Un moratoire sur les investissements dans le développement de nouvelles capacités routières (dont les tunnels routiers)

    Le PS et le CDH sont contre... Cette mesure est nécessaire pour faire diminuer durablement la pression automobile à Bruxelles. Enterrer la circulation automobile n’a jamais réglé le moindre problème de mobilité. Le problème se déplace, c’est tout... La seule solution est de diminuer l’espace réservé à la circulation automobile, en surface comme dans le sous-sol.

    33) Instaurer une taxation différenciée des déchets (sacs payants) avec des mesures d’accompagnement des familles les plus pauvres

    Les ECOLO et le CDH (à condition de différentier aussi selon la situation familiale) sont pour. Le PS est contre pour des raisons d’inéquité sociale : il faut nécessairement prendre en compte l’aspect inégalitaire de cette mesure et trouver une formule qui protège les bruxellois les plus pauvres. Mais il faut par ailleurs faire évoluer les comportements, et l’argument financier est un puissant levier de changement.

    CHAPITRE 4 : des mesures soutenues par un seul parti

    34) Le non-cumul strict des mandats politiques communaux et régionaux

    La mesure n’est défendue que par ECOLO, qui devra batailler ferme pour imposer ses ambitions de bonne gouvernance. L’argument principal avancé par les détracteurs est que la présence de bourgmestres et échevins au parlement bruxellois permet de disposer de personnes qui ont une connaissance active du terrain. Cet argument est inquiétant. Faut-il nécessairement être bourgmestre ou échevin pour être au fait de la réalité de terrain ? L’action du parlement (et de l’exécutif) est entravée par les doubles casquettes. Il est nécessaire de mettre fin à celles-ci !

    35) Un moratoire sur la construction de nouveaux centres commerciaux

    La mesure n’est défendue que par ECOLO. Pourtant, le secteur même de la promotion des centres commerciaux est très prudent sur le potentiel de développement de nouveaux pôles d’activité commerciale dans la Région. Il semble plus adéquat de reprofiler les pôles existants en perte de vitesse, notamment en les transformant pour accueillir moins d’enseignes mais sur une surface moyenne plus importante. A cet égard, les galeries du haut de la ville, qui verra sous peu s’ériger un nouveau complexe sur l’avenue de la Toison d’Or, devraient être partiellement reconverties pour accueillir quelques-unes des 200 enseignes internationales qui ne sont pas encore présentes à Bruxelles faute de surfaces commerciales suffisantes.

    36) La mise en œuvre d’un péage urbain de zone sur le Pentagone élargi aux zones de bureaux

    La mesure n’est défendue que par ECOLO. L’argument principal avancé par les autres partis est que cette mesure provoquerait la fuite des entreprises. IEB considère que cet argument n’est pas recevable dans le cas de l’instauration d’un péage sur une zone centrale et limitée du territoire bruxellois. En tout état de cause, cette mesure mérite une objectivation par l’intermédiaire d’une étude sérieuse sur le sujet. Cette proposition est acceptée par la majorité des partis. IEB demande à être intégré au comité d’accompagnement de cette étude.

    37) Le RER comme substitut au métro

    La mesure n’est défendue que par ECOLO. Elle est pourtant de bon sens. Bruxelles dispose d’un réseau ferré d’une densité exceptionnelle. Ce réseau est très peu utilisé par les Bruxellois. Il faut augmenter l’offre en fréquence et en gares de ce réseau, au bénéfice des Bruxellois. Cette mesure ne nécessite pas d’investissement important, au contraire du métro, au financement très aléatoire.

    38) Schaerbeek-Formation affectée exclusivement aux activités productives dotées d’une logistique « zéro carbone »

    Cette mesure ne trouve écho qu’auprès du CDH, bien qu’ECOLO ne s’y oppose pas formellement mais préfère laisser au prochain PRD la possibilité de juger de l’opportunité de la mesure. Pour IEB, Imposer un cadre vertueux au développement économique, associé à une politique d’incitation financière au développement de filières pionnières, est un puissant levier de développement économique durable.

    CHAPITRE 5 : la mesure refusée par tout le monde !

    39) Interdiction de la construction de nouveaux parkings de bureau et résidentiel en zone A (et de facto l’application du principe des zones d’accessibilité aux logements)

    Les partis s’y opposent... Le MR propose plutôt de remplacer le parking en voirie par du parking souterrain, ce qui malheureusement n’a rien à voir...
    Le PS s’oppose à cette mesure car il ne souhaite pas lever de nouvelles taxes. Le PS plaide pour un renforcement de la réglementation du RRU relatif aux parkings de bureaux et parle également de définir un nombre de place admissible par quartier dans les plans communaux et régionaux de stationnement. La position d’ECOLO est ambiguë, elle appelle à une baisse des normes du titre du RRU relatif aux parkings sans réellement se prononcer sur la mesure proposée.
    Paradoxalement, cette mesure, qui semble refusée par tout le monde, pourrait déboucher sur un accord pour :
    - une révision du RRU quant aux normes de parking applicables,
    - le développement d’un outil de monitoring des parkings tel que la CASBA appliquée pour les bureaux.

    Contact :
    - Mathieu Sonck, 0478/203578.


    Les associations ne trouvent pas fun l'idée d'un shopping à Godin

    Les associations ne trouvent pas fun l’idée d’un shopping à Godin

    https://www.ieb.be/1870
    17 juin 2009

    Ce mardi 16 juin, la Commission de concertation de la Ville de Bruxelles s’est réunie pour discuter le projet de cahier des charges en vue de la délivrance des certificats d’urbanisme et d’environnement pour la construction d’un centre commercial de 50.000 m2 au quai des Usines, juste sur le site des anciennes poêleries Godin et à côté du bâtiment classé du Familistère. Outre les doutes profonds éprouvés par les associations quant à la pertinence de la nécessité d’un shopping commercial supplémentaire en Région bruxelloise – le Schéma de développement commercial 2008 de la Région ne les contredira pas – celles-ci regrettent que l’on gaspille ainsi un patrimoine unique en son genre et une zone dont le caractère d’intérêt économique régional doit prévaloir sur les intérêts privés du propriétaire de la zone.

    1. Le projet confère au privé la détermination de l’affectation d’une zone stratégique et d’intérêt régional en violation de l’esprit du PRAS

    Il est évident que le caractère stratégique de la zone par sa forte centralité et sa situation en bordure de canal et des voies ferroviaires la met en connexion et en interdépendance directe avec les choix d’affectation des sites voisins et des autres sites stratégiques de la Région tels que le BILC, Schaerbeek-Formation, Tour et Taxis et la zone canal dans son ensemble.

    Comme le soulignait le Masterplan 2015 sur le Port de Bruxelles, la zone dite du marché matinal est un pôle économique régional important et une des seules parties du domaine portuaire qui ait potentiellement accès au transport ferroviaire. Alors que le sud semble s’orienter vers une valorisation du canal pour ses vertus récréatives, d’agrément et touristiques, il semble important que le caractère plus industriel de la zone nord soit préservé, dans le respect bien entendu des normes environnementales et de la poursuite d’une gestion durable de cette zone connectée au réseau ferroviaire. Le Masterplan 2015 prévoit d’ailleurs pour cet endroit une intensification des fonctions existantes et non leur conversion en activité commerciale de retail. Il signale également l’intérêt de réactiver les liaisons ferroviaires pour y développer du TVE fret ou TGV marchandise. Cette solution casserait le cercle vicieux qui veut qu’à chaque augmentation du volume d’activités économiques correspond une augmentation proportionnelle des transports routiers.

    Enfin, le projet détourne la finalité poursuivie par le PRAS en développant un nombre surnuméraire de commerces complémentaires. Alors que la prescription 5.1. autorise 2.000 m2 de commerces complémentaires sur une zone d’industrie urbaine, le projet en prévoit 12.000 aux motifs qu’ils seraient répartis sur 6 bâtiments distincts. De la poudre aux yeux puisque ceux-ci participent clairement de la même activité économique.

    IEB et le Bral demandent que le chargé d’étude ait égard aux grandes options qui se dessinent en vue du réaménagement de l’ensemble de la zone canal et que la demande de certificat soit soumise aux choix stratégiques d’intérêt régional.

    2. Le site a une valeur patrimoniale indiscutable et unique qui doit être préservée

    Si le site Godin est dans un état qui peut sembler dégradé, il n’est pas en ruine et est entretenu grâce aux activités économiques qui s’y déroulent actuellement (recycla de pièces automobiles, une centaine d’emplois). C’est le symbole unique d’une architecture industrielle préservée, pour le moment encore, dans son ensemble. Certes, seul le Familistère (unité de logements associée à l’usine) est classé à l’heure actuelle. Mais la Commission royale des monuments et site a demandé en 2006 d’étendre le classement à l’ensemble du site. En effet, le Familistère perd une bonne partie de son histoire et de son sens s’il est séparé de l’usine qui le fonde.

    C’est pourquoi IEB et le Bral demandent que soit envisagée une alternative permettant la réutilisation totale des bâtiments et demandent que le chargé d’étude se penche sur des expériences belges ou étrangères réussies de reconversions de site industriel de ce type, tout en assurant la conformité des choix posés au PRAS. Comme le souligne le Master Plan 2015, ces zones sont idéales pour envisager des activités de recyclage (de ferrailles, de voitures, d’électroménagers, ordinateurs) activités qui ont, en outre, pour avantage de créer de l’emploi peu qualifié accessible aux Bruxellois.

    3. Les indicateurs économiques ne plaident pas en faveur de l’implantation d’un nouveau grand centre commercial

    On voit fleurir ces derniers mois de nombreuses velléités en Région bruxelloise d’implanter des grandes structures commerciales dans le nord de Bruxelles. Ces velléités reposent sur l’analyse du schéma de développement commercial de 2008 (qui vient seulement d’être publié). Or si le schéma mentionne effectivement que : « la zone de chalandise de l’ensemble des pôles régionaux bruxellois montre un déficit d’attractivité de la région de Bruxelles-Capitale au nord » , il mentionne directement après divers éléments qui dissuadent de la création d’un centre commercial dans cette zone : « cette zone est moins bien desservie par les transports publics (fréquence, liaison vers le centre-ville), la barrière naturelle du canal en limite l’accessibilité. L’installation d’un pôle d’attractivité régional ou national dans cette zone serait difficile » .

    En conséquence et fort logiquement, le schéma invite à renforcer l’attractivité du Basilix, susceptible de jouer le rôle d’un pôle commercial régional, et à renforcer l’offre commerciale dans les pôles Miroir (Jette), De Wand et Marie-Christine (Laeken), lesquels risquent au contraire de péricliter si le centre commercial prend place.

    En outre, le Schéma de développement commercial met en lumière l’importance pour la vitalité des pôles commerciaux la proximité d’habitation de lieux de travail, d’habitation, d’écoles et l’accessibilité en transport en commun, paramètre aucunement rencontré par le site. Le Schéma met d’ailleurs un coup d’arrêt au fantasme du chaland qui parcourt des kilomètres pour se rendre dans un centre commercial, la proximité reste un facteur primordial. Cette donnée explique que 89% des bruxellois ne fréquentent pas de pôle commercial en dehors de la Région de Bruxelles-Capitale.

    Les doutes de la Région quant au potentiel d’un tel centre commercial sont d’ailleurs patents puisque le projet de cahier des charges demande au bureau d’étude d’envisager d’emblée sa reconversion en cas d’échec économique. Les promoteurs commerciaux ne nous contrediront pas puisque lors du dernier séminaire de Hemptinne en mars 2009, Patrick Tacq de CB Richard Ellis, spécialisé en retail, a trouvé tout à fait incongrue l’idée de vouloir construire un centre commercial dans le nord de la Région.

    4. Il s’agit d’une zone enclavée, mal desservie par le transport public qui fera du centre un nouvel aspirateur à voitures

    Une question d’évidence pour le projet concerne l’impact qu’il aura sur la mobilité. Le projet est essentiellement pensé en termes d’accessibilité voiture ce qui n’est pas étonnant puisque le site ne dispose pas actuellement de bonnes connexions via les transports en commun. Dès lors le ratio est d’une place de parking pour 28 m2, proche des ratios qu’on trouve pour les commerces périphériques. Le projet se voulant un commerce de type périurbain mais en centre ville se déplace donc avec ses nuisances, à l’encontre de tous les objectifs poursuivis de réduction des flux automobiles.

    Et ce n’est pas le rond point oblongue envisagé qui sera susceptible d’apporter des solutions suffisantes à l’accroissement des flux automobiles suscités par ce projet. IEB et le Bral regrettent que, dans le contexte de mobilité actuel, l’accessibilité continue à se penser par l’aménagement d’infrastructures routières alors que les améliorations devraient être entièrement pensées pour faciliter l’accès par les modes de transport alternatifs. On peut d’ailleurs se demander qui prendra en charge cette réorganisation de l’espace public aménagée au profit du centre commercial ?

    En bref, la Région et les Bruxellois n’ont pas besoin d’un nouveau centre commercial. Ils ont besoin que l’on préserve leur patrimoine, qu’on renforce les pôles commerçants existants, que l’on investisse dans des secteurs durables et créateur d’emplois peu qualifiés comme les activités de recyclage et que les pouvoirs publics gardent la maîtrise sur les zones stratégiques d’intérêt régional.

    Contacts
    - Inter-Environnement Bruxelles : Claire Scohier, courriel, 02/893 09 14, 0473/66 75 05.
    - Brusselse Raad voor het Leefmilieu : Joost Vandenbroele, joost chez bralvzw.be, 0473 85 35 37.

    En savoir plus


    Inventaire des enquêtes publiques du 17/06/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 17/06/2009

    https://www.ieb.be/1919
    17 juin 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 17/06/2009


    Quartier RTBF-VRT : le schéma directeur en cours de finalisation

    Quartier RTBF-VRT : le schéma directeur en cours de finalisation

    https://www.ieb.be/1889
    17 juin 2009

    La dernière réunion d’information sur le schéma directeur de la zone levier 12 s’est tenue ce mardi 16 juin en présence d’une bonne centaine d’habitants du quartier. Inter-Environnement Bruxelles, organisateur de la réunion, se charge à présent de réaliser une note de synthèse reprenant l’ensemble des remarques et observations des habitants, note qui sera ensuite transmise au bureau d’étude ainsi qu’aux différents pouvoirs communaux et régionaux concernés par le projet.

    Jade Salhab du bureau d’étude BUUR, a brossé 2 heures durant les grandes lignes du schéma directeur RTBF-VRT qui est en cours de finalisation et qui sera présenté très prochainement dans sa version intégrale au gouvernement bruxellois. Face à l’étendue de la zone traitée et à la multitude des enjeux qui s’y jouent, BUUR propose d’agir selon 5 projets distincts :

    • Le développement du pôle « Reyers » en tant que pôle d’attractivité économique de la moyenne ceinture avec pour conséquence le développement/renforcement à terme des transports publics sur cet axe.
    • La transformation et la reconversion des immeubles de bureaux vides de la rue Colonel Bourg vers des fonctions plus diversifiées et adaptées à la zone (logement, commerce,...). Ce projet est rendu possible par le rétrécissement projeté de la E40 qui doit revêtir à terme plus un caractère de boulevard urbain sans perdre sa capacité, ni sa fluidité. L’E40 devra aussi accueillir une bande bus De Lijn express qui va améliorer la desserte en transport de la zone tout en soulageant quelque peu la chaussée de Louvain.
    • La création d’un parc public à l’arrière de la RTBF et la transformation de « l’îlot Vlan » pour le rendre plus mixte (entreprise au rez-de-chaussée et logements aux étages) et plus perméable (favoriser les circulations piétonnes entre la RTBF-VRT et la place Paduwa).
    • La revitalisation de la chaussée de Louvain par le renforcement de son attractivité tant résidentielle que de son caractère commercial. Ceci passe par un réaménagement de l’espace public et en particulier par la création d’une bande bus latérale en alternance.
    • La résolution du problème des bureaux vides de Marcel Thiry qui demandent une reconversion mais sans doute pas similaire à celle de Colonel Bourg.

    Les réactions et questions des habitants ont elles aussi été nombreuses...

    Un compte rendu détaillé de la réunion, reprenant tant la présentation du bureau d’étude que les échanges avec le public, sera prochainement disponible via notre site internet et diffusé auprès des participants.


    La folie des hauteurs

    La folie des hauteurs

    https://www.ieb.be/2834
    17 juin 2009

    En 2007, le GIEC recevait le prix Nobel pour ses travaux sur le réchauffement climatique. Depuis lors, la réflexion sur la densification de la ville, qui réduirait l’empreinte écologique des logements et des bureaux a alimenté l’excitation des promoteurs de l’urbanisme des tours.

    Un engouement qui se matérialise depuis peu par des demandes très concrètes de permis d’urbanisme, ou par des appels à concours visant à ériger l’une ou l’autre tour sur le territoire bruxellois : trois tours à l’entrée de la rue de la Loi, une tour de 30 étages sur le site de Tour et Taxis, la Tour Premium de 40 étages du promoteur Atenor, une tour de 32 étages annoncée à la place Sainctelette.

    Le concept de la tour prête à controverse ? Il est donc grand temps d’objectiver le débat ! Où est l’étude qui évalue l’impact économique à long terme de la construction en hauteur ? Où est l’étude qui fait le bilan écologique de la construction et de l’usage d’une tour de 40 étages ? Quelle durée de vie peut-on espérer pour une tour de 140 mètres de haut (on détruit déjà les premières tours de la Défense à Paris, devenues obsolètes...) ? Quelle est la performance énergétique réelle d’un appartement situé au 32e étage ?

    Dans son livre « La folie des hauteurs » [1], Thierry Paquot démonte fort à propos les trois arguments martelés par les « pro-tours », sans jamais les développer, remarque-t-il d’emblée. Densité, mixité sociale et écologie seraient les trois mamelles de la tour...

    Selon l’architecte Françoise-Hélène Jourda, densité ne rime pas forcément avec hauteur : « La densité efficace n’a rien à voir avec la hauteur, des tours très hautes devront être éloignées les unes des autres pour obtenir un bon éclairage naturel » [2]. De plus, la notion de densité est toute relative, elle dépend fortement du territoire sur lequel on la calcule. Thierry Paquot ne dit pas autre chose en faisant remarquer que la densité de l’urbaniste (le p/s, rapport surface de plancher/surface de terrain) n’a pas grand chose à voir avec la densité de population (nombre d’habitants/surface de terrain).

    La tour, dans sa déclinaison « moderne » (la tour polyfonctionnelle) favoriserait la mixité sociale ? A ce jour, aucune des propositions faites pour Bruxelles ne propose d’autre mixité que celle qui consiste à implanter dans des quartiers populaires des tours ghettos qui ne sont accessibles qu’aux habitants les plus riches. Car la tour coûte cher à construire, le rapport d’incidence du projet de Tour et Taxis évalue ce surcoût à 36%. La tour coûte cher à l’usage également : les charges croissent de manière vertigineuse avec la hauteur du bâtiment.

    La tour, enfin, serait écologique ! En réalité, la tour présente une surface de contact avec l’air extérieur très défavorable, elle est nettement plus consommatrice en matériaux qu’un immeuble compact, augmentant l’énergie grise du bâtiment. Les équipements nécessaires à son fonctionnement en hauteur (ascenseurs, pompes) sont très consommateurs d’énergie. Sans artifices (comme l’installation de panneaux solaires sur le toit), il est impossible d’atteindre le standard basse énergie (et encore moins le standard passif) avec une tour de 40 étages !

    Pour l’heure, le « geste architectural fort » imaginé par l’architecte Jaspers pour le site de Tour et Taxis a été raboté de 50% par la commission de concertation de la Ville de Bruxelles. Ouf ! Gageons que cette décision soit de bon augure pour la suite des opérations !

    Mathieu Sonck


    [1La folie des hauteurs, Thierry Paquot, Bourin Editeur, 2008.

    [2Environnement et Stratégie du 26 septembre 2007.

    Le métro n'est pas la solution miracle pour la mobilité à Bruxelles !

    Le métro n’est pas la solution miracle pour la mobilité à Bruxelles !

    https://www.ieb.be/1890
    19 juin 2009

    Les associations citoyennes[1] prient le nouveau gouvernement de rationaliser les projets de mobilité à Bruxelles.

    Lors de la campagne électorale, la plupart des partis bruxellois ont défendu l’extension du métro. Cette volonté n’est jamais argumentée et le raisonnement a rarement dépassé le stade du slogan. Avant de s’engager dans cette voie, il est primordial que l’accord gouvernemental prévoie l’établissement préalable d’un plan stratégique, basé sur une analyse sérieuse des besoins et des alternatives et pas sur des idées préconçues.

    L’étude relative au bien-fondé et au tracé éventuel d’une extension du métro (que ce soit vers Schaerbeek ou vers Uccle) ne fait que commencer. Pourtant, nombre de responsables le présentent déjà comme un fait accompli. Les associations citoyennes actives dans la défense des transports publics craignent une grosse erreur qui entraverait le développement d’une mobilité durable pour de longues décennies. Nous reconnaissons la nécessité d’améliorer la desserte d’Uccle et de Schaerbeek mais nous pensons que des solutions abordables et en surface existent.

    Les extensions du réseau de métro représentent en effet un coût astronomique qui absorberait l’immense majorité du budget (régional, fédéral ou autre) dédié à la mobilité à Bruxelles au détriment d’autres projets, voire d’autres enjeux (comme l’urbanisation des zones levier) essentiels pour l’avenir de la Région. Une ligne de métro représente un élément majeur d’un plan stratégique de mobilité. Or ce plan stratégique n’existe pas. Le nouveau gouvernement n’est pas tenu par le plan IRIS 2 dont même les concepteurs reconnaissent la mauvaise qualité et que le gouvernement sortant n’a pas osé signer. La première tâche de la nouvelle équipe est de mettre la question des coûts et des bénéfices à plat et de prendre des décisions rationnelles, bref d’établir un plan stratégique de mobilité.

    Les associations de défense des transports publics et de l’environnement – réunies dans la plateforme SMoB – attendent quatre actes de la part du futur gouvernement :

    1. Sortir de la logique irrationnelle des idées simplistes et des slogans : « un métro en 8 ans » . Avant de se ruer vers le métro, il faut le comparer aux alternatives de surface (trams en sites propres, bus à haut niveau de service, light rail). Il revient aux décideurs de réaliser une étude coûts/bénéfices qui ne se limite pas au seul aspect économique mais intègre l’intérêt social et environnemental de chaque mode de transport.
    2. Avoir une vision claire des besoins en matière de desserte RER et de ce qu’il peut apporter aux Bruxellois. Alors que le métro va de l’Est à l’Ouest, le tracé du RER suit un axe Nord/Sud qui pourrait à peu de frais rendre inutile l’extension du métro.
    3. Dépenser sagement le budget en cherchant à répondre immédiatement aux demandes des usagers : améliorer les fréquences le soir et le weekend ; optimiser les correspondances ; créer des sites propres ; moderniser le matériel...
    4. Oser chercher des alternatives et aménager les voiries en surface. Revenir sur 50 ans de tout-à-l’auto en facilitant le passage des transports publics en surface et en rendant l’espace public aux piétons et aux cyclistes. De plus en plus de villes étrangères organisent leur développement autour de nouvelles lignes de tram. Strasbourg, Nantes, Marseille, Fribourg... vantent le confort, la sécurité, la vitesse, le bon maillage et le faible coût du tram. Pourquoi en serait-il différent à Bruxelles ? Si c’était vraiment différent, nous sommes prêts à l’entendre mais il faudra nous le prouver autrement qu’avec des slogans.

    La situation économique de la Région doit plus que jamais inciter à la rationalité et à la prudence. Si le métro présente l’avantage de ne pas contrarier les automobilistes et de ne pas devoir s’attaquer à la congestion constante en surface, il n’est pas la réponse aux besoins des gens. Ce dont Bruxelles a besoin c’est d’un plan stratégique qui offrirait une vision claire des besoins réels de déplacements et des possibilités objectives d’y répondre. Le métro c’est la solution de facilité souterraine offerte par par ceux qui n’osent pas prendre leurs responsabilités en surface.

    Contacts
    - Inter-Environnement Bruxelles : Jérôme Matagne, 0485/750421
    - Brusselse Raad voor het Leefmilieu : Ben Bellekens, 0486/180619



    [1] La plate-forme SMoB (Sustainable Mobility in Brussels) regroupe des associations et habitants défendant les principes d’une mobilité durable à Bruxelles. Elle regroupe : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), Association de Comités de Quartier Ucclois (ACQU), NoMo-Autrement mobile, Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Fietsersbond, FOE Bruxsel, Groupement des usagers des transports publics à Bruxelles (GUTIB), Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), Johanna vzw, La Ligue des Familles (Bruxelles), Placeovelo, Provélo, Wolu-Inter-Quartiers (WIQ), 4X4 Info.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 juin 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 juin 2009

    https://www.ieb.be/1910
    19 juin 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    La RTBF en voie de régularisation
    Schaerbeek : boulevard A. Reyers, 52. Projet de cahier des charges de l’étude d’incidences dans le cadre d’une demande de permis d’urbanisme pour la transformation partielle des bâtiments existants (accès, voiries, piétonniers,...) et l’ajout de 230 emplacements de parking supplémentaires, et d’une demande de permis d’environnement de classe 1A pour diverses installations techniques et l’exploitation de 345 emplacements de parking couverts et 598 emplacements de parking à ciel ouvert.
    Enquête publique jusqu’au 19 juin 2009.
    Concertation le 26 juin 2009.
    Contactez Thierry Kuyken.

    Résultats de concertations

    • Ça marche ! Uccle : chaussée de Ruisbroeck et rue de Stalle. Demande de permis d’urbanisme par l’administration régionale Bruxelles Environnement – IBGE pour aménager la promenade verte entre la rue de Stalle prolongée et la chaussée de Ruisbroeck. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

    • Ça roule ! Uccle : chaussée de Ruisbroeck, 52 à 74. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la STIB pour construire un dépôt de tramways (démolir les bâtiments existants), créer et modifier des voiries et des voies de trams et exploiter 122 emplacements de parking en sous-sol. Avis majoritaire de la Commission de concertation (communes d’Uccle et de Forest, AATL-DMS et IBGE) : recommandation au Gouvernement de faire procéder à une étude d’incidences dont l’étude d’alternatives devra au minimum faire l’objet du cahier des charges. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    IEB a rencontré les négociateurs du prochain gouvernement bruxellois

    IEB a rencontré les négociateurs du prochain gouvernement bruxellois

    https://www.ieb.be/1891
    22 juin 2009

    Ce lundi 22 juin, IEB était invité par les négociateurs des partis de la prochaine probable coalition. A l'occasion de cette réunion, présidée par le formateur Charles Picqué, notre fédération a pu rappeler les points forts du mémorandum d'IEB mais aussi livrer les conclusions de l'enquête menée auprès des partis à la veille des élections.

    La réunion s’est passée dans un esprit constructif et nos revendications ont bénéficié d’une écoute attentive de tous les partenaires autour de la table. Gageons donc que la prochaine déclaration gouvernementale nous surprenne, dans le bon sens, bien sûr !

    Note à l’attention des négociateurs en vue de la formation du prochain gouvernement bruxellois

    Pour rappel, l’Assemblée générale d’IEB s’est réunie en mars 2009 pour discuter de son mémorandum qui a été distribué en mai 2009 à tous les partis. De ce mémorandum, IEB a tiré 39 propositions et la plupart des partis ont accepté de discuter ces propositions. L’analyse détaillée des réponses des partis est jointe à cette note.

    La présente note propose d’analyser 7 de ces propositions. Elles étaient reprises en exergue du mémorandum d’IEB.

    Un nouveau PRD au terme de la première année de législature

    Cette mesure semble acquise. Rappelons néanmoins que cette mesure a trois corollaires.

    Le premier, c’est d’ abroger le PDI . De l’avis des comités, le PDI n’est pas un plan. Il n’a pas fait l’objet de concertation. Le PDI ne peut constituer un préalable ou un postulat de départ pour le nouveau PRD.

    Le deuxième concerne une critique nécessaire de certaines procédures de notre démocratie urbaine . Une pression importante est exercée par certains pour que la participation des citoyens soit intégrée le plus tôt possible dans les grands projets urbanistiques. Cette proposition, vertueuse de prime abord ne résiste malheureusement pas à l’expérience de participation mise en oeuvre par les pouvoirs publics à l’occasion de différents schémas directeurs. Le secteur associatif n’a pas comme vocation de devenir le médiateur des processus de participation citoyenne. Il faut le laisser jouer pleinement son rôle de vecteur des voix citoyennes et faire droit à une démocratie locale qui n’occulte pas les rapports de force et inclut l’ensemble des populations vivant à Bruxelles. Par ailleurs, la procédure d’enquête publique suivie d’une audition par la commission de concertation, qui fait l’originalité de la démocratie urbaine bruxelloise, doit être maintenue tant pour les projets d’intérêts locaux que régionaux. Elle doit être améliorée. On renverra le lecteur au texte de notre mémorandum pour plus de détails.

    Le troisième est de ne pas mettre en application la réforme du COBAT qui a été votée lors de la dernière législature. Avec cette réforme, le droit de la population à influer sur la mise en œuvre des politiques publiques est en régression. Le principe d’accorder à la Région le droit de s’octroyer des permis pour les projets d’intérêt régional inscrits au PDI, sans possibilité de recours administratif constitue un déni de démocratie.

    -60% de gaz à effet de serre d’ici 2020 et zéro carbone en 2050

    Le CDH et le CD&V sont contre. Cette mesure est symbolique. Toutes nouvelles politiques doivent être analysée à travers ce prisme. Bruxelles doit dépasser les objectifs demandés par la commission européenne. Rappelons par ailleurs que le nouveau PRD doit intégrer les trois défis principaux des années à venir : le défi environnemental et climatique, le social et le défi démographique.

    La mise en œuvre d’un péage urbain de zone sur le Pentagone élargi aux zones de bureaux

    Seul Ecolo est pour. Il faut objectiver les discussions. Où est l’étude qui prouve que les effets globaux du péage tel que proposé, tant sur l’économie de la Région que sur l’équité sociale sont négatifs ? Par ailleurs, que fera le gouvernement si Bruxelles n’obtient pas le refinancement qui lui est dû ? Pourtant, les prévisions budgétaires annoncent une réduction du transfert du fédéral vers les entités fédérées de 32 à 28,5 milliards d’euros, soit une réduction de 10%. Seul le péage urbain permettrait à la Région de garder la tête hors de l’eau. C’est d’autant plus important que les prévisions budgétaires pour Bruxelles sont catastrophiques : plus de 10% de déficit pour 2009, pas de retour à l’équilibre avant 2019.
    Rappelons enfin que le péage est principalement une mesure anti-congestion , qui va avoir une effet immédiat sur l’économie . Que l’effet induit du péage est une considérable amélioration de la qualité de vie des usagers de la ville et que c’est la seule solution d’accompagnement efficace pour contrer l’exode urbain induit par le futur RER . Enfin, la taxe kilométrique intelligente arrivera (peut-être) quand les caisses de la Région seront totalement vides. On aura perdu 15 ans.

    Un moratoire sur la construction dans les zones d’intérêt écologique indispensables au maillage vert et bleu

    Le PS et le VLD sont contre. Il est pourtant nécessaire de bien penser la densification de la ville : privilégier les zones d’écomobilité (les lignes de métro existantes) pour la densification , renforcer les maillages bleu et vert hors de ces zones.

    Un moratoire sur la construction de bureaux et un pacte bruxellois pour la mise à disposition massive de logements sociaux et moyens

    Acquis coté francophone. Tous les partis flamands sont contre. Je rappellerai ici les énormes besoins en logement, ainsi qu’en infrastructures de proximité (écoles, crèches qui s’accommodent d’ailleurs bien de la reconversion des nombreux bureaux vides). Ces besoins demandent que tout le secteur de la construction se consacre à 100% au logement et à ces équipements de proximité .

    Notons qu’une série importante de mesures en matière de logement est proposée dans le mémorandum d’IEB. Et que le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH) a aussi adressé une note aux négociateurs. Nous joignons en annexe le texte du RBDH.

    La suppression à l’horizon 2020 d’un des trois fours de l’incinérateur de déchets bruxellois

    Acquis coté francophone. Tous les partis flamands sont contre. C’est un horizon symbolique. Rappelons tout de même que pour y arriver, il va falloir changer les comportements. Et qu’il sera difficile de ne pas passer par une certaine forme de coercition. Bref, il faudra lever de nouvelles taxes , tout en préservant les plus démunis...

    Le non-cumul strict des mandats politiques communaux et régionaux

    Avant les élections, seul Ecolo s’est prononcé ouvertement pour. Mais les élections ont changé la donne. La règle du tiers d’élus locaux au parlement est insuffisante. Le critère de la taille de la commune doit également être pris en compte. D’autant qu’en Wallonie, avec 262 communes pour 75 élus au parlement, seules 25 communes pourraient être représentées directement. A Bruxelles, avec 1/3 d’élus locaux, toutes les communes sont représentées au parlement... L’impact sur les politiques du territoire est bien différent ! IEB réclame à nouveau l’interdiction de tout cumul entre les fonctions de député, d’échevin et de bourgmestre.

    Cette mise en exergue ne signifie nullement que les autres mesures sont moins importantes. Les comités s’attendent donc à ce que leurs revendications soient abordées dans le détail par les négociateurs. D’autant que le travail de défrichage des positions des partis a été fait et est mis à disposition.

    Ainsi, citons en vrac, à titre d’exemple :

    La mise à disposition du public de toutes les études commandées et financées par la région, les organismes para-régionaux ainsi que les entreprises d’économie mixte

    Le citoyen a pris l’habitude d’avoir un accès immédiat à une information abondante. Cette nouvelle donne est en train de révolutionner le rapport du citoyen au pouvoir politique. Il le met en position d’exercer un contrôle au quotidien de l’action des gouvernements. Pour IEB, ce changement est bénéfique pour la démocratie urbaine. A condition que l’information circule réellement. Il n’est pas acceptable que de nombreuses études commandées par les pouvoirs publics restent dans des tiroirs, simplement parce que les conclusions ne prennent pas le sens du vent.

    L’interdiction pour tout para-régional d’investir dans la logistique « camion »

    Soyons clairs. Le BILC est visé ici. L’abandon du projet doit être noir sur blanc dans la déclaration gouvernementale. Et IEB recommande d’urgence qu’une étude sur la réalité du transport de marchandises en RBC soit menée. Rappelons la demande des comités riverains : une réflexion approfondie sur une politique de distribution de marchandises, globale et cohérente, un plan de mise en œuvre, le vote et l’application de règlements adéquats. Ils réclament également une étude visant à trouver une affectation du site du BILC à une activité productive qui crée réellement des emplois pour les Bruxellois et qui soit compatible avec la ville.

    La fusion du Conseil Economique et Social et du Conseil de l’Environnement en un Conseil de la Ville Durable

    Le prochain gouvernement ne peut se draper des habits du développement durable sans organiser la concertation nécessaire à celui-ci. Cette mesure n’est pas seulement symbolique. Les Etats Généraux de Bruxelles ont montré combien un grand nombre d’acteurs de la société civile pouvaient discuter de la chose publique. Il est temps d’entériner cette réalité et d’arrêter de penser la concertation en cloisonnant les intérêts. Il faut un lieu ou ces intérêts se confrontent. Ce lieu, s’il est investi d’un important capital symbolique (comme seul l’est le conseil économique et social), permettra certes la confrontation des points de vue (dans un premier temps) mais aussi un rapprochement de ceux-ci à terme.

    Un moratoire sur les investissements dans le développement de nouvelles capacités routières (dont les tunnels routiers)

    Cette mesure est nécessaire pour faire diminuer durablement la pression automobile à Bruxelles. Enterrer la circulation automobile n’a jamais réglé le moindre problème de mobilité. Le problème se déplace, c’est tout... La seule solution est de diminuer l’espace réservé à la circulation automobile, en surface comme en sous-sol.

    Un moratoire sur la construction de nouveaux centres commerciaux

    Toute décision de ce type devrait être liée à une étude sérieuse et publique sur la question. La genèse du schéma de développement commercial n’est pas satisfaisante. Nos consultations auprès du secteur de la promotion de ce type d’activités nous fait penser que la conjoncture s’est retournée. L’étude globale, et non son résumé, doit être publiée, quitte à rendre illisibles les données confidentielles nominatives.

    Un plan de diminution progressive et rapide de la présence de publicité chez les opérateurs de transports publics et la recherche des pistes de financement alternatives durables

    Acquis coté francophone. Tous les partis flamands sont contre.

    Il est par ailleurs essentiel de renégocier la convention Villo au minimum en séparant la concession de service public et le marché publicitaire. La convention actuelle est léonine et opaque. Les pouvoirs publics sont dans une position de faiblesse absolue.

    Le RER comme substitut au métro

    Il est illusoire de croire qu’en ces temps de disette, l’Etat fédéral va volontiers financer RER et métro. Si c’est le cas, cela se fera au détriment d’autres postes budgétaires. Et cette perspective est socialement peu attirante. IEB demande donc au gouvernement de muscler ses positions à propos de la mise à disposition du RER aux Bruxellois (nombre de haltes et fréquence).


    La Plateforme Modal Shift demande au futur gouvernement bruxellois de s'intéresser au projet d'élargissement du Ring nord

    La Plateforme Modal Shift demande au futur gouvernement bruxellois de s’intéresser au projet d’élargissement du Ring nord

    https://www.ieb.be/1893
    23 juin 2009

    Alors que le projet d’élargissement du Ring au nord de Bruxelles poursuit sa route dans le dédale des procédures de la Région flamande, la plateforme Modal Shift demande au futur gouvernement bruxellois de prendre ses responsabilités dans ce dossier et de donner de la voix sur un projet qui, bien que développé en Flandre, produira des effets transfrontaliers importants. Vous trouverez ci-dessous la lettre que Modal Shift a adressé aux négociateurs du futur gouvernement.

    Note à l’attention des partis politiques – Aménagement du Ring autour de Bruxelles (R0)

    Modal Shift – qui sommes-nous ?
    Modal Shift est un groupe de travail rassemblant des associations se mobilisant en faveur d’ une transition vers une mobilité durable et qui s’est créée suite aux plans d’élargissement du Ring autour de Bruxelles. La plate-forme Modal Shift se compose de : Bond Beter Leefmilieu, Greenpeace Belgium, Bral vzw, Friends of the Earth Vlaanderen et Brussel, Fietsersbond, GRACQ, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Mobiel21 et TreinTramBus vzw.

    Nos recommandations pour le programme du gouvernement bruxellois 2009-2014

    Vous trouverez dans les pages qui suivent nos principales remarques et recommandations concernant l’actuel plan d’aménagement du Ring (appelé ultérieurement « R0 »). Nous nous sommes également penchés sur les directives récemment publiées du Plan-MER par la cellule MER, même s’il n’y a malheureusement pas, dans cette phase du processus de planification, d’espace prévu pour une réclamation officielle.

    Bien qu’il s’agisse d’un projet de la Région flamande, ce projet d’infrastructure produit clairement des effets transfrontaliers. C’est pourquoi, il est primordial que la Région bruxelloise soit impliquée dans chaque étape du déroulement du dossier. Pour ce faire, il est essentiel que cet engagement de la Région bruxelloise apparaisse dans un paragraphe du prochain programme du gouvernement bruxellois.

    Vous trouverez ci-dessous des recommandations sur ce qui devrait figurer au sujet des plans du R0 dans le nouveau programme de gouvernement bruxellois :

    • une question au Gouvernement flamand sur la manière dont il compte impliquer la Région bruxelloise dans chaque phase du dossier comme il en est tenu par les réglementations européennes pour les projets ayant des effets transfrontaliers ;
    • une question au Gouvernement flamand pour examiner l’impact de l’élargissement du R0 sur les objectifs du plan régional de développement de la Région bruxelloise de réduire pour la pression automobile de 20% sur son territoire de Bruxelles, et ce, vu l’effet d’aspiration de la circulation automobile que ne manquera pas de provoquer la nouvelle infrastructure envisagée ;
    • une question au Gouvernement flamand pour demander la révision du Milieueffectenrapportage (rapport MER) et que la totalité du projet, de E40 à de E40, soit soumis à un MER sur la base d’une nouvelle note d’avis ;
    • une question au Gouvernement flamand pour que le rapport MER soit soumis à une analyse coût-bénéfice tenant compte du contexte budgétaire actuel (à court, moyen et long terme) , le coût/bénéfice (aussi à long terme) et qu’il compare de ce point de vue l’option d’élargissement du R0 avec des solutions alternatives au problème de saturation ;
    • une question au Gouvernement flamand pour qu’il recherche sérieusement des alternatives – indépendamment de la compétence flamande ou non sur les matières permettant de réaliser ces alternatives – et qu’il recherche seulement à tenter de résoudre la question de la saturation du R0 en vue d’une mobilité la plus durable possible ;
    • une question au Gouvernement flamand pour que l’impact sur le climat d’un élargissement d’infrastructure du R0 soit considéré comme une question centrale et non comme une question mineure du rapport MER.

    Le Ring autour de Bruxelles – généralités

    Modal Shift voit d’un œil favorable que le Gouvernement flamand décide de réagir aux problèmes de saturation du Ring autour de Bruxelles (R0 par la suite). Les problèmes s’accumulent et une action énergique est attendue.

    Toutefois Modal Shift ne peut envisager avec sérénité les plans concoctés par le gouvernement flamand pour résoudre la congestion le long du R0. Modal Shift ne croit pas qu’un élargissement de la capacité du réseau routier puisse constituer une solution au problème de saturation. Construire des nouvelles routes, des voies de circulation supplémentaires ne résout en rien les problèmes structurels de mobilité. Nous nous trouverons bien au contraire très rapidement confrontés à des embouteillages tout aussi important et produisant des effets néfastes plus conséquents vu le nombre croissant de véhicules lié à l’effet d’appel.

    Au sein des experts de la mobilité, personne n’oserait remettre en cause l’effet d’appel créé par l’accroissement des infrastructures. Plus d’infrastructure crée plus de déplacements. Or ce principe de base n’est nullement pris en considération dans les discussions de politique au sujet de R0. Dans la note d’avis et les directives, cet effet est à peine évoqué. Inquiétant !

    Une politique de mobilité durable demande plus d’attention pour la maîtrise des déplacements et moins à l’offre en infrastructure. La maîtrise des déplacements suppose une régulation de ceux-ci par différentes mesures telles qu’une tarification correcte, une diminution de la vitesse, une politique intelligente d’aménagement du territoire, des concepts logistiques qui minimisent les déplacements. L’internalisation des coûts externes et notamment des coûts sociaux est fondamentale. L’introduction d’une taxe kilométrique intelligente et/ou d’un péage urbain, d’une taxe sur base de l’Ecoscore, remplacer la déductibilité fiscale des voitures de société par un paquet de mobilité durable... sont quelques uns de ces instruments permettant d’atteindre cet objectif. Ceci doit se combiner avec une politique urbaine de densification et un développement intensif des transports en commun et du RER et des aménagements cyclables.

    Les failles du plan-MER

    a. Un MER en trois morceaux

    Les aménagements projetés sur le R0 sont fractionnés en trois parties : la branche 1 du raccordement avec la E40 à Grand-Bigard jusqu’à la A12 à Strombeek-Bever, la branche 2 de le A12 jusqu’au raccordement avec la E19 à Machelen et la branche 3 de la E19 jusqu’au raccordement avec la E40 à Woluwe Saint-Etienne. Le rapport MER a donc aussi été fractionné. Le MER actuel ne concerne que la branche 3 du R0.

    Modal Shift rejette cette vision fragmentée du MER. L’exécution des travaux sur une branche induira forcément des travaux sur les autres branches. L’élargissement d’une branche entraînera nécessairement l’élargissement des autres branches à moins de créer un goulot d’étranglement et des embouteillages encore plus terrifiants. Ainsi la branche 3 compte, par exemple, trois voies de circulation sur la partie centrale et la branche 2 entre la A12 et la A1/E19 (avec le viaduc de Vilvoorde) compte 4 voies de circulation : un embouteillages surgit inévitablement à la transition. L’organisation et la forme de chaque branche sont déterminantes de la capacité des autres branches. Il est donc indispensable que le projet soit soumis dans sa globalité (de la E40 à la E40) à un MER.

    Selon les directives de la cellule MER, il suffirait de cumuler les effets enregistrés pour la branche 3 avec ceux des deux autres branches pour connaître les effets globaux du projet. Modal Shift considère que cette extrapolation ne suffit pas dans le cadre d’une étude d’incidence correcte. Les effets environnementaux ne peuvent en effet être répertoriés d’une façon équivalente selon les lieux et il importe de s’assurer des mesures pour chaque branche. En outre, il importe que les riverains soient associés aux réflexions menées sur les deux autres parties du R0 et de la possibilité de faire leurs remarques à la cellule MER afin quelles puissent être éventuellement intégrées dans les directives-MER. Jouer sur les effets cumulatifs est, en fait, une façon d’échapper à l’application de la procédure de consultation des habitants et des associations.

    C’est pourquoi Modal Shift s’insurge contre cette approche fragmentée et exige que le projet soit analysé dans sa globalité (de la A10/E40 à la A3/E40) et que l’ensemble soit soumis à une étude d’incidence à part entière. Modal Shift demande la cessation de la procédure actuelle et que soit lancée une nouvelle procédure MER étudiant l’impact des aménagements des trois branches.

    b) Insuffisance d’alternatives

    Dans la note d’avis, aucune solution alternative à l’élargissement du Ring n’a sérieusement été prise en considération. Dans les directives de la cellule MER, les solutions alternatives sont traitées de façon insignifiante. Beaucoup de solutions alternatives sont considérées dans les directives comme étant des « mesures atténuantes possibles » aux plans d’élargissement et non comme alternatives à part entière. En outre, de nombreuses alternatives ne sont pas prises en considération au motif qu’elles ne relèvent pas des compétences régionales fédérales (la fiscalité pour les voitures de société p.ex.).

    Pourtant, lors d’un projet à grande échelle de la sorte, il est trivial, pour une question de bonne gouvernance, que les pistes alternatives permettant d’améliorer le fond du problème doivent être étudiées, abstraction faite d’un élargissement d’infrastructure. Des pistes comme un meilleur management de la circulation, le développement du RER, la réduction de la vitesse sur le R0, la révision de la fiscalité pour les voitures de société... peuvent produire des effets majeurs sur l’intensité de la circulation dans la zone concernée et rendre inutiles l’élargissement de l’infrastructure. Faire l’impasse sur les alternatives empêche de comparer les effets environnementaux d’un élargissement du R0 avec ceux des autres mesures.

    Modal Shift invite à ce que toutes les options alternatives à un élargissement d’infrastructure – quel que soit le niveau de compétence politique – soient étudiées et mises en balance avec les plans d’élargissement, et ne soient plus considérées uniquement comme des « mesures atténuantes » . Modal Shift souhaite que soient étudiées sérieusement l’impact des mesures fiscales come la taxe kilométrique intelligente et/ou le péage urbain sur les problèmes de mobilité, même si ces mesures ne se trouvent pas au sein des compétences régionales.

    c) Indifférence au plan climat

    C’est avec stupeur que Modal Shift constate que les directives pour le plan-MER vont totalement à rebours de la crise climatique actuelle et des dernières constatations. Il y a quelques semaines, 2000 scientifiques réunis à Copenhague ont encore prévenu que le changement climatique déraillera si les politiques ne passent pas à l’action. Aussi bien en Belgique qu’en Europe, le secteur des transports connaît une progression forte d’émission des gaz à effet de serre (+ 28 % entre 1990 et 2006), par opposition à d’autres secteurs où les émissions diminuent (- 3 %). Le bureau de plan fédéral prédit une hausse d’émission des gaz à effet de serre de la circulation de 18 à 22% en Belgique à politique inchangée d’ici 2030. L’utilisation de voitures plus « propres » de combustibles moins polluants seront compensées par une progression de la circulation routière.

    Chaque infrastructure supplémentaire, même si elle est installée pour faciliter une séparation de la circulation de transit et locale, attirera de la circulation supplémentaire et aura un impact négatif sur les émissions de CO2. À la lumière de Kyoto et bientôt des objectifs post-Kyoto, des engagements encore plus ambitieux devront être pris et devront conditionner l’approbation de tels plans.

    Modal Shift insiste pour que la problématique climat et que les objectifs qui y sont liés et auxquels la Belgique est tenue dans le cadre du protocole de Kyoto – et aussi des objectifs plus sévères post-Kyoto - soient pris sérieusement en considération dans le rapport MER et conditionnent l’exécution des plans.

    Une analyse coût-bénéfice ?

    Les élargissements d’infrastructure présentés (uniquement pour la branche 3 du R0 donc) coûteront selon les prévisions au moins 1 milliard d’euros. La question est si l’espace budgétaire est disponible, si le financement se fera via un PPP ou un autre mode de financement alternatif. Selon le rapport de l’administration flamande au sujet du budget de la législature suivante, la marge budgétaire sera réduite de 10 milliards d’euros. Hors d’autres projets d’infrastructures sont envisagés : nouvelles écluses à Anvers, Zeebrugge et à Gand, autres maillons routiers manquant, construction d’écoles... Si l’argent est libéré, cela se fera nécessairement au détriment d’autres investissements. Pour cette raison, Modal Shift souhaite qu’à côté du MER soit menée une analyse coût-bénéfice comparant le projet d’élargissement d’infrastructure du R0 aux autres alternatives.


    Yvan : « le meilleur en expulsion »...

    Yvan : « le meilleur en expulsion »...

    https://www.ieb.be/1896
    24 juin 2009

    Ce mardi 23 juin 2009, dans le cadre d’une négociation de relogement des locataires de l’îlot Pavie-Louvain-Carrousel à Bruxelles, plusieurs associations de défense pour le droit à un logement décent ont été priées de déguerpir comme de vulgaires malpropres des locaux du CPAS de la Ville de Bruxelles, sous l’injonction du président du CPAS Monsieur Yvan Mayeur.

    L’îlot Pavie-Louvain-Carrousel fait l’objet d’un projet de démolition/rénovation porté par la SABH et le CPAS de la Ville de Bruxelles, et financé par des subsides régionaux. Cette subvention publique oblige notamment le propriétaire à reloger les locataires, non à les expulser, comme cela a été tenté, en vain, par la SABH. Une récente décision (18 mai 2009) de justice de paix du 3e canton de la Ville de Bruxelles a en effet condamné le propriétaire à reloger une de ces familles sous le coup d’une expulsion. A la suite d’une interpellation publique du secteur associatif et des habitants de l’îlot au Conseil Communal de la Ville de Bruxelles, en date du 18 mai 2009 (qui avait pour objet de demander l’arrêt des expulsions et la garantie de relogement de chaque locataire actuel à des loyers conformes à leurs faibles revenus avec la possibilité de revenir habiter sur place. Voir Interpellation au conseil communal : stopper les expulsions et reloger les locataires), Monsieur Yvan Mayeur (CPAS) et Madame Halabi (Présidente de la SABH) proposèrent une rencontre à l’antenne du CPAS sise rue Van Campenhout, 16, ce mardi 23 juin à 10h du matin. La rencontre était organisée par une association de défense de locataires.

    La réunion dérapa très rapidement sitôt les questions de fonds posées, tantôt par certains habitants, tantôt par une des associations présentes à la négociation. Echaudé par la pertinence des revendications et conforté par le silence de la présidente de la SABH, Madame Halabi, le Président du CPAS, Monsieur Mayeur, revendiqua qu’il était seul maître à bord et que ses positions ne souffraient aucune contestation. Il décréta subitement persona non grata toutes les associations présentes à la négociation et menaça ces dernières de les faire expulser par les forces de l’ordre si elles ne quittaient pas les lieux.

    Le Syndicat des locataires, Le Front Commun des SDF, L’Union des Locataires Marollienne, Inter-Environnement Bruxelles et L’O.N.H.U., dénoncent aujourd’hui l’attitude scandaleuse de Monsieur Yvan Mayeur et de Madame Halabi. Les propos tenus notamment par le Président du CPAS sont indignes d’un responsable politique ayant en charge l’aide aux personnes démunies.

    Les associations étaient présentes à la demande des locataires et pour un dossier qu’elles suivent depuis maintenant deux ans.
    Le but des associations était de veiller à ce que les droits des locataires soient respectés :

    1. Pas d’expulsion sans relogement.
    2. Pas d’augmentation de loyer (ou adaptation raisonnable compensée par les ADIL, comme promis lors de l’interpellation au conseil communal).
    3. Proposition négociée de relogement pour chaque locataire (et non imposée).
    4. Possibilité pour ceux qui le souhaitent de revenir habiter sur place.

    Grand banquet du quartier Malibran

    Grand banquet du quartier Malibran

    https://www.ieb.be/1899
    24 juin 2009

    Le 5 juillet aura lieu le Grand Banquet de la place Flagey, organisé dans le cadre du programme d'action Bouillon Malibran pour une alimentation, la diversité culturelle et la convivialité...

    Tout un programme donc, lui-même en lien avec le projet de quartier Durable, Durabl’XL. Cette grande fête sera également l’occasion de travailler sur mille questions liées au développement durable et notamment sur l’avenir de la place Flagey qui semble toujours être plus la proie à la privatisation, notamment avec la pose de l’écran géant. Tout comme il y a des hommes sandwichs, il y a maintenant des places sandwichs. Bon banquet.

    Infos : www.durablxl.be.

    Téléchargez le Programme du Grand Banquet Malibran 2009

    Le fameux écran de la place Flagey

    Le concessionnaire (pour 17 ans) du fameux écran de la place Flagey a décidé de céder la concession pour 1 euro symbolique au collectif Bouillon Malibran/Durabl’XL. Le monde des affaires est au paroxysme de ses difficultés - la publicité n’a plus la cote et ne semble définitivement plus un remède à la crise, surtout lorsqu’elle est mensongère. Il est avéré qu’une vision plus poétique que marchande du monde semble nécessaire pour répondre aux nouveaux enjeux environnementaux et sociaux, tel le Grand banquet par exemple.

    Des habitants toujours plus nombreux élaborent des projets créatifs et solidaires. Selon nos sources, il est tout aussi clair que personne ne veut de cet écran en un lieu qui ferme la belle perspective de la rue Malibran (et inversement). Les nouveaux acquéreurs proposent aux habitants de lui donner une nouvelle définition plus créative et de le changer de place... Voir l’espace "Forum Flagey" sur le Grand banquet.


    Inventaire des enquêtes publiques du 24/06/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 24/06/2009

    https://www.ieb.be/1921
    24 juin 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 24/06/2009


    Dernière ligne droite pour le schéma directeur RTBF-VRT

    Dernière ligne droite pour le schéma directeur RTBF-VRT

    https://www.ieb.be/1906
    24 juin 2009

    BUUR-STRATEC, le bureau d’études en charge de la réalisation du schéma directeur RTBF-VRT est sur le point de remettre sa copie. En attendant la dernière réunion du Comité d’Accompagnement qui se tiendra en ce début du mois de juillet, une réunion d’information avait été organisée le 16 juin à l’attention des habitants de la zone par Inter-Environnement Bruxelles. Une centaine de participants sont venus s’informer et poser leurs questions.

    Avant d’être entériné par le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, le projet de schéma directeur RTBF-VRT sera une dernière fois soumis à l’approbation de son comité d’accompagnement ce 7 juillet 2009. Ce comité, composé de représentants des principales administrations communales et régionales concernées par le projet, suit l’ensemble du processus depuis le début de sa mise en œuvre et veille à la cohérence de la réflexion qui est menée par le bureau d’étude.

    Inter-Environnement Bruxelles a été mandaté par la Région pour être le relais des habitants au sein de ce comité. Nous nous chargeons donc d’une part de transmettre la position des habitants vers le comité d’accompagnement et d’autre part de relayer les décisions et discussions du comité d’accompagnement vers les habitants.

    Dans ce sens, vous trouverez ici les comptes-rendus des 3 dernières réunions du comité qui se sont enchaînées depuis le mois de mars 2009.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 juin 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 juin 2009

    https://www.ieb.be/1911
    25 juin 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Le Cardinal va se rhabiller
    Jette : place Cardinal Mercier. Projet de réaménagement de la place (Projet Beliris) qui passera par la suppression des emplacements de stationnement, la modification de la circulation sur la place, l’abattage d’arbres et la plantation de nouvelles espèces.
    IEB demandera des précisions quant aux choix des matériaux, les raisons sanitaires d’abattre les arbres, le choix des espèces végétales (en insistant sur le choix d’espèces indigènes),...
    Enquête publique jusqu’au 29 juin 2009.
    Concertation le 3 juillet 2009.
    Contactez Erwan Marjo.

    Hôtel Falstaff
    Bruxelles-Ville : rue Henri Maus, 33-47, et rue des Pierres, 18-38. Demande de permis d’urbanisme pour rénover, restaurer et reconstruire partiellement un ensemble d’immeubles en vue d’y abriter un hôtel de 53 chambres, 14 logements et des commerces.
    Enquête publique jusqu’au 6 juillet 2009.
    Concertation le 14 juillet 2009.
    Contactez Isabelle Hochart.

    Concertations à venir

    • La RTBF en voie de régularisation. Schaerbeek : boulevard A. Reyers, 52. Projet de cahier des charges de l’étude d’incidences dans le cadre d’une demande de permis d’urbanisme pour la transformation partielle des bâtiments existants (accès, voiries, piétonniers,...) et l’ajout de 230 emplacements de parking supplémentaires, et d’une demande de permis d’environnement de classe 1A pour diverses installations techniques et l’exploitation de 345 emplacements de parking couverts et 598 emplacements de parking à ciel ouvert. Concertation le 26 juin 2009. Contactez Thierry Kuyken.

    • Le Chaudron n’a pas fini de bouillir. Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Projet de cahier des charges pour l’étude d’incidences du permis de lotir pour construire des maisons unifamiliales à Erasme. Le projet Chaudron, initialement scindé en deux demandes de permis (d’une part 72 maisons unifamiliales et d’autre part un ensemble de 1 750 logements) prévoit aujourd’hui d’intégrer les maisons unifamiliales « dans l’objet de l’étude d’incidences en cours » du grand lotissement. Concertation le 1er juillet 2009. Contactez Pierre Meynaert.

    Résultats de concertations

    - Un centre commercial à quai. Bruxelles-Ville : quai des Usines, 158-159, site des anciens entrepôts Godin. Demande de certificat d’urbanisme pour la construction d’un pôle de grands commerces (49 482 m2) et certificat d’environnement pour un parking couvert de 1 740 véhicules. Enquête publique sur le cahier des charges. La Commission de concertation s’interrogeant sur la conformité du projet au PRAS, l’avis est reporté au 7 juillet. En effet, le projet occupe 100% de la zone d’industrie urbaine, hors Familistère, par du commerce (spécialisé et non-spécialisé) alors que le PRAS ne prévoit ces affectations commerciales qu’à titre secondaire. [ Lire l’avis ]

    A descendre tout schuss ! Anderlecht : Drève olympique, 11. Demande de certificat d’urbanisme et certificat d’environnement pour une exploitation de deux pistes de ski avec de la vraie neige, de saunas ainsi que des installations techniques (parking de 150 emplacements, installations de refroidissement, ventilateurs, dépôts textile,...). Avis défavorable. Sous l’avalanche des éléments négatifs, le projet a été remisé au frigo. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Palmes et Chardon 2009

    Palmes et Chardon 2009

    https://www.ieb.be/1922
    29 juin 2009

    Inter-Environnement Bruxelles décerne depuis 1987 ses Palmes et Chardon pour l'année écoulée. Ces prix récompensent et stigmatisent des actions, des réalisations, des projets ou des personnes en rapport avec le développement urbanistique, la défense de l'environnement et l'amélioration du cadre de vie à Bruxelles.

    La Palme est attribuée à un acteur, une personnalité ou une institution publique ou privée qui s’est particulièrement distinguée dans la défense ou l’amélioration de la ville telle que nous la concevons.

    Le Chardon est décerné à une personnalité ou une institution qui a contribué de manière significative à la dégradation de l’environnement urbain.

    Occasionnellement, une Palme d’honneur récompense une personnalité, une œuvre ou une institution qui a contribué à mettre en valeur l’image de la Région de Bruxelles-Capitale.

    La Palme 2009 est décernée à l’asbl Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH), pour son action de contrôle au quotidien de la politique du logement, sa capacité à allier analyse et actions sur le terrain, notamment en soutenant les plus désespérées d’entre elles et pour son souci constant de donner un visage à la détresse humaine que l’accès difficile au logement provoque chaque jour.
    Le Chardon 2009 est décerné à la Ville de Bruxelles, pour sa gestion du dossier « Heysel », pour sa gestion cahotique d’un site qu’elle a décidé, tel un État dans l’État, de rentabiliser au maximum, en en confiant le sort dans la plus pure opacité à la société anonyme Excs.
    Une Palme d’honneur est décernée à Denis Grimberghs, pour ses 20 ans de carrière politique au service des Bruxellois.

    La Palme 2009 est décernée à l’asbl Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat (RBDH)

    Le RBDH est un regroupement d’associations qui, chacune sur son terrain, œuvrent pour la réalisation du droit à l’habitat. Un réseau qui entreprend des actions et réalise des projets pour mettre en place un véritable droit à l’habitat. L’association constitue un lieu d’échange, d’information et de réflexion sur l’habitat et le logement à Bruxelles, elle est aussi moteur dans une série d’actions coordonnées basant son crédo sur l’article 23 de la constitution : « Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. Ce droit comprend le droit à un logement décent. »

    En 2008, comme dans les années qui précèdent, le RBDH n’a jamais manqué de contrôler au quotidien les actions du gouvernement en matière de logement. Ainsi, dès 2004, le RBDH publie son baromètre du logement qui informe de manière originale le public sur l’avancement de la politique d’avancement du gouvernement en matière de logement. Ce baromètre axait son analyse sur trois de ses revendications : un doublement du nombre de logements sociaux, l’introduction d’un encadrement des loyers ainsi que la mise en place d’une allocation loyer.

    Tout récemment, l’association, a publié son dossier trimestriel art.23 livrant une analyse détaillée de la réalisation du chapitre « logement » de l’accord de gouvernement de 2004, lequel a recueilli un pitoyable 4/10. Une cote d’exclusion à la hauteur des ambitions qu’affichaient le gouvernement au début de la législature. Parmi ces ambitions, un plan logement qui prévoyait de construire 5000 nouveaux logements et dont le bilan en fin de législature n’est pas brillant : seuls 226 sont construits, 65 sont en travaux et 651 ont obtenu un permis d’urbanisme.

    Le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat s’est aussi investi en 2008 dans la lutte contre les bâtiments vides en créant avec d’autres associations la Plateforme Logements Vides. L’objectif était d’inviter d’autres associations, fédérations, comités ainsi que les citoyens interpellés par la problématique des bâtiments vides, tant publics que privés, en Région bruxelloise, à se rassembler pour mener des actions spécifiques visant à mettre en évidence des espaces vides et /ou à l’abandon dans la campagne électorale de juin 2009.

    La Plateforme, qui compte déjà une centaine de membres (dont de nombreuses associations, des syndicats et des habitants) a organisé trois actions ciblant chaque fois un secteur spécifique : les logements vides dans le secteur privé, les bureaux vides et enfin les logements sociaux inoccupés. L’objectif est d’obtenir du gouvernement « un plan de lutte contre les immeubles vides » pour la prochaine législature.

    Dans ce même esprit de lutte pour le droit à un logement décent, le RBDH a été très actif dans le cadre des actions menées par « Le Ministère de la Crise du Logement » qui s’est installé au 123 rue Royale. Le RBDH s’est beaucoup impliqué dans les différentes manifestations organisées : le « Forum de La Crise du Logement », « Le Logement selon le genre » organisée par la « Marche Mondiale des Femmes », ainsi que durant la quinzaine d’actions pour le logement intitulée « Une Clé pour tous » où s’est déroulée une parodie de procès intenté à l’État belge afin de juger de sa responsabilité dans la crise du logement. Cet engagement du RBDH a été sans aucun doute un soutien précieux à ces actions menées avec impertinence, humour mais toujours dans un esprit de lutte et une juste réflexion.

    Le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat, qui fête cette année ses dix ans d’existence se distingue par une profonde connaissance des dossiers lui permettant de produire des analyses de fond en même temps que de s’impliquer dans des actions de terrain, en soutenant des occupations par exemple et en gardant sans cesse la farouche préoccupation de donner un visage à la détresse humaine que l’accès difficile au logement provoque au quotidien.

    Le dernier éditorial, écrit récemment par Tineke Vanheesvelde, Co-présidente du RBDH/BBRoW dans art.23 vaut à ce titre tous les discours :

    Lundi 2 mars 2009, permanence de Samenlevingsopbouw à l’asbl CAW Archipel - De Schutting.

    Abdel entre dans le bureau. Cela fait déjà quelques semaines qu’il cherche un logement pour lui-même, sa femme et ses trois jeunes enfants. Ils sont hébergés actuellement dans une maison d’accueil. Ils ont dû quitter leur logement précédent après l’empoisonnement au plomb d’un des enfants. Pour se reloger, le couple dispose de 600 euros. Pour ce montant, Abdel ne trouve aucun appartement de trois chambres à coucher dans les annonces des journaux. Il trouve par contre une dizaine d’appartements de deux chambres. Il passe alors des coups de fil et obtient deux rendez-vous. Un succès ! Cela doit être le printemps qui approche... ou alors le fait qu’il n’ait rien dit au sujet de ses trois enfants. En effet, même si selon le Code du Logement, un appartement de deux chambres à coucher correspond à sa composition de ménage, les propriétaires estiment en général qu’un appartement de deux chambres est à peine suffisant pour un couple avec un enfant. Si Abdel bénéficiait de l’allocation loyer, il pourrait sans doute se permettre un plus grand appartement mais il devrait assumer la différence de prix le temps qu’on lui accorde cette allocation. Première impasse.

    Bert est le candidat-locataire suivant. Lui aussi séjourne dans une maison d’accueil. Après avoir longtemps vécu à la rue, il cherche un logement depuis des semaines. En vain. Il touche une allocation de chômage d’environ 800 euros par mois et est prêt à consacrer 450 euros à un loyer et des charges. Une allocation loyer lui ouvrirait littéralement les portes... Seconde impasse.

    Puis vient Louise. Cela fait trois ans qu’elle attend un logement social. Elle avait 7 points de priorité. « Avait » car maintenant qu’elle n’est plus à la rue, Louise a perdu deux points de priorité, ce qui rallonge son attente de minimum un an. Elle a entendu parler des 3 500 logements sociaux qui doivent être construits. Qu’en est-il finalement ?

    Toutes ces impasses, nous les connaissons depuis longtemps. Mais l’accord du gouvernement bruxellois 2004-2009 nous donnait quelques raisons d’espérer. Hélas, à la veille des élections régionales, force est de constater qu’Abdel, Bert et Louise restent littéralement dans l’impasse.

    Le Chardon 2009 est décerné à la Ville de Bruxelles, pour sa gestion du dossier « Heysel »

    Le Heysel, gestion médiocre pour le site de tous les désirs

    Héritage du glorieux passé de l’urbanisme fonctionnaliste d’après guerre, le site du Heysel s’insère dans la longue chronologie des Expositions bruxelloises. On oublie en effet souvent que le site connut sa première phase d’urbanisation lors de l’exposition universelle de 1935, affectation renforcée lors de l’Expo phare de 1958 qui donna sa tonalité définitive au site : territoire à caractère exclusivement événementiel, manquant singulièrement de cohérence. N’oublions pas que le site est bordé d’habitations, dont la Cité Modèle et la Cité Verregat.

    Pensé à l’époque comme un monde idéal, paré de toutes les vertus du progrès, entièrement piétonnier, le site était ceinturé d’accès automobile et d’immenses parkings à ciel ouvert. De ces parkings subsiste le gigantesque parking C, sis sur le territoire de la Région flamande, une mer d’asphalte de 31 ha utilisée très épisodiquement. Le Heysel est fort enclavé localement, créant de nombreux embarras de circulation, au grand dam des riverains, mais très accessible à l’échelle régionale (grâce à la ligne 6 du métro). Avec le temps, la voiture a pénétré le site, accompagnée d’une multiplication de parkings aux abords des différents équipements.

    Propriété de la Ville de Bruxelles et inscrit au PRAS comme zone d’équipement, le site accueille les différents Palais des Expositions, le stade Roi Baudouin, l’Atomium, des concessions telles que le complexe de cinéma Kinepolis, les parcs d’attraction Mini-Europe et Océade mais aussi le Trade-Mart (héritage de feu VdB qui a octroyé au propriétaire une concession courant jusqu’en 2060 !). Dans les zones affectées aux activités de sport en plein air, se trouvent de nombreux terrains de sport qui profitent à tous les Bruxellois.

    Un gros gâteau que la Ville et la Région se disputent...

    Le plateau du Heysel, propriété de 100 hectares (en comptant le parking C) de la Ville de Bruxelles, est une pierre angulaire essentielle du Plan de Développement International de Bruxelles. Déjà virtuellement doté d’un nouveau centre de congrès (promotionné par la Ville), d’un nouveau stade (promotionné par la Région), d’un méga-centre commercial (promotionné par la Région mais intéressant la Ville pour financer le centre de congrès, au détriment des noyaux commerçants existants), le site se voyait chargé en sus, en septembre 2008, par l’inattendue candidature de la Ville de Bruxelles pour accueillir un nouveau pôle de bureaux européens (325.000 m2 à l’intention de la Commission). En y ajoutant les quelques logements prévus, les superficies projetées passaient à 650.000 m2. En voilà un site qui suscite les convoitises de tous bords et qui déborde de toutes parts !

    Très alléchée par les possibles revenus de ces opérations immobilières d’envergure, la Ville décide d’objectiver la capacité du site en commandant une étude de mobilité, d’une part, et en organisant un concours d’urbanisme, d’autre part. Scénario minimal : le centre de congrès [1]. Scénario maximal (autorisé par l’étude de mobilité) : « the sky is the limit », comme dirait Donald Trump [2] ! Faisant cavalier seul, la Ville reproduit à son échelle et sans concertation les outils de développement des sites d’intérêt stratégique.

    Un site d’envergure régionale géré dans l’opacité par la Ville et confié à une société anonyme

    L’ensemble de l’opération est menée par une société anonyme, Excs, filiale de l’asbl Parc des Expositions de Bruxelles (présidée par le Bourgmestre de Bruxelles Freddy Thielemans), elle-même filiale de l’asbl Foire Internationale de Bruxelles (également présidée par le Bourgmestre de Bruxelles). A la tête d’Excs, on retrouve Henri Dineur, ancien chef de cabinet du Ministre-Président Charles Picqué et ancien échevin de l’urbanisme à la Commune de Saint-Gilles, très actif en son temps au quartier du Midi. La société Excs est dotée d’un conseil d’administration minimal présidé par Freddy Thielemans, auquel s’adjoignent Philippe Close, échevin au tourisme de la Ville de Bruxelles et Johan De Deygere, administrateur du Parc des Expositions. Le conseil d’administration d’Excs a ensuite été renforcé par Paul Delessenne, ancien CEO de Catella Codemer et de Robelco... et, tiens tiens, aussi conseiller du commissaire européen Siim Kallas... est-ce forcer le trait d’y voir un lien avec la candidature pour l’implantation des bureaux européens ? Ajoutons-y, pour la forme, l’échevin de l’urbanisme de la Ville de Bruxelles, Christian Ceux.

    L’avenir du site du Heysel est donc confié à une société contrôlée par le bourgmestre et un échevin de la Ville de Bruxelles, travaillant main dans la main avec un promoteur immobilier. Tout cela dans la plus grande opacité. Sans le moindre contrôle démocratique, ne serait-ce que du Conseil Communal de la Ville de Bruxelles. L’époque où les promoteurs, en connivence avec les pouvoirs publics, faisaient la pluie et le beau temps dans la capitale ne semble pas révolue. Que peuvent attendre les Bruxellois d’une telle alliance tournée résolument vers la rentabilité du foncier et le fantasme de l’attractivité internationale ?

    Les Bruxellois aboient, la Ville de Bruxelles passe

    Depuis les années 1960, chaque fois que les autorités publiques ont voulu piloter un grand projet urbanistique visant au développement international de la ville, celui-ci s’est révélé un fiasco urbanistique et humain. Le quartier Nord, le quartier européen, le quartier de la gare du Midi en sont les bien douloureux stigmates.

    Mais la Ville repasse les plats et s’embarque en solo, hors de toute concertation avec la Région et ses habitants, se croyant forte d’un montage sans faille mais au profit de qui ?

    L’affirmation par la Ville dans sa sortie de presse de mars 2009 que « Cette méthode de travail garantit la transparence et le contrôle par la Ville de Bruxelles de tous les actes en rapport avec le projet, la Ville restant seule maître à bord et seule en droit de prendre les décisions nécessaires », ne nous rassure nullement !

    En tout cas, le calendrier, lui, est fixé : 30 juin, sélection de 3 à 8 candidats au concours d’urbanisme ; 30 octobre, sélection de deux lauréats ; et 18 décembre, sélection du gagnant et désignation du Maître d’ouvrage. Tout est dit, désormais les concours d’urbanisme semblent être les garants de la bonne gouvernance, les experts les porte-paroles des habitants, lesquels doivent se contenter de la promesse d’une charte basée sur les critères du développement durable et de l’usage de l’information virtuelle [3].

    Le plateau du Heysel mérite sans doute une réflexion sur des améliorations possibles. Mais cette réflexion doit d’évidence être menée en concertation avec la Région et les habitants et ne peut prendre pour seul support un Plan de Développement International dénué de toute légitimité démocratique et la charte, qui en découle, passée entre la Ville et la Région.

    Le destin du plateau du Heysel ne peut se déterminer qu’à travers l’élaboration d’une troisième mouture du Plan Régional de Développement. Seul ce plan, établi grâce à des procédures démocratiques, indiquera les besoins de la Région et de ses habitants pour les années à venir. Le site actuel n’est pas en friche, il vit et a ses activités événementielles, il n’y a donc pas urgence ?

    Inter-Environnement Bruxelles exige donc de la Ville de Bruxelles qu’elle arrête de se comporter comme un État dans l’État, qu’elle ne mette pas la charrue avant les bœufs et qu’elle inscrive sa réflexion sur l’avenir du plateau du Heysel dans l’élaboration du Plan Régional de Développement et qu’elle établisse sa volonté de faire la ville pas seulement pour l’international mais aussi pour ses habitants. A défaut, qu’elle ne s’étonne pas de se voir reprocher de diligenter un urbanisme de casino, décidé avec les promoteurs dans les salons dorés de la Ville.

    La palme d’honneur 2008 est décernée à Denis Grimberghs

    L’Assemblée générale d’Inter-Environnement a accepté à l’unanimité lors de sa réunion du 9 juin la proposition qui lui était faite par le Conseil d’Administration de décerner une palme d’honneur à Monsieur Denis Grimberghs à l’occasion de sa décision de mettre fin à 20 ans de carrière politique menée au bénéfice de tous les Bruxellois.

    Cette décision de l’AG est motivée par deux aspects principaux :

    • d’une part, à l’occasion des 20 ans de la création de la Région de Bruxelles-Capitale, IEB a voulu mettre en évidence, au travers de la carrière de Denis Grimberghs, l’apport du travail du Parlement à l’élaboration du modèle bruxellois, à la définition et à la mise en oeuvre de politiques adaptées aux besoins des Bruxellois. Cette palme d’honneur est aussi pour IEB une manière de souligner la qualité du travail accompli par le Parlement bruxellois pendant ses 20 années d’existence ainsi que sur son rôle de contrôle du Gouvernement. Grâce aux interpellations des parlementaires, les Bruxellois sont éclairés sur les enjeux et débats qui animent la vie politique, sociale et économique.
    • D’autre part, IEB veut également mettre en lumière les relations fécondes possibles entre les habitants, la société civile et les élus. Denis Grimberghs a en effet été, tout au long de sa carrière, à l’écoute des revendications des associations avec lesquelles il a toujours été prêt à débattre sans complaisance. Comme représentant de la population il a relayé des demandes et des idées défendues par le monde associatif. La démocratie participative peut ainsi alimenter la démocratie représentative.

    Denis Grimberghs : 20 ans de travail au service de tous les Bruxellois

    On ne peut naturellement attribuer à un seul parlementaire le bénéfice de la production de textes législatifs car il s’agit le plus souvent d’un travail collectif. De plus, une ordonnance n’a de chance d’aboutir que si le texte, au bout d’un parcours souvent long et accidenté, trouve un consensus entre partis.

    Mais il faut reconnaître que Denis Grimberghs a mis beaucoup de ténacité à défendre des avancées dans les matières qui lui tiennent à cœur : l’urbanisme et la planification, le logement, la mobilité, la gestion des finances, la politique sociale et de santé. Il a su souvent créer le climat qui permet de construire le rapport de forces nécessaire à l’élaboration de solutions.

    Avec la mise sur pied de la Région en 1989, il a été impliqué, « presque malgré lui » dit-il, dans la défense des intérêts institutionnels des Bruxellois à travers les questions de finance et de gestion de matières communautaires.

    Ayant été chef de Cabinet de Jean-Louis Thys, il s’est naturellement impliqué dans les questions relatives aux infrastructures et à la mobilité. Il connaît bien le dossier du RER pour avoir bataillé pour sa mise en œuvre tout en attirant l’attention sur la contribution qu’une telle infrastructure doit apporter dans la mobilité intra-bruxelloise. Denis Grimberghs a fait embarquer des journalistes dans un train entre Schaerbeek et Schuman pour convaincre l’opinion publique (et la SNCB) de l’intérêt de la desserte ferrée intra bruxelloise et, d’une manière générale, a milité pour l’intégration urbaine et la transparence des intentions de la SNCB. Homme de projets autant que de convictions, il a pris fait et cause pour le principe de la gratuité des transports en commun, « pour des raisons environnementales », dit-il, et s’est démené pour sensibiliser la STIB, entre autres choses utiles aux usagers, aux bus de nuit, à un matériel roulant moderne et confortable, à la tarification intégrée entre opérateurs, à l’information des voyageurs, au confort des abribus, à l’accessibilité aux PMR... Autant de combats à poursuivre.

    En ce qui concerne le logement, il s’est battu pour que soient maintenus et développés les moyens des producteurs de logements publics, pour faire avancer l’allocation loyer, pour faire adopter une législation sévère et efficace contre les logements vides, en particulier en contribuant à une Ordonnance qui devrait, enfin, porter ses fruits sous la législature qui commence.

    En matière d’urbanisme, il fait partie des régulateurs, convaincus que l’autorité publique doit garder la maîtrise des évolutions de la ville tout en réalisant les arbitrages relatifs aux fonctions à développer (moins de bureaux, plus de logements, plus d’équipements). Il a été de ceux qui ont pratiqué une critique de fonds et au long court du PRAS et souhaitent un nouveau Plan Régional de Développement qui traduise de véritables choix.

    Il propose pour l’avenir que la Région mette sur pied « un deal solide avec le groupe SNCB » pour développer le RER et réutiliser les sites ferroviaires désaffectés. Selon lui, la Région devrait aussi assurer une meilleure collaboration avec les institutions européennes dans leur intégration dans Bruxelles. En matière d’emploi et de formation, il estime que la richesse produite à Bruxelles devrait profiter d’avantage aux Bruxellois et que l’amélioration de la qualification et de la formation des jeunes devra être une priorité. Enfin, Denis Grimberghs est un franc partisan de l’harmonisation des fiscalités communales.

    En guise de bilan politique, il a plaidé dans différents articles pour la mise en place d’une évaluation lucide des politiques publiques régionales, de leurs succès et échecs et de leurs causes avec l’objectif de « revaloriser l’action publique et politique » dans ce qu’elle a de plus noble. Il plaide également pour le refinancement et la simplification des institutions par les Bruxellois « qui en sont les meilleurs experts ».

    Il déplore « les mauvais combats menés par certains au nom de l’autonomie locale » qui constitue à ses yeux un frein à l’élaboration de politiques publiques globales dans le champ du logement, de l’urbanisme et de la mobilité. Il avertit les municipalistes qu’ils risquent ainsi de voir « des pans entiers des compétences communales transférées à la Région », ce qui, pour le conseiller communal qu’il est, n’apparaît pas nécessairement comme une bonne chose (mais une punition qui sera peut-être bien méritée). « Pourtant, écrit-il, il suffirait d’un simple consensus dans et entre les partis pour décider de faire primer l’intérêt régional à l’intérieur d’une société bruxelloise pensée de manière plus égalitaire » [4].

    Denis Grimberghs plaide de longue date pour que l’indépendance et la liberté de parole des associations soient garanties. Il est un des principaux inspirateurs de l’Ordonnance dont les arrêtés d’application ont été votés par le Parlement à la fin de la législature. Cette ordonnance ouvre la voie à un agrément des associations ayant pour objectif l’amélioration de l’environnement et de la qualité de vie sur base quinquennale et un soutien non plus au projet mais pour les missions de base des associations.

    Il ne s’agit pas nécessairement pour la Région de trouver de nouveaux budgets mais de rendre plus objectifs et transparents les crédits déjà actuellement alloués, sur base annuelle et sans cesse renégociable, aux associations de Bruxellois qui sont parties prenantes, avec leurs élus, du projet régional.


    [1D’après la Ville, il manquerait à Bruxelles une grande infrastructure de ce type. Le problème, c’est que la demande du marché est insuffisante pour le rentabiliser, obligeant à coupler le projet avec un projet plus rentable : du bureau (d’où l’intérêt de la Ville pour accueillir la commission européenne) ou un centre commercial.

    [2Promoteur new-yorkais célèbre pour ses projets démesurés.

    [3Soirée d’information organisée par la Ville de Bruxelles à l’attention des habitants le 6 mai 2009.

    [4Article pour Terracota, p. 2.

    Balade au Heysel cet été

    Balade au Heysel cet été

    https://www.ieb.be/1926
    1er juillet 2009

    Dans le cadre du traditionnel Festival PleinOPENair organisé chaque année par le cinéma Nova, Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu vous proposent le samedi 8 août un après-midi de balade sur le plateau du Heysel.

    Survivant du passé glorieux de l’Expo 58, le site est illisible pour la plupart de ses visiteurs entre le chaos des parkings et des grandes infrastructures événementielles. Quant aux habitants du Verregat et de la Cité Modèle qui l’avoisine, on les oublie facilement.

    C’est pourquoi les deux associations vous ont concocté cette balade pour mieux comprendre ce lieu, son passé, son présent et son avenir. Avec l’aide de différents intervenants, nous aborderons notamment les enjeux urbanistiques qui planent sur le site et ses occupants.

    La balade se réalisera en bus de façon à pouvoir couvrir tout le site. Elle démarrera à 14h et durera tout l’après-midi, jusqu’aux environs de 17h30. L’accès est gratuit mais le nombre de participants est limité. C’est pourquoi nous vous demandons de réserver par courriel et, en cas de désistement, de nous le faire savoir. La balade démarrera de la sortie de la station de métro Roi Baudouin située du côté Cité Modèle.

    Infos et inscriptions : Claire Scohier.


    Une carte jeunes oui, une carte jeunes pigeons, pas question.

    Une carte jeunes oui, une carte jeunes pigeons, pas question.

    https://www.ieb.be/1928
    2 juillet 2009

    En tant que membre de la plate-forme Vilgilance Action Pub !, Inter-Environnement Bruxelles s'associe à son communiqué relatif au projet de carte jeunes de la Communauté française qui pose de sérieuses questions quant à l'approche particulièrement consumériste du projet.

    22 octobre 2009 — Suite à la diffusion de ce communiqué de presse, l’asbl Carte Jeunes a tenu à faire part à la VAP ! d’une rectification quant aux modalités de gestion de la carte, information que nous diffusons ici par souci de correction. L’asbl Carte Jeunes a renoncé à son idée initiale d’assurer plein et entier financement de celle-ci par la publicité avec l’aide de l’entreprise Pumby. Raison pour laquelle la Carte Jeunes est finalement payante.

    Pour le surplus, la VAP ! attend toujours de l’asbl Carte Jeunes qu’elle lui fournisse la liste exacte de ses partenaires et l’élaboration d’une charte déterminant notamment les critères de sélection de ceux-ci.

    Le logo ailé du projet de « carte jeunes » lancé par le ministre de la jeunesse de la Communauté française invite à la métaphore : en lieu et place d’ailes émancipatrices qu’elles symbolisent, la VAP ! y voit des ailes de pigeon. (Sources photomontage : images Luc Viatour et www.cartejeunes.be)

    Le ministre de la jeunesse de la Communauté française lance un projet de « carte jeunes européenne » . Averti de ce projet par le CJEF, la plate-forme VAP ! considère que ce projet est profondément structuré par une logique publicitaire marchande à rebours des engagements des pouvoirs publics en matière d’éducation permanente, de jeunesse et de développement durable.

    VAP ! constate que ce projet pose de nombreuses questions qui appellent des réponses du Ministre :

    • quelle est la liste des partenaires qui ont officiellement confirmé leur participation à ce projet ?
    • de quelle façon les partenaires commerciaux participant à cette initiative vont-ils inciter les jeunes à consommer moins et mieux, comme l’exigerait la crise environnementale qui sévit ?
    • le ministre se défend du caractère publicitaire de cette initiative. Pourquoi alors confier la gestion de cette « carte jeunes » à l’entreprise commerciale Pumbby, spécialisée dans la publicité sur téléphone mobile dont la cible principale est la jeunesse ?
    • quels sont les critères qui ont été employés pour décider de l’octroi de 100.000 euros de fonds publics pour le lancement de cette « carte jeunes » ?
    • le parlement a-t-il été consulté pour décider d’attribuer ces fonds publics à cette initiative, alors que la presse fait état d’un budget communautaire mis sous très forte pression ?
      Les associations membres de VAP ! se déclarent fortement préoccupées par ce projet de « carte jeunes » qui constitue de toute évidence une nouvelle intrusion publicitaire dans la vie des jeunes qui sont déjà soumis à un matraquage commercial incessant. VAP ! sera d’autant plus attentive à ce projet de « carte jeunes » publicitaire qu’il s’adresse à l’ensemble de la jeunesse de la Communauté française.

    VAP ! demande instamment aux Parlementaires de la Communauté française de se saisir de ce dossier et de ne pas accepter que les deniers publics – dont l’utilisation doit être particulièrement pesée en ces temps de crise – sponsorise le matraquage publicitaire des jeunes en les poussant à la surconsommation.

    Contacts :
    - IEB, Claire Scohier, claire.scohier chez ieb.be, 02/893 09 13.
    - Plate-forme Vigilance Action Publicité – VAP !, www.vigilanceactionpub.org.


    L'autorégulation publicitaire ne fonctionne pas

    L’autorégulation publicitaire ne fonctionne pas

    https://www.ieb.be/1930
    2 juillet 2009

    Carte blanche de la Plate-forme VAP ! (Vigilance Action Pub !)[1] parue dans Le Soir du 2 juillet 2009.

    Le 14 avril dernier, la Commission européenne a mis en demeure les autorités belges de revoir la législation sur les publicités automobiles. Cette décision fait suite à la plainte déposée l’an dernier par le collectif « Affichez le CO2 ! » [2], sur base du constat du non-respect de l’Arrêté royal du 5 décembre 2001 (transposant la directive européenne 1999/94) par 99 % des publicités automobiles. Cette loi prévoit que « les informations [consommations et carburants et émissions de CO2] doivent être facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations » : son non-respect quasi systématique nuit grandement à la bonne information des citoyens.

    Cette mise en demeure pourrait sembler d’autant plus surprenante que suite à l’avalanche de plaintes générées par l’action « Affichez le CO2 ! » , les lobbies publicitaires et automobiles avaient mis à jour en septembre 2008 un code dit d’autorégulation, prétendument destiné à faciliter la compréhension de la loi et en améliorer le respect.
    Las, ce code vient donc d’être jugé... illégal par la Commission Européenne !

    Le Jury d’Ethique Publicitaire (JEP), organe du lobby publicitaire chargé de l’application de l’autorégulation du secteur, avait pourtant constamment défendu ce code. Erreur d’appréciation ? Non ! Il faut, selon nous, considérer que le JEP a dans cette affaire parfaitement joué son rôle : sa mission n’est en effet pas de protéger le consommateur du matraquage publicitaire et de la manipulation marketing, ou encore d’améliorer l’application de la loi, mais bien de ralentir autant que possible l’adoption de dispositions légales contraignantes qui seules pourraient être à même de protéger le citoyen du harcèlement et de la manipulation publicitaire.

    Comme ce code illégal l’indique clairement, le principe même d’ « autorégulation » , qui a déjà dramatiquement prouvé son inefficacité dans le secteur bancaire (pensons au fameux « code Lippens » qui restera un modèle historique de malhonnêteté intellectuelle et d’artifice antidémocratique), est en fait une entreprise d’auto-dé-régulation.

    Le JEP souffre d’un déficit démocratique tellement patent qu’il est décrié de toutes parts. Il faut dire qu’en matière d’éthique, de transparence et de responsabilité démocratique, thèmes particulièrement en vogue en ce moment, le Jury fait particulièrement fort. Ainsi peut-on lire sur son site Internet : « (...) Bien qu’il soit créé par le Conseil de la Publicité et que le financement de son secrétariat soit assuré par le secteur de la publicité dans l’esprit d’autodisicpline qui préside à sa mission, le Jury prend ses décisions en toute indépendance. Les membres du Jury siègent à titre personnel et décident “en âme et conscience” (...) » [3]. Ajoutez que le JEP « a été créé en 1974 par le Conseil de la Publicité, (...) dont l’objectif est de promouvoir la publicité, facteur d’expansion économique et sociale. » [4], et vous aurez perçu l’étendue de la supercherie. Ceci n’est pourtant pas une farce.

    Cet organe qui foule au pied le principe démocratique fondamental de la séparation des pouvoirs s’est offert une campagne de pub destinée à lui redonner un semblant de consistance. Le lobby s’est ainsi adjoint les services d’universitaires, de citoyens et de représentants de consommateurs qui ont rejoint son « Jury » . L’association Test-Achats a accepté de jouer ce jeu, pensant sans doute pouvoir ajouter un supplément d’âme à un secteur qui en aurait bien besoin. Alors que le CRIOC refusait, estimant que les dés étaient pipés, Test-Achats jouait la prudence et déclarait au début de l’année 2008 : « Si les évaluations, que nous mènerons à échéances rapprochées, s’avèrent positives, nous poursuivrons cette collaboration. »[5]

    La mise en demeure de la Belgique par la Commission européenne constitue une mise en cause radicale de l’autorégulation publicitaire, qui de toute évidence ne fonctionne pas plus dans ce secteur que dans le domaine bancaire. Alors que Test-Achats participait à ses travaux, le JEP a activement participé à la rédaction d’un « code de déontologie » publicitaire qui était illégal, et n’a cessé de le soutenir publiquement. Quelle sera la position de Test-Achats après cette mise en demeure ? L’association continuera-t-elle à cautionner ce « Jury » , piloté par l’industrie publicitaire et dont les travaux débouchent sur des pratiques illégales, affronts au droit et à l’esprit démocratique ?

    La participation de l’asbl de consommateurs à l’entreprise d’auto-dé-régulation publicitaire fournit un alibi à un lobby qui redoute l’application de la loi. Espérons que Test-Achats sache remettre les pendules à l’heure et reprenne son rôle associatif vigilant et incisif, en cessant de confondre protection du consommateur et protection de la consommation, comme le lobby publicitaire l’y engage.



    [1] La Plate-forme VAP ! regroupe huit associations : CJEF – Conseil de la Jeunesse d’Expression française ; Consoloisirs.be ; Culture et développement ; Équipes Populaires ; Gsara – Groupe socialiste d’action et de réflexion en audiovisuel ; Inter-Environnement Wallonie ; Inter-Environnement Bruxelles ; Respire.
    Infos : www.vigilanceactionpub.org.
    [2] www.affichezleco2.be.
    [3] www.jep.be/fr/faq/le-jury-est-il-independant/.
    [4] www.jep.be.
    [5] La Libre , 7 décembre 2008.


    Venez danser pour le climat !

    Venez danser pour le climat !

    https://www.ieb.be/1931
    7 juillet 2009

    Le samedi 29 août 2009, rendez-vous à 14h sur la petite plage d'Ostende pour le tournage du clip « The Big Ask again ».

    La Coalition Climat a besoin de plus de 10 000 figurants ! Sur des rythmes endiablés, vous pourrez exécuter une chorégraphie qui sera filmée et fera le tour de la planète.

    Objectif : exiger des décideurs du monde entier qu’ils prennent des mesures pour sauver le climat.

    Infos : Paula Morales, www.coalitionclimat.be, info chez thebigaskagain.be, www.thebigaskagain.be.


    Godin : le centre commercial n'est pas coulé mais il a du plomb dans l'aile

    Godin : le centre commercial n’est pas coulé mais il a du plomb dans l’aile

    https://www.ieb.be/1938
    8 juillet 2009

    Ce mardi 7 juillet, la commission de concertation de la Ville de Bruxelles s’est prononcée sur le projet de cahier des charges relatif à la construction d’un centre commercial de près de 50 000 m² assorti de 1 740 places de parkings sur le site des anciens entrepôts Godin.

    Pour rappel, les associations bruxelloises, dont Inter-Environnement Bruxelles s’étaient fortement mobilisées pour faire état des risques générés par ce type de projet. Elles avaient notamment soulevé le fait qu’il violait les prescriptions du PRAS qui ne permettait, à cet endroit, une affectation commerciale qu’à titre secondaire.

    Lire l’Avis d’IEB sur le projet de centre commercial sur le site des anciennes poêleries Godin à Laeken - 16 juin 2009.

    La commission avait reporté son avis pour permettre une consultation juridique sur ce point. L’avis confirme la violation du PRAS par le projet puisque la commission demande que le projet limite le commerce complémentaire à 2 000 m² maximum au lieu des 12 000 initialement prévus.

    Lire l’avis de Commission de concertation sur le projet de centre commercial sur le site Godin, quai des Usines, à Bruxelles-Ville - 7 juillet 2009.


    Schéma directeur RTBF-VRT : la réaction des habitants !

    Schéma directeur RTBF-VRT : la réaction des habitants !

    https://www.ieb.be/1935
    8 juillet 2009

    Suite à la réunion publique du 16 juin dernier et à la diffusion du compte-rendu de cette réunion, les remarques des habitants ont encore été nombreuses.

    Nous avons réalisé une synthèse de toutes ces contributions que nous avons transmise au bureau d’étude, à la Région et aux trois communes concernées.

    Par ailleurs, l’asbl Wolu-Inter-Quartiers qui a déjà été très active dans l’analyse de la question de la mobilité sur la moyenne ceinture nous a également fait part de son analyse du volet mobilité du schéma directeur RTBF-VRT.


    Festival PleinOPENair 2009 : « Work, Live and Play »

    Festival PleinOPENair 2009 : « Work, Live and Play »

    https://www.ieb.be/1939
    8 juillet 2009

    Du vendredi 24 juillet au samedi 8 août, le cinéma Nova vous invite pour PleinOPENair, son cinéma itinérant et réflexif sur la ville.

    Au travers de projections, balades, débats et concerts, le festival du PleinOPENair s’attellera à mettre en perspective différents enjeux urbanistiques qui traversent la ville autour du thème « Work, Live and Play » . Et comme d’habitude, l’accès est entièrement gratuit !

    Cette année les trois grands sites visités seront le site de Schaerbeek-Josaphat les vendredi et samedi 24 et 25 juillet, le site des anciens entrepôts Godin le vendredi 31 juillet et le samedi 1er août et la Cité Modèle à proximité du Plateau du Heysel les vendredi et samedi 7 et 8 août.

    Inter-Environnement Bruxelles y animera notamment des balades sur le site des entrepôts Godin et au Heysel (voir www.ieb.be/article/1926).

    Infos : www.nova-cinema.org


    Mobilisons-nous pour sauver les platanes et les pavés !

    Mobilisons-nous pour sauver les platanes et les pavés !

    https://www.ieb.be/3165
    14 juillet 2009

    Décidé en 2008, le réaménagement de l’avenue du Port était justifié pour acheminer les camions jusqu’au futur BILC, en bétonnant complétement l’avenue et en abattant les 300 platanes qui la bordent. Entre-temps, le projet de BILC a été abandonné. Les riverains et les associations se mobilisent contre ce projet coûteux, polluant et tourné vers le passé.


    Accord de gouvernement de la Région bruxelloise 2009-2014 : première lecture d'IEB

    Accord de gouvernement de la Région bruxelloise 2009-2014 : première lecture d’IEB

    https://www.ieb.be/1947
    14 juillet 2009

    Elles sont là ! Les grandes lignes du programme de l'équipe qui gouvernera Bruxelles dans les cinq prochaines années. La nouvelle ligne de la majorité est « un développement régional durable au service des Bruxellois ».


    Téléchargez l’Accord de gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale 2009-2014

    Un PRDD, très vite...

    On ne peut que s’en réjouir : l’accord gouvernemental est manifestement empreint de préoccupations environnementales et sociales. Le PRD devient durable et parmi les mesures prioritaires (p.5) on retrouve le développement d’une activité au bénéfice de l’emploi bruxellois, l’amélioration de l’habitat et la mobilité et « les politiques inscrivant l’ensemble de la Région dans une politique de développement durable » .

    En matière de logement et d’aménagement du territoire, les préoccupations environnementales semblent constituer un nouveau référent qui devrait être bénéfique également sur le plan social, puisqu’une attention particulière est portée à l’amélioration des logements sociaux existants et à la construction de nouveaux logement sociaux exemplaires sur le plan environnemental.

    Défi climatique

    L’ambition du gouvernement est de diminuer de 30% nos émissions de CO2 à l’horizon 2025. C’est très en deçà de notre demande (-60%), moins bien que nombre d’autres grandes villes européennes (ah le benchmarking, on ne l’utilise que quand ça arrange...) et même moins volontariste que la Wallonie qui se fixe cet objectif pour 2020. Quand on sait que Bruxelles a vu ses émissions décroitre de 13% ces 5 dernières années, on peut penser que le gouvernement manque singulièrement de volontarisme pour les 15 prochaines. Gageons qu’à l’obligation de fin se substituera une obligation de moyens...

    Logement

    De belle avancées. Sans doute l’un des chapitres les plus volontaristes. Grille de référence des loyers prélude à leur contrôle ultérieur, allocation loyer, développement du logement social (avec un objectif de 15% dans chaque commune dans 10 ans), lutte contre les immeubles inoccupés, conversion des bureaux en logement, facilitation des occupations précaires, et le tout avec une saine préoccupation d’améliorer la performance énergétique du bati existant comme de celui à venir.

    -Mobilité

    Grosse déception : le chapitre est faible. Pratiquement toutes les mesures proposées sont conditionnées à un financement du Fédéral. Et les mesures « gratuites » proposées ne sont pas forcément vertueuses : le gouvernement propose par exemple de réduire le délai d’octroi des permis d’environnement qui nécessitent une étude d’incidence aux projets qui comportent plus de 200 places de parking (p.16).

    L’accord reprend grosso modo les objectifs d’IRIS II, sans la moindre piste de financement propre, comme le péage urbain par exemple (qui sera tout de même mis à l’étude, en concertation avec les autres régions – ce qui le plombe de facto).

    L’accord reprend également à son actif la vieille promesse de finaliser les itinéraires cyclables régionaux. Mais sans plus de garanties que celles déjà données il y a 5 ans.

    Un accessit tout de même pour ce qui concerne le transport de marchandises : on va enfin élaborer une stratégie globale en la matière. Le BILC et son implantation urbicide n’est pas inscrit dans l’accord. Mais son principe reste maintenu, très probablement ailleurs. Une décision inconséquente puisqu’elle n’est étayée par aucune étude...

    Energie

    Autre chapitre fort. Le gouvernement ambitionne de rendre cohérente toute la législation qui concerne l’air, le climat et l’énergie. Un maître mot : efficacité énergétique du bâti. Et des pistes concrètes : partenariat public-ménage, maison de l’éco-construction et de l’Energie, certificat énergétique, révision volontariste des PEB, etc. Mais une question brûlent toutes les lèvres : le financement de cette politique réclamera des arbitrages budgétaires douloureux. Pas vraiment de piste évoquée à ce propos.

    Plan de développement international

    Il est toujours là, le PDI. Edulcoré par rapport à sa version initiale mais incidemment introduit un peu partout dans le texte. Prétexte à tout et n’importe quoi. Comme par exemple l’implantation d’un centre commercial au Heysel (p16). Quel lien entre le développement international de Bruxelles et un shopping center au Heysel (qui s’adresse en toute grande majorité à la chalandise flamande) : un sucette à qui le touvera !

    Le PDI est toujours affublé de son compère : le city marketing. Et celui-ci devra être sympa pour « impliquer la communication participative vers les habitants qui doivent pouvoir s’identifier aux valeurs d’un label Bruxelles » .

    Le PDI, c’est ce plan qui n’en est toujours pas un, qui n’a toujours pas fait l’objet d’un débat démocratique mais qu’il convient malgré tout d’intégrer dans le nouveau PRD. PRD qu’il s’agira de soumettre à une large concertation dans des ateliers destinés à des panels d’acteurs représentatifs et d’habitants (p.55). Gageons qu’on pourra, lors de ces panels rediscuter du PDI également !

    La gouvernance

    Le principe de la limitation des mandats est acquis mais son application édulcorée et reportée jusqu’à 2018 pour certaines dispositions. Le rôle du parlement est par contre réaffirmé et son pouvoir d’initiative encouragé. C’est plutôt bien. Autre bon point : l’accord prévoit d’en améliorer l’ouverture et les interactions avec la société civile (p.69).

    La répartition des compétences entre Région et communes est encommissionnée, tout comme l’éventualité de rediscuter les frontières des communes. Dommage.

    Participation

    Pour renforcer la gouvernance des pouvoirs locaux bruxellois, l’accord suggère de développer une culture de la participation accrue. Reconnaître le rôle des comités de quartier, développer le budget participatif, mieux informer (via internet) la population des ordres du jour du conseil communal ou des enquêtes publiques et avis de commission de concertation. C’est plutôt une bonne nouvelle. Nous veillerons à ce qu’elle soit suivie de faits.

    Reste qu’une revendication fondamentale d’IEB n’est toujours pas prise en compte. Le citoyen a pris l’habitude d’avoir un accès immédiat à une information abondante. Cette nouvelle donne est en train de révolutionner le rapport du citoyen au pouvoir politique. Il le met en position d’exercer un contrôle au quotidien de l’action des gouvernements. Pour IEB, ce changement est bénéfique pour la démocratie urbaine. A condition que l’information circule réellement. Il n’est pas acceptable que de nombreuses études commandées par les pouvoirs publics restent dans des tiroirs, simplement parce que les conclusions ne prennent pas le sens du vent.
    C’est pourquoi IEB demande la mise à disposition du public de toutes les études commandées et financées par la région, les organismes para-régionaux ainsi que les entreprises d’économie mixte.


    Un programme bruxellois globalement positif, mais sans financement !

    Un programme bruxellois globalement positif, mais sans financement !

    https://www.ieb.be/1950
    15 juillet 2009

    Elles sont là ! Les grandes lignes du programme de l’équipe qui gouvernera Bruxelles dans les 5 cinq prochaines années. La majorité se rassemble derrière « un développement régional durable au service des Bruxellois ».


    _ Téléchargez l’Accord
    _ de gouvernement de la Région
    _ de Bruxelles-Capitale 2009-2014

    Un programme globalement positif

    On ne peut que s’en réjouir : l’accord gouvernemental est manifestement empreint de préoccupations environnementales et sociales. Le PRD devient durable et parmi les mesures prioritaires on retrouve le souci que « les politiques inscrivent l’ensemble de la Région dans une politique de développement durable » .

    En matière de logement et d’aménagement du territoire, les préoccupations environnementales semblent constituer un nouveau référent qui devrait être bénéfique également sur le plan social, puisqu’une attention particulière est portée à ce que ces nouvelles politiques profitent autant, voire plus aux Bruxellois les plus démunis.

    La fédération et ses membres participeront avec cœur à la confection du nouveau PRDD et IEB sera vigilant à ce que la multiplication des plans élaborés lors de la dernière législature soit évitée et que ceux-ci soient rediscutés dans le cadre global de l’élaboration d’un projet de ville pour tous les Bruxellois .

    Mais pourquoi cet appel au Fédéral, pourtant exsangue ?

    La note du gouvernement conditionne la bonne mise en œuvre du programme à un refinancement de la région par le Fédéral. Pourtant, on le sait, ce niveau de pouvoir est exsangue et nul ne peut prétendre à ce stade avoir la garantie d’un refinancement de Bruxelles.

    Et c’est très probablement préoccupé par son refinancement que la Région incante à nouveau son développement international, espérant asseoir son statut de capitale nationale et européenne et s’attirer les bonnes grâces d’un gouvernement fédéral jusqu’ici indifférent aux revendications bruxelloises. Car le PDI est toujours là. Certes édulcoré par rapport à sa version initiale mais incidemment introduit un peu partout dans le texte. Prétexte à tout et n’importe quoi. Gageons que les principes du PDI seront également rediscutés à l’occasion de l’élaboration du PRDD.

    La solution : le péage urbain !

    C’est l’occasion pour IEB de rappeler combien il serait opportun que Bruxelles s’octroie un bonne fois pour toute l’autonomie fiscale à laquelle elle prétend. Cette autonomie passe par l’instauration d’un péage urbain, mesure fiscale vertueuse sur bien des plans : elle muscle Bruxelles politiquement face aux autres régions, libère Bruxelles du joug fédéral en matière de financement de ses politiques, supprime la congestion automobile, diminue les émissions de CO2, libère l’espace public au profit des modes de déplacement actifs (piétons et cyclistes) et des transports en commun et améliore la qualité de l’air à Bruxelles.

    A cet égard, l’accord du gouvernement a déjà fait la moitié du chemin en acceptant l’idée d’objectiver la mesure, notamment ses effets économiques et sociaux. IEB se réjouit à l’avance de pouvoir consulter les résultats de cette étude.

    Contact : Mathieu Sonck, 0478/203578


    40 questions aux partis politiques

    40 questions aux partis politiques

    https://www.ieb.be/1806
    15 juillet 2009

    Inter-Environnement Bruxelles a adressé son mémorandum aux futurs élus bruxellois et a défini les actions indispensables à mettre en œuvre au cours de la prochaine législature. Sur base de celui-ci, IEB a posé 40 questions aux partis politiques : quelles mesures proposées par IEB défendront-ils lors des négociations gouvernementales ?


    Quartiers Verts : la saison 2009 démarre

    Quartiers Verts : la saison 2009 démarre

    https://www.ieb.be/1956
    17 juillet 2009

    Vous débordez d'idées pour que le monde végétal règne dans votre rue ou même votre quartier ? Vous souhaitez y voir germer un projet éco-citoyen dans la convivialité ? « Quartiers Verts » peut vous aider.

    L’initiative, qui se veut le point de départ d’une conscientisation écologique et d’une dynamique de quartier, soutient les comités de quartier ou tout autre groupement d’habitants désireux de verduriser façades, balcons ou petits lopins de terre « abandonnés » .

    Le projet, outre son aspect d’éducation permanente à l’environnement, peut être également le prétexte à des activités d’entraide, des activités culturelles ou festives entre habitants : repas entre voisins, bourses aux plantes, fêtes de quartiers lors des plantations...

    Nous attendons vos candidatures pour le 15 octobre 2009 . Vous avez donc tout l’été pour entraîner vos voisins dans l’aventure et préparer un dossier vivace.

    Contact : Delphine Termolle.


    Elections régionales 2009 — Analyse et mise en perspectives

    Elections régionales 2009 — Analyse et mise en perspectives

    https://www.ieb.be/45965
    20 juillet 2009 • Mathieu Sonck

    Bilan de la législature (source : Mémorandum d’IEB) + 40 questions aux partis politiques et 39 mesures proposées sur la table des négociations.


    Balade au bord du canal dans les anciennes poêleries Godin

    Balade au bord du canal dans les anciennes poêleries Godin

    https://www.ieb.be/1970
    17 août 2009

    Au plein milieu de l'été, Inter-Environnement Bruxelles et Bruxelles Fabriques ont organisé une balade insolite avec la visite des anciens entrepôts Godin, dans le cadre du festival PleinOPENair du cinéma Nova.

    Vous étiez plus de septante, enthousiastes et motivés, à déambuler dans cet univers industriel fascinant du passé du canal de Bruxelles, faisant montre ainsi de l’intérêt pour ce patrimoine unique et encore vivant au vu de l’activité économique qui y réside encore.

    Mais peut-être plus pour longtemps, si le projet envisagé par le propriétaire actuel du terrain d’y mettre un grand centre commercial de 50.000 m2 se réalise.

    Ce sont ces enjeux que vous pourrez appréhender en visionnant le petit court métrage réalisé, également dans ce cadre, par le collectif Plutôt Te Laat (PTTL) en collaboration avec IEB.

    Pour IEB, contactez Claire Scohier.
    Pour PTTL, contactez Axel Claes.


    Etterbeek : gare à la pétition

    Etterbeek : gare à la pétition

    https://www.ieb.be/1961
    26 août 2009

    Signez la pétition de classement pour protéger les éléments d'intérêt patrimonial de la gare d'Etterbeek, lancée par Pétitions-Patrimoine.

    Dans l’attente d’un probable projet de restructuration du site de la gare d’Etterbeek (nouvel arrêt RER, grand nombre de passagers, obsolescence de la « petite » gare à front du boulevard...), Pétitions-Patrimoine a lancé une pétition de classement pour protéger les éléments d’intérêt patrimonial de la gare afin qu’ils soient pris en compte et servent de base aux études à venir.

    Vous trouverez sur le site de l’association les renseignements et le formulaire de pétition à renvoyer à Pétitions-Patrimoine, 19 rue du Marteau, 1000 Bruxelles.

    Infos : www.petitionspatrimoine.be.

    Télécharger la pétition


    Un court métrage sur les menaces qui planent sur les anciennes poêleries Godin

    Un court métrage sur les menaces qui planent sur les anciennes poêleries Godin

    https://www.ieb.be/1963
    26 août 2009

    Dans le cadre du festival PleinOPENair, le collectif Plutôt Te Laat (PTTL) a réalisé, en collaboration avec IEB, un court métrage sur les menaces qui planent sur les anciennes poêleries Godin. En effet, le propriétaire actuel du terrain envisage par d'y mettre un grand centre commercial de 50 000 m2.

    Pour IEB, contactez Claire Scohier.
    Pour PTTL, contactez Axel Claes.


    Inventaire des enquêtes publiques du 26/08/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 26/08/2009

    https://www.ieb.be/1967
    26 août 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 26/08/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 août 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 août 2009

    https://www.ieb.be/1968
    27 août 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Il y a un pépin dans la rue du même nom
    Bruxelles-Ville : rue du Pépin, 26 à 30. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un ensemble de 3 maisons unifamiliales néoclassiques construites en 1884. Projet d’un nouvel immeuble rehaussé de 4 étages comprenant 15 logements et 2 espaces pour professions libérales.
    Enquête publique jusqu’au 8 septembre 2009.
    Concertation le 15 septembre 2009.
    Contactez Almos Mihaly.

    Concertation à venir

    • Encore et toujours des bureaux... Vides ? Bruxelles-Ville : boulevard Simon Bolivar. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un immeuble de bureaux de 39 308 m2 et de 197 emplacements de parking. Demande de permis d’environnement pour diverses installations techniques et pour l’exploitation de 197 emplacements de parking couverts. Concertation le 1er septembre 2009. Contactez Thierry Kuyken.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Une balade et un court métrage sur le site du Heysel

    Une balade et un court métrage sur le site du Heysel

    https://www.ieb.be/1971
    1er septembre 2009

    Dans le cadre du Festival PeinOPENair organisé cet été par le cinéma Nova, Inter-Environnement Bruxelles et le Brusselse Raad voor het Leefmilieu avaient décidé de relever le défi suivant : rendre plus lisible l'espace chaotique du Heysel en replongeant dans les couches successives de son urbanisation mais aussi identifier les enjeux urbanistiques à venir qui planent sur cette zone qui, bien qu'appartenant à la Ville de Bruxelles, relève d'un intérêt régional.

    Deux outils pour atteindre ces objectifs :

    • une balade d’une demi-journée partant de la Cité Modèle et se clôturant dans le quartier Verregat en passant par le site des expositions,
    • et la projection d’un petit court métrage réalisé par le collectif Plutôt Te Laat (PTTL) en collaboration avec IEB.

    Vu le succès de la balade nous la rééditerons prochainement. Pour plus d’infos sur la position d’IEB sur les enjeux du Heysel, lisez Le Chardon 2009 est décerné à la Ville de Bruxelles, pour sa gestion du dossier « Heysel ».

    Pour IEB, contactez Claire Scohier ou Olivia Lemmens.
    Pour PTTL, contactez Axel Claes.


    Tour et Taxis : la Région favorable à un projet sans tour ! ...et sans taxis ?

    Tour et Taxis : la Région favorable à un projet sans tour ! ...et sans taxis ?

    https://www.ieb.be/1974
    2 septembre 2009

    Nouvelle étape cruciale dans le dossier Tour et Taxis : ce 27 août, la Région, par l’intermédiaire de son fonctionnaire délégué, a rendu son avis dans le cadre de la demande de permis d’urbanisme et d’environnement introduite par « T&T Project » pour l’urbanisation de la ZIR 6A qui couvre plus de 18,5 hectares de terrain sur ce site emblématique. L’avis est favorable sous conditions !

    Nous ne disposons pas de l’avis complet, mais un communiqué de presse envoyé par les cabinets Kir et Picqué nous en donne la substance. A priori, les conditions imposées ne sont pas des moindres.

    Lire le communiqué de presse des cabinets Kir et Picqué du 27 août 2009 : « Feu vert de la Région pour l’aménagement du site de Tour et Taxis ».

    • La réalisation de 90.000 m2 de logements à taille humaine. Les bâtiments ne pourront pas dépasser rez+15 et la tour de 34 étages initialement prévue ne verra donc probablement pas le jour.-* Le respect de la valeur patrimoniale du site par une meilleure mise en valeur de la Gare Maritime et par la préservation de l’ancienne Halle aux huiles et poissons que le promoteur vouait à la destruction.-* La verdurisation du site et donc la réalisation de l’espace vert de 10 hectares doivent être inscrites comme une des priorités du programme.-* Un développement raisonné du commerce : la Gare Maritime pourra accueillir du commerce pour autant que celui-ci ne rentre pas en concurrence avec le commerce existant au centre-ville.-* L’imposition d’un phasage strict : (1) rénovation de la Gare Maritime et réalisation d’un espace vert de 1,3 hectares le long de celle-ci ; (2) réalisation des immeubles de logement situés le long de la rue Picard ; (3) construction de la zone de logements le long de la Gare Maritime ainsi que l’aménagement intérieur de celle-ci ; (4) construction de la zone de logements située le long du futur parc.

    Pour ce qui est du reste, les 90.000 m2 de bureaux prévus dans le projet du promoteur avaient déjà été écartés par la commission de concertation qui a refusé d’examiner ce point en l’absence d’une vision globale sur la zone (d’autres projets de bureaux le long de l’avenue du Port étant effectivement dans les cartons).

    Dans l’attente de l’avis complet du fonctionnaire délégué, Inter-Environnement Bruxelles se félicité de la position de la Région dans ce dossier dans la mesure où l’avis rendu rencontre plusieurs de nos préoccupations.

    Par contre, nous regrettons le manque de commentaires et de recommandations sur les questions de mobilité qui sont un des enjeux majeurs du site. Pour rappel, le développement total des 380.000 m2 prévus initialement dans la demande du promoteur s’accompagnait de la réalisation de pas moins de 4.500 emplacements de parkings. Situation tout à fait inacceptable à nos yeux pour ce site central qui demande certes à être mieux connecté par transports en commun, mais qui aujourd’hui est tout à fait incapable d’absorber une telle quantité de véhicules supplémentaires.


    Inventaire des enquêtes publiques du 3/09/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 3/09/2009

    https://www.ieb.be/1977
    3 septembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 3/09/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 septembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 septembre 2009

    https://www.ieb.be/1978
    3 septembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Il y a un pépin dans la rue du même nom
    _ Bruxelles-Ville : rue du Pépin, 26 à 30. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un ensemble de 3 maisons unifamiliales néoclassiques construites en 1884. Projet d’un nouvel immeuble rehaussé de 4 étages comprenant 15 logements et 2 espaces pour professions libérales.
    _ Enquête publique jusqu’au 8 septembre 2009.
    _ Concertation le 15 septembre 2009.
    _ Contactez Almos Mihaly.

    Des logements en plan
    _ Bruxelles-Ville (NOH) : rue Bruyn (Est). Dans le cadre du plan 1000 logements de la Ville de Bruxelles, le CPAS (de la Ville de Bruxelles) souhaite construire 65 nouveaux logements et 1 crèche comprenant 53 emplacements de parking en sous-sol et 18 emplacements en surface.
    _ Enquête publique jusqu’au 8 septembre 2009.
    _ Concertation le 15 septembre 2009.
    _ Contactez Olivia Lemmens.

    Cinéma Belle-Vue
    _ Molenbeek-Saint-Jean : Contrat de quartier Cinéma Belle-Vue, périmètre délimité par les rues de l’Avenir et de l’Indépendance, la rue des Quatre-Vents et le canal. Au terme de sa première année, la commune soumet à enquête publique le programme du contrat de quartier. Le volet 1 et 2 prévoient la construction de 25 nouveaux logements sociaux et de 35 logements conventionnés. Plusieurs projets sont prévus dans le cadre du volet 4 : des projets artistiques, la création d’un jardin pédagogique, la création d’une allée (verte) entre la rue Sainte-Marie et la rue Vandermaelen... Deux crèches et des locaux extra-scolaires et sportifs devraient être également construits...
    _ Enquête publique jusqu’au 11 septembre 2009.
    _ Concertation le 29 septembre 2009.
    _ Contactez Claire Scohier ou Olivia Lemmens.

    Les nouveaux logements de la paroisse
    _ Bruxelles-Ville (Haren) : rues de l’Osier fleuri et de la Paroisse. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire 4 immeubles comprenant au total 86 logements sociaux avec 76 emplacements de parking à l’air libre.
    _ Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2009.
    _ Concertation le 29 septembre 2009.
    _ Contactez Isabelle Hochart.

    Une potion pour du logement
    _ Bruxelles-Ville (NOH) : Petit Chemin Vert, rue de Ransbeek et Venelle de l’Alchimiste. La Région prévoit de construire un ensemble de 199 logements sociaux répartis en 5 bâtiments comprenant un parking couvert de 154 places et 20 places de parking à l’air libre.
    _ Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2009.
    _ Concertation le 29 septembre 2009.
    _ Contactez Olivia Lemmens.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    _ Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Les filmpjes du Festival PleinOPENair : le Passage du Travail et Shaerbeek-Josaphat

    Les filmpjes du Festival PleinOPENair : le Passage du Travail et Shaerbeek-Josaphat

    https://www.ieb.be/1980
    9 septembre 2009

    Outre les petits films réalisés sur les anciens entrepôts Godin et les enjeux du site du Heysel, IEB a également collaboré avec Plus Tôt te Laat et le cinéma Nova pour un court métrage abordant le présent et l’avenir de l’avenue de Stalingrad connectée au boulevard Lemonnier par le Passage du Travail, zone située dans le prolongement de la zone Midi et où le contrat de quartier Rouppe bat son plein. Au travers de l’interview d’un habitant/commerçant du quartier, le film s’interroge sur les risques de transformation de ce quartier populaire et haut en couleurs.

    Et visionnez aussi cette errance visuelle sur le site de l’ancienne gare de tri de Schaerbeek-Josaphat à Bruxelles avant sa future mutation. Réalisé par Plus Tôt te Laat dans le cadre du festival PleinOPENair du Cinéma Nova.

    Pour IEB, contactez Claire Scohier.
    Pour PTTL, contactez Axel Claes.


    Inventaire des enquêtes publiques du 9/09/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 9/09/2009

    https://www.ieb.be/1998
    9 septembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 9/09/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 septembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 septembre 2009

    https://www.ieb.be/2000
    10 septembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Cinéma Belle-Vue
    Molenbeek-Saint-Jean : Contrat de quartier Cinéma Belle-Vue, périmètre délimité par les rues de l’Avenir et de l’Indépendance, la rue des Quatre-Vents et le canal. Au terme de sa première année, la commune soumet à enquête publique le programme du contrat de quartier. Le volet 1 et 2 prévoient la construction de 25 nouveaux logements sociaux et de 35 logements conventionnés. Plusieurs projets sont prévus dans le cadre du volet 4 : des projets artistiques, la création d’un jardin pédagogique, la création d’une allée (verte) entre la rue Sainte-Marie et la rue Vandermaelen... Deux crèches et des locaux extra-scolaires et sportifs devraient être également construits...
    Enquête publique jusqu’au 11 septembre 2009.
    Concertation le 29 septembre 2009.
    Contactez Claire Scohier ou Olivia Lemmens.

    Les nouveaux logements de la paroisse
    Bruxelles-Ville (Haren) : rues de l’Osier fleuri et de la Paroisse. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire 4 immeubles comprenant au total 86 logements sociaux avec 76 emplacements de parking à l’air libre.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2009.
    Concertation le 29 septembre 2009.
    Contactez Isabelle Hochart.

    Une potion pour du logement
    Bruxelles-Ville (NOH) : Petit Chemin Vert, rue de Ransbeek et Venelle de l’Alchimiste. La Région prévoit de construire un ensemble de 199 logements sociaux répartis en 5 bâtiments comprenant un parking couvert de 154 places et 20 places de parking à l’air libre.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2009.
    Concertation le 29 septembre 2009.
    Contactez Olivia Lemmens.

    Habiter le Middelweg
    Bruxelles-Ville (Haren) : Middelweg. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction d’un ensemble de 55 logements (33 moyens et 22 sociaux) et un parking en sous-sol de 33 emplacements.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2009.
    Concertation le 29 septembre 2009.
    Contactez Isabelle Hochart.

    Concertations à venir

    • Il y a un pépin dans la rue du même nom. Bruxelles-Ville : rue du Pépin, 26 à 30. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un ensemble de 3 maisons unifamiliales néoclassiques construites en 1884. Projet d’un nouvel immeuble rehaussé de 4 étages comprenant 15 logements et 2 espaces pour professions libérales. Concertation le 15 septembre 2009. Contactez Almos Mihaly.

    • Des logements en plan. Bruxelles-Ville (NOH) : rue Bruyn (Est). Dans le cadre du plan 1000 logements de la Ville de Bruxelles, le CPAS (de la Ville de Bruxelles) souhaite construire 65 nouveaux logements et 1 crèche comprenant 53 emplacements de parking en sous-sol et 18 emplacements en surface. Concertation le 15 septembre 2009. Contactez Olivia Lemmens.

    Résultat de concertation

    • Encore et toujours des bureaux... Vides ? Bruxelles-Ville : boulevard Simon Bolivar. Demande de permis d’urbanisme pour la construction d’un immeuble de bureaux de 39 308 m2 et de 197 emplacements de parking. Demande de permis d’environnement pour diverses installations techniques et pour l’exploitation de 197 emplacements de parking couverts. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    
Le BILC est-il économiquement et socialement justifié ?

    
Le BILC est-il économiquement et socialement justifié ?

    https://www.ieb.be/1984
    11 septembre 2009

    Huit bonnes raisons pour abandonner définitivement le projet du BILC (centre logistique routier du Port de Bruxelles).

    1. Le centre de distribution urbain : un concept controversé

    L’idée du BILC date d’une dizaine d’années. Historiquement, il s’agissait de compenser la perte de revenus de certains opérateurs actifs dans les activités de dédouanement, confrontés à la diminution de leurs activités suite à la libre circulation des marchandises imposée par la Commission européenne. Le concept de Centre de Distribution Urbain visait donc à contraindre les transporteurs « braconniers » à passer par un intermédiaire logistique entre le lieu de production et le destinataire final.

    La seule étude indépendante faite sur le projet BILC a été faite par la banque européenne d’investissement en 2003. Cette étude s’est faite dans un contexte économique qui n’a rien à voir avec celui que nous vivons aujourd’hui. Elle ne prenait pas en compte la tendance lourde admise par tous les experts en la matière du renchérissement des ressources énergétiques fossiles. L’étude se basait par ailleurs sur un modèle promu dans les années 90 par la commission européenne elle-même : le centre de distribution urbain (CDU).

    Depuis, des CDU ont été réalisés à La Rochelle, Besançon, Nancy, Rotterdam, Monaco. La plupart des expériences confirment que les Centres de Distribution Urbains ne sont économiquement viables que s’ils sont lourdement subsidiés par les autorités publiques. Beaucoup de ces projets ont d’ailleurs dû être abandonnés tant pour des raisons environnementales (les camionnettes générant un surcroît de congestion non compensé par la disparition des camions) pour des raisons financières.

    Jusqu’il y a peu, le promoteur du projet entretenait savamment la confusion sur la réelle destination des bâtiments du BILC. Mais que le BILC soit une extension du centre TIR ou un CDU. Les deux concepts sont économiquement non viables.

    Il est opportun de s’interroger sur la décision qu’aurait prise la BEI si elle avait pu prendre connaissance du rapport d’incidences qui accompagnait la demande de permis. Pas besoin même de prendre en compte la nouvelle donne que constitue la crise financière mondiale pour imaginer que la réponse de la BEI serait toute différente aujourd’hui !

    2. Un projet monomodal, mal localisé et déjà plombé par la concurrence

    Il y a deux critères majeurs à respecter pour choisir l’implantation d’un centre logistique.

    Le premier critère, c’est l’accessibilité.

    Le site de Katoen Natie, projet privé en cours de construction, se situe à quelques centaines de mètres de la sortie 6 du Ring, au bord du canal. Détail piquant, ce futur centre logistique se trouvera sur la route du BILC. A la sortie du Ring, le client aura donc le choix entre déposer directement ses marchandises chez Katoen Natie ou continuer sa route sur l’une des voie de pénétration les plus embouteillées de la région pour déposer ses marchandises en plein centre-ville et repartir dans l’autre sens, avec les mêmes difficultés, pour rejoindre le Ring.

    Le BILC, inaccessible, est donc condamné à court terme.

    Le second critère à respecter est la multimodalité.

    Malgré les déclarations d’intentions du Port de Bruxelles, le BILC est un centre logistique dédié à 100% au transport par camions. S’il en était autrement, cela serait mentionné dans la demande de permis. La SNCB n’est pas demandeuse d’une liaison rail (impossible à rentabiliser). Et le transport par palette, présenté par le promoteur du projet comme une solution d’avenir est, selon les spécialistes du secteur, totalement inadapté à la configuration du site.

    Le projet de Katoen Natie, lui, est directement lié à la voie d’eau. Et le projet prévoit dès le départ un approvisionnement important par le canal. 30% des marchandises seront acheminées par bateau. Et cette proportion pourrait évidemment croître en fonction de l’évolution du marché et de la tendance structurelle de la hausse du prix des énergies fossiles.

    3. Un business plan fantaisiste

    Plus l’on se rapproche du centre-ville et plus les entrepôts sont bon marché. Voilà un paradoxe que le Port de Bruxelles n’a pas encore compris. Il est lié à l’accessibilité : plus on se rapproche du centre-ville, moins l’entrepôt est accessible. Il est donc moins attractif, donc moins cher, c’est la loi du marché.

    Le projet du BILC, pour paraître rentable, a fait l’objet de toutes les manipulations comptables possibles et imaginables. Un business plan calculé pour une activité plein pot pendant 40 ans (jusqu’en 2051, date à laquelle le baril de pétrole, s’il existe toujours se négociera peut-être à 1000$), et surtout un prix de location des entrepôts de 58 euros/m²/an. En comparaison, Katoen Natie valorise la location de ses entrepôts à 45 euros/m²/an, soient 23% de moins que le BILC pour des entrepôts nettement plus accessibles et liés à la voie d’eau.

    Ajoutons à cela que le projet générera la majorité de ses bénéfices dans les 9 dernières années de la concession (soit de 2042 à 2051), les atouts commerciaux du BILC sont impressionnants de médiocrité.

    4. Le secteur est plus que dubitatif

    Tous les acteurs du secteur que nous avons contacté ont émis les plus grandes réserves sur ce projet : ils confirment tous l’analyse des associations et des comités. Il est difficile pour eux de se prononcer publiquement. Mais nous nous tenons à la disposition du gouvernement pour le mettre en contact direct et informel avec l’un ou l’autre de ces acteurs.

    5. Un risque financier important

    Le BILC représente un investissement de près de 50 millions d’euros. La majeure partie de ce montant est empruntée aux banques. Le projet prévoit un emprunt de 27,5 millions d’euros à la Banque Européenne d’Investissement. Le reliquat est majoritairement emprunté aux banques privées. On l’a vu, sans une aide importante des pouvoirs publics, le BILC est voué à la faillite.

    Le gouvernement bruxellois garantit le prêt de la BEI. Un prêt qui court sur 25 ans, soit jusqu’en 2033. Il est probable qu’à cette date, le BILC, plombé par un business plan totalement irréaliste, aura déjà fait faillite depuis un moment. Et c’est la collectivité qui en supportera la charge.

    On comprend l’intérêt de Sogaris, partenaire du Port de Bruxelles dans cette affaire. Avec son concept révolutionnaire d’hôtel logistique, Sogaris joue à l’apprenti sorcier avec l’argent de la Région !

    6. Un projet rétrograde

    Plus personne aujourd’hui n’ignore que le prix de l’énergie est déterminant pour concevoir et réaliser des projets économiques, principalement dans le secteur des transports très gourmand en énergie.
    Les professionnels de la logistique ont depuis longtemps pris en compte le coût du poste de transport dans les calculs de rentabilité. « Le prix du gazole est tel qu’il est impossible aujourd’hui d’insérer une activité logistique dans une zone sans transporteur. Il faut que les transporteurs puissent livrer des marchandises à l’entrepôt, y récupérer des produits finis pour ne pas avoir à repartir à vide. »
    « La seule présence des installations n’est pas suffisante pour convaincre les entreprises et donneurs d’ordre concernés (qui résonnent en terme de coûts, de fiabilité et de qualité des services), ni pour décider les opérateurs à s’intéresser à ces marchés. En particulier le déséquilibre des flux aller et retour peut constituer un handicap pour ces modes. »

    Mais cette évidence a-t-elle été réellement prise en compte dans la décision d’une entreprise publique d’implanter un centre logistique routier monomodal de 50 000 m² drainant mille camions par jour (plus d’un camion par minute !) en plein centre-ville ?

    Pour répondre à cette question, il faut se rappeler que le projet a été imaginé à la fin des années 90, à l’époque où le baril s’échangeait sur les marchés internationaux au prix de 10$...

    Pour soutenir le BILC, le Directeur-général du Port de Bruxelles a récemment invoqué le Livre Blanc sur le transport de la Commission Européenne. Dans l’évaluation à mi-parcours de ce document, la Commission prédit une croissance du fret de 50% d’ici 2020. Cette prédiction est réalisée sur base du prix du baril de pétrole à 50$. Pire, le rapport tablait sur une évolution du baril à 41$ en 2010 pour remonter à 44$ en 2020. Ce rapport sur lequel l’entreprise publique se base pour justifier son investissement est donc complètement obsolète !

    Apparemment le Port n’a pas pris en compte toute l’importance de l’augmentation du prix de l’énergie pour planifier la construction de son centre logistique qui, faut-il le rappeler, ne sera jamais alimenté que par camions. En effet :

    • Afin d’utiliser le canal pour le transport de marchandises, il est impératif que le terrain se situe le long de la voie d’eau. Pour s’en convaincre, il suffit de visiter les entreprises qui utilisent directement la voie d’eau : elles se situent toutes le long de celle-ci. Par exemple le terminal à conteneurs ou le futur centre logistique de Katoen Natie sur le site de l’ex-Carcoke. Or, entre le BILC et le canal, existe une barrière infranchissable : l’avenue du Port. Et la démonstration que le Port a organisé il y a peu en déchargeant quelques palettes d’un bateau n’enlève rien au fait qu’il faudra bien traverser une avenue qui, selon le rapport d’incidence du projet, sera congestionnée à 100% à l’horizon 2020.
    • Les rails de chemin de fer ont été récemment enlevés sur le site. On voit mal le gouvernement réinvestir des sommes importantes pour alimenter un site logistique conçu pour accueillir des camions. Si le transport par chemin de fer est la priorité, au lieu d’investir dans le réaménagement de l’avenue du Port, pourquoi alors ne pas investir directement dans les rails ?

    Le baril de pétrole se négocie aujourd’hui à 70$ (après être passé récemment par un pic à près de 150$. Qui est prêt à prendre le risque d’un chute des cours sur les 40 prochaines années ?

    7. Quid de l’impact sur l’activité économique existante ?

    On l’a vu, le moteur de développement du BILC et dans une mesure moindre des autres projets logistiques situés le long du canal, c’est le camion. Les infrastructures d’accès au centre-ville sont-elles suffisamment adaptées pour accueillir une telle augmentation du trafic sans risquer de saturer la zone de véhicules et par conséquent mettre en péril l’activité des entreprises existantes ?

    A Neder-Over-Heembeek, la congestion menace déjà ! Quid de l’augmentation du trafic à la sortie 6, toute proche des parcs d’activités des sites industriels SOLVAY ou de la SDRB (Galiléi & Mercator) ? Le square De Trooz est déjà saturé. Le pont de Buda est proche. Il a été calculé, qu’au delà de 3 soulèvements du pont en heures de pointe du matin, la congestion du trafic routier deviendrait permanente. En réalité, il est probable que l’activité logistique à grande échelle est incompatible avec les autres activités économiques.

    Les coûts de construction et de gestion d’un centre logistique urbain sont importants. Ces coûts seront d’une manière ou d’une autre supportés par les commerces destinataires, même partiellement. Les spécialistes évaluent le coût de la rupture de charge à 30%. Le BILC risque donc d’enclencher ou d’accélérer le déclin de petits commerces indépendants au profit des grands groupes ou des magasins franchisés. Car seuls les grands groupes auront la capacité financière de réorganiser leurs distributions pour contourner ou tirer parti du BILC. On le sait, généralement, ils possèdent leurs propres entrepôts. Un paradoxe donc : sous couvert d’assurer une distribution plus rationnelle des marchandises au centre-ville, on risque de pénaliser les commerces du centre-ville au profit des grands centres commerciaux situés en périphérie, en donnant un avantage compétitif supplémentaire à ces derniers. Sauf à imaginer que les commerces de proximité ne trouvent le moyen d’utiliser des circuits de distribution parallèle comme on peut le prédire dans une économie de marché basée sur une concurrence libre et non faussée. Auquel cas le BILC y perdra quelques plumes !

    8. Des emplois, quels emplois ?

    On s’en souvient, la demande de permis du BILC annonçait la création de 900 emplois directs. Cette prévision, sous les commentaires acerbes des associations a été revue à la baisse par le Port de Bruxelles qui annonçait à la stupéfaction générale en pleine commission de concertation un chiffre de 600 emplois directs. Une prévision encore revue à la baisse par la FGTB, soutenant récemment que le projet créerait 450 emplois.

    En matière de prévisions, on peut faire entière confiance à Katoen Natie, acteur majeur de la logistique mondialisée. Et là, c’est la stupeur. Les 65 000 m² d’activités logistiques à haute valeur ajoutée prévue sur le site de Carcoke ne créeront que 180 emplois !

    Une simple règle de trois appliquée au projet du BILC (qui table lui sur 50 000m² d’installations) abaisserait les prévisions d’emploi au BILC à 138 emplois, soient 17 emplois à l’hectare.

    Ceci est d’autant plus vrai que les seuls clients naturels du BILC sont probablement les occupants historiques du centre TIR voisin, obsolète selon les dires du Port de Bruxelles. L’emploi va donc se déplacer et la création nette d’emploi risque d’être proche de zéro.

    Contact
    Mathieu Sonck – 0478/203578


    Bruxelles, une ville de services, mais à quel prix ?

    Bruxelles, une ville de services, mais à quel prix ?

    https://www.ieb.be/2704
    14 septembre 2009 • Thierry Kuyken

    Au cours de ces 60 dernières années, Bruxelles a vu sa vocation administrative se renforcer considérablement. Le nombre de mètres carrés du parc de bureaux n’a cessé de croître et est ainsi passé de 615 000 m2 en 1949 à 3 300 000 m2 au début des années 1970, à 7 000 000 m2 au début des années 1990 pour culminer à plus de 12 000 000 m2 aujourd’hui [1].

    Le développement des institutions

    Ce développement effréné du secteur a été largement porté par l’implantation des nombreuses administrations et institutions tant régionales, que nationales et internationales [2]. Celles-ci occupent de fait pas moins de 50% du parc de bureaux bruxellois, le reste des superficies étant occupées par des entreprises privées. Un dernier chiffre : les bureaux bruxellois n’occupent pas moins de 480 000 employés. En moins d’un siècle, la ville a tourné le dos à son passé industriel. Aujourd’hui encore, les activités productives, les petites et moyennes entreprises ne cessent de s’expatrier vers les autres régions du pays. Face aux bureaux, la concurrence pour le foncier est rude. Manque d’espaces, hausse des prix, ce sont a priori les fonctions les plus faibles (ou les moins rentables en terme de loyer) qui quittent le navire les premiers.

    La fuite des habitants

    Mais les habitants aussi ont massivement cherché à s’installer en périphérie en quête d’un cadre plus vert et d’un logement plus abordable. Le développement de quartiers de bureaux monofonctionnels, empreints d’une vision moderniste/fonctionnaliste, a largement favorisé ce phénomène. Certains quartiers (quartier Léopold et quartier Nord en particulier) ont été vidés de leurs habitants à coup de rachats et d’expropriations, tandis qu’un important réseau d’infrastructures routières et ferroviaires a été mis en place pour gérer les flux entre lieux de travail et périphérie. Toutes ces transformations ont de fait considérablement marqué le paysage bruxellois. Physiquement d’abord, par la destruction de quartiers entiers et la création d’importantes barrières qui ont amené la déstructuration du tissu urbain (jonction Nord-Midi, Petite Ceinture,...). Et socialement ensuite, dans la mesure où, si les propriétaires fonciers auront souvent trouvé leur compte dans l’opération, il n’en va pas de même pour les habitants locataires. Ceux-ci auront dû faire face à la fois à la fermeture ou à la délocalisation des entreprises qui les employaient et à la perte de leur logement. Bruxelles, siège des institutions, ville administrative et de services donc, mais à quel prix ? Avec ses 12 millions de m2 de bureaux, Bruxelles arrive au deuxième rang européen en proportion de bureaux par habitant (après Zürich) [3]. Une manne céleste en termes d’emplois, certes. Bruxelles arrive également au deuxième rang européen en terme de création de richesse (après Luxembourg ville) [4]. Seulement voilà, ce ne sont majoritairement pas les Bruxellois qui en profitent. Il suffit pour cela d’examiner les chiffres du chômage (+/- 20% dans notre belle capitale) ou encore de se pencher sur le sous-financement dramatique de notre Région pour le comprendre.


    [1Winssinger, P., Inghels, E. & Leroux, V., 2009. Evolution de l’emprise spatiale des bureaux, de leur usage et de leurs loyers. Dans De Beule, M. & Dessouroux, C., 2009. Bruxelles, ses bureaux, ses employés, numéro spécial de l’Observatoire des bureaux, AATL, juin 2009, p.121.

    [2Les institutions internationales occupent approximativement 1,5 millions de m2 auxquels il convient d’ajouter 1,8 millions de m2 pour les bureaux de liaisons et de lobby. Le secteur public fédéral, régional et communal représente quant à lui 2,4 millions de m2.

    [3Vandermotten, C. & Wayens, B., 2009. Une géographie des bureaux bruxellois et de leurs employés. Dans De Beule, M. & Dessouroux, C. 2009. Op. cit., p.43.

    [4Lasserre, C. 2009. Bruxelles et les autres grandes villes européennes : une comparaison. Dans De Beule, M. & Dessouroux, C. 2009.Op. cit., p.63

    Bureaux et habitants : quel ménage ?

    Bureaux et habitants : quel ménage ?

    https://www.ieb.be/2705
    14 septembre 2009 • Albert Martens

    Quel impact ont eu les constructions de bureaux sur la résidence des habitants de la Région de Bruxelles-Capitale ?

    L’ouvrage remarquable et fort systématique de M. De Beule et C. Des- souroux « Bruxelles, ses bureaux, ses employés » (Bruxelles : AATL, 2009) n’aborde pas cette question ou alors, fort indirectement. Dans l’ouvrage précité, on trouve un inventaire très détaillé de la superficie de bureaux, les catégories et les tailles, les localisations, et tout ceci pour les différentes décades depuis 1950, en d’autres mots : une évolution historique pertinente de la construction de bureaux depuis la deuxième guerre mondiale. Nous pouvons nous demander si la construction de ces quelque 12,7 millions de m2 (12 773 100 m2 pour être précis) n’a pas eu un effet négatif sur l’espace que les habitants pouvaient occuper ?

    Il est manifeste que le développement de certains grands projets (quartier Nord, Midi) a provoqué la délocalisation radicale et systématique des habitants ou du moins une très forte réduction de la population locale dans certains quartiers (quartier de l’Europe, avenue Louise, avenue de Tervuren). Par contre le développement de bureaux dans d’autres zones (boulevard de la Woluwe, boulevard Léopold III) qui n’étaient pas ou guère occupées par le logement, n’ont pas « chassé » beaucoup d’habitants. Ils n’y habitaient pas encore. Faire un bilan précis et quelque peu fiable de l’évolution bureaux/habitants rencontre néanmoins des difficultés méthodologiques et statistiques notoires.

    Tout d’abord en ce qui concerne la population, nous ne pouvons la saisir par commune, que lors de recensements (1947, 1961, 1970, 1981) ou annuellement depuis 1989. Ce sont des données « brutes », prises à un moment précis et qui ne reflètent pas tous les mouvements (immigration, émigration hors de la commune, déménagements, etc.). Ce n’est que récemment (à partir de 1980) qu’une localisation de la population plus précise (par secteur statistique) est disponible.

    Mais la géographie, la localisation et la taille des communes varient aussi considérablement. Rappelons qu’il existe des « petites communes », géographiquement bien circonscrites (par ex. Saint-Josse-ten-Noode ou Saint-Gilles) mais aussi des communes « tentaculaires » qui s’étendent depuis le centre de l’agglomération jusqu’à la périphérie (Bruxelles-Ville et Anderlecht). La densité du logement n’étant pas répartie uniformément sur les territoires communaux, la construction de bureaux aura donc un impact fort variable selon leur implantation. Sous de nombreux aspects nous devons donc éviter de comparer « des pommes et poires ».

    Enfin rappelons que plusieurs grands projets de construction de bureaux ont été réalisés « comme par hasard » à la limite de et sur le territoire de plusieurs communes (quartier Nord : sur Bruxelles-Ville, Schaerbeek, Saint-Josse ; quartier Midi : sur Saint-Gilles et Anderlecht ; quartier européen : sur Bruxelles-Ville, Ixelles et Etterbeek,...) affectant parfois davantage, parfois moins, la fonction logement souvent concentrée plus au centre des communes respectives.

    Si nous comparons ces données avec l’évolution de la population dans les différentes communes de la RBC, nous constatons d’une part une forte croissance de la construction de bureaux depuis la décade 1960-69 et une décroissance importante de la population depuis les années 1970-79 jusqu’en 1990- 99 (-10,2%). Force aussi est de constater que cette diminution de population a été plus importante (que la moyenne régionale : -10,2%) dans certaines communes et surtout à Saint-Gilles (-20,8%), à Etterbeek (-22,3%), à Ixelles et Bruxelles-Ville (-15%) et à Anderlecht (-14%), alors que durant cette même période, d’autres communes voient leur population stabilisée voire en accroissement (Molenbeek, Woluwe-Saint- Lambert et Forest).

    Ces différentes constatations demanderaient toutefois une approche beaucoup plus approfondie tant au niveau démographique que géographique et politique. On pourrait en effet se demander si certaines (petites) communes (du point de vue de leur population) ne sont pas tentées de maintenir un nombre minimal d’habitants afin de ne pas perdre un poids « politique » trop important (montant des subsides, nombre de conseillers et échevins, personnel administratif, etc., ces nombres et montants dépendent du nombre d’habitants qu’ils votent ou non)... tout en essayant autant que faire se peut, de remplacer cette population souvent à faible revenu, par une population plus riche (comme par exemple Saint-Josse, ou Saint-Gilles).

    L’autorisation de la construction de bureaux relève ainsi d’une stratégie complexe où différents avantages financiers sont contrebalancés par d’autres intérêts politiques, sociaux, etc. Les habitants en pâtiront d’autant plus s’ils résident dans le centre de l’agglomération et s’ils sont pauvres, et d’autant moins, s’ils résident dans des communes ou zones périphériques où des réserves foncières et non bâties subsistent.


    De l’urbanisme sauvage à la planification de coulisse

    De l’urbanisme sauvage à la planification de coulisse

    https://www.ieb.be/2706
    14 septembre 2009 • Thierry Kuyken

    La réflexion sur le développement des bureaux à Bruxelles ne date pas d’hier. Les premières tentatives de planification à grande échelle remontent aux années 1950, au moment où les théories fonctionnalistes de l’après-guerre atteignaient leur paroxysme.

    Le mythe fonctionnaliste

    En 1958, à la veille de l’exposition universelle de Bruxelles, l’obsession du progrès et de la modernité a conduit les urbanistes et les décideurs à imaginer une ville radicalement nouvelle, hiérarchisée, rationalisée et circulatoire. Une ville théorique, tournant le dos au passé et faisant fi de ses habitants. Une ville de catalogues et de magazines, qui déjà se voulait la vitrine d’une certaine prospérité économique et qui se plaçait une première fois sur l’échiquier de la concurrence internationale en s’engageant dans la course à l’Europe.

    Sur le terrain, toutefois, les choses ne se déroulèrent pas selon les plans établis. L’implantation des institutions européennes par exemple s’est faite de manière chaotique et sauvage autour du site du Berlaymont, à proximité des installations temporaires où les fonctionnaires européens avaient déjà commencé à prendre leurs habitudes et sur des terrains appartenant au privé. Pourtant, l’administration de la planification avait dès 1958 identifié une série de terrains publics qui étaient, selon elle, tout à fait adaptés pour accueillir un nouveau quartier spécifique [1].

    L’autre exemple emblématique qui incarne sans doute le mieux les limites de l’approche fonctionnaliste de la planification bruxelloise est celui de la Cité Administrative de l’Etat. Si elle aura mis 25 ans à s’édifier, elle n’accueillera jamais les 7000 fonctionnaires attendus. Devenu obsolète avant d’être terminé, cet ensemble monumental aura été plus souvent vide que rempli et est aujourd’hui encore en attente d’une réaffectation qui puisse pallier quelque peu ses nombreux défauts.

    Il est ainsi frappant de constater, à peine 50 ans plus tard, à quel point les premières tentatives de planification pour l’implantation des bureaux bruxellois se seront soldées par une série d’échecs. Elles auront toutefois marqué le tissu urbain de par les grands travaux d’infrastructures qu’elles auront engendrés et de par la vision de la ville qu’elles auront contribué à créer.

    Le règne des promoteurs

    C’est à la fin des années 1960 qu’émerge à Bruxelles le secteur de la promotion immobilière spécialisée. Parallèlement, on verra la volonté des pouvoirs publics de fixer les règles du développement urbain et de mettre en place des outils réglementaires contraignants.

    Dès 1967, 3 plans particuliers d’aménagement (PPA) verront ainsi le jour dans le quartier Nord et en 1979 le Plan de Secteur va déterminer ce qui, dans chaque zone, pourra être réalisé en termes d’affectations et de superficie.

    Malgré cela, le développement des bureaux va s’étendre bien au-delà de ce que le Plan de Secteur avait initialement prévu. Les dérogations accordées par les communes ont été nombreuses, amenant un dépassement important des quotas initialement prévus. La désindustrialisation de la ville va accentuer ce phénomène, si bien qu’en 1999, 47% des superficies de bureaux (10 millions de m2 à l’époque) se retrouvent en dehors des zones qui avaient été définies comme zones administratives par le plan [2].

    Lorsque la Région mène la danse

    Avec la création de la Région de Bruxelles-Capitale en 1989, on entre très rapidement dans une nouvelle ère en termes de planification. Une ordonnance fixe les objectifs de la politique urbanistique bruxelloise en 1991. En 1995, la Région fixera ses priorités au travers du Plan régional de développement (PRD) et, en 2001, elle adoptera le Plan régional d’affectation du sol (PRAS) qui se substitue alors au Plan de Secteur.

    Depuis, la Région a néanmoins tenu à réaffirmer sa politique au travers de l’élaboration d’un deuxième PRD en 2002 et du Plan de développement international (PDI) plus récemment, tous deux n’ayant qu’un caractère indicatif !

    Malgré tout, le développement des bureaux bruxellois ne semble pas avoir été freiné, ni même canalisé, si ce n’est par la crise que connaît actuellement le secteur. Tout se passe en réalité comme si la planification n’avait que peu d’effets sur le développement du marché du bureau et que le facteur principal était d’ordre conjoncturel.

    Les limites du PRAS : un premier facteur d’explication

    Le PRAS entérine la logique de la planification par zone à Bruxelles et va tenter de définir de manière très stricte ce qui peut être autorisé ou non dans chacune de ces zones. Si ce type de planification offre l’avantage de protéger les fonctions faibles et historiques de la ville (logement, industrie, équipement,...), elle présente néanmoins l’inconvénient de figer relativement les choses. Par ailleurs, les concepteurs du PRAS ont bien dû se rendre à l’évidence qu’il était pour ainsi dire impossible de développer une vision idéale de la ville sans être en contradiction avec la ville telle qu’elle existait déjà.

    Face à ces difficultés, le PRAS s’est offert une certaine souplesse en introduisant diverses possibilités de dérogations à ses prescriptions de base. La prescription 0.9 par exemple, autorise l’extension d’activités non conformes pour autant que leur existence soit antérieure au PRAS et que l’augmentation de superficie qu’elle suppose ne dépasse pas 20% tous les 20 ans !

    Le PRAS peut également être complété par des Plans particuliers d’affectation du sol (PPAS), élaborés eux par les communes. Les PPAS vont définir de manière plus précise toute une série d’éléments (gabarits, alignements, répartition des superficies par fonction,...), mais ils vont également permettre de dépasser les normes fixées par le PRAS lui-même dans toute une série de matières (superficies maximales des commerces, nombre de chambres d’hôtels dans certaines zones,...).

    Par rapport aux bureaux, le PRAS a défini au travers des zones administratives, du programme des différentes Zones d’intérêt régional et de la CASBA [3]ce qu’il était souhaitable d’autoriser comme superficies supplémentaires (la croissance annuelle nette). Pour ce faire, l’administration s’est basée sur la demande brute de bureaux qui était de 700 000 m2 par an à l’époque. Or, à Bruxelles, la grande majorité de la demande en bureaux provient de sociétés ou d’administrations qui sont déjà établies sur le territoire et qui souhaitent déménager le plus souvent pour un immeuble plus moderne. Il y a donc dans notre ville une différence importante entre demande brute et demande nette. Le PRAS a donc très fortement surévalué les superficies de bureaux qu’il était possible d’autoriser, ce qui explique aujourd’hui en grande partie l’importance du taux de vacance.

    Une planification dépassée par les
    lois du marché

    Un deuxième facteur permet d’expliquer les échecs successifs de la planification à Bruxelles : les bureaux peuvent rapporter potentiellement beaucoup d’argent, et pas seulement à leurs propriétaires.

    Région et communes voient elles aussi d’un bon œil l’augmentation des surfaces de bureaux sur leur territoire, dans la mesure où cela représente une augmentation de leurs recettes par les taxes perçues et notamment via le versement des charges d’urbanisme. Mais comment expliquer que la vacance dans le secteur du bureau à Bruxelles soit véritablement un phénomène structurel ? Dans les faits, tout se passe comme si les différents outils de planification mis en œuvre créaient leur propre demande. En confinant les superficies de bureaux à tel ou à tel endroit, les pouvoirs publics envoient un signal clair aux promoteurs, un appel du pied en quelque sorte. A tel point, que les immeubles de bureaux se construisent souvent non pas à la demande, mais par simplement opportunité urbanistique.

    De plus, cette planification par zone rend difficile tout changement d’affectation et donc tout retour en arrière. Ainsi, les propriétaires rechignent à réaffecter les immeubles de bureaux vides à d’autres fonctions, par crainte de ne plus pouvoir y refaire du bureau un jour. Ils considèrent dès lors qu’il est potentiellement plus rentable de laisser un immeuble de bureau à l’abandon pendant parfois plusieurs années que de le reconvertir vers une autre fonction, même si cela garantirait son occupation.

    Lorsque l’intérêt local définit l’ordre global

    Après plusieurs décennies d’hésitations et de grands travaux, la création de la Région de Bruxelles-Capitale a permis la mise en œuvre d’une série de plans destinés à coordonner et à clarifier le développement de notre ville. Malgré tout, il y a de fait un véritable manque de vision globale à Bruxelles. Les schémas directeurs ou encore plus récemment le PDI sont là pour le montrer. Les tentatives de planification globale ne sont en fait que la résultante d’un paquet de petits compromis et d’arrangements entre les différents acteurs en présence (Région, communes, promoteurs, entrepreneurs,...).

    Les discussions et les accords entre parties se tissent bien loin de la sphère publique et des lieux officiels que constituent les commissions de concertation ou les conseils communaux. Souvent, l’intérêt particulier ou local prime sur l’intérêt global. Les habitants sont dès lors les derniers intervenants dans ce processus et arrivent au mieux à opposer une résistance de principe à ces projets qui souvent les dépassent, quand ils ne sont pas purement et simplement instrumentalisés comme cela a été le cas lors du processus participatif de Tour et Taxis.


    [1De Beule, M., 2009. Bureaux et planification, une succession d’oc- casions manquées. Dans De Beule, M. & Dessouroux, C. 2009. Bruxelles, ses bureaux, ses employés, numéro spécial de l’Observatoire des bureaux, AATL, juin 2009, pp.72-73.

    [2Ibid, p. 79.

    [3CASBA : carte des soldes de bureaux admissibles. Elle définit pour chaque maille du territoire les superficies de bureaux que l’on peut encore autoriser dans les zones d’habitation et les zones de mixité.

    La main invisible du marché

    La main invisible du marché

    https://www.ieb.be/2707
    14 septembre 2009 • Mathieu Sonck

    Le marché bruxellois des bureaux est fortement dérégulé. Pourtant, tout porte à croire qu’il n’est pas très efficace...

    Le marché du bureau est composé de quatre catégories d’occupants. Les deux premières sont liées aux services publics : grosso modo, un quart des bureaux bruxellois sont occupés par la Commission européenne et ses satellites et un autre quart est occupé par les administrations régionales, communautaires et fédérales. Les deux autres catégories sont liées au privé. Pour environ un quart du total des bureaux bruxellois, c’est le secteur de la bancassurance qui assure l’occupation. Reste le dernier quart, celui qui concerne les entreprises privées, hors bancassurance.

    Un marché majoritairement « captif »

    L’Europe est incapable de planifier ses besoins à long terme, elle réclame de grands ensembles de plus de 50 000 m2 et rêve de les intégrer dans la ville, en respectant l’environnement. Les administrations belges occupent pour la plupart des immeubles neufs ou rénovés, ce qui déprime les promoteurs qui n’y voient aucune perspective de croissance à l’avenir. Le secteur de la bancassurance, crise oblige, est lui en décroissance. Les trois quarts du marché représentés par l’Europe, les administrations « locales » et la bancassurance peuvent être qualifiés de captifs : pour des raisons politiques, de nécessité d’asexuation linguistique et parce que de nombreux travailleurs se rendent au travail en train, le risque de délocalisation est faible.

    Un marché qui aiguise l’appétit des promoteurs

    Le récent schéma directeur du quartier européen, qui prévoit pour répondre aux exigences des institutions européennes de densifier en bureaux l’axe de la rue de la Loi, devrait a priori plaire aux promoteurs. Las, la propriété du foncier, très parcellisée, rend les opérations de promotion de grands ensembles très complexes. De plus, nombreux sont les observateurs et acteurs sur le terrain qui pensent qu’une concentration excessive de bureaux dévolus à un seul client offre à celui-ci une position de force pour négocier les loyers à la baisse. Le dernier quart du marché, celui qui s’adresse aux locataires non captifs, est le plus « dynamique ». Il fait l’objet de toutes les convoitises, tant des promoteurs que des Régions voisines. Depuis 20 ans, la concurrence avec la périphérie est rude : le terrain y est moins cher, la fiscalité plus avantageuse, les bureaux, plus récents, sont plus rationnels. Cette tendance lourde explique en partie le stock croissant de bureaux vides à Bruxelles.

    Un marché à animer, coûte que coûte

    Les acteurs du marché de l’immobilier sont unanimes : le nombre total de m2 occupés à Bruxelles par des bureaux ne croîtra plus. Les promoteurs misent donc sur une modernisation du stock existant, passant par la destruction-reconstruction pour les immeubles de mauvaise qualité, la rénovation ou la reconversion pour les autres. La notion d’obsolescence trouve donc ici toute son importante. Sur un marché de 10 millions de m2, si tous les bâtiments présentaient une obsolescence de 20 ans, il faudrait renouveler 500 000 m2 par an. Mais si les bâtiments avaient tous la même durée de vie que l’Empire State Building [1], ce sont seulement 100 000 m2 qu’il faudrait renouveler par an. Cette démonstration simplifiée illustre parfaitement le dilemme dans lequel se trouvent les acteurs de la construction à Bruxelles.

    Pour le secteur, la question d’un moratoire sur la construction de bureaux est bien sûr inaudible. Même l’instauration d’une législation contraignante qui imposerait une durée de vie plus importante, qui obligerait les nouveaux bâtiments à être plus « liquides » [2], ou qui imposerait des performances environnementales ambitieuses ne rencontre que peu de suffrages. On les comprend, on ne scie pas la branche de l’arbre sur laquelle on est assis. « Il faut laisser faire le marché ! » : si l’offre excède la demande, les prix chuteront, y compris ceux du foncier, et les propriétaires seront obligés de penser à la reconversion, en logement, par exemple, qui pourrait devenir une activité rentable. Pourtant, sans contraintes fortes, le client, lui, cherche toujours à réduire ses dépenses immédiates au maximum. Lorsqu’il a le choix entre un bâtiment durable (dans le temps, comme dans sa consommation énergétique) à 200 €/m2/an et un bâtiment conventionnel (qui sera obsolète dans 20 ans et qui consomme 200 kWh/m2/an) à 80 €/m2/an, il choisira le deuxième !

    Le marché existe-t-il vraiment ?

    La fourchette de prix des loyers de bureaux est particulièrement large. On trouve déjà des bureaux « convenables » à 100 €/m2/an mais les plus chers se négocient à plus de 300 €/m2/an. La tour des finances, par exemple, est super rentable pour son heureux propriétaire : elle est louée à 300 €/m2/an pendant 27 ans, à 50% au-dessus des prix moyens du marché actuel ! A la lumière de ces constatations, on peut réellement s’interroger sur la réalité du marché. Il semble y avoir en fait plusieurs marchés, chacun lié à une catégorie d’occupants. Et il faut constater que les administrations, en privilégiant le très coûteux système du sale & lease back, semblent être les dindons de la farce !

    Un marché bien peu efficient !

    A s’y pencher de plus près, le stock pharaonique de bureaux vides associé à la faible durée de vie d’une partie importante des bureaux bruxellois provoque un effet anti-économique flagrant [3] : le taux d’occupation du foncier par les bureaux est nettement moindre que celui des logements. Les destructions/rénovations successives des bureaux bruxellois réduisent d’autant le temps que le foncier est effectivement utile aux usagers de la ville. La Cité administrative en est un exemple flagrant : sa construction débuta en 1958, la dernière pierre fut posée en 1983 et depuis 2000, elle est désaffectée. Entre 1958 et 2009, le foncier a donc été réellement occupé pendant 17 ans, soit un tiers du temps !

    Dans le même ordre d’idées, le marché aujourd’hui ne tient compte que du coût de la construction des bureaux. Il n’y a pas aujourd’hui un promoteur prêt à garantir pour ses bâtiments un coût d’usage. Pourtant, l’économie que peut faire un occupant en louant des bureaux basse énergie plutôt que le tout venant est substantielle, on peut la chiffrer à environ 20% de son loyer. Un calcul que le propriétaire occupant aura fait d’autant plus vite qu’il peut en cumuler les avantages au-delà de l’amortissement de son crédit !

    On le sent bien, la main invisible du marché, vertueuse, qui régule la production de bureaux et arbitre les conflits fonciers au bénéfice de la majorité, est un leurre. Le marché nécessite des réglementations fortes portées par des pouvoirs publics décomplexés face aux réalités de celui-ci. Ces réglementations ne doivent pas forcément rimer avec plus de bureaucratie. Faut-il pour cela repenser le système de la règle et de ses dérogations, le simplifier tout en le rendant plus ambitieux ? Peut- être... mais certains systèmes incitatifs pourraient également mener le marché à plus de raison.

    A l’instar du certificat énergétique rendu bientôt obligatoire, pourquoi ne pas créer un certificat de durabilité (basé non seulement sur des critères énergétiques mais aussi sur des critères de convertibilité, d’accessibilité aux transports en commun, de récupération des eaux de pluie, etc.) qui permettrait de moduler la taxe sur les bureaux en pénalisant les mauvais élèves et en récompensant les bons ?


    [1L’Empire State Building a été inauguré à New York en 1931.

    [2Un bâtiment liquide est un bâtiment facilement reconvertible : il jouit d’un bon éclairage naturel, sa structure est pensée de manière à ce que la peau (qui joue le rôle de façade) soit facilement remplaçable, les techniques sont pensées pour diverses affectations, etc.

    [3Au sens premier du terme : l’économie est l’art de faire des économies, de tirer le meilleur parti des ressources à disposition.

    Les processus : Une autre vie pour les bureaux

    Les processus : Une autre vie pour les bureaux

    https://www.ieb.be/2708
    14 septembre 2009 • Isabelle Hochart

    Toutes les études le disent, le parc de bureaux à Bruxelles souffre d’un vide locatif considérable. La preuve par le nombre de m² d’espaces administratifs, neufs ou obsolètes, inoccupés, à vendre ou à louer. Que faire de tous ces locaux inexploités ?

    La première urgence est bien évidemment de freiner le développement de nouvelles constructions et de favoriser la réhabilitation des bâtiments vides et trop vétustes. Mais, face au besoin criant de terrains pour d’autres fonctions, telles le logement, il faut aussi penser à la reconversion de toutes ces superficies. L’occasion de développer une vision globale de la ville et de réfléchir à la réintroduction de l’habitat dans des zones mono-fonctionnelles de bureaux.

    Des opportunités à saisir

    Bruxelles compte 2 millions de m² de bureaux inoccupés, mais derrière ce chiffre se cachent des situations très multiples en termes d’implantation, d’état de vétusté, de morphologie, de taille,... Ceci nous oblige bien évidemment à considérer le problème au cas par cas.

    Certains bâtiments peuvent tout simplement être rénovés et remis sur le marché avec la même fonction. Pour ce qui est des autres, ils constituent un potentiel non négligeable d’espaces vacants et offrent une réelle opportunité de recyclage pour toute une série de fonctions déficitaires à Bruxelles.

    Dépasser les contraintes

    Néanmoins, la transformation de ces surfaces n’est pas exempte de contraintes. Les immeubles de bureaux présentent une architecture très spécialisée en terme d’organisation de l’espace (luminosité, aération, et souvent un espace mort central). Le respect des normes impliquera bien souvent une transformation en profondeur du bâtiment : Code du Logement, normes de sécurité, isolation, installation des gaines techniques,... ce qui ne manquera pas d’occasionner un surcoût important pour ce type de rénovation. Ceci explique que les expériences de reconversion existantes sont, pour la plupart, des projets de création de logement haut de gamme, alors que c’est surtout au niveau du logement social et du logement moyen que les besoins sont les plus pressants.

    Par ailleurs, si la transformation semble facilement envisageable pour des petites entités, elle deviendra souvent très complexe pour de grandes tours de bureau. Une étude au cas par cas est indispensable. Les différentes possibilités doivent donc être examinées en regard des contraintes techniques et financières, mais aussi en fonction de l’opportunité que peut constituer tel ou tel site.

    La Plateforme Logements vides milite en ce sens pour la création d’une cellule d’accompagnement et de conseils, pour les propriétaires de bureaux, afin de les épauler dans la démarche et de faciliter les opérations de transformation.

    Imaginer un autre destin

    La reconversion de bureaux en logements est, vu les besoins criants dans ce secteur, la première piste à examiner. Dans ce sens, une étude du BRAT (Bureau de recherche en aménagement du territoire) a identifié une série d’immeubles de bureaux qui pourraient être transformés et reconvertis en quelque 3200 logements. A l’heure où les terrains à bâtir se font rares, il serait absurde de manquer une telle occasion de transformer ces bâtiments avant qu’ils ne deviennent les nouveaux chancres de la ville de demain.

    Si la réaffectation en logements est sans doute la plus onéreuse et la moins facile en terme de réalisation, c’est celle qui serait pourtant la plus utile, à condition toutefois de réaliser en priorité des logements pour des revenus moyens et surtout des habitations sociales. Mais ces espaces peuvent aussi accueillir d’autres fonctions. Les petites PME et le secteur associatif éprouvent bien souvent du mal à trouver des lieux répondant à leurs besoins. Beaucoup d’entre eux occupent actuellement des surfaces d’habitation qui pourraient retourner sur le marché du logement s’ils étaient libérés. Il suffirait pour cela de partager des immeubles de bureaux en plus petites unités.

    D’autres bâtiments sont également assez spacieux pour de l’accueil scolaire, pour des cours et des formations en tous genres. Les immeubles du Quartier Nord sont idéalement situés pour ce genre de projet puisque tout proches d’un pôle important de transports en commun. Certains grands plateaux de bureaux déserts sont certainement un lieu idéal pour des ateliers d’artistes, ou encore pour des salles de fitness et pourquoi pas de l’Horeca.

    Et en attendant...

    Certains immeubles restent vides des années durant. Ils pourraient fort utilement et légitimement servir de logements temporaires pour les plus défavorisés. Certains étudiants seraient également très heureux de profiter de ces lieux pour y vivre le temps de leurs études, avec un bail à court terme. Des associations de locataires ou des AIS pourraient se charger de l’encadrement et servir d’intermédiaires entre occupants et propriétaires pour ce qui concerne des ménages en situation précaire.

    Actuellement, tout ce qui peut contribuer à diminuer la pression du prix des loyers constitue une piste à exploiter sérieusement. Humainement, ces expériences peuvent être le terreau de projets de réinsertion et de cohésion sociale enrichissants. Cela peut réintroduire la mixité et la convivialité, amener de nouveaux commerces et de nouveaux habitants et participer ainsi au renouveau économique et social d’une vie de quartier.

    Soutenir les démarches

    La première condition pour garantir une mise en œuvre réussie de reconversion des immeubles de bureaux passe par une volonté politique. Il manque à Bruxelles un plan de densification et une réflexion globale sur la pertinence du maintien de la fonction bureau dans certains quartiers.

    IEB plaide clairement pour un moratoire sur les bureaux ainsi que pour l’introduction de plus de mixité dans les zones administratives et au sein même des immeubles. Le problème des bureaux, c’est un peu comme les ordinateurs : ils deviennent vite obsolètes, se vident tandis que d’autres se construisent, augmentant du même coup le nombre de bureaux, dévorant les terrains à bâtir au détriment de la fonction logement.

    La seule manière de garantir une certaine longévité aux bâtiments qui sont construits serait de prévoir dès le début une mixité de fonctions ainsi que la possibilité de moduler l’utilisation des espaces en fonction de la demande. Mais le plus urgent, aujourd’hui, est de stopper la construction des bureaux, tout simplement et de s’attacher en priorité à la réfection de ce qui existe déjà.


    La vacance des bureaux : fatalité ou dysfonctionnement ?

    La vacance des bureaux : fatalité ou dysfonctionnement ?

    https://www.ieb.be/2709
    14 septembre 2009 • Almos Mihaly

    L’inoccupation des bureaux pèse lourdement sur Bruxelles. Face visible de ce marché : l’offre de 733 000 m2 immédiatement disponibles pour la location ou l’achat. Face cachée : 1 230 000 m2 non-commercialisés qui élèvent le taux de la vacance en région bruxelloise à 18%. Coup de projecteur sur les différentes réalités et processus d’un phénomène que le secteur immobilier semble ignorer.

    Depuis 2007, l’Observatoire des bureaux (AATL) en collaboration avec Inventimmo (SDRB) recense les surfaces de bureaux vacants à Bruxelles. Ce travail fournit des statistiques actualisées sur l’évolution de la vacance.

    Une conjoncture faite de
    contradictions

    Du point de vue conjoncturel, plusieurs phénomènes contradictoires se sont manifestés depuis le début de la crise. Inventimmo constate que le taux de vacance s’est réduit entre 2007 et 2008 (baisse de 9,8 % à 8,9 %). Signe que la consommation de surfaces de bureaux a été plus importante que la production.

    Malgré la crise, les quartiers qui ont enregistré les plus fortes prises d’occupation (quartier européen et Centre) sont aussi ceux où les loyers sont les plus élevés et qui correspondent aux lieux de décision. Un marché à deux vitesses se dessine dans lequel les entreprises ou institutions les plus fortunées s’autorisent des lieux les plus prestigieux et les plus modernes.

    Par contre, le décentralisé (2e couronne), qui est en concurrence avec la périphérie et qui souffre d’une localisation peu favorisée en transports publics, doit baisser ses prix pour essayer dans certains quartiers de contrer le phénomène de vacance.

    Si l’on se tourne vers le futur, une baisse de prise d’occupation se confirme pour 2009, elle pourrait même atteindre dans les grands immeubles 20% selon les spécialistes. Ces signes avant-coureurs de la récession déclencheront, avec un temps de retard, l’abandon de la plupart des surfaces annoncées pour 2010 qui ne seront pas construites ou seront différées comme par exemple le projet Wielemans-Ceuppens.

    Une inflation structurelle ?

    Caractérisé par le court terme, le conjoncturel ne permet pas de prévisions consistantes. C’est pourquoi, nous allons nous tourner vers les tendances structurelles du marché. Afin d’analyser la vacance sur la durée, l’Observatoire des bureaux a commandité une recherche au BRAT en 1994 et 2008 pour quantifier toutes les surfaces de bureaux vides et déterminer leurs caractéristiques.

    Cette approche a permis de distinguer deux catégories de surfaces inoccupées
    selon qu’elles sont disponibles ou non sur le marché. En 2008, l’offre commercialisée
    compte 733 000 m2. Mais 1 230 000 m² n’apparaissent pas sur le marché. Selon ce
    calcul, la vacance générale s’élève à près de 2 millions de m², soit 18% de la totalité
    des surfaces de bureaux comprises dans des immeubles de plus de 1000 m2.

    La vacance cachée représente près des deux tiers des surfaces inoccupées qui ne
    sont pas disponibles pour plusieurs raisons :

    • surfaces dont l’occupant est connu mais n’a pas encore emménagé ;
    • surfaces en cours de rénovation (ou reconstruction) ;
    • surfaces en attente de rénovation et au devenir incertain soit déjà dotées d’un permis ou qui ne font pas encore l’objet d’un projet.
    • Et enfin, la vacance commercialisée : surfaces disponibles sur le marché.

    La catégorie des surfaces vacantes sans projet est la plus problématique. Elle est en croissance et compte 481 000 m2 en 2008. Les causes principales reposent sur une localisation devenue moins intéressante du point de vue de la mobilité, une stratégie d’attente du propriétaire (qui juge que le marché n’est pas assez porteur), une incertitude sur le maintien même de l’utilisation en tant que bureau, les problèmes de gestion et de réduction des besoins de surfaces.

    Ces données ont été confrontées aux chiffres d’une étude similaire menée par le BRAT en 1994. On observe que la vacance disponible est restée stable (autour de 700 000 m2) et ceci dans un parc de bureaux qui s’est accru de 37%. La vacance non disponible a été multipliée par 2 en 15 ans (600 000 m2 en 94 et 1,2 millions de m2 en 2008). La différence la plus spectaculaire concerne les surfaces de bureaux en cours de rénovation qui sont 8 fois plus importantes en 2008.

    La rénovation des grands bâtiments

    La rénovation des grands bâtiments a introduit un nouveau processus dans le domaine de la vacance. L’immobilisation des surfaces en rénovation implique le déménagement provisoire ou définitif des occupants. Avec pour corollaire que tout déménagement d’une entreprise déjà installée à Bruxelles implique la libération d’environ la même surface de bureaux qui resteront momentanément vacants.

    L’Observatoire des bureaux décrit ce processus : « Dans un marché où la location domine, il existe un ballet permanent d’emménagements et de déménagements, un ballet de départs et de prises en occupation imparfaitement synchronisé est à l’origine de périodes de vacance plus ou moins longues. » [1].

    Le recours croissant à la rénovation qui s’est développé depuis 1990 a augmenté les stocks de surfaces inoccupées pendant les délais de chantier et de remise sur le marché. La rénovation du Berlaymont marque symboliquement le démarrage de cette tendance. Pour Ph. Winssinger et ses collaborateurs, le décollage des prises en occupation se situe en 1992 : « Le coup d’envoi est donné par un take up exceptionnel de 642 000 m2 (lié notamment au déménagement des 3000 fonctionnaires du Berlaymont en vue de sa rénovation). Par la suite le take up présentera une moyenne de 560 000 m2 entre 1992 et 2006 ! Ceci alors que la moyenne depuis 1970 était de l’ordre de 190 000 m2 et que l’absorption nette conserve une moyenne de 230 000 m2. » [2].

    Un écart s’est donc installé entre les occupations projetées et les occupations réelles. On constate que depuis 1990 une suroffre de plusieurs centaines de milliers de m2 se maintient sur le marché. Ce nombre important est dû à la difficulté de cerner avec précision les besoins réels à une échéance donnée. Le manque de synchronisme est mesuré par les indicateurs des surfaces prises en occupation (take up) et de l’accroissement des surfaces réellement occupées (absorption nette). Philippe Winssinger et ses collaborateurs poursuivent : « Il est important de souligner que l’absorption nette peut donc présenter un décalage avec le take up. En effet, ce dernier prend en considération les transactions au moment de la signature d’un contrat alors que plusieurs mois, voire plusieurs années peuvent parfois s’écouler avant la prise d’occupation effective des locaux et sa prise en compte dans l’absorption nette » [3].

    Tributaires de la crise économique mondiale, les dynamiques immobilières se ralentissent. Selon Michel De Beule, qui présentait le numéro spécial de l’Observatoire des bureaux, « Il semble que la crise actuelle des bureaux ait une nature plus structurelle, la tertiarisation de l’économie aurait atteint un seuil, et qu’il faille s’attendre, à l’instar des délocalisations industrielles, à des délocalisations du tertiaire d’exécution. Par ailleurs, les modes d’organisation du travail amènent aujourd’hui une forte diminution de la surface moyenne occupée par emploi ».

    Quel avenir pour les bureaux vacants ?

    La résorption des surfaces excédentaires est une priorité par rapport à la production de biens neufs. Après la fuite en avant des années de prospérité, le secteur immobilier doit mieux anticiper la demande pour arrêter la suroffre qui aliment la vacance. L’Observatoire des bureaux a déjà pour fonction d’annoncer les surfaces qui sortiront du pipe line du marché après l’octroi d’un permis d’urbanisme. Par sa nouvelle mission, l’Observatoire des bureaux récolte dans le domaine de la vacance des statistiques sur les surfaces prises en occupation et la demande nette. Il sera à même d’observer les tendances sur des périodes longues et de prévoir l’évolution de la demande.

    La transformation des pratiques en usage dans le milieu immobilier est nécessaire car le coût d’une approche spéculative est très lourd pour le tissu urbain. Et tout particulièrement, les achats pour investissement sans destinataire précis sont des réalisations à hauts risques. La parade consisterait à valoriser la construction sur mesure et pour des occupants formellement identifiés.

    Il conviendrait aussi de résister aux effets de mode et de pratiquer la construction durable au sens premier du terme : c’est-à-dire construire des édifices dont la qualité, la solidité et les équipements permettent de multiplier par 3 la durée de vie des constructions actuelles (20 ans). Enfin, pour réguler l’offre de bureaux et canaliser la demande, il existe des instruments réglementaires (ZIR et zones leviers) qui déterminent des zones d’occupation prioritaires. On compte sur le 3e PRD pour leur mise en œuvre car seul le développement motivé de ces zones permettra d’éviter la dispersion des bureaux dans d’autres quartiers.


    [1Observatoire des bureaux et de la vacance, n°23, 2009, p.24.

    [2Numéro spécial de l’Observatoire des bureaux, Bruxelles, ses bureaux, ses employés, p.124.

    [3Ibidem, p.123.

    Les tours, objets de prestige non durables !

    Les tours, objets de prestige non durables !

    https://www.ieb.be/2710
    14 septembre 2009 • Thierry Demey

    Comme dans la plupart des capitales européennes, on a construit des gratte-ciel à Bruxelles entre 1954 et 1978 au nom des impératifs supposés de la modernité et de la croissance exponentielle du secteur tertiaire [1].

    Les mutations économiques et techniques de l’après-guerre les ont rendus possibles, sinon nécessaires, la crise économique qui a suivi a fait douter de leur pertinence. L’absence de projet de ville sous-jacent et de planification urbaine de leur émergence a favorisé leur rejet quasi unanime en raison des multiples maux dont ils sont la source.

    Pourtant, c’est un fait incontestable. Devenu sport planétaire, faire pousser des tours est à nouveau tendance dans le petit monde de l’immobilier bruxellois et de leurs thuriféraires branchés. Le cliché de la tour emblème de la modernité d’une ville, de son rayonnement et de son dynamisme économique semble avoir la vie dure. Elle est le moyen de densifier l’espace bâti là où la valeur du terrain s’est envolée. Le schéma directeur du quartier européen, récemment approuvé, fait une première application de cette théorie dans le périmètre de redéploiement des services de la Commission européenne. Autour de la rue de la Loi, la surface de bureaux devrait en effet doubler au seul profit de l’institution en dégageant le sol au profit de la construction en hauteur.

    Un peu comme à Paris où elles sont confinées dans le quartier de la Défense, les tours de bureau semblaient pourtant avoir trouvé à Bruxelles leur jardin protégé, le quartier Nord victime du gigantisme d’un plan d’urbanisme importé des Etats-Unis dans les années 60. Il n’y a plus que là qu’on les tolérait sans débat comme le projet Zenith, achevé récemment, semblait le démontrer. À moins que ce ne soit trompeur ? Un promoteur immobilier, le groupe Atenor, a brisé le tabou, entraînant dans sa suite quelques confrères agissant autour du site de Tour et Taxis. Il tente de convaincre les autorités politiques d’accepter de grandes tours mixtes — commerces, bureaux et logements — au quartier européen et à la place des Armateurs. À coup de propos charmeurs et lénifiants vantant la convivialité et la qualité esthétique de ses projets et la nécessité de densifier la ville, le promoteur essaye de faire oublier le réel traumatisme que les tours ont laissé dans le tissu urbain bruxellois. Constructions standardisées, aux façades répétitives, inexpressives et froides, nuisances de tous ordres, espace public mal défini et dégradé, rupture d’échelle et perspectives gâchées, absence d’intégration, implantations arbitraires, la liste des doléances peut s’allonger jusqu’à plus soif. Face à ce constat d’échec sans appel, le promoteur voit dans la mixité de ses projets immobiliers et dans le choix de matériaux spécifiques et de techniques de pointe la réponse aux défis urbains contemporains que sont la mobilité, l’insécurité et la lutte contre les nuisances. Bref, il récupère adroitement le discours dominant pour mieux imposer des solutions rétrogrades.

    A l’heure des défis climatiques qui nous menacent, cette tendance lourde est paradoxale. Si des techniques récentes permettent de limiter la consommation d’énergie des tours, c’est au prix d’investissements très lourds qui en font un objet de luxe inaccessible au commun des mortels. Encore ont-ils pour effet de les rendre un peu moins énergivores, tant la tour exige la multiplication des équipements techniques spécifiques comme les cages d’ascenseur, les compresseurs, les conditionnements d’air, etc. qui en font un gouffre à kilowatts.

    Pour durables qu’ils soient, les matériaux qu’elles intègrent — béton, acier, aluminium et vitrage à haute valeur ajoutée — présentent un bilan écologique de production négatif. S’il contribue à l’éclairage naturel, l’usage généralisé de façades vitrées nécessite des systèmes de conditionnement d’air sophistiqués qui fonctionnent toute l’année pour maintenir une température supportable. Seules des techniques de récupération des calories produites permettent d’en limiter la consommation. Pour assurer leur stabilité et réduire leur portée au vent, elles exigent des fondations profondes qui, pour être rentabilisées, s’accompagnent de vastes surfaces de parking fonctionnant comme de vrais aspirateurs à voitures. A moins qu’on choisisse le parking en surface, sous dalle, ce qui augmente encore la surface d’emprise au sol et la couverture bétonnée.

    Mono-fonctionnelles dans la plupart des cas, les tours ne participent pas à la mixité des activités dans la ville dont elles déstructurent le plus souvent la trame, la cohérence et les gabarits, au grand dam des centres historiques anciens. Elles libèrent le sol sans participer à la densification du bâti, la construction en hauteur étant gourmande en espaces de circulation et de dégagement. Leur isolement et la limitation des surfaces de plancher par étage s’imposent aussi par la nécessité d’assurer un éclairage naturel suffisant et un minimum d’ensoleillement en hiver. Par rapport à l’îlot traditionnel, elle n’offre donc pas de densité supérieure, sinon en bordure de larges infrastructures de transport ou adossée à un cimetière ou à un parc.

    Plus chères d’au moins 25 % à la construction — les espaces perdus et les techniques spéciales en sont les principaux responsables — les tours sont aussi plus gourmandes en frais d’exploitation et d’entretien que des immeubles classiques, dans une proportion qui varie de un à trois. Outre la consommation d’énergie, il faut penser au personnel d’entretien et de surveillance qu’elles mobilisent, à la maintenance technique, aux frais de gérance, à l’entretien de vastes communs et des espaces résiduels au sol, etc.

    Cibles privilégiées du vandalisme et de la petite délinquance, elles sont socialement plus vulnérables. Pointées vers le ciel, elles isolent le plus souvent leurs occupants des trépidations vitales de la ville. Si elles offrent un panorama imprenable sur la ville, c’est au seul endroit où on ne les voit pas, comme le constatait déjà, non sans malice, Tristan Bernard à propos de la tour Eiffel. Sans compter que ce privilège est réservé aux occupants des étages les plus élevés, ce qui explique la propension à réserver les derniers étages à la direction des sociétés.

    Objet de luxe et de prestige, fruit de la déraison humaine, la tour cumule donc les handicaps mais, comme le rappelle, avec ironie, l’architecte Philippe Samyn : des hommes sages rouleraient en 2 CV plutôt qu’en Maserati et, pourtant, on vend toujours des Maserati. N’est-il pas temps de revenir sur terre ?


    [1Pour un historique complet de leur implantation, consultez le dernier guide Badeaux : Des gratte-ciel dans Bruxelles, la tentation de la ville verticale, 2009, 200 p., 27 €, www.badeaux.be.

    Destination travail : tout le monde en voiture

    Destination travail : tout le monde en voiture

    https://www.ieb.be/2711
    14 septembre 2009 • Jérôme Matagne

    Les immeubles de bureaux agissent comme autant d’aspirateurs à voitures. La faute à des décennies d’une politique débridée de soutien à l’automobile. Aujourd’hui, pourtant, des alternatives toutes prêtes n’attendent que des décideurs courageux.

    La corrélation entre localisation du lieu de travail et choix du mode de transport est fondamentale. Du strict point de vue de la gestion de la mobilité, il ne faudrait pas déroger à un principe simple : implanter les bureaux uniquement près des grands nœuds de transport public. L’intérêt théorique d’associer lieux de destination et pôles de transports publics est contrecarré dans les faits par les nombreuses constructions de bureaux dans la seconde couronne bruxelloise. A tel point qu’on songe à creuser une très dispendieuse ligne de métro pour desservir ces nouveaux bassins d’emplois. En outre, la concurrence économique féroce de la Région flamande dans les zones extérieures au Ring (Diegem, les abords de l’aéroport de Zaventem...) oblige à penser la mobilité des travailleurs à une échelle suprarégionale, à l’échelle du bien commun.

    Cela posé, le seul déterminant géographique ne dissuadera pas de l’utilisation de la voiture tant d’autres leviers sont importants. La mise à disposition de voitures de société et le remboursement de frais de transport par l’employeur sont de véritables pousse-au-crime. Dans le cas des bureaux bruxellois, le dénominateur commun déresponsabilisant les automobilistes n’est autre que la possibilité de stationner gratuitement.

    Des règles du passé

    Historiquement, un clou dans le cercueil de la mobilité a été planté en 1970 par le Ministre des Travaux Publics Jos De Saeger qui édicta des normes minimales d’emplacements de parking à prévoir dans les nouvelles constructions. A l’époque, on exigeait une place de parking pour 50m2 de bureaux. Puisqu’à l’époque on construisait principalement au cœur de la capitale, nous souffrons encore aujourd’hui des séquelles de cette politique : les bureaux les mieux desservis en transports publics sont également les mieux pourvus en parkings privatifs !

    Avec le PRD et le premier plan de déplacements, la Région réalise qu’il faut limiter la croissance du trafic automobile et les possibilités de stationnement. Mais ce n’est qu’en 2002 que la circulaire Draps met en œuvre les principes de ces plans en fixant une limite maximale de parkings variable selon l’accessibilité en transport en commun.

    Le RRU, approuvé fin 2006, n’est pas encore l’outil rêvé pour bouter la voiture hors la ville. Il ne fera que reprendre la logique de modulation du nombre maximum d’emplacements autorisés en fonction de l’accessibilité et de la localisation. En fonction de ces critères, une place de parking est attribuable pour une superficie de bureau allant de 250m2 à 60m2. Prescriptions remarquablement laxistes par rapport à d’autres villes européennes comparables : à l’autre bout du spectre, la norme en vigueur dans le centre de Londres est d’un emplacement pour 1 115 m2. En outre, le RRU est susceptible de dérogations et celles-ci sont très fréquemment accordées.

    Enfin, l’accord de gouvernement bruxellois de juillet 2009 semble receler une bonne mesure. Lors d’un renouvellement de permis d’environnement, procédure qui a lieu tous les 15 ans, les anciens bâtiments devront se conformer aux nouvelles normes. En effet, jusqu’à aujourd’hui, on ne pouvait rien contre les milliers de parkings enfouis sous les quartiers Nord et Léopold. Il est enfin permis de leur imaginer une nouvelle affectation.

    Parallèlement à ces règlements, les autorités régionales ont imposé l’établissement de plans de déplacements d’entreprise. Depuis 2004, ils concernent toutes les sociétés de plus de 200 travailleurs et vont à présent s’étendre à celles employant plus de 100 personnes. Ces plans comprennent l’étude, la mise en œuvre et le suivi, au niveau d’une entreprise, de mesures destinées à promouvoir une gestion durable des déplacements. Utiles comme outil de sensibilisation, ils n’offrent qu’une efficacité toute relative du fait de leur absence d’obligation de résultats.

    Des pistes pour le futur

    Paradoxalement, le trafic important généré par les bureaux est majoritairement le fait d’employés sédentaires aux horaires réguliers, soit les usagers idéaux des alternatives à l’auto. Au nombre des employés de bureaux de la capitale, on compte beaucoup de fonctionnaires européens. Il faut admettre que les institutions européennes sont un bon élève en matière de mobilité : le nombre de cyclistes et d’utilisateurs des transports publics y est sensiblement supérieur à la moyenne régionale. Sans nier l’impact de facteurs sociodémographiques, cela s’explique également par une action structurée. Ainsi, il existe un « observatoire de la pollution atmosphérique et de la circulation du parlement européen », organe technique de dialogue établi auprès de l’IBGE et composé de divers représentants d’administrations et d’associations citoyennes. La Région gagnerait à transposer l’émulation et la dynamique positive qui sont créées par cet observatoire au sein de chaque entreprise d’envergure ou secteur d’activités.

    Malgré une sensibilité croissante à la qualité de l’environnement, l’expérience montre qu’on ne peut pas compter sur les seules volontés individuelles pour modifier les habitudes de déplacements. A Bruxelles, il faut oser remettre en cause les mauvaises politiques du passé et mettre en place les bonnes pratiques éprouvées ailleurs. Une vision globale de l’aménagement du territoire, un RER pour les déplacements urbains, des transports en commun de qualité, un péage urbain, la taxation des parkings d’entreprise et le sabordage des voitures de sociétés : seule une conjonction de ces outils ouvrira la voie à une mobilité durable des travailleurs.


    Bruxelles, une ville de services, mais à quel prix ? Conclusions

    Bruxelles, une ville de services, mais à quel prix ? Conclusions

    https://www.ieb.be/2712
    14 septembre 2009 • Mathieu Sonck

    Sous l’influence conjuguée de tendances lourdes telles que la récession économique, la délocalisation de certaines activités tertiaires, l’apparition de nouvelles formes d’organisation du travail (télétravail, bureaux virtuels, (...), la diminution tendancielle de l’espace occupé par poste de travail, la crise des bureaux est très probablement vouée à empirer dans les prochaines années.

    Après avoir vécu une désindustrialisation massive au profit de l’activité tertiaire, Bruxelles se trouve à nouveau à la croisée des chemins. Confrontée à une crise systémique d’ampleur mondiale et multifactorielle (financière, économique, climatique, environnementale, sociale et démographique), la vacance des bureaux bruxellois n’est que la conséquence d’un système capitaliste malade de ses fondements mêmes. Cette crise est l’occasion d’une remise en question radicale : éluder celle-ci nous exposera à la crise suivante, encore plus violente.

    Alors, quelle ville voulons-nous pour demain ? Il s’agit ici de questionner les politiques passées de planification du territoire, que nous pouvons qualifier, pour ce qui concerne la maîtrise de la production de bureaux, de catastrophique.

    Appliquer le moratoire

    Bruxelles est la deuxième ville européenne la plus dense en bureaux après Zürich. Il faut donc rééquilibrer les fonctions dans la ville. D’abord, il faut acter le moratoire sur l’augmentation des surfaces de bureaux à Bruxelles. Ensuite, il faut en amorcer la décroissance. Celle-ci passera par une politique volontariste de reconversion. IEB plaide également pour une dédensification de zones de bureaux peu accessibles en transports en commun au profit de zones mieux desservies (la vacance de bureaux dans ces zones est suffisante pour imaginer ce transfert sans nouvelles constructions de bureaux), de construction de logements et d’équipements collectifs adaptés à la sociologie bruxelloise et non à la clientèle internationale visée par le city-marketing, suffisamment solvable pour que les promoteurs s’en occupent sans incitation.

    Quelle capitale voulons-nous ?

    Il faut ensuite s’interroger sur le statut de capitale de Bruxelles, un statut qui semble particulièrement préoccuper les spécialistes du city-marketing chargés d’assurer une bonne place pour Bruxelles dans le benchmarking des villes qui comptent au niveau international...

    Des bruits de couloirs insistants évoquent que la Région flamande envisage de déménager son administration à moyen terme en dehors de Bruxelles. Ceci pose la question du rôle de Bruxelles en tant que capitale, de l’équilibre à trouver entre ses fonctions pour que celles-ci renforcent ce qui la rend accueillante : son humanité. IEB plaide pour que les fonctions administratives dont la localisation à Bruxelles n’est pas nécessaire soient délocalisées au plus proche des citoyens des différentes Régions et Communautés.

    Extraire la planification des contraintes du marché

    Confier le territoire au marché, on l’a vu, revient à en perdre la maîtrise. Le marché n’est pas émancipateur pour la cité. Il la contraint à se concevoir comme une marchandise, aliénant habitants et représentants politiques dans l’idée qu’il n’y a aucune alternative à celui-ci. Les pouvoirs publics doivent absolument se décomplexer vis-à-vis des soi-disant contraintes du marché. Il s’agit ici de mettre en place une réglementation simple et contraignante qui force la vertu des acteurs en présence.

    Pour réintroduire de la vie dans les quartiers, IEB propose par exemple de favoriser le retour à leurs affectations d’origine les maisons de maîtres et autres appartements du début du siècle progressivement convertis en bureaux : en conjuguant une taxe dissuasive sur les bureaux vides et l’obligation pour le propriétaire à un retour à l’affectation d’origine lors de toute demande de permis de rénovation. La Région devrait mener une politique volontariste pour encadrer et soutenir, notamment financièrement, les reconversions d’immeubles de bureaux en logements.

    Pour assurer la durabilité du bâti
    futur, IEB plaide pour un durcissement des normes du RRU, en matière
    de parking, bien sûr, mais aussi en
    matière de liquidité des bâtiments.

    En appeler à la responsabilité « citoyenne »

    Agir ici et maintenant, c’est bien sûr possible pour les entreprises (voir l’observatoire de la pollution mis en place par la Commission européenne dans le quartier Léopold), mais cette prise de conscience concerne aussi les employés de bureaux.A ceux qui vivent en périphérie (et parfois plus loin encore) dans un environnement sain et qui profitent chaque nuit d’un sommeil réparateur au calme, IEB demande de rentrer en empathie avec la population bruxelloise, en laissant leur voiture au garage, quitte à perdre un peu de temps dans les transports, en changeant leurs habitudes en conjuguant les avantages du train et du vélo partagé, voire, pour ceux qui le peuvent, à revenir habiter en ville.

    Quant aux Bruxellois qui continuent à faire leurs courts trajets avec un véhicule d’une tonne et des monceaux de carburant, nous ne leur voyons pour la plupart que bien peu de circonstances atténuantes, c’est pour- quoi d’ailleurs, IEB prône la taxation des parkings de bureaux et un péage urbain qui concerne tout le monde, y compris les Bruxellois !


    Bruxelles en mouvements n°224-225 — 14 septembre 2009

    Bruxelles en mouvements n°224-225 — 14 septembre 2009

    https://www.ieb.be/2026
    14 septembre 2009

    Cette étude analyse l’évolution de la tertiairisation de Bruxelles.

    A travers l’analyse des acteurs et des processus, IEB présente un état des lieux de la présence des bureaux à Bruxelles. Crise oblige, le développement des bureaux est aujourd’hui remis en question. IEB relève dans ce dossier les facteurs nécessaires pour une ville à visage humain.

    - Bruxelles, une ville de services, mais à quel prix ?

    PREMIÈRE PARTIE
    - Les acteurs et l’évolution des bureaux
    - Bureaux et habitants : quel ménage ?
    - De l’urbanisme sauvage à la planification de coulisse
    - La main invisible du marché
    - Les acteurs
    - Et les taxes sur les bureaux, ça rapporte ?

    DEUXIÈME PARTIE
    - Les processus
    - Une autre vie pour les bureaux
    - La Plateforme Logements vides
    - La vacance des bureaux, fatalité ou dysfonctionnement ?
    - Les tours, objets de prestige non durables !
    - Destination travail : tout le monde en voiture !


    Le dimanche sans voiture, rendez-vous à Bruxelles Champêtre !

    Le dimanche sans voiture, rendez-vous à Bruxelles Champêtre !

    https://www.ieb.be/1986
    15 septembre 2009

    Le dimanche 20 septembre, Inter-Environnement Bruxelles tiendra un stand d’information à Bruxelles Champêtre, place des Palais.

    Comme à chaque dimanche sans voiture, Inter-Environnement Bruxelles sera présent à Bruxelles Champêtre pour vous tenir au courant des dossiers chauds qui vont modifier le visage de Bruxelles et prendre note de ce que vous voulez (ou pas) pour votre ville.

    Fidèles au poste, nous vous attendrons face au Palais Royal, de 9 à 19 h. Profitez en pour venir (re)découvrir Inter-Environnement Bruxelles, ses projets, ses membres, son personnel et participer à nos jeux-concours... avec, à la clé, cinq abonnements d’un an à notre journal « Bruxelles en Mouvements » !

    Infos : www.bruxelles-champetre.be.

    Villages à la ville
    Pour désengorger le centre-ville des milliers de dangereux vélos et piétons qui n’ont aucun respect pour le code de la route, le Ministère de la mobilité multiplie les activités dans les 4 coins de la capitale. Cette année, pas moins de dix « Villages à la ville » créeront des zones de convivialité dans des lieux symboliques de différentes communes.

    Neder-Over-Heembeek Village
    IEB vous recommande particulièrement le Village de la place Saint-Nicolas à Neder-Over-Heembeek qui accueillera à partir de 11 h une grande fête rythmée par une sympathique fanfare bruxelloise : Los Trogos !

    Vous y retrouverez de la nourriture saine, des stands d’éco-conseil (primes) et de nombreuses associations. Plusieurs animateurs et spécialistes seront là pour éveiller votre créativité et votre conscience citoyenne. Au programme notamment, les « Ateliers balcon » de la ferme Nos Pilifs, un atelier « relooking » pour apprendre à créer de nouveaux produits avec des objets de récupération, un atelier de réparation de vélo, de compostage, de tri des déchets...

    Toutes les infos et bien plus encore sur www.dimanchesansvoiture.irisnet.be.

    La Semaine de la mobilité : c’est déjà en route !

    « Mon quartier respire ! » – Appel à projets de la Semaine de la mobilité 2009 © IEB - 2009

    Comme chaque année, la Semaine de la mobilité a lieu du 16 au 22 septembre avec comme point d’orgue le traditionnel Dimanche sans voiture, le 20 septembre. Afin de sensibiliser les citoyens et les autorités au droit des Bruxellois à un air sain, IEB et le Bral ont appelé les associations et habitants à militer lors de la Semaine de la mobilité 2009 sur le thème « Mon quartier respire ! » . Découvrez les douze projets citoyens qui donneront chacun à leur façon un peu d’oxygène à la ville et à leur quartier.

    Contactez Jérôme Matagne.

    Infos : article 1949.


    Inventaire des enquêtes publiques du 16/09/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 16/09/2009

    https://www.ieb.be/1996
    16 septembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 16/09/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 17 septembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 17 septembre 2009

    https://www.ieb.be/2001
    17 septembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Les nouveaux logements de la paroisse
    Bruxelles-Ville (Haren) : rues de l’Osier fleuri et de la Paroisse. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire 4 immeubles comprenant au total 86 logements sociaux avec 76 emplacements de parking à l’air libre.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2009.
    Concertation le 29 septembre 2009.
    Contactez Isabelle Hochart.

    Une potion pour du logement
    Bruxelles-Ville (NOH) : Petit Chemin Vert, rue de Ransbeek et Venelle de l’Alchimiste. La Région prévoit de construire un ensemble de 199 logements sociaux répartis en 5 bâtiments comprenant un parking couvert de 154 places et 20 places de parking à l’air libre.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2009.
    Concertation le 29 septembre 2009.
    Contactez Olivia Lemmens.

    Habiter le Middelweg
    Bruxelles-Ville (Haren) : Middelweg. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction d’un ensemble de 55 logements (33 moyens et 22 sociaux) et un parking en sous-sol de 33 emplacements.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2009.
    Concertation le 29 septembre 2009.
    Contactez Isabelle Hochart.

    Un coup de pédale à la pub
    Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme pour l’installation de 40 stations vélos dans le cadre de la convention passée entre la Région et JC Decaux. 29 stations assorties de panneaux publicitaires. Pour voir les lieux d’implantation, lire l’avis d’enquête.
    Enquête publique jusqu’au 2 octobre 2009.
    Concertation le 16 octobre 2009.
    Contactez Claire Scohier.

    Concertation à venir

    • Cinéma Belle-Vue. Molenbeek-Saint-Jean : Contrat de quartier Cinéma Belle-Vue, périmètre délimité par les rues de l’Avenir et de l’Indépendance, la rue des Quatre-Vents et le canal. Au terme de sa première année, la commune soumet à enquête publique le programme du contrat de quartier. Le volet 1 et 2 prévoient la construction de 25 nouveaux logements sociaux et de 35 logements conventionnés. Plusieurs projets sont prévus dans le cadre du volet 4 : des projets artistiques, la création d’un jardin pédagogique, la création d’une allée (verte) entre la rue Sainte-Marie et la rue Vandermaelen... Deux crèches et des locaux extra-scolaires et sportifs devraient être également construits... Concertation le 29 septembre 2009. Contactez Claire Scohier ou Olivia Lemmens.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    BILC : IEB en recours contre l'octroi des permis d'environnement et d'urbanisme

    BILC : IEB en recours contre l’octroi des permis d’environnement et d’urbanisme

    https://www.ieb.be/1979
    20 septembre 2009

    IEB, avec le Bral, l'Arau et deux riverains ont décidé de forcer le gouvernement à statuer sur le projet en déposant un recours contre la décision du Collège de l'Environnement. Le gouvernement devrait se prononcer dans les prochains jours.

    Le projet concerne une extension du centre TIR existant. Le centre TIR est un centre d’entreposage de marchandises qui sont exclusivement transportées par camions.
    Le TIR génère environ 2 500 mouvements de véhicules par jour dont 600 mouvements de camions de plus de 3,5 tonnes. Le BILC (Brussels International Logistic Center) générera une augmentation de ces mouvements de camions de l’ordre de 60%.

    Un centre logistique routier au centre-ville ?

    Sous prétexte de canaliser le flux des camions de marchandises et de les empêcher de rentrer dans le centre-ville, le Port de Bruxelles propose de placer son centre logistique (un équipement de taille moyenne, dans lequel les gros camions seraient déchargés au profit de camionnettes chargées de la livraison finale) à quelques centaines de mètres de la Grand-Place. Une contradiction que personne ne s’explique...

    Rétroactes

    Dès juin 2008, lorsqu’Inter-Environnement Bruxelles et l’Arau forcent le débat public sur ce projet dans les cartons du Port de Bruxelles depuis de nombreuses années, la plupart des responsables politiques ne supportent plus l’idée que du bout des lèvres. Seul l’accord du gouvernement qui acte le projet semble les empêcher de l’enterrer. Pourtant, le projet est ancien, le contexte a considérablement changé  : hausse du prix du pétrole, place de la pollution dans le débat public mais surtout le recul que l’on a par rapport à des projets similaires mis en œuvre ailleurs sont autant d’arguments pour abandonner l’idée d’implanter un centre logistique routier en plein centre-ville.
    Pourtant, une demande de permis est déposée à la fin de l’été 2008. Sous la pression de certains comités de quartier et des associations, la commission de concertation conseille au gouvernement de demander qu’une étude d’incidence environnementale soit menée. Un conseil que le gouvernement ne suivra pas, obligeant Inter-Environnement Bruxelles à déposer un recours contre la délivrance du permis d’environnement. Recours jugé non fondé par le Collège d’Environnement, qui a même délivré un permis moins contraignant que prévu, accédant aux arguments du Port de Bruxelles, désirant voir les plages horaires d’exploitation du site étendues la nuit et aux heures de pointe.

    IEB, avec le Bral, l’Arau et deux riverains ont décidé de forcer le gouvernement à statuer sur le projet en déposant un recours contre la décision du Collège de l’Environnement. Le gouvernement devrait se prononcer dans les prochains jours.

    Un véritable problème de gestion des affaires publiques

    Le BILC n’a fait l’objet d’aucune étude récente sérieuse. Pire, les pouvoirs publics n’ont aucune idée de la réalité du transport de marchandises dans la Région. Pour preuve  : le nouvel accord du gouvernement fraîchement élu acte la nécessité de mener une étude sur les besoins en transport de marchandises à Bruxelles. Comment peut-on décider de l’implantation d’un tel projet sans savoir s’il est pertinent  ?

    D’un point de vue économique, les spécialistes du secteur jugent que le manque d’accessibilité du site du BILC (lié à la congestion croissante de l’avenue du Port) le condamne à brève échéance. Les projets comparables financés par le privé sont d’ailleurs implantés à proximité du ring. Aucune étude n’a été menée pour évaluer la concurrence de ces projets avec celui du BILC. Aucune information non plus sur l’effet que pourrait avoir l’augmentation de la congestion sur les activités économiques déjà implantées sur le trajet des camions. Pourtant, si le projet, qui compte sur une durée d’exploitation de 40 ans (jusqu’en 2050  !) pour péniblement se rentabiliser, venait à pérécliter, c’est au contribuable que l’on présentera l’ardoise, le projet étant financé par des emprunts garantis par la Région pour un montant total de 50 millions d’euros  !

    Vous voulez participer à la mobilisation ? Contacter nous au 02/893  09  09 ou info chez ieb.be

    Surfez aussi sur le site des riverains  : www.no-bilc.be.


    Ce dimanche sans voiture, IEB faisait escale à Bruxelles Champêtre

    Ce dimanche sans voiture, IEB faisait escale à Bruxelles Champêtre

    https://www.ieb.be/2003
    21 septembre 2009

    Vous avez été nombreux à nous rendre visite ce 20 septembre au stand d'IEB à Bruxelles Champêtre, place des Palais, à l'occasion du dimanche sans voiture.

    Comme à chaque dimanche sans voiture, Inter-Environnement Bruxelles était présent à Bruxelles Champêtre pour vous tenir au courant des dossiers chauds qui vont modifier le visage de Bruxelles.

    Des fiches présentaient les enjeux auxquels IEB est particulièrement attentive : le projet de BILC, l’élargissement du ring, les arbres en ville, le logement, les antennes relais, le péage urbain, le compostage, le projet de centre commercial au Heysel, ainsi que les deux thématiques qu’IEB tient à approfondir cette année, la densification et la gentrification (la gentrification est le terme employé pour désigner divers processus conduisant à l’éviction des populations des quartiers populaires au profit de populations plus aisées ou simplement moins précarisées).

    Lire Ça se passe près de chez vous : les fiches bricolage d’IEB.

    Les visiteurs de Bruxelles Champêtre étaient invités à pointer sur un plan de Bruxelles les lieux qui, à leur avis, étaient en proie à la gentrification. Ce fut l’occasion d’assister à des débats passionnants.

    IEB proposait également aux visiteurs un quiz avec, à la clé, un abonnement d’un an à notre journal « Bruxelles en mouvements » !

    Merci d’avoir été si nombreux à participer ! Les 6 heureux lauréats sont :

    • Pascale de Clerck
    • Marilyn Wathelet
    • Béatrice Louis
    • Marco Giannoni
    • Alain Dumont
    • Tom Diderich

    Téléchargez les Réponses au quiz d’IEB à Bruxelles Champêtre - 20 septembre 2009.


    Ça se passe près de chez vous : les fiches bricolage d'IEB

    Ça se passe près de chez vous : les fiches bricolage d’IEB

    https://www.ieb.be/2008
    21 septembre 2009

    IEB a rassemblé sous forme de fiches les enjeux auxquels elle est particulièrement attentive.

    Une série de fiches pour en savoir plus sur : le projet de BILC, l’élargissement du ring, les arbres en ville, le logement, les antennes relais, le péage urbain, le compostage, le projet de centre commercial au Heysel, ainsi que les deux thématiques qu’IEB tient à approfondir cette année, la densification et la gentrification (la gentrification est le terme employé pour désigner divers processus conduisant à l’éviction des populations des quartiers populaires au profit de populations plus aisées ou simplement moins précarisées).


    Inventaire des enquêtes publiques du 23/09/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 23/09/2009

    https://www.ieb.be/2030
    23 septembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 23/09/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 septembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 septembre 2009

    https://www.ieb.be/2031
    24 septembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Un coup de pédale à la pub
    _ Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme pour l’installation de 40 stations vélos dans le cadre de la convention passée entre la Région et JC Decaux. 29 stations assorties de panneaux publicitaires. Pour voir les lieux d’implantation, lire l’avis d’enquête.
    _ Enquête publique jusqu’au 2 octobre 2009.
    _ Concertation le 16 octobre 2009.
    _ Contactez Claire Scohier.

    Concertations à venir

    • Cinéma Belle-Vue. Molenbeek-Saint-Jean : Contrat de quartier Cinéma Belle-Vue, périmètre délimité par les rues de l’Avenir et de l’Indépendance, la rue des Quatre-Vents et le canal. Au terme de sa première année, la commune soumet à enquête publique le programme du contrat de quartier. Le volet 1 et 2 prévoient la construction de 25 nouveaux logements sociaux et de 35 logements conventionnés. Plusieurs projets sont prévus dans le cadre du volet 4 : des projets artistiques, la création d’un jardin pédagogique, la création d’une allée (verte) entre la rue Sainte-Marie et la rue Vandermaelen... Deux crèches et des locaux extra-scolaires et sportifs devraient être également construits... Concertation le 29 septembre 2009. Contactez Claire Scohier ou Olivia Lemmens.

    • Les nouveaux logements de la paroisse. Bruxelles-Ville (Haren) : rues de l’Osier fleuri et de la Paroisse. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire 4 immeubles comprenant au total 86 logements sociaux avec 76 emplacements de parking à l’air libre. Concertation le 29 septembre 2009. Contactez Isabelle Hochart.

    • Une potion pour du logement. Bruxelles-Ville (NOH) : Petit Chemin Vert, rue de Ransbeek et Venelle de l’Alchimiste. La Région prévoit de construire un ensemble de 199 logements sociaux répartis en 5 bâtiments comprenant un parking couvert de 154 places et 20 places de parking à l’air libre. Concertation le 29 septembre 2009. Contactez Olivia Lemmens.

    • Habiter le Middelweg. Bruxelles-Ville (Haren) : Middelweg. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la construction d’un ensemble de 55 logements (33 moyens et 22 sociaux) et un parking en sous-sol de 33 emplacements. Concertation le 29 septembre 2009. Contactez Isabelle Hochart.

    Résultat de concertation

    • Il y a un pépin dans la rue du même nom. Bruxelles-Ville : rue du Pépin, 26 à 30. Demande de permis d’urbanisme pour la démolition d’un ensemble de 3 maisons unifamiliales néoclassiques construites en 1884. Projet d’un nouvel immeuble rehaussé de 4 étages comprenant 15 logements et 2 espaces pour professions libérales. Avis défavorable. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    _ Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Inventaire des enquêtes publiques du 30/09/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 30/09/2009

    https://www.ieb.be/2051
    30 septembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 30/09/2009


    Evaluation de la participation des habitants dans l'adoption du schéma directeur RTBF-VRT

    Evaluation de la participation des habitants dans l’adoption du schéma directeur RTBF-VRT

    https://www.ieb.be/2052
    1er octobre 2009

    Un peu plus d'un an après l'entame de la réflexion autour du schéma directeur RTBF-VRT, celui-ci sera soumis prochainement à l'approbation du gouvernement bruxellois (courant du mois d'octobre).

    Pour rappel, Inter-Environnement Bruxelles avait été mandaté par la Région pour organiser les réunions d’information à destination des habitants du quartier. Le moment est donc venu pour nous et pour les habitants de revenir sur ce processus et de procéder à son évaluation.

    Pour plus d’informations sur le projet, lire le dossier Quartier RTBF-VRT sur notre site.

    Pour plus d’informations sur l’évaluation en cours, contactez Thierry Kuyken.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 1er octobre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 1er octobre 2009

    https://www.ieb.be/2053
    1er octobre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Un coup de pédale à la pub
    Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme pour l’installation de 40 stations vélos dans le cadre de la convention passée entre la Région et JC Decaux. 29 stations assorties de panneaux publicitaires. Pour voir les lieux d’implantation, lire l’avis d’enquête.
    Enquête publique jusqu’au 2 octobre 2009.
    Concertation le 16 octobre 2009.
    Contactez Claire Scohier.

    Une grande surface avenue de la Couronne
    Ixelles : avenue de la Couronne, 330. Demande de permis mixte pour la destruction de l’ancienne librairie Agora et la construction d’un immeuble comportant un rez commercial, 33 logements et 65 emplacements de parking.
    Enquête publique jusqu’au 5 octobre 2009.
    Concertation le 21 octobre 2009.
    Contactez Jérôme Matagne.

    Retour à l’Hôtel Central
    Bruxelles-Ville : rue A. Orts, 25, et rue des Poissonniers, 16. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager les espaces commerciaux au rez-de-chaussée en un commerce et restructurer trois appartements en deux appartements au premier étage.
    Enquête publique jusqu’au 9 octobre 2009.
    Concertation le 20 octobre 2009.
    Contactez Almos Mihaly.

    Tout est permis à la porte de Ninove
    Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1. Demande de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux de près de 9 000 m2 dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove.
    Enquête publique jusqu’au 13 octobre 2009.
    Concertation le 24 novembre 2009.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Suivi d’enquête

    • Les nouveaux logements de la paroisse. Bruxelles-Ville (Haren) : rues de l’Osier fleuri et de la Paroisse. SFAR, agissant pour le compte de la SRIB (Société Régionale d’Investissement de Bruxelles) et de la Région, a retiré sa demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire 4 immeubles comprenant au total 86 logements sociaux avec 76 emplacements de parking à l’air libre.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Face à la crise, les associations se mobilisent !

    Face à la crise, les associations se mobilisent !

    https://www.ieb.be/2038
    5 octobre 2009

    44 associations membres du Réseau Financement Alternatif lanceront, en 2010, un vaste programme d’éducation à la finance responsable et solidaire.

    Le Réseau Financement Alternatif, né en 1987, mène des campagnes de sensibilisation et d’interpellation auprès des pouvoirs politiques, des banques et du grand public pour favoriser une utilisation plus responsable de l’argent. Il réalise des études et recherches dans le domaine de la finance éthique et solidaire et développe des produits financiers solidaires au profit de ses membres, pour la plupart des associations ou des ONG à préoccupations sociales ou environnementales, dont IEB.

    Le Réseau FA diffuse entre autres une lettre d’information électronique, la « Dépêche Financité » , dont la dernière édition présente le programme d’éducation à la finance responsable et solidaire qui sera lancé en 2010 par les 44 associations membres, qui ont décidé d’unir leurs forces... et leurs ressources financières.

    Infos et abonnements : www.financite.be.


    Dring aan de Ring ! Manifestons contre l'élargissement du Ring

    Dring aan de Ring ! Manifestons contre l’élargissement du Ring

    https://www.ieb.be/2039
    6 octobre 2009

    Jeugdbond voor Natuur en Milieu appelle à manifester à Vilvorde, ce samedi 10 octobre à 13h, contre le projet du Gouvernement flamand d’élargissement du Ring au nord de Bruxelles.

    Depuis plus d’un an déjà, les associations environnementales, dont IEB, ont constitué la plate-forme Modal Shift en réaction au projet d’élargissement du ring par le gouvernement flamand. Aujourd’hui, c’est au tour de JNM (Jeugdbond voor Natuur en Milieu) d’appeller à la manifestation.

    Pour l’association, le risque est grand de voir la Flandre se transformer en plaque tournante logistique de l’Europe occidentale, avec les effets néfastes sur la nature et la santé que cela entraîne. JNM vous invite aussi à soutenir le manifeste pour la préservation de l’espace non bâti, de l’espace naturel et de l’air pur en Flandre, une initiative de notre homologue flamand, le Bond Beter Leefmilieu Vlaanderen, disponible sur www.openruimte ademruimte.be.

    Rendez-vous ce samedi 10 octobre à 13 h à l’entrée de la gare de Vilvorde.

    Infos : www.jnm.be/brussel/ring.


    L'équilibre fragile

    L’équilibre fragile

    https://www.ieb.be/2042
    6 octobre 2009

    Jeroen Peeters est condamné à quitter pour le 17 octobre au plus tard la maison « abandonnée » du CPAS de la Ville de Bruxelles au n°100 rue de Flandre, qu’il occupe depuis deux ans après l’avoir rénovée de ses mains.

    Il y a près de deux ans, Jeroen Peeters s’installait dans une maison abandonnée en bien piteux état du CPAS de Bruxelles au n°100 rue de Flandre. Il entreprit de la rénover de ses mains, à ses frais et d’en faire un lieu d’exposition et de réinsertion pour SDF. D’une ruine, il a fait une magnifique maison qui a maintenant une âme. Une maison où tout est en courbe, pour dit-il, ne pas arrêter l’élan. Aujourd’hui, son rêve d’en faire une maison de quartier est devenu réalité. Jeroen en est à sa 6e exposition et deux SDF vivent au 2e étage de la maison. La maison, ouverte à tous, est devenue un lieu de brassage social où se rencontrent bobos et SDF.

    Après avoir laissé cette maison à l’abandon pendant plus de 12 ans, le CPAS de la Ville de Bruxelles, propriétaire des lieux, a attaqué Jeroen en justice pour occupation illégale. En décembre 2008, le Juge de Paix donne raison à Jeroen. Quelques jours plus tard, le CPAS fait appel de la décision et le jugement en appel vient d’être rendu : Jeroen est condamné à quitter pour le 17 octobre au plus tard. Les habitants du quartier, mécontents de cette décision, ont commencé à s’organiser. Pétition, calicots, projet de lettre aux autorités, etc.

    Depuis 16 jours, Jeroen s’est coulé le pied dans le béton, à même le sol de la galerie. Et depuis 11 jours, il fait la grève de la fin. Un acte désespéré ? Que nenni, il pète la forme ! Car il sait que son projet est juste, même s’il met à mal la sacro-sainte propriété privée du CPAS. Son projet interpelle car il pose là un acte qui s’oppose de belle manière à la gentrification galopante du quartier.

    Et ce n’est pas Yvan Mayeur, président du CPAS de Bruxelles qui devrait nous contredire, lui qui écrivait récemment sur son site Internet vouloir changer le monde. Alors, avant de changer le monde, IEB lui suggère de se changer lui-même, en régularisant la situation du 100, rue de Flandre, et de ses occupants.

    Signez la pétition de soutien : http://4876.lapetition.be/.

    Un reportage vidéo sur Jeroen : www.vimeo.com/2920989.

    La (fort belle) chronique de Paul Hermant sur le sujet : www.rtbf.be/info/
    _ matin-premiere/ la-chronique-de- paul-hermant-140270
    .


    Le développement de la zone de Zaventem doit rimer avec une solution pérenne aux embouteillages sur le Ring bruxellois

    Le développement de la zone de Zaventem doit rimer avec une solution pérenne aux embouteillages sur le Ring bruxellois

    https://www.ieb.be/2045
    7 octobre 2009

    Dans une lettre adressée au Ministre-Président de la Région flamande Kris Peeters, sept communes de la zone de Zaventem appelaient à l’aide[1]. Les problèmes de mobilité dans leur région leur semblent intenables et, selon elles, il importe d’exécuter, sans tarder, le projet d’élargissement du Ring bruxellois (R0). Modal Shift soutient les communes dans leur demande urgente de trouver des solutions aux problèmes de congestion de cette zone mais tient à souligner que le projet précité n’apportera aucun soulagement à moyen et long terme, bien au contraire.

    Le Ring © Vascer - 2009

    Lors de ses précédentes interventions[2], Modal Shift a déjà, à plusieurs reprises, fait part de ses objections aux plans d’élargissement du Ring et a démontré les faiblesses de la méthode utilisée : élargir le Ring ne fera que postposer le problème en créant un appel supplémentraire à la circulation automobile par la création de bandes complémentaires.

    Si Modal Shift compatit pleinement à la frustration des communes confrontées au risque de retardement par le gouvernement flamand de la recherche d’une solution à la congestion du Ring, il est évident que le projet tel que pensé actuellement constitue une catastrophe en termes environnemental mais aussi en termes de mobilité ainsi qu’un gaspillage des deniers publics à l’heure où ceux-ci sont comptés. L’ensemble des travaux se chiffrent au bas mot à un milliard d’euros.

    Les experts ont pointé plus d’une fois la logique imparable de l’effet d’appel automobil créé par l’acroissement des infrastructures routières[3]. Très rapidement les nouvelles voies de circulation mises en place dans le cadre du projet risquent de connaître le même sort de saturation avec comme effets complémentaires un accroissement indiscutable des émissions de CO2, et ce, à l’heure où tous les experts du climat nous invitent à réduire drastiquement nos gaz à effet de serre. Et au moment où l’on sait pertinemment que, sur les dix dernières années, l’accroissement de ceux-ci est essentiellement lié au secteur de la mobilité et à la circulation fossile.

    Dans ses diverses réclamations sur le projet, Modal Shift a pointé des mesures combinées dont les synergies sont à même de solutionner les problèmes de congestion dans une vision long terme respectueuse de notre écosystème urbain : amélioration des transports en commun, diminution de la vitesse maximale autorisée sur le Ring, administration d’un modèle de circulation dynamique, suppression de l’avantage fiscal pour les voitures de société, application d’une taxe kilométrique intelligente au transport de marchandises et de personnes, développement d’un réseau cyclable inter-régional, etc.

    Lors d’une rencontre de Modal Shift avec le cabinet Crevits, ce dernier a fourni peu de clarification sur les intentions du nouveau gouvernement concernant le plan d’élargissement du R0. En ce sens, nous nous plaçons au côté des sept communes aux fins que le gouvernement prenne ses responsabilités pour trouver une solution à l’asphyxie de cette zone malgré le contexte de crise budgétaire. Par contre, nous souhaitons qu’il donne un signal clair pour des solutions pensées sur le long terme, ne gaspillant pas les deniers publics dans des projets d’infrastructures destructrices de l’environnement et développée selon une vision archaïque de la mobilité.

    La plate-forme Modal Shift est un regroupement d’associations œuvrant à une transition vers une mobilité durable et se composant de : Bral vzw, Greenpeace Belgium, Bond Beter Leefmilieu, Fietsersbond, FoE Belgium, Gracq, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, TreinTramBus et Mobiel 21.

    Contacts
    _ • Modal Shift, info chez modalshift.be.
    _ • Joeri Thijs, joeri.thijs chez greenpeace.org, 02/274 02 11 – 0496/26 31 92.
    _ • Claire Scohier, courriel, 02/893 09 14 – 0473 66 75 05.



    _ [1] www.standaard.be/ Artikel/ Detail.aspx ? artikelId=DMF20091005_089 &word=Brusselse+Ring.
    _ [2] www.modalshift.be/spip.php ?rubrique10.
    _ [3] Rebound Effects. Implications for Transports Planning. Victoria Transport Policy Institute, juillet 2008 : www.vtpi.org/tdm/tdm64.htm.


    Inventaire des enquêtes publiques du 7/10/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 7/10/2009

    https://www.ieb.be/2049
    7 octobre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 7/10/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 8 octobre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 8 octobre 2009

    https://www.ieb.be/2047
    8 octobre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Retour à l’Hôtel Central
    Bruxelles-Ville : rue A. Orts, 25, et rue des Poissonniers, 16. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager les espaces commerciaux au rez-de-chaussée en un commerce et restructurer trois appartements en deux appartements au premier étage.
    Enquête publique jusqu’au 9 octobre 2009.
    Concertation le 20 octobre 2009.
    Contactez Almos Mihaly.

    Tout est permis à la porte de Ninove
    Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1. Demande de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux de près de 9 000 m2 dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove.
    Enquête publique jusqu’au 13 octobre 2009.
    Concertation le 24 novembre 2009.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Concertations à venir

    • Un coup de pédale à la pub. Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme pour l’installation de 40 stations vélos dans le cadre de la convention passée entre la Région et JC Decaux. 29 stations assorties de panneaux publicitaires. Pour voir les lieux d’implantation, lire l’avis d’enquête. Concertation le 16 octobre 2009. Contactez Claire Scohier.

    • Une grande surface avenue de la Couronne. Ixelles : avenue de la Couronne, 330. Demande de permis mixte pour la destruction de l’ancienne librairie Agora et la construction d’un immeuble comportant un rez commercial, 33 logements et 65 emplacements de parking. Concertation le 21 octobre 2009. Contactez Jérôme Matagne.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    La plate-forme VAP ! propose des balises pour un refinancement de la RTBF

    La plate-forme VAP ! propose des balises pour un refinancement de la RTBF

    https://www.ieb.be/2055
    12 octobre 2009

    La plate-forme VAP ! (Vigilance Action Pub ! dont IEB fait partie) propose des balises pour la réalisation d'une étude approfondie, indépendante et publique sur le financement alternatif de la RTBF et les possibilités de sortir le service public audiovisuel de la dépendance à la publicité.

    La Ministre Laanan s’est récemment exprimée en faveur du gel de la dotation de la RTBF. VAP ! rappelle que le gouvernement s’est engagé à réaliser une étude sur le financement alternatif de la RTBF. La bonne gouvernance veut que cette étude soit réalisée avant la révision du contrat de gestion de l’entreprise publique autonome : il serait incohérent de définancer – même partiellement – le service public avant d’avoir envisagé très sérieusement l’ensemble des données du problème, notamment en regard des difficultés financières qui s’annoncent dans l’avenir.

    VAP ! a adressé ce jour aux ministres compétents et aux députés de la communauté française un « cahier des charges » citoyen et associatif pour la réalisation de cette étude.

    VAP ! rappelle que suite à son mémorandum adressé à tous les partis politiques avant les élections, le gouvernement de la Communauté française s’est engagé à réaliser une « étude objective et scientifique relative au financement de la RTBF et à la recherche de financements alternatifs à la publicité et au sponsoring, sans affaiblir l’offre de service public, et en garantissant la stabilité et la pérennité du financement de cet opérateur » .

    Il est évident que si la RTBF devait être – partiellement – définancée par le gouvernement alors que les recettes publicitaires décroissent, l’intérêt de l’étude du financement alternatif de Reyers promise par tous les partis de la majorité actuelle perdrait largement de son intérêt, notamment parce que le service public serait plus encore qu’aujourd’hui soumis à la dictature de l’audimat.

    VAP ! rappelle à nouveau avec insistance la nécessité d’envisager rapidement et sérieusement les possibilités de financer le service public sans publicité commerciale : la crise ne peut pas être l’occasion d’abandonner le service public au marché, en l’occurrence publicitaire. Elle doit au contraire être l’occasion de trouver de nouvelles solutions, de revaloriser le service public, de changer profondément de direction. Il s’agit de donner à la RTBF les moyens de redevenir un acteur médiatique, social et culturel clé en Communauté française pour qu’elle puisse assurer pleinement son rôle d’excellence public et rencontrer les défis du 21e siècle, au premier rang desquels figure la nécessaire réorientation profonde de nos modes de production et de consommation.

    VAP ! propose dans le document ci-joint un cahier des charges citoyen et associatif pour la réalisation de cette étude. De nombreuses pistes doivent être explorées pour donner une chance à l’audiovisuel public et ses usagers. Elles doivent l’être dans un esprit non partisan et sous l’œil des citoyens.

    Contacts
    - Jean Baptiste Godinot, 02/534 96 37.
    - Christine Steinbach, 0494/69 56 44.

    Téléchargez les Balises pour l’étude du financement alternatif de la RTBF – VAP – 12 octobre 2009.


    Cinquante-deux semaines de la mobilité

    Cinquante-deux semaines de la mobilité

    https://www.ieb.be/2059
    14 octobre 2009

    Loin de se limiter à une seule semaine de la mobilité qui tourne en rond autour d'un seul dimanche sans voiture, les associations d'habitants créent des actions qui vont améliorer la qualité de ville pendant toute l'année. Découvrez les projets sélectionnés par IEB et le Bral pour la Semaine de la mobilité 2009.

    Le comité Wolu-Inter-Quartiers a attiré l’attention sur les jardinets de façade qui sont illégalement transformés en parkings privatifs aux dépens de l’intérêt patrimonial, esthétique et environnemental.
    Infos : www.wiq.be.

    Le comité Dupré a organisé des embouteillages de brouettes pour démontrer par l’absurde les incongruités quotidiennes que font subir les automobilistes aux habitants des quartiers.
    Infos : http://sites.google.com/site/dupreandco/.

    La Foire aux Savoir-Faire essaime des trucs et astuces nécessaires pour prendre sa mobilité en main : de joyeux bénévoles donnent des cours de tricots aux arrêts de tram pour ne pas voyager idiot ou enseignent aux cyclistes des rudiments de mécanique (ici à Neder-Over-Heembeek le 20 septembre 2009, dimanche sans voiture).
    Infos : www.foiresavoirfaire.org.

    Le Fietsersbond invite les cyclistes quotidiens à référer aux autorités les difficultés et les embûches des trajets cyclables. Pendant la Semaine de la mobilité, des bénévoles ont distribué des calepins afin que les cyclistes notent scrupuleusement nids de poule, pistes cyclables inexistantes ou impraticables et carrefours dangereux pour que leur expérience de terrain profite à tous (ici à Anderlecht, sur le boulevard Paepsem).
    Infos : www.fietsbalans.be/anderlecht.

    A Auderghem, le comité de quartier du Vieux Sainte-Anne a organisé un auto-apéro lors duquel les automobilistes en transit se voyaient offrir un verre de l’amitié par les riverains des rues qu’ils empruntent quotidiennement et sans raison si ce n’est celle d’éviter les bouchons. De quoi réaliser qu’une rue n’est pas faite que de macadam ou de briques, mais surtout d’habitants. (Ici, rue des Villageois, le 16 septembre).
    Infos : comite.quartier.ste.anne chez gmail.com.

    Avec le projet « 8m² » , des Bruxellois ont créé des petits jardins sur roulettes pour occuper l’espace pris partout ailleurs par des voitures en stationnement afin de prouver que la rue peut être conviviale si elle est partagée par tous et pas seulement par des caisses en métal qui tuent, polluent et rendent con (ici au Parvis de Saint-Gilles).
    Infos : http://auto-suffisance.blogspot.com, Jeroen Verhoeven, 0477/46 31 81.

    Contactez Jérôme Matagne.


    Le Zennegat à Malines

    Le Zennegat à Malines

    https://www.ieb.be/2066
    14 octobre 2009

    La Coordination Senne vous invite chaque 3e mardi du mois à une série de promenades guidées et rencontres conviviales dans un lieu chaque fois différent du bassin de la Senne.

    L’occasion de découvrir le cours d’eau qui traverse les 3 régions, son histoire, la nature, les menaces et les opportunités qui l’entourent, mais aussi les inondations, la qualité de l’eau, l’épuration, le rôle paysager,... Chaque balade sera suivie d’un verre.

    Premier rendez-vous des « Mardis et Cafés de la Senne » , pour la Journée du Développement durable, ce 20 octobre à 15h : le Zennegat à Malines... ou la jonction de 3 cours d’eau.

    Infos : 02/206 12 07, www.coordinationsenne.be.


    Inventaire des enquêtes publiques du 14/10/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 14/10/2009

    https://www.ieb.be/2068
    14 octobre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 14/10/2009


    Le logement coopératif : une nouvelle vie

    Le logement coopératif : une nouvelle vie

    https://www.ieb.be/2070
    14 octobre 2009

    Du logement coopératif pour un public à revenus limités comme solution alternative à la crise du logement.

    Tel est le thème du colloque organisé par le RBDH, le 23 octobre de 9 h à 17 h . Au Zinnema, rue de Veeweyde, 24-26, à 1070 Anderlecht.

    Infos : www.rbdh-bbrow.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 15 octobre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 15 octobre 2009

    https://www.ieb.be/2069
    15 octobre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Projet en gros
    _ Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Steyls et Emile Delva. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement avec étude d’incidences (2e enquête) pour démolir un dépôt, construire des commerces et logements (55 091 m2 hors sol) avec parkings et aménager des espaces non construits en espace vert y compris une voirie de desserte privée ; exploiter un parking couvert pour 438 véhicules et un parking à l’air libre pour 80 véhicules.
    _ A l’enquête jusqu’au 7 novembre 2009.
    _ Concertation le 17 novembre 2009.
    _ Contactez Mathieu Sonck.

    Concertations à venir

    • Un coup de pédale à la pub. Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme pour l’installation de 40 stations vélos dans le cadre de la convention passée entre la Région et JC Decaux. 29 stations assorties de panneaux publicitaires. Pour voir les lieux d’implantation, lire l’avis d’enquête. Concertation le 16 octobre 2009. Contactez Claire Scohier.

    • Retour à l’Hôtel Central. Bruxelles-Ville : rue A. Orts, 25, et rue des Poissonniers, 16. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager les espaces commerciaux au rez-de-chaussée en un commerce et restructurer trois appartements en deux appartements au premier étage. Concertation le 20 octobre 2009. Contactez Almos Mihaly.

    • Une grande surface avenue de la Couronne. Ixelles : avenue de la Couronne, 330. Demande de permis mixte pour la destruction de l’ancienne librairie Agora et la construction d’un immeuble comportant un rez commercial, 33 logements et 65 emplacements de parking. Concertation le 21 octobre 2009. Contactez Jérôme Matagne.

    • La plaine du Bourdon fait le plein. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par l’Immobilère Saint-Job/Château d’Or pour la construction d’un ensemble de logements, d’une seniorie de 150 lits, de bureaux et une activité productive et d’une crèche ; et pour l’exploitation de 155 emplacements couverts pour voitures.
    _ Concertation le 4 novembre 2009.
    _ Contactez Hélène Quoidbach.

    • Tout est permis à la porte de Ninove. Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1. Demande de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux de près de 9 000 m2 dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. Concertation le 24 novembre 2009. Contactez Pierre Meynaert.

    Résultat de concertation

    • Le Cardinal va se rhabiller. Jette : place Cardinal Mercier. Projet de réaménagement de la place (Projet Beliris) qui passera par la suppression des emplacements de stationnement, la modification de la circulation sur la place, l’abattage d’arbres et la plantation de nouvelles espèces. IEB avait demandé des précisions quant au choix des matériaux, les raisons sanitaires d’abattre les arbres, le choix des espèces végétales (en insistant sur le choix d’espèces indigènes),... Avis favorable sous conditions. Vu que la procédure d’examen de ce dossier n’est pas encore terminée, l’avis de la commission de concertation n’est qu’un des éléments constitutifs de la décision définitive. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    _ Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Rapport d'activités 2008 d'Inter-Environnement Bruxelles

    Rapport d’activités 2008 d’Inter-Environnement Bruxelles

    https://www.ieb.be/2074
    19 octobre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles présente en ligne son rapport d'activités 2008.

    Au programme : nos divers secteurs d’activités à la loupe —urbanisme, mobilité, environnement, logement, patrimoine,...—, notre présence dans la presse avec nos prises de position et nos communiqués, la présentation de nos membres, et bien sûr nos outils d’information, Bruxelles en mouvements, la lettre d’information électronique et le site internet. Soutenez notre action et abonnez-vous !


    Balade électromagnétique à Saint-Gilles !

    Balade électromagnétique à Saint-Gilles !

    https://www.ieb.be/2081
    20 octobre 2009

    « Dé-mobilisation » un nouveau groupe de citoyens organise une « balade électromagnétique » ouverte à tous pour attirer l'attention sur les endroits où sont placées et cachées les antennes de téléphonie mobile et pour mesurer le niveau des radiations émises.

    Rendez-vous le dimanche 25 octobre à 14 h , Porte de Hal, côté rue Haute.

    La promenade sera suivie vers 16h d’un film documentaire et d’un débat à la pâtisserie Jynga, rue Vanderschrick, 3, à 1060 Bruxelles.

    Infos : 02/534 47 42, retouraufilaire chez gmail.com.


    Festival des libertés : des murs et des brèches

    Festival des libertés : des murs et des brèches

    https://www.ieb.be/2083
    20 octobre 2009

    Cette année, le Festival des libertés a choisi la thématique des murs, pour porter l'éclairage et la réflexion sur des phénomènes de peur, d'enfermement et de repli politiques, sociaux et culturels de plus en plus en vogue dans nos sociétés et dans le monde.

    Parmi les expositions, les pièces de théâtre, les films, les concerts, les conférences-débats... une programmation plus spécifiquement urbaine vous propose :

    • le vendredi 23 à 19 h : Cloisonnements urbains, fragilité sociale et de genre à Bruxelles . Débat avec Irène Kaufer (asbl Garance), Julie Caillez (ULB), Mathieu Van Criekingen (ULB), introduit par Imagyne, montage audiovisuel de Florence Marchal.
    • le vendredi 23 à 21h30 : Le travailleur de rue : rouage de l’exclusion ou vecteur de transformation sociale ? Débat avec Jean Blairon (Réalisation Téléformation Animation - RTA), Marie-Anne Paraskevas (Commission européenne) et des membres du Réseau International des Travailleurs de Rue, en partenariat avec Dynamo international.
    • le dimanche 25 à 19h30 : Système d’Echange Local (SEL), brèche ou ciment du système économique ? Débat avec Souhail Chichah (ULB), Vincent Francis (Bru SEL), Mathieu Simonson (sociologue), Joachim de Sousa (SEL Atlas et RomanSEL), précédé du court-métrage d’Astrid Mertens : « Echangez votre temps » .
    • le mercredi 28 à 19h : Au pied du mur ? Le développement durable en question . Débat avec M Jacques Testard (biologiste - INSERM), et M Alain Gras (Sociologue, Paris I), en partenariat avec l’Association d’Objecteurs de Croissance.
    • le jeudi 29 à 19h30 : L’habitat en ville : crise et alternatives solidaires . Débat avec Nicolas Bernard (FUSL), Pascale Thys (Habitat et Participation) et un représentant du Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat.
    • le samedi 31 à 19h30 : Bomb it ! Un film de Jon Reiss sur les graffitis et les questions qu’ils soulèvent : neutralité de l’espace public, liberté d’expression, visibilité des groupes minorisés, défense de la propriété privée...

    Du 22 au 31 octobre 2009, au Théâtre National, boulevard Emile Jacqmain, 111-115, à 1000 Bruxelles.

    Infos : www.festivaldeslibertes.be, Bruxelles Laïque asbl, 02/289 69 00, www.bxllaique.be.


    Au moins 30% de logements sociaux à Tour & Taxis !

    Au moins 30% de logements sociaux à Tour & Taxis !

    https://www.ieb.be/2085
    20 octobre 2009

    Un bien intéressant débat, ce 16 octobre, à l’émission « Ligne directe » de Télé Bruxelles...

    ... où fut posée une question cruciale : pour éviter d’édifier un ghetto de logements de luxe dans un quartier populaire, le promoteur du projet de Tour & Taxis est-il prêt à céder à prix coûtant une partie de ses terrains pour accueillir un beau projet de logements sociaux du plan logement ?

    Réponse de l’intéressé ? Un peu gênée... Gageons que le tout frais émoulu secrétaire d’État au Logement, Christos Doulkeridis, prendra la balle au bon, tant qu’il est encore temps...

    Voir la vidéo


    Plus d'informations sur le futur du Heysel

    Plus d’informations sur le futur du Heysel

    https://www.ieb.be/2087
    21 octobre 2009

    Ce lundi 26 octobre, la Ville de Bruxelles organise une soirée d'information à l'attention des riverains du plateau du Heysel.

    But de la réunion : faire le point sur l’état d’avancement du projet Neo (construction d’un stade, d’un centre de congrès, d’un centre commercial et de logements) pour lequel la Ville a sélectionné huit candidats chargés d’élaborer un projet d’urbanisation du plateau. IEB sera présent et se montrera vigilant à la participation des habitants sur ce dossier qui présente un enjeu régional.

    La soirée se tiendra ce lundi 26 octobre à 20 h, à la salle Cinédoc du bâtiment administartif du Parc des Expositions, place de Belgique, 1.

    Infos : www.neobrussels.com.

    Contactez Claire Scohier et Olivia Lemmens.


    Ça roule à la STIB ?

    Ça roule à la STIB ?

    https://www.ieb.be/2089
    21 octobre 2009

    Le Débat de Télé Bruxelles du 20 octobre était consacré aux problèmes de la STIB et aux pistes pour les résoudre.

    Autour de la table : Alain Flausch, directeur général de la STIB, Jean-Luc Vanraes, ministre bruxellois du budget, Luc Lebrun, ancien Directeur au SPF Mobilité et Jérôme Matagne, chargé de mission Mobilité à Inter-Environnement Bruxelles.

    Voir la vidéo.


    Inventaire des enquêtes publiques du 21/10/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 21/10/2009

    https://www.ieb.be/2091
    21 octobre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 21/10/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 22 octobre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 22 octobre 2009

    https://www.ieb.be/2092
    22 octobre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Projet en gros
    Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Steyls et Emile Delva. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement avec étude d’incidences (2e enquête) pour démolir un dépôt, construire des commerces et logements (55 091 m2 hors sol) avec parkings et aménager des espaces non construits en espace vert y compris une voirie de desserte privée ; exploiter un parking couvert pour 438 véhicules et un parking à l’air libre pour 80 véhicules.
    A l’enquête jusqu’au 7 novembre 2009.
    Concertation le 17 novembre 2009.
    Contactez Mathieu Sonck.

    Concertations à venir

    • La plaine du Bourdon fait le plein. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par l’Immobilère Saint-Job/Château d’Or pour la construction d’un ensemble de logements, d’une seniorie de 150 lits, de bureaux et une activité productive et d’une crèche ; et pour l’exploitation de 155 emplacements couverts pour voitures.
    Concertation le 4 novembre 2009.
    Contactez Hélène Quoidbach.

    • Tout est permis à la porte de Ninove. Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1. Demande de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux de près de 9 000 m2 dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. Concertation le 24 novembre 2009. Contactez Pierre Meynaert.

    Résultats de concertations

    • Des logements en plan. Bruxelles-Ville (NOH) : rue Bruyn (Est). Dans le cadre du plan 1000 logements de la Ville de Bruxelles, le CPAS (de la Ville de Bruxelles) souhaite construire 65 nouveaux logements et 1 crèche comprenant 53 emplacements de parking en sous-sol et 18 emplacements en surface. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

    • Cinéma Belle-Vue. Molenbeek-Saint-Jean : Contrat de quartier Cinéma Belle-Vue, périmètre délimité par les rues de l’Avenir et de l’Indépendance, la rue des Quatre-Vents et le canal. Au terme de sa première année, la commune soumet à enquête publique le programme du contrat de quartier. Le volet 1 et 2 prévoient la construction de 25 nouveaux logements sociaux et de 35 logements conventionnés. Plusieurs projets sont prévus dans le cadre du volet 4 : des projets artistiques, la création d’un jardin pédagogique, la création d’une allée (verte) entre la rue Sainte-Marie et la rue Vandermaelen... Deux crèches et des locaux extra-scolaires et sportifs devraient être également construits... Avis favorable. [ Lire l’avis ]

    • Une potion pour du logement. Bruxelles-Ville (NOH) : Petit Chemin Vert, rue de Ransbeek et Venelle de l’Alchimiste. La Région prévoit de construire un ensemble de 199 logements sociaux répartis en 5 bâtiments comprenant un parking couvert de 154 places et 20 places de parking à l’air libre. Avis défavorable. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    La Cityvision ou comment faire beaucoup mieux que la « Métrovision » de la STIB avec moins de moyens

    La Cityvision ou comment faire beaucoup mieux que la « Métrovision » de la STIB avec moins de moyens

    https://www.ieb.be/2093
    23 octobre 2009

    Une nouvelle ambition pour les transports publics urbains et le développement de Bruxelles soutenue par SMoB (Sustainable Mobility in Brussels).

    La Cityvision ou comment faire beaucoup mieux que la « Métrovision » de la STIB avec moins de moyens

    Par Luc Lebrun, Vincent Carton, Michel Hubert et al.[1]

    Ce document est soutenu par SMoB (Sustainable Mobility in Brussels) qui fédère les associations suivantes actives en matière de mobilité à Bruxelles : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral), Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU), TreinTramBus ! (BTTB), NoMo-Autrement mobile, Ligue des familles, Gezinsbond, Fietsersbond, Gracq-les cyclistes quotidiens, Wolu-interquartiers, le Comité de défense des habitants de Bruxelles-centre, Forest Inter-quartiers, l’Association des comités de quartiers ucclois (Acqu), le Comité Longchamps-Messidor, Friends of the Earth Belgium, le Comité de défense de l’Altitude cent (CODA), 4X4 info.

    Le Comité régional bruxellois de la CSC soutient également les orientations défendues dans ce document, de même que le collectif Disturb et ACW Brussel . D’autres associations et organisations seront invitées à se joindre aux premiers signataires pour demander la réouverture du débat sur la vision de la mobilité et du système de transport à Bruxelles.

    Téléchargez le document complet : La Cityvision ou comment faire beaucoup mieux que la « Métrovision » de la STIB avec moins de moyens

    La Cityvision ou comment faire beaucoup mieux que la « Métrovision » de la STIB avec moins de moyens.

    Téléchargez la Carte du réseau Cityvision.

    Téléchargez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la Cityvision lors des premières présentations publiques du document.

    Résumé

    Pourquoi une vision alternative à la « métrovision » de la STIB ?

    « Le nouveau métro fait bouger Bruxelles » , tel était le slogan qui accompagnait, le 4 avril dernier, le lancement du « nouveau » métro bruxellois. L’inauguration de la station Gare de l’ouest et la réorganisation du réseau métro étaient en effet présentées par les responsables de la STIB à la fois comme l’aboutissement de plusieurs années de « restructuration » des réseaux tram, bus et métro et le début d’une nouvelle ère, celle où l’on allait enfin pouvoir envisager de nouvelles extensions du métro, celle de la « métrovision »[2].

    En quoi consiste cette « métrovision » ?

    Elle consiste schématiquement à définir quelques « lignes fortes », complétées par des lignes de rabattement, puis des lignes locales. Dans l’idée, l’usager commence son trajet sur une ligne locale, saute dans une ligne de rabattement de tram ou bus, jusqu’à une correspondance vers une ligne forte, de type métro. C’est la métaphore des petit ruisseaux qui se versent dans les rivières qui se jettent dans des fleuves... Cette « métrovision » est déjà à l’œuvre aujourd’hui et est appelée, selon ses défenseurs, à se renforcer à l’avenir avec de nouvelles extensions de métro, au nord d’abord vers Schaerbeek, au sud ensuite vers Uccle et à l’est enfin à travers Ixelles et le Quartier européen.

    Qu’est-ce que cela signifie sur le terrain pour les usagers ?

    Un nombre invraisemblable de correspondances. Alors que le trajet moyen effectué à Bruxelles est long de 4,5 km, le temps total d’attente est disproportionné par rapport au temps de parcours et parfois supérieur à celui-ci. Une analyse de la STIB réalisée en mai 2005 sur le nombre de liaisons directes et de trajets à une, deux ou trois correspondances entre 27 lieux importants reliés deux à deux, a montré en effet qu’après la restructuration des réseaux tram et bus, seules 13% des liaisons sont directes, 72% se font au moyen d’une correspondance et 15% au moyen de 2 correspondances ou plus. Quand on sait que, outre le temps perdu, les usagers apprécient très peu les changements de tram/bus/métro, spécialement pénibles pour les personnes à mobilité réduite (personnes âgées, parents avec enfants, personnes avec bagages ou courses, personnes avec un handicap, etc.), on comprend mieux le peu de succès des transports publics à Bruxelles (à peine 30 % de parts de marché aux heures de pointe, moins de 10 % dans de nombreux cas[3]).

    D’où vient cette « métrovision » ?

    Au départ, il s’agit d’un geste d’impuissance de la STIB devant la difficulté d’assurer la régularité de ses lignes – que lui impose son contrat de gestion avec la Région. Un grand nombre d’entre elles en effet sont engluées dans des embouteillages que beaucoup de communes ne combattent pas et que la Région elle-même peine à remettre en cause. Concentrer les moyens sur quelques « lignes fortes » est donc d’abord une réaction de repli de la STIB sur les parties du réseau – métro ou tram en site propre – qu’elle maîtrise. Plus récemment, cette « métrovision » s’est convertie en une opération de lobbying intense de la STIB pour remettre à l’ordre du jour l’extension du métro, à la grande satisfaction de certains ingénieurs-maison frustrés de n’avoir pu réaliser de grands travaux souterrains depuis la création de la Région.

    Pourquoi cette « métrovision » n’est-elle pas la solution pour Bruxelles ?

    Parce qu’on a commencé le métro à Bruxelles il y a quarante ans et qu’aujourd’hui, à peine 20 % de la population de la capitale est desservie directement par celui-ci et que les conditions de déplacement à Bruxelles ne se sont pas améliorées pour autant, que du contraire : le temps moyen de trajet de porte à porte a augmenté parce que ni les trams, ni les bus, ni les métros ne roulent plus vite (c’est généralement le contraire), alors qu’il faut ajouter un grand nombre de correspondances.

    Pourquoi faut-il une nouvelle ambition et une autre vision que la « métrovision » pour les transports publics urbains à Bruxelles ?

    Parce qu’on ne peut pas se permettre d’attendre encore quarante ans et dépenser des milliards d’euros pour des solutions partielles, en l’occurrence un réseau de métro qui ne raccourcira pas fondamentalement le temps total (porte à porte) de déplacement de la majorité des usagers, qui est pourtant l’élément premier de l’attractivité des transports publics. Parce que la « métrovision » de la STIB est hasardeuse et fragile, tant financièrement (dans un contexte de déficit public gravissime) que techniquement (des exemples étrangers, comme Cologne, montrent que des difficultés imprévisibles peuvent retarder de plusieurs années les chantiers). Parce qu’il y a moyen de faire beaucoup mieux et beaucoup plus rapidement. Parce que les conditions de circulation à Bruxelles ont empiré depuis le moment (début des années 2000) où la restructuration du réseau de transport public a été envisagée et parce que plusieurs communes sont prêtes aujourd’hui à œuvrer en faveur d’une mobilité durable. Parce qu’il faut mettre les moyens disponibles pour le transport public au service non seulement d’une politique de la mobilité mais d’une vision de l’aménagement du territoire, de la cohésion sociale et de la ville dans son ensemble. Parce que cette politique et cette vision doivent être définies par la Région avant toute décision (comme la prolongement du métro ou l’achat d’un type de matériel roulant) susceptible d’avoir des conséquences à long terme. Parce que tout simplement le nouveau Gouvernement a décidé que le plan tram-bus devait être revu « afin de limiter au maximum les ruptures de charge et d’améliorer la desserte des quartiers » [4] et que cela ne peut se faire sans un changement radical dans la conception du système de transport bruxellois. Il faut aujourd’hui avoir pour objectif d’assurer une mobilité garantissant le droit de tous à se déplacer à Bruxelles dans les meilleures conditions possibles (vitesse, régularité, confort...), dans le respect de l’environnement global (changements climatiques) et urbain (bruit, pollution atmosphérique, qualité de l’espace public...) et dans une vision à long terme du développement urbain.

    Lorsque, après de longs débats, la Région bruxelloise accepta en 2003 le plan de restructuration de son réseau tram, c’était à la condition, selon le Directeur-général adjoint de la STIB de l’époque, Steven Vanackere, aujourd’hui Vice-premier Ministre dans le gouvernement fédéral, que les lignes exclues (pour cause d’irrégularité) du tunnel Nord-Sud de pré-métro y soient réintroduites dès que leur circulation en surface aura été améliorée (actuellement, seules deux lignes circulent encore dans ce tunnel sur les cinq initiales). Il faut relancer cette philosophie et cet engagement aujourd’hui et mettre en œuvre, de manière résolue, un plan de développement des transports publics urbains qui prenne acte du réseau souterrain existant et optimise son exploitation en prenant en compte les déplacements des usagers dans la ville, au lieu de fermer ce réseau sur lui-même. Seuls les responsables politiques peuvent montrer leur volonté d’aller de l’avant rapidement dans la voie que nous traçons ici, au grand bénéfice de Bruxelles, de ses habitants, de ses travailleurs, de ses entreprises, de ses commerces et de sa vie culturelle et sociale.

    Notre proposition pour le réseau ferré de transports publics urbains à Bruxelles : la « cityvision »

    En quoi consiste notre proposition ?

    Elle consiste tout d’abord à optimiser l’usage des tunnels existants, tant de métro que de pré-métro, en y faisant circuler des lignes directement connectées aux principaux points névralgiques de la capitale (centre, haut de la ville, grandes gares, quartiers des bureaux) au départ de tous les coins de la ville. Cela peut se faire, d’une part, avec une formule de métro léger , compatible avec le métro lourd existant (et qui continuerait à exister), comme à Amsterdam ou Francfort, et, d’autre part, avec une formule de semi-métro avec des trams classiques circulant en sites propres en surface et (partiellement) en tunnel[5]. Elle consiste ensuite à compléter le remaillage du réseau et l’allègement des « lignes fortes » en recréant des lignes de tram en surface, notamment dans le pentagone.

    Le réseau que nous proposons est constitué de 24 lignes organisées autour de 6 axes principaux. Ces lignes se concentrent au fur et à mesure qu’elles approchent des points névralgiques de la ville parce que cela correspond aux flux de déplacements. La « cityvision » repose ainsi sur une logique d’arborescence et d’unification du territoire qui se substitue à la logique de rabattement de la STIB. De la sorte, on peut : 1) assurer les liaisons directes demandées, 2) garantir une fréquence attractive en première couronne et au centre, sans gaspillage de moyens en 2e couronne, et 3) assurer la capacité requise en fonction du lieu.

    Qu’est-ce que notre proposition suppose ?

    Le réseau proposé devrait être desservi par des véhicules adéquats, ce qui implique une petite gymnastique technique pour rattraper les erreurs de conception du passé (quais hauts dans le métro, trams bidirectionnels...), mais qui est parfaitement maîtrisée à l’étranger, dans des villes ayant dû corriger les mêmes erreurs (Amsterdam, Rotterdam, Francfort,...). Notre proposition suppose aussi de faire des efforts supplémentaires en faveur de la vitesse et de la régularité des transports publics en surface, pour les rendre réellement prioritaires sur la circulation automobile : sites propres, feux prioritaires, mesures locales de circulation,... Un très grand nombre de villes en Europe (suisses, allemandes, françaises, néerlandaises...) sont passées par-là. Même dans une ville comme Marseille, où la voiture semblait intouchable, la nouvelle ligne de tram a partiellement remis en cause sa domination dans l’espace public. Pourquoi pas à Bruxelles ?

    Pourquoi notre proposition se centre-t-elle sur le réseau ferré ?

    Parce qu’il est au cœur de la « métrovision » de la STIB et que c’est dans ce domaine qu’une série de décisions importantes, engageant lourdement l’avenir, doivent être prises dans un avenir proche. Mais notre proposition tient compte aussi du réseau RER dont la desserte devrait rencontrer certains besoins de déplacement intra-bruxellois (essentiellement, nord-sud), si le Gouvernement régional parvient à peser de tout son poids dans les négociations en cours.

    Au total, avec un réseau de bus et de tram coordonné (STIB, De Lijn et Tec) qui tiendrait compte également des besoins de la grande périphérie, notre capitale serait dotée d’un réseau complet de transports en commun, cohérent, intégré sur le plan tarifaire, conduisant rapidement les usagers où ils doivent se rendre, grâce à d’énormes gains de temps sur les correspondances évitées.

    Notre proposition est-elle plus efficace pour l’usager ?

    Sans aucun doute ! Ce projet – qui est donné à titre indicatif et peut être modifié dans toute la mesure où on ne porte pas atteinte à son principe de base – comporte 24 lignes ferrées dont 2 de métro, 4 de métro léger, 6 de semi-métro et 12 de tram. Ceci est à comparer à la situation actuelle, avec 24 lignes, dont 4 de métro, 5 de semi-métro et 15 de tram. La grande différence est que, dans notre proposition, on assure la continuité des déplacements des usagers (gain de temps en moyenne de 20 à 25%) et une couverture territoriale plus large (en ce compris, les zones de développement de la ville, telles que Tour & Taxis).

    Notre proposition est-elle faisable économiquement ?

    Oui ! Les investissements en infrastructure – qu’il serait malhonnête de ne pas prendre en considération (cf. les calculs de la STIB pour « prouver » la rentabilité du métro) sous le prétexte qu’ils seraient pris en charge par la Région ou l’Etat fédéral via Beliris (ce qui, on le reconnaîtra, est assez incertain dans le contexte actuel) – seraient d’environ 600 millions d’euros pour le noyau principal (environ 55 km de nouvelles voies ferrées). Pour le prix d’une ligne de métro de moins de 10 km kilomètres, on aurait ici un réseau ferré complet et efficace.

    En ce qui concerne le matériel roulant, le coût marginal du projet est à peu près nul et, en termes d’exploitation, il ne devrait pas être significatif non plus, compte tenu de la rentabilité des nouvelles lignes (en comparaison avec certaines lignes, de bus notamment, aujourd’hui largement sous-utilisées car peu efficaces).

    Combien de temps faudrait-il pour mettre en œuvre notre proposition ?

    C’est faisable en dix ans, avec des résultats déjà très palpables au terme de la présente législature. Et cela ne créerait pas moins d’emplois que la construction d’un métro lourd, tout en laissant des marges pour d’autres investissements dans le domaine de la mobilité et pour les autres priorités bruxelloises (logement, formation, aménagement des zones levier,...). Une telle politique serait certes moins « grandiose » et nécessiterait du courage politique — celui de redistribuer l’espace public au détriment, parfois, de la voiture. Elle rendrait cependant service à l’ensemble des quartiers et des habitants, alors que le métro lourd n’a un effet positif que sur un corridor limité et ne résout pas le problème de l’accroissement de la circulation automobile. Bruxelles, capitale de l’Europe, pourrait alors être enfin montrée en exemple pour sa politique de mobilité.

    Quelques conditions politiques de réalisation

    On se demande parfois, dans les relations entre la Région de Bruxelles-Capitale et son opérateur de transport, la STIB, qui est l’« autorité organisatrice », tellement la Région a été en peine jusqu’ici de définir sa propre politique et vision de la mobilité et de l’imposer à l’exploitant, c-à-d la STIB. En témoigne le difficile accouchement – on devrait dire la fausse couche – du nouveau plan régional des déplacements, dit Plan Iris 2.

    La première condition pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent les transports publics à Bruxelles est donc, pour la Région de Bruxelles-Capitale, de s’émanciper quelque peu de la STIB. Autrement dit, il s’agit pour les responsables politiques de se donner les moyens de se forger, en toute autonomie, leur propre vision de la ville et de la mobilité. Le rôle de la STIB ne se résume bien sûr pas à celui d’un simple exécutant mais, en tant que partenaire de la Région, elle n’a pas à se substituer à elle dans les orientations fondamentales à donner à la politique urbaine.

    La deuxième condition pour la Région est ensuite d’assumer ses responsabilités par rapport à la demande générale d’amélioration des déplacements à Bruxelles et par rapport aux enjeux sociaux, économiques, environnementaux et autres qui y sont liés. Cela suppose : 1) d’inscrire la mobilité au cœur de la politique urbaine en général, 2) d’opter très rapidement[6] pour une vision d’avenir qui soit au service de tous et qui n’engage pas les générations futures sur un chemin aussi hasardeux que la « métrovision » de la STIB, 3) d’éviter de prendre des décisions immédiates qui orientent l’avenir dans une mauvaise direction (acquisition de nouvelles rames de métro lourd plutôt que léger, fermeture de la station Albert sur elle-même...).

    La troisième condition est de ne pas trop tergiverser. En effet, il est possible, à l’horizon de la fin de la nouvelle législature (soit dans cinq ans), de voir un nombre significatif de résultats réels (rétablissement de lignes supprimées et mise en service de nouvelles lignes et tronçons reconstituant le puzzle et diminuant les temps de parcours déjà pour un nombre impressionnant d’usagers). A ce moment les décisions ultérieures ne poseront plus de problèmes, parce que tout le monde en voudra (cf. la dynamique française autour des projets de lignes de tram — à Montpellier par exemple, les communes et les habitants se battent pour obtenir le passage du tram par chez eux). Les cinq années ultérieures permettront alors la réalisation du reste, conditionnée plus par l’impossibilité matérielle de mener tous les projets en même temps que par des limites dictées par le budget, puisque celui-ci est nettement inférieur à celui de la « métrovision » de la STIB.

    La quatrième condition est de mener une politique véritablement régionale. La mobilité est en effet une matière où tout le monde s’accorde à dire que l’échelle régionale – voire métropolitaine – est la plus adéquate. Pour ce faire, la participation des communes est essentielle. Afin d’améliorer les performances des trams et des bus circulant en surface, un système d’intéressement de celles-ci aux gains de vitesse commerciale devrait être établi dans le cadre de la relation de la Région avec les pouvoirs locaux : les gains de vitesse évalués en euros seraient par exemple répartis pour moitié entre la commune concernée et la STIB[7].

    Exemples de gains de temps et de vitesse

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    [1] Luc Lebrun est expert en mobilité et ancien directeur au SPF Mobilité & Transport. Vincent Carton est ingénieur civil et urbaniste, auteur de plusieurs études sur les questions de mobilité. Michel Hubert est docteur en sociologie et professeur aux Facultés universitaires Saint-Louis où il a dirigé plusieurs recherches et publié plusieurs ouvrages et articles sur les pratiques de mobilité. D’autres experts en mobilité et en aménagement du territoire ont contribué à l’écriture de ce document mais sont restés anonymes pour des raisons professionnelles.
    [2] Tel était le titre d’un colloque organisé par la STIB le 1er avril 2009 à l’Hôtel Métropole à Bruxelles en présence du Premier Ministre et des autorités régionales, ainsi que de représentants de l’administration et des mondes économique, social, associatif...
    [3] Sources : Iris et Mobel.
    [4] Région de Bruxelles-Capitale, Accord de Gouvernement 2009-2014. Un développement régional durable au service des Bruxellois, 12 juillet 2009, p. 50.
    [5] Comme le « pré-métro » actuel.
    [6] Une attente similaire s’exprime vis-à-vis du futur Plan régional de développement durable (PRDD) qui devrait, lui aussi, voir le jour dans un délai très rapproché.
    [7] La Région flamande retient des principes similaires dans des « convenanten » qu’elle conclut avec les communes et son opérateur De Lijn.
    [8] Les temps de parcours actuels ont été calculés par le simulateur de « recherche d’itinéraire » disponible sur le site internet de la STIB.
    [9] Bus 88 en soirée uniquement.
    [10] En soirée uniquement.
    [11] Avec trajet en train.
    [12] Avec trajet à pied jusque Thomas.
    [13] Idem.
    [14] En soirée uniquement.
    [15] Avec trajet à pied jusque Danco.
    [16] 35 minutes selon le logiciel Stib.
    [17] Bus, en soirée.
    [18] Tram.


    Les fédérations environnementales s'interrogent sur le projet d'aménagement du Heysel

    Les fédérations environnementales s’interrogent sur le projet d’aménagement du Heysel

    https://www.ieb.be/2097
    26 octobre 2009

    IEB, le Bral et BBL appellent à plus de transparence et de concertation !

    Alors que la Ville de Bruxelles organise ce soir une information à l’intention des habitants sur le projet de réaménagement du Heysel, dit projet NEO, Inter-Environnement Bruxelles (IEB), le Brusselse Raad voor het Leefmilieu (Bral) et le Bond Beter Leefmilieu (BBL) s’inquiètent du manque de transparence de la procédure. En effet, la Ville organise jusqu’à présent une bien piètre communication sur le sujet et manque visiblement de volonté pour entamer un dialogue avec les riverains du plateau. En outre, les associations déplorent l’absence de concertation avec les Régions bruxelloise et flamande, lacune inacceptable pour un projet d’une telle envergure et à résonance supra-locale.

    Le lundi 26 octobre, la Ville de Bruxelles, propriétaire du plateau du Heysel, organise une soirée d’information à l’attention des habitants pour leur faire part de l’état d’avancement du projet d’urbanisation du site dit NEO-project. A cette occasion, le bourgmestre présentera notamment les huit lauréats du concours visant à désigner un bouwmeester. Pour la énième fois, les habitants se déplaceront pour entendre les représentants de la Ville se féliciter du potentiel d’un projet pour lequel ils n’ont, jusqu’à présent, jamais été consultés.

    Dans une note d’information, la Ville argue de son souhait de mener toute la procédure dans la transparence la plus totale. La manière de communiquer de la Ville a été coulée par ses propres soins dans une Charte affirmant que « les principes de bonne gouvernance seront rigoureusement respectés : objectivation et transparence des procédures, organisation de concours architecturaux et dialogue constructif avec les riverains » . « Information, transparence et concertation s’imposeront de manière permanente aux artisans du projet. » (www.neobrussels.com).

    Or la Ville semble éprouver des difficultés à lier le verbe à l’action. En effet, la dernière invitation concernant la soirée du 26 octobre a été diffusée très maigrement et rien n’a été annoncé ni sur le site de la commune, ni sur le site du projet Neo, (que la Ville disait finaliser pour le début de ce mois et qui était encore en construction jusqu’à ce week-end). La date de la soirée, initialement fixée au 12 octobre, a été modifiée en toute dernière minute. Comment espérer, dans un tel désordre, que les Bruxellois puissent faire entendre leurs inquiétudes et souhaits ?

    Le temps passe, les étapes se succèdent sans que les habitants soient entendus. Alors que le cahier des charges pour l’étude macro de mobilité est adopté et l’étude déjà lancée, alors que le cahier des charges adressé aux lauréats pour l’élaboration du projet global de réaménagement est finalisé, les remarques des comités et des habitants énoncées lors de la soirée d’information de mai 2009 ne semblent avoir été notées nul part. Où est la transparence annoncée ?

    Les trois fédérations environnementales bruxelloises et flamande déplorent en outre que la région bruxelloise se contente de rester au balcon tandis que la Ville développe ce territoire d’intérêt régional. Quant à la région flamande, elle ne semble nullement associée bien que le Heysel jouxte son territoire et mène ses projets de son côté avec le même autisme (élargissement du Ring, projet U-Place,...).

    IEB, le BRAL et BBL souhaitent un changement radical dans la façon dont ce dossier est géré, exigent une plus grande transparence et plus de concertation et n’hésiteront pas à le rappeler avec insistance aux acteurs politiques concernés.

    Contacts
    - IEB : Claire Scohier – 02/893 09 14 – 0473/667 505 – courriel.
    - BRAL : Joost Vandenbroele – 0473/85 35 37.
    - BBL : Erik Grietens - 0474/40 63 94.


    Le logement coopératif : une nouvelle vie

    Le logement coopératif : une nouvelle vie

    https://www.ieb.be/2111
    26 octobre 2009

    Comment produire du logement pour les personnes aux revenus les plus limités, telle était la question centrale du colloque organisé ce vendredi 23 octobre par le RBDH.

    Dans un contexte de crise du logement persistante à Bruxelles, de nouvelles initiatives en matière de production de logement pour les plus défavorisés sont expérimentées ci et là, tandis que d’anciennes recettes sont remises au goût du jour, telles le logement coopératif.

    Le colloque s’est proposé de brosser le portrait d’initiatives naissantes en Belgique et à l’étranger afin de poser une réflexion sur ce qu’il est possible de réaliser en la matière à Bruxelles.

    Dans un pays qui n’a jamais été prompt à soutenir les initiatives coopératives – ne fût-ce qu’au regard de ses voisins européens – n’est-il pas temps aujourd’hui de changer radicalement notre approche du problème. Plutôt que de soutenir l’accès à la petite propriété de manière individuelle comme nous l’avons toujours fait, le modèle coopératif constituerait un complément idéal au logement public aujourd’hui saturé.

    Au rayon des avantages et des possibilités offertes par le logement coopératif, pointons rapidement : la mixité sociale, l’implication des propriétaires et des locataires dans leur quartier, l’égalité dans la décision, l’aide au financement pour les plus démunis, la mutualisation des coûts, le contrôle du développement des équipements, le contrôle du marché immobilier et surtout l’utilisation des plus-values immobilières éventuelles pour la collectivité,...

    C’est donc avec impatience que nous attendons la publication des actes de ce colloque. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés.

    Infos : www.rbdh-bbrow.be.

    Contactez Thierry Kuyken.


    Densifier NOH... mais encore ?

    Densifier NOH... mais encore ?

    https://www.ieb.be/45959
    26 octobre 2009 • Olivia Lemmens


    La Maison des cyclistes a 10 ans

    La Maison des cyclistes a 10 ans

    https://www.ieb.be/2100
    28 octobre 2009

    Après une balade passant par quelques lieux emblématiques du combat pour le vélo à Bruxelles, la masse critique d'octobre fera la fête à la Maison des cyclistes, à l'invitation du Gracq et du Fiestersbond.

    Rendez-vous le 30 octobre à 18 h à la porte de Namur ou au parking Fraiteur de l’ULB.

    Infos : www.placeovelo.be.


    16es rencontres de Banlieues d'Europe

    16es rencontres de Banlieues d’Europe

    https://www.ieb.be/2102
    28 octobre 2009

    Banlieues d'Europe organise ses 16es rencontres pour mettre en avant des projets artistiques, culturels, éducatifs et sociaux qui présentent des alternatives à la crise que vivent certaines populations au cœur des métropoles européennes.

    Banlieues d’Europe, réseau culturel européen, est un lieu ressources et une plateforme pour les professionnels des secteurs de la culture, de la politique de la ville, du social, de l’urbanisme, de la recherche. Les rencontres 2009 seront centrées sur les alternatives culturelles, sociales, économiques venues de toute l’Europe qui permettent aux populations de faire face aux changements de paradigmes sociaux, de réinvestir leur environnement et leur citoyenneté.

    Pendant trois jours, séances plénières, ateliers simultanés et débats s’alterneront autour de trois principales thématiques :
    - Espaces alternatifs : appropriations des espaces publics, lieux culturels et artistiques, espaces virtuels ;
    - Educations alternatives et solidaires : rencontre de ceux qui traitent la faillite du système et de ceux qui construisent l’alternative ;
    - Economie culturelle et sociale : levier d’insertion socioprofessionnelle et de développement urbain.

    Du 26 au 28 novembre 2009, à Bruxelles et à Liège. Inscription avant le 16 novembre.

    Infos : banlieues.deurope @wanadoo.fr,
    www.banlieues-europe.com.

    Télécharger le programme


    Inventaire des enquêtes publiques du 28/10/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 28/10/2009

    https://www.ieb.be/2109
    28 octobre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 28/10/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 29 octobre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 29 octobre 2009

    https://www.ieb.be/2110
    29 octobre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Projet en gros
    Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Steyls et Emile Delva. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement avec étude d’incidences (2e enquête) pour démolir un dépôt, construire des commerces et logements (55 091 m2 hors sol) avec parkings et aménager des espaces non construits en espace vert y compris une voirie de desserte privée ; exploiter un parking couvert pour 438 véhicules et un parking à l’air libre pour 80 véhicules.
    A l’enquête jusqu’au 7 novembre 2009.
    Concertation le 17 novembre 2009.
    Contactez Mathieu Sonck.

    Concertations à venir

    • La plaine du Bourdon fait le plein. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par l’Immobilère Saint-Job/Château d’Or pour la construction d’un ensemble de logements, d’une seniorie de 150 lits, de bureaux et une activité productive et d’une crèche ; et pour l’exploitation de 155 emplacements couverts pour voitures.
    Concertation le 4 novembre 2009.
    Contactez Hélène Quoidbach.

    • Tout est permis à la porte de Ninove. Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1. Demande de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux de près de 9 000 m2 dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. Concertation le 24 novembre 2009. Contactez Pierre Meynaert.

    Résultats de concertations

    • Un coup de pédale à la pub. Schaerbeek. Demande de permis d’urbanisme pour l’installation de 40 stations vélos dans le cadre de la convention passée entre la Région et JC Decaux. 29 stations assorties de panneaux publicitaires. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

    • Retour à l’Hôtel Central. Bruxelles-Ville : rue A. Orts, 25, et rue des Poissonniers, 16. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager les espaces commerciaux au rez-de-chaussée en un commerce et restructurer trois appartements en deux appartements au premier étage. Avis de la Commission de concertation : Ville de Bruxelles (défavorable), Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement-Urbanisme (abstention) et SDRB (favorable). [ Lire l’avis ]

    • Le Chaudron n’a pas fini de bouillir. Anderlecht : rue du Chaudron et route de Lennik. Projet de cahier des charges pour l’étude d’incidences du permis de lotir pour construire des maisons unifamiliales à Erasme. Le projet Chaudron, initialement scindé en deux demandes de permis (d’une part 72 maisons unifamiliales et d’autre part un ensemble de 1 750 logements) prévoit aujourd’hui d’intégrer les maisons unifamiliales « dans l’objet de l’étude d’incidences en cours » du grand lotissement.
    La demande de permis de lotir pour le projet Chaudron (maisons unifamiliales) soumis à enquête publique en juillet 2009 est resté sans suites. La commune estime ne pas devoir se prononcer sur cette demande qui ne respecte pas les exigences communales et associatives, à savoir la réalisation d’une seule étude d’incidences pour les deux demandes de lotissement (Erasme et Chaudron). Le promoteur continue ainsi son étude d’incidences sur le grand projet de lotissement Erasme en concurrence avec le projet de PPAS en cours. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Des Lange Wappers à Bruxelles aussi

    Des Lange Wappers à Bruxelles aussi

    https://www.ieb.be/2114
    9 novembre 2009

    L'association Louis Paul Boonkring organise, en collaboration avec le Bral et IEB, une balade visant à expliciter les enjeux des mégaprojets qui risquent de bouleverser la ville.

    Le Lange Wapper, c’est le projet de viaduc à Anvers sur lequel les Anversois ont eu l’occasion de se prononcer par référendum le 18 octobre 2009. 60% ont voté contre.

    Mais les Bruxellois connaissent également des mégaprojets risquant de bouleverser la ville : élargissement du Ring, le BILC, le réaménagement des voies ferroviaires dans le Quadrilatère nord suscitant de nombreuses expropriations, le projet de centre commercial sur le site des anciens entrepôts Godin. L’association Louis Paul Boonkring organise, en collaboration avec le Bral et IEB, une balade visant à expliciter les enjeux de ces différents projets. Elle se déroulera le samedi 21 novembre de 10h à 16h30 .

    • 10h : rendez-vous à l’arrêt « Pompiers UZ » du bus 13 (Simonis-UZ). Promenade dans le bois du Laerbeek avec notre guide Erik Meerschaut et Joeri Thijs (transport campaigner Greenpeace).
    • 12h : départ en car vers le GC Nekkersdal.
    • 12h15 : déjeuner sandwichs au GC Nekkersdal, avenue E. Bockstael, 107, à Laeken.
    • 13h15 : promenade à pied vers le site prévu pour le centre de distribution BILC (actuellement TIR), à côté de Tour & Taxis. Explications par Wim Didelez et Jean-Louis Smeyers du comité d’action No Bilc. Intervention par Didi de Paris.
    • 14h30 : cortège avec la fanfare Los Trogos et la chorale Stemmer en suivant le joueur de flûte, direction rue du Progrès. Explications par Claire Scohier (IEB) et des habitants.
    • 15h30 : continuation de la promenade vers le site Godin. Explications par Guido Vanderhulst (la Fonderie), Jan Vromman en Steyn Van Assche (Bral).
      Action ludique.
      Conclusion par Georges Allaert, professeur en aménagement du territoire à l’Université de Gand.
    • 16h30 : fin.

    Inscriptions : Mark Michiels, avenue Nouvelle, 60, à 1040 Bruxelles. Prix : 10 euros (lunch compris) à verser au compte 001-1199489-63 du Boonkring.

    Télécharger le dépliant et le formulaire d’inscription - Les Wappers bruxellois - 21 novembre 2009.


    Baobab 81 souffle sa première bougie

    Baobab 81 souffle sa première bougie

    https://www.ieb.be/2116
    9 novembre 2009

    Ce 12 novembre, le projet de quartier durable saint-gillois Baobab 81 fête son premier anniversaire.

    ll y a un an, un groupe d’habitants des quartiers jouxtant la rue Théodore Verhaegen et au-delà, décident d’associer le haut et le bas de la commune de Saint-Gilles autour d’un projet commun : vivre bien ensemble dans un quartier urbain dense et multiculturel qui respecte la planète.

    Après plusieurs mois d’activités, de soirées de sensibilisation et d’événements festifs, Baobab 81 souhaite prendre du recul sur les réalisations passées afin d’orienter ses projets futurs.

    Aujourd’hui, le groupe pilote vous invite à la Plate-forme anniversaire de Baobab 81. L’occasion de faire un état des lieux du projet, de ses réussites et de son évolution. Mais aussi de recueillir vos idées et suggestions pour la suite ! Nous profiterons également de la soirée pour vous présenter un premier projet qui nous tient à cœur : le nouveau jardin partagé Baobab 81 !

    Un drink et des zakouskis clôtureront la soirée. N’oubliez pas d’amener vos voisins !

    Le jeudi 12 novembre à partir de 20h, chaussée de Forest, 28, à 1060 Saint-Gilles.

    Infos : 02/543 44 15, baobab81 chez ibgebim.be, www.baobab81.org/spip.php ?article26.


    Inventaire des enquêtes publiques du 9/11/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 9/11/2009

    https://www.ieb.be/2120
    9 novembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 9/11/2009


    Les maîtres-composteurs fêtent la nature

    Les maîtres-composteurs fêtent la nature

    https://www.ieb.be/2130
    10 novembre 2009

    Les maîtres-composteurs vous accueilleront ce dimanche 22 novembre 2009 de 10 h à 16 h, à l’occasion de la Fête de la nature.

    De nombreuses autres activités vous seront proposées : bourse aux plantes, visites guidées ornithologiques, balades contées, animation musicale, alimentation bio, concours nature,...

    Au parc Marie-José, à l’angle du boulevard Machtens et de l’avenue de Roovere, à 1080 Molenbeek.


    Salut les usagers captifs de la STIB

    Salut les usagers captifs de la STIB

    https://www.ieb.be/2136
    10 novembre 2009

    Répondez au sondage annuel de la STIB « Enquête de satisfaction 2009 ».

    Rendez-vous sur www3.globalepanel.com. L’occasion unique de donner votre avis sur les nouveautés de l’année écoulée : les nouvelles correspondances, les hausses de tarifs, l’éjection des mendiants, et cætera et cætera...

    L’inconvénient : ça risque de vous prendre le temps d’attente d’un bus un peu décentré un dimanche matin !

    Infos : www.stib.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 12 novembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 12 novembre 2009

    https://www.ieb.be/2143
    12 novembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Tout est doublement permis à la porte de Ninove
    Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1, et square Auguste Smets, 7. Demandes de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux scindé en deux parties de 8 832 m2 d’une part et 10 889 m2 d’autre part dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. L’enquête publique pour les deux demandes qui était initialement organisée au mois d’octobre est réorganisée pour des raisons administratives (dossier incomplet pour l’IBGE).
    A l’enquête jusqu’au 23 novembre 2009.
    Concertation le 15 décembre 2009.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Concertations à venir

    • Projet en gros. Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Steyls et Emile Delva. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement avec étude d’incidences (2e enquête) pour démolir un dépôt, construire des commerces et logements (55 091 m2 hors sol) avec parkings et aménager des espaces non construits en espace vert y compris une voirie de desserte privée ; exploiter un parking couvert pour 438 véhicules et un parking à l’air libre pour 80 véhicules. Concertation le 17 novembre 2009. Contactez Mathieu Sonck.

    • Quel mouche a piqué le Bourdon. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or (plaine du Bourdon). Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la SLRB dans le cadre du Plan Logement pour la construction d’un immeuble de 89 appartements et exploitation de 52 emplacements de parking (37 couverts et 15 non couverts). Concertation le 2 décembre 2009. Contactez Isabelle Hochart.

    Résultat de concertation

    • La plaine du Bourdon fait le plein. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par l’Immobilère Saint-Job/Château d’Or pour la construction d’un ensemble de logements, d’une seniorie de 150 lits, de bureaux et une activité productive et d’une crèche ; et pour l’exploitation de 155 emplacements couverts pour voitures. Avis reporté dans l’attente d’un complément d’information sur les incidences relatives au projet sur l’hydrogéologie et hydrologie. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Le BILC est-il écologique ?

    Le BILC est-il écologique ?

    https://www.ieb.be/2353
    16 novembre 2009

    Le projet du BILC (centre logistique routier du Port de Bruxelles) apparaît en complet décalage avec les nécessités écologiques contemporaines.

    1. Le centre de distribution urbain : un concept controversé aussi sur le plan environnemental...

    Pour rappel, l’idée du BILC date d’une dizaine d’années. Historiquement, il s’agissait de compenser la perte de revenus de certains opérateurs actifs dans les activités de dédouanement, confrontés à la diminution de leurs activités suite à la libre circulation des marchandises imposée par la Commission européenne. Le concept de Centre de Distribution Urbain visait donc à contraindre les transporteurs « braconniers » à passer par un intermédiaire logistique entre le lieu de production et le destinataire final.

    Depuis, des CDU ont été réalisés à La Rochelle, Besançon, Nancy, Rotterdam, Monaco. Beaucoup de ces projets ont d’ailleurs dû être abandonnés tant pour des raisons environnementales : les camionnettes générant un surcroît de congestion non compensé par la disparition des camions.

    A décharge, si le BILC n’est pas un centre de distribution urbain mais bien un espace de stockage à moyen ou long terme ce dont le Port se défend), l’impact environnemental est moindre, mais loin d’être nul (voir plus loin).

    2. L’impact sur les quartiers résidentiels

    La demande de permis du projet BILC mentionne quatre études de faisabilité qui ont été diligentées entre 1996 et 2005. La plus récente porte sur les effets potentiels de l’augmentation du nombre de camions sur les axes routiers bruxellois. Ces études concluent que la localisation du BILC n’est pas de nature à provoquer des nuisances dans son environnement.

    Ces études n’ont pas pu prendre en compte l’évolution urbanistique du quartier : la demande de permis introduite pour l’urbanisation du site de Tour et Taxis (1.535 logements programmés), et le projet toujours à l’étude à la SDRB sur l’ancien terrain de la RTT, rue Claessens (500 logements) sont postérieurs à 2005. Soit au final des milliers de logements en plus, et donc des milliers d’habitants en plus. Le centre logistique projeté sera donc enclavé dans un quartier urbain densément peuplé. Ironie de l’histoire, si ces études ne tiennent pas compte de ces projets qui changent la donne urbanistique, les pouvoirs publics doivent en tenir en compte dans le processus de délivrance de permis. D’autant plus qu’ils en ont connaissance pleinement : la SDRB est un organisme régional et promeut le projet rue Claessens ; la demande de permis d’urbanisme pour Tour et Taxis fait actuellement l’objet d’une étude d’incidences. Les administrations régionales et les Ministres compétents sont donc parfaitement au courant de ce que s’y projette.

    Les déclarations répétées du Port sur l’absence de nuisances pour les zones résidentielles sont donc ici aussi sans aucun fondement. Les répercussions du BILC sur son environnement résidentiel risqueraient d’être graves ; en tout cas, en l’état des savoirs, par absence d’étude récente prenant en compte l’ensemble des logements à construire, il est impossible d’affirmer que le BILC n’aura aucun effet sur l’environnement résidentiel.

    3. Un trafic canalisé ?

    « Tout d’abord, les marchandises acheminées vers les entrepôts arrivent en dehors des heures de pointe par un itinéraire éloigné des zones résidentielles. Elles sont ensuite redistribuées dans la région au moyen de petits véhicules (probablement électriques à l’avenir) pendant la journée, diminuant d’autant les encombrements de la voirie et les nuisances causés par les poids lourds. »
    Charles Huygens, Directeur du Port de Bruxelles (in La Libre le 27/06/2008)

    Charles Huygens oublie de préciser les conclusions de l’étude qui accompagne la demande de permis :
    « ... dès 2002, les itinéraires d’accès au site sont saturés pendant les heures de pointe du matin. L’augmentation de la demande attendue pour 2020 ne peut donc plus provoquer d’augmentation de flux pendant les heures de pointe. L’excès de la demande sur l’offre comble alors complètement les heures dites creuses de la journée.
    (...) Le soir (...), les itinéraires passant par le quartier Nord seront eux aussi saturés, et les principaux trafics de sortie du centre TIR se dirigeront vers le Ring par le boulevard E. Bockstael et l’avenue Houba De Strooper. »
    [1]

    On nous prédit donc :

    • la saturation des abords du TIR toute la journée ;
    • le passage des camions par des zones résidentielles.
      Il faut rappeler que la demande de permis du BILC est accompagnée d’un simple rapport d’incidences, dont le contenu est entièrement contrôlé par la société BILC SA, sans le moindre contrôle indépendant.

    Ce rapport conclut à une incidence quasi nulle du projet sur l’environnement. Il va même plus loin en soulignant que le trafic généré par le projet ne contribuera qu’à « seulement » 10 % de l’augmentation du trafic généré par le projet d’urbanisation de Tour et Taxis. Le Port oublie de préciser que le projet d’urbanisation de Tour et Taxis fait l’objet, lui, d’une étude d’incidences et que la pression est forte pour réduire notablement le nombre d’emplacements de parkings sur le site. Cette attitude du « si lui le fait, je peux aussi le faire » n’est pas acceptable de la part des autorités publiques.

    Autre aspect de la mobilité : le chargé du rapport d’incidences envisage des solutions destinées à élargir les voiries d’accès pour permettre le passage des camions en toute facilité. Le réaménagement de l’avenue de Vilvorde a déjà été réalisé sans permis, le réaménagement de l’avenue du Port voulu par Pascal Smet vient de recevoir un permis au forceps. Resteraient deux goulets d’étranglement : le square de Trooz et le pont Van Praet. Deux nœuds gordiens : dans le premier cas, on envisagerait un tunnel le long du canal, dans le second cas, mystère... En tout état de cause, la localisation du BILC à Tour et Taxis n’est pas adéquate au vu des modifications du réseau routier que cela entraîne.

    Dernier aspect soulevé par le chargé de rapport d’incidences : pour accéder au BILC depuis le Ring sans pénétrer dans les quartiers résidentiels, les camions devraient être canalisés sur l’axe de la chaussée de Vilvorde.

    Sauf que pour que cela fonctionne en préservant les quartiers résidentiels, il faudra :

    • interdire l’accès camions à la rue Marie-Christine, rue commerçante, ce qui sera difficile de l’aveu même du bureau d’études ;
    • tenir compte que cette mesure de canalisation perd de son efficacité et de son utilité lorsque la congestion se développe et bloque les camions au square de Trooz et au pont Van Praet. Ce que le bureau d’études résout en prévoyant d’autoriser les camions à destination du BILC à emprunter les voiries interdites aux camions, donc aussi dans les quartiers résidentiels[2].

    L’impact direct sur les quartiers résidentiels sera donc important ; l’avenue du Port et la chaussée de Vilvorde ne pourront pas concentrer tout le trafic des camions.

    4. Une plateforme trimodale ?

    « Les perspectives du transport palettisé par la voie d’eau sont également très positives pour le centre TIR et le futur BILC, à proximité du bassin Vergote. Il permettra en effet de relier le TIR et le BILC presque directement à la voie d’eau afin d’en faire des centres logistiques bimodaux. À terme, la volonté du Port de Bruxelles est d’ajouter un troisième mode de transport à l’offre pour le BILC en réactivant la liaison ferroviaire. »
    Communiqué de presse du Port de Bruxelles du 11/09/2008

    Le projet du BILC est à l’enquête publique depuis le 12/09/2008. Le projet est très clairement présenté dans la demande de permis comme une extension du centre T.I.R. voisin, le centre logistique monomodal qui fait de l’entreposage son activité principale. Les prévisions les plus optimistes du Port sont qu’à terme, 10% des marchandises transitant par le BILC seront transportées par la voie d’eau. À terme (hypothétique), 90% des marchandises transitant par le BILC seront transportées par camion.

    L’idée d’un transbordement avec la voie d’eau est aussi une illusion. Le porteur du projet prévoit un quai de déchargement à environ 1 kilomètre du BILC. Les marchandises palettisées seraient acheminées sur l’avenue du Port à l’aide d’une voiturette pourvue d’une remorque telle qu’on en trouve dans les aéroports pour transporter les bagages. Quand on sait qu’un bateau de petite taille contient 1000 palettes, on imagine déjà les allers-retours de la voiturette sur un axe déjà saturé. Détail piquant, les plans de la demande de permis ne mentionnent même pas cette possibilité...

    Quant à la liaison avec le chemin de fer, rappelons tout de même que la SNCB a retiré les rails du site il n’y pas bien longtemps et n’est pas prête à les remettre : le schéma directeur Tour et Taxis prévoit l’aménagement d’une coulée verte depuis Bockstael sur l’assiette des anciennes voies de chemin de fer ; le relief a été largement modifié depuis ; la réinstallation de rails représenterait un coût très important.

    Les prévisions du Port de Bruxelles les plus « ambitieuses environnementalement » apparaissent donc en complet décalage avec les nécessités écologiques contemporaines, que tout le monde, de la Région bruxelloise à la Commission européenne, promeut aujourd’hui ardemment. Dans le contexte actuel, se donner des objectifs aussi faibles est donc tout à fait à contre-courant.

    Le BILC sera donc tout camion. Les transports « propres » par voie d’eau ou par fret ferroviaire sont de pures fictions qui n’auront jamais cours sur le site du BILC.



    [1] Rapport Stratec – Plan d’accessibilité du centre T.I.R., avril 2004, p.6.
    [2] Rapport Stratec – Plan d’accessibilité du centre T.I.R., pp. 18-19.


    Semaine européenne de la réduction des déchets : IEB participe

    Semaine européenne de la réduction des déchets : IEB participe

    https://www.ieb.be/2139
    18 novembre 2009

    IEB participe à la Semaine de réduction des déchets en organisant une action à la Maison du Développement Durable Mundo-B.

    Du 21 au 29 novembre 2009, se tiendra la première édition de la Semaine de la réduction des déchets qui aura lieu simultanément dans plusieurs pays européens et aura pour objectif de mettre en avant la prévention des déchets.

    Infos : www.ewwr.eu.

    A la Maison du Développement Durable, Mundo-B, IEB et RREUSE proposent aux travailleurs qui occupent le bâtiment de participer activement à cette semaine en favorisant le réemploi et le compostage. Au cours de la semaine chacun est invité à donner des objets en bon état qui alimenteront la grande donnerie organisée en fin de semaine. Les objets qui n’auront pas trouvé preneur seront repris par les Petits Riens. Au cours de la semaine les 25 associations de Mundo-B ainsi que de sa cafétéria auront également comme défi d’éviter à 30kg de déchets organiques le chemin de l’incinérateur !

    L’ensemble du programme de la semaine peut être consulté sur le site de l’administration régionale.

    Infos : www.bruxelles
    environnement.be
    .

    Parmi les activités proposées en Belgique : le 27 novembre, plus de 175 écoles participeront à la Récup’attitude. Cette action fait partie de la campagne « Effet de jeunes contre effet de serre » de Green asbl qui vise à mobiliser les écoles primaires et secondaires sur le thème des changements climatiques.

    Infos : 02/893 08 08, www.effetdejeunes.be.


    Pour Jeroen !

    Pour Jeroen !

    https://www.ieb.be/2140
    18 novembre 2009

    Le 9 novembre, vers 6 h du matin, Jeroen Peters, qui occupait un bâtiment propriété du CPAS de Bruxelles au 100 rue de Flandre, a été expulsé.

    Le CPAS de la Ville de Bruxelles préfère bien évidemment rentabiliser les lieux qui doivent être transformés en commerce, les étages seront quant à eux prévus pour des logements à loyers non modérés ni sociaux. Jeroen, il est vrai, a refusé de signer une convention avec le CPAS pour des raisons qui nous sont encore inconnues, cependant cela ne justifie en aucun cas une expulsion aussi brutale, qui plus est en période hivernale. En effet, ce bâtiment, transformé par Jeroen en logement et galerie d’art, a été tout simplement saccagé pour entamer les travaux de rénovation, réduisant à néant en quelques instants le fruit d’un long travail que l’artiste avait entrepris pour transformer cette maison à l’abandon en lieu de vie et en espace d’exposition.

    Dans le milieu associatif et dans ce quartier, où Jeroen est connu et apprécié pour ce qu’il est et ce qu’il a osé entreprendre, c’est l’indignation et l’incompréhension. Comment accepter qu’un Centre Public d’Aide Sociale dont la mission première est le soutien aux plus fragiles puisse dévaster en quelques instants le logement qu’un homme a patiemment rénové de ses propres mains ?

    Signalez votre désaccord avec ces pratiques indignes en signant la pétition et en envoyant un courrier de protestation au Bourgmestre et au Président du CPAS de Bruxelles.

    Infos : http://4876.lapetition.be,
    http://www.vimeo.com/2920989,
    http://www.vimeo.com/6984155.

    Téléchargez la lettre de soutien à Jeroen Peters (doc).


    Inventaire des enquêtes publiques du 18/11/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 18/11/2009

    https://www.ieb.be/2146
    18 novembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 18/11/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 novembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 novembre 2009

    https://www.ieb.be/2144
    19 novembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Tout est doublement permis à la porte de Ninove
    Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1, et square Auguste Smets, 7. Demandes de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux scindé en deux parties de 8 832 m2 d’une part et 10 889 m2 d’autre part dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. L’enquête publique pour les deux demandes qui était initialement organisée au mois d’octobre est réorganisée pour des raisons administratives (dossier incomplet pour l’IBGE).
    A l’enquête jusqu’au 23 novembre 2009.
    Concertation le 15 décembre 2009.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Concertations à venir

    • Quel mouche a piqué le Bourdon. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or (plaine du Bourdon). Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la SLRB dans le cadre du Plan Logement pour la construction d’un immeuble de 89 appartements et exploitation de 52 emplacements de parking (37 couverts et 15 non couverts). Concertation le 2 décembre 2009. Contactez Isabelle Hochart.

    Résultat de concertation

    • Une grande surface avenue de la Couronne. Ixelles : avenue de la Couronne, 330. Demande de permis mixte pour la destruction de l’ancienne librairie Agora et la construction d’un immeuble comportant un rez commercial, 33 logements et 65 emplacements de parking. Avis favorable sous conditions. Le projet déroge à quelques prescrits du RRU mais la Commission de Concertation réclame une toiture végétalisée au dessus du commerce et un désamiantage en règle. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Bruxelles en mouvements n°228 — 23 novembre 2009

    Bruxelles en mouvements n°228 — 23 novembre 2009

    https://www.ieb.be/2150
    24 novembre 2009

    - Des compensations aux charges d’urbanisme
    PREMIÈRE PARTIE
    - Parlement européen : historique des charges d’urbanisme
    DEUXIÈME PARTIE
    - Les charges d’urbanisme : régime actuel
    - Porte de Ninove : quand les charges précèdent le permis
    CONCLUSIONS
    - Charges d’urbanisme : un chemin au long cours semé d’embûches

    Ça se passe près de chez vous
    - Interview d’urbAgora
    - Liège en mouvements

    Editorial
    Une année expérimentale !

    Et aussi
    Le relevé mensuel de la qualité de l’air à Bruxelles.


    Art Security Service

    Art Security Service

    https://www.ieb.be/2154
    24 novembre 2009

    Projection du film de Bernard Mulliez sur le projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein.

    Le débat qui suivra portera sur les mécanismes de gentrification à l’œuvre dans la plupart des grands centres urbains et sur la place qu’y tiennent les initiatives culturelles.

    Le 2 décembre à 19h30 au Pianofabriek, rue du Fort, 35, à 1060 Saint-Gilles.

    Infos : 0484/62 71 59,
    cinedomo chez googlegroups.com,
    http://cinedomo.over-blog.com.


    Maisons d'hiver : des policiers sous le sapin

    Maisons d’hiver : des policiers sous le sapin

    https://www.ieb.be/2156
    25 novembre 2009

    Ce vendredi 20 novembre, place Sainte-Catherine, la « Fondation Maisons d'hiver » a tenté d'occuper les chalets du marché de Noël.

    L’action avait été préparée pour squatter 12 emplacements. L’objectif était de doubler symboliquement le nombre de logements sociaux créés en région bruxelloise durant l’année 2008 et répertoriés au nombre de 12. Un chiffre désespérant alors que 32 000 ménages sont toujours actuellement en liste d’attente pour accéder à un logement de service public.

    Les quelque 50 manifestants ont tout d’abord tenté la négociation avec les représentants des « Plaisirs d’Hiver » . L’autorisation a été donnée pour ouvrir uniquement un chalet et l’occuper jusqu’au lendemain midi. La visibilité de l’action s’en trouvait alors passablement réduite et la symbolique annulée. Discrètement et sans dégâts aucun, un deuxième chalet a été ouvert. Pour les forces de l’ordre, c’était visiblement le squat de trop ! L’assaut a été donné et trois personnes ont été embarquées. On ne plaisante pas avec les « Plaisirs d’Hiver » , et puis ça fait désordre visiblement toute cette misère et cette contestation affichées sur la place publique au milieu des guirlandes et des illuminations.

    Le rapport de force était disproportionné. Tant d’uniformes pour si peu de manifestants bien organisés pour faire une action pacifique avec la volonté de ne surtout rien endommager, cela pose question. Les organisateurs de « Plaisirs d’Hiver » évoquent la sacro-sainte sécurité pour justifier leur opposition à l’occupation des chalets.

    Les associations de défense pour le droit à un logement décent tentent désespérément de faire entendre leurs revendications : l’occupation des bâtiments vides, des loyers acceptables et des logements sociaux en nombre suffisant.

    Certains n’y croient plus comme d’autres ne croient plus au Père Nöel.

    Soutenez cette action sur www.maisonsdhiver.be.


    Nouveau Point vélo de la gare du Luxembourg

    Nouveau Point vélo de la gare du Luxembourg

    https://www.ieb.be/2158
    25 novembre 2009

    Le 1er décembre à 11h, inauguration officielle du nouveau Point vélo de la gare du Luxembourg.

    Afin d’améliorer l’accueil des vélos en gare, la SNCB aménage depuis 2007 des Points vélos qui sont exploités par des organisations d’économie sociale. Leurs fonctions sont multiples : parking surveillé, mise en ordre, vente d’accessoires, location de vélos et même atelier de réparation,... ainsi qu’un point d’information sur le bon usage du vélo.

    A Bruxelles, on trouve des Points vélos à la gare du Nord et à la gare Centrale. Un Point vélo est prévu à la gare du Midi en 2010. D’autre part les Ateliers de la rue Voot ont ouvert un Point vélo face au campus de la VUB.

    Ce 1er décembre à 11h, l’asbl Cyclo inaugure son troisième point vélo bruxellois à la Gare du Luxembourg : discours, drink et musique.


    Plus de 200 habitants concernés !

    Plus de 200 habitants concernés !

    https://www.ieb.be/2159
    25 novembre 2009

    Les travaux d'infrastructures ferroviaires liés au projet du RER à proximité de la gare du Nord (appelé Quadrilatère Nord) risquent d'être la cause de l'expropriation de plus de 200 habitants de la rue du Progrès à Schaerbeek.


    Les mauvais tours du géant Lange Wapper à Bruxelles

    Les mauvais tours du géant Lange Wapper à Bruxelles

    https://www.ieb.be/2161
    25 novembre 2009

    C'est en fanfare, en musique et sous un ciel bleu éclatant qu'une quarantaine de personnes ont pu découvrir ou redécouvrir les « Lange Wappers bruxellois » samedi dernier dans la cadre d'une balade organisée par l'association Louis-Paul Boonkring.

    Un Lange Wapper est un géant de légende qui joue de mauvais tours aux habitants de la ville d’Anvers. C’est le nom donné aujourd’hui au projet d’un viaduc long de 2 km (Lange Wapperbrug) surplombant une partie de la ville et que les Anversois ont rejeté par référendum, le 19 octobre 2009. Pendant ce temps, Bruxelles est aussi aux prises avec les mauvais tours du géant, citons notamment en vrac les projets de centres commerciaux au Heysel et sur le site des anciens entrepôts Godin, l’élargissement du Ring au nord de Bruxelles ou encore certains des travaux d’infrastructures ferroviaires liés au projet du RER. Ce dernier risque notamment d’être la cause de l’expropriation de plus de 200 habitants de la rue du Progrès à Schaerbeek.
    Nous leur avons rendu visite dans l’espoir d’un sort plus radieux pour ces territoires, leurs habitants et leurs occupants. Pour plus d’infos sur ces fameux Lange Wappers, faites un petit tour sur :
    www.ieb.be/dossiers-ieb/poeleries-godin pour le projet de centre commercial sur le site des anciens entrepôts Godin ;
    www.ieb.be/elargissement-du-ring pour le projet d’élargissement du Ring
    www.ieb.be/rue-du-progres pour les projets ferroviaires à la rue du Progrès.


    Inventaire des enquêtes publiques du 25/11/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 25/11/2009

    https://www.ieb.be/2166
    25 novembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 25/11/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 26 novembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 26 novembre 2009

    https://www.ieb.be/2167
    26 novembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    Concertations à venir

    • Quel mouche a piqué le Bourdon. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or (plaine du Bourdon). Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la SLRB dans le cadre du Plan Logement pour la construction d’un immeuble de 89 appartements et exploitation de 52 emplacements de parking (37 couverts et 15 non couverts). Concertation le 2 décembre 2009. Contactez Isabelle Hochart.

    • Tout est doublement permis à la porte de Ninove. Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1, et square Auguste Smets, 7. Demandes de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux scindé en deux parties de 8 832 m2 d’une part et 10 889 m2 d’autre part dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. L’enquête publique pour les deux demandes qui était initialement organisée au mois d’octobre est réorganisée pour des raisons administratives (dossier incomplet pour l’IBGE). Concertation le 15 décembre 2009. Contactez Pierre Meynaert.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Des coupures-pub dans les films à la RTBF ?

    Des coupures-pub dans les films à la RTBF ?

    https://www.ieb.be/2175
    26 novembre 2009

    Le gouvernement de la Communauté Wallonie-Bruxelles semble vouloir concrétiser les nouveaux souhaits du monde publicitaire et de la direction de la RTBF. La plateforme VAP qui réunit de nombreux interlocuteurs du secteur associatif, dont IEB, réagit dans une carte blanche publiée dans la Libre le 26 novembre 2009.

    Une pétition a aussi été lancée à l’attention du Parlement de la Communauté Wallonie-Bruxelles contre l’augmentation de la pub à la RTBF. Signez vite : http://5712.lapetition.be/.

    Le gouvernement semble vouloir concrétiser les nouveaux souhaits du monde publicitaire et de la direction de la RTBF. Une décision gouvernementale ne suffit pas. Le Parlement doit aussi se positionner.

    Dans la foulée de la confection du budget 2010 de la Communauté française, les médias se sont faits l’écho d’une série de modifications importantes dans la programmation de la RTBF. Ainsi, la publicité pour les « médicaments de comptoir » (qui ne nécessitent pas de prescription médicale) et l’interruption des films par une coupure publicitaire devraient faire leur apparition sur les chaînes du service public.

    Pour permettre à la RTBF d’interrompre jusqu’à deux fois sa diffusion de films par des spots de publicité, une décision gouvernementale ne suffit pas. Complémentairement, il revient aux parlementaires (et donc, aussi à l’opposition) de se positionner dans un débat public par rapport à l’abrogation d’une partie du décret SMA[1] : « [ ] dans les services édités par la RTBF et par les télévisions locales, la publicité et l’autopromotion ne peuvent interrompre ni une œuvre de fiction cinématographique, ni une œuvre dont l’auteur veut conserver l’intégrité, ni une séquence d’un programme [2]  » .

    Si elle devait s’appliquer à la RTBF, cette coupure des films va sans doute encore réduire son audience car elle n’attirera certes pas de nouveaux téléspectateurs[3] mais elle lui fera vraisemblablement perdre une partie importante de son public naturel qui est déjà déçu de l’évolution actuelle de ses programmes. Il préférera découvrir les films en louant des DVD ou en les téléchargeant sur Internet. Financièrement, cette évolution pourrait donc même être contre-productive car elle pourrait contraindre la RTBF à réviser à la baisse sa tarification pour ses annonceurs.

    La Communauté française rame aveuglément à contre-courant de la tendance lourde qui consiste, dans les pays voisins, à réduire la présence publicitaire dans le service public. En 2010, il n’y aura plus de publicité commerciale sur les chaînes publiques en Espagne. Et ce sera également le cas pour France Télévisions dès 2012. Au contraire, chez nous, on charge de plus en plus la barque.

    Le gouvernement précédent et sa majorité PS-CDH ont permis à la RTBF d’utiliser de nouvelles formes publicitaires telles que l’ « écran partagé » (une même image propose simultanément la publicité et un élément informatif comme le déroulement de manière quasi illisible du générique de fin d’un film) et le « placement de produit » (la présence de marques dans les émissions elles-mêmes). Ce dernier qui va apparaître tout prochainement sur nos écrans n’est même pas interdit à l’ensemble des émissions d’information, uniquement aux « journaux télévisés » !

    Et dès le 1er janvier 2010, la part possible de rentrées publicitaires pour financer le budget du service public passera de 25% à 30%.

    Il y a enfin le manque de régulation sur Internet qui peut mener à bien des dérives et voilà la RTBF déjà réprimandée par la ministre Fadila Laanan pour avoir fait la promotion sur son site de paris sportifs en ligne ! De là à s’interroger sur l’intérêt pour la RTBF de rapatrier une partie de ses émissions pour les enfants vers le portail qu’elle se prépare à consacrer à la jeunesse sur Internet, il n’y a qu’un pas. Cette stratégie pourrait, en effet, lui permettre de limiter l’application de la règle des cinq minutes (interdiction de diffuser de la publicité et du sponsoring autour des programmes pour les moins de 12 ans) qui ne concerne actuellement que ses émissions de radio et de télévision.

    La nouvelle majorité PS-CDH-Ecolo semble donc pratiquer la surenchère dans le développement de la présence publicitaire du service public, trahissant du même coup l’esprit de sa déclaration gouvernementale, l’encre de celle-ci n’étant même pas encore séchée.

    Suite au mémorandum adressé à tous les partis politiques avant les élections par VAP !, la plateforme qui réunit de nombreux interlocuteurs du secteur associatif, le nouveau gouvernement de la Communauté française s’est engagé dans son programme à réaliser une « étude objective et scientifique relative au financement de la RTBF et à la recherche de financements alternatifs à la publicité et au sponsoring, sans affaiblir l’offre de service public, et en garantissant la stabilité et la pérennité du financement de cet opérateur » .

    Avant même d’entreprendre cette étude et donc de disposer de ses résultats, le gouvernement semble vouloir concrétiser les nouveaux souhaits du monde publicitaire et de la direction de la RTBF aux abois. Le gouvernement agit, puis réfléchit ?

    Cette attitude engage et fragilise l’avenir de notre public audiovisuel. Plus la présence publicitaire sera prégnante, et plus la RTBF cherchera à ressembler à RTL-TVI. La différence des conditions restrictives à l’usage publicitaire va se restreindre de plus en plus entre notre diffuseur public et les chaînes privées captables en Communauté française, ce qui permettra bien vite à ces dernières, et à juste titre, de déposer plainte auprès des instances européennes pour concurrence déloyale.

    Si, comme annoncé, une troisième chaîne voit le jour sans publicité (et sans sponsoring ?) et que celle-ci rassemble la majorité des demandes de type « service public » pour les grandes minorités (enfants, sourds et malentendants, culturels, amateurs de VO, etc.), on peut craindre que La une et La deux, aux heures de grande écoute, se commercialisent à tel point qu’elles n’auront plus comme avenir que la privatisation.

    Pour justifier l’option gouvernementale, certains vont sans doute argumenter en rappelant la crise économique que nous traversons. Celle-ci a bon dos, d’autant plus qu’elle était déjà bien là quand la nouvelle majorité a choisi et verbalisé ses priorités. Des alternatives existent pourtant. Plutôt que d’ouvrir davantage les portes de la RTBF aux annonceurs, d’autres économies peuvent être proposées. Par exemple, supprimer des émissions qui ne répondent à aucune mission du service public. Elles sont généralement onéreuses à produire et sont diffusées pour attirer des publics-cibles qui intéressent particulièrement les publicitaires. Entre les bénéfices qui se dégageraient de la suppression de la diffusion par la RTBF de la Formule 1 (que le public peut suivre de toute façon sur TF1), et les rentrées des coupures publicitaires dans les films, pour beaucoup, le choix serait évident. Si les dés ne sont pas pipés, c’est pareil débat public qu’on est en droit d’attendre de l’Olivier et de l’opposition au Parlement de la Communauté française.

    La plateforme VAP ! est composée notamment de : Conseil de la jeunesse d’expression française, Consoloisirs.be, Culture et développement, Equipes populaires, Inter-Environnement, Respire, Appel pour une école démocratique, Infor-Drogues, Mouvement de femmes, le Grappe, le Réseau de consommateurs responsables, le Réseau idée, Univers-Santé, etc.

    Infos : www.vigilanceactionpub.org, www.lalibre.be.



    [1] Il s’agit du décret qui transpose en Communauté française la directive européenne sur les Services de médias audiovisuels.
    [2] L’autre proposition gouvernementale, permettre la publicité pour les médicaments de comptoir (sans prescription), ne doit par être votée par le Parlement car elle n’est pas mentionnée dans le décret SMA. Pour l’imposer, il suffit donc au gouvernement de prévoir un avenant au contrat de gestion actuel de la RTBF.
    [3] Plusieurs enquêtes tendent à démontrer que les usagers du petit écran sont de plus en plus rétifs à la publicité télévisée.


    Infrabel ouvert à toute proposition pour reloger les habitants de la rue du Progrès ?

    Infrabel ouvert à toute proposition pour reloger les habitants de la rue du Progrès ?

    https://www.ieb.be/2164
    26 novembre 2009

    Interpellé par IEB, lors du débat de Télé Bruxelles consacré au RER de ce mardi 24 novembre, sur l'obligation morale de reloger les dizaines de locataires expulsés de la rue du Progrès par le projet du RER, Benoît Gilson, responsable de la communication d'Infrabel, a annoncé qu'Infrabel était ouvert à toute proposition en ce sens et s'interrogeait simplement sur l'opportunité de construire des logements à proximité des voies ferroviaires.

    Voir le débat sur le site de Télé Bruxelles.

    Concernant cette opportunité, c’est oublier que l’idée de reconstruire du logement sur le site après destruction des 28 habitations actuelles a été abandonnée depuis bien longtemps au vu de l’emprise que prendrait le viaduc ferroviaire à cet endroit et de la gêne plus qu’excessive qu’il en résulterait pour de futurs habitants. Cette piste abandonnée, que reste-t-il comme espoir pour les locataires expulsés en cas de délivrance du permis, ce qui ne saurait tarder ?

    La loi organisant des expropriations d’utilité publique est bien silencieuse sur les droits des locataires. Malgré ce silence, il semble trivial qu’Infrabel ne puisse déloger des dizaines d’habitants pour ces projets, même s’ils sont d’utilité publique, sans se soucier de leur sort. Infrabel, lors du débat précité, s’est dit ouvert à toute proposition. Celle-ci serait-elle inexistante ? Que nenni ! Depuis des mois, les habitants, la commune de Schaerbeek et les associations concernées ont fait part de leurs exigences dans ce dossier épineux [1] et notamment de la nécessité qu’Infrabel prenne à sa charge la reconstruction d’une surface équivalente aux logements détruits (9.000 m2) dans le quartier. Jusqu’à présent, Infrabel a refusé de prendre tout engagement en ce sens tandis que les habitants menacés sont maintenus dans l’ignorance des suites du dossier. Pendant qu’Infrabel négocie au cas par cas le rachat des immeubles avec les habitants propriétaires, les locataires vivent dans l’angoisse de ne pas être relogés dans leur quartier.

    Il est temps qu’Infrabel s’engage clairement, avant la délivrance du permis, à bloquer les fonds nécessaires permettant la reconstruction des logements pour reloger les locataires expulsés dans leur quartier. Les propositions sont sur la table, Infrabel n’a qu’à s’en saisir !

    Contact :
    IEB, Claire Scohier, 02/893 09 14, 0473/667 505, courriel.


    [1Voir le communiqué de presse d’IEB, du Bral, du RBDH, de l’Union des Locataires du Quartier Nord et de Pétitions-Patrimoine du 22 avril 2009 (Expropriations en vue du Progrès) et l’avis défavorable au projet de la commune de Schaerbeek du 5 mai 2009 (Avis de la commune de Schaerbeek sur le projet Quadrilatère Nord - 18 mai 2009).

    IEB appelle à la mobilisation pour le climat

    IEB appelle à la mobilisation pour le climat

    https://www.ieb.be/2169
    30 novembre 2009

    Avec IEB, venez gonfler les rangs de la « Vague pour le Climat » avec vos amis et votre famille, le samedi 5 décembre 2009 à 14h, place du Luxembourg.

    La Coalition Climat [1] a mis sur pied l’« Appel pour Copenhague » qui, destiné à nos politiciens, établit clairement les conditions à rencontrer pour que la Conférence des Nations unies sur le climat soit une réussite.

    Le climat, c’est l’affaire de tous ! Alors ralliez vous aussi notre « Appel » afin de montrer à nos représentants combien le réchauffement climatique est un problème prioritaire pour la population belge. Ainsi, nous les pousserons à s’engager et à prendre leur responsabilité lors des négociations.

    En vue du Sommet de Copenhague, la plateforme Coalition Climat organise une manifestation : la Vague pour le Climat. Rejoignez-la ce samedi 5 décembre à 14 h , place du Luxembourg à Bruxelles, pour renforcer cette marée humaine.

    Pour les sympathisants qui voudraient rejoindre le groupe d’IEB dans la manifestation, un départ est prévu à 13h45 depuis nos bureaux à Mundo-B, rue d’Edimbourg, 26, à Ixelles.

    Voir la vidéo : www.youtube.com/watch ?v=SlxOoATTv4o.

    Signez la pétition : www.coalitionclimat.be/Je-veux-participer.

    Infos : www.coalitionclimat.be.


    [1Depuis 3 ans, la Coalition Climat agit en tant que plateforme de lutte contre le réchauffement climatique regroupant de nombreuses associations environnementales (Inter-Environnement Wallonie, Greenpeace,...), socio-culturelles (Ligue des familles, Les Scouts,...) ou encore défendant les intérêts des pays du Sud (Oxfam,...), ainsi que d’autres acteurs de la société civile (syndicats,...).

    Le premier centre de jour pour femmes sans abri à Bruxelles

    Le premier centre de jour pour femmes sans abri à Bruxelles

    https://www.ieb.be/2177
    1er décembre 2009

    L'association Chez Elles/Bij Haar a décidé d'occuper le bâtiment situé au 100 de la rue de Flandre afin d'y créer un centre de jour pour accueillir les femmes sans abri.

    Ce centre fera le relais avec les centres de nuit et mettra à disposition des douches gratuites, un dépôt et des consignes. Il offrira aussi une écoute et un accompagnement social.

    Pour soutenir cette initiative, téléchargez la lettre de soutien pour l’ouverture du centre de jour pour femmes sans abri à Bruxelles et renvoyez-la avec votre signature et éventuellement un mot d’encouragement à Chez Elles/Bij Haar, rue de Flandre, 100, à 1000 Bruxelles ou par e-mail à Rim Id Miloud.


    Inventaire des enquêtes publiques du 2/12/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 2/12/2009

    https://www.ieb.be/2180
    2 décembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 5/12/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 décembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 décembre 2009

    https://www.ieb.be/2181
    3 décembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    Concertations à venir

    • Tout est doublement permis à la porte de Ninove. Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1, et square Auguste Smets, 7. Demandes de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux scindé en deux parties de 8 832 m2 d’une part et 10 889 m2 d’autre part dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. L’enquête publique pour les deux demandes qui était initialement organisée au mois d’octobre est réorganisée pour des raisons administratives (dossier incomplet pour l’IBGE). Concertation le 15 décembre 2009. Contactez Pierre Meynaert.

    Résultat de concertation

    • Projet en gros. Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Steyls et Emile Delva. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement avec étude d’incidences (2e enquête) pour démolir un dépôt, construire des commerces et logements (55 091 m2 hors sol) avec parkings et aménager des espaces non construits en espace vert y compris une voirie de desserte privée ; exploiter un parking couvert pour 438 véhicules et un parking à l’air libre pour 80 véhicules. Avis reporté.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Mobilisation pour le climat

    Mobilisation pour le climat

    https://www.ieb.be/2184
    6 décembre 2009

    Nous étions 15 000 à braver la pluie et le vent à faire une vague pour le climat autour du Berlaymont.

    Infos : www.coalitionclimat.be.


    Bruxelles en mouvements n°229 — 7 décembre 2009

    Bruxelles en mouvements n°229 — 7 décembre 2009

    https://www.ieb.be/2196
    7 décembre 2009

    - De la pauvreté du sentiment d’insécurité
    - Objectiver l’insécurité et diversifier ses sentiments
    - Le Maritime : à contre-courant des préjugés
    - Conclusions : disqualifier l’insécurité et requalifier les quartiers populaires

    Environnement
    - Une promenade électromagnétique à Saint-Gilles
    - Futur passif

    Ça se passe loin de chez vous
    - A Toulouse, piétons et cyclistes dopent le commerce !

    Quartiers durables
    - BA-O-BAB 8I, un arbre qui prend racine à Saint-Gilles

    Éditorial
    - Le budget coince ? Vendons les bijoux de famille !


    Quel avenir pour le quartier RTBF-VRT ? Les autorités publiques répondent...

    Quel avenir pour le quartier RTBF-VRT ? Les autorités publiques répondent...

    https://www.ieb.be/2192
    8 décembre 2009

    Vous avez été nombreux à vous intéresser à l’avenir du quartier RTBF-VRT. La dernière réunion d’information dans le cadre du schéma directeur avait eu lieu fin juin. En tout, plus de 180 personnes ont participé aux réunions, posé des questions, émis des remarques et des suggestions.

    Un texte de synthèse avec les remarques des habitants avait été transmis aux autorités compétentes en son temps. Une note de réponse nous est finalement parvenue par l’intermédiaire du bureau études en charge du projet.

    Ce document vise à clarifier les positions de la Région et des Communes concernées face aux arguments et interrogations des habitants.


    Villes durables, mobilité durable

    Villes durables, mobilité durable

    https://www.ieb.be/2199
    8 décembre 2009

    Vous étiez nombreux à participer aux tables-rondes organisées par Pour la Solidarité la semaine passée sur un enjeu urbain de taille : la mobilité.

    A cette occasion IEB est intervenu dans la table-ronde sur la participation citoyenne afin de mettre au centre de cette question les enjeux sociaux des politiques de mobilité et la nécessité de dépasser les expertises techniques par l’intégration des aspects liés aux usages citoyens.

    Téléchargez La démocratie urbaine sous le prisme de la mobilité - Présentation d’IEB - 2 décembre 2009 (ppt - 4,3 Mb)

    La brochure de Pour la Solidarité « Mobilité durable. Enjeux et pratiques en Europe » est disponible sur leur site.

    Téléchargez la brochure : www.pourlasolidarite.be/ IMG/pdf/ mobilite_ durable- WEB.pdf.


    Et si le Père Noël n'était pas une ordure ?

    Et si le Père Noël n’était pas une ordure ?

    https://www.ieb.be/2201
    9 décembre 2009

    Après quelques péripéties, les occupants de la place Morichar se retrouvent aujourd'hui rue de Stassart, avec l'accord du propriétaire, mais à la condition de quitter cet immeuble pour le 19 janvier 2010, date à laquelle les travaux de rénovation débuteront.

    En mai dernier, des familles en attente de logement social ont occupé un immeuble de bureaux vides à la place Morichar.

    Les 120 habitants (dont une trentaine d’enfants) recherchent donc un autre toit, assez grand, salubre, avec l’eau, le chauffage et l’électricité pour y être hébergés. Ils proposent de signer une convention avec le propriétaire pour l’assurer que cette occupation se fera « en bon père de famille » et que les engagements pris seront respectés (cf article de la Libre Belgique du 25/11/2009.

    Infos : Sarah Meesters, 0485/97 40 41, Manu Rabouin, 0486/90 81 64.

    Si le Père Noël nous lit, voici la lettre que nous lui adressons.

    Cher Père Noël,

    en ces périodes de crises multiples et diverses beaucoup de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. La crise actuelle du logement accentue cette situation et nombreux sont ceux qui se retrouvent sans toit.

    Nous sommes plus de 100 personnes dans cette situation, des « mal logés » abritées pour l’instant rue de Stassart. Des femmes et des hommes d’âges et de nationalités différentes ainsi qu’une trentaine d’enfants occupent d’anciens bureaux vides avec l’accord des propriétaires en attendant que commencent des travaux de rénovation du bâtiment prévus en janvier. Hélas dés 2010 nous serons à nouveau sans logement.

    Cher Père Noël, pourriez-vous nous aider à retrouver un lieu pour nous héberger après les fêtes, un espace suffisamment équipé pour abriter des personnes en difficultés de logement avec un accès à l’eau, au chauffage et à l’électricité. Ce serait là un bien beau cadeau !

    Cher Père Noël, vous pourriez faire un appel général à la solidarité auprès des S ans D ifficultés F inancières, à ceux qui ont des bureaux, des maisons, des espaces inoccupés. Nous serions heureux d’occuper ces lieux en attendant que de vrais logements soient disponibles pour nous loger décemment.

    Cher Père Noël si vous pouvez nous aidez pour ce Noël collectif, contactez Manu Rabouin au 0486/90 81 64 ou Sarah Meesters au 0485/97 40 41, d’avance merci et meilleurs vœux.

    Les Mal Logés de la Rue de Stassart.


    Inventaire des enquêtes publiques du 9/12/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 9/12/2009

    https://www.ieb.be/2207
    9 décembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 9/12/2009


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 décembre 2009

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 décembre 2009

    https://www.ieb.be/2219
    10 décembre 2009

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    Concertation à venir

    • Tout est doublement permis à la porte de Ninove. Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1, et square Auguste Smets, 7. Demandes de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux scindé en deux parties de 8 832 m2 d’une part et 10 889 m2 d’autre part dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. L’enquête publique pour les deux demandes qui était initialement organisée au mois d’octobre est réorganisée pour des raisons administratives (dossier incomplet pour l’IBGE). Concertation le 15 décembre 2009. Contactez Pierre Meynaert.

    Résultats de concertations

    • La plaine du Bourdon fait le plein. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par l’Immobilère Saint-Job/Château d’Or pour la construction d’un ensemble de logements, d’une seniorie de 150 lits, de bureaux et une activité productive et d’une crèche ; et pour l’exploitation de 155 emplacements couverts pour voitures. La commission de concertation a rendu un avis favorable [ Lire l’avis ].

    • Quel mouche a piqué le Bourdon. Uccle : chaussée d’Alsemberg et rue du Château d’Or (plaine du Bourdon). Demande de permis d’urbanisme et d’environnement par la SLRB dans le cadre du Plan Logement pour la construction d’un immeuble de 89 appartements et exploitation de 52 emplacements de parking (37 couverts et 15 non couverts). La commission de concertation a rendu un avis défavorable [ Lire l’avis ].

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Quartier RTBF-VRT : vos commentaires

    Quartier RTBF-VRT : vos commentaires

    https://www.ieb.be/2778
    16 décembre 2009

    Entre septembre 2008 et juillet 2009, une procédure de concertation sur le quartier RTBF-VRT a été organisée avec l'ensemble des acteurs qui seront impliqués dans la réalisation de ces projets. Dans ce cadre, un rôle d'intermédiaire avec les habitants avait été confié par la Région à Inter-Environnement Bruxelles. Vous trouverez ci-dessous, les commentaires que vous nous avez adressés.

    20 commentaires

    1. Thierry Kuyken le 12.01.2009 à 18:17
      Le travail du bureau d’étude se découpe en 5 phases. Les deux premières qui se terminent actuellement sont consacrées à l’analyse de la situation et à des ébauches de proposition. Elles ont été l’objet des deux réunions publiques qui se sont déroulées au mois de décembre passé. Actuellement, nous finalisons la synthèse des remarques émises par les habitants sur le projet qui leur a été présenté. Nous transmettrons très prochainement l’ensemble aux autorités régionales. Si vous le désirez, consultez les PV des différentes réunions que nous avons eues tant avec les habitants qu’avec le comité d’accompagnement et réagissez en remplissant le formulaire ci-dessous. Vous partagerez ainsi vos impressions et vos réflexions avec les autres visiteurs du site.
       
    2. anonyme le 27.01.2009 à 16:17
      Il faut réduire la E40 et diminuer la vitesse autorisée. Ca permettrait d’améliorer la fluidité du trafic.
      Par ailleurs, il y a un problème avec les poids lourds. La signalisation est très mauvaise sur le Ring et beaucoup de poids lourds empruntent ce tronçon d’autoroute et se retrouvent par erreur sur la moyenne ceinture. Cela contribue à l’engorgement de Meiser et les camions détériorent fortement la voirie.
       
    3. anonyme le 27.01.2009 à 16:25
      Le site derrière la RTBF-VRT est actuellement uniquement utilisé par les membres du personnel de ces deux institutions.
      Il faut noter que la VRT voudrait déplacer son entrée actuelle plus vers le Nord. Par ailleurs, la VRT dispose d’une autorisation temporaire pour l’utilisation de 100 places de parking qui se situent dans le parc. Cette autorisation avait été délivrée par l’IBGE pour leur permettre des travaux dans leur parking. Il faudrait, à présent que ces travaux sont finis, supprimer ces places dans le parc et veiller à ce que cette situation ne devienne pas permanente.
      Dernière chose, par rapport à la vente de terrains par ces institutions publiques. La RTBF qui a vendu ses terrains avant à la société MCM a été contrainte de rétrocéder l’argent reçu à la Communauté Française qui est son pouvoir subsidiant. Elle n’a donc rien gagné dans cette opération. On peut se demander ce qu’il en sera pour les opérations futures.
       
    4. Sylvie Noé le 27.01.2009 à 16:32
      J ai eu le plaisir d’assister a la réunion du 4 décembre. Depuis je n’arrête pas de réfléchir à l’évolution du quartier. J’habite en face du cimetière de Saint Josse. Dès qu’il fait beau, beaucoup de gens des bureaux viennent y manger leurs tartines. Le cimetière est beau mais le mur gris assombrit fort la rue. Ne serait-il pas possible de le recouvrir par de lierre ou une vigne. De plus, derrière ce mur il y a un terrain vague inoccupé qui appartient a St Josse, mais peut être un arrangement serait il possible pour en faire un espace vert. Le quartier est très convivial, mais manque d’un espace culturel de proximité. Par contre, la petite place au croisement de la rue Fortin et Chome est une réussite urbanistique. Les gens s’y rencontrent et les enfants y jouent. En été on peut prendre un livre et se détendre…
       
    5. François Renard le 27.01.2009 à 16:37
      Le Comité scolaire du Divin Sauveur est le pouvoir organisateur des deux écoles :
      Institut de l’Angelus chaussée de Roodebeek 586 1200 Woluwe-St-Lambert et l’Ecole du Divin Sauveur avenue de Roodebeek 253 1030 Schaerbeek. Ces deux écoles sont situées à la limite sud-ouest de la zone-levier RTBF-VRT.
      J’ai assisté aux deux séances d’information des 4 et 12 décembre dernier. Je retiens que les deux écoles seront surtout concernées par des problèmes de mobilité et éventuellement par une augmentation possible de la population scolaire si l’on construit des immeubles à appartements rue Colonel Bourg.
      La mobilité pourrait être affectée par la construction de ces immeubles et d’autre part éventuellement améliorée par le projet de diminuer le nombre de bandes de l’E40 et le nombre de sorties donnant directement sur le quartier.
      Pour l’école du Divin Sauveur (250 à 300 élèves), la mobilité est satisfaisante si l’on ne touche pas au parking situé devant l’école et qui la sépare de la bande de montée sur l’E40.
      Le seul problème est la mise en zone bleue de ce parking et des rues avoisinantes ce qui pose problème pour la majorité du personnel enseignant qui se rend au travail en voiture.
      Pour l’Institut de l’Angelus qui avec son homologue néerlandophone Angelusinstituut représente environ 500 élèves , les problèmes de mobilité sont plus cruciaux.
      En effet la chaussée de Roodebeek est encombrée aux heures de pointe. Aux embouteillages causés par les parents déposant leurs enfants s’ajoutent les bouchons à hauteur de l’avenue de Mars et du pont sous l’autoroute.
      Il y a un terrain vide qui sert de parking et d’accès à un chemin au coin de l’avenue de Mars et de la chaussée de Roodebeek côté droit si l’on regarde vers l’E40.
      Ce terrain est sur Schaerbeek et donne accès à un chemin qui est sur Woluwe-St-Lambert par lequel on accède notamment à l’arrière de l’Institut de l’Angelus.
      Ne pourrait on convertir ce terrain en parking pour les parents pour leur permettre de déposer leurs enfants en toute sécurité ?
      Je ne sais pas qui est le propriétaire de ce terrain. Autre difficulté : il est situé sur Schaerbeek et devrait servir à des écoles situées sur Woluwe-St-Lambert.
      Voici quelques réflexions qui sont difficiles à exposer lors d’une séance publique car cela concerne peu les gens présents à ces réunions.
       
    6. Cristina Avram le 01.05.2009 à 22:51
      Ouvrir le parc derière RTBF au public, à la limite, oui, mais construire des logements ? Pourquoi ne pas tout simplement récycler les bâtiments vides d’ailleurs ? Pensons un peu à la nature, au lieu de ne checher que du profit !
       
    7. anonyme le 25.06.2009 à 15:39
      J’ai lu attentivement votre compte-rendu de la réunion du 16 juin. Je n’ai malheureusement pu me rendre à la réunion.
      Je suis consciente du fait que l’avenue des Constellations ne rentre pas dans la zone étudiée, mais j’attire votre attention sur le fait que, depuis quelques années, et pour une raison que j’ignore, le trafic a considérablement augmenté avenue des Constellations. L’état de la chaussée étant très mauvais et la vitesse des véhicules assez grande, le bruit est devenu une véritable nuisance.
      De plus, j’ai constaté des bouchons fréquents le matin, à hauteur des Pléiades.
      Il faudrait veiller à ce que les changements rue Colonel Bourg n’affectent pas négativement le trafic avenue des Constellations, mais qu’au contraire, l’ensemble du quartier puisse en profiter.
       
    8. Laurent Semaille le 03.07.2009 à 14:21
      Bonjour,
      Dans le compte-rendu de la réunion du 16 juin, vous parlez d’immeubles allant jusqu’à 13étages (+-40m de hauteur) dans la rue Colonel Bourg.
      Et ceci pour des raisons de rentabilité ! (Rapport plan/sol)
      Trouvez-vous sincèrement qu’un immeuble de 13 étages dans un quartier ou aucun ne dépasse les 5 est “acceptable” ?
      De telles entités de logements vont tout simplement dénaturer et sur densifier le quartier !
      Quelles sont les mesures prises concernant le parking dans la rue ?
      De plus vous précisez que l’offre de transport en commun ne sera pas changée.
      Il y a environs 800m entre l’arrêt de bus (rond point L.grosjean/Col Bourg) et le bout de la rue (coté stade de foot)
      Touts les habitants désireux de prendre les transports en communs devront donc :
      - Soit marché les 800m
      - Soit prendre l’éventuelle passerelle pour rejoindre l’avenue des pléiades.
      Je ne comprends pas réellement la démarche d’augmenter le logement si les infrastructures public ne suivent pas derrière !
       
    9. Thierry Kuyken le 06.07.2009 à 14:41
      De nombreuses réactions nous sont parvenues d’habitants de la rue Colonel Bourg dont deux sous la forme de pétitions. Les craintes des riverains portent principalement sur la hauteur des gabarits des nouvelles constructions (3 immeubles rez +13), la saturation des parkings en voirie et le fait que rien n’ait été prévu pour améliorer la desserte en transport en commun de la zone. Par rapport aux constructions à venir dans le parc RTBF-VRT, il y a également la crainte que celles-ci se situent trop près des immeubles actuels le long de Colonel Bourg, et la demande que l’on préserve un écrin de verdure au niveau de ces logements.
       
    10. Michel Possoz le 06.07.2009 à 14:57
      Plusieurs remarques à la lecture du compte rendu de la dernière réunion du 16 juin à laquelle je n’ai pu assister.
      1) Le projet parle d’entreprise multimédia, mais il y a énormément de surfaces industrielles dédiées à la voiture et vous n’en parlez pas
      2) Les circulations lentes ne sont pas suffisamment défendues dans votre projet. L’autoroute reste une barrière bien trop large et les 20 mètres d’espace public sont perdus au milieu de l’autoroute (comme l’espace de la fontaine de square Montgomery qui n’est accessible que le jour de la journée sans voiture).
      3) La grande majorité de la circulation automobile du quartier constellations/pléiades doit faire le trajet par l’avenue Grosjean et la chaussée de Louvain pour rejoindre la E40 car l’accès direct à l’autoroute par le Cora est fermée.
      4) La passerelle à hauteur de la rue des deux maisons ne résout rien dans la relation lente inter quartier car elle est sur un axe discontinu et sans circulation piétonne a Woluwé
       
    11. M. Villance le 06.07.2009 à 14:59
      Ce que nous trouvons incompréhensible, c’est d’encore envisager de construire des bâtiments de 12 étages, pourquoi ?
      Merci de noter. Bien à vous.
       
    12. Eliane Driessen le 06.07.2009 à 15:02
      J’ai relu attentivement votre rapport et vous soumet ici mes observations :
      4.Revitaliser chaussée de Louvain :
      Bande bus latérale pour favoriser le passage des bus “De Lijn”. Et pourquoi pas aussi le passage des bus de la STIB ?
      5.Créer une ambiance quartier dans la zone derrière RTBF :
      Pourquoi vouloir développer en 1/3 de bâti l’espace vert derrière la RTBF, alors que pleins de logements seront créés ailleurs ? Pourquoi ne pas garder cet espace vert dans son entièreté ?
      Questions réponses :
      Début de la rue Colonel Bourg : logements sociaux
      Qui dit maisons, dit voitures, dit stationnement en moins durant la journée, alors qu’il y a déjà saturation.
      Rue Colonel Bourg bis :
      De où à où ? A même hauteur que les logements sociaux ? C’est irréaliste.
      Bus rue Colonel Bourg :
      Quand vous dites qu’ils pourront continuer à utiliser la connexion avec Reyers et la moyenne ceinture (qui sera coupée pour les voitures) : qu’est-ce qui sera coupé pour les voitures ? Je ne saisis pas.
      Comment les voitures iront de la rue Colonel Bourg vers Reyers et/ou ou la moyenne ceinture, et vice-versa ?
      Boulevard urbain avec tours élevées :
      Créer des tours aussi élevées de 12-13 étages : est-ce avec parkings intégrés ? Sinon à nouveau ce genre de construction va à nouveau polariser un apport de nombreuses voitures alors que le quartier est déjà saturé dans ces zones actuelles d’entreprises.
      Apparemment vous visez d’abord le nombre de mètres carrés à tout prix. Le retour financier ne sera pas à la hauteur du côté pratique.
      Meilleures salutations.
       
    13. anonyme le 07.07.2009 à 13:16
      Je suis étonné de ne voir aucunes réponses ?
      C’est bien de permettre à la population de s’exprimer mais il serait mieux de répondre de temps à autre aux questions !
      1. Thierry Kuyken le 07.07.2009 à 14:18
        Une réunion en présence des différentes autorités et administrations communales et régionales compétentes a eu lieu ce matin (7 juillet). Nous avons établi une note de synthèse de l’ensemble des remarques émises par les habitants dans cette dernière phase du projet.
        La note de synthèse vient d’être envoyée au bureau d’étude, à la Région et aux 3 communes concernées. Nous attendons maintenant une réponse circonstanciée de la part des autorités publiques sur chacun des points soulevés. Une fois que nous l’aurons, elle sera diffusée via notre site.
        Inter-Environnement Bruxelles agit en tant que simple intermédiaire dans ce processus. Nous n’avons aucune emprise sur son évolution, ni sur les décisions qui sont prises. Il ne nous appartient donc pas dans ce cadre précis d’apporter des réponses aux questions soulevées.
        Bien à vous
        Thierry Kuyken
         


       

    14. Nicolas De Potter le 10.07.2009 à 09:28
      il me semble que une chose essentielle manque : UNE GRANDE PISTE CYCLABLE POUR LE BOULEVARD LE PLUS TERRIBLE ET DANGEREUX DE BRUXELLES, L AUTOSTRADE REYERS un grand merci pour ces interets que vous allez defendre bien sincerement nicolas de potter
      1. Thierry Kuyken le 10.07.2009 à 11:00
        Le réaménagement du blv Reyers est en réalité traité dans l’étude sur le schéma directeur de la moyenne ceinture. C’est la raison pour laquelle ce point est très peu développé dans les documents que nous avons transmis et dans les réunions avec les habitants autour du projet RTBF-VRT.
        D’après nos dernières informations, les options pour Reyers seraient les suivantes : (1) le maintien du viaduc ; (2) l’amélioration des abords et en particulier le dessous du viaduc qui doit être retravaillé pour le rendre plus convivial et plus agréable à traverser, surtout pour les piétons et les cyclistes (3) l’aménagement d’une piste cyclable de 1,7m dans chacune des directions
         


       

    15. Olivier Malice le 08.08.2009 à 11:14
      Bonjour,
      J’ai lu attentivement tous les rapports et j’ai une question par rapport à la construction des 3 immeubles rez+13 ; où vont-ils précisément s’implanter ?
      Si je pose cette question, c’est que je suis riverain de la rue Colonel Bourg et que si ce type d’immeuble devait grandir devant chez moi, il est alors encore temps de revendre mon habitation vu que je n’aurai plus jamais de soleil et que la valeur de mon bien en serait très fortement amputée.
      Respectueusement,
       
    16. fontaine le 14.10.2009 à 12:54
      Des tours de 13 étages !!! C’est vraiment n’importe quoi dans un environnement où il n’y a que des maisons ou des petits immeubles. Qui plus est, l’entassement de gens (population actuelle de logements sociaux…) dans cette zone va créer des problèmes de mobilité, de parking et d’insécurité. En plus parquer quelques centaines d’habitants avec le nez sur l’autoroute, c’est une idée grandiose ! L’idée est clairement à refuser !
       
    17. Thierry Kuyken le 15.10.2009 à 10:58
      Merci pour vos nombreuses réactions. Le bureau d’étude prépare encore actuellement une note de réponse globale à tous vos commentaires. Nous espérons publier ce document très prochainement, une fois que la Région aura donner son aval.
       
    18. ... le 16.11.2009 à 12:40
      Avez-vous une idée de la date à la quel vous aurez une réponse de la région ?
      D’avance merci,
       

    Inventaire des enquêtes publiques du 16/12/2009

    Inventaire des enquêtes publiques du 16/12/2009

    https://www.ieb.be/2209
    16 décembre 2009

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 16/12/2009


    La station d'épuration de Bruxelles-Nord ou le danger du partenariat public-privé

    La station d’épuration de Bruxelles-Nord ou le danger du partenariat public-privé

    https://www.ieb.be/2210
    21 décembre 2009

    Une pétition est en cours pour que le public reprenne en main la gestion de la station d’épuration Bruxelles-Nord (http://5860.lapetition.be).


    _ La Senne en aval de la station d’épuration de Bruxelles-Nord.

    La société privée Aquiris SA est chargée d’épurer les eaux usées de la Région de Bruxelles-Capitale (un contrat de concession portant sur un montant annuel de 40 millions d’euros a été signé pour 20 ans entre la Région et la société privée). Aquiris, à l’occasion d’un différent qu’elle a avec la Région, s’est permis le 8 décembre de fermer totalement la station, entraînant le rejet des eaux usées de Bruxelles dans la Senne, le Ruppel et l’Escaut (normalement les eaux usées sont rejetées dans la Senne après épuration) ! La fermeture totale de la station d’épuration a duré 10 jours et la pollution causée est majeure.

    Est-il opportun qu’un service d’intérêt général soit géré par le privé ?
    _ Les partenariats public-privé sont à la mode mais ne sont pas sans inconvénients, preuve par l’exemple. IEB reviendra sur les PPP à la rentrée de janvier.

    Signez la pétition : http://5860.lapetition.be.


    Quand les espaces publics se défendent des indésirables

    Quand les espaces publics se défendent des indésirables

    https://www.ieb.be/2702
    4 janvier 2010 • Claire Scohier, Jérôme Matagne, Pierre Meynaert

    La normalisation croissante de l’espace urbain, son jalonnement par des dispositifs de surveillance, laissent croire à la permanence de la menace d’un ennemi intérieur incarné par les nouvelles formes de la dangerosité : les jeunes, les immigrés, les drogués, les sans-abri, les prostituées et autres chômeurs. Bruxelles n’échappe en rien à cette tendance liberticide.

    Au siècle de Zola, l’aménagement du territoire était déjà considéré comme pouvant prévenir les nuisances. Le remodelage des espaces urbains du 19e siècle visait à lutter contre les assauts insurrectionnels de la classe ouvrière. Les grands boulevards facilitaient les manœuvres militaires et empêchaient la construction de barricades. Cent ans plus tard, la volonté de réguler les comportements par l’aménagement de l’espace s’est encore accrue. L’architecte a vu son rôle de complice des gardiens de l’ordre social développé avec, entre autres, les théories d’Oscar Newman. Celui-ci considérait que l’architecture, dans son interaction entre usagers et formes spatiales, permet un meilleur contrôle ou a contrario génère des problèmes sociaux [1].

    Cachez ces pauvres que je ne saurais voir !

    L’idée que l’environnement puisse prévenir les dégradations et autres incivilités a pris vigueur aux Etats-Unis dans les années 1980 pour arriver jusqu’à nous dans les années 1990. La théorie de la vitre brisée (Fixin’ Broken Windows) en est l’une des expressions marquantes. Selon cette théorie, toute vitre cassée non immédiatement réparée serait une incitation au vandalisme et à la dégradation du quartier. En découle en droite ligne le principe de « tolérance zéro » dont la ville de New York s’est faite le chantre et qui consiste à réprimer la moindre incivilité (graffiti, insulte...) au motif qu’elle pourrait dégénérer en un comportement criminel plus grave.

    Dans la foulée, on démultiplie les catégories d’indésirables assimilées au désordre. Le recours à cet urbanisme sécuritaire, appelé « prévention situationnelle » [2], dédouane les pouvoirs publics d’affronter les problèmes sociaux générés par la dualisation croissante de la société. On agit dès lors sur l’espace public en en faisant le déterminant des comportements des habitants d’un quartier. L’intervention vise à rendre invisibles ceux qui sont considérés comme porteurs des stigmates du désordre urbain.

    L’architecture et les espaces indéfendables

    La notion d’espace défendable reprise à la terminologie nord-américaine repose sur le postulat qu’il est des types d’espaces propices aux actes délictueux. Dès lors, le rôle des architectes et des urbanistes est de dessiner des espaces physiques urbains facilitant le maintien de l’ordre ou, à tout le moins, empêchant l’incursion et les agissements de certaines « figures menaçantes ». Ainsi s’explique la multiplication de mobiliers urbains fixées au sol et de surfaces anti-graffitis, tout comme la disparition de recoins permettant d’uriner ou de surfaces où se poser... Derrière l’architecture en vogue des larges étendues ouvertes pour permettre les rencontres et la circulation, se cache le plus souvent une volonté de donner une visibilité maximale aux espaces afin de rendre leur usage contrôlable et de faciliter le contrôle social dans la logique du panoptique [3]. On supprime les recoins et impasses qui risqueraient de faire de l’espace un complice des comportements délictueux ou incivils. Les nouvelles places, comme la place Flagey [4]et le projet de réaménagement de la place Rogier, suivent ce modèle. Les murets, sinuosités ou autres buissons sont malvenus de par leur potentialité à receler des actes peu recommandables. On assiste en outre à la destruction des espaces publics accessibles à tous. Les parcs connaissent des heures de fermeture et les communes rechignent à la création de tels lieux de peur qu’ils ne se transforment en repères pour « bandes de jeunes » et autres « drogués ». Souvenons-nous du projet avorté de parc dans le cadre du contrat de quartier Rouppe et de la fermeture quasi permanente du parc Germeau à Saint-Gilles depuis plusieurs années.

    Les bras humains de la sécurité

    Pour répondre à la peur de vivre ensemble, la première réponse des autorités est l’accroissement du « bleu » dans les rues sous la figure de l’agent de quartier incarnant l’idée de police de proximité. Les contrats de sécurité ont fait fleurir dans les quartiers, au côté des antennes de police, une multitude de nouveaux acteurs de la sécurité chargés de « petites » missions de surveillance dans les lieux publics : assistants de prévention et de sécurité (APS), stewards urbains, gardiens de parcs... Ces délégations des prérogatives liées au maintien de l’ordre brouillent les pistes dans les attributs du pouvoir de contrôle. Jusqu’où un agent de prévention ou d’ambiance peut-il contrôler un citoyen ?

    Ainsi la STIB annonçait en 2008 qu’elle comptait équiper ses services de sécurité de menottes et de sprays paralysants. Cette mesure crée pourtant un sérieux risque de confusion entre le rôle de la police et celui de la STIB. Le Comité P interrogé à ce sujet rappelait que la compétence de police des agents de sécurité de la STIB se limitait au contrôle des titres de transport et à la constatation des infractions de roulage aux arrêts de trams et de bus. Récemment, on apprenait que la STIB usait depuis plusieurs années du pouvoir d’immobilisation d’un individu n’ayant pas honoré son titre de transport alors qu’elle n’en disposait pas légalement. Et faut-il vraiment commenter les dernières mesures iniques de la STIB visant à décourager la mendicité sur son réseau ?

    Privatiser la panique

    On assiste aussi à une redistribution des rôles entre entreprises de sécurité privées et forces de l’ordre. Progressivement, la répression n’est plus une prérogative régalienne et on voit se multiplier vigiles, milices privées, sociétés de gardiennage et autres dans les espaces semi-publics que sont notamment les centres commerciaux, les universités et les lieux culturels. Ces vigiles vont parfois jusqu’à privatiser la voie publique. Comme lorsque les trottoirs et les voiries attenant à l’ambassade des Etats-Unis sont purement et simplement annexés. Des rues sont privatisées comme la rue de la Janneke Pis ou la rue Blaes lors de l’ouverture des portes de la discothèque du Fuse. Très récemment, c’est le Parlement Européen – symbole s’il en est– qui est passé du côté obscur. En 2005, une circulaire ministérielle a ouvert la voie à la possibilité pour une entreprise privée de gardiennage de surveiller et de contrôler les personnes autour des bâtiments des institutions internationales et des bâtiments diplomatiques [5]. Quelques années plus tard, c’est donc une milice qui est chargée du contrôle des personnes sur la voie publique attenante au Parlement ! Et ce, uniquement pour les jours ordinaires car les atteintes à la libre circulation sont autrement plus sévères lors des sommets européens.

    Surveiller les surveillants

    Bénéficiaires de prérogatives fortes, les sociétés de gardiennage privé sont censées en contrepartie observer des règles strictes. A cet égard, du chemin reste à faire. Au cours des contrôles effectués par le Ministère de l’Intérieur en 2008 auprès de ces services, concernant 668 lieux et 1150 personnes, plus de 1200 procès-verbaux ont été dressés ! Les infractions touchent principalement à l’absence de la carte d’identification obligatoire pour chaque garde (535 PV) mais également au défaut de formation des gardes (189 PV) voire carrément à l’illégalité de l’entreprise de gardiennage (99 PV) ! [6]

    L’aménagement physique des espaces publics

    Quel que soit le nombre de policiers dans les rues, cela n’annihilera pas le sentiment d’insécurité ; bien au contraire ! C’est pourquoi la technique a été appelée à la rescousse. Les aménagements liés à la prévention situationnelle offrent les « avantages » d’être permanents, discrets et parfois même esthétiques. Des dispositifs sont inventés et installés quotidiennement à Bruxelles avec pour ambition première de déplacer les « gêneurs ». Petit inventaire non exhaustif... Les villes mènent une croisade sans merci contre les pauvres en vue de leur rendre la vie impossible dès lors qu’ils incarnent une misère qui ne cadre pas avec l’image d’une ville attractive et la sécurité morale à laquelle s’accrochent les gens bien établis. Les petites idées pour rendre la ville inhospitalière aux SDF ou autres indésirables sont innombrables. Toutes ne sont pas aussi radicales que l’élimination pure et simple des bancs publics expérimentée un temps dans le Pentagone mais elles obtiennent le même résultat. Il ne faut pas chercher plus loin l’origine de la mode des bancs à une place sur lesquels on ne sait pas se coucher. Ou le joli banc en spirale de la rue de l’Epée, au pied de l’ascenseur du Palais de Justice, du plus joli effet mais résolument inconfortable.

    A Schaerbeek, des commerces ont pris des mesures pour empêcher les bandes de jeunes et les usagers de la STIB en attente du tram d’utiliser les appuis de fenêtres pour poser confortablement leur séant, parfois sous les conseils du service techno-prévention de la police. Sur le modèle des « piques à pigeon » et avec une ambition identique, on voit se multiplier de vraies « piques à humains » !

    La région bruxelloise s’enorgueillait récemment de la réimplantation de toilettes publiques (depuis lors repoussée pour raisons budgétaires). Le coût unitaire exorbitant de ces vespasiennes s’expliquait par la présence d’un ingénieux système d’éclairage rendant les veines invisibles. Et hop, comme par magie, les usagers de drogue disparaissent du paysage.

    L’imagination sans limite du marché de la sécurité a aussi donné naissance au « Mosquito » émetteur d’onde sonore perceptible uniquement par les oreilles adolescentes pour lesquelles elle est insupportable. La polémique suscitée par le Mosquito, ainsi que la crainte d’effets non prévisibles, a heureusement empêché sa percée dans notre capitale. Mais les anti-jeunes n’ont pas désarmé et testent au Royaume-Uni une lampe qui rend visible l’acné juvénile.

    Même l’eau, sous ses dehors ludiques et esthétiques est utilisée dans certaines villes pour chasser les importuns : comment voulez-vous stationner sur une pelouse ou sur une place balayée par intermittence par un jet bien glacé ?

    La vidéosurveillance, stade ultime du voisinage

    Last but not least : les caméras qui remplacent aujourd’hui les « yeux de la rue » chers à l’urbaniste américaine Jane Jacobs [7] . Elles sont partout, à tel point qu’on ne les remarque même plus. Si elles ont commencé à fleurir sur les bâtiments privés, en tant que contrôle d’accès, il est à présent impossible de distinguer celles qui visent à l’ordre public ou au contrôle privé. Les caméras sont appelées à se multiplier encore et à devenir de véritables auxiliaires de police. En 2008, pour la seule zone de police Bruxelles-Ixelles, elles sont passées de 94 à 214 et de nouveaux achats sont encore annoncés pour 2010. Les politiques en vantent les mérites sans nuance et leur confèrent une efficacité quasi-automatique tant pour la prévention que pour l’élucidation des crimes. Or, dans les pays qui font l’expérience des caméras depuis plusieurs années, des rapports [8]de plus en plus nombreux en prouvent l’inefficacité voire même leur imputent une nouvelle forme de discrimination, la vidéo-discrimination.

    Caméras partout, efficacité nulle part

    Ni en Angleterre ni en France, un lien entre taux d’élucidation des délits et nombre de caméras n’a pu être établi. Plus piquant encore, que quelqu’un surveille et dirige les écrans de contrôle ou que personne ne les regarde ne ferait aucune différence. Il faut se mettre à la place de l’opérateur assis devant ses centaines de canaux. Comment opérer un tri ? Il appert que ce tri, même inconscient, reproduit les stéréotypes classiques : 93% des individus surveillés sont de sexe masculin, 86% ont moins de 30 ans et 68% des Noirs soumis à une attention particulière le sont « sans raison apparente » [9]. L’opérateur cherche une personne qui corresponde à l’idée qu’il se fait d’un délinquant. Il suffira que l’un d’entre eux soit pris la main dans le sac pour que le vigile voie se renforcer sa conviction stéréotypée. L’efficacité de la vidéosurveillance peut cependant se révéler dans deux cas bien distincts. D’une part, les caméras visibles permettent de déplacer, mais non de supprimer, une présence considérée comme nuisible. D’autre part, les opérateurs derrière les caméras peuvent guider les agents de terrain, voire apporter les preuves matérielles d’un acte déviant – singulièrement dans les aéroports ou les centres commerciaux.

    Attaquer les conséquences et nier les causes

    Nos espaces publics lissés sont de plus en plus angoissants par l’ambiance paranoïde qu’ils créent, le sentiment de méfiance qu’ils distillent. Aux Etats-Unis, il a été établi que les dispositifs mis en place (barrières, blocs de béton) mis en place suite aux attentats du 11 septembre ont surtout contribué à effrayer la population. Mike Davis, l’auteur du célèbre ouvrage City of Quartz [10], parle en cela d’une « écologie de la peur ». Vouloir résoudre les problèmes sociaux en croyant les canaliser dans des formes urbaines sécuritaires est voué à l’échec en l’absence d’un questionnement plus profond sur ce qui est à l’origine des nouvelles demandes de la sécurité. Ces dispositifs coûteux ne font que déplacer les problèmes dans le temps et dans l’espace et conduisent plus à la confrontation qu’à la pacification. Ils nous laissent, politiciens comme citadins, ce goût amer de l’impuissance et nous pousse à douter de ce que l’air de la ville rende libre !


    [1Defensible Space, Newman Oscar, 1972.

    [2La prévention situationnelle aménage les espaces physiques, privés ou publics, en vue de réduire les opportunités de passage à l’acte déviant, par exemple, à l’aide d’alarmes, de caméras, d’éclairage...

    [3Le panoptique est un type d’architecture carcérale imaginée par le philosophe utilitariste Jeremy Bentham à la fin du XVIIIe siècle. L’objectif de la structure panoptique est de permettre à un individu, logé dans une tour centrale, d’observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour, sans que ceux-ci ne puissent savoir s’ils sont observés.

    [4D’ailleurs de la même manière que les habitants de la rue de Ribaucourt ont dû affronter l’attaque en règle de leur espace sécurisé, la place Flagey est confrontée depuis plusieurs mois à des actions de représailles d’usagers de la place visant à dénoncer la confiscation de leur espace. La solution des autorités : une surveillance plus serrée de la police et des caméras de surveillance.

    [5Circulaire ministérielle du 24 août 2005 : Sécurité privée autour des bâtiments des institutions. Arrêté - Conseil de la Ville de Bruxelles du 16/02/2009 relatif à la sécurité privée autour du Parlement Européen.

    [7Selon elle, le sentiment d’insécurité émerge dans les espaces sans « yeux », là où le contrôle social informel lié aux co-présences des individus et des fonctions d’un quartier (habitats, commerces...) s’amenuise.

    [8Urbaneye. CCTV in Europe, Final Report, Leon Hempel et Eric Topfer, Technical University Berlin, August 2004. Rapport sur l’efficacité de la vidéo-protection, Ministère français de l’Intérieur, juillet 2009. Vidéosurveillance et espaces publics, M. Fonteneau, T. Le Goff (dir.), Institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région d’Ile de France, 2008. Télésurveillance, Noé le Blanc, Revue du MAUSS permanente, décembre 2008.

    [9For no obvious reason, Norris, Clive & Armstrong, Gary, CCTV and the Social Structuring of Surveillance, Crime Prevention Studies, volume 10, 1999.

    [10City of Quartz, Los Angeles, capitale du futur, Davis M., éd. La Découverte, 2006.

    Encore un édito sur le défi climatique ?

    Encore un édito sur le défi climatique ?

    https://www.ieb.be/2703
    4 janvier 2010 • Mathieu Sonck

    A l’heure de boucler cet édito, nous ne connaissons pas la conclusion du sommet de Copenhague. Nous proposons néanmoins de nous interroger sur un paradoxe que suscite déjà « l’esprit de Copenhague ».

    Il y a peu, la société de grande distribution Colruyt annonçait son intention de privilégier désormais le bateau au camion pour le transport de marchandises entre Anvers et Bruxelles [1]. On ne peut que féliciter Colruyt pour son esprit pionnier en matière de rationalisation de sa con- sommation d’énergie. La dernière décision de Colruyt est d’autant plus remarquable que l’entreprise est bien la seule sur le marché de la grande distribution à faire ce genre d’effort.

    Pourtant, l’action volontaire de Colruyt ne doit pas cacher l’ampleur de la transition économique nécessaire pour atteindre les objectifs de réduction de CO2 compatibles avec un réchauffement limité de la planète. Car la prise en charge de quelques km de transport intérieur par bateau ne peut occulter la nécessité de raccourcir au maximum les circuits de distribution des denrées alimentaires. Un effort que Colruyt (et ses concurrents) a du mal à faire tant la logique qui sous-tend le secteur de la grande distribution est une logique de concurrence sur les prix. Tant que les denrées importées de l’autre bout de la planète n’internalisent pas les coûts environnementaux que leur production et leur transport occasionnent, Colruyt aura beau couvrir les toits des grandes surfaces de panneaux solaires ou d’éoliennes, il continuera à contribuer de manière hautement significative au réchauffement de la planète.

    De même, si l’accord avec le Port de Bruxelles (et son terminal à conteneurs, subsidié à hauteur de 12€ le container) semble des plus vertueux pour la réduction de l’empreinte CO2 de la Belgique, il faut tout de même remarquer que Bruxelles n’est pas la destination finale des containers, et que ceux-ci seront acheminés, in fine, dans le cas de Colruyt, par camion vers Ghislenghien. Un trajet de 67 km (au lieu de l’ancien trajet de 100 km) qui démarrera tout de même par un tour complet (plutôt qu’un demi-tour dans l’ancienne configuration) du ring de Bruxelles, déjà méga-embouteillé au quotidien. De là à imaginer que les camions de Colruyt pourraient traverser Bruxelles au lieu de prendre le ring, il n’y a qu’un pas... [2]. Ces quelques considérations montrent combien il est difficile de faire l’impasse sur l’effet qu’ont les décisions louables mais néanmoins marginales d’un acteur économique sur l’imaginaire du consommateur, qui risque de continuer à contribuer à bon compte à la reproduction d’un système qui mériterait une transformation autrement plus radicale !


    [123/11/2009, www.lecho.be

    [2Les études du plan IRIS 2 montrent par exemple, qu’aux heures de pointe, il est plus rapide de traverser Bruxelles de part en part plutôt que d’emprunter le ring.

    Inventaire des enquêtes publiques du 6/01/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 6/01/2010

    https://www.ieb.be/2218
    6 janvier 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 6/01/2010


    Inventaire des enquêtes publiques du 13/01/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 13/01/2010

    https://www.ieb.be/2223
    13 janvier 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 13/01/2010


    Les nuits coupées de Noctis fatiguent les usagers !

    Les nuits coupées de Noctis fatiguent les usagers !

    https://www.ieb.be/2224
    14 janvier 2010

    Le SMoB se positionne sur Noctis. Les associations citoyennes [1] demandent à la STIB et au gouvernement de ne pas sabrer dans un service de haut intérêt public.

    Les derniers échos de la STIB, du gouvernement et de la presse n’augurent rien de bon quant à la survie du service de bus de nuit Noctis. En septembre 2008, les associations soucieuses d’une mobilité durable avaient déjà fait part de leurs inquiétudes quant au démantèlement de ce réseau suite à l’annonce de la STIB quant à la non-rentabilité de ce service public [2]. La crise budgétaire ramène ce débat sur le devant de la scène à un moment où le service fait pourtant de plus en plus les preuves de son utilité. N’est-ce pas surtout une occasion pour la STIB de se débarrasser d’un service dont elle n’a jamais voulu ? Les associations, regroupées au sein du SMoB, plaident pour le maintien plein et entier du service dont le coût de 2 millions d’euros annuels n’est certainement pas celui qui plombe le plus le budget de la STIB.

    Le service Noctis avait été mis en œuvre par la STIB en avril 2007, sous la pression du précédent gouvernement, malgré les nombreuses réticences de l’opérateur bruxellois de transport en commun. 20 lignes, ramenées actuellement à 17, roulant de 0h15 à 3h du matin les vendredis et samedis. Des débuts indispensables pour une ville de la stature de Bruxelles et pourtant loin d’égaler l’offre de la plupart des villes européennes d’importance comme Paris, Amsterdam, Londres ou Berlin, pour ne citer qu’elles. Dans toutes ces villes le réseau de nuit a fait ses preuves et a participé à leur rayonnement [3].

    Un démarrage hésitant liée à une offre mal adaptée

    Le démarrage du Noctis fut, il faut bien le reconnaître, peu emballant. Il est vrai que le tarif prohibitif réclamé par la STIB y était probablement pour quelque chose. Un tarif de 3 euros par trajet et de 70 euros pour un abonnement annuel en sus de l’abonnement classique de jour n’était clairement pas fait pour appâter l’usager. Durant les 47 premières semaines d’exploitation, la fréquentation moyenne fut de 2.100 voyageurs par week-end au lieu des 2.350 attendus permettant d’atteindre de taux de couverture de 10% espéré par le gouvernement. Après un an d’exploitation, on arrivait néanmoins à un taux de couverture de 9%.

    Des résultats en net progrès

    Sur base des ces résultats médiocres, la STIB a réorganisé son offre à partir de septembre 2008 notamment en renforçant les fréquences de passage en première couronne et en supprimant les lignes les moins usitées ce qui a permis de ramener le coût annuel à 2 millions d’euros au lieu des 3 millions initiaux. A partir de février 2009, le Noctis a calqué ses tarifs sur celui du réseau de jour et la clientèle par week-end a alors doublé pour passer à 3.500 voyageurs montrant tout l’intérêt de ce service, malgré de nombreuses carences.

    En effet, un tel service bien conçu permet tout à la fois aux citoyens noctambules, touristes mais aussi travailleurs nocturnes de l’Horeca, du gardiennage et du secteur hospitalier, de disposer d’une alternative à la voiture pour accéder aux activités nocturnes de la ville ; il favorise le transfert modal et sécurise la mobilité nocturne en empêchant les conducteurs de prendre le volant en état d’ivresse ou de fatigue importante.

    L’arbitrage budgétaire d’un service public qui privilégie les recettes et la sécurité sur le service aux usagers

    Depuis l’adoption du budget 2010, la STIB sait qu’elle est appelée à contribuer aux efforts d’économie budgétaire à hauteur de 46,2 millions d’euros.

    Face à cette coupe sombre, les choix de la STIB sont clairs puisqu’elle décide de maintenir la mise en place des portiques de contrôle d’accès et les applications MoBiB. Coût total : 36 millions pour les portiques et 23 millions pour Mobib. Ces deux mesures ont pour objectif essentiel d’améliorer le contrôle des usagers notamment quant au paiement du ticket de transport mais sont de peu de valeur ajoutée quant à l’amélioration du service réel.

    Au même moment, la STIB décide, pour répondre aux effets budgétaires, de réduire la desserte en soirée et le dimanche, de remanier certaines lignes, et envisage la suppression du réseau de nuit, mesures atteignant, elles par contre, très clairement la qualité de l’offre aux usagers.

    Heureusement la Région résiste et fait savoir qu’il n’est pas question de supprimer purement et simplement Noctis. Toutefois, la première copie déposée par la Ministre Grouwels n’est pas loin de la suppression proposée par la STIB puisqu’il s’agit de réduire le service à cinq lignes et de les limiter à une heure du matin. Proposition recalée par le gouvernement la semaine passée ! Heureusement !

    Quant à la proposition de créer des synergies entre Noctis et Collecto, si elle n’est pas insensée, elle ne peut conduire au transfert pur et simple d’un service public vers un service privé par ailleurs nettement plus coûteux (5 à 8€, contre 1,60 à 2€ pour un voyage Noctis) et ne pouvant remplir les mêmes objectifs.

    Les demandes du SMoB

    S’il est normal que la crise budgétaire conduise à une rationalisation du service public, il est inacceptable de toucher à l’offre d’un service premier de mobilité publique touchant les usagers dans leurs déplacements parfois quotidiens, et ce, au moment où de toute part la pression se fait entendre pour amener le citoyen à abandonner ou, à tout le moins, nettement réduire l’usage de la voiture. Ne faudrait-il pas d’ailleurs chercher de ce côté, par des mesures de taxation judicieuse, des solutions à la crise budgétaire ? Dans les réseaux de transport européen qui ont un service de nuit convenable, les statistiques de trafic sont concluantes. Bien sûr le service reste déficitaire, mais même le métro est largement déficitaire lorsqu’on impute correctement l’ensemble des coûts, notamment les coûts d’investissement. Il y va de la notion même de service public au sein de la capitale de l’Europe.

    Le SMoB apporte son soutien plein et entier à la Ministre bruxelloise de la mobilité pour qu’elle enjoigne à la STIB de maintenir dans son ensemble, moyennant éventuellement une rationalisation pertinente de l’offre, le réseau de bus de nuit bruxellois, composant indispensable à la stature d’une ville comme Bruxelles et élément essentiel d’une politique de mobilité durable.

    Contact :
    IEB, Claire Scohier – 02/548 39 46 – 0473/667505.


    [1La plate-forme SMoB (Sustainable Mobility in Brussels) regroupe des associations et habitants défendant les principes d’une mobilité durable à Bruxelles. Elle regroupe : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), Association de Comités de Quartier Ucclois (ACQU), Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU), NoMo-Autrement mobile, Bond van Trein-, Tram- en Busgebruikers (BTTB), Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Fietsersbond, FOE Bruxsel, Groupement des usagers des transports publics à Bruxelles (GUTIB), Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), Johanna vzw, La Ligue des Familles (Bruxelles), Placeovelo, Provélo, Wolu-Inter-Quartiers (WIQ), 4X4 Info. Le Comité de défense de Saint-Gilles se joint aux demandes de la plate-forme.

    [2Communiqué de presse de l’ARAU, BRAL, IEB, Nomo, BTTB du 27 septembre 2007 : Les nuits blanches des bus de nuit : la faute à qui ? .

    [3Dans la plupart des cas, le service est offert tant la semaine que le week-end, certes avec une cadence différente, et à un tarif identique à celui pratiqué en journée. A Paris, Amsterdam et Berlin, il fonctionne sans discontinuité, au moins le week-end.

    Le BILC déplacé, tout reste à faire…

    Le BILC déplacé, tout reste à faire…

    https://www.ieb.be/2243
    14 janvier 2010

    Le gouvernement bruxellois a décidé d'abandonner la localisation initialement prévue pour le BILC : le centre logistique n'ira pas sur le site du Port de Bruxelles qui jouxte Tour et Taxis. IEB s'est fortement investi dans ce dossier, en partenariat avec l'ARAU et le Bral. Nous saluons donc la décision du gouvernement.

    Le BILC est un dossier plus complexe qu’il n’y paraît, le positionnement d’IEB a provoqué un débat inattendu au sein même de son assemblée générale. Car si la majorité de nos membres était d’accord sur les raisons environnementales et économiques de s’opposer au projet, une voix minoritaire, constituée notamment de riverains du quartier Maritime, mais aussi d’autres comités issus de quartiers populaires plaidait pour que le BILC, considéré comme un prolongement de l’activité historique du TIR, soit soutenu comme moyen de retarder, voire d’empêcher une mutation sociologique du quartier, favorisée par le méga projet d’aménagement du site de Tour et Taxis par le promoteur privé T&T Project.

    Le projet de Tour et Taxis est tout autant dangereux que celui du BILC

    L’avenir du quartier Maritime reste donc un enjeu majeur que les autorités publiques doivent garder à l’esprit. Car le projet d’aménagement du site de Tour et Taxis, tel qu’il a été accepté dans son principe par la Ville de Bruxelles et par la Région aura des incidences tout aussi dommageables en matière sociale que le BILC n’en aurait eues sur le plan environnemental. Ce projet, enclavé dans le quartier Maritime, va créer une spéculation foncière qui provoquera immanquablement le déplacement forcé des populations les plus pauvres, incapables d’encaisser les hausses de loyer inhérentes à ce genre de mutation urbaine. Paradoxe : cette hausse des loyers risque d’être aggravée par l’abandon du BILC, qui augmentera d’autant l’attractivité de la zone que le promoteur entend dédier aux logements non conventionnés ainsi qu’à des activités de commerce fort peu en concordance avec les besoins des habitants actuels.

    La Région doit bientôt se prononcer sur le dépôt de plans modificatifs de la part du promoteur. C’est l’occasion de lui rappeler les revendications d’IEB à propos de ce projet : un phasage qui privilégie l’entièreté du parc public, d’abord, et financé à 100% par le promoteur, des logements publics ensuite, 30% de logements sociaux (nous suggérons que le promoteur cède une partie du terrain au gouvernement pour permettre la construction de ces logements sociaux) et 20% de logements conventionnés. Pas de bureaux, le stock de bureaux vides dans la région étant suffisant. Enfin, des commerces qui répondent aux besoins des habitants existants et qui ne mettent pas en péril l’activité économique existante dans le quartier.

    Il faut noter que ces exigences rencontrées, les conditions nécessaires au maintien de la population locale ne sont pas encore réunies. Il s’agira d’accompagner la mutation du quartier par une politique de maîtrise foncière par le public extrêmement volontariste. Une politique qui pourrait passer par la création d’un périmètre large dans lequel les pouvoirs publics auraient le devoir d’exercer leur droit de préemption.

    Le site de l’ancien BILC doit rester propriété publique

    Dans le même ordre d’idée, le terrain libéré par le BILC à Tour et Taxis doit rester public et être affecté aux activités productives génératrice d’un emploi peu qualifié au profit des Bruxellois. Il serait particulièrement mal venu que le Port de Bruxelles, propriétaire de ce terrain soit tenté par une opération spéculative de revente qui lui permettrait par exemple de générer le cash nécessaire à l’acquisition des terrains de Schaerbeek Formation. Heureusement cette option reste hypothétique tant que l’affectation au PRAS du terrain propriété du Port n’est pas modifiée.

    Un plan marchandise avant de décider de l’implantation d’un quelconque centre logistique

    La décision de déplacer le projet du BILC à Schaerbeek Formation semble prématurée tant que l’on n’aura pas une compréhension exhaustive de la réalité du transport de marchandises à Bruxelles. Les pouvoirs publics possèdent très peu d’informations sur le nombre de camions qui entrent et sortent de Bruxelles chaque jour, leur taux de remplissage, la part de marchandises destinées à la Région et la part qui ne fait qu’y transiter. Peu d’informations également sur l’emploi généré par ces activités, ni de la part de celui-ci qui concerne les Bruxellois. Décider de l’opportunité de doter la région d’un centre logistique sans avoir objectivé ces données, ce serait atteler la charrue avant les bœufs.

    De même, si les autorités devaient décider d’implanter un nouveau centre logistique sur le site de Schaerbeek Formation à la suite du plan marchandises, il va de soi que celui-ci devra être bien différent du projet BILC, qui faisait la part belle au transport par la route. Un projet publique se devra d’être exemplaire en matière environnementale et devra consacrer une part substantielle au transport par la voie d’eau et par le rail, voire de tendre vers un centre logistique digne de ce 21e siècle : un site zéro carbone !

    Il est par ailleurs un débat qui n’a jamais eu lieu, politique celui-là. S’il semble pertinent de réserver une large part de la zone de Schaerbeek Formation à l’installation d’activités productives, il n’y a encore jamais eu de véritable débat sur le type d’activités à favoriser. Il va de soi que la priorité des priorités est la création d’emplois adaptés aux bruxellois, mais d’autres considérations rentrent également en jeu : veut-on favoriser des activités au service de la ville, au service de l’hinterland ou à caractère international ? Ces questions n’ont jamais été tranchées et devraient l’être le jour où l’on reparlera d’un centre logistique.

    Enfin, n’oublions pas que la zone de Schaerbeek Formation jouxte une zone d’habitation que les édiles politiques ont souvent tendance à oublier bien que Haren fasse l’objet depuis quelques années d’un regain d’intérêt pour la création de logements tant publics, que privés. Il s’agira d’intégrer les besoins de ces habitants le moment venu.


    Une mobilité durable pour votre école

    Une mobilité durable pour votre école

    https://www.ieb.be/2228
    19 janvier 2010

    Un appel à participation aux Plans de déplacements scolaires a été lancé par l'administration Bruxelles Mobilité pour inciter les écoles à réfléchir et à agir sur leur mobilité et sur la sécurité routière.

    La démarche vise non seulement à augmenter les conditions de sécurité sur le chemin et aux abords de l’école qui se lance dans la démarche, mais aussi à rendre les élèves plus autonomes dans leurs déplacements. Dès le début de l’année scolaire un groupe de travail mobilité composé de parents, d’enseignants, de direction et d’élèves (dans le cas du secondaire ou de la fin primaire) sera mis en place. Ce groupe sera accompagné par l’asbl Green ou Coren.

    Inscrivez votre école avant le 15 février 2010 auprès de Bruxelles Mobilité.

    Infos : 02/204 19 29, pds chez mrbc.irisnet.be,
    www.bruxellesmobilite.irisnet.be.


    Les pics de pollution à Bruxelles

    Les pics de pollution à Bruxelles

    https://www.ieb.be/2229
    19 janvier 2010

    Pour tout savoir sur le phénomène des pics de pollution et sur la qualité de l'air à Bruxelles...

    Pour connaître en détail les nouvelles règles en vigueur, pour aider les particuliers, les entreprises ou les transporteurs à se doter d’un plan d’action efficace, pour accéder aux liens utiles (transports publics, carte vélo, carte piéton, co-voiturage, conduite souple, etc.), pour recevoir un sms ou un e-mail qui vous avertit 24 heures à l’avance de la formation d’un pic, ou encore pour savoir comment améliorer la qualité de l’air tout au long de l’année, rendez-vous sur www.picdepollution.be.


    Aquiris : le PPP, un modèle qui explose en plein vol…

    Aquiris : le PPP, un modèle qui explose en plein vol…

    https://www.ieb.be/2239
    20 janvier 2010

    Fin décembre dernier, la Senne et ses affluents subissaient une grave pollution qui anéantissait toute vie animale et végétale en aval de la Région de Bruxelles-Capitale. En cause, la décision unilatérale de la société Aquiris d’arrêter la station d’épuration de Bruxelles-Nord dont elle est gestionnaire. Au-delà de l’évaluation des responsabilités de chacun (autorités publiques et gestionnaire privé) qui seront établies par la justice, cet incident mérite la mise en perspective d’un certain nombre de considérations.

    Une responsabilité collective dans la gestion de l’eau

    La première d’entre elles est que la Région de Bruxelles concentre une population ainsi que de nombreuses activités économiques qui génèrent un volume d’eau usée très important. Ainsi, chaque Bruxellois rejette chaque jour 200 litres d’eau souillée qu’il est impératif d’épurer avant de la rendre au cours d’eau naturel. Il est donc de notre responsabilité à tous de nous préoccuper de nos comportements au quotidien.

    Par exemple, alors que plus de 50% de l’eau que consomment les ménages est utilisée pour toilettes, nos besoins individuels en eau potable ne sont que de 10 litres. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de se préoccuper de la prévention en amont et de se fixer au plus tôt des objectifs ambitieux de réduction de la consommation et de rejet d’eau dans le système d’égouttage.

    Dès 1990, IEB réclamait cette politique de prévention. Sans elle, on continuera à devoir surdimensionner les équipements de purification. Elle doit concerner principalement quatre axes : l’arrêt du tout à l’égout (40% des eaux charriées par les collecteurs d’égouts sont des eaux claires), la diminution des eaux de ruissellement (il faut favoriser l’infiltration des eaux de pluie dans le sol en réduisant au maximum les zones imperméables), la diminution de la quantité d’eau potable utilisée et last but not least, l’écoconsommation (utiliser des produits d’entretien écologiques, supprimer les pesticides et les engrais chimiques, etc.).

    Les partenariats public-privé (PPP) en question

    Le montage imaginé au début des années 2000 pour épurer les eaux usées bruxelloises mérite également une attention particulière. Celui-ci s’inscrit dans un contexte politique qui lui était favorable : pression supranationale pour la privatisation des services publics, réduction de la dette, maîtrise des déficits publics, loi sur les marchés publics, etc.

    Si le contrat entre la Région bruxelloise et Aquiris s’est conclu sous un gouvernement composé différemment du gouvernement actuel, force est de constater que la tentation du partenariat public-privé reste grande. IEB s’est penché en détails sur deux d’entre eux, conclus sous la précédente législature.

    Villo
    Deuxième partenariat public-privé conclu sous la législature précédente : le système de vélos libre service (VLS) Villo, confié via une concession de service public de 15 ans à la société Decaux, spécialisé dans la vente de supports publicitaires installés dans l’espace public.
    Il faut pointer ici l’absence flagrante de réflexion menée par la Région bruxelloise qui a confié la mise en place des vélos libre service à un opérateur dont la première finalité n’est pas la mise en place d’un service public de mobilité durable. La Région a ici choisi la facilité en se calquant sur un modèle, certes répandu, mais favorisant l’intrusion massive de la publicité dans l’espace public et n’assurant pas une transparence et une maîtrise importante dans le développement du dispositif.

    Le BILC
    Le défunt projet du BILC, Brussels International Logistic Center, était piloté par la société anonyme BILC SA dont les actionnaires sont le Port de Bruxelles, majoritaire avec une part de 51%, et de Sogaris, société française spécialisée dans les activités logistiques dont la part est de 49%. L’accord entre les parties était le suivant : le Port apportait en nature un terrain, acheté 13 millions d’euros et dont la concession sur 40 ans était valorisée à 3 millions d’euros, à charge du partenaire privé d’apporter la même somme en cash. Il était prévu de financer la construction de l’installation grâce à un prêt octroyé par la Banque européenne d’investissement, un prêt de 25 millions d’euros garantis directement par le gouvernement bruxellois. Les partenaires comptaient faire appel aux banques privées pour financer le reliquat de l’investissement portant l’investissement total à près de 50 millions d’euros.
    L’accord prévoyait en outre que l’exploitation de l’installation serait confiée à Sogaris.

    Le BILC, selon le site internet de Sogaris, constitue la première expérience d’un concept imaginé par le logisticien français : l’hôtel logistique. Un concept « moderne » qui consiste à « créer sur le même site des locaux dédiés à la logistique urbaine (entrepôts, quai de messagerie), des locaux d’activités (ateliers et bureaux d’accompagnement) et des bureaux, tout en soignant l’esthétique architecturale et l’intégration urbaine » .
    Ce concept, si révolutionnaire soit-il, a fait l’objet d’un premier business plan sur une période de 30 ans. Pas rentable... Ce qui a obligé ses promoteurs à rallonger la période d’exploitation à 40 ans pour commencer à générer un maigre profit. Le projet prévoyait donc de fonctionner « plein pot » jusqu’en 2050, date à laquelle le pic de production de pétrole sera allègrement dépassé, rendant obsolète le transport routier.

    Les mirages du PPP[1]

    Dans ses prises de positions publiques passées, IEB n’a pas manqué de livrer son analyse sur les deux exemples de PPP qui précèdent. Très régulièrement, les thuriféraires du PPP avançaient le contre-exemple de la STEP Nord, success story qui contredisait brillamment les arguments des sceptiques. Après le crash de celle-ci, il semblerait que certains défenseurs de ce vertueux projet soient tentés par un retournement de casaque.
    Nous ne pouvons que nous en réjouir, car dans bien des cas, le PPP est un mirage qui se révèle in fine une opération bien peu réjouissante pour les pouvoirs publics.

    Les PPP coûtent cher

    Contrairement à ce qu’on peut entendre, les PPP n’offrent pas de solution magique au problème de financement des infrastructures. En réalité (et ce n’est pas contesté), les pouvoirs publics n’ont aucun problème à emprunter de l’argent. En outre, ils empruntent à un taux qui est toujours meilleur que celui qu’obtiendrait la plus solide des entreprises privées. Ceci parce que les États ont un risque de défaut de paiement qui est moindre.

    De plus, l’implication d’un partenaire privé dans le financement d’un service public implique forcément la nécessité de rencontrer les intérêts de toutes les parties. Celui de l’entrepreneur privé est de maximaliser et de maintenir son profit, une réalité qui augmente le coût du service pour l’usager.

    Enfin, certains montages de PPP dénotent du peu d’expérience des pouvoirs publics, voire de leur incompétence à obtenir un accord équilibré. Le BILC constitue un exemple flagrant de cette triste réalité. Voilà une expérience « pilote » (et donc risquée) dans laquelle le partenaire public fait un apport conséquent (un terrain de 13 millions d’euros) valorisé au prix d’un sachet de cacahouète, et dont le financement principal fait l’objet d’une garantie gouvernementale. Une situation bien appréciable pour Sogaris, qui se retrouve à terme propriétaire d’une société valorisée à près de 50 millions d’euros pour une mise de départ de seulement 3 millions.

    Les risques sont rarement partagés

    On avance souvent que dans un PPP le partenaire privé prend une partie des risques, qui sont uniquement supportés par le public dans une formule traditionnelle. Dans le cas de la station d’épuration, on voit que la situation n’est pas si simple.

    Lorsqu’un problème « imprévu » apparaît qui pourrait mettre en péril le maintien du taux de profit de l’exploitant — ici, la nécessité de conduire les boues en Allemagne plutôt que de les traiter sur place — le risque pris par le partenaire privé (qui détient la compétence technologique) de purifier les boues à l’aide du système d’oxydation par voie humide n’est pas assumé.

    De manière générale, lorsque l’exploitant, souvent constitué pour l’occasion en consortium, ce qui limite la responsabilité financière de ses actionnaires, n’est plus capable de remplir ses obligations, le partenaire public n’a plus d’autre choix que de laisser le consortium faire faillite et de trouver une repreneur, ou de changer les règles du jeu en cours et de mettre la main au portefeuille, ce que la Région a déjà fait de nombreuses fois dans ce dossier[2].

    Le PPP est peu flexible

    Les PPP font l’objet de contrats extrêmement complexes qui tentent de prévoir tous les cas de figures possibles et imaginables. Les cahiers des charges sont lourds, et pourtant constellés de failles. Une fois le contrat signé, il est très difficile de s’en défaire. Et les élus s’engagent toujours pour une période beaucoup plus longue que leur mandat.

    Tel que ficelé, le projet Villo instaure un lien consubstantiel entre le VLS et le marché publicitaire. La concession est passée pour une durée de 15 ans avec des clauses d’exclusivité générant une position monopolistique qui prendra la Région, les communes, les habitants et les usagers en otage d’un seul opérateur publicitaire.

    L’absence de concurrent autorisera le concessionnaire à abuser de sa position dominante au terme du marché pour le renouveler à des conditions encore plus léonine que celles déjà établies dans la convention qu’il a signée avec la Région. En effet, une fois le système mis en place, il est illusoire d’imaginer faire marche arrière et toute volonté de limiter la publicité conduira le concessionnaire à faire pression sur la qualité du service fourni.

    A Paris, le même opérateur a monnayé très cher l’extension du service établi. À Rennes, après avoir perdu un marché de VLS, le même opérateur a démonté son mobilier urbain, laissant les usagers des transports en commun sous la pluie.

    Le PPP n’est jamais transparent

    Quel est le citoyen qui a eu l’occasion de trouver sur Internet le contrat Aquiris, ou le contrat du BILC, ou encore le contrat Villo ? Les raisons de ce manque de transparence sont-elles à chercher dans des considérations juridico-commerciales du type « il faut préserver le secret commercial ou technique du partenaire privé » ou est-il plus à chercher sur le fait que les PPP sont souvent l’objet d’une collusion d’intérêt telle qu’elle n’est pas avouable publiquement ?

    Force est de constater que pour les trois exemples qui nous occupent ici pour lesquels IEB a pu se procurer un certain nombre de pièces contractuelles, la transparence – et la vigilance citoyenne qu’elle aurait permise – aurait sans doute condamné chacun de ces projets.

    Le PPP ne favorise pas forcément la concurrence

    A l’occasion d’un appel d’offre de PPP, il n’est pas rare que peu de candidats ne répondent.
    Soit parce qu’il y a eu collusion entre les différents concurrents, qui préfèrent se partager les marchés plutôt que de s’aventurer dans une guerre des prix, soit parce que le cahier des charges est rédigé de telle façon que l’un des soumissionnaires est favorisé.

    C’était le cas dans le dossier Villo. Une offre pilotée par la STIB a été rejetée sous prétexte que le cahier des charges spécifiait explicitement que le système devait être financé à 100% par la publicité.

    En conclusion

    Il est impératif qu’un large débat soit organisé autour de l’opportunité de conclure dans l’avenir de nouveaux partenariats publics privés.

    Il est certainement nécessaire de créer un cadre juridique aux PPP, un cadre qui fixe les bonnes pratiques dans ce domaine (comme le réclamait la Cour des Comptes dans son rapport rendu à l’occasion de la conclusion du contrat Aquiris) et qui exclut de ce principe un certain nombre de services publics régionaux dont les fondements risqueraient d’être mis en péril : le traitement de l’eau et les questions de mobilité en sont des exemples flagrants.

    En attendant, IEB suggère aux pouvoirs publics de respecter un moratoire sur les PPP.

    Contact : Mathieu Sonck, 0478/20 35 78.

    Pour en savoir plus



    [1] Ce titre est emprunté à un article éponyme de Pierre J. Hamel, chercheur et enseignant à l’Institut national de la recherche scientifique.
    [2] Pour la dernière en date, voir le rapport de la Cour des Comptes de septembre 2009, à la page 31 : « La Cour observe cependant que l’intervention financière de la Région pour assurer la continuité de la concession et pour éviter une procédure judiciaire va au-delà du cadre contractuel initial issu de la mise en concurrence du marché de concession. »


    Le dossier Aquiris à Télé Bruxelles

    Le dossier Aquiris à Télé Bruxelles

    https://www.ieb.be/2236
    20 janvier 2010

    Ce mardi 19 janvier Télé Bruxelles consacrait son débat au dossier Aquiris.

    Il réunissait la ministre bruxelloise de l’environnement, Evelyne Huytebroeck, le président du groupe MR au parlement bruxellois, Didier Gosuin, et Mathieu Sonck, secrétaire général d’IEB : www.telebruxelles.net/portail/content/view/9056/458/.


    Inventaire des enquêtes publiques du 20/01/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 20/01/2010

    https://www.ieb.be/2242
    20 janvier 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 20/01/2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 janvier 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 21 janvier 2010

    https://www.ieb.be/2244
    21 janvier 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    Résultats de concertations

    • Projet en gros. Bruxelles-Ville (Laeken) : rues Steyls et Emile Delva. Demande de certificat d’urbanisme et d’environnement avec étude d’incidences (2e enquête) pour démolir un dépôt, construire des commerces et logements (55 091 m2 hors sol) avec parkings et aménager des espaces non construits en espace vert y compris une voirie de desserte privée ; exploiter un parking couvert pour 438 véhicules et un parking à l’air libre pour 80 véhicules. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

    • Tout est doublement permis à la porte de Ninove. Molenbeek-Saint-Jean : chaussée de Ninove, 1, et square Auguste Smets, 7. Demandes de permis mixte pour la construction d’un immeuble de bureaux scindé en deux parties de 8 832 m2 d’une part et 10 889 m2 d’autre part dans la zone de protection du pavillon d’octroi de la porte de Ninove. L’enquête publique pour les deux demandes qui était initialement organisée au mois d’octobre est réorganisée pour des raisons administratives (dossier incomplet pour l’IBGE). La commission de concertation a reporté son avis pour complément d’information. La parcelle se trouvant partiellement sur les fortifications de la seconde enceinte de Bruxelles, des documents et sondages archéologiques pourraient s’avérer nécessaires. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Anderlecht, printemps 2008

    Anderlecht, printemps 2008

    https://www.ieb.be/2249
    25 janvier 2010

    Réponses à une sociologie du manque : propositions d'enquêtes.

    Ce livre signé par le pseudonyme « Chikago.be » (en référence à l’école de Chicago en sociologie) répond à l’étude « Jeunes en ville, Bruxelles à dos » dite de « recherche-action » préparée notamment par l’association Samarcande (asbl), IEB, SOS Jeunes-Quartier Libre ainsi qu’une chercheuse de l’ULB... et qui portait sur « les cartographies mentales des jeunes dans les quartiers » . Cette étude a été utilisée par les médias, en l’occurrence par le Soir et le Monde Diplomatique , après les événements qui ont eu lieu dans la commune bruxelloise d’Anderlecht au printemps 2008.

    Le livre est maintenant disponible sur le site de l’éditeur www.editionsdusouffle.be et fait l’objet d’un article sur Minorites.org.


    Le logement coopératif : une nouvelle vie

    Le logement coopératif : une nouvelle vie

    https://www.ieb.be/2247
    26 janvier 2010

    Le 23 octobre 2009 était organisé un colloque consacré aux solutions alternatives d'accès au logement pour les moins nantis.

    Face à la crise du logement que connaît Bruxelles depuis maintenant de nombreuses années et à laquelle, manifestement, les politiques publiques classiques n’arrivent pas à répondre, les initiatives se multiplient pour proposer des solutions alternatives d’accès au logement pour les moins nantis.

    Depuis longtemps déjà, le logement coopératif constitue une solution sous-utilisée en Belgique où l’on a toujours eu tendance à privilégier la propriété individuelle. C’est autour de cette question que s’est tenu en octobre dernier le colloque « Le logement coopératif une nouvelle vie » .

    Après avoir esquissé un bref, mais large panorama du mouvement coopératif et de ce qu’il a pu créer et susciter en termes de logements en Belgique et ailleurs, les organisateurs[1] avaient choisi de nous présenter une série d’initiatives innovantes en la matière.

    Le « Community Land Trust » (CLT)

    Ce modèle, né aux Etats-Unis à la fin des années 1970, vise à lutter contre le phénomène de gentrification des quartiers populaires de plus en plus prégnant à cette époque dans certaines grandes villes et banlieues. Les grands principes de ce type d’organisations sont : la gestion collective des biens immobiliers ; la dissociation entre propriété du bâti et du foncier qui reste collectif ; l’aide à l’achat par des primes et le contrôle des prix de revente ; la mixité sociale et de fonctions par le développement d’un parc locatif et d’équipements connexes.
    Pas applicables tels quels en Belgique où cette forme juridique n’existe pas, les CLT peuvent néanmoins constituer une bonne source d’inspiration pour tous les acteurs du secteur.

    Le projet « L’Espoir » rue Fin à Molenbeek

    De plus en plus de ménages à faibles revenus éprouvent des difficultés à trouver un logement sur le marché locatif privé. Le secteur du logement public étant par ailleurs saturé, l’acquisition devient dès lors une des seules portes de sortie pour ces familles. C’est l’idée défendue par ce projet qui vise par ailleurs à impliquer les habitants dès le début du processus.

    Le projet « Ensor » à Evere

    Ce projet a été porté par la FESOCOLAB (Fédération des Sociétés Coopératives de Logement à Bruxelles) entre 1996 et 2005. Il visait à permettre à des ménages à revenus moyens d’accéder à la propriété en dehors des circuits spéculatifs du marché privé. Il a principalement bénéficié à des ménages occupants jusque là un logement social, ce qui a permis de libérer des logements pour de nouveaux locataires.

    Ateliers

    Par ailleurs, quatre thématiques spécifiques ont été traitées en atelier : l’acquisition des terrains et bâtiments ; le financement des projets ; la participation des futurs locataires et l’auto-construction. Des exemples concrets ont ici aussi été évoqués pour illustrer les débats.

    Les actes du colloque « Le logement coopératif une nouvelle vie » du 23 octobre 2009 sont publiés dans le numéro 37 d’« Article 23 », la revue du RBDH (Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat).

    Infos : www.rbdh-bbrow.be/spip.php ?rubrique21&lang=fr, info chez rbdh.be.



    [1] RBDH, Samenlevingsopbouw Brussel, Periferia, Ciré, Maison de quartier Bonnevie.


    Inventaire des enquêtes publiques du 27/01/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 27/01/2010

    https://www.ieb.be/2256
    27 janvier 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 27/01/2010


    Futura 2000 : la voiture écologique au Salon de l'auto

    Futura 2000 : la voiture écologique au Salon de l’auto

    https://www.ieb.be/2268
    3 février 2010

    Ce samedi 16 janvier 2009, lors du Salon de l'auto, le Collectif ¿ a dévoilé aux yeux du monde la voiture la plus écologique et la moins chère de tous les temps !

    Une trentaine de militants ont dénoncé le « greenwashing » de l’industrie automobile.

    Voir la vidéo.

    Infos : www.demarche.org/voituredufutur.


    Schéma directeur RTBF-VRT : évaluation de la concertation des habitants

    Schéma directeur RTBF-VRT : évaluation de la concertation des habitants

    https://www.ieb.be/2272
    3 février 2010

    Alors que le schéma directeur RTBF-VRT a finalement été soumis au gouvernement pour une première lecture, une évaluation du processus de concertation des habitants nous paraissait indispensable.

    Nous avons adressé un courrier à l’ensemble des participants pour leur demander d’y prendre part. L’objectif était de voir de quelle manière les réunions, ainsi que l’information diffusée, ont pu permettre ou non aux habitants de modifier la perception qu’ils ont de leur quartier et de voir dans quelle mesure ils ont le sentiment d’avoir pu influencer ou non le projet qui leur était proposé.


    La participation des habitants dans l’adoption du schéma directeur RTBF-VRT

    La participation des habitants dans l’adoption du schéma directeur RTBF-VRT

    https://www.ieb.be/1502
    3 février 2010

    Le quartier RTBF-VRT va faire l'objet de toute une série d'aménagements dans les années à venir. Afin de coordonner l'ensemble de ces projets, le Gouvernement régional a demandé à un bureau d'études, Buur-Stratec, de réaliser une sorte de schéma d'intention sur la zone. Ce document, appelé schéma directeur, est sur le point d'être adopté par le Gouvernement. Entre septembre 2008 et juillet 2009, une procédure de concertation a été organisée avec l'ensemble des acteurs qui seront impliqués dans la réalisation de ces projets. Dans ce cadre, un rôle d'intermédiaire avec les habitants avait été confié par la Région à Inter-Environnement Bruxelles. Vous trouverez ci-dessous, les comptes rendus et diverses traces des réunions qui se sont tenues. Nous vous invitons également à donner votre avis sur les aménagements projetés.


    A la recherche d'un Plan culturel pour Bruxelles

    A la recherche d’un Plan culturel pour Bruxelles

    https://www.ieb.be/2269
    3 février 2010

    Développer un véritable Plan culturel pour Bruxelles est un défi de haut vol vu notamment la complexité institutionnelle de la ville et la grande diversité des cultures qui s'y côtoient. La tentative du Réseau des Arts à Bruxelles (RAB) et du Brussels Kunstenoverleg (BKO) d'élaborer un tel plan en concertation est certainement à saluer mais les 34 propositions mises sur la table sont-elles de nature à prendre en compte les différentes dimensions de la culture ? Sont-elles à même de préserver les équilibres délicats de notre ville-région à cheval sur deux communautés culturelles ? S'agit-il de mieux valoriser, dans sa diversité, nos richesses culturelles ou de mieux « vendre » Bruxelles au travers d'une image de marque ? La rencontre-débat organisée ce vendredi 29 janvier par le RAB, Culture et Démocratie et le Centre culturel Jacques Franck fut l'occasion d'effleurer le sujet à défaut d'en faire le tour.

    Quelques balises de réflexions furent d’emblée amenées par le sociologue urbain Eric Corijn afin de recontextualiser la trame dans laquelle devait s’inscrire un plan culturel pour Bruxelles. Et de rappeler le statut à entrées multiples de Bruxelles, à la fois Région, capitale d’un pays et capitale de l’Europe et la tendance à développer une culture d’identité nationale plutôt qu’une culture urbaine et cosmopolite. Sur cette lasagne institutionnelle vient se greffer la réalité d’une ville de plus en plus tertiarisée dont les emplois sont majoritairement occupés par des navetteurs alors que le taux de chômage chez les jeunes bruxellois explose et que l’enseignement continue de camper sur un modèle élitiste.

    Outre ces grandes tendances, le RAB a rappelé certaines défaillances du secteur culturel bruxellois : manque de concertation entre les communautés francophones et néerlandophones, contexte rendant difficile le soutien de projets bi-communautaires, absence de plan régional culturel, sous-représentativité de certains secteurs et réseaux culturels. Pour le réseau, les priorités sont à mettre dans la réalisation d’une cartographie de l’offre culturelle et la réalisation d’un agenda trilingue reprenant l’ensemble de cette offre. Il identifie également trois zones prioritaires de développement culturel : l’axe du Canal notamment dans la foulée des réflexions menées par la Plate-Forme Kanal, le quartier européen pour rendre visible le rôle de capitale européenne et le Cinquantenaire pour son potentiel d’activités muséales.

    Qu’en pensent les politiques ? Selon la Présidente du Parlement francophone bruxellois, ceux-ci ne se sont pas encore positionnés et le Parlement bruxellois a invité le RAB/BKO le 17 mars à venir dialoguer. Un tel plan ne manque pas de soulever la question d’une éventuelle régionalisation de la culture. Certains le voient d’ailleurs comme un cheval de Troie de la culture flamande notamment parce que le réseau culturel flamand est nettement plus représenté au sein de la plate-forme.

    Outre cette question communautaire, une autre question importante soulevée lors de la rencontre est celle de la légitimité du RAB/BKO pour développer un plan culturel dès lors que ce réseau n’intègre nullement le secteur socio-culturel et celui de l’éducation permanente, grands absents des préoccupations du plan. Le plan semble présenter une distance par rapport aux réalités des territoires et aux populations qui les occupent. Selon Eric Corijn, face au défi de la mondialisation, les artistes seraient mieux à même de s’adapter aux évolutions de la ville que le secteur socio-culturel en crise. Postulat qui nous laisse songeur.

    Du côté d’IEB, il est trop tôt pour se prononcer mais nous ne manquerons pas de vous fournir l’état de nos réflexions lors d’un prochain dossier de notre journal Bruxelles en Mouvements .

    Vous pouvez consulter le Plan culturel du Réseau des Arts à Bruxelles sur : www.reseaudesartsabruxelles.be/files/plan_culturel_pour_bruxelles_FR.pdf.


    Fin de mission pour la Plateforme Logements Vides

    Fin de mission pour la Plateforme Logements Vides

    https://www.ieb.be/2273
    3 février 2010

    En février 2009, IEB, le BRAL et le RBDH s'associaient pour constituer la Plateforme Logements Vides et inviter associations, comités d'habitants et citoyens à solliciter de la part du prochain gouvernement régional, l'adoption d'un « plan de lutte contre les immeubles vides » pour la mise en œuvre d'une politique efficace de réhabilitation des bâtiments inoccupés appartenant tant aux personnes privées qu'aux pouvoirs publics.

    Afin d’illustrer et faire connaître nos revendications et propositions, la Plateforme a organisé trois actions presse ciblant chaque fois des secteurs et des objectifs précis :

    - Une première action dans le quartier Anneessens pour dénoncer le nombre trop important de bâtiments vides et les difficultés pour les communes de faire appliquer les instruments législatifs pour sanctionner les propriétaires responsables.
    - Une deuxième au quartier nord, pour demander le changement d’affectation d’immeubles de bureaux inoccupés et leur transformation en logement.
    - Et enfin une troisième action pour s’attaquer cette fois au problème des logements vides dans le secteur social.

    Vous avez été nombreux à rejoindre la plateforme et soutenir ainsi notre initiative.

    - Voir le Dossier Plateforme Logements Vides.
    - Télécharger le Texte de la Plateforme Logements Vides.
    - Télécharger la Liste des adhérents à la Plateforme Logements Vides.

    Aujourd’hui, au lendemain des élections la Plateforme considère que le nouveau gouvernement annonce enfin des mesures fortes pour faire face au problème des bâtiments vides et que la Plateforme a donc rempli sa mission.

    Il est évident que le BRAL, IEB et le RBDH resteront attentifs à ce que ces mesures annoncées se concrétisent dans les années à venir et que ces promesses ne restent pas au stade d’intentions.

    Le RBDH, le BRAL et IEB tiennent à remercier vivement les citoyens et associations qui ont rejoint la Plateforme et soutenu nos actions et nos revendications. Nous restons bien sûr à votre écoute si vous désirez de plus amples informations ou renseignements concernant la lutte contre les bâtiments vides.

    Pour la Plateforme,
    Isabelle Hochart, IEB, 02/893 09 17
    Piet Van Merbeek, Bral, 02/217 56 33.
    Marie Didier, RBDH, 02/502 84 63.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 février 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 février 2010

    https://www.ieb.be/2321
    4 février 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Tour Devis pour la construction d’un équipement culturel
    Auderghem : chaussée de Wavre, rue Devis et rue Bassem. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement en vue de la réalisation du nouveau centre culturel Den Dam, d’un immeuble à appartements de 154 logements, de commerces et de 169 places de parkings couverts. Le projet suppose la destruction de 17 habitations.
    Enquête publique jusqu’au 11 février 2009.
    Concertation le 25 février 2009.
    Contactez Claire Scohier.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Gesù réoccupé

    Gesù réoccupé

    https://www.ieb.be/2291
    10 février 2010

    Ce dimanche 7 février, une centaine de sans logis, hébergés jusque là dans des bureaux de la rue de Stassart en attente de travaux ont investi le couvent du Gesù dans le cadre du droit au logement.

    Cette occupation est à l’initiative d’Habitat Solidaire et est soutenue par l’Union des Locataires Marollienne, celle de Saint-Gilles et le CGAM. C’est une action que nous soutenons. Ce couvent (anciennement propriété des Jésuites, situé rue Royale, rue Traversière, rue de la Comète, rue de Brialmont, à Saint-Josse) est vide pour un certain temps autant qu’il serve à abriter ceux qui en ont besoin.

    Voir le reportage sur le site de Télé Bruxelles.


    Inventaire des enquêtes publiques du 10/02/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 10/02/2010

    https://www.ieb.be/2289
    10 février 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 10/02/2010


    Nous voulons rester ! Réponses des habitants à la crise du logement

    Nous voulons rester ! Réponses des habitants à la crise du logement

    https://www.ieb.be/2287
    10 février 2010

    Rencontres sur le Droit à la ville et le Droit au logement organisées par le Ministère de la Crise du Logement de février à juin 2010.

    Dans les grandes villes Européennes on assiste partout au même phénomène : les villes deviennent de plus en plus attractives pour les citoyens les mieux nantis et les touristes d’un jour. Les quartiers récemment rénovés attirent ces publics et faute de moyens suffisants les habitants d’origine en sont chassés. Ceux qui ne correspondent pas à la nouvelle image, en sont écartés. Les résistances se mettent en œuvre. Des citoyens ordinaires manifestent et revendiquent leur droit à la ville : ils veulent rester !

    C’est autour des thèmes du Droit à la ville et du Droit au logement que le Ministère de la Crise du Logement organisera des rencontres et des projections de films dans les cinq mois à venir, chaque 3e jeudi du mois de 19 à 22h.

    Droit à la ville

    Jeudi 18 février 2010 de 19h à 22h au quai du Hainaut, 23, à 1080 Molenbeek.
    « Art Security Service » de Bernard Mulliez (2007) est un film éloquent sur la transformation de la galerie Ravenstein. Le film décrit, de manière vivante, les différentes stratégies mises en œuvre par la société immobilière Robelco pour offrir une nouvelle vie à cette galerie située au centre-ville. Les commerçants et les clients habituels de la galerie sont littéralement chassés de l’endroit au profit d’une autre clientèle. Ces mutations « forcées » de population urbaine se produisent et s’observent partout en ville. En début de soirée, le réalisateur en personne, introduira son film. Mathieu Van Crieckingen, sociologue au sein de l’Université Libre de Bruxelles, auteur d’une étude sur les phénomènes de gentrification, ouvrira le débat et partagera ses réflexions sur le film.
    Film : Art Security Service.
    Intervenants : Bernard Mulliez (réalisateur), Mathieu Van Crieckingen (sociologue ULB).

    Bases légales pour des squats

    Jeudi 18 mars 2010 de 19h à 22h, rue Royale, 123, à 1000 Bruxelles.
    Quelles sont les bases légales qui permettent de soutenir l’occupation d’immeubles vides ? Quel est le cadre juridique Belge et comment évolue-t-il ? Quelles stratégies juridiques utilisent nos voisins pour défendre une occupation ? Des témoins venus d’Allemagne, de France et des Pays-Bas viendront nous faire part de leurs expériences.
    Intervenants (sous réserve) : Stefan Schneider (Travailleur social assurant l’accompagnement de sans-abri dans des logements communautaires), Dieter Vandoren (www.kraakpetitie.nl), DAL (France), maître Marchand (Belgique).

    Nous voulons rester !

    Jeudi 15 avril 2010 de 19h à 22h, chez Cyclo vzw, rue de Flandre, 85, à 1000 Bruxelles.
    Cette soirée est dédiée à tous les citoyens, qui, à contre courant de toutes les valeurs dominantes de notre société, démontrent que la ville leur appartient aussi. Pour Jolika, avocate de formation, porte-parole du groupe des femmes sans papiers qui ont occupé l’église du Béguinage au printemps 2009, le droit de résider à Bruxelles, était une question fondamentale. Pour Sonia, locataire d’un logement social depuis 30 ans, le droit de résider à Bruxelles s’est transformé en véritable bataille juridique contre le Cpas. Notre dernier témoin, Jeroen, vous invitera à faire 100 pas pour rejoindre son nouvel univers. Victime d’une explusion en novembre 2009. La maison qu’il occupa pendant plus d’an, baptisée « L’Equilibre » , (propriété du Cpas de Bxl, vide et inoccupée depuis 12 ans, sise en face de l’atelier Cyclo), lui inspira un projet encore plus parlant : « un petit jardin d’Eden » ... ouvert à tous !

    Intervenants : Sonia Vasquez Martinez (locataire de la Bruxelloise des habitations S.A.), L’équilibre, Jolika (porte-parole du groupe de femmes sans papiers dans l’église du Béguinage).

    Community Land Trust : nouvelle formule pour creer des logements sociaux et lutter contre la gentrification.

    Jeudi 20 mai 2010 de 19h à 22h au Cinéma Nova, rue d’Arenberg, 3, à 1000 Bruxelles.
    Les « Community Land Trusts » (CLT) sont nées aux Etats-Unis. Elles sont basées sur l’idée que le sol (le terrain) doit appartenir à la communauté qui est chargée de le gérer. Grâce à des mécanismes innovateurs, ces organisations parviennent à créer des logements de qualité, financièrement accessibles à tous. Les CLT permettent de résister à la spéculation immobilière et son corollaire : la gentrification.
    Intervenants : Geert De Pauw, Loïc Gerronez.

    Hors de la ville aussi : on veut rester !

    Jeudi 17 juin 2010 de 19h à 22h à Charleroi (lieu encore à déterminer).
    Dans des campings, domaines et parcs résidentiels en Wallonie, des habitants se sont installés en caravanes, châlets et maisons depuis de nombreuses années. Ils ont trouvé pour beaucoup une bonne solution d’habitat : un logement abordable, du confort, une qualité de vie qu’ils n’auraient pas en ville.
    Ils s’y sentent bien, mais les autorités ne reconnaissent pas que ce sont des logements, et les poussent à partir. Ils veulent aussi rester. Ils se battent pour obtenir des droits comme des habitants à part entière.
    Film : Paroles d’habitants ! (Michel Garcin et Régis Brochier - Alpes Presse/ Solidarités Nouvelles).
    Intervenants : Maria Rodriguez, Comité du Bois de Pincemaille et d’autres habitants, Jeannine Tips.

    Infos : www.crisedulogement.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 février 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 février 2010

    https://www.ieb.be/2320
    11 février 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Tour Devis pour la construction d’un équipement culturel
    Auderghem : chaussée de Wavre, rue Devis et rue Bassem. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement en vue de la réalisation du nouveau centre culturel Den Dam, d’un immeuble à appartements de 154 logements, de commerces et de 169 places de parkings couverts. Le projet suppose la destruction de 17 habitations.
    Enquête publique jusqu’au 11 février 2010.
    Concertation le 25 février 2010.
    Contactez Claire Scohier.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Projet d'hôtel dans le couvent du Gesù : les raisons d'un recours

    Projet d’hôtel dans le couvent du Gesù : les raisons d’un recours

    https://www.ieb.be/2286
    11 février 2010

    L’ARAU et IEB ainsi qu'un riverain ont introduit en septembre 2009 un recours en annulation devant le Conseil d’État contre le permis d’urbanisme délivré par la Commune de Saint-Josse le 7 juillet 2009 pour la transformation du complexe immobilier, anciennement propriété des Jésuites, situé rue Royale, rue Traversière, rue de la Comète, rue de Brialmont, à Saint-Josse en un ensemble d’hôtel, spa, brasserie, centre de conférences et parking de 172 places (sur les 177 demandées).

    Eglise du Gesù, rue Royale, à Saint-Josse © IEB - 2010

    Le recours porte sur trois moyens principaux [1] :

    1.– Le non-respect de la prescription 0.12 du PRAS qui interdit la suppression de logements sauf si la même superficie est compensée dans la zone

    Les requérants s’appuient sur les faits, sur l’étude historique et sur le cadastre qui attestent que cet îlot a toujours eu partiellement une vocation résidentielle.

    Le couvent, rue Traversière

    L’on rappellera d’abord qu’un « couvent » est une « maison dans laquelle des religieux ou des religieuses vivent en commun » (Le petit Robert, couvent ). Le couvent est un logement collectif qui correspond au concept de logement tel que défini dans le glossaire du PRAS. Le couvent est d’ailleurs identifié comme « logement collectif » dans le formulaire de demande de permis. L’étude historique atteste que l’aile du couvent, qui longe la rue Traversière, a été construite explicitement comme « résidence des Jésuites » qui y habitaient de fait jusqu’au rachat du bâtiment.

    Le demandeur feint de considérer le couvent comme « logement accessoire » d’une fonction principale qui serait l’église en tant qu’équipement, ce qui lui permet, dans son idée, d’éluder le respect de la prescription 0.12. Or, la notion de « logement accessoire » n’existe dans le PRAS que dans les zones d’industries urbaines, les zones d’activités portuaires et de transport et les zones d’intérêt collectif ou de service public. Dans les zones d’habitat, les zones mixtes ou de fortes mixité et dans les zones administratives, la prescription 0.12 impose de compenser la suppression de logements.

    De plus, dans la carte de situation existante de fait du PRAS, seule l’église du Gesù est reprise comme équipement, à l’exclusion de l’immeuble résidentiel de la rue Traversière.

    Autres immeubles

    Rue Brialmont, 11 est considéré également comme « résidence des Jésuites » par l’étude historique. Cet immeuble comprend une chapelle.
    Rue Royale, 167, décrite comme « maison de rapport » dans l’étude historique et comme immeuble à appartement par le cadastre.
    Rue Royale 169-173 et chaussée de Haecht, 2-6 sont également des immeubles de logements dans l’étude historique et pour le cadastre.

    Or le permis délivré ne compense que ces deux logements supprimés dans l’immeuble rue Royale, 171 pour un total de 302 m² mais ne tient pas compte des autres immeubles de l’îlot, ni, surtout, de la résidence des Jésuites qui occupe à elle seule 6.414 m².

    Le renforcement du logement constitue une priorité politique majeure de tous les Gouvernements régionaux depuis la création de la Région : dans le PRD de 1995, dans le PRD de 2002, dans les Accords de majorité successifs, dans le PRAS et matérialisés par le plan régional de 5 000 nouveaux logements sociaux et moyens.

    2.– Le caractère incomplet du rapport d’incidences

    Le rapport d’incidences ne prend pas en compte l’offre de stationnement existante juste à côté du projet : le centre d’accueil des étudiants Erasmus du CHAB, situé de l’autre côté de la rue Traversière, comprend 175 places dont l’impact cumulé avec celui du parking de 172 places projeté dans l’hôtel n’est pas étudié.

    Or, ce nouveau parking pour l’hôtel participerait à l’imperméabilisation des sols, à la suppression de la végétation dont un platane remarquable [2], à l’augmentation de la circulation, des nuisances sonores et atmosphériques dans un quartier déjà soumis à un fort trafic de transit alors qu’il est excellemment bien desservi par les transports en commun grâce à la présence du métro, du tram et de nombreuses lignes de bus. Le projet se situe d’ailleurs en zone A du RRU c’est-à-dire dans la zone où les normes sont les plus strictes en matière de stationnement et d’emplacement de parcage. Considérant néanmoins que « ...se garer en voiture dans le quartier est très difficile ;... » la commune a autorisé 177 emplacements de parking !

    De plus, le PRD vise une diminution du trafic global de la Région de 20% à l’horizon 2010. La Commune a donc pris une décision en contradiction avec les engagements politiques régionaux en matière de mobilité, de qualité du cadre de vie et de qualité de l’air.

    3.– Défaut d’impartialité

    La Commune de Saint-Josse, en la personne de son bourgmestre J. Demannez, s’était engagée par écrit à délivrer le PU avant même l’instruction de la demande de permis. Elle ne disposait donc plus, à notre avis, de l’impartialité requise pour le traitement d’actes administratifs comme l’impose le Conseil d’État dans une jurisprudence constante.

    Conclusion

    Les pouvoirs publics, Commune en tête, ont dès lors pris leurs responsabilités en délivrant un permis qui n’est pas conforme aux dispositions du PRAS et dont les motivations formelles sont lacunaires en l’absence d’un rapport d’incidences complet. Les associations avaient dûment annoncé leurs revendications lors des réunions de Commission de concertation qui ont eu lieu sur ce projet d’hôte en 2008. Il n’y a donc pas lieu d’être surpris par notre réaction.

    Ce dimanche 7 février, une centaine de sans logis, hébergés jusque là dans des bureaux de la rue de Stassart en attente de travaux ont investi le couvent du Gesù dans le cadre du droit au logement. Cette occupation est à l’initiative d’Habitat Solidaire et est soutenue par l’Union des Locataires Marollienne, celle de Saint-Gilles et le CGAM. C’est une action que nous soutenons. Ce couvent est vide pour un certain temps autant qu’il serve à abriter ceux qui en ont besoin.


    [1L’asbl Pétitions-Patrimoine a pour sa part intenté un recours au Conseil d’État en 2008 suite au refus de la Région d’ouvrir une procédure en vue d’un classement de l’ensemble du site suite à la pétition publique rentrée en mai 2007. (arrêté du Gouvernement du 17/07/08).

    [2Le riverain partie au recours a introduit le 11/05/2007 auprès du Secrétaire d’État de l’époque en charge du patrimoine, M. Emir Kir, une demande de sauvegarde du platane remarquable (+/- 180 ans) situé à l’intérieur de l’îlot ainsi qu’une demande d’étude historique concernant les deux tumuli situés sur le site. Par une lettre du 22/06/07 M. Kir l’a assuré qu’une étude historique serait diligentée.

    Mobilité : l ’heure des choix

    Mobilité : l ’heure des choix

    https://www.ieb.be/45958
    15 février 2010 • Thierry Kuyken

    L’état déplorable des conditions de circulation nous impose des décisions. La situation budgétaire, fédérale et régionale, doit inciter à la rationalité en termes techniques et budgétaires. Mais les meilleurs choix techniques ne pourront rien sans un changement du rapport à la ville, de la part des responsables politiques, des urbanistes et également de la part des citoyens.

    Ce dossier est principalement consacré à une proposition de restructuration du réseau de transport en commun, élaborée par des spécialistes et soutenue ardemment par la société civile : la Cityvision. Imaginant un vaste maillage de trams en surface, défini en fonction des besoins des usagers et offrant des gains de temps substantiels, la Cityvision met également en garde contre les risques du « tout-au-métro ». Après une présentation technique, la parole sera donnée à plusieurs experts en mobilité ou aménagement du territoire, ayant ou non participé à l’élaboration de la Cityvision afin de donner des éléments de contexte et d’analyse. Enfin, le point sera fait sur deux chantiers indispensables à la qualité de vie à Bruxelles : le RER et la fiscalité de la mobilité.

    Qui est content de la mobilité à Bruxelles ? Personne ! Qui s’en soucie ? Chacun !

    La mobilité à Bruxelles présente au moins deux grandes qualités. Son premier mérite est de mettre tout le monde d’accord. Le constat d’échec est unanime : c’est le chaos. Sa seconde vertu consiste à ne laisser personne indifférent. Chacun croit détenir la solution et désigne volontiers ses coupables favoris. Il faut dire que les causes de la congestion sont nombreuses et les responsabilités partagées. Passage en revue des points noirs, forcément non exhaustif : la fragmentation des compétences entre communes, régions et fédéral ; les réglementations urbanistiques et fiscales qui encouragent l’usage de la voiture ; les facilités de stationnement qui incitent à l’auto-solisme ; des services de police déchargés des missions de régulation de la circulation ; un charroi incontrôlé de marchandises ; un RER qui ne voit jamais le jour...

    La STIB doit ouvrir la voie

    A cette longue liste de responsables, il convient d’ajouter la STIB. Certes, la STIB n’est pas aidée sur le terrain par les communes et cherche à respecter un contrat de gestion imposé par le politique. Mais la STIB préfère une stricte logique commerciale d’exploitation à ses missions de service public. Les choix de la STIB répondent davantage à la gestion de son réseau qu’aux besoins de ses clients. Par exemple, elle ne cache pas que les récentes restructurations de son réseau visaient à en optimiser l’exploitation, au risque de multiplier les correspondances et d’allonger les temps de parcours des usagers. A l’heure où la STIB déploie des efforts importants pour installer des portiques d’accès à toutes les stations ou pour imposer le ticket électronique et personnalisé MOBIB, l’inanité des fréquences en heures creuses ou le peu de respect témoigné aux clients des Noctis démontre par l’absurde la triste logique de fonctionnement de notre opérateur de transport en commun.

    La Cityvision

    A cause des mauvais choix du passé, du laxisme général et de la dilution des responsabilités, Bruxelles se retrouve dans l’impasse. Aujourd’hui, des décisions doivent être prises. En matière de transport, les premiers choix paraissent techniques et budgétaires (par exemple : flux, densité et nœud de circulation) mais les conséquences dépassent de loin le cadre de la seule mobilité. Si les retombées prévisibles concernent la qualité de l’environnement et l’amélioration de la santé, il ne faudrait pas négliger les impacts des réseaux structurants de transport public sur le développement urbanistique. Un réseau intégré à la ville participe à l’aménagement harmonieux du territoire, à la construction d’une vaste carte mentale de l’espace de vie, et — si tout va bien — à la cohésion sociale. C’est en pensant à la ville et à ses habitants qu’a été élaborée la Cityvision, présentée dans ces lignes. A première vue, il ne s’agit que d’une simple ré-organisation des lignes de la STIB, moyennant la construction d’une cinquantaine de kilomètres de voies en surface. Proposée pour créer un débat constructif — mais parfaitement réalisable techniquement — elle questionne la pertinence des projets de prolongements de métro défendus par la STIB. Proposition pragmatique, la Cityvision est la manifestation concrète de la volonté de la société civile de participer à la construction de l’espace public et d’y inclure chacun.

    Casse-tête bruxellois

    Mais pour rendre la ville à ses habitants, un réseau ne suffira pas. Pas plus qu’un RER efficace ou qu’un péage urbain. Même en changeant les lois fiscales et en modifiant les règlements d’urbanisme. Une ville accueillante ne se décrète pas par des textes de lois pas plus qu’elle ne surgit des infrastructures : elle germe dans la conscience des citoyens. Ce qu’il faut à Bruxelles, c’est un renversement du rapport à la ville ; ce qu’il nous faut, c’est une évolution du rapport à notre environnement. Bruxelles n’est plus un carrefour dont on peut mesurer les artères en seuls termes de flux et qu’on peut parcourir isolé dans une cage en acier. Bruxelles peut être une ville à taille humaine qui doit être conçue autour du vivant. Et le dernier spécimen d’être humain que l’on rencontre à la surface de la ville est le piéton. Pour que l’espace public soit à l’échelle de tout le monde, il doit être pensé autour du piéton. Le piéton : plus petit dénominateur commun des Bruxellois.


    Inventaire des enquêtes publiques du 17/02/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 17/02/2010

    https://www.ieb.be/2295
    17 février 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 17/02/2010


    Cityvision ou Métrovision ?

    Cityvision ou Métrovision ?

    https://www.ieb.be/2300
    17 février 2010

    Débat organisé par Disturb et le Bral autour de la récente proposition alternative de transports en commun à Bruxelles.

    Comment revaloriser l’alternative en surface ? Quel lien y a-t-il entre l’espace public, l’architecture et les transports en commun ? Comment intégrer la Cityvision dans une vison globale de l’aménagement du territoire ?

    Le débat sera introduit par Michel Hubert (FUSL, Brussels Studies) et se fera en présence d’Adelheid Byttebier, présidente de la STIB.

    Le mardi 23 février à 19 h, à la gare de Bruxelles-Congrès, boulevard Pacheco, à 1000 Bruxelles.

    Infos : http://disturb.be/v2/spip.php?article202.

    Lire le dossier d’IEB sur la Cityvision.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 février 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 février 2010

    https://www.ieb.be/2319
    18 février 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Quand les riches regarderont les pauvres de haut
    Bruxelles-Ville : quai de Willebroeck, 35. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement (étude d’incidences) pour la construction d’un immeuble de logements de standing de 42 niveaux (48 780 m2), de 4 immeubles de bureaux (29 615 m2) et de 752 places de parking réparties sur 4 niveaux en sous-sol. Le groupe immobilier Atenor avance à grands pas avec son projet Premium.
    Enquête publique jusqu’au 1 mars 2010.
    Concertation le 10 mars 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Concertation à venir

    • Tour Devis pour la construction d’un équipement culturel. Auderghem : chaussée de Wavre, rue Devis et rue Bassem. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement en vue de la réalisation du nouveau centre culturel Den Dam, d’un immeuble à appartements de 154 logements, de commerces et de 169 places de parkings couverts. Le projet suppose la destruction de 17 habitations. Concertation le 25 février 2010. Contactez Claire Scohier.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Les bons élèves doivent être récompensés

    Les bons élèves doivent être récompensés

    https://www.ieb.be/2301
    23 février 2010

    La plateforme SMoB[1] demande que les communes qui entreprennent des travaux pour améliorer la fluidité des trams et des bus soient récompensées par la STIB, et non pas pénalisées.

    Ce communiqué fait suite à un courrier officiel envoyé le 2 février par le Comité de Quartier Colignon aux responsables politiques concernés. Le Comité Colignon déplore que la STIB profite de la fin des travaux de la rue Gallait pour supprimer purement et simplement la ligne de tram 56, alors que les travaux avaient justement pour but de lui favoriser le passage. La SMoB soutient totalement les revendications de ce comité.

    Les investissements dans les sites propres pour trams & bus ne doivent pas être gâchés. La plateforme SMoB demande que les communes qui entreprennent des travaux pour améliorer la fluidité des trams et des bus soient récompensées par la STIB.

    La fluidité des transports en commun est toujours un problème à Bruxelles. Les bus et les trams sont encore trop souvent coincés dans les embouteillages. Heureusement, les temps changent : de plus en plus de communes investissent pour améliorer la fluidité des transports en commun, comme à la rue Gallait à Schaerbeek ou à la rue Moris à Saint-Gilles, mais aussi ailleurs à Bruxelles. Ces mesures améliorent la ponctualité et l’attractivité générale des transports en commun. Nous soutenons donc totalement ces initiatives.

    Sans aucun doute, la STIB apprécie ces aménagements améliorant la fluidité de ses véhicules. Elle exprime toutefois sa gratitude de manière bien étrange. Plutôt que d’améliorer la desserte locale et offrir des liaisons directes avec le centre-ville, elle supprime ou déplace les lignes qui font usage des nouvelles infrastructures. Ainsi la ligne 56 a discrètement été suspendue pendant les travaux de la rue Gallait et encore plus discrètement supprimée intégralement une fois ceux-ci terminés ! Les nuisances engendrées par les travaux ne sont donc pas du tout compensées par une amélioration de l’offre pour les habitants du quartier et ce, malgré les promesses. Autre exemple, les travaux entrepris avenue Fonsny n’ont pas pu sauver la liaison directe avec le centre-ville. Ailleurs encore, l’interdiction de circuler dans la rue Moris a été « récompensée » en interrompant la ligne 97 à la Barrière, moyennant quelques navettes aux heures de pointe. Aussi, l’ancienne ligne de ceinture 90 devrait maintenant moins souffrir de la congestion, raison qui avait justifié son sectionnement par la STIB. Mais là encore, la ligne 90 n’est pas remise à l’honneur.

    Au moment où toutes les communes ne sont pas enthousiastes à l’idée d’améliorer la fluidité des transports en commun (craignant par exemple de supprimer du stationnement) une politique incitative est nécessaire pour encourager les communes qui investissent dans les sites propres et qui donnent la priorité aux transports en commun aux carrefours. SMoB plaide pour la conclusion de conventions entre la STIB, la Région et les communes dans lesquels les communes et la Région s’engagent, d’une part, à améliorer la fluidité des trams et des bus et la STIB, d’autre part, à améliorer la desserte des sites aménagés.

    Contacts
    - Laurent Pirotte, Comité de Quartier Colignon, 0485/17 46 86.
    - Jérôme Matagne, Inter-Environnement Bruxelles, 0485/75 04 21.



    [1] La plate-forme SMoB (Sustainable Mobility for Brussels) fédère des associations et habitants défendant les principes d’une mobilité durable à Bruxelles. Elle regroupe : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), Association de Comités de Quartier Ucclois (ACQU), Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU), NoMo - Autrement mobile, Baobab 81, CODA, Comité Colignon, Comité de défense de Saint-Gilles (CODES), Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Comité Longchamp-Messidor, Fietsersbond, FOE Bruxsel, Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), Johanna vzw, La Ligue des Familles (Bruxelles), Placeovelo, TreinTramBus !, Wolu-Inter-Quartiers (WIQ), 4X4 Info.


    Inventaire des enquêtes publiques du 24/02/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 24/02/2010

    https://www.ieb.be/2318
    24 février 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 24/02/2010


    L'Hof ter Musschen. Histoire et anecdotes d'une ferme brabançonne

    L’Hof ter Musschen. Histoire et anecdotes d’une ferme brabançonne

    https://www.ieb.be/2307
    24 février 2010

    La CEBE a le grand plaisir de vous annoncer la parution du livre « L'Hof ter Musschen, histoire et anecdotes d'une ferme brabançonne ».

    Située aux confins du territoire communal de Woluwe-Saint-Lambert, longtemps préservée du déferlement urbain et du morcellement foncier, cette ferme a séduit des générations de promeneurs et d’artistes qui ont arpenté ses abords demeurés champêtres jusqu’il y a peu. L’ouvrage est disponible en prépublication jusqu’au 1er mars au prix de 13€ au lieu de 16€.

    Infos : www.cebe.be.


    Cinquante ans de bureaux à Bruxelles

    Cinquante ans de bureaux à Bruxelles

    https://www.ieb.be/2313
    24 février 2010

    35e étude de Brussels Studies : « Cinquante ans de production immobilière de bureaux à Bruxelles. Une analyse géographique ».

    Avec ses 12,5 millions de m2 de bureaux, Bruxelles est une ville très fortement tertiarisée. La construction de bureaux représente, en moyenne, plus de 3 milliards d’euros d’investissement par an. Ce secteur était pourtant extrêmement marginal il y a à peine cinquante ans, son développement signe donc une évolution urbaine majeure. Mais quelle forme celle-ci prit-elle ?

    C’est la question à laquelle Christian Dessouroux, docteur en géographie de l’ULB (IGEAT), tente de répondre dans le 35e numéro de Brussels Studies : « Cinquante ans de production immobilière de bureaux à Bruxelles. Une analyse géographique » .

    Infos : www.brussels studies.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 février 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 février 2010

    https://www.ieb.be/2305
    25 février 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Quand les riches regarderont les pauvres de haut
    Bruxelles-Ville : quai de Willebroeck, 35. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement (étude d’incidences) pour la construction d’un immeuble de logements de standing de 42 niveaux (48 780 m2), de 4 immeubles de bureaux (29 615 m2) et de 752 places de parking réparties sur 4 niveaux en sous-sol. Le groupe immobilier Atenor avance à grands pas avec son projet Premium.
    Enquête publique jusqu’au 1er mars 2010.
    Concertation le 10 mars 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Beaucoup de béton et peu de fleurs à la rue des Tournesols
    Anderlecht : rue des Tournesols, 17. Demande de permis de lotir pour 14 maisons unifamiliales, 4 immeubles à appartements (28 unités de logements) et 54 emplacements de parkings couverts, le tout en intérieur d’îlot. Le projet suppose la démolition de 6 maisons ainsi que des box de garage existants.
    Enquête publique jusqu’au 3 mars 2010.
    Concertation le 10 mars 2010.
    Contactez Thierry Kuyken et Erwan Marjo.

    Concertation à venir

    • Tour Devis pour la construction d’un équipement culturel. Auderghem : chaussée de Wavre, rue Devis et rue Bassem. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement en vue de la réalisation du nouveau centre culturel Den Dam, d’un immeuble à appartements de 154 logements, de commerces et de 169 places de parkings couverts. Le projet suppose la destruction de 17 habitations. Concertation le 25 février 2010. Contactez Claire Scohier.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Une « zone confort »… pas confortable pour tous !

    Une « zone confort »… pas confortable pour tous !

    https://www.ieb.be/2323
    25 février 2010

    Le Gracq, le Fietsersbond, le Bral et IEB déplorent que les abords de la Grand-Place deviendront moins accessibles aux cyclistes et aux personnes à mobilité réduite. En cause : l'utilisation de pavés arrondis dans le cadre du réaménagement de la « zone confort » dans le centre historique de Bruxelles.

    Le 10 novembre 2009, la Région de Bruxelles-Capitale (Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement) a délivré un permis d’urbanisme pour le réaménagement de la Grand-Place et de ses abords. Celui-ci prévoit l’emploi exclusif de pavés arrondis, tant dans les rues avec trottoirs que dans les rues sans trottoirs (zone piétonne). Grosse déception pour les usagers doux : la Ville de Bruxelles avait pourtant initialement opté pour un réaménagement avec des pavés sciés ou plats. Un choix appuyé par les associations cyclistes – le GRACQ et le Fietsersbond – dans leur cahier de réclamations et devant la commission de concertation. La décision de la Région de Bruxelles-Capitale a donc surpris et déçu.

    L’utilisation de pavés arrondis présente, pour beaucoup d’utilisateurs doux de la rue, bien des inconvénients.

    • Des pavés arrondis offrent un confort moindre pour les cyclistes, les piétons ou les personnes à mobilité réduite (en fauteuils roulants, en poussette, à béquilles...).
    • La zone est bordée et traversée par un Itinéraire Cyclable Régional (ICR). Des pavés arrondis hypothéqueraient tant le confort que la vitesse de parcours des cyclistes sur cet ICR.
    • Les pavés arrondis sont non seulement inconfortables, mais peuvent s’avérer dangereux : par temps de pluie, ce type de revêtement devient très glissant.
    • Pour les utilisateurs de fauteuils roulants et autres personnes à mobilité réduite, l’emploi de pavés arrondis complique encore davantage le franchissement de la zone concernée. On ne peut accepter que certains n’aient pas totalement accès à cette « zone confort » située dans le centre historique de la ville.

    Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement bruxellois d’intervenir dans ce dossier et de maintenir le projet d’origine de poser des pavés sciés. Nous réclamons également à la Ville de Bruxelles d’adapter le permis d’urbanisme obtenu. Les pavés sciés représentent un compromis entre l’accessibilité pour tous et le respect du patrimoine : bien que circuler à vélo sur de l’asphalte soit plus facile, les cyclistes comprennent que dans le centre de la ville, pour des raisons culturelles et historiques, l’on opte pour un autre revêtement, à condition que cela ne se fasse pas au détriment de l’accessibilité et de la mobilité.

    Dans le futur, une concertation entre usagers et services publics – en particulier l‘Administration de l’Aménagement du Territoire et du Logement et Bruxelles Mobilité – serait conseillée dans des prises de décisions aussi symboliques. De tels dialogues pourraient déboucher sur une adaptation de l’espace public offrant une accessibilité optimale aux piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite.

    Contacts
    - GRACQ - Les Cyclistes Quotidiens, Florine Cuignet, 02/502 61 30.
    - Fietsersbond, Roel De Cleen, 02/502 68 51.
    - Bral vzw Federatie van actieve Bxlaars, Piet Van Meerbeek, 02/217 56 33.
    - Inter-Environnement Bruxelles, Jérôme Matagne, 02/893 09 09.


    La Cityvision au Parlement

    La Cityvision au Parlement

    https://www.ieb.be/2326
    1er mars 2010

    Le 21 février 2010, la Cityvision a fait l'objet d'une nouvelle audition par la Commission Infrastructure du Parlement bruxellois. Deux des auteurs de la Cityvision ont pu y présenter l'intérêt de cette proposition et rectifier les semi-vérités et demi-mensonges contenus dans une brochure éditée par la STIB pour expliquer tout le mal qu'elle pense de la Cityvision.

    Téléchargez la présentation des éléments clefs pour la poursuite du débat sur le futur du réseau de transports bruxellois faite aux parlementaires bruxellois : Cityvision, une vision tronquée ?

    Lire la réponse de la STIB sur le site www.stib.be ou téléchargez le document : « La Cityvision, une vision tronquée de la réalité ».

    A l’occasion de l’audition des auteurs de la Cityvision par la Commission Infrastructures du Parlement bruxellois le 10 février dernier, la STIB a pris l’initiative de publier une brochure de 16 pages intitulée « La Cityvision, une vision tronquée », soulignant par là l’importance qu’elle accorde au débat en cours. La STIB elle-même reconnaît en effet (p. 2) que « certaines propositions [de la Cityvision] méritent clairement une étude plus approfondie » (tandis que d’autres, selon elle, doivent être écartées).

    Cette brochure contient un certain nombre d’éléments, sinon franchement mensongers, en tout cas simplificateurs que nous ne pouvons passer sous silence. Toutefois, dans le but de faire avancer le débat sur le futur du réseau de transport public à Bruxelles – qui est notre seul souci –, nous reportons en annexe nos rectificatifs sur les points les plus problématiques de la brochure STIB pour nous concentrer ici sur les points de discussion et les questions qui ont été abordés par les parlementaires à la suite des différents exposés du 10 février.


    Inventaire des enquêtes publiques du 03/03/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 03/03/2010

    https://www.ieb.be/2333
    3 mars 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 03/03/2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 mars 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 4 mars 2010

    https://www.ieb.be/2330
    4 mars 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    PPAS « Chaudron » sur le feu
    Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales. Ce projet de PPAS dans le quartier « Erasme » à Neerpede a été initié par la commune à la demande des riverains. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer.
    Enquête publique jusqu’au 24 mars 2010.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Concertations à venir

    • Atenor, rebelotte. Bruxelles-Ville : rues de la Loi, 107-109, et Jacques de Lalaing, 40. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition d’un hôtel et d’un bâtiment télécom et la construction d’un immeuble de bureaux (28 487 m2) avec des commerces au rez-de-chaussée (1 158 m2), d’une servitude de passage (217 m2) et d’un parking couvert de 116 emplacements et 10 emplacements en plein air, et pour l’exploitation des 2 parkings et de diverses installations. Le projet se situe en bordure de l’îlot constitué par la rue de la Loi, la rue de Lalaing, la chaussée d’Etterbeek et la rue de Trèves, en plein cœur du Quartier Européen.
    Concertation 10 mars 2010.
    Contactez Mathieu Sonck.

    • Quand les riches regarderont les pauvres de haut. Bruxelles-Ville : quai de Willebroeck, 35. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement (étude d’incidences) pour la construction d’un immeuble de logements de standing de 42 niveaux (48 780 m2), de 4 immeubles de bureaux (29 615 m2) et de 752 places de parking réparties sur 4 niveaux en sous-sol. Le groupe immobilier Atenor avance à grands pas avec son projet Premium. Concertation le 10 mars 2010. Contactez Pierre Meynaert.

    • Beaucoup de béton et peu de fleurs à la rue des Tournesols. Anderlecht : rue des Tournesols, 17. Demande de permis de lotir pour 14 maisons unifamiliales, 4 immeubles à appartements (28 unités de logements) et 54 emplacements de parkings couverts, le tout en intérieur d’îlot. Le projet suppose la démolition de 6 maisons ainsi que des box de garage existants. Concertation le 10 mars 2010. Contactez Thierry Kuyken et Erwan Marjo.

    Résultat de concertation

    • Tour Devis pour la construction d’un équipement culturel. Auderghem : chaussée de Wavre, rue Devis et rue Bassem. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement en vue de la réalisation du nouveau centre culturel Den Dam, d’un immeuble à appartements de 154 logements, de commerces et de 169 places de parkings couverts. Le projet suppose la destruction de 17 habitations. Entre autres réclamations, IEB s’est étonné du manque de précisions du rapport d’incidences [ Lire les remarques d’IEB ]. Suite aux nombreux avis décriant le projet, la commission de concertation a préféré reporter son avis [ Lire l’avis ].

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Atenor : un(e) tour de passe-passe...

    Atenor : un(e) tour de passe-passe...

    https://www.ieb.be/2337
    9 mars 2010

    Un projet de tour de logements de luxe, situé à coté du pont des Armateurs, a été soumis à l'enquête publique par le promoteur Atenor. Il passe en commission de concertation à Bruxelles-Ville ce mercredi 10 mars 2010 à 11h.

    La démocratie urbaine bafouée

    Le projet de la tour Premium soumis à l’enquête publique constitue le point d’orgue d’une saga qui démontre le peu de cas fait par la Ville de Bruxelles des principes élémentaires de la démocratie urbaine.

    Affichage de propagande du promoteur pour son projet :
    une meilleure qualité de vie, oui, mais pour qui ?

    Acte 1 : la Ville de Bruxelles délivre en 2008 un permis de détruire un bâtiment à la valeur patrimoniale incontestable sans projet officiel de remplacement.
    Acte 2 : Christian Ceux, échevin de l’urbanisme, se déclare publiquement partisan du principe de construire une tour au même endroit avant même que le PPAS, préparé par la Ville sur mesure pour le promoteur, ne passe à l’enquête publique.
    Acte 3 : Atenor détruit le bâtiment malgré un recours au Conseil d’État de Pétitions-Patrimoine.
    Acte 4 : Un PPAS sur mesure est approuvé, faisant fi de toutes les remarques des habitants.
    Acte 5 : Atenor soumet son projet à l’enquête publique, un projet soutenu dans les médias par l’échevin de l’urbanisme de la Ville de Bruxelles, avant même que les habitants n’aient pu se prononcer en commission de concertation.

    Une étude d’incidences bidon, partiale et manipulatrice

    Ce mercredi 10 mars, la commission de concertation réunie à la Ville de Bruxelles statuera sur les résultats de l’étude d’incidences relative au projet Premium. Ce ne sont pas moins de 29.615 m² de bureaux (répartis en 4 bâtiments de 7 étages), 48.780 m² de logements (soit 361 logements répartis en une tour de 41 étages et 4 immeubles de 8 étages) et 752 places de parking sur 4 niveaux en sous-sol.

    Le résumé non technique[1] de l’étude d’incidences s’en cache à peine, il instruit à décharge uniquement. Toute alternative imposée par le cahier des charges est battue en brèche dès lors qu’elle nuit aux intérêts financiers d’Atenor. Est-il nécessaire de rappeler que les études d’incidences sont réalisées par des bureaux d’études, dans ce cas-ci le bureau Agora, financés par le demandeur et relativement peu encadrés par les pouvoirs publics ?

    Exit donc l’option de raboter la hauteur de la tour à 100 mètres[2], d’atteindre le standard passif ou même de supprimer la fonction bureau, autant d’options qui réduiraient la marge bénéficiaire du projet. Le promoteur annonce un investissement de 110 à 130 millions d’euros. Ramené au m² construit, cela correspond à environ 1.500 euros par m²[3] auxquels il faut sans doute ajouter le prix de foncier (acheté à un prix très élevé[4], on parle de 20 millions d’euros !) ainsi que les intérêts intercalaires, mais qui permettent tout de même au promoteur d’espérer un bénéfice de l’ordre 30 à 50% de son investissement initial.

    De plus, on le sait, le promoteur va revendre sa tour dans quelques années : « Ses profits, Atenor les réalise en vendant ses projets avant le terme des travaux de construction (qui prennent entre 3 et 5 ans). Il réalise aussi des plus-values par tranche, en fonction de l’état d’avancement des travaux et du niveau de pré-location des immeubles. » [5] Le promoteur n’a donc aucun intérêt à ce que son produit s’intègre bien à terme au quartier environnant, il vend sur plan et emballe son projet d’un dispositif marketing trompeur pour parvenir à ses fins.

    Pour réserver l’exorbitant bénéfice du promoteur, le résumé non technique de l’étude d’incidences (le seul document réellement accessible aux habitants) joue de ficelles bien peu subtiles telle que l’agrégation des chiffres ou les affirmations péremptoires sans justifications.

    Ainsi, en matière de performances énergétiques, l’étude annonce une performance globale de 5.500 MWh/an. Un chiffre qui ne veut rien dire s’il n’est ramené à une consommation au m². Le projet prévoyant environ 80.000 m² construits, le lecteur curieux constatera, oh stupeur, une consommation bien gourmande de 68 kWh/m²/an, soit plus du double du standard basse énergie et plus de quatre fois le standard passif. Le cynisme de l’auteur de l’étude touche à son paroxysme quand il affirme que la tour fera mieux que 75% du bâti bruxellois existant...[6] Quand on sait que le standard passif sera imposé à tout nouveau bâtiment à partir de 2015, les caractéristiques énergétiques de la tour Premium sont dépassées avant même qu’elle ne soit construite !

    Autre ombre au tableau : les vortex (vents tourbillonnants induits par la tour) sont étudiés par l’institut Von Karman, spécialiste en la matière. A ce propos, l’auteur de l’étude affirme avoir suivi toutes les recommandations de Von Karman. Ce qui ne veut nullement dire qu’il n’y aura pas de vents tourbillonnants pour autant. La preuve en est que des dispositifs de protection contre le vent sont prévus au pied de la tour. L’effet de ces dispositifs a-t-il été objectivé, quelle est l’importance des vents résiduels ? Aucune trace de ces informations dans le document mis à la disposition de la population...

    Enfin, le résumé non technique de l’étude d’incidences est également partiel en matière de mobilité. Jamais ne sont sérieusement remises en question les plus de 700 places de parking prévues d’un projet pourtant proche de la gare du Nord et d’une station de métro. Et ce ne sont pas quelques places de parking vélo supplémentaire qui changeront quoi que ce soit à l’esprit du projet. Sur des panneaux installés sur le site, le promoteur vante les mérites de son projet, notamment une mobilité plus durable : à part l’implantation durable de voitures dans un quartier qui frôle déjà la saturation aux heures de pointe, nous ne voyons pas vraiment où se trouve la mobilité durable dans ce projet...

    La tour Premium : une gated community verticale ![7]

    Le phénomène a pris de l’ampleur dans les années 80 aux Etats-Unis. Le principe de la « gated community » est d’offrir à une population homogène à revenus élevés un environnement de qualité qui combine les caractéristiques de la sécurité et de l’exclusivité.

    La tour Premium tente de rassembler ces caractéristiques. La plus haute tour de logements de Bruxelles, des appartements (dits) de luxe, une piscine et une salle de bien-être, un jardin intérieur privé, des commerces et une kids factory (sic), le tout entièrement sécurisé et minimisant au maximum les liaisons avec le quartier.

    La communication d’Atenor est à cet égard sans ambiguïté : l’enveloppe marketing du projet est édifiante : « la plus haute tour de logement de Belgique » , « une vue imprenable sur la ville » , « un ensemble de services de grand luxe tels que conciergerie VIP, piscine, centre de Spa & Wellness, salle de cinéma privative, restaurants, espace ludique pour les enfants,... » , une « conception architecturale emblématique » , etc...

    La communication est au cœur du projet d’Atenor, qui n’hésite pas à travestir la réalité quand c’est nécessaire. Ainsi, pour rappel, cette luxueuse tour destinée à un public d’exception présente des caractéristiques énergétiques nettement inférieures aux projets publics de logements moyens de la SDRB ou même de logements sociaux en cours de construction.

    L’étude d’incidences confirme, elle, l’obsession sécuritaire du promoteur. Toute ouverture de la tour va à l’encontre de l’intention du promoteur : « cette alternative ne répond pas du tout aux objectifs de base du demandeur ; en effet, ce dernier a prévu une tour de logements présentant un certain niveau de sécurité qui serait fortement mis à mal par la réalisation d’une telle alternative. » (Résumé non technique de l’étude d’incidences du projet Premium p.51)

    Qu’est-ce que ce projet qui nécessite un niveau de sécurité digne de l’OTAN ou des institutions européennes sinon un projet coup de poing dont la violence symbolique est à même d’entretenir le sentiment d’abandon, voire d’exclusion générale dans les quartiers populaires avoisinants.

    Un cheval de Troie qui ne s’arrêtera pas en si bon chemin

    Si les riverains du site n’ont nul besoin d’un ghetto de riches dans un quartier historiquement habité par les classes populaires et tourné essentiellement vers les activités portuaires et productives, c’est toute la Région qui devrait s’interroger sur le cheval de Troie que constituerait l’érection d’une tour de 140 mètres à cet endroit. Et ceci pour deux raisons : non seulement la tour Premium légitimera à court terme d’autres tours (et toutes leurs nuisances) le long du canal (on en annonce deux à la porte de Ninove, une à la place Sainctelette,...) mais elle condamne aussi à terme les commerces liés à la construction et au bâtiment ainsi que la fonction portuaire au delà du pont des Armateurs.

    Un accord politique fut en son temps négocié pour que la fonction portuaire et ses activités productives soient préservées au delà du pont des Armateurs. Cet accord, pour rester applicable nécessite de gérer graduellement la transition entre la ville habitée et la zone portuaire. Sinon, la ville continuera à s’étendre, menaçant des fonctions productives essentielles à celle-ci (à quand la pression exercée par les nouveaux occupants sur la tour de la cimenterie située juste en face ?) et condamnant les quais nécessaires au seul transport de marchandises qu’il convient de préserver à long terme : celui par la voie d’eau.

    Un(e) tour de passe-passe déconnecté des vrais défis de Bruxelles

    A la lecture de la demande de permis et de l’étude d’incidences qui l’accompagne, il est bien difficile de trouver un seul argument valable qui plaide en faveur de la construction d’une tour à cet endroit.

    Des considérations comme la nécessité de poser un geste architectural fort et d’offrir un repère dans la ville sont bien faibles face aux inconvénients que constitue l’implantation d’une tour de 41 étages en bordure du canal. On l’a vu : ghetto sécurisé au milieu d’un quartier industriel et populaire, problèmes de mobilité, vents violents, performances énergétiques médiocres, surface utile décroissant avec le nombre d’étages, etc.

    Mais il est une autre question à laquelle il conviendrait de répondre avant de délivrer un quelconque permis : qui va occuper la tour ? Pour ce qui concerne les logements, le promoteur espère un public nanti. Pourtant, les statistiques des démographes sont formelles :

    • les classes moyennes quittent Bruxelles pour la périphérie car les prix du logement à Bruxelles sont trop élevés ;
    • l’augmentation de la population est principalement liée à la natalité dynamique constatée dans les quartiers populaires et à l’installation d’un public international très peu contributif à l’impôt ;
    • le grand défi de la Région, c’est de répondre à une crise du logement sans précédents qui concerne principalement les Bruxellois aux revenus les plus modestes (quand ils en ont un).
      Sans compter que le projet prévoit quelque 30.000m² de bureaux, déjà paraît-il loués à 50%. Avec près de deux millions de m² de bureaux vides à Bruxelles et un marché plus que saturé, cet apport de nouveaux bureaux ne fera que libérer des bureaux ailleurs dans la Région bruxelloise, alimentant un fléau qui pourrit la ville tant et plus.

    Quel est donc l’intérêt des pouvoirs publics à soutenir aussi aveuglément un projet de cet acabit ? La réponse serait-elle à trouver dans les plantureux revenus pour la Ville de Bruxelles annoncés par l’auteur de l’étude d’incidences[8] ? Nous invitons la Ville à objectiver ces revenus et à les mettre en regard des vrais enjeux de notre société d’une part et du bénéfice engrangé par le promoteur d’autre part...

    Conclusions

    Il faut rejeter sans conditions le projet du promoteur Atenor car :

    • les principes élémentaires de la démocratie urbaine n’ont pas été respectés,
    • l’étude d’incidences a été faite uniquement à décharge,
    • l’emballage marketing du projet est mensonger,
    • les intérêts de la collectivité ne sont pas ceux du projet Premium,
    • Bruxelles a prioritairement besoin de logements accessibles aux revenus les plus faibles,
    • Bruxelles n’a plus besoin de bureaux,
    • il faut préserver la fonction portuaire et les activités productives au bord du canal.

    Contacts
    - Mathieu Sonck, 0478/203 578.
    - Pierre Meynaert, 02/893 09 15.



    [1] Cet avis a été rédigé après consultation du résumé non technique (50 pages) de l’étude d’incidence (800 pages) qui est évidemment impossible à analyser pour un habitant dans les délais autorisés pour l’enquête publique.
    [2] Une hauteur minimum imposée par le PPAS, preuve que celui-ci a été pensé sur mesure pour le promoteur !
    [3] Une relative contre-performance liée principalement aux surcoûts engendrés par la hauteur du bâtiment. L’étude d’incidences du projet de Tour et Taxis nous a récemment appris que le surcoût d’une tour de 30 étages est de l’ordre de 30%.
    [4] Ce qui explique le lobbying intense du promoteur pour pouvoir construire le plus haut possible.
    [5] Trends-Tendance, 30/1/2008.
    [6] Quand on sait que la Belgique est lanterne rouge avec la Grèce en matière d’isolation des bâtiments, l’argument laisse rêveur...
    [7] Qui s’ajoute à d’autres existantes à Bruxelles : l’îlot Chartreux ou le « Clos des milliardaires » , voir DECROLY J.-M. et ROUYET Y. (2000), « La féodalisation de la ville (II) : les clos privés à Bruxelles » . Les cahiers de l’urbanisme, 32, pp. 31-38.
    [8] L’auteur ne rentre pas dans le détail du type de profits que pourrait tirer la commune du projet. Pense-t-il aux taxes sur les bureaux ? A l’IPP ?


    Parking sous le Carré de Moscou : un projet à tenir à l'œil

    Parking sous le Carré de Moscou : un projet à tenir à l’œil

    https://www.ieb.be/2351
    10 mars 2010

    Quatre comités saint-gillois invitaient ce 9 mars à un débat sur le projet de parking sous la place Marie Janson (Carré de Moscou) jouxtant le Parvis de Saint-Gilles.

    Le débat réunissait des représentants de la Commune, des partis locaux, de l’ARAU et d’IEB. Alors, pour ou contre le parking ? Pour qui ? A quel tarif ? Peu de réponses concrètes de la part de la Commune qui défend son projet de parking sans grande conviction. Le projet est dans les cartons depuis dix ans. La place est actuellement en zone de parc au PRAS et la Commune doit encore adopter un Plan particulier d’affectation du sol sur mesure pour y réaliser son parking.

    Plus d’infos : http://comitedefensesaintgilles.blogspot.com.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 mars 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 mars 2010

    https://www.ieb.be/2366
    11 mars 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Rési-dense
    Ixelles : rue Kerckx, 50. Prewat Service demande un permis d’urbanisme pour démolir une maison unifamiliale et deux parkings, construire un immeuble résidentiel de 18 appartements avec 9 emplacements de parking et abattre 8 arbres en intérieur d’îlot.
    Enquête publique jusqu’au 15 mars 2010.
    Concertation le 31 mars 2010.
    Contactez Delphine Termolle.

    PPAS « Chaudron » sur le feu
    Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales. Ce projet de PPAS dans le quartier « Erasme » à Neerpede a été initié par la commune à la demande des riverains. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer.
    Enquête publique jusqu’au 24 mars 2010.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Erasmus ou l’éloge de la folie dans une course contre la montre
    Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet (quartier « Erasme »). Demande de permis de lotir pour des logements collectifs (1 772 logements dont 3 maisons unifamiliales). Les promoteurs (SA Erasmus Gardens) espèrent bien faire valider leur projet avant l’adoption du PPAS « Chaudron » initié par la Commune (voir ci-dessus). Que les habitants se le disent, il faudra prendre congé en avril car ce seront 2 dossiers qui passeront en commission de concertation, le même jour pour un même site.
    Enquête publique jusqu’au 10 avril 2010.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Atenor, rebelotte
    Bruxelles-Ville : rues de la Loi, 107-109, et Jacques de Lalaing, 40. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition d’un hôtel et d’un bâtiment télécom et la construction d’un immeuble de bureaux (28 487 m2) avec des commerces au rez-de-chaussée (1 158 m2), d’une servitude de passage (217 m2) et d’un parking couvert de 116 emplacements et 10 emplacements en plein air, et pour l’exploitation des 2 parkings et de diverses installations. Le projet se situe en bordure de l’îlot constitué par la rue de la Loi, la rue de Lalaing, la chaussée d’Etterbeek et la rue de Trèves, en plein cœur du Quartier Européen. Il s’agit d’une 2e enquête, pour cause de dossier incomplet lors de la 1e enquête.
    Enquête publique jusqu’au 9 avril 2010.
    Concertation le 20 avril 2010.
    Contactez Mathieu Sonck.

    Résultats de concertations

    • Plaine du Bourdon à Uccle. Le promoteur du projet d’urbanisme « privé » (Immobilière Saint-Job/Château d’Or SA) préfère déposer une nouvelle demande de permis d’urbanisme plutôt que d’amender son projet pour le rendre conforme à l’avis de la commission de concertation du 2 décembre 2009 [ Lire l’avis ]. Le projet concernait la construction d’un ensemble de logements, d’une maison de repos et de soin, de bureaux d’une activité productive, d’une crèche et d’un parking en sous-sol de 157 emplacements. Ce projet avait fait l’objet d’un avis favorable sous conditions de la part de la commission de concertation qui voulait notamment une diminution des gabarits et une modification des implantations de certains bâtiments. IEB apprend par la commune que le demandeur de permis trouve ces conditions trop contraignantes. Il va faire un nouveau projet plutôt que d’amender celui contesté.

    • Quand les riches regarderont les pauvres de haut. Bruxelles-Ville : quai de Willebroeck, 35. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement (étude d’incidences) pour la construction d’un immeuble de logements de standing de 42 niveaux (48 780 m2), de 4 immeubles de bureaux (29 615 m2) et de 752 places de parking réparties sur 4 niveaux en sous-sol. Le groupe immobilier Atenor avance à grands pas avec son projet Premium. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Inventaire des enquêtes publiques du 17/03/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 17/03/2010

    https://www.ieb.be/2362
    17 mars 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 17/03/2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 mars 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 mars 2010

    https://www.ieb.be/2365
    18 mars 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    PPAS « Chaudron » sur le feu
    Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales. Ce projet de PPAS dans le quartier « Erasme » à Neerpede a été initié par la commune à la demande des riverains. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer.
    Enquête publique jusqu’au 24 mars 2010.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Erasmus ou l’éloge de la folie dans une course contre la montre
    Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet (quartier « Erasme »). Demande de permis de lotir pour des logements collectifs (1 772 logements dont 3 maisons unifamiliales). Les promoteurs (SA Erasmus Gardens) espèrent bien faire valider leur projet avant l’adoption du PPAS « Chaudron » initié par la Commune (voir ci-dessus). Que les habitants se le disent, il faudra prendre congé en avril car ce seront 2 dossiers qui passeront en commission de concertation, le même jour pour un même site.
    Enquête publique jusqu’au 10 avril 2010.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Atenor fait la Loi
    Bruxelles-Ville : rues de la Loi, 107-109, et Jacques de Lalaing, 40. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition d’un hôtel et d’un bâtiment télécom et la construction d’un immeuble de bureaux (28 487 m2) avec des commerces au rez-de-chaussée (1 158 m2), d’une servitude de passage (217 m2) et d’un parking couvert de 116 emplacements et 10 emplacements en plein air, et pour l’exploitation des 2 parkings et de diverses installations. Le projet se situe en bordure de l’îlot constitué par la rue de la Loi, la rue de Lalaing, la chaussée d’Etterbeek et la rue de Trèves, en plein cœur du Quartier Européen. Il s’agit d’une 2e enquête, pour cause de dossier incomplet lors de la 1e enquête.
    Enquête publique jusqu’au 9 avril 2010.
    Concertation le 20 avril 2010.
    Contactez Olivia Lemmens.

    Concertation à venir

    • Rési-dense. Ixelles : rue Kerckx, 50. Prewat Service demande un permis d’urbanisme pour démolir une maison unifamiliale et deux parkings, construire un immeuble résidentiel de 18 appartements avec 9 emplacements de parking et abattre 8 arbres en intérieur d’îlot. Concertation le 31 mars 2010. Entre autres réclamations, IEB demande qu’aucune dérogation ne soit accordée et que le projet soit conforme à l’ensemble des obligations légales [ Lire l’avis d’IEB ]. Contactez Delphine Termolle.

    Résultats de concertations

    • Beaucoup de béton et peu de fleurs à la rue des Tournesols. Anderlecht : rue des Tournesols, 17. Demande de permis de lotir pour 14 maisons unifamiliales, 4 immeubles à appartements (28 unités de logements) et 54 emplacements de parkings couverts, le tout en intérieur d’îlot. Le projet suppose la démolition de 6 maisons ainsi que des box de garage existants. La Commission de concertation a reporté son avis dans l’attente d’une visite sur place et d’un avis de la CRMS sur la valeur patrimoniale du site (ancienne ferme). [ Lire l’avis ]

    • Plaine du Bourdon à Uccle. La semaine passée nous annoncions que le promoteur du projet privé (Immobilière Saint-Job/Château d’Or SA) allait déposer une nouvelle demande de permis d’urbanisme (et d’environnement) plutôt que déposer des plans modificatifs pour la demande de permis en cours. Le promoteur nous a informé de son intention de faire un projet conforme aux exigences formulées par la Commission de concertation pour le projet abandonné [ Lire l’avis ]. Ces exigences portaient notamment sur une diminution des gabarits en hauteur d’un étage.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Que pensez-vous des bus de la STIB ?

    Que pensez-vous des bus de la STIB ?

    https://www.ieb.be/2367
    18 mars 2010

    La STIB diffuse un questionnaire sur la qualité de son service de bus.

    C’est l’occasion de donner votre avis sur les horaires, les fréquences, le confort... Ça ne vous prendra que 5 minutes.

    Infos : www.stib.be.


    Envie de CO2, CO2 enVie

    Envie de CO2, CO2 enVie

    https://www.ieb.be/2368
    18 mars 2010

    Grâce à une exposition interactive, découvrez le gaz carbonique dans les laboratoires itinérants des Petits Débrouillards.

    La visite dure entre 1h30 et 2h et est accessible tant aux écoles, aux associations qu’aux familles. La visite est, gratuite et ouverte à tous dans le cadre du Printemps des sciences, du 22 au 28 mars , au Domaine Latour de Freins, rue Engeland, 55, à 1180 Bruxelles.

    Infos et réservations : 02/268 40 30, info@lespetits debrouillards.be, www.lespetits debrouillards.be.


    Inventaire des enquêtes publiques du 24/03/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 24/03/2010

    https://www.ieb.be/2375
    24 mars 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 24/03/2010


    Petit tour légal des squats

    Petit tour légal des squats

    https://www.ieb.be/2371
    24 mars 2010

    Le Ministère de La Crise du Logement (MCL) au 123 rue Royale a accueilli un public nombreux ce jeudi 18 mars dans le cadre des « Rencontres sur le droit à la ville et du droit au logement ».

    Différents intervenants sont venus de Berlin, Paris et des Pays-Bas partager et livrer leurs expériences quant à la situation des squats et aux stratégies juridiques utilisées pour organiser et défendre l’occupation d’un bâtiment.
    Partout en Europe le squat est un moyen d’action, de lutte et de contestation pour dénoncer la spéculation immobilière et la gentrification des centres-villes. Pour de plus en plus de SDF, il est aussi et surtout l’ultime solution de logement.

    Occuper un lieu n’est pas un crime selon le code pénal. Les lois protègent en effet le domicile mais pas la propriété, donc si le bâtiment est vide il peut être occupé si l’entrée dans les lieux se fait sans infraction. Des mécanismes existent donc pour rendre le squat légal.

    Pourtant un peu partout les dispositifs se durcissent et tentent de criminaliser les actions d’occupation. Le squat est de moins en moins toléré par les autorités et les occupants souvent assimilés à des drogués, délinquants et autres terroristes. Un peu partout sauf en Belgique ! Ici le squat est relativement bien accepté et les bureaux qui abritent aujourd’hui le MCL en sont la preuve. Mais pour combien de temps encore ? Les défenseurs du droit au logement ont lancé ce soir-là un appel à la solidarité et à la convergence des mouvements de lutte pour populariser les occupations. Et attirer ainsi l’attention sur le problème des bâtiments vides, qui encourage la spéculation immobilière, et sur le manque de logements financièrement accessibles.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 mars 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 mars 2010

    https://www.ieb.be/2376
    25 mars 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Erasmus ou l’éloge de la folie dans une course contre la montre
    Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet (quartier « Erasme »). Demande de permis de lotir pour des logements collectifs (1 772 logements dont 3 maisons unifamiliales). Les promoteurs (SA Erasmus Gardens) espèrent bien faire valider leur projet avant l’adoption du PPAS « Chaudron » initié par la Commune (voir ci-dessus). Que les habitants se le disent, il faudra prendre congé en avril car ce seront 2 dossiers qui passeront en commission de concertation, le même jour pour un même site.
    Enquête publique jusqu’au 10 avril 2010.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Atenor fait la Loi
    Bruxelles-Ville : rues de la Loi, 107-109, et Jacques de Lalaing, 40. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition d’un hôtel et d’un bâtiment télécom et la construction d’un immeuble de bureaux (28 487 m2) avec des commerces au rez-de-chaussée (1 158 m2), d’une servitude de passage (217 m2) et d’un parking couvert de 116 emplacements et 10 emplacements en plein air, et pour l’exploitation des 2 parkings et de diverses installations. Le projet se situe en bordure de l’îlot constitué par la rue de la Loi, la rue de Lalaing, la chaussée d’Etterbeek et la rue de Trèves, en plein cœur du Quartier Européen. Il s’agit d’une 2e enquête, pour cause de dossier incomplet lors de la 1e enquête.
    Enquête publique jusqu’au 9 avril 2010.
    Concertation le 20 avril 2010.
    Contactez Olivia Lemmens.

    Concertations à venir

    • Rési-dense. Ixelles : rue Kerckx, 50. Prewat Service demande un permis d’urbanisme pour démolir une maison unifamiliale et deux parkings, construire un immeuble résidentiel de 18 appartements avec 9 emplacements de parking et abattre 8 arbres en intérieur d’îlot. Concertation le 31 mars 2010. Entre autres réclamations, IEB demande qu’aucune dérogation ne soit accordée et que le projet soit conforme à l’ensemble des obligations légales [ Lire l’avis d’IEB ]. Contactez Delphine Termolle.

    • PPAS « Chaudron » sur le feu. Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales. Ce projet de PPAS dans le quartier « Erasme » à Neerpede a été initié par la commune à la demande des riverains. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer. Concertation le 21 avril 2010. Contactez Pierre Meynaert.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    La Cityvision fait son chemin

    La Cityvision fait son chemin

    https://www.ieb.be/2377
    25 mars 2010

    La proposition de restructuration du réseau de transport en commun, soutenue par la société civile, continue à susciter l'intérêt. C'est ainsi que l'Administration régionale de l'Aménagement du Territoire consacrera un de ses Midis à la Cityvision.

    « Une nouvelle ambition pour les transports publics urbains : la Cityvision au cœur des grands défis bruxellois » sera présentée par Michel Hubert, professeur aux FUSL, et par Luc Lebrun, expert en mobilité. Le mardi 30 mars de 11h45 à 14 h , à la salle IRIS du CCN, rue du Progrès, 80, à 1035 Bruxelles.

    Infos : www.bruxelles.irisnet.be, aatl.communication chez mrbc.irisnet.be.

    Lire le dossier d’IEB sur la Cityvision.


    Un thriller urbanistique en ligne...

    Un thriller urbanistique en ligne...

    https://www.ieb.be/2378
    25 mars 2010

    A l’heure où s’ouvre une nouvelle séquence, toujours aussi opaque, dans l’histoire de la plus grande gare de Belgique et du quartier Midi, la lecture de « Bruxelles-Midi, l’urbanisme du sacrifice et des bouts de ficelle » (éditions Aden) est plus que jamais d’actualité...

    Et ça tombe bien : le site www.bruxelles-midi.be vient de mettre gratuitement en ligne l’intégralité du livre, par ailleurs toujours disponible en librairies.

    De son côté, le Comité du quartier Midi publie sur son site internet les panneaux de l’exposition présentée il y a un an à Saint-Gilles. Pour la visite en ligne, c’est ici. Sur ce site entièrement remis à jour, sont également disponibles les fameuses affiches qui ont fleuri à travers Bruxelles ces dernières années. Servez-vous !

    Dans 10 jours ou dans 10 ans ... le film consacré au plus vieux feuilleton urbanistique bruxellois continue à circuler. Après une cinquantaine de projections publiques et une édition DVD épuisée, Dans 10 jours ou dans 10 ans reste disponible dans plusieurs points de prêt ou de location à Bruxelles et en Wallonie. Il est aussi téléchargeable sur internet avec son livret et plusieurs autres suppléments.
    Une réédition DVD avec sous-titrage anglais est prévue prochainement.

    Infos : www.quartier-midi.be, http://film.quartier-midi.be, www.bruxelles-midi.be.


    Le vélo bruxellois sous la loupe

    Le vélo bruxellois sous la loupe

    https://www.ieb.be/2379
    25 mars 2010

    L'association de promotion des déplacements cyclistes, Pro Velo, a publié les résultats 2009 de l'Observatoire du vélo à Bruxelles.

    Ce n’est pas une surprise : le nombre de cyclistes augmente à grande vitesse. Cette année, le rapport est complété d’une enquête très instructive sur les caractéristiques et les habitudes des cyclistes bruxellois. Bonne lecture : www.provelo.org.

    Infos : Jeanne Depireux, 02/517 17 67.


    Il faut repenser les politiques de revitalisation urbaine

    Il faut repenser les politiques de revitalisation urbaine

    https://www.ieb.be/2713
    29 mars 2010

    A qui profitent les politiques d’aide
    à l’acquisition de logements à
    Bruxelles ? Telle est la question
    que s’est posée Alice Romainville [1]
    dans une étude parue [2] dans la revue scientifique Brussels Studies. Elle y souligne les
    effets sociaux désastreux qu’engendrent
    les différents outils d’aide à l’acquisition
    proposés par la Région (SDRB, les Contrats
    de quartier, les primes à la rénovation, les
    abattements fiscaux [3]
    L’étude observe que la politique d’attractivité résidentielle développée par la Région
    auprès de ménages à revenus moyens ou
    supérieurs dans certains quartiers centraux
    de Bruxelles et de la première couronne
    provoque des migrations de populations,
    des hausses de loyers et des phénomènes
    de gentrification. Seules des mesures de
    régulation des loyers sur le marché privé
    pourraient empêcher ces effets secondaires
    mais jusqu’à présent aucune mesure allant
    dans ce sens n’a été prise.
    Dès le 23 février, la Commission du Logement et de la Rénovation Urbaine du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale
    s’était saisie des conclusions soulevées
    par Alice Romainville dans son étude. Mais
    que faire de cette étude semblaient alors
    se demander les parlementaires ? Lors
    d’un second débat, le 12 mars dernier,
    auquel Mme Romainville a été invitée, les
    parlementaires ont exprimé leur désaccord avec les conclusions présentées par
    l’étude. Défendant à tout prix le bien fondé
    des politiques de revitalisation urbaine
    menées par la Région et les communes,
    les parlementaires présents ne cessaient
    de répéter que la mixité sociale est une
    priorité politique.
    Le problème soulevé par cette étude ne
    concerne pas tant la notion de revitalisation
    urbaine que les effets pervers des outils
    développés par la Région. Sujet manifestement délicat pour nos parlementaires. La
    revitalisation urbaine permet selon eux de
    rénover des quartiers dégradés. Comment
    pourrait-elle être antisociale se demandait une parlementaire ? La revitalisation
    urbaine est antisociale si elle est menée
    pour attirer un certain type d’habitants
    (aux revenus moyens ou supérieurs) et
    si elle a pour effet l’expulsion d’autres
    habitants (aux revenus plus faibles). Quant
    à la notion de mixité sociale, il s’agit d’un
    concept tellement inconsistant comme le
    soulignait Alice Romainville, qu’il est facile
    de lui faire dire n’importe quoi. Comment
    peut-on parler de mixité sociale quand
    il s’agit uniquement d’une mixité à sens
    unique (injecter des riches dans les quartiers pauvres mais pas l’inverse). De toute
    façon, comme le précise Alice Romainville,
    la mixité sociale apparente n’est que temporaire puisque l’arrivée de ménages à
    revenus plus élevés engendre une hausse
    des loyers et provoque la migration des
    habitants préexistants.
    Quant à la régulation des loyers ? Certains
    parlementaires se disent favorables mais le
    débat se termine par un inévitable « c’est
    une compétence fédérale, on ne peut rien
    faire ! ». Il est pourtant temps de repenser
    les politiques de revitalisation urbaine pour
    qu’elles profitent à tous les Bruxellois et
    pas uniquement aux classes les plus aisés.
    De même, les aides à l’acquisition de logement devraient profiter aux habitants qui
    en ont le plus besoin.


    [1Alice Romainville est actuellement assistante au département de géographie de l’ULB.

    [2Brussels Studies n°34, 25 janvier 2010.

    [3Seul le Fonds du logement permet à des ménages à plus faible revenu d’acquérir un bien. Toutefois, la hausse
    des prix immobiliers n’est pas sans impact sur l’efficacité de cet outil puisque cela oblige les emprunteurs à
    augmenter leur apport financier personnel.

    Une nouvelle ambition pour les transports publics urbains et le développement de Bruxelles

    Une nouvelle ambition pour les transports publics urbains et le développement de Bruxelles

    https://www.ieb.be/2297
    30 mars 2010

    Présentée à la presse et à la Ministre des Transports le 23 octobre 2009, la Cityvision est le fruit du travail de 3 experts en mobilité aidés par plusieurs spécialistes en mobilité et en aménagement du territoire. La Cityvision, alternative à la Métrovision de la STIB, est une proposition de restructuration du réseau de transport en commun, centrée sur les besoins des usagers et des véhicules en surface. Elle est soutenue ardemment par la société civile.

    Téléchargez le document complet : La Cityvision ou comment faire beaucoup mieux que la « Métrovision » de la STIB avec moins de moyens.

    Téléchargez la Carte du réseau Cityvision.

    Téléchargez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la Cityvision lors des premières présentations publiques du document.


    Le métro bruxellois prend la mauvaise voie !

    Le métro bruxellois prend la mauvaise voie !

    https://www.ieb.be/2385
    31 mars 2010

    Ce mardi 30 mars, de façon ludique et pacifique, un collectif de militants a pris possession d'une station de métro pour dénoncer les choix et les méthodes de la STIB.

    Grâce à des sketchs et à des actions théâtrales, ces « artivistes » ont voulu interpeller les usagers et convaincre la STIB d’assurer un véritable rôle de service public et d’alternative écologique.

    Communiqué de presse annonçant l’action

    Ce mardi 30 mars en milieu de journée, une vingtaine d’artivistes[1] mènera, sous une forme théâtrale, une action de critique de la STIB dans une station de métro bruxelloise.

    Ces militants mèneront une action en vue de dénoncer l’aberration de l’évolution actuelle de la STIB contraire à une politique de désengorgement de la ville. Le coût de la mise en place du système MOBIB et des barrières automatiques serait estimé à 90 millions d’euros alors qu’au même moment, la région bruxelloise annonce une réduction de 46 millions d’euros du budget alloué à la STIB. Ces investissements affichent un message clair : la gratuité des transports publics en commun n’est pas pour demain.

    Les récentes mesures prises par la STIB et la Région de Bruxelles-capitale indiquent que des transports en commun accessibles à tous n’est pas leur priorité. Le collectif artiviste soutient que la gratuité et le soutien public financer des transports en commun sont aujourd’hui des priorités pour lutter au niveau local contre les changements climatiques. Le collectif compte également mettre en évidence la dégradation des conditions de travail à la STIB et soulever la question d’une mobilité accessible à tous les citoyens.

    Cette action a pour objectif d’interpeller la STIB et les pouvoirs publics afin qu’ils assurrent aux transports en commun un véritable rôle de service public et d’alternative écologique.

    Théâtre critique et interpellation des voyageurs

    Les artivistes envahiront le métro armés de décors, de déguisements et de sondages et iront à la rencontre des voyageurs. Ils joueront plusieurs scènettes pour caricaturer les nouvelles tendances prises par la société de transport.

    • Des « hommes caméras » suivront les usagers pour symboliser le pistage des déplacements rendus possible grâce au système MOBIB. Ces données pourront à terme, être revendues à des fins commerciales.
    • Un cours d’escalade du « pic tarrifaire de la STIB » sera gratuitement proposé aux voyageurs afin de dénoncer la croissante hausse des prix qui va à l’encontre d’une politique de désengorgement de dépollution de la ville.
    • Un stand « la Stib recrute » sera installé. Les mauvaises conditions de travail des employés de la STIB seront mises en avant. Suite à l’annonce de la région bruxelloise de réduire les budgets alloués, plusieurs acquis sociaux seront perdus par les travailleurs.

    Contact : 0488/264 358, collectifartivist chez gmail.com.



    [1] Façon artistique de faire de l’activisme. Faire passer des messages de manière positive et pacifique.


    Inventaire des enquêtes publiques du 31/03/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 31/03/2010

    https://www.ieb.be/2395
    31 mars 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 31/03/2010


    Un million de signatures contre les OGM en Europe !

    Un million de signatures contre les OGM en Europe !

    https://www.ieb.be/2388
    1er avril 2010

    La Commission Européenne vient d'autoriser la culture de plantes génétiquement modifiées, plaçant les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens. Signez la grande pétition citoyenne lancée par Avaaz.org, un mouvement mondial pour la sauvegarde de l'environnement et le respect des droits humains.

    Le but : rassembler un million de signatures pour obtenir une interdiction des cultures OGM tant qu’une recherche scientifique indépendante n’a pas abouti.

    Infos : www.avaaz.org.


    Vous en avez assez d'attendre ? Créez votre propre piste cyclable !

    Vous en avez assez d’attendre ? Créez votre propre piste cyclable !

    https://www.ieb.be/2389
    1er avril 2010

    Un collectif canadien diffuse un manuel pratique et complet pour dessiner, clandestinement, des infrastructures cyclables.

    Si les bureaucrates sont incapables, que les citoyens prennent leur ville en main.

    Téléchargez le manuel : http://web.net/%7Elukmar/UrbanRepairSquadManual.pdf.

    Source : http://urbanrepairs. blogspot.com/.


    Se former pour le logement

    Se former pour le logement

    https://www.ieb.be/2391
    1er avril 2010

    Le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l'Habitat vous invite à participer à ses formations.

    Formations de base destinées aux nouveaux travailleurs sociaux ainsi qu’à toute personne s’intéressant au secteur du logement :

    • Jeudi 22 avril : le contrat de bail.
    • Mardi 11 mai : l’attribution des logements sociaux.
    • Mercredi 26 mai : le Code du Logement bruxellois.
    • Jeudi 17 juin : la médiation locative.
    • Mardi 24 juin * : la discrimination dans le secteur du logement privé.

    Formations avancées destinées aux professionnels du secteur du logement :

    • Mardi 4 mai : le contrat de bail.
    • Mardi 18 mai : les expulsions, de la procédure à plus d’humanisation.
    • Mercredis 2 et 9 juin : le Code du Logement bruxellois.

    Les formations se dérouleront de 10 h à 12 h (sauf * de 9h à 12h), au bâtiment O-Zone, quai du Hainaut, 29, à 1080 Molenbeek.

    Infos et inscriptions : 02/502 84 63, info chez rbdh.be, www.rbdh.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 1er avril 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 1er avril 2010

    https://www.ieb.be/2393
    1er avril 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Erasmus ou l’éloge de la folie dans une course contre la montre
    Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet (quartier « Erasme »). Demande de permis de lotir pour des logements collectifs (1 772 logements dont 3 maisons unifamiliales). Les promoteurs (SA Erasmus Gardens) espèrent bien faire valider leur projet avant l’adoption du PPAS « Chaudron » initié par la Commune (voir ci-dessous). Que les habitants se le disent, il faudra prendre congé en avril car ce sont 2 dossiers qui passeront en commission de concertation, le même jour pour un même site.
    Enquête publique jusqu’au 10 avril 2010.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Atenor fait la Loi
    Bruxelles-Ville : rues de la Loi, 107-109, et Jacques de Lalaing, 40. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition d’un hôtel et d’un bâtiment télécom et la construction d’un immeuble de bureaux (28 487 m2) avec des commerces au rez-de-chaussée (1 158 m2), d’une servitude de passage (217 m2) et d’un parking couvert de 116 emplacements et 10 emplacements en plein air, et pour l’exploitation des 2 parkings et de diverses installations. Le projet se situe en bordure de l’îlot constitué par la rue de la Loi, la rue de Lalaing, la chaussée d’Etterbeek et la rue de Trèves, en plein cœur du Quartier Européen. Il s’agit d’une 2e enquête, pour cause de dossier incomplet lors de la 1e enquête.
    Enquête publique jusqu’au 9 avril 2010.
    Concertation le 20 avril 2010.
    Contactez Olivia Lemmens.

    Concertation à venir

    • PPAS « Chaudron » sur le feu. Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales. Ce projet de PPAS dans le quartier « Erasme » à Neerpede a été initié par la commune à la demande des riverains. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer. Concertation le 21 avril 2010. Contactez Pierre Meynaert.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    La politique économique bruxelloise n'a pas besoin de projets pharaoniques de centres commerciaux et de bureaux

    La politique économique bruxelloise n’a pas besoin de projets pharaoniques de centres commerciaux et de bureaux

    https://www.ieb.be/2398
    2 avril 2010

    Une plate-forme interrégionale réunissant des acteurs socio-économiques et environnementaux s'inquiète de la multitude de projets urbanistiques d’envergure à vocation économique prenant place sur leur territoire respectif hors de toute concertation interrégionale.

    Les initiateurs de la plate-forme (CSC-ACV Région bruxelloise, ACV zone Halle Vilvoorde, Inter-Environnement Bruxelles, Brusselse Raad voor het Leefmilieu et UNIZO régions Bruxelles et Brabant flamand) soulignent, qu’au vu du nombre de projets urbanistiques à envergure économique forte se dessinant en Région bruxelloise et en périphérie flamande, la concertation interrégionale, pratiquement absente jusqu’à aujourd’hui, ne peut pas perdurer sur le mode du silence radio. Les autorités concernées doivent se réunir de toute urgence dans un souci commun du bon développement économique de ces deux territoires contigus.

    La plate-forme attend des autorités régionales flamandes et bruxelloises qu’elles mènent une politique cohérente et volontariste pour le développement durable de cette région. La plate-forme accuse la surenchère actuelle et la mégalomanie des projets de centres commerciaux et de bureaux. Il suffit de citer les projets suivants :

    • Uplace Machelen : vaste projet de centre commercial et de loisir de 192.000 m² dont 55.000 m² de commerces, 40.000 m² de bureaux auxquels doivent s’adjoindre un centre de loisir, des hôtels et de l’horeca.
    • le plateau du Heysel : projet porté par la Ville de Bruxelles en vue du réaménagement global du plateau avec notamment un centre commercial de 100.000 m², 250.000 m² surfaces de bureaux, ainsi qu’un centre de congrès de 5.000 places, une salle de concert, du logement, des hôtels.
    • Just under the sky : projet de centre commercial et de loisir 49.484 m² du groupe Equilis à l’emplacement des anciens entrepôts Godin, le long du canal (Pont Van Praet) dont 35.000 m² de surfaces commerciales.
    • Tour et Taxis : projet de T&T Project sur un total de 218.327 m² dont 58.449 m² de commerces et 34.251 m² bureaux, complétés par du logement, un vaste parc et des activités logistiques.

    Un bref calcul permet de comptabiliser un total de 248.449 m² de surfaces commerciales et de 324.251 m² de surfaces de bureaux.

    L’ensemble de ces projets prend place dans le nord de Bruxelles ou dans le territoire directement avoisinant. Imaginer que tous ces projets d’envergure puissent se réaliser dans ce mouchoir de poche en l’espace de quelques années montre, sans fard, l’absurdité de cette course à l’attractivité effrénée sur un même territoire géographique. Les dernières études sur la surabondance de la fonction de bureaux en Région bruxelloise ne nous contrediront pas. En effet, les dernières données de 2008 de l’Observatoire des bureaux de la Région bruxelloise pointent 733.000 m² de bureaux immédiatement disponibles auxquels il faut ajouter 1.230.000 m² de bureaux vacants qui n’apparaissent pas sur le marché [1].

    Pour la plate-forme, un développement économique durable n’est jouable que si à tout le moins les projets conduisent à une mixité des fonctions dans le tissu urbain et non à leur surimpression artificielle venant se planter là comme un coup de poing au milieu du visage. Ils doivent avoir égard à la création d’emplois stables adaptés à la main d’œuvre des territoires où ils s’inscrivent et présenter une accessibilité multimodale ne faisant pas de la voiture le mode prioritaire de déplacements. La qualité de vie de tous les citoyens ne s’atteint pas à l’aide de myriades de projets prestigieux et de gestes forts architecturaux qui conduisent avant tout à la mise en compétition des territoires.

    Hors, le politique prend exactement le contre-pied de la voie d’un développement économique durable. Ainsi, il y a deux semaines, le Gouvernement flamand a supprimé le rôle de la province du Brabant flamand en tant que niveau politique responsable du projet UPLACE parce que la province refusait de signer le protocole d’accord sur le projet. Le gouvernement a préféré faire cavalier seul et poursuivre ses engagements avec UPLACE selon le timing strict défini par ceux-ci.

    Le Gouvernement flamand fait aujourd’hui encore un pas en avant vers les promoteurs du projet en concluant un protocole d’accord sur la mobilité alors que tout démontre la mauvaise accessibilité du site.

    Au plateau du Heysel, peu d’informations transpirent ; on est toujours en train d’attendre la désignation des lauréats sur les huit candidats retenus pour penser la réurbanisation du site. Quant au projet de Just under the sky, il est dans la phase d’élaboration de l’étude d’incidences visant à permettre à relativement court terme la délivrance du permis.

    La plate-forme pour un développement économique durable craint que la totalité de ces projets cause des préjudices conséquents et difficilement réversibles à la zone métropolitaine de Bruxelles tant d’un point de vue de trame urbaine équilibrée, que sous l’angle socio-économique, sans oublier le chaos complet en termes de mobilité que de tels projets vont générer. C’est pourquoi la plate-forme prendra, à court terme, l’initiative de rassembler les politiques responsables de ces projets autour de la table afin qu’ils se concertent, s’expliquent et se confrontent aux inquiétudes et demandes soulevées par la plate-forme.

    Contacts IEB

    • Claire Scohier – 02/893.09.14 – 0473/667 505 - claire.scohier chez ieb.be.
    • Mathieu Sonck – 0478/20.35.78

    [1Il s’agit de bureaux en cours de rénovation ou en nécessitant une.

    Seront-elles anéanties par un centre commercial géant ?

    Seront-elles anéanties par un centre commercial géant ?

    https://www.ieb.be/1964
    2 avril 2010

    Les bâtiments de l'ancienne entreprise coopérative des poêleries Godin situés quai des Usines sont menacés par l'installation d'un centre de commerce et de loisirs. Ce projet a suscite beaucoup de réactions du côté des associations, notamment BruxellesFabriques avec le site http://godinlaeken.blogspot.com/.


    États Généraux de Bruxelles : la société civile bruxelloise se mobilise

    États Généraux de Bruxelles : la société civile bruxelloise se mobilise

    https://www.ieb.be/2427
    14 avril 2010

    La plateforme de la société civile vient de publier les thématiques et conclusions des États Généraux de Bruxelles qui se sont tenus de novembre 2008 à avril 2009.

    Portés par une plateforme rassemblant tous les secteurs de la société civile, les États Généraux de Bruxelles ont invité les citoyens à débattre des problèmes de leur ville et à réfléchir à son avenir.

    Les 10 associations de la plateforme, issues des milieux sociaux, professionnels et culturels, ont présenté ce 25 avril le bilan de ce processus. Il est riche de multiples contributions.

    Celles des universités de la région, de témoins privilégiés et d’acteurs économiques, sociaux, politiques et culturels de Bruxelles et surtout de la participation de 2 500 citoyens pendant deux mois, au rythme de deux débats par semaine.

    Enfin, la démarche a permis de donner aux débats un véritable espace de dialogue entre néerlandophones et francophones.

    A la veille des élections régionales, la plateforme adresse aux citoyens, à la société civile organisée et aux responsables politiques bruxellois les conclusions sous forme de 5 chantiers pour l’avenir de Bruxelles.

    Vous trouverez leur texte intégral ici, complété par les propositions des deux mille participants aux seize conférences-débats qui s’en sont ensuivi, et par les conclusions présentées à plus de sept cent personnes, dont une large représentation du monde politique, le 25 avril 2009.

    Infos : « La société civile bruxelloise se mobilise. États Généraux de Bruxelles » , Novembre 2008 - Avril 2009 — Thématiques et conclusions, 360 pp., Editions Le Cri, 2010, 12€, www.lecri.be, www.etatsgenerauxdebruxelles.be.

    Lire notre dossier dans Bruxelles en Mouvements n°220 — 15 mai 2009 : Etats généraux de Bruxelles : la société civile s’exprime.


    Le compost dans le poste

    Le compost dans le poste

    https://www.ieb.be/2404
    14 avril 2010

    Ce vendredi 2 avril sur Radio Panik (105.4 FM ou www.radiopanik.org), la Maison de la rénovation urbaine consacrait son émission Rubrik 1210 au compost et à la valorisation des déchets organiques.

    En invités : Vincent Gobbe, du Comité Jean Pain, Meriem Mcharek, chargée de mission IEB (Inter-Compost, réseau des maîtres-composteurs) et Gérald Barbé de l’asbl Worms (Waste Organic Recycling and Management Solutions).

    Ecouter un extrait :

    Infos : Inter-Compost, 02/893 09 04, compost chez ieb.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 15 avril 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 15 avril 2010

    https://www.ieb.be/2408
    15 avril 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    PPAS au Bois Dormant
    Molenbeek-Saint-Jean : zone comprise entre le boulevard Mettewie, le boulevard Machtens, la rue de la Belle-au-Bois-Dormant et l’avenue du Scheutbosch. Modification du PPAS « 6D MOD » en bordure du site classé du Scheutbos.
    Enquête publique jusqu’au 11 mai 2010.
    Contactez Erwan Marjo.

    Concertations à venir

    • Atenor fait la Loi.
    Bruxelles-Ville : rues de la Loi, 107-109, et Jacques de Lalaing, 40.
    Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition d’un hôtel et d’un bâtiment télécom et la construction d’un immeuble de bureaux (28 487 m2) avec des commerces au rez-de-chaussée (1 158 m2), d’une servitude de passage (217 m2) et d’un parking couvert de 116 emplacements et 10 emplacements en plein air, et pour l’exploitation des 2 parkings et de diverses installations. Le projet se situe en bordure de l’îlot constitué par la rue de la Loi, la rue de Lalaing, la chaussée d’Etterbeek et la rue de Trèves, en plein cœur du Quartier Européen. Il s’agit d’une 2e enquête, pour cause de dossier incomplet lors de la 1e enquête.
    Concertation le 20 avril 2010.
    Contactez Olivia Lemmens.

    • Tagaré ta voiture ?
    Bruxelles-Ville : avenue Louise, 321-325.
    L’ancien hôtel Tagawa reconverti en flathôtel, appartements et en commerce. Demande de permis d’urbanisme pour 64 flats, 4 appartements, un commerce (669 m2) et 5 emplacements de parking en plein air. Demande de permis d’environnement pour l’exploitation d’un parking couvert de 137 véhicules, un parking à ciel ouvert de 19 véhicules et de diverses installations techniques.
    Concertation le 20 avril 2010.
    Contactez Meriem Mcharek ou Thierry Kuyken.

    • PPAS « Chaudron » sur le feu.
    Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales.
    Ce projet de PPAS dans le quartier « Erasme » à Neerpede a été initié par la commune à la demande des riverains. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    • Erasmus ou l’éloge de la folie dans une course contre la montre.
    Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet (quartier « Erasme » ).
    Demande de permis de lotir pour des logements collectifs (1 772 logements dont 3 maisons unifamiliales). Les promoteurs (SA Erasmus Gardens) espèrent bien faire valider leur projet avant l’adoption du PPAS « Chaudron » initié par la Commune (voir ci-dessus). Que les habitants se le disent, il faudra prendre congé en avril car ce sont 2 dossiers qui passeront en commission de concertation, le même jour pour un même site.
    Concertation le 21 avril 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles. Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Tour et Taxis : de la saga à l’utopie en passant par la ville

    Tour et Taxis : de la saga à l’utopie en passant par la ville

    https://www.ieb.be/2684
    19 avril 2010 • Thierry Kuyken

    Depuis l’abandon progressif des activités de douane et de stockage à la fin des années 1980, bon nombre de projets auront vu le jour sur le site de Tour et Taxis. Tantôt utopiques (Cité des Arts et de la Communication), tantôt purement commerciaux (Music City), aucun n’aura cependant réussi à faire l’unanimité, ni auprès des pouvoirs publics, ni auprès de la société civile et encore moins auprès des habitants.

    Qu’en est-il du projet actuel ? A l’heure où le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a adopté un arrêté relatif à l’élaboration d’un PPAS pour la zone d’intérêt régional n°6 (ZIR 6A et 6B – càd Tour et Taxis), IEB a souhaité faire le point avec l’apport de ses membres les plus impliqués historiquement dans le dossier. Nous avons donc demandé à l’Arau, au comité Maritime et au comité Marie-Christine de nous soumettre leurs points de vue respectifs au travers d’une contribution à ce dossier du BEM. Mais avant de leur céder la parole, bref retour sur les événements les plus récents et les enjeux en cours.

    Où en est-on ?

    Suite à l’échec d’un premier PPAS en 2004 et à un désaccord persistant entre la Région et la Ville de Bruxelles, le gouvernement bruxellois a lancé en 2006 un vaste processus de concertation avec l’ensemble des acteurs impliqués : le schéma directeur « Tour et Taxis ». Ce schéma a finalement
    été adopté en 2009 et les recommandations qui en sont sorties doivent aujourd’hui servir de base à l’élaboration du nouveau PPAS. Dans le même temps, la société « T&T Project », propriétaire du site depuis 2001,
    a procédé à la rénovation de l’Entrepôt royal et sa succursale à toiture à redents (sheds) situés tous deux dans la ZIR 6B. Par ailleurs, « T&T Project » a introduit en 2007 une demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour un projet d’environ 409 000 m² à réaliser sur la ZIR 6A. En décembre 2009, la Ville de Bruxelles accordait, sur base de plans modifiés, un permis pour une superficie de 218 540 m². Le reste du projet a été temporairement mis au frigo et est donc susceptible de ressurgir à tout moment.

    Quels sont les principaux enjeux ?

    Le développement du site de Tour et Taxis aura un impact considérable sur les quartiers avoisinants et par-delà sur l’ensemble de la zone canal. Comment éviter que ce projet ne transforme les lieux en un ghetto pour riches ou qu’il n’amène la transformation radicale des quartiers voisins et l’exclusion de leurs habitants les moins nantis ? Comment faire pour
    intégrer le site au tissu urbain existant, de sorte que Tour et Taxis serve de lien entre les quartiers Maritime et Marie-Christine ? Comment faire pour que le site apporte un plus à ces quartiers et à leurs habitants ?

    Face à ces questions, les avis divergent sur ce qu’il convient de faire, y compris au sein de notre propre fédération. Quelle stratégie adopter face à un promoteur privé tel que « T&T Project » ? La réponse n’est pas simple. Faute de moyens ou de vision politique, les autorités régionales ont laissé filer le terrain de Tour et Taxis qui se retrouve aujourd’hui dans les mains
    d’un promoteur privé qui fera tout pour rentabiliser au mieux son investissement.

    Une occasion manquée certes, mais tout n’est pas encore joué. Les négociations sont âpres et le marché de l’immobilier n’a pas spécialement le vent en poupe. Les pouvoirs publics ont encore la possibilité de reprendre la main dans ce dossier et nous les y incitons vivement.

    Thierry Kuyken

    Rappel historique

    • Fin 1980 : abandon progressif activités de douane et de stockage.
    • 1995 : Début de la saga Music City.
    • 1997 : Cité des Arts et de la Communication (« projet de la Fonderie »).
    • 2001 : Fin de la saga Music City.
    • 2001 : PRAS, une partie du site devient zone d’intérêt régional (ZIR 6A et 6B), l’autre est affectée aux activités portuaires.
    • 2001 : Rachat des terrains ZIR 6A et 6B par « T&T Project ».
    • 2001 : Début du développement de la ZIR 6B qui ne nécessité pas de PPAS.
    • 2003 : Proposition de master plan par T&T Project pour la ZIR 6A.
    • 2004 : L’élaboration du PPAS échoue suite aux désaccords entre Ville et Région.
    • 2006 : Lancement du Schéma Directeur.
    • 2007 : Introduction de la demande de permis pour la ZIR 6A par T&T Project sur base des prescriptions 4.4 et 18 du PRAS et sur base du programme de la ZIR 6A tel qu’inscrit au PRAS.
    • 2009 : La Ville délivre un permis pour environ 50% du projet. Le reste est mis entre parenthèse, le temps de réaliser un nouveau PPAS.

    Un morceau de vide — An urban experience

    Un morceau de vide — An urban experience

    https://www.ieb.be/2685
    19 avril 2010 • Comité de quartier Le Maritime, Lauwers, Pierre, Sylvie Eyberg

    Le point de vue du Comité de quartier Le Maritime.

    Le projet de construction d’un nouveau « morceau de ville » sur Tour et Taxis nous est communément présenté comme une solution aux enjeux futurs de Bruxelles. La démonstration ne manque d’ailleurs pas d’arguments : plus de densité, de durabilité, de mixité, de convivialité, de retour en ville, de logements, de patrimoine, de waterfront, de qualité de vie,...

    Mais toute solution a un problème. Et le cortège de grands mots entendus de toutes parts ne nous convainc pas. A-t-on vraiment réfléchi à quels problèmes le projet sur Tour et Taxis répond au juste ? À quoi et à qui sert-il ?

    Il sert d’abord, bien sûr, les intérêts du promoteur privé, lui qui se propose
    de bâtir dans un premier temps 220 000 m², l’équivalent de
    2 City2 + 2 tours Atenor, ou presque. Ces chiffres, basés sur le dernier permis d’urbanisme, ne prennent pas en compte les bâtiments existants ou
    déjà planifiés, et situés sur la zone 6B. De plus, ces chiffres sont provisoires au vu du nombre de zones blanches restantes et qui feront sans aucun doute l’objet de demandes ultérieures. Les intérêts du promoteur sont financiers (Project T&T est contrôlé par 3 fonds d’investissements), mais pas seulement. Ils sont aussi symboliques. Le promoteur a en effet fort à cœur de se faire passer pour le « sauveur » du patrimoine du site, alors même qu’il en a dévasté la plus grande partie : vaste bitumage du terrain pour
    accueillir un parking « provisoire », transformation mortifère du splendide Entrepôt Royal en bureaux vaguement « trendy »... Oui, les briques sont toujours là, mais au prix de quel oubli !

    Faut-il le rappeler, le patrimoine de Tour et Taxis est le produit d’une histoire où développement de l’activité sur le site et essor des quartiers environnants ont été intimement liés et nécessaires l’un à l’autre. Le projet du promoteur de construire sur Tour et Taxis un nouveau quartier nie toute cette histoire puisqu’il organise une coupure sociale radicale entre le site et son environnement, rêvant d’ériger là une bulle de confort sécurisée, un
    vase clos doré pour l’être producteur-consommateur-investisseur, avec
    juste ce qui lui faut de « patrimoine » pour masquer l’imposture.

    Même les auteurs du Schéma Directeur en conviennent : « La dimension ouverte, non bâtie, constitue en soi également une forme d’héritage patrimonial important ». Ils plaident pourtant, main dans la main avec
    le promoteur, pour le remplissage du site. Car il s’agit bien de « remplir » le site, d’en faire un produit immobilier au goût du jour du marché : « Maintenant, c’est le marché qui va dicter la rapidité de l’évolution
    du projet »
    . L’imaginaire du « morceau de ville » diffusé par Project T&T transpire de cette conception d’une zone à remplir, arrimant toute la pensée sur le réaménagement du site à une question de fonctions à juxtaposer le moins mal possible : des m² pour se loger, des m² pour travailler
    (au bureau), des m² pour consommer (à la galerie commerçante), des m² pour se divertir (au fitness). Et tant pis pour les respirations, les vides, le sentiment d’isolement que procure aujourd’hui le site, au milieu de quartiers comptant parmi les plus densément bâtis de la ville. Tant pis, donc, pour les qualités d’usage du site tel qu’il est, l’espace que l’on n’y trouvera pas, les
    panoramas que l’on ne verra plus,...

    Et si, malgré tout, on y construisait du neuf ? En 2005, déjà, nous proposions l’idée d’une Cité Sociale du XXIe siècle. Cet aménagement trouve toute sa raison d’être sur le site, et répond, lui, à un problème social bien réel et
    bien connu : le déficit criant de logements bon marché dans la région bruxelloise. Bâtir à Tour et Taxis une Cité Sociale du présent serait
    donc un acte politique fort, appelant les imaginaires à renouer avec l’élan des utopies sociales du début du XXe siècle, pour mieux les retravailler, plutôt qu’à s’échiner à nous faire prendre des vessies (un nouveau lotissement exclusif) pour des lanternes (un « éco-quartier » ami du patrimoine).

    Depuis 2005, nous avons appris que la « participation des habitants », tant vantée par les autorités régionales, la Ville et le promoteur à l’occasion du Schéma Directeur, n’est pas destinée à mettre en débat et encore moins à changer le cadre pré-établi des discussions. Entre les désirs du promoteur (une forteresse dorée) et ceux des pouvoirs publics (un nouveau « morceau de ville » ouvert sur les quartiers environnants et moteur de leur gentrification), le Schéma Directeur a trouvé la solution miracle : Tour et Taxis sera un quartier semi-ouvert, subtilement exclusif, habilement surveillé. Notre Cité Sociale ne répondait ni à l’un, ni à l’autre, trop populaire, pas rentable.

    Le projet sur Tour et Taxis est donc aussi une solution pour des élites politiques jamais autant avides de « mixité sociale » que quand il s’agit de quartiers populaires. Le salut, nous dit-on, ne peut venir que de l’attraction d’un autre public, plus « moyen », attiré par les lumières du « patrimoine redynamisé » de Tour et Taxis, et garant d’un modèle de la ville résidentielle
    bourgeoise et sans frictions, rêvé par tant d’urbanistes. Ici, aucun pouvoir public ne pense à appliquer le principe de précaution : comment garantir
    que l’arrivée de ce nouveau public n’entraîne le refoulement des habitants actuels, locataires pour la plupart, futurs « flux sortants » ? Que les ors du nouveau Tour et Taxis ne soient pas un nouveau coup de poing marginalisant ou stigmatisant encore davantage les habitants et usagers des quartiers populaires enserrant le site ? Que les nouvelles fonctions de consommation, de loisirs et d’habitat bourgeois appelées à s’installer sur Tour et Taxis et tout le long du canal ne condamnent pas les activités industrielles et portuaires et toute l’économie en phase avec les besoins des habitants actuels ?

    Morceau de ville = morceau de vide...

    C’est pour nous l’équation, celle que nous voyons se résoudre inéluctablement. Il y a pourtant un vide auquel nous tenions : celui qui nous garantissait qu’il faudrait au moins une idée pour le remplacer. Naïvement, nous pensions pouvoir convaincre, non pas le promoteur - ce n’est pas son
    métier d’avoir des idées - mais bien nos pouvoirs publics de ce postulat. Il semble qu’il n’en sera rien.

    Lauwers, Pierre et Sylvie Eyberg
    Comité de quartier Le Maritime


    Tour et Taxis, Molenbeek Maritime, Vieux Laeken : plaidoyer pour une intégration réussie

    Tour et Taxis, Molenbeek Maritime, Vieux Laeken : plaidoyer pour une intégration réussie

    https://www.ieb.be/2686
    19 avril 2010 • Comité de quartier Marie-Christine / Reine / Stéphanie, Jean-Louis Smeyers

    Le point de vue du Comité de quartier Marie-Christine/Reine/Stéphanie.

    Le site de Tour et Taxis a été durant des années une plateforme logistique de première importance. Centrée sur le transport par rail, il comportait un entrepôt « sous douane » modèle dont le bâtiment principal a fait l’objet d’une rénovation réussie, au moins sur le plan architectural, mais aussi une gare « marchandise » vaste et très active.

    Le site comportait une gare de triage au bruit de laquelle les riverains
    étaient bien obligés de s’habituer. Il fournissait de l’emploi à plus de 3 000 personnes dont plus de 400 douaniers. Chaque matin, des trains amenaient des navetteurs, qui constituaient l’essentiel de la main-d’œuvre.

    Deux facteurs en ont marqué le déclin : la part prépondérante prise dans les années 60-70 par le transport routier et l’ouverture des frontières dans le cadre de la construction européenne. Pour tenter de contrer le premier, on essaya bien de construire un centre TIR (Transport International Routier)
    qui devait permettre à des camions de gros tonnages de remplacer le chemin de fer. Ce fut un relatif échec. Mais le second était incontournable. Et le site connut un déclin brutal : l’entrepôt sous douane n’avait plus de raison d’exister ce qui accéléra la disparition de l’activité ferroviaire. La route triomphait. Le site s’endormit durant deux décennies. Il fit l’objet de plans
    divers mais dont aucun n’aboutit, hormis la rénovation de l’Entrepôt royal, à une réalisation concrète. Il fut cédé à la promotion immobilière privée qui rêve d’en faire un « nouveau quartier » de Bruxelles.

    Molenbeek Maritime

    Situé autour du site de Tour et Taxis dans une commune populaire — Molenbeek fut appelée au 19e siècle le Manchester bruxellois — Molenbeek Maritime était un quartier à la mixité prononcée. Il comportait un mélange parfois harmonieux, parfois moins, d’habitations et d’industries, mais aussi d’une population ouvrière et bourgeoise. Des rues aux habitations moyennes
    voisinaient avec du logement social et des avenues aux demeures patriciennes. L’industrie, pour l’essentiel, s’adossait au site de Tour et Taxis et si son déclin était antérieur à celui du site, sa fermeture en marqua la fin brutale. Nombre d’agences en douane, de compagnies de transport fermèrent leurs portes. Le quartier connut une déglingue certaine. Une « revitalisation » au travers des Contrats de quartier engendra ces dernières années une spéculation immobilière due entre autres à l’arrivée
    d’une population mieux nantie dont une partie est issue de l’immigration.

    Le « vieux Laeken »

    La partie de ce quartier qui longe le site de Tour et Taxis est actuellement enclavée entre celui-ci et une quasi-autoroute de pénétration en provenance d’Anvers et du Ring. Elle a également connu un déclin à partir des années soixante car paradoxalement le boom économique a provoqué le départ de maintes industries qui par suite de leur développement s’y sont trouvées à l’étroit. Ceci a créé des « friches industrielles » qui aujourd’hui sont presque
    toutes en voie de « loftisation ». Ici aussi les Contrats de quartier ont joué un rôle prépondérant dans le phénomène. Il n’en reste pas moins que la plupart des habitants restent modestes voire pauvres avec une forte proportion d’origine immigrée. La rue Marie-Christine, artère commerçante principale du quartier, a vu la qualité de ses commerces diminuer sensiblement, participant à la dégradation du quartier. Celui-ci est donc tiraillé entre deux tendances : d’une part, la paupérisation due essentiellement à l’afflux d’une population immigrée à revenus relativement faibles et d’autre part, une « gentrification » par l’occupation des lofts par une population encore plus aisée.

    Une intégration réussie

    Il n’est pas question ici de polémiquer ni même d’analyser les projets avancés par les promoteurs qui possèdent le site. Voyons plutôt les critères auxquels une intégration devrait répondre. Souvent les promoteurs mais aussi les autorités communales et régionales font l’article pour le projet en avançant l’idée d’un « nouveau quartier » dans Bruxelles. Ceci semble sous-
    entendre un quartier différent de ceux qui l’entourent, pérennisant ainsi la situation des quartiers avoisinants : pauvre mais soumis à la spéculation immobilière pour Molenbeek Maritime, enclavé sans voie de sortie pour le vieux Laeken.

    Ouvrir le site

    Une première piste serait de mettre fin à l’isolement du site par rapport aux deux quartiers avoisinants. Il est vrai que la géographie ne semble pas favorable. L’installation du chemin de fer a obligé d’araser la surface et a creusé ainsi dans le haut du site un abrupt d’une quinzaine de mètres
    (clairement visible rue du Laekenveld [1], rue de Rotterdam, rue de la Sambre). Mais ce qui a été creusé peut être remblayé. On
    supprimerait ainsi une première barrière entre le site et le quartier avoisinant. Du côté de Laeken, la chose est encore plus simple : il serait naturel de prolonger la rue de Molenbeek au travers du site. La nature du trafic de ces voiries demande une étude approfondie qui dépasse les limites
    du présent article. Sur deux côtés, rue Picard et avenue du Port, le site est fermé d’une part par des bâtiments, et d’autre part par des murs et des grilles donnant à l’ensemble un aspect de terrain fortifié. Il n’est pas plaidé ici pour la suppression de la Gare Maritime mais bien pour son ouverture
    au quartier. Par contre, les bâtiments de petit gabarit du haut de la rue Picard et les murs de l’avenue du Port avaient une fonction de protection d’un lieu de stockage de marchandises parfois coûteuses. Aujourd’hui, ils ne servent qu’à « fermer » ce site par rapport au quartier avoisinant
    engendrant ainsi une sensation de « ghetto » (de riches ?).

    Empêcher la spéculation foncière

    Une deuxième piste serait d’assurer que la destination des constructions cadre avec l’ensemble du quartier : ne pas se limiter à des espaces de « standing » mais veiller à mêler le plus harmonieusement possible
    des logements de tous types : sociaux, conventionnés, moyens et pourquoi pas de standing. Il faut aussi éviter que le site n’engendre une inflation immobilière supplémentaire sur les quartiers avoisinants.
    Les modalités pour arriver à cette mixité relèvent d’un débat de fond sur l’organisation du territoire, la propriété du sol. D’autre part, il faudrait que le site offre des emplois en rapport avec l’arrivée des nouveaux habitants. Il ne faut pas se limiter à des emplois de bureau mais offrir des espaces à de petites et moyennes entreprises qui, si l’on en croit les slogans officiels,
    sont celles qui produisent le plus de postes de travail par euro investi. Ceci ne sera obtenu que par une planification soigneuse où le politique a un rôle certain à jouer. Dans cette optique, la valorisation des terrains qui étaient affectés au défunt (?) BILC devrait être étudiée conjointement.

    Relier les quartiers

    Une troisième piste serait de désenclaver le site par la création de lignes de transport public dont la vocation ne serait pas d’amener les habitants à la gare la plus proche (gare du Nord, Pannenhuis) mais d’établir des liens rapides entre le site, les quartiers avoisinants (Maritime, Laeken) et le reste
    de la région bruxelloise. Il ne faudrait surtout pas que Tour et Taxis devienne une « cité dortoir » dont les habitants iraient travailler « ailleurs » par un curieux renversement de situation. Ainsi il faudrait établir une ligne de tram traversant le site et reliant Molenbeek à Laeken couplée ou combinée à un trajet le long de l’avenue du Port qui pourrait faire la liaison avec la rue
    Marie-Christine, la place Emile Bockstael et le centre-ville. Il s’agit ici d’une ébauche qui demande à être affinée. Mais le but est clair : créer les conditions de survie d’un environnement à moyen terme et non assurer un profit à court terme. Pour cela, il faut organiser cet ensemble dans une
    perspective où la voiture individuelle ne sera plus la panacée et le but ultime. C’est aujourd’hui devenu plus qu’une intention louable, c’est une obligation sans laquelle la société sera condamnée à payer au prix
    fort les erreurs commises. Gérer c’est prévoir. Mais qu’attendent nos gestionnaires politiques pour enfin voir plus loin que le bout de la législature ?

    Partager les équipements collectifs

    Une quatrième piste est non seulement de valoriser au profit des quartiers riverains les équipements collectifs créés sur le site mais aussi d’intégrer au profit des habitants du site ceux présents ou à créer dans le tissu urbain environnant. De cette façon, les contacts entre les habitants seront favorisés à défaut d’être naturels. Des espaces de convivialité devraient être accessibles à tous : parcs, salles de spectacles, de sport, espaces commerciaux,... Mais également les services à la population, comme les crèches et les écoles, devraient être ouverts aux voisins.

    Les « réalistes » objecteront, non sans raison, qu’il s’agit là de vœux pieux relevant pour l’essentiel de l’utopie la plus pure, que les dés sont jetés, les plans sont prêts, la construction va commencer... Mais il n’est jamais trop tard pour infléchir une réalisation dans un autre sens. L’histoire n’a-t-elle pas montré souvent que « parce qu’on leur a dit que c’était impossible, ils
    l’ont fait »
    .

    Jean-Louis Smeyers
    Comité de quartier Marie-Christine / Reine / Stéphanie


    [1Il est intéressant de noter que
    dans chacun des deux quartiers une rue fait encore référence à une liaison entre les quartiers à laquelle le chemin de fer a mis fin par la création d’un ensemble comportant des dizaines de voies : rue du Laekenveld (champ
    de Laeken) à Molenbeek, rue de Molenbeek à Laeken !

    Pourquoi il faut construire à Tour et Taxis

    Pourquoi il faut construire à Tour et Taxis

    https://www.ieb.be/2687
    19 avril 2010 • Atelier de Recherche et d’Action Urbaines (ARAU), Isabelle Pauthier

    Le point de vue de l'Atelier de Recherche et d'Action Urbaines.

    Tour et Taxis est un ancien site ferroviaire qui était conçu comme une enclave fermée en périphérie du centre de la ville. Aujourd’hui, il a été rattrapé par l’urbanisation. Il est entouré de quartiers populaires, densément peuplés, eux-mêmes enclavés par le dénivelé, par des infrastructures et des zones gelées (domaine royal et zone ferroviaire de Schaerbeek Formation).

    L’enjeu est d’organiser la colonisation de la ville à travers ce site afin de raccrocher les quartiers au-delà, et en particulier le quartier Marie-Christine, au centre de la ville. Quelles sont les conditions pour que la greffe prenne ?

    Construire davantage de logements, de tous types

    Le permis délivré sur base des plans modifiés suite à l’étude d’incidences et aux remarques et négociations diverses octroie à Project T&T, propriétaire du site, un total de 218 000 m² de superficies bâties. T&T vise 370 000 m² à terme. Dans cette première phase, 40,03% sont consacrés au logements, soit 87 868 m², davantage que les 70 000 m² envisagés par la Région en 2003. On a toutefois sacrifié 555 logements suite au rabotage des gabarits et à l’exigence d’aménager un grand parc (ce qui réduit d’autant la surface bâtie globale). Les prescriptions du PRAS empêchent par ailleurs le logement à front du canal, où des bureaux supplémentaires seront construits.

    Quant au statut des logements, Project T&T entend participer à l’appel à projets de la SDRB pour construire des logements moyens passifs pour un total d’environ 10 000 m² dans le bâtiment prévu à front de la rue Picard, en phase 1. Tout le reste serait du logement privé « au prix du marché ». À propos des logements sociaux, le propriétaire déclare que « personne ne lui a rien demandé ». L’ARAU demande donc au Cabinet du Secrétaire d’État Christos Doulkeridis de réparer cet oubli car ce morceau de ville doit être développé dans la diversité et dans l’objectif de répondre aux défis qui se posent à Bruxelles, entre autres le défi démographique qui ne concerne pas, loin s’en faut, que des aspirants propriétaires « au prix du marché », prix qui tendent par ailleurs à s’envoler depuis une demi-douzaine d’années.

    La Région doit décider où passera le tram

    La priorité des priorités consiste à désenclaver ce site et à le lier au centre-ville (et non à la gare du Nord dans une logique de navette) via au moins une ligne de tram à moyen terme. Plusieurs tracés ont été proposés et étudiés, entre autres dans le schéma directeur et l’étude d’incidences,
    mais aucune décision n’a encore été prise quant au tracé du fait de l’incurie coupable des décideurs. La STIB, qui trouvait jusqu’à l’an dernier « qu’il n’y avait pas de densité » vient de changer de discours et assure qu’elle commence demain si le Gouvernement le décide. Dans toutes les villes
    qui se soucient de leur développement de manière « durable », les lignes de transports en commun sont en effet conçues avant l’urbanisation et utilisées comme levier de développement territorial. À Bruxelles, non : les pouvoirs publics autorisent ainsi des milliers de places de parking au motif
    (légal) que la zone est mal desservie (la faute à qui ?). Project T&T a demandé 4 522 places de parking pour la seule zone 6A, 2 800 ont été autorisées à ce jour, en plus des 1 000 places de la ZIR 6B.
    La seule décision prise : remettre sur pied un comité d’accompagnement autour du projet, financé par Beliris, de réaliser une passerelle réservée aux piétons, aux cyclistes, aux transports en commun dans l’axe de la rue Picard. Cette passerelle figure au Plan Régional de Développement de 1995 et une demande de permis avait été introduite en 2002 ! Il importe donc
    maintenant d’urgence de décider du tracé d’une ou plusieurs lignes de tram, du moins si l’objectif est vraiment de construire un « éco-quartier ».

    L’abandon du BILC, une opportunité pour accueillir des entreprises et des écoles

    La Région a abandonné le projet de BILC et préconise la construction d’une plate-forme logistique sur le site de Schaerbeek-Formation. Reste donc une tache aveugle de 15 hectares entre la ZIR 6B et la rue Dieudonné Lefèvre. Ce terrain appartient au Port de Bruxelles, entité publique, et est affecté au PRAS en zone portuaire. Son aménagement futur doit permettre sa digestion et sa perméabilité, d’autant que 500 logements sont en gestation par la SDRB du côté laekenois. Autrement dit, le site ne doit pas être fermé mais traversé par des voiries et articulé autour de la rénovation de la gare de service présente sur le site, d’entreprises « habitat compatibles » et d’écoles ( le PRAS permet la construction d’équipements dans les zones
    portuaires).

    L’avenue du Port : piétons et cyclistes admis SVP

    Le permis délivré pour le réaménagement de l’avenue du Port a été conçu et justifié par la logique « tout camions » qui était celle du BILC. Celle-ci étant abandonnée il importe de revoir le projet dans le sens d’une logique « éco-quartier et usagers actifs ». Il ressort d’ailleurs aujourd’hui un défaut de motivation du permis, qui était légitimé par le projet de BILC. Plus de BILC,
    plus d’autoroute avenue du Port.

    Rénovation de la gare maritime : ceci n’est pas un parking

    La Gare Maritime présente un patrimoine majeur d’une superficie considérable (4 hectares). Son aménagement doit mettre en évidence sa structure et en faire un lieu ouvert sur le quartier et ses besoins.
    Quelles sont les affectations prévues ? Des commerces, un marché public, un centre de fitness, des équipements (une salle polyvalente, l’école de cirque, la Fondation Polaire), autour d’une liaison piétonne et visuelle entre la rue Picard et le parc. Le commerce représente au total 27,24% des affectations de l’ensemble de la zone 6A et génère plus d’un tiers des places de parking. Ces 997 places attribuées aux commerces posent problème car elles génèreront davantage de mouvements que les places relatives aux logements ou aux bureaux. Malgré les discours rassurants à cet égard, l’ARAU souligne l’importance de faire de la Gare Maritime un lieu ouvert
    aux besoins du quartier et donc aussi moins générateur de mobilité.

    Le site doit être perméable

    Il n’y a que trois liaisons possibles à travers le site. L’ARAU estime que le site
    doit être traversant, dans les deux sens, y compris en voiture, à vitesse modérée. L’aménagement des voiries doit concourir à la mixité des usages et pas à la séparation des circulations. Le parti pris d’organiser la rue Vandenboogaerde prolongée en impasse et de mettre toutes les voitures en sous-sol (80 places de parking à l’air libre) est un parti exclusif qui risque de contribuer à la fermeture du site sur lui-même.

    Conclusion

    Pour l’ARAU, il faut construire Tour et Taxis parce que ce site est capable d’offrir rapidement une offre significative de logements de tout type proches du centre. Les pouvoirs publics doivent néanmoins prendre d’urgence les initiatives nécessaires en vue de garantir sur le site davantage de logements, des logements sociaux et une bonne desserte en transports en commun de surface. Il importe également de dresser la liste des équipements, en particulier scolaires et des types de commerces nécessaires, tous ouverts sur les quartiers environnants.

    Quant à la qualité architecturale et à la durabilité réelle des bâtiments, mis à part ceux qui auront été conservés, il ne faut pas nourrir un enthousiasme immodéré : les images publiées pour illustrer le développement à front du canal montrent des façades de bureaux en verre...

    Isabelle Pauthier
    Atelier de Recherche et d’Action Urbaines (ARAU)


    Saint-Gilles tourne autour des voitures et les voitures tournent dans Saint-Gilles

    Saint-Gilles tourne autour des voitures et les voitures tournent dans Saint-Gilles

    https://www.ieb.be/2688
    19 avril 2010 • Jérôme Matagne, Nicolas Prignot

    A l’initiative du Comité de défense de Saint-Gilles, 4 comités de quartiers ont alerté les Saint-Gillois de la volonté des édiles locaux de creuser un parking souterrain sous le Carré Hôtel des Monnaies, jouxtant le parvis de Saint-Gilles.

    Pour prévenir les habitants et les habitués du bas de la commune, 4 comités de quartier saint-gillois ont organisé une soirée d’information ouverte à tous. Des représentants de la commune et de la société Interparking ont été invités ce 9 mars à présenter leur ambition et leur projet pour le parvis. Ensuite, c’est IEB et l’ARAU qui ont exprimé leur point de vue avant de laisser la parole à la salle.

    « Des voitures pour dynamiser Saint-Gilles ! »

    Un parking de 200 places est donc dans les cartons. En réalité, il y est de longue date. Il y a quelques années, une première étude de faisabilité avait déjà été réalisée. Toute personne sensée aurait pensé que l’idée serait
    abandonnée suite aux conclusions de cette étude. En effet, la rentabilité
    du projet paraissait douteuse en raison des difficultés techniques dues à
    la présence d’une nappe phréatique. Mais la commune n’en a eu cure car
    elle ne doute pas de la pertinence du projet et fera appel à un PPP partenariat public-privé) pour financer les travaux. Elle envisage de financer le fonctionnement du parking à l’aide des revenus des horodateurs placés
    en surface. Une étude d’incidence a également été réalisée, qui réitère les
    conclusions de la précédente étude, mettant fort en doute la rentabilité
    financière du projet.

    Pour faire passer la pilule du parking souterrain, la commune y associe un
    réaménagement de la surface de la place sans voitures. Un grand piétonnier qui correspondrait avec la volonté de faire du parvis un pôle d’attraction
    culturel/horeca, en ouvrant des cafés « branchés » et en rénovant l’Aegidium dans le but de créer un restaurant et une salle de congrès. On le voit, l’ambition est de « revitaliser » le quartier et d’attirer une clientèle sans cesse plus nombreuse, principalement en soirée mais pas d’améliorer la qualité de vie des habitants. D’ailleurs, vu le prix des travaux, le montant
    de l’abonnement pour les riverains devrait achever de les convaincre
    qu’ils ne font pas partie du public cible. soulignons que les 200 places
    prévues font plus que compenser la perte de parking en surface et que
    les offres de parking privé à proximité ne manquent pas : ne citons que le
    parking de la Porte de Hal (offrant 503 places), distant de moins 500 mètres,
    et... qui ferme ses portes à 20h et le week-end !

    Un projet du passé

    La commune entend bien sûr faire une « large concertation publique » afin de recueillir l’avis des citoyens. En effet, une enquête publique aura lieu à l’été. Néanmoins, elle n’offrira que 15 jours aux personnes désireuses d’être informées et de faire valoir leur droit d’être entendues quant aux atteintes à leur environnement. C’est pourquoi, sans attendre le coup d’envoi politique, ces comités de quartiers ont présenté le projet à leurs concitoyens.

    Lors de cette soirée, de nombreux doutes ont été exprimés sur la réelle
    volonté de la commune de remettre en question l’option du parking souterrain. Tout d’abord, pour réaliser le parking, la commune a déjà voté
    une proposition de PPAS dérogeant au PRAS. De plus, l’opposition souligne
    le fait que, dans le cahier des charges de l’étude d’incidences, l’option
    « réaménagement sans parking » a été introduite en toute dernière minute,
    et acquise de haute lutte. Enfin, l’entêtement de la commune qui prévoit ce parking depuis plus de dix ans et s’oppose à tout autre projet de
    réaménagement de la place publique n’augure rien de bon. L’opposition
    souligne ainsi que le réaménagement de la place aurait pu avoir lieu dans
    le cadre du contrat de quartier Métal-Monnaie entre 2004 et 2007.

    Vive la place Flagey !

    La position d’IEB par rapport à un nouveau parking souterrain ne surprendra pas les lecteurs. Une nouvelle infrastructure accueillante pour les bagnoles n’aidera en rien à la diminution attendue de la pression automobile (et pourtant défendue par Saint-Gilles !) dans un des coins de la Capitale les plus accessibles en transport public. Les quelques millions d’euros dépensés ici (l’étude d’incidences estime le coût des travaux à 6 millions d’euros) trouveraient un but plus utile parmi les nombreuses priorités régionales. Si la place a sans doute bien besoin de devenir autre chose qu’un lieu de passage, l’option parking est à oublier. L’augmentation du nombre de places de parking qui seront utilisées par des extérieurs à la commune risque bien de saturer toutes les rues avoisinantes, d’augmenter la pollution de l’air, et d’entraîner tous les problèmes liés à l’augmentation du trafic automobile. Les tarifs pratiqués dans ce genre de parking rendant les places inabordables pour les habitants, ce ne seront pas eux qui en profiteront. S’il y a un regain d’attractivité du quartier en voiture, il ne faut pas non plus imaginer que tous les automobilistes se précipiteront sur un parking payant, alors que les places de surface sont gratuites après 19h... ce qui risque d’entraîner encore plus de circulation, les automobilistes cherchant à se garer gratos, et tournant en rond dans le quartier.

    C’est un chantier de plusieurs années qui attend les amoureux du parvis. Au vu du succès d’une autre priorité du bourgmestre empêché, la revitalisation du quartier de la gare du Midi, les années risquent d’être très longues. Et si on ajoute à cela la difficulté technique entraînée par la présence d’une nappe phréatique comme sous la place Flagey, on semble être bien loin des deux années de travaux annoncées par la commune.

    Quant à l’aspect en surface du futur Carré de l’Hôtel des Monnaies, un
    renouveau est d’ores et déjà prévu. Il y a près de deux ans déjà, une autre
    agence d’urbanisme mandatée par la commune a présenté un dessin sympathique pour cette place actuellement terne et pavée. Sur les différentes esquisses, on trouvait beaucoup de verdure, des pelouses et des bancs, des terrains de sport mieux intégrés voire même une activité commerciale. Par contre, pas une seule place de parking mais bien une trémie de stationnement souterrain. Il semble que tout le monde veuille de ce parking...

    Nicolas Prignot et Jérôme Matagne


    Le logement social : vers le passif absolu

    Le logement social : vers le passif absolu

    https://www.ieb.be/2689
    19 avril 2010 • Isabelle Hochart

    Construits selon le standard passif visant une économie d’énergie maximale, les futurs logements sociaux du plan logement s’annoncent exemplaires. Ces habitations participeront sans aucun doute à la réduction de l’impact environnemental global et devraient également alléger la facture des charges pour les locataires.

    Montrer l’exemple

    Les recommandations de la déclaration gouvernementale 2009 annoncent clairement une volonté de changement des pratiques de la construction dans le secteur public : « La Région doit viser l’exemplarité énergétique de ses propres bâtiments, toute construction neuve devra respecter au minimum le standard passif ». Durant la précédente législature, les nouveaux logements sociaux ont été conçus selon le principe de basse ou très basse énergie. C’est le cas de la cité jardin du Craetbosch à Neder–Over-Heembeek, qui est le tout le premier projet de logement social « basse énergie » aujourd’hui achevé et habité depuis septembre.
    Ce mode de construction est évidemment maintenu pour les projets
    en cours de construction comme les habitations sociales à Ixelles (Ernotte)
    et à Berchem-Sainte-Agathe (Stiénon), mais aussi pour les projets dont les
    dossiers sont bouclés et actuellement en attente de permis comme le projet
    Jacques Brel à Woluwe.

    Pour les nouveaux dossiers en charge de la législature actuelle et qui ne sont pas encore lancés sur le marché, la Région opte résolument pour des constructions passives. Cela concerne en premier lieu deux projets situés respectivement à Evere et Forest. C’est plus ou moins 1 270 logements qui ouvriront la voie du standard passif pour les habitations sociales et seront considérés comme projets pilotes. Un pari ambitieux qui
    nécessite une vigilance indispensable à toutes les étapes des projets, de
    la conception à la construction du bâtiment, jusqu’à l’accueil et à la
    formation des habitants. Les objectifs énergétiques de ces futurs logements
    sont de diminuer les besoins en énergie et d’approcher le plus possible la norme zéro carbone. Si la qualité technique de ces projets est ambitieuse et vise une haute performance énergétique, il en va de même pour le choix des matériaux. Ceux-ci seront de provenance locale et si possible à base de matière première recyclée et/ou recyclable. L’enjeu est bien de réduire autant que possible l’impact environnemental en utilisant des matériaux à faible énergie grise [1]
    Mais pour qu’un logement passif atteigne une performance maximale,
    il est impératif de bien coordonner les différents corps de métier à toutes les étapes de la construction et la SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale), consciente de ces difficultés, sollicitera l’avis d’un facilitateur en éco–construction afin d’accompagner les professionnels de la construction et faire un suivi des chantiers. Les projets seront également sélectionnés par un jury et les bâtiments testés en fin de construction afin d’obtenir le label Eco-Construction.

    Former les professionnels et les habitants

    Les enjeux sont d’autant plus importants que les techniques utilisées sont innovantes. Les professionnels de la construction manquent encore actuellement de formations et de pratiques et une mise à niveau est absolument nécessaire pour garantir le meilleur résultat possible. Une fois
    la construction achevée, le personnel des SISP devra prendre le relais pour
    assurer et garantir le bon fonctionnement des bâtiments à long terme. Là aussi la formation des gestionnaires et des responsables techniques s’avère
    indispensable tout autant que celle des occupants. En effet, si habiter une
    maison basse énergie ou passive est pour le particulier une décision délibérée, il n’en est pas de même pour le locataire d’un logements social qui
    se voit attribuer un logement sans beaucoup de liberté de choix.

    Le Home Familial Bruxellois, gestionnaire de la cité-jardin du Craetbosch, a parfaitement compris ce défi d’importance et a décidé d’anticiper les problèmes par un accompagnement social minutieux et attentif. Ces logements construits selon le concept basse énergie sont habités depuis seulement quelques mois et les locataires bénéficient d’un accueil et d’un encadrement individuel et collectif dès leur arrivée. Une farde d’accueil leur donne ainsi des explications et des conseils sur le mode de fonctionnement d’un logement basse énergie et les aide à comprendre et contrôler les index des compteurs. Les locataires reçoivent également un accompagnement pour le classement de leurs documents administratifs. L’objectif est de fournir les informations et les outils utiles afin de les aider à mieux gérer leur propre consommation d’énergie mais aussi de les conscientiser aux enjeux globaux relatifs à la préservation de l’environnement et à l’importance de diminuer notre consommation en énergie fossile. Impliquer et responsabiliser les habitants à la gestion des lieux est un gage incontournable de réussite et des réunions d’informations sont organisées plusieurs mois après leur arrivée afin d’assurer un suivi régulier mais aussi et surtout être à l’écoute des questions et des problèmes rencontrés.

    Généralement les habitants ont des difficultés à comprendre le mode de fonctionnement du système de chauffage à double flux et sont parfois tentés de boucher les ventilations, ce qui risque de dérégler le fonctionnement de la chaudière. Une période d’adaptation est absolument nécessaire et les mêmes difficultés sont à prévoir pour les logements passifs. La transition n’est donc pas simple et miser uniquement sur des constructions passives ne suffit pas. Cela nécessite absolument un accompagnement des professionnels de la construction, des gestionnaires des logements et enfin des habitants pour garantir un résultat satisfaisant. A coté de cela, quel sera l’impact sur le prix du logement et donc du loyer ? En effet, les matériaux utilisés pour l’isolation et le triple vitrage nécessaire à la réalisation d’un logement passif occasionneront des frais supplémentaires et le retour sur investissement attendu risque de provoquer une augmentation des loyers.
    Ces questions sont pour l’instant en cours de réflexion pour trouver des solutions adaptées pour les futurs logements.

    Des projets pilotes auraient été nécessaires au préalable avant de lancer un programme de logements sociaux uniquement basé sur un mode passif, mais il y a une double urgence aujourd’hui : construire des logements à loyers modérés et modérer nos consommations d’énergies, seul l’avenir pourra nous dire dans quelle mesure l’expérience est exemplaire.

    Isabelle Hochart

    L’habitat passif
    Un habitat passif permet de réduire les pertes d’énergie par une isolation performante et une parfaite étanchéité à l’air ainsi qu’une récupération de chaleur via un système de ventilation mécanique. Si la conception est parfaitement réalisée, le logement peut très bien se passer de radiateur. A l’heure où le prix de l’énergie est en constante augmentation, habiter un logement passif peut évidemment constituer un avantage certain pour le locataire qui verra sa facture de chauffage sérieusement diminuée. Par ailleurs, le logement passif participe également à l’amélioration du confort et de la qualité de vie, offrant une chaleur constante et un climat sain en toute saison, ainsi qu’une très bonne isolation acoustique grâce entre autres au triple vitrage. En milieu urbain et de surcroît dans du logement collectif c’est un aspect qualitatif non négligeable.


    [1Energie Grise : toute l’énergie nécessaire à la fabrication d’un produit, de l’extraction des matières premières, jusqu’à sa fin de vie.

    L’avenir de T&T : malaise, chaos et cynisme sont au programme...

    L’avenir de T&T : malaise, chaos et cynisme sont au programme...

    https://www.ieb.be/2690
    19 avril 2010 • Mathieu Sonck

    Le 2 avril dernier, l’Agence de Développement Territorial (ADT) rassemblait l’ensemble des acteurs concernés par le développement de la zone de Tour et Taxis. Ce ne sont pas moins de 55 projets qui ont été identifiés sur un
    mouchoir de poche : 11 parcs et espaces verts, 25 projets de bâtiments et 18 projets de voiries et d’infrastructure. Autant dire que la zone suscite toutes les convoitises... Comment les quartiers avoisinants vont-il encaisser un choc pareil ? A cette réunion, pas un mot sur les effets d’une telle concentration de projets : les effets sociaux, liés notamment à l’inévitable spéculation immobilière qui s’exercera sur le bâti existant, repoussant les moins nantis on ne sait où, les effets environnementaux qu’engendrera la prévisible congestion automobile en l’absence de transports en commun (loin d’être acquis, en cette période de disette budgétaire).

    A entendre la multitude de porteurs des projets, une grande partie d’entre eux, dans un scénario « volontariste », devraient voir le jour en 2013. Autant dire que l’on souhaite bon courage à l’ADT, censée faciliter la coordination de ces projets : imaginez l’enfer quand on s’attaquera en même
    temps à la transformation de l’avenue du Port, la construction du nouveau bâtiment de l’IBGE, les premiers logements de T&T Project, la passerelle Picard, la tour Atenor et le projet Tivoli de la SDRB, pour n’en citer que quelques-uns...
    Les intentions des promoteurs des projets immobiliers les plus importants sont éloquentes et révèlent bien leur conception de la ville. Décernons la palme à Stéphan Sonneville, représentant d’ATENOR, promoteur du projet de la tour Premium, qui a explicitement appelé à la mobilisation des pouvoirs publics pour mieux « vendre le quartier ». Il faudrait donc que la Région
    mette en place d’urgence un marketing du quartier capable de valoriser au plus vite son investissement dans une tour qui n’est pas une source de profits pour sa société [1]. Une provocation à laquelle Jean-Michel Mary, représentant la STIB, n’a pas manqué de répondre indirectement : la ligne de tram nécessaire au désenclavement du site coûtera 60 millions d’euros qu’il conviendra de financer en pompant la plus-
    value des projets immobiliers que le tram desservira. Les actionnaires d’Atenor ont du souci à se faire...

    Mathieu Sonck


    [1Seuls les 30 000 m² de bureaux lui permettrait d’équilibrer son projet...

    Le projet Atenor Loi : coup de sonde ou première entorse aux objectifs régionaux du Schéma directeur et du « Projet Urbain Loi » ?

    Le projet Atenor Loi : coup de sonde ou première entorse aux objectifs régionaux du Schéma directeur et du « Projet Urbain Loi » ?

    https://www.ieb.be/2412
    20 avril 2010

    Pour les comités d'habitants, le GAQ et l'AQL, ainsi que pour IEB et le Bral, la délivrance de des permis pour le projet Atenor Loi apparaît déjà comme une dérive importante par rapport aux objectifs fixés par la Région, d'abord dans le Schéma directeur puis dans le « Projet Urbain Loi ».

    Au moment de la récente présentation publique du « Projet Urbain Loi » (exposition au BIP jusqu’au 12 septembre 2010), la demande de permis d’urbanisme et d’environnement du Group Atenor pour la démolition et la reconstruction de l’îlot situé à l’angle de la rue de la Loi et de la rue Jacques de Lalaing sera débattue à la concertation publique ce 20 avril à la Ville de Bruxelles. Pour les comités d’habitants, le GAQ et l’AQL ainsi que pour IEB et le Bral, la délivrance de ces permis apparaît déjà comme une dérive importante par rapport aux objectifs fixés par la Région d’abord dans le Schéma directeur puis dans le Projet Urbain Loi.

    Un projet au cœur des enjeux urbains

    Contrairement à ce qui est évoqué par l’étude d’incidences, le projet d’Atenor Group n’est pas à la marge, mais bien au cœur de la question posée par le Schéma Directeur et, en conséquence, par le Projet Urbain Loi. Il se situe exactement à la jonction des deux systèmes du Quartier Léopold, le damier léopoldien sur le plateau et le système de la vallée du Maelbeek, exactement là où convergent la plupart des enjeux urbains et environnementaux. Comment faut-il évaluer un projet dont les enjeux sont si étroitement liés à la rédéfinition de la rue de Loi alors qu’aucun document réglementaire la concernant n’est encore applicable ?

    Un changement d’affectation en contradiction avec les objectifs de la Région

    Sachant que la fonction hôtelière de l’immeuble à démolir était assimilée à l’époque de sa construction à du logement, l’affectation en bureau proposée par le nouveau projet d’Atenor ne correspond donc pas à la volonté affichée par la Région de maintenir le logement là où il existe déjà. Il est pourtant très important de recréer du lien entre les quartiers vivants (St-Josse et les Squares vers la place Jourdan) et donc de construire du logement et un tissu urbain animé dans la vallée. L’hôtellerie ou le logement correspond à un réel besoin tandis que le bureau non européen est en perte de vitesse dans le Quartier Léopold (+ de 15% de vide locatif).

    Le phénomène du regroupement des parcelles dans le quartier européen

    Le projet proposé par Atenor Group met particulièrement en lumière le problème de l’articulation entre le tissu urbain plus traditionnellement morcelé et des ensembles fonciers regroupés, de plus en plus amples. Dans le quartier européen, ils tendent à la dimension de l’îlot tout entier pour s’étendre parfois sur plusieurs îlots (par exemple, le Juste Lipse, le Parlement Européen, le futur PUL). En effet, l’étude d’incidences parle de l’exiguïté du terrain alors qu’il est déjà le résultat du regroupement de deux parcelles d’une certaine étendue (hôtel + Belgacom). Cela se passe aux abords des îlots des rues Pascale et de Toulouse dont le cadastre traditionnel a permis de maintenir du logement entre la rue Belliard et la chaussée d’Etterbeek. Le group Atenor ne tient compte de cet environnement particulier ni dans les gabarits ni dans les affectations proposées.

    Par ailleurs, un projet initialement proposé par Atenor Group incluait une part significative de logements (côté rue de Lalaing) mais couvrait également la parcelle voisine du Realex appartenant à Dexia (= double de la superficie appartenant à Atenor). Il s’avère que Dexia a mis en vente cette parcelle en janvier 2010. Cette mise en vente ouvre donc la possibilité d’un projet plus équilibré que les projets Atenor et Realex actuels notamment sur le plan de la mixité.

    Enfin, les bâtiments existant rue de Lalaing sont pour la plupart en retrait de près de 10 mètres. Il n’est pas acceptable d’autoriser la construction à ras de trottoir, ce qui augmenterait l’effet canyon de la rue (fort fréquentée par les bus de la STIB) et diminuerait la qualité de vie des riverains.

    Incidences liées aux constructions de grande hauteur

    L’ombre portée de l’hôtel existant s’étend déjà sur le parc du Maelbeek situé plus au Nord. L’augmentation de gabarit (en largeur et en hauteur) du projet d’Atenor Group ne pourra qu’aggraver le problème. De plus, l’étude d’incidence ne parle pas des phénomènes de dépression étroitement liés aux constructions de grande hauteur. Conscient de l’impact sur le microclimat par la construction de tour, nous pouvons, par ailleurs, déjà craindre l’incidence d’une hauteur encore plus grande de l’autre côté de la rue de la Loi sur un tissu traditionnel plus dense et orienté encore plus défavorablement au Nord.

    Dans ces conditions le fond de la vallée du Maelbeek n’est pas le meilleur endroit pour réaliser les objectifs de densification souhaités pour la rue de la Loi. En effet, si l’objectif du Schéma directeur est de revaloriser l’axe de la chaussée d’Etterbeek qui relie les quartiers à forte mixité entre eux tout en permettant de la mixité dans le quartier européen dans son ensemble, alors un projet d’un immeuble exclusivement (ou presque) de bureaux de grand gabarit sur le terrain d’Atenor et collé contre la chaussée d’Etterbeek n’est pas le plus opportun.

    Bilan Carbone

    Les aspects écologiques de ce projet se limitent essentiellement au respect des normes énergétiques régionales en vigueur. Ceci rentre en contradiction avec la volonté affichée de la Région de faire du quartier Européen un quartier « zéro carbone » . L’impact lié à la démolition des bâtiments existants n’est pas du tout pris en compte.

    Mobilité

    Etant donné l’objectif de la Région de diminuer la part de la voiture dans la mobilité bruxelloise et en particulier dans le quartier Léopold, nous sommes en droit de nous interroger sur la pertinence de construire un nouveau parking (accessible qui plus est, par la chaussée d’Etterbeek ou la rue de Lalaing exactement là où il est prévu de reformuler un cadre de vie urbaine de meilleure qualité) alors qu’il existe à proximité du projet une offre très large de transports en commun (bus, métro, train) et que des investissements très importants (certains très contestables) sont envisagés ou en cours de réalisation (nouvelle gare Schuman, projet Trias, nouvelles lignes de tram Loi et Maelbeek). De plus, le changement d’affectation (d’hôtel en bureaux) et l’augmentation de la superficie vont aussi avoir pour conséquence une augmentation du type de déplacement (navetteurs).

    Sérieux risque de remontée des eaux à proximité des maisons de la rue de Lalaing

    L’étude d’incidences est très frileuse sur la question de l’imperméabilisation des sols puisqu’elle considère qu’elle est déjà totale et qu’il ne faut donc pas essayer de la diminuer. Par ailleurs, la construction de deux niveaux de parking dans le fond de la vallée du Maelbeek, par un effet de barrage à l’endroit même ou toutes les eaux convergent, va diminuer la capacité drainante du sous-sol avec un risque de remontée de la nappe aquifère à proximité des maisons de la rue de Lalaing. Indépendamment des conséquences sur la mobilité et sur la revalorisation urbaine de la chaussée d’Etterbeek, le projet proposé par Atenor semble bien contreproductif par rapport à la gestion des eaux de ruissellement qui n’est pas seulement une question relative à l’étanchéité du sol de surface, mais également aux capacités drainantes du sous-sol.

    Occupation européenne ?

    Par ailleurs par sa taille et sa proximité, ce projet semble taillé pour une occupation européenne. En effet, +/- 30 000 m² correspondent aux critères de la Commission Européenne. Dans la mesure où le programme administratif européen est particulièrement contraignant pour l’environnement (impact des mesures de sécurité, mixité fonctionnelle et occupation des rez-de-chaussée...), il est donc surprenant que l’identité de ce futur et potentiel occupant ne soit pas évoquée dans les différents scenarii de l’étude d’incidences.

    Conclusions

    Les comités AQL et GAQ ainsi que le BRAL et IEB demandent à la Commission de concertation de remettre un avis défavorable sur le projet par Atenor Group. En effet un avis favorable serait une première entorse aux objectifs régionaux du Schéma directeur et du « Projet Urbain Loi ».
    Notamment en ce qui concerne :

    • Le projet Atenor rue de la Loi remplace l’hôtel Europa par 28.487 m² de bureaux. Ce nouveau projet ne correspond donc pas à la volonté affichée par la Région de maintenir le logement là où il existe déjà.
    • Il n’est fait nulle part mention dans l’étude d’incidences de bureaux construits pour la Commission européenne. La densification de la rue de la Loi a été envisagée dans le cadre du schéma directeur pour une reconcentration des bureaux européens. De plus, construire du bureau non européen est un non sens dans la mesure où il est déjà en perte de vitesse dans le Quartier Léopold (+ de 15% de vide locatif).
    • L’objectif du Schéma directeur était de revaloriser l’axe de la chaussée d’Etterbeek qui relie les quartiers à forte mixité entre eux. Le projet ne tient pas compte de cette volonté puisqu’il propose un projet d’un immeuble exclusivement (ou presque) de bureaux de grand gabarit collé contre la chaussée d’Etterbeek.
    • Les aspects écologiques de ce projet se limitent essentiellement au respect des normes énergétiques régionales en vigueur. Ceci rentre en contradiction avec la volonté affichée de la Région de faire du quartier Européen un quartier « zéro carbone » .

    Contacts :

    • Association du Quartier Léopold (AQL) - Marco Schmitt, 02/534 23 06, et Marie-Dominique Bernard, 02/648 89 38.
    • Groupe d’Animation du Quartier Européen (GAQ) : Jacqueline Gilissen, 0485/893 871, et Michel Van Roye, 0475/448 181.
    • BRAL : An Descheemaeker, 02/217 56 33.
    • IEB : Olivia Lemmens, 0486/382 763 et Nicolas Prignot, 0478/244 964.

    Neerpede sous haute tension

    Neerpede sous haute tension

    https://www.ieb.be/2413
    20 avril 2010

    Les comités de Neerpede, les associations nature, IEB et le Bral demandent que le permis de lotir du quartier « Erasmus » (projet privé) ne soit pas accordé afin de pouvoir réaliser sereinement le Plan particulier d'aménagement du sol prévu par la commune d'Anderlecht et soutenu par les habitants.

    Ce mercredi 21 avril la commission de concertation de la commune d’Anderlecht mettra « fin » à la saga Neerpede. Il s’agirait du plus grand projet d’expansion urbanistique depuis la création de la Région de Bruxelles-Capitale. Malheureusement, le permis nous serait offert par le promoteur de BPI en pièces détachées.

    Pour la petite histoire : dans les champs proches de l’hôpital Erasme, s’est établi un projet de logements développé par du capital privé. Ce projet, qui ne satisfait pas nombre d’associations et d’habitants est malheureusement conforme au PRAS puisque le terrain y est affecté en zone à prédominance résidentielle.

    La demande de permis de lotir pour le quartier dit « Erasmus » couvre la majeure partie du site avec un équivalent de plus de 1600 logements. Cependant, le quartier Erasmus constitue une entité géographique unique avec une plus petite partie appelée « Chaudron » . Celle-ci est incluse dans une autre demande de permis de lotir contenant 72 maisons unifamiliales. Selon nous, les deux lotissements doivent être évalués dans une seule demande.

    Suite à la requête de nos associations, le gouvernement avait décidé de réaliser une étude d’incidences pour l’entièreté du site. Par omission de l’ancienne Secrétaire d’Etat, cette décision n’a pas été retenue par le promoteur.

    Dès le début du dossier, Neerpede Blijft, Inter-Environnement Bruxelles et le Bral ont exigé un plan global pour l’entièreté du site. En réponse à cela, la commune d’Anderlecht a entrepris la réalisation d’un PPAS (Plan Particulier d’Affectation du Sol), incluant les terrains dont les promoteurs n’ont pas la maîtrise foncière.

    Le PPAS aurait dû passer également en commission de concertation ce mercredi, mais suite à une erreur de procédure celle-ci devra être reportée. Cependant, une optimalisation du PPAS reste le moyen idéal pour aménager cette zone.

    5 bonnes raisons de refuser la demande de lotissement Erasmus :

    1. Manque de cohérence globale.
    2. Constructions de logements sous les lignes à haute tension malgré l’avis négatif du Service d’Incendie. Les normes d’émission électromagnétiques retenues par le promoteur sont deux fois supérieures à celles appliquées en Flandre. Pour arriver à cette « performance » , le développeur dépend d’aménagements infrastructurels dont il n’a pas la maîtrise. Par exemple, il s’agira de rehausser un pylône à haute tension de 12 mètres de haut.
    3. Acoustique : une partie des logements du lotissement se trouve à proximité du chemin de fer (lignes RER et Bruxelles Ostende avec plus de 15 trains/heure). Pour rester en dessous du seuil maximal du niveau sonore acceptable, il est question de réaliser un mur antibruit de 8 mètres de haut sur 130 mètres de long. Il serait étonnant que ce mur obtienne une autorisation vu son impact paysager sur Neerpede. Une fois de plus, le développeur dépend d’aménagements infrastructurels dont il n’a pas la maîtrise puisque le mur devrait être réalisé par la SNCB.
    4. Paysage : la valeur paysagère actuelle du site offrant de riches perspectives sur la vallée de la Pede sera défigurée définitivement par le mur antibruit. Les remblais liés aux constructions font preuve du peu de respect qui est témoigné au paysage. Ces remblais sont à l’origine de la hauteur excessive des murs antibruit.
      Les plans actuels ne nous semblent pas en accord avec la convention européenne du paysage (Florence), ainsi nous demandons à la CRMS (Commission Royale des Monuments et des Sites) de remettre un avis sur ce développement.
    5. Une fausse mixité sociale : une partie du site serait affectée au logement social mais non intégrée dans l’ensemble du projet. Cette ségrégation géographique est totalement dépassée. Estimant que chacun a droit au même confort de vie, nous souhaitons l’intégration des logements sociaux dans l’entièreté du site.

    Ce ne sont que cinq arguments des nombreuses remarques que vous trouverez en annexe et que nous défendrons lors de la commission de concertation. En suivant nos remarques et en ôtant les lots les plus controversés, le projet privé arrive finalement à une forte similitude avec le PPAS.

    Nous demandons donc que la demande de permis de lotir ne soit pas adoptée afin de pouvoir réaliser le PPAS sereinement. Si tous les acteurs acceptent de sortir de leurs tranchées, un dialogue constructif pourra émerger.

    Bral, Bruxelles Nature, CCN Vogelzang, CPN Brabant,
    Natuurpunt Brussel, Neerpede Blijft, Inter-Environnement Bruxelles
    et Jean Rommes (commission de l’environnement de Bruxelles Ouest).

    Téléchargez les remarques de Neerpede Blijft sur le projet Erasmus à Anderlecht - 21 avril 2010.


    Inventaire des enquêtes publiques du 21/04/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 21/04/2010

    https://www.ieb.be/2423
    21 avril 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 21/04/2010


    Saint-Gilles : la place Morichar en travaux pendant 99 jours

    Saint-Gilles : la place Morichar en travaux pendant 99 jours

    https://www.ieb.be/2416
    21 avril 2010

    Les travaux d'aménagement de la place Morichar ont commencé cette semaine. Le Codes (Comité de défense de Saint-Gilles, membre d'IEB) en a profité pour diffuser un communiqué de presse qui rappelle l'historique du dossier, les débats pour la préservation des colonnades et l'absence d'écoute des attentes des riverains par les autorités communales...

    Infos : http://comitedefensesaintgilles.blogspot.com.


    Cote d'exclusion pour la STIB

    Cote d’exclusion pour la STIB

    https://www.ieb.be/2420
    22 avril 2010

    La STIB a discrètement diffusé les résultats de son enquête annuelle de satisfaction des usagers. Et pour cause, ils sont très mauvais : 5,5/10 de moyenne générale.

    Le nouveau métro plombe le bilan final mais les scores sont globalement inférieurs à ceux des années précédentes dans d’autres matières importantes : confort, correspondances, temps de parcours, ponctualité...
    Si la STIB était encore à l’école, elle serait busée et devrait présenter un plan de réseau digne de ce nom en seconde sess’...

    Infos : www.stib.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 22 avril 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 22 avril 2010

    https://www.ieb.be/2421
    22 avril 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Au marché en voiture
    Bruxelles-Ville : Quai des Usines, 22. L’asbl MABRU, exploitant le marché matinal, demande un permis mixte en vue de la poursuite de l’exploitation des installations classées de l’ensemble du site (dont le parking de plus de 800 places) et de la régularisation urbanistique d’un parking de 200 places.
    Enquête publique jusqu’au 25 avril 2010.
    Concertation le 4 mai 2010.
    Contactez Jérôme Matagne.

    Raz-de-marée en vue
    Molenbeek-Saint-Jean : zone comprise entre le boulevard Mettewie, le boulevard Machtens, la rue de la Belle au Bois Dormant et l’avenue du Scheutbosch. Modification du PPAS « 6D MOD » pour permettre la construction d’immeubles de logements en intérieur d’îlot plutôt qu’en bordure. Destruction de la zone boisée considérée comme parc au PRAS. Augmentation de la densité de construction par rapport à l’ancien PPAS. Risque d’accroissement des problèmes d’inondation des caves des habitations voisines.
    Attention : le dossier est consultable au Service urbanisme de la commune, mais l’obtention d’une copie n’est possible qu’en adressant un courrier au Collège Communal.
    Enquête publique jusqu’au 11 mai 2010.
    Contactez Erwan Marjo.

    Résultat de concertation

    • Rési-dense. Ixelles : rue Kerckx, 50. Prewat Service demande un permis d’urbanisme pour démolir une maison unifamiliale et deux parkings, construire un immeuble résidentiel de 18 appartements avec 9 emplacements de parking et abattre 8 arbres en intérieur d’îlot. Concertation le 31 mars 2010. Entre autres réclamations, IEB a demandé qu’aucune dérogation ne soit accordée et que le projet soit conforme à l’ensemble des obligations légales [ Lire l’avis d’IEB ].
    L’avis de la commission de concertation est reporté en attente de complément :
    – un rapport technique émanant d’un Ingénieur-conseil, détaillant les incidences du projet d’une part sur la nappe phréatique (pendant et après le chantier) et d’autre part sur la stabilité du talus et des constructions avoisinantes ;
    – l’avis de la Commission Royale des Monuments et des Sites ;
    – l’avis de la Direction des Monuments et Sites (cellule Sites) du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale concernant la valeur et l’état sanitaire des huit arbres à haute tige à abattre. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Une semaine pour Tour et Taxis

    Une semaine pour Tour et Taxis

    https://www.ieb.be/2430
    27 avril 2010

    Ces 20, 22 et 24 avril, le Bral (Brusselse Raad voor het Leefmilieu) organisait une semaine Tour et Taxis afin de clôturer sa mission de concertation entre pouvoirs publics et habitants dans le cadre de l'élaboration du Schéma directeur. Petit compte-rendu des débats qui portaient sur les principales thématiques de ce vaste dossier : espaces publics, mobilité, logement, emploi, nature et patrimoine,... Sans oublier l'ensemble des enjeux et développements connexes au site : le BILC, l'avenue du Port, Byrrh, Tivoli, la ligne 28,...

    Depuis l’abandon des activités de douane et de stockage fin des années 1980, le site de Tour et Taxis a fait l’objet de tous les phantasmes et d’une multitude de projets et de plans qui rendent aujourd’hui le dossier bien difficile à cerner.

    A l’heure où la Région a affirmé ses intentions en adoptant le Schéma directeur et en demandant à la Ville de Bruxelles de réaliser, il y a plus d’un an déjà, un PPAS pour l’ensemble des ZIR 6A et 6B, la semaine organisée par le Bral offre l’occasion de faire le point sur les principaux enjeux et de questionner les acteurs impliqués.

    Tour et Taxis : une des dernières opportunités de réaliser un grand parc à Bruxelles

    Un des manques les plus criants pour les quartiers avoisinants est celui des espaces verts. Tour et Taxis offre une superficie de plus de 25 hectares (45 hectares si l’on compte le terrain du Port) enclavés entre deux quartiers populaires et densément bâtis.

    L’ouverture du lieu au public et la création d’un parc de minimum 10 hectares figuraient donc logiquement au premier rang des demandes des habitants. Au vu des ambitions affichées par le promoteur (construction de 370.000 m2 sur la seule ZIR 6A), le parc risque de ne jamais atteindre cette taille et d’être par ailleurs écrasé par les gabarits élevés des constructions envisagées.

    Par ailleurs, nous ne disposons actuellement d’aucune garantie quant à l’ouverture réelle du parc à toute heure et à tout moment. Alors que le parc était déjà repris dans les objectifs du PRD, la question posée reste donc sans réponse : un parc comment et surtout un parc pour qui ?

    La mobilité ou la question de l’œuf et de la poule

    Le site n’est actuellement pas suffisamment desservi par les transports publics. Il se trouve néanmoins à une encablure (et demi) de plusieurs lignes de métro et de la gare du Nord. Une ligne de tram contournant d’une manière ou d’une autre les lieux permettrait de desservir utilement et rapidement le site, mais aussi les quartiers voisins et des les connecter d’une part entre eux et d’autre part avec le centre-ville.

    Déjà à l’ordre du jour lors de l’élaboration du PRAS en 2001, cette ligne de tram ne commence à être envisagée qu’aujourd’hui par la STIB. La société de transport a toujours refusé de se pencher sur la question, prétextant un manque de densité dans le quartier (Le Maritime est pourtant un des quartiers les plus dense de la ville). Aujourd’hui, elle se met à l’ouvrage et propose un projet pharaonique (60 millions d’euros pour une ligne de tram de 3,4 km !) et irréaliste qui nie purement et simplement le futur parc ainsi que les habitants et futurs usagers du site.
    Le promoteur de son côté peut allègrement se reposer sur l’attentisme des pouvoirs publics en la matière pour justifier la construction d’un nombre d’emplacements de parking tout simplement hallucinant (4500 à terme pour la seule ZIR 6A).

    L’emploi et l’intégration au quartier

    En quoi le développement de Tour et Taxis peut-il être utile aux quartiers qui entourent le site. Tous les acteurs publics présents lors des débats semblaient s’accorder pour dire que Tour et Taxis pourrait offrir une importante opportunité pour le quartier en termes d’emplois. Le grand HIC est que les pouvoirs publics ont perdu la main sur le site il y a presque 10 ans et qu’ils auront aujourd’hui, de leur propre aveu, bien du mal à contraindre le promoteur à engager massivement les jeunes du quartier sur son chantier.

    Par ailleurs, qu’en sera-t-il à long terme ? En fonction du type d’affectations et des activités qui seront développées sur les lieux, il y aura ou non une ouverture vers les quartiers voisins, que ce soit par la création d’emplois locaux accessibles et correspondant au profil des travailleurs en présence ou par l’attrait des riverains via une offre d’équipements qui corresponde à leur besoins (écoles, petits commerces,...).

    Ici aussi, le débat reste ouvert, mais il serait faux de croire que Tour et Taxis amènera nécessairement des solutions pour les quartiers existants. Le développement du site peut tout aussi bien signifier le déclin des quartiers et pousser la population actuelle à trouver refuge dans d’autres zones de la ville, voire en dehors de Bruxelles.

    Le logement et la mixité sociale sur le site même

    Cette thématique semble faire l’unanimité auprès des responsables politiques présents lors du débat de ce samedi 24 avril. Pour qu’un projet comme Tour et Taxis fonctionne, il faut qu’il soit ouvert sur l’extérieur, qu’il soit perméable aux quartiers voisins, mais aussi qu’il comporte une importante mixité sociale en son propre sein. D’autant plus que le site offre l’opportunité de répondre en partie au défi démographique qui attend la capitale ces prochaines années. Il faut donc y créer un logement adapté (logements de grande taille,...), de qualité et accessible au plus bas revenus.

    Actuellement, seuls 10% de logements conventionnés sont prévus sur le site pour la première phase de construction, mais rien n’est encore prévu au niveau du logement social et rien ne filtre au sujet des phases suivantes. IEB espère toujours que ses revendications soient prises en comptes : minimum 30% de logements sociaux et 20% de logements conventionnés !

    C. Doulkeridis, Secrétaire d’Etat au Logement de la Région Bruxelloise, a néanmoins rappelé les objectifs qu’il s’était fixés : 15% de logements à finalité publique sur l’ensemble du territoire de la Région d’ici 2020, en précisant que le site de T&T ne pouvait échapper à cet objectif.


    Le Bourdon s'organise

    Le Bourdon s’organise

    https://www.ieb.be/2433
    28 avril 2010

    Les riverains de la Plaine du Bourdon à Uccle ont dressé un état des lieux de leur quartier et exprimé leurs revendications sur sa future transformation.

    Une dizaine de projets immobiliers vont transformer profondément la plaine du Bourdon et ses environs, en ce compris la zone proche de la gare d’Uccle-Calevoet. Les riverains sont aux aguets et veulent que les autorités communales et régionales pensent à un plan d’ensemble avant de délivrer les permis au coup par coup.

    Le dimanche 25 avril, une vingtaine de personnes se sont retrouvées dans le cadre vert et convivial de La Roseraie. La matinée a été consacrée à parcourir le site pour dresser un état des lieux, pour constater les problèmes déjà actuellement liés à la mobilité, à l’habitat, à l’infrastructure, à l’espace public, à la gestion des eaux,... L’après-midi, les diverses constatations ont été mises en commun et discutées. Une synthèse va être établie et sera remise aux autorités. Les habitants pourront ainsi dire de quelle manière ils souhaitent voir se transformer leur « village » , quelle densité de population leur semble raisonnable, comment réaliser une cohabitation harmonieuse.

    IEB et l’ACQU ont apporté leur support à cette journée.


    Suivez la Bike Experience !

    Suivez la Bike Experience !

    https://www.ieb.be/2435
    28 avril 2010

    Du 3 au 12 mai, 30 candidats automobilistes abandonneront leur voiture au profit du vélo.

    Ils bénéficieront d’une formation à la circulation en ville et d’un encadrement sur leurs premiers trajets domicile-travail. Vous pouvez suivre au jour le jour leurs impressions sur Internet. Opinions, conseils et témoignages permettront à chacun de se faire sa propre idée sur l’expérience du vélo en ville !

    La « Bike Experience » est une initiative des associations cyclistes de Bruxelles.

    Infos : info chez bikeexperience.be,
    www.bikeexperience.be.


    Inventaire des enquêtes publiques du 28/04/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 28/04/2010

    https://www.ieb.be/2439
    28 avril 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 28/04/2010


    Navette et transports en commun gratuits

    Navette et transports en commun gratuits

    https://www.ieb.be/2443
    28 avril 2010

    37e étude de Brusselsstudies sur le choix du mode de transport par les navetteurs.

    Ces dernières années, des villes belges ont développé des offres de transports en commun gratuits ou à prix réduit. Se pose donc la question de savoir si l’instauration d’un tel système pourrait contribuer à résoudre une partie des problèmes de mobilité bruxellois.

    « Faire la navette vers Bruxelles : quelle attractivité pour les transports en commun “gratuits” ? » , la 37e étude de Brusselsstudies se penche sur les déterminants du choix du mode de transport par les navetteurs utilisateurs du train et de la voiture et sur le rôle qu’y joue le prix.

    Infos : www.brussels studies.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 29 avril 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 29 avril 2010

    https://www.ieb.be/2440
    29 avril 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Règlement communal d’urbanisme
    Schaerbeek : le projet de règlement communal d’urbanisme couvrant tout le territoire communal est à l’enquête.
    Enquête publique jusqu’au 11 mai 2010.
    Concertation le 28 mai 2010.
    Contactez Meriem Mcharek ou Pierre Meynaert.

    Raz-de-marée en vue
    Molenbeek-Saint-Jean : zone comprise entre le boulevard Mettewie, le boulevard Machtens, la rue de la Belle au Bois Dormant et l’avenue du Scheutbosch. Modification du PPAS « 6D MOD » pour permettre la construction d’immeubles de logements en intérieur d’îlot plutôt qu’en bordure. Destruction de la zone boisée considérée comme parc au PRAS. Augmentation de la densité de construction par rapport à l’ancien PPAS. Risque d’accroissement des problèmes d’inondation des caves des habitations voisines.
    Attention : le dossier est consultable au Service urbanisme de la commune, mais l’obtention d’une copie n’est possible qu’en adressant un courrier au Collège communal.
    Enquête publique jusqu’au 11 mai 2010.
    Contactez Erwan Marjo.

    Concertation à venir

    • Au marché en voiture. Bruxelles-Ville : Quai des Usines, 22. L’asbl MABRU, exploitant le marché matinal, demande un permis mixte en vue de la poursuite de l’exploitation des installations classées de l’ensemble du site (dont le parking de plus de 800 places) et de la régularisation urbanistique d’un parking de 200 places. Concertation le 4 mai 2010. Contactez Jérôme Matagne.

    Résultats de concertations

    • Atenor fait la Loi. Bruxelles-Ville : rues de la Loi, 107-109, et Jacques de Lalaing, 40. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour la démolition d’un hôtel et d’un bâtiment télécom et la construction d’un immeuble de bureaux (28 487 m2) avec des commerces au rez-de-chaussée (1 158 m2), d’une servitude de passage (217 m2) et d’un parking couvert de 116 emplacements et 10 emplacements en plein air, et pour l’exploitation des 2 parkings et de diverses installations. Le projet se situe en bordure de l’îlot constitué par la rue de la Loi, la rue de Lalaing, la chaussée d’Etterbeek et la rue de Trèves, en plein cœur du Quartier Européen. Il s’agit d’une 2e enquête, pour cause de dossier incomplet lors de la 1e enquête. L’avis de la Commission de concertation est reporté au 18 mai 2010. [ Lire l’avis ]

    • Tagaré ta voiture ? Bruxelles-Ville : avenue Louise, 321-325. L’ancien hôtel Tagawa reconverti en flathôtel, appartements et en commerce. Demande de permis d’urbanisme pour 64 flats, 4 appartements, un commerce (669 m2) et 5 emplacements de parking en plein air. Demande de permis d’environnement pour l’exploitation d’un parking couvert de 137 véhicules, un parking à ciel ouvert de 19 véhicules et de diverses installations techniques. Avis favorable sous conditions. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Inventaire des enquêtes publiques du 5/05/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 5/05/2010

    https://www.ieb.be/2451
    5 mai 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 5/05/2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 6 mai 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 6 mai 2010

    https://www.ieb.be/2454
    6 mai 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Règlement communal d’urbanisme
    Schaerbeek : le projet de règlement communal d’urbanisme couvrant tout le territoire communal est à l’enquête.
    Enquête publique jusqu’au 11 mai 2010.
    Concertation le 28 mai 2010.
    Contactez Meriem Mcharek ou Pierre Meynaert.

    Raz-de-marée en vue
    Molenbeek-Saint-Jean : zone comprise entre le boulevard Mettewie, le boulevard Machtens, la rue de la Belle au Bois Dormant et l’avenue du Scheutbosch. Modification du PPAS « 6D MOD » pour permettre la construction d’immeubles de logements en intérieur d’îlot plutôt qu’en bordure. Destruction de la zone boisée considérée comme parc au PRAS. Augmentation de la densité de construction par rapport à l’ancien PPAS. Risque d’accroissement des problèmes d’inondation des caves des habitations voisines.
    Attention : le dossier est consultable au Service urbanisme de la commune, mais l’obtention d’une copie n’est possible qu’en adressant un courrier au Collège communal.
    Enquête publique jusqu’au 11 mai 2010.
    Contactez Erwan Marjo.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    La convention Villo : un marché public-privé en déséquilibre croissant !

    La convention Villo : un marché public-privé en déséquilibre croissant !

    https://www.ieb.be/2680
    10 mai 2010 • Claire Scohier, Hélène Quoidbach

    Tout a commencé par la décision regrettable du précédent gouvernement de la Région de ne pas financer le système de vélo libre-service (VLS). Un appel à candidature fut alors lancé, en mars 2008, dont le cahier des charges prévoyait explicitement le financement du dispositif par la publicité : le vers était dans le fruit.

    En novembre 2008, la Région, représentée par son ministre de la Mobilité Pascal Smet, signait une convention pour l’exploitation d’un système mis en place en deux phases : 2 500 VLS répartis sur 200 stations en première couronne, dispositif susceptible de s’étendre, au terme de 4 ans, à la mise en place de 2 500 vélos supplémentaires en seconde couronne. Durée de la convention : 15 ans. Tandis que la mise en route du dispositif faisait l’objet d’une large publicité, le texte même de la convention restait dans le secret le plus total. A un tel point qu’un parlementaire est intervenu en commission infrastructure du Parlement pour demander la transmission du texte plus d’un an après sa signature ! [1]

    En l’état, il faut bien reconnaître que les termes du contrat de vélos partagés Decaux sont entachés d’un tel flou qu’il laisse les coudées franches à l’opérateur publicitaire pour pousser, jusqu’à saturation de l’espace public, le nombre d’emplacements publicitaires liés à la convention. Petit tour d’horizon de ce partenariat public-privé.

    Les lieux des stations Villo : entre visibilité de la publicité et choix de mobilité

    Les leçons tirées du Cyclocity mis en place par la Ville de Bruxelles ont montré qu’une bonne répartition des stations de VLS était déterminante pour le succès du dispositif. La rencontre des objectifs de mobilité en région bruxelloise plaiderait donc pour que le choix d’implantation des stations appartienne au pouvoir public. Or ces lieux sont décidés de commun accord
    entre JC Decaux et la Région. Pire : en cas de désaccord entre les parties, c’est JC Decaux qui tranche. Seules limites à son pouvoir d’opportunité : le respect des règles d’urbanisme et l’intérêt des PMR. Or la fourniture et l’entretien des vélos ne sont pour l’annonceur qu’un alibi en vue d’obtenir une position stratégique dans l’espace public. En associant les VLS au marché publicitaire, le gouvernement confie la promotion d’un mode de transport à une entreprise dont l’activité principale n’a rien à voir avec l’objet du contrat. Il suffit de passer en revue le choix des emplacements des stations pour se rendre compte que la visibilité publicitaire a été plus déterminante que la sécurité des cyclistes devant quitter ou réintégrer les
    stations.

    Quand la Région endosse le rôle d’annonceur et introduit des permis
    pour de la pub

    Autre incongruité : la convention prévoit qu’il appartient à la Région d’introduire les demandes de permis alors qu’elle constitue par ailleurs l’autorité délivrante : procédure d’exception autorisée uniquement si
    le permis est sollicité par une personne de droit public désignée par le Gouvernement et à condition que les actes et travaux soient directement liés à l’exercice de ses missions. Or en l’espèce, la demande de permis concerne non seulement l’implantation des stations vélos mais également la mise en place de dispositifs publicitaires. On assiste ainsi à des demandes de
    permis de la Région pour des dispositifs publicitaires dans des zones que sa propre réglementation (le RRU) interdit.

    La multiplication des sucettes

    Vu les 200 stations VLS prévues, on pouvait s’attendre à un contrat autorisant une sucette publicitaire par station. Mais dès lors « qu’il faut rémunérer le partenaire » et vu la voracité de celui-ci, la Région a
    accepté un envahissement de l’espace public bien plus important. Ainsi le contrat prévoit, outre les 200 dispositifs de 2 m² attendus, 75 dispositifs de publicité de 2 m² indiquant la disponibilité des stations en temps réel ainsi que 35 dispositifs de 8 m² situés exclusivement en voiries régionales,
    sans compter la publicité sur les garde-boue des vélos qui transforment les
    usagers en homme sandwich. Nous voilà déjà à 840 m² de publicité à multiplier quasi par deux (deux faces par dispositif).

    Non content de ce résultat, le concessionnaire a en outre obtenu de la Région une astuce aux effets multiplicateurs de sucettes. En cas d’impossibilité d’assortir une station de publicité par exemple, dans le cas où la station jouxte un site classé ou se trouve en zone interdite à la publicité un coefficient de compensation variant de 1,5 à 2 est appliqué en fonction du nombre de stations « défaillantes ». Ainsi à Bruxelles-Ville, sur les 57 stations prévues, 20 ne pouvaient pas être assorties de publicité, donnant droit au concessionnaire à une compensation d’au moins 30 dispositifs publicitaires de 2 m² (x 1,5).

    Plus piquant encore : alors que Decaux refuse lui-même des emplacements de station proposés par la Région en raison de leur manque de visibilité publicitaire, il exige néanmoins l’application du coefficient multiplicateur. On sait depuis un mois que sur les 200 stations initialement prévues,
    seules 180 seront finalement mises en place dont 50 sans publicité. Bien que
    ceci restreigne les engagements de Decaux, ce dernier parvient encore à accroître ses droits aux dispositifs publicitaires. Il s’octroie en effet 30 dispositifs compensatoires pour les 20 stations supprimées ainsi
    que 72 dispositifs pour les 50 manquant aux stations. En y ajoutant les 75 prévus d’office dans la convention, on arrive à 307 dispositifs publicitaires de 2 m² et 35 de 8 m² pour 180 stations.

    Un contrôle minimaliste

    La lecture de la convention est peu rassurante sur le mécanisme de contrôle mis en place. Ainsi le comité de gestion, composé des deux partenaires, auquel est confiée la surveillance de la bonne exécution du contrat ne se réunit pas périodiquement et à intervalles réguliers mais à la demande du
    partenaire privé ou du partenaire public. Cette modalité est-elle conforme aux lois du service public qui impose qu’un tel service puisse être en permanence adapté pour répondre aux besoins des usagers ?

    Le comité d’accompagnement chargé de rendre des avis ou des recommandations non contraignants et composé à parité des deux partenaires n’est pas appelé dès lors plus dynamique, qu’il ne se réunit qu’une fois par an à la demande du Ministre de la Mobilité.

    Les réticences des communes : pas qu’une affaire de clocher et de gros sous

    Par la concession de service public, la Région et les communes abandonnent le droit de prélever une taxe sur les dispositifs publicitaires concernés, privant les communes de recettes importantes [2]. Il n’est dès lors pas étonnant que, début avril 2009, la conférence des bourgmestres ait fait savoir qu’elle déconseillait vivement aux communes de signer la convention tri-partite [3] car celles-ci s’exposeraient à un manque à gagner conséquent en renonçant au prélèvement de la taxation publicitaire.
    Vu sous cet angle, la perte de l’autonomie communale lucrative, dans l’objectif d’assurer la mise en place d’une couverture harmonisée du territoire régional de VLS, peut sembler un combat légitime dans le
    chef de la Région. On objectera néanmoins que, ce faisant, la Région reporte indirectement sur les communes la charge du financement d’un dispositif pour lequel elle refuse de donner le moindre centime. Résultat, la convention tripartite n’a jamais été signée.

    Plusieurs communes ont exprimé leur mécontentement sur la qualité du service offert par le concessionnaire. Ainsi à Jette, les stations sont restées vides. Motifs invoqués par JC Decaux : la non-couverture du territoire de Molenbeek qui crée un trou dans le maillage voulu. Mais la pub, elle,
    est bien là, avec ou sans vélo ! Dans cette convention, les obligations liées à l’acceptation publicitaire l’emportent toujours sur celles liées à la mobilité.

    La lecture des avis de commissions de concertation montre que de nombreuses communes [4] ont dû se battre pour faire enlever ou déplacer des dispositifs publicitaires soit parce qu’ils posaient d’importants problèmes de sécurité soit parce qu’ils étaient situés en zone interdite à la publicité. D’autres hésitent à réclamer craignant de se voir appliquer le coefficient multiplicateur, et préfèrent accepter le dispositif irrégulier. On peut les comprendre lorsqu’on sait que la commune de Schaerbeek a vu ses espaces publicitaires doublés en devant accepter 58 dispositifs publicitaires dissociés des stations. La commune d’Etterbeek, elle, s’est vue infliger 37 panneaux pour ses 14 stations. Rappelons par ailleurs que ces deux communes sont toujours en recours en annulation devant le Conseil d’Etat contre la décision
    du gouvernement bruxellois approuvant le projet de convention.

    Un marché PP pas pèpère

    L’objectif premier d’un afficheur publicitaire n’est pas d’offrir un service public de qualité mais d’assurer la rentabilité de ses dispositifs d’affichage. Telle que ficelée, la convention ouvre grande la porte à l’invasion publicitaire et au monopole d’une firme privée sur un service public. Si un certain pragmatisme peut conduire à admettre le financement de services
    urbains par la publicité, il conduit ici à la démission des pouvoirs publics dans leur contrôle de la mise en place de ces services. Le libellé de la convention est très clair à cet égard et laisse le concessionnaire maître des choix de mobilité alors que son intérêt premier est ailleurs.

    Il est évident que JC Decaux n’hésitera pas à abuser de sa position dominante tant lors de l’extension du dispositif, à l’instar de ce qui s’est vu à Paris et à Lyon [5], que lors du renouvellement éventuel du marché. Une fois le système mis en place, l’opérateur devient incontournable comme le démontre la suite donnée au précurseur du Villo, le Cyclocity bruxellois. Et toute volonté ultérieure de limiter la publicité conduira le concessionnaire à faire pression sur la qualité du service fourni.

    Le lecteur sera sans doute rassuré d’apprendre qu’à l’heure actuelle cette
    convention n’a toujours pas fait l’objet de l’ordonnance d’habilitation du Parlement bruxellois, plus d’un an après son adoption et qu’elle est donc dénuée de légalité.


    [1Interpellation de V. De Wolf à B. De Lille du 10 mars 2010 en Commission Infrastructure. Ceci explique par ailleurs que nous ayons travaillé sur des sources indirectes pour la rédaction du présent article.

    [2Le système de Decaux permet d’atteindre jusqu’à 4 020 faces de pub de 2 m² alors que la Région comporte actuellement 4 500 faces de publicité pour la totalité de son territoire pour lesquelles des taxes sont en principe prélevées tantôt par les communes tantôt par la Région selon le lieu d’implantation. Non seulement les communes sont privées des taxes liées au dispositif Villo mais elles risquent de devoir enlever de la publicité taxée pour être obligée d’en accepter une surface équivalente non taxée vu la saturation de l’espace.

    [3L’article 29 de la Convention prévoit que les droits et obligations de chaque commune sont déterminés dans une convention tripartie conclue entre la Région, Decaux et les autorités communales.

    [4Schaerbeek, Saint-Josse, Saint-Gilles, Forest, Etterbeek,...

    [5Voir article de Mathieu Sonck dans le même dossier : L’empire JC Decaux, dans le monde, et à Bruxelles....

    Villo en 2012, un peu de politique-fiction

    Villo en 2012, un peu de politique-fiction

    https://www.ieb.be/2681
    10 mai 2010 • Liévin Chemin

    Nous sommes le 15 avril 2012, Villo fonctionne dans les communes de la seconde couronne, même si l’achèvement de la phase 2 n’a pas pu parachever le maillage complet de la première couronne.

    D’Yser à la chaussée de Mons, l’opérateur a d’abord vidé, puis démonté ses stations, argumentant que le vandalisme rendait impossible de maintenir ce couloir de 15 stations. Les utilisateurs qui se rendent outre-canal rencontrent des difficultés à déposer leur vélo à destination tandis que les stations situées au-delà sont depuis lors très peu fournies.

    Le maillage incomplet du réseau Villo constitue le plus grand frein à son utilisation. Depuis 2012 et l’extension accélérée à la seconde couronne, le nombre des locations n’a guère évolué. Si, il y a deux ans, le maillage souffrait des retards de permis d’urbanisme, aujourd’hui les trous dans le réseau semblent acquis : à certains endroits, il ne serait plus possible
    d’exploiter (pour cause de vandalisme), à d’autres, parce que les stations sont moins visibles, l’opérateur se contente de stationner des Villos en piètre état, réduisant ainsi leur succès pour finalement les déclarer inutiles. Suite à de longues discussions qui ont monopolisé les deux fonctionnaires présents au Comité de Gestion, de guerre lasse, il a été admis que ces stations saccagées ou sous-utilisées soient démontées au profit du renforcement de celles situées aux importants nœuds de communication (Gare Centrale, Simonis, Arts-Loi) ou de passage (Delta, Van Praet, Drogenbos...). Les surfaces d’affichage devant être respectées, certaines stations ont pris des dimensions incroyables par rapport à leur usage, tandis que des demi-
    stations équipent maintenant les centres sportifs, écoles et campus. On est en droit de se demander si ces modifications améliorent le service ou servent à optimiser l’affichage publicitaire.

    Malgré l’optimisme des analyses du Cabinet du Ministre de la Mobilité, le nombre de locations ne colle pas à l’objectif de mobilité initial. On croise sur Villo une majorité de visiteurs étrangers, pour de petits trajets, et peu d’usagers en déplacement utilitaire. Le Vélo en Libre Service bruxellois sert-il vraiment le report modal ? Difficile d’y répondre, puisqu’on ne sait pas mesurer si les nouveaux utilisateurs étaient effectivement non-cyclistes auparavant. De même, le pourcentage élevé d’utilisation des cartes de crédit montre que son public est majoritairement aisé. Enfin, les usagers mineurs ne peuvent souscrire directement à un abonnement Villo, ce qui freine l’accès du jeune public. Permettre à tout un chacun de s’essayer à la cyclo-mobilité était pourtant l’objectif principal.

    Au vu des rapports enfin disponibles, la Région est-elle vraiment satisfaite de ce service qui à bien des égards reste partiel ? Le pouvoir politique voudra-t-il questionner l’efficacité de ce qui devait offrir « une vraie visibilité au vélo à Bruxelles comme alternative à la voiture et comme complément à l’offre en transport public » ? N’est-il pas temps de revoir ce Partenariat Public-Privé qui n’a pas pu atteindre un vrai niveau de service public ?

    Il y avait pourtant des alternatives à envisager, comme supporter sur fonds publics le prix relativement faible d’un VLS. Comme le faire opérer et financer par l’imminente Agence Régionale de Stationnement, et
    pourquoi pas en utilisant le savoir-faire de la STIB. Il existait aussi une possibilité moins orientée vers la marchandisation du service public : à l’instar du succès des Points Vélo dans les gares du royaume,
    développer le VLS bruxellois sur base d’un projet d’économie sociale, pour lequel une place et une demande existent.

    Liévin Chemin


    Points de vues divergents sur Villo

    Points de vues divergents sur Villo

    https://www.ieb.be/2682
    10 mai 2010

    Deux associations membres d’IEB ont pris des positions opposées dans le dossier Villo. Une discussion autour d’une bière a réuni un membre de chacune de ces associations pour confronter leurs points de vue. 3 questions ont été échangées et leurs réponses vous sont présentées ici.

    Sylvie Varlez [1].– Si les pouvoirs publics vous suivent et que le système de vélos en libre service est arrêté maintenant, quelles sont les alternatives pour continuer à offrir ce service public ? Alors que si le système a le temps de s’installer, les pouvoirs publics auront plus de peine à supprimer le système, même s’il n’est plus payé par la publicité.

    Jean-Baptiste Godinot [2].– JC Decaux ne développe pas des services publics mais vend de la publicité commerciale. Villo est un outil de marketing privé. Cela dit il y a effectivement des vélos mais fabriqués dans des conditions sociales inacceptables (les ouvriers sont payés 2 euros de l’heure)
    accessibles par carte bancaire et contre de la pub imposée à tous dans l’espace public. Nous pensons que ce système privé qui, en outre, réalise un profilage marketing des utilisateurs n’aurait pas dû voir le jour. Comment en sortir maintenant ? Comme toujours, le piège publicitaire est bien fermé puisque les Villos sont en pratique peu récupérables en dehors du système
    d’exploitation privé de JC Decaux. Mais en taxant la publicité (2-3% du PIB) et les moyens de transports polluants, de véritables politiques de mobilité douce et sociales sont bien sûr possibles, et attendues. Malheureusement les pouvoirs publics ont pris l’habitude de suivre les transnationales (voiture, pub, etc.).

    JBG.– Le système « villo » est un produit marketing de la transnationale publicitaire JC Decaux et fait intégralement partie de sa stratégie de conquête de nouveaux marchés. Est-il raisonnable d’espérer que ce produit publicitaire privé serve effectivement l’intérêt général, et à quelles conditions ?

    SV.– D’un point de vue pratique, pour l’usager, le service rendu par un vélo en libre service, s’il est disponible, en bon état, qu’il ne doit pas parquer dans son entrée... n’est pas dépendant de son mode de financement. Il en est de même pour la part que prennent les vélos dans les déplacements urbains (et 1 000 000 de km ont déjà été parcourus alors qu’il n’y a même pas un tiers du parc première phase en fonctionnement). Ce n’est donc que si le marché de la pub s’effondre complètement et que Decaux trouve la possibilité légale de supprimer le système Villo que ces
    conditions spécifiques auront un effet sur la qualité du service.

    SV.– Sachant que dans les villes où un système de vélos en libre service a été mis en place, une augmentation du nombre de cyclistes a été observée, l’intérêt public prioritaire n’est-il pas d’avoir plus de cyclistes plutôt qu’une petite diminution du nombre de dispositifs publicitaires ?

    JBG.– Il existe des vélos en libre service publics, comme à Montréal (système BIXI) [3]
    Choisir l’option publicitaire revient à entretenir la logique qui ne laisse pas de
    place réelle au vélo, et revient également à transformer le vélo en arme publicitaire, un comble ! Pour franchement augmenter le nombre de cyclistes en ville, il faut faire de la place au vélo et donc commencer à réduire la place de l’automobile, ce qui nécessite un changement culturel. Ajouter de la pub (par centaines de mètres carrés) n’y aide pas du tout.

    JBG.– La mise en place du système « villo » est conditionnée par l’installation de dispositifs publicitaires qui véhiculent des messages commerciaux dont le but est d’inciter à consommer toujours davantage. Parmi les plus gros clients de JC Decaux figurent les constructeurs automobiles : le système « villo » va immanquablement faciliter la diffusion de la propagande pour la voiture individuelle. A quelles conditions peut-on considérer malgré cela que le produit « villo » et la propagande commerciale qui le financent vont servir l’intérêt général ?

    SV.– La présence de publicités est déplaisante, mais les voir ne veut pas dire qu’on doive obéir à leurs injonctions. Qui plus est, elles sont déjà présentes à de nombreux autres endroits comme les abris-bus, les flancs des bus et des trams, les gares de la SNCB..., ce qui n’empêche pas les
    transports publics de remplir leur office dans l’intérêt général. Enfin, leur présence sur un vélo qui roule sans soucis dans un embouteillage ou une station Villo dont la majorité des vélos sont en balade peut même susciter une réaction ironique, propice à un changement de mentalité.

    SV.– L’amélioration de la santé due à une diminution de la pollution (en moyenne en Belgique, campagnes comprises, l’espérance de vie est diminuée de 13 mois à cause de la pollution de l’air) n’est-elle pas une priorité ?

    JBG.– Absolument ! Pour améliorer la qualité de l’air, les solutions sont connues et se rejoignent dans la nécessité impérieuse de réduire drastiquement la consommation d’énergies fossiles. Pour la mobilité, ça
    veut dire notamment : beaucoup moins de voitures. Quelques vélos publicitaires en plus n’y changeront malheureusement pas grand-chose. La priorité doit selon nous aller à la réduction, la décroissance de ce
    qui est nocif sans quoi les solutions valables ne pourront pas être déployées : ce n’est pas en ajoutant une couche de peinture verdâtre à la méga-machine qu’elle deviendra soutenable.

    JBG.– Le « développement durable » promettait une évolution douce vers des sociétés soutenables. Après 30 ans de ce développement durable, nous n’avons jamais été aussi loin dans la crise, laquelle continue de s’approfondir au point de menacer sévèrement les conditions mêmes de vie humaine sur la Terre. Quelle stratégie aujourd’hui pour effectivement défendre et promouvoir l’intérêt général ? Jouer le jeu du système
    ne revient-il pas in fine à se faire avaler par lui et aliéner à sa logique
    sans avenir ?

    SV.– S’il y a 30 ans que le développement durable a été défini, cela ne veut pas dire qu’il est mis en application dans les politiques ou les modes de vie de la majorité de la population, encore moins qu’il est atteint. Des actions sont donc nécessaires pour aller dans ce sens, pour aller dans
    l’intérêt général. Et pour défendre l’intérêt général, on peut choisir de s’opposer en bloc ou de transiger. Refuser le moindre compromis peut mener à une situation de blocage, tout en gardant bonne conscience peut-être, mais sans faire avancer la situation. Empêcher le développement du système de vélos en libre service pour refuser des publicités qui sont déjà partout
    dans la ville aurait pour conséquence de ralentir encore les solutions aux problèmes de mobilité, de santé, de convivialité de la ville que nous défendons.

    En guise de conclusion

    Nous sommes tous les deux opposés à la publicité, et tous les deux en faveur du vélo. Le GRACQ accepte la pub parce que jusqu’ici c’est le seul moyen qui permette d’obtenir des vélos en libre service à Bruxelles, dont les avantages lui semblent dépasser les inconvénients. Respire dénonce la pub parce qu’elle est à la fois le symbole et un moteur puissant du système
    qui nous mène droit dans le mur. Selon Respire, Villo est le cheval de Troie publicitaire de JC Decaux qui accroît l’emprise de cette transnationale sur l’espace public bruxellois, sans offrir d’alternative réelle de mobilité.


    [1Sylvie Varlez représente le GRACQ-les cyclistes quotidiens qui défend les usagers du vélo depuis les années 70. Pour obtenir une meilleure prise en compte des cyclistes dans les politiques de mobilité à tous les niveaux de pouvoir, il privilégie les travaux en partenariat avec les autorités publiques, parce que cela donne de meilleurs résultats à long terme.

    [2Jean-Baptiste Godinot représente Respire asbl qui prône une consommation raisonnable et responsable et œuvre pour libérer l’espace public de la publicité commerciale, depuis 2005. Respire critique le système publicitaire et en dénonce l’hypertrophie pour sensibiliser aux dangers de la surconsommation en réalisant un travail de sensibilisation et de pression.

    [3BIXI est créé et exploité par « Stationnement de Montréal ».
    Les stations légères peuvent être enlaidies par une affiche publicitaire (pas de dispositifs supplémentaires), mais le système est géré par les pouvoirs publics. Voir la revue Urbanité, automne 2009, pp. 46-47.

    L’empire JC Decaux, dans le monde, et à Bruxelles...

    L’empire JC Decaux, dans le monde, et à Bruxelles...

    https://www.ieb.be/2554
    10 mai 2010 • Mathieu Sonck

    JC Decaux est n°1 mondial du Mobilier Urbain, n°1 européen de l’affichage grand format, n°1 mondial de la Publicité dans les aéroports avec 165 aéroports, et n°1 mondial du vélo en libre-service. Avec un effectif de 9 400 collaborateurs, le Groupe est présent dans 55 pays et 3 400 villes de plus de 10 000 habitants et a réalisé, en 2008, un chiffre d’affaires de 2 168,6 millions d’euros. [1]

    JC Decaux a signé des contrats avec la majorité des communes bruxelloises, des deals souvent construits sur le même principe : Decaux fournit aux communes du mobilier urbain contre l’autorisation d’exploiter une série de panneaux publicitaires installés à des endroits-clés de l’espace public.

    En 2006, la Ville de Bruxelles et son échevin de la mobilité de l’époque, Henri Simons, inauguraient à la veille des élections communales un réseau de vélos partagés, feu « Cyclocity » qui n’a jamais marché car il était limité à l’hyper-centre de Bruxelles [2].

    En 2009, la Région, représentée par son ministre de la Mobilité Pascal Smet, par ailleurs échevin empêché (et successeur de Simons) de la mobilité à la Ville de Bruxelles, signait au terme d’une procédure dite « négociée » une convention couvrant l’ensemble du territoire de la Région, mettant fin au contrat qui liait la Ville à Decaux pour jusqu’en 2014.

    Opérateur de mobilité ou annonceur publicitaire ?

    C’est la publicité et ses dérivés qui génèrent le profit de Decaux. La plupart des contrats de mobilier urbain et de vélo en libre service sont rémunérés par l’autorisation d’exploiter des systèmes d’affichage publicitaire placés dans l’espace public.

    La brochure éditée par JC Decaux pour vanter son mobilier urbain est à cet égard sans ambiguïté :
    « Bruxelles, capitale de tous les Belges et cœur des campagnes de communication. Avec un million d’habitants et des centaines de milliers de Wallons et de Flamands qui viennent gonfler le flux incessant des
    passants, la ville enregistre le plus haut taux de déplacements à pied, en tout cas avant « Villo ! » et ses 2 500 vélos en libre-service. Bel exemple de la philosophie de notre société : jouer un rôle actif et
    utile dans les paysages urbains et offrir à nos annonceurs les emplacements les plus qualitatifs à des endroits à forte visibilité. »

    En 2009, le chiffre d’affaire de JC Decaux a chuté de près de 10%. Les activités liées à la vente de mobilier urbain ou de vélos en libre-service (plutôt de nature à stabiliser le chiffre d’affaire) ne sont donc « rentables » que si le marché de la publicité est florissant.

    La procédure négociée en question ?

    C’est à Lyon en 2004 que JC Decaux s’est lancé dans le business du vélo partagé à grande échelle. Ce service a fait l’objet d’une procédure de « dialogue compétitif ». C’est ce type de procédure qui a également
    été utilisée pour l’appel d’offre de vélos partagés à Bruxelles. On l’appelle chez nous la procédure négociée.

    Pratiquement, cette procédure fonctionne un peu comme une vente aux enchères remportée in fine par la société qui a les reins les plus solides et qui peut faire le plus de concessions aux pouvoirs publics.

    Cette procédure pose plusieurs questions qui demeurent à ce jour sans réponses.

    La première, c’est que Decaux étant une société privée soumise à une nécessité de dégager des bénéfices substantiels de ses activités (histoire de rémunérer ses actionnaires), les concessions qu’elle fait à la signature d’un contrat ne peuvent pas mettre à mal son objectif de rentabilité globale. Or, on s’aperçoit que c’est souvent le cas. A Paris, par exemple, Decaux a dû élever le niveau de son offre de 8 000 vélos à 20 600 vélos pour emporter le marché que lui disputait son concurrent. En signant ce genre d’engagement, JC Decaux est condamné à trouver un moyen de « se
    refaire »
    . En comprimant ses coûts, bien sûr [3], mais aussi en négociant des avenants au plus vite.

    La seconde est que dans tous les cas, la procédure de dialogue compétitif privilégie les grandes sociétés qui sont suffisamment solides financièrement pour pouvoir proposer des offres qui défient toute concurrence [4]. Un élément qui interroge les observateurs avertis sur la réelle capacité du dialogue compétitif à instaurer une véritable concurrence sur le marché du mobilier urbain, un marché largement contrôlé par les deux « géants » Clear Channel et JC Decaux. Les autres concurrents ne font souvent que de la figuration, quand ils remettent offre. D’ailleurs, à Paris, la procédure de dialogue compétitif relancée après un vice de procédure a opposé seulement les deux leaders du marché. A Marseille, il n’y a pas eu de dialogue puisque, toujours après un vice de procédure,
    seule la société JC Decaux a répondu aux nouvelles sollicitations de la Communauté Urbaine.

    Un contrat, puis des avenants

    On l’a vu, les contrats de vélo partagés Decaux font très souvent l’objet d’une renégociation de leurs termes.

    Ce marchandage se fait sur des parties non écrites ou floues du contrat. Ces
    zones d’incertitudes sont susceptibles de provoquer de nombreux conflits entre les partenaires, appelant les pouvoirs publics à accepter de les préciser dans un avenant. Ce fut le cas à Paris, par exemple, fin 2009 [5], où la municipalité a dû accepter une série de nouvelles clauses au contrat
    (notamment le versement annuel de 2,6 millions d’euros pour compenser la sous-estimation de la fréquentation de certaines stations vélo ainsi que la sous-capacité du centre d’appel téléphonique). A Lyon, la municipalité a exempté JC Decaux d’une partie de la grille de pénalité originelle, a accordé une augmentation substantielle des tarifs et autorisé une baisse du nombre de vélos en services (de 4 000 à 3 700 vélos). L’effet des nouvelles conditions d’exploitation n’ont pas mis longtemps à se faire sentir : le nombre d’abonnés au système est passé de 60 000 en 2008 à
    40 000 en 2009 !

    Decaux, une stratégie de monopole...

    On le comprend, la stratégie de Decaux est bien huilée. Le mobilier urbain, comme le service de vélo partagé joue le rôle de cheval de Troie pour placer encore et toujours plus de publicités dans l’espace public. Mieux, l’appétit de JC Decaux pour les espaces publicitaires est rendu insatiable par des clauses abusives, dès le contrat initial quand c’est possible (à Bruxelles, cela semble être le cas, tant le rapport de force était défavorable à la Région, du fait des engagements de la Ville de Bruxelles dans le contrat à long terme « Cyclocity ») ou à défaut à l’occasion de la première renégociation du contrat (par exemple lors d’une extension).

    A Bruxelles, l’espace public étant déjà saturé de publicité (les règles d’urbanisme jouant le rôle de verrou), la seule option pour la Région de répondre à ses obligations contractuelles envers JC Decaux est de (faire) mettre un terme dès que possible aux contrats [6] liant les communes aux concurrents de Decaux pour octroyer les espaces publicitaires libérés à son « partenaire naturel ».

    A terme, Bruxelles se verra donc pieds et poings liés dans une série de contrats à long terme totalement opaques [7] avec un unique fournisseur qui sera alors en position de force pour veiller à ses intérêts plutôt qu’à ceux de la collectivité. C’est ce que les chercheurs appellent « l’interdépendance structurelle » [8]. Une interdépendance entre pouvoirs publics et
    entrepreneurs privés qui renforce le caractère monopolistique de certains « marchés de services publics ».

    Quel comble, quand même : confier le monopole d’un service public de mobilité à une société privée dont l’objet social n’est pas la mobilité mais la publicité !


    [2Le contrat portait sur la fourniture de 250 vélos répartis sur 23 stations pour une redevance annuelle de 240 000 euros, soient un peu moins de 1 000 euros par vélo.

    [3J-C Decaux fait fabriquer ses
    vélos à 2 euros/h en Hongrie, www.rtbf.be, juin 2009.

    [4Voir Maxime Huré, ibid.

    [6La majorité des contrats publicitaires lient les communes.

    [7Qui connaît le coût de production et de maintenance d’un vélo Decaux à Bruxelles ? Certainement pas les pouvoirs publics !

    [8Voir Maxime Huré, ibid.

    Vous voulez des vélos ? Vous aurez des sucettes !

    Vous voulez des vélos ? Vous aurez des sucettes !

    https://www.ieb.be/2691
    10 mai 2010 • Claire Scohier

    Démarrer un vélo libre service à Bruxelles, quelle belle aventure ! Couvrir la ville de vélos accessibles à tous pour une somme modique, qui pourrait trouver à y redire ?

    Certes, la première tentative de la Ville de Bruxelles ne s’était pas montrée très concluante. Néanmoins, la Région, grâce à cette expérience décevante, connaissait la recette à adopter pour parer aux défaillances : disposer d’un bon maillage uniformisé à l’échelle de l’ensemble du territoire régional. Encore fallait-il trouver le moyen de financer l’opération et choisir l’opérateur du système.

    Et c’est là que le beau rêve commence à prendre du plomb dans l’aile. Si la Région veut bien se doter de ce nouveau système de transport urbain que toutes les villes métropoles, de Montréal à Paris, s’arrachent, elle ne veut pas mettre un franc dans l’aventure. Le budget serait-il déjà trop grevé par les frais d’infrastructure routière ? Le vélo libre-service bruxellois sera financé par la publicité, un point c’est tout ! Malgré cette décision regrettable sur le signal ainsi donné à l’importance que nos autorités accordent à la politique cyclable, plusieurs options s’offraient à la Région : récolter les taxes publicitaires pour financer un dispositif dont elle gardait la maîtrise (Strasbourg, La Rochelle) ou déléguer le tout à un afficheur publicitaire (Paris, Lyon). Nos pouvoirs publics ont encore une fois démissionné et confié l’entreprise à un opérateur de publicité.

    Tout n’était pas perdu, la Région pouvait encore batailler ferme pour négocier une convention équilibrée, limitant l’envahissement publicitaire. Encore raté ! La convention est truffée de clauses ouvrant grande la porte à la multiplication de l’affichage consumériste dans l’espace public.

    Et nous voilà un peu plus d’an après la signature de la convention entre JC Decaux. Sur les 200 stations attendues, seules 85 sont en place. La convention n’a toujours pas été approuvée par le Parlement. La
    convention tripartite qui devait être passée avec les communes pour s’assurer de leurs engagements n’a jamais pu être signée.
    Mais l’espace, lui, se remplit rapidement des sucettes double faces de 2 m2 sans compter les 8 m2 qui trônent sur les voiries régionales sans même chercher à légitimer leur présence par leur rattachement à une station vélo. Plusieurs recours pèsent à leur actuelle sur la légalité de la convention. Une chance pour la Région. L’occasion de remettre les pendules à l’heure et les cyclistes en selle en leur accordant l’importance qu’ils méritent.

    Claire Scohier


    Commerces : des noyaux aux complexes

    Commerces : des noyaux aux complexes

    https://www.ieb.be/2497
    10 mai 2010

    Débat sur les centres commerciaux à Télé Bruxelles.

    Ce mardi 4 mai, le tram de l’émission Ligne directe de Télé Bruxelles embarquait Pierre-Yves Bolus, directeur d’Atrium, Francine Werth, de l’Union des classes moyennes (UCM), Bertrand van Hoorebeke, d’Atrium Saint-Josse, et Claire Scohier, d’IEB. Le débat était consacré à l’impact du futur complexe commercial du haut de la ville sur les petits commerces et aux projets de méga-centres commerciaux attendus dans les prochaines années dans la région bruxelloise.

    Infos : www.telebruxelles.net.


    Inventaire des enquêtes publiques du 12/05/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 12/05/2010

    https://www.ieb.be/2501
    12 mai 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 12/05/2010


    Ateliers Urbains #1 : Flagey

    Ateliers Urbains #1 : Flagey

    https://www.ieb.be/2512
    12 mai 2010

    Jeudi dernier, le Centre Vidéo de Bruxelles projetait devant une salle comble du centre culturel « Flagey » un film d'atelier sur la place éponyme.

    « Flagey » a ravi les spectateurs. Mêlant l’histoire récente de la place avec le vécu des habitants, le film traite avec humour et poésie de sujets éminemment politiques tels que la tendance à la privatisation de cette place publique ou l’appétit insatiable d’un promoteur tenté par l’idée d’en faire un centre commercial régional.

    La projection fut suivie d’un débat en demi-teinte qui a néanmoins débouché sur l’expression de nombreux habitants désireux de s’investir dans la dynamique de la plateforme Flagey, initiative de riverains de la place soucieux d’un contrôle démocratique de la programmation des activités sur la place.

    Infos : http://pttl.cvb-videp.be/category/atelier-flagey.


    Au coin du bois... le Ring

    Au coin du bois... le Ring

    https://www.ieb.be/2499
    12 mai 2010

    La balade organisée par Modal Shift ce samedi 8 mai au bois du Laerbeek, en pleine période de floraison, fut l'occasion de lier les enjeux globaux de la mobilité dans et autour de Bruxelles avec une question cruciale : la préservation d'écosystème dans et autour de la ville. En effet, le projet d'élargissement du Ring, envisagé par la Région flamande, aura immanquablement pour conséquence la disparition de plusieurs hectares du bois du Laerbeek, pourtant classé réserve naturelle et zone Natura 2000. Il est fondamental que les Bruxellois se rendent compte de l'impact d'un tel projet sur Bruxelles et réagissent car pour le moment ils sont très silencieux. Petit récit de la balade en 5 points d'arrêt.

    Balade Laerbeek / élargissement du Ring
    Modal Shift

    8 mai 2010

    1er arrêt : début du chemin des Moutons

    • Présentation de Modal Shit : Modal Shift regroupe une dizaine d’associations de BXL, Flandre et Wallonie (Greenpeace, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Bond Beter Leefmilieu, Bral vzw, Friends of the Earth Belgique, Fietsersbond, GRACQ, Natuurpunt, Mobiel21) qui ont décidé de se mobiliser en 2008 pour défendre une mobilité durable et des alternatives face à la multiplication des infrastructures routières et l’augmentation croissante de la pression automobile en Belgique. Contexte de cette mobilisation : le projet d’élargissement du Ring.
    • Nous sommes chemin des Moutons , à la limite entre la Région bruxelloise et la Région flamande. Ancien tracé d’un chemin néolithique, toujours présent lors de la période romaine, il constituait un élément important du réseau de voirie : un diverticulum . Nous ne sommes d’ailleurs pas loin de la chaussée romaine.
    • Le projet d’élargissement est un vaste projet en trois tronçons dont l’un d’entre eux, s’il est réalisé, va complètement bouleverser le biotope du Laerbeek et ses richesses naturelles. Faire cette balade est une façon de lier les enjeux globaux de la mobilité dans et autour de Bruxelles avec une question cruciale : la préservation d’écosystème dans et autour de la ville. Cette question du combat entre des infrastructures routières et la nature existent bien ailleurs. On pourrait croire qu’à l’heure où la conscience écologique et l’interdépendance entre l’homme et la nature ont fait leur chemin, ce combat serait obsolète.

    2e arrêt : devant le Verger de la VUB

    • Nous sommes ici devant le Verger de la VUB. Il faut savoir qu’un comité s’est créé pour préserver les intérêts du site. Son objectif : préserver les cents parcelles de jardins potagers, le verger de la VUB (pommiers, poiriers, cerisiers), le chemin néolithique des Moutons et la lisière du bois du Laerbeek qui jouxte le Ring. Le comité a été soutenu dans son combat par le CEBO, IEB, le Bral, Natuur Punt, JNM. Le comité s’est battu pour sauvegarder les potagers face à un projet de la VUB qui voulait y construire un stade de football. Il a obtenu gain de cause. Mais aujourd’hui il y a une menace bien pire avec le projet d’élargissement du Ring. Le projet ne s’attaque pas au potager mais à une partie du bois du Laerbeek.
    Balade sur l’élargissement du Ring - 8 mai 2010 - Entrée du potager © Modal Shift - 2010
    • La zone à droite du chemin date des années 70 : elle sert de zone de protection acoustique autour de l’hôpital de la VUB. Cette partie, faite de sable, a permis le développement d’une nature spécifique et abondante : on y trouve notamment des orchidées, des arbustes que l’on trouve habituellement dans les dunes comme l’argousier. La zone constitue une importante réserve de nourritures pour les oiseaux telles que les grives. Il y a trois espèces de grives dont deux viennent hiverner ici. Le comité aimerait voir se développer ici une aire de détente, un bois ludique. On y trouve aussi la cityse (Goudenregenen).

    3e arrêt : entrée dans le bois du Laerbeek

    • Le bois du Laerbeek fait aujourd’hui 33 hectares. Il est englobé dans la réserve du Parc Roi Baudouin qui fait un total de 110 hectares. La commune de Jette en est devenue propriétaire en 1962. Elle vendra le domaine à l’Etat belge en 1977. Depuis la régionalisation, le site est propriété de la RBC. Le site est aujourd’hui à la fois une réserve naturelle régionale, un paysage protégé et une zone Natura 2000 notamment en raison de la présence de chauve-souris (on recense ici 12 espèces). La zone Natura 2000 représente une pyramide alimentaire non négligeable et donc une grande richesse de plantes et d’animaux herbivores et carnivores ainsi que des rapaces (chouettes hulottes, faucons, éperviers, buses,...).
    Balade sur l’élargissement du Ring - 8 mai 2010 - Le bois du Laerbeek © Modal Shift - 2010
    • L’élargissement du Ring est un ancien projet né du constat de la congestion de plus en plus importante sur le tronçon nord. Déjà un MER ( milieueffect rapport ) avait été adopté en 1996. La procédure a été relancée en 2005. Il est vrai que le Ring accueille tout à la fois du trafic de transit international (transport de marchandises), du trafic de transit national ainsi que des voitures à destination de Bruxelles (220 000 navetteurs quotidiens). Hors heures de pointe, il peut servir de voie de report pour des personnes qui veulent traverser la ville.
    Balade sur l’élargissement du Ring - 8 mai 2010 - Le bois du Laerbeek © Modal Shift - 2010
    • Le Plan général d’élargissement du Ring : l’élargissement du Ring concerne la zone Nord entre la E40 Gand-Bruxelles et l’E40 Bruxelles-Liège. Les projets ont été divisés en trois tronçons.
      1. E40 Gand-Bruxelles et A12 Bruxelles-Anvers (Grand-Bigard) : élargissement jusqu’à 10 ou 12 bandes.
      2. de l’A12 à l’A19 y compris le viaduc de Vilvoorde : 10 bandes de circulation.
      3. de l’E19 à l’E40 Bruxelles-Liège 10 ou 12 bandes (Woluwe-Saint-Etienne).
      L’objectif annoncé qui justifie l’élargissement des bandes est la séparation de la circulation dite de transit de la circulation locale, cette deuxième freinant l’autre. H. Crevits, Ministre flamande de la Mobilité, prétend dès lors qu’il ne s’agit pas d’un élargissement mais d’une optimalisation. Pourtant, au total, le projet double l’espace consacré à la voiture avec un inévitable effet d’appel. En effet, à l’heure actuelle, on considère que le bourrelet de congestion du Ring préserve la RBC d’un certain trafic, certains navetteurs hésitants à prendre leur voiture pour se rendre à Bruxelles en raison des embouteillages. Si les bouchons sautent, les navetteurs hésitants reprendront leur volant. C’est mathématique et démontré par le bureau d’étude reconnu STRATEC.
    • La procédure officielle nécessaire à l’exécution des travaux a été lancée en juillet 2008 par l’enquête publique sur le cahier des charges d’incidence du projet la section qui se trouve à hauteur de l’aéroport dans le cadre du Plan START : projet de développement économique de la zone de Zaventem. Ce plan veut doubler la capacité de l’aéroport de Zaventem pour 2025 tant pour les passagers que pour le fret et créer 300 hectares de terrain logistique (projet similaire à celui de la RBC avec le BILC pour le moment recalé). Ce projet entraînera 465 camions (deux sens) à l’heure de pointe chaque matin. Si la Région flamande obtient l’élargissement du Ring à cet endroit, l’élargissement des autres tronçons deviendra inévitable. La RF espérait pouvoir commencer les travaux en 2013. Coût total estimé : 1 milliard d’euros. Il faut savoir que le projet tel que pensé initialement n’envisageait aucune alternative.

    4e arrêt dans le bois du Laerbeek en bordure du Ring

    • Le tronçon E40 Gand-Bruxelles à A12 Bruxelles-Anvers (élargissement jusqu’à 10 ou 12 bandes) concerne la zone du Laerbeek . Nous sommes ici à l’endroit où la zone d’extension d’au moins deux bandes de circulation devrait parvenir ainsi que la zone de chantier. La zone de chantier nécessitera l’abattage des arbres au-delà des deux bandes. Le bois perdrait donc près de 5 hectares.
    • Quelles sont les conséquences naturelles : le chantier va nécessiter un pompage du sol qui va provoquer un assèchement de la zone et à un abaissement de la nappe phréatique. Le métabolisme des plantes va changer : les nutriments vont remonter plus vite et générer un phénomène d’eutrophisation (d’asphyxie) des plantes. On assistera à augmentation importante des nuisances sonores pour la faune, à l’usage ultérieur de sels de déneigement sur les nouvelles bandes avec leurs cortèges de nuisances écologiques. S’ajoute à cela la pollution lumineuse nuisible pour les chauves-souris.
    Balade sur l’élargissement du Ring - 8 mai 2010 - Vue sur le Ring © Modal Shift - 2010
    • Impact de l’élargissement du Ring pour la RBC : le Ring, déjà à l’heure actuelle, a d’importantes conséquences environnementales pour Bruxelles. 50% des particules fines qu’on trouve dans l’air bruxellois proviennent du Ring. Or une étude de l’OMS montre que les particules fines réduisent l’espérance de vie des Belges de 13,6 mois en moyenne. Les PM sont à la source de 1.100 décès prématurés annuels en RBC. Depuis novembre 2009, la Belgique est poursuivie par la Commission pour non-respect des valeurs limites sur les PM10. Selon CELINE, le respect des engagements européens supposeraient qu’on réduise le transport routier en RBC de 50%. Même constat pour les émissions de CO2.
    • Une récente étude à l’échelle européenne montre que Bruxelles est la ville la plus congestionnée d’Europe ce qui, outre les questions de santé et de pollution, à des conséquences sur le plan économique . Les entreprises aiment disposer d’une bonne accessibilité or plusieurs économistes se sont penchés sur la situation (Geert Noels) et affirment qu’une analyse coût-bénéfice du projet plaide en sa défaveur. Pour Stratec, l’espace récupéré par l’élargissement, en raison de l’effet d’appel, sera à nouveau congestionnée d’ici 5 à 10 ans.

    5e arrêt devant le champ de Zellik

    • Vue sur les champs de Zellik : la législation oblige les autorités à compenser l’impact lié à la destruction de la nature. Les pouvoirs publics devront installer un mur anti-bruit et prévoir des compensations pour la superficie disparue du bois. La capacité d’un mur anti-bruit à réduire les nuisances est limitée car il n’arrête les ondes que pour ceux qui sont juste derrière le mur, les ondes se propagent plus loin derrière le mur. Quant à la compensation, elle n’est jamais pleine :
      • un bois ne se remplace pas ainsi. Certaines plantes ont un taux de reproduction très lent, comme l’anémone des bois à qui il faut 100 ans pour se reproduire. Abris pour les chauves-souris : certaines espèces vivent dans les arbres, or les arbres anciens offrent plus d’opportunités pour les chauves-souris (taille et formes des cavités — creusées par les pics épeiche). Une multitude de petits animaux fréquentent le bois : belette, écureuil roux,...
      • il faut des dizaines d’année pour qu’un bois jeune atteigne la même capacité d’absorption du CO2 qu’un bois vieux ;
      • l’endroit choisi pour la compensation est déjà classé en zone verte au PRAS, ce n’est donc pas une vraie compensation ;
      • la compensation sur Zellik est en Région flamande alors que la bande du Laerbeek est en RBC.
      • L’Agentschap Wegen en Verkeer (AWV) : après des années de combat, les associations ont obtenu une meilleure gestion des accotements herbeux des routes. Ce sont les panneaux en Flandre : « Hier werken wij aan een ecologische berm »« Ici nous travaillons à de accotements écologiques » . C’est grâce à cette gestion écologique qu’on peut observer au bord des autoroutes des marguerites, des centaurées,... L’élargissement du Ring va, en raison de la pression sur l’espace, manger au maximum sur ces zones. Les bandes supplémentaires ne pourront se faire qu’en supprimant tout ce qui est considéré comme superflu.

    L’état actuel du dossier

    • Alors qu’on pouvait s’attendre, avec la crise budgétaire , que ces travaux soient mis au frigo, dès la rentrée 2009, il y a eu de nombreux remous et des inquiétudes exprimés par les 7 communes proches du Ring : Zaventem, Grimbergen, Kampenhout, Machelen, Vilvoorde, Steenokkerzeel, Zemst, qui ont envoyé un courrier au cabinet pour faire pression sur le projet + 7 autres communes plus tard (Merchtem, Meise, Dilbeek, Ternat, Affligem, Wemmel) pour faire pression sur le gouvernement pour qu’il affronte le problème de la congestion du Ring.
    • L’AVW (Agentschap Wegen en Verkeer) a commandé une étude de mobilité qui concerne l’ensemble des tronçons, y compris celui-ci. Alors qu’au début la RF n’avançait que sur le tronçon de la zone Zaventem. Le rapport devrait être prêt pour juin. Cette étude a été commandée suite au revers qu’a connu récemment la ville d’Anvers avec son Lange Wapper rejeté par référendum, afin d’éviter des critiques similaires. L’étude analyse des alternatives tout à fait loufoques tel qu’un tunnel sous Bruxelles de 15 km (le plus long tunnel, le Saint-Gothard en Suisse est de 16,3 km, coût : 25 millions du km, il a fallu 4 ans pour construire le tunnel Shuman-Josaphat de 1250 m) ou la construction d’un second Ring qui relierait Alost à Malines. Ces alternatives donnent surtout l’impression que les autorités flamandes essaient de faire avaler la pilule de l’élargissement du Ring. On y trouve néanmoins une alternative qui réduit la congestion sans recours à l’élargissement (celle proposée par Modal Shift ) : taxe kilométrique (péage urbain), fiscalité automobile (taxer les parkings de bureau, réduire voire supprimer l’avantage de la voiture de société = 37% des voitures sur le Ring à l’heure de pointe du matin,...), diminuer la vitesse sur le Ring à 100 km/h, placer des panneaux de signalisation dynamique en temps réel, politique volontariste et interrégionale des TC (harmonisation des tarifs, lignes transfrontalières, réseau RER,...), réseau de pistes cyclables, taxer. Il faut d’une part travailler sur nos déplacements en général (aménagement du territoire), ensuite réduire drastiquement la part de l’automobile et enfin rationnaliser la circulation du stock restant.
    • Ensuite, un MER stratégique devrait être établi pour octobre-novembre et qui devrait tenir compte de l’étude de mobilité. Parallèlement, une analyse coût-bénéfice (autre revendication de Modal Shift) devrait être réalisée pour mesurer l’efficience de chaque mesure proposée. L’élargissement du Ring est un projet très coûteux. Un meilleur résultat pourrait être atteint grâce à des mesures alternatives nettement moins dispendieuses. En attendant, le Plan MER Zaventem pourra se poursuivre dès que le MER stratégique sera finalisé.
    • Ce dossier pose la question de la concertation entre la RF et la RBC . Le 03/02 s’est tenue une concertation ministérielle relative à la mobilité inter-régionale (Brabant flamand) entre Hilde Crevits et Brigitte Grouwels (toutes deux du même parti CD&V). Le manque de concertation est patent. Déjà en 2008, la RF avait lancé son enquête publique sur le projet sans se concerter avec la RBC. Aujourd’hui, c’est la cacophonie entre la ministre bruxelloise de la mobilité et son secrétaire d’État, B. De Lille, qui s’est dit étonné, dans le courant du mois de mars de ne pas être au courant des échanges entre H. Crevits et B. Grouwels.
    • Le Plan IRIS 2 (horizon 2015) en cours de négociation au sein du gouvernement, aborde la question de l’élargissement du Ring. Il considère le projet de la RF comme trop capacitaire, demande l’étude d’alternatives en tenant compte du report modal du RER, la mise en place de bandes HOV pour privilégier les bus et le covoiturage et l’étude des impacts environnementaux du projet.
    • Il est fondamental que les Bruxellois se rendent compte de l’impact d’un tel projet sur Bruxelles et réagissent car pour le moment ils sont très silencieux.

    Pour plus d’infos, consultez
    www.modalshift.be.
    www.ieb.be/elargissement-du-ring/.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 13 mai 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 13 mai 2010

    https://www.ieb.be/2509
    13 mai 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    Concertation à venir

    • Raz-de-marée en vue. Molenbeek-Saint-Jean : zone comprise entre le boulevard Mettewie, le boulevard Machtens, la rue de la Belle au Bois Dormant et l’avenue du Scheutbosch. Modification du PPAS « 6D MOD » pour permettre la construction d’immeubles de logements en intérieur d’îlot plutôt qu’en bordure. Destruction de la zone boisée considérée comme parc au PRAS. Augmentation de la densité de construction par rapport à l’ancien PPAS. Risque d’accroissement des problèmes d’inondation des caves des habitations voisines. Concertation le 25 mai 2010. Contactez Erwan Marjo.

    Résultat de concertation

    • Au marché en voiture. Bruxelles-Ville : Quai des Usines, 22. L’asbl MABRU, exploitant le marché matinal, demande un permis mixte en vue de la poursuite de l’exploitation des installations classées de l’ensemble du site (dont le parking de plus de 800 places) et de la régularisation urbanistique d’un parking de 200 places. La Commission de concertation n’a émis aucune objection à la régularisation du parking de 1000 places du marché matinal : les affaires peuvent continuer... [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Le taxi : un atout mobilité ?

    Le taxi : un atout mobilité ?

    https://www.ieb.be/2514
    13 mai 2010

    La Région lance une grande enquête destinée à améliorer le service des taxis.

    Le prix, les stations, la couleur, le collecto : tout y passe. Que vous les utilisiez ou pas, remplissez le questionnaire.

    Infos : www.bruxellesmobilite. irisnet.be/news/ donnez-votre-avis- sur-les-taxis- bruxellois.


    Inventaire des enquêtes publiques du 19/05/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 19/05/2010

    https://www.ieb.be/2519
    19 mai 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 19/05/2010


    Droit de réponse d'Agora

    Droit de réponse d’Agora

    https://www.ieb.be/2518
    19 mai 2010

    La loi du 23 juin 1961 donne droit de réponse à toute personne citée nominativement ou implicitement désignée dans un écrit périodique, cette personne étant seule juge de l'intérêt qu'elle peut avoir à exiger cette réponse, comme de l'opportunité de celle-ci. Le bureau d'études Agora désire réagir à un texte d'IEB publié sur son site le 10 mars 2010 (www.ieb.be/article/2337/).

    DROIT DE RÉPONSE
    Le bureau d’études Agora a pris connaissance des publications d’Inter-Environnement Bruxelles dans la rubrique actualités de son site Internet ainsi que dans sa newsletter du 11 mars 2010. Une série de griefs infondés et injustifiés y sont formulés à l’encontre d’Agora, auteur de l’étude d’incidences dans le cadre du projet de construction Atenor, et requièrent les clarifications suivantes :
    - Inter-Environnement Bruxelles s’est autorisé à remettre en cause le travail et l’intégrité d’Agora sans avoir consulté ni même cherché à obtenir le rapport complet de l’étude d’incidences réalisée par celle-ci, se basant uniquement sur le résumé non technique.
    - Inter-Environnement Bruxelles n’ignore cependant pas que l’auteur de l’étude est tenu de limiter ledit résumé aux seules conclusions de l’étude d’incidences, ne pouvant que se référer aux motivations et justifications détaillées contenues dans celle-ci.
    - Inter-Environnement Bruxelles a omis de préciser que l’étude d’incidences réalisée par Agora a été suivie et approuvée par un comité d’accompagnement, comprenant des techniciens de l’Urbanisme et de l’Environnement, et répondait strictement au cahier des charges préalablement établi et soumis à enquête publique.
    - De manière générale, il ne saurait être contesté que le projet s’intégrait bien dans le cadre du PPAS en vigueur, lequel ne faisait pas l’objet de cette étude et n’a pas été remis en cause par celle-ci, et qu’au demeurant, le riverain dont le terrain est le plus proche du projet s’est prononcé en faveur de celui-ci.
    - Enfin, Agora tient à préciser qu’elle a toujours et continuera à exercer sa mission de bureau d’études indépendant de manière objective, honnête et impartiale.
    Agora encourage Inter-Environnement Bruxelles à poursuivre ses actions de sensibilisation citoyenne, en veillant tout particulièrement à ne plus susciter de confusion ou d’amalgame entre des projets au sujet desquels elle entend exprimer son point de vue et le rôle des différents acteurs du processus de planification et d’approbation de ces projets.


    _ COMMENTAIRE D’IEB
    _ Ce débat mérite d’être complété par une suggestion qui permettrait de simplifier le travail des bureaux mandatés pour effectuer des études d’incidences environnementales sur le territoire bruxellois.

    La législation actuelle impose que les études d’incidences environnementales de projets urbanistiques d’envergure soient confiées à un bureau d’études directement choisi et rémunéré par le promoteur du projet. IEB suggère aux pouvoirs publics de revoir cette pratique en créant un fonds alimenté par les promoteurs concernés (selon un mécanisme à définir) et permettant un choix indépendant (par les pouvoirs publics, par tirage au sort,...) de l’auteur de l’étude d’incidences et de le rémunérer directement avec ledit fonds. Cette modification de la législation devrait par ailleurs être accompagnée de mesures d’amélioration de la qualité de l’encadrement (par le comité d’accompagnement) qui est pour l’instant très variable selon les projets.


    Carte MoBIB : un bon exemple de mauvaise mise en œuvre

    Carte MoBIB : un bon exemple de mauvaise mise en œuvre

    https://www.ieb.be/2516
    19 mai 2010

    Alors que la carte de métro bruxelloise MoBIB est en passe de remplacer définitivement les anciens titres de transport en papier de la STIB, de nombreux usagers continuent de s’interroger sur ses fonctionnalités. Ces questions donnent un cadre pratique à des réflexions générales sur l’utilisation de puces électroniques sans contact dans un nombre croissant d’applications. L’étude du système choisi par la STIB met en évidence le caractère contestable des solutions technologiques mises en œuvre et, dans certains cas, leur contradiction avec les lois relatives au respect de la vie privée et à la protection des données à caractère personnel. A travers quelques exemples, cet article illustre la nécessité d’améliorer ce système, pour le rendre compatible avec le droit en vigueur. Il rappelle aussi que le cas du ticket de transport constitue un précédent intéressant pour la gestion d’infrastructures similaires. Il invite enfin la STIB à prendre en compte ces remarques de façon constructive et, si besoin, encourage ses usagers à se mobiliser pour forcer une évolution.

    Téléchargez la lettre à adresser à la STIB avec une copie à la Ligue des Droits de l’Homme pour améliorer le système MoBIB.

    Précisons d’abord l’objet de la discussion qui suit. Elle concerne l’adéquation de la carte MoBIB avec les principes juridiques qui garantissent la protection de la vie privée, et l’état de la technique en matière de sécurité informatique. Pour rappel, le système MoBIB est basé sur la technologie RFID (ou identification par radiofréquence), qui permet le traitement automatisé et sans contact de données stockées sur une carte à puce. A ce titre, il est régi par la loi du 8 décembre 1992 sur la protection des données à caractère personnel. Les avis rendus par la Commission de la protection de la vie privée peuvent également être consultés pour préciser l’interprétation de cette loi. Dans la suite de cet article, la loi belge sera citée en caractères gras , et les avis de la Commission en caractères italiques . A partir de ces bases juridiques, nous discuterons quelques principes importants dont il semble nécessaire d’exiger le respect par la STIB. Pour ce faire, nous étudierons la question de la légitimité du système, les problèmes de sécurité informatique qu’il implique, la finalité des solutions mises en œuvre, et les impératifs liés à la gestion des bases de données. Notons enfin que deux textes de la Commission concernent directement la carte MoBIB : d’une part l’avis rendu le 28 octobre 2009 sur l’utilisation de puces RFID, d’autre part la recommandation récente sur la télébilletique. Afin d’aborder le problème de façon claire, nous insisterons d’abord sur les idées générales énoncés en 2009, qui nous semblent essentielles. Les nuances apportées par la recommandation de ce 17 mars 2010, sont discutées par ailleurs, dans un appendice disponible à l’adresse : http://www.dice.ucl.ac.be/ fstandae/mobib/.

    1. La légitimité

    Selon la loi belge et sauf exception, un traitement de données à caractère personnel ne peut être effectué que si les personnes concernées ont donné leur consentement. La Commission de la protection de la vie privée confirme ce cadre général dans le cas de l’utilisation de puces RFID et précise qu’un consentement valable est libre, spécifique et informé. Un consentement libre implique, entre autres, qu’un système alternatif soit proposé à la personne concernée, lequel doit être équivalent et ne peut impliquer aucune sanction. Ce principe étant rappelé, deux observations semblent importantes. Premièrement, le choix de la STIB s’est porté sur un standard (Calypso) dont une partie des spécifications (concernant la sécurité du système) n’est disponible ni directement, ni gratuitement, aux usagers. Le site http://www.calypsotechnology.net/ mentionne un paiement de 1000 euros et la signature d’un accord de confidentialité pour y accéder. Cette opacité n’est pourtant pas une nécessité. En cryptographie (ou science de la sécurité de l’information), la protection des données ne se base jamais sur le secret des méthodes utilisées, mais bien sur celui d’une clé numérique (similaire à un mot de passe). Deuxièmement, aucun système alternatif n’est actuellement prévu pour un voyageur réticent à utiliser une carte à puce sans contact. Le site web de la STIB mentionne que ces dernières remplaceront progressivement tous les titres de transport. Le déploiement du système MoBIB actuel est donc doublement incompatible avec les exigences légales dont l’interprétation a été précisée par la Commission de la protection de la vie privée.

    2. La sécurité

    En matière de sécurité informatique, il faut commencer par distinguer la sécurité dite « en écriture » sur une carte de celle dite « en lecture ». En simplifiant, la sécurité en écriture protège principalement les intérêts de la STIB : elle permet par exemple d’éviter qu’un pirate puisse modifier le nombre de trajets disponibles sur son titre de transport. La sécurité en lecture protège plutôt la vie privée des utilisateurs du métro : elle permet d’éviter que les données stockées sur la carte soient lisibles par des tiers. Sur ce sujet, les choix effectués par la STIB sont pour le moins discutables.

    D’abord, il faut constater que si des mécanismes de sécurité sont mis en œuvre pour protéger l’écriture, rien n’est prévu pour protéger la lecture. A peine quelques mois après la mise en circulation de la carte MoBIB, des chercheurs ont constaté que l’identité de leurs détenteurs, leur date de naissance, leur code postal et les lieux et heures des trois derniers compostages étaient accessibles en clair (sans protection cryptographique), à tout possesseur d’un lecteur de cartes à puces sans fil[1] (en vente libre). Pourtant, même en supposant que le stockage de ces données sur la carte soit justifié (ce que nous discuterons plus loin dans le texte), la loi belge est claire : « Afin de garantir la sécurité des données à caractère personnel, le responsable du traitement (...) doit prendre les mesures techniques et organisationnelles requises pour protéger ces données contre (...) la modification, l’accès et tout autre traitement non autorisé. Ces mesures doivent assurer un niveau de protection adéquat, compte tenu, d’une part, de l’état de la technique en la matière et des frais qu’entraîne l’application de ces mesures et, d’autre part, de la nature des données à protéger et des risques potentiels » . Notons que la protection de la lecture, et donc de l’anonymat des utilisateurs du métro, avec les mêmes techniques que celles choisies pour protéger l’écriture, n’aurait engendré aucun coût supplémentaire pour la STIB. L’absence de ce mécanisme minimum dans la carte MoBIB actuellement déployée relève donc de la négligence gratuite.

    En outre, et même pour la sécurité en écriture, les choix technologiques de la STIB sont loin d’être à la hauteur de l’état de la technique actuel. En effet, le seul mécanisme de protection prévu par le standard Calypso, utilisé pour la carte MoBIB, est basé sur la méthode de chiffrement DES (pour Data Encryption Standard), datant de 1977, et sur deux variantes de celle-ci : DES-X et Triple DES. La méthode de chiffrement DES est pourtant obsolète : un nouveau standard, AES (pour Advanced Encryption Standard) a été choisi par la communauté scientifique en octobre 2000. De plus, l’Institut National des Standards et Technologies (NIST) des USA a retiré le DES de la liste des méthodes recommandées en 2005, estimant sa sécurité insuffisante pour les applications actuelles. La carte MoBIB étant une application nouvelle, pour laquelle aucune contrainte de compatibilité avec d’anciennes infrastructures ne se posait a priori, on peut s’interroger sur la pertinence de l’utilisation de technologies en fin de vie, voire périmées, comme base de la solution adoptée. Il faut aussi mentionner que le standard Calypso ne possède que des outils cryptographiques permettant le chiffrement des données. Les fonctionnalités avancées que l’on retrouve sur la plupart des cartes bancaires actuelles, permettant par exemple de mettre en œuvre de meilleures propriétés d’anonymat, sont absentes. Enfin, il faut noter qu’au-delà des techniques cryptographiques choisies pour la carte MoBIB, peu d’indications sont données quant à la sécurité « physique » du circuit électronique utilisé. On parle d’attaques physiques lorsqu’un pirate ne se contente pas d’espionner les entrées et sorties de la carte à puce, mais profite aussi d’autres canaux de communication. Par exemple, la consommation électrique d’un circuit, peut être utilisée pour réaliser une sorte d’électro-encéphalogramme, qui donne à l’adversaire des informations supplémentaires pour retrouver les clés de protection. Précisons que ce contexte d’attaque est tout à fait réaliste dans le cas d’un ticket de transport. Il serait donc intéressant que la STIB informe également ses clients sur cette question, par exemple en publiant les résultats d’un rapport de certification, tel que communément requis dans l’industrie bancaire, pour les applications sécurisées. Sur ces différents points, soulignons enfin que ce n’est pas seulement la vie privée des utilisateurs qui est menacée, mais aussi l’intégrité du système complet. Il n’est pas exclu qu’un pirate profite de la faiblesse des protections de la carte MoBIB dans le cadre d’une fraude, comme démontré publiquement avec le clonage de l’ « Oyster card » londonienne.

    3. La proportionnalité

    Citons à nouveau la loi belge : « Les données collectées doivent être adéquates, pertinentes, non excessives au regard des finalités pour lesquelles elles sont obtenues et pour lesquelles elles sont traitées ultérieurement ». Les autorités consultatives européennes explicitent ce principe de « minimisation des données » et détaillent : « lorsque les données personnelles ne sont pas nécessaires, il ne faut pas les collecter. Lorsque leur collecte est indispensable pour répondre à des objectifs spécifiques, des technologies doivent être mises au point, afin que les individus puissent utiliser les services de manière totalement anonyme, ou en employant un pseudonyme ». Sur cette question essentielle, il faut d’abord rappeler que les finalités de la carte MoBIB initialement reconnues par la Commission de respect de la vie privée sont la lutte contre la fraude et la gestion de la clientèle . Concernant la lutte contre la fraude, il est évident que les données collectées par la STIB sont excessives. En effet, pour assurer cette fonctionnalité, il suffirait à la STIB de vérifier que chaque utilisateur soit en possession d’un ticket valide et, dans le cas contraire seulement, de procéder à un relevé d’identité. Il n’est donc pas nécessaire que le ticket (électronique ou en papier) révèle d’information à caractère personnel par défaut. Par ailleurs, concernant la gestion de la clientèle et du trafic, les tickets électroniques peuvent être un excellent outil pour optimiser le service de transport, et obtenir des informations précises quant à la fréquentation des différentes lignes. Il n’est cependant pas non plus nécessaire de stocker d’informations à caractère personnel pour y parvenir. Des identifiants renouvelés aléatoirement à chaque compostage de ticket permettraient à la STIB de réaliser ces statistiques de fréquentation de façon parfaitement anonyme. En résumé, l’essentiel est de souligner qu’il est possible d’apporter une solution technique aux impératifs juridiques. En termes scientifiques précis, la propriété qu’il faudrait assurer pour un ticket de métro est celle de l’« intraçabilité par défaut » de leurs utilisateurs. Malheureusement, le standard Calypso qui a été choisi par la STIB ne dispose pas d’une grande capacité d’adaptation, vu ses fonctionnalités limitées. A moyen terme, l’évolution du système vers des cartes à puces plus puissantes, et une infrastructure offrant de meilleures propriétés d’anonymat, est donc souhaitable.

    4. La gestion des bases de données

    Ce point est presque accessoire au vu des arguments qui précèdent, car au final, les données collectées ne devraient pas être associables à un utilisateur de transports publics. Il faut néanmoins mentionner que, jusqu’à présent, les courriers envoyés par la STIB à ses clients ne contiennent pas de renseignements clairs à propos de la durée de conservation des données relatives aux trajets effectués par ceux-ci. A ce sujet, la loi belge est pourtant explicite : Les données doivent être conservées (...) pendant une durée n’excédant pas celle nécessaire à la réalisation des finalités pour lesquelles elles sont obtenues.

    Pour conclure, soulignons que le cas du ticket de transport évoqué dans cet article n’est habituellement pas ressenti comme un danger grave par le citoyen. Il constitue pourtant un précédent préoccupant, dans la mesure où il illustre parfaitement le développement mal contrôlé de technologies potentiellement invasives. D’autres utilisations des puces électroniques sans contact, dans le domaine de la santé, de l’éducation, ou pour l’accès à un nombre croissant de services, ainsi que la possibilité éventuelle de combiner toutes les données recueillies par différentes sources, sont autant d’invitations à une réflexion en profondeur et à une application stricte de la loi.

    Par ailleurs, la situation actuelle est décevante, dans la mesure où l’expertise nécessaire à la conception de systèmes électroniques sécurisés existe, en Belgique et en Europe, dans les entreprises et les universités. Les textes juridiques sont également clairs quant à la volonté du législateur de protéger la vie privée des personnes. L’évolution de la carte MoBIB vers une nouvelle version, offrant de meilleures propriétés de sécurité, et se conformant à la loi belge sur la protection des données à caractère personnel, est donc nécessaire. Notons aussi que le maintien des tickets de transport en papier, en tant que système alternatif proposé aux utilisateurs du métro, du tram et du bus, est d’autant plus important que la carte MoBIB ne présente pas les mêmes propriétés d’anonymat. Mais le maintien des tickets en papier doit aussi s’envisager pour des raisons budgétaires. Si le coût d’une infrastructure électronique anonyme (à évaluer) s’avère, dans un premier temps, trop élevé pour la STIB, cela signifie qu’un délai supplémentaire aurait dû (et doit encore) être envisagé, avant la généralisation de la carte MoBIB, et sa substitution aux tickets en papier. Précisons que l’objectif de cet article est constructif. En réagissant positivement aux critiques formulées, la STIB pourrait se poser en exemple, favorisant l’évolution positive de systèmes de paiement électroniques anonymes. Enfin, les utilisateurs préoccupés par ces questions seront intéressés par l’action entreprise par la Ligue des Droits de l’Homme, qui vise à encourager une amélioration du respect de la vie privée des utilisateurs des transports publics bruxellois. Les détails de cette action (et la lettre à adresser à la STIB et à la Ligue) sont disponibles aux adresses suivantes : www.liguedh.be et www.dice.ucl.ac.be/ fstandae/mobib.

    François-Xavier Standaert *, Franck Dumortier **,
    François Koeune *, Antoinette Rouvroy **.
    * Crypto Group, UCL, Louvain-la-Neuve.
    ** Centre de Recherche Informatique et Droit, FUNDP, Namur.



    [1] M. De Muelenaere, Mobib : la carte trop curieuse , Le Soir, 9 janvier 2009.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 20 mai 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 20 mai 2010

    https://www.ieb.be/2528
    20 mai 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    PPAS « Chaudron » une nouvelle fois sur le feu
    Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales.
    Le projet de PPAS du quartier « Erasme » à Neerpede est soumis pour la seconde fois à l’enquête publique à la suite d’une erreur de procédure. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer.
    Enquête publique jusqu’au 8 juin 2010.
    Concertation le 23 juin 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Concertation à venir

    • Raz-de-marée en vue. Molenbeek-Saint-Jean : zone comprise entre le boulevard Mettewie, le boulevard Machtens, la rue de la Belle au Bois Dormant et l’avenue du Scheutbosch. Modification du PPAS « 6D MOD » pour permettre la construction d’immeubles de logements en intérieur d’îlot plutôt qu’en bordure. Destruction de la zone boisée considérée comme parc au PRAS. Augmentation de la densité de construction par rapport à l’ancien PPAS. Risque d’accroissement des problèmes d’inondation des caves des habitations voisines. Pour les habitants et IEB, il s’agit d’une destruction programmée d’une zone naturelle de parc. Ils craignent entre autres l’augmentation des phénomènes d’inondation, la perte de biodiversité et remettent en question la légalité du projet (dérogation à la Constitution, le PRAS, le RRU et le PRD). [ Lire l’avis d’IEB ] Concertation le 25 mai 2010. Contactez Erwan Marjo.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Journée internationale de la biodiversité, le 22 mai 2010

    Journée internationale de la biodiversité, le 22 mai 2010

    https://www.ieb.be/2529
    20 mai 2010

    Les espèces d'animaux, de plantes,... sont de plus en plus nombreuses à s'éteindre, au point de mettre en danger nos besoins de base.

    C’est pour tenter de mettre fin à ce phénomène, que les Nations unies ont proclamé 2010, Année internationale de la biodiversité, et le 22 mai de chaque année, Journée internationale de la biodiversité. Une occasion d’informer et de sensibiliser à l’importance de la biodiversité.

    L’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique rassemble actuellement toutes les informations disponibles concernant des événements, actions et campagnes relatives à l’Année de la biodiversité en Belgique. Ces informations seront disponibles sur www.biodiv2010.be/belgique à partir du 22 mai, Journée internationale de la biodiversité.
    Infos : www.sciencesnaturelles.be.


    - Les volontaires de Natagora s’engagent pour la biodiversité avec une série de 10 actions concrètes de protection de la nature, ouvertes à tous et organisées par 10 régionales Natagora. Elles seront présentées ce 22 mai dans le cadre de la campagne « La biodiversité ne sert à rien. Sauf à assurer notre survie ».
    Infos : www.natagora.be.


    - La CEBE expose 48 photos d’animaux prises à l’Hof ter Musschen et au Moeraske qui visent à démontrer que la biodiversité existe près de chez vous... à condition d’ouvrir les yeux. Jusqu’au 28 mai, à l’Hôtel communal de Woluwe-Saint-Lambert, avenue Paul Hymans, 2.
    Infos : www.cebe.be, www.woluwe1200.be.


    Des faucons sous haute surveillance

    Des faucons sous haute surveillance

    https://www.ieb.be/2530
    20 mai 2010

    Chaque dimanche (jusqu'à la mi-juin), de 18 à 20 h, la COWB tient un stand d'observation de la nichée de trois fauconneaux au pied de l'église Saint-Hubert à Boitsfort.

    Des ornithologues sont présents pour répondre à toutes les questions et du matériel optique est mis à disposition.

    Infos : www.cowb.be.


    Le bruit : raison principale de l'exode des Bruxellois ?

    Le bruit : raison principale de l’exode des Bruxellois ?

    https://www.ieb.be/2531
    20 mai 2010

    L'association Bruxelles Air Libre réagit à la publication de l'atlas « Bruit des transports ».

    Le 5 mai 2010, le premier atlas « Bruit des transports » réalisé par l’administration régionale Bruxelles Environnement – IBGE a été présenté à la presse, et il concerne le bruit de l’année... 2006. Le rapport confirme ce que l’association Bruxelles Air Libre observe depuis longtemps sur le terrain : le survol croissant des 19 communes fait fuir les Bruxellois.

    Infos : info chez bruairlibre.be, www.bruairlibre.be, www.bruxelles environnement.be.


    Modification du PPAS 6D à Molenbeek : raz-de-marée... de réclamations

    Modification du PPAS 6D à Molenbeek : raz-de-marée... de réclamations

    https://www.ieb.be/2532
    20 mai 2010

    Les riverains de la zone comprise entre les boulevards Mettewie et Machtens, la rue de la Belle au Bois Dormant et l'avenue du Scheutbosch, soutenus par IEB, s'opposent au projet de modification du PPAS par la commune de Molenbeek-Saint-Jean qui permettra la construction d'immeubles de logements en intérieur plutôt qu'en bordure de l'îlot.

    Ce 20 mai, une conférence de presse a eu lieu sur le terrain pour expliquer leur opposition. Pour les habitants et IEB, il s’agit d’une destruction programmée d’une zone naturelle de parc. Ils craignent entre autres l’augmentation des phénomènes d’inondation, la perte de biodiversité et remettent en question la légalité du projet (dérogation à la Constitution, le PRAS, le RRU et le PRD).

    Téléchargez le Dossier de presse - PPAS 6D MOD à Molenbeek-Saint-Jean - 18 mai 2010.

    Modification du PPAS 6D – Les points à retenir

    Actuellement

    Accès à l’information et défaillance de la communication communale.

    L’accès à l’information a été découragé par l’administration communale (obligation d’effectuer une demande de copie au Collège, réponse tardive, refus de copie gratuite, tarifs dissuasifs des photocopies).
    De plus la communication sur l’évolution du dossier fut défaillante (information officieuse et tardive).

    Intérêt de la consultation du public.

    Le report de la commission de concertation suites aux nombreux courriers de plainte des citoyens démontre l’importante de la consultation de ceux-ci. Les experts, depuis leur bureau, ne peuvent appréhender l’ensemble des réalités de terrains.
    Sans le support et la mobilisation des habitants, un projet aussi dangereux que celui-ci est susceptible d’être accordé.
    Deux têtes valent mieux qu’une…

    Légalité du projet et infraction à différents textes législatifs (Constitution, PRAS, RRU) et engagements politiques (PRD).

    Le projet collectionne un nombre invraisemblable d’infractions tant à la Constitution qu’aux plans et règlements cadrant l’aménagement du territoire (Plan Régional d’Affectation du Sol, Règlement Régional d’Urbanisme). Il va également à l’encontre d’une série d’engagements prônés par le Plan Régional de Développement.
    Ex : atteinte aux intérieurs d’îlot, construction en intérieur d’îlot, atteinte à la biodiversité, urbanisation d’une zone de parc, gabarits et dispositions farfelues, construction sur une zone inondable.

    Aménagement contraire à toute logique urbanistique.

    La région de Bruxelles-Capitale est réputée pour l’importance de ces intérieurs d’îlot végétalisés et les politiques actuelles visent à préserver ce type d’urbanisation.
    A contrario, le projet vise à construire en intérieur d’îlot au lieu de créer un front bâti en bordure de celui-ci.

    Risque de dédoublement de l’îlot.

    En plus d’un choix urbanistique incohérent (cf. construction en intérieur d’îlot), le projet amène un risque clair de dédoublement de l’îlot actuel. Le tracé d’une voirie et la construction des deux barres d’immeuble laissent entrevoir à l’avenir cette division, urbanisant d’autant plus le site en dépit du bon sens.

    Risque de disparition de la biodiversité.

    La zone de parc est actuellement semi-sauvage et offre à la zone une véritable niche écologique qui a évolué lentement au fil des années. Une destruction de cette zone ne pourra jamais être compensée même si un parc est recréé artificiellement à côté.

    Risque accru d’inondation.

    La zone est déjà marécageuse et sujette à des remontées de nappe phréatique (cf. les dégâts des eaux récurrents dans les sous-sols des immeubles jouxtant le site).
    Une imperméabilisation supplémentaire du site et l’effet piston que créeront de nouveaux bâtiments sur la zone traversée par un cours d’eau ne fera qu’accroître ces épisodes d’inondation.

    Contradiction entre les objectifs visés par la commune et les choix d’aménagement.

    Au travers de ce projet, la commune prétend répondre à la crise du logement, au manque de mixité sociale du quartier, au manque d’espace vert de qualité et à l’absence de connexion entre les rues Van Wambeke et Bougainvillées.
    Pourtant, le projet vise à la destruction d’une zone de parc et l’urbanisation de celui-ci par des logements de standing.
    Pour répondre aux objectifs de la commune, il faudrait au contraire construire en bordure d’îlot (préservation de la zone de parc) des bâtiments répondant à la crise du logement et à une augmentation de la mixité (logements sociaux, moyens et familles nombreuses). Enfin, une connexion pour les piétons et vélos en surface perméable pourrait répondre au besoin de connexion entre les deux rues susmentionnées.

    Ce qu’il faudrait faire à l’avenir

    • consultation préalable de la population : valeur ajoutée de l’apport de connaissance du terrain que les administrations ne peuvent voir depuis leur tour d’ivoire.
    • Préservation de l’intérieur d’îlot et de la zone de parc.
    • Etude hydrologique : état de la situation
    • Construction en bordure d’îlot : bâtiments mixtes (logements sociaux, moyens, familles nombreuses) dont les gabarits ne dépasseront pas ceux des rues Belle au Bois Dormant et Scheutbosch.

    De l'urgence de (re)mettre la crise environnementale à l'agenda politique

    De l’urgence de (re)mettre la crise environnementale à l’agenda politique

    https://www.ieb.be/2549
    21 mai 2010

    Carte blanche publiée dans le journal Le Soir le vendredi 21 mai 2010 et signée par les associations environnementales : Michel Genet, Directeur de Greenpeace Belgique, Christophe Schoune, Secrétaire général d'Inter-Environnement Wallonie, Geoffroy De Schutter, Directeur de programmes au WWF Belgique, et Mathieu Sonck, Secrétaire Général d'IEB.

    Qui se souvient de la campagne des élections législatives de juin 2007 ? Mise en lumière par les travaux du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et le film de l’ancien vice-président américain Al Gore ( Une vérité qui dérange ), l’urgence environnementale occupait alors l’avant-scène politique et médiatique.

    Par ailleurs, Nicolas Hulot inspirait aux associations belges la mise en œuvre d’un « Pacte écologique » qui allait s’avérer un des temps forts de la campagne conduisant chaque parti à s’engager (plus ou moins fermement) à jauger toute décision politique à l’aune de l’enjeu environnemental.

    Trois ans plus tard, l’état de la Planète ne s’est pas amélioré, bien au contraire. Après l’échec de la conférence de Copenhague, la lutte contre les changements climatiques est au point mort, tandis que rien ne semble pouvoir freiner la 6e extinction massive des espèces... Déforestation, pertes d’écosystèmes, pics de pollutions, utilisation massive de pesticides, réduction des réserves d’énergie et de matières premières... tous les indicateurs environnementaux sont au rouge et une lourde hypothèque pèse sur les générations futures. Globalement, la Belgique n’échappe pas à ces constats alarmistes.

    Fait stupéfiant, l’urgence environnementale est absente des débats électoraux actuels. La crise financière, ses retombées économiques et sociales, la quadrature du cercle institutionnel belgo-belge ont balayé la question écologique de l’agenda politique fédéral. L’environnement est rangé au rayon des accessoires, alors qu’il devrait être un socle de la réflexion et de l’action.

    Aucune des crises auxquelles nos sociétés ont été confrontées au cours des derniers mois n’était inattendue. Toutes ont été précédées de signaux d’alertes forts, de signes avant-coureurs. Contrairement à l’économie, au système financier, au marché des capitaux ou même aux régimes de protection sociale, l’environnement n’est pas une création humaine dont les emballements et les malaises peuvent être soignés par des prothèses. Nous n’avons et n’aurons jamais aucune prise sur la complexité des interactions du monde vivant et l’échelle des processus géophysiques. Comme le dit le politologue Paul Ariès, « pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, le temps de la nature va beaucoup plus vite que le temps politique » . Or, face à la difficulté d’avoir à gérer plusieurs crises en parallèle, nos gouvernants cèdent de manière récurrente à la facilité du report. Il est cependant vain de croire qu’un enjeu de long terme donne plus de temps à la résolution des problèmes. L’évitement et l’inaction équivalent de facto à une complicité passive de notre autodestruction.

    Les crises à répétition peuvent être – doivent être – l’occasion d’interroger en profondeur notre modèle économique et d’envisager la transition vers un nouveau paradigme intégrant pleinement la dimension environnementale. Loin d’être pénalisante, cette (r)évolution s’avérera au contraire source d’innovation, de performance et de qualité de vie. L’opportunité est belle mais exige des choix politiques clairs... que le gouvernement fédéral sortant n’a pas pu/su/voulu poser.

    Le « Printemps de l’environnement » initié par le ministre Magnette a enfoncé quelques portes ouvertes en réunissant les parties prenantes autour d’une table et en dégageant des mesures techniques et consensuelles, pour la plupart déjà inscrites à l’agenda. De son côté, la réforme de la fiscalité, essentielle pour réorienter l’économie et les comportements, a été évacuée. Pour réussir la transformation sociétale qui s’impose aujourd’hui, l’équipe au pouvoir après les prochaines élections devra assumer pleinement des options novatrices, notamment économiques et fiscales, en collaboration étroite avec les Régions. La mise sur pied d’une commission en charge d’élaborer et analyser des prospectives à l’horizon 2030-2050 en intégrant « tous » les facteurs d’évolution (par exemple l’explosion attendue des cours du pétrole ou le bénéfice des services rendus par la nature) donnerait aux gouvernants les moyens d’éviter le piège de la procrastination. La planète n’ayant pas cette tendance pathologique, elle ne calquera pas son agenda au nôtre. Il est dès lors impératif que le pacte écologique, qui avait suscité une large adhésion en 2007, devienne enfin une réalité.

    Source : www.lesoir.be.


    Négociation du plan de déplacements bruxellois Iris 2 : les méthodes d'hier pour affronter les mobilités de demain

    Négociation du plan de déplacements bruxellois Iris 2 : les méthodes d’hier pour affronter les mobilités de demain

    https://www.ieb.be/2534
    25 mai 2010

    À force de ne jamais avoir osé de choix courageux, la mobilité dans la capitale est catastrophique. Alors que les négociations du futur plan bruxellois de déplacements Iris 2 sont en cours, de nombreuses associations regroupées dans la plateforme SMoB et soucieuses de la qualité de vi(ll)e implorent le gouvernement d'appliquer sa propre déclaration gouvernementale : appliquer le principe STOP ; agir en bon père de famille, c'est-à-dire n'investir qu'après analyse sérieuse de toutes les options alternatives (et donc se libérer du « dogme » du métro) et assurer des méthodes de financement réalistes ; refuser toute politique accommodante avec les voitures.

    En matière de mobilité, Bruxelles est dans l’impasse.

    Différentes études [1] viennent récemment de confirmer l’analyse de tous les Bruxellois et des navetteurs : après tant d’années de manque de courage et d’absence de choix politique, les conditions de déplacement se dégradent à Bruxelles : allongement des files de voitures, insatisfaction des usagers des transports en commun, insécurité croissante pour les cyclistes et les piétons.

    Alors que les bouchons gagnent du terrain chaque jour, les alternatives à la voiture se font désirer : le RER est post-posé sans cesse, le temps de déplacement en transports publics augmente, les infrastructures cyclables sont sous-financées…

    Chèvre-choutisme chronique

    Depuis des décennies, la politique de mobilité est inconséquente : plutôt que d’arbitrer entre la voiture individuelle et les alternatives, nous essayons de ménager les deux. En clair : parallèlement aux investissements lourds consentis pour les transports publics, on cherche à fluidifier le trafic automobile en construisant de nouvelles infrastructures routières ou en optimalisant les ouvrages existants.

    Malheureusement, ménager à ce point la chèvre et le chou n’améliore aucunement les conditions de circulation de qui que ce soit. De nombreux experts ont déjà démontré que chaque construction d’infrastructure accommodante pour les automobiles en attirera un nombre toujours plus important. Paradoxalement, vouloir plus de tunnels et plus de parkings revient à embouteiller un plus grand nombre de voiries avec davantage de véhicules. Cette politique incohérente explique l’augmentation de 30% en 10 ans du trafic sur les voies secondaires, ce qui vaut à Bruxelles le titre peu envié de « Capitale des bouchons » [2]. En outre, elle est également responsable des mauvaises performances du transport public. D’évidence, bus et trams sont englués dans les embouteillages [3]. Il n’y a plus qu’en souterrain que la Stib réussit à sortir son épingle du jeu et à proposer des temps de parcours raisonnables.

    Le projet de plan Iris 2, le plan de déplacements bruxellois soumis à enquête publique par le gouvernement précédent, constituait le prototype de cette politique chèvre-choutiste. Du plan initial, coordonné par l’administration et le bureau d’étude, il ne restait plus qu’un catalogue irrationnel et incohérent après que chaque formation politique y ait ajouté ses desiderata, voire en ait ôté des pans entiers.

    Après les grandes déclarations, l’heure des actes

    En juillet 2009, le nouveau gouvernement signait, la main sur le cœur, une déclaration de politique générale prometteuse : priorité à la mobilité durable et rationalité de tous les choix, techniques et financiers. A l’époque, associations de tous bords, pas uniquement environnementalistes, mais également urbanistiques, économiques et professionnelles se réjouissaient d’un tel changement de cap et en espéraient beaucoup.

    Las, les échos des négociations autour du plan de mobilité ayant cours actuellement entre cabinets politiques des partis formant le gouvernement bruxellois rappellent furieusement les affres passées. Les grands principes (STOP [4], rationalité) et les promesses chiffrées (-20% de pression automobile par rapport à …2001) s’évanouissent lorsqu’il s’agit de les traduire en décisions concrètes. C’est ainsi que nous craignons que le nouveau plan Iris 2 regorge de futurs tunnels routiers et de futurs parkings souterrains. Au fond, nous craignons que le gouvernement ne se trompe d’époque.

    La politique de l’autotruche

    Selon nous, il faut choisir ! Il faut réduire les capacités routières, pour réellement libérer l’espace aux alternatives. Cela signifie renforcer la hiérarchie des voiries et résister à la tentation de creuser des parkings ou de prévoir des tunnels routiers là où les bus et trams prendraient « trop de place ».

    Quant au métro, donnant l’illusion d’une décision ambitieuse, il ne fait que contourner l’obstacle de la congestion. Représentant des investissements colossaux et figeant les options pour 50 ans, le métro ne desservira qu’une infime partie du territoire bruxellois et ne privera pas les voitures d’un seul m², au contraire.

    Selon nous, et conformément à la déclaration gouvernementale, il faut analyser les diverses alternatives sagement, en bon père de famille et sans dogme.

    De vraies solutions existent

    Le gouvernement doit veiller à s’attaquer aux problèmes qu’il a lui-même soulevés et qui constituent le quotidien des usagers de la ville :

    1. Atteindre un part de déplacement en bicyclette frôlant les 20% dans un avenir proche, à condition de commencer par diminuer la présence de l’automobile (et le sentiment d’insécurité qu’elle génère) et par allouer les budgets suffisants à l’administration en charge des Itinéraires Cyclables Régionaux, ce qui n’est évidemment pas le cas.
    2. Parallèlement, assurer des transports publics de première classe en matière d’itinéraire, de correspondance, de fréquence et de confort, et surtout, en assurer le financement. Le moyen le plus efficace, et pourtant le moins onéreux, pour révolutionner Bruxelles est de réellement offrir la priorité aux transports publics de surface sur le reste du trafic et de remailler le réseau existant grâce à quelques kilomètres de trams en site propre [5].
    3. En outre, veiller à règlementer strictement les nouvelles constructions et diminuer les parkings de bureau existant, et à faire payer le luxe d’un emplacement de stationnement à la porte de son travail à la personne qui en jouit.
    4. Enfin, collaborer pleinement à la mise en œuvre d’une tarification kilométrique intelligente, exiger des modalités qui favorisent la mobilité durable et ne pas reculer devant le péage urbain si les autres régions ne collaborent pas.
    5. Mais avant toute chose, établir un budget global et financièrement réaliste. Écueil majeur du précédent plan, les grands projets y dépendaient uniquement d’une hypothétique manne céleste fédérale ou de la bienveillance des Régions voisines.

    Mener les politiques de mobilité et d’aménagement du territoire de concert

    Concomitamment à Iris 2, Bruxelles planche sur son Plan Régional de Développement Durable qui va définir les grandes orientations urbanistiques des décennies à venir. Or, la logique évidente voudrait que politiques de mobilité et d’aménagement du territoire soient menées de concert dans une vision cohérente et complémentaire. Si nous ne demandons pas de bloquer toute décision en matière de mobilité jusqu’à l’adoption du PRDD, nous réclamons au minimum qu’Iris 2 ne force pas la main de l’aménagement du territoire. Chaque décision en matière d’infrastructure lourde –  a fortiori le métro – hypothèque toute alternative future. En d’autres termes et à titre d’exemple, on n’engage pas des millions d’euros pour prolonger une ligne de métro vers un stade de foot, quand on ne sait pas , ni même si , stade il y aura...

    En bon père de famille de la Région

    Alors que des choix politiques ambitieux et des options claires sont attendus, il est grand temps de dépasser les petits intérêts locaux et la peur de braquer l’électeur, qu’on prend décidément pour un auto-dépendant rétrograde. Les centaines de millions d’euros prévus dans les versions initiales d’Iris 2, selon leur utilisation à mauvais ou bon escient, poursuivraient la fuite en avant (droit dans le mur) ou feraient de Bruxelles un exemple d’éco-capitale. Les associations soucieuses de Bruxelles veulent du concret et du sérieux, en accord avec la déclaration gouvernementale, elles disent STOP !

    La plate-forme SMoB

    La plate-forme SMoB (Sustainable Mobility for Brussels) fédère des associations et habitants défendant les principes d’une mobilité durable à Bruxelles. Elle regroupe : Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Brusselse Raad voor het Leefmilieu (BRAL), Association de Comités de Quartier Ucclois (ACQU), Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU), NoMo - Autrement mobile, Baobab 81, CODA, Comité Colignon, Comité de défense de Saint-Gilles (CODES), Comité de défense des Habitants de Bruxelles-Centre, Comité Longchamp-Messidor, Fietsersbond, FOE Bruxsel, Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (GRACQ), Johanna vzw, La Ligue des Familles (Bruxelles), Placeovelo, TreinTramBus !, Wolu-Inter-Quartiers (WIQ), 4X4 Info.

    Contact :
    - IEB, Jérôme Matagne, 02/893 09 09 ou 0485/75 04 21.
    - Bral, Jeroen Verhoeven, 02/217 56 33.


    [3Le récent baromètre de satisfaction de la Stib ne laisse planer aucun doute sur le mécontentement des usagers à cet égard. Sans parler de tous ceux qui n’osent même pas envisager le recours à la Stib ou ont abandonné de longue date, déçus par ses performances.

    [4Principe STOP : le principe par lequel il est en premier lieu prêté attention aux piétons (« Stappen » = « marcher »), ensuite aux cyclistes (« Trappen » = « pédaler »), puis aux transports publics (« Openbaar vervoer ») et finalement aux transports privés (« Privévervoer »).

    [5À cet égard, le document Cityvision offre une solution concrète et sérieuse : Une nouvelle ambition pour les transports publics urbains et le développement de Bruxelles.

    Élargissement du Ring, non merci !

    Élargissement du Ring, non merci !

    https://www.ieb.be/2539
    26 mai 2010

    Affichez votre opposition au projet d'élargissement du Ring.

    Depuis maintenant plus de deux ans, la Région flamande planche sur un projet visant à dédoubler le Ring au nord de Bruxelles en vue de résoudre le problème énorme de congestion qui sature cette zone. Une étude de mobilité est attendue pour fin juin 2010. Développer ce projet, c’est oublié que toute infrastructure supplémentaire consacrée à la voiture créera immanquablement un effet d’appel rendant inutile à moyen terme les travaux très dispendieux ainsi engagés, sans compter les conséquences sociales, sanitaires et environnementales dommageables ainsi occasionnées.

    C’est pour faire entendre leurs craintes que les associations environnementales belges se sont regroupées depuis juillet 2008 sous la plate-forme Modal Shift.

    Aujourd’hui, elles vous demandent de les aider à diffuser leur appel en plaçant à votre fenêtre, ou tout autre endroit visible, une affiche format A4 marquant, à l’attention des pouvoirs publics, votre refus d’un tel projet et votre souhait de solutions alternatives durables. Bien que ce dossier se déroule en Région flamande, les Bruxellois ont aussi leur mot à dire.

    Ces affiches sont disponibles en français à IEB. Contactez Claire Scohier.

    Elles sont également disponibles en néerlandais auprès du Bral (contactez Jeroen) et de Greenpeace (contactez Joeri Thijs).

    Pour plus d’infos sur ce dossier, consultez le dossier L’élargissement du Ring par la Région flamande.


    De l'espoir pour le Bourdon

    De l’espoir pour le Bourdon

    https://www.ieb.be/2542
    26 mai 2010

    L'ACQU et IEB poursuivaient ce mardi 25 mai le travail de mobilisation et de soutien des habitants face aux multiples projets urbanistiques attendus autour de la plaine du Bourdon à Uccle.

    Après la journée de marche exploratoire qui a rassemblé une vingtaine d’habitants le mois dernier, IEB et l’ACQU ont co-organisé une réunion préparatoire à l’élaboration d’un document d’analyse du quartier. Cette synthèse sera remise prochainement aux autorités.

    Quand la Région et la Commune prônent la participation citoyenne, nous les prenons au mot et anticipons la démarche. Les habitants pourront ainsi partager leur point de vue sur l’aménagement cohérent de la plaine du Bourdon et de ses alentours.


    Inventaire des enquêtes publiques du 26/05/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 26/05/2010

    https://www.ieb.be/2548
    26 mai 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 26/05/2010


    Un dimanche sans voiture par mois !

    Un dimanche sans voiture par mois !

    https://www.ieb.be/2550
    26 mai 2010

    Signez la pétition.

    Cela fait pas mal de temps que l’idée de mettre en place plusieurs dimanches sans voiture par an à Bruxelles germe dans la tête de beaucoup d’entre nous, mais jusqu’à présent rien de concret n’a été entrepris en ce sens.

    Manifestez notre soutien à un projet figurant dans l’accord gouvernemental, qui vise à augmenter le nombre de journées sans voiture : signez la pétition sur www.ipetitions.com/petition/undimancheparmoissansvoiture pourbruxelles/.


    Quelles réponses à la crise sociale ?

    Quelles réponses à la crise sociale ?

    https://www.ieb.be/2551
    26 mai 2010

    Signez la pétition pour interpeller les partis politiques sur les réponses à apporter à la crise sociale.

    Vendredi dernier, IEB signait une carte blanche rappelant l’urgence environnementale aux partis politiques engagés dans la campagne fédérale [ Lire la carte blanche ].

    Aujourd’hui, nous appelons nos sympathisants à témoigner de leur solidarité avec toutes les victimes présentes et futures de la crise économique et financière, qui est avant tout une crise sociale. A l’heure où l’Europe veut un plan coordonné d’austérité pour répondre à la crise, il est impératif de se mobiliser pour dénoncer le cynisme des gouvernements qui font supporter les conséquences d’un système qui a fait les beaux jours des puissants par les plus faibles d’entre nous.

    Cette action est l’occasion pour IEB de rappeler ses préoccupations environnementales ET sociales. Ces deux crises sont contiguës et intimement interconnectées. IEB a la conviction que l’une ne peut se résoudre sans égards pour l’autre.

    A la veille des élections législatives, IEB a donc décidé de soutenir les représentants des secteurs de l’action sociale, de l’insertion et de la santé associés à des responsables syndicaux pour interpeller les partis politiques sur les réponses à apporter à la crise sociale.

    Vous aussi, vous pouvez soutenir leur analyse et leurs propositions : signez la pétition sur http://7277.lapetition.be. Les signatures recueillies seront présentées aux responsables des partis politiques et aux interlocuteurs sociaux.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 mai 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 mai 2010

    https://www.ieb.be/2552
    27 mai 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    PPAS « Chaudron » une nouvelle fois sur le feu
    Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales.
    Le projet de PPAS du quartier « Erasme » à Neerpede est soumis pour la seconde fois à l’enquête publique à la suite d’une erreur de procédure. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer.
    Enquête publique jusqu’au 8 juin 2010.
    Concertation le 23 juin 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Concertation à venir

    • Raz-de-marée en vue. Molenbeek-Saint-Jean : zone comprise entre le boulevard Mettewie, le boulevard Machtens, la rue de la Belle au Bois Dormant et l’avenue du Scheutbosch. Modification du PPAS « 6D MOD » pour permettre la construction d’immeubles de logements en intérieur d’îlot plutôt qu’en bordure. Destruction de la zone boisée considérée comme parc au PRAS. Augmentation de la densité de construction par rapport à l’ancien PPAS. Risque d’accroissement des problèmes d’inondation des caves des habitations voisines. Pour les habitants et IEB, il s’agit d’une destruction programmée d’une zone naturelle de parc. Ils craignent entre autres l’augmentation des phénomènes d’inondation, la perte de biodiversité et remettent en question la légalité du projet (dérogation à la Constitution, le PRAS, le RRU et le PRD) [ Lire l’avis d’IEB ].
    La commune informe que le dossier PPAS 6D MOD est reporté à une prochaine commission de concertation. En effet, suite aux nombreuses réclamations [ Lire la conférence de presse d’IEB ], le collège des Bourgmestre et Echevins a l’intention de procéder à une étude hydrologique complémentaire. Un avis à la population a normalement été distribué dans tout le quartier du périmètre du PPAS [ Lire l’avis à la population ]. Contactez Erwan Marjo.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Panik sur la ville : élargissement du Ring

    Panik sur la ville : élargissement du Ring

    https://www.ieb.be/2576
    2 juin 2010

    La semaine dernière, la radio bruxelloise associative Radio Panik (105.4 FM) a diffusé une émission en partenariat avec IEB consacrée aux enjeux de l'élargissement du Ring de Bruxelles et plus particulièrement aux nuisances que ce projet fait peser sur le Bois du Laerbeek, situé au nord de la ville.

    Vous pouvez la réécouter en podcast sur www.radiopanik.org.

    Pour rappel, depuis maintenant plus de deux ans, la Région flamande planche sur un projet visant à dédoubler le Ring au nord de Bruxelles. Une étude de mobilité est attendue pour fin juin 2010. Développer ce projet, c’est oublier que toute infrastructure supplémentaire consacrée à la voiture créera immanquablement un effet d’appel rendant inutiles à moyen terme les travaux très dispendieux ainsi engagés, sans compter les conséquences sociales, sanitaires et environnementales dommageables ainsi occasionnées.

    Infos : www.ieb.be/elargissement-du-ring.


    Intérieur de 1789 sous le couperet de la démolition

    Intérieur de 1789 sous le couperet de la démolition

    https://www.ieb.be/2564
    2 juin 2010

    Pétitions-Patrimoine interpelle le gouvernement pour empêcher la démolition d’une des plus anciennes maisons de Bruxelles.

    Les fouilles archéologiques menées dans une maison vouée à la démolition au 34 rue des Pierres ont révélé l’intérêt de l’intérieur datant d’avant 1789. L’association demande la modification du projet d’aménagement d’îlot et l’intégration de ce témoin historique dans le projet tel que les habitants l’avaient d’ailleurs demandé à la commission de concertation. Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de presse de Pétitions-Patrimoine.

    Communiqué extrêmement urgent du 1er juin 2010
    Pétitions-Patrimoine asbl

    Elle a survécu au bombardement de 1695 de Louis XIV.
    Survivra-t-elle à Picqué IV ?

    Pendant l’été 2009, un permis d’urbanisme a été délivré pour la rénovation de l’ensemble néoclassique classé de la rue Henri Maus 33-47, abritant notamment le célèbre Falstaff. Ce permis projette la transformation de l’ensemble en hôtel et prévoyait aussi la démolition de deux petites maisons anciennes situées au 34-36 rue des Pierres.

    À l’époque, Pétitions-Patrimoine avait réagi en concertation contre la démolition de ces maisons caractéristiques du bâti le plus ancien du centre-ville. En effet, à 30 mètres de là le même type de maisons fait partie de la zone Unesco protégée de la Grand Place.

    Le permis fut toutefois délivré. Il prévoyait néanmoins que des fouilles archéologiques soient entreprises dans les maisons à démolir. Suite à ces fouilles, il est apparu que la maison du 34 rue des Pierres est d’un intérêt particulièrement exceptionnel. En effet, la Direction des Monuments et Sites, avec la collaboration des Musées Royaux d’Art et d’Histoire a découvert un intérieur intact datant de l’Ancien Régime (antérieur à 1789). Aucune découverte de ce type ne semble avoir été faite en Belgique. Il apparaît également que cette maison a survécu au bombardement de Bruxelles par le Maréchal de Villeroy sur ordre de Louis XIV en 1695.

    Il y a quelques jours, la démolition a débuté. Pour Pétitions-Patrimoine, un tel témoin exceptionnel doit être conservé et protégé. Le projet d’hôtel doit être revu pour intégrer cette découverte exceptionnelle. La balle est maintenant dans le camp de la Région qui a le pouvoir d’arrêter la destruction de la maison.

    Contact pour ce dossier : 0493/17 96 36. Pétitions-Patrimoine asbl, rue du Marteau, 19, 1000 Bruxelles, info chez petitionspatrimoine.be, www.petitionspatrimoine.be.


    Green Week : l'Europe lave plus vert

    Green Week : l’Europe lave plus vert

    https://www.ieb.be/2566
    2 juin 2010

    Action citoyenne au Parlement européen, le 2 juin 2010.

    A l’occasion de la Green Week de la Commission européenne, l’association Friends of Europe, un groupe de pression financé par des multinationales, a organisé une série de conférences sur l’alliance entre business et biodiversité : « Evaluer la Terre : comment le business peut protéger et tirer profit de la biodiversité » . Un groupe d’activistes a ia tenu à rappeler que, au vu des sponsors de l’événement (industries pharmaceutiques, pétrolières, agroalimentaires...), la balance penche plus vers le business que vers la biodiversité.

    Infos : www.demarche.org/greenwashingweek (ENG), www.cemab.be/news/2010/06/9540.php (FR).


    Élections fédérales 2010 : le mémorandum des organisations de défense de l'environnement

    Élections fédérales 2010 : le mémorandum des organisations de défense de l’environnement

    https://www.ieb.be/2568
    2 juin 2010

    Le mouvement environnemental vient d'adresser ses revendications aux partis en vue de la prochaine législature. Pour nuancer ce point de vue par trop consensuel, IEB tient à préciser que si l'économie a verdi ces derniers temps, il n'est pas sûr qu'elle soit ni durable, ni socialement juste pour autant. IEB est même persuadé du contraire.

    C’est donc un changement complet de paradigme qui est nécessaire. Un changement qui replace l’homme et son environnement au centre des préoccupations, au détriment des taux de profits, d’une politique productiviste et d’une financiarisation débridée, liée ou non à l’économie réelle.

    « Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul mérite d’être produit ce qui ne privilégie ni n’abaisse personne. » A. Gorz (1974)
    Lire le texte Leur écologie et la nôtre – André Gorz – 1974.

    Nous invitons nos lecteurs à relire le texte d’André Gorz, paru en 1974 (et déterré par les fins limiers du Monde Diplomatique en avril dernier) et visionnaire sur la capacité qu’a le capitalisme à intégrer la contrainte environnementale pour in fine perpétuer un système qui continue à détruire la planète et le bien-être social de ses habitants.

    Communiqué de presse

    L’environnement aussi est en crise, ne l’oubliez pas…

    Le mouvement environnemental adresse ses revendications aux partis en vue de la prochaine législtaure

    Les fédérations et organisations de défense de l’environnement (Fédération Inter-Environnement Wallonie, Inter-Envrionnement Bruxelles, Bond Beter Leefmilieu, Brusselse Raad voor het Leefmilieu, Greenpeace, WWF, Natagora et Natuurpunt) ont adressés leur mémorandum aux présidents des partis engagés dans les élections du 13 juin prochain.

    Les environnementalistes y demandent que les crises économiques, sociales et financières ne fassent pas oublier des urgences écologiques majeures (changements climatiques, érosion de la biodiversité, etc.) qui affecteront demain tous les équilibres nationaux et mondiaux. Une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020, le maintien de la loi de sortie du nucléaire et la mise en œuvre d’une fiscalité verte sont quelques-unes des priorités que le mouvement environnemental fixe au prochain gouvernement.

    A la veille des élections législatives de juin 2007, l’urgence environnementale occupait l’avant-scène politique et médiatique. Al Gore était devenu le maître à penser de responsables politiques qui se faisaient un devoir de s’afficher aux côtés de Nicolas Hulot, chaque parti s’engageait (plus ou moins fermement) à jauger toute décision politique à l’aune de l’environnement.

    Trois ans plus tard, l’état de la Planète ne s’est pas amélioré, bien au contraire. La lutte contre les changements climatiques est au point mort, les pics de pollutions se multiplient, l’utilisation de pesticides augmente tandis que les réserves d’énergie et de matières premières diminuent, la biodiversité est plus que jamais menacée, le réseau (auto)routier arrive à saturation, les lotissements empiètent sans cesse davantage sur les terres agricoles, l’empreinte écologique de l’humanité s’accroît inexorablement, etc. : tous les indicateurs sont au rouge et une lourde hypothèque pèse sur les générations futures. Pourtant, l’enjeu environnemental apparaît comme le grand absent des débats électoraux. Les crises financière, économique et sociale, et la quadrature du cercle institutionnel l’ont balayé de l’agenda politique. Enfermés dans leur gestion quotidienne des urgences, nos gouvernants ont perdu de vue ce dossier relatif à des menaces certes gravissimes mais qui ont le « mérite »(!) d’être à plus long terme.

    Pour la Fédération Inter-Environnement Wallonie, Inter-Envrionnement Bruxelles, Bond Beter Leefmilieu, Brusselse Raad voor het Leefmilieu, Greenpeace, WWF, Natagora et Natuurpunt, il est vain de croire que l’on pourra résoudre les crises en cours sans prendre en compte les urgences écologiques. C’est au contraire en faisant le choix de la transition vers une économie verte, socialement juste et durable, que l’on permettra à la fois à la planète de respirer et à nos sociétés de se redresser. L’époque qui a considéré économie et écologie comme des pôles opposés est révolue.

    Les organisations ont adressé aux présidents de parti 14 propositions qui constitutent à leurs yeux autant d’invitations à investir dans un avenir meilleur et qui devront à ce titre être prises en compte au moment de conclure le prochain accord de gouvernement.


    Inventaire des enquêtes publiques du 2/06/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 2/06/2010

    https://www.ieb.be/2575
    2 juin 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 2/06/2010


    Vélo enfants admis

    Vélo enfants admis

    https://www.ieb.be/2571
    2 juin 2010

    La FUBicy (Fédération Française des Usagers de la Bicyclette) distribue une brochure pour développer rapidement l'usage du vélo chez l'enfant.

    A mettre entre toutes les mains.

    Infos : www.fubicy.org.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 juin 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 3 juin 2010

    https://www.ieb.be/2578
    3 juin 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Quartier européen : projet Esplanade 64
    _
    Bruxelles-Ville : chaussée d’Etterbeek, 64-66. Projet de construction d’un nouvel immeuble de 9 085 m2 comprennant 46 appartements de 1, 2 et 3 chambres. Il est également prévu de construire deux surfaces commerciales et une surface pour profession libérale. L’immeuble comprendra aussi 2 niveaux de parking couverts de 53 et 56 emplacements.
    _
    Enquête publique jusqu’au 4 juin 2010.
    _
    Concertation le 15 juin 2010.
    _
    Contactez Olivia Lemmens.

    PPAS « Chaudron » une nouvelle fois sur le feu
    _
    Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales.
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    Le projet de PPAS du quartier « Erasme » à Neerpede est soumis pour la seconde fois à l’enquête publique à la suite d’une erreur de procédure. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer.
    _
    Enquête publique jusqu’au 8 juin 2010.
    _
    Concertation le 23 juin 2010.
    _
    Contactez Pierre Meynaert.

    Résultats de concertations

    • Beaucoup de béton et peu de fleurs à la rue des Tournesols. Anderlecht : rue des Tournesols, 17. Demande de permis de lotir pour 14 maisons unifamiliales, 4 immeubles à appartements (28 unités de logements) et 54 emplacements de parkings couverts, le tout en intérieur d’îlot. Le projet supposait la démolition de 6 maisons ainsi que des box de garage existants. Avis défavorable. La commission de concertation a entendu les arguments avancés par les habitants (une pétition de 145 signatures et beaucoup de monde à la concertation) et par Inter-Environnement Bruxelles. Elle a également suivi l’avis de la Commission Royale des Monuments et des Sites qui entendait bien préserver les qualités patrimoniales du site (une ancienne ferme en carré datant du XVe siècle) [ Lire l’avis ].

    • Erasmus ou l’éloge de la folie dans une course contre la montre. Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet (quartier « Erasme » ). Demande de permis de lotir pour des logements collectifs (1 772 logements dont 3 maisons unifamiliales). Les promoteurs (SA Erasmus Gardens) espéraient bien faire valider leur projet avant l’adoption du PPAS « Chaudron » initié par la Commune (voir ci-dessus). La Commission de concertation n’ayant pas notifié son avis dans le délai requis, c’est l’avis minoritaire défavorable de la commune qui prévaut [ Lire l’avis ].

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    _
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Raph Ancel, l'homme éco-mobile

    Raph Ancel, l’homme éco-mobile

    https://www.ieb.be/2581
    7 juin 2010

    Le Gracq nous présente son héros du quotidien : le cycliste idéal, Raph Ancel !

    Le GRACQ nous présente son héros du quotidien : le cycliste idéal, Raph Ancel ! Découvrez ses aventures : www.raphancel.be.

    La première vidéo de la série a été diffusée à l’occasion de la Fête de l’environnement. Les prochains épisodes sont attendus les 13, 20 et 27 juin. Le projet vise à favoriser l’usage du vélo, à améliorer les infrastructures et la sécurité des cyclistes.

    Infos : www.gracq.be.


    Gesù, habité par plus de 120 âmes et un certain esprit

    Gesù, habité par plus de 120 âmes et un certain esprit

    https://www.ieb.be/2583
    8 juin 2010

    Les occupants de l’église du Gesù dressent le bilan d’une année de lutte.

    Une année de lutte et l’occupation successive de trois bâtiments vides, ça méritait bien une conférence de presse. Celle-ci s’est déroulée dans la cour du couvent du Gesù actuellement occupé par quelque 120 personnes, dont des familles avec enfants, des militants et des artistes sympathisants.

    L’abbé Jacques Van der Biest a ouvert la conférence de presse, dénonçant le peu d’intérêt de la gent politique à l’égard des plus démunis et l’absence de dialogue. Les occupants ont préféré orienter le discours sur l’expérience d’une année de vie communautaire et solidaire, l’apprentissage du « vivre ensemble » avec les différences des uns et des autres, le partage, la débrouille mais aussi le soutien de différentes associations.

    Gésu est aujourd’hui très positivement occupé et c’est tant mieux, mais ses habitants devront très certainement trouver une nouvelle adresse avant l’hiver prochain.

    Infos : Les Habitants du Gesù, lesoccupants chez yahoo.fr, Tadzio, 0487/17 74 54, Sara, 0485/97 40 41.

    Téléchargez le texte de la conférence de presse.


    Inventaire des enquêtes publiques du 9/06/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 9/06/2010

    https://www.ieb.be/2587
    9 juin 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 9/06/2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 juin 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 10 juin 2010

    https://www.ieb.be/2589
    10 juin 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : courriel.

    A l’enquête cette semaine

    Coup double
    _
    Forest et Uccle : avenue de Haveskercke, 40 à 62, et rue du Bambou, 18 à 38. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement 1B pour la construction de 4 immeubles à appartements comprenant 59 logements et la construction et l’exploitation de 89 emplacements de parking couverts. Le projet a fait l’objet d’une première enquête publique organisée par la commune de Forest qui se terminait le 25 mai. Elle a été prolongée pour s’aligner sur celle organisée par la commune d’Uccle.
    _
    Enquête publique jusqu’au 18 juin 2010.
    _
    Concertation le 29 juin 2010. La réunion de la Commission de concertation aura lieu à la maison communale de Forest.
    _
    Contactez Erwan Marjo et Mohamed Benzaouia.

    Concertations à venir

    • Quartier européen : projet Esplanade 64. Bruxelles-Ville : chaussée d’Etterbeek, 64-66. Projet de construction d’un nouvel immeuble de 9 085 m2 comprenant 46 appartements de 1, 2 et 3 chambres. Il est également prévu de construire deux surfaces commerciales et une surface pour profession libérale. L’immeuble comprendra aussi 2 niveaux de parking couverts de 53 et 56 emplacements. Concertation le 15 juin 2010. Contactez Olivia Lemmens.

    • PPAS « Chaudron » une nouvelle fois sur le feu. Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales. Le projet de PPAS du quartier « Erasme » à Neerpede est soumis pour la seconde fois à l’enquête publique à la suite d’une erreur de procédure. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer. Concertation le 23 juin 2010. Contactez Pierre Meynaert.

    Résultat de concertation

    • Erasmus ou l’éloge de la folie dans une course contre la montre. Anderlecht : rue du Chaudron et boulevard H. Simonet (quartier « Erasme » ). Demande de permis de lotir pour des logements collectifs (1 772 logements dont 3 maisons unifamiliales). Les promoteurs (SA Erasmus Gardens) espéraient bien faire valider leur projet avant l’adoption du PPAS « Chaudron » initié par la Commune (voir ci-dessus). La Commission de concertation n’ayant pas notifié son avis dans le délai requis, c’est l’avis minoritaire défavorable de la commune qui prévaut [ Lire l’avis ].

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
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    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Photographions le petit patrimoine

    Photographions le petit patrimoine

    https://www.ieb.be/2592
    14 juin 2010

    La Direction des Monuments et des Sites de la Région de Bruxelles-Capitale a lancé un concours photographique consacré au petit patrimoine bruxellois.

    Poignées de porte, vitraux, sgraffites, panneaux de céramiques, sculptures, boîtes aux lettres, serrures... n’hésitez pas à photographier ces petits éléments qui embellissent notre patrimoine et qui font toute la spécificité et le charme de Bruxelles. Date limite d’inscription : 30 juillet 2010.

    Infos : www.monument. irisnet.be.


    L'ARAU contre un nouveau tunnel au Quartier européen

    L’ARAU contre un nouveau tunnel au Quartier européen

    https://www.ieb.be/2593
    14 juin 2010

    Dans un communiqué de presse, l’ARAU dénonce la décision du Gouvernement bruxellois de réaliser une nouvelle pénétrante entrante sous l’avenue de Cortenberg.

    L’association l’accuse de vouloir « Faire vivre les Bruxellois dans une chambre à gaz et endetter les générations futures » et d’ « entrer à reculons dans l’histoire des villes durables » .

    Infos : www.arau.org.


    Le plan culturel pour Bruxelles : les artistes tirent leur plan

    Le plan culturel pour Bruxelles : les artistes tirent leur plan

    https://www.ieb.be/2594
    15 juin 2010

    Sortie de presse du numéro spécial de « Bruxelles en mouvements ».

    Rendu public fin 2009, le « Plan culturel pour Bruxelles » est le fruit d’un travail d’ateliers mené pendant deux ans au sein de deux réseaux artistiques, le Brussels Kunstenoverleg (BKO) et le Réseau des Arts à Bruxelles (RAB).

    Intrigué par cette démarche inédite, IEB a rassemblé, en deux tables rondes, des auteurs du « Plan », des acteurs de l’événementiel artistique et des citoyens critiques pour les mettre en dialogue. Un dossier de 22 pages présente le fruit de ces rencontres.

    Les débats font apparaître les avancées dans la collaboration entre des opérateurs culturels néerlandophones et francophones à Bruxelles et leur souhait de transcender les clivages communautaires. Toutefois les échanges soulèvent aussi certaines craintes sur les limites de l’exercice.

    D’une part, en débordant du champ du secteur artistique qui en a pris l’initiative et en abordant avec une certaine maladresse la culture au sens large (y compris le secteur socioculturel et de l’éducation permanente).

    D’autre part, en se préoccupant davantage du développement exogène de la capitale de l’Europe et de son image de marque plutôt que de la richesse endogène de ses territoires et de sa population.

    Le dossier est accessible en téléchargement : La culture à Bruxelles : les artistes tirent leur plan. Si vous souhaitez obtenir un exemplaire de la version papier, envoyez un message à Auteur : 38.

    Bruxelles en mouvements est le mensuel d’IEB publiant des informations sur les projets qui transforment la ville et touchent à la qualité de la vie des Bruxellois. La publication reflète le travail d’Inter-Environnement Bruxelles avec les associations urbaines et les comités de quartier pour défendre le point de vue des habitants. Les analyses visent à rendre les enjeux plus compréhensibles devant l’opinion publique et les responsables politiques. (Abonnement annuel : 24 euros.)

    Pour tous renseignements :

    Inter-Environnement Bruxelles, rue d’Edimbourg, 26, 1050 Bruxelles. Tél. : 02/893 09 09. Courriel : Auteur : 38.


    L'ADT met « ippon » la social-démocratie...

    L’ADT met « ippon » la social-démocratie...

    https://www.ieb.be/2596
    16 juin 2010

    Le 7 juin dernier, l’Agence de Développement Territorial invitait Sam Tabuchi, spécialiste des partenariats public-privé (PPP) à l’occasion de son nouveau séminaire de midi « De passage en ville ». Dans l’invitation à cet événement de marque, l’ADT présentait son hôte comme un des piliers de la Tokyo University PPP Graduate School (Tokyo), une école consacrée à « l’étude » des partenariats public-privé.

    D’entrée de jeu, Monsieur Tabuchi annonça que le but de son école n’était pas tant d’étudier les PPP que de « placer ses étudiants sur le marché pour faciliter et promouvoir le concept du partenariat public privé » ... Le public du jour, composé principalement de membres de diverses administrations bruxelloises et de promoteurs privés à la recherche de juteux contrats, était donc prévenu qu’il allait falloir écouter pendant deux heures une sorte de représentant de commerce chargé de lui vendre un super produit, le PPP made in Japan . Cette perspective avait de quoi revigorer une assistance copieusement endormie par une (très) longue auto-description satisfaite du CV du gaillard.

    La première partie de son exposé fut consacrée à un certain nombre de projets illustrant la possibilité pour les pouvoirs publics, plutôt que de vendre « bêtement » un terrain au privé, de se muer en véritable promoteur via un partenariat public privé lui permettant de capter une partie de la plus-value générée par le projet. Rien de neuf sous le soleil, cette pratique est déjà celle imaginée par les pouvoirs publics bruxellois pour rentabiliser quelques friches ferroviaires comme Delta ou Josaphat. A cet égard, on pourrait donc comprendre que l’objet du séminaire était sans doute de vendre a posteriori un système qui permet aux pouvoirs publics de se comporter comme n’importe quel acteur privé, en privilégiant des bureaux là où ils devraient plutôt construire des logements sociaux, par exemple.

    La seconde partie de l’exposé révéla la véritable nature de l’idéologie véhiculée par notre spécialiste, engagé dans d’innombrables opérations immobilières en Floride. Connaissez-vous la ville de Sandy Springs ? Cette bourgade de près de 100 000 habitants située dans la banlieue d’Atlanta est la première ville de cette importance dont la gestion a été déléguée à une société privée. Et voilà que notre ami Sam se mue tout d’un coup en digne héritier de Milton Friedman, ce « world famous » prix Nobel d’économie, chantre du néolibéralisme et de la limitation des prérogatives de l’Etat à ses fonctions régaliennes (et encore...) : le PPP est à ce jour le meilleur dispositif pour virer les fonctionnaires surnuméraires en toute flexibilité[1] : « the private sector is (definitely) killing the normal way of managing a city » !

    Que tirer comme enseignement de ce malheureux séminaire organisé par l’ADT ?

    Qu’aucune voix dissonante n’est venue troubler l’exposé mortifère du nouvel ami de l’ADT ? Dommage car c’eut été l’occasion de rappeler à tous que l’ADT est censée « travailler au développement de Bruxelles au bénéfice de tous »[2] ... Avec Monsieur Tabuchi comme conseiller, nul doute que la Région va rapidement résoudre ses problèmes financiers. A charge pour le pouvoir régional de trouver une solution pour recaser les fonctionnaires surnuméraires (régionaux et communaux) que la mise en œuvre des recettes de l’oncle Sam permettra de virer proprement. Nous suggérons au gouvernement de les enfermer dans la future prison de NOH, elle-même probable fruit d’un PPP exemplaire. Car à Sandy Spring, sorte de méga « gated community » , seuls les habitants solvables et contributeurs suffisamment dignes à l’assiette fiscale de la ville[3] ont le droit à bénéficier du service de qualité délivré par une société privée. Les pauvres sont priés d’aller voir ailleurs, une bonne partie d’entre eux (2 millions d’américains, tout de même !) dans des prisons construites grâce à des PPP. La boucle est bouclée !



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    [1] Une citation de l’invité de l’ADT : « you can fire them in such an easy way ! »
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    [2] http://www.adt-ato.be/
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    [3] En 2007, le revenu moyen par habitant était de 70 000€ à Sandy Springs, à comparer à la moyenne américaine de 46 000€.


    Inventaire des enquêtes publiques du 16/06/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 16/06/2010

    https://www.ieb.be/2602
    16 juin 2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 17 juin 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 17 juin 2010

    https://www.ieb.be/2605
    17 juin 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Coup double

    Forest et Uccle : avenue de Haveskercke, 40 à 62, et rue du Bambou, 18 à 38. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement 1B pour la construction de 4 immeubles à appartements comprenant 59 logements et la construction et l’exploitation de 89 emplacements de parking couverts. Le projet a fait l’objet d’une première enquête publique organisée par la commune de Forest qui se terminait le 25 mai. Elle a été prolongée pour s’aligner sur celle organisée par la commune d’Uccle.
    Enquête publique jusqu’au 18 juin 2010.
    Concertation le 29 juin 2010. La réunion de la Commission de concertation aura lieu à la maison communale de Forest.
    Contactez Erwan Marjo et Mohamed Benzaouia.

    Gros lots rue des Trèfles

    Anderlecht : rue des Trèfles, 17, et chaussée de Mons, 1201, 1203, 1217, 1219. Demande de permis de lotir avec création de voiries pour un ensemble de 24 lots pour 18 maisons unifamiliales, 3 lots pour des appartements avec activités de commerces, bureaux, activités productives et équipements et 3 lots pour des bureaux.
    Enquête jusqu’au 30 juin 2010.
    Concertation le 7 juillet 2010.
    Contactez Isabelle Hochart et Thierry Kuyken.

    Concertation à venir

    • PPAS « Chaudron » une nouvelle fois sur le feu.

    Anderlecht : approbation du projet de PPAS « Chaudron » et rapports sur les incidences environnementales. Le projet de PPAS du quartier « Erasme » à Neerpede est soumis pour la seconde fois à l’enquête publique à la suite d’une erreur de procédure. Le terrain de plus de 20 hectares devrait, selon les intentions, accueillir au moins 2 500 personnes dans un quartier dit « durable » . Les gabarits seront plus importants le long du boulevard H. Simonet (4 à 6 niveaux + toiture) et prendront un caractère « plus résidentiel » sur la partie restante (2 à 3 niveaux + toiture). Une zone verte sera préservée le long de la voie de chemin de fer.
    Concertation le 23 juin 2010.
    Contactez Pierre Meynaert.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Devine, combien d'hirondelles sont nos voisines ?

    Devine, combien d’hirondelles sont nos voisines ?

    https://www.ieb.be/2606
    17 juin 2010

    Une campagne de Natagora.

    Du 19 au 27 juin, comptez les hirondelles et leurs nids, près de chez vous, de votre école ou dans votre quartier. Le dépliant de participation à l’opération est téléchargeable sur www.natagora.be/ hirondelles.


    IEB a aimé...

    IEB a aimé...

    https://www.ieb.be/2607
    17 juin 2010

    « Qui avale une noix de coco doit avoir confiance en son anus... »

    Un article de Pierre Titeux d’Inter-Environnement Wallonie rejoint notre analyse de la campagne électorale : si l’économie a verdi ces derniers temps, il n’est pas sûr qu’elle soit ni durable, ni socialement juste pour autant.

    Infos : www.iewonline.be/ spip.php ? article3624.


    Nus devant le trafic, justice dans les rues !

    Nus devant le trafic, justice dans les rues !

    https://www.ieb.be/2608
    17 juin 2010

    Les cyclistes sont de sortie à Bruxelles.

    La Cyclonudista veut montrer symboliquement que les cyclistes et les modes de déplacement doux sont nus et fragiles face au trafic automobile. Le samedi 19 juin à 14 h , place de la Monnaie, à 1000 Bruxelles.

    Infos : www.cyclonudista.be.

    Notez aussi qu’un poil plus tard, comme chaque dernier vendredi du mois, les cyclistes de Bruxelles se rassembleront en une « masse critique » et se déplaceront dans les rues de la ville. Le vendredi 25 juin à 18 h , à la porte de Namur.

    Infos : www.placeovelo.be.


    Rapport d'activités 2009 d'Inter-Environnement Bruxelles

    Rapport d’activités 2009 d’Inter-Environnement Bruxelles

    https://www.ieb.be/2612
    22 juin 2010

    Inter-Environnement Bruxelles présente en ligne son rapport d’activités 2009.

    Au programme, tout ce qu’il faut savoir sur IEB et ses métiers de base bien sûr, mais aussi un condensé des faits saillants de l’année : la rue du Progrès, la Plateforme Logements Vides, la réforme du COBAT, la saga du BILC, les nouvelles collaborations, les élections régionales, les États généraux de Bruxelles...

    Vous y trouverez aussi un compte-rendu synthétique de nos rapports avec la presse, la présentation de nos membres, la liste des enquêtes publiques suivies par IEB et last but not least un point sur l’évolution de nos outils d’information, Bruxelles en mouvements, la lettre d’information électronique et le site Internet.


    La pierre à livre ouvert

    La pierre à livre ouvert

    https://www.ieb.be/2616
    23 juin 2010

    Concours de photos sur le patrimoine de la commune d'Uccle.

    L’ACQU organise un concours de photos sur le patrimoine de la commune d’Uccle, en particulier son aspect minéral, la pierre, de la brique au béton. Le concours est ouvert à tous, amateurs et professionnels. Les photographies doivent parvenir à l’ACQU le 22 août 2010 au plus tard .

    Infos : Georges Michel, http://www.acqu.be/photo.


    Villes et résistances sociales

    Villes et résistances sociales

    https://www.ieb.be/2744
    23 juin 2010

    A la mémoire des quartiers disparus... Le dossier « Villes et résistances sociales » de la revue Agone est désormais en ligne.

    Une boîte à outils visant à aider les militants à universaliser leurs luttes locales et à fournir des analyses savantes opposables sur le terrain.

    Les deux films qui accompagnent ce numéro sont aussi accessibles en ligne : Art Security Service (Bernard Mulliez), sur l’usage de l’art contemporain dans un processus de gentrification et Les indésirables (Patrick Taliercio) sur la rue de la République à Marseille.


    Inventaire des enquêtes publiques du 23/06/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 23/06/2010

    https://www.ieb.be/2619
    23 juin 2010


    Études et analyses 2009

    Études et analyses 2009

    https://www.ieb.be/2621
    24 juin 2010

    Etudes

    Analyses

    1. doc2616 — Claire Scohier — 20 janvier 2009.
    2. Les rayonnements électromagnétiques - Annexes — Erwan Marjo — 22 janvier 2009.
    3. Réforme du COBAT : un projet illégal et sans égard pour les Bruxellois ! — Mathieu Sonck et Hélène Quoidbach — 30 janvier 2009.
    4. Quand la quête éperdue de croissance tue la planète — Bruxelles en mouvements n°215/216 — 6 février 2009.
    5. Centres commerciaux : la surenchère — Bruxelles en mouvements n°217 — 26 février 2009.
    6. À Bruxelles, on solde toute l’année ! — Mathieu Sonck — 3 mars 2009.
    7. L’observation urbaine — Hélène Quoidbach — 5 mars 2009.
    8. Réaménagement de la rue de la Loi : un projet raisonnable en matière de mobilité… mais sans garantie pour le logement dans le quartier européen — Mathieu Sonck — 13 mars 2009.
    9. Antennes GSM à la chaussée d’Anvers — Erwan Marjo — 17 mars 2009.
    10. City marketing : Bruxelles à vendre ! — Bruxelles en mouvements n°218 — 23 mars 2009.
    11. Tour & Taxis : le bénéfice du promoteur financé par les pouvoirs publics ? — Thierry Kuyken — 31 mars 2009.
    12. Une politique fiscale de la mobilité pour allèger la ville — Bruxelles en mouvements n°219 — 14 avril 2009.
    13. La mise en place des vélos libre service par la Région — Claire Scohier — 21 avril 2009.
    14. Les habitants face à la mise en tourisme de leur cadre de vie — Claire Scohier — 12 mai 2009.
    15. États généraux de Bruxelles : la société civile s’exprime — Bruxelles en mouvements n°220 — 18 mai 2009.
    16. Rue du Progrès : Surtout pas ça ! — Claire Scohier — 28 mai 2009.
    17. Quand les grands projets dictent leur loi — Bruxelles en mouvements n°221 — 2 juin 2009.
    18. Un péage urbain pour Bruxelles — Claire Scohier — 10 juin 2009.
    19. La publicité dans l’espace public : une pilule dure à avaler ! — Bruxelles en mouvements n°222 — 17 juin 2009.
    20. Les associations ne trouvent pas fun l’idée d’un shopping à Godin — Claire Scohier — 17 juin 2009.
    21. 7 propositions prioritaires à l’attention du prochain gouvernement bruxellois — Mathieu Sonck — 22 juin 2009.
    22. Le tourisme urbain : évasion ou invasion ? — Bruxelles en mouvements n°223 — 29 juin 2009.
    23. Le Heysel : chardon 2009 — Claire Scohier et Mathieu Sonck — 29 juin 2009.
    24. Le BILC est-il économiquement et socialement justifié ? — Mathieu Sonck — 11 septembre 2009.
    25. Economie urbaine : vert j’espère ? — Bruxelles en mouvements n°226 — 15 octobre 2009.
    26. Densifier NOH... mais encore ? — Olivia Lemmens — Bruxelles en mouvements n°227 — 5 novembre 2009.
    27. IEB et les mobilisations citoyennes : quartiers Midi et Flagey — Bruxelles en mouvements n°227 — 5 novembre 2009.
    28. Un centre de distribution urbain peut-il être écologique ? — Mathieu Sonck — 16 novembre 2009.
    29. Charges d’urbanisme — Bruxelles en mouvements n°228 — 26 novembre 2009.
    30. L’insécurité urbaine — Bruxelles en mouvements n°229 — 16 décembre 2009.

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 juin 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 juin 2010

    https://www.ieb.be/2743
    24 juin 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Gros lots rue des Trèfles

    Le site d’activité EGTA fera bientôt place à un projet mixte logements, bureaux, commerces, activités productives.

    Anderlecht : rue des Trèfles, 17, et chaussée de Mons, 1201, 1203, 1217, 1219. Demande de permis de lotir avec création de voiries pour un ensemble de 24 lots pour 18 maisons unifamiliales, 3 lots pour des appartements avec activités de commerces, bureaux, activités productives et équipements et 3 lots pour des bureaux.
    Enquête publique jusqu’au 30 juin 2010.
    Concertation le 7 juillet 2010.
    Contactez Isabelle Hochart et Thierry Kuyken.

    Les lots sortent du bois

    Forest : chaussée de Neerstalle, 294-298, et avenue de Kersbeek, 261a. Demande de permis de lotir développant un ensemble résidentiel en intérieur d’îlot avec création de voiries publiques (60 lots dont 57 maisons unifamiliales et 3 immeubles à appartements). Les riverains dénoncent, entre autres, la surdensification du quartier et la non-prise en compte des autres projets de lotissement voisins et de leurs impacts cumulés.
    Enquête publique jusqu’au 3 juillet 2010.
    Concertation le 13 juillet 2010.
    Contactez Erwan Marjo.

    Concertation à venir

    Coup double.

    Forest et Uccle : avenue de Haveskercke, 40 à 62, et rue du Bambou, 18 à 38. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement 1B pour la construction de 4 immeubles à appartements comprenant 59 logements et la construction et l’exploitation de 89 emplacements de parking couverts. Le projet a fait l’objet d’une première enquête publique organisée par la commune de Forest qui se terminait le 25 mai. Elle a été prolongée pour s’aligner sur celle organisée par la commune d’Uccle. Concertation le 29 juin 2010. La réunion de la Commission de concertation aura lieu à 9 h à la maison communale de Forest.
    Contactez Erwan Marjo et Mohamed Benzaouia.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    L'effet boomerang des infrastructures routières superflues !

    L’effet boomerang des infrastructures routières superflues !

    https://www.ieb.be/2622
    25 juin 2010

    Le projet d'élargissement du Ring autour de Bruxelles poursuit son cours. Sous peu, le gouvernement flamand recevra le résultat de l'étude de mobilité. Modal Shift, plate-forme associative [1] visant à défendre des solutions durables aux questions de mobilités, a planché sur une note afin de démontrer que l'agrandissement des infrastructures routières n'offrait en rien une solution structurelle aux problèmes de congestion rencontrés sur le Ring de Bruxelles. La note s'appuie notamment sur des exemples venant de l'étranger.

    Pour Modal Shift, il est irrationnel de s’engager dans cette voie à l’heure où nos économies battent de l’aile et où le défi environnemental à relever ne laisse planer aucun doute. Modal Shift souhaite pragmatiquement amener la réflexion sur le terrain de l’efficience (analyse coût/bénéfice) et considère qu’investir simultanément dans les routes et le transport en commun produit un effet de neutralisation des bénéfices potentiels du second et revient, en définitive, à jeter l’argent par les fenêtres.

    Les expériences passées et proches montrent que toute infrastructure routière supplémentaire génère un effet boomerang. Elle fournit à court terme l’illusion de résoudre le problème de la congestion mais elle produit à long terme un vigoureux retour de flamme s’accompagnant de tout le cortège de nuisances induit par la circulation automobile. Il ne s’agit pas d’une hypothèse gratuite ; elle repose sur des études scientifiques et l’expérience avérée. Or cet effet boomerang est à l’heure actuelle insuffisamment pris en considération dans les politiques de mobilité et, plus particulièrement, dans les modèles utilisés pour développer le projet d’élargissement du Ring. Voici brièvement les différents points abordés par cette note (Note sur le projet d’élargissement du Ring - Modal Shift - Juin 2010) [2].

    L’infrastructure projetée crée un effet d’appel

    L’exemple londonien est à ce titre très parlant. La construction du ring à Londres dans les années 1980 a généré en moins de 4 mois une pression automobile supplémentaire de 10%. Si dans un premier temps, la nouvelle rocade a permis de mieux absorber la circulation existante, très rapidement elle a attiré une pression automobile supplémentaire dont 25% faisait suite à un phénomène d’exode urbain. Face à ce résultat, le gestionnaire d’infrastructure a dû décider quelques années plus tard de créer des bandes supplémentaires, lesquelles se sont à nouveau rapidement remplies.

    L’infrastructure projetée hypothèque les autres objectifs de mobilité

    Si la Flandre souhaite atteindre le défi de la mobilité et les objectifs prévus dans le Pacte 2020 [3] et Vlaanderen in Actie (ViA), elle doit être consciente que la nouvelle infrastructure projetée rend cette mission quasi impossible. La réduction voulue des particules fines et des gaz à effet de serre est incompatible avec un accroissement des déplacements.

    L’infrastructure projetée a un coût ruineux

    Si les autorités maintiennent ce choix de nouvelles infrastructures routières, cela sous-entend qu’elles sacrifient irrévocablement des investissements dans d’autres domaines. L’estimation de base chiffre déjà le coût du réaménagement du Ring à un milliard d’euros. Or d’expérience, on peut raisonnablement tabler sur un accroissement conséquent de ce coût initial. Dans quoi nos autorités vont-elles sabrer ? Dans l’enseignement, dans les politiques sociales ?

    Une alternative existe

    Une fiscalité intelligente produit des effets positifs indubitables. Le Bureau central du plan des Pays-Bas (CPB) a chiffré qu’un prélèvement intelligent aux heures de pointe sur 5% des kilomètres parcourus ferait diminuer la congestion de 50%. Les exemples de péage à Londres et Stockholm démontrent aussi tout le bon sens de cette mesure et son efficacité. Ce type de mesures combiné avec un investissement accru dans le transport public et les infrastructures cyclistes produit des effets positifs structurels sur la pression automobile. La condition de réussite consiste précisément à ne pas investir dans les infrastructures routières au même moment au risque de concurrencer directement les alternatives durables mises en place. Le mythe de la multimodalité (qui laisse le choix entre tous les modes de transport) occulte la nécessaire économie que nous devons faire de nos déplacements en passant à l’intermodalité (utiliser le mode de transport le plus performant à la fois socialement, environnementalement et économiquement).

    Renverser la vapeur de toute urgence

    Nous sommes convaincus que les autorités ont beaucoup plus à gagner par des solutions novatrices. Ces solutions mèneront à une réduction des gaz à effet de serre et une qualité de vie retrouvée. Modal Shift demande aux autorités d’intégrer dans leurs études les éléments objectifs mis en lumière par la note jointe.

    Contacts
    - NL : Bruno Van Zeebroeck, BBL, 0475/20 73 13. Joeri Thijs, Greenpeace, 0496/26 31 92. Jeroen Verhoeven, BRAL, 0477/46 31 81.
    - FR : Claire Scohier, IEB, courriel, 02/893 09 14, 0473/66 75 05.


    [1La plate-forme Modal Shift se compose de : Bral vzw, Greenpeace, Bond Beter Leefmilieu, Natuurpunt, Inter-Environnement Bruxelles, Fietsersbond, Friends of the Earth Belgium, Gracq, Inter-Environnement Wallonie, TreinTramBus, Jeugdbond voor Natuur en Milieu (JNM), Amis de la Terre, Komimo en Mobiel 21.

    [2Vous pouvez télécharger la note complète en néerlandais sur www.modalshift.be

    [3Le PACT 2020 est un contrat d’avenir signé le 20 janvier 2009 par les partenaires sociaux, le gouvernement et l’administration de la Région flamande.

    Projet d'hôtel rue Royale : le couvent est bien du logement

    Projet d’hôtel rue Royale : le couvent est bien du logement

    https://www.ieb.be/2625
    29 juin 2010

    Ce 22 juin, le Conseil d'État a annulé le permis d'urbanisme délivré pour le site du Gesù car la prescription 0.12 du PRAS n'a pas été respectée. Cette prescription prévoit que tout logement supprimé en zone de forte mixité doit être compensé par la même superficie de logement à créer dans la zone.

    Le 7 septembre 2009, l’ARAU, IEB et un riverain ont introduit un recours devant le Conseil d’État contre le permis délivré par le Collège des Bourgmestres et échevins de la commune de Saint-Josse (le 7 juillet 2009) pour la transformation d’un ensemble de bâtiments ayant appartenu aux Jésuites en un hôtel de 150 chambres, un centre de congrès, un spa, une brasserie, un parking de 177 places.

    Cet ensemble de bâtiments, situé entre les rues Royale, Traversière, de la Comète et Brialmont comprend principalement une église, un couvent, une chapelle, trois maisons mitoyennes d’anciens logements sur commerces et des bâtiments annexes dont des garages rue de la Comète. Le couvent est le bâtiment situé le long de la rue Traversière, 2.

    Le couvent, construit en 1929, dans un style d’inspiration Art Déco s’étend sur plus de 6 500m². Il comprend cinq étages desservis à chaque niveau par un large couloir qui dessert une soixantaine de chambres, un réfectoire, des salles de réception, des sanitaires, etc.

    Lors de la Commission de concertation, les associations et les habitants ont assuré que le couvent devait être considéré comme du logement puisque les Jésuites y vivaient effectivement. L’étude historique rédigée dans le cadre de la demande de permis atteste d’ailleurs que le couvent a été construit comme « résidence » par les Jésuites. Or, la prescription 0.12 du PRAS interdit la suppression de logement en zone de forte mixité sans que ne soit maintenue la même superficie de logement dans la zone. Le glossaire du PRAS considère par ailleurs le logement collectif comme du logement.

    Le promoteur suisse qui a acheté le bien connaissait la situation de fait et de droit. Cependant il a délibérément pris le risque, appuyé en cela par la Commune et la Région, d’ignorer la prescription 0.12 pour ce qui concerne le plus gros morceau (le couvent). Il l’appliquait pour trois appartements et restituait 309 m² de logement : dérisoire par rapport à la capacité de logement due. La demande de permis tentait de faire passer le couvent pour logements accessoires à l’église, considérée comme équipement. Les associations ont dénoncé cette manœuvre. Le promoteur et les pouvoirs publics ont décidé de passer outre le respect du PRAS au nom du développement économique. C’est aller à l’encontre non seulement de l’évidence, reconnue par le Conseil d’État, selon laquelle un couvent constitue du logement, mais aussi des plans élaborés par les mêmes autorités, qui fondent le logement comme fonction prioritaire de la ville, mais c’est aller également à l’encontre des besoins de la ville. L’esprit des lois, à Bruxelles, c’est que pas un m² de logement ne doit être perdu. Quitte, afin de convenir à l’économie d’un projet, à reconstruire ailleurs « dans la zone » le logement perdu.

    L’arrêt rendu par le Conseil d’État moins d’un an après l’introduction du recours annule donc le permis d’urbanisme délivré par la Commune de Saint-Josse. Le Conseil d’État oblige donc la Commune, la Région et le promoteur à respecter la prescription 0.12 du PRAS. Les 6 500 m² de logements du couvent devront être restitués.

    Le projet devra donc être repensé en incluant des logements conformément aux plans et pour le plus grand bénéfice de la Ville-Région. En ces temps de crise sociale et vu les besoins en logements abordables à Bruxelles, les associations demandent que les logements en question soient à destination sociale. Il s’agit de plus de 6 500 m² de logements dont le Conseil d’État empêche la disparition en Région de Bruxelles-Capitale.

    Contact
    - ARAU : Isabelle Pauthier, 0477/33 03 78.
    - IEB : Mathieu Sonck, 0478/20 35 78.


    Nouvelle étape dans la saga des expropriés de la rue du Progrès : quand le progrès touche le « fonds »

    Nouvelle étape dans la saga des expropriés de la rue du Progrès : quand le progrès touche le « fonds »

    https://www.ieb.be/2627
    30 juin 2010

    Cela fait maintenant plus d'un an que la commission de concertation a rendu son avis dans le dossier du Quadrilatère Nord, projet de viaduc ferroviaire porté par Infrabel et nécessitant la démolition de 28 immeubles et l'expulsion de plus de 200 personnes à la rue du Progrès. L'avis prévoyait que le permis ne pouvait être délivré aussi longtemps qu'Infrabel ne signait pas deux conventions prévoyant, l'une, la reconstruction du front bâti démoli de la rue du Progrès et, l'autre, le relogement et l'accompagnement social des habitants de la rue. Ces deux conventions sont passées au conseil communal de Schaerbeek la semaine dernière. Qu'en pensent IEB et l'Union des locataires du Quartier Nord ?

    Tandis que les habitants sont restés depuis plus d’un an sans nouvelle du projet qui risque d’entraîner leur expulsion, la commune de Schaerbeek tentait de négocier avec Infrabel les deux conventions précitées. Il ne faut pas se leurrer, la convention prévoyant la reconstruction d’un front bâti à la rue du Progrès à la place des 28 immeubles démolis ne pourra jamais avoir pour fonction de reloger les habitants expulsés. D’une part, parce que cette reconstruction ne pourra intervenir que dans de nombreuses années une fois le chantier terminé, d’autre part, parce ces bâtiments auront une profondeur plus que réduite en raison de leur accolement au futur viaduc ferroviaire, empêchant toute affectation en logement.

    Pour rappel, les habitants de la rue du Progrès ont un revenu annuel médian de 4.400 EUR inférieur à la moyenne régionale. Les locataires paient des loyers de 200 à 400 EUR pour des appartements de 1 à 2 chambres. L’étude d’incidence démontre que le marché actuel du logement tant public que privé ne laisse aucune chance de retrouver une offre équivalente dans le quartier… à moins bien entendu de reconstruire une surface équivalente en logement dans la zone.

    Où se niche la garantie de relogement ?

    En tous les cas, pas dans la convention destinée au relogement et à l’accompagnement des locataires !

    En effet la convention dite de « relogement » prévoit surtout et avant tout un accompagnement administratif et financier des locataires qui les aidera certes à se reloger mais dans des conditions nettement moins favorables et atteignant parfois jusqu’à la substance même du droit au relogement.

    De fait, la convention prévoit qu’une fois les logements acquis par Infrabel, cette dernière continuera à réclamer les loyers dus, sans pouvoir certes augmenter leur montant. Aucune économie ne pourra donc être réalisée par le locataire de ce côté. Une fois le départ des locataires prévus, ceux-ci pourront toucher, grâce à la création d’un fonds, jusqu’à 10 000 € pour autant qu’ils habitent les lieux depuis plus de 10 ans. Cette somme, qui peut sembler coquette au premier abord, ne sera due qu’aux plus anciens et fondera rapidement comme neige au soleil vu le doublement du prix du loyer auquel ces locataires risquent d’être confrontés. Il eut été plus judicieux, de ce point de vue, que la commune réclame l’application de la règle du différentiel [1] de loyer plutôt que celle du montant forfaitaire. En outre, rien n’est dit dans la convention pour que ce montant soit versé en sus de l’indemnité de déménagement, déménagement dont les frais peuvent déjà lourdement grevé le montant attribué.

    En revenir aux fondamentaux du droit au logement

    Plutôt que de jouer avec sa calculette, la commune aurait mieux fait de s’en tenir aux exigences mentionnées par le comité d’accompagnement chargé du suivi de l’étude d’incidence. Le comité recommandait la reconstruction d’une surface équivalente en logements dans la zone avant le démarrage du chantier en vue de reloger les locataires expulsés.

    Cette recommandation découle d’ailleurs directement du PRAS dont la prescription 0.12 prévoit très clairement que tout logement supprimé en zone de logement doit être compensé par la même superficie de logements à créer dans la zone. Le Conseil d’État dans son arrêt tout frais du 22 juin 2010 relatif à la démolition du couvent du Gesù vient encore de rappeler la stricte interprétation qui doit être faite de cet article.

    Alors que la demande de permis a été introduite le 5 décembre 2005, il y a près de 5 ans, Infrabel avait tout le temps de construire dans la zone les surfaces permettant le relogement des habitants. En 2006, l’ancienne Secrétaire d’Etat au logement, Françoise Dupuis, s’engageait déjà à négocier avec la SNCB pour qu’elle compense la démolition des logements actuels. Des promesses restées sans lendemain…

    Il appartient désormais à la Région de prendre ses responsabilités dans ce dossier et de refuser toute délivrance de permis aussi longtemps qu’Infrabel ne se sera pas engager à reconstruire une surface équivalente en logement dans le quartier, et ce, avant le démarrage du chantier en vue de permettre le relogement des locataires.

    Contacts

    - IEB : Claire Scohier, 02/893 09 14, 0473/667 505, Claire Scohier.
    - ULQN : Mohamed El Morabit, 02/203 48 57, 0476/43 90 07, ulqn chez skynet.be.


    [1Dans ce cas, le responsable de l’expropriation verse au locataire expulsé un montant équivalent au différentiel de loyer entre l’ancien logement et le nouveau logement à multiplier par 12 et par le nombre d’années restant à courir dans le bail.

    Stockage des déchets radioactifs ? Ne mettons pas la tête dans le sable...

    Stockage des déchets radioactifs ? Ne mettons pas la tête dans le sable...

    https://www.ieb.be/2633
    30 juin 2010

    Donnez votre avis sur le Plan de gestion des déchets radioactfs.

    L’ONDRAF, l’organisme public qui gère les déchets radioactifs, veut les enfouir d’une façon définitive et irréversible dans des couches argileuses à plus de 200 mètres de profondeur. L’ONDRAF a développé un projet de Plan Déchets qui fait l’objet d’une consultation publique du 7 juin au 6 septembre 2010.

    Pour Greenpeace, qui a analysé le Plan Déchets de l’ONDRAF, cette option est inacceptable. Découvrez en détails les critiques et les alternatives alternatives proposées : www.greenpeace.org.

    Donnez votre avis en ligne sur le Plan Déchets sur : http://niras.lodgon.com/
    niras
    .


    Inventaire des enquêtes publiques du 30/06/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 30/06/2010

    https://www.ieb.be/2635
    30 juin 2010


    Carte MoBIB : les portillons s'ouvrent, les droits des usagers se referment

    Carte MoBIB : les portillons s’ouvrent, les droits des usagers se referment

    https://www.ieb.be/2636
    30 juin 2010

    Ce 1er juillet, l'utilisation de la carte MoBIB devient obligatoire pour l'ensemble des abonnés de la STIB. L'utilisation de cette carte équipée d'une puce RFID, puce permettant une lecture à distance des données qu'elles contient, pose des questions essentielles en termes de respect du droit à la vie privée et des droits qui en découlent, parmi lesquels figure, entre autres, la liberté de circulation.

    Au-delà des questions que peuvent poser les politiques de contrôle et les coûteux portillons mis en place par la STIB, l’analyse du système mis en place par la STIB révèle plusieurs carences, d’une part, en matière de protection des données personnelles et, d’autre part, dans la nature et la quantité des données récoltées au regard des objectifs annoncés par la STIB, à savoir, entre autres, la lutte contre la fraude et la gestion de la clientèle.

    Afin de lancer un débat constructif avec la STIB, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a lancé une action : « Carte MoBIB : ma vie privée ne voyage pas en commun ». Cette action propose au public d’envoyer à la société de transport un courrier énonçant diverses améliorations à apporter à la carte MoBIB afin que celle-ci soit plus respectueuse de la législation sur la vie privée et la protection des données.

    Parmi les mesures proposées, on peut pointer la demande de rendre publiques des informations précises quant à la gestion de ses bases données, une meilleure protection des données ou encore l’évolution, à terme, vers des tickets de métro électroniques anonymes.

    La LDH et IEB estiment que les mesures prises par la STIB sont insuffisantes pour assurer la mise en conformité de la carte MoBIB avec la législation belge en matière de vie privée. De manière synthétique, nous pointons les carences suivantes, développées dans l’argumentaire joint :

    • manque de précision des finalités qui sont effectivement poursuivies par la STIB en matière de conservation des données ;
    • non-respect du principe de proportionnalité impliquant que lorsque des solutions moins attentatoires à la vie privée existent, celles-ci doivent être privilégiées ;
    • non-application rigoureuse des principes légaux de protection des données ;
    • flou autour de la durée de conservation de certaines données ;
    • protection insuffisante des données ;
    • impossibilité pour l’utilisateur de voyager, à coût égal, de manière anonyme ;
    • ...

    Plus globalement, la LDH et IEB s’inquiètent également du fait que la mise en place de portillons d’accès va avoir pour effet de bloquer l’accès aux services publics aux personnes les plus fragilisées de nos sociétés (sans-abri, sans-papiers, etc.).

    En invitant dans la vie quotidienne de milliers de citoyens un outil de traçage sans suffisamment garantir le respect de la vie privée et la sécurité des données à caractère personnel – alors même que les technologies actuelles auraient permis d’aboutir au même résultat avec des garanties suffisantes – la STIB ne semble pas avoir pris la mesure des droits des voyageurs à protéger.

    Dans ce contexte, la LDH va prendre contact avec les ministres responsables pour leur faire part des craintes légitimes que fait peser ce système sur ses utilisateurs.

    Elle souhaite également, à l’heure où l’utilisation de la carte MoBIB devient obligatoire sur tout le réseau de la STIB, annoncer son action. Elle invite donc la presse à relayer la campagne « Carte MoBIB : ma vie privée ne voyage pas en commun » auprès du grand public.

    Toutes les informations et analyses ayant mené à la mise sur pied de cette campagne ainsi que le courrier à envoyer à la STIB sont accessibles sur le site www.liguedh.be.

    - Lien vers l’article détaillant les carences de la carte MoBIB, publié dans la lettre d’Inter-Environnement Bruxelles : www.dice.ucl.ac.be ou Carte MoBIB : un bon exemple de mauvaise mise en œuvre.
    - Lien vers le courrier à envoyer à la STIB
    - Lien vers le contre-argumentaire de la LDH

    Contacts
    - Manuel Lambert, juriste Ligue des droits de l’Homme : 0479/86 90 81.
    - David Morelli, chargé de communication LDH : 0472/60 06 39.


    Premium va gratter le ciel... et sur les dépenses ?

    Premium va gratter le ciel... et sur les dépenses ?

    https://www.ieb.be/2637
    30 juin 2010

    Atenor reçoit son permis définitif pour la tour Premium, située au bord du canal, en face du site de Tour et Taxis. Une tour qui, selon la presse[1], offrira des logements à un prix raisonnable et presque accessible aux Bruxellois, soit 2000€/m² HTVA et, toujours selon le même journaliste, des performances énergétiques remarquables. Des assertions qui ne résistent pas à l'analyse d'IEB.

    A part constituer un « geste architectural fort » , la hauteur de la tour n’a que des effets négatifs. Et singulièrement sur les paramètres du prix et de la performance énergétique. Ce n’est pas IEB qui le dit, c’est le concurrent direct d’Atenor, T&T Project qui l’annonçait dans le rapport d’incidences environnemental de la tour de 30 étages que la société désirait construire de l’autre coté du canal, sur le site de Tour et Taxis : construire une tour coûte 30% de plus, et en faire un bâtiment basse énergie contrarie carrément l’économie du projet.

    Et pour cause, l’étude d’incidences du projet Atenor ne disait pas autre chose en avouant que la consommation énergétique du bâtiment (68 kWh/m²/an) serait le double du standard basse énergie et quadruple du standard passif qui s’imposera avant la fin 2014 au marché bruxellois. Faut-il rappeler également que si le promoteur prévoyait un investissement de 110 à 120 millions d’euros au moment du dépôt du permis, ce sont déjà 150 millions d’euros qui sont annoncés par la presse aujourd’hui[2] ? Pour 80 000 m², cela donne 1875€/m². Vendus à 2000€/m² ? On demande à voir !

    En réalité, le projet qui devrait être livré en 2013, obsolète d’un point de vue environnemental, sera probablement beaucoup plus cher qu’annoncé, ou alors de bien piètre qualité, ce qui contrasterait singulièrement avec les affirmations du site promotionnel d’Atenor[3].

    Mais la presse est restée muette sur le problème le plus important que constitue l’érection de cette tour au bord du canal : Premium constituera la première gated community verticale de Bruxelles, un bâtiment à l’obsession sécuritaire qui fait fi de son environnement immédiat, des logements sociaux, un quartier populaire et une industrie urbaine menacée. La mixité prônée par la propagande d’Atenor ressemble plus à de la ségrégation sociale qu’à autre chose...



    [1] « Premium va gratter le ciel » , François Robert, Le Soir du 30/06/2010.
    [2] La Capitale , 30/06/2010.
    [3] « Ces prestigieux bâtiments abriteront également un ensemble de services de grand luxe tels que conciergerie VIP, piscine, centre de Spa & Wellness, salle de cinéma privative, restaurants, espace ludique pour les enfants,... » - www.atenor.be.


    La Senne mise en lumière à Anderlecht

    La Senne mise en lumière à Anderlecht

    https://www.ieb.be/2629
    30 juin 2010

    Alors que certains rêvent de travaux pharaoniques pour remettre en surface un tronçon de la Senne dans le centre-ville, la Coordination Senne et IEB se sont retrouvés ce mardi 29 juin autour d'un Mardi de la Senne pour mieux faire connaître cette rivière, en particulier là où elle coule encore à ciel ouvert.

    Alors que certains rêvent de travaux pharaoniques pour remettre en surface un tronçon de la Senne dans le centre-ville, la Coordination Senne et IEB se sont retrouvés ce mardi 29 juin autour d’un Mardi de la Senne pour mieux faire connaître cette rivière, en particulier là où elle coule encore à ciel ouvert. Plus de cent personnes ont suivi les pas des deux associations au bord de la Senne à Anderlecht pour découvrir cette rivière mythique et véritable symbole de notre Région.
    Il y a 3 ans, un Mardi de la Senne sensibilisait déjà les participants et les administrations à l’intérêt d’aménager ce site. Cette activité a dû faire écho puisque l’administration Bruxelles Environnement et Beliris nous ont maintenant présenté leur projet de balade verte qui devrait être finalisée fin 2011.

    Infos : Delphine Termolle et Erwan Marjo..


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 1er juillet 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 1er juillet 2010

    https://www.ieb.be/2745
    1er juillet 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Bruxelles Environnement à Tour et Taxis : un bâtiment durable entouré d’une mer de parking...

    Bruxelles-Ville : rue Picard, 3, et avenue du Port, 86. Demande de permis d’urbanisme par T&T Project pour la construction d’un nouvel immeuble de bureaux de 8 niveaux hors sol (16.725 m2) et 323 emplacements de parking couverts. Le projet implique la démolition de la Halle de transit ainsi que la modification de l’accès au site depuis l’avenue du Port et l’adaptation du parking hors sol.
    Demande de permis d’environnement pour diverses installations techniques ainsi que pour l’exploitation de 323 emplacements de parking couverts et de 482 emplacements de parking à l’air libre.
    Enquête publique jusqu’au 5 juillet 2010.
    Concertation le 13 juillet 2010.
    Contactez Mohamed Benzaouia et Nicolas Prignot.

    Les lots sortent du bois

    Forest : chaussée de Neerstalle, 294-298, et avenue de Kersbeek, 261a. Demande de permis de lotir développant un ensemble résidentiel en intérieur d’îlot avec création de voiries publiques (60 lots dont 57 maisons unifamiliales et 3 immeubles à appartements). Les riverains dénoncent, entre autres, la surdensification du quartier et la non-prise en compte des autres projets de lotissement voisins et de leurs impacts cumulés.
    Enquête publique jusqu’au 3 juillet 2010.
    Concertation le 13 juillet 2010.
    Contactez Erwan Marjo et Mohamed Benzaouia.

    Concertation à venir

    Gros lots rue des Trèfles. Anderlecht : rue des Trèfles, 17, et chaussée de Mons, 1201, 1203, 1217, 1219. Demande de permis de lotir avec création de voiries pour un ensemble de 24 lots pour 18 maisons unifamiliales, 3 lots pour des appartements avec activités de commerces, bureaux, activités productives et équipements et 3 lots pour des bureaux. Concertation le 7 juillet 2010. Contactez Isabelle Hochart et Thierry Kuyken.

    Résultat de concertation

    « Chaudron », un PPAS dans les roses. Anderlecht : terrain enceint par le boulevard H. Simonet, la route de Lennik et traversé par la rue du Chaudron. Ce projet de PPAS tant attendu par les habitants, concurrencé par un projet de lotissement privé, a reçu un avis défavorable des administrations régionales. Préférant la proposition des promoteurs au PPAS, les autorités régionales reprocheront au plan communal son manque de densité (devant assurer la transition avec Neerpede), l’ouverture des îlots et la largeur de la zone tampon boisée entre le chemin de fer et les habitations. [ Lire l’avis ]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Église du Gesù : le landernau politique bruxellois s'empresse de cirer les bottes du promoteur qui a fauté

    Église du Gesù : le landernau politique bruxellois s’empresse de cirer les bottes du promoteur qui a fauté

    https://www.ieb.be/2639
    2 juillet 2010

    Suite aux déclarations des Secrétaires d'État au logement, Christos Doulkeridis, et à l'Urbanisme, Emir Kir, parues dans Le Soir de ce vendredi 2 juillet sur l'annulation par le Conseil d'État du permis d'urbanisme pour le projet d'hôtel sur le site du Gesù, rue Royale à Saint-Josse, les requérants ARAU, IEB et un riverain tiennent à rappeler ce qui suit.

    - Le respect de la prescription 0.12 du PRAS imposant de maintenir la même superficie de logement sur le site même du projet est intangible. La décision du Conseil d’État ne fait que le confirmer alors que tout le monde semble s’en étonner. La loi est la même pour tous, y compris pour les projets régionaux. L’idée consistant à placer du logement en dehors du site pour contenter le promoteur va à l’encontre de l’esprit et de la lettre de cette prescription ;
    - le projet d’hôtel n’est pas un modèle de concertation, contrairement aux affirmations d’Emir Kir : depuis le début, le promoteur a fermé la porte à toute discussion avec le monde associatif préférant faire pression sur eux pour tenter d’obtenir un retrait du recours ;
    - les promoteurs se sont sciemment assis sur la prescription 0.12 avec la complicité active de la Commune et la complicité passive de la Région. La preuve en est que le premier projet présenté par les promoteurs était conforme au PRAS (il prévoyait bel et bien 6 000m² de logement sur le site). Les associations disposent par ailleurs d’un procès-verbal de réunion rédigé sur papier à en-tête de l’avocat du demandeur du permis et daté du 25 octobre 2006. Ce PV dit explicitement : « La question se pose de savoir s’il y a lieu de, en vertu de la prescription A 0.12 PRAS, de compenser une perte de logements dans la zone.
    La nature des superficies antérieurement occupées en couvent (logement des religieux) est abordée.
    Me F. d’Aoust expose à ce sujet que les logements sont associés à la fonction religieuse de l’Église et en constituent l’accessoire. Le même raisonnement semble pouvoir être tenu pour les « appartements » qui sont présents dans l’un des immeubles d’angle et qui ont hébergé des sans-abri à l’invitation des pères de l’Église.
    Selon le cabinet Stibbe, en tant qu’accessoire d’un lieu de culte, les superficies dédiées aux couvents des pères et à l’hébergement des sans-abri doivent être assimilées à de l’équipement d’intérêt collectif de sorte que la prescription A.0.12 n’est pas applicable au projet. »

    C’est la thèse que le promoteur et la commune ont défendu devant le Conseil d’État, avec le succès que l’on sait.

    Ce PV ajoute : « Compte tenu du soutien général apporté au projet par les autorités, celles-ci s’engagent vis-à-vis du [promoteur] à accepter d’ores et déjà le programme des affectations et les options urbanistiques et architecturales du projet en signant la présente note ». Sur cette base, l’ARAU, IEB et un riverain attaquaient également le permis pour défaut d’impartialité requise pour le traitement d’actes administratifs dans le chef de la Commune, autorité délivrante du permis.

    L’arrêt du Conseil d’État brise cette collusion entre promoteur et décideurs communaux et régionaux. Cette collusion est inacceptable pour les habitants qui veulent le respect des plans, source de sécurité juridique. Les pouvoirs publics trahiraient leur mandat en prétendant agir sans transparence et au gré des opportunités.

    Si on écoutait Monsieur Demannez, Bourgmestre de Saint-Josse, on aboutirait au quartier Nord, donc à une ville barbare. Monsieur Demannez n’a pas le droit de tordre les plans au profit d’un promoteur qui a les moyens alors que les emplois locaux promis sont hypothétiques. Le rôle des plans est aussi de protéger l’ensemble des habitants de ce genre de risque !

    Selon Le Soir , le Gouvernement doit se pencher jeudi prochain sur une mesure à prendre, proposée par Monsieur Demannez, pour éviter que le promoteur effarouché ne reprenne ses billes : redéfinir le statut des hôtels comme des logements c’est-à-dire revenir à une situation qui a produit le Carrefour de l’Europe, en face de la Gare centrale, où les Bruxellois, qui voulaient des logements, ont hérité d’un hôtel. Si tel était le cas, le politique renierait des dispositions qui ont permis de stopper la destruction de logements dans les quartiers centraux, alors que la Région a promu et encouragé depuis 1995 la préservation du logement contre les formes d’activités prédatrices telles que les hôtels et les bureaux. Où va-t-on loger les 150 000 nouveaux Bruxellois annoncés par le Bureau du Plan ?

    Les associations ne sont pas des esprits échauffés et impulsifs. Elles doivent consulter leurs instances avant toute décision, il serait indécent que le gouvernement prenne attitude sur ce dossier pendant les vacances.

    L’ARAU et IEB continueront à surveiller l’évolution de ce dossier pour vérifier que le promoteur se conformera à la décision du Conseil d’État.

    Pour toutes informations complémentaires, veuillez contacter :
    - Mathieu Sonck, Secrétaire Général d’Inter-Environnement Bruxelles, 0478/20 35 78.
    - Marc Frère, Président de l’ARAU, 0495/52 02 41.


    La voix des murs

    La voix des murs

    https://www.ieb.be/2652
    8 juillet 2010

    Sortie de presse du numéro spécial de « Bruxelles en mouvements ». Consacré aux inscriptions murales, graffitis, ce dossier fait le tour de la diversité des modes d'expression graphique, gratuite et spontanée qui ont pris possession des murs de Bruxelles.

    Vous souffrez de coups de soleil, déshydratation, bouffées de chaleur,... ou le mauvais temps vous rend otage de votre fauteuil ? Réconfortez-vous, votre journal préféré vous a concocté un numéro très graphique offrant des paysages du quotidien que vous ne pourrez vous lasser de contempler. Les articles, venant ponctuer les illustrations multiples sont le fruit de réflexions propres aux auteurs et permettent de vous présenter des horizons différents :
    « Les murs, réceptacles passés et présents de nos cris multiples », offre un retour sur la genèse du phénomène et la mise en lumière de son actualité
    « La lutte anti-tag, démesure et contrôle de la population » met en évidence la criminalisation disproportionnée mise en place par les pouvoirs publics et autres instances pour lutter contre le tag ;
    « L’art de la récupération » montre, au travers de l’expression murale, comment le marché et ses logiques peut récupérer à son profit ce qui en apparence lui est nuisible ;
    « Les collectifs qui bouillonnent de culture » nous livre des témoignages de quelques collectifs bruxellois œuvrant pour une expression murale insérée dans les marges de la légalité.

    Le dossier peut être obtenu sur demande à Inter-Environnement Bruxelles, rue d’Edimbourg, 26, 1050 Bruxelles. Tél. : 02/893 09 09. Courriel : info chez ieb.be. Vous pouvez le lire sur le site Internet d’IEB : Bruxelles en mouvements. Si vous souhaitez obtenir un exemplaire de la version papier, envoyez un message à Auteur : 38.

    Bruxelles en mouvements est le mensuel d’IEB publiant des informations sur les projets qui transforment la ville et touchent à la qualité de la vie des Bruxellois. La publication reflète le travail d’Inter-Environnement Bruxelles avec les associations urbaines et les comités de quartier pour défendre le point de vue des habitants. Les analyses visent à rendre les enjeux plus compréhensibles devant l’opinion publique et les responsables politiques. (Abonnement annuel : 24 euros.)


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 8 juillet 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 8 juillet 2010

    https://www.ieb.be/2748
    8 juillet 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    Concertations à venir

    Bruxelles Environnement (IBGE) à Tour et Taxis : un bâtiment durable entouré d’une mer de parking... Bruxelles-Ville : rue Picard, 3, et avenue du Port, 86. Demande de permis d’urbanisme par T&T Project pour la construction d’un nouvel immeuble de bureaux de 8 niveaux hors sol (16 725 m2) et 323 emplacements de parking couverts. Le projet implique la démolition de la Halle de transit ainsi que la modification de l’accès au site depuis l’avenue du Port et l’adaptation du parking hors sol.
    Demande de permis d’environnement pour diverses installations techniques ainsi que pour l’exploitation de 323 emplacements de parking couverts et de 482 emplacements de parking à l’air libre. L’enquête publique porte sur le cahier des charges de l’étude d’incidences. Concertation le 13 juillet 2010. Contactez Mohamed Benzaouia et Nicolas Prignot.

    Les lots sortent du bois. Forest : chaussée de Neerstalle, 294-298, et avenue de Kersbeek, 261a. Demande de permis de lotir développant un ensemble résidentiel en intérieur d’îlot avec création de voiries publiques (60 lots dont 57 maisons unifamiliales et 3 immeubles à appartements). Les riverains dénoncent, entre autres, la surdensification du quartier et la non-prise en compte des autres projets de lotissement voisins et de leurs impacts cumulés. Concertation le 13 juillet 2010. Contactez Erwan Marjo et Mohamed Benzaouia.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Les murs, réceptacles passés et présents de nos cris multiples

    Les murs, réceptacles passés et présents de nos cris multiples

    https://www.ieb.be/2718
    10 juillet 2010 • Claire Scohier

    Volonté de bousculer le regard, expression d’un malaise, révolte inconsciente ou encore respiration dans l’univers urbain, le marquage des murs est un acte multiple et éternel qui ne saurait s’enfermer dans la catégorie de l’incivilité.

    Le graffiti, trace murale non autorisée, a traversé les âges. Il fait partie des matières premières traitées par les archéologues qui les traquent de Pompéi au Guatemala. Mais reconnaissons avec Jean Baudrillard que « dans la signalisation de la ville, les graffitis ont jusqu’il y a peu toujours constitué le bas-fond (...), l’inscription honteuse, refoulée, des pissotières et des terrains vagues. Seuls avaient conquis les murs d’une façon offensive les slogans politiques, propagandistes, des signes pleins » [1].

    Mai 68 constitue, de ce point de vue, un tournant dans la visibilité donnée non seulement à l’affichage mais aussi au graffiti. Sous le slogan « l’imagination au pouvoir » les murs vont se couvrir d’affiches, pochoirs et autres graffitis. Ce foisonnement est sans doute unique en Europe par son ampleur. Les murs deviennent la parole, le miroir du quotidien de mai 68 : « Désobéir d’abord, alors écris sur les murs » (loi du 10 mai 1968). Encore
    aujourd’hui, nombre d’affiches politiques sont pensées et tirées selon les principes de cette époque, la sérigraphie.

    L’émeute des signes : du Bronx au musée

    Quelques années plus tard, sur un autre continent, on assiste à l’émergence du tag, forme d’expression du graffiti, née dans les quartiers ghettos des métropoles aux Etats-Unis (New York, Washington, Chicago,...). Faisant suite à la répression d’émeutes urbaines dans les ghettos, ce tagage exprimait la révolte face aux conditions de vie socioéconomiques difficiles, au sentiment d’exclusion et d’inexistence de ses auteurs. Le phénomène acquiert une visibilité médiatique à New York, en 1971, lorsque le métro commence à se
    couvrir de façon spectaculaire de la signature TAKI183, 183 évoquant un numéro de rue, fait révélateur de l’attachement du tagueur de la première vague à son quartier. Pour la seule année 1971, la ville de New York consacra 300 000 dollars à la lutte anti-graffitis.

    Dépassant le cri de malaise, le tag devient un vecteur de visibilité, voire de célébrité et se double ainsi peu à peu d’une ambition plastique. Cette transformation est voulue par la Zulu Nation (1976) elle-même qui prône le remplacement des affrontements entre gangs rivaux par des compétitions
    artistiques. C’est ainsi que parallèlement au tag des quartiers populaires se développe la mouvance artistique du graff bénéficiant d’une légitimité dans les milieux culturels : certaines productions s’affichent dans des livres d’art, des expositions viennent à intégrer le graffiti dans le patrimoine culturel. Des jeunes artistes sont rémunérés pour décorer devantures ou rideaux de fer des boutiques. Des peintres s’associent aux graffiteurs et se créent un nom.

    Ce glissement n’est pas spécifique au mouvement tag, l’affichage militant de
    mai 68 a aussi dérivé vers une tradition parisienne du graffiti à vocation esthétique. Et le mur de Berlin est aujourd’hui transformé en cailloux pour touristes et galerie permanente à ciel ouvert.

    Du musée à la banlieue française

    A partir des années 1980, la culture hip-hop traverse les océans pour se répandre dans le monde, de l’Europe au Japon. Cette diffusion s’accompagne d’un lissage, d’un effacement du caractère plus radicalement revendicatif et conflictuel des origines du tag d’Outre-Atlantique. Le pochoir se développe en France comme mode d’expression des musiciens alternatifs et les graffitis
    font l’objet de spéculations intellectuelles et marchandes. Néanmoins, le tag se développe aussi dans les banlieues françaises comme signe urbain d’un malaise social. Il tapisse les murs des grands ensembles construits dans les années 70 et suscite assez rapidement la mise en place de dispositifs répressifs, tout particulièrement de la RATP.

    Une portée politique qui ne se dit pas

    Le tag et le graff ne peuvent s’enfermer ni dans un acte de résistance politique ni dans une pratique de gang de quartier ou encore dans une expression culturelle artistique. Le plus souvent dénué de visées politiques, il constitue néanmoins, par la force des choses, un acte politique.

    Selon Baudrillard, les tags représentent une insurrection par les signes contre les signes, en opposant à l’empire des signes pleins, comme ceux de la pub, des signifiants vides (le tag n’est pas porteur de sens pour le non
    initié). Le tag constituerait en ce sens une caricature de la communication de masse qui se joue des logos et autres slogans.

    Et c’est là toute son ambivalence : le tag se nourrit de la société d’aujourd’hui. Il adopte sa technologie, sa culture mobile en réseau et invasive, sa temporalité rapide et son image tape-à-l’œil. Il digère tous
    ces indices de la ville pour les recracher sur les murs.

    Et Bruxelles dans tout ça ?

    A Bruxelles, c’est surtout à Schaerbeek au début des années 1990 que le mouvement hip-hop va s’enraciner. Un nombre exponentiel de rappeurs et de graffeurs apparaissent. Les tagueurs réinvestissent la ville aux travers de ses réseaux urbains et nœuds de mobilité. Pas de phénomènes de banlieues ou de ghettos à Bruxelles. Le tagueur n’est plus attaché à son quartier.
    Ce qui prime c’est l’existence de territoires symboliques et la culture commune qui se tisse entre les afficionados de la bombe. Ils convoitent et exploitent les lieux de flux comme les métros, les tunnels, les sorties de stations, les galeries commerciales, les gares, les voies de chemin de fer, les ponts, tous ces lieux de passage, faisant de la ville la plus grande galerie du monde. Ils ne revendiquent pas un territoire mais se contentent de l’occuper.

    Dans un autre champ, des collectifs se bousculent aussi pour occuper les murs : campagne d’affichages contre la consommation (« Faites l’amour, pas les magasins ») ou pour dénoncer certaines politiques urbaines (campagne dans le quartier Midi).

    Reste qu’à Bruxelles comme ailleurs, ces gestes de liberté et gratuits, pieds de nez à la culture dominante et marchande, doivent louvoyer en permanence entre les velléités de normalisation par la culture majeure [2] et de répression par les organes de contrôle [3] tandis que la colonisation autorisée de l’espace public, elle, ne cesse de croître au profit de l’esprit de lucre.

    Claire Scohier


    [1J. Baudrillard, Kool Killer ou l’insurrection par les signes, in L’échange symbolique et la mort, Gallimard, 1976, p. 123.

    [2Voir dans ce BEM l’article de Pierre Meynaert et Jérôme Matagne : L’art de la récupération.

    [3Voir dans ce BEM l’article d’Olivia Lemmens : La lutte anti-tag, démesure et contrôle de la population.

    La lutte anti-tag, démesure et contrôle de la population

    La lutte anti-tag, démesure et contrôle de la population

    https://www.ieb.be/2719
    10 juillet 2010 • Olivia Lemmens

    Dans les années 80, l’extension du métro bruxellois, limité jusqu’alors à certains quartiers de la ville, allait permettre un développement inédit à Bruxelles des tags et des graffs. Mais cette extension géographique des tags n’allait pas être sans conséquences dans une société où la propreté est perçue comme un signe indispensable à la stabilité, l’ordre et la sécurité.

    Depuis le début des années 90, le nombre d’articles parus dans la presse à propos du sort à réserver aux tags et donc aux tagueurs a lui aussi pris beaucoup d’ampleur. Le ton avait changé. Devenu malgré lui une sorte de
    porte-parole de la délinquance urbaine, le tag n’a plus cessé d’être cité par la presse [1], la STIB et les pouvoirs publics pour justifier les décisions qu’ils souhaitaient entreprendre au nom du sentiment d’insécurité de la population. « Le tag n’est pas un délit mineur. C’est aussi grave qu’un
    vol à la tire ou qu’un vol à l’étalage »
    déclarait Xavier de Donnea, bourgmestre alors de Bruxelles-Ville [2]. Comme si la disparition du tag était la solution aux problèmes d’insécurité !

    La force et la fragilité du tag est qu’il touche à des notions beaucoup plus objectives que celle d’un vague sentiment d’insécurité : l’espace public et la propriété privée... Le tag revendique une autre lecture de l’espace et du territoire. Il n’est pas question d’appropriation mais de visibilité. Mais dans une société où l’espace public, l’image et la visibilité sont de potentielles sources de profit, le tag a peu de chances d’être reconnu et valorisé en tant que mode d’expression. Personne ou presque pourtant ne s’émeut devant la
    multiplication des panneaux publicitaires dans la ville au cours de ces dernières années. Et tant pis si seuls les messages commerciaux ont droit de cité !

    Cette visibilité du tag pose d’autant plus problème qu’elle apparaît comme un signe trop évident de l’impuissance des autorités à contrôler l’espace public, ce qui explique sans doute en partie l’origine du comportement radical dont les pouvoirs publics et la STIB ont fait preuve à l’encontre des
    tagueurs dès le début des années 90.

    En effet, les moyens financiers [3], matériels et humains engagés pour lutter contre les tags vont alors prendre des proportions totalement démesurées : engagement de
    nouveaux agents de sécurité et création d’une brigade anti-tag, installation d’un réseau de caméras de télésurveillance très perfectionnées, achat de nouveaux matériels plus résistants, création d’un répertoire des tags et de leur localisation. Désormais la STIB se porte également dans tous les cas partie civile exigeant le remboursement des frais encourus pour le
    nettoyage des tags. La Ville de Bruxelles a également augmenté son budget anti-tag. En 1998, celui-ci atteignait la somme de 45 millions de francs belges.

    Légalement, le tag, en tant qu’inscription non réglementée est interdit sur la
    voie publique et susceptible de valoir à ses auteurs jusqu’à un an de prison mais également de faramineuses amendes. Les remboursements exigés pouvaient atteindre des montants exorbitants comme ce fut le cas par exemple pour un adolescent en 1991 à qui était réclamée la somme de
    1 million de francs belges. Les procédures ont encore été davantage renforcées suite à la mouvance sécuritaire suscitée par la mort de Joe Van Holsbeeck. Principalement visés par cette nouvelle vague de répression, les délits mineurs. Jusque-là seules les inscriptions sur les immeubles publics
    étaient susceptibles d’être poursuivies au pénal mais désormais les graffitis visant les immeubles privés entrent également dans le champ des incivilités et peuvent être sanctionnés pénalement soit sous la forme d’une amende de 26 à 200 euros (multipliés par les centimes additionnels) soit d’une
    peine de un à six mois de prison. Et jusqu’à un an en cas de récidive [4].

    Autant d’argent dépensé, de pratiques de traque presque dignes du grand banditisme sans parler de la sévérité des peines encourues sont difficilement compréhensibles et certainement extrêmement plus dommageables pour le tagueur qu’un tag ne le sera jamais pour notre sécurité.

    Mais alors qu’est-ce qui peut expliquer une telle démesure ? Rien si ce n’est la possibilité pour les pouvoirs publics d’identifier, répertorier et ficher une partie de la population et de mettre en place toute une série de moyens de pression à son égard.

    Olivia Lemmens


    [1Les titres catastrophistes utilisés par la presse ont renforcé le
    sentiment d’insécurité et stygmatisé les tags : « Les bombeurs sauvages ne désarment pas » dans La Libre Belgique du 25 janvier 1991. « Les taggers descendent sur la ville » dans La Dernière Heure du 4 juin 1992. « Bruxelles a déclaré la guerre aux tags » dans Le Soir du 12 juillet 1996.

    [2La Libre Belgique, Nicole
    Burette, 27 février 1997.

    [3En 2006, le nettoyage des graffitis avait coûté 1 039 000 euros (La Dernière Heure du 29 octobre 2008, Nawal Bensalem).

    [4La Libre Belgique, « La chasse aux tagueurs est ouverte », 24 août
    2006.

    L’art de la récupération

    L’art de la récupération

    https://www.ieb.be/2720
    10 juillet 2010 • Jérôme Matagne, Pierre Meynaert

    Considérant les « nouvelles » peintures murales comme ne pouvant se réduire à une dégradation de la propriété privée, il nous semble pertinent d’envisager ces « locutions murales » comme des expressions spontanées de (ré-)appropriation de l’espace public. Ce que les mass-médias et structures de pouvoir ne peuvent offrir à nos poètes modernes », nos façades le peuvent : l’affirmation du droit de cité.

    Ces messages inscrits clandestinement sur les murs des villes sont généralement des messages d’opposition et de revendication face aux structures dominantes qui, elles, trouvent toujours un mur pour s’afficher dans la légalité.

    Encadrer ce que l’on veut interdire pour mieux l’asservir

    La publicité, sans scrupule ni peur du paradoxe, a souvent récupéré les codes stylistiques de ces arts émergents ou underground. S’imposant comme une pseudo avant-garde, copiant les symboles de cette culture urbaine pour lui conférer une dimension universelle et marchande, les publicitaires ont ainsi vidé le graff de sa perspective transgressive des normes. La publicité, encouragée à s’afficher partout, récupère les codes et les styles de ce mouvement illicite et va les reproduire à l’infini, récupérant ainsi la contestation.

    Les autorités n’ont pas peur du paradoxe non plus. Manifestement, il est possible de fustiger l’insécurité due aux jeunes à casquette et de créer des cellules anti-tags tout en tentant de s’approprier les suffrages de ces mêmes jeunes. Les exemples ne manquent pas davantage que les subsides aux expositions de graffitis ou aux festivals qui encouragent et promeuvent les arts urbains, avec mise à disposition de murs blancs et de bombes de peinture.

    Ces mêmes autorités mettent à la disposition des publicitaires de tous poils toujours plus d’espaces publics, accentuant une privatisation de nos environnements qui va motiver en retour des transgressions de ces normes toujours plus imposantes. Le marketing regorge d’innovations et, à côté des affiches classiques, on ne compte plus les nouvelles conquêtes commerciales. Des pubs dans les transports en commun, des pubs sur les trottoirs, des hommes-sandwiches aux carrefours, des véhicules bariolés qui sillonnent les rues, des événements ultra-sponsorisés... A croire que notre espace public n’est déjà plus qu’un espace pub. Cette privatisation apparente des lieux communs accélère la volonté artistique d’appropriation et conforte les graffeurs dans l’intérêt général de leur transgression.

    Conditionnés mais pas résignés

    Malgré la multiplication des messages publicitaires, hygiénistes ou électoraux, l’adhésion populaire aux valeurs véhiculées n’est pas absolue. C’est ainsi que diverses personnes, bouclant la boucle, s’en prennent aux messages publicitaires eux-mêmes pour les détourner de leur message premier. Gribouillant quelques mots sur les affiches, par la force de l’ironie ou de l’humour, ils en transforment complètement la signification. « Déboulonneurs », « cacheurs de pub » ou individus isolés s’en prennent ainsi exclusivement à la toute prégnance des stimuli propagandistes qui
    colonisent quotidiennement nos rues et nos imaginaires. Ils dénoncent les contenus des messages politiques et commerciaux, critiquant leur sexisme, leur greenwashing, leur élitisme, leur racisme, etc.

    Jérôme Matagne et Pierre Meynaert


    Les collectifs qui bouillonnent de culture

    Les collectifs qui bouillonnent de culture

    https://www.ieb.be/2721
    10 juillet 2010 • Vanoussis, Alexandra

    Culture hip-hop, art du graf, slam, street art ; autant de termes définissant le champ lexical d’un art urbain non identifié, dépourvu de la noblesse du titre « art majeur » alors qu’il prend un espace de plus en plus important ; incontournable au sein d’une société qui ne veut plus taire ses démons et ses cicatrices.

    L’union de l’art et du social

    La caractéristique de la culture urbaine c’est qu’elle s’auto-alimente d’une incessante offre et demande participative, la rue participe sinon il n’y a pas d’art.

    Qu’il s’agisse de Recyclart, de l’asbl Tarantino, de Souterrain ou d’Entrabendo [1] ; ces associations aux parcours singuliers invitent à la créativité de tous à travers ateliers, consultance, expos,... Là où Souterrain organise des festivals hip-hop à travers toute la Belgique, l’asbl Tarantino propose des espaces d’expression aux graffeurs.

    Dema, un des membres fondateurs de Souterrain précise : « Au début c’était
    la culture des quartiers défavorisés. On n’était pas marginalisé mais marginaux puis cette énergie s’est transformée en moteur pour développer cette culture du graf, du hip-hop, du skate. Le but c’est de sortir les gamins du quartier et de transmettre des messages constructifs »
    .

    Le collectif Entrabendo regroupe des artistes à géométrie variable tant graffeurs que plasticiens, photographes ou musiciens. Le terme signifie « contrebande » dans le sens « se passer des choses »« les autres » constituent l’âme du collectif. Comme nous le précise Ed Wydee, rappeur
    et membre d’Entrabendo : « Nous organisons aussi des ateliers d’écriture, ça peut donner une chanson mais aussi un dessin, une poésie, une histoire, selon le domaine de prédilection de chacun ».

    Un art stigmatisé

    Nul n’ignore que ces mouvements puisent leurs origines dans la culture noire américaine des ghettos. Une culture urbaine qui s’est universellement générée et régénérée à travers le macadam des quartiers poussés
    par la rage d’exister quitte à adopter une attitude d’autodestruction. Demandons à quelques graffeurs bruxellois pourquoi ils se sont organisés en collectifs.

    « On a commencé très militants », annonce Dema : « dès la création de notre mouvement sur Schaerbeek avec la maison de jeunes Stalag. L’idée est de transmettre les valeurs, transformer la rage négative en rage créatrice et ne pas rester coincé dans le repli sur soi-même ».

    Dan, peintre et graffeur d’Entrabendo ajoute : « impossible de nier les racines illégales du graf. Avant, on prenait sans échanger et sans demander. Passer du mur à la toile est en réalité un transfert d’adrénaline dans les lettres que je distorsionne et non plus dans l’excitation de l’interdit. Notre collectif permet de créer cette adrénaline, une énergie qui est davantage canalisée, où les émotions sont redistribuées différemment mais avec la
    même intensité »
    .

    Tarantino : « On n’est pas là pour solutionner le vandalisme. Il sera toujours là. Avant j’étais dans l’interdit et la réputation et je voulais rester là-dedans, aujourd’hui je donne des murs légaux avec le site Atomix (20 000 m2) à ceux qui débutent comme aux graffeurs confirmés ».

    La frilosité officielle et l’ouverture des mentalités

    La culture de la rue a toujours suscité une crainte, peut-être celle de voir de face les réalités socioéconomiques qui y sont liées et ses apparences hostiles, bardées de tags et de rap violent. Pas aisé donc de promouvoir ce qui de prime abord agresse et abîme.

    Depuis lors, les mentalités ont évolué tout comme les acteurs de cette culture urbaine. Il s’est construit un dialogue sur le sens, les causes et les finalités de cet art brut qui a pu s’exprimer plus ouvertement au fil des années avec des projets urbains et culturels tels ceux de Recyclart et la
    piste de skate, au square des Ursulines, ou encore la station de tram De Wand, vêtue de sublimes graffitis sous le couvert de Tarantino asbl. Mais pour en arriver à de telles réussites les obstacles ont été et restent de taille.

    Tarantino se remémore : « A 15 ans, je peignais les volets de particuliers pour acheter mon matériel. Une étape importante fut ce mur gris de 100 m2 à Jette, situé sur le sentier de terre d’un quartier abandonné, limite coupe-gorge. J’avais demandé l’autorisation de le peindre mais en vain. Alors je me suis offert ce droit le jour de mon anniv., au culot. On a transformé cet endroit en rue de passage où les gens s’arrêtent pour voir la fresque,
    un fond marin réaliste, une thématique
    « lèche-car », on dira... De là, la maison médicale à proximité des logements sociaux m’a donné un budget 4 fois par an. De fil en aiguille, ça a été le marché matinal, la station De Wand,... ».

    Dema : « Au début c’étaient des combats incessants. Il fallait garantir que les jeunes ne cassent rien. Quand un échevin avait été convaincu isolément, il devait alors convaincre à son tour le Collège et souvent l’aventure s’arrêtait là.

    Finalement, c’est le Beursschouwburg qui nous a mis le pied à l’étrier en nous permettant de monter notre premier grand projet : le festival « hors-circuit » programmé pendant 3 ans.

    Vu qu’on a toujours voulu bosser sans frontière, ce sont les administrations tant bruxelloises, wallonnes que flamandes avec qui nous avons tissé des liens. Après 15 ans, en 2009, nous avons reçu nos premiers subsides conventionnés de la Communauté française avec La Zulu Nation, Art Fever et
    encore quelques autres »
    .

    Dan : « On sent encore une frilosité des institutions. Nous avions par exemple été sollicités par la commune de Saint-Gilles pour décorer les boîtes électriques mais nous devions contacter isolément Electrabel devant qui nous n’avons pas fait le poids. Voilà un bel exemple de décalage entre institutions face à l’art urbain. Par contre, Ed Wydee vient de gagner le rallye
    Chantons Français au Botanique »
    .

    Art majeur ?

    Elever cette culture en art majeur, la question peut sembler futile mais elle a
    le mérite de souligner les comportements révélateurs d’un pouvoir qui tend à recycler une culture qu’il a auparavant rejetée et instrumentalisée. Aussi, si subsides il y a, les deniers proviennent des budgets de « cohésion sociale » et rarement des caisses du Ministère de la Culture. Une
    situation complexe car les associations veulent rester indépendantes par rapport aux financements.

    Tarantino nous explique pourquoi il se limite à deux grands événements par an (Mixture Urbaine et Brussel’s Graffiti) : « Si un budget est donné, mon point d’honneur est qu’il ne m’oblige pas à afficher un
    logo revendiquant des valeurs politiques, religieuses. Ça n’aurait plus de sens, je préfère avancer lentement »
    .

    Ed Wydee : « Ce qui compte c’est la liberté qui est un refuge pour chacun de
    nous pour évoluer à notre rythme. On reste underground et entrer dans des catégories qui créent des diktats ce n’est pas pour nous »
    .

    Le style urbain de Bruxelles

    Bruxelles et sa particularité urbanistique permettant la mixité sociale au sein de la ville lui ont donné un certain cachet stylistique mais la mondialisation et Internet ont aussi eu leurs effets avec une uniformisation des styles. Aujourd’hui, la nouvelle génération ne s’approprie pas un style mais a tendance à le copier. Bruxelles ne se démarque plus d’un coup d’œil par
    son visuel urbain mais l’on peut discerner « des personnalités » isolées.

    Dema nous éclaire sur ce point : « Avant y’avait toute l’école de RAB avec Mist qui graffait des lettres pointues. Aujourd’hui pour se démarquer c’est très difficile mais on y arrive un peu avec des influences venant de la calligraphie arabe ou japonaise, un travail sur les origines ».

    Ed Wydee : « A Bruxelles, il n’y a pas de grands ensembles ghettoïsés comme à Paris par exemple. Très vite on est en contact avec plein de gens de catégories sociales différentes. De Dansaert à la chaussée de Gand, 15 minutes de marche et tu as traversé 3-4 mondes différents, proches mais
    hermétiques les uns des autres ! Je pense que Bruxelles doit encore se chercher une identité, elle est coincée entre plusieurs états d’esprit et c’est pourquoi elle est fort tournée vers la France.

    A l’école on n’insiste pas sur l’héritage de la culture belge et Dieu sait qu’il y a de quoi nous inspirer ».

    Demain ?

    La pérennisation et l’épanouissement ne se trouvent-ils pas dans les métissages et dialogues entre univers ? Beaucoup de chemin a été parcouru pour élever une expression spontanée et jaillissante issue de l’isolement tant spatial que social mais ne risque-t-elle pas de se renfermer à nouveau si elle-même ne s’approprie pas notre époque et toutes ses contradictions ?

    D’après Dema : « En Belgique, il faut encore tout décloisonner. Y’a une vague avant-gardiste dans le théâtre et la danse qui oxygène tout ça mais ça reste encore trop isolé. Les mélanges qui se font pour l’instant redonnent du pep au rap par exemple, l’influence afro-beat dans le hip-hop ». Dan : « Bruxelles veut s’aligner sur les grandes villes et risque d’être cleanée
    comme l’a été Barcelone par exemple. Pour penser à l’avenir on peut faire un parallèle entre le graf et la pub. Les annonceurs paient les pouvoirs publics pour couvrir les espaces et tout est bien organisé et défini
    dans les attributions des zones. Le graf, lui, ne rapporte pas ; il n’est pas codifié et cette carence de contrôle fait très peur.

    La question qui serait révélatrice des mentalités c’est : qu’est-ce que les gens
    préfèrent voir ? Une pub géante sur un building ou une explosion d’expressions artistiques – des grafs, des dessins d’enfants, de la poésie, etc. – propres aux habitants ? »

    Vanoussis, Alexandra


    La solidarité s’impose

    La solidarité s’impose

    https://www.ieb.be/2694
    2 août 2010 • Gérald Hanotiaux

    Face à la répression appliquée par les autorités sur les étrangers en Belgique, nous pouvons souvent nous sentir totalement démunis. Des gestes simples sont cependant à la portée de tous, et ces dernières années ont connu de nombreuses initiatives de solidarité avec les populations étrangères victimes d’ostracisme.

    La rafle de Saint-Gilles

    Un matin de juin 2003 au réveil, d’un coup, les Saint-Gillois ont brusquement compté plusieurs dizaines de personnes en moins sur le territoire de leur commune. A l’aube, des familles entières équatoriennes avaient été raflées par la police dans plusieurs immeubles. Très vite, des voisins ont affirmé leur désir de ne pas vivre dans une ville où, pendant leur sommeil, de telles sinistres opérations se déroulent en silence. S’inspirant des Assemblées Populaires d’Argentine tentant de pallier les conséquences de la faillite de l’Etat, sont nées à Saint-Gilles des Assemblées réunissant les proches des victimes de la rafle et leurs voisins. Entre autres choses, nous, les voisins de ces familles, avons pu gérer la récupération des biens restés dans les immeubles, une nécessaire prise de parole après un événement traumatisant ou encore les contacts avec les personnes enfermées par l’Etat. Très importante, une manifestation a été organisée sur les lieux de vie de ces personnes, affirmant plus encore leur statut d’habitants à part entière de leur commune.

    Les assemblées de voisins

    Le mois suivant, comme souhaité dès le départ par les initiateurs des Assemblées de Saint-Gilles, l’expérience fit tache d’huile dans une commune voisine, afin de venir cette fois en aide aux centaines de sans-papiers afghans occupant l’église de la place Sainte-Croix, dans le quartier Flagey à Ixelles. Ceux-ci luttaient pour une régularisation de leur situation, en pleine guerre menée par les occidentaux dans leur pays, et ils ont volontiers collaboré avec les voisins pour la logistique ou pour les négociations avec les autorités. Durant tout l’été, ces deux communes bruxelloises ont donc connu une « Assemblée de voisins » hebdomadaire, visant à suivre l’évolution de la situation de personnes réclamant simplement un droit à l’existence et le respect de leurs plus élémentaires droits humains. Par ce type de processus, il s’agissait surtout de sortir des cadres habituels de réunions et d’affirmer dans l’espace public la conception d’un monde plus juste. Durant les années suivantes, des dizaines d’endroits publics ont été occupés par des sans-papiers et partout des voisins se sont mobilisés pour entourer et assister les actions et processus politiques en cours.

    Les résultats de la solidarité

    L’Histoire gardant difficilement les traces de mouvements ponctuels d’opposition aux politiques publiques, les nécessaires liens ne subsistent pas toujours entre les différentes générations d’initiatives de ce type. Rappelons que de tous temps les Bruxellois se sont engagés aux côtés d’étrangers en lutte. En 1974 par exemple, la première opération de régularisation de 1974 intervenait en conséquence directe d’une action de grève de la faim de travailleurs immigrés dans l’église Saints Jean et Nicolas à Schaerbeek. A l’époque, habitants de la commune et membres du Comité de Quartier Nord ont apporté des aides logistique et politique au Mouvement des Travailleurs Arabes à l’origine de l’action. Plus discrète est l’histoire de la plupart des comités se mobilisant autour d’une famille, subitement menacée d’expulsion du territoire. Dans ces cas, assez logiquement, les voisins se demandent où sont passés les gens qu’ils côtoyaient quotidiennement, où est passé l’enfant qui étudiait encore la veille dans la même classe que leur fils ou leur fille,... Ces comités ponctuels, nés autour d’une association de parents d’élèves, ou simplement d’un voisin conscient de la possibilité de faire porter sa voix, obtiennent régulière- ment gain de cause. Par une simple mise en lumière des politiques publiques, ils obtiennent la libération d’êtres humains subitement enfermés sans jugement par les autorités de notre pays. Ces initiatives ne représentent rien d’exceptionnel, il s’agit simplement de la plus élémentaire vie en société. Bien entendu, les actions comme celles des Assemblées de voisins n’auront peut-être jamais l’ampleur ni la force de celles déployées par l’État, mais nous avons du pouvoir. Et si c’est une faible force comparée à celle des politiques accablant les étrangers, c’est surtout une force nettement plus belle et respectable.


    Les sans-papiers à Bruxelles : introduction

    Les sans-papiers à Bruxelles : introduction

    https://www.ieb.be/2692
    2 août 2010 • Hélène Quoidbach, Mohamed Benzaouia, Nicolas Prignot

    Nous nous penchons dans ce dossier sur une partie de la population bruxelloise qu’on appelle « les sans-papiers ». D’abord parce que cette présence fort remarquée fait partie de la réalité bruxelloise, ensuite, parce qu’elle nous interpelle à plusieurs niveaux puisque cela touche à plusieurs aspects de la ville qui font partie du champ de travail d’Inter-Environnement Bruxelles : le tissu social et le tissu urbain.

    Les récits des migrants et leurs histoires de vie sont tous très différents et les parcours ne se ressemblent pas. Nous avons choisi de ne pas demander pourquoi les sans-papiers viennent à Bruxelles. C’est la question que ne cessent
    de leur poser les autorités chargées de faire le tri entre les « légitimes » et les autres,
    ceux qui n’auront pas le droit de séjourner ici. Les sans-papiers ont tous de bonnes
    raisons de venir, mais nous n’en parlerons pas, faire le tri n’est pas notre objectif,
    engendrer la pitié non plus. Il existe peu d’études sur le mode de
    vie des sans-papiers en ville. Pour réaliser ce dossier, nous nous sommes adressés
    à divers acteurs : sans-papiers, juristes, membres d’associations militantes, etc.
    Rappelons-nous l’actualité. Ces derniers mois le CPAS de Bruxelles-Ville ne peut
    plus gérer l’afflux de demandeurs d’asile qui s’adressent à lui à cause des carences
    de l’administration fédérale Fedasil. N’obtenant pas gain de cause sur le plan
    politique, le CPAS de Bruxelles place le débat sur le terrain juridique. Il assigne, devant le tribunal des référés, les six ministères compétents en la matière. Notons aussi que le réseau associatif bruxellois qui travaille directement sur les questions des sans-papiers est très large et occupe tout le terrain bruxellois. Il offre une aide à différents niveaux aux personnes concernées et s’implique ou organise des mobilisations et interpellations du monde politique (lobbying). Rendre compte de l’inventivité et de l’intelligence des solutions imaginées par les acteurs de terrain risquerait de mettre à mal ces solutions en attirant le regard sur elles. C’est pourquoi nous n’évoquerons que quelques aspects
    significatifs de la vie des sans-papiers. Enfin, dans ce dossier, nous nous intéresserons également à la mobilisation citoyenne, qu’elle provienne des sans-papiers eux-mêmes ou de groupes de soutien.


    Une large visibilité des sans-papiers à Bruxelles

    Une large visibilité des sans-papiers à Bruxelles

    https://www.ieb.be/2693
    2 août 2010 • Hélène Quoidbach, Mohamed Benzaouia, Nicolas Prignot

    Bruxelles est certainement la ville belge qui attire et accueille le plus grand nombre de personnes sans-papiers. Les statistiques ainsi que le nombre d’actions et de mobilisations qui se sont succédées depuis 1974 confirment ce constat.

    Depuis les années septante, les sans- papiers ont rendu leur présence à Bruxelles visible par différentes actions, parfois relayées par la presse. Ces actions spontanées ont très vite reçu le soutien de comités composés de militants, d’intellectuels, de membres du clergé, entre autres... Le monde associatif et syndical leur a emboîté le pas.

    1974 : les premières mobilisations

    En mars 1974, un groupe de « travailleurs clandestins » (comme ils se présentent alors eux-mêmes) entame la première grève de la faim dans l’église Saints-Jean et Nicolas, rue de Brabant à Schaerbeek. Le 1er avril de cette année, les autorités prennent la décision d’évacuer les grévistes et les expulsent le jour même vers leur pays d’origine (Maroc, Tunisie). Si l’intention est d’en finir avec cette question, cela a plutôt l’effet inverse. Les mobilisations s’intensifient, suivies de négociations qui aboutissent, pour la première fois en 1974, à la régularisation de plus de huit mille personnes.

    1998 : les manifestations se multiplient

    Entre ce moment et la fin des années nonante, quelques actions à petite échelle tentent de remobiliser sur la question, sans grands effets ni résultats. En octobre 1998, suite à la mort tragique de Sémira Adamu, morte étouffée, dans l’avion, par les gendarmes chargés de son expulsion, une coalition d’organisations a lancé un large mouvement d’occupation d’églises. L’église du Béguinage, au centre de Bruxelles, devient le pivot de ce mouvement. Et cette occupation est la plus longue que l’on connaisse – plus de deux ans. Les manifestations de soutien aux sans-papiers se multiplient, en même temps que les actions spectaculaires et radicales du Collectif contre les expulsions. Dans la foulée de cette mobilisation, le gouvernement est forcé de réagir et adopte, le 22 décembre 1999, une loi qui organise une campagne de régularisation collective mais ponctuelle. Au total, soixante mille personnes introduisent une demande, quarante-deux mille sont finalement régularisées. Cette campagne de régularisation calme provisoirement le mouvement des sans- papiers. Mais il rejaillira en 2001, avec la naissance de l’« Ambassade universelle ». Un groupe de sans-papiers investit l’ancienne ambassade de Somalie, alors désaffectée. Leur premier message consiste à rappeler que bien des personnes ont été « oubliées » par la régularisation. Que ce soit par man- que de confiance, parce qu’elles n’entrent pas dans les critères, ou tout simplement parce qu’elles sont arrivées plus tard.

    2003 : la résistance aux expulsions

    A partir de 2003, une forte remobilisation se déclenche. A l’été 2003, des demandeurs d’asile iraniens déboutés entament une grève de la faim dans l’église des Minimes (Bruxelles-Ville). Les 16 et 24 juin, une opération policière musclée de lutte contre les logements insalubres et les marchands de sommeil à Saint-Gilles conduit à la rafle de 80 Equatoriens en séjour irrégulier. La violence de cette opération entraîne la première « assemblée de voisins », qui organise la solidarité avec les personnes enfermées ou délogées. Le 24 juillet du même été, trois cents Afghans, qui viennent de recevoir un ordre de quitter le territoire, investissent l’église Sainte-Croix à Ixelles et y entament une grève de la faim. Ce combat se conclut par une victoire, grâce à la bonne organisation des premiers concernés et le soutien du quartier (assemblée des voisins), et grâce à l’intervention du médiateur fédéral.

    En septembre 2003, cinq cents Iraniens s’installent dans des locaux de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Leur cas est fort médiatisé, ce qui n’empêche pas le CA de l’ULB d’organiser leur expulsion manu militari. L’été 2004 voit le mouvement prendre un nouveau souffle : les sans-papiers s’auto-organisent au sein de l’Union de Défense des Sans-papiers (UDEP). La section bruxelloise occupe l’église Saint Boniface à Ixelles (octobre 2005). Cette occupation reçoit, elle aussi, un large soutien du quartier. Une exposition de portraits photos de sans-papiers affichés dans les vitrines des commerçants rend visible leur cause. Cette action débouche sur une petite victoire, puisque cent-vingt personnes ont pu obtenir un titre de séjour limité et renouvelable sous condition.

    2006 : objectif régularisation

    Dans la foulée, l’année 2006 voit se multiplier les occupations d’églises ou de bâtiments publics, accompagnées ou pas de grèves de la faim, de manifestations, de sit-ins. Militants et sans-papiers mettent les principaux partis politiques sous pression — ils vont jusqu’à camper devant le siège du PS, boulevard de l’Empereur. L’UDEP-Bruxelles s’affaiblit suite à des dissensions internes et du fait du paternalisme des groupes de soutien en concurrence. Toutes ces actions et le soutien qu’elles rencontrent, apportent une visibilité certaine à la cause des sans-papiers. En 2009, le gouvernement est poussé à organiser une campagne de régularisation, toujours en cours, non pas sur base d’une loi, mais sur base d’instructions données à l’Administration. Cette frange de la population bruxelloise, contrainte de vivre parmi nous dans des conditions inacceptables, fait partie intégrante de la ville : elle y vit, se loge, se déplace, se soigne, se scolarise, etc. Au départ invisible, elle fait grimper les statistiques démographiques de nos 19 communes au fur et à mesure qu’elle gagne le droit de s’inscrire au registre de la population. Toutes les campagnes de régularisation en Belgique résultent de la mobilisation des sans-papiers et de ceux qui les soutiennent. Chaque fois que cette population devient plus visible, le politique est contraint de trouver une solution. Néanmoins, jusqu’à présent, les solutions ont toujours été ponctuelles, réduisant pour un temps la visibilité du problème mais sans construire un cadre légal général.


    Travailler, se nourrir et se former

    Travailler, se nourrir et se former

    https://www.ieb.be/2695
    2 août 2010 • Hélène Quoidbach, Mohamed Benzaouia, Nicolas Prignot

    Comment les travailleurs sans-papiers peuvent-ils gagner leur vie ? A quelles formations ont-ils accès ? Quelles structures d’aide existent pour rendre la vie moins compliquée, particulièrement pour se nourrir ?

    Comment travailler quand on est en séjour illégal ?

    D’office, le travail légal est exclu : sans permis de séjour il n’est pas possible d’obtenir un contrat légal depuis la fin de la crise pétrolière des années 1970. Avant cela, des employeurs pouvaient aller chercher à l’étranger de la main d’œuvre, leur offrir un contrat de travail, qui lui-même donnait ensuite accès à un titre de séjour. Aujourd’hui, en dehors de cas exceptionnels, l’immigration par le travail n’existe plus. En tous cas, elle n’est plus organisée par les employeurs, même si la recherche d’emploi est toujours une des raisons principales de l’immigration. Permis de travail et titres de séjour ont toujours été liés.

    Aujourd’hui, pour les sans-papiers, c’est la débrouille qui prévaut. On les retrouve bien entendu dans les emplois peu qualifiés, peu visibles, et souvent sales et dangereux. Pour les hommes, dans les chantiers, au bout de la chaîne des sous- traitants : pour les petits boulots, dans l’Horeca, cachés dans les cuisines. Les femmes font les ménages, gardent les enfants de connaissances. Travail de nuit, petits ateliers clandestins, restauration, des emplois souvent mal payés. À l’arrivée, la situation est plus simple pour ceux qui ont une famille « ici ». Le réseau social n’est alors pas trop long ni trop compliqué à construire. Pour les autres, il s’agit de se créer des entrées dans sa communauté ethnique ou communautaire, en participant à la vie de quartier, en se faisant connaître dans les lieux de socialisation que sont les cafés, marchés, etc. Loin d’une mythique solidarité, certains « anciens » n’hésiteront pas à profiter des nouveaux venus. Ce n’est bien entendu pas toujours le cas, et des réseaux d’aide, de recrutement, de soutien existent et prolifèrent de manière informelle.

    Comment se nourrir ?

    Pour ce qui est de se nourrir, les sans- papiers font comme tout le monde, quand ils en ont les moyens. Pour ceux qui sont dans la précarité, de nombreux réseaux de solidarité existent. Sans-papiers et sans- abri s’y retrouvent souvent. Les super- marchés font don de leurs invendus aux banques alimentaires qui les redistribuent périodiquement. Les CPAS également, ainsi que la Croix Rouge. Les mosquées offrent des repas le vendredi, jour de la grande prière ainsi que pendant toute la période du ramadan. La récupération des invendus à la fin des marchés des Abattoirs et du marché du Midi est aussi une pratique permettant de se nourrir quelques jours à moindre frais.

    Peut-on, participer à des formations ?

    En ce qui concerne la formation et l’apprentissage des langues nationales, des solutions instituées existent. Différents collectifs et associations, comme « Lire et Ecrire » ou le collectif « Alpha » sont ouverts à tous, avec ou sans titre de séjour. Une partie non négligeable du public qui s’y retrouve est en séjour illégal. De nombreuses associations sont de même impliquées dans l’alphabétisation. Le réseau d’ apprentissage du néerlandais est également assez fort et actif.

    Pour les enfants, la situation est un peu plus simple, le droit à l’enseignement étant garanti dans les écoles bruxelloises, pour tous les enfants, même en séjour illégal. Il ne s’agit pas là d’une quelconque tolérance des autorités, mais bien du simple respect d’un droit international. La présence des enfants sans papiers dans les écoles est très visible. De nombreuses actions d’écoles se mobilisant contre le renvoi « ailleurs » d’un ou une camarade de classe se font entendre dans la presse, les enfants étant parfois depuis de nombreuses années dans l’école lorsque la famille se fait expulser.


    Mobilité, aide médicale et logement

    Mobilité, aide médicale et logement

    https://www.ieb.be/2696
    2 août 2010 • Hélène Quoidbach, Mohamed Benzaouia, Nicolas Prignot

    Comment se déplace et se loge le sans-papiers ? A quelle aide médicale a-t-il droit ? Nous tentons de répondre à ces questions.

    Comment se déplacent les sans-papiers dans la ville ?

    De nombreux sans-papiers se déplacent en transport en commun, la peur au ventre car il arrive que la police se joigne aux contrôleurs dans les bus, trams et métros. Sans titre de séjour, le sans-papiers fera l’objet d’une arrestation administrative. Sur instruction de l’Office des étrangers, le sans-papiers sera expulsé ou recevra un ordre de quitter le territoire. Lors d’un simple contrôle « titre de transport » effectué par un contrôleur, le sans-papiers peut aussi être arrêté. S’il n’a pas payé, et à défaut d’avoir un document d’identité valable, le contrôleur appellera la police qui fera un contrôle d’identité. Comme dans le premier cas, l’Office des étrangers décidera d’un ordre de quitter le territoire ou d’une expulsion. Sachant tout cela, certains sans-papiers préfèrent ne jamais prendre les transports en commun. Ils se déplacent uniquement à pied. Une anecdote : Les Ateliers de la rue Voot ont donné des vélos à quelques sans-papiers, cela a changé leur vie ! Les transports en commun à quel tarif ? Celui qui n’a pas de papier d’identité en cours de validité ne peut pas prendre d’abonnement à la STIB. Ceci nous a été confirmé par la STIB elle-même.

    Comment fait-on face aux frais médicaux quand on est sans-papiers ?

    La personne sans titre de séjour valable qui est en état de besoin a droit à l’aide médicale urgente. L’aide médicale urgente peut couvrir des soins de nature tant préventive que curative. Pour bénéficier de l’aide médicale urgente le sans-papiers doit se rendre au CPAS avec un certificat médical attestant du fait qu’il a besoin d’une « aide médicale urgente ». Le CPAS effectue une enquête sociale afin de vérifier si la personne est en état de besoin, condition de son intervention. Si le CPAS reconnaît l’état de besoin, il délivre une carte d’aide médicale urgente à durée déterminée. Le sans-papiers choisit sur une liste du CPAS un médecin généraliste et un pharmacien qui seront mentionnés sur sa carte. Il doit alors consulter ce médecin et ce pharmacien faute de quoi les frais seront à sa charge.

    Certains sans-papiers ne souhaitent pas s’adresser au CPAS. Ils ont peur que cela ne les mène à une expulsion. Certains paient le plein tarif, d’autres utilisent la carte SIS d’un ami. Le sans-papiers est reçu aux urgences des hôpitaux comme n’importe qui d’autre. Même sans carte d’aide médicale urgente, le CPAS paiera les frais de l’hôpital si le médecin atteste qu’il est intervenu dans une situation d’urgence. En dehors de l’aide médicale urgente, des soins gratuits sont aussi prodigués par des organismes comme Médecins sans Frontières.

    Comment se loge le sans-papiers ?

    Le contrat de bail signé avec un sans- papiers est légal. Comme tout le monde, le sans-papiers peut introduire une action en justice, notamment à l’encontre du propriétaire. Il peut faire appel au service d’inspection régional pour faire constater que le logement n’est pas conforme au Code bruxellois du logement. Le sans- papiers peut aussi avoir un avocat pro deo s’il est indigent.

    Par ailleurs, une loi du 10 août 2005 prévoit que les marchands de sommeil [1] sont coupables d’un délit et peuvent être condamnés à des emprisonnements allant de 6 à 10 mois et à des amendes allant de 500 à 150 000 euros. Mais beaucoup de bailleurs ne signent un bail qu’avec quelqu’un qui a des papiers et une fiche de salaire. En pratique, le sans-papiers doit donc trouver quelqu’un qui est agréé par le propriétaire et qui accepte de prendre le bail à son nom. Beaucoup de sans-papiers logent dans des squats. D’autres changent de lieu tous les jours, en logeant une nuit chez un ami, une nuit dans un centre d’accueil d’urgence, mais peu de places leurs sont accessibles parce que l’hébergement des sans-papiers n’est pas subsidié. Un enfant qui séjourne illégalement sur le territoire avec ses parents, qui ne sont pas en mesure d’assumer leur devoir d’entretien, a aussi droit à une aide sociale spécifique : une aide matérielle accordée dans un centre fédéral d’accueil : l’enfant et ses parents doivent alors être logés par ce centre fédéral.

    Conclusions

    La violence institutionnelle à l’égard des sans-papiers est omniprésente. Elle empoisonne tous les domaines de la vie quotidienne des personnes condamnées à la clandestinité. La pression psychologique est telle qu’elle peut laisser des traces irréversibles pour certaines personnes : arbitraire de la machine administrative, brutalité des forces de police, risque permanent d’enfermement et d’expulsion, etc. La dernière campagne de régularisation en date permettra à certains sans-papiers d’aujourd’hui de sortir de la clandestinité. Cette campagne est le fruit d’un long combat. Néanmoins, l’exigence principale des mouvements était l’établissement de critères de régularisation clairs et permanents, connu par tous, inscrits dans la loi. Suite aux divisions du monde politique à ce sujet (caractérisées par une course vers le populisme à des fins électoralistes), on se retrouve aujourd’hui dans la même situation qu’il y a quelques mois : tout repose sur le pouvoir discrétionnaire du ministre. Pour les sans-papiers de demain, toujours pas de solution en vue.


    [1c’est-à-dire ceux qui abusent de la situation particulièrement vulnérable dans laquelle se trouve une personne en raison, notamment, de sa situation administrative illégale pour, par exemple, lui louer un bien à un prix anormalement élevé ou à des conditions contraires à la dignité humaine.

    (Nu)éclaire ma lanterne...

    (Nu)éclaire ma lanterne...

    https://www.ieb.be/2700
    3 août 2010 • Erwan Marjo

    C’est la crise ! La vie est chère, les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) ne cessent de croître, le prix de l’énergie aussi et personne ne sait comment faire pour inverser la tendance ... Rassurez-vous, les prophètes du Forum Nucléaire et du GEMIX [1] ont LEUR solution. Ne réfléchissez plus, des experts ont réfléchi à votre place et préparent votre avenir en toute durabilité ... économique ! Et si finalement nous réfléchissions par nous-mêmes ?

    Quand la population se questionne quant à son avenir énergétique et qu’un lobby du nucléaire tente d’annuler la loi sur la sortie de sa technologie décriée, il faut trouver un élément pour orient... euh non, pour alimenter le débat. Il faut que ce soit crédible (170 pages) et interprétable à l’envi. Ainsi est né le rapport du GEMIX. A la lecture de ce rapport, une évidence nous explose au visage. Les alternatives évoquées ne servent qu’à conforter et encenser le choix du tout au nucléaire et de la prolongation des centrales. Comme propagande ? On ne fait pas mieux !

    Les objectifs du GEMIX

    Il s’agit de présenter un scénario de mix énergétique répondant aux exigences suivantes :

    • 1) la sécurité d’approvisionnement
    • 2) la compétitivité
    • 3) la protection de l’environnement/
    • climat.
      Il paraîtrait logique que les exigences
      soient plutôt ordonnées de la sorte :
    • 1) production minimale garantie pour couvrir les besoins de chaque individu
    • 2) protection de l’environnement
    • 3) diminution de la dépendance énergétique et de la consommation.

    Pourtant, alors que nous parlons du droit des générations futures à avoir des ressources pour continuer à vivre sans avoir à gérer les déchets polluants de leurs ancêtres irresponsables, c’est la garantie de sécurité de surconsommation et la compétitivité, s’inscrivant dans une démarche de profit, d’investissement en capital, qui sont prônées.

    Mais que dit le GEMIX ?

    « Tous les moyens disponibles doivent être mobilisés : instruments économiques (fiscalités, incitations, prix), normes et informations aux consommateurs, après une analyse en profondeur quant à leur adéquation pour répondre aux objectifs à rencontrer. »

    Spontanément, on penserait à augmenter le prix de l’unité d’énergie au prorata de la consommation. Plus on consomme, plus l’unité d’énergie coûte cher, un principe de pollueur-payeur. Bizarrement, c’est l’inverse : « Dans la réalité, une approche volontariste et normative sera nécessaire afin de combler les imperfections des mécanismes de marché et de plafonner graduellement l’évolution de la demande. (...) En conclusion, une maîtrise de la demande réussie réduirait la dépendance aux énergies importées, faciliterait la réduction significative d’émission de GES et faciliterait la réalisation de l’objectif belge de développement des énergies renouvelables (RES). »

    On conclurait qu’il est nécessaire de réduire drastiquement les consommations et d’avoir une politique allant dans ce sens. Et le rapport table sur une croissance des consommations : « Une grande partie (de la biomasse) est importée. Il y a lieu d’être vigilant quant à son caractère durable et éthiquement acceptable. Il peut y avoir compétition avec la filière alimentaire, ainsi qu’une aggravation d’une déforestation non durable. » On espère voir l’éolien, le solaire ou l’hydraulique en tête du mix énergies renouvelables. Eh bien non, la biomasse représente 61,5% de ce mix.

    Que conclut le GEMIX ?

    Il conclut qu’il y a seulement une ... heu ... trois alternatives dont une qualifiée d’extrême et une qui n’est absolument pas explorée.

    Voici les options possibles proposées hypocritement par le GEMIX :

    • - Scénario A : appliquer la loi telle quelle.
    • - Scénario B : prolongation possible de
    • la durée de vie de toutes les centrales à
    • maximum 60 ans.
    • - Scénario C (dit intermédiaire) : retarder
    • la fermeture de 4 centrales de 10 ans
    • (reconductible une fois après évaluation
    • dans 10 ans).

    A cela s’ajoute la réponse GEMIX excluant un scénario D (proposant une prolongation unique de 10 ans des centrales) « parce qu’un tel scénario ne permettrait pas de bénéficier de l’avantage économique d’un allongement plus conséquent de la durée de vie des centrales ». Enfin, le GEMIX privilégie le scénario C afin de conserver un know how permettant l’accueil du nucléaire de 4e génération.

    En conclusion, le scénario C, sous ses faux airs d’envisager la fermeture définitive dans 10 ans, envisage d’emblée d’étendre à 20 ans la prolongation et prépare le futur du nucléaire. Pour bien ponctuer le débat, le GEMIX affirme que « La fermeture des centrales nucléaires pourrait poser un problème en matière d’émissions si des améliorations ambitieuses d’efficacité énergétique (pour réduire la consommation) n’étaient pas réalisées. » Dès lors, pour respecter une norme d’émission (et éviter des pénalités financières), on annule une autre norme (loi sur la sortie du nucléaire). Entre deux maux (CO2 vs nucléaire), on choisit celui qui coûte le moins à courte échéance. Pourtant, si le nucléaire est maintenu, le risque d’augmentation des consommations est réel. L’offre entretient la demande. Il ne faut pas avoir fait Sciences-Po pour comprendre le phénomène.

    Du nucléaire à tout prix
    pour gagner plus

    Répondre à un problème (consommation électrique croissante) en lui offrant plus d’espace pour se développer au lieu d’en réduire les causes, ce n’est pas qu’une aberration d’un point de vue logique, c’est une condamnation des générations qui nous suivront au profit du portefeuille de quelques individus. Au lieu d’investir au minimum 800 millions d’euros pour un lifting de 10 ans des centrales nucléaires, ne serait-il pas plus pertinent d’investir dans les énergies renouvelables ? Ne serait-ce pas maintenant que nous sommes à même de changer nos modes de consommation ?

    Une consommation plus électrique ?

    Qu’on le veuille ou non, le transfert de nos consommations vers le tout électrique ne répond en rien aux problèmes d’approvisionnement, ni à notre dépendance énergétique, ni à l’augmentation des émissions de GES, ni au réchauffement climatique, ni, plus prosaïquement à une réduction des coûts de nos factures. La seule réponse existante, reste une réduction drastique de nos consommations (chasse au gaspillage, URE) et un choix ferme auprès de nos fournisseurs énergétiques pour être approvisionné exclusivement par de l’électricité d’origine réellement renouvelable (exit le nucléaire et la biomasse des anciennes centrales à charbon, place à l’éolien, le solaire, le marémoteur, l’hydraulique et auto-productions diverses et variées). Nous ne sommes pas des moutons, prouvons que nous aussi nous avons l’énergie... pour renverser la vapeur.

    Lorsque nous dépendons d’un territoire qui, lui, ne croît pas, il faut arrêter de permettre la croissance de la consommation. Si notre planète nous alerte par différents moyens que nous consommons plus qu’elle ne produit, il faut l’écouter. Quitte à revoir nos prétentions à utiliser autant d’appareils énergivores.


    [1Groupe d’experts nationaux et internationaux chargés d’étudier « la composition du mix énergétique idéal » pour la Belgique

    Environnement et inégalités

    Environnement et inégalités

    https://www.ieb.be/2701
    3 août 2010 • Nicolas Prignot

    S’il paraît logique d’investir dans des équipements collectifs énergétiquement performants, la même logique ne s’applique pas forcément aux individus. Attention aux modèles de comportement en vogue et à leur lot de culpabilisations déplacées. Vaut-il mieux être riche et écolo ou pauvre et irresponsable ?

    En 2007, l’équipe du Groland de Canal+ diffuse une vidéo [1] mettant en scène deux personnages : d’un coté un pauvre, chômeur, et absolument « non-conscientisé » aux problèmes du climat ; de l’autre un cadre plus si jeune, conscient quant à lui de « ses responsabilités ». Le ton est directement donné : le pauvre sera accusé de tous les maux environnementaux, allant jusqu’à lui reprocher de manger de la viande, donc du pétrole. Le riche quand à lui, conscient et actif, faisant efforts sur efforts car « faut savoir ce qu’on veut » : panneaux solaires, voiture électrique, exigence d’une cantine bio au sein de « l’entreprise », etc. Ces deux personnages sont accompagnés d’un « compteur de CO2 » qui affiche, tout au long de la vidéo, la consommation respective des personnages. Celle du pauvre ne cesse de grimper, lentement mais sûrement, celle du riche restant paisiblement proche de zéro. Jusqu’au moment où le riche décide de se payer un week-end « bien mérité » de golf dans le nord de l’Afrique. À ce moment, la tendance fait plus que s’inverser. Conclusion de la vidéo : « contre l’effet de serre, mieux vaut parfois être pauvre et irresponsable que riche et écolo ».

    Au-delà des clichés véhiculés par la vidéo et de son caractère anecdotique, on peut trouver une étude de l’ULB datant de la même année et portant un titre proche de la conclusion de cette vidéo [2]. Cette étude portant sur des ménages belges met en avant le fait qu’au-delà du niveau d’éducation et de la sensibilisation (aux primes disponibles, aux gestes à faire, etc.) le principal déterminant de la quantité d’énergie consommée est le revenu du ménage. En bref, en Belgique, plus on est riche, plus on pollue, que l’on soit ou non « sensibilisé ».

    Effets désirables et indésirables de la richesse

    Le principal mécanisme pointé du doigt par les auteurs de l’étude est ce qu’ils nomment l’effet rebond, que l’on peut décliner selon deux modes. Tout d’abord, un objet consommant moins, nous sommes tentés de l’utiliser plus, annulant l’effet positif que celui-ci pourrait avoir. Mais le deuxième effet est plus pervers : même si on économise de la consommation dans un secteur, l’économie réalisée sera souvent réinvestie ailleurs.

    En faisant le bilan global sur l’ensemble des consommations des ménages, les plus hauts revenus sont de facto ceux qui émettent le plus de CO2 lié à leur consommation énergétique. Face à ce constat, plusieurs réactions sont possibles. La piste glissante et immédiate serait de blâmer les riches, voire de s’auto-blâmer en tant que représentant d’une classe moyenne qui aura toujours bien plus pauvre qu’elle. Nous voudrions éviter cette voie et proposer plusieurs analyses rapides.

    Tout d’abord, il est frappant de voir à quel point les problématiques environnementales, si elles ne sont pas activement connectées à des problématiques sociales, peuvent tout simplement redoubler, voir aggraver, les inégalités sociales. Devant les problématiques environnementales, nous ne sommes pas tous égaux. Les conséquences sont toujours supportées d’abord par les plus faibles (au niveau mondial c’est bien entendu évident, mais c’est également vrai au sein d’un pays comme la Belgique où les disparités sont moindres). Face à ce problème, les auteurs de l’étude ne nous invitent pas à tous devenir pauvres (et indiquent que pour bien des choses il est toujours plus avantageux d’être riche), mais bien à abandonner l’idée que la conscientisation est suffisante pour le changement, et à sortir d’une politique d’éducation venant du haut pour adopter de véritables changements structurels.

    Ensuite, il est également instructif de voir comment le choix d’échelle qu’on adopte lorsqu’on parle de pollution peut radicalement changer la conclusion que l’on va en tirer. Par exemple, si on se focalise sur les appareils électroménagers, on en viendra rapidement à considérer qu’il est bon de remplacer un appareil peu performant énergétiquement par un appareil plus performant. On pourra ainsi calculer à partir de quand il est plus judicieux pour l’environnement ou économiquement rentable de se débarrasser de son ancien frigo pour en acheter un neuf [3] . On pourra dire que cette question ne concerne que ceux qui ont déjà les moyens d’investir dans des appareils neufs, pour qui l’économie à long terme est un facteur suffisant pour les pousser à agir. Mais en changeant d’échelle et en se concentrant sur les ménages, on peut observer que la consommation globale d’un ménage peut très bien ne pas changer ! De même, un petit frigo énergétiquement peu performant peut très bien consommer globalement moins qu’un grand frigo américain classé A+.

    Ne pas chercher des coupables, mais trouver des lieux d’apprentissage

    Enfin, dans la vidéo de Groland, l’humour induit par le ton du discours du commentateur est tout aussi important que le comique induit par la conclusion. Le discours culpabilisant, désignant le pauvre, le chômeur, fainéant et sale, responsable de toute la pollution du monde, redouble ainsi le discours déjà culpabilisant qui leur est renvoyé avant même l’introduction de la question environnementale. Autant l’étude publiée par l’ULB que cette vidéo ont l’intelligence de positionner le débat un peu autrement. Non pas pour retourner la situation et culpabiliser le riche, ni pour empêcher toute action. Mais plutôt pour se demander de qui on peut le plus apprendre.

    En effet, ceux dont nous pourrions sans doute tirer le plus de sagesse aujourd’hui sont ceux qui vivent autrement, en consommant moins. Qu’on soit chômeur ou décroissant, par choix ou non, cela n’importe pas. Le point qui importe ici est l’invention de manières de vivre qui ne sont pas que des palliatifs techniques à des problèmes techniques. Ainsi par exemple, à travers les expériences de collectivisation des biens et d’échanges de services (aujourd’hui encore interdites aux chômeurs). En collectivisant un bien, on économise sur l’énergie incluse dans sa fabrication, son transport, etc.(énergie grise). Acheter une foreuse à plusieurs, même si celle-ci n’est pas la plus performante, sera sans doute globalement moins polluant que d’en acheter plusieurs écologiquement performantes.

    Pour éviter l’effet rebond induit par les économies d’échelle que faire ? Des tas de propositions existent, de l’allocation universelle à l’intégration des coûts environnementaux en passant par les quotas de CO2 pour les particuliers. Il est nécessaire de faire dépendre mutuellement les solutions techniques, sociales [4] et même mentales, comme le suggérait Guattari [5] . Un premier pas pourrait être de stopper la chasse aux chômeurs et de se mettre plutôt en situation d’apprentissage par rapport à ceux qui aujourd’hui pourraient nous apprendre comment mettre en place d’autres modes de vie.


    [1Egalement visible sur le net : http://www.dailymotion.com/ video/x5lp0j_ecolo-bobo_fun.

    [2G. Wallenborn et J. Doozi, Du point de vue environnemental, ne vaut-il pas mieux être pauvre et mal informé que riche et conscientisé ?, in Cornut et.al, Ed. Environnement et inégalités sociales, Editions de l’Université de Bruxelles, 2007.

    [3Question très importante notamment pour l’industrie des « gros blancs » (frigo, machine à laver, congélateur, etc) qui pousse les pays européens à encourager l’achat de nouveaux produits.

    [4Les auteurs de l’étude invitent à changer les agencements concrets créateurs de subjectivité et de comportement plutôt que de penser que la seule éducation suffira, en ouvrant ce débat à un processus démocratique.

    [5Guattari F, les trois écologies, Galilée, 1992.

    Copernic, où es-tu ?

    Copernic, où es-tu ?

    https://www.ieb.be/2698
    3 août 2010 • Mathieu Sonck

    Copernic, où es-tu ? Il y a 5 ans, la FEBIAC voyait le moteur diesel comme la solution pour répondre aux enjeux de Kyoto [1]. L’année dernière, c’est la voiture électrique que la FEBIAC mettait à l’honneur [2]. Cette option réduira t-elle les émissions de CO2 ? Voici notre analyse...

    Depuis peu, l’industrie automobile a été contrainte de changer radicalement son point de vue public sur la question de la voiture électrique. Une révolution ? Que nenni, on peut prédire au secteur de l’automobile basé sur le bon vieux moteur « à explosion » des parts de marché encore fort confortables pour de nombreuses années...

    « Ah bon ? », nous demandera le Secrétaire d’Etat à la fiscalité verte, Bernard Clerfayt, qui propose depuis cette année une prime allant jusqu’à 9 000 euros (6 mois de salaire !) à tout acheteur d’une voiture électrique.

    « Ben oui. » Car la voiture électrique coûte cher. En cause : le prix des batteries. Il est prohibitif et double le prix d’une petite citadine. C’est d’ailleurs pour cette raison que la FEBIAC, qui réclamait des aides publiques il y a à peine 5 ans pour investir massivement dans la « technologie diesel de l’avenir » remet le même couvert pour la voiture électrique, son nouvel Eldorado. Mais sans prime à l’achat, point de salut pour celle-ci. Et vu les finances de l’Etat, on peut déjà prédire aux primes à la voiture électrique le même destin que celui réservé aux primes accordées un temps aux particuliers qui décidaient d’investir dans les panneaux photovoltaïques [3]. D’où la nécessité pour le secteur automobile de trouver un moyen de rapprocher le coût de l’usage des véhicules électriques du niveau de celui des voitures conventionnelles. Les batteries sont trop chères ? « Louons-les ! » Voilà une solution qui, si elle met à mal l’argument commercial du « rouler électrique ne coûte que 1€/100 km », rend un peu plus crédible le modèle économique de la voiture électrique. Mais cette solution ne recueille pas forcément l’approbation de tous. Ainsi, dans un article récent, le moniteur de l’automobile français, que l’on ne peut pas vraiment placer au rang des plus ardents défenseurs de l’environnement, faisait remarquer que ce modèle poussait à la consommation : les batteries louées sont d’autant plus rentables que l’on roule beaucoup. Autant continuer avec un bon petit diesel, concluait l’article.

    Rouler plus propre ?

    La question du modèle économique étant réglée, penchons-nous sur les émissions de CO2. Les uns [4]nous disent que le rendement de la filière électrique est bien meilleur que celui du moteur diesel. La preuve ? Il suffit de comparer le nombre de grammes de CO2 émis par kWh [5]produit. A ce petit jeu, la voiture essence émettrait en moyenne 1600 g CO2/kWh, la voiture diesel 1300 g CO2/kWh et la voiture électrique 1000 g CO2 de kWh aux Etats-Unis et 600 g CO2/kWh en Europe.

    Les autres ne manquent pas de faire remarquer que les émissions de la filière électrique sont dépendantes du mode de production de l’électricité. Ils prétendent dès lors que la seule comparaison valable est celle qui est faite entre la plus économe des voitures au diesel (qui produit moins de 100 g/km parcouru) et la plus efficace des voitures électriques (qui consomme de l’ordre de 17 kWh/100 km) alimentée par la pire des centrales électriques (soit au charbon). Ce qui donne une émission finale de CO2 de l’ordre de 170 g/km parcouru.

    Le raisonnement est simple : toute demande d’électricité nouvelle retarde d’autant la fermeture des centrales à charbon dans le monde. De plus, les défenseurs de la voiture électrique oublient qu’entre le Kwh produit à la centrale et celui chargé dans la batterie de la voiture, il y a des pertes générées par le transport de l’électricité et qu’entre le Kwh qui sort de la batterie et celui qui actionne les roues de la voiture, le moteur électrique n’a pas non plus un rendement de 100%. Ce qui pourrait porter l’émission finale de la voiture électrique à plus de 200 g CO2/km !

    Loin d’un futur énergétique soutenable

    Paradoxalement, un récent rapport [6] commandé au consultant CE Delft par Greenpeace et d’autres associations con- firme les deux points de vue qui précèdent. Le passage à la voiture électrique pourrait conduire à une réduction de la production de CO2 si certaines conditions étaient réunies. La condition principale est de s’assurer que l’énergie électrique stockée dans les batteries des voitures électriques soit d’origine renouvelable. Et Greenpeace de plaider pour « un réseau électrique intelligent pour garantir que les véhicules fassent le plein d’énergie renouvelable. A contrario, brancher des milliers de véhicules électriques non équipés d’un système de compteur intelligent sur le réseau électrique actuel conduirait à une situation de chaos. Cela augmenterait la demande d’électricité d’origine nucléaire et fossile (charbon) et nous entraînerait loin d’un futur énergétique soutenable ». Idéalement, les batteries ne devraient se recharger que lorsqu’un surplus d’électricité — de préférence renouvelable, comme le solaire ou l’éolien — est présent sur le réseau. On en est loin...

    Loin de favoriser le remplacement des centrales les plus polluantes par des moyens de production basés sur des énergies renouvelables, la voiture électrique risque donc de maintenir ces centrales les plus polluantes pour de nombreuses années ! Et de conforter les défenseurs de la production d’électricité nucléaire... [7]

    Et le coût environnemental des batteries, rajouterez-vous ? A l’instar des déchets de la filière nucléaire, nos enfants s’en occuperont. La production en masse de batteries épuisera très vite toutes les réserves de lithium connues sur la terre ? Boh, on trouvera une nouvelle technologie...

    Grâce à la politique de primes en faveur de la voiture électrique, l’Etat belge, comme la FEBIAC, est donc loin de faire sa révolution, et encore moins sa révolution copernicienne [8]. Le modèle géocentrique de la FEBIAC comme de l’Etat, c’est la voiture, horizon ultime de la liberté individuelle, source de plaisir infinie (surtout dans les embouteillages), véritable mythe entretenu par un puissant marketing faisant appel aux instincts les plus primaires du client. Reste à trouver le Copernic des temps modernes qui arrivera à convaincre l’humanité d’un nouveau modèle : celui du bannissement de la voiture de l’imaginaire individuel et collectif.


    [1« Le moteur diesel : une technologie d’avenir », Febiac, novembre 2005.

    [2« Voiture électrique : l’avenir pour la Belgique ? », Febiac, Mai 2009

    [3Cette défunte politique de subventionnement du propriétaire privé en recherche pour son bas de laine d’un rendement meilleur et moins risqué que l’imprévisible Bourse. Ou pire, celui qui, comme à l’âge d’or des marchés financiers (avant que la bulle internet n’éclate), empruntait pour acheter des actions de start-up improbables (dans le cas qui nous occupe, c’était pour acheter des panneaux), persuadés que faire de l’argent avec de l’argent en investissant dans l’économie virtuelle (dans ce cas-ci, c’est le new sustainable deal)serait sans conséquence sociale.

    [4www.terra-economica.info/ pour-ou-contre-la-voiture.html

    [5Pour faire court, le kWh est une mesure de la force motrice qui fait avancer la voiture.

    [6Development of policy recommendations to harvest the potential of electric vehicles, CE Delft, janvier 2010.

    [7Voir article d’Erwan Marjo.

    [8Pour rappel : la révolution copernicienne nomme la transformation du monde qui a accompagné le changement de représentation de l’univers d’un modèle géocentrique au modèle héliocentrique. Une révolution qui se fit entre le XVIe et le XVIIIe siècle et qui modifia également profondément les champs philo- sophiques et sociaux.

    Découverte des projets FEDER autour du canal

    Découverte des projets FEDER autour du canal

    https://www.ieb.be/2751
    18 août 2010

    La Fonderie vous propose un nouveau parcours guidé pour mettre en lumière les projets de développement urbain soutenus par le fonds structurel européen FEDER.

    Les projets se situent dans une Zone d’Intervention Prioritaire, couvrant les rives est et ouest du canal, du nord au sud de la Région (infos : www.feder.irisnet.be).

    Des parcours mixtes (à pied et en bateau) auront lieu les dimanches 12 septembre, 10 octobre et 14 novembre à 14 h. Participation gratuite, mais réservation obligatoire au 02/410 99 50.

    Infos : www.lafonderie.be.


    Formations en éducation à l'environnement

    Formations en éducation à l’environnement

    https://www.ieb.be/2727
    18 août 2010 • Aurélie Vienne

    L'Inventaire 2010-2011 des Formations en Education relative à l'Environnement (ErE) et en environnement vient de paraître.

    On parle beaucoup d’emplois verts. La question de la formation y est néanmoins cruciale. Le Réseau IDée vient de publier l’Inventaire 2010-2011 des Formations en Education relative à l’Environnement (ErE) et en environnement.

    Il est téléchargeable dès à présent sur www.reseau-idee.be. Si vous n’avez pas accès à internet, contactez le Réseau IDée et vous recevrez gratuitement l’inventaire en format papier.

    Infos : 02/286 95 70, info chez reseau-idee.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 août 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 août 2010

    https://www.ieb.be/2750
    19 août 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    Résultats de concertations

    Quartier européen : projet Esplanade 64. Bruxelles-Ville : chaussée d’Etterbeek, 64-66. Projet de construction d’un nouvel immeuble de 9 085 m2 comprennant 46 appartements de 1, 2 et 3 chambres. Il est également prévu de construire deux surfaces commerciales et une surface pour profession libérale. L’immeuble comprendra aussi 2 niveaux de parking couverts de 53 et 56 emplacements. Avis favorable. [Lire l’avis]

    Bruxelles Environnement (IBGE) à Tour et Taxis : un bâtiment durable entouré d’une mer de parking... Bruxelles-Ville : rue Picard, 3, et avenue du Port, 86. Demande de permis d’urbanisme par T&T Project pour la construction d’un nouvel immeuble de bureaux de 8 niveaux hors sol (16 725 m2) et 323 emplacements de parking couverts. Le projet implique la démolition de la Halle de transit ainsi que la modification de l’accès au site depuis l’avenue du Port et l’adaptation du parking hors sol.
    Demande de permis d’environnement pour diverses installations techniques ainsi que pour l’exploitation de 323 emplacements de parking couverts et de 482 emplacements de parking à l’air libre. Avis favorable sous conditions pour le projet de cahier des charges de l’étude d’incidences. Retenons principalement l’obligation pour le chargé d’études d’examiner deux alternatives supplémentaires : une visant l’implantation du bâtiment plus près de l’avenue du Port et l’autre favorisant un accès plus aisé au site pour les piétons et les cyclistes. Retenons également l’obligation pour le chargé d’études de prendre en compte l’arrêté du gouvernement relatif à l’élaboration du PPAS des ZIR 6A et 6B. [Lire l’avis]

    Les lots sortent du bois. Forest : chaussée de Neerstalle, 294-298, et avenue de Kersbeek, 261a. Demande de permis de lotir développant un ensemble résidentiel en intérieur d’îlot avec création de voiries publiques (60 lots dont 57 maisons unifamiliales et 3 immeubles à appartements). Les riverains dénoncent, entre autres, la surdensification du quartier et la non-prise en compte des autres projets de lotissement voisins et de leurs impacts cumulés. Avis défavorable. [Lire l’avis]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Camp d'action contre l'élargissement du Ring

    Camp d’action contre l’élargissement du Ring

    https://www.ieb.be/2728
    24 août 2010 • Aurélie Vienne

    La plate-forme Modal Shift, Jeugdbond Natuur & Milieu asbl et le collectif cycliste bruxellois PlaceOvélo organisent les 27 et 28 août 2010 un camp d'action en bordure du Ring de Bruxelles (R0).

    Une caravane de vélos et un camp contre l’élargissement du Ring de Bruxelles

    Les associations environnementales et cyclistes de Bruxelles et de Flandre organisent un CAMP[r]ING.

    Une rencontre préalable symbolique aura lieu entre les militants de Flandre et de Bruxelles sur un pont du R0. Les participants souhaitent ainsi exprimer leur profond désaccord avec le projet d’élargissement du R0 planifié par la Région flamande.

    Vendredi soir, un champ de tentes de camping sera dressé en bordure du Ring. Samedi matin, après une nuit bruyante, des associations et des citoyens déploieront leurs calicots et assureront des animations diverses pour faire entendre les voix citoyennes opposées à l’élargissement. L’action vise à donner de la visibilité aux opposants au projet d’élargissement du Ring de Bruxelles. Les associations environnementales et cyclistes veulent ainsi mettre en lumière les dommages d’un tel projet qui aura notamment pour conséquence la destruction d’une bonne part d’une réserve naturelle, le Bois du Laerbeek. Le Bois du Laerbeek est une zone Natura 2000 et une réserve naturelle régionale bruxelloise dont l’élargissement du R0 amputera 5 hectares de forêt.

    Pour Modal Shift, il est certain qu’un tel élargissement va encore accroître la circulation et aspirer d’avantage de véhicules. Si aucune mesure structurelle n’est prise à court et moyen terme pour réduire la pression automobile, le R0 et les régions environnantes vont rapidement être asphyxiés. Selon les analystes, il faudra entre 5 et 10 ans pour que le Ring, après élargissement, atteigne le même degré de congestion [1].

    Modal Shift rappelle que la Belgique est sous une procédure en manquement de la part de la Commission Européenne pour cause de non respect de la directive européenne sur la qualité de l’air. L’élargissement du Ring ne pourra qu’aggraver cet état de fait. L’accroissement de la circulation automobile va inévitablement accroître le taux de particules fines très toxique dans l’air.

    Le Gouvernement flamand va donc droit dans le mur et dépensera d’importants deniers publics pour accentuer une situation déjà actuellement très problématique. Devant cette politique de l’autotruche, de simples citoyens veulent attirer l’attention du grand public et des politiques.

    Selon Neal Michiels de placeOvélo : « l’invasion massive de voitures constitue un frein majeur à l’utilisation du vélo parce que beaucoup de gens se sentent en danger et agressés par le bruit et l’odeur des voitures. Pour qu’un plus grand nombre de personne circule ne vélo, les gouvernements devraient prendre des mesures permettant de réduire la circulation automobile et non l’inverse ! De nouvelles infrastructures routières attireront davantage de voitures, pour lesquelles il faudra bientôt créer encore de nouvelles infrastructures... »

    Pour clamer ceci haut et fort, la Masse Critique des cyclistes vous donne rendez-vous ce vendredi 27 août à 18h à la Porte de Namur. Elle rejoindra à vélo les militants venus de Flandre sur le pont de l’avenue de Limburg Stirum, au-dessus du Ring, à 19h30. Ensuite elle se dirigera vers le CAMP(r)ING situé à côté du Bois du Laerbeek. Le samedi 28, de 10h à 13h, sessions d’infos et animations diverses se succèderont.

    L’étude de mobilité qui fait partie du plan-MER pour l’élargissement du R0 est actuellement en cours. Les résultats de cette étude sont attendus pour octobre 2010. Vous trouverez plus d’informations sur le projet d’élargissement en consultant le site internet d’IEB et notamment la page Au coin du bois... le Ring.

    Modal Shift est une plate-forme d’associations qui défend une autre mobilité et cherche des alternatives à l’élargissement du Ring. Elle regroupe les associations suivantes : Brusselse Raad voor Leefmilieu, Greenpeace, Bond Beter Leefmilieu, Natuurpunt, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Fietsersbond, Friends of the Earth Belgium, Gracq, TreinTramBus, Jeugdbond voor Natuur en Milieu (JNM), Amis de la Terre, Vereniging voor Bos in Vlaanderen, Komimo et Mobiel 21.

    Rendez-vous

    • le vendredi 27 à 18h à la Porte de Namur pour le départ de la manifestation cycliste, ou à 19h30 entre Jette et Wemmel, sur le pont de l’avenue de Limburg Stirum. Dès 20h30, le Camp d’Action dressera ses tentes dans le Bois du Laerbeek.
    • le samedi 28 dès 10h, au bout du Chemin des Moutons à Jette, pour le rassemblement, les sessions d’information et les actions citoyennes au bord du Ring

    Infos : article 2726.

    Plus d’infos : lire dossier d’IEB sur le projet d’élargissement du Ring.

    Contacts

    - Liévin Chemin, collectif PlaceOvélo, +32 479 59 95 84, dès mercredi 25 août.

    Modal Shift Fr :
    - Jérôme Matagne, Inter-Environnement Bruxelles, +32 485 75 04 21

    Modal Shift Nl :
    - Joeri Thijs, Greenpeace, +32 496 26 31 92
    - Jeroen Verhoeven, Brusselse Raad voor het Leefmilieu, +32 477 46 31 81
    - Miguel Vertriest, Komimo, +32 498 49 57 67
    - Annelore Nys, Natuurpunt, +32 497 89 11 98


    [1Hugues Duchâteau, directeur de STRATEC dans Le Vif/L’Express (octobre 2009)

    Rejoignez les cyclistes actifs de Bruxelles-Ville

    Rejoignez les cyclistes actifs de Bruxelles-Ville

    https://www.ieb.be/2739
    24 août 2010

    Le GRACQ-Les Cyclistes Quotidiens et le Fietserbond, associations cyclistes qui travaillent pour la défense et la promotion du vélo utilitaire, souhaitent créer un petit groupe bilingue de cyclistes actifs dans la commune de Bruxelles-Ville.

    Pour ce faire, ils aimeraient rassembler des cyclophiles de tous les quartiers de cette commune étendue, sans oublier Laeken et Neder-Over-Heembeek. Ils font donc appel aux membres des différents comités de quartier, qui connaissent parfaitement les réalités locales, pour se joindre à eux et travailler ensemble à rendre cette commune plus accueillante pour les cyclistes.

    Une première rencontre entre tous les habitants de Bruxelles-Ville intéressés et les membres des deux associations sera organisée dans le courant du mois d’octobre. Afin de pouvoir vous y inviter, il vous suffit de communiquer vos coordonnées à Bénédicte Fontaine.


    Le cœur de Bruxelles en zone 30... sauf les grosses artères

    Le cœur de Bruxelles en zone 30... sauf les grosses artères

    https://www.ieb.be/2740
    25 août 2010

    Une des plus vieilles revendications des associations bruxelloises de mobilité, la mise en zone 30 du Pentagone bruxellois, est annoncée dès le 16 septembre.

    L’émission Matin Première de la RTBF consacrait un petit reportage à ce sujet le 5 août dernier. L’occasion pour IEB de rappeler que l’initiative serait parfaite si les boulevards du centre étaient concernés.

    Infos : www.z30.be.

    Ecouter le reportage

    Matin Première (RTBF) — 5 août 2010 L’émission Matin Première du 5 août dernier consacrait un petit reportage à la mise en zone 30 du Pentagone bruxellois, annoncée pour le 16 septembre. © RTBF - 2010

    Les quartiers bruxellois à la loupe

    Les quartiers bruxellois à la loupe

    https://www.ieb.be/2741
    25 août 2010

    Un nouvel outil pour mieux connaître la population bruxelloise, ses problèmes et ses besoins : les « Fiches communales d'analyse des statistiques locales en Région bruxelloise ».

    Dans le cadre de son décret « Cohésion Sociale », la Commission Communautaire Française (COCOF), a commandité auprès de l’IGEAT (ULB) un outil statistique permettant d’appréhender les problèmes et besoins des communes bruxelloises en matière de cohésion sociale.

    L’outil porte tant sur les réalités strictement locales que sur des comparaisons intra-communales et communales-régionales. Les matières abordées sont les suivantes géographie, démographie, données socio-économiques, santé, enseignement et logement.

    L’outil se matérialise sous forme de fiches (une fiche régionale et 19 fiches communales) qui se veulent complémentaires aux rapports de l’Observatoire de la Santé et du Social (www.observatbru.be) et aux autres outils de type Monitoring des Quartiers.

    Les fiches peuvent être consultées en ligne et téléchargées au format PDF via le lien suivant : www.cocof.irisnet.be.


    Inventaire des enquêtes publiques du 25/08/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 25/08/2010

    https://www.ieb.be/2742
    25 août 2010


    Park(ing) Day

    Park(ing) Day

    https://www.ieb.be/2752
    25 août 2010

    Le 17 septembre 2010, occupez des places de parking avec tout... sauf une voiture !

    Pour insuffler de la convivialité aux espaces confisqués par la bagnole, organisez un tournoi de ping-pong, une expo de peinture, un atelier de massage ou sortez simplement vos transats. Faites ce que vous voulez mais n’oubliez pas d’alimenter le parcmètre.

    Le Park(ing) Day est une initiative américaine qui se répand dans le monde entier et a fini par atteindre la Belgique.

    Toutes les infos et de bonnes idées : www.iewonline.be.


    CAMP(r)ING sauvage

    CAMP(r)ING sauvage

    https://www.ieb.be/2753
    31 août 2010

    Le week-end dernier, plus de 200 personnes ont participé au CAMP(r)ING pour s'opposer au projet d'élargissement du périphérique bruxellois à 10, 12, voire 17 bandes !

    Après avoir rejoint les abords du Ring à vélo, les militants ont dressé une cinquantaine de tentes de camping le long des barrières de sécurité. Ils désiraient alerter l’opinion publique et forcer la presse à s’emparer du sujet.

    Mission accomplie : les journalistes ont accouru à la recherche d’une bonne image et aucun automobiliste empruntant le Ring n’a pu rater le champ de tentes et les nombreuses banderoles. Revue de presse en détail.

    TV

    Web

    Radio

    Revue de presse papier

    Plus d’infos : lire le dossier d’IEB sur le projet d’élargissement du Ring.


    Inventaire des enquêtes publiques du 2/09/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 2/09/2010

    https://www.ieb.be/2756
    2 septembre 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 2/09/2010’>Inventaire des enquêtes publiques du 2/09/2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 2 septembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 2 septembre 2010

    https://www.ieb.be/2757
    2 septembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    New Magasin 4

    Bruxelles-Ville : avenue du Port, 51B. Demande de permis d’urbanisme avec rapport d’incidences (permis à durée limitée de 6 ans) pour le changement de destination d’entreposage (hangar) en équipement de loisirs (salle de concert de 930 m2) et demande de permis d’environnement pour l’exploitation d’une salle de spectacle et de concert d’une surface de 943 m2.
    Enquête publique jusqu’au 17 septembre 2010.
    Concertation le 28 septembre 2010.
    Contactez Mohamed Benzaouia et Nicolas Prignot.

    Résultat de concertation

    Gros lots rue des Trèfles. Anderlecht : rue des Trèfles, 17, et chaussée de Mons, 1201, 1203, 1217, 1219. Demande de permis de lotir avec création de voiries pour un ensemble de 24 lots pour 18 maisons unifamiliales, 3 lots pour des appartements avec activités de commerces, bureaux, activités productives et équipements et 3 lots pour des bureaux. Avis défavorable sur le permis de lotir tel que présenté. [Lire l’avis]

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Les mots du vélo

    Les mots du vélo

    https://www.ieb.be/2759
    2 septembre 2010

    Pour tous ceux qui aiment autant la bicyclette que le bon français, l'Office québécois de la langue française diffuse un très complet glossaire du vélo.

    Il définit les différents types de monture, les composants, les accessoires et propose même des illustrations. Plus d’excuses si vous confondez encore clé et règle à rayons, ou clé à cliquet pour manivelle et clé de contre écrou de direction.

    Infos : www.oqlf.gouv.qc.ca.


    Les projets des habitants pour la Semaine de la Mobilité 2010

    Les projets des habitants pour la Semaine de la Mobilité 2010

    https://www.ieb.be/2761
    6 septembre 2010

    Les projets des associations et habitants sélectionnés par IEB et le Bral pour la Semaine de la Mobilité du 16 au 22 septembre 2010 sur le thème « Mon quartier respire ! ».

    « Mon quartier respire! »: projets des habitants pour la Semaine de la mobilité 2010La croissance du trafic automobile et la mauvaise qualité de l’air qui en découle nuisent à Bruxelles et à ceux qui l’aiment. Afin de sensibiliser les citoyens et les autorités au droit des Bruxellois à un air sain, IEB et le Bral ont appelé les associations et habitants à militer lors de la Semaine de la Mobilité 2010 sur le thème « Mon quartier respire ! » . Neuf projets ont été sélectionnés et donneront chacun à leur façon un peu d’oxygène à la ville et à leur quartier.

    Vous êtes dans le vent !
    Bruxelles-Ville – Les Bib’z Asbl
    Tous les jours nous passons tout à côté d’occasions toutes simples d’expression joyeuse de nos envies citoyennes. Installée au carrefour Trône, une joyeuse bande vous suggérera de couper votre moteur au feu rouge, déroulera le tapis rouge pour les usagers doux ou les invitera à prendre un café équitable dans le salon urbain installé pour l’occasion. Ils vous emmèneront vers le plaisir de vos petits gestes chouettes qui vous vont si bien.
    Vous recevrez le Permis à Points Plaisir, premier permis au Monde où on se donne soi-même ses bons points sans jamais en enlever. Au début, ça surprend, après aussi !
    Date : du 18 au 21 septembre, de 9h à 18h.
    Lieu : place du Trône.
    Infos : jphi chez smily.be.

    Pour une vi-ll-e belle, pour une vi-ll-e douce !
    Auderghem – Comité de quartier du Vieux Sainte-Anne
    Par un événement convivial, (re-)mobiliser autorités communales et habitants autour des questions de mobilité douce et des aménagements de l’espace public qui peuvent la favoriser. Brunchs partagés, table rondes, animations pour grands et petits seront autant de moyens mis en œuvre pour réunir les habitants du quartiers.
    Date : 18 septembre.
    Lieu : quartier du Vieux Sainte-Anne.
    Infos : comite.quartier.ste.anne chez gmail.com.

    Le shopping autrement !
    Anderlecht – Atrium Chaussée de Ninove
    La chaussée de Ninove est l’un des axes routiers les plus empruntés pour relier le ring au centre-ville. Le trafic de voitures ne laisse que peu de place aux cyclistes convaincus ou non avertis. En cas de non-respect des règles de sécurité, de l’état parfois usagé des vélos, le risque d’accident est élevé pour les cyclistes du quartier. Lors de la journée sans voiture, cette voie d’accès se transforme en une voie privilégiée pour une ballade en vélo et en un grand terrain de jeux pour les enfants. C’est le seul jour de l’année où les piétons et cyclistes se réapproprient la rue.
    Face à ce constat et à l’occasion de la semaine de la mobilité, Atrium Chaussée de Ninove propose d’organiser un concours à destination des plus jeunes (de 6 à 12 ans) afin de les sensibiliser à la conduite en vélo et à acquérir des réflexes en matière de sécurité.
    Le concours prendra la forme d’un questionnaire sur le thème de la conduite en vélo. Il sera distribué par l’intermédiaire des écoles et des commerçants du quartier. Les enfants seront invités à déposer leur bulletin-réponse accompagné d’un dessin sur le thème de « mon quartier commerçant sans voiture » le samedi 18 septembre 2010.
    Afin de rendre visible l’événement, un stand prêté par la commune ainsi qu’une urne seront installés sur la chaussée (aux alentours de gare de l’Ouest). Les dessins des enfants seront exposés sur le stand. La remise des prix aura lieu le 19 septembre.
    Date : du 16 au 19 septembre.
    Lieu : chaussée de Ninove et alentours, à Anderlecht.
    Infos : Atrium Chaussée de Ninove, El Fikri Mohamed, melfikri chez atrium.irisnet.be.

    Masse critique « Silence, on roule »
    Bruxelles-Ville – Collectif Place-O-vélo
    La Masse Critique, réunissant un cortège de plus de 100 cyclistes, visitera les bruyantes artères du centre accompagnée d’une fanfare spécialement montée sur tandems et autres vélos de transport. Sur certains tronçons, la fanfare jouera afin de masquer le bruit de la circulation automobile. Sur d’autres, la masse cycliste circulera en silence afin de d’apprécier la tranquillité acoustique d’une rue sans pétarades de moteurs et autres klaxons. Un « compteur à décibels » actionnable à la main sera réalisé. Les participants tenteront, à l’aide de maracas et d’autres instruments de percussion simples, de dépasser le seuil symbolique des 75 décibels (pollution sonore sur les grandes artères) pendant que nous feront monter l’aiguille du compteur.
    Date : 17 septembre, 18h.
    Lieu : départ depuis la Porte de Namur et balade dans les rues de Bruxelles-Ville et d’Ixelles.
    Infos : ameersse chez gmail.com.

    A trottinettes sur nos trottoirs !
    Schaerbeek – Comité de quartier Terdelt
    Afin de renforcer la mixité sociale dans le quartier, une compétition de trottinettes sur les trottoirs et rues du quartier rassemblera tous les enfants. Les photos de la course seront envoyées à la commune en vue de rappeler l’état des voiries et trottoirs. Bien d’autres activités égailleront le quartier : des rallyes familiaux, des parcours de cuistax, des stands de réparation de vélo et de sensibilisation à la mobilité douce...
    Date : toute la semaine.
    Lieu : quartier Terdelt, soit 14 avenues et rues, les avenues Gilisquet et R. Foucart, les rues A. Roland, H. Krains, H. Richir, G. Guffens, Vanderhoeft, D. Desmet , Ch. Vanderstappen, J. Hoste, A. De Craene, J. Wauters, A. Coopman et une partie des rue du Tilleul et Wauters.
    Infos : info chez terdelt.eu.

    Ambulance verte : réanimation de quartier
    Saint-Gilles
    Rencontrez du 16 au 19 septembre les « réanimateurs de quartier » avec leur « Ambulance verte » . Une équipe en tenue médicale, qui se déplace avec un vélo triporteur equipé d’un arbre et des plantes dépolluantes, et même d’un girophare vert ! Si vous ressentez les premiers symptômes : irritation des voies routières, énervement au volant, démangeaisons dans les guiboles et difficultés à respirer l’air pur dans notre chère capitale... prenez rendez-vous au plus vite ! La consultation est gratuite et elle fait un bien fou ! Attention certaines personnes peuvent développer une dépendance à une mobilité alternative.
    Date : toute la semaine.
    Lieu : les rues de Saint-Gilles.
    Infos : mcarteret chez hotmail.com et lisefrendo chez yahoo.fr.

    Sofa’s to Sofia !
    Ixelles
    Afin d’attirer l’attention sur les possibilités de rencontre qu’offre l’espace public et de faire le lien entre ce qui se passe à Bruxelles et en Europe pendant la semaine de la mobilité, un collectif va créer de véritables salons roulants. De confortables canapés seront arrimés sur des remorques à vélos et chacun sera invité à s’y installer et à gouter à une autre mobilité. A la fin de la semaine, les canapés et leurs vélos débuteront une course-relais dédiée à la mobilité douce, jusqu’à la capitale bulgare : Sofia.
    Date : toute la semaine dans les rues de Bruxelles et départ de la course-relais le 22 septembre.
    Lieu : départ d’Ixelles et parcours dans l’Union Européenne, jusqu’à Sofia.
    Infos : dessi.stoyanova chez gmail.com.

    Anneessens pédale pour des poumons verts
    Bruxelles-Ville – Buurtwinkel asbl
    Sur la place Anneessens, l’association Buurtwinkel organise une journée à vélo pour les habitants défavorisés du quartier. Le but est de faire se rencontrer les habitants défavorisés du quartier Anneessens et le vélo en tant qu’autre moyen de transport en ville. Parallèlement, le manque cruel d’espaces publics verts au sein du quartier sera mis en avant. Pour promouvoir l’utilisation du vélo, il est important que les habitants sachent d’abord comment le conduire. C’est pourquoi un parcours sera organisé en collaboration avec la police. A 14h30, un groupe de personne démarrera une promenade à vélo le long d’espaces verts.
    Date : 17 septembre.
    Lieu : place Anneessens.
    Infos : bas.wildemeersch chez samenlevingsopbouw.be.

    De l’oxygène pour la place du Jardin aux Fleurs
    Bruxelles-Ville - ACV Brussel
    ACV Brussel vous invite à un « pique-nique de la mobilité » avec de la musique, des animations diverses et, surtout, des informations au sujet de la mobilité douce. Dans la matinée, des ateliers de réflexion se pencheront sur les liens entre mobilité et logement : « améliorer les conditions de logement social permettrait-il de diminuer les bouchons ? » A midi, politiciens, écoliers, habitants et associations partageront leurs idées au sujet de la mobilité autour d’un pique-nique convivial.
    Date : 22 septembre.
    Lieu : place du Jardin aux Fleurs et environs.
    Infos : uo5e chez acv-csc.be.


    Ne scannez pas ma vie privée ! Appel aux bénévoles

    Ne scannez pas ma vie privée ! Appel aux bénévoles

    https://www.ieb.be/2763
    8 septembre 2010

    La Ligue des droits de l'Homme recherche des bénévoles pour participer à une action de sensibilisation aux problèmes posés par la carte MoBIB en matière de respect de la vie privée, le 16 septembre 2010, à l’occasion de la Semaine de la mobilité.

    Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne « MoBIB : ma vie privée ne voyage pas en commun ! » . Cette action, débutée sur le web avec succès en mai dernier, s’invite désormais dans la vi(ll)e. Une première pour la Ligue des droits de l’Homme (LDH) qui concrétise ainsi sa volonté d’être plus présente sur le terrain en développant des outils de militance et de sensibilisation efficaces et des groupes d’action.

    Infos : www.liguedh.be, Manuel Lambert, 02/209 62 87, mlambert chez liguedh.be.


    Inventaire des enquêtes publiques du 9/09/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 9/09/2010

    https://www.ieb.be/2765
    9 septembre 2010

    Téléchargez l’Inventaire des enquêtes publiques du 9/09/2010


    Enquêtes publiques... en quête de public ?

    Enquêtes publiques... en quête de public ?

    https://www.ieb.be/2767
    9 septembre 2010

    Les règles urbanistiques sont des domaines techniques dont il n'est pas aisé de comprendre les tenants et aboutissants. Ce vendredi 3 septembre sur Radio Panik, la Maison de la rénovation urbaine consacrait son émission Rubrik 1210 aux enquêtes publiques.

    Parmi les interlocuteurs issus du monde associatif ou travaillant au niveau communal ou régional, Gwenaël Breës, Président d’IEB et membre du Comité du Quartier Midi. Cette émission est à présent disponible en podcast.

    Infos : www.maison-reno-huis.be, www.radiopanik.org.


    Les activités de la Nuit de l'Obscurité 2010 en région bruxelloise

    Les activités de la Nuit de l’Obscurité 2010 en région bruxelloise

    https://www.ieb.be/2725
    9 septembre 2010

    Découvrez les activités organisées en région bruxelloise à l'occasion de la Nuit de l'Obscurité, le samedi 16 octobre 2010.


    Afficher activités de la Nuit de l’Obscurité en région bruxelloise sur une carte plus grande

    Auderghem

    Nuit de l’obscurité dans la forêt de Soignes : Tous dans l’obscurité pour y voir plus clair

    Cette deuxième escapée de la Nuit de l’obscurité proposée par les Amis de la Terre, avec l’aide de l’asbl Bon Pied mais pas Bon Oeil, invite voyants et malvoyants à marcher ensemble dans l’obscurité au travers de la forêt. L’initiative veut ouvrir les yeux des voyants dont les autres sens sont peut-être atrophiés du fait de la primauté accordée à la vue dans la société actuelle. Les malvoyants ont beaucoup à enseigner aux voyants. Ne seraient-ils pas les sentinelles de l’environnement en raison de leur extrême sensibilité aux pollutions sonores et aériennes ? Voici une occasion de partager leurs sensations quotidiennes et de les rencontrer.

    Plus d’infos : PaulDeNeyer chez gmail.com

    Détails pratiques :
    rendez-vous : samedi 16 octobre à 19h à la station de métro Montgomery, sur le quai d’embarquement du tram 44 que nous prendrons pour nous rendre à Tervueren (munissez-vous d’un titre de transport de la STIB).
    début de la promenade : Golf de Tervueren
    Fin de la promenade : station de métro Montgomery à 23 h au plus tard
    Longueur du parcours : une douzaine de km.
    Activité gratuite
    Contact des Amis de la Terre : PaulDeNeyer chez gmail.com
    L’inscription est souhaitée particulièrement pour les personnes malvoyantes qui désireraient bénéficier d’un accompagnateur pour rentrer à domicile.

    Nuit de l’Obscurité au Rouge-Cloître

    A l’occasion de la Nuit de l’Obscurité du 16 octobre, le Planétarium de l’Observatoire royal de Belgique, l’asbl Besace, la Commune d’Auderghem, l’Institut d’Astronomie et d’Astrophysique de l’ULB, le Volksterrenwacht MIRA, l’ASCEN, Astrovega, le Club Astro d’Ottignies-LLN, AstroNamur, l’IBGE et Natagora Bruxelles nvitent le grand public à se rendre de 20h à 24h sur le site prestigieux du Rouge-Cloître à Auderghem pour une nuit exceptionnelle.

    De nombreuses activités de sensibilisation à la pollution lumineuse !

    * sensibilisation à la faune et flore nocturnes
    * exposition didactique sur la pollution lumineuse
    * balades contées
    * concerts de musique classique en plein air
    * conférences
    * stands d’information générale
    * jonglerie lumineuse
    * ultimate frisbee
    * lancement de fusées à eau
    * concours (5 Galiléoscopes à gagner)

    Plus d’infos : Rodrigo Alvarez, avenue de Bouchout 10 à 1420 Braine-l’Alleud, 02 474 70 53, rodrigo.alvarez chez oma.be.

    Rendez-vous dès 18h30 sur le Site du Rouge-Cloître, rue du Rouge-Cloître 4 à 1160 Auderghem (accès sécurisé via l’E411, en face de l’Adeps). Fin des activités prévue à 24h00.

    Bruxelles

    extinction du bâtiment du Comité Economique et Social Européen

    Le Comité économique et social européen (CESE) et le Comité des Régions (CdR) participeront à la Nuit de l’Obscurité 2010. En plus de l’extinction systématique des éclairages intérieurs toute l’année, le CESE et le CdR éteindront l’éclairage de la façade du bâtiment principal (Rue Belliard 99-101 ; Bruxelles) ce 16 octobre. Le personnel sera également sensibilisé aux problématique du gaspillage de l’énergie et de la pollution lumineuse.

    Plus d’infos : Silvia Staffa - Comité Économique et Social Européen - Comité des Régions - Rue Belliard 99-101 B-1040 Bruxelles

    Nuit bio de l’Obscurité 2010

    Pour cette nuit de l’obscurité, l’IRDECOF (Institut de Recherche pour le Développement de l’Espace Culturel Européen Observatoire du Genre, de la Féminisation et des Langues)proposera également une activité dont le mystère est encore jalousement gardé.

    Plus d’infos  : Patricia, 02/303 80 85, irdec.cof chez gmail.com

    Jette

    Nuit de l’Obscurité à Jette

    A l’occasion de la Nuit de l’Obscurité du 16 octobre, la maison communale de Jette organise, à l’initiative de l’Echevine du Développement Durable Christine Gallez et la Cellule Développement Durable et en collaboration avec la Ferme pour Enfants, une balade contée baignée d’une ambiance particulière en compagnie d’une conteuse et d’un guide nature. L’éclairage public sera éteint tout au long du parcours et la promenade s’achèvera à la Ferme pour Enfants par un dernier conte à la lueur des bougies autour d’un bon chocolat chaud…
    Rendez-vous le samedi 16 octobre à 19h45 sur le petit pont de l’avenue de l’Exposition, à hauteur du parc Roi Baudouin à Jette pour la plus agréable promenade de l’année !

    Plus d’infos  : Aurore Rousseau, 02/422 31 11 arousseau chez jette.irisnet.be (Cellule Développement durable de la Commune de Jette)

    Watermael-Boitsfort

    la nuit 100% Nuit du Coin du Balai (rue de la Sapinière 117, le 23/10 à 19h30)

    En écho à la Nuit de l’Obscurité, les habitants du Coin du Balai organisent une activité le 23 octobre, soirée de pleine lune.

    La soirée s’articulera autour d’une balade nocturne dans la forêt, à la lueur de la lune, de conte, d’une soupe et d’un vin chaud mais aussi et surtout de l’implication des écoles du quartier et du relais de cette initiative via les journaux de classe des élèves … ET de l’extinction de l’éclairage public dans tout le quartier.

    Quant au visuel, il est le fruit d’une artiste du quartier. La preuve que chacun à son niveau peut contribuer à l’organisation de ce type d’évènement pour le rendre unique.

    Plus d’infos  :
    FB : http://www.facebook.com/#!/event.php?eid=132337060148902
    internet : www.coindubalai.be


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 9 septembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 9 septembre 2010

    https://www.ieb.be/2764
    9 septembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    New Magasin 4

    Bruxelles-Ville : avenue du Port, 51B. Demande de permis d’urbanisme avec rapport d’incidences (permis à durée limitée de 6 ans) pour le changement de destination d’entreposage (hangar) en équipement de loisirs (salle de concert de 930 m2) et demande de permis d’environnement pour l’exploitation d’une salle de spectacle et de concert d’une surface de 943 m2.
    Enquête publique jusqu’au 17 septembre 2010.
    Concertation le 28 septembre 2010.
    Contactez Mohamed Benzaouia et Nicolas Prignot.

    Excroissance urbanistique

    Bruxelles-Ville (Laeken) : avenue du Parc Royal, 20. Le CPAS de Bruxelles-Ville demande un certificat d’urbanisme pour démolir l’immeuble existant (avenue du Parc Royal, 20) et élargir le terrain à bâtir sur la voirie existante (rue Mathieu Desmaré) afin de construire un immeuble comprenant 11 appartements et 10 places de parking couvert.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2010.
    Concertation le 28 septembre 2010.
    Contactez Mathieu Sonck.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Le futur PRDD du point de vue des habitants : gadget ou véritable enjeu ?

    Le futur PRDD du point de vue des habitants : gadget ou véritable enjeu ?

    https://www.ieb.be/2699
    10 septembre 2010 • Mathieu Sonck

    Le nouveau gouvernement régional bruxellois annonce pour cette législature un nouveau plan régional de développement. Pour marquer l'importance d'intégrer les principes du développement durable, le futur PRD se voit affublé d'un D (Durable) supplémentaire. Ce PRDD est-il vraiment un enjeu pour les habitants ? Réflexions...

    Quoi de neuf sous le soleil ?

    On le constate en examinant les intentions du gouvernement (voir encadrés : Les bases du PRDD et Quelle méthodologie pour le futur PRDD ?), l’ambition est grande. On peut néanmoins s’interroger sur la capacité de celui-ci à atteindre ses objectifs. Ce PRDD est le troisième PRD depuis la création de la Région et force est de constater que les PRD précédents sont loin d’avoir été respectés. Hormis la question de l’essor démographique (à l’époque, la natalité et l’immigration ne contrebalançaient pas la fuite des classes moyennes), le premier PRD (datant de 1995) présentait par exemple des lignes forces très comparables à celles d’aujourd’hui [1]. Les questions du logement, de la mobilité, de l’amélioration de la qualité de la vie en ville ou la croissance de l’emploi étaient déjà au centre des préoccupations des gouvernants. On retrouvait également dans le PRD de 1995 l’ambition de faire de Bruxelles une « métropole européenne et internationale » [2]. Quinze ans plus tard, alors que le sacro-saint développement international de Bruxelles bat son plein, les indicateurs sont pour la plupart dans le rouge : on n’a jamais construit aussi peu de logements sociaux, l’usage de la voiture n’a fait qu’augmenter et malgré une démographie croissante, la dualisation de la ville s’aggrave chaque année.

    Une exception : l’objectivation des moyens

    « Le gouvernement souhaite un PRDD transversal, fixant les objectifs et moyens, notamment financiers, pour les réaliser. Il devra également s’attacher à revoir la gouvernance régionale. Une démarche innovante sera mise en place où le gouvernement souhaite travailler avec les acteurs institutionnels, les agents économiques et le monde associatif pour dégager une vision partagée du futur développement régional » [3].

    L’élément neuf ici est que le PRDD devra fixer les moyens (notamment financiers) pour parvenir à ses fins. C’est la première fois que le citoyen pourra, in fine, juger de l’action du gouvernement sans que celui-ci ne se retranche derrière des problèmes de financement pour expliquer le « sur place » de certaines de ses politiques. C’est déjà un progrès.

    Et la participation ?

    D’après la déclaration gouvernementale, un effort particulier sera fait pour que le PRDD fasse consensus entre les différents acteurs de la société civile. Le pari du gouvernement, c’est d’organiser une large concertation en amont des procédures légales de publicité-concertation. On ne peut que se réjouir de cette intention. Un exercice de prospective territoriale est prévu d’ici la fin de l’année. Celui-ci devrait impliquer largement les acteurs de la société civile. En parallèle, des rencontres citoyennes devraient permettre, sur base d’ateliers prospectifs, de collecter les souhaits des habitants.

    Un marché a été passé avec une entreprise privée qui veillera à organiser la consultation et le processus participatif dans le cadre du PRDD, via l’animation d’ateliers et de forums, en mobilisant l’ensemble des acteurs (partenaires sociaux, représentants des habitants et organisations non gouvernementales à but spécifique, privés -promoteurs, investisseurs, administratifs – administrations et para régionaux, politiques, académiques) et la population, dans le but de permettre à la Région de rédiger son projet de PRDD [4]. Ce travail de prospective devra assurer de permanents aller-retours avec un exercice parallèle d’élaboration par trois équipes pluridisciplinaires d’une vision territoriale métropolitaine à l’horizon 2040 [5].

    On le constate ici, si l’objectif semble bien établi, on n’a par contre très peu d’informations sur la manière dont ces procédures de participation vont être pratiquement mise en œuvre. Comment va-t-on assurer la participation de la population ? De grandes agoras dans tous les quartiers, des panels sensés être représentatifs de la diversité de la population ? Mystère.

    Concilier des intérêts divergents ?

    Reste que les intérêts des uns ne sont pas forcément compatibles avec ceux des autres, c’est vrai au sein de la population, c’est aussi vrai dans les organisations issues de la société civile. Par exemple, le monde économique voit souvent le durable comme étant un concept qu’il convient d’intégrer pour améliorer sa compétitivité. Régulièrement, ceci se fait à contre-sens ou avec un certain cynisme. Exemple extrême : l’année dernière, une société défendait devant la commission de concertation d’Anderlecht un projet de piste de ski, avec de la vraie neige, confinée dans un gigantesque hangar réfrigéré. Selon le demandeur, le projet était durable car il prévoyait la verdurisation de la toiture plate du bâtiment...

    Et si parfois, les efforts de verdurisation de l’économie sont bien réel, le maintien des taux de profit reste un objectif immuable du monde économique. Un cadre qui implique un ajustement de la seule variable restante : l’emploi [6].

    « Pour sauver la planète, il faut sortir du capitalisme, en construisant une société où l’économie n’est pas reine mais outil, où la coopération l’emporte sur la compétition, où le bien commun prévaut sur le profit. »

    Ces propos d’Hervé Kempf, un journaliste au journal Le Monde qu’on ne peut suspecter d’être un anarcho-gauchiste primaire, confirment un point de vue qu’IEB défend depuis longtemps : si nous ne prenons pas ce problème de la croissance économique à bras le corps, il s’emparera de nous, comme la crise des charbonnages s’est emparée de la Wallonie voici quelques décennies. Nous devons anticiper la révolution de notre économie, une révolution qui tient notamment à un glissement progressif de la valeur d’échange vers la valeur d’usage. Un glissement qui pourrait faire qu’un jour, par exemple, nous ne posséderons plus de voiture mais nous la partagerons avec 25 autres familles, plongeant l’industrie automobile dans une récession sans précédent.

    Voilà un questionnement qui bute sur un objectif réclamé de bonne foi par la FGTB et repris par le gouvernement, celui de signer un pacte de croissance durable pour Bruxelles. Un bel oxymore qui place nos dirigeants dans une bien délicate posture... Les défis environnemental et social sont donc intimement liés et c’est sans doute le grand enjeu du futur PRDD !

    Les défis identifiés sont-ils les bons ?

    Le memorandum d’IEB pointait trois défis à prendre en compte pour le futur PRD : le défi démographique, le défi environnemental et le défi social. Ces trois défis se retrouvent dans les priorité du gouvernement. A la réflexion, le défi social est principalement la conséquence des contradictions même du capitalisme. Et les crises économique et financière en sont les stigmates les plus visibles.

    La crise financière est la résultat de la libéralisation des marchés financiers et du développement outrancier du crédit, dopant une croissance factice de l’économie, maintenant les taux de profits des entreprises, créant un bulle dont l’éclatement annihile les 15 dernières années d’efforts budgétaires visant à réduire la dette de la Belgique.

    La crise économique est systémique. Elle est cyclique et inhérente au capitalisme. Mais elle est singulièrement amplifiée depuis la remise en cause d’un postulat de base de toute économie productiviste (et la nôtre l’est à coup sur, même si nous avons délocalisé la majeure partie de notre production) : les ressources ne sont pas inépuisables ! Et la technologie est tout bonnement incapable de surmonter ce écueil.

    La crise environnementale, acceptée par tous, n’est pas que climatique. Elle touche également d’autres champs de l’écologie. Bruxelles est le deuxième bassin économique le plus pollué d’Europe en termes de particules fines. Et la Belgique s’apprête a être condamnée par la commission européenne pour cela. Le sol est pollué. L’air à l’intérieur des bâtiments est pollué. La biodiversité végétale et animale est en danger. La ville a refoulé l’eau : les différentes vallées de Bruxelles, au début de ce siècle, était parcourus de nombreux cours d’eau, ils ont tous disparu.

    La crise démographique interroge. Aurons-nous bien 170 000 nouveaux habitants d’ici 2020 ? Ces chiffres ne sont que des projections d’une tendance. Bruxelles a retrouvé aujourd’hui sa population des années 70. Entre-temps, de nombreux logements ont été détruits au profit de bureaux qui sont maintenant vides. L’occupation actuelle des logements pose également question. Nombre d’entre eux sont sous-occupés alors que d’autres sont sur-occupés, un rééquilibrage pourrait changer la donne. Vouloir ramener les classes moyennes en ville a-t-il encore un sens quand on sait que le RER facilitera encore la périurbanisation et que les 3 000 nouveaux logements produits annuellement (toute origine confondue) ne répondent déjà pas aux besoins actuels ?

    Bien définir ces crises, et surtout ses conséquences sur les bruxellois (conséquences sociales, culturelles, en terme de santé,...), c’est se donner les outils pour rompre enfin avec les logiques d’un système en crise qui a une furieuse tendance à se perpétuer quand il n’est pas confronté à une résistance chevronnée.

    Coopérer sur l’hinterland ?

    Les milieux économiques plaident pour une métropolisation de Bruxelles. L’idée principale est de prôner le principe de subsidiarité en introduisant un nouveau niveau qui serait celui de la métropole, qui serait de facto cogéré par l’ensemble des parties concernées. Faut-il rappeler que ce principe, moteur dans la construction européenne, a gravé dans une législation supranationale certains mécanismes dont les citoyens sont les premières victimes (pensons à la libéralisation du secteur de l’énergie ou des services postaux) ?

    Difficile par exemple de trouver à l’échelle de la métropole un consensus valable en matière de mobilité. Les positions sur ce dossier sont très contrastées. Les uns cherchent la meilleure accessibilité possible d’une ville qu’ils considèrent avant tout comme un centre économique qui doit pouvoir fonctionner sans contraintes. Les autres sont soucieux de leur qualité de vie et cherchent donc à diminuer les effets négatifs de l’activité économique sur la qualité de l’air, sur les arbitrages budgétaire incessants à faire entre le budget « mobilité » croissant et le budget alloué aux besoins sociaux des bruxellois.

    Qui seront nos interlocuteurs pour la zone métropolitaine ? Leurs intérêts seront-il forcément convergents avec ceux des Bruxellois ? C’est quoi un partenariat win-win ? La prudence s’impose. Et l’on ne peut qu’espérer que le gouvernement ne s’engage pas aveuglément dans cette voie...

    Conclusions

    On le voit à ce stade précoce de l’élaboration du PRDD, beaucoup de questions se posent. Il y a fort à parier que le timing initial (voir Quelle méthodologie pour le futur PRDD ?) ne sera pourra être respecté à moins de laisser tomber l’une ou l’autre étape. Quelle sera-t-elle ? Pourtant, certains études menées en parallèle semblent inter-dépendantes : quel sens cela a-t-il de confier à des urbanistes la mission de proposer une vision spatiale stratégique sans avoir en main des éléments aussi nécessaires que l’évaluation des moyens financiers disponibles ? Le choix même de faire un concours n’oriente-t-il pas forcément la vision stratégique vers une préférence pour les grandes infrastructures au détriment de politiques de proximité de développement local ? Le processus d’élaboration du Grand Paris semble inspirer nos gouvernants. Mais ce projet essentiellement technocratique n’a laissé que bien peu de place à l’habitant. Mais quelle sera la véritable place des habitants dans le processus de consultation citoyenne du PRDD prévu pour décembre 2010 ? En d’autres termes, quelle démocratie urbaine voulons-nous pour Bruxelles en 2040, en 2020 et aujourd’hui ?

    Mathieu Sonck


    [1Plan régional de développement – Lignes forces, mars 1995.

    [2Ibid., ligne de force n°5.

    [3Déclaration de politique générale 2009-2010.

    [4Cahier spécial des charges – procédure négociée avec publicité belge : « Mission d’assistance à la conception du Plan Régionale de Développement Durable pour la RBC, par le biais d’une démarche de prospective territoriale », p.12, mars 2010.

    [5Ibid., p.13.

    [6« Le capitalisme vert est-il une bonne affaire du point de vue social ? », BEM du 5 octobre 2009.

    Les bases du PRDD

    Les bases du PRDD

    https://www.ieb.be/3034
    10 septembre 2010 • Mathieu Sonck

    La déclaration gouvernementale pointe 5 défis à relever.

    La déclaration gouvernementale [1] pointe 5 défis à relever :
    — le défi de l’essor démographique,
    — le défi de l’emploi, de la formation et de l’enseignement,
    — le défi environnementale,
    — le défi de la lutte contre la dualisation de la ville,
    — le défi de l’international.

    L’accord prévoit également une stratégie pour parvenir à relever ces défis :

    — une synergie emploi/environnement/économie/formation,
    — concrétiser le droit au logement,
    — une développement durable et solidaire,
    — repenser la mobilité urbaine,
    — aménager et équilibrer durablement le territoire,
    — anticiper le défi démographique et assurer le vivre ensemble dans une ville de diversité,
    — offrir des services publics efficaces au service des Bruxellois.

    Enfin, différents moyens sont imaginés [2] pour concrétiser l’accord :

    — L’élaboration du PRDD,
    — La réalisation d’un pacte de croissance durable,
    — L’adaptation de mesures ayant trait à la gouvernance.


    [1Accord de gouvernement 2009-2014 : « Un développement régional durable au service des Bruxellois ».

    [2Déclaration de politique générale 2009-2010.

    Quelle méthodologie pour le futur PRDD ?

    Quelle méthodologie pour le futur PRDD ?

    https://www.ieb.be/3035
    10 septembre 2010 • Mathieu Sonck

    Le PRDD devrait s'élaborer par phases successives.

    1. Un diagnostic (avril 2010)

    La première concernait l’établissement d’un diagnostic. Cette phase a été entamée par un travail de synthèse des enjeux (sur base de documents existants tels que les nombreux memorandum, les notes scientifiques des états généraux de Bruxelles, les tendances lourdes, etc...) et des mesures à prendre, notamment via une consultation systématique des administrations et organismes pararégionaux.

    2. Prospective (mai - décembre 2010)

    Cette phase prévoit l’organisation d’ateliers thématiques et transversaux visant à établir une une vision commune partagée par les acteurs concernés par les différents secteurs.

    Cette phase prévoit également un exercice de prospective territoriale où seraient associés les acteurs privés (au sens large) se basant sur une analyse des diagnostics et enjeux et qui viserait à anticiper les changements nécessaires et permettrait une co-construction collective du futur souhaité. IEB n’a pas encore été contacté dans ce cadre.

    3. Rencontres citoyennes (décembre 2010)

    Il est également prévu d’organiser à l’horizon de décembre 2010 des ateliers prospectifs avec des citoyens pour arriver à une vision commune. C’est à ce moment que les citoyens pourront intervenir dans le processus.

    4. Concours « Bruxelles métropole » (pour février 2011)

    Parallèlement aux phases décrites précédemment, le gouvernement compte organiser un concours international d’urbanisme, sur le modèle du Grand Paris, qui viserait à proposer une vision spatiale stratégique de l’aire métropolitaine bruxelloise à l’horizon 2040. Trois équipes d’urbanistes seraient choisies pour travailler en parallèle et confronter in fine leurs points de vue. A notre connaissance, les trois équipes n’ont toujours pas été choisies par le gouvernement.

    5. Le projet de PRDD (pour juillet 2011)

    Le projet de plan devrait être rédigé sur base de ce qui précède. Ce travail est confié à une équipe composée de fonctionnaires de l’AATL ainsi que d’employés de l’ADT. Un rapport sur les incidences environnemental devrait être élaboré en même temps.

    6. Procédure légale d’approbation

    L’ambition du gouvernement est d’adopter le projet de plan à la fin 2011 et le plan lui-même à la fin 2012. C’est donc début 2012 qu’il faut s’attendre à l’enquête publique sur le PRDD.

    De source sûre, il apparaît que le programme décrit plus haut a pris un certain retard. Pourtant, le gouvernement tient à ce que le processus aboutisse au moment des élections communales de 2012.


    Logement : le Gouvernement reçoit 1/20

    Logement : le Gouvernement reçoit 1/20

    https://www.ieb.be/2771
    14 septembre 2010

    Le Rassemblement Bruxellois pour le Droit à l’Habitat présente le nouveau baromètre du logement : 1/20, c’est la note que le RBDH accorde au Gouvernement pour ses actions en faveur du logement, dans le courant de sa première année de législature.


    Nous ne sommes pas des réseaux de données

    Nous ne sommes pas des réseaux de données

    https://www.ieb.be/2772
    15 septembre 2010

    Sortie de presse de Bruxelles en mouvements n°240, avec un dossier consacré aux technologies de contrôle, il analyse quelques réponses citoyennes pour sauvegarder les droits démocratiques des usagers et des habitants.

    Que faire avant que nos cartes d’identité, de sécurité sociale ou de transports publics ne soient intégrées dans une banque de données centralisée et que Big Brother ne contrôle nos actions voire même nos intentions les plus intimes ?

    Le dernier dossier de notre revue mensuelle aborde la problématique de la constitution de données sur les comportements, les attitudes ou les déplacements des personnes et pose la question de la protection de ces données personnelles.

    Si les dérives de ces systèmes peuvent conduire au contrôle de nos comportements, la gestion de ces mêmes systèmes échappe, par contre, au contrôle des citoyens et menace la protection de la vie privée.

    Inscrits dans une démarche originale de récalcitrance, plusieurs mouvements de citoyens se manifestent dans des zones où les droits civils s’estompent. Ce dossier présente plusieurs acteurs collectifs qui opposent liberté et dispositifs de fichage, arguments à l’appui.

    En collaboration avec la Ligue des Droits de l’Homme

    Dans ce contexte, la Ligue des Droits de l’Homme organisera en collaboration avec IEB le 16 septembre, à l’entrée de plusieurs stations de métro et pré-métro, une action de sensibilisation auprès des usagers sur les enjeux et dangers que pose le système MoBIB.

    La LDH vous invite pour un point presse qui se déroulera à l’entrée de la station Porte de Namur (en surface), le 16 septembre à 12h30.

    Bruxelles en mouvements est le mensuel d’IEB publiant des informations sur les projets qui transforment la ville et touchent à la qualité de la vie des Bruxellois. La publication reflète le travail d’Inter-Environnement Bruxelles avec les associations urbaines et les comités de quartier pour défendre le point de vue des habitants. Les analyses visent à rendre les enjeux plus compréhensibles devant l’opinion publique et les responsables politiques. (Abonnement annuel : 24 euros.)


    Inventaire des enquêtes publiques du 15/09/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 15/09/2010

    https://www.ieb.be/2774
    15 septembre 2010


    Le péage urbain : la clé d'une ville durable ?

    Le péage urbain : la clé d’une ville durable ?

    https://www.ieb.be/652
    16 septembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles et le Bral organisent, le mardi 20 novembre à 18 h 45, une conférence afin de lancer un débat politique et public sur le péage urbain. A l’heure où toutes les villes sont à la recherche d’une solution forte pour faire face à la congestion et à la pollution urbaines, nous considérons qu’il est temps d’ouvrir la discussion sur les possibilités d’un tel système à Bruxelles.

    Lieu : De Markten, 5 place du Vieux Marché aux Grains, 1000 Bruxelles.

    Programme :
    18h45 – Accueil
    19h00 – Introduction
    19h15 – The London Congestion Charge by Steve Kearns
    19h45 – Les possibilités d’un modèle bruxellois par Thierry Duquenne
    20h15 – Pause
    20h20 – Débat politique
    21h00 – Débat public
    21h30 – Conclusions et clôture de la soirée

    C’est gratuit ! Inscription souhaitée auprès de Claire Scohier, courriel, 02/223 01 01.

    Téléchargez ici :


    La carte de transports MoBIB en question

    La carte de transports MoBIB en question

    https://www.ieb.be/2651
    16 septembre 2010

    La carte MoBIB devient obligatoire pour l’ensemble des abonnés de la STIB. Elle pose des questions essentielles en termes de respect du droit à la vie privée et des droits qui en découlent, parmi lesquels figure, entre autres, la liberté de circulation.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 16 septembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 16 septembre 2010

    https://www.ieb.be/2775
    16 septembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    New Magasin 4

    Bruxelles-Ville : avenue du Port, 51B. Demande de permis d’urbanisme avec rapport d’incidences (permis à durée limitée de 6 ans) pour le changement de destination d’entreposage (hangar) en équipement de loisirs (salle de concert de 930 m2) et demande de permis d’environnement pour l’exploitation d’une salle de spectacle et de concert d’une surface de 943 m2.
    Enquête publique jusqu’au 17 septembre 2010.
    Concertation le 28 septembre 2010.
    Contactez Mohamed Benzaouia et Nicolas Prignot.

    Excroissance urbanistique

    Bruxelles-Ville (Laeken) : avenue du Parc Royal, 20. Le CPAS de Bruxelles-Ville demande un certificat d’urbanisme pour démolir l’immeuble existant (avenue du Parc Royal, 20) et élargir le terrain à bâtir sur la voirie existante (rue Mathieu Desmaré) afin de construire un immeuble comprenant 11 appartements et 10 places de parking couvert.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2010.
    Concertation le 28 septembre 2010.
    Contactez Isabelle Hochart.

    Sale site propre

    Bruxelles-Ville : rues Montagne de la Cour, Ravenstein, des Colonies, du Gentilhomme, Marché au Bois et Treurenberg. Projet déjà très médiatisé : les trams 92 et 94 quittent le Parc Royal pour faire un crochet vers la Gare Centrale, via le Coudenberg et la rue des Colonies. La STIB propose une modification profonde de l’espace public qui sera probablement bénéfique pour les utilisateurs des transports en commun. Mais les cyclistes semblent clairement laissés-pour-compte.
    Enquête publique jusqu’au 18 septembre 2010.
    Commission de concertation le 29 septembre 2010.
    Contactez Jérôme Matagne.

    Le Canal du Midi à Bruxelles

    Anderlecht : mise à l’enquête du projet de programme du contrat de quartier Canal-Midi qui fait partie des 4 projets pilotes contrats de quartiers durables. Le périmètre longe le canal à hauteur du quai de l’Industrie, longe la voie ferrée par la rue des Deux gares pour repiquer vers le canal via le square Albert 1er.
    Enquête publique jusqu’au 27 septembre 2010.
    Concertation le 29 septembre 2010.
    Contactez Mohamed Benzaouia et Claire Scohier.

    Formalité administrative

    Bruxelles-Ville : PPAS Pachéco. Enquête publique sur l’approbation du projet de Plan Particulier d’Affectation du Sol n° 07-02 « Pachéco » . Le PPAS vise à encadrer la réhabilitation du site de la Cité Administrative de l’État ainsi que de ses alentours immédiats en ce compris la gare de Bruxelles-Congrès. L’objectif recherché est la mixité de fonctions. Au menu : 80 644 m2 de logements (dont 30% de logements conventionnés), 7 443 m2 de commerces, 272 683 m2 de bureaux (dont la tour des finances), 13 500 m2 d’équipements (dont une école et une crèche), 2 551 m2 d’hôtel pour un total de 376 821 m2. Le projet comprend également la rénovation du jardin Pechère. Le dossier accessible via le site de la Ville de Bruxelles : www.bruxelles.be.
    Enquête publique jusqu’au 2 octobre 2010.
    Concertation 13 octobre 2010.
    Contactez Thierry Kuyken, Meriem Mcharek et Erwan Marjo.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Protéger la roselière de Neerpede

    Protéger la roselière de Neerpede

    https://www.ieb.be/2777
    16 septembre 2010

    L'association Connaissance & Protection de la Nature du Brabant lance un cri d'alarme concernant la Roselière de Neerpede à Anderlecht.

    L’association demande aux responsables de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Commune d’Anderlecht de prendre des mesures pour sauver ce biotope. Il est urgent d’obtenir la gestion de ce site afin qu’il ne disparaisse pas.

    Infos : 02/344 28 80, secretariat chez cpnbrabant.eu, www.cpnbrabant.eu.


    « Ma vie privée ne voyage pas en commun ! » : à la rencontre des craintes de nombreux usagers de la STIB

    « Ma vie privée ne voyage pas en commun ! » : à la rencontre des craintes de nombreux usagers de la STIB

    https://www.ieb.be/2779
    16 septembre 2010

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) et Inter-Environnement Bruxelles (IEB) se réjouissent de l’intérêt qu’ont porté les usagers de la STIB à leur action de sensibilisation « Ma vie privée ne voyage pas en commun ! »

    Ce jeudi matin, premier jour de la semaine de la mobilité, une quarantaine de bénévoles de la LDH et d’IEB ont effectué une opération d’information et de sensibilisation des usagers de la STIB aux problèmes que pose le système MoBIB notamment en matière de respect de la loi relative à la protection de la vie privée à l’égard des données à caractère personnel.

    Cette opération s’est déroulée de 8h à 14h, à l’intérieur de 4 stations de métro et de pré-métro : Parvis de Saint-Gilles, Arts-Loi, Bourse et Porte de Namur.

    A cet égard, la LDH et IEB tiennent à pointer la correction de la STIB qui leur a donné l’autorisation de distribuer cette information au sein de ces 4 stations.

    Plus de trois milles tracts, proposant un aperçu des enjeux citoyens que pose le système MoBIB, ont été distribués, parallèlement à de très nombreuses conversations informelles avec les voyageurs. Nombre d’entr’eux se sont montrés particulièrement réceptifs aux problèmes pointés par la LDH et IEB et, plus réjouissant encore, semblaient être conscients et inquiets des problèmes posés par le système, en particulier en matière de traçage et de perte d’anonymat.

    Parallèlement à la volonté de sensibilisation des navetteurs, le second pan de l’opération consistait à proposer aux navetteurs de se rendre sur les sites de la LDH (www.liguedh.be) et d’IEB www.ieb.be) pour prendre des informations complémentaires sur cette question et, le cas échéant, d’envoyer un courrier aux responsables de la STIB leur demandant d’améliorer le système MoBIB en matière de sécurisation des données personnelles, de veiller drastiquement au respect de la loi relative à la protection de la vie privée, et de proposer une alternative, à coût égal, à la carte MoBIB permettant aux navetteurs de voyager de manière anonyme. Près de 200 usagers ont souhaité signer le courrier sur place. De nombreux autres se sont engagés à le faire au départ d’un des sites précités.

    Dans ce contexte, la LDH et IEB rappellent, tant aux ministres compétents qu’aux responsables de la STIB, qu’il est urgent et nécessaire de les rencontrer afin de mener un entretien argumenté et constructif visant à questionner le système MoBIB. Les deux associations souhaitent que le monde politique, et en particulier Brigitte Grouwels, ministre bruxelloise des Travaux Publics et du Transport, se penchent sur les enjeux majeurs en termes de droit à la circulation que revêt la carte MoBIB.

    Au vu du succès et de l’intérêt rencontrés par cette première action sur le terrain, la LDH et IEB envisagent de la réitérer, dans d’autres stations, dans un avenir proche.

    Toutes les informations relatives à l’action de la LDH et d’IEB concernant ce thème sont accessibles sur le site de la LDH : www.liguedh.be.

    Contact :
    - 
 David Morelli, LDH, 02/209 62 86.


    Un coup d'aspirateur à la mauvaise qualité de l'air bruxellois

    Un coup d’aspirateur à la mauvaise qualité de l’air bruxellois

    https://www.ieb.be/2773
    17 septembre 2010

    A l'heure de pointe du matin, en plein milieu du carrefour Loi, Bral, IEB et le GRACQ accueillaient les automobilistes armés d'un aspirateur. Objectif de l'opération : attirer l'attention des automobilistes et des politiques sur la mauvaise qualité de l'air en Région bruxelloise en aspirant symboliquement les microparticules s'échappant des voitures. Rappelons que ces dernières sont responsables à 75% de la diffusion des PM10 dans l'air bruxellois. L'opération fut accueillie par les conducteurs avec le sourire.

    Une solution triviale pour améliorer la qualité d’air est de diminuer la pression automobile. Les associations espèrent que le gouvernement bruxellois prendra rapidement des mesures ambitieuses pour redonner de l’oxygène à la ville. Le but du plan Iris II est de réduire la pression automobile de 20%. Cette idée a plus de 10 ans et entre-temps, le nombre de voiture à Bruxelles n’a fait qu’augmenter.

    La Région bruxelloises est actuellement pointée du doigt par l’Union européenne, au côté de la Grèce et de la Roumanie, pour non respect des normes de concentration journalière des PM10. La mise en conformité avec ses normes supposerait, en certains endroits du territoire bruxellois, une diminution de 70 à 80% de la circulation automobile. Dans son avis, la Commission reprochait à la Région l’insuffisance de ses mesures et notamment l’absence de zones de basse émission et de taxation au kilomètre.

    Les associations souhaitaient, par cette action symbolique, mettre en avant la nécessité absolue qu’il y a à rééquilibrer les différents modes de transports dans la ville. La rue de la Loi, véritable autoroute dans la ville, illustre clairement que nous vivons toujours à l’heure du règne automobile. Nous voulons aider le gouvernement à rompre avec les réflexes d’antan qui considèrent que les problèmes de mobilité se règlent en creusant des tunnels ou en élargissant les routes. La suppression de plusieurs projets tunneliers par le Plan Iris II constitue, en ce sens, un premier pas dans la bonne direction. Les associations souhaitent que le gouvernement poursuive, dans cette voie, notamment en marquant son opposition ferme au projet d’élargissement du Ring.


    Inventaire des enquêtes publiques du 22/09/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 22/09/2010

    https://www.ieb.be/2792
    22 septembre 2010


    Bruxelles mobile ?

    Bruxelles mobile ?

    https://www.ieb.be/2781
    22 septembre 2010

    La mobilité d'ici à 2020 a été planifiée par la Région avec le plan Iris 2. IEB était sur le plateau de Télé Bruxelles pour en débattre.

    Le gouvernement de la Région bruxelloise vient de présenter ses nouvelles orientations en matière de mobilité. Ce plan « Iris 2 » poursuit principalement l’objectif de réduire le trafic automobile de 20% pour 2018.

    Les invités du Débat de Télé Bruxelles, ce 21 septembre :
    - Bruno De Lille (Groen !), secrétaire d’Etat bruxellois à la Mobilité,
    - Vincent De Wolf (MR-LB), chef de Groupe MR-LB au Parlement bruxellois,
    - Danny Smagghe, porte-parole de Touring,
    - Jérôme Matagne, chargé de mission Mobilité à Inter-Environnement Bruxelles.

    Voir la vidéo sur le site de Télé Bruxelles.


    Police, citoyens et politique fauchent le maïs OGM

    Police, citoyens et politique fauchent le maïs OGM

    https://www.ieb.be/2783
    22 septembre 2010

    Ce jeudi 16 septembre, alors qu'au Parlement européen se tenait une conférence sur les « Régions libres d’OGM », un atelier de « faucheurs volontaires » s’est déroulé, place du Luxembourg, sous l’œil attentif de la police.

    Une soixantaine de personnes et des représentants du mouvement des faucheurs volontaires de plusieurs pays y ont participé.

    La Ministre bruxelloise de l’environnement, Evelyne Huytebroek, ainsi que la police venue inspecter ce rassemblement suspect, se sont aussi essayés à la faux.

    Allons-y ! Police et politiques, fauchons mais cette fois de véritables maïs modifiés !

    Lire l’article.


    La Semaine de la mobilité a démarré en fanfare

    La Semaine de la mobilité a démarré en fanfare

    https://www.ieb.be/2780
    22 septembre 2010

    Ce vendredi 17 septembre, le collectif Placeovelo a organise une masse critique cycliste spéciale pour la Semaine de la mobilité.

    L’action intitulée « Silence ! On roule ! et ça va faire du bruit ! » a mené dans le centre-ville un cortège de cyclistes en tandems et autres bakfiets transportant « Les taupes qui boivent du lait », une véritable fanfare, qui les a fait pédaler sur des rythmes balkaniques.

    Infos : www.placeovelo.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 23 septembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 23 septembre 2010

    https://www.ieb.be/2793
    23 septembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Le Canal du Midi à Bruxelles
    Anderlecht : mise à l’enquête du projet de programme du contrat de quartier Canal-Midi qui fait partie des 4 projets pilotes contrats de quartiers durables. Le périmètre longe le canal à hauteur du quai de l’Industrie, longe la voie ferrée par la rue des Deux gares pour repiquer vers le canal via le square Albert 1er.
    Enquête publique jusqu’au 27 septembre 2010.
    Concertation le 29 septembre 2010.
    Contactez Mohamed Benzaouia et Claire Scohier.

    Formalité administrative
    Bruxelles-Ville : PPAS Pachéco. Enquête publique sur l’approbation du projet de Plan Particulier d’Affectation du Sol n° 07-02 « Pachéco ». Le PPAS vise à encadrer la réhabilitation du site de la Cité Administrative de l’État ainsi que de ses alentours immédiats en ce compris la gare de Bruxelles-Congrès. L’objectif recherché est la mixité de fonctions. Au menu : 80 644 m2 de logements (dont 30% de logements conventionnés), 7 443 m2 de commerces, 272 683 m2 de bureaux (dont la tour des finances), 13 500 m2 d’équipements (dont une école et une crèche), 2 551 m2 d’hôtel pour un total de 376 821 m2. Le projet comprend également la rénovation du jardin Pechère. Le dossier accessible via le site de la Ville de Bruxelles : www.bruxelles.be.
    Enquête publique jusqu’au 2 octobre 2010.
    Concertation 13 octobre 2010.
    Contactez Thierry Kuyken, Meriem Mcharek et Erwan Marjo.

    Parking au Carré
    Saint-Gilles. Sous le nom de code « PPAS Marie Janson », Saint-Gilles cache un projet de parking souterrain de 200 places en dessous du Carré de Moscou, jouxtant le Parvis. L’enquête publique porte sur le projet de PPAS avec rapport sur les incidences environnementales.
    Enquête publique jusqu’au 14 octobre 2010.
    Concertation le 26 octobre 2010.
    Contactez Jérôme Matagne.

    Concertations à venir

    • New Magasin 4. Bruxelles-Ville : avenue du Port, 51B. Demande de permis d’urbanisme avec rapport d’incidences (permis à durée limitée de 6 ans) pour le changement de destination d’entreposage (hangar) en équipement de loisirs (salle de concert de 930 m2) et demande de permis d’environnement pour l’exploitation d’une salle de spectacle et de concert d’une surface de 943 m2. Concertation le 28 septembre 2010. Contactez Mohamed Benzaouia et Nicolas Prignot.
    • Excroissance urbanistique. Bruxelles-Ville (Laeken) : avenue du Parc Royal, 20. Le CPAS de Bruxelles-Ville demande un certificat d’urbanisme pour démolir l’immeuble existant (avenue du Parc Royal, 20) et élargir le terrain à bâtir sur la voirie existante (rue Mathieu Desmaré) afin de construire un immeuble comprenant 11 appartements et 10 places de parking couvert. Concertation le 28 septembre 2010. Contactez Isabelle Hochart.
    • Sale site propre. Bruxelles-Ville : rues Montagne de la Cour, Ravenstein, des Colonies, du Gentilhomme, Marché au Bois et Treurenberg. Projet déjà très médiatisé : les trams 92 et 94 quittent le Parc Royal pour faire un crochet vers la Gare Centrale, via le Coudenberg et la rue des Colonies. La STIB propose une modification profonde de l’espace public qui sera probablement bénéfique pour les utilisateurs des transports en commun. Mais les cyclistes semblent clairement laissés-pour-compte. Concertation le 29 septembre 2010. Contactez Jérôme Matagne.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Gagnez un audit solaire !

    Gagnez un audit solaire !

    https://www.ieb.be/2788
    23 septembre 2010

    Vous habitez la Région bruxelloise ? Et vous envisagez une installation solaire sur votre toit ? L’APERe réalise 10 audits solaires gratuits ! Inscrivez-vous avant le 30 septembre : votre projet sera peut-être sélectionné.

    L’APERe, association indépendante de référence en matière d’énergie renouvelable, est soutenue par la Région bruxelloise pour faire connaître les avantages de l’audit solaire auprès des Bruxellois. Sont concernés : les habitations, les petits immeubles à appartements, les bureaux et commerces.

    L’audit solaire vous aidera à faire le bon choix. Cette étape préalable analyse le gisement d’énergie disponible sur votre toit, les technologies les plus adaptées et les gains escomptés.

    Par l’analyse du bâtiment, de son environnement proche et des modes de consommation des occupants, le rapport d’audit solaire analyse toutes les opportunités et contraintes d’installer un système solaire photovoltaïque et/ou thermique. Il analyse différentes configurations possibles et les démarches à suivre. L’audit constitue donc un outil très utile pour planifier et mettre en œuvre une installation solaire.

    Pour inaugurer ce service, l’APERe réalisera 10 audits solaires gratuits !

    Inscrivez-vous avant le 30 septembre : votre projet sera peut-être sélectionné.

    Infos et inscriptions : www.bruxelles-renouvelable.be

    Contact : APERe, Point Info « Energies renouvelables » pour la Région bruxelloise, Guillaume Declève : 02/218 78 99.


    Ça roule pour le compost

    Ça roule pour le compost

    https://www.ieb.be/2796
    23 septembre 2010

    Pas une Semaine de la mobilité sans Bruxelles Champêtre et pas un Bruxelles Champêtre sans notre Réseau des Maîtres-composteurs !

    A l’occasion du dimanche sans voiture 2010, nos bénévoles de choc se sont succédé au stand organisé par Bruxelles Environnement pour initier petits et grands aux pratiques du compostage. Malgré une météo maussade, la bonne humeur était de mise pour répondre aux multiples questions d’une foule aussi nombreuse que curieuse.

    Infos : Inter-Compost.


    Pour une présidence verte de l'UE

    Pour une présidence verte de l’UE

    https://www.ieb.be/2789
    23 septembre 2010

    Les ONG belges en matière d'environnement appelent la Présidence belge à adopter leurs 10 revendications vertes.

    Biodiversité, réchauffement climatique, développement, budget, gestion des forêts, efficacité energétique, énergies renouvelables, déchets et santé...

    Les politiques en ces matières sont évaluées en regard des ambitions et des bonnes intentions que la Présidence belge s’est données.

    Infos : www.10revendicationsvertes.be.


    Contre la privatisation de l'eau

    Contre la privatisation de l’eau

    https://www.ieb.be/2782
    27 septembre 2010

    Ce 29 septembre 2010, il est prévu d'approuver au Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies un projet de Résolution sur le droit à l'eau et à l'assainissement basé en partie sur les recommandations issues du Rapport de l'Experte indépendante Catarina de Albuquerque.

    Ce projet représente une régression considérable par rapport à la Résolution de l’Assemblée Générale des Nations unies du 28 juillet qui a reconnu l’accès à l’eau comme un droit humain fondamental, surtout en raison de deux paragraphes :

    • Le premier stipule que les États sont libres d’impliquer le secteur privé dans la gestion de l’eau ;
    • Le deuxième souligne la responsabilité spécifique du secteur privé dans la réalisation des droits humains .

    Il est le fruit d’une co-écriture entre les Missions Permanentes de l’Allemagne et de l’Espagne auprès des Nations unies, à Genève. Ces Missions parrainent donc le projet.
    Il en ressort que leur « leadership » au sein des discussions intergouvernementales sur la question est supérieur à celui du Président du Conseil des Droits de l’Homme.

    C’est pourquoi, nous vous proposons donc d’envoyer cette lettre avec votre signature en premier lieu à ces deux Missions. En second lieu, au Président du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies avec en copie les autres Missions des États membres du Conseil des Droits de l’Homme.

    Infos : http://ierpe.eu.


    1) A la Mission permanente de l’Allemagne (mission.germany chez ties.itu.int)

    A Son Excellence Mr. Reinhard Schweppe
    Ambassadeur de la Mission Permanente de l’Allemagne auprès des Nations-Unies
    Genève, Suisse

    Objet : Projet de Résolution sur le droit à l’eau et à l’assainissement.

    Votre Excellence,

    Ayant pris connaissance du projet de Résolution sur le droit à l’eau et à l’assainissement, co-écrit et parrainé par votre Mission Permanente et celle de l’Espagne, nous demandons avec force que le paragraphe OP7 qui stipule que les Etats sont libres d’impliquer le secteur privé dans la gestion de l’eau et le paragraphe OP 9 qui souligne la responsabilité spécifique des acteurs non-étatiques dans la réalisation des droits humains soient éliminés en considération du fait que, par ces deux paragraphes, si la Résolution est approuvée, le Conseil des Droits de l’Homme légitimerait la privatisation des services hydriques et la marchandisation de l’eau en flagrante contradiction avec la Résolution [A/RES/64/292] du 28 juillet dernier qui affirme que le droit à l’eau et à l’assainissement est un droit fondamental et dès lors, non soumis aux mécanismes du marché.

    En outre nous dénonçons le fait qu’en approuvant ladite Résolution, les instances des Nations unies continuent leur action de transfert aux entreprises privées de la responsabilité de la gestion de l’eau et abandonnent ainsi leurs prérogatives au plan international de défense du droit à la vie pour tous les habitants de la planète.

    Cordialement,


    2) A la Mission permanente de l’Espagne (mission.spain chez ties.itu.int)

    A Son Excellence Mr. Javier Garrigues
    Ambassadeur de la Mission Permanente de l’Espagne auprès des Nations unies
    Genève, Suisse

    Objet : Projet de Résolution sur le droit à l’eau et à l’assainissement.

    Votre Excellence,

    Ayant pris connaissance du projet de Résolution sur le droit à l’eau et à l’assainissement, co-écrit et parrainé par votre Mission Permanente et celle de l’Allemagne, nous demandons avec force que le paragraphe OP7 qui stipule que les Etats sont libres d’impliquer le secteur privé dans la gestion de l’eau et le paragraphe OP 9 qui souligne la responsabilité spécifique des acteurs non-étatiques dans la réalisation des droits humains soient éliminés en considération du fait que, par ces deux paragraphes, si la Résolution est approuvée, le Conseil des Droits de l’Homme légitimerait la privatisation des services hydriques et la marchandisation de l’eau en flagrante contradiction avec la Résolution [A/RES/64/292] du 28 juillet dernier qui affirme que le droit à l’eau et à l’assainissement est un droit fondamental et dès lors, non soumis aux mécanismes du marché.

    En outre nous dénonçons le fait qu’en approuvant ladite Résolution, les instances des Nations unies continuent leur action de transfert aux entreprises privées de la responsabilité de la gestion de l’eau et abandonnent ainsi leurs prérogatives au plan international de défense du droit à la vie pour tous les habitants de la planète.

    Cordialement,


    3) Au Président du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies (hrcpresidency1 chez ohchr.org, hrcpresidency2 chez ohchr.org, hrcpresidency3 chez ohchr.org, mission.thailand chez ties.itu.int)

    et en copie aux autres Mission des États membres du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies (contact chez mission-angola.ch, mission.argentina chez ties.itu.int, info chez bahrain-mission.ch, mission.bangladesh chez ties.itu.int, geneva chez diplobel.fed.be, mission.brazil chez delbrasgen.org, mission.burkina chez ties.itu.int, mission.cameroun chez bluewin.ch, misginchile chez minrel.gov.cl, mission.china chez ties.itu.int, embacubaginebra chez missioncuba.ch, mission.djibouti chez djibouti.ch, onuginebra chez mmrree.gov.ec, mission.france chez ties.itu.int, mission.gabon chez ties.itu.int, chancery chez ghana-mission.ch, mission.guatemala chez ties.itu.int, gva.mission chez kum.hu, mission chez gv.mofa.go.jp, info chez jordanmission.ch, kyrgyzmission chez bluewin.ch, mission.libye chez bluewin.ch, malgeneva chez kln.gov.my, info chez maldivesmission.ch, mission.mauritania chez ties.itu.int, mission.mauritius chez ties.itu.int, mission.mexico chez ties.itu.int, mission-nigeria chez bluewin.ch, mission.geneva chez mfa.no, mission.pakistan chez ties.itu.int, bogumila.bialas chez msz.gov.pl, mission.qatar chez ties.itu.int, mission.korea-rep chez ties.itu.int, mission.moldova chez ties.itu.int, mission.russian chez vtxnet.ch, saudiamission chez bluewin.ch, mission.senegal chez ties.itu.int, pm.geneva chez mzv.sk, mission.spain chez ties.itu.int, mission-geneve-oi chez eda.admin.ch, mission.uganda chez ties.itu.int, mission.ukraine chez ties.itu.int, geneva_un chez fco.gov.uk, mission.usa chez ties.itu.int, mission.uruguay chez urunugi.ch, mission.zambia chez ties.itu.int)

    A Son Excellence Mr. Sihasak Phuangketkeow
    Président du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies
    Genève, Suisse

    Cc : États membres, Conseil des Droits de l’Homme des NU

    Objet : Projet de Résolution sur le droit à l’eau et à l’assainissement.

    Votre Excellence,

    Ayant pris connaissance du Projet de Résolution sur le droit à l’eau et à l’assainissement qui sera bientôt soumis au vote du Conseil des Droits de l’Homme, nous demandons avec force que le paragraphe OP7 qui stipule que les États sont libres d’impliquer le secteur privé dans la gestion de l’eau et le paragraphe OP 9 qui souligne la responsabilité spécifique des acteurs non-étatiques dans la réalisation des droits humains soient éliminés en considération du fait que, par ces deux paragraphes, le Conseil des Droits de l’Homme légitimerait la privatisation des services hydriques et la marchandisation de l’eau en flagrante contradiction avec la Résolution [A/RES/64/292] du 28 juillet dernier qui affirme que le droit à l’eau et à l’assainissement est un droit fondamental et dès lors, non soumis aux mécanismes du marché.

    En outre nous dénonçons le fait qu’en approuvant ladite Résolution, les instances des Nations unies continuent leur action de transfert aux entreprises privées de la responsabilité de la gestion de l’eau et abandonnent ainsi leurs prérogatives au plan international de défense du droit à la vie pour tous les habitants de la planète.

    Cordialement,


    Plus d’infos : www.unog.ch


    Le réaménagement du plateau du Heysel : un lauréat mais aucune concertation entre Régions !

    Le réaménagement du plateau du Heysel : un lauréat mais aucune concertation entre Régions !

    https://www.ieb.be/2795
    28 septembre 2010

    Suite à la désignation du lauréat pour le projet NEO (réaménagement du plateau du Heysel), les membres de la plate-forme interrégionale pour une politique économique durable, composée de 9 associations, demande de toute urgence à la Région flamande et à la Région bruxelloise de se concerter dans un souci commun du bon développement économique de ces deux territoires contigus.

    Ce mardi 28 septembre, lors d’une conférence de presse, les représentants de la Région de Bruxelles-Capitale et du Collège des Bourgmestres et Echevins de la Ville de Bruxelles, ont annoncé le choix du bureau d’études, sélectionné pour concevoir le projet de réaménagement du plateau du Heysel dénommé projet NEO.

    Les membres de la plate-forme interrégionale pour une politique économique durable, composée de 9 associations (Bond Beter Leefmilieu Vlaanderen, le Bral, Inter-Environnement Bruxelles, l’UCM, ACV Regio Halle-Vilvoorde, CSC-Bruxelles, ACW Brussel, ACW Brussel Halle-Vilvoorde et Unizo Regio Vlaams Brabant en Brussel), ont déjà exprimé leurs inquiétudes quant au développement de méga-infrastructures, notamment d’un grand centre commercial, portées par le projet NEO [1]. Ces projets risquent d’ébranler sérieusement les activités économiques existantes et l’équilibre des quartiers environnants. La plate-forme rappelle son souhait d’une politique économique durable, à dimension humaine, s’organisant autour des centres urbains par une combinaison harmonieuse du logement, des équipements collectifs, des activités économiques et culturelles, le tout s’accompagnant d’emplois diversifiés et de qualité adaptés aux besoins des habitants. De cette façon, il est possible de réaliser un ensemble équilibré axé sur des quartiers animés, une réduction des déplacements, une augmentation de la cohésion sociale et la préoccupation pour un meilleur ancrage locale des activités économiques. Un programme très éloigné des perspectives envisagées par la Ville de Bruxelles et la Région dans le cadre du projet NEO.

    Alors qu’une étape de plus est passée dans le projet NEO, on apprend qu’aucune concertation entre la Région bruxelloise et la Région flamande n’a eu lieu ni n’est prévue. Pendant ce temps, juste de l’autre côté du plateau du Heysel, le projet Uplace prévu à Machelen continue de progresser. C’est pourquoi les membres de la plate-forme interrégionale demandent à pouvoir rencontrer le plus rapidement possible le bureau d’études en charge de la conception du réaménagement du site et estime plus que jamais nécessaire la mise en œuvre, sans plus tarder, d’une réelle concertation interrégionale entre les autorités régionales flamandes et bruxelloises dans un souci commun du bon développement économique de ces deux territoires contigus.

    Infos : IEB, Claire Scohier, 02/893 09 14.


    [1Communiqué de presse de la plate-forme du 2 avril 2010 : www.ieb.be/article2398.

    Les élites dans la ville : appel à contributions

    Les élites dans la ville : appel à contributions

    https://www.ieb.be/2801
    29 septembre 2010

    Appel aux chercheurs et chercheuses à contribuer au colloque « Les élites s'emparent de la ville (18e-21e siècles) : mais que fait la recherche ? ».

    L’ARC (Action de Recherche Concertée « Les élites dans la ville » de l’ULB) organise un colloque transdisciplinaire du 28-30 avril 2011 : « Les élites s’emparent de la ville (18e-21e siècles) : mais que fait la recherche ? ».

    Ce colloque vise à confronter des recherches empiriques, leurs méthodes de travail et leurs engagements éthiques, lorsqu’elles abordent l’étude des élites dans la ville.

    Un appel à contributions est lancé aux chercheurs et chercheuses travaillant à l’intérieur ou à l’extérieur des universités, dans les institutions publiques ou sur le terrain associatif, de façon indépendante ou dans un projet collectif et/ou politique. Toute étude empirique des élites et de leur action sur la ville est la bienvenue. Les contributions sont attendues pour le lundi 29 novembre 2010 au plus tard.

    Infos : web1.ulb.ac.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 30 septembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 30 septembre 2010

    https://www.ieb.be/2797
    30 septembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Formalité administrative
    Bruxelles-Ville : PPAS Pacheco. Enquête publique sur l’approbation du projet de Plan Particulier d’Affectation du Sol n° 07-02 « Pacheco ». Le PPAS vise à encadrer la réhabilitation du site de la Cité Administrative de l’État ainsi que de ses alentours immédiats en ce compris la gare de Bruxelles-Congrès. L’objectif recherché est la mixité de fonctions. Au menu : 80 644 m² de logements (dont 30% de logements conventionnés), 7 443 m² de commerces, 272 683 m² de bureaux (dont la tour des finances), 13 500 m² d’équipements (dont une école et une crèche), 2 551 m² d’hôtel pour un total de 376 821 m². Le projet comprend également la rénovation du jardin Pechère. Le dossier accessible via le site de la Ville de Bruxelles : www.bruxelles.be.
    Enquête publique jusqu’au 2 octobre 2010.
    Concertation 13 octobre 2010.
    Contactez Thierry Kuyken, Meriem Mcharek et Erwan Marjo.

    Parking au Carré
    Saint-Gilles : sous le nom de code « PPAS Marie Janson », la commune de Saint-Gilles cache un projet de parking souterrain de 200 places en dessous du Carré de Moscou, jouxtant le Parvis. L’enquête publique porte sur le projet de PPAS avec rapport sur les incidences environnementales.
    Enquête publique jusqu’au 14 octobre 2010.
    Concertation le 26 octobre 2010.
    Contactez Jérôme Matagne.

    Contrat de quartier « durable » Masui
    Bruxelles-Ville : entre l’Allée verte (ouest), l’angle de la rue Masui et la chaussée d’Anvers (sud), la rue des Palais (nord) et la limite communale schaerbeekoise (est). Approbation du projet de dossier de base pour le programme quadriennal de revitalisation du quartier, appelé Masui.
    Enquête publique jusqu’au 4 octobre 2010.
    Concertation le 13 octobre 2010.
    Contactez Claire Scohier et Mathieu Sonck.

    Résultat de concertation

    • New Magasin 4. Bruxelles-Ville : avenue du Port, 51B. Demande de permis d’urbanisme avec rapport d’incidences (permis à durée limitée de 6 ans) pour le changement de destination d’entreposage (hangar) en équipement de loisirs (salle de concert de 930 m²) et demande de permis d’environnement pour l’exploitation d’une salle de spectacle et de concert d’une surface de 943 m². Avis favorable sous conditions. Lire l’avis.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Un million de signatures pour un moratoire sur les OGM !

    Un million de signatures pour un moratoire sur les OGM !

    https://www.ieb.be/2798
    30 septembre 2010

    Ce 29 septembre, la pétition pour obtenir une interdiction des cultures OGM, tant qu'une recherche scientifique indépendante n'a pas abouti, vient d'atteindre le million de signatures !

    La Commission Européenne vient en effet d’autoriser la culture de plantes génétiquement modifiées, plaçant les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens.

    Avaaz.org, le mouvement mondial pour la sauvegarde de l’environnement et le respect des droits humains qui a lancé l’initiative, va la remettre à la Commission Européenne et l’appel au moratoire sera déposé.

    Pour lui donner plus d’impact, vous êtes invités à continuer à signer la pétition.

    Plus d’informations sur cette remise de pétition bientôt disponibles.

    Infos : www.avaaz.org.


    Composter à Helmet

    Composter à Helmet

    https://www.ieb.be/2799
    30 septembre 2010

    Depuis début septembre, le projet de quartier durable Helmet a ouvert un site de compostage collectif rue Walckiers. Une quinzaine de ménages y participent actuellement, mais il peut facilement accueillir les déchets de 50 ménages schaerbeekois intéressés.

    Des permanences sont organisées tous les dimanches entre 14 h et 17 h.

    Outre le compost collectif, le terrain accueille des groupes d’enfants et de jeunes du quartier et abritera un potager collectif.

    Infos : Charlotte Van der Auwera,
    www.helmetquartierdurable.be.


    Echanges croisés d'Associations 21

    Echanges croisés d’Associations 21

    https://www.ieb.be/2800
    30 septembre 2010

    Associations 21 est un réseau d'associations de Belgique francophone qui vise à faciliter la concertation et les collaborations en matière de développement durable. A21 organise des « échanges croisés », des débats où les associations mettent leurs pratiques en commun.

    • « Associationnisme : passé, présent, futur », le mercredi 7 octobre de 12 h à 14h30.
    • « Climat, ressources naturelles, taxe carbone », le mardi 19 octobre de 14 h à 16h30.
    • « Économie sociale : du B.A. Ba aux pierres d’achoppement », le jeudi 4 novembre de 12 h à 14 h.

    A Mundo-B, rue d’Edimbourg, 26, à 1050 Bruxelles.

    Infos : www.associations21.be.


    Calevoet-Bourdon : un quartier sous pression

    Calevoet-Bourdon : un quartier sous pression

    https://www.ieb.be/2802
    2 octobre 2010

    Ce jeudi 30 septembre, le Collectif des Habitants Calevoet-Bourdon soutenu par Inter-Environnement Bruxelles (IEB) et l'Association de Comités de Quartiers Ucclois (ACQU) vous ont présenté le document « Calevoet-Bourdon : un quartier sous pression », fruit d'un travail de terrain de plus d'un an.


    Inventaire des enquêtes publiques du 6/10/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 6/10/2010

    https://www.ieb.be/2808
    6 octobre 2010


    Les Daltons

    Les Daltons

    https://www.ieb.be/2810
    6 octobre 2010

    Atelier radio avec les jeunes de la cité Marbotin à Schaerbeek.

    Face à l’impossibilité de communiquer avec les « Agents de convivialité » employés par le foyer Scharbeekois, les jeunes de la cité Marbotin ont pris le micro pour nous raconter cette difficile relation avec ceux qu’ils appellent « les Daltons ».

    Le résultat de cet atelier mené par le GSARA asbl entre mars et septembre 2010 avec les jeunes de la cité sera diffusé ce jeudi 7 octobre à 19 h sur Radio Panik 105.4 FM et quand vous voulez sur le site des Objecteurs de croissance : www.lapetiteradio.org.

    Infos : www.anonymes.be.


    Mission : potager !

    Mission : potager !

    https://www.ieb.be/2811
    6 octobre 2010

    Emission de radio sur les jardins de la Mission locale de Saint-Josse.

    Ce vendredi 1er octobre sur Radio Panik, la Maison de la rénovation urbaine consacrait son émission Rubrik 1210 aux expérimentations en cours dans les jardins de la Mission locale de Saint-Josse, en autres, en matière de permaculture.

    Infos : www.radiopanik.org.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 7 octobre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 7 octobre 2010

    https://www.ieb.be/2805
    7 octobre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Parking au Carré
    Saint-Gilles : sous le nom de code « PPAS Marie Janson », la commune de Saint-Gilles cache un projet de parking souterrain de 200 places en dessous du Carré de Moscou, jouxtant le Parvis. L’enquête publique porte sur le projet de PPAS avec rapport sur les incidences environnementales.
    Enquête publique jusqu’au 14 octobre 2010.
    Concertation le 26 octobre 2010.
    Contactez Jérôme Matagne.

    Plan logement privé ?
    Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : Donderberg et rue de Beyseghem. La société Immo Heembeek bvba de Turnhout a déposé une demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire, sur une propriété plantée de plus de 3 000 m², un ensemble d’immeubles de 79 appartements et un garage souterrain pour 81 emplacements de parking.
    Enquête publique jusqu’au 8 octobre 2010.
    Concertation le 19 octobre 2010.
    Contactez Olivia Lemmens et Nicolas Prignot.

    Concertations à venir

    • Formalité administrative. Bruxelles-Ville : PPAS Pacheco. Enquête publique sur l’approbation du projet de Plan Particulier d’Affectation du Sol n° 07-02 « Pacheco ». Le PPAS vise à encadrer la réhabilitation du site de la Cité Administrative de l’État ainsi que de ses alentours immédiats en ce compris la gare de Bruxelles-Congrès. L’objectif recherché est la mixité de fonctions. Au menu : 80 644 m² de logements (dont 30% de logements conventionnés), 7 443 m² de commerces, 272 683 m² de bureaux (dont la tour des finances), 13 500 m² d’équipements (dont une école et une crèche), 2 551 m² d’hôtel pour un total de 376 821 m². Le projet comprend également la rénovation du jardin Pechère. Le dossier accessible via le site de la Ville de Bruxelles : www.bruxelles.be. Concertation 13 octobre 2010.
    Contactez Thierry Kuyken, Meriem Mcharek et Erwan Marjo.

    • Contrat de quartier « durable » Masui. Bruxelles-Ville : entre l’Allée verte (ouest), l’angle de la rue Masui et la chaussée d’Anvers (sud), la rue des Palais (nord) et la limite communale schaerbeekoise (est). Approbation du projet de dossier de base pour le programme quadriennal de revitalisation du quartier, appelé Masui. Concertation le 13 octobre 2010. Contactez Claire Scohier et Mathieu Sonck.

    Résultat de concertation

    • Le Canal du Midi à Bruxelles. Anderlecht : mise à l’enquête du projet de programme du contrat de quartier Canal-Midi qui fait partie des 4 projets pilotes contrats de quartiers durables. Le périmètre longe le canal à hauteur du quai de l’Industrie, longe la voie ferrée par la rue des Deux gares pour repiquer vers le canal via le square Albert 1er. Avis favorable. Lire l’avis.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Qu'est-ce que la gentrification ?

    Qu’est-ce que la gentrification ?

    https://www.ieb.be/3072
    10 octobre 2010

    Définir la gentrification aujourd'hui nécessite une mise en perspective historique dès lors que ce processus ne peut plus être posé, à l'heure actuelle, dans les mêmes termes qu'à l'époque de son émergence. Cette évolution découle d'une transformation importante du processus lui-même qui dépasse le phénomène d'origine de transformation lente des quartiers anciens.

    Les origines : la gentrification, un phénomène naturel ?

    A l’origine, gentrification est un néologisme créé au début des années 1960 par une sociologue anglaise, Ruth Glass, qui travaillait notamment sur la place des communautés immigrées dans la société anglaise. C’est via ses recherches de terrain dans les quartiers populaires du centre de Londres qu’elle a été amenée à remarquer un processus, neuf pour l’époque, combinant réhabilitation de l’habitat ancien, installation de ménages aisés et éviction progressive des populations en place. En 1964, en préface d’un rapport de recherches commandité par les autorités publiques, elle le décrit ainsi :

    « L’un après l’autre, de nombreux quartiers populaires londoniens ont été envahis par les classes moyennes – supérieures et inférieures. De modestes et miteuses petites maisons – deux pièces au rez-de-chaussée, deux pièces à l’étage – ont changé de mains à l’expiration du bail et sont devenues d’élégantes et onéreuses résidences. Des maisons victoriennes plus vastes, encore dévalorisées quelques années auparavant — transformées en pensions ou subdivisées en petits appartements — ont été revalorisées (...). Le statut social et la valeur actuels de ces logements ont, dans tous les cas, considérablement augmenté par rapport aux niveaux précédents dans ces quartiers. Une fois que ce processus de « gentrification » démarre dans un quartier, il s’étend rapidement jusqu’à ce que tous ou la plupart de ses occupants des classes populaires en soient évincés, et que le profil social d’ensemble du quartier ait changé. »

    Les projets de logement ne bénéficieront probablement pas le plus aux catégories salariales les plus basses qui sont le plus mal logées. À ce propos, la création d’une mixité sociale est un objectif que l’on retrouve dans de nombreux projets. Dans la pratique, il s’agit souvent d’attirer les classes moyennes dans les quartiers défavorisés pour y créer une mixité sociale. Dans le cadre d’une politique axée sur les quartiers défavorisés, il faut prendre en considération les effets négatifs. Des augmentations de prix peuvent conduire à l’éviction hors de ces quartiers des titulaires de revenus faibles. Ces effets ne sont pas pris en considération pour le moment.

    La politique fédérale des grandes villes. Examen des contrats de ville et des contrats de logement 2005-2007, Rapport de la Cour des Comptes transmis à la Chambre, Bruxelles, décembre 2007, p.4.

    En inventant le terme gentrification, l’intention de R. Glass est de créer une métaphore porteuse d’une charge critique : il s’agit bien de spécifier que le processus qu’elle observe n’est pas neutre en termes sociaux, en mettant l’accent sur son contenu de classe (« invasion par la classe moyenne », « éviction de la classe populaire »). La racine « gentry » est précisément là pour ça. En Angleterre, « gentry » désigne l’élite rurale (non noble) mais réfère aussi, dans un sens ironique, voire péjoratif, aux membres de la « bonne société » anglaise. Le nouveau terme se démarque ainsi nettement des formules telles que « renouveau », « renaissance », « revitalisation », « régénération », etc., déjà souvent utilisées à l’époque pour parler des transformations de certains quartiers. Celles-ci gomment le contenu social des transformations à l’œuvre, au profit de représentations vagues, neutralisantes et, souvent, naturalistes comme si la ville était un organisme vivant, soumis à des cycles naturels d’essor puis de déclin, de dégradation puis de renouveau. Il faut encore souligner que l’intention de Glass n’est pas du tout de décrire un processus de retour en ville de classes aisées établies à la campagne. La gentrification n’est pas, à l’époque (et n’a jamais été depuis lors) l’inverse du développement de banlieues résidentielles aisées par l’installation de classes moyennes quittant le centre-ville.

    La « gentrification »… est de plus en plus présente dans certains quartiers centraux de notre région, quartiers anciens pour la plupart, qui bénéficient de politiques publiques de rénovation. Elle se traduit par la rénovation des bâtiments et l’accroissement des valeurs immobilières. Le phénomène n’est pas sans conséquence. Les classes populaires et notamment les groupes successifs d’immigrés venus vivre dans ces quartiers, attirés par les logements bon marché,… se voient obligés de quitter les lieux lorsque les politiques publiques de rénovation rendent le quartier attractif pour les classes moyennes… et que, par conséquent, les prix de l’immobilier grimpent. La pression exercée pousse les pauvres à se déplacer vers des secteurs moins attractifs.

    Vincent De Wolf, Le logement à Bruxelles, Les Cahiers du Centre Jean Gol, 2009, p.22.

    Un phénomène par étapes qui fait tache d’huile

    Dans les décennies qui suivirent, plusieurs chercheurs relevèrent des processus similaires à ceux décrits par Glass à Londres, à New York (SoHo, Greenwich Village), à San Francisco (Haight-Ashbury, Castro), à Paris (Le Marais). L’accumulation et le recoupement de ces multiples histoires de transformation de quartiers anciens populaires conduit à l’élaboration d’un modèle-type de la gentrification, fondé sur une succession de plusieurs vagues de réinvestissement : des groupes alternatifs d’abord (homosexuels, artistes, hippies,…), puis des ménages plus traditionnels des classes moyennes qui entreprennent des rénovations de l’habitat par et pour eux-mêmes (do-it-yourself), et enfin des ménages plus nantis qui, eux, achètent des maisons préalablement rénovées par des compagnies immobilières. D’une étape à l’autre, le rythme des évictions des populations initialement en place s’accélère, jusqu’à concerner les « pionniers » de la première vague. Ce « modèle par étapes » n’explique rien, mais décrit simplement une continuité idéale-typique de la transformation des quartiers. Il représente la gentrification comme une dynamique spontanée de rénovation de l’habitat privé dans des quartiers anciens au patrimoine dégradé mais attractif, sans forte intervention des autorités publiques ni rôle majeur des opérateurs immobiliers professionnels, si ce n’est en fin de parcours.

    La contribution active des pouvoirs publics

    Cette représentation est aujourd’hui largement périmée. En effet, depuis les années 1980, la gentrification est devenu un processus bien plus massif, qui touche une large gamme de territoires en dehors des seuls quartiers centraux des plus grandes métropoles occidentales (au centre de villes régionales, dans des quartiers excentrés de grandes capitales, à la périphérie des nouveaux centres d’affaires des métropoles des pays dits émergents). La gentrification n’est plus non plus limitée à un processus de rénovation strictement résidentielle de quartiers anciens mais progresse aussi par constructions neuves de projets haut de gamme mêlant logements, commerces, bureaux, centres de congrès, musées, salles de spectacle (le long des berges de la Tamise, à Londres, par exemple). En outre, la gentrification contemporaine repose sur des modes d’intervention bien plus prégnants de pouvoirs publics et d’opérateurs immobiliers. D’une part, ce sont régulièrement des investisseurs immobiliers qui font office de « pionniers » de la gentrification, en particulier dans les nombreux exemples de reconversion de grands sites industriels, ferroviaires ou portuaires en espaces to live, work and plaie (les quartiers portuaires de Hambourg ou de Marseille, le site ferroviaire de King’s Cross à Londres, p.ex.). D’autre part, la gentrification a désormais partie intimement liée avec les politiques de la ville, en matière de logement, d’intervention sur les espaces publics, de promotion touristique.

    La gentrification est encouragée de multiples façons, notamment par des programmes d’investissements dans des quartiers populaires en vue de stimuler l’attractivité de ceux-ci auprès de nouveaux habitants, visiteurs ou investisseurs (primes à la rénovation, embellissement et surveillance des espaces publics, co-production de logements dédiés à des profils moyens ou aisés), ou par l’ouverture de réserves foncières à l’investissement immobilier spéculatif. Plus largement, c’est une représentation de la gentrification comme solution aux problèmes de la ville qui s’est graduellement imposée, dans un contexte où les normes de gouvernement de la ville se sont considérablement rapprochées de celles de la gouvernance d’entreprise (communication, rentabilité, image de marque, monitoring) et où les élites politiques paraissent frappées par l’angoisse du déclassement de « leur » ville dans une course effrénée à la séduction de capitaux, de grands événements et de catégories choisies d’habitants. La gentrification, en somme, est devenue projet ou « vision » mais sans dire son nom.

    Pour ce qui est de la mixité, la SDRB a volontairement investi dans certains quartiers afin d’en rehausser la qualité, avec la volonté d’attirer un autre public qui contribuera à une spirale positive dans les années à venir.

    Christos Doulkeridis, Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, Commission du logement et de la rénovation urbaine, 23 février 2010.

    Un processus d’élitisation à entrées multiples

    Il n’y a donc guère de sens, aujourd’hui, à ne faire usage de la notion de gentrification qu’en regard des seules dynamiques qui collent parfaitement à la description originelle de R. Glass. Tout l’intérêt d’une conceptualisation élargie de la gentrification est de permettre d’envisager des liens entre des réalités qui, sinon, seraient considérées séparément. On peut ainsi relier, à Bruxelles, la « sablonisation » des Marolles au redéveloppement immobilier de Tour et Taxis, aux objectifs du Plan de Développement International, à la destruction-reconstruction du quartier du Midi, aux efforts pour faire que « l’effet Dansaert » traverse le canal vers l’ouest, aux mesures visant à écarter les sans-abri du centre-ville, etc. La gentrification est devenue un processus à facettes multiples d’élitisation de la composition sociale de territoires urbains et de transformation des paysages bâtis par suite d’un réinvestissement (en capitaux et en symboles) orchestré par des alliances entre pouvoirs politiques et intérêts capitalistes privés.

    C’est fondamentalement d’un mode de production des espaces urbains dont il s’agit, qui opère au bénéfice de certains groupes et intérêts et au détriment d’autres populations et activités. Les premiers « gentrifieurs », ce sont les producteurs des territoires de la ville, les pouvoirs, publics et privés, qui contrôlent et actionnent les leviers de fabrication et de régulation des espaces urbains.


    Ségrégation spatiale, rénovation urbaine et populations à Bruxelles

    Ségrégation spatiale, rénovation urbaine et populations à Bruxelles

    https://www.ieb.be/3073
    10 octobre 2010

    La ségrégation des groupes sociaux dans l'espace bruxellois est une vieille histoire marquée, au 19e siècle, du sceau de l'industrialisation de la ville. La revitalisation des quartiers centraux au nom de la mixité sociale vient brouiller ce marquage sans pour autant résorber la ségrégation sociale, au contraire.

    Dès le Moyen Âge, s’opère, sur le
    territoire bruxellois, un contraste
    entre des quartiers populaires,
    dans le fond de la vallée de la Senne, et des
    espaces aisés, plus à l’Est. Les classes aisées
    montent alors sur le versant oriental de la
    vallée pour se mettre à l’abri des caprices
    de la rivière et prendre leurs distances
    d’avec les pauvres, concentrés dans le fond
    marécageux de la vallée. Ce contraste se
    renforce à la révolution industrielle, quand
    les industries s’installent au fond de la
    vallée et sur son versant occidental, pour
    tirer profit de l’eau et de l’entassement
    des ouvriers dans les quartiers populaires.
    Léopold II accentuera encore ce marquage
    quand il fera tracer les axes de prestige de
    sa capitale à l’Est et au Sud.

    Malgré les phénomènes récents de gentrification
    observés dans les quartiers
    centraux, on peut difficilement parler
    de bouleversement radical de ce canevas
    socio-spatial, produit de l’histoire sociale
    et politique de Bruxelles sur le temps long :
    le contraste entre les beaux quartiers du
    Sud et de l’Est et les quartiers populaires
    de l’Ouest reste structurant. Pour autant,
    la gentrification n’est pas un processus
    anecdotique, tout au contraire.

    Premiers signes tangibles de gentrification

    Dès les années 1970, on observe quelques
    cas épars de gentrification à Bruxelles. Il
    s’agit alors essentiellement de dynamiques
    qui progressent par des opérations
    individuelles de rénovation dans d’anciens
    quartiers bourgeois un temps délaissés par
    les classes supérieures (Sablon, Béguinage,
    noyaux villageois de seconde couronne
    comme Saint-Job ou le Coin du Balai, par
    exemple). Mais c’est à partir de la seconde
    moitié des années 1980 et surtout après la
    création de la Région en 1989 que la gentrification
    prend plus nettement ses marques
    à Bruxelles. Elle touche alors en particulier
    les quartiers Sud et Est de la première
    couronne, soit des espaces situés entre
    le Pentagone et les beaux quartiers de
    seconde couronne (Saint-Gilles, Ixelles en
    particulier). Elle s’étend depuis lors dans le
    Pentagone et vers les quartiers populaires
    de l’Ouest de la première couronne, sur
    les deux rives du canal. On assiste ainsi à
    la progression d’Est en Ouest d’un « front »
    de gentrification, à coup de politique de
    revitalisation des quartiers centraux.

    « La mixité sociale
    doit également être
    un des fils conducteurs
    du développement
    urbain à Bruxelles.
    Il s’agit d’assurer des
    flux sortants des zones
    d’interventions prioritaires
    pour éviter le
    confinement de la pauvreté
    dans des ghettos
    sociaux et d’assurer des
    flux entrants en stimulant
    l’installation des
    classes moyennes dans
    les zones d’interventions
    prioritaires. Dans
    ce sens, l’objectif est
    de poursuivre une politique
    volontariste de
    soutien à l’installation
    de ménages à revenus
    moyens dans les zones
    d’interventions prioritaires
    afin de réduire
    le déséquilibre territorial.
    Cet objectif se
    fera via des mécanismes
    publics tels que
    la SDRB, le Fonds du
    Logement ou les Contrats
    de quartier, mais
    également par des
    partenariats avec le
    secteur privé. »

    Plan de développement
    international de
    Bruxelles – Schéma de
    base, 31 août 2007,
    p. 73.

    Une affaire d’eurocrates ?

    « Bruxelles a commencé à changer quand
    la Commission de la Communauté Européenne
    s’y est installée et que la ville a
    lancé les contrats de quartier dans les
    années 90 »
    (Frédéric Nicolay, interview
    au Focus Vif, 11 juin 2010, p.16). Cette
    citation abonde dans le sens de nombre de
    commentateurs qui ont tôt fait de rapporter
    la progression de la gentrification dans
    la « Capitale de l’Europe » à la concentration
    d’institutions transnationales et de services
    spécialisés (avocats, lobbyistes, etc.)
    employant une main-d’œuvre fortement
    rémunérée. Comme si la gentrification
    n’était que « la faute à l’Europe ». Ce diagnostic
    ne résiste pourtant pas longtemps
    à l’analyse. En effet, les catégories aisées
    de résidents expatriés demeurent (encore)
    peu enclines à « descendre » dans les quartiers
    populaires, si ce n’est dans le cadre de
    productions immobilières haut de gamme
    et très sécurisées (Le Clos des Chartreux,
    par exemple). Ils privilégient plutôt les
    quartiers péricentraux historiquement
    aisés, en particulier le long des axes avenue
    Louise – avenue F. Roosevelt ou Quartier
    des Squares – Cinquantenaire – avenue de
    Tervueren. Les « eurocrates » (et profils
    assimilés) participent donc davantage à
    une nouvelle vague d’élitisation de quartiers
    bourgeois qu’à la gentrification des
    quartiers populaires.

    Jeunes adultes cultivés cherchent logements

    Le profil numériquement dominant parmi
    les nouveaux venus dans les quartiers centraux
    populaires est plutôt celui de jeunes
    adultes instruits, vivants seuls ou en couple
    sans enfant et locataires d’un propriétaire-bailleur
    privé. Même si ces groupes ne
    comptent pas parmi les franges les plus
    nanties de la population bruxelloise en termes
    absolus, leurs ressources économiques
    et sociales diffèrent nettement de celles
    des habitants en place dans les quartiers
    populaires [1]. Les effets de ces décalages
    sont sensibles dans les paysages commerciaux
    comme sur le marché du logement :
    multiplication des bars branchés, pression
    à la hausse sur les loyers. Il s’ensuit
    une précarisation accentuée de nombreux
    ménages dans les quartiers populaires,
    poussant aussi des mécanismes d’éviction.
    Gentrification et appauvrissement
    des quartiers populaires ne sont donc pas
    des processus antinomiques. Au contraire,
    les deux phénomènes vont de pair. La
    gentrification renforce l’appauvrissement
    en poussant à une concentration spatiale
    des populations précarisées vers les seuls
    espaces de la ville qui restent (encore)
    abordables aux faibles revenus.

    Jeune région désargentée cherche ménages aisés

    Depuis le début des années 1990, les
    autorités bruxelloises ont fait de la « revitalisation » des quartiers centraux un objectif
    politique prioritaire. Les dispositifs mis
    en œuvre dans ce cadre visent essentiellement
    à favoriser un « retour en ville »
    des classes moyennes, notamment via des
    mesures d’aide à l’accession à la propriété
    dans les quartiers centraux. En effet, si
    l’aide à l’acquisition est concentrée dans
    les quartiers populaires, elle n’atteint pas
    ceux qui en ont le plus besoin [2]. Cette
    attractivité vers les classes moyennes
    s’exerce également, via les contrats de
    quartier, par des interventions sur les
    espaces publics mobilisant les registres de
    l’embellissement, de l’animation et de la
    surveillance [3]. Ces dispositifs, malgré leur
    velléité, n’ont pas, jusqu’à présent, permis
    d’arrêter (ou même de freiner) les processus
    centrifuges de périurbanisation. Ainsi,
    étalement périurbain et gentrification au
    centre progressent également de concert.
    « Verdir » la gentrification en la présentant
    comme une condition d’un développement
    urbain durable au prétexte qu’elle serait
    un antidote à la consommation d’espace
    en périphérie de la ville est de facto un
    leurre.

    Ville cosmopolite cherche rayonnement international

    Du fait de l’implication des autorités
    et d’un intérêt croissant des investisseurs
    immobiliers professionnels pour le marché
    résidentiel, la gentrification se déploie
    à présent sous de nouvelles formes et
    via des leviers multiples. Il ne s’agit plus
    uniquement de rénovation de logements
    anciens (éventuellement aidée par certaines
    primes) mais aussi d’opérations haut
    de gamme de destruction et de reconstruction
    à neuf de bureaux, logements ou
    commerces (quartier de la gare du Midi,
    tour Premium). Il s’agit aussi d’encourager
    le réinvestissement immobilier dans les
    quartiers centraux pauvres par de multiples
    projets destinés à doper leur attractivité,
    comme à Tour et Taxis, Flagey, Bellevue,
    Abattoirs. Le Plan de Développement International,
    élaboré en catimini entre autorités
    régionales et milieux immobiliers et
    bientôt « démocratiquement » intégré dans
    le nouveau PRDD, n’est qu’un catalogue de
    tels grands projets « phares », nouveaux
    leviers d’une « revitalisation » décomplexée
    de la ville et de ses quartiers.

    De la non-assistance à population précaire à leur éviction volontaire

    Si contrairement à d’autres villes, les plus
    fragiles peuvent encore souvent, à Bruxelles,
    se prévaloir d’une centralité urbaine,
    le processus en route produit néanmoins
    des effets sensibles amenés à s’accroître
    s’il on n’y prend pas garde. Les choix posés
    actuellement par la Région s’apparentent
    plus à un encadrement de la gentrification
    perçue comme une bienfaitrice qu’à une
    volonté d’assurer l’ascension sociale des
    ménages en place dans les quartiers populaires.
    La gentrification est un problème,
    pas une solution.


    [1M. Van Criekingen, « Que
    deviennent les quartiers centraux
    à Bruxelles ? Des migrations
    sélectives au départ des
    quartiers bruxellois en voie de
    gentrification »
    , Brussels Studies,
    12 décembre 2006, p.7.

    [2A. Romainville, « A qui profitent
    les politiques d’aide à l’acquisition
    de logements à Bruxelles »
    , Brussels
    Studies, 25 janvier 2010.

    [3Ch. Dessouroux, M. Van Criekingen,
    J.M. Decroly, « Embellissement
    sous surveillance : une
    géographie des politiques de réaménagement
    des espaces publics
    au centre de Bruxelles »
    , BELGEO,
    2009, pp. 169-185.

    Vers de nouvelles alliances dans les quartiers populaires ?

    Vers de nouvelles alliances dans les quartiers populaires ?

    https://www.ieb.be/3074
    10 octobre 2010

    L’évolution de notre économie capitaliste depuis la deuxième guerre mondiale est loin d’être étrangère aux mutations profondes que subissent les villes européennes depuis les années 1980. Un petit détour sur l’histoire récente de notre économie apporte un éclairage particulier sur le type d’alliances possibles pour s’opposer à la gentrification.

    L’après-guerre : atteindre l’équilibre entre salaire et productivité

    Avant la guerre, le capitalisme n’était pas régulé, les salaires n’étaient pas indexés sur la productivité, les gains de productivité étaient principalement accaparés par les détenteurs du capital. La croissance étant faible, l’économie d’avant-guerre se caractérisait par une crise de surproduction. Les bas salaires engendraient une baisse de la consommation et donc aggravaient la crise de la surproduction dans une spirale infernale.

    L’immédiat après-guerre voit naître des mouvements sociaux inspirés par le système soviétique qui oblige les gouvernants occidentaux à faire des concessions. C’est l’époque des grands travaux, de la création de l’assurance chômage, de la sécurité sociale. Cette politique, dite keynésienne, fonctionne jusqu’à la fin des années 1960. La croissance des marchés est assurée par les régulations salariales (et les consommations de l’Etat régulateur – avec le lubrifiant du crédit). Les gains de productivité dans le secteur des équipements contrebalancent l’accumulation physique des équipements (induite par le jeu de la concurrence). Les profits sont donc générés par les interventions régulatrices de l’Etat et par une indexation des salaires sur la productivité, ce qui stimule la demande.

    Le début des années 1970 marque un changement important : la concurrence ne se fait plus sur les salaires mais sur les équipements. Tant que ces investissements ne sont pas trop coûteux, le système se maintient vaille que vaille. Mais les gains de productivité dans le secteur des équipements ne parviennent plus à compenser l’accumulation physique des équipements liée notamment au développement des technologies. Les taux de profit baissent, et entraînent le chute de l’accumulation.

    Les années 1980 : la dérégulation du système capitaliste

    Dès 1979, c’est le coup de force du capitalisme, personnifié par l’arrivée au pouvoir de Mme Thatcher en Grande-Bretagne et R. Reagan aux États-Unis. Cette période se caractérise par une forte modération salariale et par la mise en place de mécanismes de dérégulation, les profits s’envolent tandis que les taux d’accumulation chutent. En moyenne dans le monde, le taux de croissance de l’économie est en baisse constante. Le monde fait face à une crise structurelle des débouchés qui se caractérise par une baisse de l’investissement productif. Les profits sont en mal de placement et l’écart entre les profits et l’investissement va croissant. Cet écart constitue la base idéale pour le développement de la financiarisation de l’économie basée sur la spéculation et supposant une pression en faveur de la dérégulation des marchés financiers dans la droite ligne des politiques impulsées en 1979 : toujours plus de chômage et de spéculation.

    Dans la mesure où les salaires ne suivent plus, on retombe dans le schéma des années 1930 avec une tendance à la crise de surproduction. Pour pousser les pauvres à néanmoins consommer, on dope les crédits, surtout aux Etats-Unis. Ce qui conduira à la crise des subprimes. Une crise qui n’est sans doute pas finie dans la mesure où certains produits de crédit n’ont pas encore pu montrer leurs effets. La crise de 1998 est liée aux subprimes dites 38/40 qui obligeaient les ménages à rembourser le crédit au bout de deux ans. Les subprimes 34/40 (début du remboursement au bout de 6 ans) constituent, eux, une véritable bombe à retardement.

    Combattre la pauvreté ou chasser les pauvres

    Pour financer les services à la population, les autorités bruxelloises cherchent à élargir la base fiscale en attirant des ménages aisés ainsi que des investissements productifs pourvoyeurs d’emplois.

    Ces intentions sont à la base des politiques de rénovation urbaine, de subsidiation de logements moyens mais aussi du développement international de Bruxelles, de la promotion du tourisme, etc. Autant de politiques qui produisent de fait des effets négatifs sur les plus pauvres des Bruxellois.

    Ainsi, les politiques de rénovation urbaine provoquent le déplacement des plus pauvres au delà des limites de la Région bruxelloise. Les projets de la SDRB ne font que retarder la fuite des classes moyennes stimulée par la mise en œuvre du RER car celles-ci expriment toujours majoritairement leur préférence pour la villa quatre façades à la campagne. La volonté des gouvernants bruxellois de faire de Bruxelles une ville de délassement ne crée qu’un emploi précarisé par la forte compétition qui existe dans ce secteur avec d’autres grandes villes européennes et n’est pas sans effet sur la mutation sociologique des quartiers populaires voisins des zones visées par le Plan de développement international. Au lieu de réguler, l’Etat encourage l’investissement spéculatif et appauvrit, à terme, la grande majorité de la population. Dans ces conditions, la dualisation sociale n’est pas prête de s’arrêter !

    Les vieux quartiers centraux au cœur de toutes les convoitises ?

    Dans les quartiers centraux, certains acteurs tirent bien leur épingle du jeu. Ce sont d’une part les très riches, les détenteurs de capitaux, ceux pour lesquels il est impératif d’être en permanence là où ça se décide. Ceux qui aussi cherchent à se loger « originale », en réhabilitant de vieilles demeures du centre-ville ou en s’installant dans des lofts. De ce côté, on trouve les spéculateurs immobiliers actifs tantôt sur le marché du bureau, tantôt sur le marché du logement de luxe, selon la conjoncture.

    Ces deux publics sont évidemment potentiellement très intéressés par le patrimoine industriel en friche. Ils sont encore peu présents à Bruxelles, surtout si l’on compare à Londres ou New-York. A l’autre bout du spectre : les vraiment pauvres, qui vivent dans des logements salubres ou non sous la pression constante des programmes de rénovation urbaine. Ils sont très présents dans les quartiers autour du canal.

    Entre les deux, des habitants des quartiers pauvres, ni pauvres, ni riches, parfois propriétaires non immédiatement menacés par la gentrification, jouissant sans trop de risque des améliorations du quartier, qui à terme loueront leur bien ou le vendront avec une plus-value leur permettant de quitter la région pour une contrée plus verte. Entre les deux également, des riches pas si riches, souvent des jeunes issus de la classe moyenne en voie de précarisation, certes attirés par la ville centrale mais avec une stabilisation professionnelle de plus en plus tardive, des difficultés croissantes à se payer la quatre façades en périphérie, une stabilisation conjugale de plus en plus tardive qui se traduit par une forte augmentation des ménages de jeunes isolés. Des gentrificateurs poussés dans le dos... et pas tous enthousiastes mais cibles de choix pour les pouvoirs publics en mal d’assiette fiscale.

    Une alliance entre gentrifieurs et gentrifiés ?

    Le fait de dénoncer le phénomène de la gentrification est souvent associé à une stigmatisation des classes moyennes bénéficiaires des politiques de revitalisation publique. Faut-il, pour éviter la gentrification, brûler les voitures des gentrifieurs Ou faut-il au contraire, comme l’analyse du phénomène sur un plan socio-économique tendrait à le démontrer, penser à rapprocher gentrifieurs et gentrifiés pour envisager ensemble les options d’une lutte qui garde en ligne de mire que la raison principale de l’éviction des plus pauvres de la ville est la soumission de l’État aux principes mêmes du capitalisme ? Cette question mérite d’être mise en débat...


    Gentrification : positions des uns et des autres

    Gentrification : positions des uns et des autres

    https://www.ieb.be/3075
    10 octobre 2010

    « La gentrification » est un phénomène qui fait débat. Lorsque le mot est évoqué, certains se braquent et refusent de parler d'un phénomène qui, selon eux, n'existe pas, d'autres pensent qu'on ne peut rien y faire. D'aucuns soutiennent que ce phénomène est positif pour tous, tandis que d'autres encore cherchent des coupables et désignent la classe moyenne... Difficile de s'y retrouver tant le phénomène est complexe et peut parfois nous échapper.

    Si l’ensemble des réactions face à la gentrification est tellement contradictoire, c’est aussi parce que le concept recouvre des réalités mouvantes et diverses. Comprendre la gentrification comme l’action directe des pouvoirs publics visant à rehausser leur assise fiscale, ce n’est pas la même chose que de comprendre la gentrification comme un phénomène naturel, avec des allers et venues de populations en fonction de « l’attractivité » des quartiers, par exemple. Le mot « gentrification » ne suffit pas à définir exactement de quoi on parle. On se retrouve ainsi à dialoguer autour d’un mot en croisant des réalités multiples, sans avoir fondé préalablement un sens partagé. Cette pluralité sémiotique n’est pas une tare en tant que telle, elle permet un enrichissement du débat, mais exige nuances et rigueurs sur les conclusions à tirer. D’où la volonté d’IEB de se doter d’une définition commune dans ses pratiques, laquelle est reproduite au début de ce numéro spécial : cette définition a été choisie pour stabiliser ce dont nous parlons, mais aussi dans un souci pragmatique d’action citoyenne. Nous y reviendrons.

    Tour d’horizon des points de vue sur la « gentrification »

    Commençons tout d’abord par un petit tour, rapide et sans doute caricatural, des points de vue sur la gentrification, pour faire apparaître la pluralité des points de vue et des réactions que le mot peut susciter.

    La gentrification comme un processus naturel au sein de la ville est la définition qu’on rencontre le plus souvent. Définie comme un phénomène résultant du libre choix des habitants, propriétaires et locataires, la gentrification apparaît comme le résultat normal du déplacement des populations. Le lien évident entre rénovation de l’espace public et hausse des loyers est alors assumé : un quartier populaire accessible est peu à peu investi par des artistes, des jeunes, et le quartier devient ainsi de plus en plus désirable pour une classe moyenne, ce qui provoque une hausse des loyers. Les populations les plus fragiles iront alors s’installer « ailleurs », et tout ça est normal.

    Certains y verront même un phénomène positif : la gentrification favorise une plus grande « mixité sociale » dans les quartiers populaires. Cette mixité tant désirée et vue comme une solution pour en finir avec les ghettos (concept servant aussi de réceptacle de tous les fantasmes). Prendre ce point de vue, c’est néanmoins oublier de s’interroger sur le devenir, les personnes exclues par les phénomènes de gentrification. Où vont se reloger les locataires qui ne peuvent suivre l’augmentation des loyers ? La mixité est-elle vraiment bénéfique pour les plus fragilisés économiquement ? On peut douter de cet argument de mixité sociale vu son usage récurrent pour vendre des projets haut de gamme et à forte plus-value dans des quartiers populaires [1].

    En élargissant la définition vers le social, on peut arriver à un tout autre résultat. On peut par exemple refuser la « naturalisé » de la gentrification, en problématisant directement le lien entre « rénovation urbaine » et « augmentation des loyers ». Est-il normal et acceptable que la rénovation urbaine entraîne l’exclusion de certains, toujours les plus faibles, au profit de ceux qui sont capables de payer ? La question devient alors celle du marché du logement et de sa quasi-absence de régulation.

    Enfin, il y a ceux qui nient le phénomène de bout en bout, ou en minimisent tellement l’importance qu’il ne s’agit plus que d’un phénomène sans aucune pertinence pour les discussions sur l’espace urbain. Ainsi, on entendra que les rénovations de l’espace public n’ont pas d’effet d’éviction sur les pauvres, que certains (des propriétaires...) font même des bonnes affaires avec la revente de leur habitation pour aller vivre en périphérie dans une villa. On concédera parfois quelques changements dans la population d’une rue ou l’autre (par exemple la rue Dansaert), mais on limitera le phénomène à quelques habitations, niant ainsi toute la pertinence de mettre ce concept au cœur d’un débat.

    Et IEB dans tout cela ?

    IEB a cogité plusieurs mois avec ses membres au sein de groupes de travail pour chercher un positionnement. Il est apparu que la gentrification était un phénomène complexe, évolutif qui ne pouvait s’enfermer dans une conception naturaliste au vu de l’intervention active des pouvoirs publics. Ces actions sont, par exemple, les opérations de rénovation urbaine, la construction de logements moyens, la volonté d’internationalisation et le marketing urbain, les actions d’Atrium dans les noyaux commerçants considérés comme peu dynamiques,...

    Cette position se veut concordante avec la réalité actuelle du terrain : on peut effectivement observer une série d’actions volontaires de la part des pouvoirs publics visant à transformer la réalité sociologique de Bruxelles. Elle se veut également pragmatique : elle permet de questionner directement l’action qu’IEB devrait mener. Cette définition permet, par exemple, de ne pas focaliser trop l’attention sur les personnes : il ne s’agit, en effet, pas de culpabiliser les personnes qui, cherchant à se loger, se retrouvent « gentrificateurs ». Il s’agit de penser les structures dans lesquelles sont prises ces personnes : pourquoi le marché du logement fait-il se déplacer ces personnes de cette manière-là ? Quel est le rôle des pouvoirs publics dans ces structures et ce phénomène ? Comment agir en tenant compte de ces paramètres ?

    Ce point de vue permet aussi de penser les interventions sur l’espace public dans leur complexité. Il ne s’agit plus de condamner toute intervention, toute rénovation, en tant que telle. En effet, dénoncer la rénovation comme étant de la gentrification, c’est accepter le lien entre ces deux objets comme « évident ». S’il y a bien un problème avec la rénovation, les nouvelles constructions d’aujourd’hui, etc. c’est aussi un problème de volonté politique de ne pas réguler plus fortement les loyers, de ne pas maintenir en place la population existante. Si, par le passé, cela se faisait par de massives expropriations, la manière est aujourd’hui plus insidieuse, mais le danger d’éviction des populations est toujours présent (cfr encadré sur l’histoire d’IEB).

    IEB et la gentrification


    Dans les années 70 et 80, IEB a soutenu plusieurs comités d’habitants dans les quartiers populaires menacés par des grands projets publics et privés. La résistance s’exerçait contre des adversaires identifiables. La défense du tissu urbain et social allait de pair et les revendications portées sur des procédés de rénovation urbaine qui ne déstructurent ni le bâti ni le social. C’est cependant au quartier des Marolles qu’est apparue la première tentative de mutation fonctionnelle d’un quartier ancien (sablonisation). Mais la résistance contre des changements d’affectations, principalement commerciales, porta ses fruits. Le tissu associatif réussit à éviter l’expulsion des habitants de leur cadre de vie. D’autres tentatives d’expulsions à la rue de Samaritaine échouèrent en 1989.

    Dans les années 90, la situation s’est complexifiée. Autant l’affrontement avec les institutions avaient porté leurs fruits, autant la reprise par celles-ci des combats citoyens produisait des effets pervers et rendait les revendications inopérantes. Parmi les zones d’ambiguïté, il faut citer le rôle de la SDRB, censée piloter la politique régionale de rénovation urbaine, mais qui après des tâtonnements se cantonna dans la construction de logements moyens. IEB dénonça ces tentatives de s’implanter dans des quartiers populaires où les priorités auraient dû être le logement social, par exemple à la rue des Tanneurs ou à la rue de l’Hectolitre (place du Jeu de Balle).

    A partir de l’instauration de la politique de revitalisation des quartiers (via les contrats de quartier), les menaces frontales ont certes diminué sur les quartiers et la mobilisation a pris d’autres formes. A part le rôle d’observateur dans l’un ou l’autre périmètre, IEB ne s’est plus engagé dans ces dispositifs regrettant que la production de logements sociaux ou assimilés y était insuffisante.

    IEB a éprouvé des difficultés à mesurer et à affronter un phénomène aussi insidieux que la gentrification. Reposant apparemment sur des choix individuels, la gentrification est déterminée par de multiples facteurs socio-culturels, économiques et politiques. L’organisation de groupes d’habitants contre une menace diffuse nécessite aujourd’hui l’analyse des effets pervers d’une certaine politique de repeuplement et de développement du logement en région bruxelloise. Cela demande des garde-fous pour détecter les diverses formes de spéculation sur les logements fragilisés, ciblés par des rénovations de luxe. Cela demande aussi de la volonté politique pour réguler le marché en fonction de la demande de logement réelle. Dans ce sens, il est temps de créer des mécanismes qui précipitent la réoccupation des surfaces inoccupées (logements et bureaux). Enfin, une politique sociale du logement doit être relancée tant par la production de logements sociaux en quantité que par une lutte pied à pied des pouvoirs publics pour une meilleure maîtrise du foncier au profit des Bruxellois les plus pauvres. À IEB de saisir ces enjeux.

    Quel environnement pour Bruxelles ?

    La débat sur la gentrification peut se prolonger dans un débat sur l’environnement et la justice sociale. Comment se positionner par rapport à la rénovation urbaine, à l’amélioration de la « qualité de la vie en ville » en sachant que des mécanismes d’exclusion sociale entrent en ligne de compte ? On se retrouve au carrefour de deux problématiques, ce qui complexifie encore la donne. En effet, il s’agit alors d’articuler autour du problème de la gentrification le problème de la définition d’un « bon environnement ». On peut d’abord se demander si les interventions dans l’espace Rue de Flandre, côté canal. public des quartiers populaires répondent à leurs besoins ? D’où vient cette idée qu’il faudrait revitaliser des quartiers pourtant déjà bien vivants ? Et pour qui ? Si cette rénovation se fait au profit de nouveaux occupants sans utilité pour les anciens habitants, il s’agit plus d’une adaptation du quartier que d’une rénovation. L’amélioration proposée correspond souvent à une vision de la classe moyenne pêchée dans des processus participatifs qui n’atteignent pas les premiers occupants. Vouloir trancher entre la gentrification ou la dégradation d’un quartier, c’est proposer une alternative infernale. Le choix n’est pas entre des quartiers délabrés mais habitables ou des quartiers rénovés mais aux loyers inaccessibles. Il s’agit de revendiquer le droit à la ville pour tous ce qui paraît incompatible avec la construction d’une ville pour les élites.


    [1Référence contre la mixité sociale.

    Rénovation urbaine et gentrification : les enseignements du modèle américain

    Rénovation urbaine et gentrification : les enseignements du modèle américain

    https://www.ieb.be/3076
    10 octobre 2010

    La rénovation urbaine conduit-t-elle nécessairement à la gentrification des quartiers sur lesquels elle s'applique ? Quelles sont, au fait, les motivations politiques profondes des programmes de rénovation des quartiers pauvres de nos villes ? A l'heure où un nombre de plus en plus important de personnes s'interrogent sur les effets réels des contrats de quartiers bruxellois et, au-delà, de l'ensemble des politiques de revitalisation, il nous a semblé intéressant de vous présenter le regard porté par Thomas Kirszbaum [1].

    L’avantage de l’exemple américain est double. D’une part, les grandes villes américaines ont été le lieu d’une ségrégation raciale et spatiale importante qui les a façonnées tout au long de leur histoire, engendrant une dualité bien plus grande que celle que nous connaissons à Bruxelles. D’autre part, les questions de la rénovation urbaine et de la mixité sociale des quartiers y ont été mises à l’agenda politique depuis bien longtemps, de telle sorte qu’il est possible aujourd’hui de mieux y percevoir les effets réels des différentes politiques menées.

    L’enjeu de la déségrégation des ghettos noirs

    A la fin des années 1960, les flambées de violence dans les ghettos noirs au cœur des grandes villes américaines sont telles que l’État Fédéral doit se saisir du problème. Une commission nationale [2] est mise sur pied pour réfléchir au problème et organiser la « déségrégation de l’espace urbain », pourtant savamment mise au point par ces mêmes autorités encore quelques années plus tôt. Le rapport de la commission pointe les risques de voir l’avènement de « deux sociétés, l’une noire et l’autre blanche, séparées et inégales ».

    Les recettes préconisées par la commission et par une série d’auteurs de la même époque vont préfigurer 40 ans de politiques de déségrégation de l’espace urbain aux États-Unis. Elles se basent sur deux types de stratégies fondamentales qui ont été à la base de toute action politique en la matière jusqu’en 1990 : « la dispersion » et « le développement communautaire ».

    La stratégie de la dispersion

    La première catégorie est celle dite de la « dispersion ». L’idée est de pousser les populations des ghettos noirs à déménager vers les banlieues alors occupées majoritairement par la classe moyenne blanche en y développant, par exemple, une offre de logements bon marché et en mettant sur pied des mécanismes d’aides ou d’incitations à destination des publics visés. Les premières politiques de dispersion virent cependant le jour bien avant, vers 1950. Sous couvert de rénovation urbaine et sous prétexte d’insalubrité, elles visaient principalement les quartiers noirs en bordure des quartiers blancs. Officiellement mise sur pied pour enrayer l’exode urbain, il s’agissait en fait de méthodes de dispersion brutales (expropriations massives, destructions et reconversions de centaines de quartiers) visant à endiguer la progression des minorités noires vers les quartiers blancs. Seule une partie infime des personnes expropriées a été prise en charge et relogée à l’époque. Les autres n’ont eu d’autre choix que de s’entasser un peu plus dans les ghettos ou de s’installer dans les quartiers ouvriers blancs dont la population a eu tendance à déménager à son tour.

    Cette politique de dispersion « sauvage » porte une part de responsabilité importante dans les émeutes raciales des années 1960. En 1968, la tension est telle que le Congrès finira par adopter le « Fair Housing Act » [3]. Les mesures relèveront cette fois d’une logique de dispersion organisée. Les logements publics doivent être construits dans des quartiers blancs auxquels les minorités n’auraient normalement pas accès et une série de mesures vise dorénavant à empêcher les comportements discriminatoires des propriétaires privés. D’importants programmes de construction de petites unités de logements sociaux dispersés dans les villes virent alors le jour jusqu’au milieu des années 1970.

    A partir de cette date, la construction de logements sociaux financés par le Fédéral va diminuer pour s’arrêter totalement en 1996 au profit de mécanismes souvent fiscaux d’aide à l’accès à la petite propriété. Ces aides, contrairement aux précédentes, vont se concentrer cette fois dans les quartiers les plus pauvres, ce qui en terme de dispersion est inefficace, voire contre-productif.

    Le développement communautaire

    La deuxième catégorie est celle dite du « développement communautaire ». Le principe en est de favoriser la création d’une classe moyenne au sein de la population présente dans les quartiers défavorisés. Cette nouvelle élite, à condition de ne pas quitter son quartier d’origine, pourra alors contribuer à l’élévation sociale de l’ensemble de la communauté.

    Le principe de cette approche est de ne pas simplement tenter de résoudre les problèmes rencontrés dans un quartier par la seule rénovation physique de celui-ci, mais de faire émerger auprès des habitants une conscience des enjeux communs ainsi qu’une capacité de mobilisation et d’action face à ces enjeux. Il s’agit en somme de favoriser l’émancipation et les dynamiques ascendantes par une approche globale du quartier et une mise en valeur de ses ressources par et pour ses habitants. L’ensemble des actions sont coordonnées par les habitants qui se regroupent sous la forme de « Community Development Corporations » (CDC).

    Contrairement à la stratégie de dispersion qui recherche une mixité exogène, le développement communautaire vise à favoriser une mixité endogène au sein des quartiers. Une des difficultés de ce type de politiques est d’arriver à « fixer » les habitants dans leur quartier d’origine. Pour ce faire, divers programmes d’aides (mesures fiscales, subsides,...) vont viser à favoriser les investissements immobiliers afin de créer des logements abordables et de qualité au sein des quartiers pauvres et d’y retenir donc leurs habitants les plus susceptibles de déménager.

    Si ce type de politiques a pu dans certains cas produire des résultats intéressants, elles ne semblent toutefois pas exemptes de travers. D’une part, elles évitent la question de la discrimination spatiale en fonction de l’origine socio-ethnique. En effet, tous les habitants de la ville ne sont pas sur le même pied lorsqu’il s’agit de déterminer leurs préférences pour l’établissement dans tel ou tel quartier, les quartiers blancs restant souvent hors de portée pour la population noire. D’autre part, les rénovations et actions entreprises par les CDC vont avoir tendance à attirer une partie de la classe moyenne blanche vers les quartiers en transformation, engendrant une gentrification du quartier, phénomène qui sera, en fonction de la radicalité du CDC, combattu, toléré voire soutenu.

    La gentrification volontaire

    Vu les résultats mitigés obtenus par les politiques de dispersion et de développement communautaire aux yeux de l’administration fédérale, une idée va se renforcer à partir de 1990 : il faut attirer les classes moyennes blanches dans les quartiers pauvres. Cette politique de gentrification volontaire s’est particulièrement développée dans les quartiers d’habitations sociales qui se seront depuis vus considérablement remodelés.

    Un programme à grande échelle, « HOPE » [4] a bénéficié de moyens considérables pour non seulement rénover et réhabiliter la partie du parc de logements sociaux connaissant le plus de difficultés, mais également pour démolir les logements sociaux existants et les remplacer par d’autres types de logements et un autre public. Ce type de dispositifs, visant la mixité socio-économique, a également vu le jour en dehors du cadre strict du logement social, modifiant parfois considérablement les quartiers pauvres de certaines grandes villes américaines. L’approche a toutefois été fort différente d’une ville à l’autre, certaines ne réservant les nouveaux logements qu’à des ménages rentrant dans les conditions d’attribution pour le logement social, d’autres vendant purement et simplement les nouveaux logements sur le marché privé afin de financer le programme.

    L’objectif affiché de « déconcentrer » la pauvreté présente dans certaines cités des grandes villes a ainsi obtenu dans certains cas des résultats spectaculaires en termes urbanistiques. Mais ce succès masque les conséquences sociales des politiques menées. Après 10 ans de programme, une évaluation de « Hope » a montré que seuls 46% des ménages concernés par les projets de réhabilitation et de démolition/reconstruction sont revenus vivre dans leur quartier d’origine. Par ailleurs, l’objectif de déconcentration de la pauvreté a été couplé à un objectif de dé-densification. La politique s’est donc soldée par une diminution du nombre de logements disponibles rendant plus précaire encore la situation des ménages les plus défavorisés.

    Peu de données existent quant aux trajectoires réelles des ménages victimes de la gentrification de leur quartier d’origine [5]. Par ailleurs, en fonction de la manière dont les projets ont été mis sur pied et de l’intérêt que les autorités locales portaient aux locataires de départ, l’impact des programmes de réhabilitation/reconstruction est très variable d’un cas à l’autre.

    Néanmoins, au-delà du discours officiel qui défend l’idée du double objectif de transformation des quartiers et d’amélioration du bien-être de leurs habitants, les évaluations menées sur le terrain montrent que dans une majorité de cas les autorités locales ont mis la priorité sur la rénovation urbaine allant jusqu’à considérer les habitants comme les principaux obstacles de cette rénovation et du redressement économique du quartier. Ce phénomène s’est vu d’autant renforcé lorsque le marché immobilier local était sous tension et qu’il a été fait appel à des investissements privés, chose courante à partir de 1996.

    Les enseignements de l’expérience américaine

    Même si le contexte historique et social des États-Unis est fort différent du nôtre, il est difficile de ne pas faire un certain nombre de parallèles entre les expériences de rénovation menées aux États-Unis et les mesures politiques mises sur pied chez nous. En voici quelques exemples pour le moins frappants :

    • La reconversion et les expropriations pour cause d’utilité publique des quartiers Nord et Midi ne sont pas sans rappeler les processus de « dispersion brutale » menés dans les ghettos noirs américains au début de années 1950. Ce type de programmes touche exclusivement les quartiers présentant un intérêt ou une perspective économique et ils sont le fruit d’une alliance entre pouvoirs publics et promoteurs privés.
    • La récente approche du logement social, illustrée par le slogan « 15% de logements sociaux dans chaque commune » du nouveau Secrétaire d’État au Logement bruxellois, renvoie immanquablement à la stratégie de « dispersion organisée », caractéristique du logement public américain à partir de 1960. Elle se confronte en outre aux mêmes difficultés d’acceptation de la part des autorités locales face à la réticence de leur électorat.
    • Les programmes de rénovation urbaine sont menés en priorité dans des quartiers à forte concentration de minorités ethniques, situés à proximité du centre et présentant de ce fait un intérêt stratégique ou économique pour la ville. Ces quartiers sont alors soumis à une pression immobilière accrue et victimes d’un processus de gentrification. Ils vont également attirer les promoteurs privés qui y voient des perspectives de rendements importants via l’acquisition de terrains à moindre prix. Ces quartiers doivent, tant aux yeux des autorités publiques que des promoteurs privés, servir de vitrine afin de rendre la ville attractive. L’évolution du quartier Maritime et le développement privé du site de Tour et Taxis, ou encore le projet de la tour « Premium » au canal, illustrent parfaitement ce cas de figure.
    • Quant à l’analyse qui peut être faite de l’impact des contrats de quartier, elle n’est pas sans rappeler les résultats mitigés obtenus dans le cadre des programmes de « développement communautaire » outre-atlantique : difficultés à endiguer la hausse immobilière du quartier ; attrait renforcé et installation d’une classe moyenne extérieure au quartier ; difficultés d’intégration entre anciens et nouveaux habitants du quartier ; pas de réelle mixité sociale, risque d’éviction de la population la plus pauvre,...

    On le constate, la rénovation urbaine, même réalisée de manière vertueuse, n’est pas dépourvue de pièges et surtout elle ne suffit pas à elle seule à résoudre les difficultés sociales auxquelles doivent faire face les populations des quartiers les moins nantis de nos villes. Ce qui est frappant à Bruxelles, c’est le manque d’innovation dont font preuve les programmes mis sur pied. Leurs recettes, mais aussi leurs travers, sont anciens et manifestement connus. Il est dès lors difficilement compréhensible que l’on n’œuvre pas pour une approche plus globale de la problématique de la pauvreté en ville, en recentrant les moyens disponibles non plus sur la brique, mais bien sur l’humain.

    Ce que nous apprend l’expérience américaine, ainsi que l’analyse qui en est présentée dans l’ouvrage de Kirszbaum, c’est qu’il est manifestement illusoire de croire que la seule action sur l’espace physique de nos villes puisse apporter des réponses aux défis sociaux et économiques qui nous attendent. Cette approche ne profite en fin de compte qu’aux seuls bétonneurs qui auront su habilement mettre leurs « billes » dans le bon quartier au bon moment.

    Néanmoins, pour Kirszbaum, la rénovation urbaine n’est pas nécessairement négative : « Pensée comme une méthode de dispersion spatiale des minorités pauvres, la rénovation urbaine peut aussi bien les aider à engager des parcours résidentiels positifs que les chasser brutalement de leurs quartiers. Selon qu’elle obéit à la seule logique de valorisation marchande de ces quartiers ou qu’elle s’inspire de l’esprit du développement communautaire, elle se montre équitable ou non envers les habitants originels. »

    Le soutien et l’accompagnement des habitants devraient donc être au centre de toute politique de rénovation urbaine et les pratiques issues du développement communautaire, si elles visent à garantir le maintien des populations d’origine dans le quartier concernés, offrent certainement à cet égard des pistes intéressantes.


    [1Thomas Kirszbaum est sociologue, chercheur associé au GEPECS (Université Paris V) sur l’expérience américaine de la rénovation urbaine dans son ouvrage : « Rénovation Urbaine. Les Leçons Américaines ». Kirszbaum, T. 2008. La Ville en Débat, Presses Universitaires de France, 86p.

    [2Kerner Commission (1968), The Kerner Report, US National Advisory Commission on Civil Disorders, Pantheon Books.

    [3Loi portant sur le droit au logement des minorités.

    [4Housing Opportunities for People Everywhere.

    [5Surtout pour ce qui concerne les trajectoires individuelles à long terme.

    Le GASAP, un groupe de soutien à l’agriculture paysanne

    Le GASAP, un groupe de soutien à l’agriculture paysanne

    https://www.ieb.be/2821
    11 octobre 2010

    Le 7 octobre, l'émission Terre urbaine de Télé Bruxelles partait à la découverte d'un GASAP, un groupe de soutien à l’agriculture paysanne.

    Ce GASAP se fournit à la ferme urbaine du Début des haricots à Neder-Over-Heembeek. Un projet doublement original puisqu’en achetant les légumes de cette ferme, les habitants encouragent aussi un projet d’économie sociale.

    Voir l’émission sur le site de Télé Bruxelles.


    Il faut revoir le projet de réfection de l'avenue du Port !

    Il faut revoir le projet de réfection de l’avenue du Port !

    https://www.ieb.be/2815
    12 octobre 2010

    La Région bruxelloise veut réaménager l'avenue du Port. IEB le Bral et le Comité de quartier Reine – Marie-Christine – Stéphanie réclament une révision du projet de réfection, devenu obsolète depuis l'abandon du BILC.

    La Région bruxelloise a récemment lancé un appel d’offre pour la réfection de l’avenue du Port. Malheureusement, ce projet de réfection, dimensionné pour répondre aux besoins du centre logistique BILC, est obsolète car le projet du BILC est abandonné à cet endroit.

    Le projet de réfection de l’avenue du Port prévoyait une avenue rétrécie depuis la place Sainctelette jusqu’au Pont de Armateurs, conférant à cette partie du canal un caractère urbain, tandis que la partie située au delà du pont des armateurs devait rester praticable pour des camions du type « very long vehicle », par ailleurs fort peu adaptés à la ville. Cette condition combinée à la nécessité de garantir des cheminements piéton et cycliste sécurisés sonnait par ailleurs le glas du magnifique alignement de platanes de l’avenue.

    Pour rappel, le projet existant pose d’autres problèmes :

    • l’imperméabilisation du sol aggravera les inondations, déjà constatées dans le quartier en cas de fortes pluies ;
    • la super-structure prévue pour supporter le passage intensif des camions du BILC risque d’hypothéquer la possibilité de relier les installations de gestion des eaux des quartiers riverains existants et futurs (Tour et Taxis) directement avec le canal ;
    • la super-structure coûte cher à la collectivité, sauf à supposer que le Port de Bruxelles garde l’idée de développer sur le terrain du Bilc une activité prévoyant l’usage intensifs de camions de grand gabarit.

    Si l’on peut comprendre qu’à court terme, l’instruction d’un nouveau permis semble une perte temps, qu’en attendant, les cyclistes souffriront toujours du mauvais état de la chaussée, une vision à moyen terme invite les autorités compétentes à faire preuve de retenue.

    IEB et le Bral soutiennent le Port de Bruxelles et les autorités bruxelloises dans le fait qu’il est nécessaire de maintenir, voire de développer, à partir du Pont des Armateurs, des activités productives compatibles avec un environnement urbain. Ce maintien des activités industrielles est parfaitement compatible avec le maintien des arbres voire des pavés. Le cheminement des cyclistes peut parfaitement faire l’objet d’un aménagement provisoire. Enfin, IEB et le Bral suggèrent que toutes les parties concernées se rassemblent avec le Port pour imaginer sur le terrain du BILC ainsi que dans le centre TIR voisin un avenir productif et compatible avec la ville, pourvoyeur d’emploi pour les Bruxellois infra-qualifiés.

    Contacts :
    - IEB – Mathieu Sonck – 0478/20 35 78.
    - Bral – Steyn Van Assche – 0478/999 707.
    - Comité de quartier Reine – Marie-Christine – Stéphanie vanliefferinge.boon chez skynet.be.


    Des jeux, des rires et le compost

    Des jeux, des rires et le compost

    https://www.ieb.be/2817
    13 octobre 2010

    Albert le ver de terre s'est invité à la Quinzaine de la petite enfance ce samedi 9 octobre 2010.

    Bien que concurrencée par une météo inespérée, la marionnette a répondu présente pour sensibiliser petits et grands aux pratiques de compostage. Des gestes simples, l’évidence du retour à la nature et la curiosité du public, il n’en fallait pas plus pour passer un très agréable moment.

    Contactez Inter-Compost.


    Inventaire des enquêtes publiques du 13/10/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 13/10/2010

    https://www.ieb.be/2822
    13 octobre 2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 14 octobre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 14 octobre 2010

    https://www.ieb.be/2823
    14 octobre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Parking au Carré
    Saint-Gilles : sous le nom de code « PPAS Marie Janson », la commune de Saint-Gilles cache un projet de parking souterrain de 200 places en dessous du Carré de Moscou, jouxtant le Parvis. L’enquête publique porte sur le projet de PPAS avec rapport sur les incidences environnementales.
    Enquête publique jusqu’au 14 octobre 2010.
    Concertation le 26 octobre 2010.
    Contactez Jérôme Matagne.

    Saint-Gilles abroge la France
    La commune de Saint-Gilles souhaite abrogé le PPAS « Quartier de la rue de France » englobant la rue de France, la Place Horta et la gare du Midi.
    Enquête publique jusqu’au 13 novembre 2010.
    Concertation le 23 novembre 2010.
    Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire Scohier.

    Barrage au PPAS Bara I
    La commune d’Anderlecht souhaite abroger le PPAS « Bara I » délimité par la rue de l’Instruction, la rue Bara, la place Bara et la limite communale entre Anderlecht et Saint-Gilles, approuvé par arrêté du 14 septembre 1995.
    Enquête publique jusqu’au 14 novembre 2010.
    Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire Scohier.

    Concertation à venir

    • Plan logement privé ? Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : Donderberg et rue de Beyseghem. La société Immo Heembeek bvba de Turnhout a déposé une demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire, sur une propriété plantée de plus de 3 000 m2, un ensemble d’immeubles de 79 appartements et un garage souterrain pour 81 emplacements de parking. Concertation le 19 octobre 2010. Contactez Olivia Lemmens et Nicolas Prignot.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Expropriation Quadrilatère Nord : peu de Progrès en vue

    Expropriation Quadrilatère Nord : peu de Progrès en vue

    https://www.ieb.be/2825
    19 octobre 2010

    Voilà maintenant bientôt 5 ans que les habitants de la rue du Progrès vivent sous la menace d'une expropriation. Ils se sont rassemblés ce jeudi 14 octobre avec le soutien d'Inter-Environnement Bruxelles, de la Fébul et de l'Union des locataires du quartier Nord pour évaluer leur situation.

    Le permis d’urbanisme visant à permettre la construction d’un viaduc ferroviaire à l’extrémité de la jonction Nord-Midi et générant les expropriations n’a pas encore été délivré mais ne devrait plus tarder.

    Depuis plusieurs années, les habitants et les associations demandent à Infrabel de s’engager à reconstruire une superficie de logements équivalente à celle détruite par le projet (soit 28 maisons abritant 85 ménages). L’opérateur ferroviaire a jusqu’ici toujours fait la sourde oreille à cette demande se limitant pourtant à l’application de ce simple principe : pas de délogement sans relogement. Néanmoins, Infrabel s’est récemment engagé vis-à-vis de la commue de Schaerbeek à verser des indemnités forfaitaires aux locataires tenant compte de leur ancienneté dans le quartier.

    Un premier pas tenu compte du fait que la plupart des habitants vivent dans le quartier depuis plus de dix ans. Mais les habitants sont bien conscients que la somme ainsi attribuée fondera rapidement comme neige au soleil vu le doublement du prix du loyer auquel ils risquent d’être confrontés.

    C’est pourquoi, à leur côté, nous demandons encore une fois à la Région de refuser la délivrance du permis aussi longtemps qu’Infrabel ne se sera pas engagé à reconstruire du logement en compensation.


    Un parking sous la place Marie Janson, non merci !

    Un parking sous la place Marie Janson, non merci !

    https://www.ieb.be/2824
    19 octobre 2010

    Pétition contre le projet communal de parking de 200 places sous la place Marie Janson à Saint-Gilles.

    Ce lundi 18 octobre, le Comité de Défense de Saint-Gilles a organisé une réunion dans le but de sonder les habitants sur le projet communal de modifier le PPAS de la place Marie Janson (Carré Hôtel des Monnaies), pour permettre d’y construire un parking de 200 places.

    Il a été décidé qu’une pétition serait mise en circulation dès ce mardi pour s’opposer à ce mauvais projet. D’autres priorités ont été pointées de manière quasi unanime par les participants. Le comité déposera cette pétition ce mardi 26 octobre auprès de la Commission de concertation.

    Soutenez l’avis des habitants et signez la pétition avant ce lundi 25 octobre à 23h59 : http://8525.lapetition.be.

    © IEB - 2010

    Les priorités à mettre en œuvre soulevées lors de la réunion publique : l’embellissement de la place pour tous (riverains, enfants, promeneurs,...), le renforcement de la sécurité, une meilleure gestion de la circulation et des nuisances causées par le marché (les camions,...). Les habitants veulent une place conviviale et agréable... sans dépenses démesurées. En effet, les spécialistes estiment que ce type de construction coûte au bas mot 6 millions d’euros. Est-ce vraiment le moment d’investir l’argent de la communauté pour des travaux aussi inutiles ?

    De plus, la commune, qui est supposée, dans le cadre du plan IRIS 2, réduire la pression automobile de 20% d’ici à 2015, fait exactement le contraire, puisqu’actuellement le site peut accueillir 150 voitures.

    Infos : http://comitedefensesaintgilles.blogspot.com.


    L'élargissement du Ring : des effets sans appel ?

    L’élargissement du Ring : des effets sans appel ?

    https://www.ieb.be/2826
    20 octobre 2010

    Le projet d'élargissement du Ring au Nord de Bruxelles porté par la Région flamande poursuit son bonhomme de chemin. L'étude de mobilité est finalisée et devrait être prochainement communiquée officiellement aux organismes officiels concernés dont la Région bruxelloise. Entre-temps, cette dernière a adopté son Plan IRIS II qui reprend la position officielle du gouvernement sur ce projet.

    Dans les grandes lignes, la Région bruxelloise demande à la Région flamande d’étudier des alternatives à l’augmentation capacitaire du Ring, de modéliser la croissance de la circulation en tenant compte de l’impact du RER en termes de report modal, de mettre en place des bandes HOV (High Ocupancy Vehicles) pour privilégier les covoitureurs et les bus et de mieux étudier les impacts environnementaux de ces projets.

    Pour Modal Shift, plate-forme associative dont fait partie IEB, l’analyse des expériences étrangères démontre à suffisance que l’augmentation de capacité d’infrastructures routières prévue ne peut servir les intérêts ni de la Région flamande ni de la Région bruxelloise. Vous trouverez dans la note ci-jointe une synthèse, désormais entièrement traduite en français, de différentes études établissant l’inévitable effet d’appel créé par l’augmentation des infrastructures routières et donc le gaspillage des deniers publics dans de tels investissements.

    Si vous souhaitez marquer votre désapprobation à l’encontre de ce projet, n’hésitez pas à placer à votre fenêtre les affiches réalisées par Modal Shift. Elles sont disponibles sur demande en nos bureaux 26, rue d’Edimbourg. Vous pouvez aussi porter le T-shirt STOP-Ring disponible aussi à IEB au prix coûtant de 3 €.

    Plus d’informations sur le site de Modal Shift : www.modalshift.be.

    Contactez Claire Scohier.


    Inventaire des enquêtes publiques du 20/10/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 20/10/2010

    https://www.ieb.be/2829
    20 octobre 2010


    Ouvrons les yeux sur les centres fermés

    Ouvrons les yeux sur les centres fermés

    https://www.ieb.be/2830
    20 octobre 2010

    Signez la pétition contre la politique migratoire et contre la détention des migrants.

    Dans la foulée de la sortie du film Illégal, le Ciré a lancé avec plusieurs organismes et associations une pétition adressée aux responsables politiques belges contre la politique migratoire essentiellement centrée sur les moyens de contrôler et de fermer nos frontières et pour qu’ils mettent fin au plus vite à la détention des migrants.

    Infos : www.ouvrons lesyeux.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 20 octobre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 20 octobre 2010

    https://www.ieb.be/2828
    21 octobre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Saint-Gilles abroge la France
    La commune de Saint-Gilles souhaite abroger le PPAS « Quartier de la rue de France » englobant la rue de France, la place Horta et la gare du Midi.
    Enquête publique jusqu’au 13 novembre 2010.
    Concertation le 23 novembre 2010.
    Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire Scohier.

    Barrage au PPAS Bara I
    La commune d’Anderlecht souhaite abroger le PPAS « Bara I » délimité par la rue de l’Instruction, la rue Bara, la place Bara et la limite communale entre Anderlecht et Saint-Gilles, approuvé par arrêté du 14 septembre 1995.
    Enquête publique jusqu’au 14 novembre 2010.
    Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire Scohier.

    Concertation à venir

    • Parking au Carré. Saint-Gilles : sous le nom de code « PPAS Marie Janson », la commune de Saint-Gilles cache un projet de parking souterrain de 200 places en dessous du Carré de Moscou, jouxtant le Parvis. L’enquête publique porte sur le projet de PPAS avec rapport sur les incidences environnementales. Concertation le 26 octobre 2010. Contactez Jérôme
    Matagne
    .

    Résultat de concertation

    • Contrat de quartier « durable » Masui. Bruxelles-Ville : entre l’Allée verte (ouest), l’angle de la rue Masui et la chaussée d’Anvers (sud), la rue des Palais (nord) et la limite communale schaerbeekoise (est). Approbation du projet de dossier de base pour le programme quadriennal de revitalisation du quartier, appelé Masui. Avis favorable. Lire l’avis.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Une semaine pour réduire nos déchets

    Une semaine pour réduire nos déchets

    https://www.ieb.be/2833
    21 octobre 2010

    Participez à la Semaine européenne de la réduction des déchets qui se déroulera du 20 au 28 novembre 2010.

    Elle a pour but de promouvoir des actions durables visant la réduction des déchets dans toute l’Europe, mais aussi d’attirer l’attention sur le travail qui a été réalisé par les différents acteurs locaux et ce, au moyen d’exemples concrets de réduction des déchets.

    Les organisations qui veulent participer et devenir « porteur de projet », doivent s’inscrire avant le 5 novembre en enregistrant leurs actions sur le site Internet de l’administration régionale Bruxelles Environnement : www.ibgebim.be.

    Toutes les actions approuvées, si minimes soient-elles, seront annoncées au niveau européen. S’ils le souhaitent, les porteurs de projet peuvent entrer en lice pour les « Awards » et ils pourront disposer du matériel de support pour donner plus de visibilité à leur projet.

    Infos : www.ibgebim.be.

    Vous pouvez également commander la brochure « Réduire ses déchets : 100 conseils pour consommer durable » au 02/775 75 75.


    Inventaire des enquêtes publiques du 27/10/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 27/10/2010

    https://www.ieb.be/2835
    27 octobre 2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 octobre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 27 octobre 2010

    https://www.ieb.be/2836
    28 octobre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Saint-Gilles abroge la France
    La commune de Saint-Gilles souhaite abroger le PPAS « Quartier de la rue de France » englobant la rue de France, la place Horta et la gare du Midi.
    Enquête publique jusqu’au 13 novembre 2010.
    Concertation le 23 novembre 2010.
    Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire Scohier.

    Barrage au PPAS Bara I
    La commune d’Anderlecht souhaite abroger le PPAS « Bara I » délimité par la rue de l’Instruction, la rue Bara, la place Bara et la limite communale entre Anderlecht et Saint-Gilles, approuvé par arrêté du 14 septembre 1995.
    Enquête publique jusqu’au 14 novembre 2010.
    Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire Scohier.

    Résultat de concertation

    • Plan logement privé ? Bruxelles-Ville (Neder-Over-Heembeek) : Donderberg et rue de Beyseghem. La société Immo Heembeek bvba de Turnhout a déposé une demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire, sur une propriété plantée de plus de 3 000 m2, un ensemble d’immeubles de 79 appartements et un garage souterrain pour 81 emplacements de parking. Avis défavorable tel que présenté. Lire l’avis.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Cureghem : de la démolition à la revitalisation

    Cureghem : de la démolition à la revitalisation

    https://www.ieb.be/2840
    28 octobre 2010

    43e numéro de Brussels Studies.

    Brussels Studies, la revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles, consacre sa dernière édition à Cureghem, quartier emblématique, malheureusement pour de tristes raisons. Il est en effet fortement stigmatisé comme un lieu d’insécurité et de mauvaise qualité de vie. Il est ce qu’on appelle pudiquement un « quartier sensible ». Dans cette étude, Muriel Sacco, chercheuse en science politique à l’ULB, s’est penchée sur le rôle des politiques publiques locales dans la fabrication d’un tel quartier.

    Infos : www.brusselsstudies.be.


    Vidéosurveillance à Bruxelles

    Vidéosurveillance à Bruxelles

    https://www.ieb.be/2845
    10 novembre 2010

    Reportage sur une visite guidée à la découverte des caméras de vidéosurveillance à Saint-Gilles, dans le cadre du festival PleinOpenAir.

    Cet été, le festival PleinOpenAir, organisé par le cinéma Nova avait pour thème le sécuritaire. A cette occasion, une visite guidée sur les caméras de vidéosurveillance à Saint-Gilles était animée par la LDH et l’association locale Constant. Cette visite a fait l’objet d’un reportage réalisé pour l’émission « Les Amis d’Orwell » du collectif « Souriez, vous êtes filmés », qui est désormais disponible en podcast.

    Infos : http://souriez.info.


    La STIB vous intéresse ?

    La STIB vous intéresse ?

    https://www.ieb.be/2848
    10 novembre 2010

    Répondez à l'enquête de satisfaction 2010 de la STIB.

    La STIB utilise les résultats de ses sondages pour justifier ses choix et définir ses priorités. C’est le moment ou jamais de donner votre avis !

    Infos : www.stib.be.


    Inventaire des enquêtes publiques du 10/11/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 10/11/2010

    https://www.ieb.be/2849
    10 novembre 2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 novembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 11 novembre 2010

    https://www.ieb.be/2850
    11 novembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Le quartier nord complètement à l’ouest !
    Bruxelles-Ville : boulevard Simon Bolivar, 30. Fedimmo et Jaspers frappent fort ! Un nouveau projet de tour de bureau est à l’enquête publique (56 461 m², 517 places de parking, au stade du cahier des charges de l’étude d’incidences). L’idée est de compléter l’ensemble du WTC, qui devait compter 4 tours mais dont la 4e n’avait jamais été construite. Qu’à cela ne tienne, la conjoncture est manifestement favorable : la tour Zenith, toute neuve, est vide depuis des mois et la vacance de bureaux est délirante. Comprenne qui pourra...
    Enquête publique jusqu’au 12 novembre 2010.
    Concertation le 23 novembre 2010.
    Contactez Jérôme Matagne et Mathieu Sonck.

    Libérez les bureaux et les tours au Midi
    Les communes de Saint-Gilles et Anderlecht souhaitent abroger les PPAS « Quartier de la rue de France » et « Bara I » pour faire sauter les verrous liés aux gabarits et aux quotas de bureaux imposés par ceux-ci.
    Enquête publique jusqu’au 13 novembre 2010 à Saint-Gilles et jusqu’au 14 novembre 2010 à Anderlecht.
    Concertation le 23 novembre 2010 à Saint-Gilles et le 24 novembre 2010 à Anderlecht.
    Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire Scohier.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Calevoet-Bourdon : la participation en chantier

    Calevoet-Bourdon : la participation en chantier

    https://www.ieb.be/2875
    15 novembre 2010

    Sortie de presse de Bruxelles en mouvements n°242, avec un dossier consacré au travail réalisé par les habitants face à l'urbanisation de leur du quartier Calevoet-Bourdon à Uccle.

    Des terrains vierges en région bruxelloise ? Une denrée rare. Avec ses 14 hectares de terrains urbanisables, le quartier Calevoet-Bourdon est en pleine métamorphose et de nombreux chantiers sont déjà en route.

    La re- ou déstructuration annoncée du quartier inquiète les habitants qui souhaiteraient obtenir les garanties d’un développement de qualité.
    Durant un an, ils ont exploré les lieux, relevé les problèmes, listé des revendications et étudié des solutions possibles. Le résultat de ce travail a été récemment publié dans une brochure présentée à la presse et déposée auprès des pouvoirs publics.

    Retour sur un an de participation.

    Bruxelles en mouvements est le mensuel d’IEB publiant des informations sur les projets qui transforment la ville et touchent à la qualité de la vie des Bruxellois. La publication reflète le travail d’Inter-Environnement Bruxelles avec les associations urbaines et les comités de quartier pour défendre le point de vue des habitants. Les analyses visent à rendre les enjeux plus compréhensibles devant l’opinion publique et les responsables politiques. (Abonnement annuel : 24 euros.)


    Quand « Gesù » ne fait pas l'unanimité

    Quand « Gesù » ne fait pas l’unanimité

    https://www.ieb.be/2851
    16 novembre 2010

    L'émission de « Rubrik 1210 » du 19 novembre était consacrée à la saga juridico-urbanistique autour de l'ancien couvent du Gesù, rue Royale à Saint-Josse.

    Depuis plusieurs années, l’ancien couvent Gesù fait couler beaucoup d’encre... Occupé à deux reprises par des sans-abri et des militants pour le droit au logement, ce très beau site implanté face au Botanique a été revendu par les jésuites à un promoteur privé suisse.

    Celui-ci veut y construire un hôtel de luxe et trouve soutien auprès de la Commune de Saint-Josse, qui lui octroie en juillet 2009 un permis d’urbanisme. Mais deux mois plus tard, plusieurs associations et un riverain déposent un recours au Conseil d’État et, en juin 2010, ils obtiennent gain de cause : le permis est annulé.

    Ce conflit d’intérêts met en évidence des manières différentes de concevoir la ville et l’urbanisme. Nous donnerons la parole aux différents acteurs qui ont joué, de près ou de loin, un rôle dans cette saga immobilière ; en souhaitant que ce débat contradictoire puisse déboucher sur des perspectives quant à l’avenir du Gesù.

    L’émission a été diffusée le vendredi 19 novembre à 11 h sur Radio Panik 105.4fm. Elle est désormais disponible en podcast.

    En invités :

    • Isabelle Pauthier, directrice de l’Atelier de recherche et d’actions urbaines (ARAU),
    • Mathieu Sonck, Secrétaire général d’Inter-Environnement Bruxelles (IEB),
    • Raphaël Rastelli, membre de l’association « Pétitions Patrimoine »,
    • Pierre Buyssens, de l’agence immobilière « Rosebud Héritage SA »,
    • Christian Doat, Président du comité de quartier « New Botanique »,
    • Tom Smeyers, membre du comité de quartier « Sint Lazarus »,
    • Jean-Michel Lambermont, habitant du quartier.
    • Et hors studio, une interview de Jean Demannez, Bourgmestre de Saint-Josse

    Infos : www.maison-reno-huis.be, www.radiopanik.org.

    A écouter :

    A lire :


    Balade électromagnétique : le courant est passé

    Balade électromagnétique : le courant est passé

    https://www.ieb.be/2852
    17 novembre 2010

    Ce dimanche 14 novembre, malgré le week-end prolongé et un temps à ne pas sortir sans une tenue d'homme grenouille, la balade électromagnétique du collectif « Dé-mobilisation » a attiré une trentaine de participants, curieux et intéressés par cette thématique malheureusement encore trop méconnue et/ou sous-estimée.

    Soutenue par Inter-Environnement Bruxelles, cette initiative citoyenne a parcouru les rues d’Auderghem pour mesurer le rayonnement des antennes GSM tout en discutant de sujets liés à la pollution électromagnétique (actualité, impacts sociaux et sanitaires, législation, aspects éthiques, etc.).

    Les relevés, bien qu’effectués à titre indicatif par trois appareils de mesure différents, ont tous indiqué des valeurs préoccupantes dépassant ponctuellement la norme bruxelloise. Ces chiffres rappellent la nécessité de s’emparer de ce problème et de diminuer l’intensité des rayonnements électromagnétiques à la source.

    La balade s’est conclue par la projection du film « Full signal », dans une des salles de l’administration d’Auderghem mise gracieusement à disposition par la commune.


    Inventaire des enquêtes publiques du 17/11/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 17/11/2010

    https://www.ieb.be/2853
    17 novembre 2010


    Débat « Tours et densité à Bruxelles ». And the winner is...

    Débat « Tours et densité à Bruxelles ». And the winner is...

    https://www.ieb.be/2855
    17 novembre 2010

    ... la ville dense et compacte.

    C’est ce mardi 16 novembre que se tenait au Square le débat « Tours et densité » organisé par la Région bruxelloise en lien avec l’exposition « L’invention de la Tour européenne ».

    On ne pourra pas reprocher aux organisateurs de ne pas avoir assuré un débat contradictoire. On y a vu des tours de toutes les couleurs, de toutes les hauteurs et de toutes les formes mais ce qui ressortait avec force de la discussion, c’est que la Tour n’a que peu de vertus objectives.

    En effet, la Tour ne semble visiblement apte à répondre à aucun des défis annoncés par le gouvernement. Le défi démographique ? La densité est mieux rencontrée par des gabarits moindres et plus compacts. Le défi environnemental ? La démesure l’enferme dans une multitude de contraintes qui viennent contrer systématiquement ses avantages supposés : difficulté de la reconversion des fonctions, effets micro-climatiques impossibles à éliminer, performance énergétique médiocre, perte de surfaces utiles liée aux fonctions techniques nécessités par son gigantisme, surconsommation de matériaux... sans compter les diverses problèmes sociaux et juridiques qu’elles posent en terme de co-existence et de co-propriété, rendant son aptitude à la mixité plus qu’hypothétique. Cerise sur le gâteau, selon l’un des experts invités, la Tour coûte tellement cher qu’elle ne sera jamais rentable à Bruxelles !

    Les aménageurs urbains présents ont eu bien du fil à retordre pour exprimer, sans jamais convaincre l’auditoire, que la Tour devait être déstigmatisée et trouver sa place dans « une ville vivante, inspirante et créative », discours relevant plus du registre du marketing urbain que de la bonne gouvernance. Quand les arguments subjectifs se heurtent aux considérations objectives, la conclusion ne se fait pas attendre. Et l’un des intervenants, consultant en urbanisme à Paris, de clore le débat en se demandant si nos pouvoirs publics n’auraient pas d’autres sujets prioritaires à traiter qu’un débat sur les Tours !

    Pour en savoir plus

    Nous vous invitons à (re)lire nos communiqués de presse Atenor : un(e) tour de passe-passe... et Tour & Taxis : le bénéfice du promoteur financé par les pouvoirs publics ? ainsi que l’article sur le livre La folie des hauteurs.


    Elargissement du Ring : des effets en région bruxelloise

    Elargissement du Ring : des effets en région bruxelloise

    https://www.ieb.be/2858
    18 novembre 2010

    L'action de la Plate-forme citoyenne Modal-Shift qui lutte depuis 2 ans contre le projet d'élargissement du Ring commence enfin à susciter de l'intérêt auprès des responsables politiques bruxellois.

    C’est ainsi que l’échevine de l’Environnement de la commune de Jette organise, elle aussi, une action « Non à l’élargissement du Ring. Oui à la préservation du Bois du Laerbeek ».

    Pour y participer, rendez-vous le samedi 27 novembre à 11 h, au Chalet du Laerbeek, avenue du Laerbeek, 145, à 1090 Jette.

    Au programme : inauguration de panneaux invitant à signer la pétition sur www.jette.be, plantation au Ring de l’arbre de la vie et drink.

    Pour ne pas être en reste, nous vous invitons sans plus attendre à lire notre dossier sur L’élargissement du Ring par la Région flamande et à signer la pétition de la plate-forme citoyenne Modal-Shift : www.modalshift.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 novembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 18 novembre 2010

    https://www.ieb.be/2862
    18 novembre 2010

    Concertations à venir

    • Le quartier nord complètement à l’ouest ! Bruxelles-Ville : boulevard Simon Bolivar, 30. Fedimmo et Jaspers frappent fort ! Un nouveau projet de tour de bureau est à l’enquête publique (56 461 m², 517 places de parking, au stade du cahier des charges de l’étude d’incidences). L’idée est de compléter l’ensemble du WTC, qui devait compter 4 tours mais dont la 4e n’avait jamais été construite. Qu’à cela ne tienne, la conjoncture est manifestement favorable : la tour Zenith, toute neuve, est vide depuis des mois et la vacance de bureaux est délirante. Comprenne qui pourra... Concertation le 23 novembre 2010. Contactez Jérôme Matagne et Mathieu Sonck.

    • Libérez les bureaux et les tours au Midi. Les communes de Saint-Gilles et Anderlecht souhaitent abroger les PPAS « Quartier de la rue de France » et « Bara I » pour faire sauter les verrous liés aux gabarits et aux quotas de bureaux imposés par ceux-ci. Concertation le 23 novembre 2010 à Saint-Gilles et le 24 novembre 2010 à Anderlecht. Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire Scohier.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Ateliers compost : une bonne occasion de prendre un ver

    Ateliers compost : une bonne occasion de prendre un ver

    https://www.ieb.be/2867
    22 novembre 2010

    Dans le cadre de la Semaine européenne de réduction des déchets, Inter-compost et le Réseau des Maîtres-composteurs ont proposé ce dimanche 21 novembre 2010 divers ateliers de sensibilisation aux techniques de compostage.

    Parmi ceux-ci, un atelier de construction de vermicompostière. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a rien de plus simple que la fabrication d’une vermicompostière et qu’il n’y a aucune raison de la payer le prix fort : composter c’est facile et à la portée de tous !

    Infos : compost chez ieb.be


    Saint-Gilles et Anderlecht jouent des tours au logement

    Saint-Gilles et Anderlecht jouent des tours au logement

    https://www.ieb.be/2864
    22 novembre 2010

    Les communes de Saint-Gilles et d'Anderlecht abrogent deux Plans Particuliers d'Aménagement du Sol contigus (« Bara I » et « France », situés derrière la gare du Midi) pour permettre la construction de plusieurs tours de bureaux et faire sauter les garanties minimales d'affectation au logement. Pour les associations IEB, le Comité du quartier Midi, l'ARAU, le Bral, le CODES et l'ULAC, c'est inacceptable !

    Deux commissions de concertation vont se succéder ces mardi 23 et mercredi 24 novembre, à Saint-Gilles puis à Anderlecht. Au menu : l’abrogation de deux PPAS contigus (« Bara I » et « France ») derrière la gare du Midi. Mais la véritable raison de cette manœuvre d’apparence technocratique est de permettre la réalisation d’un projet privé qui n’est officiellement pas encore sur la table et qui consiste à construire des tours de bureaux non conformes aux deux PPAS en vigueur. Inacceptable pour les associations !

    Le projet "Victor" © Atenor & Atelier Christian de Portzamparc

    Des PPAS 1, 2, 3,... aux tours 1, 2, 3...

    En 1991, la Région adopte un schéma de développement pour les abords de la gare du Midi. Objectif affiché : assurer la maîtrise de l’évolution de cette zone à haut risque spéculatif. Différents PPAS à cheval sur les communes d’Anderlecht et de Saint- Gilles viendront ensuite se greffer sur la zone. Ainsi cinq PPAS verront le jour dans le périmètre du quartier Midi : les PPAS Bara 1 et Bara 2 sur Anderlecht et les PPAS Fonsny 1, Fonsny 2 et France sur le territoire de Saint-Gilles. Ces PPAS seront revus à plusieurs reprises, en général pour revoir à la hausse les surfaces de bureaux et les gabarits initialement prévus. Il suffit de se balader dans le quartier pour s’en rendre compte. Ces PPAS censés réguler le marché furent d’ailleurs vertement critiqués par les associations qui y percevront une démission de la Région au profit des promoteurs : « Les PPAS sont dessinés sur mesure pour les bâtisseurs de bureaux. » [1]

    La folie des hauteurs

    Mais pourquoi les associations ne se réjouissent-elles pas de l’abrogation de PPAS qui font la part belle aux bureaux et portion congrue aux logements ? Parce que l’abrogation des deux PPAS (le PPAS Bara I et le PPAS France) visent en réalité à mener encore plus loin la démesure dans ce quartier déjà sacrifié et de se débarrasser du peu de contraintes subsistant dans les plan d’affectation du sol. La motivation du rapport d’abrogation du PPAS Bara I ne laisse aucun doute sur l’objectif poursuivi : « Le PPAS dont les quotas de bureaux sont atteints pourrait être un frein aux développement autorisés par le PRAS et aux objectifs du PRD relatifs au développement des zones administratives aux abords des gares. »

    Interprétation d’ailleurs rapidement confirmée par la presse puisque le 21 octobre 2010 on peut lire dans Le Soir les intentions des groupes Atenor et CFE de déposer, à cet endroit, pour le 22 décembre 2010 une demande de permis d’urbanisme pour un projet de 100 000 m² de bureaux déclinés sur quatre tours allant jusqu’à 150 mètres. Les communes sont bien au courant : « La suppression du PPAS évitera ainsi de bloquer le développement de projets ainsi que les délais de procédure de délivrance de permis d’urbanisme. »

    Les choses bougent mais rien ne change

    Si l’on peut constater selon la formule aujourd’hui consacrée que « les choses bougent au Midi », on avancera par la même occasion qu’en termes d’urbanisme raisonné, transparent et concerté rien ne change. En 1991, Inter-Environnement Bruxelles dans le cadre de l’adoption du schéma de développement affirmait déjà en presse : « Vous faites des cadeaux aux spéculateurs en transformant l’affectation des sols. » [2]

    Cette logique explique qu’en une décennie, le quartier Midi a vu augmenter sa superficie de bureaux d’environ 300 000 m² de bureaux (dont 85 000 m² sur le territoire saint-gillois). Et même les PPAS faits sur mesure pour la promotion immobilière n’arrivent plus aujourd’hui à satisfaire les développeurs qui s’estiment coincés aux entournures par des PPAS imposant un mixe bureaux-logements-hôtel avec un minimum de 10 000 m² pour le logement et des gabarits de 10 étages.

    Des motivations non respectueuses d’un urbanisme démocratique

    En vertu du Code bruxellois de l’aménagement du territoire, toute abrogation de PPAS doit motiver ce qui justifie l’abrogation en lieu et place d’une modification du PPAS. Les deux communes se sont attelées à l’exercice avec une désinvolture frisant la mauvaise foi. Ainsi elles arguent du fait que les PPAS seraient devenus inutiles puisqu’ils seraient presqu’entièrement réalisés. Or les communes souhaitent l’abrogation des PPAS précisément au moment où ils pourraient sortir leurs effets pour encadrer un projet privé et lui imposer 10 000 m² de logements qui n’ont, jusqu’à présent, jamais été réalisés dans la zone.

    Les communes se retranchent également derrière le fait que les affectations prévues par les PPAS ont été ultérieurement retranscrites dans le PRAS ce qui viderait de facto les PPAS de toute utilité. Mais c’est oublier que le PRAS se contente de placer l’îlot en zone administrative, autorisant par là une affectation entièrement dévolue aux bureaux. Les deux PPAS visés viennent recadrer cette affectation monolithique en prévoyant un mixe bureaux-logements-hôtel avec un minimum de 10 000 m² pour le logement.

    Outre la mixité des affectations, les deux PPAS fixent des gabarits qui réfrènent les désirs des promoteurs en leur imposant des normes maximales de rez+8+2ER, hauteur conforme à la plupart des îlots environnants mais bien en-deçà de ce que veulent Atenor et CFE : quatre tours dont une montant jusqu’à 150 m.

    Des velléités anachroniques qui brassent de l’air

    Toute orientation politique visant à ouvrir les vannes au profit de la construction de bureaux va à l’encontre de l’idée d’un moratoire sur les bureaux voulu par les associations et évoqué par le Gouvernement, mais va également à l’encontre d’un principe de régulation du marché imposé par le taux de vacance exceptionnel atteint ces dernières années en Région bruxelloise (1,6 millions de m² vides). Les superficies de bureaux envisagées par les propriétaires du terrain ne peuvent qu’être spéculatives avec soit un risque de vide structurel à cet endroit soit un effet de déplacements de bureaux générant un vide structurel ailleurs en Région bruxelloise. En effet, à Bruxelles, la grande majorité de la demande de bureaux provient de sociétés ou d’administrations qui sont déjà établies sur le territoire et qui ne font que déménager pour s’installer dans un immeuble plus neuf. C’est le cas pour la totalité des grandes surfaces de bureaux construites dans le quartier Midi depuis les années 1990, qui ont été occupées soit par des administrations fédérales (ONSS, Ministère de la Santé), soit par des sociétés privées (Swiss Life, Groupe S...) ou parastatales (Smals) déjà présentes à Bruxelles.

    Dire « logements » mais construire « bureaux »

    Si les quotas de bureaux sont déjà largement atteints dans la zone concernée, il n’en va pas de même de la fonction logements qui est à la traîne alors qu’il s’agit de la fonction à redéployer de toute urgence au vu tant des besoins actuels que du boom démographique qui attend la Région. Les derniers indicateurs montrent que ce sont 50 000 nouveaux logements qui devraient être construits d’ici 2020 dont bon nombre de logements sociaux. Dans sa récente déclaration de politique générale, le ministre-président rappelle cette urgence et considère que la seule dérogation à la planification dans un proche avenir se fera au profit du logement. Il semble pour le moins incongru dans ce contexte de faire sauter le seul texte réglementaire qui fixe un seuil minimal dans cette zone en faveur du logement, et ce, d’autant que les pouvoirs publics n’ont pas la maîtrise du foncier sur l’îlot concerné.

    Dans la même déclaration, le ministre-président invite à reconvertir le bureau en logements pour rétablir la balance au bénéfice des seconds. Plutôt que de tabler sur une reconversion ultérieure des immeubles de bureaux en logements, souvent par ailleurs difficile à mettre en œuvre, autant prévoir d’emblée une proportion suffisante de logements.

    Délivrer les permis... et planifier après

    Dès lors que les réflexions autour de la restructuration de la gare du Midi sont toujours en cours dans le cadre d’un groupe de pilotage (réunissant Région, communes d’Anderlecht et de Saint-Gilles, SNCB, Euro Station, Euro ImmoStar, Beliris...) et que la Région est dans un processus d’élaboration d’un nouveau PRD, le simple bon sens devrait conduire au maintien des deux PPAS qui régulent la zone dans l’attente de l’adoption de nouveaux outils de planification. C’est d’ailleurs l’argument qui fut utilisé par le Gouvernement régional au début des années 1990, lorsqu’il avait subordonné l’adoption définitive des PPAS de la zone Midi – votés en 1992 par les communes de Saint-Gilles et d’Anderlecht – à l’adoption du PRD en 1995. Attendre l’adoption de ces outils avant de procéder à l’abrogation maintient les pouvoirs publics aux commandes de la politique d’aménagement du territoire plutôt que dans un rôle d’entérinement des affectations décidées par le privé.

    Au vu de tous les arguments soulevés ci-dessus, il apparaît clairement aux yeux des associations que les communes motivent insuffisamment les raisons de l’abrogation des PPAS et considèrent à tort que le PRAS et le RRU offrent des garanties suffisantes pour une intégration optimale des futurs projets dans l’environnement du quartier. Abroger les PPAS supprimerait des maximas qui sont imposés en terme de gabarit et réduit à néant la norme minimale de 10 000 m² de logements et la contrainte de mixité de l’îlot dans un quartier pour le moment entièrement voué à une vocation administrative. Les communes jouent sur un faux-semblant en laissant croire qu’elles se contentent d’abroger un texte réglementaire devenu inutile.

    Les associations considèrent qu’il est anachronique dans un contexte de déficit important de logements et de sursaturation du marché de bureaux de faire sauter les garanties, pourtant déjà largement insuffisantes, pour favoriser la fonction bureau au détriment de la fonction logement. Elles plaident pour que les PPAS ne soient abrogés que lorsque des garanties conformes aux besoins des Bruxellois seront établies dans d’autres textes réglementaires.

    Elles demandent le maintien des deux PPAS aussi longtemps que le Master Plan du quartier Midi n’est pas finalisé et soumis à une consultation publique, que le nouveau PRD n’est pas adopté et un nouveau PRAS conforme à celui-ci élaboré.

    Contacts

    - IEB : Claire Scohier, 02/893 09 14, 0473/66 75 05.
    - Comité quartier Midi : Gwenaël Brëes, 0495/48 70 01.
    - ARAU : Isabelle Pauthier, 0477/33 03 78.
    - CODES : Raphaël Vanden Bosch, 0497/64 17 07.


    [1« L’habitat déraille au Midi », Le Soir, 2 octobre 1992.

    [2« Les spéculateurs sont servis. Merci pour eux ! », Le Soir, 31 mai 1991.

    Inventaire des enquêtes publiques du 24/11/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 24/11/2010

    https://www.ieb.be/2868
    24 novembre 2010


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 novembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 25 novembre 2010

    https://www.ieb.be/2873
    25 novembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    L’Italie au pied du TIR

    Bruxelles-Ville : rue du Tivoli, rue Claessens, rue de Wautier, rue de Molenbeek. « Tivoli » : un méga projet de la SDRB d’environ 500 logements. Modification du permis de lotir (7 lots pour bâtiments multifamiliaux, avec création de voirie), projet amendé suite à l’étude d’incidences.
    Enquête publique jusqu’au 24 décembre 2010.
    Concertation le 4 janvier 2011.
    Contactez Mathieu Sonck.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Inventaire des enquêtes publiques du 1/12/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 1/12/2010

    https://www.ieb.be/2880
    1er décembre 2010


    Vers une représentation politique fidèle des quartiers défavorisés ?

    Vers une représentation politique fidèle des quartiers défavorisés ?

    https://www.ieb.be/2876
    2 décembre 2010

    Dans le numéro 44 de Brussels Studies, Filip de Maesschalck (KUL) se penche sur le lieu de résidence des élus des parlementaires bruxellois issus des élections de 2009.

    Dans le numéro 27 de Brussels Studies, Filip de Maesschalck s’intéressait aux quartiers d’où provenaient les élus communaux bruxellois. Cette fois, c’est sur le Parlement bruxellois issus des élections de 2009 qu’il se penche.

    Revenu et indice de marginalisation dans les quartiers habités par les parlementaires en fonction de la tendance politique, 2009.

    Dans une ville où la polarisation socio-spatiale est particulièrement forte, l’origine géographique des élus n’est pas innocente. Où habitent donc les parlementaires bruxellois ? Des différences entre partis peuvent-elles être constatées ? Quelle est l’évolution de la situation depuis la création de la Région de Bruxelles-Capitale ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce texte répond.

    Infos : www.brusselsstudies.be.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 2 décembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 2 décembre 2010

    https://www.ieb.be/2879
    2 décembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    L’Italie au pied du TIR

    Bruxelles-Ville : rue du Tivoli, rue Claessens, rue de Wautier, rue de Molenbeek. « Tivoli » : un méga projet de la SDRB d’environ 500 logements. Modification du permis de lotir (7 lots pour bâtiments multifamiliaux, avec création de voirie), projet amendé suite à l’étude d’incidences.
    Enquête publique jusqu’au 24 décembre 2010.
    Concertation le 4 janvier 2011.
    Contactez Mathieu Sonck.

    Résultat de concertation

    • Le quartier nord complètement à l’ouest ! Bruxelles-Ville : boulevard Simon Bolivar, 30. Fedimmo et Jaspers frappent fort ! Un nouveau projet de tour de bureau est à l’enquête publique (56 461 m2, 517 places de parking, au stade du cahier des charges de l’étude d’incidences). L’idée est de compléter l’ensemble du WTC, dont on n’a construit que 3 tours sur les 8 prévues dans les années 60. Qu’à cela ne tienne, la conjoncture est manifestement favorable : la tour Zenith, toute neuve, est vide depuis des mois et la vacance de bureaux est délirante. Comprenne qui pourra... Avis favorable unanime sous conditions, qui reprennent certaines des demandes d’IEB : moins de parking, mixité bureau-logement ou bureau-équipements à étudier, meilleure qualité environnementale. Pour définitivement abattre le projet, il reste au chargé d’études à faire un travail honnête et neutre... Lire l’avis.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Inventaire des enquêtes publiques du 8/12/2010

    Inventaire des enquêtes publiques du 8/12/2010

    https://www.ieb.be/2881
    8 décembre 2010


    Cancún à Bruxelles

    Cancún à Bruxelles

    https://www.ieb.be/2885
    8 décembre 2010

    Une action directe, légale et festive visant à dénoncer les impacts de notre modèle d'agriculture industrielle, d'agro-exportation et de surconsommation.

    En réaction à la conférence internationale sur le climat, le mouvement des paysans et paysannes du monde « Via Campesina » a lancé un appel pour « organiser un millier de manifestations et d’actions pour rejeter les fausses solutions et pour défendre une proposition des peuples pour la justice climatique ».

    C’est ainsi que ce mardi 7 décembre, un collectif a organisé à Bruxelles une action directe, légale et festive visant à dénoncer les impacts de notre modèle d’agriculture industrielle, d’agro-exportation et de surconsommation.

    Cette action s’est déroulée dans un supermarché de la grande distribution à Bruxelles. Une élection des produits les plus absurdes en termes d’impacts locaux et globaux environnementaux, économiques et sociaux a été suivie par une distribution de soupe faite à partir de légumes locaux issus de l’agriculture paysanne et biologique.

    Infos : www.vacampesina.org.


    Le meilleur des mondes électromagnétiques

    Le meilleur des mondes électromagnétiques

    https://www.ieb.be/2886
    8 décembre 2010

    L'émission « Rubrik 1210 » du vendredi 3 décembre sur Radio Panik 105.4fm était consacrée à la pollution électromagnétique. Elle est désormais disponible en podcast.

    Vendredi dernier, l’émission « Rubrik 1210 » sur Radio Panik 105.4fm invitait Gérald Hanotiaux, membre du collectif Dé-mobilisation et de l’association Teslabel, et Erwan Marjo, chargé de mission à IEB, pour nous parler d’une pollution inodore, incolore, insipide mais non sans risques : la pollution électromagnétique.

    Le podcast de l’émission est désormais disponible en ligne.

    Infos : www.maison-reno-huis.be, www.radiopanik.org.


    Enquêtes publiques suivies par IEB — 9 décembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 9 décembre 2010

    https://www.ieb.be/2888
    9 décembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    L’Italie au pied du TIR

    Bruxelles-Ville : rue du Tivoli, rue Claessens, rue de Wautier, rue de Molenbeek. « Tivoli » : un méga projet de la SDRB d’environ 500 logements. Modification du permis de lotir (7 lots pour bâtiments multifamiliaux, avec création de voirie), projet amendé suite à l’étude d’incidences. L’ensemble des documents déposés au service Urbanisme de la Ville de Bruxelles peuvent être consultés via les liens www2.sdrb.be/ upload/ 20101201.zip et www2.sdrb.be/ upload/ tivoli_plans.zip.
    Enquête publique jusqu’au 24 décembre 2010.
    Concertation le 4 janvier 2011.
    Contactez Isabelle
    Hochart
    et Thierry Kuyken.

    Résultats de concertations

    • Libérez les bureaux et les tours au Midi. Les communes de Saint-Gilles et Anderlecht souhaitent abroger les PPAS « Quartier de la rue de France » et « Bara I » pour faire sauter les verrous liés aux gabarits et aux quotas de bureaux imposés par ceux-ci. Avis favorables (abstentions de l’IBGE et de la Direction des Monuments et Sites) pour le PPAS Quartier de la rue de France à Saint-Gilles (lire l’avis) et pour le PPAS Bara 1 à Anderlecht (lire l’avis).

    • Parking au Carré. Saint-Gilles : sous le nom de code « PPAS Marie Janson », la commune de Saint-Gilles cache un projet de parking souterrain de 200 places en dessous du Carré de Moscou, jouxtant le Parvis. L’enquête publique porte sur le projet de PPAS avec rapport sur les incidences environnementales. Avis favorable. Après avoir consulté la Commission régionale de mobilité et le Conseil économique et social, la Commission de Concertation saint-gilloise s’est enfin prononcée en faveur d’un PPAS qui ouvre la voie à un parking souterrain de 200 places à proximité du Parvis. Elle se justifie par une amélioration de la qualité des espaces publics et un soutien aux activités commerciales et culturelles du quartier. Lire l’avis.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Vous avez aimé les grands boulevards ? Tant mieux, vous en aurez encore !

    Vous avez aimé les grands boulevards ? Tant mieux, vous en aurez encore !

    https://www.ieb.be/45957
    10 décembre 2010


    Quelle place pour l'industrie dans la ville ?

    Quelle place pour l’industrie dans la ville ?

    https://www.ieb.be/2906
    15 décembre 2010

    Analyse de Mathieu Sonck. 15 décembre 2010.

    En janvier 2004, la Région bruxelloise comptait 438 000 m² d’ateliers et de dépôts. Au 1er janvier 2008, il n’en restait que 217 000 m². Depuis lors, il est très probable que cette tendance s’est poursuivie, principalement sous la pression du logement. A ce rythme, il n’y aura plus un seul atelier à Bruxelles en 2012 ! Pourtant, selon la SDRB, une centaine d’entreprises désireuses de se localiser à Bruxelles sont en attente d’une solution. Cette difficulté amène la SDRB à plaider pour que la fonction industrielle soit considérée comme une fonction faible, à l’instar du logement.

    Le sujet de la place de l’industrie à Bruxelles était au centre des préoccupations d’un débat organisé par la Fonderie le 8 décembre dernier. Hasard de calendrier, quelques jours plus tard, c’est le forum intersyndical BRISE [1] qui débattait des défis liés à la transition économique à Bruxelles.

    Interrogés sur cette question, les syndicats confirment combien la pression sur l’emploi industriel est forte à Bruxelles. Au point que dès qu’une entreprise bruxelloise annonce de nouveaux investissements, les travailleurs tremblent de voir leur entreprise délocalisée à cause de l’impossibilité physique de son extension. Une fois la décision de la délocalisation prise, celle-ci ne se fait plus tant en périphérie bruxelloise (ce qui maintiendrait l’emploi), où la place vient également à manquer selon BECI, mais bien plus loin à l’Est de l’Europe où le coût de la main-d’œuvre est nettement moindre [2].

    Une tendance historique...

    La désindustrialisation des villes est une tendance observée dans toutes les concentrations urbaines européennes lors des 40 dernières années. En 1970, Bruxelles occupait 164 000 personnes dans le secteur industriel (industrie alimentaire et tabac, confection, impression et édition, métallurgie et construction mécanique, garages,...). Il reste aujourd’hui environ 30 000 emplois manufacturiers dont seuls 44% sont réellement des emplois ouvriers. Par comparaison, Bruxelles est l’une des villes européennes les plus touchées par le phénomène de la désindustrialisation, son taux d’activité tertiaire est l’un des plus hauts en Europe [3].

    Cette tendance s’explique certainement par de multiples facteurs. L’un d’entre eux est le transfert progressif de la production manufacturière vers les pays du sud. Un autre est certainement lié à la conception de l’aménagement du territoire qui s’est développée après guerre, une conception post-fordiste, privilégiant la vie « à la campagne », dans une « villa 4 façades » payée à crédit, la voiture (également payée à crédit) se substituant aux transports en commun. Une conception monofonctionnelle concentrant les bureaux à Bruxelles et reléguant les activités productives dans des zonings proches des échangeurs autoroutiers [4].

    Une tension palpable entre préoccupations sociales et environnementales

    Les législations environnementales, souvent supra-nationales, imposent aux villes des contraintes qui, si elles améliorent les conditions environnementales de la vie en ville, risque à terme de l ’aseptiser à un point tel que plus aucune activité productive ne sera possible. Pour IEB, fédération de comités de quartier qui lutte pour la qualité de la vie, cette question est délicate. Comment donc préserver les quelques sous-secteurs encore intégrés dans le tissu urbain et fournissant des emplois non-qualifiés à des Bruxellois, comme le secteur agro-alimentaire, ou encore promouvoir des activités par définition non-délocalisables telles que l’industrie du recyclage (l’Europe obligeant les agglomérations à traiter leurs déchets sur place) ? La réponse passera par l’acceptation de compromis, équilibrant les enjeux environnementaux avec la question sociale.

    Une autre tension entre les champs social et environnemental s’inscrit paradoxalement dans le mythe du capitalisme vert. Une option défendue par le gouvernement bruxellois pour offrir de l’emploi aux chômeurs bruxellois. Cette proposition, probablement efficace sur un plan local, à l’échelle de la Région, par exemple, pose des questions au niveau macro-économique qui semblent bien éludées jusqu’ici. Nous renvoyons ici le lecteur à l’ouvrage de Daniel Tanuro, « L’impossible capitalisme vert » : le capitalisme vert ne peut qu’accroître les inégalités sociales à l’échelle de la planète.

    Des outils de planification pour contraindre le marché ?

    Lors du débat organisé par la Fonderie, Benoît Périlleux, auquel le Ministre-Président Charles Picqué a confié le soin de piloter le futur Plan Régional de Développement Durable, s’est employé à relativiser la problématique bruxelloise en la replaçant dans le contexte de la mondialisation. Selon lui, la Région a peu de prises contre les délocalisations. Il plaide plutôt pour une approche englobant le bassin socio-économique bruxellois, qui rayonne bien au delà des frontières de la Région.
    Il constate que la pression sur le foncier bruxellois est importante, que la croissance démographique n’arrangera pas les choses et que de toute manière, ce n’est pas l’emploi industriel qui donnera du travail aux Bruxellois. Selon lui, les outils règlementaires comme le PRAS ne peuvent rien contre les lois du marché.

    Le 16 janvier 2011, le Ministre-Président de la Région bruxelloise honorera d’un discours d’ouverture un colloque organisé par BuildGreen, un organisme financé par Atenor, promoteur très actif à Bruxelles et connu pour avoir récemment détruit les entrepôts Delhaize, un magnifique bâtiment industriel au droit du pont des Armateurs, au profit d’une tour de logements de luxe. Ce colloque proposera une table ronde entre acteurs de la « dynamique économique » bruxelloise sur la zone du canal. Parmi les invités à cette table ronde, on retrouve 3 spéculateurs immobiliers [5] et Abatan, le seul représentant d’une activité productive. Ce séminaire organisé à la gloire des fossoyeurs de toute activité productive à long terme à Bruxelles se conclura par un débat rehaussé par la présence de la Ministre de l’Environnement et de la Ministre du Port de Bruxelles.

    Cette proximité entre tant d’édiles politiques régionaux et le monde de la promotion immobilière n’augure rien de bon à l’heure où le PRDD est en cours d’élaboration. On croit sur parole le représentant du cabinet de Charles Picqué, il ne semble pas à l’ordre du jour que la Région se dote d’outils réglementaires qui contraindraient le marché à agir vertueusement. On l’a vu récemment quand le gouvernement a abandonné l’idée d’instaurer un moratoire sur la construction de nouveaux bureaux. On risque de le voir aussi prochainement quand le gouvernement sera appelé à instaurer un moratoire sur la réaffectations de zones productives à d’autres usages, plus juteux pour les spéculateurs de tous poils.

    Ailleurs, il se passe pourtant des choses dont nos élus pourraient s’inspirer. A Paris, tout projet de construction de plus de 800 m² de logement se voit imposer un quota de 25% de logements sociaux.
    Le gouvernement bruxellois pourrait s’inspirer directement de cette mesure pour ébaucher un règlement de la crise du logement, comme il pourrait aussi imposer des quotas d’activités productives dans tout projet immobilier d’envergure. Mais ce type de mesure demande un sacré changement de paradigme : il conviendrait de mettre en poche cette fascination que le politique éprouve pour les entrepreneurs « aventuriers » et d’instaurer un véritable rapport de force avec ceux-ci.

    Quel modèle de ville voulons-nous ?

    Bruxelles est une ville d’immigration. Elle l’a toujours été et le sera toujours.
    Partant de ce constat, qui est aussi une richesse, quelle économie voulons-nous développer dans la ville de demain ? Deux options se dessinent aujourd’hui : garder une activité industrielle avec un besoin important en main-d’œuvre non-qualifiée et/ou développer l’activité touristique avec les services associés.

    La première option obtient notre préférence. A condition de développer une économie endogène, difficilement délocalisable. Cette option est d’autant plus pertinente qu’elle permet de préserver certains quartiers populaires, encore mixtes et donc de garder la main-d’œuvre proche de son lieu de travail.

    Les pistes sont nombreuses : développer l’économie de la fonctionnalité, riche en main-d’œuvre, développer des filières de recyclage et de réparation. La zone du canal est à cet égard une zone qu’il convient d’aborder avec circonspection. Un piscine virtuelle a délocalisé en dehors de la région trois entreprises installées au bord de la voie d’eau. Ces entreprises auraient pu à terme utiliser cette voie d’eau. Quand le baril sera à 200$, qui peut prévoir ce qui se passera ? La préservation de la voie d’eau pour des activités industrielles devrait être prioritaire pour les pouvoirs publics.

    L’option du « tout au tourisme » est suicidaire. Pour plusieurs raisons.
    — Elle s’inscrit dans la logique de compétition entre les villes européennes. Bruxelles est donc à la merci d’un Plan international bis développé par Barcelone ou Berlin,
    — Activité industrielle et tourisme ne font pas bon ménage,
    — le jour où le foncier anciennement industriel sera reconverti en Marina, il ne sera plus possible de revenir en arrière.

    Sous-jacent à ce débat se pose la question de la ville que nous voulons pour demain.
    Une ville de passage internationale, aux élites connectées dans le réseau des villes mondiales, profitant des services de classes laborieuses qui viennent de Charleroi ou de La Louvière en voiture (au pire) ou via un réseau RER étendu et saturé ou une ville mixte fonctionnellement et socialement, terre d’accueil pour l’immigration, modèle de dynamisme toujours renouvelé ?

    A moyen terme, la contrainte « mobilité » sera de plus en plus prégnante. Il s’agira de réduire au plus les déplacements, notamment les déplacements domicile-travail. Mais il s’agira aussi de garantir l’approvisionnement de la ville. Celui-ci se fera de plus en plus par la voie d’eau. A cet égard, le rôle du Port de Bruxelles est essentiel, comme pionnier du transport durable mais aussi comme pionnier des activités industrielles compatibles avec la ville dense et en liaison directe avec la voie d’eau.

    Enfin, on l’aura compris, tant dans les déboires de la SDRB que dans les enjeux liés au Port, la maitrise du foncier est essentielle. Il n’y aura pas de politique publique volontariste sans maîtrise du foncier. A cet égard, il faut réclamer au plus vite un moratoire général sur toutes les opérations qui font perdre au secteur public le foncier qu’il maîtrise encore : les terrains du Port, les projets de la SDRB (activités économiques comme logement), les propriétés des régies communales, etc. Au même titre que l’on luttait pied à pied dans les années 70 et 80 contre la suppression de logements (qu’on compense maintenant par la conversion des ateliers, en gardant sur les bras des centaines de milliers de m² de bureaux vides), il convient de lutter pour maintenir à Bruxelles des activités productives pourvoyeuses d’emplois peu qualifiés.

    Enfin, en guise de conclusion et de clin d’œil, notons qu’un Plan de stationnement est en cours de préparation. Ce plan prévoit la réduction du nombre de places de parking. A terme, de nombreux parkings en sous-sol seront vides, c’est d’ailleurs déjà le cas aujourd’hui... comme le parking sous Flagey qui est vide la plupart du temps. A Paris, des activités économiques commencent à se développer dans les parkings désaffectés (notamment des livraisons de quartier, le dernier kilomètre comme appelé dans le jargon). Il est temps pour les pouvoirs publics d’exproprier un certain nombre de parkings sous-utilisés et de les mettre à disposition de la SDRB, elle trouvera sûrement quoi en faire...


    [1Réseau Intersyndical Bruxellois de Sensibilisation à l’Environnement.

    [2Brussels Enterprise Commerce and Industry est la fédération des entreprises et de la chambre de commerce bruxelloises.

    [3L’industrie bruxelloise, Christian Vandermotten dans « Les Cahiers de la Fonderie », juin 2010

    [45e forum BRISE : Balises pour une transition économique équitable à Bruxelles, Henri Goldman, décembre 2010.

    [5Parmi ceux-ci, il faut citer un certain Philippe De Bloos, promoteur d’un projet de Marina sur les terrains industriels appartenant au Port de Bruxelles, face au quai de Biestebroeck.

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 16 décembre 2010

    Enquêtes publiques suivies par IEB — 16 décembre 2010

    https://www.ieb.be/2891
    16 décembre 2010

    Inter-Environnement Bruxelles s'intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Auteur : 38.

    A l’enquête cette semaine

    Faire place nette pour accueillir Victor

    Saint-Gilles : place Bara, 16 à 30, rue Ernest Blerot et avenue Paul-Henri Spaak, 33 à 39. Il y a un mois, les communes d’Anderlecht et Saint-Gilles mettaient à l’enquête les abrogations des PPAS France et Bara 1. Derrière ces abrogations, se cache en réalité la volonté des deux communes d’accueillir prochainement sur l’îlot Bara/Blerot/Paul-Henri Spaak le projet « Victor » de trois tours de bureaux promu par Atenor. La plus grande devrait atteindre la hauteur de la Tour du Midi : 148 m. Le promoteur ne perd pas son temps, puisqu’il vient d’introduire la demande de permis pour démolir les anciens bureaux et bâtiments industriels encore sis sur l’îlot. Il est vrai qu’il a annoncé sa volonté d’introduire son permis pour la construction des tours dès ce 22 décembre.
    Enquête publique jusqu’au 21 décembre 2010.
    Concertation le 13 janvier 2011.
    Lisez l’avis rendu par IEB, le comité quartier Midi, le CODES, l’ARAU, le Bral et l’ULAC ainsi que leur communiqué de presse : Saint-Gilles et Anderlecht jouent des tours au logement.
    Contactez chez ieb.be">Mohamed Benzaouia et chez ieb.be">Claire
    Scohier
    .

    L’Italie au pied du TIR

    Bruxelles-Ville : rue du Tivoli, rue Claessens, rue de Wautier, rue de Molenbeek. « Tivoli » : un méga projet de la SDRB d’environ 500 logements. Modification du permis de lotir (7 lots pour bâtiments multifamiliaux, avec création de voirie), projet amendé suite à l’étude d’incidences. L’ensemble des documents déposés au service Urbanisme de la Ville de Bruxelles peuvent être consultés via les liens www2.sdrb.be/ upload/ 20101201.zip et www2.sdrb.be/ upload/ tivoli_plans.zip.
    Enquête publique jusqu’au 24 décembre 2010.
    Concertation le 4 janvier 2011.
    Contactez Isabelle
    Hochart
    et Thierry Kuyken.

    Tous ces dossiers peuvent être consultés pendant la période d’enquête publique aux services Urbanisme ou Environnement des communes concernées et sur le site internet de certaines d’entre elles.
    Les avis rendus par les Commissions de concertation peuvent également être obtenus auprès des mêmes services communaux.


    Bienvenue au Point vélo Midi

    Bienvenue au Point vélo Midi

    https://www.ieb.be/2894
    16 décembre 2010

    Un quatrième Point vélo à Bruxelles.

    Un quatrième Point vélo à Bruxelles est inauguré en grandes pompes ce jeudi près de la gare du Midi, avenue Fonsny, 47B, à 1060 Bruxelles. Les services offerts par ce Point vélo sont les petites réparations, la location et un parking à vélos. La création d’un parking sécurisé est envisagée dans les mois à venir.

    Infos : 02/544 05 94, midi chez recyclo.org, www.recyclo.org.


    Du mazout pour les squats

    Du mazout pour les squats

    https://www.ieb.be/2895
    16 décembre 2010

    Les nouveaux squats précaires à Bruxelles ont besoin de chauffage.

    Une proposition a été faite de verser le prix d’une bière – ou deux ! – à la CRER (Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation – numéro de compte : 063-4107523-93) pour aider les approvisionnements hivernaux d’urgence des nombreuses occupations où logent des personnes sans papiers et/ou des demandeurs(euses) d’asile. N’attendons pas que le gouvernement tranche la question (souvent à coup d’expulsions musclées) pour soutenir celles et ceux qui en ont besoin maintenant.

    Infos : http://bxl. indymedia.org.


    Présidence belge de l'Union : quel bilan pour la biodiversité, les OGM et la gestion durable des matières ?

    Présidence belge de l’Union : quel bilan pour la biodiversité, les OGM et la gestion durable des matières ?

    https://www.ieb.be/2899
    16 décembre 2010

    Lundi 20 décembre 2010, dernier conseil européen de l'environnement de la présidence belge. Succès suspendu aux questions de biodiversité, d'OGM et de gestion durable des matières.

    Bruxelles, le 16 décembre 2010 – Le mouvement environnemental belge (Bond Beter Leefmilieu, BRAL, Greenpeace, Inter-Environnement Bruxelles, Inter-Environnement Wallonie, Natagora, Natuurpunt et le WWF) plaide pour que des objectifs ambitieux et concrets soient définis ce lundi tant en matière de biodiversité que pour les OGM et la gestion durable des matières. Ces objectifs doivent de surcroît être intégrés dans toutes les autres politiques. La Ministre flamande de l’environnement, Joke Schauvliege présidera ce dernier conseil des Ministres de l’environnement de la présidence belge. Les associations l’invitent à saisir à deux mains cette dernière chance d’enfin transformer les objectifs flous en règles concrètes.

    Biodiversité : des engagements sur la scène internationale à l’action européenne

    2010 fut l’année internationale de la biodiversité, avec en point d’orgue le sommet des Nations Unies à Nagoya, au Japon. Les 193 nations ont adopté un plan stratégique pour arrêter l’érosion de la biodiversité.

    « L’accord de Nagoya ne peut rester lettre morte, l’Europe et les 27 états membres doivent maintenant traduire cet engagement par des mesures concrètes. C’est à la mesure de celles-ci que l’on pourra évaluer l’engagement concret de l’Europe pour la protection de la biodiversité », explique Sabien Leemans, coordinatrice politique du WWF-Belgique. « Nous avions espéré que ce Conseil européen de l’environnement puisse approuver un nouveau plan d’action pour la biodiversité. Or, ce n’est pas encore possible parce que la communication à ce sujet annoncée par la Commission n’a pas encore été publiée. Ce retard est préjudiciable car s’il est important que le Conseil puisse confirmer les décisions de Nagoya, il faut aussi transformer l’essai en précisant la manière dont ces décisions seront mises en œuvre au niveau européen. »

    Le plan d’action adopté à Nagoya contient des objectifs concrets, comme l’arrêt des pratiques de pêche destructives et de la surpêche, la gestion durable des terres agricoles et l’élimination des subventions dommageables à la biodiversité. Il importe que ces objectifs s’inscrivent concrètement dans les réformes en cours de la politique agricole et de la pêche ainsi et que dans le nouveau budget européen (2014-2020).

    « Le manque d’intégration de la biodiversité dans les politiques sectorielles fut déjà l’une des causes principales de l’échec de l’objectif européen de stopper la perte de biodiversité d’ici à 2010. Ne répétons pas les mêmes erreurs avec le nouvel objectif de Nagoya ! »

    OGM : l’Europe écoute-t-elle ses citoyens ?

    L’évaluation de la sécurité des OGM présente des lacunes fondamentales, telle est la conclusion unanime à laquelle les Ministres européens de l’environnement sont arrivés en décembre 2008. Ils ont appelé la Commission à apporter au dispositif des améliorations substantielles. Le mouvement environnemental s’attend donc à ce que le Conseil de l’environnement de lundi réouvre le dossier. D’autant plus que la Commission vient d’être interpellée par 1 millions de citoyens préoccupés par les OGM. 

    Jonas Hulsens, Sustainable Agriculture Campaigner de Greenpeace Belgique, fait le point : « Deux ans après le constat, les améliorations annoncées n’ont toujours pas vu le jour. La présidence belge croyait pouvoir attirer l’attention nécessaire pour assurer le suivi des conclusions du conseil de l’environnement de 2008 mais aucune initiative n’a été recensée ces 5 derniers mois. Le seul point discuté concerne une vague proposition de la Commission permettant aux Etats membres de décider eux-mêmes d’autoriser ou non la culture des OGM. Cette proposition ignore complètement les lacunes dans l’évaluation de la sécurité. »

    Ce 9 décembre dernier, utilisant pour la première fois le droit à l’initiative, 1 million de citoyens européens ont demandé à la Commission de cesser d’autoriser les OGM. La présidence belge de l’Union européenne dispose encore ce 20 décembre d’une chance d’écouter ses citoyens et d’amener la Commission à préparer un système complet d’évaluation de la sécurité des OGM.

    La gestion durable des matières

    Le troisième point d’attention de ce Conseil européen de l’environnement, est celui de la gestion durable des matières, une plume au chapeau de la Ministre flamande Joke Schauvliege pour le bilan de la présidence belge.
    « L’approche progressiste de la Flandre pour la gestion durable des matières est un exemple pour le reste de l’Europe », commente Kristof Debrabandere du Bond Beter Leefmilieu. « La Ministre Schauvliege a saisi l’opportunité de placer ce thème en haut de l’agenda en organisant un conseil informel de l’environnement sur le sujet. Nous espérons que les discussions du conseil officiel de lundi amèneront à la définition d’une vision stratégique de la gestion durable des ressources. La manière dont l’Europe utilisera à l’avenir ses ressources reste un élément crucial dans la lutte contre les changements climatiques. En effet, à partir du moment où nous continuons à exploiter de nouvelles ressources naturelles pour fabriquer de nouveaux produits, nous continuerons à consommer toujours trop d’énergie. Le réemploi et le recyclage des matériaux consomme moins d’énergie que l’extraction de matières premières. Le recyclage réduit également la dépendance aux pays extra-européens d’où proviennent sur les matières premières et crée également des emplois locaux. C’est pourquoi l’Europe doit se donner des objectifs quantitatifs de diminution progressive d’utilisation de matières premières vierges. »

    Une politique de gestion durable des matières nécessite une vision intégrée, qui couvre les domaines de l’environnement, de l’agriculture, de l’énergie, de l’innovation et du climat.

    Initier une politique de gestion durable des matières impose de traiter la question des déchets bien en amont. A ce propos, le parlement européen a développé une directive cadre de gestion des déchets. « Sa mise en œuvre au niveau européen semble encore problématique. L’interprétation de la directive cadre passe par des comités techniques non-démocratiques aux règles peu transparentes, ce qui représente une menace sérieuse pour la gestion durable des matières. Assiste-t-on à une politique européenne d’un pas en avant pour deux en arrière ? »

    Mais encore...

    Au delà des points mentionnés ci-dessus, Les Ministres de l’environnement des 27 auront d’autres sujets à débattre. Dans la foulée des résultats du sommet de Cancun, nous nous demandons ce qu’attend l’Europe pour s’engager dans un objectif de réduction des émissions de 30 %, et par ailleurs nous attendons un accord politique protégeant la santé des citoyens quant au règlement sur les biocides.

    Le mouvement environnemental belge assurera un suivi rapproché des issues de ce conseil des Ministres de l’environnement : nos commentaires seront accessibles à partir du 21 décembre sur le site www.10revendicationsvertes.be.

    Contacts :
    - Général – Marie Cors, Directrice politique Inter-Environnement Wallonie, 0477/495 434, m.cors chez iewonline.be.
    - Biodiversité – Sabien Leemans, Coordinatrice politique WWF-Belgique, 0486/80 04 37, sabien.leemans chez wwf.be.
    - OGM – Jonas Hulsens, Sustainable Agriculture Campaigner Greenpeace Belgique, 0496/26 31 93, jonas.hulsens chez greenpeace.org.
    - Gestion durable des matières – Kristof Debrabandere, Bond Beter Leefmilieu, 0499/74 55 65, kristof.debrabandere chez bblv.be.


    Agrocarburants : une nouvelle flèche contre la politique européenne actuelle

    Agrocarburants : une nouvelle flèche contre la politique européenne actuelle

    https://www.ieb.be/2898
    17 décembre 2010

    La politique européenne de promotion des agrocarburants doit impérativement être remise en cause. Ce n'est plus uniquement la voix des ONG et des organisations paysannes qui portent ce message, mais la conclusion sans appel d'une récente étude commanditée par le ministre Magnette et présentée aujourd'hui. Le secteur associatif environnemental et de solidarité internationale presse le ministre de prendre la mesure des conclusions de cette étude et d'appeler à une révision de la politique européenne de promotion des agrocarburants parce qu'il n'est pas possible de résoudre le problème des impacts négatifs par la certification.

    Au mois de novembre, l’étude de l’IEEP concluait que la politique
    européenne actuelle sur les agrocarburants augmentera sensiblement les
    émissions de gaz à effet de serre au lieu de les diminuer. L’étude
    publiée aujourd’hui, commanditée par le Ministre du Climat et de
    l’Énergie Paul Magnette au CETRI (Centre Tricontinental), vise à
    évaluer l’impact de l’expansion des cultures d’agrocarburants dans les
    pays extracommunautaires. Le bilan est sans appel : de nouveaux
    critères de certification, fussent-ils ambitieux, ne pourront en rien
    endiguer les désastres environnementaux et sociaux, déjà visibles
    dans les pays du Sud, suite à l’imposition européenne de 10%
    d’énergies renouvelables (constituées à plus de 95% 
    d’agrocarburants) dans le transport à l’horizon 2020. Car il sera
    impossible d’atteindre l’objectif de l’Union Européenne sans avoir
    recours massivement à l’importation...

    Déforestation, privatisation de l’accès à des ressources naturelles
    vitales, conditions de travail dégradantes (parfois proches de
    l’esclavage), déplacement des cultures alimentaires, renforcement de la
    dépendance alimentaire et même augmentation importante des émissions
    de gaz à effet de serre... Voici quelques-uns des constats tirés de
    cette étude, un bilan « accablant » qui engage directement la
    responsabilité publique. 

    En s’imposant des objectifs contraignants qui obligent le recours à
    des agrocarburants importés, la Commission Européenne et les États
    membres de l’Union se portent de facto responsables des impacts
    désastreux, pourtant maintes fois critiqués par les ONG
    environnementales, les organisations paysannes et de solidarité
    internationale et des organisations multilatérales : « Les impacts
    causés par l’obligation du recours aux biocarburants ne sont pas le
    résultat de tendances de longue période ou de responsabilités
    complexes et diffuses. Ils sont le résultat de décisions politiques
    explicites, parfaitement identifiables et datables »
    , rappelle
    l’étude. 

    Longtemps réclamée par les organisations paysannes et les
    associations Nord-Sud, cette étude a le mérite de faire le point sur
    les possibilités de maîtrise de ces effets négatifs. L’étude montre
    que des « critères de durabilité », ne suffiront pas à endiguer les
    effets négatifs massifs de pratiques agricoles non durables au Sud et
    de la politique énergétique et de transport européen actuelle, basée
    sur des « besoins » de transport et de mobilité toujours croissants.
    En effet la certification ne permet pas de prendre en compte les effets
    indirects importants de la production d’agrocarburants. Quels que soient
    les critères identifiés, elle continuera à poser question sur
    l’essentiel : Comment rendre responsable un producteur d’agrocarburants
    des conséquences du déplacement de la production alimentaire dans une
    autre région ou un autre pays ? Comment le rendre individuellement
    responsable du renforcement de la dépendance alimentaire d’une région
    ou d’un pays ? Comment lui imputer la responsabilité de la stratégie
    de survie de paysans qui ont perdu ou vendu leur terre et iront produire
    ailleurs avec ou sans déforestation ?

    « Présidant en ce moment le Conseil de l’Union Européenne, [la
    Belgique] a l’opportunité de mettre la question des agrocarburants sur
    la table. Mais ce n’est pas en proposant une nouvelle version des
    critères de durabilité qu’elle fera évoluer un débat qui s’est
    enlisé. Il faut changer de paradigme et mettre en chantier un autre
    type de réflexion et de mesures (...) »
    , souligne l’auteure de
    l’étude.

    Les ONG environnementales, les organisations paysannes et de
    solidarité internationale pressent le Ministre Magnette, qui a reconnu
    aujourd’hui les effets pervers potentiels d’une politique
    contraignante en matière d’agrocarburants, de prendre la mesure des
    conclusions de l’étude qu’il a lui-même commanditée. Elles lui
    demandent d’appeler, alors que la Belgique préside le Conseil
    Européen, à une révision profonde et urgente de la politique
    d’imposition des agrocarburants et à un contrôle strict et régulé de
    la production sur le sol européen.

    Aujourd’hui il est devenu impossible de justifier l’obligation
    d’imposer les 10% « d’énergies renouvelables » dans le transport. En
    effet, les États membres prévoient de répondre à cet engagement pour
    moitié par l’importation. L’étude démontre de manière
    incontestable que cette obligation — même avec une certification — sera
    de toute manière extrêmement néfaste pour la sécurité alimentaire,
    la biodiversité et la durabilité de l’agriculture au Sud. Ceci
    d’autant plus dans un contexte de volume de transport croissant. C’est
    un risque qui d’aucune manière ne peut être pris.

    « Cette situation appelle, non une réponse réglementaire et la
    poursuite de vaines discussions sur les critères de durabilité et de
    non-durabilité, la certification, les calculs de GES et l’estimation
    chiffrée d’effets indirects. Elle appelle une réponse politique
    concertée (…) sur la remise en cause en tant que telle de la
    politique de promotion du recours aux agrocarburants (...) »
    .

    - IEW (Céline Tellier)
    - CNCD-11.11.11 (Stéphane Desgain)
    - IEB (Mathieu Sonck)
    - Oxfam solidarité (Thierry Kesteloot)
    - SOS Faim (Virginie Pissoort)
    - Vredeseilanden (Saartje Boutsen)
    - FUGEA - Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs (Xavier Delwarte)
    - Bond Beter Leefmilieu (Sara Van Dijk)
    - Greenpeace (Jonas Hulsens)
    - Natuurpunt (Willy Ibens)
    - Bral (An Descheemaeker)
    - Vodo (Gert Vandermosten)
    - Wervel (Luc Vankrunkelsven)

    Contacts :

    • Stéphane Desgain : 0475/76 90 61.
    • Céline Tellier : 081/390 769.
    • Xavier Delwarte : 0476/42 39 02.

    Un Noël sans pub

    Un Noël sans pub

    https://www.ieb.be/2897
    20 décembre 2010

    Marre de la publicité commerciale particulièrement envahissante en cette période de fêtes ?

    Laissez libre cours à votre imagination pour égayer les rues avec votre slogan...

    Infos : http://bxl.indymedia.org.


    Formalité administrative ?

    Formalité administrative ?

    https://www.ieb.be/2896
    20 décembre 2010

    Au bout des 60 jours légaux, la commission de concertation de Bruxelles-Ville remet sur le fil un avis qui n'en n'est pas vraiment un relatif au projet de PPAS « Pacheco ».

    Le 13 octobre dernier, le projet de Plan Particulier d’Affectation du Sol n° 07-02 était soumis à discussion en commission de concertation à Bruxelles-Ville.

    Bruxelles-Ville : PPAS Pacheco. Enquête publique sur l’approbation du projet de Plan Particulier d’Affectation du Sol n° 07-02 « Pacheco ». Pour rappel, l’objectif recherché est la mixité de fonctions sur le site. Le projet proposé prévoit : 80 644 m² de logements (dont 30% de logements conventionnés), 7 443 m² de commerces, 272 683 m² de bureaux (dont la tour des finances), 13 500 m² d’équipements (dont une école et une crèche), 2 551 m² d’hôtel pour un total de 376 821 m². Le projet comprend également la rénovation du jardin Pechère.

    Le projet présenté tentait de faire le grand écart entre la demande des promoteurs et la logique de bon aménagement des lieux. Il avait été fort critiqué par les riverains et les associations, mais aussi par les propriétaires du site eux-mêmes.

    L’avis rendu in-extrémiste par la commission de concertation traduit les tensions qui existent et la manière dont les autorités publiques sont tiraillées entre l’intérêt général qui doit viser le bon aménagement des lieux et les intérêts des propriétaires du site qui visent une densification et une rentabilité maximale.

    En substance, la commission de concertation demande que le projet de PPAS soit revu et rencontre en cela un grand nombre de nos revendications, à savoir :

    • Une réduction de la densité (mais de combien ?)
    • Une révision de l’implantation et du gabarit du bâtiment A4 (que nous aimerions voir complètement disparaître).
    • Un réexamen des zones de cours de récréation, de plaines de jeux publiques, de circulations verticales, d’écoles,...
    • Une diminution des emplacements de parkings proportionnelle à la diminution de la densité.
    • ...

    Le problème est qu’elle ne se donne pas vraiment les moyens d’aboutir à ce résultat dans la mesure où elle demande également à revoir la question de l’obligation pour le promoteur d’introduire une demande de permis unique pour la totalité du site. La commission de concertation cède en cela à une des demandes des propriétaires qui se sont vivement opposés à ce point. Rappelons qu’ils ont obtenu en 2009 un permis pour la réalisation d’un peu moins de 70 000 m² de bureau (portant le total de la superficie de bureaux existants sur le site à plus de 270 000 m² – cf la Tour des Finances et quelques autres bâtiments déjà en service). Or le PRAS impose un minimum de 35% de logements sur le site. Ce premier permis condamne donc dans les faits le site à une sur-densification.

    Le seul moyen d’aboutir à un projet heureux et sensé pour la zone est effectivement de revoir à la baisse les surfaces de bureaux autorisées, voire de les supprimer totalement, d’autant plus qu’il est loin d’être sûr qu’elles trouvent un candidat occupant, alors que l’on manque tant de logements par ailleurs, et particulièrement de logements pour les couches les plus démunies de la population.


    Elargissement du Ring : quand la réalité frôle la fiction !

    Elargissement du Ring : quand la réalité frôle la fiction !

    https://www.ieb.be/2901
    21 décembre 2010

    Pour faire face à l'inconséquence des décisions de nos pouvoirs politiques, Greenpeace a lancé un pavé dans la mare au début de ce mois concernant le dossier d'élargissement du Ring.

    L’association n’a pas hésité à recourir à un canular, sorte de démonstration par l’absurde, de l’ineptie des choix posés par les politiques pour résoudre la saturation du Ring au nord de Bruxelles.

    La note intitulée « Capital Solutions for Brussels » se base sur des données existantes pour esquisser les conséquences d’un scénario d’élargissement du ring de Bruxelles à 17 bandes de circulation, scénario non fictif porté par la région flamande. Puisque le gouvernement flamand met des œillères et refuse d’affronter les conséquences de ses options politiques, Greenpeace a chiffré le nombre de camions supplémentaires par jour sur le Ring (+ de 90 000) si tous les projets de logistique souhaités voyaient le jour.

    Les réactions n’ont pas tardé et démontrent qu’un tel scénario n’est souhaitable pour personne, ni pour les navetteurs, ni pour les habitants, qu’ils soient Bruxellois ou Flamands, ni pour l’environnement.

    Infos : www.greenpeace.org.


    L'avenir du site Tivoli

    L’avenir du site Tivoli

    https://www.ieb.be/2904
    22 décembre 2010

    Ce 21 décembre, IEB a été appelé à réagir sur Télé Bruxelles au projet Tivoli, qui devrait voir le jour entre le canal, le site de Tour & Taxis et le quartier Marie-Christine.

    IEB est globalement favorable au projet de la SDRB qui prévoit plus de 500 logements et un centre d’entreprises à condition toutefois que l’emploi qui sera créé soit de l’emploi local et qu’un quota de minimum 30% des logements soit affecté au logement social sur ce terrain qui, rappelons-le, appartient pour sa majeure partie au public.





    Voir le reportage sur le site de Télé Bruxelles.


    Les communes et Atenor font place nette pour accueillir un projet de tours de bureaux au Quartier Midi

    Les communes et Atenor font place nette pour accueillir un projet de tours de bureaux au Quartier Midi

    https://www.ieb.be/2902
    22 décembre 2010

    C'est ce mercredi 22 décembre qu'Atenor comptait déposer sa demande de permis d'urbanisme auprès des communes de Saint-Gilles et Anderlecht pour construire des tours pour 100 000 m² de bureaux. IEB, le CODES, le Comité quartier Midi, l'ARAU, le BRAL et l'ULAC réagissent contre l'urbanisme spéculatif d'Atenor au Midi.

    Fin de cette année, les communes de Saint-Gilles et d’Anderlecht se sont associées afin d’abroger deux Plans Particuliers d’Aménagement du Sol (PPAS) couvrant la zone située juste derrière la « Tour des Pensions », en face de la zone de stationnement des taxis. Une partie de cette zone, occupée par les anciennes imprimeries Maci, est à l’abandon depuis plusieurs années.

    Le terrain concerné appartient aujourd’hui au groupe Atenor/CFE, lequel a annoncé vouloir déposer ce mercredi 22 décembre une demande de permis pour y construire trois tours de bureaux, pour une surface totale annoncée de 100 000 m², et un bâtiment dédié au logement (5 000 m² seulement). L’enquête publique visant à délivrer le permis pour la démolition des bâtiments restants sur l’îlot est en cours.

    Les deux commissions de concertation chargées de se prononcer sur l’abrogation des PPAS ont émis fin novembre un avis favorable laissant désormais le champ pratiquement libre au projet immobilier régulièrement évoqué dans la presse depuis l’automne.

    Les associations et de nombreux habitants s’opposent fermement à la démultiplication de surfaces de bureaux dans une zone déjà alourdie de près de 300 000 m² de bureaux sur la dernière décennie, et ce, au détriment de la fonction du logement et de la qualité de vie des habitants du quartier [1].

    Durant l’enquête publique, de nombreux manquements ont été dénoncés dans ce dossier [2] :

    • le mauvais accès à l’information ;
    • les défaillances patentes dans les motivations reprises dans le rapport devant justifier la nécessité d’abroger les PPAS en lieu et place de leur modification ;
    • la suppression de facto, par l’abrogation des PPAS, de la garantie de 10 000 m² de logements (du côté de la rue de France) et de mixité de l’îlot prévus précédemment — 10.000 m² qui n’ont jusqu’à présent pas été réalisés dans la zone ;
    • le déverrouillage du quota de bureaux dans le quartier de la gare du Midi ;
    • la suppression de la limitation des gabarits d’immeubles à 8 ou 10 étages ;
    • la démission des pouvoirs publics face aux promoteurs. Ils se privent en effet de leurs outils de pilotage sans attendre la finalisation du Master Plan et l’adoption du nouveau Plan régional de développement.

    Les habitants du quartier et les associations se demandent bien en quoi un projet de 100 000 m² de bureaux déclinés sur trois tours et assorti d’un petit 5 000 m² de logements « répond au critère du bon aménagement des lieux et de mixité de fonctions désirées pour le quartier », dixit la commission de concertation.

    Si une – trop tardive – réaction face au délabrement de l’îlot situé face à une sortie de la gare du Midi est enfin menée, nous déplorons qu’elle ne traduise une nouvelle fois par une politique du fait accompli où les pouvoirs publics s’écrasent devant le diktat du secteur privé. Une attitude qui souligne l’incapacité des pouvoirs publics à mener une politique de développement cohérente tenant compte des besoins des habitants.

    C’est pourquoi les habitants et les associations demandent à la Région de refuser l’abrogation des deux PPAS afin de maintenir les maximas imposés en terme de gabarit, la norme minimale de 10 000 m² de logements et la contrainte de mixité de l’îlot dans un quartier pour le moment entièrement sacrifié à une vocation administrative avec les effets collatéraux que l’on sait (perte d’animation et de mixité, insécurité nocturne, envahissement automobile,...).

    Il est anachronique dans un contexte de déficit important de logements et de sursaturation du marché de bureaux de faire sauter les garanties, pourtant déjà largement insuffisantes, pour favoriser la fonction bureaux au détriment de la fonction logement.

    Nous demandons le maintien des deux PPAS aussi longtemps que le Master Plan du quartier Midi n’est pas finalisé et soumis à une consultation publique, que le nouveau PRD n’est pas adopté et un nouveau PRAS conforme à celui-ci élaboré.

    Contacts

    • Comité de Défense de Saint-Gilles : Raphaël Vanden Bosch, lecodes chez hotmail.com – 02/539 22 83.
    • IEB : Claire Scohier, claire.scohier chez ieb.be, 02/893 09 14, 0473/66 75 05.
    • ARAU : Isabelle Pauthier, 0477/33 03 78
    • Comité de quartier Midi : Gwenaël Brëes, 0495/48 70 01.
    • BRAL : Hilde Geens, 0472/834 574.

    [1Lire le communiqué de presse des associations du 22 novembre 2010 : Saint-Gilles et Anderlecht jouent des tours au logement.

    Le PUL (Projet Urbain Loi) ou la démission des pouvoirs publics face aux promoteurs de tous poils, surtout un !

    Le PUL (Projet Urbain Loi) ou la démission des pouvoirs publics face aux promoteurs de tous poils, surtout un !

    https://www.ieb.be/2905
    22 décembre 2010

    Analyse de Mathieu Sonck. 22 décembre 2010

    Fin 2008, le gouvernement lançait un concours international d’urbanisme visant à remodeler l’axe de la rue de la Loi. Principal objectif : permettre à la Commission européenne de rassembler ses fonctionnaires éparpillés dans le quartier dans des unités de grande taille concentrées sur la rue de la Loi. Au menu du concours : proposer un « forme urbaine » qui permette de passer d’une densité de 490 000 m² à 880 000 m² (voir tableau des affectations).

    C’est Christian de Portzamparc qui fut choisi. Le célèbre architecte français proposait un projet original avec la création de parcs urbains, la suppression de la circulation automobile de transit, la création d’une ligne de tram et la concentration des bureaux de la Commission sur un îlot lui appartenant à hauteur de la chaussée d’Etterbeek.

    La décision des pouvoirs publics de promouvoir le principe du doublement de la densité bâtie sur l’axe Loi est le résultat d’un équilibre négocié dans le cadre plus large du schéma directeur du quartier européen :

    — ce schéma directeur (SD) répond à la demande de la Commission Européenne (CE) de recentrer ses bureaux sur l’axe Loi ;
    — il répond à la demande des comités et associations de réintroduire une certaine mixité des fonctions, en introduisant du logement et des commerces mais aussi en pensant la reconversion des bâtiments vidés par la CE dans le quartier, notamment sur l’axe de la chaussée d’Etterbeek
    — le SD pose également des questions (non résolues) essentielles liées à la mobilité, notamment des options possibles pour réduire la pression automobile de 20%. Il pose la question de l’offre surnuméraire des parkings dans la zone, de l’absolue nécessité de réduire le trafic de transit, etc…

    Depuis le début 2010, le « Projet Urbain Loi » fait l’objet d’un arrêté du gouvernement fixant la cadre de l’élaboration d’un plan particulier d’affectation du sol (PPAS). La lecture critique de cet arrêté permet de mieux comprendre les intentions des pouvoirs publics.

    L’îlot 130 : 200 000m² au chausse-pied, sans égards pour les habitants ?

    On le sait, la Commission Européenne est propriétaire de l’îlot 130. Son intention est de construire là plus de 200 000 m² de bureaux. L’arrêté du gouvernement est à cet égard sans la moindre ambiguïté, c’est le seul îlot qui n’est pas soumis à des contraintes de gabarit !
    La CE a exprimé son intérêt pour une bonne intégration de ses bâtiments dans la ville. Les lignes directrices du projet Portzamparc proposent un retrait par rapport à la rue de la Loi d’autant plus grand que les ambitions de densité des nouveaux bâtiments est élevé. Sur l’îlot 130, il faudra construire en hauteur. La proposition Portzamparc, c’est 3 tours « élancées ». L’étude des ombres portées par ce type de bâtiment est meurtrière pour les quartiers situés au Nord des tours. Une ombre portée qui s’étend (en conditions défavorables) jusqu’à la chaussée de Louvain. Les îlots d’habitations jouxtant directement l’îlot 130 sont condamnées à rester dans l’ombre une bonne partie de la journée.

    Encadré : le programme de restructuration
    Existant Supplémentaire Total
    Surface totale 490 000 m² 390 000 m² 880 000 m²
    Bureaux 470 000 m² 240 000 m² 710 000 m²
    Dont Commission

    européenne

    170 000 m² 230 000 m² 400 000 m²
    Logements 110 000 m² 110 000 m²
    Commerces et

    équipements

    20 000 m² 40 000 m² 60 000 m²

    L’arrêté se trompe de périmètre !

    L’arrêté prévoit surtout l’implantation de bureaux, sans aucune garantie sur la conversion en logement des immeubles vidés par la Commission dans le quartier (hors périmètre du PUL). Le périmètre du PPAS aurait dû être élargi à celui du SD pour garantir la reconversion des immeubles de bureaux vides. Quitte à ce que ce PPAS propose des mécanismes qui obligent à la réaffectation les bureaux vides.

    Le principe des logements doit être gravé dans le marbre et ces logements doivent rencontrer les demandes les plus pressantes. Rappelons à cet égard que la moitié des Bruxellois sont dans les conditions pour accéder au logement social. Pour répondre aux besoins (que les démographes nous annoncent croissants), les logements créés dans le périmètre du PUL doivent donc être prioritairement assimilés au logement social.

    Le principe du gabarit gigogne acté par l’arrêté du gouvernement ne tient absolument pas compte de ses effets sur les rues directement parallèles à la rue de la Loi. Les rues Joseph II et rue de Lalaing se voient donc gratifiées de bâtiments qui font plus que doubler de hauteur, à front même du trottoir. Voilà encore une raison d’étendre le périmètre du PPAS à la zone réellement affectée par le PUL.

    Au début 2010, le projet Portzamparc fut présenté aux habitants du quartier européen. En l’absence de Marie-Laure Roggemans, mandatée par le gouvernement pour porter le projet, ce fut un habitant qui fit défiler la présentation. Olivier Bastin, fraîchement désigné « Bouwmeester » de la Région, y fit une intervention remarquée : « il est idiot de vouloir construire du logement sur les squares à l’arrière des îlots concernés par le PUL ». Cette regrettable prise de position prouve combien il est nécessaire, si l’on veut respecter les équilibres négociés dans le cadre du schéma directeur, d’intégrer ses principes dans un PPAS au périmètre élargi !

    Mobilité : une seule certitude, c’est Beliris qui décide !

    Une étude de la mobilité dans le quartier européen est en cours. C’est Beliris qui la pilote. Les objectifs de Beliris sont clairs : il faut garantir le transit des voitures se dirigeant vers le centre-ville. Beliris semble exclure tout autre solution que celle de promouvoir le projet d’une nouvelle ligne de métro doublé d’un tunnel de déviation du trafic venant de la E411 et de la E40 vers le quartier de la gare du Midi. Cette solution est contradictoire avec les objectifs de la nouvelle mouture d’IRIS II récemment votés par le Gouvernement. Celui-ci a d’ores et déjà annoncé que le tram au milieu de la rue de la Loi était exclu...

    Il est par ailleurs surprenant de constater combien l’analyse des besoins en mobilité de Beliris est erronée. Les deux tiers des usagers de la rue de la Loi sont des Bruxellois [1], qui se refusent toujours de faire usage de la mobilité douce ou des transports en commun pour se déplacer dans Bruxelles. Le problème de la mobilité sur l’axe Loi est donc avant tout un problème bruxellois. Et le gouvernement doit reprendre en main les rênes de ce projet. Encore faut-il que celui-ci fasse preuve de courage politique face à ses électeurs : le PUL doit prendre en compte les options les plus volontaristes de réduction du trafic automobile. L’option -50% (réduction de 2 bandes) n’est pas du tout hors de portée : il convient d’assurer un report efficace du flux des navetteurs vers le RER (avec des parkings de dissuasion au droit des gares) et d’imposer un report modal massif des Bruxellois vers les transports en commun, le vélo et la marche à pied. Cette option est possible sans construire de nouveau tunnel, ni de nouveau métro. Elle le sera d’autant plus que le principe de la Cityvision sera défendu par les pouvoirs publics. Pour rappel, la Cityvision propose de multiplier les lignes de tram directes vers le centre-ville, s’opposant au modèle tout au métro qui obligent les usagers qui habitent loin d’une station à multiplier les correspondances vers le métro pour se rendre au centre-ville.

    En tout état de cause, les intentions d’ici 2018 sont loin d’être ambitieuses. La Région, chaperonnée par Beliris, va supprimer le transit sur le rond-point Schuman (en l’enterrant dans un nouveau tunnel), espérer la mise en service du RER et l’automatisation du métro. Rien de coercitif, pour ménager les voix à l’occasion des élections régionales 2019 ?

    Un quartier zéro carbone ?

    Il est troublant de voir l’arrêté acter avec insistance l’objectif de tendre vers un quartier « zéro carbone » alors que la seule option de mobilité réellement envisagée est d’enterrer le trafic et que l’option « démolition massive – reconstruction » est centrale dans le PUL. Qu’en est-il de l’évaluation du bilan carbone de ce choix ? Pourquoi ne pas acter dans l’arrêté la volonté de réduire de 50% le trafic sans construire de nouveaux tunnels ?

    A l’analyse, le concept du quartier « zéro carbone » tient plus du greenwashing qu’autre chose. Il suffisait pour nous en persuader de participer au récent colloque organisé par la Région pour promouvoir le concept de tour. Un colloque qui s’est retourné contre l’intention de l’organisateur. D’un point de vue écologique, selon les spécialistes, la démesure des tours les enferme dans une multitude de contraintes qui viennent contrer systématiquement ses avantages supposés : difficulté de la reconversion des fonctions, effets micro-climatiques impossibles à éliminer, performance énergétique médiocre, perte de surfaces utiles liée aux fonctions techniques nécessitées par son gigantisme, surconsommation de matériaux... [2]
    Nous sommes curieux de voir ce qui restera des intentions de la Région de ne plus voir construire que des bâtiments passifs à l’horizon 2010 (pour les bâtiment publics, Commission européenne comprise ?) et 2015 pour les bâtiments du privé, une fois qu’elle sera confrontée à l’impossibilité technique de réconcilier une tour de 220 mètres de haut avec ces exigences...

    Des outils règlementaires hasardeux ?

    On l’a vu, pour encadrer le développement du quartier européen, les autorités bruxelloises ont opté pour le PPAS. Celui-ci permet par exemple d’imposer la fonction logement dans une zone administrative. Il permet aussi d’imposer des hauteurs minimales là où l’on veut voir des tours s’ériger. Mais l’élaboration d’un PPAS prend du temps, surtout qu’elle est de la responsabilité de la Ville de Bruxelles, pas forcément enchantée par le projet. Qu’à cela ne tienne, on fera du périmètre du PUL un périmètre d’intérêt régional, une nouvelle disposition du Code de l’aménagement du territoire (COBAT) qui permet à la Région de maîtriser l’octroi des permis d’urbanisme aux dépens des autorités locales. En attendant le PPAS, la Région prévoit d’élaborer un Règlement Régional d’Urbanisme zoné (RRUz), qui a tout d’un PPAS sauf qu’il ne peut changer les affectations mais surtout qui ne nécessite pas de rapport d’incidences environnementales. Il ne faut que 6 mois pour élaborer un RRUz. Après, la voie sera libre pour le premier des promoteurs du quartier : la Commission Européenne elle-même, invitée à construire ses tours dans un cadre règlementaire on ne peut plus « simplifié ».

    Les parcs, c’est pour plus tard, si le marché veut bien...

    A entendre Christian de Portzamparc [3], son projet pour la rue de la Loi vise avant tout à rapprocher les usagers du quartier de leurs besoins élémentaires [4]. Le deal qu’il propose est somme toute assez simple : il faut ramener de la convivialité à cette artère envahie par la circulation automobile. Pour cela, deux options fortes : les voitures doivent disparaître (on n’est pas contre, tant qu’on ne les enterre pas...) et les espaces publics conviviaux (places, parcs publics) se multiplier.

    L’idée semble excellente ! Mais Monsieur de Portzamparc est pragmatique : il faut respecter les contraintes du marché. Créer un parc public à la place d’un immeuble de bureau nécessite une compensation : il faut densifier les îlots adjacents.

    Et si le marché n’en veut pas ? Ah ça monsieur, c’est une affaire de long terme... selon les dires du maître, on commencera par créer un signal fort avec les tours de la Commission, le premier projet qui devrait voir le jour. Puis le marché décidera... Tout de suite ? Plutôt dans 40 ans. Voilà donc un projet convivial à échelle humaine : « Toi, t’auras les tours, tout de suite. Et quand tu seras mort, t’auras le reste... »

    Il y a plus d’un an, les habitants demandaient à être entendus par l’architecte vedette. Il attendent toujours...


    [1Une étude menée par le bureau SRATEC l’atteste...

    [2Pour la petite histoire, les aménageurs urbains présents ont eu bien du fil à retordre pour exprimer, sans jamais convaincre l’auditoire, que la Tour devait être déstigmatisée et trouver sa place dans « une ville vivante, i