Merci pour les marques de soutien déjà reçues ! Nous réinvitons celles et ceux, qui n’en ont pas encore eu le temps, à écrire aux ministres concerné·es (mettez-nous en copie) par nos subsides régionaux.
Vous l’avez peut-être appris par notre communiqué de presse, le gouvernement bruxellois hésite à renouveler nos subsides régionaux pour notre travail en mobilité et en environnement au-delà de juin 2026 (pourtant conformes à l’Ordonnance du 04/09/2008 relative au subventionnement des associations et des projets ayant pour objectif l’amélioration de l’environnement urbain et du cadre de vie en Région de Bruxelles-Capitale (MB 30/09/2008).
Les missions de bases définies dans cette ordonnance se déclinent en trois axes :
Les mesures d’austérité touchent plein fouet le secteur associatif déjà sous-financé structurellement. Nous ne faisons donc pas exception.
Toutefois, dans notre cas, les raisons du blocage de nos subsides dépassent l’objectif d’austérité : le ministre des Finances s’en est expliqué tout dernièrement dans La Libre (23.04) : « Nous attendons des organisations subsidiées qu’elles remplissent leurs missions de base et apportent des solutions. Dans le cas du BRAL et d’Inter-Environnement, nous constatons que cette priorité fait trop souvent défaut : des procédures juridiques sont notamment engagées contre la Région. »
Or, les frais que nous engageons pour nos recours n’ont jamais été imputés à nos subsides, ils ont toujours été couverts par vos dons et par les cotisations, et nos demandes d’agrément ont été avalisées par l’administration et les Conseils d’avis.
Derrière cet argument souvent utilisé, mais toujours fallacieux, il s’agit bien d’une attaque aux libertés d’expression et d’action associatives.
Concernant le subside de nos missions en environnement, nous sommes dans l’incertitude la plus totale. D’après l’administration, la reconnaissance de l’agrément des associations est toujours en cours d’examen au cabinet Persoons, que nous rencontrerons seulement le 20 mai.
Sans nos subsides régionaux, plusieurs postes de travail sont en jeu, déséquilibrant l’organisation d’IEB, son suivi des dossiers et son travail de terrain.
Pour rappeler aux ministres et secrétaires d’État, l’importance de l’existence et du soutien aux associations, et en l’occurrence d’IEB, nous avons besoin de votre appui. Celui-ci peut prendre plusieurs formes.
Dans l’immédiat,
Enfin, toute aide financière, même minime, nous serait très utile. Pour ce faire, rendez-vous sur civicrm.ieb.be.
Solidairement,
L’équipe et l’organe d’Administration d’Inter-Environnement Bruxelles
Objet : Inquiétudes concernant le renouvellement la continuité du subside en mobilité et de l’agrément et de la subvention environnement de l’asbl Inter-Environnement Bruxelles.
À l’attention de :
Madame la Secrétaire d’État / Monsieur le Ministre,
Par la présente, je tiens à vous faire part de ma vive inquiétude concernant l’incertitude qui plane sur le renouvellement des subsides structurels de l’association Inter-Environnement Bruxelles (IEB) au-delà de juin 2026.
Depuis 1974, IEB joue un rôle indispensable dans la Région de Bruxelles-Capitale en assurant un lien essentiel entre les autorités et les citoyens.
Les missions d’IEB, soutenues précédemment par la Région, telles que définies par l’Ordonnance du 04/09/2008, sont d’intérêt public :
[Notre collectif / association / comité est / Je suis fier·e d’être membre / compagne de route d’IEB, qui a été d’un grand appui / d’une grande utilité, en particulier dans le dossier XXX.]
La remise en question de ce financement, motivée par une volonté apparente de limiter la liberté d’action et d’expression associative, est incompréhensible et inquiétante pour la démocratie.
Une société civile critique n’est pas un frein au développement régional, mais le garant d’un aménagement du territoire respectueux de ses habitant·es et des enjeux écologiques et sociaux. L’austérité ne doit pas servir de prétexte à l’affaiblissement des contre-pouvoirs indispensables à la vie démocratique. La disparition ou la fragilisation d’IEB laisserait un vide préjudiciable à la qualité de vie des Bruxellois·es.
À l’heure où l’intégration des enjeux sociaux et écologiques s’imposent dans une ville comme Bruxelles, confrontée à des enjeux majeurs en matière d’inégalités sociales, de besoins essentiels de logements abordables, de sols vivants, de qualité de l’air, d’îlots de fraîcheur, de biodiversité, de santé environnementale, de risques d’inondations, d’asphyxie liée à une mobilité automobile, d’aménagement du territoire qui s’oriente trop vers la prédation, plus que jamais la Région a besoin de structures indépendantes capables d’informer, d’alerter, de relayer les préoccupations des habitantes/habitants et de développer des positions critiques sur le devenir de son territoire.
Je vous demande donc de clarifier votre position sur le renouvellement des agréments et de garantir le maintien des moyens nécessaires à la poursuite des missions d’intérêt collectif portées par l’association.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Madame la Secrétaire d’État, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée.
[Votre Nom / Prénom, votre association / collectif]
[Votre Adresse / Commune]
[Courriel de contact]