Inter-Environnement Bruxelles

Rue de la Loi du plus fort

Publié le mercredi 11 décembre 2019, par IEB
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Rue de la Loi du plus fort · Pour IEB, les riverains et associations, le projet de Plan d’Aménagement Directeur Loi (PAD Loi) qui vise la transformation des 10 îlots de la rue de la Loi entre la petite ceinture et la chaussée d’Etterbeek est en contradiction avec les objectifs annoncés de la Région en matière de densification maîtrisée et de durabilité.

Le 5 décembre se clôturait l’enquête publique sur le projet de Plan d’Aménagement Directeur Loi (PAD Loi). Pour IEB, les riverains et associations, ce projet qui vise la transformation des 10 îlots de la rue de la Loi entre la petite ceinture et la chaussée d’Etterbeek est en contradiction avec les objectifs annoncés de la Région en matière de densification maîtrisée et de durabilité.

En effet, la densification verticale extrême proposée laisserait la porte ouverte à des opérations de démolition de l’entièreté du bâti sis sur le périmètre (hormis les bâtiments classés) bien en contradiction avec un développement durable. Celles-ci pourraient alors faire place à la construction de plus d’une dizaine de tours – dont la plus haute tutoierait les 155 mètres – qui compromettraient de nombreux panoramas emblématiques et entraîneraient des effets d’ombres et de vents au sein du futur quartier et sur les quartiers contigus.

Un autre dessein de ce PAD était d’introduire d’une certaine mixité fonctionnelle dans ce quartier dévolu au bureau. Selon nous, la proposition est trop audacieuse et laisse craindre l’édification de logements dans un quartier où la proportion prépondérante de bureaux, les nombreuses tours, le manque de solution et de contraintes en matière de mobilité et des espaces au sol libérés de piètre qualité n’assure ni la convivialité ni la qualité de vie.

Pour IEB, ce projet d’ampleur régionale semble destiné à satisfaire les ambitions des gros opérateurs immobiliers et d’une commission européenne déconnectée de la réalité bruxelloise. L’outil PAD, pourtant dérogatoire par excellence, n’a pas été utilisé pour apporter des garanties aux problématiques rencontrées par les Bruxellois.e.s en matière de logements abordables et d’amélioration du cadre de vie en co-construction avec les habitant.e.s.

Nous préconisons une refonte en profondeur de la philosophie de ce projet bien éloigné de l’identité bruxelloise et des urgences environnementales actuelles.

- Lire les avis d’IEB, de l’ARAU, de l’AQL et du GAQ.


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Dernier ajout : 29 mai.