Depuis 10 mois, un des cœurs battant de Cureghem, la place Clémenceau, était grillagé, privant les habitant.es d’un des rares espaces publics de respiration, de jeu et de détente de ce quartier dense et populaire. Les motifs de cette fermeture étaient liés aux deals de drogue et aux fusillades présents sur la place. La bonne nouvelle est tombée mercredi passé : la police a estimé que ce dispositif nʼétait plus un élément indispensable de leur stratégie de maintien de la sécurité dans le quartier. Étrangement, la commune désargentée d’Anderlecht a néanmoins bloqué un budget de 500 000 euros pour réaménager la place avec des grilles. Le Centre de rénovation urbaine d’Anderlecht s’interroge sur la multiplication des espaces fermés et a rédigé un questionnaire à l’attention des habitant.es. Une habitante du Peterbos témoigne par ailleurs, dans la dernière Chronique de la Ligue des droits humains, du sentiment d’insécurité créé par l’enfermement de son quartier.