Bien trop souvent, comités et habitant·es se trouvent en concertation face à des projets déjà ficelés, sur lesquels il n’y a plus grand chose à discuter si ce n’est des aménagements marginaux… ou la couleur des bancs. Les arbitrages significatifs ont eux déjà eu lieu avant, derrière des portes closes où promoteurs privés et autorités publiques s’entendent sur l’essentiel. Lorsque l’heure vient enfin d’impliquer le public, il ne s’agit plus, pour l’autorité et le promoteur, que d’expliquer et d’obtenir notre acquiescement.
Confronté·es à une démocratie urbaine défaillante, dont les dispositifs – acquis de longue lutte – sont régulièrement vidés de leur sens, les Bruxellois·es n’ont généralement d’autre choix que de trouver d’autres moyens de faire entendre leur voix. Celles-ci s’expriment alors par des mobilisations locales, des pétitions, des interpellations citoyennes… ou par des recours, notamment devant le Conseil d’État.
IEB est régulièrement sollicitée en ce sens pour son expertise, et pour sa capacité à gagner des recours. Soyons clairs, nous regrettons profondément cette « judiciarisation », mais bien souvent, l’action juridique apparaît comme le seul moyen de changer la donne. Force est donc de constater que le nombre de nos recours et le budget qui y est consacré, ne font qu’augmenter au fil des années.
Nous adressons cet appel à celles et ceux qui estiment qu’il est important pour la démocratie urbaine bruxelloise que nous puissions continuer à agir par voie de recours. Rappelons ici que ceux-ci sont toujours financés par nos fonds propres et jamais par des subsides.
En attendant la transparence dans les procédures d’urbanisme, un accès complet à l’information (en amont des décisions) et l’implication des habitant·es dans les processus décisionnels qui contribuent à dessiner leur ville et leur environnement, faites un don pour nous aider à financer nos recours !