Un an après la précédente tentative de lotir la friche Josaphat, qui avait suscité près de 3 000 réactions, une nouvelle version de la demande est soumise à l’enquête publique. Les documents sont désormais disponibles et le projet a bien été modifié sur plusieurs points pour répondre à certaines demandes de la Commission de Concertation de 2025. Le lot J, situé au nord, est supprimé afin d’améliorer la zone tampon avec la zone de haute valeur biologique. La zone exclue du précédent périmètre est désormais intégrée et constitue le nouveau lot N. D’autres modifications ont été apportées notamment concernant la gestion des eaux, le statuts de certains espaces publics, etc. Néanmoins, le projet n’est pas revu à la baisse. Il prévoit toujours jusqu’à 537 logements, contre 540 en 2025 et le plafond de la surface constructible augmente de 66 855 à 69 390 m2. Notons que le nombre de logements sociaux locatifs reste fixé à 135, et que les précisions de statuts ramènent la part d’espace verts publics de 51% à 46%.
Ces modifications ne répondent pas à la plus importante des critique soulevée par IEB et d’autres collectifs lors de l’enquête publique de 2025 : le projet, circonscrit au périmètre de la phase 1A, ne propose pas de vision globale pour le site de Josaphat. L’autre point que nous avions soulevé avec insistance était celui des garanties concernant la construction des logements sociaux, des équipements collectifs, des commerces et de tout ce qui fait vivre un quartier, il reste également sans réponse.
Précisons que cette nouvelle enquête intervient alors qu’on pouvait lire, en février dernier, dans la DPR, que le développement du projet sur Josaphat était gelé en vue de son réexamen durant les 18 mois restants de la législature. Comment ne pas voir dans la poursuite de ce processus de lotissement une manière de poser d’emblée des limites à la réflexion qui doit être menée sur l’avenir du site ? Une réflexion qui, selon les récentes annonces dans la presse, doit débuter à la rentrée avec la mise en place de groupes de travail.
Chargée de mission