Inter-Environnement Bruxelles
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Galerie Bortier, organisation d’un événément privé, IEB porte plainte

© IEB - 2025

Le 2 décembre, nous avons été informés des faits suivants, par des locataires des logements situés aux étages de la galerie Bortier :

  • organisation d’un événement privé dans la galerie, qui est un passage public,
  • fermeture de la galerie annoncée via un avis aux locataires, habitant aux étages de la galerie, locataires de la Régie foncière propriétaire de l’ensemble : cet avis annonçait que l’événement prendrait fin à 23h.
  • Sur Instagram, une publication annonce : « Sorry, we ’re closed today, see you tomorrow ! »
  • Dès la matinée, s’il était encore possible de s’approcher de la galerie, sa traversée n’était plus permise dans la galerie publique, en pleins préparatifs de la fête,
  • à partir de 15h, fermeture et occultation de la galerie aux regards extérieurs. Des flags Proximus sont installés à l’entrée, rue de la Madeleine
  • la fête proprement dite se prolonge jusqu’à 1h du matin, engendrant des nuisances sonores, notamment le bruit du compresseur d’une des cuisines, installé sous la chambre des locataires du premier étage.
  • aux nuisances sonores de la fête succèdent celles du rangement et évacuation de la vaisselle, des tables, chaises, décoration et catering lié à l’événement. Elles dureront jusqu’à trois heures du matin.

Nous souhaitons saisir Bruxelles-Environnement d’une plainte officielle, sur la base du récit des faits et des photos prises par les habitants des étages de la Galerie. Ceux-ci sont également locataires de la Régie foncière, partie prenante dans la transformation de la galerie en food court. Une situation qui place les locataires dans une position inconfortable lorsqu’ils ont à se plaindre. Toutefois, il semble que pour cet événement précis, la Régie n’ait pas été informée de sa tenue : c’est ce qui ressort des propos d’une employée descendue sur les lieux et qui s’est entretenue avec l’un des locataires.

À la lueur de ces faits, nous demandons que soit examinée la nécessité, pour la SA Choux de Bruxelles, d’un permis d’environnement de classe A auquel, à notre estime, l’organisation de fêtes dans un espace de plus de 200m² l’oblige.

Rappel du contexte général

La SA Choux de Bruxelles, locataire de la Régie foncière depuis le 1/5/2024 des locaux de la galerie N°1, 2, 5, 7, 12 & 16 de la Galerie Bortier, enfreint régulièrement les règles dans cette galerie, tant par l’occupation de l’espace public que par l’organisation ponctuelle d’événements privés et nocturnes.
À ce jour, la SA Choux de Bruxelles ne possède :

  • ni permis d’urbanisme (le dossier est à l’instruction suite à une demande de permis de régularisation) : https://openpermits.brussels/fr/_04/PFU/1984947
  • ni permis d’environnement (non demandé à l’autorité délivrante, alors que la galerie fait plus de 200m² et que des fêtes y sont régulièrement organisées).
    Une demande de permis d’urbanisme, visant à régulariser le changement d’utilisation de commerce vers l’HORECA, a été introduite en mai 2025 par (une des filiales de) la SA Choux de Bruxelles, suite aux plaintes déposées par IEB auprès de l’ISA-Urban le 13/11/2024. L’enquête publique a eu lieu du 28 août au 11 septembre, suivie d’une commission de concertation, le 23 septembre 2025.
    L’absence de permis (ou de demande de permis) d’ENVIRONNEMENT a été signalée au cours de cette commission de concertation.
    Les réclamants pointaient la nécessité d’un permis d’environnement de classe A pour les fêtes et événements organisés cette galerie de plus de 200m² qui, en outre, sert de sortie de secours à la salle de la Madeleine.

Ce point est cité dans l’avis de la commission de concertation publié sur le site de la Ville de Bruxelles (pages 5 à 13) : bruxelles.be.

Lors de la commission de concertation, le porteur du projet, Thierry Goor, avait affirmé que l’offre de privatisation, partielle ou totale (jusqu’à 300 personnes) de la galerie, avait été retirée de leur site internet.

À ce jour pourtant, si l’offre n’est plus visible sur la page d’accueil du site, elle figure toujours sur le site, en anglais. On y accède facilement par les mots clés « privatisation » + « Bortier » : bortier.be
La brochure en français et également toujours publiée et trouvable, via une simple recherche Google avec les mêmes mots clés : bortier.be...

Parallèlement, une plainte a été déposée à URBAN sur la question de l’entrave à l’accès de la galerie, qui est un passage public.

À suivre !