Inter-Environnement Bruxelles

Des vœux pour NEO

Publié le mardi 17 décembre 2019, par I E B
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En octobre, dans l’imbroglio des obstacles s’accumulant contre le projet Neo, la Ville de Bruxelles faisait montre de sa volonté de remettre à plat le projet Neo. Et pourtant, un mois plus tard, en plein salon de l’immobilier au Mapic à Cannes, Ville et Région reviennent à la charge pour faire savoir que les permis pour Neo1 seront prochainement délivrés.

Le refus par l’administration flamande d’accorder le permis nécessaire à la voirie de liaison entre le plateau du Heysel et le Ring cumulé à la décision de maintenir le stade Roi Baudouin ainsi qu’à l’impérieuse nécessité de rénover les infrastructures existantes de Brussels Expo, tout cela ne pouvait en effet mener, en toute logique, qu’à une reconsidération de l’ensemble du projet : Neo 1 et son centre commercial (72 000 m²) assorti de 750 logements, d’un côté, Neo 2 et son centre de congrès assorti d’un hôtel de haut standing, de l’autre. Et pourtant, un mois plus tard, en plein salon de l’immobilier au Mapic à Cannes, Ville et Région reviennent à la charge pour faire savoir que les permis pour Neo1 seront prochainement délivrés.

Ce 20 décembre, à la veille de Noël, le Conseil d’État se réunira pour la deuxième fois pour auditionner les parties prenante au recours contre la base légale de Neo 1. Ce recours a été introduit il y a plus de 2 ans par l’Unizo, le Bral, BBL, l’ARAU et IEB. Le 12 août 2019, l’auditorat a rendu un avis abondant dans le sens des associations : l’incidence environnementale des solutions alternatives n’a pas été suffisamment étudiée et la résolution des problèmes de mobilité liés à un programme trop ambitieux ne trouve pas en l’état des garanties suffisantes dans la réglementation existante.

Si le Conseil d’État venait à annuler la disposition attaquée, nous exprimons le vœu que nos édiles se saisissent de l’occasion qui leur est ainsi donnée de repenser les programmes de Neo 1 et 2 pour un projet d’intérêt général plus en phase avec les besoins socio-économiques de la Région et de ses habitants et plus respectueux de l’environnement. Recourir à un Plan d’aménagement directeur (PAD) dont le seul objet est de passer au travers des réglementations urbanistiques est une fuite en avant indigne d’une planification démocratique.

Lire la totalité de notre dossier : Main basse sur le plateau du Heysel.


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