De façon générale, les expulsions de logements ne devraient pas exister, car tout devrait être mis en œuvre pour accompagner les locataires à remplir leurs engagements vis-à-vis des propriétaires. Heureusement, une avancée a été obtenue en cette matière depuis l’adoption du moratoire hivernal qui interdit toute expulsion de locataires entre le 1ᵉʳ novembre et le 15 mars en Région bruxelloise. Mesure encore confirmée récemment par la Cour constitutionnelle. Mais la mesure ne protège pas les occupants précaires comme les personnes sans papiers. Or un collectif de 50 personnes, dont des enfants, installés depuis plusieurs mois rue de la Victoire dans un bâtiment de la CSC-Enseignement, risque d’être expulsé ce vendredi 9 janvier si les autorités n’interviennent pas pour empêcher que des familles se retrouvent sans toit en plein hiver. L’aberration de la situation atteint son comble lorsqu’on apprend que le bâtiment est en passe d’être vendu et que le futur propriétaire a donné son accord pour que le collectif occupe les lieux jusqu’au début des travaux. Nous demandons à la CSC-Enseignement, toujours propriétaire du bâtiment, de renoncer à l’expulsion et aux autorités, dont la commune de Saint-Gilles, de nouer un dialogue en vue de la passation d’une convention d’occupation précaire avant le 9 janvier pour empêcher l’expulsion. Une mobilisation est prévue au petit matin ce 9 janvier.