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Communiqué du Port de Bruxelles sur le BILC : constellé de contre-vérités

Publié le mardi 30 septembre 2008, par I E B
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Le Port de Bruxelles panique. Voici la communication que le Port de Bruxelles a faite ce 26 septembre en guise de mise au point. Ce texte est constellé de contre-vérités et d’erreurs. Dans l’urgence, voici quelques commentaires.

Communiqué du Port de Bruxelles sur le BILC : constellé de contre-vérités · Le Port de Bruxelles panique. Voici la communication que le Port de Bruxelles a faite ce 26 septembre en guise de mise au point (téléchargez le Communiqué du Port de Bruxelles - 26 septembre 2008). Ce texte est constellé de contre-vérités et d’erreurs. Dans l’urgence, voici quelques commentaires.

Téléchargez le Communiqué du Port de Bruxelles - 26 septembre 2008 (pdf).

Chapitre 2
- Le Port ne dit pas que la saturation sera complète toute la journée (cf. rapport d’incidences) et qu’il faudra creuser un tunnel sous de Trooz (idem).
- Il ne dit pas non plus que les nuisances du BILC sont noyées dans une estimation erronée des incidences de Tour & Taxis.

Chapitre 3
- Les prix du BILC ne sont pas 15% plus élevés mais de 28%.
- Le centre trimodal est un rêve. La demande de permis concerne un centre 100% camions. Le rail est trop cher pour un volume si faible. La voie d’eau une chimère puisque les quais se trouvent à 1 km du BILC et que l’avenue du Port est déjà saturée.
- Le terminal a containers utilise la voie d’eau, pas le BILC.
- Le Port ne favorise pas le transfert modal, son contrat de gestion prévoit une hausse du transport par camions de 13% d’ici 2013.

Chapitre 4
TIR+BILC = 6% et non 4% du trafic (cf rapport d’incidences).
- Le projet de T&T n’engendrera pas 10000 véhicules/jour. On n’en sait rien à ce jour. Et les hypothèses du rapport d’incidence (qui date de 2005) sont farfelues par rapport à la demande de permis déposée par T&T au début de cette année.

Chapitre 5
- Le Port annoncait 8 à 900 emplois jusqu’à hier. Aujourd’hui, il revoit à la baisse à 600 emplois. Et demain ?
- 110 emploi à temps plein à l’hectare, ça voudrait dire 935 emplois. 651 emplois directs, c’est 76 emplois/ha et c’est nettement surévalué d’après les chiffres du secteur (cf nos communiqués de presse).

Chapitre 6
- On a bien la confirmation que le BILC, c’est un centre TIR bis, qui n’apporte rien à la ville.
- Si on interdisait les camions en ville, le BILC ne pourrait pas exister puisqu’il est lui-même situé en ville !
- Les études de 2005, à l’époque ou le baril était à 30$ sont obsolètes, de l’aveu même de la commission européenne.

Chapitre 7
- Le projet BILC n’est pas financé sur fond propres, il fait l’objet de divers emprunts d’environ 40 millions d’euros dont un emprunt à la BEI de 27,5 millions garanti par le gouvernement bruxellois, c’est à dire le contribuable. Si le BILC fait faillite, ce sont les Bruxellois qui paieront.
- Sogaris n’investit pas 50% mais 6% (3 millions sur près de 50 millions).
- Le prix prévu par le port pour louer ses entrepots est de 58€/m2/an, soit nettement plus que ce qui se fait de plus cher, c’est à dire les entrepôts de Zaventem. Or plus on se rapproche du centre-ville, moins chers sont les entrepôts, car ils sont moins accessibles. C’est un paradoxe mais c’est comme cela. Le port confond valeur absolue du foncier (très élevée) et valeur locative d’un entrepôt (qui dépend principalement de son accessibilité et de l’offre de multimodalité).
- La période d’amortissement du BILC est de 40 ans, date à laquelle il n’y aura plus de diesel pour faire rouler les camions !

Chapitre 8
- On nous annonce que le BILC est exclusivement basé sur le local. C’est faux, c’est une extension du TIR qui constitue principalement des entrepôts de transit.
La demande de permis le confirme, le BILC est demandé par les occupants du TIR.

Chapitre 9
- Confirme le fait que c’est un centre d’entreposage. Et les commerces seront-ils prêts à payer la surprime liée à la rupture de charge et aux prix prohibitifs pratiqués ?


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