En août 2025, l’ARAU déposait une demande de classement du Palais du Midi qui a été jugée irrecevable par Urban, l’administration régionale de l’urbanisme. Dans le cadre du recours contre le permis autorisant la démolition du bâtiment (introduit par l’ARAU et IEB avec le soutien du Bral), cette décision d’irrecevabilité a été jugée a priori illégale par le Conseil d’État : le Gouvernement régional était tenu de se prononcer sur la demande de classement avant la délivrance dudit permis. C’est l’une des raisons pour lesquelles, en décembre 2025, le Conseil d’État a suspendu le permis.
Le 18 mars dernier, la Commission Royale des Monuments et des Sites (CRMS) « souscrit à tous les arguments et intérêts développés dans la demande » introduite par l’ARAU et plaide pour « le classement de l’intégralité des façades ainsi que des toitures de l’aile nord ». Concernant l’intérieur, la CRMS indique que « la protection devrait inclure les principes morphologiques, de composition et de distribution du bâtiment tel qu’il se présentait dans la phase de référence des années 1922-1926 (commerces au rez-de-chaussée organisés autour des deux cours, coursives périphériques, implantation transversale du passage du travail avec circulation verticale centrale). »
Comme l’écrit l’ARAU, « la balle est maintenant dans le camp du gouvernement, qui doit décider d’entamer ou non la procédure de classement. Quoi qu’il en soit, il ne peut pas balayer l’avis favorable de la CRMS d’un revers de la main […] Quant à la Ville de Bruxelles, propriétaire des lieux, elle doit plus que jamais prendre les mesures conservatoires qui s’imposent pour garantir la protection de ce patrimoine remarquable… et le rendre accessible dans les prochains mois »