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L’avis du Conseil Supérieur de la Santé sur les rayonnements électromagnétiques : « des impacts biologiques »

Publié le vendredi 3 janvier, par Bruxelles grONDES
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L’avis du Conseil Supérieur de la Santé sur les rayonnements électromagnétiques : « des impacts biologiques » ·

https://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpshealth_theme_file/190617_css-9404_fys_chem_env_hygiene_vcabdem.pdf


Pour bien terminer l’année 2019 et commencer 2020 remotivé, (re)lisez ci-dessous le dernier avis en la matière du Conseil Supérieur de la Santé (CSS)...

Selon les opérateurs, les constructeurs, certains médias et politiques, celles et ceux qui se mobilisent pour des technologies mobiles respectueuses de la santé et de l’environnement ou pour un moratoire sur la 5G, seraient aux mieux de désuets néoluddistes, au pire de dangereux parano-complotistes. Quand l’autorité fédérale incontestée en la matière aux États-Unis, le National Toxicologic Program, publie des résultats d’études démontrant la nocivité des micro-ondes à des niveaux plus faibles que ceux tolérés chez nous, soudain l’institution n’est plus une référence et ils critiquent la forme et les modèles. Quand un institut Italien reproduit l’étude, c’est à des critiques politiques qu’ils se livrent.

Or bien plus près, chez nous, en Belgique et depuis des années, le Conseil Supérieur de la Santé met régulièrement en garde au sujet des effets nocifs des rayonnements électromagnétiques du mobile (04-02-09 & 01-10-14, entre autres). Fondé en 1849 le Conseil n’est pas exactement une bande d’éco-radicaux mangeurs de tofu bio, ni de néoludistes et moins encore de parano-complotistes. Composé de personnes qualifiées et compétentes sa mission est de formuler « des avis scientifiques afin de guider les décideurs politiques et les professionnels de la santé. Grâce à son réseau d’experts et ses collaborateurs internes, le Conseil se base sur une évaluation multidisciplinaire de l’état actuel de la science pour émettre des avis impartiaux et indépendants. Le Conseil élabore ses avis sur demande ou de sa propre initiative et les publie. »

Le Conseil n’a, par exemple, jamais validé le passage de la norme d’exposition maximale à Bruxelles des 3V/m aux 6V/m actuels. Cette année, il mettait une fois de plus en garde. En clair : un Conseil d’experts scientifiques, indépendant et impartial confirme à nouveau ce que grONDES et bien d’autres associations affirment depuis des années : les impacts biologiques sont sévères, particulièrement pour les fœtus et ne se limitent certainement pas à l’effet thermique. Dans cet avis le Conseil fait aussi référence à une étude régulièrement citée par les associations.

Un information déjà diffusée mais qui mérite la relance, voyez ci-dessous le texte d’ondes.brusels :

"Quand le Conseil Supérieur de la Santé sort du bois

Dans son avis n° 9404 rendu en mai 2019 (disponible ici), le CSS fait mention de l’exposition aux rayonnements non ionisants liés notamment à la communication et à l’électronique. Le CSS indique qu’« il a été montré que les rayonnements non ionisants émis par les micro-ondes agissent via activation des canaux calciques dépendants du voltage, induisant des impacts biologiques à des niveaux non thermiques (Anghileri et al., 2006 ; Martin Pall et al., 2015). »

Le CSS ajoute que « l’exposition maternelle aux champs électromagnétiques des fréquences utilisées par les téléphones mobiles a été associée à des troubles du comportement et du langage chez l’enfant (Birks et al., 2017 ; Zarei et al., 2015). L’utilisation de téléphones mobiles et de téléphones sans fil a été observée comme étant associée à un risque accru de gliome et de neurinome de l’acoustique (Hardell et al., 2013). Selon Levis et al. (2011), des protocoles en aveugle, exempts d’erreurs, de biais et de facteurs de conditionnement financiers, donnent des résultats positifs qui révèlent une relation de cause à effet entre l’utilisation ou la latence du téléphone mobile à long terme et l’augmentation statistiquement significative du risque de tumeur de la tête homolatérale, avec une plausibilité biologique. Les méta-analyses (y compris celle de Levis et al., 2011), n’examinant que les données sur les tumeurs homolatérales chez les sujets utilisant un téléphone mobile depuis ou pendant au moins 10 ans, montrent des augmentations importantes et statistiquement significatives du risque de gliomes cérébraux et de neurinomes de l’acoustique homolatéraux (Levis et al., 2011).  »

Cette nouvelle position fera-t-elle bouger les lignes en faveur d’une véritable reconnaissance dans notre pays des risques sanitaires des champs et rayonnements électromagnétiques d’origine technologique ? (...)

Découvrez la synthèse des arguments de Martin Pall

Martin Pall, professeur émérite de biochimie et de sciences médicales fondamentales à la Washington State University (USA), est l’un de ces nombreux scientifiques qui sonnent l’alerte.
Au regard de l’intérêt de plus en plus marqué pour les arguments développés par le professeur Pall, ondes.brussels a estimé utile d’en proposer une synthèse (disponible ici)."

ondes.brussels

L’avis du CSS : https://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpshealth_theme_file/190617_css-9404_fys_chem_env_hygiene_vcabdem.pdf 


Bruxelles grONDES

https://www.grondes.be/2019/12/css-des-impacts-biologiques.html


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