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Voyage au centre commercial

Publié le mercredi 22 octobre 2014, par IEB

Le dossier principal du dernier « Bruxelles en mouvements » (n°272, septembre-octobre 2014) est consacré aux centres commerciaux et montre à quel point ils sont fondamentalement anti-urbains. Ce dossier vous invite à découvrir les 10 recommandations d’IEW pour éviter que le fait commercial ne se réduise à une enclave sans âme ; la disparition des anciennes poêleries Godin et de son utopie sociale pour faire place au projet consumériste du centre commercial Dock Bruxsels ; le lien entre type d’emploi et type de commerce ; et le rôle immobilier et financier dévolu aujourd’hui aux centres commerciaux.


Sur la dernière décennie, force est de constater que le territoire bruxellois, et sa périphérie immédiate, font face à une surenchère de nouvelles surfaces commerciales ainsi qu’à trois grands projets de centres commerciaux. La déliquescence du marché du bureau n’y est pas étrangère, ni les nouvelles politiques de marketing urbain. La déferlante récente du phénomène et les nuisances prévisibles dont elle est porteuse expliquent probablement le réveil soudain de la société civile sur cette question.

Le présent dossier vous invitera notamment à découvrir les 10 recommandations d’IEW pour éviter que le fait commercial ne se réduise pas à une enclave sans âme qui réserve souvent plus d’un tiers de leur surface utile au parking avec pour seul lien au territoire l’ambition de drainer des clients vers une zone de chalandise gigantesque, écrasant sous son passage vie de quartier, commerce de proximité, gestion humaine de la main d’œuvre,...

Vous y découvrirez aussi les espoirs déçus sur l’avenir rêvé du terrain bruxellois ayant accueilli durant plus d’un siècle les anciennes poêleries Godin, une utopie sociale bien malmenée aujourd’hui pour faire place au projet consumériste du centre commercial Dock Bruxsels, qui sonne le glas tout type d’activités industrielles liées au canal, confisque l’usage coopératif d’un territoire et tourne le dos à la ville et aux quartiers.

Le dossier interroge également le lien entre type d’emploi et type de commerce. Dans l’aire métropolitaine bruxelloise, les commerces génèrent proportionnellement plus d’emplois qu’ailleurs en Belgique. Cela s’explique largement par la densité du marché et l’importante clientèle à servir, mais aussi par les coûts de l’immobilier qui contraint à optimiser l’usage de l’espace. Les formes modernes (grandes surfaces, parcs commerciaux, shoppings-centers) favorisent la présence des enseignes, lesquelles si elles contribuent à la salarisation des emplois ne sont pas une garantie de meilleures conditions de travail au vu notamment le développement important de franchises.

Enfin, il s’agira de se pencher sur le rôle immobilier et financier dévolu aujourd’hui aux centres commerciaux devenu un véritable produit d’investissement pour les promoteurs en manque de valeur sûre avec comme effet connexe une offre commerciale complètement déconnectée de la demande et des besoins. Le projet immobilier NEO sur le plateau du Heysel constitue une parfaite illustration de cette logique au travers d’un urbanisme opportuniste et spéculatif porté à bout de bras, non par des promoteurs, mais par les pouvoirs publics eux-mêmes.

Plus d’infos : Bruxelles en mouvements n°272 – Septembre-octobre 2014

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Dernier ajout : 18 novembre.