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Une université sur le plateau du Heysel

Publié le mercredi 2 mars, par IEB

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Après les Abattoirs d’Anderlecht, c’est le plateau du Heysel qui constituait le plat de résistance du dernier Brussels Academy sur les grands chantiers urbains. Devant une assemblée une fois encore bien fournie, Henri Dineur (CEO de NEO) et Benjamin Wayens (ULB/IGEAT et USL-B) sont venus débattre des enjeux complexes de ce territoire public de pas moins de 70 hectares, allant jusqu’à 100 hectares si on lui adjoint le terrain du parking C.

Rappelons que ce dernier est destiné à accueillir le futur stade en vue de l’Euro 2020.

Retraçant la genèse du projet intimement lié au Plan de développement international (PDI) pour la Région bruxelloise et donc à son désir de rayonner par-delà les frontières, H. Dineur nous a présenté le traitement de choc pour doper l’attractivité de cet espace actuellement « désastreux », selon ses dires : 72 000 m² de surfaces commerciales, 575 logements (essentiellement privés sur un terrain public), un centre de congrès de 5 000 places, un hôtel, du loisir,… en faisant tabula rasa du bon vieux stade Roi Baudouin, du Bruparck, de l’Océade et de Mini-Europe.

Que ce soit sur le stade ou sur Mini-Europe, la réponse de Dineur fut tranchante : le stade doit être démoli et la concession de Mini-Europe prendra fin en 2017.

B. Wayens interroge ? Offrir plus de m² de superficies commerciales ne va pas nécessairement créer plus d’emplois à Bruxelles, où le ratio emploi/m² est déjà élevé. Le marché est déjà mature en l’état et les commerçants ne sont pas nécessairement demandeurs de voir arriver la concurrence. Aujourd’hui c’est l’offre qui tire la demande et non l’inverse or le marché n’est pas extensible. Certes les centres commerciaux sont un produit d’investissement dont la rentabilité est intéressante mais la dérégulation actuelle du secteur n’est pas dénuée d’effets pervers dans un contexte où on assiste à une stagnation du chiffre d’affaire depuis 2009. Le logement privé serait-il là pour compenser ce risque ? La zone de chalandise n’est-elle pas plus restreinte que ce que l’on pense ? Toutes les fonctions sont-elles compatibles entre elles ? Un tel projet répond-il aussi aux besoins des Bruxellois, commerçants et habitants ?

N’hésitez pas à consulter nos différents dossiers sur la question : Main basse sur le plateau du Heysel.


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Dernier ajout : 8 décembre.