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Une mégaprison à Haren ? Mais enfermer n’améliore pas la sécurité de la société

Publié le vendredi 21 octobre 2016, par Respire

Si elle voit le jour, la mégaprison de Haren deviendrait la plus grande de Belgique. Une Zad défendant les terres agricoles et le site naturel du Keelbeek a été évacuée, mais l’opposition reste forte et vivace. Les auteurs de cette tribune expliquent pourquoi, selon eux, ce projet est contraire à l’intérêt général.

En ligne sur le site de Reporterre, ici. Version longue ci-dessous.

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Il y a un an, la Zad de Haren, installée sur le terrain du Keelbeek [1], a été évacuée brutalement par une centaine de policiers. Le gouvernement fédéral espère toujours construire à Haren la plus grande prison du pays, en détruisant 19 ha de terres arables et naturelles. L’expulsion a été jugée illégale, mais à notre grande surprise, le ministre de l’Intérieur n’a pas été inquiété.

Après l’expulsion, le terrain a été grillagé et il est gardé en permanence par les vigiles d’une société privée. Les activités ont continué, et la bataille juridique s’est intensifiée. Le 11 décembre 2015, le permis d’environnement délivré pour la construction de la prison a été rejeté. Parmi les motifs : la sous-évaluation des incidences de la mégaprison sur la mobilité, et l’absence de recherche d’un site alternatif.

L’objectif annoncé du projet de mégaprison est de trouver une solution au problème de surpopulation carcérale à Bruxelles, et de remplacer les trois anciennes prisons de la capitale : celles de Saint-Gilles, de Forest et de Berkendael. L’objectif semble louable au regard de la vétusté des prisons existantes, mais, si l’on creuse la question, on se rend compte que ce projet est contraire à l’intérêt général.

Plus on construit de prisons, plus on les remplit

D’abord, les criminologues ont établi que la construction de nouvelles prisons ne permet pas d’endiguer la surpopulation carcérale : plus on en construit, plus on les remplit. Et les pauvres sont massivement surreprésentés en détention. Non parce qu’ils commettent plus de délits, mais parce qu’ils sont plus sanctionnés tout au long de la chaîne pénale.

Ensuite, s’il est indispensable d’assurer des conditions dignes de détention aux détenus, qui sont condamnés à une peine de privation de liberté, mais pas de leurs droits humains fondamentaux, le choix de Haren soulève des problèmes insolubles.



La Zad du Keelbeek avant l’expulsion.

Localisée dans l’extrême nord-est de Bruxelles, à 13 km du palais de justice au lieu de 3 km pour les prisons actuelles, Haren est enclavée et très mal desservie par les transports en commun. Cela a plusieurs impacts directs.

D’abord, les visites des familles aux détenus deviendraient un chemin de croix. Or, le maintien des contacts entre le détenu et ses proches est un critère essentiel de sa réinsertion. Ensuite, les droits de la défense risqueraient aussi d’en pâtir : les avocats des détenus en préventive [2] doivent faire des allers-retours fréquents entre le palais de justice et la prison.

Enfin, le coût de construction et d’exploitation de la prison envisagée se ferait sous la forme d’un partenariat public-privé (PPP), à un coût estimé à environ 3 milliards d’euros sur 25 ans d’exploitation… Cette dépense extravagante assèchera durablement les finances du ministère de la Justice, compromettant ses missions de service public et la mise en œuvre de politiques de prévention et de réinsertion dignes de ce nom. Pour un prix que l’on peut raisonnablement estimer très inférieur, il est possible de rénover la prison existante de Saint-Gilles (ce travail a d’ailleurs déjà commencé, tandis que la prison de Berkendael est dans un état correct), ce qui permettrait de maintenir la proximité avec le palais de justice et de préserver le site exceptionnel de Haren.

Une majorité des personnes interrogées a compris que la prison est l’école du crime

Au printemps, les agents pénitentiaires (gardiens de prison) se sont une nouvelle fois mis en grève pour protester contre leurs conditions de travail et la diminution des effectifs, que le gouvernement prévoit de réduire encore plus. Le danger devenant certain, le ministre de la Justice a trouvé les moyens de réduire le nombre de détenus pour limiter la surpopulation dans les cellules et la tension qui en découle. Ce qui semblait impossible ne l’était subitement plus. Et le problème supposé insurmontable de la surpopulation carcérale est apparu pour ce qu’il est : un choix politique.


Notons que « l’opinion publique », convoquée à tire-larigot pour justifier les politiques sécuritaires, n’a aucunement constitué un frein à la réduction de la population carcérale cet été. Mieux : en pleine grève, un sondage a démontré qu’une majorité des personnes interrogées a compris que la prison est l’école du crime, le terreau de la récidive, une fabrique à exclusion, et que cela n’améliore pas la sécurité de nos sociétés.

Désormais, le projet de mégaprison de Haren n’a plus aucune justification.

Mais d’où ce projet vient-il ? Son origine semble se situer à Saint-Gilles, commune que le bourgmestre (PS), Charles Picqué, rêve de transformer en « petit Montmartre » bruxellois. Se débarrasser de la prison, de ses haut-parleurs et de ses pauvres : c’est son leitmotiv de plus d’une décennie. Triple bénéfice visé : les pauvres laissent place aux « bobos », lesquels font entrer davantage de taxes et de revenus dans les caisses de la commune, qui réaliserait de surcroît une énorme plus-value foncière en transformant l’ancien bâtiment carcéral en logements et services.

La prison de Haren devait être mise en service en 2016, mais la mobilisation tous azimuts a permis de retarder de trois ans ce projet. La bataille continue et ne cesse de se renouveler et de se réinventer. Depuis le 3 septembre, le terrain est de nouveau occupé, des nouveaux recours sont lancés et un contre-projet est en cours de développement. La rentrée devrait voir le dossier avancer sous l’impulsion intéressée de ses promoteurs, mais nous comptons bien, à nouveau, le stopper. Ils veulent couler le Keelbeek et la justice dans le béton de la mégaprison. Quels idéalistes !



Potager de la ZAD avant destruction.

Quelques-uns des opposants à la prison et partisans du Keelbeek libre : Jean-Baptiste Godinot, Élisabeth Grimmer, Stéphanie Guilmain, Valentine, Luk Vervaet, Laurent Moulin, Dominique Gihousse, Jérôme Pelenc, Renaud Jean-Louis.

Photos : Comité de Haren

APPEL À DONS DE LA PART DES OPPOSANTS À LA PRISON

Les recours en justice contre le projet de mégaprison demandent d’importants moyens, toute aide financière est la bienvenue ! Nous vous invitons à faire un don sur le compte « Keelbeek en justice » : BE 35-973140960-737 avec la mention « don recours contre prison ». Merci de votre générosité ! Aidez-nous à diffuser cet appel !

Pour plus d’informations sur la lutte :


Comité de Haren ;
Vrij Keelbeek Libre ! ;
Plateforme pour sortir du désastre carcéral ;
Projet de ferme ouverte sur le Keelbeek.

Version longue :

Belgique, Bruxelles : La bataille du Keelbeek pour ne pas couler la justice dans le béton de la mégaprison

Le 21 septembre, il y aura un an que la ZAD de Haren (Nord-Est de Bruxelles, voir l’article de Reporterre), aura été évacuée brutalement par une centaine de policiers diligentés par le ministre de l’intérieur [3]. Le gouvernement fédéral des droites espère toujours construire à Haren la plus grande prison du pays, en détruisant de manière irréversible 19 Ha de terres arables. Les ZADistes, qui occupaient ce terrain depuis plus d’un an en organisant de très nombreux évènements d’informations, discussions, partages, avaient reçu la semaine d’avant un ordre d’évacuation, contre lequel ils avaient introduit un recours. C’est au moment même où le juge les entendait que le Ministre de l’intérieur a fait exécuter l’ordre, court-circuitant la procédure, sans que cela ne semble poser le moindre problème aux autorités. Il y a mieux : les requérants ont gagné. L’expulsion était donc illégale [4] mais à notre plus grande surprise, le ministre de l’intérieur n’a pas été inquiété.

Depuis l’expulsion, le terrain a été grillagé et il est gardé en permanence par les vigiles d’une société privée. Les ZADistes ont réinstallé un camp à côté du terrain pendant un temps. Les activités ont continué, et la bataille juridique s’est intensifiée.

Le 11 décembre 2015, sur requête des riverains, le Collège de l’environnement, une instance juridictionnelle de la Région Bruxelles-Capitale [5], carbonisait le permis d’environnement délivré pour la construction de la prison [6]. Parmi les motifs : la sous-évaluation des incidences de la mégaprison sur la mobilité, et l’absence de recherche d’un site alternatif. [7]

La mégaprison de Bruxelles : un projet toxique

L’objectif annoncé du projet de mégaprison est de trouver une solution au problème de surpopulation carcérale à Bruxelles, et de remplacer les anciennes 3 prisons de la capitale : celles de Saint-Gilles, Forest et Berkendael [8]. Celle de Forest est dans un tel état de délabrement que la Belgique a été de nombreuses fois condamnées par les instances internationales pour traitements inhumains et dégradants des détenus qui y croupissent. Pourtant, derrière ces intentions en apparence louables se cache un projet nuisible pensé pour servir des intérêts particuliers.

D’abord, les criminologues ont établi que la construction de nouvelles prisons ne permet pas d’endiguer la surpopulation carcérale : plus on en construit, plus on les remplit. Ainsi la Belgique comptait 7.333 places de prison en 1997 et 8.156 détenus. En 2014, le nombre de places était passé à 9.592, et le nombre détenus… à 11.769 [9]. Le crime a-t-il explosé dans le plat pays au cours des 20 dernières années ? Non, aucun indice ne va en ce sens. Par contre, les conditions socio-économiques se sont dégradées ou, pour le dire plus clairement, le nombre de pauvres a augmenté. Et les pauvres sont massivement surreprésentés en détention. Non parce qu’ils commettent plus de délits, mais parce qu’ils sont plus sanctionnés tout au long de la chaîne pénale. [10] Dès l’origine, la mégaprison n’était donc pas une solution à la surpopulation mais tout le contraire : la possibilité de l’extension du problème, et partant, le renforcement de l’injustice et des exclusions qu’il entraine.

Ensuite, s’il est indispensable d’assurer des conditions de détention dignes aux détenus, qui sont condamnés à une peine de privation de liberté mais pas de leurs droits humains fondamentaux, le choix de Haren pose des problèmes insolubles.
Localisée à l’extrême nord-est de Bruxelles, à 13 km du Palais de Justice contre 3 km pour les prisons actuelles, Haren est enclavée et très mal desservie en transports en commun. Cela a plusieurs impacts directs. Les visites des familles aux détenus s’en trouveraient fortement compliquées. Il faut facilement 3 heures aller-retour pour traverser la ville en transports en commun, et pour nombre de détenus notamment les mères accompagnées de leurs enfants, les visites se transformeraient vite en chemin de croix. Le maintien des contacts entre le détenu et ses proches est pourtant un critère essentiel de sa réinsertion. Les droits de la défense risqueraient aussi d’en pâtir : pour les détenus en préventive [11], les avocats doivent faire des allers-retours fréquents entre le palais de Justice et la prison. Les embouteillages étant endémiques à Bruxelles, cela serait souvent rendu impraticable. C’est pourquoi le bâtonnier de Bruxelles a pris publiquement position contre ce projet de prison.

Pire enfin, la hauteur des montants prévus pour la mégaprison est rédhibitoire. Elle devrait être construite puis exploitée selon un Partenariat-Public-Privé (PPP), type de montage qui permet au privé de faire peser le risque financier sur le public, l’Etat étant en effet toujours le garant du projet en dernier recours. Le gouvernement refuse toujours de communiquer les coûts réels de cette mégaprison, mais selon nos estimations, les contribuables devront débourser plus de 3 milliards d’euros au cours des 25 ans d’exploitation de la mégaprison en PPP. Et après, ce devrait logiquement être pire puisque la prison devra être rénovée. Ce coût est totalement extravagant en regard des finances catastrophiques de la Justice en Belgique, qui ne parvient déjà plus à assurer ses missions de service au public tant elle manque structurellement de moyens. Pour un prix que l’on peut raisonnablement estimer beaucoup plus bas, il est possible de rénover les anciennes prisons, et même de démolir/reconstruire celle de Forest. D’autant que 90 millions ont déjà été dépensés pour rénover Saint-Gilles qui a été remise aux normes, et que le troisième établissement, la prison pour femmes de Berkendael, est dans un état jugé correct. Rénover les anciennes prisons permet de maintenir la proximité avec le palais de Justice et de préserver le site exceptionnel de Haren qui a vocation à fournir de nombreux services écosystémiques à la métropole bruxelloise.

Un Grand Projet Inutile et Imposé encore plus inutile qu’il l’était déjà !

Un évènement imprévu – tout étant relatif – s’est produit au printemps : les agents pénitentiaires (gardiens de prisons) se sont mis en grève pour protester contre leurs conditions de travail et la diminution des effectifs, que le gouvernement prévoit de réduire encore plus. La grève aura duré 51 jours, jusqu’au 15 juin 2016. La situation est devenue catastrophique dans les prisons où parfois les détenus n’avaient accès aux douche qu’une fois par semaine, ne pouvaient manger qu’une fois par jour, et restaient 24/24 dans leur cellule, sans sortie à l’extérieur. Le danger devenant certain, le Ministre de la Justice a trouvé les moyens de réduire le nombre de détenus pour limiter la surpopulation dans les cellules et la tension qui en découle. En dehors de certains congés pénitentiaires, on ne sait pas encore quels mécanismes ont été actionnés. Quoi qu’il en soit, ce qui semblait impossible ne l’était subitement plus. Et le problème supposé insurmontable de la surpopulation carcérale est apparu pour ce qu’il est : un choix politique.

Après la grève, et vu l’état catastrophique de la prison, le bourgmestre de Forest qui est garant de la sécurité sur le territoire de sa commune, a décidé d’agir. Le nombre de détenus, qui avait atteint 700 en 2012 pour une capacité de 372 places, était encore de 400 avant la grève et a été ramené sous les 300. Il doit être ramené à 180 personnes d’ici au mois d’octobre 2016. Une aile de la prison sera alors définitivement fermée, pendant que d’autres seront temporairement rénovées avant la fermeture demandée de l’établissement.

La combinaison du désastre carcéral qui s’éternise en Belgique, de la mobilisation de la société civile contre l’enfermement de masse, de la grève des gardiens et de la décision du bourgmestre de Forest, ont démontré de manière limpide que la solution au problème des prisons réside dans une politique réductionniste. En envoyant en prison moins de détenus pas dangereux, il devient inutile d’en construire de nouvelles et on économise des moyens pour la prévention et la réinsertion qui en ont un besoin criant.

Notons que « l’opinion publique », convoquée à tire-larigot pour justifier les politiques sécuritaires, n’a aucunement constitué un frein à la réduction de la population carcérale cet été. Mieux : en pleine grève, un sondage réalisé par un quotidien a démontré qu’une majorité de personnes a compris que la prison est l’école du crime, le terreau de la récidive, une fabrique à exclusion, et que cela n’est bon pour personne et n’améliore pas la sécurité de nos sociétés- [12].
Désormais, le projet de mégaprison de Haren n’a plus aucune justification.

Mégaprison, gentrification, bétonisation et parti socialiste

Le problème n’est malheureusement pas du côté des justifications, qui ont toujours fait défaut dans ce projet mégalomane. Et d’où vient-il ce projet ? Son origine semble bien se situer à Saint-Gilles, commune que le bourgmestre (PS), Charles Picqué, rêve de transformer en « petite Montmartre » bruxelloise. Se débarrasser de la prison, ses haut-parleurs et ses pauvres : un leitmotiv de plus d’une décennie. Triple bénéfice visé : les pauvres laissent place aux « bobos », lesquels font entrer davantage de taxes et revenus à la commune, qui réalise en plus une énorme plus-value foncière en transformant l’ancienne prison en logements et services.

Que cela implique le déport des détenus dans une zone enclavée et très mal desservie en transports en commun, aggrave par conséquent leur exclusion sociale et celle de leurs familles, que les droits de la défense s’y trouvent hypothéqués, que cela ruine le budget de la justice déjà exsangue, prive du même coup les programmes de prévention et de réinsertion qui sont pourtant à sec, que cela détruise le site écologique exceptionnel du Keelbeek, en asphyxiant Haren, que ce projet avance en cumulant les dénis de démocratie (opacité du dossier, informations publiques parcellaires, non-respect des procédures, soupçon de corruption, etc.) ; le bourgmestre semble ne s’en soucier d’aucune manière. Ni son parti, « socialiste », qui prétend préférer les petites prisons à taille humaine mais qui défend très efficacement le mastodonte de Haren à tous les niveaux de pouvoir.

La mobilisation tous azimuts a déjà permis de retarder de trois ans ce projet toxique, qui devait initialement être mis en service début 2016. La bataille continue et ne cesse de se renouveler et de se réinventer. De nouvelles actions citoyennes et associatives sont prévues. Des femmes et hommes politiques libres interpellent. Un contre-projet citoyen et associatif se développe, visant lui, l’intérêt général. Des recours sont pendants, d’autres sont en préparation. La rentrée devrait voir le dossier avancer, et nous comptons bien, à nouveau, le caler. Ils veulent couler le Keelbeek et la justice dans le béton de la mégaprison. Quels idéalistes !

Quelques opposants favorables au Keelbeek libre : Jean-Baptiste Godinot, Elisabeth Grimmer, Stéphanie Guilmain, Valentine, Luk Vervaet, Laurent Moulin, Dominique Gihousse, Jérôme Pelenc, Renaud Jean-Louis.
*

APPEL A DONS

Les recours en justice contre le projet de mégaprison demandent d’importants moyens, toute aide financière est la bienvenue ! Nous vous invitons à
faire un don sur le compte « Keelbeek en justice » : BE 35-973140960-737 avec la mention « don recours contre prison ». Merci de votre générosité ! Aidez-nous à diffuser cet appel !


[1] Le Keelbeek est un espace vert de dix-neuf hectares situé dans le nord-est de Bruxelles. Lire ou relire l’article de Reporterre « À Bruxelles, une ZAD s’organise contre un projet de mégaprison ».

[2] 35 % des détenus en Belgique sont des prévenus, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas encore été jugés.

[5] La Belgique est un état fédéral qui articule différents niveaux dont les niveaux régionaux. La capitale de l’Europe se trouve sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale, laquelle dispose d’un gouvernement et d’un parlement bilingues.

[7] La préservation du site du Keelbeek est au cœur de la bataille du même nom. La mobilisation pour sortir du désastre carcéral en est un autre axe, convergent, sur lequel nous revenons dans cet article.

[8] La prison de Saint-Gilles est située sur le site de la commune de Saint-Gilles. Les prisons de Forest et Berkendael sont situées sur le territoire de la commune de Forest.

[10] Les chiffres des prisons. Des logiques économiques à leur traduction pénale ; Charlotte Vanneste, Institut National de Criminalistique et de Criminologie, www.incc.fgov.be/upload/files/ODcriminologie/Doctorat/CV_1.pdf, et http://oipbelgique.be/fr/wp-content...

[11] 35% des détenus en Belgique sont des prévenus, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas encore été jugés.

Voir en ligne : http://www.respire-asbl.be/spip.php...

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Dernier ajout : 22 octobre.