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Tunnels Reyers : la Région ne peut renoncer à « une approche volontariste et nécessaire » pour « une demi-mesure sans vision d’avenir »

Publié le mardi 13 juin, par Atelier de recherche et d’action urbaines (ARAU) asbl

Le maintien de deux bandes dans la trémie du tunnel E40-Montgomery empêche un réaménagement qualitatif en surface. Cette décision, contraire à toutes les recommandations des études réalisées, traduit un manque de courage de la Région. L’ARAU demande qu’elle se conforme à ses plans et à ses engagements : diminuer la pression automobile sur la ville et réaménager ses espaces publics au profit de ses habitants.

Ce jeudi 1er juin, la commission de concertation se réunira pour examiner la demande de permis portant sur la rénovation des toitures du complexe de tunnels Reyser et de la station Diamant ainsi que sur le réaménagement des trémies (voies d’accès) des tunnels Meiser <-> E40 et des tunnels Vergote / Montgomery <-> E40. Si la rénovation des toitures ne fait pas débat, le choix opéré pour les trémies pose question puisqu’il empêcherait un réaménagement qualitatif de l’espace public, annoncé depuis la démolition du viaduc Reyers, alors que la situation existante est particulièrement dommageable pour les piétons et les cyclistes.
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L’étude de mobilité, qui a analysé 4 scénarios, a conclu que la meilleure option est de réduire les 4 trémies à une seule bande de circulation. Ce scénario, qualifié de « volontariste et nécessaire » s’inscrit pleinement dans les objectifs du plan Iris II et du projet de requalification de l’entrée en ville de l’E40 en boulevard urbain (projet Parkway). Malgré les recommandations de cette étude, la Région a choisi le scénario qualifié de « demi-mesure sans vision d’avenir » par les auteurs, à savoir :

la réduction de deux à une bande pour les trémies E40 vers Meiser, Meiser vers E40, Vergote (Montgomery) vers E40 ;
le maintien à deux bandes pour la trémie E40 vers Vergote (Montgomery).

Cette décision, contraire à toutes les études réalisées, ne s’appuie sur aucun fondement rationnel ; elle traduit un manque de courage (qu’on a pourtant pu voir à d’autres occasions) qui accouche, comme le formule parfaitement l’étude de mobilité d’« une demi-mesure sans vision d’avenir ».

Voir en ligne : ARAU - Atelier de Recherche et d’Action Urbaines

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Dernier ajout : 26 juin.