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Pollution électromagnétique : savoirs et mobilisations

Publié le mercredi 2 mai, par IEB

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Depuis plusieurs années, IEB s’est engagé dans la lutte contre la pollution électromagnétique et le déploiement débridé des technologies de télécommunication. Afin de réfléchir aux moyens de porter la problématique de la pollution électromagnétique dans l’espace public, nous organisons une « Assemblée Associative » le jeudi 7 juin de 14 h à 20h30, au Pianofabriek, rue du Fort, 35, à 1060 Bruxelles. Cette assemblée rassemblera différents acteurs qui interrogent les nombreux aspects de la pollution électromagnétique. Alors que cette pollution touche l’entièreté de population, le débat reste cantonné aux experts et politiques. IEB souhaite élargir les points de vue en croisant les regards et les interrogations sur cette problématique.

Jusqu’ici, les actions d’IEB se sont essentiellement axées sur la dimension juridique de la problématique avec l’introduction de recours en justice et le soutien à des associations d’habitants contestant l’implantation de nouvelles antennes de téléphonie mobile dans leur quartier. Avec l’annonce du déploiement de la 5G et des compteurs communicants à Bruxelles et la promotion tout azimut des « Smart cities » et des objets connectés, il nous paraît nécessaire de prendre de la hauteur par rapport à nos propres pratiques.

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Cette journée s’articulera en quatre thématiques :

  • Lutte et mobilisation sur le terrain. Aujourd’hui, la lutte contre l’installation de nouvelles antennes mobilise un nombre croissant de comités d’habitants. Que peut-on retenir de leurs victoires, comme de leurs échecs ? La pollution électromagnétique peut être considérée comme le dernier avatar des pollutions de l’ère industrielle après les pollutions de l’air, de l’eau et des sols et toutes les formes de dégradations de l’environnement. De quelle manière ces différentes formes de pollution se sont progressivement imposées comme des enjeux de société ? Que peut-on en retenir qui puisse soutenir nos mobilisations pour une reconnaissance de la pollution électromagnétique ?
     
  • Les enjeux sanitaires et environnementaux. Un nombre croissant de personnes disent souffrir d’électro-hypersensibilité. Comment rendre audible et crédible ces souffrances, alors que de nombreux « experts » disqualifient les effets sanitaires et la dangerosité des rayonnements électromagnétiques ? À partir de quand peut-on parler de pollution et de maladie ? Qu’est-ce qui fait maladie ?
     
  • Les aspects juridiques et institutionnels. Aujourd’hui, les normes bruxelloises de protection contre la pollution électromagnétique reposent sur le principe de précaution. Pour l’industrie des télécommunications, ces normes constituent des entraves au progrès, d’autant plus que la capitale de l’Europe est plébiscitée pour être la ville belge porte-drapeau de la 5G d’ici 2020. Comment ces normes sont-elles fixées ? Comment se jouent les conflits entre les scientifiques, les industriels et les responsables politiques pour l’établissement des normes de protection ?
     
  • Aspects économiques et sociaux. Le déploiement de la 5G, l’introduction des compteurs communicants et des multiples objets connectés des futures « Smart cities » seraient les leviers économiques de demain. Derrière les grands discours des transitions énergétique et numérique, qu’en est-il véritablement ? Quels sont les enjeux économiques et financiers sous-jacents au déploiement de toutes ces nouvelles technologies ? Quels impacts sur le travail et l’emploi ? Ces transitions sont-elles vraiment écologiques ?

Pour discuter de ces questions, plusieurs intervenants nous ont déjà confirmé leur présence :

  • Alexis Zimmer, philosophe et biologiste, il est l’auteur d’un livre intitulé « Brouillards toxiques » contre-enquête qui révèle comment la reconnaissance de la pollution de l’air s’est construite politiquement à partir (entre autres) du cas d’une pollution mortelle dans la vallée de la Meuse dans les années 1930.
  • Grégoire Wallenborn, physicien et philosophe de formation, il coordonne différents projets interdisciplinaires autour des modes de consommation. Chercheur à l’IGEAT au Centre d’Études du Développement durable (CEDD) depuis 2001. Il poursuit actuellement ses recherches sur les « réseaux intelligents » et leurs usagers.
  • Nicolas Prignot, philosophe et physicien, ancien travailleur à IEB, il a défendu une thèse de doctorat intitulée « L’onde, la preuve et le militant, l’écosophie de Félix Guattari à l’épreuve de l’électrosensibilité et de la polémique sur les dangers des ondes électromagnétiques ».
  • Delphine Misonne, chercheur qualifiée au FNRS, Professeur à l’Université Saint Louis-Bruxelles et Maître d’enseignement à l’Université Libre de Bruxelles.
  • Paul Lannoye, physicien, eurodéputé, figure marquante de l’écologie politique en Wallonie et en Europe.
  • François Grevisse, coordinateur du Centre d’appui SocialEnergie au sein de la Fédération des services sociaux.
  • Olivier Galand, porte-parole de la plate-forme grONDES qui rassemble des comités de quartier opposés à l’installation d’antennes GSM dans leur quartier.
  • Wendy de Hemptinne, physicienne, co-fondatrice de ondes.brussels, elle donne, depuis plusieurs années, des conférences pour informer sur les champs électromagnétiques.
  • Colette Devillers, membre fondatrice de l’AREHS, association pour la reconnaissance de l’électro hyper sensibilité.
  • Corentin Debailleul, géographe à l’IGEAT, il travaille notamment sur le déploiement des caméras de surveillance et plus largement sur les concepts et valeurs des Smart cities.

La participation à cette Assemblée Associative est gratuite et l’inscription vivement souhaitée. Bienvenue à toutes et tous (membres d’IEB ou non) !

Contactez Alexis Dabin et Stéphanie D’Haenens.

Infos : page Facebook.


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