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Navigation chahutée pour la marina d’Anderlecht

Publié le mercredi 24 janvier, par IEB

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Jeudi dernier se déroulait la Commission de concertation au sujet du projet immobilier près de la rue Wayez et s’accompagnant d’une marina. On regrettera que la commune ait changé le lieu de la Commission la veille de la séance. Une bonne vingtaine d’habitants, commerçants et associations étaient présents avec des visions partagées sur le projet. IEB, comme d’autres, n’a pas manqué de pointer les nombreux problèmes que ce projet soulève.

Des problèmes de fond d’abord, avec un projet dense, replié sur lui-même et spéculatif, centré sur un port de plaisance mal situé et redondant (un nouveau port de plaisance est déjà en construction à Beersel, 6 kilomètres plus au sud). Les coûts collatéraux du projet (creusement d’un bassin, rabattement de la nappe phréatique, déplacement d’un important collecteurs d’égouts, création d’un pont et déviation d’une piste cyclable,…) augmenteront inévitablement le coût à l’acquisition des futurs 302 logements et font de l’opération immobilière un projet risqué dans ce quartier populaire (lire : « Un port de plaisance à Anderlecht ? Une charge publique anti-sociale pour un profit privé ! »).

De graves irrégularités de forme ensuite que nous avons pointées avec le Centre de rénovation urbaine d’Anderlecht (CRU) dans un communiqué de presse : Une marina inaccessible ! ». D’autres habitants présents ont confirmé avoir rencontré les mêmes difficultés. C’est pourquoi IEB et le CRU ont demandé l’annulation de l’enquête et sa réorganisation dans de meilleures conditions. Ceci s’avère d’autant plus nécessaire que le promoteur a substantiellement modifié sa demande de permis après que l’étude d’incidences environnementales a été réalisée. Alors que le projet initial portait sur 199 places de parking et 218 logements, la demande soumise à la Commission de concertation mentionnait 345 emplacements de parking et 302 logements, soit 75 % et 38 % d’augmentation sans qu’aucune étude n’analyse l’impact d’une modification d’une telle ampleur sur la mobilité, le microclimat, les domaines social et économique, sur l’énergie, le patrimoine architectural, la qualité de l’air, le traitement des déchets ou encore le déroulement du chantier.

IEB conserve l’espoir que la Commission de concertation, qui a reporté sa décision, invalide cette enquête publique, tant en raison de ces irrégularités durant l’enquête publique, que du caractère choquant de ce projet. Il est toujours temps de signer ici : www.change.org.


Présence IEB

Dernier ajout : 24 février.