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Le boom démographique késako ?

Publié le mardi 26 mars 2019, par I E B
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Après avoir fortement chuté, durant les années 1960 à 1990, suite à l’exode des classes moyennes et aisées, notre courbe démographique est repartie à la hausse au début des années 2000. À partir de 2010, la population bruxelloise a dépassé son maximum historique.

Le boom démographique késako ? · Après avoir fortement chuté, durant les années 1960 à 1990, suite à l’exode des classes moyennes et aisées, notre courbe démographique est repartie à la hausse au début des années 2000. À partir de 2010, la population bruxelloise a dépassé son maximum historique.

C’est fort de cet élément que le gouvernement bruxellois a mis sur pied son PRAS démographique en 2013 avec une vision purement théorique et chiffrée de la planification qui fixe des densités souhaitées par zone ou par quartier, en faisant fi de l’existant, comme si Bruxelles n’était composée que de vastes zones en friche. La finalité : construire un maximum de logements pour accueillir le boom. Une approche qui a omis de prendre en compte la complexité du terrain, le profil démographique de la « nouvelle » population et a surtout ouvert les vannes de la spéculation immobilière. Les promoteurs se sont jetés sur l’aubaine pour construire de nouveaux logements dont le prix étaient rarement adaptés à la demande. Le « boom démographique » annoncé fut ultérieurement relativisé. Il aura servi avant tout de prétexte au gouvernement bruxellois pour prolonger sa politique de revitalisation de la ville pour augmenter son attractivité résidentielle, avec, pour conséquence inéluctable, un renforcement du phénomène de l’exclusion par le logement et une perte de foncier pour les activités productives.

Pour un approfondissement du sujet, lire notre dossier « Démographie ? » in Bruxelles en mouvements n°261 — Novembre 2012.



Bem 299 - Mars-avril 2019

Dernier ajout : 10 août.