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Dossier Santé

L’impact du logement

Publié le mercredi 26 février 2014, par I E B, Thierry Kuyken

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Si les facteurs influençant la santé sont effectivement multiples et dépendent largement des moyens financiers des personnes, il ressort des témoignages que nous avons pu récolter tant auprès des professionnels du secteur qu’auprès des publics concernés que certains facteurs sont plus déterminants que d’autres. C’est entre autres le cas du logement.

Un bon logement, sain, adapté à la situation familiale et au budget du ménage est effectivement une condition sine qua non pour une meilleure santé des personnes. Cet aspect est d’autant plus important chez les personnes économiquement fragilisées. En effet, nombreuses sont celles qui passent le plus clair de leur temps chez elles, faute d’activité professionnelle, de liens sociaux ou simplement parce qu’elles s’occupent des enfants,....

L’impact du logement sur la santé est double. Premièrement, une personne ou un ménage peut se sentir bien ou non dans le logement qu’il occupe. Cet aspect recouvre non seulement des éléments objectifs — tels la taille du logement vis-à-vis de la taille du ménage, la luminosité, l’isolation,... — mais aussi subjectifs. Cette dimension aura un impact considérable sur la santé mentale des personnes, ce qui aura à son tour des conséquences sur leur santé physique et sur leur mode de vie. Deuxièmement, le logement a un impact important sur la santé des personnes qui l’occupent au travers des sources de pollutions intérieures. Celles-ci ne sont pas toujours perceptibles, ce qui peut conduire à une exposition de plusieurs années et donc gravement impacter la santé.

La présence de ces pollutions intérieures est due à une multitude de facteurs comme la présence de produits nocifs dans l’isolation du bâtiment, dans les meubles ou dans les peintures et autres vernis, l’utilisation de produits toxiques pour l’entretien, la fumée de tabac, les appareils électroménagers au travers des émanations et des ondes qu’ils propagent,...

Si certaines sources de nuisances peuvent être combattues facilement, d’autres le sont nettement moins et une bonne aération du bâtiment est dès lors la seule solution afin d’amener un renouvellement de l’air confiné par de l’air extérieur. Selon un rapport de Santé-habitat [1], il serait empiriquement prouvé qu’un polluant à l’intérieur d’un local aurait mille fois plus de chances d’atteindre les poumons d’une personne que les polluants libérés à l’extérieur. Et comme nous passons plus de 50% de notre temps, soit au minimum 12 heures par jour pour certaines personnes, dans des endroits clos, on voit immédiatement l’impact que ceci peut avoir sur notre santé.

Thierry Kuyken

BEM n°268 – Janvier-février 2014

BEM n°268 – Janvier-février 2014

Dernier ajout : 7 décembre.