Inter-Environnement Bruxelles Inter-Environnement Bruxelles

Is the shopping mall dead ?

Publié le mercredi 11 juillet 2012, par IEB

C’est sous ce titre accrocheur, clin d’œil au site www.deadmalls.com, que l’ADT organisait fin juin une matinée d’étude sur le devenir des centres commerciaux.

Une matinée riche en débat entre les promoteurs et les investisseurs tentant de défendre leur bout de gras, des politiques modérés vantant les avantages du commerce en centre-ville et des experts critiques tirant la sonnette d’alarme sur les projets surnuméraires de centres commerciaux en Belgique (vous pouvez télécharger les présentations ici : www.adt-ato.be/fr/events).

Épinglons à cet égard la présentation de Jean-Luc Calonger, d’Augeo, l’auteur du fameux Schéma de développement commercial pour la Région bruxelloise, dont nos politiques se prévalent pour justifier la création de deux nouveaux centres commerciaux à Bruxelles Just Under the Sky (55 000 m²) et NEO (72 000 m²). L’auteur du schéma persiste et signe : à aucun moment cette étude ne permet d’être interprétée comme incitant à la création d’un centre commercial dans le Nord de Bruxelles. Et l’auteur d’énumérer une kyrielle de centres commerciaux en déperdition sur le territoire belge.

Pour Jean-Luc Calonger, il ne faut pas confondre logique financière et immobilière, d’un côté, et logique commerciale, de l’autre : les promoteurs ne sont pas des commerçants !

Benjamin Wayens, professeur à l’ULB, qui conclura la matinée ne le contredira pas, regrettant l’absence de commerçants dans la salle et soulignant la logique exclusivement entrepreneuriale avec laquelle nos pouvoirs publics avancent à l’aveuglette : le centre commercial est devenu un modèle de placements de produits financiers en l’absence de toute demande de la part des retailers et des consommateurs. Seule la demande des investisseurs est entendue. Il ajoute à ce glissement programmatique : le miroir aux alouettes de la création de l’emploi, l’architecture difficilement reconvertible de ces temples de la consommation et le risque bien réel de cannibalisation entre enseignes commerciales. Et de conclure : « pourquoi développer autant de surfaces commerciales dans un marché déjà mature ? »


Présence IEB

Dernier ajout : 18 septembre.