Inter-Environnement Bruxelles

Îlot Hôtel Central, rétroactes

Publié le mercredi 14 septembre 2011, par I E B
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Des occupants des commerces et logements de l’îlot Hôtel Central ont été forcés de quitter les lieux : à la place, le propriétaire veut réaliser un projet de commerces, plusieurs fois refusé par la Ville de Bruxelles, mais qui risque de passer en appel. IEB demande au gouvernement de refuser ce projet spéculatif.

Îlot Hôtel Central, rétroactes · Des occupants des commerces et logements de l’îlot Hôtel Central ont été forcés de quitter les lieux : à la place, le propriétaire veut réaliser un projet de commerces, plusieurs fois refusé par la Ville de Bruxelles, mais qui risque de passer en appel. IEB demande au gouvernement de refuser ce projet spéculatif.

Deux demandes de transformation pour un grand commerce (supprimant deux petits commerces et un logement à l’étage) ont été introduites par le promoteur, en 2008 et 2009 ; chaque fois un avis défavorable a été rendu par la Commission de concertation de la Ville de Bruxelles et chaque fois le Collège des Bourgmestre et Echevins a refusé de délivrer le permis d’urbanisme.

Dès lors que le Collège d’urbanisme n’a pas statué sur le recours en réformation du promoteur, il appartient maintenant au gouvernement de délivrer ou non le permis.

La protection de ces deux commerces et de ces trois logements a une valeur symbolique aujourd’hui.

Entre 1995 et 1997, 9 associations urbaines et culturelles se sont mobilisées pour empêcher la destruction de l’îlot de l’Hôtel Central.

En 1997, un accord a été signé s entre les associations d’habitants, la Ville de Bruxelles et le promoteur stipulant le maintien de l’habitat et la rénovation prioritaire des logements existants dans la rue des Poissonniers et la rue Orts en contrepartie de l’élargissement de l’ancien Hôtel Central et la démolition-reconstruction d’une partie de l’îlot.

A l’égard des commerçants en place au moment de la signature, le promoteur devait démontrer sa volonté de leur permettre de poursuivre leurs activités aux conditions du marché.

A la dernière réunion de la Commission de concertation en octobre 2009, plusieurs associations [1], près de 50 habitants et 2 listes de pétitions ont demandé que les logements soient maintenus et que les petits commerces ne soient pas restructurés en un espace commercial ne correspondant pas aux besoins du quartier.

Le gouvernement doit résister à la spéculation

C’est pourquoi Inter-Environnement Bruxelles demande au gouvernement, appelé à se prononcer sur la demande de permis, de suivre la position du Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles qui a refusé par deux fois le projet de construction d’un grand commerce parce que cette demande va à l’encontre du bon aménagement des lieux et détruit des logements existants.

De plus, l’octroi d’un permis d’urbanisme pour un grand commerce reviendrait sur les engagements pris en 1997 par la Ville de Bruxelles. Par ces engagements, la Ville entendait défendre le caractère mixte du quartier par la protection du logement et le maintien des commerces de proximité.

Aujourd’hui, ce projet de grand commerce ressemble fort à un projet spéculatif qui ne s’insère pas dans le tissu commercial du quartier et qui pourrait devenir un chancre. Nous demandons au gouvernement de refuser ce projet.

Notes

[1ARAU, Bral, Comité de Défense des habitants de Bruxelles-Centre et IEB


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