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La Ville de Bruxelles : formée de caprices

Publié le jeudi 17 août, par harenvision

Lorsqu’on regarde la carte de la Ville de Bruxelles, on peut s’étonner de la forme étrange qu’elle présente ; cela ne correspond pas à l’expansion naturelle d’une ville.

En fait, à l’origine, la Ville de Bruxelles se limitait au pentagone, elle s’est étendue en annexant tout ou partie des communes qui la jouxtait.

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La première annexion, en 1864, fut celle de la partie sud, à savoir le bois de la Cambre et l’avenue Louise (coupant la commune d’Ixelles en deux). Il se raconte que c’est un caprice de Léopold II qui en est à l’origine : il voulait pouvoir se promener à cheval vers le bois de la Cambre au départ du Palais Royal sans quitter le territoire de sa capitale. (le nom de l’avenue est en l’honneur de sa fille ainée quand à la place Stéphanie, il fait référence à sa deuxième fille)

leopold II b.jpgLe même Léopold II, à la recherche d’un lieu pour célébrer dignement le cinquantenaire de la Belgique, jeta son dévolu sur un terrain de manoeuvres de l’armée situé sur le territoire d’Etterbeek. C’est ainsi qu’en 1880, ce qui allait devenir le parc du cinquantenaire fut annexé à la Ville de Bruxelles devenant par la suite le quartier Nord-Est.

albert I avion.jpgEn 1921, en vue de conserver le titre de port maritime, la Ville de Bruxelles avait besoin de créer un avant-port en aval du pont Van Praet, celui-ci ne permettant pas le passage des navires de mer. C’est ainsi qu’une partie de Molenbeek et de Schaerbeek furent annexées ainsi que l’intégralité des communes de Laeken, Neder over Heembeek et... Haren. (Loi du 30 mars 1921.pdf) Sauf que pour Haren, l’extension du port n’était qu’un prétexte ; en réalité, le roi Albert, passionné d’aviation (il pilotait son propre avion) voulait comme son aïeul pourvoir exercer sa passion dans sa capitale, et justement, en 1915 l’occupant allemand avait créé un champ d’aviation à Haren !

philou 2.jpgVous croyez que ce genre de caprice n’a plus cour actuellement, pas si sur. Alors qu’il n’était encore que prince, mais résidait déjà au château de Laeken, Philippe fit l’acquisition d’un hélicoptère. Il a souhaité pouvoir en disposer directement "à domicile". Or le type d’hélicoptère qu’il possédait, un Robinson R44, est monomoteur donc interdit de survol de la région bruxelloise, et quel que soit le type d’appareil, le survol du domaine royal de Laeken est interdit. Il obtint donc une double dérogation et c’est ainsi qu’on pouvait voir son hélicoptère rouge survoler la capitale. Depuis qu’il a accédé au trône, il a revendu son hélicoptère tout en pilotant régulièrement d’autres appareils pour conserver sa licence.

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Voir en ligne : http://haren.blogs.sudinfo.be/archi...

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Dernier ajout : 26 septembre.