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Europe : urbanisme sécuritaire. Conception et gestion des espaces pour prévenir la malveillance

Publié le jeudi 10 décembre 2015, par Yul AKORS



« La restriction de liberté découlant du manque de sécurité 
altère grandement la qualité de vie 
et pèse lourdement sur tous les citoyens. »


Ce catalogue présente les recommandations du projet européen Safepolis dont l’objectif est « d’orienter le travail des urbanistes et des responsables de projet urbains pour les aider à prendre en compte la sécurité des usagers tout au long de leurs réflexions. Il ne s’agit pas pour autant de formuler des recommandations normatives de formes urbaines, mais plutôt d’aider à comprendre en quoi les formes urbaines qui seront choisies dans un projet auront un impact, positif ou négatif, sur la sécurité. L’objectif de cet ouvrage est donc de présenter des principes d’urbanisme, de conception des espaces et de modes de gestion des espaces favorables à la sécurité. (...) Il se présente comme un document explicatif de l’Annexe D du rapport technique ’’Prévention de la malveillance par l’urbanisme ’’ réalisé par le Comité européen de normalisation en 2007. » 1 Et, « Enfin et surtout, il faut une acculturation entre les acteurs de la production urbaine et le milieu professionnel de la sécurité. C’est tout le mérite de cette démarche européenne qui s’efforce, au delà des références culturelles nationales, d’améliorer la réflexion et la connaissance sur le lien entre l’urbanisme et la sécurité urbaine. » 

C’est-à-dire le Lien entre urbanisme et politique, tel qu’Henri Lefebvre, bien longtemps après F. Engels - « il est beaucoup plus facile d’incriminer la ville, où l’immobilité générale où les forces du mal que de porter l’attaque sur son véritable plan, la politique » -, le rappelait dans les années 1960 : 

« Je répète donc qu’il y a politique de l’espace, 
parce que l’espace est politique. » 

Stigmatisation et nécessaire Pacification Sécurisation des quartiers sociaux où résident les "classes dangereuses", Accusation de l’architecture et l’urbanisme "criminogène", et Evacuation pure et simple des dimensions sociales et économiques, vieilles ruses du Capitalisme pour justifier les politiques de la ville ainsi analysées par Jean-Pierre GARNIER : 
«  ... faute de projet alternatif de société, la gestion territoriale de la marginalisation de masse, mise en œuvre en France sous l’appellation de “politique de la ville”, tend de plus en plus à se confondre avec la police de la ville, dans l’acception large du terme. (Rancière J, 1995 » ; dans un texte disponible ici : Espace Indéfendable.



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Voir en ligne : http://laboratoireurbanismeinsurrec...

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