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Bienvenue à Dazibao !

Publié le samedi 26 mars, par dewey

Dewey a aujourd’hui le bonheur d’accueillir une troisième antenne au sein de son réseau. Il s’agit du journal saint-gillois Dazibao, baptisé ainsi en référence aux fameuses gazettes que les citoyens chinois placardent sur les murs … et au syntagme brusseleir « Da’ zie je bo » qu’on pourrait traduire en français par « tu la vois la beauteï ? »
En ces temps troublés, il y a quelque chose de libérateur dans le fait de se réunir et de décider ensemble de ce qui mérite d’être dit au sujet du lieu où nous vivons. C’est ce qu’ont commencé à faire à partir de mai 2014, avec les gazettes locales Ezelstad et WhatFor. Et, c’est ce que fait aujourd’hui Dazibao ! Ce journal local a été lancé début mars par l’équipe de la « petite maison du peuple » (*pMP), en lien avec « 1060 faces » (publication du PianoFabriek). On y retrouve déjà une vingtaine d’article en français et en néerlandais qui parlent notamment de nature, de poésie, de culture locale et de luttes urbaines. On y croise enfin les excellents portraits de quartiers, signés 1060 faces …
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Je profite de cette annonce relative à la petite maison du peuple de Saint-Gilles (Avenue Adolphe Demeur, 12) pour vous recommander très très chaudement de faire un crochet par la (grande) maison du peuple, située au numéros 37-39 du Parvis de Saint-Gilles. Attention, il ne s’agit pas du café branchouille éponyme du rez-de-chaussée, mais du lieu de rassemblement citoyen situé aux étages et lancé au début du siècle dernier pour le compte de la Société Coopérative Bruxelloise.
Cette semaine – au dernier étage de la Maison du Peuple, donc – vous pourrez assister à un spectacle que je vous recommande. Il s’agit d’une pièce de théâtre chantée – intitulée « Quelle qu’en soit l’issue » qui retrace l’histoire des luttes ouvrières … sur le mode du conte.
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« Il était une fois, les « maîtres » et les « bêtes ». Les « bêtes », suant sous la charge du labeur, sentent mauvais. Dans l’ombre du capital, elles sont devenues presque invisibles et n’intéressent personne. Les « maîtres », eux, brillants séducteurs, dirigent le monde. Ils sont ceux dont on parle dans les manuels scolaires, ceux qui font l’Histoire.Jusqu’au jour où « les bêtes », conscientes de leur nombre, se sont unies en une masse soudée et déterminée et sont sorties de sous la terre. Leur place dans le monde, elles allaient la prendre, et leurs droits, les conquérir. Mais à quel prix et pour combien de temps ?… » (source)
La mise en scène est ingénieuse. Les textes et l’accompagnement musical sont impeccables. Bref, c’est un spectacle dont on sort ému, ébranlé, transformé. Je ne vous en dis pas plus. Allez le voir. Vous avez jusqu’à vendredi. Avec Béatrice Cué Alvarez, Isabel Cué Alvarez, Martine Léonet, Fabrice Piazza et, au piano, Johan Dupont.
Contact : info@cie-especesde.be ou 0477 07 67 79

Voir en ligne : http://www.ezelstad.be/2016/03/23/11642/

La revue du web

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Dernier ajout : 9 décembre.