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Enquêtes publiques suivies par IEB — 24 janvier 2019

Publié le jeudi 24 janvier, par IEB

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Inter-Environnement Bruxelles.

À l’enquête cette semaine

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ZIN : un cheval peinturluré en rayures aux WTC I et II
Bruxelles-Ville (quartier Nord) : boulevard du Roi Albert II, 28-30, chaussée d’Anvers, 57-59, rue Willem De Mol, 2, et chaussée d’Anvers, 59B. Enquête publique sur le cahier des charges de l’étude d’incidences en vue de démolir l’ensemble des ouvrages en superstructure (socle et tours) à l’exclusion des noyaux des deux tours ainsi que la majeure partie de la dalle de plancher du rez-de-chaussée pour y (re)construire un complexe immobilier multifonctionnel de 30 étages dénommé « ZIN ». Celui-ci, conçu selon un concept « zèbre » de mixité verticale, mélangera les fonctions de bureau (près de 70%), établissement hôtelier, commerce et salle de fitness, le tout saupoudré de logements (12%). Le projet, qui est en lice dans la procédure de marché public en vue d’abriter les nouveaux bureaux de la Communauté Flamande, s’inscrit dans la dynamique lancée par l’asbl Up4North (composée de huit acteurs de l’immobilier) et qui vise à récréer de la mixité dans le quartier Nord en « mettant en contact différents mondes : les grandes entreprises et les start-ups, le culturel et l’associatif, les résidents et les visiteurs, les acteurs locaux, nationaux et internationaux ». Le projet prévoit également la rénovation des niveaux de parking, dont un parking couvert pour 868 véhicules.
Enquête publique jusqu’au 31 janvier 2019.
Concertation le 12 février 2019.
Contactez Thyl Van Gyzegem et Sarah De Laet.

Le Carré des Chardons menacé
Schaerbeek : rue des Chardons, 35-37. Demande de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire un ensemble de 71 logements et 73 emplacements de parking, ainsi qu’une école pour 220 élèves en intérieur d’îlot. Le Comité de défense du Carré des Chardons vous invite à découvrir cet îlot de verdure menacé, le dimanche 27 janvier à 14 h, à la rue des Chardons, 35-37, à 1030 Bruxelles. Infos : page Facebook.
Enquête publique jusqu’au 31 janvier 2019.
Concertation le 14 février 2019.
Contactez Stéphanie D’Haenens (IEB), Thomas Hansenne et Greg Arrowsmith (Carré des Chardons).

Ex-Cité administrative
Bruxelles-Ville : boulevard Pachéco, rues de la Banque, Montagne de l’Oratoire, et de Ligne. La S.A. RAC 4 introduit une nouvelle demande amendée de permis d’urbanisme et d’environnement pour construire trois immeubles de logements (443 appartements) et un immeuble comprenant une crèche (72 enfants) et une école maternelle et primaire (456 enfants) ; aménager huit surfaces commerciales ; réaménager le socle et les parkings existants A et B (passer de 1 808 emplacements à 1 779 emplacements de parking couverts) ; aménager 1 305 emplacements pour vélos ; aménager les abords du site, abattre 397 arbres à haute tige et en replanter 377 espèces.
Enquête publique jusqu’au 21 février 2019.
Concertation le 5 mars 2019.
Contactez Olivier Fourneau (IEB) et Marie-Anne Swartenbroekx (Comité Notre-Dame-aux-Neiges).

Résultat de concertation

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• Le métro 3 débarque au centre-ville. Bruxelles-Ville et Saint-Gilles. Suite à l’offensive médiatique et politique de ces derniers jours en vue de défendre le projet de métro 3, la Commission de concertation a finalement remis un avis positif sous conditions (lire l’avis) pour la station de métro Toots Thielemans, située sous l’avenue de Stalingrad et maillon essentiel pour mettre en œuvre la ligne de métro 3 qui devrait relier Albert à Bordet. Le nombre de projets de lignes de tram qui prenaient la poussière dans les cartons de la Région et qui se sont soudainement retrouvées en chantier ces derniers jours (ligne Tour et Taxis, prolongation du tram 7,…), permettant au passage de démentir la position « tout au métro » qui prévalait jusqu’alors, ont sans doute permis d’adoucir les oppositions communales au projet de la STIB et de la Région. Plus localement, en ce qui concerne les habitants et les commerçants, leurs voix et réclamations semblent par contre s’être perdues dans le vent de la mini tempête médiatique.
Pourtant, ils étaient présents en nombre avec les associations, le 19 décembre dernier pour dénoncer, quatre heures et demie durant, les nombreuses lacunes dans l’étude du projet et ses effets dévastateurs non seulement pour le quartier concerné mais également pour la mobilité régionale et les finances publiques. Les porteurs du projet ont annoncé par voie de presse l’intention de démarrer les travaux le plus vite possible dès l’obtention du permis, laissant craindre l’apparition de tranchées (couvertes) aux abords de l’allée Rosa Luxemburg avant les élections régionales. Des réclamations sur l’étude d’alternatives de surface, sur la préservation du patrimoine urbanistique et naturel de l’avenue de Stalingrad ou sur l’impact du projet en terme de nouvelles correspondances pour les usagers des trams 3, 4 et 51, il ne subsiste absolument rien dans l’avis positif rendu.
À côté de 24 conditions cosmétiques et opérationnelles, les deux conditions restantes concernent l’établissement de deux pactes, l’un entre la Région, la Ville de Bruxelles, la commune de Saint-Gilles et la STIB pour régler l’organisation du chantier et les mesures d’accompagnement et d’indemnisation des commerçants du quartier, l’autre en vue d’élaborer une réorganisation de l’espace public après les travaux et non plus simplement une remise en état d’origine comme initialement envisagé. Quel sera le contenu de ces pactes et de quelle manière ceux-ci seront-ils élaborés, pourquoi ceux-ci n’ont-ils pas été établis en amont ? Mystère. Ce qui est certain, c’est que les mesures d’accompagnement financières ne pourront que difficilement compenser la baisse de chalandise engendrée par le chantier et la destruction des caves de certains commerces (essentielles pour leur fonctionnement). De plus, la hausse des valeurs immobilières engendrées par l’arrivée d’une nouvelle station de métro et un nouveau réaménagement de l’espace public engendrera de facto un risque de gentrification du quartier.
Par delà les intérêts locaux, l’intérêt général de la ligne de métro 3 fut également amplement questionné devant la Commission de concertation à travers des critiques que vous pouvez retrouver dans le journal « Métro 3 pourquoi ? » et dans les remarques d’IEB.
Aux nombreuses pannes d’ascenseurs à déplorer dans le réseau souterrain de la STIB s’en rajoute une nouvelle, bien plus grave, car il semble que la capacité des habitants de certains quartiers à faire remonter leurs revendications, afin d’obtenir des garanties démocratiques, transparentes et établies en concertation sur la préservation de leur lieu de vie et de travail, soit momentanément « hors service ».
Contactez Thyl Van Gyzegem et Mohamed Benzaouia.


Enquêtes suivies par IEB

Dernier ajout : 19 août.