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Enquêtes publiques suivies par IEB — 19 janvier 2017

Publié le jeudi 19 janvier, par IEB

Inter-Environnement Bruxelles s’intéresse particulièrement aux dossiers ci-dessous. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter la personne de référence ou notre adresse générale : Inter-Environnement Bruxelles.

À l’enquête cette semaine

Neo re-PRAS par la fenêtre
• Bruxelles-Ville (Laeken) : avenue Houba de Strooper. Fin de l’année 2016, la Ville avait mis à l’enquête publique le cahier des charges pour la phase 1 du projet NEO. Les associations avaient vivement réagi (lire ici leur communiqué : « Faire passer Neo par la porte ou par la cheminée... au détriment de l’existant ») pour dénoncer la mise à l’enquête du projet alors que la base annulée par le Conseil d’État en décembre 2015 n’avait toujours pas été restaurée. Elles ont été entendues dès lors que la Ville a relancé un nouveau délai d’enquête et que la nouvelle base du PRAS a été adoptée par le Gouvernement le 23 décembre 2016. Le cahier des charges porte sur la demande d’un certificat d’urbanisme et un permis d’environnement pour réaliser des logements, des commerces, des bureaux, deux crèches, une maison de repos et des parkings accessoires à ces fonctions ; d’aménager un pôle de loisirs ; d’aménager les abords et les espaces publics et d’abattre 749 arbres. Elle se garde bien de parler du centre commercial de 72 000 m². Et pourtant, c’est bien ce qui se cache derrière les deux demandes de certificat. Nous en sommes aujourd’hui au stade de l’enquête publique sur le cahier des charges en vue de l’étude d’incidences. Plus d’infos sur ce dossier : « Main basse sur le plateau du Heysel ». Et lire nos remarques dans le cadre de la première enquête publique.
Enquête publique jusqu’au 20 janvier 2017.
Concertation le 1er février 2017.
Contactez Claire Scohier.

Eurostadium : un donut sans prix !
Région flamande : chaussée Romaine et parking C du Heysel. Après quelques péripéties notamment liées aux problèmes inéluctables que le nouveau stade de 60 000 places créera, le département Mobilité et Travaux publics de la Région flamande a fini par valider l’étude d’incidences le 28 octobre 2016. Outre le stade de football assorti de 10 000 places de parking souterraines, 78 000 m² d’Horeca, le projet prévoit un campus d’innovations avec diverses fonctions et un bâtiment socio-culturel. Rappelons que le site du parking C du Heysel est mis à disposition du promoteur Ghelamco gratuitement par la Ville de Bruxelles, propriétaire du terrain, via un contrat d’emphytéose de 99 ans. Dans le même temps, la Ville s’engage à payer 4 millions d’euros par an pour pouvoir disposer d’un infokiosque, de surfaces de stockage, de 1 250 places gratuites et du droit d’organiser un événement non commercial par an… Voir notre article « Eurostadium : des millions pour un donut ! » et les remarques d’IEB dans le cadre de l’enquête publique sur l’étude d’incidences.
Enquête publique jusqu’au 20 janvier 2017.
Pas de Commission de concertation.
Contactez Claire Scohier.

La STIB à l’assaut du plateau du Heysel
Bruxelles-Ville (Laeken) : avenue Impératrice Charlotte, avenue de Miramar, Esplanade, chaussée Romaine, ancienne chaussée de Meysse. La STIB demande un permis d’urbanisme pour prolonger les lignes de tram 3 et 7, et pour ce faire : réaménager complètement des voiries en prévoyant des sites protégés ; abattre 207 arbres et planter 267 nouveaux sujets ; démolir un bâtiment (vestiaires situés à l’angle de l’avenue Houba de Strooper et de l’avenue Impératrice Charlotte) ; rénover des bâtiments des services techniques et créer une sous-station ainsi qu’un local de repos et sanitaires. L’objectif est de relier le futur Eurostadium, en projet sur le parking C du Heysel.
Enquête publique jusqu’au 3 février 2017.
Concertation le 15 février 2017.
Contactez Thierry Kuyken.

Le PRDD à l’examen
Région bruxelloise : le projet de plan régional de développement durable (PRDD) et le rapport d’incidences environnementales sont soumis à l’enquête publique. Si IEB se félicite de la mise à l’enquête publique d’un projet de ville essentiel pour les Bruxellois, IEB rappelle que la révision du PRDD faisait déjà partie des objectifs du projet de gouvernement de 2009. Entre-temps, la plupart des réformes annoncées dans ses différentes versions officieuses ont largement avancé, plusieurs sont déjà adoptées dont le PRAS, la réforme visant à rationaliser les services d’urbanisme de la Région, la mise sur pied des contrat de rénovation urbaine (CRU). La réforme du COBAT est également largement avancée. Certes c’est le signe que notre gouvernement travaille mais force est de constater qu’il a mis la charrue avant les bœufs en laissant le projet de ville en rade. Si bien que le projet soumis aujourd’hui en consultation a de nombreuses composantes déjà tranchées par différents arrêtés dont plusieurs n’ont jamais été largement débattus. Lire notamment : « PRAS démographique, clash démocratique » et « Le bureau bruxellois de la planification, nouveau pied-de-nez au PRDD... » Les documents peuvent être consultés au service Urbanisme des 19 communes et sur le site de la Région : www.prdd.brussels. Les observations et réclamations sont à adresser au Gouvernement à l’adresse : perspective.brussels (Bureau bruxellois de la planification), Stratégie territoriale, Enquête publique - PRDD, rue de Namur, 59, à 1000 Bruxelles. Des forums se tiendront dans différents lieux bruxellois. Le premier forum est prévu le mardi 7 février à 19h30, au MIMA, quai du Hainaut, 41, à 1080 Bruxelles.
Enquête publique jusqu’au 13 mars 2017.
Contactez Hélène Quoidbach, Claire Scohier et Jérôme Matagne.

Résultat de concertation

• Avenue du Port : c’est reparti pour un tour. Bruxelles-Ville (Laeken) : avenue du Port et rue Claessens. Demande de permis d’urbanisme pour réaménager la voirie de façade à façade, entre la place Sainctelette et l’avenue de la Reine : création de 2 pistes cyclables, réfection des trottoirs, plantation d’un double alignement d’ormes après abattage d’un seul alignement de platanes, modification du revêtement de la chaussée avec créations localisées de bandes bus, remplacement des impétrants. Pour en savoir plus sur le projet, lire notre article : « Avenue du Port, troisième round ! » La Commission de concertation a rendu son avis sur le 3e projet de rénovation de l’avenue du Port : c’est un petit « oui », avec un gros « mais ». C’est-à-dire que l’avis est positif, mais assorti de telles conditions que le projet devra être notablement revu. Lire l’avis. Lire notre résumé de l’avis.

Le projet #3 visait à transformer cette majestueuse avenue portuaire et industrielle en avenue de promenade, au mépris des besoins des nombreuses entreprises bordant le bassin Vergote. C’est que pour transformer ce quartier en zone récréative avec logements haut de gamme, il fallait réduire la largeur de la chaussée et supprimer les stationnements, spécialement ceux des camions. Or pour répondre aux besoins actuels des entreprises présentes, indispensables au fonctionnement de la ville, l’avenue du Port a besoin d’une grande largeur pour fonctionner comme desserte de camions.

L’ennui c’est qu’une grande largeur de chaussée favorise immanquablement la vitesse. Comment concilier grande largeur nécessaire, et allure réduite, également nécessaire ? C’est ici que la solution que nos défendons a tout son sens : outre leur valeur patrimoniale que nous chérissons, mais aussi leurs avantages écologiques (les pavés, contrairement au béton, sont indéfiniment réutilisables) et sociaux (entretenir les voiries plutôt que de les détruire, c’est de l’emploi local pour les Bruxellois faiblement qualifiés), les pavés modèrent la vitesse des véhicules (ils donnent au conducteur l’impression qu’il force sa vitesse, à cause du bruit produit dans l’habitacle). En maintenant les pavés, on maintient la fonction de l’avenue du Port comme voie de desserte et d’approvisionnement de la ville, notamment en matériaux de construction.

Nous voyons donc qu’il est parfaitement raisonnable de conserver et de restaurer les pavés de l’avenue du Port. Nous reconnaissons ainsi le pavé, bruxellois comme un véritable produit du terroir et lui permettons de mieux remplir ses nombreux rôles sociaux, économiques, écologique et patrimonial.

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Dernier ajout : 20 août.