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Élections fédérales 2010 : le mémorandum des organisations de défense de l’environnement

Publié le mercredi 2 juin 2010, par I E B

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Le mouvement environnemental vient d’adresser ses revendications aux partis en vue de la prochaine législature. Pour nuancer ce point de vue par trop consensuel, IEB tient à préciser que si l’économie a verdi ces derniers temps, il n’est pas sûr qu’elle soit ni durable, ni socialement juste pour autant. IEB est même persuadé du contraire.

C’est donc un changement complet de paradigme qui est nécessaire. Un changement qui replace l’homme et son environnement au centre des préoccupations, au détriment des taux de profits, d’une politique productiviste et d’une financiarisation débridée, liée ou non à l’économie réelle.

« Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul mérite d’être produit ce qui ne privilégie ni n’abaisse personne. » A. Gorz (1974)
Lire le texte Leur écologie et la nôtre – André Gorz – 1974.

Nous invitons nos lecteurs à relire le texte d’André Gorz, paru en 1974 (et déterré par les fins limiers du Monde Diplomatique en avril dernier) et visionnaire sur la capacité qu’a le capitalisme à intégrer la contrainte environnementale pour in fine perpétuer un système qui continue à détruire la planète et le bien-être social de ses habitants.

Communiqué de presse

L’environnement aussi est en crise, ne l’oubliez pas…

Le mouvement environnemental adresse ses revendications aux partis en vue de la prochaine législtaure

Les fédérations et organisations de défense de l’environnement (Fédération Inter-Environnement Wallonie, Inter-Envrionnement Bruxelles, Bond Beter Leefmilieu, Brusselse Raad voor het Leefmilieu, Greenpeace, WWF, Natagora et Natuurpunt) ont adressés leur mémorandum aux présidents des partis engagés dans les élections du 13 juin prochain.

Les environnementalistes y demandent que les crises économiques, sociales et financières ne fassent pas oublier des urgences écologiques majeures (changements climatiques, érosion de la biodiversité, etc.) qui affecteront demain tous les équilibres nationaux et mondiaux. Une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020, le maintien de la loi de sortie du nucléaire et la mise en œuvre d’une fiscalité verte sont quelques-unes des priorités que le mouvement environnemental fixe au prochain gouvernement.

A la veille des élections législatives de juin 2007, l’urgence environnementale occupait l’avant-scène politique et médiatique. Al Gore était devenu le maître à penser de responsables politiques qui se faisaient un devoir de s’afficher aux côtés de Nicolas Hulot, chaque parti s’engageait (plus ou moins fermement) à jauger toute décision politique à l’aune de l’environnement.

Trois ans plus tard, l’état de la Planète ne s’est pas amélioré, bien au contraire. La lutte contre les changements climatiques est au point mort, les pics de pollutions se multiplient, l’utilisation de pesticides augmente tandis que les réserves d’énergie et de matières premières diminuent, la biodiversité est plus que jamais menacée, le réseau (auto)routier arrive à saturation, les lotissements empiètent sans cesse davantage sur les terres agricoles, l’empreinte écologique de l’humanité s’accroît inexorablement, etc. : tous les indicateurs sont au rouge et une lourde hypothèque pèse sur les générations futures. Pourtant, l’enjeu environnemental apparaît comme le grand absent des débats électoraux. Les crises financière, économique et sociale, et la quadrature du cercle institutionnel l’ont balayé de l’agenda politique. Enfermés dans leur gestion quotidienne des urgences, nos gouvernants ont perdu de vue ce dossier relatif à des menaces certes gravissimes mais qui ont le « mérite »(!) d’être à plus long terme.

Pour la Fédération Inter-Environnement Wallonie, Inter-Envrionnement Bruxelles, Bond Beter Leefmilieu, Brusselse Raad voor het Leefmilieu, Greenpeace, WWF, Natagora et Natuurpunt, il est vain de croire que l’on pourra résoudre les crises en cours sans prendre en compte les urgences écologiques. C’est au contraire en faisant le choix de la transition vers une économie verte, socialement juste et durable, que l’on permettra à la fois à la planète de respirer et à nos sociétés de se redresser. L’époque qui a considéré économie et écologie comme des pôles opposés est révolue.

Les organisations ont adressé aux présidents de parti 14 propositions qui constitutent à leurs yeux autant d’invitations à investir dans un avenir meilleur et qui devront à ce titre être prises en compte au moment de conclure le prochain accord de gouvernement.

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Prises de position

Dernier ajout : 8 décembre.