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De l’intérêt d’un abattoir en ville ?

Publié le mercredi 22 février 2012, par IEB

La question intéresse et suscite débat. Plus d’une centaine de personnes ont assisté ce lundi au débat/ciné-club organisé dans les caves de Cureghem par IEB, le cinéma Nova et l’Unité « Terrains architectures » La Cambre Horta.

Le débat portait moins sur le projet de réaménagement du site des Abattoirs d’Anderlecht porté par la société Abatan, que sur les enjeux et le sens d’y préserver un abattoir, sans doute l’un des derniers d’Europe à fonctionner dans un centre urbain. Pour Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse et chargée de recherche en sociologie, l’enjeu serait de profiter de ce statut d’exception pour repenser « un abattoir pris en charge collectivement, soucieux de la qualité du travail, du respect de l’animal, où la mort serait assumée collectivement et pas seulement par les travailleurs de l’abattoir, où pourrait être réinventées de nouvelles formes de rituels ». Graziella Vella embraie sur cette opportunité qu’offre l’abattoir d’Anderlecht de repenser la filière courte de la viande. Par son ancrage urbain, il permet de penser toute la filière, depuis l’abattage de l’animal jusqu’à la fourniture de la viande au consommateur.

Pour IEB, le projet d’Abatan ne peut pas faire l’impasse sur cette question qui concerne non seulement les travailleurs et les usagers du site, mais aussi les quartiers qui l’environnent et la ville dans son ensemble. Elle interroge le rapport de la ville à ce qu’elle produit, à ceux qui l’habitent, à ceux qui en usent et ce dont ils se nourrissent. C’est pourquoi IEB consacrera prochainement un dossier de son mensuel Bruxelles en Mouvements à cette question.

D’ici-là, vous pouvez écouter le débat...


Présence IEB

Dernier ajout : 15 juillet.