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Horreurs d’ici…

Comment un espace vide et large peut-il être mal conçu ? demande-t-on sur un mur voisin

Publié le lundi 27 juin, par IEB

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Pourquoi le piétonnier reste un mauvais projet…

  • Parce que ce projet, vide et large, n’est pas « en suspension dans l’air » et qu’il a évidemment des répercussions sur l’ensemble des quartiers du Pentagone, notamment en terme de report de la circulation sur de petites rues, étroites, d’où les gaz d’échappements s’évacuent difficilement (alors que le piétonnier est balayé de courants d’air), et où à plusieurs heures de la journée et malgré un trafic en diminution, l’air est à ce point irrespirable que c’en est incommodant. Des rues où l’on trouve des écoles, des résidences pour personnes âgées, un hôpital, des habitations, et où aucune étude de qualité de l’air n’a encore été demandée à l’IBGE.
  • Parce qu’un piétonnier dont on a banni les transports en commun de surface est un non-sens, certaines lignes de bus ayant même carrément été éloignées du centre-ville de plus de 500 mètres.
  • Parce que l’insuffisance des parkings de délestage à l’entrée de Bruxelles et l’absence de renforcement des transports en commun n’est pas de nature à encourager l’abandon de la voiture.
  • Parce que les parkings supplémentaires prévus initialement à proximité de la zone piétonne, (mais laissés en suspens pour l’instant, vu la baisse de fréquentation des parkings existants) prouve que ce piétonnier est avant tout pensé pour être accessible prioritairement en voiture.
  • Parce que malgré le fait que le nombre de véhicules ait incontestablement diminué dans le Pentagone, les tours et les détours effectués par les voitures (pour de bonnes ou de mauvaises raisons, là n’est pas la question) pour aller d’un point A au point B, ont été rallongés de 2 ou 3 fois, et que l’étroitesse des rues rend la circulation tout... sauf fluide et encore moins dégagée !
  • Parce que, pour toutes ces raisons, c’est la conception même de ce piétonnier, dans un environnement sciemment ignoré, qui le rend bancal.

Et ce n’est pas son aménagement qui y changera quoi que ce soit : quand une maison n’a pas de fondations, pas de poutres, pas de charpente, ce n’est pas un beau papier peint ou une « déco. 5 étoiles » qui change quoi que ce soit au fait que, tôt ou tard, elle va s’effondrer...

BEM n°282 – Mai-juin 2016

BEM n°282 – Mai-juin 2016

Dernier ajout : 11 décembre.