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BILC : IEB en recours contre l’octroi des permis d’environnement et d’urbanisme

Publié le dimanche 20 septembre 2009, par IEB

IEB, avec le Bral, l’Arau et deux riverains ont décidé de forcer le gouvernement à statuer sur le projet en déposant un recours contre la décision du Collège de l’Environnement. Le gouvernement devrait se prononcer dans les prochains jours.

Le projet concerne une extension du centre TIR existant. Le centre TIR est un centre d’entreposage de marchandises qui sont exclusivement transportées par camions.
Le TIR génère environ 2 500 mouvements de véhicules par jour dont 600 mouvements de camions de plus de 3,5 tonnes. Le BILC (Brussels International Logistic Center) générera une augmentation de ces mouvements de camions de l’ordre de 60%.

Un centre logistique routier au centre-ville ?

Sous prétexte de canaliser le flux des camions de marchandises et de les empêcher de rentrer dans le centre-ville, le Port de Bruxelles propose de placer son centre logistique (un équipement de taille moyenne, dans lequel les gros camions seraient déchargés au profit de camionnettes chargées de la livraison finale) à quelques centaines de mètres de la Grand-Place. Une contradiction que personne ne s’explique...

Rétroactes

Dès juin 2008, lorsqu’Inter-Environnement Bruxelles et l’Arau forcent le débat public sur ce projet dans les cartons du Port de Bruxelles depuis de nombreuses années, la plupart des responsables politiques ne supportent plus l’idée que du bout des lèvres. Seul l’accord du gouvernement qui acte le projet semble les empêcher de l’enterrer. Pourtant, le projet est ancien, le contexte a considérablement changé  : hausse du prix du pétrole, place de la pollution dans le débat public mais surtout le recul que l’on a par rapport à des projets similaires mis en œuvre ailleurs sont autant d’arguments pour abandonner l’idée d’implanter un centre logistique routier en plein centre-ville.
Pourtant, une demande de permis est déposée à la fin de l’été 2008. Sous la pression de certains comités de quartier et des associations, la commission de concertation conseille au gouvernement de demander qu’une étude d’incidence environnementale soit menée. Un conseil que le gouvernement ne suivra pas, obligeant Inter-Environnement Bruxelles à déposer un recours contre la délivrance du permis d’environnement. Recours jugé non fondé par le Collège d’Environnement, qui a même délivré un permis moins contraignant que prévu, accédant aux arguments du Port de Bruxelles, désirant voir les plages horaires d’exploitation du site étendues la nuit et aux heures de pointe.

IEB, avec le Bral, l’Arau et deux riverains ont décidé de forcer le gouvernement à statuer sur le projet en déposant un recours contre la décision du Collège de l’Environnement. Le gouvernement devrait se prononcer dans les prochains jours.

Un véritable problème de gestion des affaires publiques

Le BILC n’a fait l’objet d’aucune étude récente sérieuse. Pire, les pouvoirs publics n’ont aucune idée de la réalité du transport de marchandises dans la Région. Pour preuve  : le nouvel accord du gouvernement fraîchement élu acte la nécessité de mener une étude sur les besoins en transport de marchandises à Bruxelles. Comment peut-on décider de l’implantation d’un tel projet sans savoir s’il est pertinent  ?

D’un point de vue économique, les spécialistes du secteur jugent que le manque d’accessibilité du site du BILC (lié à la congestion croissante de l’avenue du Port) le condamne à brève échéance. Les projets comparables financés par le privé sont d’ailleurs implantés à proximité du ring. Aucune étude n’a été menée pour évaluer la concurrence de ces projets avec celui du BILC. Aucune information non plus sur l’effet que pourrait avoir l’augmentation de la congestion sur les activités économiques déjà implantées sur le trajet des camions. Pourtant, si le projet, qui compte sur une durée d’exploitation de 40 ans (jusqu’en 2050  !) pour péniblement se rentabiliser, venait à pérécliter, c’est au contribuable que l’on présentera l’ardoise, le projet étant financé par des emprunts garantis par la Région pour un montant total de 50 millions d’euros  !

Vous voulez participer à la mobilisation ? Contacter nous au 02/893  09  09 ou info@ieb.be

Surfez aussi sur le site des riverains  : www.no-bilc.be.


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