Inter-Environnement Bruxelles
© IEB - 2021

Ancien siège de la KBC : pourquoi IEB introduit un nouveau recours

© Office Kersten Geers David Van Severen et Nicolas Firk et Architects - 2020

En mars 2021, la S.A. Triple Living s’est vue octroyée un permis d’urbanisme pour la démolition de l’ancien siège de la KBC III – bâtiment qui a moins de 25 ans ! – et la construction d’un ensemble d’immeubles de logements, un hôtel, des bureaux, des commerces, ainsi qu’un parking en sous-sol.

Il s’agit d’un projet purement spéculatif, encouragé et facilité par les instances communales et régionales, et ce, en dépit de l’avis des riverains et des associations, qui, lors des enquêtes publiques et commissions de concertation organisées dans le cadre de l’instruction de la demande de permis, n’ont eu de cesse de rappeler le caractère environnementalement et socialement nuisible, voire illégal, du projet : d’une part, l’opération projetée de démolition-reconstruction aura des impacts importants sur l’environnement ; d’autre part, l’offre de logements ne correspond pas aux besoins des habitants du quartier. Aucun logement abordable n’est d’ailleurs prévu.
Dans ces conditions, IEB, accompagné d’un habitant, a introduit un recours en annulation contre le permis d’urbanisme devant le Conseil d’État.

Tandis que la procédure devant le Conseil d’État n’en était qu’au stade de l’échange des arguments entre avocats, un nouveau permis d’urbanisme a été délivré le 21 octobre 2021, privant le recours introduit contre le permis initial de son objet. Si le nouveau permis est mieux motivé que le précédent, le projet, lui, n’a pas été modifié.

En ce début d’année, IEB, accompagné du même habitant, a décidé d’introduire un recours contre le nouveau permis. Parmi les critiques soulevées dans ce nouveau recours, IEB pointe, entre autres choses, les conséquences environnementales liées à l’opération de démolition-reconstruction, la mauvaise appréhension par les autorités des problématiques liées à la mobilité et au stationnement dans le quartier, l’illégalité de l’octroi des dérogations au PRAS et au RRU (hauteur du projet, imperméabilité totale du site…) et l’illégalité des charges d’urbanisme imposées dans le permis.