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Amsterdam en luttes

Publié le mardi 10 octobre, par Yul AKORS

Amsterdam, la belle capitale rebelle du royaume des Pays-Bas est devenue sage et soumise. L’on peut juger, sans paraître excessif, que l’héritage de quatre décennies de glorieuses luttes urbaine et écologique, pour le droit au logement et au squat – entre autres luttes –, ce précieux héritage a été balayé en une dizaine d’années...

...faute de résistance, les quartiers centraux d’Amsterdam, là où la résistance est née, encerclant le vieux centre historique, sont à présent embourgeoisés ou en passe de l’être totalement, les plus pittoresques sont à la merci et sous la pression d’un tourisme de masse tout aussi destructeur que pouvaient l’être jadis les bulldozers (avec ses conséquences sur la mutation du commerce, la pression hôtelière sur le logement, maisons de ville transformées en Bed & Breakfast, programmes d’hôtel des investisseurs, exacerbé par les offres d’Airbnb, saturation des espaces publics et nuisances dues à la surconsommation des lieux, etc.), tandis que les plus grands squats de jadis, dont les anciennes friches portuaires squattées, là où soufflait le vent libertaire, ont été évacués pour faire place, souvent, à des équipements ludico-touristiques, ou touristico-artistiques, aux côtés de nouveaux sièges sociaux de multinationales, objets spectaculaires tentant de capturer l’attention mondiale, symbolisant la nouvelle IAMsterdam. C’est-à-dire l’embourgeoisement de la ville et la grande pénurie de logement abordable, la destruction littérale du parc de logements sociaux mis en vente, la spéculation forcenée et la hausse véritablement vertigineuse de l’immobilier, les privatisations à outrance des services publics, les programmes d’éviction des indésirables, marginaux, délinquants et squatters, entre autres abominations urbaines ; tout ceci ne suscite aucune réaction d’opposition telle qu’elle s’exprimait jadis : la police, sans doute elle aussi nostalgique, n’a plus aucune tête subversive sur laquelle abattre sa matraque ; la contestation n’est même pas muselée, elle n’existe plus, sauf parfois, en réaction contre une nouvelle loi par trop libérale (notamment celle concernant l’université), à l’occasion d’un mouvement des mouvements, tel Occupy, mais sans lendemain sérieux, lutte inorganisée et inorganique. Certes, la pratique du squat perdure, tant bien que mal après la loi de 2010 l’interdisant et la pénalisant, mais comme la contestation, elle tient plus de l’anecdote marginale individualiste que du grand discours libertaire collectif, occupe illégalement l’espace artistique plutôt que l’espace social.

Si cette contradiction éclaire le malaise d’une jeunesse amorphe, par rapport aux décennies précédentes, et au-delà la démobilisation de « l’intelligentsia de masse », elle laisse dans l’obscurité le problème de savoir pourquoi la jeunesse révoltée formant des mouvements protestataires et rebelles est progressivement rentrée dans les rangs, alors que les contradictions fondamentales de la société néerlandaise, dans les domaines urbain et architectural, entre autres, s’aggravent. Ce fut d’ailleurs une question récurrente dans les débats contradictoires des intellectuels progressistes aux Pays-Bas : Pourquoi un tel spectaculaire et non moins rapide revirement ?

Amsterdam
30 april 1980 | émeute couronnement de la reine Beatrix
© Hans van Dijk

L’explication , affirmaient-ils est à trouver dans les relations dialectiques entre le système économique et social, les valeurs culturelles et les états de conscience de ceux et celles qui, historiquement, s’emploient à dénoncer les inégalités et injustices sociales, à défendre la tolérance, et à organiser au mieux la résistance. En premier lieu, dénonçaient-ils presqu’en choeur, la révolution néolibérale - néolibéralisme entendu dans ce texte comme un programme politico-économique du capitalisme allié au conservatisme. Mais si les conséquences sociale et économique du néolibéralisme engendrent ou exacerbent inégalités et injustices, il laisse libre court, s’épanouir même, la quasi totalité des revendications qu’exprimait la critique culturelle des années 1970, avec pour les Pays-Bas tolérant, un temps d’avance pour ce qui concerne la sexualité, l’écologie urbaine, les drogues douces. Le néolibéralisme est autant liberticide que permissif, et il se stimule et innove grâce aux résistances qui tentent de le combattre, qui a pu éliminer ou affaiblir considérablement le prolétariat et le mouvement ouvrier, puis la Nouvelle gauche, à qui le néolibéralisme emprunte, adopte et adapte nombre de principes, dont celui remarquable : « Il est interdit d’interdire », et au-delà d’idéaux, dont l’écologie ; et ne se prive pas d’enrôler dans ses rangs, les acteurs les plus radicaux des contestations passées, devenus politiciens ou dirigeants de sociétés prospères : IAMSTERDAM ne manquent pas de ce type de renégat-e-s recyclé-e-s. Victimes – consentantes - de cette capacité mille et une fois évoquée du capitalisme et du néolibéralisme à tourner à leurs propres profits les mises en question et les résistances dont ils font l’objet.

Mais cette récupération incorporation ira aux Pays-Bas bien plus loin lorsqu’en 2013, le roi des Pays-Bas annonce le futur programme révolutionnaire du gouvernement qui décrète, rien de moins et selon ces termes, la fin de l’État providence et la naissance de la « société de participation » : grossièrement, un programme d’hyper-ultra-austérité prévoyant la municipalisation et la privatisation de certains services publics et une baisse des aides sociales draconienne (de l’ordre de 20%) ; programme anti-social exigeant des citoyens néerlandais des efforts d’une, pour se prendre en charge par eux-mêmes (« À tous ceux qui le peuvent, il est demandé de prendre ses responsabilités pour sa propre vie et pour son entourage »), et deux, pour ré-investir – dans les deux sens du terme – les structures publiques désormais privées en partie de personnel et de subventions !

Bigre, l’idéal anarcho-libertaire Provo-Kabouter, et le programme du « gauchisme existentiel » (autogestion, décentralisation, etc.) se réalisent-ils enfin ? Il s’agirait, plutôt, du modèle de la droite dite libertaire. N’empêche, l’autogestion citoyenne hier érigée pour s’opposer aux décisions des administrations nationale et municipale se présente maintenant comme une alternative enivrante pour alléger les finances sociales de l’État ! D’ailleurs parle-t-on ici de la « doedemocratie » (the
« do-democracy ») ou bien de de « Do-it-yourself-care », « le-social-fait-par-vous-même ». Une doedemocratie que les nouveaux entrepreneurs sociaux conjuguent avec allégeance et allégresse aux nouvelles disciplines, ou champs d’action de la pensée dominante que sont la green City, la smart City et la creativ City, domaines dans l’air du temps nés, aussi, lorsque la contestation se faisait entendre et, mieux, imaginait des contre-propositions, hier encore considérées comme huberluesques, aujourd’hui admises et intégrées dans les consciences comme dans le marché.

AMSTERDAM
Luud Schimmelpennink | Inventeur d’Autolib
mai 1968
© Evers Joost Anefo

Grisé par ses sensationnelles victoires, porté par le silence accommodant ou complice, selon, de l’intelligentsia critique, par la passivité de la jeunesse et la robustesse de la répression, le néolibéralisme aux Pays-Bas est sorti grand vainqueur, mais sur les ruines de la Nouvelle gauche est né un nouvel assaillant, la droite radicale, ouvertement islamophobe et anti-européenne, anti-tolérante, donc, premier parti d’opposition (13,1% des suffrages) au sortir des élections de mars 2017. Les raisons de ce succès électoral (+ 5 sièges) sont multiples que nous connaissons (perte de confiance envers les élites gouvernantes, crise économique et politiques d’hyper-austérité européenne et nationale, chômage, attentats terroristes, etc.).

Encore faut-il y ajouter et l’accumulation de lois urbano-architecturales significatives, et un laisser-faire ravageur ayant créé, organisé sciemment la ghettoïsation des populations immigrées les moins aisées, là où l’islamisme radical s’est développé (dit-on), et la relégation spatiale des populations autochtones en difficulté, pauvre ou précaire, dans des zones suburbaines, là où se concentrent les votes favorables au Partij voor de Vrijheid (parti pour la liberté), le front national néerlandais. Et la « société de participation » qui s’exprime au mieux dans les quartiers gentrifiés où logent les classes moyennes, est davantage évoquée pour les quartiers plus populaires, en voie d’embourgeoisement comme un programme chargé de canaliser et de détourner le mécontentement des habitants, une « offre de consolation » ou de compensation ; les politiques urbaines construites dans une perspective « bottom-up », d’ « empowerment », dans laquelle la société urbaine, et notamment ses composantes sociales ou ethniques les plus désavantagées constituent l’élément moteur, sont pour ces quartiers, un leurre, une mascarade qui camouflent - ou tentent de le faire - une politique néolibérale agressive dans ses ambitions spatiales anti-sociales. Une cité participative au sein de laquelle les autorités locales décentralisées devenues des investisseurs sociaux imposent aux clients des services para-étatiques et à leurs créateurs de nouvelles règles dignes du crowdfunding.

En nous référant au terme du sociologue Neil Smith de « Revenchard City » pour caractériser l’urbanisme néolibéral, nous pouvons, dans le cas néerlandais, l’élargir à la société entière et évoquer une « Revenchard Society » où le commerce des biens et la marchandisation des personnes détrônent ce qui faisait jadis sa renommée : la tolérance et un certain sens commun du consensus ; où plutôt, fabriquent une tolérance inversée : à Amsterdam, à présent, une partie de l’opinion publique, des intellectuels, tolèrent de nouvelles formes de pauvreté urbaine, symptôme de la croissante indifférence, de l’insensibilité des néerlandais, par rapport à jadis, envers ceux qui vivent aux marges de la société, pauvres, précaires, immigrés et migrants, tout autant que les marginaux, squatters y compris.

Amsterdam
Manifestation Pegida (Patriotic Europeans Against the Islamization of the Occident)
© Guido van Nispen

2016

Et pourtant, ces derniers en particulier, ont sauvé, le mot est juste, Amsterdam d’un désastre urbain, architectural et écologique qui aurait fait de la capitale une sorte de Manhattan européenne, sillonnée de rocades. Les années 1960 sont celles aux Pays-Bas, comme partout dans le reste du monde, de l‘émergence de la contestation emmenée par la jeunesse, prenant naissance juste après la rébellion feutrée des nozems, les blousons noirs néerlandais, une rébellion impertinente importée directement des USA, sans grande conséquence notable politique. Se posent les questions de savoir si ce nouveau grondement populaire a été inspiré par l’esprit contestataire initié par les beatniks puis les hippies des Etats-Unis - qui d’ailleurs envahirent la capitale mondiale de la tolérance ? était-ce là une nouvelle importation de nouvelles manières d’être, de penser et surtout d’agir ? Sont-ils les propagateurs du vent libertaire aux Pays-Bas ? Rien n’est moins sûr, car si la contre-culture artistique et critique néerlandaises ne précèdent pas celles des Etats-Unis, elles émergent, sur certains points particuliers, en simultanée ; et un des mouvements néerlandais ira même jusqu’à influencer le Flower power de San Francisco.

Les Pays-Bas en révolte partagent avec les USA, plus que tout autre, une même contestation s’exprimant en particulier dans les domaines de l’urbanisme, de l‘architecture et de l’écologie ; c’est à Amsterdam que s’ouvre à partir de 1964 un long cycle ininterrompu de luttes urbaines, pour le droit au logement, et au squat, qui, autre caractéristique propre au pays, s’achèvera à l’orée de l’année 2000 ; c’est là que se distingue les « alternatifs » néerlandais : ces luttes menées par des collectifs à tonalité anarchisante prennent successivement la relève, le flambeau lorsqu’un s’épuise ou disparaît de la scène publique, et l’héritage, les expériences en matière d’organisation de la résistance, de la mobilisation militante passeront ainsi de génération en génération. La contestation de la jeunesse néerlandaise a été le fer de lance du pays, mais son existence même, sa longévité somme toute exceptionnelle, n’ont été rendu possible que par la pression de la population et de l’opinion publique, à laquelle se greffe également l’intelligentsia, s’opposant aux opérations de destruction-rénovation concernant, en fait, la quasi totalité des vieux quartiers hérités du 19e siècle, encerclant le centre-ville historique. Programme pharaonique des planificateurs technocrates, soutenu et animé par la haute finance, qui explique différentes formes de militance, et ce, dans le contexte d’une fabuleuse pénurie de logements, produit d’une toute aussi extraordinaire spéculation sévissant depuis des décennies.

Ces caractéristiques se retrouvent tout pareil en Italie, où les luttes urbaines et pour le droit au logement ont été au coeur de la contestation, mais à la différence des Pays-Bas, elles s’intégraient, se superposaient aux grandes luttes d’usine, ce qui n’est pas le cas néerlandais, pays davantage tourné vers les activités commerciale, bancaire et les services ; d’autre part, si la révolte italienne a donné naissance aux organisations révolutionnaires armées marxistes, la rébellion néerlandaise s’arrêtera aux marches du pacifisme, certes agressif, comme celle à ce titre, de la jeunesse britannique, autre grand pays du squat. Mais le pacifisme de la rébellion néerlandaise introduira, inventera pourrait-on dire, en Europe, l’écologie urbaine : c’est bien à Amsterdam, où la résistance des uns et des autres contre les projets autoroutiers éventrant les vieux quartiers centraux, tracés destructeurs ignorant même ses monuments historiques, contre l’omniprésence de la voiture, contre la pollution, qu’est née l’écologie appliquée à la ville, mouvement proto-écologique dit-on, à l’oeuvre, depuis peu, aux Etats-Unis. Le mouvement écologique néerlandais se distingue par sa précocité, mais aussi, surtout, par sa capacité à inventer, et à contre-proposer des alternatives, qui aujourd’hui sont et appliquées et, mieux, exigées par les gouvernements européens, et du presque monde entier, dont notamment, vélo et automobiles électriques en libre service, tri des déchets, végétalisation des espaces, etc., des plans programmes des mouvements anarchistes Provos et Kabouters ; en somme, ce qui était considéré hier par les autorités néerlandaises comme des idées farfelues, huberluesques, est devenu de nos jours la norme ; il en va de même pour les squats, aujourd’hui soit institutionnalisés, soit repris dans sa forme commercialisée par les agences anti-krak.

En définitive, ces différentes formes de contestation, portées par l’opinion publique, après une dizaine d’années de lutte (1964-1975) ont permis de sauver de la destruction, en partie, les vieux quartiers du 19e siècle d’Amsterdam, et au-delà d’enterrer la vision moderniste, celle de la tabula rasa, des planificateurs néerlandais comme des pays capitalistes de l’Europe ; ainsi au modèle futuriste, l’esprit contestataire, contre-culturel, préfère, paradoxalement, une vision passéiste et conservatrice. De l’idéal de la rénovation lourde (on rase et on reconstruit – en mieux) la résistance exige des programmes de réhabilitation (on préserve et on répare l’existant). Toutefois, ce conservatisme, s’il opère dans les consciences comme une sorte de nostalgie en réaction contre la modernité, se détache des idéaux politiques des conservateurs, en cela qu’il protège l’existant, le bâti ancien, et les existences, les habitants déportés hors des quartiers centraux vers la périphérie, déportation admise voire animée par les politiciens conservateurs, et au contraire, argumentaire des résistances progressistes et alternatives.

Là encore, l’intelligentsia néerlandaise invente, comme elle avait su si bien innover avec le plan d’Amsterdam de 1935 ; car si ce type de programmation urbano-architecturale (préservation de l’ancien, de la population et des activités) a été élaboré, théorisé par les architectes italiens et expérimenté en premier lieu à Bologne, municipalité communiste, l’architecte Aldo van Eyck, l’un des fossoyeurs des CIAM, y introduira une certaine dose de modernité, en critiquant l’approche italienne d’une architecture pastichant l’existant. En parallèle, l’artiste néerlandais Constant Nieuwenhuys – proche de Aldo van Eyck - imagina, avec dans un premier temps Guy Debord, l’urbanisme unitaire et ses dérives, puis cette formidable utopie urbaine et architecturale qu’est New Babylon. L’intelligentsia néerlandaise offrait ainsi à la pensée architecturale deux grandes innovations, qui, et en particulier pour Aldo van Eyck, s’attachait à prendre en compte les remarques, les souhaits des habitants en résistance contre les autorités, dans une approche participative, approche née dans sa forme moderne, également, en Italie dès après la fin de la seconde guerre mondiale.

A ce triptyque – jeunesse contestatrice, intelligentsia rebelle et imaginative, résistance populaire – s’y ajoutent les acteurs politiques et leurs technocrates planificateurs, porteurs, plus que les premiers d’ailleurs, de la modernité post-industrielle de l’ère tertiaire ; rappelons et soulignons ici, que les quartiers anciens si pittoresques d’Amsterdam étaient au sortir de la guerre en partie, composés de vieilles bâtisses branlantes et inconfortables, et pour celles les plus dégradées étaient de véritables taudis verticaux où s’entassait le petit peuple. Ainsi, replacées dans ce contexte, les décisions de tabula rasa urbaine ont été relativement bien acceptées par l’ensemble des formations politiques, y compris le parti communiste néerlandais qui reprenait la position soviétique de bâtir de nouveaux quartiers modernes et monumentaux pour le peuple. Mais au fur et à mesure qu’enflaient la résistance et la contestation, ponctuées de violences policières inadmissibles pour l’opinion publique, s’opéra de drôles de scissions au sein des partis : quelques conservateurs et communistes s’affichaient publiquement contre le projet moderniste, communistes qui dénonçaient le scandale de la pénurie de logements, des socialistes s’intéressaient aux propos proto-écolo portés par les anarchistes déclarés, et s’indignaient des déportations des habitants et de la violence policière, anarchistes qui d’ailleurs présentèrent des listes aux élections municipales, etc. Tout ceci entretenant des débats endiablés répercutés par les médias. Cette cacophonie s’estompa au milieu des années 1970, sur fond de crise économique, lorsque finalement les programmes les plus controversés du plan d’urbanisme du grand Amsterdam seront abandonnés, et que furent privilégié des programmes de réhabilitation plutôt que de rénovation lourde.

La bataille urbaine avait été gagné, lui succéda la guérilla architecturale concernant les squats qui fut elle-aussi victorieuse, car l’on estime que des milliers de squatters illégaux ont pu à Amsterdam, régulariser leur situation illégale, et pour d’autres entretenu pendant quatre décennies un vent libertaire soufflé par les dizaines de lieux contre-culturel et alternatif, mêlant, souvent à différents degrés, activités artistique, politique, festive et sociale. L’écrivain et historien néerlandais Geert Mak évoquait pas moins « la guerre civile de vingt ans » d’Amsterdam portée par une multitude de mouvements underground nés au début des années 1960 ; dans les années 1980, la presse évoquait également « une guerre civile urbaine » pour caractériser l’ampleur de la résistance, la vigueur et la détermination des collectifs de squatters, et souligner le nombre important d’affrontements. Et Amsterdam pendant quelques décennies a bien été la Mecque de la contre-culture en Europe, pour sa permissivité et sa tolérance pour, justement, le phénomène squat, autant que pour les drogues douces en partie légalisées, les clubs homosexuels du Red District et, ne l’oublions pas, pour l’étrange amour qu’elle porte pour le vélo.

Voir en ligne : Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel

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Dernier ajout : 16 décembre.