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Seize villes et communes du Brabant flamand se prononcent contre Uplace Machelen

Publié le vendredi 2 mars 2012, par IEB

Les villes et communes de Aarschot, Asse, Glabbeek, Grimbergen, Huldenberg, Landen, Leuven, Londerzeel, Meise, Merchtem, Oud-Heverlee, Overijse, Steenokkerzeel, Tienen, Vilvoorde et Tielt-Winge ont approuvé la motion de l’Unizo contre Uplace. Pour l’Unizo et les autres membres de la plate-forme interrégionale pour une économie durable, c’est un signe évident que le soutien local à ce méga-projet fond comme neige au soleil.

La plate-forme interrégionale (Unizo, ACW et ACV-CSC Halle-Vilvoorde et Bruxelles, UCM, Bral, BBL et IEB) en profite pour rappeler qu’elle a déjà lancé l’alerte à plusieurs reprises contre les trois projets de centres commerciaux qui vont générer l’asphyxie en termes de mobilité, accompagnée de son chapelet de nuisances environnementales, et menacer la vitalité des centres urbains. Ces objections sont connues.

La motion de l’Unizo signale que les communes se prononcent contre la réalisation du centre commercial Uplace à Machelen. Les administrations locales se disent contre le projet parce qu’il « déstabilisera notre région et notre commune tant en matière d’environnement, que de mobilité, de qualité de vie et développement économique, il portera atteinte aux emplois dans les noyaux d’activités de notre commune. » Les 16 municipalités appellent donc le gouvernement flamand à ne pas délivrer le permis d’environnement au projet.

Les administrations locales se joignent ainsi aux protestations de la province du Brabant flamand, d’un grand nombre d’experts et de diverses organisations de la société civile. La plate-forme interrégionale pour une politique économique durable regroupant l’Unizo, l’ACW et l’ACV-CSC Halle-Vilvoorde et Bruxelles, l’UCM, le Bral, BBL et IEB, a déjà lancé l’alerte à plusieurs reprises en faisant savoir que de tels projets de centres commerciaux généraient l’asphyxie en termes de mobilité, accompagnée de son chapelet de nuisances environnementales, et menaçaient la vitalité des centres urbains. Ces objections sont connues.

A ce stade, Uplace dispose déjà d’un permis d’urbanisme pour construire 200 000 m² de commerces, un complexe de cinéma, des bureaux et de l’horeca. Ce sera le plus grand complexe commercial du pays. Le permis d’environnement a été refusé par la Province et se trouve maintenant sur la table du ministre de l’environnement Joke Schauvlieghe qui doit se prononcer ce mois-ci.

Les 16 villes et communes qui ont accepté la motion tirent la sonnette d’alarme, parce qu’elles sont bien conscientes que les divers centres commerciaux prévus influenceront négativement la qualité de vie sur leur territoire.

Pour marquer son désaccord à la politique favorable aux centres commerciaux, la plate-forme interrégionale lance aujourd’hui le site web www.shoppingmonster.be sur lequel vous trouverez dès la semaine prochaine toutes les informations actuelles pertinentes concernant les trois projets de centres commerciaux.

Les deux autres projets

Just Under the Sky, un complexe commercial du groupe Equilis/Mestdagh, a obtenu récemment un certificat d’urbanisme et d’environnement pour 60 000 m² de superficie commerciale. Il est situé à 1 kilomètre à vol d’oiseau de Uplace. Il ne dispose pas encore de son permis socioéconomique ni de ses permis d’urbanisme et d’environnement. Ce projet situé le long du canal près du Pont Van Praet, est essentiellement accessible en voitures par l’A12 qui est déjà au bord de la saturation. Il entraînera la destruction du patrimoine des entrepôts Godin et sacrifiera une zone d’industrie urbaine.

Le projet NEO au Heyzel englobe un centre commercial de 70 000 m². Le gouvernement bruxellois vient d’approuver le principe d’un changement d’affectation des sols permettant l’accueil de cette méga-structure qui n’était pas autorisée sur un sol dédié à l’équipement collectif. Malgré son accessibilité métro, des milliers de parkings sont prévus pour les voitures.

« En admettant même que les trois projets soient très lucratifs pour les investisseurs, ce qui n’est pas certain dans le contexte actuel, ils porteront de toute façon des conséquences dommageables à la qualité de vie et à la force économique des noyaux commerçants existants. Sur le plan de circulation automobile, ces méga-structures commerciales sont une catastrophe, comme le démontrent les études sur la mobilité », dit Nancy Van Espen de l’Unizo Bruxelles & Brabant flamand. « Les embouteillages sur le Ring bruxellois seront encore plus importants, les files encore plus longues. Les investissements supplémentaires nécessaires dans les transports en commun seront de toute évidence un casse-tête budgétaire et en admettant même que ces investissements soient réalisés, Uplace drainera 25 000 voitures supplémentaires par jour sur le Ring. » Vu l’incapacité du Ring à absorber ces flux qui s’ajoutent à la navette pendulaire, les automobilistes n’auront d’autres solutions que de se rabattre sur les voiries adjacentes au détriment de la qualité de vie des communes périphériques, de la sécurité routière et de la qualité de l’air.

Contacts

  • Joost Vandenbroele, Conseiller urbanisme au Bral, 0473/853 537.
  • Claire Scohier, Inter-Environnement Bruxelles, 0473/667 505.
  • Francine Werth, Secrétaire patronale Bruxelles à la FNUC, 0473/98 55 64.
  • Myriam Gérard, Secrétaire régionale ACV-CSC Bruxelles, 0497/02 69 24.
  • Ben Debognies, Secrétaire régional ACV Halle – Vilvoorde, 0475/841 348.
  • Tomas Borremans, ACW Brussel – Hal Vilvoorde, 047962 30 62.
  • Nancy Van Espen, Directeur Unizo Vlaams Brabant en Brussel, 0477/291 871.
  • Erik Grietens, Bond Beter Leefmilieu, 0474/40 63 94.

Prises de position

Dernier ajout : 7 décembre.