
INTER-ENVIRONNEMENT BRUXELLES
POUR FAIRE DE BRUXELLES UNE VILLE DURABLE
Inter-Environnement Bruxelles (IEB) est une fédération de près de 80 comités de quartiers et groupes spécialisés dans la Région de Bruxelles-Capitale.
Depuis plus de 30 ans, l’équipe d’Inter-Environnement Bruxelles agit pour améliorer la qualité de la vie à Bruxelles. En accord avec son conseil d’administration composé de représentants des comités de quartier et associations membres, la fédération défend et promeut une ville qui permet à la fois émancipation et solidarité. Son fonctionnement et son évolution doivent garantir le bien-être des générations actuelles et à venir. Dans une perspective urbaine et humaine.
Nous vous invitons à lire notre charte et notre rapport d’activité 2011.
Vous faites partie d’un comité d’habitants et vous désirez aller plus loin avec Inter-Environnement Bruxelles, consultez la procédure d’adhésion, ainsi que nos statuts (pdf).
LES ENJEUX
• Environnemental
Les enjeux auxquels notre région doit faire face sont importants. Bruxelles présente un taux de pollution parmi les plus élevés d’Europe et à l’heure où le monde entier en a enfin pris la mesure, le défi climatique mérite que notre ville s’impose enfin des objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Londres ambitionne une réduction de 60% des gaz à effet de serre d’ici 2025. Pendant ce temps, les dernières projections indiquent qu’à politique inchangée, Bruxelles verra ses émissions de CO2 augmenter de 8,5% d’ici 2010 ! A Bruxelles, la pression automobile est l’une des principales responsables de la production de particules fines et de la production de CO2. Malgré toute une batterie de mesures incitatives (amélioration de l’offre des transports public, plan Bruxel’air, création de pistes cyclables, sensibilisation,...), l’usage de la voiture continue à croître, malgré l’engagement du gouvernement à réduire la pression de l’automobile de 20% par rapport à 1990.
• Economique et social
Mais les enjeux sont également économiques et sociaux : aujourd’hui, 30% des Bruxellois vivent avec un revenu inférieur au seuil de risque de pauvreté. Entre 1990 et 2005, le nombre de chômeurs a augmenté de 53%. En 1990, le revenu moyen des Bruxellois était au même niveau que celui des habitants du Brabant Flamand. Aujourd’hui, le revenu des Brabançons flamands est de 50% supérieur. Plus de trente mille familles sont en attente d’un logement décent et l’on continue à constater une fuite des familles de classes moyennes, ce qui diminue l’assiette fiscale de la région et accentue d’autant la dualisation de la population bruxelloise.
• Politique
L’enjeu est aussi politique car la tendance est lourde : la recherche d’une meilleure compétitivité est devenu le fondement unique de tout les projets politiques qui nous sont proposés. En entérinant de la sorte la compétition entre les individus, entre les quartiers de Bruxelles, entre les Régions ou entre les capitales européennes, on a créé les conditions qui expliquent le constat désolant qui précède. Et l’on a oublié une valeur qui pourtant constitue une condition nécessaire pour répondre aux enjeux qui sont les nôtres. Cette valeur, c’est la solidarité.
EN CONCLUSION
La ville concentre et amplifie les maux de notre temps. Mais elle constitue aussi une occasion unique d’y répondre. Car Bruxelles est riche de ressources et de besoins aussi et c’est l’occasion d’adopter une politique de développement qui cherche l’adéquation entre ces besoins et ressources, qui privilégie son métabolisme propre au lieu de rechercher un développement de type exogène, rarement respectueux de la qualité de vie de ses habitants et plus facilement susceptible de délocalisation. Pour encourager l’implication citoyenne, IEB s’efforce de rendre ces enjeux plus compréhensibles. Avec nos comités membres, nous effectuons un travail de sensibilisation qui s’adresse aussi bien à la population qu’aux pouvoirs publics et l’association ambitionne de participer modestement, au quotidien, à la transformation de la ville.





